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DICTIONNAIRE ETYMOLOGIQUE
DE LA
LANGUE GRECQUE
Tous droits réservés-
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DICTIONNAIRE ÉTYxMOLOGIQUE
DE LA
LANGUE GRECQUE
ÉTUDIÉE DANS SES RAPPORTS
AVEC LES AUTRES LANGUES INDO-EUROPÉENNES
PAR
EMILE BOISACQ
PROFESSEUR A L'UNIVERSITÉ DE BRUXELLES
33Î0-3r
HEIDELBERa
CARL WINTER's
UNIVERSITÂTSBUCHHANDLUNG
PARIS
LIBRAIRIE C. KLINCKSIECK
11, RUE DE LILLE, 11
1916
Digitized by the Internet Archive
in 2010 with funding from
University of Ottawa
http://www.archive.org/details/dictionnairetyOObois
Mt^TTI^oH 111 f-(^v«.-i !■>/-> A
Avant-propos.
Le présent ouvrage est né du vif attrait que m'inspira
de bonne heure l'étude des origines du vocabulaire hellénique,
•et déjà je rêvais de l'écrire; ou du moins d'en jeter les bases,
quand M. W. Prellwitz publia, en 1892, un Etymologisches
Worterbuch (1er griechisclien Spraclie qui semblait devoir,
pour un temps et dans une certaine mesure, satisfaire à la
demande du public érudit. Puis, des années passèrent, que
je dus consacrer à des disciplines qui m'éloignaient de la lin-
guistique indo-européenne, je veux dire la philologie latine
et l'archéologie classique, et ce fut en 1903 seulement que je
pus soumettre à des juges trop bienveillants un manuscrit qui,
au surplus, a totalement disparu dans les développements qu'a
pris l'actuel dictionnaire. Une première tentative faite pour
publier ce livre échoua contre des difficultés d'ordre matériel.
Je laisse aux linguistes compétents et impartiaux le soin de
dire si la seconde a réussi.
Tout au moins, l'opportunité de pareil lexique ne paraît
pas contestable. Nous rencontrons au début du siècle l'énorme
ouvrage en quatre volumes que Léo Meyer a intitulé Hand-
iuch der griechisclien Etymologie (1901-02), et qui n'est pour-
tant pas un manuel, car ce livre ne contient ni règles ni pré-
ceptes, et n'est pas autre chose qu'un dictionnaire bizarrement
ordonné et aussi peu étymologique que possible: la plupart
des mots y sont suivis de la mention «dunkel» ou «unerklârt»
ou «etymologiseh nicht verstàndlich», alors que des solutions
définitives ou du moins satisfaisantes ont été trouvées pour
un grand nombre d'entre eux; mais Léo Meyer, qui avait
VI
publié entre 1860 et 1880 d'utiles travaux de philologie com-
parée, avait renoncé à suivre le mouvement des générations
plus jeunes et présentait au public un manuscrit qui, à part
quelques retouches, datait de trente ans au moins et que la
critique accueillit avec une défaveur non dissimulée. Je m'in-
terdis de porter un jugement sur la deuxième édition de VEty-
niologisches Worterbuch de M. Prellwitz (1905), parce qu^à
tout prendre elle m'a été très utile: tout au moins dirai-je
que cette réédition ne m'a pas un instant détourné du soin
de publier, avec le français comme langue véhiculaire, ce
lexique, qui vaudra tout de même par ses indications biblio-
graphiques.
Dans le domaine de l'étymologie comme dans les autres
provinces de l'hellénisme^), les vues se sont profondément
modifiées depuis l'important ouvrage de Georg Curtius, Gmnd-
zuge der griecMschen Etymologie, 5® édition (1879). Un prin-
cipe domine la néogrammaire: «les lois phonétiques ne souf-
frent pas d'exception»; seule, l'analogie tend à niveler les
paradigmes, en même temps qu'elle rajeunit les langues et
les soutient dans leur marche évolutive continue; le «spora-
discher Lautvvandel», à quoi Curtius consacrait la moitié de
son livre, a vécu; il n'est au pouvoir de personne de le gal-
vaniser ; d'autre part, on ne peut guère songer encore à grouper
les mots sous des racines rangées dans un ordre donné, ainsi
que le fit Curtius; la forme que nous attribuons aux racines
est mobile et fugace; il n'est pas de théorie qui ne vienne
les modifier peu ou prou; il fut même question de les oublier
à tout jamais «dans le campo-santo de la scolastique»; l'heure
actuelle est aux «bases» monosyllabiques ou disyllabiques,
légères ou lourdes, mais osons dire que celles-ci ne sont en-
core qu'un pis-aller, que des hypothèses, utiles sans doute et
même élégantes, mais elles-mêmes apparemment condamnées
à évoluer suivant les progrès de l'analyse phonétique.
1) Voy. mon article Die griechische Sprache im Lichte der
neiien Foi'schimg, publié par Die Geistesicifiseuschaften, 1913 14,
Heft 35.
vu
Il est pourtant, eu dépit de ces mêmes progrès, une
partie du vocabulaire grec qui continue de nous échapper, et
les tentatives de toute sorte qui ont été faites pour y voir de
l'indo-européen ont échoué. Il était au demeurant peu logique
de penser que tout le vocabulaire hellénique pût être d'origine
indo-européenne; aucune langue européenne n'est pure de mé-
lange; le latin, qui n'est ni la plus claire ni la mieux connue
des langues, contient une certaine proportion d'étrusque; pour-
quoi le grec aurait-il échappé à tout contact avec les idiomes
voisins, d'autant que les Hellènes ne sont pas des autochtones
en Grèce? Ils ont traversé d'autres contrées avant d'atteindre
aux rivages de la mer Egée et de la mer Ionienne, et ici
même ils ont dû déloger ou s'assimiler d'autres populations
qui ne parlaient aucun idiome indo-européen; ils ont notamment
rencontré dans le sud de la presqu'île balkanique une faune
et une flore différentes de la flore et de la faune de l'Europe
centrale, et, dans la majorité des cas, ils ont probablement,
en les modifiant à peine, conservé aux animaux et aux plantes
qu'ils découvraient les noms que leur avaient octroyés leurs
prédécesseurs; or, que savons-nous des langues que parlaient
ceux-ci? Autant dire rien: le nom des Pélasges a la valeur
d'un X algébrique; Lemnos a fourni une inscription en langue
inconnue; Praisos (Crète), des débris d'un idiome ignoré, en
caractères grecs; Cypre a usé d'un syllabaire aujourd'hui dé-
chiffré pour noter une langue dont le fond nous échappe, et
les monuments crétois dits «minoens» du second millénaire
anté- chrétien ont jusqu'ici farouchement défendu leur secret.
En Asie mineure, trois langues ont vécu côte à côte avec le
grec; or, le phrygien, pour être indo européen, n'en est pas
moins à peu près inconnu ; le carien et le lydien appartien-
nent vraisemblablement à un autre groupe linguistique, mais
les hypothèses les moins hardies le sont encore trop. Quant
à l'influence sémitique, au rebours de ce que certains ont cru,
elle a été très faible et s'est bornée à l'adoption par les Grecs,
avec les noms des lettres de l'alphabet, de quelques termes
commerciaux, en nombre vraiment restreint; le livre de M. H.
Lewy, Die semitlscheji Fremdworter im Griechlsclien (1895),
VIII
procède d'une conception surannée et n'est qu'un effort la-
borieux et sincère, mais plutôt malheureux pour expliquer par
le sémitique ce qui n'est pas sémitique le moins du monde.
Enfin, rien ne permet de croire que l'égyptien ait influé sur
le grec à l'époque ancienne, et quant aux langues de la pénin-
sule des Balkans, le macédonien, dont on n'a que des gloses,
a subi l'influence grecque plutôt qu'il n'a imposé la sienne, et
le tbrace, dont on sait tout au plus qu'il est indo-européen,
ne nous a rien laissé qui autorise la moindre conclusion. L'ono-
mastique ou étude des noms propres a tout au moins prouvé
que la plupart des noms de lieux de la Grèce sont rebelles
à l'étymologie hellénique; des coïncidences avec les finales
de noms de lieux du sud de l'Asie mineure feraient supposer
que les populations des deux rives de la mer Egée et des
îles parlaient une même langue à l'époque de l'invasion des
Hellènes, mais on ne peut actuellement aller au delà ^). Tout
ce qu'on peut et qu'on doit affirmer, c'est que les Grecs ont
charrié avec eux un grand nombre de mots empruntés aux
populations qu'ils ont traversées ou absorbées ou dont ils ont
subi l'action eux-mêmes, et les mots «égéen» ou «méditerranéen»
sont commodes pour caractériser ces vocables, sans qu'il faille
s'exténuer à leur trouver un étymon que l'avenir rendra peut-
être ridicule ^).
11 n'importe. Le dernier tiers de siècle a été fécond,
et, malgré le respect tout relatif et le scepticisme que ren-
contrent auprès de certain public et en divers pays les études
helléniques, rien ne fait prévoir que le travail de mise au
point connaîtra de si tôt un ralentissement. L'application de
la méthode comparative a rajeuni et fortifié l'étude de la
langue. On est loin en effet, et fort heureusement, du temps
1) Sur certaines de ces questions voy. notamment P.Kretschmer,
Einleitung in die Geschichte der çp-iechischen Sprache (1896), Aiig.
Fick, Vorgriechische Ortanamen als Quelle fur die Vorgeschichte
Griechenlands (1905) et Hattiden und Danubier in Griechenland
(1*908).
2) Cf., dans le beau livre récent dAnt. Meillet, Aperçu d'une
histoire de la langue grecque (1913), le chap. III de la première
partie, intitulé: Le grec et les langues voisines.
où Gottfried Hermaim prononçait l'excommimication majeure
contre ces philologues «qui ad Brachnianas et Ulphilam con-
fugiunt atque ex paucis non satis cognitaruni linguarum vesti-
giis quae Graecorum et Latinorum verborum vis sit explanare
conantnr». Et l'on peut dire aujourd'hui a priori que toute
étude appliquée à la langue grecque et qui, systématiquement,
ignore la philologie comparée et ses résultats essentiels, doit
renoncer à établir des conclusions d'une portée durable et à
dégager des principes d'ordre réellement scientifique ^). Mais
il serait singulièrement injuste de méconnaître ce que les lin-
guistes eux-mêmes doivent à la méthode critico-pbilologique
entendue dans son sens strict; en fait, le salut est dans la
combinaison des deux méthodes, et s'il n'est pas donné à
beaucoup d'érudits de les employer avec succès tour à tour
ou simultanément, il est indéniable que plusieurs des plus
beaux livres publiés depuis vingt ans leur doivent et leur soli-
dité et leur action sur les savants contemporains.
1) Pour l'histoire de la langue grecque voy. J. Wackernagel
dans Die Kultiir der Gegenwart de Paul Hinneberg, tome I (Leipzig,
Teubner, 2e éd. 1907), — P. Kretschmer dans VEinleitung in die Alter-
tumsicissenschaft de A. Gercke et Ed. Norden, tome I (Leipzig,
Teubner, 1910; 2e éd. 1912), — 0. Hoffmann, Geschichte der grie-
chischen Spraclie, I (Leipzig, Gosclien, 1911), — enfin le livre pré-
cité d'Ant. Meillet. Pour la dialectologie voy. A. Tiiumb, Handbuch
der griechischen Dialekte (îleidelherg, C.Winter, 1909) etC. D.Buck,
Introduction, fo the study of the Greek dialects (Boston etc. Ginn&Co.
1910). Pour la grammaire (phonétique et morphologie) voy. G. Meyer,
Griechische Grainmatik, 3. Aufl. (Leipzig 1896), — H. Hirt, Hand-
buch der griechischen Laut- und Formenlehre (Heidelberg-, C.Winter,
2. Aufl. 1912), — K. Brugmann, Griechische Grammatik, 4e éd. pro-
curée par A. Thumb (Miinchen 1913). Pour la grammaire comparée
des langues indo-européennes voy. Ant. Meillet, Introduction à Vétude
comparative des langues indo-européen7ies, 3e éd. (Paris 1912) ou
Meillet-Printz, Einfuhrung in die vergleichende Grammatik der indo-
germanischen Sprachen (Leipzig- und Berlin 1909), — K. Brugmann,
Kurze vergleichende Grammatik der indogermanischen Sprachen
(Strassburg 1904) ou Abrégé de grammaire comjyarée des langues
indo-européennes (Paris 1905), — Grundriss der vergleichenden
Grammatik der indogermanischeii Sprachen, 2. Aufl. (Strassburg
1897 sqq).
X
Charge d'un enseignement très lourd, qui n'a avec la
philologie grecque et la linguistique indo-européenne que des
rajjports fortuits, je n'ai pu consacrer à ce dictionnaire qu'un
temps haché de besognes professionnelles, et d'un faible rende-
ment scientifique. J'ai en outre été le plus souvent réduit à
n'user que des ressources de ma propre bibliothèque. On voudra
bien dès lors, pour n'être point cruel, excuser le long temps
qu'a exigé l'impression de ce livre et les lacunes que des
spécialistes pourraient constater dans l'information bibliogra-
phique, si tant est que l'on trouve à glaner dans la masse
de «programmes» et de dissertations inaugurales qui ne sont
pas mis dans le commerce et que, seules, quelques grandes
bibliothèques universitaires de l'Allemagne possèdent au complet.
Peut-être me sera-t-il donné un jour de faire plus et mieux.
Aux heures de fatigue ou de dépression, j'ai pourtant
trouvé du réconfort. Je ne dirai pas l'intérêt que témoignaient
à cette entreprise ceux qui ne sont plus, mes anciens maîtres
Victor Henry et Hermann Osthoff, ainsi que le regretté Félix
Solmsen; il est un nom qui s'impose ici: M. Ant. Meillet, pro-
fesseur au Collège de France, à qui me lie une amitié de plus
de vingt années, m'a donné les preuves d'un dévouement
qu'apprécieront tous ceux qui savent quel labeur lui imposent
ses études personnelles et quel fruit il en retire; exception
faite des dernières feuilles, que je n'ai pu lui communiquer,
sans qu'il faille dire pourquoi, il s'est astreint à lire une
épreuve de tout l'ouvrage et il n'est pour ainsi dire pas une
page ([ui ne lui ait suggéré telle remarque précieuse, telle
rectification utile ou indispensable, ou l'expression d'un doute
réfléchi à propos d'une affirmation téméraire. Qu'il veuille
trouver ici l'expression de toute ma gratitude.
Les sons de la langue grecque dans leurs rapports
avec ceux de l'indo-européen commun.
a < i.-e. a. âyeu = lat. agô skr. cijâmi, i.-e.*âgô 'je pousse, je mène'.
-< i.-e. 9. oxaTÔç otôoiç = ski', sthità-h sthiti-h, lat. status stati-ô.
SuYâTriP '- skr. duhifâr- 'fille'.
< i.-e. m. éKaTÔv : skr. çatâ-tn, lat. centuin, ^"all. caiit (v. irl. cê^),
g"ot. hund, lit. szimtas 'cent', i.-e. ^kmtô-m.
<C i.-e. n. TOTÔç = skr. ia^â-7i 'étendu', Xat.tentus, i.-e. 'tntô-s.
<C i.-e. w et *a , devant occlusives palatales et vélaires. 6aK6îv :
skr. dâçati (pour *daçdti) 'mordre', ôktiç : skr. aktû-h 'cré-
puscule, etc.', got. ahtivd 'aurore' <C *^^w/^«ô, i.-e. '■'logt-.
ap pa, a\ \a < i.-e. f Z. Kapbiâ Kpa6ir| : lat. cor, v. irl. cride 'cœur'
p\a6ap6(;, à|ua\ôuvuj : skr. iurdû-h 'mou'.
a|Lia, ava <[ i.-e. m il. Kàiiaxoç, OdvaToç.
apa, a\a < i.-e. f p). {^âpaepov, 0qpdpaYO(;.
ÉI. etc. a •< e. eùaapeoi = eùac^oî, qpaprjv = qpépeiv.
â<;i.-e. â en dehors du domaine ion.-att.dôûç =^ skr. st'âcM/i 'suavis'
cf. lut. svâ[d]vi-s. q)â|ui cpa|uâ : lat. fârî fâina fabula. En ion.-
att., gr. comm. â > r) : it6û<; qpHMÎ <PiU'^ ; il est pourtant conservé
imméd. devant r) (dissimilation), cf. hom. ion. att. arip en face
de l'iépoç, hom. bua-ôi^ç. En att., le son ë de l'ion. -att. commun
évolue en â après p, i, e : upaxTiJu ^ ion. TTprîoaiu, idaof.im =^ ion.
tiîao)Liai, YÉ'VÊÔi = ion. Teveq.
<; aiF, an en ion. -att. imméd. devant les voyelles e i a. bâ.ï]p <i
*ôai[Fjr)p : arm. taygr v. slav. déverï skr. dèvdr- 'beau-frère'.
dei ■< ai[F]ei.
< aoF. Dor. thess. vâôç ion. vnôç att. veuuç < ^vao-Fo-ç : vaiuu vàa-oai.
â|n âv, |uâ va << i--e. m ri. ï]viâ dor. aviû < *avaici, i.-e. *nsid:*?iâs-
'nez'. k|luit6ç KéK|Lir|Ka, Tiuf^aiç TéT|Lir||nai.
- pâ \â<i.-e. f / (Persson Beitr. Il 631 n. 2; voy. Meillet Introd.2
95 = Eiiil. 66. Brugmann-Thumb Gr.Gr.^ § 73, 2, Anm. 3, bibl.).
El. â <; gr. comm. ^. |aâ ^ lut'i, èâ = eïri, paaiXâeç = paoïX^eç.
1) Selon Brugmann-Thumb Gr.Gr.* 103; < i.-e. era el9 selon
Persson Beitr. II 631 n. 2.
XII
f < i.-e. e. (pepere = v. slav. herete skr. hhdrata, R. hher- 'porter*,
apparaît aii lieu de a attendu (i.-e. 9), p. ex. ee- dans ee-xô-ç, b€-
dans oûv-beTo-ç; voy. Brugmann-Thumb op. cit. § 14. Persson
Beitr. I 354. II fi.58 sqq.
alterne avec a. iapôç : iepôç.
< eua. Att. êxea hom. è'xea è'xeua < ^^xeucra; att. 6éo|Liai hom. beûouai
< *Ô6U(J0|uai.
<;âua. Att. ëujç bon:, nuùç lesb. aûuuç <;i.-e. *m<.sô.s-.
ri < i.-e. ê. R. Gti- (T(-eri-|ni) = got. de- lit. dé- skr. d/iâ-, i.-e. *d^ê-
'ponere', cf aussi lat. fë-c-l.
En ion.-att., rj <gr. comm. â el r| < gr. comm. ë se confondent.
En ion.-att. r|, c.-à-d. <], est le produit de la dissim. de ë (ei), issu
de €, devant e, i : Te\ri€tç (posthom. TeXéeiç) < ^TeXeoFevT-, en
face de hom. réXeioç < ^TeXeo-Fo-ç; hom. aTTi'ieaoi a-rrfjï, en face
de gén. aireîoç, c.-à-d. *speôs.
En doi-. sévère, n = att ei issu d'une contraction ou d'un allonge-
ment compensatoire.
-<e0F. xeXrieiç (voy. plus haut).
<C âva. Hom. ituOç <! i.-e. *misôs.
Béot. r] < ai. fiï<aie(.
i < i.-e. i. Fib-ixev ïa,uev : skr. vid-vid got. icit-imi 'nous savons',
lat. video.
alterne avec e. 'ittttoç en face de lat. equos, ttiXvôç en face de
ireXiôç, etc. (phénomène peu clair; bibl. chez Brugmann-Thumb
op. cit. § 11 Anm. 1 et voy. Persson Beitr. II 1009).
est prothétique dans Iktîvoç iktIç ixôOç.
<le devant voyelle en lac. hér. arg. crét. 9ioç<;6eô<;.
ï<;i.-e. z. kXîvt] 'couche' : lat. i»-cimô, lit. paszlyti 's'incliner, tré-
bucher'.
<riFi. bîoç<; *&iF-io-ç, cf. skv. divyâ-h.
<C toi. Koviuu <! '''kovio-uu.
< loF. lôç < *iaFo-ç : skr. f.9w-7t 'flèche'.
0 < i.-e.o. Pf. KéKXoqpÉ (pour ■■■KeKXoTre) : got.hlaf'il vola', i.-e.*qeqlope,
R. qlep- 'voler'. â-Xoxoç = v. slav. sq-logn 'consors tori'.
apparaît au lieu do a attendu (i.-e. 9), p. ex. bo- dans bo-TÔ-ç; voy.
Brugmann-Thumb op. cit. § 14. Persson Beitr. I 354. II 658 sqq.
op oX < uup ujX, i.-e. f l. ôp66ç = skr. ûrdhvâ-h, i.-e. *ufdhn6-s.
TToXXri <C*TroXFiâ : skr. pûrvî f. 'multa' (Brugmann-Thumb op.
cit. 102; nié par Persson Beitr. II 631 n. 2. 657 n. 2).
En lesb. thess. béot. 0 <C gr. comm. a. Lesb. oxpÔTOç = oxpaxôç.
<C oua. Att. ÔKori hom. ÙKOur) < '''àKouaâ.
iM <Ci.-e. ô. Ti-TvibaKUj. lat. {g)7îôscô. qpépiu = lat. fera, v. irl. as-hiur
'effero, dico' < *-berô.
piu Xio •< i.-e.f /. Dor. ion. xexpiÙKovxa : lat. quadrâgintâ, i.-ç,.*qUetuf;
XIII
Hom. t3\uj0pôc; « *|n\-) : skr. mûrdhân- 'tête', i.-e. *7nldh- (Brug-
mann-Thumb op. cit. 103; nié par Persson Beitr. II 631 n. 2.
657 n. 2).
En dor. sévère uu = att. ou issu d'une contraction ou d'un allong-e-
ment compensatoire.
LuF < uuua. Dor. uiFaTa -< i.-e.*(jus-. peut-être hom. Xuyujôç att. XaxuOç
< i.-e. *{s)lag-ôusos.
u<[i.-e. u. kXutôç = lat. in-clutus skr. çrutâ-h 'célèbre',
up u\ <C g"r. comm. ur ul, i.-e. r l teintés de u. iropqpûpuj (*-qpùpiuj) :
skr. jârbhurati 'tressaillir'. OKvXkn) : ]it. skeliù 'je fends',
ù <C i.-e. û. eo.uôç 'soulèvement de l'âme, passion, etc.' = skr. dhûmâ-h
lat. fûmus 'fumé<i'.
Béot. û <[ 01. FûKiô.
ai <ii-e. ai. aiQ^u : \ fit. aedès, v. irl. aecZ 'feu'.
< i.-e. si (en rapport apophonique avec ë[i] ou â[i]). baie, baiTÛç
de R. dà- dd- 'partag-er'.
non primitif p. ex. dans irmç < *iTa[F]iç, cpaivuj <C *cpaviuu, paivoi -<
*Pa|Liiuj i.-e. *g- m/y, K\aiuj <[ *K\aFiuu, 5paî|uev ><; *ôpâi,uev.
ei <C i.-e. ei. eîai = lit. eUi eît 'il va', oxeixuj = got. steiga 'je monte',
non primitif p. ex. dans eî 'tu es'-<*è[a]i, àXrjôeia << *àXâ0eaia, |ui-
Yeî|Liev <[ *|Lirf>TI^£v.
Cl <C i.-e. oi. TToivr) = v. slav. cëna 'prix' zd kaênà- 'punition'.
non primitif p. ex. dans oîç<Cô[F]t(;, oi'tuu < ôeÎTUJ lesb. inf. ôe(Y>lv,
Teaaapâ-Poioç < *-PoF-io-ç, l'irirGiç <C *ïinrujiç, Yvoîjuev <C *Yvuui)uev.
au <C i.-e. au. auEuj : lat. augeô. aûoç = lit. saùsas ag's. séar 'sec'.
<C i.-e. ^^i. x^ûvoç : v. h. a. goumo 'palais', R. ghêu- dans v.h. a. giumo
'palais',
non primitif p. ex. dans aùxôç (''•à[a]u-TO-?), vaûç < *vâû-<;.
eu ■< i.-e. eu. Xeunôç : lat. iûceô, got. liuhap 'lumière'.
non primitif p. ex. dans att. eù-Siuvoç <C eu-, ion. oeû •< aéo, lesb.
eùuj9a < *aeaFuu6a, Zeûç < *Zr|ûç.
ou <C i.-e. ou. \oûaaov : arm. loys 'lumière', v. h. a. lougazzu 'j'éclaire',
cf. XeuKÔc;.
non primitif p. ex. dans poûç <C *Pujûç.
Pour les changements combinés des voyelles (abrègement,
contraction et autres modifications) voy. Brugmann-Thumb
Gr.Gr.'i §§ 40-57.
f> <Ci--e. h. Àeij^uj : lat. lîbd, v. h. a. sllfan 'glisser'.
<C i.-e. gV'. poûç : ombr. bue 'bove', v. irl. hô v. h. a. kuo 'vache' —
skr. gàû-h v. slav. govedo 'boeuf, arm. kov 'vache'.
<C i.-e. gV-u. éKaxôjLi-Pri < *-gV'u-â : ^oûç skr. gàû-h.
=■ F, i.-e. II. El. poiKiap et gloses d'Hésychius.
Pp- -|uPp- PX- -lapX- <; i.-e. mr ml. â-iuppoToç Pporôç, cf. juopTÔç- ctv-
epuuTToi;. GvriTÔç Hésych., lat. mortuos. |Lxé|upXuJKa pXiûaKU) : .uoXeTv.
XIV
f < i.-e.</ g. Yi-ïVLÙaKUJ : ]at. {g)nôscô — skr. jûâtd-h 'reconnu', v.slav.
znati 'connaître' (g-). T^pavoç : lat. grûs lit. gérvé 'grue' {g-).
<Zi.-e.gV'. tuviî : pava |uvdo|uai. û-yinç '*vivant bien' : pioç.
< i.-e. 71. ày\w : lat. angô, v. slav. qziikii 'étroit'.
<C i.-e. 13. àfKibv : lat. ancus. skr. ankô-h 'crochet',
écrit pour F. (Lac.) yéTop- ëroç (épigr. F€toç) Hésych.
b <; i.-e. d. béKa = lat. decem skr. (Z«ça 'dix'.
<ii.-e. gV'. àbr]v -évoq: lut. inguen, suéd. ink 'furoncle'.
F = i.-e. w. Béot. él. dor. etc. FïKaTi : lat. vlgintï. Cypr. FpriTÔ él.
FpôTpâ att. ^riTpâ ^nriup, i.-e.*wrë- : hom. Fepéuu lat. verbinn. Corc.
dat. pi. p/ioFaïai 'flots' hom. etc. ^oaî cypr. ^oFo-ç hom. etc. ^ôo-ç
^éu) (cf. fut. ^eùcfo|Liai) : skr. srâvati 'couler', lit. .sravà 'flux'.
Cypr. olFo-ç hom. oto-ç = v. pars, aiva-. Cor. HevFuiv core. irpo-
tevFoç : att. ïévoç. Corc. ôpFo-ç : att. ôpo-ç. Béot. koXFo-ç : hom,
KâXô-ç att. Kâ\6-ç. Cor. AFeiviâ gén. sg., be&FoiKUjç Hésych., R.
dîiei- 'craindre'.
Fh-<Ci.-e. su-. Pamph. F/te gort. Foç cypr. Foi lesb. FéGev Foî, g'ort.
él. arc. locr. FcKaOToç. Fh- > esprit rude (voy. s. litt. h).
-sti- intervocalique >■ gr. comm.-sw-, d'où lesb. -FF- (vaûoç = vàFFoç);
par ailleurs -zu- s'amuit avec allongement de la brève anté-
cédente (dor. thess. vâôç etc.).
gort. FioFoç att. ïocç < *FiTaFo-, c.-à-d. *«id.S'-«o- {:*ueides- eî&oç)-
■ LVoy. p. 305 n.
<;i.-e. j. Z\}'f6v = ÏRt. jtigum skr. y ugd-m got. juk 'joug'.
<;i.-e. zfZ. àloç, 'branche' lesb. ûaboç = got. asi-s 'branche'.
<; i.-e. d~d. luaZôç (luaabôç) : skr. meda-h 'graisse', aryen commun
*mazda- : luabdiu,
< gr. conim. zd, i.-e. gi gi glH di. â^0|Liai < *âYlo-iuai : âYvôç, R. iag-.
v(2uj : vÎTTTpov, R. neig^'-. Zeùç lesb. Z6eûç béot. lac. Aeuç =
skr. dyâû-h.
Crét. baladai = 5aTTa90ai hom. bôaoaoGai att. bdaaoGai (baxéo.uai;
i.-e. t^).
Crét. bZoc, (à côté de ôttottoç) = att. ôooç <1 *ôtio-.
G <; i.-e. dh. èpuGpôç : skr. rudhird-h 'rouge'.
<;i.-e. th. oîoGa = skr. vèttha 'tu sais'.
<C i.-e. g^J'h. Gtiviu : qpôvoç 'meurtre', R. gV'hen-,
<C i.-e. dhn. Geôç < ^GFeao-ç : m. h. a. ge-twâs 'fantôme', lit. dvâsè
'esprit'.
< i.-e. ghTi. Gfip, lesb. -as. qpiip : lat. feruH lit. zvéHs v. slav. zvérï
'bête sauvage'.
< i.-e. dh. x^iJÙv, xGainaXôç : skr. ksdm- lit. zèmè 'terre', i.-e. *gdh-.
< i.-e. ph. qpGîvuj q)G(oiç : skr. ksinàti 'anéantir' zd xsyô gén. 'dis-
parition', l^l.situs 'détérioration, pourriture, moisissure, rouille'.
K<i.-e. k q. oÎkoç : lat. fïciis, got. iceihn 'village' — skr. th. viç-
xy
'demeure, maison', alb. vise m. pi. 'lieux, places', v. slav. vtsï
'praedium' (i.-e. îc). Kap-n-ôc, KpuOiriov : lat, carpd, skr. kfpâna-h
'glaive' (i.-e. q-).
<C i.-e. qV'. Xûkoç < i.-e. Huqy'o-s : g"Ot. wulfs skr. vfka-h 'loup'.
<C i.-e. qn-. KOirvôç <; *KFaiTvô(; i.-Q.'^qiidp-nô-s : lat.vapor, lit. kvâpa-s
'souffle, exhalaison, parfum'. KdXîTr] f. 'trot'<r.*KFa\uâ i.-e.'-'qulpâ :
V. pruss. po-qiielbton 'à genoux',
par dissimilation de deux occlusives aspirées. Keq)aXri ■< '•'xe'PûtXâ :
V. h. a. gehal 'crâne, tête'. OKeôpôç : ayiçXv.
X <C i.-e. l. Xei'xuj : lat. lingô, lit. lëziù.
dissimilé de p. |liop|ixoXOttuj : |Li6p,uopoç.
dissimilé de v. XdpvaE ■< vdpvaE.
< Xv. Ion. att. OTJÎXri dor. orâXâ lesb. tliess. o-aWâ •< *araKvâ.
<Ci.-e. si. XaP€îv, ég'in. X/ta^ujv, att. A/mPexo-ç nom., ou A/iaPrjT-oç
gén., cf. att. eïXricpa eïXriqpa ■< *0eoXctqpa. GpauXdç < *Qpauo-Xo-,
cf. Bpava-TÔç, lat, fràstu-m.
|Li •< i.-e. m. Ep. poét. laécaoç >- att. .uéaoç^^ skr. mâdhya-h zd ma^ôya-
lat. médius gaul. '-medio- got. midjis, i.-e. *medhio-H.
<Ci.-e. sm. \xe\hx\aa\, hom. q)iXo-|Li|Liei6riç : skr. smdyaté 'soui'ire'.
<;i,-e. ms. Lesb. è'veiuiua ion. att. èvei|ua dor. êvrma -< *ève|uaa : véiuoi.
iL|Lioç < i.-e. *omso- = skr. âsa-Ji got. ams 'épaule', cf. éol. è-rroju-
|uà&ioç.
,uv <C pv. creiuvôç : aépo.uai. |uvâo,uai < '■■pvdo|uai : béot. Pava 'femme .
ILiv- <; vju- ■< 6|Li-. Att. épigr. jneao-.uvri : ion. f.ieoô-ôjuir| ; crét. luviliâ f.,
|uvû)Tai m. pi. : ion. bjjubc,.
V < i.-e. n. véoç = skr.nâva-Ii zd nava- lat. novos v. slav. novzi v.lit.
navas 'nouveau', i.-e. *néiio-s.
<wi à la finale, x^iâjv <; *x9wj,li, cf. x9aM«X6ç, skr. 7c.9dm- 'terre';
é'v 'un' < i.-e. '*sem.
<C i.-e. m devant i. paîviu •< '*^a\xvM i.-e. ^'g^-m-iô, R. gUern-. koivôç :
ital.com, cf.Hûv6ç<*tuv-iô-(; (voy.Brugmann-Thumb op. cit. §59,
8, Anm. 6).
VT < i--e. »?î^. ppovTiî : ppé|uuj.
-vç <; i.-e. -ms subsiste dial., gort. èvç (att. eîç)<C*évç i.-e. *.s'em-s.
<i.-e. ns. Lesb. ëjuevva ion. att. ëiiieiva dor. ëurjva < *è|uevaa : iiievuj.
< ron. Yïvo|Liai fïvvjOKU}.
VT <. Xt dans le dor. du Péloponnèse et dans les colonies dor.
d'Italie et de Sicile. qpîvTaToç < «piXTaxoç.
E alterne avec a. tvv ovv, EûXivoç aùXivoç, Eôavov aoâvi-|.
TT < i.-e. p. iraxTip ^ lat. jpa^cr skr. j)itdr- zd 2ntar- arm.hayr v. irl.
athir got. fadar 'père'.
<i. -0.(71*. 6'iT0|Liai =; skr. .s-dca^ê, cf. lat. sequor \\t. sèkti 'suivre'.
<Ci.-e. pw. vrimoç < *vr|-TTF-io-, cf. vi^Trù-xioç.
<Ci.-e. kii à l'initiale. Dor. aor. -rrdaaaôai TTâ|ua, cf. béot. xa -rniâ-
XVI
ILiaTa GiOTTTTâOTOc; {-Ti-n-<-hj-), i.-e. *Âwâ- : skr. çvâtrà-h 'qui fait
prospérer', gr. KÛpoç.
ITT : TT à l'initiale. Hom. tliess. cypr. utôXiç : ttôXiç. Ep. -môX^^oc,
(TÎToXeiuaToç) : irôXeuoç (alternance d'origine peu claire),
par dissimilation de deux occlusives aspirées. ireiGuj = lat. f'uJd,
i.-e. *bheidhd.
p < i.-e. r. êpepoç, n. = sliv.râjaa- got.riqis 'obscurité' arni. erek 'soir'
dissimilé de \. àpfa\éoc,<*à\faUo<;.
< Fp. Lesb. (Aie.) FpfiEiç, att. f)iVrvû,ui : arm. ergic-itçanem '^r\-çvv\.i\\
lit. rêszti 'fendre'.
< i.-e. ST. ^éuj, ^oai f. pL, corc. dat. pi. p/ioFaïai : lit. srav'éti 'couler
par gouttes', avjpiov <C *aL)a-p-io- : skr. usrd-h 'matinal'.
<i.-e. rs7j. oùpa<*ôpoFâ : skr. rs-vâ-h 'haut', cf. hom. ôpoo-eOpTi,
att. ôppoç.
dial. < a. Lac. piuup- 'l'ouuç Hésych. = Fi/îoip. -rraipiv (Érètrie) <
*TTaiT-0iv = att. Traïaîv.
dial. < z. Crét. Kop,uoç = att. KÔauoç. mpYâpuup • tô XuKÔcpiuç Hésych.
= ion. "^-luiaT-iluuç.
écrit pour F. xpé- ai. KpfÎTeç Hésych. bebpoïKÛJç H.
0 < i.-e. s. OTraîpuu : lat. spernu. ëotrepoç : lat. venper. Hom, Gâpaoç
lesb. eépaoç (att. eâppoç), R. dhers-. oinepbaXéoç : v. h. a. smerzo
'douleur', 'ittîto-ç : lat. equo-s.
intervocalique n'est jamais primaire, a < t devant i + voyelle
dans TiXcûotoc;, <^ti dans irâaa (*iravT-ta) att. TÔffoç (*toti,o-s),
< dhi dans att. inéooç (i.-e. ■■medhio-s), < ts dans pdXXouoi (loc.
pi.) att. -rrooî (: irôb-ec;), < oa dans att. aor. èxéXeaa, <Cp dans
lac. iLiouaibbcr XaXeî (= att. *|aû9(ÎIei) etc.
<C i.-e. z. opévvûm, 1. pi. ZeivaiLiev Hésych., i.-e. *zgy'-es-.
<T dans ou. Suff. -avvo- <C*-hmo- (en rapport apoi)honique avec
skr. -tvana). Éol. irîaupeç 'quatre', l'iiniauç (mais épid. fiuiTem).
oioû»T : eÎTéû îTéô.
< T devant e, i. n-XcOaioç : ttXoûtoç. Xâoioç ■< *FXaT-io-<; \.-e.'''7ilt-io-s :
V. irl. folt 'chevelure', gr. russ. vàlotî 'fibre'. Gén. ion. qjàaioç
qpaaiujv, att. cpâoewc, « *qpâTe[i]-oç) : qpâxiç 'bruit, l'umeur', puis,
par nivellement, nom. qpdoiç ace. cpàaiv. Fut. ireaéoinai < *TTe-
T60|uai : aor. dor. è-rreTov.
< dentale -j- i. Thess. crét. Tiavaa, hom. att. béot. -rrâaa, lesb. iraîaa
<C gr. comm. *iTavT-ia. Texpaïôç «< *TeTpax6-lo- : T€Tpox6à. oépoi
-0|nai : skr. tyaj- 'abandonner'.
<C gutturale + i par gr. comm. 00-. Ion. ornuepov dor. oa.uepov <
th.*Â'/o- 'celui-ci'. Hom. oeûuu : skr. cydvatê 'se mettre en mou-
vement', i.-e. *gleu-.
<C i.-e. tn- par gr. comm. oa-. oûkoc. qpepe-oaaKiîç : skr. fvâc- -fvacas-
'peau'.
XVII
<; gr. comm. ts. fidaxuj <C ^Trarax'-'J : TraGeîv. Att. ireloai <C *bheidzh-
*bheidh-s- : TTeiôuj.
<; i.-e. su-. oéXac, : zd x^'ar^nnh- 'éclat, majesté' (aryen commun
'*snarnaii-).
< -tsîi-. Gort. FiaFoç (att. ïaoç) <C *Fit0Fo- *uids-no- : *ueides- eî6oç.
OK <C ^'sfc- èîOKiu <C *Fe-FiK-aKuu : èoïKa, XotaKOi < *XaK-aKUj : Xaneiv.
OT aQ<Ci.e. tH tHh d^dh. â-iOTOç : skr. vittâ-h 'trouvé, reconnu',
R. ueid-. oîa9a = skr. vettha : oî5a. jnaaSôç < *nidd^dh6s : skr.
médhah 'jus de viande' (ar3'en coramiin '"^mazdha-s, i.-e.*7ned^-
dho-s), cf. luabduj.
«T < pOT. Ion. delph. TraaTâç 'porche' ■< ^Trapaxâç, forme refaite
pour TTapTdç.
o\ < o9\. Dor. ion. èaXôç lesb. ëaXoç arc. éoXoç = èaOXôç.
alterne avec H et vy. Voy. s. litt.
<Ctsm nsm. Kda|uopoç" bûOTrivoç Hésych. <[ *KaT-0|aopoç, R. stner-,
cf. Kord jLiuoîpav, ei'iaoïpTai. KÔa|aoç <^ *KOva|uo<; : lat. censeô.
T <C i--e. <. iTéTO|uai = lat. petô skr. pâtati 'voler'.
<; i.-e. qV. Att. TCTTapeç ion. Téoûepeç dor. réxopeç (lesb. -rréaoupeç
hom. TTÎaupeç béot. -n-eTxapeç) : v. irl. cethir v. gall. petguar lat.
quattuor — skr. catvàrah lit. ketiu^ï 'quatre'.
<Ci.-G.p. kt{0iç rhod. KToivô : skr. feszYî-^ zd siii- s 'demeure, éta-
blissement', lat. situs 'bâti, situé' .siÏms -ii.s 'position, site'.
<Cg"utt. + i- Att.Triuepov (ion.arijuepov dor.ad)nepov):th.*fc^'o- 'celui-ci',
xpa <C tur. Hom. Pind. xéxpa-01 doi*. xexpa-Kaxioi hom. xéxpaxoç
béot. -rrexpaxoç <<[ i.-e. ■■qV'ehjr- (cf. lit. ketvïr-ta-s 'quatrième').
TTx <C i.-e. pi. TTxûuu : lit. spiduju v. slav. pljujq, i -e. *spïû-.
écrit pour F. xpriYaXéov • bieppuJYÔxa Hésych. : *Fpr|Yvi3|ui.
par dissimilation de deux occlusives aspirées. xiOr||ui èxéGriv <I
*9i-0)-||ni *è-0e-6riv : Griouj.
9 < i.-e. ph. oqptîv : skr. sphyâ-h 'éclat de bois'.
<Ci.-e. 6ft. cpXéYuj : lat. flagrô, skr. bhârgah m. n. 'éclat'.
•<; i.-e. q^'h. aqpdXXojuai : skr. skhalatë 'trébucher', arm. sxalem -im
'se tromper de route'.
<C i.-e.gV'h. qpôvoç 'meurtre', qpaxôç irécpaxai êTreçvov : Oeivuj, R.g-^7^e?^-.
<C i.-e. bhu. qpîxu < *qpFïxu, R. bheu- bhij- (base bheuêi-).
<C i-e. ^/i?«. -rrai-cpdaauj, qpuûxy • qpdoç Hésych. : lat. fax facula faciès,
lit. zvàkè 'lumière', i.-e. '^ghudqV'- *ghnôq''-.
q)v qpp < TTOv TTCfp. luôpcpvoç ■<; *|uopiTavo-(; (voy, s. v.). xécppd <C.
*tepH-râ (■? Voy. s. v.).
<; i.-e. gh kh, gh qh. x\^v, xeiMÛJv : lat. hiems — zd zima- skr. himâ-
' froidure, hiver' {gh-). ox'^iuj : skr. chindtti 'scindit' (kh-). \av-
bàvw : la.t. preheudô, alb. gsndeni 'je suis trouvé' (gh-). Ka[f)xdloj :
skr. kdkhati 'rire', arm. xaxankh 'rire bruyant', lat. cachinnô
'rire aux éclats' {qh).
II
XVIII
< i.-e. g^'h. èXaxûç : skr. laghû-h 'léger; rapide'.
<; k dans ksn ksi. AOxvoç<;*Auk(J-vo- : zAraoxma- 'brillant', v.pruss.
lauxnos 'astres', lat. lûna <C Houcsnâ, skr. ruksâ- 'brillant'.
luuxXôç <C *|nuKa\o-ç i.-e. *mugh-slo-s := lat. mfilus 'mulet', cf. al6.
niiisk 'raulet' «< *mugh-sqos.
vy < q)6. njîaiç" qpeiaiç Hésych.
alterne avec a-. i[ie\\(2;uj 0eXX(2u).
h en gr. comm. ■<! i--©- %■ initial, ôç 'qui' = skr. yci-h 'qui'. fÎTrap =
zd yâkar^ 'foie'.
<; i.-e. SI-, ùimîv ' *petit lien' : skr. syûman- 'lien', v. h. a. smZa 'alêne'.
< i.-e. U-. é'airepoç : lat. vesper. é'vvû|ui <C *F€avO|ni : lat. vestis (voy
Brugmann-Thumb op. cit. § 24, 11, Anm, 5).
<[ i.-e. su-. Att. nbijç ion. âvèdvuu : skr. svâdû-h 'suavis'.
< i.-e. s- initial, k-mà = skr. saptd zd hapta arm. ewthn lat. sej?tem
irl. secTi^ 7i- gall. 6•e^^/i, i.-e. *septm.
<C -0- intervocalique, s'amuit dès l'époque historique, véo.uai :
vôa-To-ç NéOTuup, skr. ndsatê 'se réunir',
affecte un w- primitivement initial, utto fi-rrep ûoTepoç u6ujp etc.
initial est dû à l'anticipation d'un -h- intervocalique. Att. iepôç
thess. béot. dor. iapôç 'sacré, saint' <; Hhepo-c, *\hapo-c, <C *iaapo-ç
(cf. l'art, tepôç II. p. 368).
affecte en composition le 2<i membre, quand celui-ci est encore
senti comme mot isolé. Att. épigr. eu/topKov -nrapTiebpoi etc.,
hér. TïevTa7iexr\piba àvheKo^evoç, (Brugmann-Thumb op. cit. p. 175).
dialectal < -a- intervocalique. Lac. Aivii^tâç, arg. ôâpo^iot, cypr.
qppoveuuï (<C *qppoveiuvai).
Pour la gémination des consonnes voy. Brugmann-Thumb
op. cit. 152 sq. 170. 174 sq. 231.
Abréviations.
I. Abréviations bibliographiques^).
Abh. d. Gott. Grès. = Abhandhingen der kgl. Gesellsehaft dei- Wissen-
schaften zu Gottingen.
Am. J. Pli. = The American Journal of Philology, edited by B. L.
Gildersleeve. Baltimore.
Anz. f. d. Altert. = Anzeiger fiir deutsches Altertum iind deutsche
Literatur, Beiblatt zur Z. f. d. Altert.
Archiv f. lat. Lex. = Archiv fur lateinische Lexikographie, herausg.
von Ed. Wolfflin. Leipzig.
Archiv f. slav. Philol. = Archiv fiir slavlsche Philologie, herausg.
von V. Jagic. Berlin.
Bartholomae Airan.Wb. = AltiranischesWôrterbuch. Strassburg 1904.
— Ar. Forsch. = Arische Forschungen. 3 Hefte. Halle 1882-87.
— Stiid. ^ Studien zur indogermanischen Sprachgeschichte 2Hefte.
Halle 1890-91.
Baunack Inschr. v. Gort. = J. u. Th. Baunack. Die Inschrift von
Gortyn. Leipzig 1885.
— Stud. = J. u. Th. Baunack. Studien auf dem Gebiete des Grie-
chischen und der arischen Sprachen. L Leipzig 1886.
BB. = Beitrage zur Kunde der indogermanischen Sprachen, herausg.
von A. Bezzenberger und W. Prellwitz. Gôttingen 1877-1906.
Bechtel H(au)ptpr(obl.) = Die Hauptprobleme der indogermanischen
Lautlehre seit Schleicher. Gôttingen 1892.
— Ion. Inschr. = Die Inschriften des ionischen Dialektes, Abh. d.
Gott. Ges., Bd. 34 (1887). (Repris dans GDL III, 2, nos 5262-5793
[1905].)
— Lexil. = Lexilogus zu Homer. Etymologie und Stammbildiing
homerischer Worter. Halle 1914.
1) Cette liste ne constitue pas une bibliographie complète
du sujet.
XX
Beufey (Gr.) Wurzellex. = Griccliisches Wurztllexikou. 2 Bde.
Borliu 1839 42
Ber. d. sachs. G(es.) d. W(iss.) = Berichte iiber die Verhandhxng-eu
der kgl. sachsischen Gesellschaft der Wissenschaften zu Leipzig-.
Philologiscli-liistorische Klasse. Leipzig,
Beii. pliil. Wocli., ou BPliW. = Berliner piiilologische Wochenschrift,
herausg'. von Clir. Belger uiid 0. Seyffert.
Benieker Preuss. Spr. = Die Preussische Spraclie. Texte, Giaiii-
niatik, Etymologisches Wortcrbuch. Strassburg IHOO.
— EVV. = Slavisches etymologiscliesWorterbuch. Heidelberg 1908ff.
Bersu (Gutt.) = Die Gutturalen iind ihre Yerbindung- mit v im La-
teinisclien. Berlin 1885.
Boisacq DD. = Les dialectes doriens. Phonétique et niorphologie.
Paris 1891.
Boll. fil. class. = BoUettino di filologia classiea.
Bnigniann (Aiisdr. d.) Total(itât) — Die Ausdrucke fiir den Begriff
der Totalitat in den indogermanischen Spraehen. Universitatspr.
Leipzig 1893-94.
— Dem. = Die Demonstrativprononiina der indogermanischen Spra-
ehen (Abhandlungen der philol.hist. Klasse der kgl. sachsischen
Gesellschaft der Wissenschaften. Bd. XXII no VI). Leipzig 1904.
— Distr. = Die distributiven und die kollektiven Numeralia der
indogermanischen Spraehen (Abhandlungen, etc. Bd. XXV no V).
Leipzig 1907.
— Gr.0r.3;=Griechische Granmiat.ik. 3. Aufl. Mlincheu 1900.
— (irdr. = Brugmann und Delbrûck. Grundriss der vergleichen-
den Grammatik der indogermanischen Spraehen. I. Bd., erste
Aufl. 1F86. zweite Aufl. 1897. II. Bd., erste Aufl. 1889-92, zweite
Aufl. 1. Teil 1906. 2. Teil 1909-11. 3. Teil, 1. Lief. 1913 (Bde. III-V
[Syntax] von B. Delbrûck 1893-1900). Strassburg.
— KVG. = Kurze vergleichende Grammatik der indogermanischen
Spraehen. Strassburg 1904.
Traduction française sous le titre de : Abrégé de grammaire
comparée des langues indo-européennes. Paris 1905. [Mêmes §§.]
— MU. Voy. MU.
Brugmann -Tliumb Gr. Gr.^ = Griechische Grammatik. 4. Aufl,
Miinchen 1913.
Biigge Altit. Stud. = Altitalische Studien. Christiania 1878.
— Bcitr. =: Beitriige zur etymologischen Erliluterung der armeni-
schen Spraehen. I. Christiania 1889.
Bull. Acad. Belg. Cl. d. L. = Bulletins de l'Académie royale de Bel-
gique, Classe des Lettres. Bruxelles.
XapiaT(ripia) = Xapiaxi'ipia, Sbornik v cest' F. E. Korsa. Moscou 1896,
CIA. = Corpus inscriptionum Atticarum. Berolini.
XXI
Cl.R. ^The Classical Review. London and Boston.
Cuny Duel = Le nombre duel en grec. Paris 1906.
Curtius^ = Grundziige der g-i-iechischen Etymologie. Fùnfte unter
Mitwirkung- von E.Windisch umg-eax'beitete Auflage. Leipzig 1879.
Ciirtius' Stiid. = Studien zur griechischeu xind lateinischen Gram-
matik, heraiisg. von G. Cnrtiiis (und K. Brugniann). Leipzig
1868-78.
Ciirtius Terbum- = Das Verbum der griechischen Sprache, seincm
Baue nach dargestellt, 2. Aufl., 2 Bde. Leipzig 1877-80.
Danielssoii Epigr(ai)liica) = Epigraphica (Upsala xiniversitets ârs-
skrift 1890). Upsala.
— Gr. u. et. St.(ud.) = Grammatische und etymologische Studien. L
Upsala 1887.
— Zur metr. Dehuuiig = Zur metrischen Dehnung im aiteren grie-
chischen Epos. Upsala 1897 (Skrifter utgifna af K. Humanistiska
Vetenskapssamfundet i Upsala. V. 16).
Dareste-Haiissoullier-Reinach Iiiscr. jurid. gr. = Recueil des inscrip-
tions juridiques grecques, texte, traduction, commentaire ]iar
R. Dareste, B. Haussonllier et Th. Reinach. Pari.s 1891 sqq.
Delbiiick Grdr. Voy. Brugmauu Grdr.
— (Die idg.) Yerwaiidlschaftsiiaiuen = Die indogermanischen Ver-
wandtsehaftsnamen (Abhandlungen der philol.-hist. Klasse der
kgi. sfichsischen Gesellschaft der Wissenschaften. Bd. XI no V).
Leipzig 1889.
DLZ. = Deutsche Literaturzeitung. herausg. von M. Rodiger. Berlin
und Leipzig.
F. de Saussure Mém(oire) = Mémoire sur le système primitif des
voyelles dans les langues indo-européennes. Leipsick 1879
(= Paris 1887).
Ehrlicli Unters. = Untersuchungen iiber die Natur der griechischen
Bctonung. Berlin 1912.
— Z. idg. Spracligesch. = Zur indogermanischen Sprachgeschichte.
Kbnigsberg i. Pr. 1910.
Ernout El. dial. = Les éléments dialectaux du vocabulaire latin.
Paris 1909.
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ford. Oxonii 1848.
Falk-Torp EW. = Norwegisch-danisches etymologisches Worterbuch
von H. S. Falk und Alf Torp. Deutsche Bearbeitung von H. Da-
vidsen. 2 Bde. Heidelberg 1910-11.
Feist Grd. d. g'ot. Etym. = Grundriss der gotischen Etymologie.
Strassburg 1888.
— EW. = Etymologisches Worterbuch der gotischen Sprache. Halle
1909.
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Zupitza Gutt(ur.) = Die germanischen Gutturale. Berlin 1896.
XXX
II. Aunes :ibrc\lations.
ag's := anglo-saxon
alb. = aioanais
ail. = allemand
angl. = anglais
aram. = araméen
ave. = arcadien
arg. = argien
arm. := arménien
att. = attique
basai!. = bas-allemand
béot. := béotien
bret. = breton
celt. = celtique
cf. {confer) = comparez
cor. =: corinthien
corc. = corcyréen
corn. = comique
crét. = Cretois
cypr. = cypriote
dial. = dialectal
dor. = dorien
ég. = ég7ptien
égin. = ég'inète
éol. = éolien
épid. = épidaurien
franc. = francicjue
fris. = frison
g-aél. = g-aélique
g'all. =: gallois
gaul. =: gaulois
germ. = germanique
gort. ^ gortynien
got. = gotique
gr. = grec
hébr. = hébreu
hér. := héracléen
hom. = homérique
i.-e. := indo-européen
ion. = ionien
irl. = irlandais
isl. = islandais
lac. ou lacon. = laconien
lat. = latin
lett. = lette
iesb. = lesbien
lit. = lituanien
mac. = macédonien
m. b. a. = moyen-bas-allemand
raég. = mégarien
mess. = messénien
m. h. a. = moyen-haut-aileniand
m. irl. = moyen-irlandais
mod. = moderne
uéerl. = néerlandais
norr. = norrois
norv. = norvégien
ombr. := ombrien
osq. = osque
pamph. = pampiiylien
pélign. = pélignien
pers. = perse, persan
phi. ^ pehlvi
pol. = polonais
pruss. = prussien
rhod. = rhodien
russ. = russe
sab. = sabin
sabell. == sabellien
sax. = saxon
sic. = sicilien
skr. = sanskrit
slav. = slave
slov. = Slovène
sorb. = sorbien
suéd. = suédois
syr. = syriaque
.syrac. = syracusain
ihess. = tliessalien
tokh. = tokliarien
v. h. a. = vieux-haut-allemand
véd. := védique
zd = zend
Un V. placé devant une abréviation signifie 'vieux'.
> indique le devenir; < note l'origine, la pointe étant toujours
tournée vers la forme la plus jeune.
L'astérisque * affecte les formes et les significations restituées
par conjecture.
A.
à- négatif, devant voyelle àv- <; i.-e. *w- *w% forme faible de
i.-e. %ê- = lat. ne-, ne-, p. ex. â-YVUJTOç = skr. âjnâtali arm
anccmawfh lat. ignôtu-s < *in-gn6tos v. irl. in-gnad got. un-
Tmnps\ dv-ubpoç : skr. an-udrdh. Des doublets comme dicroç
(< *à-FicToç) et ctv-iaoç, deXîTTOç (< *à-FeXTTTOç) et àv-éXiricTTOç,
doTrXoç (< *d-croTTXoç) et dv-OTrXoç, et d'autres, ont provoqué
un d-objLioç à côté de dv-ob|uoç (cf. lat. odor), d-oZioç à côté
de dv-oZioç (cf. got. asts ail. ast 'branche') etc. d- dv- est
identique à skr. zd a- an-, arm. an-, lat. in-, v. irl. in-, got. un-
V. norr. 6- û-, ags. v. fris. v. sax. v. h. a. un-.
à- (et d-) copulatif < i.-e. *sm- 'unus' (voy. duo- eîç ôjuoçj qui,
comme préfixe, signifie 'avec, ensemble'. Cf. skr. saJi-ft zd
hakdvdt 'une fois' gr. d-TrX6oç 'simple' lat. simplex, skr. sadhriy-
anc-) 'dirigé vers un seul et même point, réuni, rassemblé',
gr. d-9pôoi. L'esprit rude disparaît par dissimilation dans
d-Xoxoç d-beXqpoç d-K6Xou0oç; l'analogie propage la forme d-
dans d-îTeboç 'uni (terrain)' d-^àXag ou d-xdXaKTOç (Hésych.)
'frère de lait'. Cf. Ostboff Perf . 480 sq.
ddaTOç'nonlésé'(?).Laglosed'HésychiusTaTdXai(c.-à-d.J^aTdXai).
oiiXai 'blessures' et la forme pindarique aùdiâ = dtri 'malheur,
dommage' ont amené Brugraann KZ. 24, 268, suivi par G.
Meyer3 46, Solmsen Unters. 298 sq., Scheftelowitz BB. 29, 21,
à poser un *d-aFaToç, auquel il prête le sens de 'non lésé, intact',
et qui serait apparenté à got. icunds 'blessure' (dFdTâ < *d-
F??Tâ). — Schrader KZ. .SO, 467 sqq. attribue au mot le sens
1
— 2
(V 'infaillible' (àdaxov Ituyôç ubuup £271, ùctaToç àeGXoç (p 91,
X 5), diti ayant pour lui comme pour Ebeling tout d'abord le
sens de ""mentis caeeitas, error'; àFctTâ < }.-G.*a-sun-fd{a- prothé-
tique) ou '^'sm-sun-tà 'égarement', cf. ààuu 'séduire, égarer' et
V. b. a. sunta ail. silnde 'pécbé' lat. sons gén. sontis 'coupable'
(Id. Kluge'' 387). — Scbnlze Qu. ep. 512 déclare le mot ààaTOç
'plane obscurum'. Voy. àiri.
ààlKxi 'exbaler, respirer' < *àFabiuu. Voy. ctruui, et cf. Solmsen
Unters. 284.
ààvOâ* eîboç èvuuTiou TTapà'AXKjLiavi Hésycb. <*aù(yav0â. Schulze
Qu. ep. 38. Brugmanu Gr. Gr. ^ 50. Voy. oûç 'oreille'. — Lam-
bert De dial. Aeol. 49 maintient l'accentuation transmise âav6a
< *aij(T-avfl-ia.
d a T 0 ç 'insatiable' < *à nég. + *sd-to-s ; lac. ààbâ ■ èvbeia. Cf. got.
sap-s 'rassasié' lit. sô-ti-s 'satiété' lat. satis sat satur R. sel: sa.
Voy. dbriv d|aevai. (Hirt Ablaut § 117 tient le -t pour radical,
base sôuf 'rassasié'.)
dpttKnç, seulement ace. éol. dpdKtiv Sapph. 'muet' ou 'qui ne
parle pas encore, simple, naïf; dpaKéin 'ne rien dire', seulement
aor. 3. pi. dpdKricyav b 249; àpaKiZ:ô|aevoç Anacr. Etym. obscure.
Bezzenberger BB. 27, 143 sq. voit dans d-^aK- un sens premier
'qui n'a pas de consistance, de tenue; faible', cf. PaKiiipia
pdKTpov 'bâton, appui' pdKTai* îcrxupoMTésycb., lat. bâculum,
im-hècillîis 'faible' (cf. Fick BB, 17, 320). Pour inihêcillus
< *im-hacciUîis : vâcillo, voy. Duvau MSL. VIII 185 sqq.
Les sens indiqués en tête reposent sur l'étymologie tradi-
tionnelle : pd^iu 'parler' pdEiç 'discours' et dpaK/muuv dXaXoç,
daûveTOç Hésycb. L'Etym. M. explique dpdKiiv par fiauxiov
Ktti irpdov.
d^aE, -ttKOç m. 'plancbe cariée ou oblongue, tablette'; < bébreu
^abilq 'poussière', à^al signifiant tout d'abord 'plancbe à
dessiner, couverte de poussière' (pour matbématiciens'i; cf.
àbacus Pers. I 131. Apul. de magia 16 etc., dpdKiov Pollux
X 105, dpaH dans Jambli((ue. Puis se développèrent les sens
de 'table à jeu, table à compter, i)latcau, table d'apparat'. Lewy
Fremdw. 173 ['?]. — dpaE (-p- < ^f") : skr. nagah 'arbre', v. isl.
noJcJi'îie V. b. a. luihho 'canot'. Lidéu Stud. 34 sqq.
- 3 -
àpéXxepoç 'sot, stupide'. Sorte de création humoristique, clans
la manière attique = 'à qui manque le meilleur', cf. péXiepoç;
àpbeXov et dpeXXov qu' Hésyehius glose par laTreivôv ne sont
pas clairs; àbeiXov àpéXTepov a été corrigé par Rulinken en
à beiXoî- uJ àpéXTepoi. Ostlioff IF. Vf, 6 sqq.
àpXrixpoç liom. 'faible, doux', synonyme de pXiixpôç. Voy.
luaXttKoç et pXdH.
dpXoTTéç' àpXapeç. KpfJTeç Hésych.; àpXoTTiâ crét. (Vaxos GDI.
5525 b, 10. d, 2. Gortyne 4986, 12) innocuité, tranquillité';
KaTapXaTTéeai Gortyne GDI. 4999, II, 11. Voy. pXàpn.
àppôç 'mou, délicat, tendre; gracieux; efféminé'; àppûvuu Vendre
gracieux'; âppa âppa "jeune servante favorite de sa maîtresse'
r\ aûvipocpoç Kai irapà xeipa BepdTraiva Bekker An. 322 (Fick
KZ. 22, 216). Etym. incertaine. Pour Bersu 126, Brugmann
Grdr. I^ 31 sq. 318. P 587 gr. à^pôç<*idgU-ro-s, parent de bit.
U7iguô, V. irl. imh imm (gén. imme, thème ^'imhen-) 'beurre'.
V. h. a. ancJio 'beurre', skr. anjih 'onguent, ornement, éclat'
anâk-ti 'oindre', pruss. mikta-n 'beurre'. Lagarde, Keller,
Lewy p. 68 tiennent le subst. dppa âppa pour sémitique: aram.
habrâ 'compagne'.
àppoTaZiuj 's'égarer', seulement au subj. aor. 1. pi. ép. àppoTdHo-
jLiev. -po- est un éolisme pour -pa-. J. Schniidt Pluralbild. 177,
qui rappelle àiuPpoTriv d'une inscr. de Mitylène GDI. 213, 15;
cf. boni. fîiuPpoTOv = iiiuapTOV. Voy. djuapTdvuu.
dppoToç 'immortel' E 78, par formation nouvelle, pour d-)LiPpoTOç,
sous l'influence de PpoTÔç.
dpupxdKri f. sorte de sauce épicée, '\jTr6Tpi|U)na papPapiKÔv'.
Vraisemblablement iranien.
dya- 'très' < *wYa- cf. \xi^o.; w^ôm 'trop' (instrumental pour Hirt
Handbuch § 377); d^aZio) 'supporter avec peine', à-^àlo^ax
'honorer'. — On y joint dYaionai 's'indigner' ( < *àYdcrio)uai
Leskien Stud. II, 112. J. Schmidt KZ. 27, 294. Solmsen KZ.
29, 110, cf. dYà(T(yo|uai i^YCxcrcrdiuriv hom., indcrOriv Hésiod.,
dYaaTÔç Xén., pf. m. HYCtcTfO' èveiaécniaev. è0aù|Liacrev Hésych.),
dYn f. 'admiration, étonnement', dYa|uai 's'étonner, admirer',
ctYaXiaa n. 'ornement, parure'. Mais Hirt Ablaut p. 187, Hand-
buch § 418 voit dans dYajLiai le présent régulier tiré d'une
- 4 -
base lourde dissyllabique (cf. Tréia-fiai '.^Je/r/, epa-)aai : è'puiç,
lioni. béa-TO 'videbatur' : deià : skr. di 'paraîtic'j, qui semble
devoir être ayâ, avec un a- non plus secondaire (<; m-),
mais primaire. Le même degré dans à-favoç 'aimable, doux' et
u^fandw à^anàlw 'accueillir avec amitié, aimer' {à^àixr] f . 'affec-
tion' Nouv. Test.), ces derniers mots contenant des éléments
de dérivation peu clairs. Voy. infra.
àyaGiç, -îboç f. 'peloton de fil'. Fick^ I 39 groupe sous une
racine ghadh 'lier fortement, ajuster, adapter' skr. gddhyah
'qu'on doit saisir' d-gadhitah 'tenu, saisi', gr. àYa6ôç (voy. infra)
g'ot. gôps gr. oiYaBiç etc., mais I 400 sous une racine gl'edh :
QUendh 'former en balle ou en pelote, tourner il réunit àfaôiç
et boGirjV boGiuuv 'furoncle', v. h. a. chwadïlla bas-ail. quaddel
'pustule', skr. ganddh m. 'nœud, peloton' et se demande comment
à ce groupe se rattacbent lat. nôdus ags. cnotta 'nœud' etc. —
Pour diYaOiç, on attendrait p < gV devant a < n, comme
on attendrait p < gU devant o de boGiriv, le transport de la
dentale admis par Fick ne se justifiant pas. Pour moyen-skr.
ganddh, s'il vient de granthah (Ublenbeck Ai. Spr. 76), il est
étranger au groupe, comme aussi étranger à gr. pâXavoç lat.
glmis V. slav. zelqdl 'gland', malgré Jobansson IF. II 42 sq.,
qui propose un primitif '''galnda-. Pour lat. nôdus, Brugmann
Grdr. I-' 628, Ublenbeck Ai. Spr. 145, Hirt Ablaut § 644 le
rattacbent à R. nedh, skr. ndhyati 'attacher' partie, naddhâh
etc. ; aYaGiç et bo0ir|v demeurent peu clairs.
àYttGôç 'bon'. Etym. souvent cbercbée. Legerlotz KZ. 8, 416
et Vaniéek Gr. u. lat. etym. Wb. 377 sq. groupent skr. hitdh
[qui = gr. -BeTOç] gr. aYaBôç, xâcTioç" aYaGôç. xpn<^TÔç Hésyeb.
(cf. lacou. x«ioç Aristopb. Lys. 90. 1157), lacon. kittoç (<*X'"
Tioç, XI- < X«- î 0 = KaXôç et got. gôps 'bon'. — aYaGôç : got.
gôps Grassmann KZ. 12, 129; J. Scbmidt KZ. 25, 150 dé-
clare (jue ce rapport contient encore une inconnue; étym. ob-
scure pour G. Meyer - 200. — aYaGôç est un ancien composé
= 'très apte à la guerre, très aguerri' J. Baunack Stud.
I 260 sqq. Brugmann Gr. Gr. ^ 138 (non repris dans Gr. Gr. ^). —
Cf. skr. gddhyah v. si. goditi 'être agréable' Bezzenberger
BB. 16, 243. Fick* I 39 (voy. sujira àYaGîç). Prellwitz 1. -
à- < m-, cf. luéfeOoç laé-faBoç '"gTandeur' H. Pedersen IF.
V 61 u. — Gr. xdoioç < '^''xâiôçy qui pour hi forme et le sens
= g-erm. * godas (< '^gàpas d"ai)rès la loi de Verner) got. gôps,
àYttGôç u'eutraut pas en ligne de conij)te. Lagercrantz KZ.
35, 289 sqq. — Hirt BB. 24, 283, Ablaut § 432 pose une base
i.e. aghôdh 'bon', d'où got. gôps gr. aYaGôç v. slav. godû
'temps convenable' v. sax. gigado 'son pareil' got. gadiUggs
'parent' etc. 11 observe que le y, au lieu du k attendu, est
encore inexpliqué, mais que l'on admet pourtant le rapport
gr. GuYairip : skr. fZzJiiM: 'fille''). — Peut-être concilierait-on
Lagercrantz et Hirt en admettant \mQ,\yà^Q,\.-Q.aghadh:à-^aQôci
< '^'aghddh-âs "-'xâTÔç < '^'ghâdho-s, germ. gôdhas < ^gôpan
< *ghadhos, le got. 6 pouvaut représenter i.-e. 6 et a.
àxàX^oxov (Dioscor.) 'bois d'aloès amer'. N'est pas emprunté
à l'hébreu, mais à l'indien (dial. aghil = skr. aguni 'aloès'
littér, 'le non lourd') avec influence de àxàXXuj. Muss-Aruolt
Semitic words 14. Lewy Frenidw. 36. Ublenbeck Ai. 8pr.
2 sq. Voy. Schrader EL. 34 sq.
aYctWo) 'orner, bonorer'; dYa\|ua n. 'ornement, parure'. Ahrens
Philol. 27, 254 sq. a rapproché àYà\Xo|uai de laeYaXùvuu, d'où
l'on pose àYOtXXuj < *myaXioj cf. luÉYaXo- et got. mlkiljan
'célébrer, vanter'; rapport nié par J. Scbmidt Kritik 152. —
8i nous admettons pour expliquer àYa|ixai une base agci, peut-
être poserons-nous un thème *agdlo-, cf. avec un autre suffixe
otYOtYoç. Voy. encore dYauôç àYOtupôç Y^ûpoÇ- Ou bien aYaXjua :
YeXoto) YOtXrivii yXîIVOç Y^Xav aÙYnv iiXiou?
ctYctiuai. Voy. àja- àYaXXuu etc.
àYavaKxéuj 's'emporter, bouillonner, s'indigner'. Hypothèse de
Prelhvitz 2: aYa- < *7nya- -\- èveYKeîv, cf. xoiXerrOùç cpépeiv. —
Contient avaY- = Ù7ig- dans lit. ùngau ùnkti 'geindre à la
façon des chiens' imhstytl 'geindre', germ. aiik- dans m. b. ail.
anJcen 'gémir, soupirer'. Bezzenberger BB. 27, 1 14, qui renonce
au rapport évoqué GGA. 1898 p. 554 n. lit. îtnJcH-.gY. irepi-
TilueKTéuj 'être mécontent'. Tout cela est fort incertain ; lit. ùng
n'est qu'une onomatopée et est donné pour tel par Kurschat.
1) Hésychius a du veste la lonne attendue: àKoSôv àYaOôv.
— 6 —
ÙTcivvicpoç 'couvert de neiges abondantes' (- vv- < -S7i-). Eolisme
(Solnisen KZ. 29, 86 sq. Sommer Gr. Lautst. 43). Cf. boni,
oiç Te wicpâbeç, ace. vlqpa 'neige' veiçei 'il neige'. R. sneigl'h
'neiger' zd snaêza-t 'il doit neiger', lat. fiinguit nix, m. irl.
sneclita 'neige', got. snaiws lit. snëga-s v. slav. S7iégû 'neige'.
Curtiiiss 318.
àYctvôç 'aimable, doux'. Voy. ctYaiaai s. v. àta- et àYaXXuj.
à Y a 7T a uu à^anàliu 'accueillir avec amitié ; aimer'. Prellwitz 2 croit
à une composition de aYa- + R. pd 'prendre' cf. iraoïLiai
'acquérir'; bypotbcse condamnée par Brugniann IF. IV Anz.30,
Fick GGA. 1894, p. 231, Lagercrantz KZ. 34, 383. — Etym.
obscure, voy. aYa-. ~Le substantif tardif à-iànx] est abstrait du
verbe.
à-^avôç 'magnifique'; aYaupôç 'superbe, fier'. Curtius^ 178
tient pour non invraisemblable que ces mots, avec àYa(o|Liai
âYttiuai ctYri, sont apparentés à Y^ûpoç 'fier' Yaî^j 'se réjouir'
YnÔéu) Y«vu|uai m/sens Yâvoç 'aspect riant, éclat'. Pour Solmsen
KZ. 29, 111 ÙYau- dans aYauôç aYaupôç : aYa-juai = èXaô-vuj :
èXa-TÔç èXttTrip = dpou-pa : àpô-iu =^ dXeu-pov : àXe- = jnâXeu-
pov : lat. mole-. Il me paraît qu'une base ctgdiu) concilie tout.
«YYeXoç m. 'messager'; otYYÊXXuj 'faire office de messager;
annoncer'. Cf. skr. âidgirah 'être divin', gr. cÎYYapoç m. 'courrier
perse', adj. 'annonciateur' (âYY«pov TiOp Aescb. Agam. 273).
Vanicek Fremdvv. 1.
ctYYOÇ n. 'vase; corbeille; coffre'; àYYCîov (< *àYYCcr-iov) 'vase
ou vaisseau' pour les liquides ou les matières sècbes. V. irl.
aigen 'patena, patella'. Fick-Stokes "^ Il 7. Zupitza Guttur. 213,
lequel, avec Prellwitz 2, ajoute v. h. a. ancha 'occiput, nuque'
évoqué par Scbrader KZ. 30, 41 et rappelé par Scbeftelowitz
BB. 28, 150, mais ancha est plutôt apparenté à gr. dYKuOv. —
Parent de skr. anjalih m. 'les deux mains ouvertes en creux
et rapprochées', au cas où l'on pourrait partir du sens de
'cavité', pour Ublenbeck Ai. Spr. 5.
àYeipuu 'assembler'; aYopd f. 'assemblée; harangue; place publi-
que; marché: denrées'; dYupjuôç m. 'collecte'; dYÛpTiiç m. 'qui
quête, mendiant'; dYupiç, -eujç f. 'rassemblement, foule'; ftav-
HYupiç, -euuç f. 'assemblée de tout le peuple'. Pour les formes
— 7 —
dialectales et les g-loses voy. G. Meyer^ 353. I.-e. g-, cf. T^'p-
Yepa* TToWà Hcsych., xà fâpTapa 'foule remuante ou fourmil-
lante', lat. g7'ex gén. greg is, v. irl. gra'g 'troupeau de chevaux,
haras', skr. gi'âmah "foule, tas, armée, village', lit. gurgidy-s
''enchevêtrement de fils, essaim éi)ais' v. slav. grû.stî 'poignée'
russ. gorst' 'creux de la main'. Curtius ^ 1 74. Fick ^ I 35,
Il 117; etc.
àYÉXri f. 'troupeau'. Cf. v. lat. agolo- n. 'pastorale baculum, quo
pecudes aguntur' (Paul. Fest.) Brugmann Grdr. II 191. Cf. ctYUj.
ttYioç 'saint, sacré'; àyilw 'consacrer, offrir en sacrifice'; iva-^xl\jj
'sacrifier à'; ccyoç n. 'vénération, sacrifice'; TravaYriç 'sacré';
âZiofitti 'vénérer'< *dYio|Liai; dYVÔç'pur, chaste'; aYviZiuj 'purifier';
dYveûo) 'être pur'. Skr. ydjati zd yazaHe 'sacrifier' v. pers.
â-yadana- 'temple', skr. ydjyah yàjiyah 'venerandus' yajfuih
zd //«.fnô 'sacrifice'. Curtius^ 171. Fick^Illl. Brugmann
Grdr. passim. Hirt Ablaut § 763; etc. Contesté avec raison
par Kretschmer Einl. 81 et Meillet MSL. XII 225.
àfK(bv, -uùvoç m. 'courbure du bras, coude'; att. épigr. ctYKOiva
(< *àYK0v-ia) ion. aYKOivri f. 'toute chose recourbée'; àYKaXii f.
'bras recourbé; toute chose arrondie ou recourbée qui enveloppe
ou qui enserre'; ciykoç n. 'vallée'; àYKÙXoç 'courbé'; aYKÛXri f.
'courroie, amarre'; aYKKTxpov 'crochet, hameçon'; ctYKOpâ f.
'ancre'; hom. èrr-riYKevibeç 'préceintes' (Brugmann Grdr. Il 316);
ÔYKOç m. 'croc, crochet' (voy. ce mot et à|LiTreXoç). Skr. aidlxâh
'courbure entre le bras et la hanche; poitrine; giron; côté'
chal-ah 'flexion, courbure' dncati âcati 'courber', lat. ancu-s
'qui aduncura brachium habet' (Paul p. 19. 15) uncu-s subst.
'crochet, crampon, grappin', adj. 'crochu', v. irl. ëcath {ëc <
*anc) 'hameçon', got. hals-agga 'nuque' v. h. a. angul 'hameçon'
ancha 'nuque', v. si. ol-oU 'hameçon' lit. ànha 'lacet'. Rac. i.-e.
mdq oïdq. Curtius-'^ 130. Bersu 182. Fick * I 7 sq. 368. II 32.
Johansson KZ. 30, 433 sq. Zupitza Guttur. 129. G. Meyer^ 91.
94.99. Brugmann Grdr. passim. Gr. Gr.^ 35. 73. 111. KVG.
112. Henry Bret. mod. 11 ; etc.^).
1) J. Schniidt KZ. 25, 39 note que le prétendu adverbe àYKoiç
se trouve partout dans Homère [et de même dans Théocr. VIII 55]
devant voyelle et signifie partout 'avce ou dans les bras'; il le
ù^Xaôç,, n et -6ç, -6v 'brillant, éclatant, splendide'; â^Xaia f.
■"éclat, beauté, parure'; ùfXailuu 'parer, orner; intr. briller';
ctYXaupoç 'brillant' (Nie. Ther. 62); cf. 'AfXaîa 'la Claire',
déesse du ciel clair et ensoleillé invoquée par le campagnard,
"A^Xciupoç (seule forme épigr. ; aussi "AxpauXoç par méthathèse
des licjuides) une des trois filles de Kékrops, cf. Usener Gcitter-
namcn 135 sq. < *àYXaFoç, cf. Y^ctuKÔç.
aYXïç, -ï9oç f. 'gousse d'ail'. Cf. féX^lc,, -i6oç m /sens, lequel est
pour *YeX-YXïO- par dissimilation progressive.
ctYVOç f. et m. 'agnus castus' ou 'gattilier' arbrisseau de la famille
des Verbénacécs. < hébr. *'egen pour *'agn ; il y a un thème
'àgan 'se tenir cachées ou enfermées' (femmes), or Tciyvoç jouait
un rôle aux thesmophories et chez les Vestales. Lewy Fremdw.
50 J?]. — Etyni. obscure. Le latin agnus-castus repose à la fois
sur une confusion (ctYVOç interprété bomme qyvoç) et un em-
prunt; -— ail. heusclilamm, cf. Kluge^ 204.
dYVOç m. nom d'un poisson (Atli. 356 A). Etym. inconnue.
aYVÔç. Voy. ctYioç.
ctYVûjLii 'briser' (hom. è'dHa èdYnv, fjHe Y 392. t 539 à lire êaHe,
att. èdYnv < *n-FdYriv ou par influence du pf. è'ctYa. Brugmann
Gr. Gr. =^264); dYn f. 'fragment, éclat; endroit où se brisent
les vagues'; îuuYn f. 'refuge, abri contre le vent' (< *Fi-FtjuY-n
Lobeck Prolegg. 307. Curtius^5T6. de Saussure Mémoire
155. G. Mcyer ^ 88). < *FaYvO|Lii. On est porté à admettre
la chute indo-européenne de r, sous certaines conditions, dans
le groupe initial cons. + r, p. ex lat. fungor : fruor frugês
got. hrûhjtm 'avoir besoin, se servir de'; skr. hhanâlil 'briser'
arm. hekanem 'je brise': lat. frangô got. hrïka 'je brise'; gr.
*FaYvO|Lii : Fpr|Yvû|ai néerl. wrak 'débris' (d'un vaisseau); gr.
7T0TI : TTpoTÎ; ags. specan 'parler': v. h. a. sprehhau. Sur cette
question voy. Brugmann Grdr. 1- 426 et ses références i).
corrige en àYKaa'(i), dat. pi. de àYKuûv avec a < p analogue à cppaoi
<.*(ppnai de qpprjv. Brugmann MU. III 69 n. oppose le parallélisme
àYKdç : ÔYKaeev = éKdç : ëKoBev. J. Schmidt Pluralbild. 344 per.siste.
1) Le groupement de Fick * I 541 (ef. PrellwitzS) gr. dYn lat.
vagus 'errant' vagor 'error' lit. ragiù vôgti 'dérober' etc. ne satisfait
pas la sémantique.
— 9 —
cÎTOç 11. ''crirae, sacrilège, souillure'; àfiiç 'maudit'; èvafiîç
"maudit'; ctYioç* |uiap6ç. En rapi)ort apophonique avec skr.
âgah n. 'faute, péché' anclgah 'iiiiioceiit'. Curtius^ 170.
Fick'i 1 349. J. Sclmiidt KZ. 25, 23. Siitterlin IF. IV 93 trouve
daus ayoç < *l3g- la forme la plus faible d'un i.-e *nogo-
parallèle à *noqâ- (d'où germ. *7iaga- 'méchant'); skr. âgah
contiendrait *7dg-.
à-fàç m. 'guide': \2(.i. prôd-igus. Le skr. ajdh 'conducteur' (d'ani-
maux), cité partout au moins depuis Curtius^ 170 n'existe pas*
otYOç n. 'vénération'. Voy. ôyioç.
àYOCTToç m. 'paume de la main' (Hom.),'bras recourbé' (Théocr.).
Skr. hàstah zd zaatù v. pers. dasta 'main' (de Saussure Mé-
moire 53), lit. pazastis 'espace sous le bras, creux de l'ais-
selle'. Avec i.-e. gh peut alterner g, de là gr. aYOCTTÔç; cf.
skr. mahàn 'grand' : gr. |uéYaç, ahdm : êyuj, hdnuh : y^vu-ç
Yvà9o-ç. Wackernagel Aind. Granim. I 249. Brugmann Grdr.
P 558. 634. Uhlenbeck Ai. Spr. 359. Zupitza KZ. 37, 391.
Henry Bret. mod. 41, après Fick-Stokes ^ II 178, y ajoute
V. irl. hass et boss, d'un celt. *bost-d, bret. bôz 'creux de la
main' gaél. bas 'paume'; Zupitza IF. XIII Anz 50 sq. oppose
à ce rapprochement lit. pazastis (lit. z représente normalement
i.-e. g ci gh'., v. irl. b = i.-e. gu). — Mansion Guttur. gr. 104
observe justement: «Rien n'est plus douteux que cette étymo-
logie: àYOCTTÔç n'appartient qu'au langage homérique, où il
n'apparaît que dans une formule fixe [ô b' èv Koviricri Treaùiv
ë\e Yoiîav aYOdio) A 425 etc.], dont le sens est incertain depuis
l'antiquité. D'autre part, skr. hâstah se rapproche très bien
de gr. xn?^n 'serre' [dor. xa\â < *xaa-Xâ Frôhde BB. 20, 218].
Il est tout à fait inutile de multiplier à plaisir les alternances
de g et gh.>> (àYoaxôç : lat. âla 'aile' < *acslâ Wiedemann
BB. 27, 257 n. 1. Très douteux.)
ctYpâ f. 'chasse, prise'; àYpeùç-, -éuuç 'chasseur'; otYpeÛLU 'chasser';
àYpéjuuuv Gripeuiriç Hésych. ; aYpéuu 'prendre' (éol. aYpéGevxa
dîYpéOevTeçGDI. 215,49. 50; 214,33 etc.) aiiT-dYpeioç 'prenable
au gré de chacun' ; TTaXiv-dYpeioç 'révocable'; KpedYpa f. 'havet';
TTupaYpa f. 'pincettes'. Skr. ghàsé-ajrah 'poussant à la consom-
mation, éveillant l'appétit' zd azra- 'chasse' dans vdhrkam
— 10 —
azrôdaiàim 'ITiiive cliassaiite', v. iil. ar 'défaite' gall. aer
'bataille, lutte' < '*agro v. corn, hair 'clades' gaul. Su-agros
Ver-agn. Fick ' 1 2. II 7. Bnigniann Grdr. II 175. P 445. 60.3.
Scliradcr RL. 384.
dfpeîqpvaf. (Anth. P. VI 297 < *àYpei9V-ia), àYptcpn f. 'herse,
râteau', cf. gr. Tpî^poç tpîttoç ra. 'filet de pêche', skr. grapsa-
m. ou n. 'faisceau', v. isl. Idarf, kerfi 'fagot, paquet', lit. grëhiii
grêbti 'prendre, saisir'. Lidcn Stud. 11. Hirt BB. 24, 281.
Le rapport skr. grapsa- : gr. àfpeîcpva est des plus douteux.
ttYPOÇ m. 'champ'; aYpioç 'sauvage'; àrpoinç m. 'campagnard'
(ancien fén». masculinisé. Brugmann KVG. 357). I.-e. *agro .s
'pâturage, campagne', skr. djraJt m/sens ajriyah (< i.-e.
*rt^/7/o- = ttYpioç) 'qui se trouve à la campagne', arm. art
'guéret' (H. Pedersen KZ. 39, 352), lat. ager, got. al^r-s 'cam-
pagne, guéref V. h. a. acchar v. isl. alcr. Curtius^ 171. Fick^
I 2, 350; etc. Voy. ciyuj.
ctYPUTTVOç 'privé de sommeil'; aYpuTTvia f. 'insomnie'. L'étym.
a été cherchée dans des voies très diverses (p. ex. aYpéuu +
uTTVOç 'qui fait la chasse au sommeil' Lexx.). Wackernagel
Verm. Beitr. 4, rappelant boni. ctYp-auXoç, épithète des pôeç,
TTopieç et TT0i|uéveç 'qui passent la nuit aux champs', et att.
àYpoÎKoç 'qui demeure en pleine campagne' traduit 'qui dort
en pleine campagne' (bergers, guerriers), mais, dès le V*^ siècle,
le mot avait son sens actuel, cf. Hrdt. III 129, 11.
oiYpujcrTiç, -iboç et -euuç f. 'chiendent' (Cynodon dactylon L.).
Lewy Fremdw. 32 sq. repousse les étym. sémitiques; l'-à est pro-
thétique [V]; cf. yp^cttiç 'herbe, fourrage vert' et Ypâw 'ronger'.
cÎYuia et ÙYuià f. 'rue'. Primitivement partie, fém. non redoublé
(scil. ôbôç) de ciyuj. Curtius^ 170. Brugmann Gr. Gr.^ 210sq.
324. KVG. 542. Voy. sur cette catégorie (aiGuia 'EXeuGum
âpTTuia etc.) Brugmann Grdr. II 410 sq. 1215 scf. J. Schmidt
KZ. 32, 347 sq(i.
dYX«upoÇ 'proche du matin'. Voy. aupiov.
«Y XI «Yxoû àYXo9i 'près de', comp. Saffov < *àvaaov < *0[yX1OV.
B. angh cf. aYX^- Brugmann Gr. Gr.» 31. 75. 78. 98 sq. 457.
ccYX^AJ 'étreindre, étrangler'; aYXovq f. 'action d'étrangler ou de
pendre'; àYKirip, -fipoç m. 'agrafe ])()ur rapprocher et serrer
— 11 -
les lèvres d'une plaie'; â^xi etc., voy. supra. R. i.-e. angh
'serrer'. Lat. angô angustus ^), got. aggwus 'étroit' v. h. a.
angl eugi, skr. ajtûh 'étroit' qhah n. zd qzô 'angoisse',
V. irl. cumang 'étroit', v. si. azilkû, arai. anjuJc, lit. anhsztns
'étroit'. Curtius^ 190 et passim. Fick^ I 2 sq. 352. II 14 sq.
87. Zupitza Guttur. 98. Hilbsclimann Arm. Gramm. I 420.
cÎY'JJ 'conduire'; ôyoç ctKTuup 'guide'; aYOJV, -ijùvoç m. 'lutte'; ctYuia
àYuid f. 'rue'; àYïvéuu ^) 'pousser, conduire', etc. etc. Cf. aYpoç.
I.-e. ^'âgô 'je pousse, je conduis', skr. djati zd azaHi, arm.
acem, lat. ago, v. irl. aqat 'agant', v. isl. inf. àka. Curtius^
170 et passim. Hiibsclimann Arm. Gramm. I 412. Hirt Ablaut
§ 761; etc. Voy. ôyiuoç.
àYUJYH f- 'conduite'; aYUJYÔç 'qui guide'. Formations nominales
redoublées contenant le degré long fléchi de R. ag\ le degré
long normal dans lat. amh-âgès.
àbaYinoç* Kvr|cr|Li6ç Hésych., rétabli, au lieu de ôbaYi^ôç ras.,
Soph. Trach. 770 ; àbaxa • Kva, KvriGei KeçaXriv, HJrjXaqpâ Hésych. ;
àhaïx\(5a\' KvfîcTai Hésych.; cf. ôbàHer toîç ôboûcfi boiKvei
Hésych. et beaucoup d'autres gloses. Initiale à- et ô- dans
Hippocrate; uubaHov 'dolebam' Xén. Symp. IV 28. Pour J.
Schmidt KZ. 32, 391 sq., c'est ôbàH et non bétKVUJ qui est à la
base du groupe; u)baY|uévoç àbaY|u6ç ôbaKiâZieiv ont régulière-
ment perdu le O" entre consonnes et sont à ôbàE comme XaKTÎZiuu
est à XàH; àbaxâ àbaxeî sont des produits de l'analogie; dbaYlnôç
àbaxeî sont des exemples d'assimilation d'un o à l'a de la
syllabe subséquente.
àbariç 'ignorant de, n'ayant pas l'expérience de'. Cf. 3sg. aor.
bé-bae bafivai, ion. brivea n. pi. 'projets, desseins' < *bavaea,
àbr|vr|ç 'inexpérimenté' àbâvéç'àrrpovôiiTOV Hésych., skr. c?rt.s'-râA
'qui fait des miracles' dâsah n. 'action habile'; i.-e. *dns- "^dens-.
1) «Lat. anqidus est étraiig'er an groupe et se rattache à lat.
uncus gr. âYKoç, avec une alternance g : q dont il y a des exemples
Grdr. P § 701. > Brugmann IF. XII 397 n. 2. [Voy.Walde Lat.VVb. 32.]
2) Hom. àYîvé|uevai; le rapport avec àYvéïu (lac. crét. étol.) et
âYUJ est le même que celui de ôpivuj lesb. ôpivviu (vraisemblablement
<C *ôpi-viiu, cf. ùjpïva ii)p{v9)'iv) avec ôpvû|ui et iùp6|i.iriv. Brugmann
Gr. Gr.3 293.
— 12 —
HUbsehmann dans Curtius'^ 23U. Brugruauu Grdr. 1- 748.
Gr. Gr.3 122. 126. KVG. 346.
àbdiiiaToç 'indompté': skr. dantdh 'dompté'. Voy. bajuàuj.
àbeXqpôç'j hom. àbeXcpeoç ( < '••àbeXqpeioç Bru^nnann IF. XIII
147 sqq., < *àbeXcp6(y-o-ç, d'un*beX(poç n., avec un? Brugmaun
KVG. 328) àbeXqpeïôç m. 'frère'; àbeXcpii Pind. et tragg. àbeXqped
ion. àbeXqpéri -fi lesb. àbeXcpéâ f. 'sœur'. Gortyn. àbeuTTiai, une
fois contre douze fois àbeXTi-, indique une prononciation l
devant consonne, cf. lit. dial. saudus < saldus (satdùs) "doux'.
à-beXqpôç = skr. sagarbliyah 'couterinus' dans la formule
*(ppaTrip (ou (ppdiuupj àbeXqpoç, qu'il a supplantée; cf. beXqpûç
béXqpaH lat. volba (vulva) skr. gârhliah 'fruit de la mère, couvée'.
Curtius^ 479. Delbriick Die idg. Verwandtschaftsnamen 87sq.
Brugmann IF. XII 147 sqq.
àbeuKj'iç épitliète hom. ordinairement traduite par 'âpre, cruel',
parce qu'on a voulu y voir à- négatif et beuKr|ç 'doux'
beÛKOç 'douceur', alors que les scoliastes la glosent presque
toujours par 'inattendu, imprévu, soudain'. Fick'* I 452 pose
une base deuJxO 'soigner' gr. beÙKer (ppovTlZiei Hésych. èv-
buKéuuç 'soigneusement' à-beuKr|ç TToXu-beÛKiiç AeuKaXiuuv. —
Lagercrantz KZ. 35, 276 propose pour èvbuKéuuç les sens de
'promptement, vivement, bien', pour dbeuKiiç les sens d"immo-
bile' ou d"intolérable', et rattache ces mots, avec baibûacreaBar
ëXKeaôai Hésych., à lat. dûco got. tiuhan 'tirer' alban. ndtik
'arracher, ronger les cheveux' (cf. G. Meyer Alb. Spr. 301 sq.),
rapprochement qui n'est sans doute vrai que pour baibûa-
(TeaBai.
dbrîv, -évoç m. ou f. 'glande'. I.-e. *w^«ew-, lat. i?î_r/we» 'aine',
V. isl. dIcIvV 'tumeur' nl-kueîin 'gonflé'; puis, avec alternance
i.-e. de git et de gUh, gr. veqppô-ç lat. nehmndines v. h. a. utoro
^Yeiu' <*negVh-ro-. de Saussure MSL. VI 53. Brugmann Grdr.
P 391. 4U8. 593. 634. KVG. 128. Hirt Ablaut § 633. Bezzen-
berger BB. 27, 141.
1) Les g-rammaires et les lexiques font proparoxj^ton le voe.
dbcXqpe; les textes le font oxyton, àbeXcpé! Cf. Keelhoff Rev. Instr.
Publ. vn Iîelg-i(iue, 37 (1894) p. 3 scj.
~ lÈ -
ahr]v 'à satiété, a^sez' < â-briv, d- < *S5-, U. sa, cf. daioç "in-
satiable' liom. d^iÊvai "rassasier' ëuu^ev < *ào|aev (Fick IliasôlO),
skr. a-sinvàh "insatiable', lat. satur satis sat, v. irl. sathech
"rassasié' sâHh "satiété', got. sap-s "rassasié' ga-sôpja "je rassasie',
lit. sotù-s "rassasié' sôti-s "satiété'. Fick * 1 557 . II 289. Scbulze
Qu. ep. 452.
àbiKT] f, "ortie' < *nd-i-j£â (cf. gr. éAÎKri lat. salix v.h.a. salalia)
d'un tbème i.-e. *nod-i-, d'où germ. nati-lô v. b. a. nezzila ail.
nessel "ortie'; de la même racine v^ecZ : got. wrtii "filet' v. isl.
nôt "grand filet' v. irl. ne-naid "orties' lit. né-ndrè "jonc, canne
de jonc' skr. naddh "jonc' gr. viibûç primitivement "épiploon'
(Wiudisch IF. III 84). Cf. Siitterlin IF. IV 92. Brugmann
Totalitât 60.
àbivôç on dbivoç "abondant', dru, serré' (Hom.). Etymologie
obscure. Pour Zupitza Guttur. 88 dbivoç < *sm-gVi-nés v. isl.
Icui "enceinte, baie' A:î«'rt "parquer' ombr. hio "sacelkim'C?) pélign.
hiam v. sabell. bie{?); cf. Bugge Altit. Stud. 45. Bezzenberger
BB. .16, 245. 27, 141. Planta Osk.-umbr. Gr. I 337 (aliter 413).
"N'a rien de décisif Mansion Guttur. gr. 226. Buck Oscan
and Umbrian grammar (1904) p. 330 déclare incertaine l'éty-
mologie de l'ombr. bio.
dbjuoXiri f. "ignorance'; db)U(ju\ri f. m/sens (Hésycb.); àb|uuu\eîv
d^voeiv, f\ dYVuujLioveîv, f\ dKiibidv. < *àFib|uoX(r|, cf. ïb|ui"| ib|uo-
G\)vr\ "connaissance' ïb|uujv "instruit de'; de même Kduj < *KaFiuj,
KXduj < *K\aFia) ; pour le suffixe, cf. ôZioXriÇ o^oXiç qpaivôXriç
9aivoXîç. Lewy BB. 24, 108. — Il est à noter contre cette
etymologie que db^oXbi est ionien (Callini. fr. 338), que le
traitement ci dessus indiqué est attique, que l'ionien n'a connu
que les formes phonétiques Kaiuu KXaiuu, enfin que li de *KaFiuj
*KXaFiLu est semi voyelle.
dboXéaxriç "bavard' < *àbFo-XéaxriÇ cf. bom. dbb^v < *dbFriv
àbbriKÔTeç "pertaesi' Kretscbmer KZ. 31, 295; mais ctbbriv
n'est qu'une variante pour âh^v (E 203), dont Scbulze Qu.
ep. 452 sq. explique l'a par *à-ad-biiv (cf. supra ôtbriv); l'a de
dboXéffxilç s'expliquerait de même, dit Scbulze, à moins qu'on
ne préfère poser dbo--<d-Fàbo-, cf. tô dboç Bergk ad Hippon.
1 00, ddbriç "désagréable', justement rétabli dans Tbéognis 295. —
— 14 —
< *à-aFabo- m. li. a. i^ivatz 'bavardage'. Prellvvitz 179 sq. [?] —
< *ànboXecrxnÇ 'J^iit la parole est désagréable', cf. ctKiuv <
àe'Kuuv âeXov < âeeXov abuûv Moscb. III 9 <àribajv, XécJxn se
rattachant à R. Xet- et ayant tout d'abord signifié 'chambre
destinée à la conversation', cf. Aéaxnç, auteur de l'^iXiou irépcriç,
Lewy Fremdw. 95. — Incertain.
àbpàqpaHuç, -uoç f. 'arroche' (Atriplex hortensis L.). Aussi les
formes aTpâcpaguç (cf. HJeub-arpdqpaEuç 'arroche de mensonges'
Arist. P]q. 630) àipotcpaEiç àbpàcpaHuç àvbpdqpaEuç, celles-ci
modifiées par l'étym. populaire, cf. dbpôç et àvnp dtvbpôç.
Etym. inconnue.
àbpoç 'abondant, épais, dru'; ctbpôuu àbpuvuu 'faire croître, faire
grossir'. Etym. obscure. On en a rapproché skr. sûndrah
'épais', qu'on a décomposé en *sa-andra-, littéralement 'qui a
un noyau', cf. andam 'œuf. Uhlenbeck Ai. Spr. 333, Got.
Spr. ^ 137 note que cette décomposition est très peu sûre et
que de sandrah sont peut-être parents got. snutrs v. h. a.
snottar 'sage, habile' avec le même développement de sens
qu'on observe dans gr. ttukvôç (àbpoç : snutrs Noreen Abriss
8 sq. Streitberg Urgerm. Gr. 69), mais le rapprochement got.
smifrs : gr. v6oç voûç 'esprit' dû à Hirt Ablaut § 537, Hand-
buch § 156 infirme cette conjecture.
dbpôxriç, -fiTOç et dbpoiriç f. 'force, vigueur', àbpoTriTa dir. eîp.
TT 857 = X 363 = Q 6 ; puis, en parlant de plantes (Théophr.),
du son (Athén.415a). Généralement rapporté à dbpôç, alors que
dbpoiriç signifie 'abondance' dans le Nouv. Test. 2 Cor. 8, 20. —
Prellvvitz 4 pose dbpôtriç < *vpoTriç et compare zd hu-narstât
'vertu', *vp-OTtiç contenant une forme réduite du radical de
dvrip; mais dans un cas analogue là- n'apparaît pas : *vp-ujnj
> bpubvjj 'homme'; faut-il lire XiiroGaa bpoTfÎTa Kai nPiiv et ad-
mettre un subst. bpoiriç < *vp-o-Tnç, dont la formation, au
surplus, ne laisserait pas d'être insolite?
àbpua'TTXoîauovôHuXa' KuTTpioilIésych.à-<*^m-+bpûç. 0. Hoff-
mann BB. 15,91. Gr. Dial. 1 171. Meringer Beitr. z. Gesch. d.
idg. Dekl. 23. Schulze Qu. ep. 107. Osthoff Etym. Par. 148.
d(F)eeXov > att. deXov 'prix de la lutte'; deeXoç m. 'lutte, con-
cours'; à9Xeùuj deXéuu 'lutter'; d6X)iT/ip 'lutteur'; dGXioç 'qui
— 15 —
lutte; nialheiireiix'. Got. wadl 'gage' v. h. a. u-etti^ lit. vadujit
vadiiti ""délivrer eu rachetant', lat. vas géu. vadis 'garaut'
vadimonium 'caution' praes géu. praedis < *prae-vid-.
Curtius5 249. Bechtel Hauptprobl. 243. Uhlenbeck Got. Spr.^
163; etc. — Plck'* I 541 détache âeBXov du groupe. — Zu-
pitza KZ. 37, 405 sq. rapproche âeBXov et àeSXoç de m. irl.
feidm 'effort' fedïl 'persévérant'. — Bezzenberger BB. 27, 144
reprend l'étym. de Benfey Wurzellex. I 255 sq.: skr. vadh-
'frapper, tuer', cteBXov ayant pu signifier tout d'abord 'arme'. —
Solnisen Unters. 268 coupe *àFe-6Xoç *àFe-6Xov : skr. vâ-ija-fi
'se fatiguer, s'épuiser' R. auë, ce qui semble préférable.
att. à 61. Voy. aiei.
àeibuu att. abuu 'chanter'; doibri att. d)hr\ f. 'chant'; dtoiboç 'chantre,
chanteur'; àoibijuoç 'chanté ou digne d'être chanté'. S'inspirant
de Brugmann KZ. 25, 306 sq., qui voyait dans Fem- (gortyn.
FeliTUJVTi TTpoFeiTraTUJ, att. emeiv) une dissimilation pour FeuTt-
< *ue-uqu- = skr. vôc- dans d-vôca-m de R. ueqV' (FéTroç),
Wackernagel KZ. 29, 151 sq. tient àeîbuj pour dissimilé de
*àFeubuj, apparenté à aùbri ubéuu. Incertain pour Brugmaim
Gr. Gr. ^ 50. Admis par Solmsen Unters. 238. Hirt Hand-
buch §§ 162. 247.
àeipuj 'soulever' < *àFepiLu; aïpuj < *Fapiuj (Brugmann KZ. 27,
196 sq.); lucTriopoç > att. luexéujpoç 'qui est en haut ou qui
s'élève' éol. irebdopoç. On n'a pas trouvé avec certitude
de parents de ce groupe dans les autres langues. Curtius^
348 voulait en rapprocher skr. vdrs-ma n. vars-mà m.
'hauteur, pointe', lat. verrûca 'bosse, verrue', v. slav. vncliû
lit. virszùs 'sommet, pointe'. — Pour G. Meyer Alban. Spr. 475,
àFeipuj 'soulever' < R. uer suer cf. lit. sveriù 'je pèse' svàras
'balance' alban. rjer vier 'je suspends'. — Solmsen Unters. 289 sq.
distingue de àeipuu 'soulever' un àeîpuu 'attacher', auquel il
ramène: Texpdopoç att. léTpiupoç, auvdopoç d'où att. (Tuvuupiç
'bige', TTapdopoç 'attelé près de', dTrdopoç 'séparé', Kaidopoç
'dépendant' d'où att. Karujpîç 'lien qui pend d'une couronne',
dopirip 'courroie d'un havresac; baudrier'; dopiéaj 'élever,
suspendre', dop 'glaive', c.-à-d. 'suspendu, pendant'; doptrip serait
un éolisme avec -op- correspondant à -ap-; «d- est-il copulatif
- 16 -
<C.à- = skr. sa-?» R. uer 'attacher, joindre' : lett. icer'u wëri
'ranger, broder, condre', lit. vir-tînis 'lacet' virvé 'corde' vorà
'série' vôras 'araignée', v. slav. vrïvî 'corde' sû-vora 'fibula',
skr. avait 'série, fil' vârah 'série, suite, fois'. — Base auer.
âeWa f. 'tempête, ouragan'; àeXXaîoç 'impétueux'. Voy. âimi àrip.
àeXXiiç épithète de KovîcraXoç F 13 'nuage de poussière qui tour-
billonne' < *.m-FeXFr|ç cf. aïXuj et àoXXriç.
àévaoç 'qui coule ou s'épanche toujours'; àevâuuv m/sens <*aîFe
'toujours' (cf. aie Hérod. I 497, 15) + vaùei • péei, pxûei Hésych.
d(F)éE'uj 'faire se développer, accroître, augmenter; moy. s'ac-
croître, se développer' << *aueq-s- 'augere'. Voy. auHuu, aùHdvuj.
aor. hom. decra, toujours joint à vÛKia, 'séjourner' : skr. vâsati
'il se tient, il séjourne' zd vatdhaHi m/sens, got. wisan 'sé-
journer'. Benfey Wurzellex. I 298. L. Meyer KZ. 22, 5.30 sqq.,
Handbuch I 9. Solmsen Unters. 267 *), celui-ci admettant un
ot- prothétique; je pose i.-e. *aues-, élargissement de R. au.
Voy. aùXri auXiç.
àla f. 'suie; lie; crasse'; àluj 'sécher, brûler; intr. se consumer';
àlaXéoç 'brûlé, sec, dur. I.-e. *azd-, tchèque ozditi 'sécher',
got. azgô 'cendre' < *azgôn < *azdyô7i < germ. *astayôn,
V. h. a. asca < *astl-ôn, la racine azd étant un développement
j)ar d de R. as dans lat. ârêî'e ûridiis ardêre skr. âsah
m. 'poussière, cendre'. Osthoff PBrBeitr. 13, 396 sqq. Walde
KZ.34,521. KernTijdschriftv. ned.taal- en letterk. IX 190 sqq.
Uhlenbeck Ai. Spr. 23. V^oy. syrac. dcrpoXoç 'rouille' et cf.
ctbbauov Hripôv. AdKuuveç Hésych. (bh < zd).
dZirixriç adj. hom., glosé par dîrauaTOç, auvexnç 'incessant'
< *d-2:a-€xr|ç dbia-exnç (à côté de quoi à-Z;-exéç • dbidXeiTTTOV
Hésych., cf. Z-aYpeùç). Schulze Qu. ep. 471. Brugmann Gr.
Gr.3 141. — Bezzenberger BB. 1, 336 groupe skr. yahvdh 'qui
se hâte' v. h. a. jagOn 'chasser gr. dZIrixriç, ce qui n'expli-
que pas l'd-, cf. Khige*^ 185. Zupitza Guttur. 218. Uhlen-
beck Ai. Spr. 237. Admis par Hirt Handbuch § 232. —
< *db-iâxnç 'qui se hâte vers', *«rf = lat. ad. Sommer Gr.
Lautst. 158.
1) Sehulzo Qu op. 74 sq. a votilu voir dans l'a de vuKraecrav
vuKTCtéaai vuKTaeaa vuKTûéaaiaev la dé.sitience du substaiiC!.
— 17 -
d ZioLi ai. Voy. u-ç\oç.
àribiuv, -ovoç f. 'rossignol' (àpr]b6va* àr|bôva Hésycli.), éol. àribo»
Schol. Sopb. Aj. 628. Les textes dans Tbompson Greek birds
pp. 10-14. Contient R. ued [on base aued] au degré long-;
cf. aùbi] Voix', ûbéuD vbvj 'louanger', *Fobd dans cypr. jobâv
Hésycb., boni, oùbri-ecrcra^j "parlant', 'Hcri-oboç, *Fobôç dans
YObov yoriTa Hésyeb. (cf. Scbulze Qu. ep. 17 n.o), àeibuu [voy.
supra], skr. vddati 'parler'. Solmsen Unters. 238. 266.
àm-ii ""souffler'; otriTiiç Vent'. Cf. otrip deWa duupoç. Skr. vâtl
'souffler' zd vcVti, v. slav. véjati 'souffler' vétrit 'vent' lit. veja!<
'vent', lat. ventus < *vê?itos, gall. gicijnt V'ent' v.irl. feth 'air',
got. waian 'souffler' winds 'vent' tvinpislaûro V'an', cf. lat.
ventïlàre vannus, lit. vetijH 'cribler'; etc. etc.; i.-e. «m^. P. ex.
Curtius^ 587. Brugmann MD. I 27-33. Persson Wurzelerw.
91. 201. 225. 228. Henry Bret. 21. Solmsen Unters. 270.
arip f. 'brouillard' bom., géu. i^époç ^), ni. 'air' att.; éol. aurip
= aupa 'souffle'; cf. d(F)e\Xa éol. aueXXa gall. awel 'vent'
et dri|ui.
àiîauXoç 'criminel' (àrjcruXa è'pxa E 876) se rattacbe peut-être,
avec -au-<*-Tu-, à ddiai ("Airi, f\ iràviaç datai T 91. 129),
skr. d-vàtaJi 'non lésé' pour Brugmann Ber. d. siicbs. G. d.\\'.
1901, p. 94, avec l'éventualité d'un driauXoç = skr. vatulah
'fou'.
diiCTupoç 'léger comme le vent, agile, rapide < *dFriai)poç;
-cru-<*-Tu, cf. skr. vâtulah 'venteux; m. tempête', vdtrdah
'tempête'. Brugmann MU. I 30. Ber. d. siicbs. G. d. W. 1901,
p. 92. L. Meyer I 17 et cf. le précédent.
dGdpri f. 'bouillie de farine ou de gruau', dGipa Diosc. Mot
égyptien pour Pline 22, 121, qui a dû mal comprendre sa
source. La forme att. dGdpi] conduit à poser un *d0dpFiT, cf.
bépri Kopri etc. Mot obscur. Une bypotbèse de Jobansson
KZ. 30, 414 (< *w0apr] : skr. mdnthati mathnâti 'secouer'
gr. )uô9oupa 'poignée de la rame' Hésycb.). Voy. dGiîp.
1) Vulg-. avbY]€aaa e 334 etc.
2) at^p par dissimilation, cf. népoç et hom. buç-âi'iç; ionien
postérieur ririp refait sur rj^poç.
— 18 -
àôe'Xruj 'liaiic, filtrer, presser' llésveli. Orig-ine ineoiinne. —
K>t ^-roupé avec àdeX^àleiv buiOeîv, dBeXbeTar biri9eÎTai,
eXipuj et qpXipuj 'presser', par Fick BB. 16, 287. 290. 18, 142.
Iloffiiianii (irieeli. Dial. III 600, sous une même racine qui
contiendrait deux fois unelabio-vélairc; difficultés du vocalisme,
de ralteriiance çX : 6X à l'initiale, de la prothèse de l'a, et du
Y en reg-ard du p et du b.
à9epiZ:uj 'négliger'. Siitterlin IF. IV 1)8 propose un rapproche-
ment avec ail. icert 'valeur': contesté par Zupitza Guttur. 34,
qui rappelle gall. gwerth 'prix, valeur', oii gic-<i'\.-(i. u-, cf.
gwir : lat. vêrus got. tuzicêrjan "douter', g-all. gic- ne pouvant
< gUh-. — Parent «peut-être» de skr. àdharalj v. li. a. nndero
"l'inférieur' pour Bruguiann Gr. Gr. "^ 194.
0(9 ri p, -epoç m. 'barbe d'épi ; épi ; pointe de lance'; à96pîvri f. petit
poisson rajjpelant la sardine, sans doute l"aphyie' des modernes;
àv9épiH, -ÏKOç m. 'barbe d'épi' (influencé i)ar dv9oç?); à9epriiç
(piZia) 'épineux' et i)eut-être à9âp(F)ri (cf. supra). Fick^ I 351
pose un i.-e. *adhor loe. ^adJieri 'barbe d'épi, pointe', d'où gr.
à9rip àv9épiH à9àpri, lat. rtc?o>*'épeautre', v.slav. «c^zca 'hameçon',
mais ador est un thème sigmatique : got. atisJcs 'guérct', pour
Lottner KZ. 7, 163, Uhlenbeck Got. Spr. ^ 18, Sommer Hdb.
d. lat. Laut- u. Forinl. 444'). — Cf. véd. afharv/- f. adj. afhari
f. 'pointe' afhanja- athartjû- 'montrant ou lançant des pointes'.
Zubaty KZ. 31, 3. Mais pour Uhlenbeck Ai. Spr. 6 les mots
védiques sont étrangers au groupe: afharvitjam ace. sing. f.
étant iuexi)liqué et athariyah gén. sing. étant d'un sens mal
établi-)- — l'ick BB. 16, 291 groupe à9iîp àqppiouç" à9épaç
llésych. ctxvri 'balle de l)lé' dxupa n, pi. 'balle, déchets' àxiûp
m. 'gourme' : difficultés phonétiques et sémantiques.
à9pÊUj 'observer avec attention'. Lit. dijretl 'regarder bouche
bée' pruss. derels 'vois' deint 'voir', skr. d/ulnii/ati 'tenir',
gr. 9priaacr9ai 'se placer'. Fick* I 468. Bechtel Hauptprobl.
1) [Nié par Waldc Lat Wb. 'J, (pii admet ad oi' : àBàpy\.]
2) Cf. G. Meyer-'' 278: «La comparaison de dôrip avec véd.atharî
'pointe de lance' est tout ;V t'ait incertaine, car la signification du
mot sansicrit est obscure: Grassmann l'entendait comme 'flamme',
Pischel le traduit par 'éléphant'.»
- 19 -
loi n. — Uhleiibeck Ai. Spr. 136 nientiounc skr. dharinjatl :
OprjcraaOai, mais ne cite pas àBpéuu; Benieker Preuss. Spr. t?86
s. V. deirlt ne rappelle pas non plus àôpéuu, qui est pour nous
isolé. — Brug-mann Totalitat p. 17. 46 n. 1, écarte le rapproche-
ment (cf. Grdr. I 204. Persson Wurzelerw. 140. Klnge^)
avec l'ail, umnder 'merveille', en raison de l'absence du F
dans à9pëuj (eubovx' otGprîo'eie E 334) et rattache le mot à racine
dher, skr. dhr-uvdh dhr-ûv-ih 'solide', lit. dr-û-ta-s "solide',
g-r. à-Opôcç 'concentré', ce qu' Osthoff Etym. Par. 121 condamne.
àBpooç att. dOpôoç; au plur. souvent avec Ttàvieç 'rassemblés';
primitivement *à9poFoi, d'où àGpôoi par dissimilation, puis de
nouveau dGpooi par influence de l'initiale de cxTTavTeç lOstlioff
Perf. 481) ou par assimilation des aspirées, cf. OéGiç, GucpXoç etc.
(G. Meyer^ 282). Skr. sa-dhriy-anc- 'rassemblé' dlir-uvah
dhrûv-ih 'ferme'. Brugniann Totalitat 14sqq. F. Millier Beitr.
z. etym. Erkl. 7. Brug-mann Gr. Gr.^ 121. Osthoff Etym.
Par. 121 critique le groupement.
âGpooç 'silencieux' < à- négatif + Gpo(F)éa) 'pousser un cri',
Gpôoç m. 'I)ruit de voix'.
àGépuu 'jouer'; dGup)ua n. 'jeu, jouet; divertissement'. Orig^ine
obscure.
ai 'si'<*rti; dor. r\ 'si'<*ë instrum.fém.sing. ; ei'si' est loc. neutr.
sing. comme ai est loc. fém.; thème *o-, cf. skr. asmài-^ m
ne vient pas de *crFai, qui serait parent de lat. sh
axa f. 'terre'. A été considéré à tort comme doublet de yaia;
plusieurs étymologies proposées, dont une sémitique (Levvy
Fremdw. 135) \). Brugmann IF. XV 93-95 voit dans aîa <
*àFia l'équivalent grec du lat. avia 'g-rand'mère', la terre étant
par excellence l'ancêtre de tous les êtres vivants.
alàZijj 'gémir; déplorer'; aiaY^an. 'gémissement' < aï interjection
de douleur.
■aictvriç et aiâvoç (1 fois Esch., 1 fois Soph., rejeté par Nauck
et Dindorf) 'douloureux, déplorable, triste'. Pour Frohde
BB. 7, 325 aiavôç < *aiaav6ç lat. aerumna (sur aerumna <
1) Skr. sasyàm 'moisson sur pied' zd hahya- 'blé' gall. haidd
'org-e'; dla <i*i>asia. Jacobsohn KZ. 38, 295 sq.
- 20 -
*ad-jeni7nn((, R.Jes 'fervere' voy. Brugmaiin IF. XII 401 ^j). —
< *aîFa(T-vo-ç cf. got. un-aiwislcs 'éhonté' aiwisM 'honte', qui
serait à séparer de g-r. aîaxoç; aîavriç est dû à l'influence de
l'homonyme aiavriç 'perpetuus'. Nils Flensburg Stud. auf d.
Gehiete der idg-. Wurzelbild. n897) 52 sqq. — -< *craiF-âviîç
'qui a le visage effroyable', cf. lat. saevus. Wackernagel
Verm. Beitr. 7. Sommer Gr. Lautstud. 13.
aîâviTç 'qui dure toujours' < *aiFaa-vriç, cf. ai(F)uûv ai(F)ei, skr.
âijuh âyun- 'vie, temps de la vie', primitivement *ai-. Fleus-
burg op. cit. (cf. supra) 52.
arravëii f. 'lance' faite de bois de chêne (cf. lueXii'i, bôpu)'? Got.
'^'aïks V. h. a. eih 'chêne', lat. aesculus < '''aeg-sciihi.s 'chêne
rouvre', cf. gr. alfiXuuHJ 'species roboris' aiYiç 'bouclier (de
chêne?) de Zeus'. Schrader KZ. 30, 461 sq. Hirt IF. I 482.
Pedersen IF. V 43 mais voy. Thumb IF. XIV 345 et av^X^.
aï-feipoç f. 'peuplier noir' (Populus nigra L.). Parent des précé-
dents. Schrader KZ. 30,461 sq. Fick^ I 346. Zupitza Guttur.
214. Thumb IF. XIV 345.
aiYictXoç m. 'plage'; aÎYeç 'vag-ues'; KaTaiTi^iu 's'élancer avec
fureur'. Skr. êjati 's'agiter', à quoi l'on ajoute g-r, aïE 'chèvre^
armén. aie 'chèvre' (rapport incertain). Voy. Thumb IF XIV
343 sqq. et aï^Xn-
a i Y i 6 a X 0 ç et aiYÎÔaXXoç m. 'mésange' (Thompson Greek birds 14).
Ces mots d'origine obscure ne sauraient être les équivalents
de aiYoOriXaç -) m. 'engoulevent' littéralement 'suceur de lait
de chèvre, caprimulgus' < aïE + OiiXàZiuj "téter' comme le
voudrait Prellvi^itz 6.
aÏYiQoç et aiVivBoç, oiseau inconnu et mythique, que des com-
mentateurs ont identifié avec la linotte. aÏYiGoç peut être un
hypocoristique de aÎYÎOaXoç, cf. KopObaXocj KOpubaXXôç : KÔpuboç
KOpubôç, àKttvOuXXiç : aKavBiç.
aÎYiXinj 'haut, escarpé'. -Xivp : lit. lipà îipfi 'monter, grimper';
aiYi-XiHJ = 'qui n'est accessible qu'aux chèvres', cf. dXivp glosé
par TTéxpa (Hésych.), mais qui signifie à coup sûr 'inaccessible'.
1) [Rejeté par Walde Lat. Wb. 12.]
2) Le nom est probablement corrompu et la fonction mythique
de l'oiseau due à l'ét^'mologie populaire.
— 21 -
Uljanov XapiaTiîpia (Moscou 1896) 127 n. 2. Solmsen Unters.
73 n.
T. aiYiXuunj f. sorte de chêne à glands comestibles. Cf. airavéi
arreipoç.
II. aiYiXujvjj m. "folle avoine; fistule lacrymale'^). Serait pour
*àFiYiXuJHJ cf. lat. avëna pour *amna < "^auig-snâ v. slav. ovîsû
lit. aviéà pruss. wyse < "^auîg *auigâ. Pederseu IF. V 42 sq.
(bibliogr.).
aÏTXîl f. 'éclat de lumière'. Contient le degré normal d'une
racine aig 'brandir, lancer' (d'où gr. arfavérj 'lance', airiç,
avec KaxaiYiç, 'tempête', voy. supra); la forme réduite dans
skr. hdg-atl hdgatë 'se mouvoir', cf. encore gr. aixeç 'flots'
skr. êjati 's'agiter'; pour la nasale, cf. gr. ai9uj skr. indhatè
gr. lOapôç; sens premier 'mouvement brusque, vibration, scin-
tillement'. Thumb IF. XIV 343 sqq.
aîxiç, -iboç f. 'bouclier (de chêne?) de Zeus', cf. aixavéïi et les
références; létymologie ])opulaire y aurait vu aïE 'chèvre' et
compris 'bouclier fait de la peau de la chèvre (Amalthée)'. —
Pas absolument sûr. Thumb IF. XI'V^ 345 sq. pense avec raison
que, dans l'irradiation de la racine aig (voy. aÏYXri), le senti-
ment étymologique a été troublé par l'association d'idées établie
avec les homonymes, et qu'un mot comme aiYiç pouvait sug-
gérer diverses représentations, d'autant que l'imagination
mythologique du peuple y avait part; cf. de la même racine
aig une déformation par étymologie populaire dans ail. eicliliorn
'écureuil' {eiche 'chêne'), signalée par Schrader BB. 15, 134.
RL. 164.
aiYUTTiôç m. 'vautour'. L'analogie supposée de ail. làmmergeier
a suggéré à G. Meyer Curtius' Stiid. VIII 120 une composition
de ôiç 'brebis' et Y^vy 'vautour' = 'Schafgeier', cf. Curtius''
391, déjà révoquée en doute par de Saussure Mémoire 104.
ai-YÛTTiôç : YÛrreç J. Schmidt Pluralbild. 219 n. — Origine
obscure; cf. Schrader RL. 6,53.
aÎYuûXioç et aiYUjXiôç, aiTuûXioç (par confusion de V avec T)
m. 'effraie' ou 'fresaie' (oiseau nocturne). Etym. obscure.
1) Cf. pour le lien sémantique fr. orge et orgelet et sans
doute wallon niérid. Idk 'orgelet' < ail. lâcher 'pois chiche'.
- 22 -
A noter le nombre relativement i;rancl de noms d'oiseaux,
commençant par ai-; faut-il d'identifier cet al- avec lat. avis?
Les autres éléments de dérivation sont du reste toujours
obscurs.
ai'bo|uai < *aiab-o^ai 'avoir de la pudeur, de la honte'; aibuuç,
•ooç > -oOç f. 'pudeur'; aibé(cr)-o)Liai (comme aïbo|uai); aïbi|Lioç
'honteux, confus'; aiboîoç 'vénérable'. Got. aistan 'vénérer',
lat. aestumâre <*ai2clitum(lre (Bartholomae BB. 12, 91 n.),
skr. ïçlé 'je supplie, je vénère' < Hzd-. Fick* I 346. Walde
KZ. 34, 522. Wackernagel Verm. Beitr. z. gr. Sprachk, 39.
Solmsen IF. XIII 137. L. Meyer II 87. (Skr. îdé ■ yaj- 'sacri-
fier', gr. uYioç Briigmann IF. I 1 71 , suivi par Walde Lat.Wb. 1.3,
mais voy. s. v. âyioç). ^aiz-d- est un développement de %/V
daus v. h. a. êra 'honneur' ombr. erus ace. sg-. n. 'honorem'
osq. aisusis abl. pi. 'saerificiis'; etc.
aiei aîFei > att. dei dial. aiéç aîév air| (ou aifi? tareutin) 'toujours'.
aiFei < *aiFea-i locatif; ai(F)év locatif de ai(F)ujv; aieç : aiôi <
*aiFo(J-a = aiév : aiuûv; air) est instrum. sing. d'un thème aiFo-;
— aiuuv m. et f. 'vie, durée de la vie'. Skr. âi/i'dj 'vivant'
âyuh (thème âyiis- cf. *alFeç) n.'vie' véd. âijunl (thème ayûn-,
cf. *aiFev) zd âyu 'vie', lat. aemim aetâs aeternus, got. aiics
'temps' V. h.a. êica 'long temps, éternité' (thème i.-e. *aiuo-)-^
puis zd yavë 'pour longtemps, à jamais' yava 'unquam' dat.
et instrum. d'un *yu- : âyu- (de Saussure MSL. VII 89.
Danielsson Gr. u. et'. Stud. I 49sqq. .A[cillet .AISL. IX 369).
Voy. infra s. v. aiôXoç.
aiéXoupoç aïXoupoç m. f. 'chat, chatte' < *à Fi'(j)eXo- : *à-FiaXo-
avec influence de oùpà '([ueue', cf. v. h. a. icisihi 'belette' pour
Schrader KZ. 30, 462, BB. 15, 128, ce qu'admet Perssou
Wurzelerw. 78, mais J. Schmidt KZ. 32, 324 observe que
aîéXoç 'mobile, agité' remonte à un *aioXôç assimilé de *aieXoç;
cf. Etym. jM. 34, 8 aïXoupoç rrapà tô aiéXXeiv Kai àvœçç.\v r^v
oùpàv Kai Kiveîv, et Buttmann Lexil. II 77.
aiexôç > att. aejôç, aiperôç TTepYaîoi Hésych. 'aigle'. (Voy.
Thompson Greck bird.s 1-10.) < *aiFeTOç < *aFieToç : hébreu
'(ijjii pour \ncj<i, i)hénic. 'owjat 'faucon'. Lewy Fremdw. 8.
Uhlenbeek Ai! Spr. 297. - Inutile. J. Schmidt KZ. 32, 329
— 23 -
tieut *àFieTOç pour indo-européen, oiuuvôç < ^^àFimvoç avec assimi-
lation de l'a- au timbre de la syllabe subséquente, et Brug-
mann KVG. 148 voit dans *àFieToç lat. avis et *ôFiujvoç les
dérivés d'une base auei ''oiseau'. — Autre étymolog'ie intéres-
sante, proposée par Danielsson IF. XIV 384 sqq., s. v. aîôXoç.
ail^àç aiZ^riïoç "fort, robuste, honniie dans la force de l'âge'.
Diverses tentatives d'explication (Curtius^ 633), p. ex. ai- <
âFi = èTr{, cf. dï-briXoç "destructeur'; aiZ;riôç = zd ari/yflo "adulte'.
Hoffmann Gr. Dial. I 306. BB. 15, 62. — Danielsson De voce
ailr\6c, quaestio etymologica (Upsal 1892 40 pp.) pose un thème
*aiZ;à(-)-suff.-Fo-)"'incrementi flos,laeta roboris maturitas', déve-
loppement de *àz;a, qui serait en rajiport apopbonique avec
i.-e. '''ozdos "branche, pousse', R. es "vigerc, esse'. Hypothétique.
aïiiToç Z 410. Voy. s. v. aiôXoç.
aiGiTp m. "région supérieure de l'air, éther'; aïGpa f. "ciel i)ur';
aiGëpioç "éthéré, aérien': aïBpioç "pur, serein'; iBapôç "clair'.
Cf. skr. idliryàii "appartenant à la clarté du ciel'. Ulilenbeck
Ai. 8pr. 26 et voy. aïGuu.
aïOo) "brûler'; ai0ôç "brfdanf; aï9ujv aï6ov|j "étincelant, fiévreux,
violent'; aîGoç n. "incendie'; aiBrieiç "rouge de feu'; aïGoucra
f. "cour'; cf. iGapôç "clair', iGaiveaOar GepfiaiveaGai Hésych.
(■< ^ndh- forme faible de '^aidh-), puis aiGâXi-) f . aïQaXoç m. "suie',
aiGaXiuuv épithète de la cigale Théocr. VII 138 ârr. eip.; aiGiîp
(voy. supra); aiGuaauj "secouer vivement; intr. s'agiter, vaciller,
trembloter'; aiGôXiE f. "pustule'. Skr. edliah n. "bois à brûler'
idlimdh m. zd aèsmO m/sens skr. inddhê "il allume', lat. (ledès
(testas < "^aid/i-sf- aesfûs, v. irl. aed "feu', v. h. a eit "bûcher'
v. germ. Aisto-môdius v. h. a. gan-eistir "étincelle de feu'
<*aidzdli- c.l\(\.*c(idhst-. Brugmann IF. VI 102 sq. (bibliogr.).
aiGuia f. Pour Thompson Greek birds 17 sans doute une grande
mouette, Larusmarinus ouLarusargentatus; ra})porté au groupe
précédent par Prelhvitz 1, qui le tient pour un oiseau aquatique
"brun' et en fait le fém. d'un *aiGeûç = aiGneiç "rouge de feu',
(scd. ôpviç) et J. Schmidt KZ. 32, 350, Brugmann Grdr. Il
410 sq. 1215 sq. Gr. Gr.^ 210s(i., (jui y voient un ancien fém.
non redoublé de partie, pari'., cf. aTuia "rue' et d'autres. Non
convaincant; cf. sui)ra s. v. aifûjXioç.
- 24 -
aÎKia f. 'mauvais traitement'; att. ukriç 'inconvenant' <*àFiKriç,
en lapport apophonique avec ion. àeiKiîç Hrdt. cteiKeûi <
*dFeiKecr-iâ; aiKiZ;uj 'maltraiter' : àeiKÎZuu. Voy. eiKuDv et son
groupe.
aÎKXor ai Tujviai toû péXouç Hcsycli., aix^ri 'pointe'. V. irl. ael
'fuscina, tridens', lit. ê'szmas jëszmaa 'broche' pruss. aysmis
'broche' (k < h). Fick^ I 345. Pruss. ayctdo 'aiguille' indique
une vclaire.
aÎKXov 'souper des Spartiates'; akvov bemvov Hésych. Ost-
hoff Perf. 458 a admis l'épenthèsc de i mcMue quand le groupe
VI (ou \\) est précédé d'une occlusive, posé àKViov et rappelé
skr. açnàti 'manger'. Le rapport cesse si, avec Osthoff Etym.
Par. 8, nous posons une base eîcOi pour aç-nd-ti çi-çâ-ti gr.
Kuj-|uo-ç 'festin'; d'autre part Brugmann. qui admettait l'épen-
thèsc Gr. Gr. - (38, juge qu'aucun exemple invoqué (beÎTTVOV <
*beTTViov, KpaiTTvôç < KpaTTvioç; n'cst convaincant, Gr.Gr.^69. —
Les nombreux exemples de -m perdant la semi-voyelle après
un groupe consonantique, cités par Lambert De dial. Aeol.
44sqq., rendent du reste cette épenthèse invraisemblable.
aïXoupoç. Voy. aiéXoupoç.
a i Xivoç adj. 'plaintif, m. 'chant plaintif, lamentation'. Etym.
inconnue. Lewy Fremdw. 167 observe que l'explication a été
fournie depuis longtemps (IMovcrs, Brugsch): cri plaintif sémi-
tique et gréeisé 'malheur à nous!', hébreu 'l lûnn ou 'ôy Idnû. —
Vieux refrain sans signification, pour Wilamowitz, cf. Pauly-
AVissowa I 1009. Je serais plutôt porté à croire que le mot
est d'origine phrygienne, au môme titre que gr. èXeTOç.
aî)Lia n. 'sang'; av-ai|uoç 'qui n'a pas de sang' ô|u-ai|Lioç 'qui est
du même sang'; ai|uàaaa) ai)LiaTiZ;uj 'ensanglanter'; ai)aaTiipôç
'sanglant'; aiiuaiâuj 'être ensanglanté'. V. isl. hunangs-seim-r
v.h.a. m. h. a. seim 'miel vierge'. Fick^ I 799. II 1^56. III 313.
Osthoff MU. IV 144. Brugmann Grdr. II 348. Prelhvitz 8.
Fick-8tokes 303 (i.-e. ^soimeno- 'crème' : gall. liiifen 'cremor
lactis'). Rapport condamné ])ar Klnge*^ 362. — Be/zenberger
BB. 27, 144, tirant aiovàiu de *aaiFovaiuj lit. syvai 'suc', croit
retrouver la racine de ce mot dans aî,ua. — < *aîh|ua *aîa-|Lia,
})arcnt de skr. /.s- isdh 'suc, l)oisson', aussi 'rafraîchissement,
force', R. is ^exciter, stimulev', au degré normal i.-e. als.
Sommer Gr. Lautstud. 29 sq.
ai,uaaid f. "clôture d'épines; mur de pierres sèches'; ai)aaaio\oYéa)
'ramasser de l'épine pour une clôture'; ai^acJiujbriç 'semblable
à une haie'; ai|u6ç m. 'buisson, broussailles, fourré'. Brnpnann
Grdr. II 345 faisait remonter aijuaaid à une forme thématique
''sai-men-, apparentée à skr. sîmâ m, 'raie (de la chevelure)'
v.sax..w?2o 'lieu, corde' g-r.i-|uav-T-(ï)'courroie'î-|uov-ia'c(»r(le de
puits'. — ai|u-acrid:skr. rt^rt.9ft»i'buisson'Uhlenbeck Ai.Spr.ô. —
Après des voyelles longues et des diphtongues, -|U)a- se simplifie
en -|u-; or ici -|U)u- < -ttjli-, ai|u- < *saiiwi- cf. lat. saepes 'haie,
enceinte, clôture'; aijuoç <*ai7T-)uôç cf. bpu-|Liôç ^). Frôlide BB.
17, 318, approuvé par Wackernagel Verm. Beitr. 39, Hirt
Handbuch § 243 sq.
€ii|LHjXoç et ai|uûXioç 'blandus'; ai,uuXo-|ui^Triç 'habile dans l'art
de tromper'. Schrader KZ 3"^ 463 a évoqué v. h. a. m. h. a,
ail. sehn 'miel vierge', ai|uO\ioç ayant signifié tout d'abord
'doux, doucereux, mielleux', ce ([ue Kluge'' 302 tient pour
vraisemblable -).
a\|uujbià f. 'scorbut'; aijuuubiàuj aiuujbéuj 'avoir les dents agacées,
avoir le scorbut'; aijuuubriç 'scorbutique'. Apparemment de
aî|ua 'sang' + ôb- (cf. ôbouç) allongé en wh- en vertu de la
loi sur la composition.
aïfiuuv, -ovoç 'avide de, passionné pour' selon les uns, 'habile à'
selon d'autres; aï|uova 6iîpr|ç E 49 âîr. eip. Etym. obscure.
. Lewy Fremdw. se prononce pour le 2^ sens, écarte la vieille
étymologie qui posait aï)Liuuv = baijuuuv bmiiauuv et rappelle l'hébreu
"amôn 'maître ouvrier, artiste', littéralement 'solide en son art',
lequel aurait subi l'influence de aïjuuuv 'sanglant' [! '?]. — aiViuuv :
1) aif^ôç est l'aecentuation de Liddell-Scott, de Wackeniagel et
de L. Meyer II 100, aîiuot; celle de Prelhvitz, Hirt et Schrader, lequel
(KZ. 30, 4G2 sq.) vo^-ait dans la finale de a\\xo.o\a *âai- = lat. sentis
< '*si}ti- 'buisson d'épines', mais sentis <C *ksentis.
2) Fay Am. J. Ph. 25 (1904), 170 sqq. rattache arbitrairement h
nue racine ais, à laquelle il attribue les sens de 'chasser, poursuivre,
chercher; capturer, atteindre; se hâtei-', gr. aiiaûXoç ai'iaujv l'iuepoç aiôXoç
aiaâ\ujv ai.uaaid aîiioç (sic) ai.uuubîa aïviY|ua aïvu|uai aipéiu aia6âvo|um.
skr.vcd.wiY/^^'il séjourne :in|)rès,vi.site.s<titrne, sert, honore, etc.'
seva f. 'visite, exercice^ service, vénération, etc/[?] L. Meyer
II 100 sq.
aîvoç m. sons fondamental 'parole significative', d'où 1° 'récit
ou allégorie', 2" 'louange'; aïvri f. 'g;loire'; aiveuu 'dire, louer';
dvi^o.uai 'louer', àv-aivouai 'repousser, refuser, dédaigner'
(àv = àva-): aivÎTTOiaai 'parler par énigmes', aïvrriua n. alvrf|u6ç
'parole aml)iguë'. Cf. got. (d-p s v. h. a. ei-d 'serment', m. irl.
o-eth 'sei-ment', < i.-e. '^oUos, qui est à aîvoç comme gr. oÎtoç
'sort' est à aîaa 'part qui échoit'; (àv-iaivo|Liai : aîvoç = skr.
vênati 'désirer ardemment' : vêndh m. 'désir' = got. fraihnan
'demander': skr. p''«ç?î«7? m. 'question'. Osthoff BB.24, 199 sqq.
aivôç 'terrible, affreux, effrayant' < *à)Li-io-ç d'un thème *àjLto-
répondant au skr. dma-h 'rapidité'. Osthoff Perfekt 508 sqq.
Difficultés phonétique et sémantique. — < *aib-voç cf. ai'b-0|Liai
Wackernagel Verni. Beitr. 39. Difficulté sémantique
aïvu)uai 'prendre, s'emparer de'; è'EaiTOç 'choisi'. Skr. inôti
'faire irruption dans, presser, pousser' zd hiaoHi^ base aineu.
Hirt Ablaut §§482, 501.
aïvuj 'débarrasser, par le ventage, de la balle, des cosses; monder
(= TTTÎaauuj' < *Fav-iuj R. uê 'souffler'; aussi dvéuu àvéuu <
*àFavea), lat. vannus, got. di. s -îcin])J an Wî&i^erscv' icinpi-slxaûrô
'van' V. h. a. wintôn 'vanner', lit. vëtaii vetijti 'vanner' vëtyMé
'van'. Solmsen XapicTuipia 171 sqq. Unters. 272 sqq. Sommer
Gr. Lautstud. 54. 104 i).
aïs gén. aÎYOç f. 'chèvre'; aÏYeioç 'de chèvre, de peau de chèvre'.
Arm. aie 'chèvre', zd izaèndm ou îzaèndin 'de peau, de cuir'.
Hiibschniann Arm. Gramm. I 417. On y a ajouté (Fick-Stokes"*
II 7. Hiibschniann 1. cit. Schrader RL. 985) skr. ajâh 'bouc'
ajâ 'chèvre' ajinam 'peau', lit. okijs 'bouc', v. irl. ag allakl
'cervus', (pii semblent former un autre grouj)e.
a 1 6 X 0 ç 'mobile, agité' < *aîoX6ç < *aieXoç cf. aiéXoupoç J. Schmidt
KZ. 32, 324. Cf. got. sahcala 'âme'. Kogel GGA. 1897 p. G55:
Scheftclowitz BB. 29, 44; mais sur saiwala voy. Persson BB.
1) Les exemples de ce verbe ont été réunis par Cobet Mneinos.
X (1861), liOsq.; Meistev Herodas 709 sqq. et Brugmaun IF. III 259 sq.
(<< *sai-nô) s'en sont occupés, en proposant des étyniologies erronées.
19, 276 sqq. — I.-e. *«iw- 'iiiipctiis, celeritas, vis, vig-or'^), croù
skr. ér«7?. 'rapide' rt?/?î/rmobile'. FickP506. PI etc. L. Meyer
II74sq. Danielsson IF. XIV 386 sq., lequel rattache à la même
l'acine àicrcfuu att. acTcriu aiTuu < *aiFïKi(ju 'se lancer sur' dïKr) 'élan'
KopuGâiE 'qui agite la crinière de son casque' TToXudiH gén.
-diKOç (cf. ùve'iiiuuv àiKaç Apoll. Rliod. IV 820) 'aux bonds
répétés', puis "Aibiiç 'Aibtiç "Aibiiç < *aiFib- 'le rapide, l'impé-
tueux, le violent', épitliète du démon de la mort -) (*aiF-ib- :
*aiF-îK- = *KXâF-ï-b- lat. clâvi-s KXâ ib- att. kXiîç kXêîç : dor.
K\âF-i K- aec. messén. KXdKa etc.), puis honi. auiioç diiToç 'ingens,
innnanis' et (cf. Fick-Beclitel Gr. Personenn. 425), les noms
héroïques Aï(F)aç AiaKÔç, enfin aiFeioç 'aigle' (cf. lépaH FipaE
(F)ïpi-iE 'faucon' et (F)kpôç 'rapide' iF)ïe)uai 's'élancer', se porter
vers').
aiovàuj 'mouiller, bassiner'. Cf. skr. véd, isijclmi drapsâm 'je
laisse tomber là goutte'. Fick Gott. g-el. Anz. 1894, p. 229. —
< *(TaiFovâiuj lit. syva'i 'suc'. Bezzenberger BB. 27, 144.
Incertain.
aiTTÔXoç m.'chevrier'^). Le second élément de Pou-k6Xoç 'l)0uvier'
et celui de ai-TTÔXoç ont été souvent considérés comme variantes
d'un même primitif -""-quolo-s: de Saussure MSL. VI 161 sq.
VII 89. iMeillet MSL. VII 58. Bugge BB. 14, 65, etc., cités
par Osthoff IF. IV 281 sq., lequel, invoquant Geri-KoXo-ç 'prêtre'
GeoKÔXoç' lëpeia Hésych., fait d'expresses réserves, partagées
par Brugmann Gr. Gr.^ 117; -k6Xo-ç pourrait être parent de
got. haldan 'garder le bétail, faire paître' ags. liealdan v. sax.
haldan v. h. a. Tialtan, haltlian, ce qui exclurait tout rapport
avec R. quel skr. cdrati gr. TréXuu lat. colo. Hirt Handbuch
§ 222 déclare non justifiés les doutes d'Osthoff; il y a chute,
par dissimilation, de la labialisation quand, devant la labio-
vélaire, se trouvait un -u- (cf. de Saussure loc. cit.), cf. Xùkoç
1) Ces derniers sens dans gr. aiFuùv skr. âyuh.
2) "Aibriç : lat. saevus. Wackernag-el KZ. 27, 276. Verm. Beitr.
4 sq., suivi jDar Fick BB. 23, 185. Schulze Qu. ep. 468. Solmsen
Unters. 7 1 sq.
3) ai- = *àFi- prép. 'contre, vers' Hoffmann Gr. Dial. I 106.
Inexact.
- 28 -
< i.-e. Vuq'JoH, kùkXoç : ttôXoç, i.-e. '■^'qiiqVlos, oivo cpXuE : cpXéi|;,
uTu'iç : pioç, (peû:fuu : qpépoiuai etc. Enfin Pedersen KZ. 36, 88
groupe gr. aÎTrôXoç lat. Ojnlio 'berger' skr. gO-pâldh Tacher',
différents de Pou-kôXoç v. irl. huacliaUl gall. buçja'l 'bouvier'.
aÎTTOç n. "escarpement, hauteur, montagne'; aiTreivôç<*aiTre(J-vo-ç
'élevé'; aiTTÙç 'escarpé'. Thurneysen KZ. 30, 492 a proposé de
voir dans aiTTÛç le produit d'une dissimilation, ai- < au-, cf.
lit. (luksztaH 'élevé', gaul. U.vello-diinum. iMais le tt n'est pas
une ancienne labiovélaire; lit. âuJcsztas est étranger au groupe
(voy. auEuj) et Duvau jMSL. VIII 259 a montré que la consonne
qui précédait à l'origine Vs de uxello- pouvait être un p, rien
n'exigeant une labiovélaire, cf. gr. uipriXéç.
I. aîpa f. 'marteau de forge'. Prellwitz 9 se demande si le mot
est parent de aïpuu (<*Fapiuj) ou, étant pour *aia-pa, de skr.
dyah n. lat. aes 'airain'. Les deux hypothèses sont sujettes
à caution ^). aîpa < *7nr-ia : lat. mar-cu-s Isid. 'marteau de
forge' marcidus Lucilius.
II. aîpa f. 'ivraie'; aïpivoç 'd'ivraie'; éE-aipoûa8ai 'se convertir eu
ivraie'; aipÔTTivov 'crible' Aristoph. fr. 404 (le second élément
de composition est peu clair). Skr. êral'â f. sorte d'herbe.
Fick^ I 1. 34G. — Pour aîpÔTTivov et l'adj. aipoinvoç glosé par
(TKOTeivoç, étymologies hébraï(iues inacceptables de Lewy
Fremdw. 109.
aipe'uu 'pi'cndre' aor. eiXov; ëXuup n. 'proie' plur. ta ëXiupa; crét.
aiXéuu cf. gortyn.aiXeBrj èvaiXeSévTOç etc., pamphyl. àYXéaÔLU ; on
y a ramené aussi, à tort, icsb. aYpéuu (vo}'. aYpa) thess. àvfpéo)
dans èqpavYpévBeiv. Le rapport de ces diverses formes est
obscur et létymologie de aipéuj incertaine; l'initiale n'a pas
été F-. Une bypothèse de Bréal IMSL. \'III 246 sqq.
aîpuu. Voy. deipo).
aîaa f. 'lot, destinée'; aîcrioç 'de bon augure'; a\'cri|uoç 'fatal:
prudent, sage, mesuré'; Prellwitz 91 et Hrugmann lier. d. siichs.
1) Etyiii. compliiiuée de JucobsohnQuaest. Plautinae (Gott. 1004),
37 sqq., qui joint aîpa 'iiiarti;au' ut alpa 'ivraie', le le mot ayant du
sig-nifier 'sarcloir', le 2il 'sarclure', aîpa < *5«/'-/rt ou *sr''-ia, avec
psiloso iniiiciinc, cl', lat. sarlre 'sarcler'.
- 29 -
G, d. W. 1901, p. 94 y ajoutent ai(Tu)uvriTriç 'juge d'une con-
testation, maître', aiaujuvâuj dial. aiO"i|uvàaj 'régner sur, com-
mander à'. aîcTa < à-icra- cf. FiaFôç Curtius^ n° 569 'la
partie égale'. — < *aiKm lat. aequus. Ahrens KZ. 8, 361.
de Saussure Mém. 56. G. Meyer^ 168: à rejeter. — < "''aiT-ia
cf. osque aeteis "partis' ajittîûm 'portionum'. Bezzen-
berger BB. 4, 322 sqq. Wharton Etyra. gr. 94. Brugniann
Grdr. P 186. 275. FickM 345. Osthoff BB. 24, 209. Hirt
Voy. GÎTOç.
aïcTaKoç* ô Tfîç bdqpvriç KXàboç, ôv KaTexovxeç u|Uvouv toùç Beoûç
Hésycb. Etym. inconnue. — Autre nom obscur de l'oiseau
èpiGaKOç. Etym. M.
aicrd\ujv m. "émerillon'. Etym. inconnue. ■
aiaôâvo^ai inf. aor. aiaGéaGai "percevoir'. Appartient à à{u>
''j"entends'=*àFi(Juu (cf.èir-àKJTOç \\\(5i(5)a), lat. audiô<.*auiz-d-'^
Talternance i.-e. -dh- (gr. -6-) : -d- (lat. -d-) est fréquente dans
les éléments suffixaux. J. Schmidt KZ. 26, 17. Scbulze KZ.
29, 251.
àioQw "souffler, exbaler'. Parent de aïov impf. de *àiuj "exbaler'
et de drijui "souffler'.
dicrao) att. acrcro) axTO) fut. àîEuu "se lancer, se précipiter sur';
àiKY] L "élan, essor impétueux'. Cf. skr. ve-mj-ya-tè, de vij-
"se hâter, fondre sur', qui suppose une racine ua^-ig alternant
avec ua^iq de *Fai-FiK-iuj < aiaauu. Osthoff PBrBeitr. 8, 271.
Brugmanu Grdr. II 847. G. Meyer^ 595. Wackernagel KZ.
27, 276, lequel note en passant que le mot n'offre pas de trace
d'un F initial. Depuis, Brugmann Gr. Gr.^ 48 pose un primitif
*ai-FiK-iuj, mais Solmsen Unters. 189, observant que pareil
type de formation intensive ne se rencontre nulle part, expli-
que par la dissimilation la chute du F initial de *FaiFiKiuj. —
Danielssou IF. XIV 386 sqq. prend ombrage de la longueur
de l'î et pose dtacruj < *aiF-ïK- R. àui. Voy. les développements
s. V. aiôXoç ^).
1) Prellwitz BB. 26, 232 pose un primitif *saii>ikio (intensif
d'une racine *seiko *sîk *sik, cf. ïkuu dor. eÏKiu, ukoi). A écarter.
- 30 —
«ïduXoç 'iriii)ic, criminel'. Etyiii. traditionnelles: < *à-FaiCTuXoç,
de aîaa, ou à- négatif + îcroç = lat. in'tquus, également in-
admissil)les. Contient -au- < -tu-, sans plus. Brugmann Ber.
d. siielis. G. d. W. 1901, p. 94.
aîaxoç n. 'lionte'; aiaxpôç 'laid': alaxûvn f. 'honneur, bonté,
pudeur'; aiaxûvuu 'enlaidir, déshonorer', aîaxoç < "^aigUzghos
<i'^ai[j>Jhs (jos, cf. got. alicisJd n. 'honte' < '^aiyuis-l'-. Kluge
Nominale Stannul)ildungslehre (1886) p. 90. Fick'* I 345 sq.
Prelhvitz 9. Walde KZ. 34, 483. Brug-mann Grdr. I-^ 602. 625.
637. 660. Ber. d. silchs. G. d. W. 1897, p. 31. Gr. Gr.^ 100.
(Rapport mis en doute ])ar Feist Got.Etym. 5, Uhlenheck Got.
Spr. - 7, Xils Flensl)urg Stud. auf d. Geb. d. idg.Wurzelbild. 53
lequel rapproche ahci.'^l-i et aiâvôç aiâvi'iç, v. supra.)
aixéo) 'demander, prier'; aÏTiiç 'mendiant'. On a groupé aitéuj
alKÙlex' KttXeî Hésycb. TTpoîaao|uai 'mendier' TrpoÎKTiiç 'mendiant',
skr. i/('icatl 'prier'^ got. aihtrôn 'i)rier, mendier', lett. aizinût
'appeler auprès de soi, inviter'. P^ick BB. 8, 330. P 345.
Bccbtel Hauptprobl. 359. Prelhvitz 9. Hirt Ablaut § 652
(base aieqU). Buck IF. IV 152 sqq. a prouvé qu'en grec les
vélaires pures ne se palatalisent pas en t, et aïKctZiei ttpoÎktviç
excluent l'hypothèse d'une lal)iovélaire; de plus, got. aihtrôn
est un désidératif formé sur aigan 'posséder' (: skr. içê 'j'ai en
propre'), pour Johansson PBrBeitr. 15, 223, ce qui le sépare
de aÎTéai; enfin, que l'on pose ulh aiq ou aiqv, le lette n'y
peut répondre que par aïs- (< aïk-) ou aik-.
àîTâç m. (Théocr. XII 14, 20) 'amant', dïTa (Alcée); èvrinç 'bien-
veillant, doux' (à primitif, cf. Solmsen KZ. 37, 13). Skr. dvati
'se réjouir, favoriser, aider, protéger' àvih 'favorable', lat.
{li)avè (h)avèto 'salut, bonjour; adieu', v. irl. con-éi 'servat'
gaul. Aii-caufus gall. Euilaun etc. (Fick-Stokes'^ II 23), got.
aicilmp 'reconnaissance, remerciement'. Vanicek Lat. Spr.- 29.
Curtius'^386. L. Meyer I 20. Brugmann IF. XV 96. Walde
Lat. \Vb. 53.
«iTÎa f. 'cause, motif; aÏTioç 'qui est la cause ou l'auteur de;
responsable; coupable, accusé' (-ti- maintenu devant -oç à cause
de aiTia et pour éviter la confusion avec aïaioç 'faustus'
Kretsebmer KZ. 30, 574. 584); aiTiâojaai 'regarder comme
- :]i —
auteur de, accuser'. A|)]iai'ciités à aïvu)Lii 'preiidi'e' è£aiTOç
'choisi' pour Vanicek 1 79, Prelhvitz 8 sq. Ke satisfait i)as la
sémantique. Parent de skr. èiiaJi 'faute, péché, crime' i)our
L. élever II 81 et Lambert De dial. Aeol. 50 (<*aivTia *aivTioç).
aïcpvriç èEaicpvriç 'suhiteuient"; alcpvîbioç 'soudain, subit'. Voy.aîqja.
aixiun f. 'pointe de lance'-, aixMnTiîç 'combattant armé dune h^nce';
aixiuàz;a) 'brandir une lance; lancei' un javelot'; aixiu dXuuTOç
'pris à la guerre', littéralement 'à la pointe de la lance'. Cf. aÎKÀor
d\ fuuvîai Toû péXouç Hésych. aixiuri < '^'aiksiiiâ. Lit. eszmas
(< ^aiksmos) jëszmas'hvoi^hç'' lett. èsms 'broche' pruss. aysmis
'pique, javelot'. Fick'* I oAb. Wiedemann Lit. Prat. 31. ]Meillet
iMSL. VIII 299. de Saussure ibid. 443. Berneker Preuss. Spr.
279. Walde KZ. 34, 477. Hirt IF. XII 225.
aîqja'promptement, aussitôt'; aiqjripoç 'prompt, rapide'. Cf.aïqpvr|ç
èEaicpvnç aiqpvibioç, skr. prd-yalsati 'se hâter' yalivâh 'pressé',
V. h. a.jafjôn 'chasser'. Fick BB. 12, 161. Hirt Abhiut § 651:
base aieql'. — al\\)a : aÎTTOç Sommer IF. XI 243.
àîuj 'entendre' < *dtFi(Juj, aor. i\\o{o)a ipf. âïov, èTraïaioç 'en-
tendu, notoire'. Ski', ûvilt zd rt^;^6•■ 'évidemment' v. &\-àv. javiti
'montrer' jV/î;è 'évident'; cf. gr. aia9àvo|uai (àFia-6-) lat. audlo
{<^-'aiuz-diô SchuIze KZ. 29,251. Solmsen Stud. 150 sq.).
Le. auêi 'taire attention à, remarquer'. D'une forme plus brève
aije le skr. âvafi 'faire attention' v. slav. lunii 'intelligence'
zd îisi 'intelligence, entendement, sens'. P. ex. Fick^ II 27.
Hirt Ablaut § 446. Walde Lat. Wb. 52 sq.
aiuuv m. et f. 'durée de la vie, temps, éternité'; *aiu[jç (ace. cdûù,
loc.aiei) m/sens; aiev etc.'toujours'. Lut. aevum aetas{<.aevitas)
aeternus, got. ahcs 'temps' v. h. a. êica 'long temps, éternité
got. aiweins v. h. a. éwig 'éternel', en rapport a])ophonique
avec skr. dyîdj n. 'vie, durée de la vie' ûf/iili 'vivant, mobile;
être vivant'. Voy. aieî et aiôXoç.
aiiupa f. 'appareil ])our se balancer, hamac, balançoire'; aiuupéo)
'soulever, élever; pass. se balancer'. < *Fai-Fa)p-a, formation
avec redoublement intensif et le même degré long- que les
noms féminins qui servent de base à vwuàuj 7TUJTào,uai (Trpuucpàuj
TpujTTâuj.type particulièrement développé en letto-slave. Solmsen
Uuters. 291 n. Voy. àeipuu.
— 32 —
uKuivu f. 'pointe, aiguillon'; aKav m. g-én. cÎKavoç 'chardon'
(LXX); ctKavBa f. (< *àKav9ia Lambert De (liai. Aeol. 49 1
'épine, piquant^ cliardon, dard, arête de poisson, épine dorsale,
etc.', ctKavBoç ni. 'acanthe' (Acanthus mollis L.), oiKavGiç et
àKav9uX\iç f/chardonneret'; dKavoç m. sorte de chardon (Ono-
|)ordnm acaiitliiiim L.), àKavxlM 'porter des fruits ou des fleurs
à tête épineuse'; aKaxiuévoç 'aig-uisé' (lance, hache, couteau
Hom. < *àKaK(J|uevoç Hirt IF. XII 225) ; dtKri f.'pointe' (gramm.) ;
ctKivoç f. ujKi|uov 'basilic'; ùkiç, -iboç f. 'pointe'; àK,ur| f. 'pointe,
tranchant'; aKovii f. 'pierre à aiguiser'; ctKvricyTiç, -loç f. 'échine
d'un animal; sorte d'ortie'; aKopva f. (< *àKopvta) sorte de
chardon, cf. ctKopoç f. 'acorus' plante aromatique, aKOpov sa
racine (voy. Schrader RL. 4(J4); ctKpoç 'aigu', aKpiç, -loç
f. 'sommet d'une montagne' cf. cÎKpâ f . 'faîte', otKpiç, -iboç f. 'sau-
terelle' forme hypocoristique = àKpopaTOÛaa 'marchant sur la
pointe des pattes, aKpiloxjoa' (Prellwitz 12) ; uk^ky] f. 'pointe' (cf.
pour la formation àYuuTil); ctKUJV, -ovtoç m. 'javelot', 0!KOVTiZ;ua
lancer le javelot'. R. i.-e. aJc et aq; cf. avec le degré o gr. ÔKpiç
'pointe d'une montagne' àïvç 'aigu' ôHoç 'vinaigre' ôEîvii 'herse'
(R. oq). Skr. clçrih 'côté coupant, coin' câtur-açriJi 'quadran-
gulaire' açdnih f. 'trait, carreau de foudre, pointe de flèche'
dçnoh m. gén.sg. 'pierre, pierre de fronde (zd asnô gén.) ^) âstrû
f. 'aiguillon' (zd cLHtra)\ arm. asehi 'aiguille' (Hilbschmann
Arm. Gr. I 421); alban. d{>etE 'sur, âpre' (G. Meyer Alb. Spr. 2 ;
lat. aceo 'être sur' acidus acêtum dcer (cf. pour a gr. iiKéç* ôEù
n. pers. «.s- 'pierre meulière' Horn Neupers. Etym. u*^ 22) acerhns
< *acrlclho-.s aciën ((eus gén. -ûs acia < ^acuia 'fil à coudre'
acus gén. aceris n. 'balle du blé' acuo acûmeii aculeus aqui-
f'olius 'aux feuilles aiguës' acipènserÇ?) 'esturgeon' v. lat. ogna
'épi' < *«c«rt (cf. got. ahana v. h. a. aqana 'balle') osq. al'rid
'aciiter ou acri' omhw perakrl- 'opimus' v. lat. ocris 'nions con-
fragosus' mediocris Ocriculuni hiterocrea marr, ocres gén. sg.
'montis' ombr. ukar gén.sg. ocrer 'mous'; gaul. Ayro-tidns
1) Skr. âçnah zd asnô est le g-énitif de àçmayi- asman- gr.
(Sk^ujv: le rapport n'est que probable; voy. infra et cf. J. Schmidt
Kritik 88 sqq.
- 33 —
V. irl. èr 'haut* < ''•'aa'o-s v. bret. ar-ocrioïi 'atrocia' etc. (Fick-
Stokes II 5) ; got. ahs 'épi' ; v. isl. eggja ^aiguiser' ags. egl
'aiguillon' v. h. a. ekka v. sax. eggja 'tranchant du glaive,
pointe' etc. (Curtius^ 131, Vanicek Lat. Spr.^ 4 sq.); lit. asztrùs
'aigu' aszakà 'arête de poisson' v. slav. ostrû osûtû 'aigu' ostmii
'aiguillon' (= lit. àkstinas, avec i.-e. q comme dans lit. akstîs
'petit bâton pointu' lett. aksts 'leste, alerte' lat. occa 'herse'
gr. ôHûç ôHivri Bezzenberger BB. 27, 173) lett. ass 'aigu'; lit.
akûtas lett. akûts pruss. ackons 'barbe d'épi'. Rapports pour
la plupart reconnus depuis longtemps; cf. Fick^ I 14. .349.
II 5. Johansson KZ. 30, 350. Zupitza Guttiir. 187. Henry
Bret. mod. s. v. ek 'pointe'. Walde Lat. Wb. 4 sqq.
II. a K ai va f. 'mesure de longueur de dix pieds'. Dérivé par
Weise Gr. W. im Lat. 218 de lat. amia {acnua agnua) 'mesure
agraire de 120 pieds carrés' avec influence étvm. de cÎKaiva
'aiguillon' (! ?) et remontant à l'hébr. qâne 'perche à mesurer',
d'où 'mesure de longueur de six aunes'. Invraisemblable. Voy.
Walde Lat.Wb. s. v. acnua.
otKaKaXiç f. 'semence de tamaris égyptien' Diosc; aKaKaXXiç-
âv6oç vapKÎcraou. KpfjTeç Hésych. Origine sans doute égyptienne,
avec influence étymologique des dérivés de R. aîc.
àKaxriTa nom. épique 'qui ne fait point de mal (= aKaKOç),
bienfaisant' (épith. d'Hermès et de Prométhée) pour Liddell-
Scott; — 'sauveur' (cf. dKoç 'remède') p. ex. Ameis uu 10; —
'habile, rusé', Q,î.\-à\..acidus etàKaKÎeiç* cfuvieiç, àKaKieî* auvieî
Hésych. pour Hoffmann BB. 17, 328, ce qui est évident.
otKaKia f. 'acacia', arbre épineux d'Egypte, Diosc. Cf. supra
otKttKaXîç.
àKttXaveiç, -iboç f. 'chardonneret' Arist. Paix 1078; épithète
comique d'Artémis Arist. Ois. 871 ; lac. àKaXavffip' aKavOuXXiç
Hésych, R. aie, avec des éléments de dérivation obscurs
pour Kretschmer Einleitung 403 n. — < *àKav-av0iç par
dissimilation (cf. wallon namurois caloni 'artilleur' < ^conont
et voy. Bi ngmann KVG. p. 240 : gr. XdpvaS < vdpvaH 'coffre',
Xujuvoç 'nu' Hésych. < *vu|liv6ç, ital. veleno < veneno), cf. ctKav
et âKttvoç 'chardon' et dvGoç 'fleur', avec influence analogique
d'àKaXrî(p)-| 'ortie'. Bq.
3
— 34 —
àKuXappeiTriç, aKaXdppooç 'qui coule doucement ou silencieuse-
• nient', cf. ri»<a Y 440 'doucement', tiKaîoç- àaSevriç Ilésyeli.,
'•.îlKaXéov TTpdujç Hésycli., fiKaXov fîcTuxov EM. 424, 16sqq.,
et péuj < *sreu-ô ce qui rend compte du -pp-. Cf. Scliulze
Qu. cp. 0.
dKaX7Îcprif-'oi'tic;fig. piquant, aii^uillon; ortie demer(ascidiaL.)'.
cf. arab. //aîaf sorte de jonc à bords tranciiaiits, aram. Tul^fâ
'jonc' hcbr. Mit fût ou hàlâfôt 'les feuilles aiguës de l'épinard',
d'un thème signifiant 'percer, couper'. Lewy Frenidw. 50(?)
(*KaXr|cpri s'est sans doute modifié en ÙKaXricpri sous l'influence
des dérivés de R. aîc.)
à Ka p ri ç 'très petit, court (temps)'; oiKapiaîoç 'très petit' ; cf. Hésych.
àKapfç* TÔ Ppax^, o oùbè Kaîpai oîov xe. — Etym. inadmissible de
Prelhvitz lU (à- co})ulatif < *sm- et Ki'ip 'destruction' KepdiZu)
'piller' lat. caries). — Contient peut-être une forme dîcd- de la
base ehô{i) 'mettre en menus morceaux', cf. otKibvôç dKoXoç
KUJ|uoç etc.
dKapi n. 'mite' (èXàxicTTOV ^lîjov Arist. H. An. V 144); rapporté
généralement au précédent.
ctKapov TuqpXôv et dYXP«Ç' MÛajvp. AoKpoi. Lat. aqiiiliis'oh'&Q.WY'
oquila 'aigle (noir)' aquilô 'vent du nord (qui obscurcit le ciel)'
lit. àUas lett. alds 'aveugle'. Fick KZ. 19, 255 sq. BB. 2, 194.
AVb.'i 1 348; i)uis v. irl. ad-a'g {*-agf), a'dche 'nuit' Fick^ Il 326.
àKapoç" aimaivei tôv èfKÉcpaXov f] xfiv KecpaXr'iv EM. 45, 13, de
KÛpa et de la forme faible de la prép. èv, donc = è'TKapoç et
ÏTKpoç. Schulze KZ. 29, 264. G. Meyer» 52.
aKacTKa et àKacJKâ 'tranquillement' Cratinos, cf. Hésych.: ficrùxujç,
laaXttKujç, ppabeuuç; aKacTKaîoç 'tranquille, doux' Esch. Agam.
741. Parent de fjKa 'doucement', avec des éléments de déri-
vation insolites.
cÎKaaTOç' f"! acpévba^voç Hésych. 'érable' : lat. acer, -eris n. [f.
Servius] 'érable' v. h. a, aliorn < germ. èyurnaz 'érable' (apo-
phonie è'.d). OsthofI' Etym. Par. ISTscjq. (bibliogr.).
dKttTOç f. (m. Hrdt.) 'brigantin; vase allongé eu forme de barque';
àKotTiov 'barque'; adj. àKÛTeioç (voile, mât, vergue 'de misaine'
Pauly-Wissowa I 1158 sq.) < *àK«T0-ç. Cf. àKÔvri ciKaiva
ctKavoç etc.; rattaché t\ R. ah par Brunn à cause de la quille
— 35 —
tranchante, par Werner GGA. (1882) I 230 sqq. à cause de la
forme aiguë de la proue, ceci étant plus vraisemblable. ■ • .
àKaxilw 'affliger'. Formé par redoublement; voy. âxo|uai.
aKaxMévoç, voy. s. v. dKaiva I.
liom. aKéuJV 'gardant le silence'; aKiiv accus., dor. aKÛ instrum.
Pind. P. IV 156 Chr. ^silencieusement'. Pour de Saussure MSL.
VII 86 ttKéuuv serait ptc. prés. d'àKriKoF-a; à rejeter. Cf. hom.
rJK-a 'doucement, lentement, faiblement' iik-i(Jto-ç 'le plus lent'
att. i^K-iaTO-ç fÎTTuuv, lat. sëg-ni-s sëc-ms Frôhde BB. 16, 192.
Osthoff IF. V 297.
I. otKripaTOç 'intact' (-Â'-), cf. à-Kr|pioç à-Kepaioç m/sens, KepaiZo)
'ravager' Kepauvôç 'foudre' Kr]p 'mort' Kiipaivo) 'endommager',
skr. çrnâti 'briser, détruire' çâruh 'javelot' zd a-sardtô 'non
blessé', lat. caries caridsus, v. irl. arachrinim 'difficiscor'
do-rochair 'cecidit' ir-chre 'interitus'. Fick^ I 43. Hirt BB.
24, 233 1).
II. dKripaTOç 'non mélangé, pur'. Allongement épique. Voy.
Kepdvvum. Bartbolomae IF. III 8sq.
aKibvoç 'faible, chétif. Gall. cwyddo 'cadere' v. isl. liitta
'atteindre' v. pruss. Jxejjtaro 'grêle' Bezzenberger BB. 27, 146.
Douteux. — Présente peut être une forme aÂv'- de la base eî-ôi
'mettre en menus morceaux', cf. ÙKapriç otKoXoç kûùjuoç et pour
le sens fr. bout d'homme.
aKlvàKriç m. 'cimeterre' sabre recourbé à deux tranchants des
Perses et des Scythes. Mot iranien. «Il semble qu'on ait
fabriqué, peut-être dans le langage de la comédie, un verbe
*àKîvà(jatjL) 'brandir un aKïvdKriç', d'où seraient dérivées les
gloses aKivaxiuoç* Tivayiiiôç, KÎviiaiç Hésych. àKÎvaY.ua EM.
48, 39.» Mansion Guttur. gr. 64.
etKipoç 'lourd, gauche, sot' Théocr. XXVIII 15 (éol.)- Obscur.
aKKUJ, gén. -oûç f. 'femme grimacière; figure grimaçante pour
effrayer les enfants'; àKKÎZioiuai 'faire des façons: faire l'igno-
1) Schulze Qu. ep. 236 sq. a rapproché d'àKiîpaToç lat. sin-cêru-s;
contesté par Brugmann Ber. d. sachs. G. d. W. 1900 p. 403 et Ost-
hoff Etj-m. Par. 16, lequel critique aussi Bréal MSL. XI 118 sq., qui
gTOupe arbitrairement àKiipaxoç àKépaioç KÎpviTui Kepâvvû|Lu Kiipôç lat.
eêra sin-cêru-s.
— 3G —
rant'; 'Akkuû nourrice de Déniêtêr. Skr. cikM f. (gramm.)
'mère' lat. Acca Làrentia 'mère des douze frères Arvales'.
FickM 1.
ÛK|ar|voç 'à jeun'; scliol. T 163 cite uu éol. àK|aa 'jeûne', glosé
vricTTeia, èvbeîa par Hésych. B.-all. néerl. ham lett. kumiiss
'bouchée'. Bezzenberger BB. 21, 315. Fick BB. 28, 108 sq.
groupe gr. è'ieiaev fîjueX-fev 'traire' skr. càma-ti 'avaler' (v. isL
Jwoma 'avaler goulûment' Uhlenbeck Ai. Spr. 90) gr. Ko^ûcra-
■ié\xovaa 'pleine (outre)', Ki|Liai- x^MOç Trùpivoç 'suc du froment',
Ki)Liaôç* xvloç luopéaç 'jus de la mûre'. Ces alternances k:t
devant voyelles claires e i et la présence de k devant o sont
inadmissibles.
aKjuuuv, -ovoç m. 'enclume'. Skr. dçmaii- 'pierre de fronde' zd
asman- v. pers. cismcin- 'pierre, ciel' lit. aszmii 'tranchant' {ak-) ;
lit. àkmë, (thème àhmen-) v. slav. kamy (thème kamen- avec
rt < ô ou à) ont la vclaire q: peut-être y eut-il confusion poul-
ies mots indo-iraniens entre akmen- de i.-e. ak 'être aigu' (lit.
aszmu) et '^'aqmen- 'pierre' (lit. akmu), ou faut-il admettre (cf.
supra s. V. ciKaiva) une double forme ak et aq. Sur le groupe
voy. p. ex. Curtins^ 131. Fick-^ I 350. Noreen Abriss 90. 195.
Zupitza Guttur. 198. G. Meyer^ 99. 256. 407. Kluge« 160
(réeerve jiour ail. hammer 'marteau' qu'évoquait Curtius). Hirt
Ablaut § 687. Walde Lat. Wb. 5.
aKori f. 'ouie' < *àKOU(Tâ; voy. àKOÛuj.
dKOiTiç, -loç f. 'épouse'; otKOiTriç 'époux' < snj- + koIth 'couche*
cf. Keî|Liai 'être couché'; psilose ionienne (pour *âK0iTiç) ou in-
fluence (lu synonyme âXoxoç, où la i)silose est d'origine pho-
nétique, cf. supra à- (à-).
uKoXoç m. 'morceau de pain, bouchée'. L'étym. traditionnelle
(Curtius 5 114. 679. Prellwitz 12) le rattache au skr. aç-nâtt
'manger' (voy. s. v. KÔiiaoç). — Bezzenberger BB. 27, 147 dé-
compose en à-KoXo-ç, cf. lat. ceîlo 'renverser, abattre, etc.',,
mais sans pouvoir expliquer l'a-.
ÙKoXouGoç 'qui accompagne' < *sm- + KeXeuGoç 'sentier';
*s?n- > à- dissimilé en à- à cause de l'aspirée 9, cf. à-Xoxoç:
àKÔXou6oç pour *àKéXeu0oç gén. aKoXoùGou, puis nivellement
à l'époque historique, pour J. Schmidt KZ. 32, 325, mais la
— 37 —
variation voealique est indo-européenne, cf. lat. terra : extorr'cs\
KéXeuGoç : lat. calUs 'sentier' lit. këlias 'chemin'.
ctKÔVT] f. 'pierre à aiguiser'; àKOvàin 'aiguiser'. Skr. âçan- cicna-
'pierre de fronde' gaul. acaumim 'saxum' acauno-marga
'marne pierreuse' (Plin. HN. XVII 7) bret. higoîen 'pierre à
aiguiser' < celt. *ak-ulëna gall. hog-i 'aiguiser'. Fick-Stokes
II 5. Henry Bret. mod. 1(53. Voy. i.-e. ak s. v. dKaiva, base aJcO
afcôn, cf. àKavôç kOùvoç : lat. catus < ^katés Catô ace. côtem etc.
Persson Wurzelerw. 88 n. 3. 148 n. 2. Bartholomae IF. II 270.
Horton-Smith BB. 22, 193. La question posée par Walde Lat.
Wb. 106 s. V. catus est oiseuse.
cypr. àKopaiTÔjç 'sans diminution'; èTTÎKopov èrriKOTrov. TTàcpioi
Hésych.; Ka-KÔpaç' KataKÔijjaç. irapà EukXuj Hésych. Base de
Keipuj, au degré Kop-, d'où *Kopaiuu *Kopduj et le dérivé aKO-
paiTÛùç. Hoffmann BB. 14,279. Gr. Dial. I 77. 174. 275.281. —
Douteux.
«Koç, gen. aKOuç n. 'remède'; àxeoiuai 'guérir'; àKéaiujp (épith.
d'Apollor, Eur. Andr. 882) àKe(JTiîp 'qui calme, qui sauve';
aKÊCTTpov 'remède'; dKecTTpa f. 'aiguille à ravauder'. V. irl. icc
'guérison' gall. iach 'sain, bien portant' iechi/d 'santé' skr.
yàçah n. 'gloire, salut'. Fick-Stokes II 222. Rapports très
obscurs, cf. Uhlenbeck Ai. Spr. 236 et Henry Bret. mod. 172.
cypr. dsKoaid f. 'orge'; àKOOTq Nie. Al. 106; àKocrincraç (ïttttoç)
'nourri d'orge' 2 506. Lat. acus gén. acerh 'balle de blé ou
d'avoine' got. ahs n. 'épi' (i.-e. ak, voy. ctKaiva) Hoffmann Gr.
Dial. 1278, Brugniann Grdr. P651, lequel y ajoutait gr. dxvrj
'balle de blé ou d'avoine' < *àK(T-vâ («étranger au groupe»
Gr. Gr.3 97 n. 2), Mansion Guttur. gr. 62.276, qui ajoute
gr. àKTri 'blé moulu', Hoops Waldbâume und Kulturpflanzen,
363, qui croit expliquer le sens. — Bezzenberger BB. 27, 173 n.
pose un primitif *nkostd cf. v. slav. jqcîmi/ 'orge'; admis par
Walde Lat. Wb. 7 et par moi.
«Koûin 'entendre'; dKOii f., liom. aKOuiî 'ouïe'; ùttiîkooç 'sujet';
lac. èTTdKooç'témoin'GDI. 4588. 4590. 4591. àKoOuu<*dKoucriiu,
du composé *dK-ou(j- 'ayant l'oreille pointée vers'; dKor| dKOun
< *dKOucrâ; att. dKriKoa < *àKâK0u(Ja, cf. àKpodo|Liai < *dKpou-
<Jao|uai, boni, oùaia < *oùaaTa, att. ouç = *ôoç < *où(Joç;
— 38 —
pf. ion. àKHKOUKa Hérondas V 49 dor. ôtKouKa. Kretschmer
KZ. 33, 567 1). Brugraann Grdr. P 196. 960. Gr. Gr.» passim;
àKCÛer TripeîHésycli., gort. aKeùovTOç serait refait sur *àKriKOua
d'après l'alternance ei\ri\ou6a : è\eijao|Liai. Rapproclié de got.
hausjan v. isl. hoyra 'entendre' depuis Delbriick KZ. 16, 271,
p. ex. Zupitza 206, Kretschmer loc. cit., Hirt Ablaut § 498,
L. Mever I 44, Uhlenbeck Got. Spr. ^ 76 (qui hésite entre un
primitif *sm-hous-iô > àKoOu) et oik- de R. ak). — L'étym. de
Kretschmer est rejetée par Bezzenberger BB. 27, 145 sqq., qui
évoque lat. ciistôs 'gardien' gr KÛboç 'gloire, honneur' v. slav.
cudo 'merveille' gr. kc F)éuj 's'apercevoir, observer' [lequel vient
de *crKoFéuj, cf. Buô-ctkooç] skr. kavih 'voyant', ÔKeuuj {à-< sa-
cf. Xcii.just et sa-jiist 'sentir, remarquer, percevoir') étant plus
ancien que okoijuj. Cf. Walde Lat. Wb. s. v. auris, cusfôs. —
La base est tout simplement akous.
ÔKpâriç 'qui souffle fort, piquant' (vent du nord ou de l'ouest);
adv. àKpâei TrXeîv 'naviguer par une brise fraîche' < dKpoç +
drmi 'souffler', avec allongement de la voyelle initiale du second
membre d'un composé; cf. bucTâriç 'au souffle funeste'; ou bien
avec â dissimilé de ri, cf. dr|p et rie'poç gén. p. 17 n.
aKpaïqpviîç 'pur, frais; intact'. Etym. inconnue. < *àK'e)pairo)-
(p(a)vriç 'non mélangé' Lexx. [! ?] — < ctKpoç 'aigu' + aïqpvriç
'subitement' Prellwitz 11 [!'?] — < à- négatif + *Kpaîcpvoç,
qui aurait signifié 'blessure, dommage', et dont l'existence et
l'origine ne sont pas moins problématiques pour L. Meyer I 59.
àKpefAULJv, -évoç m. 'branche'; àKpejaoviKÔç 'semblable à une
branche'. Rattaché à dKpoç 'aigu' depuis Benfey Gr. Wurzellex.
1 ( 1 839) 158, cf. FlensburgStud. auf d. Gebiete d. idg. Wurzell)ild.
(1897) 70, Pas très sûr; le sens de 'branche qui se ramifie' a
été forcé pour justifier l'étymologie.
aKpïPnç 'exact, soigneux'; àKpipôuu àKpipeùuj 'faire exactement'.
Etym. erronées de Walter KZ. 12, 413 et L. Meyer I 59. —
Prellwitz 12 pose à- < n : èv + '^krsg'J-, cf. got. ând-hruskan
'rechercher'; rien n'est moins certain: a7idhn(ska}i est obscur;
Meillct De i.-e. radiée *MEN- p. 25 se demande si -hruskan
1) Déjà Fick BB. 1 (1ST7), 334: *(iKa4-oO<;: ôkoûiu de i.-e. ak
'être ai"ii' Jo!i;uisson IF. III 199.
- 39 —
n'est pas un compromis de ^hJu.sl-an et '^/iirslau lat. poscO
skr. prcchâti 'demander'. — < *àKpo-KpîPiiç 'examinant avec
acuité' par haplologie, et appartient à la même base que Kpivuu
'examiner, juger' {-gU- suffixal!'?) pour Walde KZ. 34, 532. —
< àKp-tp-r|ç 'qui voit avec acuité'. Base ô{i)qV' : iqU, cf. ôiruuTTa :
TTapGevoTrimiç, ttûjvuu : ttivuu etc.; pour le P au lieu du tt attendu,
cf. att. àpXapéç dpXdpeia ion. à^Xapir) : gort. àpXoTréç à^Xoniâ
Kaia^XaTTéSai; le motif du changement tt > p est provisoirement
inconnu.
àKpodo)Liai 'entendre'. Etym. indiquée s. v. ùkoijuj.
aKpoç 'aigu'; ctKpiç f. = aKpâ; otKpiç, -îboç f. 'sauterelle'. Etym.
indiquée s. v. dKaiva I.
aKTaivuj et àKTaivôuj 'mouvoir, lever'. Hypothèse fausse de
Prelhvit/ 12. Rapport certain avec aKTÔç ptc. de ctTuu, cf.
aKÔXaaTOç : aKoXaaxaivuu, àXacTiôç : àXacTTaivuu.
àKxéa et àKii] f. 'sureau' (Sambucus niger L.). Etym. obscure
(= 'à feuilles pointues'? i.-e. ak Prelhvit/ 12). De là lat. acte
V. h. a. attcih atfuh atah.
I. ÔKiri f.-'blé' terme poétique que les scoliastes déjà ont rattaché
à aTVûiui 'briser' et interprété comme 'blé mouht, fleur de fa-
rine', mais il n'y a pas de trace d'un *F-. Bechtel Ion. Inschr.
p. G() et Fick"* 1 .51 1 le rattachent (à-<im-) à lit. iiùnlxciu nùukyti
'pétrir' v. slav. moka 'farine' skr. mâcaté 'il moud' < *m)tqetai
gr. |ud(T(Juj 'pétrir'. Inadmissible aux points de vue phonétique
et sémantique. — dKTr) : cypr. dKoaid lat. acu.s 'balle du blé'
gr. ctxvri < *àK(îvâ Mansion Gutt. gr. 62. 254, mais voy. dKOCTTd
(v. slav. Jçc?OT«/ 'orge') et dxvr) : gr. dxupov 'paille, chaume'. —
l\artant de dKTiv Tpoqpri Hésych., L.Meyer I 4G évoque oîkoXoç
'bouchée' skr. açnâti 'manger'; probable, si l'éfym. d'aKoXoç
est correcte.
II. àKxri f. 'côte escarpée, à pic, rivage abrupt; promontoire'.
D'abord rattaché à dTvD)ui comme prifiuîvoç gén. sg. 'ligne de
brisants' à pinvOm, mais ÔKiri n"a jamais eu de *F-; plus
vraisemblablement de i.-e. ak aq 'être aigu', cf. ctKpai iiiôveç
P 264, J. Schniidt Die Wur/.el ak- et cf. Persson Wurzelerw. 96.
ÙKiiç, -îvoç f. 'rayon'. Skr. aktùh m. 'crépuscule, obscurité, nuit,
lumière, rayon'; lit. anksf} pruss. angstainai 'tôt'; got. nhticô
— 40 —
<*nytuô v.\i>\.ôtta v. h. a. uhf a 'aurore'. En rapport apo-
phonique (à- < n-) avec skr. ndktam 'de nuit' duel ndktâ\
voy, VÙ2. J. Schmidt P!urall)ild. 212 sqq.
ctKuXoç f. 'gland' comestible du cliene. On a .soupçonné une
parenté avec skr. aç-, açnàti 'manger', p. ex. Sohnsen KZ.
34, 79; voy. aKoXoç.
dKDpoç 'qui n'a pas d'autorité, de valeur'. Voy. s. v. KÛpioç.
àKuuKr) f. 'pointe', cf. pour la formation àYuuYn; ctKUJV 'javelot',
àKOVT(Z;ua 'lancer le javelot'. Voy. s. v. ctKaiva I.
CtKUJV poét. àeKuuv, -ovtoç '(|ui ne veut pas' < *à-FeKUJv; aKOÛ(Tioç
poét. àeKOiicriGç 'involontaire'; aKÔcri(a) CIG. 1 1, b 1 < d /ieK-
(Kretsehmer KZ. 31,421 n.) avec h reposant sur l'introduction
secondaire de la forme d'initiale absolue, cf. (ppoOpoç < *7Tpo-
/?opoç (.Sommer Gr Lautst 103).
à\à(3aaToç àXâpacripoç m., àXdpaaTpov 'albâtre; vase d'albâtre;
vase à parfums'; àXaPacTTÎTiiç (XiOoç), àXapacTTÎTiç f. 'albâtre'.
Prellwitz 12 traduit 'flacon à parfums' et pose à- négatif + Xa^q
'manclie, anse', cf. scol. Arist. Ach. 10.51: ècrfi bè XqKuBoç x\
oiTa )Liq è'xouaa, qç oùk è'cTTi Xa^écJGai. — Origine étrangère:
Cand)yse envoie au roi d'Ethiopie iLiûpou àXâpaaTOv (Hrdt. 11120;
exemple le plus ancien); Muss-Arnolt 138sq. ramène àXâpaarpoç
à l'arabe al-Basrat 'pierre de Basra', pierre non déterminée
du reste.
àXa^Luv, -ovoç < *c)7r7c?/o«- 'vagabond' '); 'charlatan, imposteur;
vantard, fanfaron'; cf. àXdo|uai etc. s.v.dXq. — L'étym. de Prell-
witz 12 (ail. lump 'honnne méprisable', qui est du reste le néerl.
lomp 'chiffon, guenille, haillon', avec une labiale i -e. et non
le -gU- que doit soupçoinier Pr. dans -Iwv < '^-gUiôn) est con-
trouvée. Ilésychius a dXala* aiaxpd et àXa^oveiiecr9ar vpeu-
beaôai. q aiaxOvea9ai. TapavTÎvoi.
dXaXq pi. dXaXaî; dXaXqrôç m., dXaXqTÙç. -ùoç f. cri de guerre,
de joie, de douleur; dXaXdZ^uu 'pousser le cri de guerre'. Ono-
matopée; cf. j). ex. sUr. (ilaict are ararê inîerj.
1) Cf. ■iiaïuin. Bckkcri Am-cd. p. ;^T4, et Suidas s. v. 'AXoItûv
ovtI toû d\uj|nevoç. 'AXKaîo; vl>fète de l'ancienne coiiié(lie). La sup-
l'Osition de iMeineke, qu'il iaudrait lire àXàZ'uv (bar\ touèse éolienne)
it attribuer le mot aii lyriiiue Aleée, est toute j^raïuite.
— 41 —
*à\àXuTH, -UYTOç f. Nie. Alex. 28 "palpitation, oppression, an-
goisse'; formation intensive par redoublement; cf. à\uKr| sous
àXuo) et àXuKTéo) àXÛKiaZIiJU 'être agité, inquiet'.
àXaàç, 'aveugle'; àXdïoç 'invisible' Hippocr. ; àXaoo) 'aveugler';
otXaujTLiç, -voç f. 'cécité'; àXaocyKOTTÛi f. 'surveillance aveugle',
c.-à-d. 'vaine'. < *mlau6s en rapport apopbonique avec i^eXeôç
'vain' pour Prellwitz 12. — < *<>husés cf. lat. liiscus 'borgne'
< Housqôs < *Ieus-qô-s, base alètis. Bq.
àXa-nàlu) è.l-a\auâl\jj 'détruire, anéantir, piller, vider'; Xa-rrâZleiv
'vider' (restomac); àXairabvoç 'faible, cbétif; Xarrapôç 'mou,
flasque', Xa-napâ ion. Xairàpri f. 'défaut des côtes' : skr. dlpah
'petit, médiocre', lit. «/yi>^rs'affaiblir'«/j)»c/.v 'faible, impuissant',
néerl. b.-all. /^'/''mou, flasque, fade', ])()ur Persson Wur/elerw.
170. 226.
àXaaTÔç ^) boni, 'insupportable, mauvais, désagréable <*(^/{^f/^-
tô.s\ àXacTTëuu 's'indigner'; àXàcTTUjp, -opoç 'mauvais génie, ven-
geur du crime, fléau ; maudit, exécrable'. Cf. skr. rddhyati 'être
soumis' ptc. raddhâh, radlircîh 'pauvre, mallieureux' raddhû m.
<*radh-tar- 'dompteur', russ. îjad 'mauvais outil' îjodd.scij
'faible, inapte, mauvais, ])itoyable' Ijadétï 'être faible', le skr.
ayant dû signifier 'être faible'-). Bq.
âX^oç n. 'douleur, ciiagrin': àXéYUJ = ak^Sy. àXéEuu; voy. s.v. àXé^uj.
àXbaivuj 'faire croître, fortifier'; àv-aXbriç 'qui arrête la végé-
tation'; âXbo)aai 'produire (KdpTTOuç)': àXbi'iaKuj 'croître; faire
croître'; ctXBoiuai 'croître, être guéri'. Lat. alo 'nourrir, élever'
altus 'haut' (cf. gr. àv-aXioç 'insatiable') alimentum alescô
ad-uîtus sub-oles proies ind-olês, v. irl. no-t-aïl 'alit te' altram
'nutritio' irl. ail 'csca' (Fick-Stokes^ II 20), got. alpeis
V. b.a. ait 'vieux' got. alip s 'engraissé, aixeuTÔç' ags. cdan
'croître; produire; nourrir'. Cnrtius^3ô6. Ostboff Etym.Par.59.
àXéa f. 'cbalour du soleil'; àXeaivuj 'échauffer'; àXeâZiuj 'être
chaud'; dXeeivôç 'ensoleillé'. Base i.-e. suel 'ardêre' cf. ags.
1) J'imagine que tel est l'accent; la croyance à un à- nég-atif
aura fait déplacer le ton.
2) Le rapport skr. râd/iyati : vns^. Ijad est suggéré par Tlilen-
beck Ai. Spr. 244.
- 42 —
Hirelan T-tre ardent' for sicaelan 'brûler' sirôl lourd (chaleur)''
V. 11. a. strillzzôn 'couver sous la cendre (flamme) CFick I^ 580),
lit. si-(lù stïlti 'couver sous la cendre' svïlus 'd'une lueur
vacillante' lett. swel'u sirelt 'flamber' swals swola 'vapeur'
(Solmsen Uuters. 196. 248 sqq.), cf. eïXn éXdvn nXioç et Sommer
Gr. Lautstud. 111.
ion. dXeâ f. 'abri, refuge'; àXéo|Liai àXeeivuu 'éviter, esquiver,
échapper; àXeuuu 'écarter; protéger; esquiver; ion. dXeuupri f.
'action ou moyen d'échapper'; àXûaKiu < *oiXuk(Jkuj, cf. fut.
àXû£uj aor. fîXuEa'fuir; errer çâ et la, s'agiter avec inquiétude';
àXuaKaZuu 'éviter; fuir; errer'. Voy. akx\; base i.-e. alëu.
àXéYw àXeTiZ^uu àXeTÔvuu 's'inquiéter de' : lat. neglego d/ligo dîli-
gem religio; puis gr. dXTOç n. 'douleur, chagrin' àXcTeivoç
(< *dJeges-no-s) et àXTeivôç, buanXeTnç 'douloureux', àXTeo)
'souffrir' lat. algeô àXTÙvuu 'faire souffrir' àXfn^iJÛv f. dXTnMa u.
dXTri(JiÇ f- 'souffrance' àXTnpôç 'malheureux'; àXé^uu < *dlégô
dXTOç < *a7^o.9, base i.-e. aleg; le degré ultraréduit dans
Xa^eivà- beivd Hésych., v. isl. laJcr lâl-r 'mauvais' (Persson
Wurzelerw. 220).
dXeicrov 'coupe à boire' <*dXeiTFo-v, cf. got. le}pu{s) 'vin doux'
v.h.a. lui 'latex; poculum', lit. lyfùs lett. Zi'^M* 'pluie'. Schulze
KZ. 29, 255. Brugniaun Ber. d. siichs. Ges. d. Wiss. 1899,
p. 210sq. 1901, p. 92 n.
dXeixriç 'coupable' éol. dXoîiiiç; dXoixôç 'criminel'; dXiTaivu)
's'égarer, faire une faute'; dXmiiaujv dXiTpôç 'coupable'; dXi-
Tpaivuj 'se rendre coupable'; dXupia f. 'méchanceté' : v. h. a.
leid 'affligeant, désagréable, odieux', lit. îéhi lètèti 'troubler,
exciter, fatiguer'. Fick'' I 533. Schulze Qu. Ep. 249.
dXeicpuu pf. dXriXiqpa 'oindre'; dXeiqpap n.-; dXeiqpa n. dXei)Li|ua n.
dXoicpîî f. 'onguent; poix' (cf. Théocr. Vil 46). Voy. s. v. dXivu>
Xeîoç XiTTOç XiTiapéç Xmapiîç. La forte aspirée qp est d'origine
1) Ht'lbig- Ep. hom. 475 sq. se trompe doublement en affirmant,
que «personne n'a encore proposé une étyniologie tant soit peu
satisfaisante poxir âXçioov^' et qu'il faiit sans doute rechercher l'origine
de ce mot dans la famille des langues sémitiques.
2) Voy. Helbig Ep. hom. 125.
— 43 —
secondaire; lat. adeps 'graisse' oinlir. aripes arcpcs ahl. ])I.
'adipibns' < gr. âXeiqpa (Walde Lat, Wb. 8).
àXÉKTuup dXeKTpuuuv'coq'; otXeKipûaiva àXeKiopiç f/poiile'. Etyin.
souvent clierchée: hypotlièses de Prellwit/, 14, de Lewy
Fremdw. 11. — Kretsclmier KZ. 3^, 560 a reconnu l'identité
des mots àXéKTuup àXeKTpuuûv avec les noms propres liom. 'AXeK-
Tuup 'AXeKxpuujv < àXéEuu 'écarter' àXeErjTrip àXKTtîp lutteur'; le
sens de ces noms héroïques répond au caractère belliqueux de
l'oiseau; cf. Me'iuviuv un nom de l'âne, KaXXiaç un nom du singe,
KepbuL) un nom du renard, et cf. fr. renard < Reinlim't.
àXéHuu 'écarter; protéger'; cf. dXKri 'force; défense'. <*aleq-
cf. skr. rdlxsati 'protéger', ags. ecdgian 'tueri, defendere' got.
alha ags. ealh v. sax. alah 'temple', v. lit. ellcas alkas 'bois
sacré' lett. elks 'idole'. Fick^ I 122. 035. Zupitza Gutt. 12S.
àXéuu 'moudre'; dXriTOV 'farine'; dXéiai XiGoi 'pierres meulières';
àXeroç et àXexoç m. 'action de moudre'; àXerpiç f. 'meunière';
àXeTpeOuu 'moudre'; dXeupov 'farine de froment' < *àXe-Fpov
(Schulze Qu. ep. 225); dXri(F)ap pi. àXi^aïa. Arm. alcnn 'je
mouds, je broie' alauri < "^alatrlo 'meule' aJeur 'farine' (non
emprunté, cf. Hiibscbmann Arm. Gramm. I 414); skr. ânuh
'fin, mince' < *«Z-?m- (Fortunatov BB. 6, 216. Kubn KZ. 30,
355). — Fiek BB. 5, 168. ^ 516. II 212 rattache àX-éuu (àX-
<*ml-) à la base weZ 'moudre', d'où lat. molô v. irl. meîim
arm. malem got. malan lit. maJù mdlti v. slav. meljq mléfi
gr. ihijXXuu; justement critiqué par J. Schmidt Kritik 83.
à\r] f. 'course errante'; dXdoiuai àXaivuj 'errer'; otXrjTriç 'mendiant';
àXrixeiJUj 'errer en mendiant'. Rapprochement erroné avec
skr. atati atati < *«Z tati (cf. Uhlenbeck Ai. Spr. 5). — Lat.
amh-nlclre ombr. amholtu 'and)ulato', lett. aJût aJûtîs 'errer,
s'égarer'. Fiek BB. 2, 264. Voy. rjXeôç r|Xâ(JKLU ion. àXeq
àXaZiuQv àXûuj.
àXri6)îç 'non dissimulé, non celé, vrai, authentique'; otXiT96(a)ia,
ion. àXiiGein f. 'vérité' < à- négatif + *Xfi9oç, dor. XâOoç u.
(Théocr. XXIII 24) 'oubli', cf. Xaveâvuu.
ion. dXriç 'rassemblé, réuni en un corps compact' = att. ciGpôoç,
cf. éol. doXXriç; gr. eïXXuu, dXiç, uXia, mycén. âXiaia 'assemblée',
AXiaîoç nom d'un mois à Dréros (cf. pour le sens delph. etc.
— 44 —
'ArreXXaîoç ), aXiaKTiîp lieu de rL'iiuion àTareiito, âXiacfua 'assem-
blée'(Pliintia, Ag-rig-ente); 'décret' (Rliêgion), arcad. àXiacriaî,
arg. âXiacrcTiç (= att. fiXiaaiç); voy. s. v. fiXiaia.
ctXîpaç' veKpéç, àXipavTCç* oi veKpoi. Etyni. inconnue. Hypo-
tlièse de Joliansson Nord. Tidskr. f. Fil., N.E. VIII 214sqq.:
gr. ôXÎTOç lit. J'iijà 'maladie' got. Jeik 'corps, chair' signalée
sans conviction par Persson Wur/clerw. 15, critiquée par Zu-
pit/,a Gutt. lG3sq. — Rattaché i)ar Lewy Frenidw. 5 sq. aux
noms propres 'AXi^aç 'AXéi^aç 'AXûpri, lat. alhus gr. àXqpôç,
«les morts étant blêmes, blancs» [!?].
àXipbùeiv 'se plonger dans la mer' Ilésych. Etym. Gud. On a
conclu à l'existence d'un *pbùuj = bûoi 's'enfoncer, qu'on a
voulu trouver dans lat. ini-buo, cf. Fick BB. 5, 352. Bugge
BB. 14, 61. Très douteux. — Brugmann KVG. 470 n. et Walde
Lat. Wb. 2 s. V. abdomen songent à une composition avec
*{a)p{o), dXi-pbvjeiv. Incertain.
«XiYKioç 'semblable à', paraît provenir dune base (di{ù q. cf.
V. slav. lice russ. UJxû 'visage', v. slav. zCdo-lik-û 'méchant'
liclnû 'beau' raz-licïnû 'différent' licitl 'formare'.
att. àXivbéuj 'tourner', contient une forme de la base suel
'tourner' (cf. éXicraui etc.^, qui alterne avec uel (lat. volvô
V. slav. ra///*/ 'rouler' -àYm.glem). Voy. SolmsenUnters. 229sqq.
Sommer Gr. Lautstud. 111.
àXiveiv Hésych. 'oindre', aor. àXîvai; cypr. ivaXivriv = elaaXeiqpeiv;
épid. âXivaiç = âXeiipiç; lat. Uno pf. lèi^i, skr. linâti v.isl. Una
'oindre', v. irl. le-n'ini 'adhaereo', base alei. ^'o\. Xeîoç 'lisse'
XÎTTa, XiTTOç 'onctuosité' (et non 'graisse') XiTtapéç 'onctueux'
àXeiqpo) 'oindre' et cf. Persson Wurzelerw. 5. 49. 232.
«XiE, -Koç m. 'bouillie (répeautre'(Ath.). Emprunté au VàX.tûka
(halica) m/sensV Non parent de lat. alo 'nourrir', comme 'mets
nourrissant' (étym. de Corssen). Walde Lat.Wb. 19 songe à une
parenté de lat. aJica avec alafernus 'nerprmv: problématique.
âXioç 'vain': àXiûJcrai 'rendre vain'. N'a jamais eu, contre
L. Meyer I 302, de F-; cf. N 410. E 104; dans m\v aXiov A 376,
|aiv est long- de par sa position devant la césure penthémimère.
Cf. Sommer Gr. Lautstud. 98. Sans doute parent de gr. r|Xi0ioç
— 45 -
'vain' r\\eôç 'insensé', mais l'esprit nule de ce mot homérique
s'explique mal.
â\iç 'eu foule, suffisamment' < *FaXiç cf. Hom., et Hésycb.
TàXr iKàvov orclin. rapporté à R. Fe\- 'presser' (cf. eïXai).
Sommer Gr. Lautstud. 112 ne croit pas que cette racine doive
être séparée de R. Fe\- 'tourner', cf. pour le sens fr. enlacer;
l'esprit rude s'expliquerait pas la forme accessoire suel (cf.
éXiOGvj); ou bien â\iç < *aFaXiç base suel, v. b. a. swëllan
'gonfler'.
àXicr-féuu 'souiller'; àXiayrifia n. 'souillure'; le groupe -cTf- est
énig-matique; rapport possible avec otXiveiv.
dXi(TK0|uai < ■^FaXiO'KO)Liai arcad. FaXovT(o)iç GDI, 24, 'être pris';
aXuuaiç f. 'prise'; àXuuTÔç 'j)ris'; tbcssal. FaXi(J(JKëTa' i) Hoff-
mann Gr. Dial. II n° 5: got. icïlwan ^piller'. A pris son esprit
rude de aipeîv et de éXeîv, qui n'ont jamais eu de F; l'aspiration
n'est peut-être qu'attique (Sommer Gr.Lautst. 101); cf. eïXuuTeç
<*èFeX- (Solmsen Unters. 281). Base eiiel.
àXîqpaXoç" bpOç Hésycb., apparenté à v. slav. lipa lit. le'pa
l)russ. lipe, gall. llwijf (< Heipmâ- Heimtl- d'où angl. lime-
tree) 'tilleul'. Bezzenberger dans Fick-Stokes'^ Il 242.
âXivjj" TTÉTpa Hésycb. Voy. s. v. aiYiXivy et Solmsen Unters. 73 n.
I. àXKri f. 'élan', animal (Pausanias): v. b.a. ëllio elalio ail. elclis
lat. alces alce, russ. losï 'élan', skr. fct/ah 'mâle d'une sorte
d'antilope'. J. Scbmidt Vok. II 146. Curtius-' 132. Bersu 184.
Zupitza Gutt. 188.
II. àXKiî f. 'force' (voy. àXéfcoi); dXKi|uoç 'fort'; aXxapn. 'protection';
àXaXKÊÎv 'écarter'; àXKàGo) 'aider'; è'-rraXHiç 'rempart, défense'.
Got. alhs v. sax. aloh ags. alh ealh 'temple'.
àXKULuv 'martin-pêcbeur'; lat. alcëclo; att. àXKuuûv par étymologie
populaire (otXç + Kuëuj pour Forstemann KZ. 3,48. Tbompson
Greek birds 28-32). — Pour Brunier KZ. 34, 362 cf. skr. ardh
arTxdh 'rayon' gr.iiXéKTuup dXeKTUjp, ail. r/7<7rts^e?''pie',lil t. 'oiseaux
chatoyants', i.-e. alek alk. Invraisemblable. Cf. àXéKTiup. — De
Saussure MSL. VI 75 sq. a rapproché àXKÙujv ( < *aFaXKuuuv)
de v. h. a. swalawa ags. swealwe v. isl. svala (< '^sualguôn-)
'hirondelle', ce qui est phonétiquement correct, et a été admis
par Noreen Urgerm. Lautl. 18U, qui n'indique pas sa source^.
— 46 —
et Zupitza 70; nié par G. Meyer =* 326. — Xiedemiann IF. X 238
cherche à concilier lat. alcèdo et les formes germaniques. —
Solmsen Archiv f. slav. Pliilol. XXIV 575 préfère, avec Tor-
l)iornsson Upsala Univ. Arsskr. 1902, p. 26sq., en rapprocher
riiss. solovéj tchèq. slaml- pol. shiviJc etc. < slav. '".wlvijî 'ros-
.signol', y.^\a\. slovij icf. pruss. .vo?om;w; rusa, solovéj 'jaune
isahclle'' (cf. gr. x^iJuprjîç àribuùv).
àXXctç, -âvTOç m. 'saucisson (à l'ail)'; àXXâvTiov dim. Moeris,
Thom.M.Prellwitz 15 y a vu *àXXa-FevTç, apparenté «peut-être»
au lat. alliuni âlium 'ail', mais àlium alum < *an-slo; cf.
ani-mus v. slav. qchati 'avoir une odeur'; cf. Vanicek Lat.
Spr. 12. WaldeLat.Wb. 19.
àXXdTTuu 'échanger'; àXXaY»! f. 'échange'; dtXXriYopia f. 'expression
figurée'; voy. ctXXoç.
âXXiE f. et dXXriS 'manteau d'homme', mot thess., d'où lat. âlicula
'petit manteau ou caban' avec influence étyra. à'âla. Saalfeld
Tens. It.-gr. 42. Walde Lat. Wb. 19.
àXXob-aTTÔç 'étranger'. -aTTÔç < *-)iql>os cf. long-lnquus. Voy.
Wackernagcl KZ. 27, 89 sqq. Bezzenberger BB. 4, 337 sqq.
Schmidt Pluralbild. 245. Richter IF. IX 233.
âXXojLiai 'sauter' < *(JaXiofiai. I.-e. selêi 'mouvoir' lit. sein inf.
seletr&e glisser' lat. sallre. Hirt Ablaut § 468.
âXXoç 'autre', cypr. aîXoç; àXXi'iXujv, dor. àXXdXoiv pronom réci-
proque (*àXXoç-àXXov, duel *àXXuj-àXXuj etc., àXXa-àXXâ d'où
par contraction *àXXâXX-, puis àXXâX- par dissimilation; cf.
Wackernagcl Delmungsgesetz p. 31 sqq. Brugmaun Jbb. f.
klass. Philol. 1887 p. 105 sqq. Solmsen Unters. 286. Arm.
ail (Hubschmann Arm. Granim. I 417) lat. alius gaul. allo-
dans Allo-hï-ocjes 'AXXô-xpiTeç v. irl. a'ie (Fick-Stokes* II 22)
got. aljis 'un autre', "^'iil-ws < ^'a-lios par déjjlaccment de la
frontière sy lia bique ^). Hirt Handbuch 162.
âXoH auXaH iJuXaS, hom. oiXt f. 'sillon'; lac. eùXaKa 'charrue':
lit. velkh vilkti v. slav. vlèlq vlésti 'tirer'. Voy. Solmsen
Unters. 258-261. < *àFXaK-ç *èFXaK-a.
1) <:^ali-os ci.h\t.ali-qiiis,alfer<j^ali-ter. Sommer IF.XI 1 sqq.(!?)
— 47 —
dXTTVicTTOç superl. d'àXTivôç (cf. èTtaXTTVÔç 'désiré') Me plus
désiré, le plus doux, le plus charmant'; cf. *FéXTTUj lat. volup.
Curtius'' 264. Perssoii Wurzelerw. 51 et voy. Van Herwerden
Lex. suppl. 45.
«Xç m. "sel; f. mer'; âXeç = lat. salés \ cf. àXi-irôpcpupoç 'teint
avec le pourpre de mer' àXi-eûç m. "pêcheur' âX-|ur| 'saumure'
àX-|uup6ç 'salé'; àXo(J-ùbvr| f. 'fille de la mer' contient le j;-énitif. —
"AXuç fleuve (Bug-ge KZ. 32, 81; : arm. al (Htibschmann Arm.
Gramm. I 414) lat. sàl v.irl. salami v. slav. solî lett. sais got.
V. isl. V. sax. sait, cf. v. sax. sultia v. h. a. sulza 'eau salée'.
Paradigme i.-e. *sâld gén. '-^saines. J. Schniidt Pluralbild. 182.
à X croc n. 'enceinte; bois sacré; bois'. On a posé *FaX(Joç <*FaXT-
Foç et comparé ail. loald (p. ex. Kluge''' 413), mais dXcroç n'a
jamais eu de F. — Pedersen IF. V 56 en rapproche v. slav. lésii-
'forêt' < *elsû. — Hoffmann BB. 25, 106 pose un primitif
*àXKioç, cf. got. alhs etc. 'temple', repris à propos d'âXKri II. —
Il convient de poser dXaoç < *àXTioç i.-e. *alqUios cf. "AXtiç
nom de l'enceinte sacrée d'Olympie ^).
àXuKTOTiébii f. 'entraves qu'on ne peut briser' < à- négatif +
XuKToç ptc. de *li(g- skr. rujdti 'briser' rôgali m. 'défaut, mala-
die' + TTCb- cf. TTOÙÇ.
dXuç* pxàpri < i.-e. alëu cf. v. slav. ludû serb. lûd 'fou', g-ot. rtuts
'hypocrite' lutôn 'tromper'. Hirt Ablaut § 51U.
dXuaiç, -euDç f. 'chaîne, lien'. Origine incertaine.
dXûuu < *àXucr(i)uj 'être hors de soi'; dXucriç f. 'inquiétude';
dXuç, -uoç f. 'vie errante et désœuvrée'; àXÛKri f. 'trouble, an-
goisse'; àXécrauu 'être agité' : skr. rosati Schulze Qu. ep. 310 sq.
Lagercrantz 89. Voy. dXri.
dXcpa < hébreu 'c7/e/'; hébreu 'elef {*\(lf) = 'bœuf.
àXqpri f. 'gain'; àXqpàvuu 'gagner', -cp- <. -gVh-. Lit. rt/^à pruss.
algas gén. 'salaire', skr. arghdh 'valeur, prix' drh-ati 'mériter',
de Saussure Mém. 277 n. 2. Frohde BB. 3, 12. Fick I ^ 5.
Bechtel Hptpr. 389.
1) «Rien n'empêche de poser v. s\a.v. lèsu <C*('If.sos; une alter-
nance elt- : îcdt- rappellerait *ers- : *tcerii-, qui est siir; ail. icahl peut
<lonc être parent.» Meillet (N. de eorr.).
— 48 —
àXqpi, aXcpiTOV 'farine d'orge' lac. àXicpaTa- àXqpiia r\ dXeupa^
avec i épenthétique (gén. *âX(paTOç < *ô.\cpn- : dXcpi = skr.
^en.asfhndh : ctsthl EhrliehKZ.38,05). Alhan.er^j {el'bi)'oYgé'.
G. iMeyer Alb. Spr. 94.
àXqpôç m/tacbe blanche sur la peau""; àXcpoùç' XeuKOÛç Hésych.
àXuucpôç' XeuKOç id. Lat. albus oBq.Alafate7'7iiim'A\ïatevnovim\'
ombr. alfer 'albis', v. h. a. elbi^ 'cygne', v. slav. lebedî, arm.
alauni 'colombe'. Buggc KZ. 32, 1. Pedersen KZ. 38, 313.
Osthoff IF. VIII 64sqq. Walde Lat. Wb. 17.
ép. à X LU 11 f., att. âXujç gén. -uu 'aire à battre le grain; jardin,
vignoble'; àXoiàuu àXoctuj 'battre en grange'. <*àXujFri, cf. cypr.
àXFuj gén. sg. (et non ace. < *àXFoa < *àXFoia avec Hoffmann
Gr. Dial. I 71. 157. 195. 217). Skr. Icwah 'coupant, taillant'
lunâti 'couper', protonord. */«(«- < Hôua-, d'oii finnois luuva,
sucd. mod. dial. lugge (gr. dXuuFrij v. suéd. lô (gr. *dXuûç) 'aire'
(Noreen Abriss 33. 35. 41). Un *àXujFià est conservé dans
àXoduu TiaTpaXoiaç juiiTpaXoiaç, cf. Bally MSL. XIII 11 sqq.
àXuuTriit, -eKOç f. 'renard'. Skr. lôpâçdh arm. aluês <C^alOpeku-
(Hubschmann Arm. Gr. I 415 bibliogr ) bret. louarn < celt.
Huperno-. (Henry Bret. mod. 189.) A noter la difficulté de
r u) en regard de Y ou, Vu des autres langues.
d)a a 'ensemble' <*sm'"a^). Voy. d- copulatif, eîç, ôjaoç. Base sem.
d|iia6oç f. 'sable' < *d|Lia9oç, *(Ja)aa0oç-, à)Lia9i)viu 'pulvériser':
V. h. a. saut v. isl. sandr ags. sqnd ail. dial. sampt 'sal)le';
lat. simila 'fleur de farine'. Kretschmer KZ. 31, 42U^). Voy.
i|jà|Lia0oç vjjdjuiuGç.
hom. d|uai|udKeT0ç 'irrésistible', cf. d|uaxoç djaàxcTOç djadxnTOç.
Etym. et signification erronées dans Prelhvitz 17. d- est négatif.
1) La nature d'à final est ambiguë; c'est a ou autre chose.
2) Kretschmer KZ. 29, 170 (= Gr. Vaseninschr. 22). 31, 420
rapproche de *à|Liaeoç le nom d'une Néréide Hainaeôi d'un vase corin-
thien (Caeré-Louvre) GDI. 3137; Maas IF. I 168 (1892) interprète
justement 'qui court avec d'autres', cf. les autres noms du même
vase Aîôi et Fîôi (voy. s. v. 6iujkuj Fleiuai); S. Reinach Vases peints I
(1899) p. 311 lit à tort VaiaaBoç Çu^aTOCa, et Fioi n'est pas une ex-
clamation; Pottier, Vases antiques du Louvre, I (1897) p. 59a (E 643 et
pi. 51), cité par S. R., avait lu exactement BAMAOO^ 9VM.M00A
F;::0^ KhBOP... PA ^OZA.
— 49 —
■}jiai- intensif, et l'on peut supposer une alternance k : x, cf ion.
(lor. lesb. béKO|iiai : att. bexoiuai.
â|ua\Xa Snpli. à|U(i\r| Atli. f. 'gerbe' : lat. ampla < '^amala. \oy.
à|L.iâuj.
à|ua\6ç, att. à)uaX6ç 'doux, tendre, faible'; d|ua\6uj àjuaXbùvuj
'affaiblir,détruire'. Cf.|uaX-9aK6ç'doux,faible',|uà\-9ujv'efféminé,
laaX-aKÔç 'mou'; àupXuç 'énioussé'; juOliXuç 'affaibli, émoussé'.
Skr. w«V-cZA«-^z 'nég'liger' rin-dàh 'doux, tendre, faible': ag?.
milde v.h.a,. milti 'doux' got mildipa 'douceur'; lat. mollis
<^*molduis \ bret. raod. divalô 'non tendre, rude, laid'<r//-}-
*malv- < protoeelt. *mal-awo 'mou', gall. maliroden 'linia(;on'
(Henry Bret. mod. 102. 198); v. slav. mladii 'doux'; gr. juéXbui
'adoucir, fondre', got. ga-7nalteîns 'dissolution' ags. meltan 'se
résoudre, fondre'. Persson VVurzelerw. 46 sq. Brugmann IF.
VI 103 n. (àiaaXbOvoi: pXab-apoç 'lâcbe'; voy. ce mot). Ostlioff
IP.VI 5sq. Etym. Par. 51.
d|uàvbaXoç- àqpavr|ç (Alcée fr. 123) < *d[|uaXbaXoç ? otiiavbaXouj *
àcpaviZluj cf. à^aXbuvuu. Brugmann Gr.Gr.- 72. Grdr. I - 437. —
Pour Lewy Fremdw. 1 14, à- protbétique[!?] et juàvbaXoç 'verrou',
donc 'verrouillé, enfermé, invisible', l'une et l'autre étymologic
étant peu convaincante; à- appartient à une base amd^ndi?),
voy. fidvbpa 'enclos, parc'; le sens de 'parqué' s'impose.
a|LiaEa f. 'cbar' à (juatre roues, s'opposant à l'âpiua ou ôxea à
deux roues; cf. Z 487 = e 27.'); a désigné tout d'abord le châssis
de ràmîvri, par opposition à la Tteipivç ou banne; < d)LiaHa
(KUKXa) 'roues attachées à l'essieu' (skr. âl'sah lat. axis v. slav.
o.û lit. aszis gall. echel v. irl. qxoll ags. eax v. h. a. (ihsa :
gr. dEuJv) ; ce nom. pi. n. d'un adj. d|LiaHoç (cf. boni. paOùXei|uoç :
Xei|uu)v), d'autant qu'il se construisait avec le sg. du verbe,
a facilement passé dans la déclinaison des féminins en -a.
Kretscbmer KZ. 39, 549 sqq.
à|Lidpâ f. 'tranchée, rigole, fossé, conduite d'eau'; à|uap€uiu 'irri-
guer'. V. isl. mœrr v. sax. inôr v. h. a. miwr ail. moor 'marais'
V. fris, mar 'fossé' (Fick* I 507) ou lat. mare, gall. more
V. irl. miiir 'mer', got. mari-saiws 'lac' marei ags. mère
V. h. a. mari ail. meer 'mer', lit. mârés f. pi. 'le Curisch-Haff
V. slav. morje 'mer'. Fick ibid. Prellwitz 18 avec doute.
4
- 50 —
Kl lige*' 204 (gr. 'Ajuqpi-iLtapoç fils de Poséidon) avec doute. —
Les sens cadrent mal et aucun mot de la famille de lat. mare
n'a de voyelle avant m. La première hypothèse est à tout
prendre plus séduisante.
à)adpaKOç m. -ov n. 'marjolaine' (Origanum Majorana L.) > lat.
amaracus -îi/n, d'où, par ctymologie populaire, moy.-lat. majo-
rana etc. Etym. inconnue; patrie : Afrique septentrionale.
Hypothèse dans Lewy Fremdw. 43.
ctiLiapTâvuu, aor. 2.fî|LiapTov éol.iïiuppoTOV ^) 'manquer, se tromper';
à|LiôtpTrma n. à)uapTia f. à|uapTuijXr) f. 'erreur'; vriiuepiriç 'infail-
lible, certain'. Lit. mirszth ""oublier, négliger', skr. m('sa 'vaine-
ment; erronément' mrsyati 'oublier, négliger' (Frohde BB.
20, 215 sq.), V. irl. co numerad 'qu'il trahisse' mrath moy.-irl.
hrath 'tromperie, trahison' v. bret. hrat bret. mod. barad gall.
bradcovn.bras'tviihison^eic. Voy.Osthoff IF. VIII 11 (bibliogr.);
les rapports avec lit. et skr. ne sont nullement sûrs; cf. Uhlen-
beck Ai. Spr. 231 . Henry Bret. mod. 27. — Sommer Gr. Lautst.
30 sqq. 38 coupe à-fiapxàvuj < '-'à-hyiapT- < *asmarf- < •%-
-smrt-, base smer, cf. KOtcfiuopoç • bûatrivoç Hésych. < *KaT-
cTiuopoç (Schulze KZ. 29, 262 n.), riiuopoç* d|Lioipoç < *à-(J)aop-,
illuopiç' ècriepriiuévri. AiaxôXoç Niôpr) dor. i^iuôpiEev d|uoipov
€TToiricrev Hésych. (Fick BB. 11,252. Hoffmann Gr. Dial. III
318. 582. Van Herwerden Lex. Gr. 353). Ce rapprochement
est des plus douteux.
à|uapij(jcruj 'étincelcr, briller' < *à|LiapuKiuj; à|Lidpu-f|ua n. 'éclat,
scintillement, mouvement rapide'; à|uapuYn f. (ép. -0-) 'scintille-
ment, pétillement'. Skr. mâric'ih 'rayon de lumière'; lit. mérliu
niérl'ti 'cligner de l'oeil' mlrksnis 'regard' mirksiu 'clignoter'
brëkszta brëksti 'poindre' v. slav. brézgil 'aurore'; got. maurgins
V. sax. morgan v. isl. morgenn 'aurore' brah 'scintillement,
clignotement'. Fick BB. 5, 167. Bezzenberger BB. 17, 22'2.
23,308. Johansson KZ. 30, 445 sqq. Noreen Abriss 141. Zu-
pitza Gutt. 136. Solmsen KZ. 34, 28 (qui combat le rapproche-
ment). Ilirt Ablaut § 241 (qui ramène les mots non grecs à une
base merêk en hésitant à y joindre àinapûcrauj «dont l'u n'est
]) L<a vraie forme éolienne ne peut être qu'aupporov.
— 51 —
pas explicable >, mais, dans le voisinage de la gutturale sourde,
u représente souvent une voyelle atone dont la couleur est
sensiblement différente dans les langues congénères). Voy.
aussi s. V. juapjLiaipuj |uàpjLiapoç |uap|uapuYn.
■à^avpôç 'sombre'. Voy. juaOpoç |uaup6v. L'a- n'est pas prothé-
tique, mais fait partie intégrante de la base.
•dor. à|LipXaKicrKuj 'j, att. à)UTT\aKi(JKuu 'faillir'; pXdg, -aKÔç "mou,
indolent'. J. Scbmidt KZ. 37, 28. 29 tient le tt pour primitif,
de même que dans dor. 'AjUTipaKia : att. 'Aju^paKia, et repousse
l'étym. de Bloomfield Am. J. Pbil. VI 46 sq. et .Jobansson IF.
Il 38 : skr. mUcchati "bégayer' v. slav. mlûcati ""se taire'; pXdH
se rattacbe fort bien à juaXaKÔç; l'étymologie du verbe est in-
certaine; celle proposée par Prelhvitz 18 (arm. melkh 'péché')
n'est pas reprise par Hiibschmann Arm.Gramm. 1473 (voy. s. v.
|ué\eoç 'vain').
à |Li p X i a K uj, ÉE-a|LipXôuu, àjupXûvuu, à)npXuôuu 'avorter' <*à|aX-i(TKUJ etc.
Cf. iLiéXeoç 'vain, infructueux, vide', lit. mîli/ti 'manquer'. Fick
KZ. 20, 1G9.
àjLipXiiç, -eîa, -u 'émoussé'; àjupXiivuu 'émousser, affaiblir"; à^i^Xu-
ujTrriç d|upX-ujTTÔç à|upX-uji|; 'njyope'; à|upXuuuao"uu 'être myope'.
àjupXuç < "^à^X uç cf. àjuaXoç 'mou, tendre'.
«luPujv, -(juvoç m. 'toute saillie arrondie; bord arrondi d'un vase,
d'une coupe'. Etym. obscure. On a souvent comparé le lat.
umho, dont les sens paraissent un peu éloignés; dans cette
bypotbèse, ctjupuuv se rattacherait à ôiuqpaXôç, ce qui n'irait pas
sans difficultés phonétiques; cf. ô|uqpaXôç < i.-e. owo&^ (Hirt
Ablaut p. 131); le rapport d|upujv : àva-paivuu, proposé en
première ligne par Prelhvitz 18 est plus invraisemblable encore.
à|ué0uaTOç 'amétbyste' < à négatif -f- peGùuu; la pierre passait
pour préserver de l'ivresse. Prellwitz 18. Lewy Fremdw. 58 sq.
«laeipuj < ^ameigU- 'échanger', moy. 'échanger, donner en
écliange, remplacer'; à|Lioipr| f. 'échange'. ■^- < -gV-. Cf. lat. mi-
grdre, v. slav. mlglivû 'mobilis' (Fick BB. 6, 213), skr. ni-mayah
'écliange', gr. sic. )lioîtoç, lat. meâre com-moinis comniûnis,
got. ga mains 'commun', v. slav. mena 'échange, changement'
1) Les niss. ont tantôt tt tantôt p.
— Ô2 —
lit. mainas 'troc' lett. mlju mi-t 'troquer'. Persson Wiir/.elerw,
15. 28. 156.
àjaeivujv 'meilleur'. Possédait la vraie diphtongue €i (Kiibuer-
Blass Gr.3 1 565. Hoffmann Gr. Dial. III 389. 425j et ne peut
être pour *à)LieviuLJv, mais vient d'un thème *à)aei-vo-; cf. Brug-
maun Ber. d. siiehs. Ges. d.W. 1897, p. 196. Lat. amoenus.
Hirt Handbuch 295. Walde Lat. Wb. 27.
à)LieipuiJ 'exclure de la participation' < à- négatif + )aëp-oç;
à-fie'pbuj, aor. ion. rj)aepO"a < *a|uepT-aa 'priver' < *àiiéplix)
*à)uepb-iuj.
dtpéXYUu 'traire' (cf. Pou-poXYOç); àuoX-feûç m. àpeÂKTiip m. 'vase
à traire'. Lat. mulgeô mulctra mitlcO, alb. injel' (G. Meyer Alb.
Spr. 283), v.h.a. milcJiu lit. méîéu v.slav. mliizq mlésti 'traire',
V. irl. /»eZ<7 'lait' m. \x\. mliijim 'je trais' < protocelt. ^mlig,
mlkht 'lait' (Fick* I 517. II 214). Basei.-e. amelg; cf. à[xép-[vj
ILiâpri laâpTTTUJ â|Liri àjudiu dpaWa et Persson Wurzelerw. 62.
à)LtépTUJ 'cueillir'; à^opYoç 'qui pressure'. Cf. ô)aôpYVO)ai (-op- <
-/•- devant consonne), à côté de laopEavTo, skr. mrjànti 'ils
essuient'. A noter la spécialisation en Europe de la base ameJg
'frotter, essuyer' d'où 'traire' (voy. àpéXfiAJ), à côté de quoi
base amer g, skr. mrj dti 'essuyer, nettoyer' zd mardza'ti
'essuyer' gr. àpëpYuu ôpopYvOpi ') zd v//9JV2«6- 'contrée' lat. margo
'bord' gaul. Brogimâros (Fick-Stokes* II 221. Henry Bret.
mod. s. V. hro) v. irl. mriiig hrulg 'district' got. maria v. h. a.
marachn ags. meare 'marche, frontière, domaine'.
*à)aeiJopai, inf. aor. àpeûcTacOai, gort. àpeFûcracrGai = dpei-
(4jaa9ai, 'se déplacer, se mouvoir; franchir; surpasser'. Lit.
maïdi 'excursionuer', lat. moveô, m. h. a. mouice 'manche f.'
cf. cor. (poét!) TÙ bè boç xapxç.aoav àpoiFav lA. add. 20, 108a
(cf. 62-64), GDI 3119c et Boisacq DD. 108 (=àpoiPnv Y88);
à|noiFd < à)LioF-id : d|aeu- = *(p9oipd < *qp6op-id : qp6ep-, cf. bid-
poioç* ô dvT' dXXou biaKOvOùv Hésych. Voy. Danielsson IF.
XIV 389-392. Solmsen KZ. 37, 3. Persson Wurzelerw. 15. 28.
1) Lat. merges., -ïtis 'botte, gerbe' qu'y ajoute Persson Wurzelerw.
62 est étranger au groupe et parent de gr. Ppôxoç et de |iôpoTTov
èK (pXoioO Tr\6Y)ua ti. Cf. Lidén Stud. zur aind. u. vg-1. Spr. 14.
— 53 —
15(5 a justement reconnu une alternance des 'déterminatifs'
•u- et -gV-.
\.à\xr\ f/faucille,faucliet';à|Liàuj 'recueillir, fauclier',â|aaXXa(à|LidXri)
f. 'g:erbe, faisceau' : lat, am-iJ-la = ansa 'poig:née' < ^am-sa et
mmi' en composition, manus (à côté de |uàpri 'main') lit, qsà
'anse, nœud coulant' (Danielsson Zur altit.Wortf. 5sq Persson
Wurzelerw. 62). — Lat. metere v. bret. met-etic 'moissonné'
moy.-bret. midi ff hrat. mod. médi < protocelt. *metô 'je mois-
sonne' ang'l. to mow ail. mâhen 'faucher' matte 'prairie'
o^mei 'regain' etc. (Fick Stokes II 206. Henry Bret. mod. 197).
Base i.-e. amë, développement d'«7?2 'saisir'.
II. d|n r| f. 'seau à eau'; àjuiç, -iboç f. 'pot de nuit' (> lat. ama >
ail. o7i7n). Skr. dmatram 'vase, cruche' amatràkam 'cruche,
coupe à boire', arm. aman 'vase' (Hiibschmann Arra. Stud.
I 18. IF. VII 94. Arm. Gramm. I 416); puis lat. ampla <
am-lâ, cf. d|uaXXa s. v. I. d|ur|, amphis, ansa maiius etc. Base
am 'saisir'. Les doutes de Walde Lat.Wb. 26 sq. me semblent
excessifs; à|uv(ov est étran,û:cr au groupe.
à|uri, plus correctement à\xY\, att. à.\xr\ 'en quelque sorte'; à)Ltô0ev,
att. d|a66ev 'de quelque côté'; d^oOi 'n'importe où'; àjuûjç, att.
djuijùç, cf. dmjuJYéiTuuç 'd'une manière quelconque'. Vov. djuijùç.
d|ur)ç, -r|T0ç m. sorte de gâteau au lait; djuriTicyKOç dim. Etym.
inconnue; < syr. âmsa pour Liddell and Scott, ce (\\\\, séman-
tiquement {âmsâ = 'foie au vinaigre' ou 'viande crue') et phoné-
tiquement, est inadmissible.
d|uia f. variété de thon. Etym. inconnue.
ion. à|Lii6pôç à|Lii6péa) < dpiGfiôç àpiGjuéuu par métathèse con-
sonantique.
dmXXa f. 'combat, lutte'; àfiiXXào|uai 'lutter'; àjLiiXXi'iTiip m. 'lut-
teur'. amXXa < *sm"Hlia, cf. skr. samardh m. 'rencontre,
heurt, lutte' samâranam 'heurt, lutte' v. pers. hamara- 'lutte'
zd hamdvana- v. pers. hamarana- 'lutte, bataille', lat. similis
simidtas et, pour le sens, 'se mesurer', ail. mensur 'duel';
voy. d)ua,
bom.à|uix6aX6e(T(Tav adj. f. ace. 'nébuleuse, brumeuse', épithète
de Lemnos, cf. ô|uixXri 'brouillard', -|uix6-<-|liiSt- comme delph.
èx66ç < *èE-T0ç à côté d'èK-TÔç < êk, got. maihstus angl. mist
— 54 —
'brume' bas-ail. mistern, pour Fick BB. 24, 298, et voy. Kern
IF. IV 106 sqq. Cf. àyîilax' oùpfiaai Hésycb. et les mota
groupés sous ôjLiixéuJ ô)LiixXr| luoixôç.
à)x\xa n. 'noeud'. Voy. cîtttiu I.
6.\x\xoc, m. 'sable'; combinaison, au même titre que \^â\xaQoç,y
d'ajuaGoç cf. m. b. a. sampt v. b. a. sant et lyâmnoç < *i|ja(p-jLioç.
Kretscbmcr KZ. 31, 408. 420.
à )Li V i 0 V 'vase où l'on recueillait le sang de la victime' âîr. eïp. t444.
< *(Ta|apviov, dérivé d'un subst. *()a\x^v- : lat. sanguen (sanguis,
ace. sanguinem) i.-e. ^saidgUen 'sang'. Scbulze KZ. 29, 257
(bibliogr.); psilose éolienne ou ionienne. — Très douteux pour
Meillet, Ostboff et moi.
à|u v6 ç m. 'agneau'; àjuvri à\xv\ç, f . 'agnelle'. < *àpvoç i.-e. *agUuos,
cf. lat. agnufi, v. slav. agnq i^f/^?? v. irl. tian gall. niod. oen
corn, oin (voc.) irl. gaél. uan bret. mod. oan 'agneau' < proto-
celt. *ognos, v. angl, êanian > angl. to yean 'agneler' néerl.
dial. oonen 'mettre bas' < protogerm. *auno- < *a(jUhn6- ou
og\ihnô: Fick KZ. 20, 175. Bersu 126. 162. Ostboff IF. IV
289sq.V324sqq. Henry Bret. mod. 213. Solmsen KZ.37,5sqq.,
lequel en sépare \Sii.amllus(?) 'agnelet' gl. (je lis avillas' agnas).
èv àjuoXYUJ (vuKTÔç) 'au plus profond de la nuit' (Hom.). lepâç
vuKTÔç àjnoXYOv 'caligo' Escbyl. fr.66, 7 ; adj. vùH oiilioXyôç Eurip.
(Hésycb.). Généralement rapprocbé d'àjuéXYuu 'traire'; on a dit
'temps où l'on trait', ce qui est une conception des plus bi-
zarres. — Pour Buttmann, le mot est acbéen et équivaut à
diKiuri 'le point culminant'. L'idée est saine, mais qu'est-ce Butt-
mann entendait par «mot achéen»? — L. Meyer KZ. 8, 362
a évoqué le v. isl. myrkr 'obscur', ce qui est erroné, parce
qu'au X grec devrait répondre aussi un l dans les langues
du nord. Cf. lit. mïlszti (ou milsztis) 'se réunir' en parlant
des nuées d'orage, lett. milst 'il fait sombre', got. milhma
m. 'nuage' (Wiedemann BB. 13, 301), v. irl. melg f. 'mort' f,
(Stracban KZ. 33, 306).
à^ôpai f. pi. 'gâteaux au miel'; àiaoppîTriç m. sorte de gâteau
cbez les Siciliens (Atb. 646 f.) ; à)LiopiTriç àpTOç, comme à|a6pau
Etym. obscure.
- 55 -
àiaoppôç m. 'compagnon, suivant; berger'; à|aoppeùç, -éujç m.
'berger'; à|uoppeùuj à|Lioppéuu 'accompagner'. < *amorgVo-s.
«Skr. mrgâh désigne un animal errant dans la foret: 'gazelle'; —
'oiseau'; zd m,drdyO;Q,î. tm-gài/atè 'poursuivre', mrgayd f.'chasse';
mrgayûk 'chasseur'; etc. ; zd indrayaHrerrer, rôder'. Si le sens
'errant, rôdant' est le primitif, le grec à)Lioppôç peut être parent;
si le sens premier est 'flamboyant, bigarré', cf. russ. morgdtl
'clignoter' lit. mirgëti 'flamboyer' mârgas 'bigarré' mergà 'jeune
fille', V. irl. hrecc, mrecht- 'bigarré'.» Uhlenbeck Ai. Spr. 229.
à|Li6pTTl f. 'marc d'olives; — plante tinctoriale'. Généralement
rapproché d'àiuépYuu. Vient d'un plus ancien *à)LiopKâ (> lat.
amurca), parent de lat. marceô marcidus. Corssen II- 162.
Curtius^ 184. Walde Lat. Wb. 27.
à)Liop-fîç, -iboç f. à|LiôpYivoç 'de lin fin ou de pourpre'; tù àuôp-
Yiva ii|uâTia) 'vêtements de lin fin ou de laine d'Amorgos'.
Lexx. — L'île d'Amorgos a pu fabriquer des tissus recherchés;
si le sens de 'pourpre' est le vrai, il faut songer à àiuopYr).
à|aoToç 'violent'; adv. â|U0T0v 'avec force'. Prellwitz 20 traduit.
djLioTOV par 'continuellement, incessamment', et compare lit.
metù mèsti 'jeter' v. slav. meta mesti 'jeter'. Feu convaincant
au point de vue sémantique.
â|iiTre\oç f. 'plant de vigne; vigne; vignoble'. On a voulu y voir
un mot d'origine sémiticpie < hébreu 'ënclb 'grappe de raisin'
I Lagarde.) — Autres tentatives infructueuses : Vanicek 912.917
Curtius"^ 359. — diaTreXoç — ^ataqlielo-, qui présente le degré
normal, correspondant au degré réduit dans àYxùXoç 'recourbé'
(XYKVJXri 'lacet', cf. aYKuOv 'courbure' ôfKOç 'courbure, crochet',
lat. nncus tmcus etc. (voy. ces mots), skr. ancafi 'courber'
(ndkurdh 'jeune pousse', pour Joliansson KZ.oO,4o.'>. Cf. Uhlen-
l)eck Ai. Spr. ?> (pour lequel skr. makiirâh : otYKÙXoç ou djUTreXoç).
Mais il n'est point prouvé qu'il y ait une alternance q'-gV^, ce que
supposerait âjaTreXoç, forme qui serait éolienne i dor. àjUTréXoç i =
ion.-att.*àvT€Xoç, d'un '=77?3ç(.'e/o.v alternant avec àYKÛXoç qui vien-
drait, non d'un primaire *aïaqulos, mais d'un secondaire ^aidqu-
los<i*a)dq'Julot< après délabialisation de la labiovélaire devant m.
Au surplus, l'idée que -ire- vaudrait -qiJe- est à écarter aussi
longtemps qu'on n'aura pas d'exemple sûr de -qV€-> -ne- en
— 5G —
syllabe intérieure éolienne. D'ailleurs, le vin le plus aueieune-
nient connu en Grèce est le vin thrace de Maronée (Hom. dans
Plin. H.N. XIV 4, 53); le mot est thrace, ou bien apparente
à g-r. â)UTT-pov 'longe', hypothèse que les caractères physiolo-
giques (le la plante autorisent.
à|iTrexôvri f/roi)C de Fennnc'; àjaTréxuj <' '-otiaqp-ëxuj 'envelopper'.
à|a TTXaKÎaKuu : à|up XaKÎaKiu. Cf. dor. 'A)UTTpaKiiÎJTai GDI. 3184.
3185. 3202, 18 etc.
àjUTTpeOuj 'traîner au moyen d'une longe' ;â)H7Tpov 'longe' (Suidas i.
Etym. obscure. Y aurait-il une base amp, élargissement d'«m
'saisir, enserrer' (voy. àjiri), d'où â)LiTT-eXoç, â|UTT-po-v et âjUTT-uEV
âjuTTuE, -Koç m. (dans les trag. f.) 'bandeau de femme pour attacher
les cheveux sur le front ; têtière de cheval ; cercle, roue'. Bezzen-
))erger dans Fick ' I 325 sq. rappelle ctVTuH, -ufoç f. 'circon-
férence; cercle du bouclier; bord du char', et compare gr. àYKiûv
et skr. aial'uçàh 'crochet', mais ni -tt- ni -t- ne peuvent < -qU-
dcvant u.
à)LiTTUJTiç, gén. -euuç, ion. -loç f. 'reflux de la mer'; à|UTTuuTiCuu
'refluer'. à|u- = àva, et cf. gr. ttuùvuu 'je bois', \sit. pôtic-s pôtor
ombr. 2)one poni \)\\w\ abl. 'posca', lit. yj/î^rr 'beuverie', skr.
apât 'il but' pàna-m 'boisson'. Base pùl '.pî.
àiuuYbdXT-i 'amande', à|uÛYbaXoç (Lucien), à|auYbaXfi (Théophr.)
'amandier'; à|auYbâXiov dimin.; àiuuYbàXivov è'Xaiov (Xénoph.).
Origine: Syrie. Hehn^ 496 a évoqué laûcrauj, luûEa, d'où 'fruit
doux, mucilagineux' (en s'appuyant sur lac. juÛKripoç 'noix,
amande' dans laouKiipoPaYop 'casse-noix', noté |LioÛKr|poç par
Hésychius). Peu satisfaisant. — à puYb-âX-ri = liél)r. meged 'éZ
ou iiKKjdV ël 'don précieux de Dieu'. Lewy N. Jahrb. 1892,
p. 18(3. Fremdw. 25 sq. 64 [?].
éol. d|iubiç 'ensemble'. Se rattache à apa, et est analogique de
àXXubiç < dXXo(b), arcad. dXXu. Voy. J. Schmidt Pluralbild.
246. 273. 351.
àpubpôç 'obscur, difficile à reconnaître, indistinct'; àiuubpôuj
'obscurcir, affaiblir'; dpubpÔTnç f- 'caractère indistinct d'une
chose'. Prelhvitz 21 note, avec doute, v.slav. iz-mûdèti 'devenir
faible'. Incertain, à moins de poser une base amôud.
àjiéXiov 'petit gâteau'; ctpuXoç 'non moulu' d'après Etym. M.
p. 87, 4o; in. 'gâteau de farine fine'; Arist. Acli. 1092; â)Liu\ov
'gâteau' Atli. 647 e; 'amidon' Diosc. Prellvvitz 21 pose à- nég.
+ )inj\ri: ce n'est admissible que pour â)Liu\oç, pris au sens
que lui donne IP^tym. M. â^uXoç au sens de 'gâteau' demeure
pour moi obscur.
à)LiO|uuj V 'irréprochable'. S'inspirant de J. Schniidt dans Kretsch-
mer KZ. 31, 386 n., Ilirt Ablaut § 112 pose i.-e. mônm; le degré
normal dans gr. |ulD|uoç )uuj|uap 'blâme' |auj)uéo|uai 'blâmer'; le
degré réduit dans gr. à|Liù|uujv, ^OjLiap forme éolienne = juuj|uap ^).
àjiit'ivuj < *à|Liuviuj 'écarter'; à|uuva f. < *à|iiuv-ia 'action de se
défendre'; àiuûvirip diuuvTuup m. 'défenseur'; 'AjaùvTaç 'Ajuoviaç;
|uuvri f. < *|uûv-a 'prétexte pour traîner en longueur, i-etard,
délai'; |uôva(T0ai* irpoqpacyiZ^eaOai. Cf. à|ueûo|uai base ameu
'écarter, déplacer, éloigner'.
à}x\)0(J[x) < *à|uuK-iu), att. àfiÙTTO) 'déchirer, égratigner'; à)auxiî f.
'déchirure, égratignure'; àjuuxin6ç ra. 'déchirure'; âjLiuEiç, -eujç f.
'action d'égratigner; scarification'; d|uuY|ua n. à|uuY|u6ç m.'action
d'arracher (des cheveux); à)uuxi«îoÇ 'seulement effleuré';
àjuuKaXai* m aKÎbeç tujv PeXiûv irapà tô à|uù(jaeiv Hésych.
Thème à|uuK-, cf. lat. muc-rô Curtius^ 546. Doute non justifié
de G. Me ver 3 164.
otfaucrxpôÇj «Muxvôç, à)uuxp6ç 'non souillé; pur'. Cf. uûctkoç"
)nia(T|ua Hésych. < *|liuk-(îkoç; voy. àTro-juùaauj.
àjxcpabàv, àjuqpabd, à|Li(pabriv 'ouvertement, publiquement'; àjicpâ-
bioç 'qui se fait ouvertement, public'. < àv = àvà + cpa-, cf.
qpaivuu.
àjLiqpaairi hom. f. 'impuissance de parler, stupeur'. Pour Brug-
mann Gr.^ 87, à|u- < *â|u- par abrègement de la voyelle devant
nas. + cons. âv- représentant en grec la nasale longue sylla-
bique indo-européenne à côté de va et reflétiiut le préfixe
négatif n- qui apparaît sous la seconde forme dans vd-Troivoç
'impuni'-). — Pour Kretschmer KZ. 31,408, àv- est la forme
1) Ulileiibec'k Ai. Spr. 228 cite encore à|Liu|aujv avec fiiaîvuu
'souiller' à propos de màtram 'urine' zd niûrdam 'impureté, saleté',
V. slav. myti 'laver' mylo 'savon' lit. mdndyti 'baigner'.
2) Exp!ieation.s divergente.^: Frôhde BB. 20,212. Schulze Qii. ep.
141. Kretschmer BPhW. 1898 col. 212; pour Persson IF. II 22<S, va- dans
— 58 —
antceonsonaiitique (cf. osq.-ombr. an-) con-espoiidant à la forme
antévocalique àva- dans hom. àvâ-ebvoç àvd-eXîTTOç, à- < *n-
étant la forme réduite; àva- : av- : va (cf. vd-TTOivoç vri-Kepbtîç) =
Kctuaioç : Kajueîv : TToXvj-K)LiriTOç, ce qui paraît irréprochable et
permet d'écarter l'hypothèse de la nasale sonante longue; la
base serait awëw; cf. aveu.
éol. à|u cp r| V 'm\qaé'<\.-e.*uangUhen-, cf. arm. ^«w^ 'crâne, occiput',
got. waggâreis 'TrpoaKeqpàXeiov' v. h. a. wanga 'joue' suiss.
Wang 'lisière escarpée'. Hoffmann Gr. Dial. II 500. Scheftelo-
witz BB. 28, 157.
à)Li(pi 'autour', des deux côtés'. Skr. ahhi-tah 'aux deux côtés',
lat. ambi- amb-, gaul. ambi- 'autour de' v. irl. imb- imm-
'autour de' gall. mod. am- {ym- em- par influence de 1'/), alb.
mbi 'sur, à' mbr 'près de, à, sur, dans, vers' (G. Meyer Alb.
Spr. 265), V. h. a. umbi v. isl. umb, um. Dans skr. abhi
zd ahci V. pers. abit/ se sont fusionnés deux mots : *mbhi cf.
àjaqpi lat. amb etc. et *obhi v. slav. obû obi o 'près de' lat. ob
got. bi V. h. a. bi ail. bei 'près de'. Cf. Curtius^ 293. Vanicek
Lat. Wb. 18. Johansson BB. 13, 123.
à|Li(piX\JKr| f. 'crépuscule'. Voy. s. v. XeuKoç.
àjuqpiiToXoç 'serviteur' : skr. abhicarah lat. anculus. Osthof f BB.
15, 316, cf. Fick P p. VII. Bartholomae IF. XII 27. Cf. lat.
ampiito < *dmf[i]-puta[i]ô : ombr. an-ferener 'circuniferendi'.
àyicpi -\- TTëX-o)aai, i.e. (jV^el.
àjacpiapriTéuu (ipf. rnucpea^riTOuv par fausse perception, aor. riiaqpe-
apriTricfa), ion. -pdiéiu 'être en désaccord'. A couper àjnqpKT-priTëuj
avec un *PâTO-ç (â- < *n-) cf. hom. prjTiiv ^f\Qi, à côté de pâio-ç
skr. gatâli 7x1 gatô véd. gadhi igolii) vÀ jaidhi. Osthof f MU.
IV p. IVsq. Perf. 331.
à)Liq)op6Ûçm. 'amphore', vase à deux anses. < hom. àiaqpiqpopeijç
(à)aqpî + qpepoj) par haplologie.
â|ii9uj 'tous deux'; àjuqpôxepoç 'l'un et l'autre'. Skr. ubhâti m.
ubhé f. n. 'tous deux' zd uva , v. slav. oba lit. abù, lat. ambo,
got. bai bajôps v. isl. bâder (gén. beggja = got. *baddjê)
vâ-TToivoç alterne avec lat. ne, cf. -nam, nnn- dans nempe, -dam : -dem,
a-l : e-i etc., ce qui n'est pas vrai, à tout le moins pour ai : ei. — L. Meyer
Hdb. I 186 rejette à.\xcpaa\r\ et veut lire açaoin. ce qui est inadmissible.
— 59 -
ags. hégen v. b. a. beide. L'initiale fait difficulté; voy.
Johansson BB. 13, 123. Cf. à)aqpî.
ot|uu)ç, ait. d|aâ)ç dans à}Awa'fénfjjç 'd'une certaine manière' : skr.
samah got. sum-s \m quelconque' < *S7W"'-. Cf. Brugmann
Ausdr. d. Totalitiit p. 5.
â)LiU})Liov épiée de l'Inde (CissusvitigineaL.) Cf. hébreu *Aamôm^).
Kivvdinuuiuov pour*Kivvd|ua)vov parétyniologie populaire (d)auj|uoç
'irréprochable') 'cannelle' < hébr. qinnâmôn m/sens.
djnujTGV = KacJTdveiGV 'châtaignier'. Etym. inconnue.
ctv particule conditionnelle, cf. lat. an, got. an. dv < *ai dv.
Voy. s. V. èdv.
dvd dva 'en haut; en haut de'. I.-e. *anù 'en haut':gr. dva,
lat. anhelâre-^ — gr. dviu, got. ana v. slav. 7ia 'au-dessus de',
lit. nu pruss. no na\ — skr. a 'vers, sur, auprès'. Hirt Ablaut
§ 308.
dvaYCtWiç f.'pimpreuelle' Diosc. Origine obscure; l'étymologie
proposée par Prellwitz 189 : dvd + dTdWuj ne satisfait pas la
sémantique. A tort ou à raison, Hésychius, glosant dYaXXiç, sorte
diris, l'explique par ùdKivGoç r\ GpuaWiç ('niolène') x\ dvaYaXXiç.
dvdyKri, ion. dvaYKairi f. 'nécessité'; dvaYKaîoç 'nécessaire';
dvttYKdZiuu 'forcer'. V. irl. écen gall. angen 'nécessité, contrainte'
moy.-bret. aîtquen bret.-mod. afiken 'chagrin' (Henry Bret.
mod. 11), V. h. a. ûhtà 'persécution' < *rt73;^^ô ags. Ôlithere,
au P'" s. chr. Actus-merus (Àxtu-mêrus) Brugmann Grdr. P 382,
lat. nec-esse-^ base i.-e. aneîc.
dvdYupiç, -euuç m. et dvdYupoç m. f., 'anagyre' (Anagyris-
follida L,). Etym. inconnue.
àv-aivo|Liai 'refuser, dédaigner, désavouer' (prép, dvd) cf. aîvoç,
got. ai-p-s V. h. a. ei-d 'serment'. Osthoff BB. 24, 199 sqq.
dvai(Ti|Li6iu 'dépenser, employer'. Composé d'dvd + aïaiiaoç
'fatal; sage, prudent, mesuré' d'après les lexx.; il faut se rap-
peler aicri)uia f. 'avantage, jouissance' Esch. Eum. 950; encore
ce sens est-il douteux. Prellwitz 22 évoque à la fois aïvu)jai
'prendre' et aïoa, mais ces mots sont étrangers lun à l'autre.
1) Du thème hâmnm 'être clifuid, fébrile"? Wagler dans Pauly
Wissowa I 1874 évoque l'arab. hamana.
— 60 —
FâvaKÊÇ m. pi. 'les Dioscurcs'; FâvaE àvut, jçén. àvuKTOç m.
'maître, chef, roi'; Fdvadcra dvaacra < *FavaKia f. 'maîtresse,
reine'; àvûaaw 'être le maître'. Etym. obscure. Prelhvitz 22
risque un rapprochement avec lat. iwôvincia 'mission, cercle
(1 action'; il supjxise sans doute *venMa < *unl'-.
àvaXicTKai fut. àvaXuuau) 'dépenser, user de, faire périr'. Cf. àva-
Xôuu 'détruire' et dXi(TKO)uai.
dvaXTOç (-facTTrip) 'insatiable' < àv- négatif et part. *àXT6ç. Cf.
lat. alô, V. irl. alhn 'je nourris', got. ala 'je grandis' v. isl. ala
'produire, nourrir' got. alpeu 'vieux' v. h. a. ait 'vieux'. P. ex.
Curtius' o5G. — âXaoç, qui en est rapproché par Prelhvitz 23,
lui est étranger.
oivap(p)ixâcrGai. Voy. àppixâo|uai.
dor. àvâpÎTâç m. 'coquillage de mer'. Cf. viipiniç ou v^peiTriç
m/sens, Nripeûç.
àvu(5Ta\\)lny 'sangloter' Anacr. LX 7. Prelhvitz 23 propose,
sous réserve, un rapprochement avec aTaXdaauu trans. 'faire
couler ou verser goutte à goutte'; intr. 'couler goutte à goutte';
CTTaXàcrcruj < *crTaXaKiuj ou, analogiquement, remplace un *(TTa-
XâZuu. Une alternance u : a dans le voisinage d'une gutturale
est en effet possible, cf. skr. gén. ciinâh gr. kùujv lat. canÎK
lyd. KavbaûXriç skr. nal'ti gr. vûE lat. nOx, skr. ^qudhirah 'pur'
gr. hier. 9o6ap6ç ion.-att. Ka6apôç lat. castus etc.
«vaupoç ui. 'fleuve grossi par les pluies, torrent'. Etym. inconnue
pour Prelhvitz 23. "Avaupoç était le nom d'un fleuve de Thes-
salie; est ce le nom propre qui s'est employé comme nom
commun (Liddell and Scott)? 'AxeXiîjoç s'est aussi dit méta-
phoriquement de tout fleuve, de toute eau.
att. ùvappûuj 'tirer la tétc de la victime en arrière pour l'égorger;
égorger, faire un sacrifice'; raoy. 'retirer en arrière pour soi;
délivrer, affranchir' < àva-*Fpuuu, moy. pûoiuai 'tirer à soi'.
Cf. hom. aùépvov < *àvFepuov, et pûo)uai.
■dvbâvuj 'plaire', aor. hom. eùabe; ion. dboç n. âb»i)iia Hésych.
'décret'. Cf. béot. n. pr. Fâbioù-XoYOç ; il y a eu un verbe *Fabeîv,
d'où locr. FeFabnKOTtt < */je FF^ab-, cf. skr. sa-svadê svddati
'rendre savoureux' Hcadatê 'goûter', être 'savoureux' zd. xvâstô
'cuit\ lat. suadeô siuidus suàda suddèla stiâvis, irl. sayit
— 61 -
gall. chwant 'appétit, envie, désir' bret. mod. choant ''désir'
(Fick->Stokes II 321 . Henry Bret. mod. 169), got. sups ag-s. svëte
V. h. a. suozi "doux'. Kuhn KZ. 2, 134, Curtius^ 229; éol. euabe
<*è-ffFabov ou *è-FFliabov, cf. encore g;ort. è'Fabe Hérodt. è'abov
(mss. é'abov) att. fibOç 'agréable', skr. svâdùh 'suavis'.
âvbripa n. plur. 'plate-bande ou couche de jardin; bords dun
fleuve ou de la mer; lieu humide'. Etym. obscure.
àvbiKiriç m. 'bâton pour tendre un trébuchet' Callim. fr. 233.
< àv = àvà -j- biKeîv. Voy. biKeîv.
àvbpdTTobov ""prisonnier de guerre réduit en esclavage; esclave';
plur. àvbpà-TToba, formation nouvelle d'après TeTpâ-Ttoba. Cf.
Brug-mann Grdr. II 48. Wackernag-el KZ. 30, 298.
àvbpàxvr] f. âvbvaxvoç m. 'pourpier'. Etym. inconnue.
àvëbriv 'en laissant aller; librement' < dv-é-briv, cf. \x\\x\.
dve)iioç m. 'vent'; fig. 'passion tumultueuse'; àvejLiôuj 'être enflé-
par le vent'; àvejudjXioç 'léger ou vide comme le vent, inutile';
àvr|ve|uoç, vr|ve|Lioç 'sans vent, calme'; nveiaoeiç 'venteux'. 8kr.
rtwi-^/ 'respirer', dnïlah 'haleine', alban. aj 'je gonfle' (G.Meyer
Alb. Spr. h), lat. anlmus, got. us-anam 'expirer', v. irl. anim
'âme' anal 'haleine' gall. mod. ana-dl 'haleine' (Fick-Stokes
II 13), V. slav. vonja 'odeur' qchati 'exhaler une odeur' < ^an-s^
cf. lat. (]i)alâre âlium < *an-s-I-. Base i.-e. anëi 'respirer'.
Arm. JwiuiWeïïV < *an.d Bugge IF. 1 442 est suspect. Cf. Walde
Lat.Wb. 32 sq.
àv€)Liu)vr| f. 'anémone'. Lewy Fremdw. 49 reproche à Prellwitz 23
d'avoir encore rattaché ce mot à gr. dvejuoç àve|u6uu dve.uuùXioç;
l'anémone apparaît dans la légende d'Adonis; la fleur naît
du sang de celui-ci; le nom propre hébr.-araméen Naùmàn
serait un surnom primitif d'Adonis, d'où le mot grec, qui d'après
Hésych. signifie aussi 'baiser' (Km qpiXinaa). Il n'en est pas moins
vrai que l'anémone est, partout en Europe, l'herbe au vent, 4a
fleur ou la rose du vent ; serait-ce une simple traduction? dfaujvaç •
Tttç dvÉïauOvaç. AioXeîç Hésych. < d[veJ)LiLuvaç par dissimilation
syllabique. Solmsen Unters. 98. Brugmann Ber. d. sâchs. G.
d.W. 1901, p. 32. Niedermann Acad. deNeuchatel 1(1905) 22 sq.
aveu dveu6e(v), dor. dveuv, él. dveuç GDI. 1157,8, még. dviç
(d'après xuJpîç> cf. dviç dvii toO x^Jpîç Hérod. I 511, 19.
— 62 —
J. Scliiilidt Pliiralbild.) 'sans', rarents du préfixe né^'atif àv-;
âv€u < *rmeu, got. inu v. li. a. anô 'sans', v. slav. vûmi 'hors
de'. Base e7iêu (ou eneue à cause de v. h. a. àno, qui contient
le degré extralong). Cf. les tentatives de Bartholoniae BB. 15,
IGsq., Meringer BB. 18,227, Prellwitz BB. 22, 78, Horton-
Smith BB. 22, 190.
àvcH^iôç 'neveu', àve\\)xà 'nièce'. Skr. napât gî'u. luiptur 'ûes-
cendant, petit-fils' zd najjâ gén. naptô v. pers. napa 'petit-
fils', alb. m&es£ 'nièce' (< "^nepôtia Pedersen BB. 2U, 228 sqq.),
lat. nepôs nepfi-s, m. irl. niœ gén. 7iiath 'fils de la s(X'ur' v. irl.
7îecht corn, iioit 'nièce' f P'ick-Stokes II 190j, v. h. a. nefo 'neveu,
parent' nift 'nièce', v. lit. nepotis {iiepùtis) 'neveu, petit-fils'
neptis '])etit-fils'. I.-e. "^anépôtios.
hom. dveuu pi. ntr.? 'silencieux'; âveuj m. f. 'qui se tait'; ion.
àveocTTaairi f. 'étonnant silence' Hésyeli. Deux hypothèses
vagues dans Prellwitz 24. — < *àv-iioa, cf. auuu 'crier'.
âvriGov 'aneth, faux-anis'. Hatzidakis 'AGrivâ XI 262 sq. pense
qu'avjiGov et àvidov sont des mots différents, empruntés pro-
bablement à l'Asie ou à l'Egypte. [dvriOov : ctveiuoç, propre-
ment 'odorant' Schrader RL. 26;")!]
hom. dvr|vo9ev (kvIoti, aî|ua) 'jaillit'. Voy. èv-nvo6-e fiv9-ov et cf.
Johansson IF. 111 201 sqq.
àv/ip, ace. àvépa, gén. àvbpôç 'homme'; àvbpeîoç 'viril, courageux';
àvbpeia, hom. iivopér) f. 'virilité, courage'; àY-nvuup 'courageux';
bpuJuj 'homme' Hésych. (< *vp-ujip); vuuper èvepYeî Hésych.
Skr. nà (ndr-), orabr. nerus 'viros' sab. Xero 'fortis', v. irl. ner-
ta/ni 'fortifier, réconforter' gaul. nerto- v. irl. iiert gall. tierth
'virilité' (Fick-Stokes II 193). I.-e. anêr. Bq.
àv9épiS, -ÎKOç m. 'barbe d'épi; épi'; àvBepÎKri f. 'asphodèle';
influence d'dv8oç; àvBepeuuv m. 'menton', litt. 'endroit garni
de poils piquants'. Voy. à6rip 'barbe d'épi'.
àv9iaç, -ou m. 'serran' (poisson de mer). Etym. obscure.
dv9oç n. 'fleur'; àv9euj 'fleurir'; àv9np6ç 'florissant'; àv9ri\ri f.
'floraison'; dv9€|aov 'fleur'; àv9e)uiZ;o)uai 'cueillir la fleur'. Skr.
dndhah n. 'herbe', v. irl. ainder 'jeune fille' v. bret. enderic
'jeune taureau' g-all. anner moy.-bret. annoer bret. mod. ounner
— 63 —
annewer < protocelt. *and-éra et *and-erâ (? Fick-Stokes
II 15.- Henry Bret. mod. 215).
avGpaE, -koç m. 'charbon, escarboucle'; àvBpaKeùç "charbonnier'.
Fick^ I 5(52 pose un primitif *ftenclhro- 'scorie', d'où v. isl.
sindr 'édât de pierre' ail. «m^er 'concrétion'. — Pour Kliig-e*^
366 s. V. siîiter la parenté extra-germanique est incertaine.
àvGpii'^uJV àvBpnvn f. 'bourdon'; cf. avec redoul)lement lev-
Gprivri, TevGpiibuuv 'sorte de guêpe'; lac. GpûJvaE • Kricprjv Hésych.
'faux bourdon'. Cf. ags. drdn ang'l. drone ail. drohne 'faux-
bourdon'.
âvGpu(JKOV è'vGpuaKOv 'cerfeuil sauvage'; àv6pi(JK0ç (Polhix);
àvGpicTKUJV (Hésych.). Etym. inconnue.
àvGpujTTOç m. 'homme'. L'étymologie àvrip + a)i|j (Ilartung^
Curtius^ 522) n'explique pas le -G-. — Bezzenberger BB. 5, 168
(cf. Fick ibid. 18, 138 et l'^ôH) pose *wGp-a)Troç, cf. ^evGnpri*
(ppovTÎç Hésych., v. h. a. muntar 'vif, zélé, éveillé', v. slav.
mqdrû 'sage' tclièq. mudrak 'intelligent'. — A cause de gort.
avTpÔTTOç L. G. X 25. XI 23 et de pamph. àipÔTTOiai = àvGpuO-
TTOiai GDI. 1257, 7, G. Meyer^ p. 210 songe à àva xpe-n-uj,
cf. TpuLiTTàuj, d'où 'l'érigé', cf. Ovid. Met. I 84sqq. — dvGpuuTTOç
< *àvbp-AuJTT0 ç 'ayant apparence ou extérieur d'homme', le
second élément étant parent de got. saiJvan' woiv', lat. sigmim <
*seqyno-m, v. slav. soJcû 'indicateur' sociti 'indiquer' i)our
Brugniaim IF. XII 25sqq.
àviâ f. 'chagrin'; dvioç dviâpôç 'importun, fâcheux'; àviàuu àvmiuu
'chagriner'. Lat.owws'fardeau'; skr. «wa/m. 'chariot de transport'.
Eol. ôviâ a peut-être ô- primitif; gr. ôy-ko-ç < *oid-qo-s 'fardeau' :
ôv-îd = lat. mus-ca < ^mus-qà : gr. |uuîa < *|uucr-ia'?
még. dviç Ar. Ach. 798. 834 — aveu. Formation analogique sur
Xujpiç dXiç.
att. àvoKUJXiî, cf. biOKuuxii; Ig. com. àvaKUJxri f. 'suspension d'ar-
mes; armistice'. Formé de àv-exuj avec un redoublement qui
rappelle àYUJYn : dYuj; àvavuuxH P^J* étymologie populaire (àvà).
àvoTTaîa ou àvÔTiaia f. oiseau non déterminé, 'héron de nuit'?
'hirondelle'? (voy. Thompson Greek birds 33 sq.). Lewy 9 sq.,
après d'autres sémitisants, rappelle le nom d'oiseau \\(^h\\\îna])â
— (34 —
du Lcvitique et du Dentéroiiomc, que les Septante ont vendu
par x«pabpi6ç, qui est le 'pluvier' \r, \'indpO = assA'r. anpatu et
serait d'après F. Delitzsch 'l'oiseau de la lumière'. Sur les
interprétations antérieures voy. Worner Curtius' Stud. VI ;347-
471. Antenrieth \\'orterb. z. d. liom. Ged. s. v. ônaia, Anieis-
Hentze ad. loc. et Anhang etc.
âvTtt âvinv 'en face'; àvTiKpO, att. ctVTiKpuç 'en face de, directe-
ment'; dvT0|uai 'aller au-devant'; aTT-avTàuj, àvTiduu 'rencontrer'.
Cf. àvTÎ. Prelhvitz 2;") rappelle skr, dntah 'fin', g-ot. andeis-
V. h. a. anti enti 'fin', qui sont étrangers au groupe.
àvTaKaîoç m. sorte d'esturgeon. Origine inconnue.
àvTripiç, -iboç, f. 'contre-étai, contre-fiche, jambe de force'.
<C àvTÎ + èpeibuu, avec allongement de la voyelle initiale du
second terme (loi de Wackernagel).
àvTi : 'en face de; en place de'; àviiôç 'qui est en face, qui vient
au-devant de'; àviidç, -dboç f. 'glande de la gorge, amygdale;
inflammation des glandes de la langue'; dvTiàuu àvjiàluj 'ren-
contrer'; èvavTioç 'qui est en face de, adversaire', Kaxévavxi
KaiévavTa 'en face de, à l'encontre de'. Voy. dvTa. Skr, dnti
'en face de, devant, près de', arm. àud 'sous, avec, pour'
I Finck Kz. i)9, 501-539). Lat. mite < *antî, v. lit. «w^a 'sur,
vers' lit. ant, got. and 'le long de, sur, par-dessus' v. isl. and-
ags. and- ond- v. h. a. ant-.
dvTiKpù, att. -ç 'en face de, directement'. Voy. dvTa et àvri;
-Kp-u contient la forme réduite de la base qui a fourni Képaç.
Kdpa etc.
dviXoç m. dvîXia f. 'eau de mer qui s'amasse et croupit dans
la sentinc; sentine'; dviMov n. dvxXiiTiip m. 'écope pour vider
l'eau d'un navire'; dvTXéuj 'vider l'eau de la sentine' ijat.
exanclâre est emprunté). dviXoç < i.-e. '^samtlo-s, cf. lat.
san-ië-s < *sam-iè-s (cf. veniô < *vem-io) sentina < ^smtïnà :
gr. dcTiç < *smti-.'i, lit. seniiù 'puiser', lat. simpuluni 'cuiller'.
Psilose éolienne et barytonèse, terme de marine? Bq.
dvTpov n. 'grotte, antre, caverne'. Prelhvitz 25 évoque la base
anêi, cf. dve|ioç, et compare gr. cmriXaiov 'caverne': lat. splritus.
1) Tandis que l'hébr. 'ànâpâ est le héron pour Lewysohn Zool.
d. Tahnuds p. 109, cité par Thompson!
- 65 -
Admis par Walde Lat. VVb. s. v. animus. Rapprochement dou-
teux. Fick IIP7 11 comparait lat. ancra 'dépression, creux
d'une vallée' (Paul, ex Fest. antras [1. ancras] 'convalles, vel
arborum intervalla'), ail. anger 'pacage', mais voy. Walde s. v.
ancrae (: gr. ctYKOç 'courbure; vallée').
dvTO)nai 'aller au-devant'. Voy. s. v. avra.
dvTuE, -Toç f. 'circonférence d'un objet rond; cercle du bouclier;
bord du char'. Etym. obscure. Voy. s. v. d^iruH. Prelhvitz- 43
tire le mot de àvà+Teùxuu, aor. II inf. boni. leTUKeîv 'fabriquer'
et rappelle boni. KaiaÎTuE 'casque bas sans panache', 'aTTÔ toO
KÛTiu TETÛxôai' scbol.
àvDm 'achever'; formes secondaires àviiuu àvûuu ctvuj (< *àvFuu);
crét. dvajuai < *6'w-va-)Liai, formé comme )Liàpva|uai; àavéç' où
leXeaGricrôiLievov Hésych. Base i.-e. sen : skr. sanôti 'gagner'
véd. sanukah 'avide de butin' < '-'sn-neu- *sn-nu-. Brugmann
KZ. 24, 271 sqq. Schulze Qu. ep. 158. Voy. s. v. aùBëvinç.
dvuj éol. ôvuj. Voy. s. v. dvd dva.
dvuJTa pf., d'où prés. dvwYuu 'commander, ordonner'. Cf. lat.
aio adagium prodiqium etc. Voy. Solmsen Verhaudl. d. 47.Ver-
sammlung dtsch.Philol. u.Schulm. in Halle a.d.S. (Leipz. 1904),
p. 145. KZ. 39, 218 sq. Brugmann IF. XVI 506.
hom. dfcivri f. 'hache, hache de combat'. Vauifiek Lat.Wb. 5 com-
pare lat. o.s'drt 'erminette' (< *acsia, cf. viscus: îSôç, vespa
< *vepsa) got. aqizi v. h a. acchus ail. ajct v. isl. ex qx
ags. œx. J. Schmidt Pluralbild. 148 évoque hom. Tava-r|Kiiç
'au long tranchant' et got. aqizi, mais got. -q- < -q-, ce qui
interdit de songer à R. ah ou aq (cf. s. v. dKaiva I).
dHioç <*dY-Ti-oç litt.'qui entraîne par son poids, qui est de poids',
d'où 'qui vaut; qui mérite, digne de; qui en vaut la peine';
dEiôuj 'évaluer, apprécier; juger digne; juger convenable; pré-
tendre'. Cf. «Tw 'entraîner par son poids, peser, évaluer, estimer,
apprécier', lat. agina 'chasse d'une balance' exagium 'pesage'
examen 'languette d'une balance' cunentum m/sens exiguns
exllis < *exêlis < '^ex-ag-sli-s (Curtius^ 171. Vanicek Lat.
Wb. 8).
dEuuv, -ovoç m. 'essieu; axe du ciel ou du monde; axe d'un
chemin', d'où : 'chemin; tablette de bois tournante' et sur la-
5
- G6 —
quelle étaient gravées les lois de Solon, pi. dEoveç. Skr. dksah
lat. axis g:all. echel (irl. ais 'chariot') v. h. a. ahsa v.iiorr. oxoll
lit, aszls V. slav. osl 'essieu'; zd usa- 'épaule'. Curtius^ 383
Fick I ^ 1, II 6; le sens premier a dû être 'épaule', cf. lat. a.xilîa
'aisselle' ala < *axla 'aile', v. norr. oxl ags. eaxl v. h. a. alisala
ail. achsel 'épaule'.
I. cto^ G ç 'serviteur'. Voy. ôZ^oç et Joliaiisson IF. III 199.
II. ào^oç 'sans nœud, sans bourgeon' i)our dv-oiloç, par influence
analogique. Cf. s. v. ot- négatif.
éol. àoXXriç 'pressé, compact, en foule'; àoXXiZiuj 'rassembler,
presser'; cf. ion. àXriç < *driXriç < *àFaXXiîç < *dFaXvriç; ion.
dXéu) àXi2;a); ion. dXir), dor. dXiâ et dXiaià (prini. adj.), att.
*nXiaia 'assemblée du peuple'< *dFaXiâ < *dFaXXiâ < *dFaXviâ,
cf. gort. KaTaFeX)Liévujv tûv TToXiaiâv, et, pour l'esprit doux,
dîTriXiaCTt^ç Arist. Ois. 110, dvirîXioç dirriXiiÛTriç. Base i.-e. aueî
'serrer, presser'.
dop gén. dopoç n.'épée'f forme éol. pour J.SchmidtPluralbild. 177).
Le rapport dop < *nso)' : skr. a.sih lat. ènsis est posé par
Johansson Beitr. z. griech. Sprachk. 31 n. 1 et révoqué en
doute par Brugmann Gr. Gr.^' 122. — PrelUvitz^ 26. H3 et
Solmsen Unters. 289 sq. trouvent comme sens pren)ier 'ce qui
pend, ce qui est suspendu' (cf. deipuu 'suspendre, attacher'). —
Arm. sur 'épée' < *}isor Pedersen KZ. 39, 407, qui sépare,
à tort, semble til, stir 'épée' de sur (cf. lat. cas catus skr. çiçàti
'aiguiser' arm. sair le 'tranchant') 'tranchant', adj.
dopTri f. 'aorte'; dopirip m. 'baudrier'. Voy. s. v. deipuu.
docTcréiu, inf.aor. ào(saf\oai 'venir au secours de'; hom.docrcTriTîip m.
'qui vient au secours de, défenseur'. < d- copulatif Csnj-) +
*soqVieiô < *soql'ios = lat. socius 'allié'. Cf. s. v. ëTTO|aai
< *seqU-, ÔTrdujv 'compagnon'. Curtius^ 461. Osthoff-Brug-
mann MU. I 203, II 211, III 104. .T. Schmidt KZ. 25, 139.
Bcchtei Hptpr. 354. Bally MSL. XII 325. — Hypothèse et
critique mal venues de Bréal MSL. XII 244 sqq. — Autre étym.
Barone Boll. fil. class. XIII 282 sq.
dîT a X6ç 'tendre, délicat; mou, flasque'; dnaXùviu 'amollir, assouplir'.
Dodcrlein a comparé lat. sapere 'avoir de la saveur' et gi-.
OTTÔç 'sue'. — On a rapproché aTiaXôç de d^pôç (voy. s. v. dppôçl,
— 67 —
cf. Fick P 492. Curtius^ 538. — Prellwit// 26. ^44 pose im
*sa^wa 'affaiblir'' (y). — Zimmermann KZ.35,613sq. tire àiraXôç
de *apa 'père', cf. n. pr. "AiraXoç; comme *apa *appa aspirent
volontiers le tt (âîrqpa otTTcpdpiGV àîTqpûç àîTCpiov àîTcpibiov),
l'esprit rude s'expliquerait comme celui de euuu < *€Ù7<uj. Cf.
àiâXXLu àraXôç. Pure conjecture et phonétique impossible.
«TTavTâuu 'rencontrer'. Voy. s. v. dvra.
âiraH 'une fois'<d- (<.*sm-, cf. eîç<*s^m-.s) + un élément -TtaH,
cf. TTriTVum TtaKTÔuu, apparemment nom. pétrifié comme -nàï.,
àva\x\l et d'autres, pour Meister Herondas 748. — Pour Scbulze
KZ. 33, 395, ciTTaE < *d-7TaKTi, cf. ôvo|iacrTi. Voy. s. v. drrXôoç
et ôbdE.
«TTapYÎa f. sorte de plante (Tbéophr.). Etym. inconnue.
«irapivri f.'gratteron', plante (Tbéophr. Diosc). Etym. inconnue.
«TTâç, arrâcra, dirdv 'tout'. Cf. skr. çdçvdn, rdçrant- 'formant
une série ininterrompue, chacun, tout', assin)ilé de *saçvanf-;
a7Taç<*a- < *sm- + TTâç iravT-. Voy. s. v. ttoIç. Brugmann Gr.
Gr.-^ 32. 108. Gr°dr. II p. XIV. Totalitilt 10. 26. 63.
«TTCtTri f.'tromperie, fraude, trahison'; àTrardiJU 'tromper'; diraTriXioç
'trompeur'. àîraT- < *apnf- : g-ot. fnpan ail. finden 'trouver',
V. irl. êtaim 'je trouve' < *pent-, si toutefois le sens premier
est 'trouvaille', comme le suggère Schrader KZ. 30, 466; ou
< *dTTOTTaTduj 'faire verser dans l'erreur', par baplologie? Prell-
witz^ 44.
àTTaxcûpia n. pi. 'les Apaturies', fétc ionienne (d'où la psilose")
et athénienne, qui célébrait l'admission des jeunes hommes
dans les phratries. < à- copulatif + iraTrip, cf. les ôjuoTrdTopeç
et voy. l'explication compli(|uée d'Ehrlich KZ. 39, 560.
«Traqpi(TKuu aor. fiTracpov 'tromper'. Rattaché par Curtius'' 510
à diTTuu dcpiî àqpdcrcTuu. Conjectural.
•d7Taq)6ç' eTToqj tô ôpveov Hésych. 'huppe' : lat. npupa. Onoma-
topée, avec influence des noms d'animaux en -aqpoç. Brugmann
Grdr. IP 94; voy. aussi Prelhvitz BB. 22, 106.
«TTeiXri f. 'menace; jactance, vanterie'; dTieiXéuj 'menacer; se
vanter'. Etym. peu vraisemblable de Bréal MSL. VI 173. Hy-
pothèse de Frohde BB. 19, 241 sqq. (: lat. *pell(lre 'parler,
appeler' dans appelJare etc., got. spilla 'annonciateur' v. h. a.
— 68 —
apel 'discours', à quoi Bezzenberger BB. 27, 149 ajoute \tii. pélt
'outrager' palas 'blâme, outrage').
âîreWa f. (et non àîreXÂd; le plur. lac. aTréXXai a l'accent dorien
correct) 'assemblée du peuple' (à Sparte); àireWâZieiv eKKXrj-
(TiâZieiv Hésycb.; 'ATreXXaîoç nom de mois dorien (juillet), 'AneX-
XaïuOv à Ténos. On a dit : cf. lesb.aTT-éXXuu dor.FiîXuD boni. eïXo»
'presser' < *FeXvuj, et oùXaiaôç 'troupe, multitude' < *FoXva|aoç,.
p. ex. Brugmann Grdr. I- 358, Gr. Gr.^ 73. 288, mais -eXX-
<*-eXv- fait difficulté en laconien, tout autant que la disparition
du F-; on attendrait *FriX-. — Fick I^ 386 et Prellwitz ^ 27. ^45
posent à- copulatif + ^qi'elna, cf. TéXoç 'foule' < '^ql'eîos, mais
on attendrait alors lac.*àTeXXa>*àTriXa. — à- copulatif +7TéXo|uai
Hoffmann Gr. Dial. III 239. — Faut-il partir d' *à7reX-ia < i.-c.
^apelia, cf. lat. ^;e?Zô < *pelnô. base apel 'promouvoir', etc.?
Cf. pour le sens lat. conciUum\ direXXa serait l'assemblée 'mise
en mouvement, convoquée'. De la même base le n.pr. 'AttôXXujv?
Voy. infra.
dneXoç n. 'plaie'; on eu a rapprocbé èpucTi-TreXaç 'inflammation
rouge de la peau'; le mot a paru composé d'à- négatif et d'un
élément ttcX- cf. lat. pellis 'peau' < *pel-ni-s gr. iréXXa (Pollux
X 57) 'peau' < *TTeX-va, dont l'existence est niée à tort par
Scbradcr KZ. 30, 479 sq. et L. Meyer I 66, cf. J. Scbmidt
Kritik 102; aTieXoç a été compris 'blessure non recouverte de
peau', mais c'est justement là le caractère d'une blessure, sauf
dans le cas de lésions internes, que les anciens ont dû mal
connaître. Faut-il supposer qu' ctTieXoç se rattacbe à une base
i.-e. apel, avec le sens de "choc, heurt, plaie en résultant'; cf.
pour le sens î\\ plaie < \?i\.plaga 'coup' gr. irXricrcruu 'frapper"?
àîT-epàuj 'expulser les sucs ou éléments humides; cracher', cf.
é£-, KttT-eE-, KttT-, bi-, )ueT-, auv-epduj. < dîTÔ + *èpd((y)uj. Skr.
rdsah m. 'suc' ram f. 'humidité' zd Ranha nom d'un fleuve,
v. slav. rom lit. ram 'rosée' supposent une base ères 'couler',
cf. s. V. dvpoppoç dpariv; *èpduj < *erds- suppose une base
parallèle à voyelle longue, cf. s. v. èptui'i 'impétuosité, élan'^
épuuéuu 'couler; se hâter; lat. rôs 'rosée' peut contenir le degré
long ô de ères; cf. Walde s. v. ras rôrarii.
*ÙTTepéaioç dneipecrioç direpeiaioç 'infini' < *à-7Tep-eT0ç, 'R.per
— 69 -
dans Treîpap "limite', ctTreipoç 'infini' < *àTTepioç. Peut-être
l'auteur de l'Odyssée a-t-il employé plusieurs fois àFeipécrioç =
*àFepe(Tioç < *à-F€pe-TOç ( = àppnTOç âcr-rreTOç), d'après Schulze
Qu. ep. 245.
«TTrivri f., thess. KaTrdvâ Xénarque dans Atb. 'voiture à bâche'.
Etym. sémitique non vraisemblable de Levvy Fremdw. llOsq. —
Lat. pannus 'morceau d'étoffe' Bezzenber^er BB. 27, 149 (à-
copulatif; Ka- = Kaià?), Mering-er KZ. 40, 228. Incertain.
«Ttri vri ç 'rude, dur, cruel'. Curtius ^ 305, avec Benfey Or. u. Occ.
I 193, trouve dans àrrrivriç v:poar\\r]ç (et ÙTirivri) un thème
nominal *r|vo- = skr. *anah (cf. ànanam 'bouche, visage'). —
< *àTr-avariç 'qui se détourne de, qui témoigne sa défaveur',
cf. v.h.a. mmum 'nous accordons' < *n-nu-mes v.norr. qf-iin-d
'défaveur' got. ans:t-s v. angl. est (< *ans-ti-) v. h. a. cmst et
mist 'faveur', p. ex. Brugraann Grdr. II 1013^).
«TTiov n. 'poire'; àîrioç f. 'poirier' < *apiso- cf. lat. pirus <
*pisos. Etym. erronée de Gobel KZ. 10, 397sqq.; hypothèse
non vraisemblable de J. Schmidt Die AVurzel *AK- 44.
àrrXooç, att. drrXoCç 'simple' < d- {*sm-) + *TrXôoç, cf. eîç et h\-
ttXooç.
«TTÔ 'loin de' : skr. dpa zd v. pers. apa, alb. jjrt 'sans', lat. ''rq) ah
(ombr. ap-ehtre "ab extra, extrinsecus') jjo-, got. af v.h.a.
aba ah y.norr. a f ags. a f œf of, alb. ^/'«j)^ 'derrière' < ^per-aps
(G. Meyer Alb. Spr. 351). De là dîTioç 'lointain, éloigné'.
otTTO-bibpdcTKUJ 's'enfuir, s'encourir' aor. dirobpdvai; bpâa^ôç,
ion. bpria^ôç m. 'fuite'; dbpâaioç 'qui ne cherche pas à fuir';
'AbpdcTTem 'Celle qu'on ne peut fuir' (Némésis^; bpârréTriç
'fugitif, mess. crét. bpâTrexiKÔç cf. Plut. Pomp. 31. Skr. drâti
'courir, se hâter' zd ptc. dramna-, cf. skr. drdmatl 'courir' :
g;r. bpa|Lieîv bébpona bp6)Lioç, drdvati 'courir, se hâter, fondre
sur'; skr. drfqmijatl 'faire courir' : bpâTré-Trjç, avec l'hypocoristi-
que bpdiTuuv gl.
«TTO-bucr-TTeTéa) 'se désister, se décourager, se dégoûter'; d-rro-
buaTTéiriaiç, -eujç f. 'découragement, désespoir'. Cf. dor. ireTeîv,
aor. de TriîrTUj.
1) Uhlenbeck Got. Spr.* 15 ne trouve de parent à got. ansfs
<im got. a peut au surplus < i.-e. o) que gr. ô-v(-vri-fii.
- 70 —
àTT6-(F)epcre. Voy. ànoûpaç.
àTTÔ-eecTToç 'négligé, méprisable, odieux'. Cf. béot. Oiô-qpeaTOç
< *-gUedh-to-s et voy. QéaaaaQm et TrûXû-GeaTOç 'très désirable,
très cher.
cÎTroiva D. pi. 'rachat d'une peine, rançon, rémunération, récom-
pense, prix'; àîTOivâuj 'rançonner pour un meurtre'; aTTOivôbiKOç
'qui venge justement'. *âTTOivov < *àTTO-7Toivov par hai)lologie
(Fick BB. 18, 136. 138); cf. aussi àTTOTicciç 'paiement en retour'
< *-qUi-ti-s, TTOivri < *qUoi-nâ et tiuj Teiuj < *qUeiô 'honorer'.
àrro-Xauuj "jouir de' : skr. lôtam lôtram gramm. 'butin' (?),
lat. Laverna 'déesse des voleurs' lucrum {< Hiitlom) 'gain,
avantage', v. irl. laine irl. gaél. loinn 'joie' celt. *Iair-e}w-
< gaul. -launos dans Cata-laiini 'qui prennent plaisir au com-
bat' (> Châlons) et autres noms de lieux (Fick 11^ 237. Henry
Bret. mod. 179), got. laiin ags. léaji v. h. a. lôn 'salaire', v. slav.
loviti 'chasser, prendre' lovû 'prise de chasse' (Curtius^ 362) et
cf. dor. Xâia ion. Xrjîri Xrjïç att. Xeia 'butin'.
'AttôXXujv, -ujvoç 'Apollon' dieu du soleil et de la lumière. Etyni.
antiques erronées p. ex. dans Preller-Robert Gr. Jlythol. I^
230 sqq. Etym. modernes erronées ou douteuses de von Schroder
KZ. 29, 193-229 f AttôXXojv : véd. saparyêna surnom d'Agni),
Frohde BB. 19, 240 ('AttoXXojv = 'prophète', cf. àîreiXri ctTreXXa
= èKKXrjCfia lat. appeUàre compellâre etc.), Lewy W. f. kl.Ph.
1893 col. 860 (assyr. aplu 'fils'), Tomaschek (nom lélège), Fick-
Bechtel Personenn. 438 approuvant Frohde, Prelhvitz BB. 24,
214 sqq., (thème àrreX- 'être puissant': v. isl. afl 'force' afin
V. h. a. abalon 'avoir de la force'; apel- api- dérivation
i -e. d' ôp- 'œuvre', *'ATTeXiuuv 'AttXuuv 'le puissant, le secou-
rable'), Usener Gotternamen 3or> sqq. (< *'ATTTTeXXoç < *àTT0-
ttêXXoç = Averruncus) etc. — La forme primitive est 'ATréXXiuv
< *'ATreX-imv attesté à Amyelées, Epidauros Limera, Mégare,
Syracuse, en Crète, ailleurs encore, et ( cf. J. Schmidt KZ. 32^
427 sq.) 'AttoXXiuv est une forme analogique provoquée par le
voc. "AttoXXov issu d'"ATTeXXov et où l'e atone a subi l'assimi-
lation à l'o de la syllabe finale; cf. du reste les n. pr. 'ATreXXeaç
'AireXXdç 'AireXXfiç 'AîreXXiç AttéXXîuuv 'ArreXXixoç, toutes formes
où cette assimilation ne pouvait se produire; cypr. dat. 'Anei-
— 71 —
XuDvi < *'Att6X-iujvi, tliess. "AttXouvi ou 'AttXoûvi, painphyl. ace.
'AîTéXuuva GDI. 1267, 30 (lequel ne prouve rien); faut-il ad-
mettre une base i.-e.aperpromouvoir, susciter, provoquer, faire
croître', etc.? 'AttoXXujv serait T'excitateur, le promoteur, le pro-
créateur', ce qui serait exactement le sens de l'épilhète skr. .sa-
vità d'un dieu solaire; voy. s. v. aTreXXa âireXoç.
à7ro-|LiuO'cruL) 'moucher; fig-. aiguiser l'esprit ('cf. lat. rir emiinctae
naris Hor.); duper, tromper'; inuKTrîp m.'groin'; )aùEa f.<*|auKTia
'morve'; |uijHoç m. jaûEuiv m. poisson à peau visqueuse, 'lam-
proie' (?); gl. (TjLiijHujv (TiaùcaeTai 0"mJKTrip. Lat. mucus mûcor
nmgil 'muge' (poisson) è-mungô; skr. muncdti mucdti 'lâcher';
V. slav. smycati 'entraîner, tirer' lit. smunTiù smùldi 'tomber
en glissant'; v. irl. mucc gall. bret. moch 'porc' (Fick II'* 219.
Henry Bret. mod. 204); v. norr. smjûga 'ramper à traveis qc'
m.\\.3i. smiegen 'se presser contre, se blottir'; etc. (Zupitza
Gutt. 138 sq., bibl.) et voy. Walde s. v. êmungo.
hom. (XTroùpâç part, aor., cf. impf. avec valeur aoristique àîTriû-
pujv àîrrujpQç àmiùpâ àirriùpujv, aor. I. moy. àmiûpaTO ô 646,
fut. act. aTTOup/iaoucTiv X 489, aor. I. sigmatiquc àTTÔ(Fjep(Te
'enlever, emmener, ravir'. Schulze Qu. ep. 265 n., relevant une
erreur de Wackernagel BB. 4,270, de Sonne KZ. 13, 434 et
d'autres, décompose àrrriLipâ en àTT-r|-Fpâ; BrugmannGr. Gr.^39
pose àîTOVJpâç < *à7T6-Fpâç, àîioupriffuj < *àTT0-Fpriauj. — Base
i.-e. auer, cf. àeipuj 'enlever' et (F)épùuu 'tirer'.
à TTO (JTUTT(xZ;uj 'chasscr à coups de bâton'. Voy. cttiittoç n. 'tronc;
bâton'.
àîrocppàç, -âboç 'maudit, néfaste' < otTrô + qppaZiuj.
hom. àiroqpôjXioç 'vain, décevant'. Cf. gr. qpn^ôç 'trompeur'
lat. fallo < *faln6 got. halicawèsei 'méchanceté' hahcjan 'tour-
menter' (Bezzenberger BB. 5, 318. Schrader KZ. 30, 466). —
Schulze Qu. ep. 242 rattache àir-oqpuoXioç à ôqpeXoç; il faut alors
supposer un *ô(p(jûXioç < *ô(poXioç 'utile', en rap])ort apopho-
nique avec ôqpeXoç, et venant d un masc. *ôcpoXoç, avec allonge-
ment de la seconde syllabe, en vertu de la loi sur les quatre
brèves consécutives (cf. Solmseu Unters. 43). L'étym. de
Bezzenberger-Schrader ne rend pas compte d" àirô; celle de
Schulze-Solmsen est vraisemblable.
ÙTxpit arrprfba 'en mordant conime une scie; sans lâcher prise'.
Voy. -npilvj = irpiiu 'scier' et cf. Meistcr Herondas 748.
àTTToeTTï'iç 0 209 'intrépide en ses paroles' (?) épitliète i)eii claire
d'Héra. On l'a expliquée par à- nég. + Trioia TTTÔa f. 'effroi'
+ (F)êTTOç 'parole'; un adj.*àTrTOioç 'intrépide' est possible, mais
son abrègement en àTTTO- est douteux (cf. L. iMeyer I 78 sq.) —
< *àeTrToeTTr|ç 'non dicenda dicens' Wackcrnagel BB. 4, 283.
Eulenburg IF. XV 162.
ctTTTUJ I.'attaclicr, ajuster; atteindre; toucher; s'attaquer à; s'adon-
ner à'. II. 'allumer.'; àqpri f. 'sens du toucher; tact, contact; coup,
blessure; point de contact, jointure, articulation'; dqpduu 'toucher,
tâter, explorer, chercher'; àcpàocix) 'toucher, palper, caresser';
dîTipa f. et dTTTpiov (schol.) 'mèche d'une lampe'. R. dcp-, sans
])arenté connue jusqu'ici (: arm. aph 'paume de la main"?).
ctTTcpd, diTcpa 'papa', dîTcpdpiov 'petit papa', terme d'amitié; *à7Tq)ûç,
ace. diTcpûv 'papa' Théocr. XV 15. Mot enfantin. Cf. v. slav.
haha m. h. a. hôhe 'vieille femme', huobe ail. Imhe 'garçon'.
dpa, dp, pd cypr. ep(a) 'donc; à savoir, c'est-à dire, en effet',
dpa j)articnlc interrogative < f\ dpa. Lit. ir (< *r, comme pd)
'et, aussi'; lit. ar < i.-e. ^or, lett. ar introduisent une interro-
gation. Brugmann, Griech. dpa, dp, pd uud lit. îr. Ber. d.
siichs. Ges. d. W. 1883, p. 38sqq. Gr.Gr.^ .539 sq.
att. dpd hom.dpri f. 'prière, malédiction'; dpdojuai 'prier, maudire*;
KttxdpaTOç 'maudit', dpd et apr| < *dpFâ pour Wackernagel
KZ. 2.0,262 et Danielsson Epigraphica 40 sq., cf. arcad. Kd-
TapFoç 'maudit', mais att. dpd < *dpa(F}d pour Schuize Qu. ep.
90 s(iq. Skr. aryatl 'louer' arm. alavem 'supplier, invoquer'^?)
lat. orô 'dire, i)arler, prier' pour Persson Wurzelerw. 243, puis
gr. dpùer dvTiXÉYei, Pod; dpvjoucrar XéTOuaai, KeXeûouaai; dpû-
aaa0ar éTTiKaXéaaaGai Hésych., russ. orû or«7rcrier' serb. oriti
.s*e 'résonner', peut-être lett. «rc?«^ 'exciter, invectiver' rattachés
à lat. ôi'ô par Solmsen KZ. 35, 484. — Outre skr. aryati, Hoff-
mann BB. 21, 143 évoque v. slav. rota 'jurement, malédiction'
rotiti 'jurer, maudire'.
liom. dpapoç m. 'choc, claquement (des dents)'; dpapéuu 's'entre-
choquer'; dpapdaduu dppapdcraai gl. 'faire du bruit, crier'; dppd-
PaH gl.'crieuf; dpaboç m. 'agitation, battement violent (du cieur)'-
— 73 —
àpà^uj et dppdZ;uj 'gronder' (cbien); àpàtbriv 'avec un choc bru-
yant'; àpaY|u6ç ni. âpa^iua n. ""bruit, choc'; àpdacTuu 'heurter'.
Produits de l'onomatopée, de même que skr. sdrjatl 'craquer',
évoqué par FrOhde BB. 17, 30P>.
àpaiôç 'rare, clairsemé; étroit'; àpaiouu 'raréfier'; dpaiuu.ua n.
'interstice'. Skr. rté 'à l'exclusion de, sans' 7nrrtih 'dissolution,
décomposition' r«"«Zfl7? 'espacé, rare'; lat.r«n<5 'peu serré, peu
épais, clairsemé, espacé, éparpillé, rare' (Fick IP 22. 206.305 etc.)
rète 'filet'; v. slav. oriti 'dissoudre, renverser, détruire' rèdûlcû
'rare', lit. ijrù ïrti 'se séparer' pàiras 'lâche, relâché' arclyti
'fendi-e, séparer' efdvas 'large' rëtas 'rare, espacé' vêtis 'crible
d ecorce'. I.-e. erè 'séparer, être lâche, peu serré'; cf. gr. epiifjoç
épfjjUQç 'désert, solitaire'. Fick P 11. 529. Perssou Wurzelerw.
40. 91 n. Walde s. v. rarus.
âpaKoç m. 'gesse', sorte de pois chiche à deux fruits (Lathyrus
amphicarpus L.) : lat. arinca (mot gaulois, cf. Fick IP 17 sq.)
'petit épeautre'.
àpaplaKUj, pf. dpâpa 'adapter, ajuster, emboîter'; dpjaevoç 'pré-
paré, prêt'; àp)uôç m. 'emboîtement, jointure, épaule'; dp,ua n.
'cliar'; ion. àpiùç, -ûoç f. Ilésych. = àp9|u6ç m. 'jonction, union,
amitié'; àpTÛuu dpiùvuu 'ajuster'; âpBpov 'jointure, articulation';
ÈTrapTriç 'préparé, prêt'; dpii 'justement, précisément'; àpécrKO)
'convenir, plaire'; àpeTi'i f. 'aptitude, vertu'; dpa, dp, pà (voy.
s. V.). Skr. ardli m. 'rayon, rai', âram 'de façon convenable,
appropriée à', araràm ararâli ararih 'battant de porte', arpd-
ijati 'consolider'; arm. a hiem 'je fais' aor. arar 'il fit' == gr. dpape,
z-ard gén. zardii 'ornement' (Hiibschmann Arm. Gramni. I
420.423) ; lat. arma avtus 'membre' armus 'épaule' ( :skr. irmâh
7Â ardmô got. arms v. h. a. arm v. pruss. irmo 'bras' v. slav.
ramo rame 'épaule' arm. armiilin 'coude') armentum ai's etc.
Curtius'"' 339 sqq.
àpdxvri f. poét. dpdxviiç m. dpaxvôç m. 'araignée'; dpdxviov 'toile
d'araignée'. < *araksna, cf. lat. arânea < '^aracsn- (Walde
KZ. 34, 478. Lat. Wb. 40), mais le rapport supposé avec
gr. dpKuç 'filet' est douteux, et celui avec v. norr. roJxl'r 'que-
nouille' et ail. rock 'habit' est erroné pour Lidén IF. XVIII 508.
— 74 —
âpptiXoç m. 'tiaiiclict de cordonnier' : lett. //-ôà- 'aiguille k tricoter'
irhulis 'cheville, burin', cf. lit. urbinti 'faire un trou avec un
poinçon' urbti lett. u'rbt 'percer', lit. rùbti 'creuser' etc. Bezzen-
berger BIî. 27, 150. Conjectural.
àppùXr) f., àpPuXiç, -iboç f. 'chaussure forte'. Rattache au groupe
précédent par Bezzenberger 1. cit., si le sens premier a été
'sabot'.
àpYaXéoç 'douloureux' < ^^'àXYaXeoç par dissimilation régressive,
cf. âXYoç. L. Meyer Vgl. Gramni. I 333. Bechtel Ûber gegeu-
seitige Assimilation u. Dissim. der Zitterlaute, Gott. 1876, p. 52.
àpYéXoqpoi m. pi. 'pattes qui restent attachées à une dépouille
d'animal, d'où : accessoires inutiles' schol. d'Arist. Guêpes 672
< dpTOç 'qui ne sert à rien' + Xôcpoç 'panache' (étym. tradition-
nelle); le mot aristophanesque est sans doute une création tem-
poraire et bouffonne.
hom. àpYnç, -nioç, -ëii, -éia 'blanc, brillant'; tvapYnç gén. -oOç
'clair, manifeste'; àpYecTTriç àpYevvôç (-vv- < *-av-) 'brillant';
dpYoç 'clair, brillant' (voy. s. v.); hom. àpYivôeiç 'éclatant de
blancheur'; hom. dpYi-Képauvoç 'à la foudre éclatante de blan-
cheur'(Zeus ; cf. skr.7;;^-ç^Jay?- nom propre Brugmann Gr.Gr.^1 1 1 ),
àpYÎ-TTOuç 'aux pieds blancs' (? voy. s. v. àpYÔç); dpYei-Xocpoç
'aux blanches collines' (Pind.); dpYaivuu 'être blanc'; apY^^a
n. dpYejuov 'tache blanche sur la sclérotique'; àpYneiç dor. dpYctç
< *d[pYâFevTç 'blanc, brillant' (Pind. i; "ApYOç 'la ville blanche';
dpYupoç m. 'argent' (voy. s. v.); àpYÔqpeoç dpYucpoç 'brillant'
(-qpeoç, -qpoç < R. bhé 'luire') ; dpYiXoç f. 'argile' (voy. s. v.).
Skr. drjmiah 'blanc, lumineux' rajatâh 'blanc brillant' (cf. s.v.
dpYupoç) vâjati 'briller' (V voy. Uhlenbeck Ai.Spr. s. v. râjafi
et ni/ 'roi"); lat. argno 'rendre clair' argiitus 'd'esprit ciair,
sagace, de son clair' argentum{Q,ï.^.Y. àpYupoç) (Curtius^ 172);
got. îin-a?rl'iif> 'impur' ah'Tinipa 'pureté, vérité' v. h. a. ërchan
'droit, vrai' (Osthoff M.U. V p.V); sur la difficulté des rapports
apo])h()niques voy. Waldc s. v. argentum.
ùpYiXiTiriç et àpYÎXnp 'blanc' (glosé par è'KXeuKOç); finale obscure;
voy. s. V. àpYnç et aiYÎXiip f?)
ctpYiXXa f. 'demeure souterraine', mot dialectal (Ephore dans
Strabou V 4, 5) apparenté au suivant.
à p T i X \ 0 ç et âpYlXoç f . 'argile'. Voy. s. v. àpT'lÇ, «PTOç, âpTupoç f
lat. arç/illa arg'da est nn einpi-unt. Le rapi)ort dpfiXoç <
'■'^mi'g- : gaiil. marga 'marne' (Bezzenberger BB. 19, 302 sq. et
dans Fiek 11^ 202) : gr. àiuôp-fn 'marc d'olives' "AjuopYOç fFick
BB. 22, 32) est à écarter (J. Schmidt Kritik 84).
liom. àpYÔç au sens de 'clair, blanc, brillant' < *àpYpoç par dissi-
milation progressive = skr. ^^Vr/Vi 'roiigeâtrc' pour Wacker-
nagel Verm. Beitr. 9; voy. s. v. àpYriç âpYupoç. Hom. àpYoç,
épithète des chiens de chasse, est peut-être un autre adj. signi-
fiant'rapide' (àpYi-TTOuç 'aux pieds blancs' ou 'aux pieds rapides'?
cf. hom. TTobapYoç nom d'un cheval) et que l'on a rapproché
de skr. fjyati rnjdti 's'étendre' (: gr. ôpéYuu), p. ex. L. Meyer
I 278; il est à noter que skr. l'jrâh est lui-même de sens ambigu
(= 'rapide' et parent de fjyati, ou épithète de couleur appa-
rentée à drjunah 'blanc, lumineux'), cf. Uhlenbeck Ai.Spr. 34^
«PTÔÇ 'paresseux'; àpYéoi 'être paresseux'; dpYia f, 'oisiveté'.
< *àFepY0ç < à- nég. + FépYOv 'travail'.
àpYupoç m. 'argent'; àpYÛpeoç att. dpYupoOç < *àpYupeioç 'd'ar-
gent'; àpYÛpiov'argent monnayé'; cf .dpYucpoç àpYÙqpeoç s.v. àpYnÇ-
Skr.drjunah 'blanc, lumineux' rajatdh 'blanc brillant' (cf .Wacker-
nagel Ai. Gramm. 112) zd dr^zatàm 'argent' (?) arm. arcath
'argent' (Hiibschmann Arm. Gramm. I 424) lat. argent um osq.
abl. aragetud 'argento' gaul. Argento-ratum 'Strasbourg' gall.
ariant corn, argant irl. argat airget bret. arc'hant 'argent''
Curtius ' 172. Fick I ' 299. II M 8. Stokes BB. 23, 42. Henry
Bret. mod. 16).
dpba f. dpbaXoç m. 'tache, saleté'; àpbaXôuj 'souiller'. Cf. gr.âpbu>
(Curtius'^ 229). Le rapport dpba < *mrda : lat. merda : lit.
smlrdas 'puanteur' smirdëti 'puer' Hinardhiti 'rendre puant'
(Fick BB. 7, 95) est à écarter (J. Schmidt Kritik 83).
dpbiç, -emç f. 'pointe de javelot; aiguille' : v. irl. aird' ^omi final',
v.norr. erta < "^artjan 'stimuler' (Fick II' 19. I"^ 35G. Lidén-
U. U. À. 1894, p. 80 n., lequel ajoute lat. ordior [mais voy.
Walde s. V.] orior gr. ôpvu)ui ôpGôç skr. ûrdhvdh gr. èpéBuu, -iZiuj,
ôpoeovoj). Le rapport dpbiç : v. h. a. anizi m. h. a. erze ail. erz
'airain' (Fick I' 356) est à écarter (cf. Schrader RL. 203 s.v.
erz).
- 76 -
«pbuu et àpbeûuj 'arroser'; àpbMÔç m. 'eau pour arroser'; dpbûviov
gl/vase à eau'. Skr. ârclati rddti 'couler, s'écouler, se résoudre'
ardâyati 'faire couler' ârdrâh 'humide' rdû- 'humidité', zd
at'ddvi déesse des eaux, Curtius'' 229. Ostholf Perf. 459 et
voy. s. V. paivuo.
hom. àpeirî f. 'outrage'; àpeiàu) èTrnpeétZiaj arcad. iiif. èrrripeiâZiev
GDI. 1222 'menacer, molester'; èir-ripeia f. 'action violente,
hostile, menace, mauvais traitement'. Voy. s. v. àpri.
àpeiouv 'meilleur' apicrioç 'le meilleur'. Cf. àpcTri àpécfKa) otpi-
(base arèi) et dpapiffKiu.
àpecTKiJu aor. fîpeaa 'convenir, donner satisfaction à, plaire';
àpeCKOç 'qui cherche à plaire'; àpeTii f. 'vertu'. Cf. àpeiujv
dtpapicTKUj. Le rapport àpeiuuv âpiffioç àpein < *«r- : skr. ndr-
'homme' (voy. s. v. àvripj (Bury BB. 7, 341. Fick P 98) est à
écarter (i. Schmidt Kritik 83).
hom. àpri f. 'violence, dommage'; ptc.pf. ctpr^évoç 'blessé, lésé'^);
âpoç" . . . Kai pXàpoç aKOucTiov Hésych.; àîrapéç' uYiéç • àm'ipujTOV
Hésych., àirripéaiv Ap. Rhod. I 888, TravaTrnpéaç Call. h. Cer.
125; *àpr|ç (voc. àpéç — pXaTTTiKé E 31. 455 d'après Ixion; cf.
8chulze Qu. ep. 456 n. 3) "Aptiç (? voy. aussi Schulze op. cit.
454 sqq., Brug-mann W. IX 157 sq., G. Meyer Gr.Gr.3 420,
Danielsson Zur metr. Dehnung 42 sqq., Ehrlich KZ. 38, 90 sqq.,
lequel pose *"ApFriç : èpuj(F)r| 'impetus'V) hom. àpeir) (voy. s. v.).
8kr. irin- 'violent' irastjàti 'être en colère, s'indigner, se com-
porter violemment' irasi/â (= àpeiri < *àpe(Jir|) 'malveillance'
/rsycî 'envie, jalousie'; ags. eorre yrre v. sax. irri 'iratus, ira-
cundus' ags. eorsian yrsian Vouloir du mal'; peut-être v. slav.
janl 'iratus' 7rtm9^rira' (FrohdeBB. 5,270. 20, 186). Sur lat.
erro, étranger au groupe, voy, Walde s, v.
-àpriYiu 'secourir'; àpriYiuv, -ôvoç m. f., dpuuYÔç m, 'auxiliaire';
àpuuYi'i f. 'secours, aide'. On en a rapproché skr. râjati 'être
roi, régner, gouverner' lat, rêx rego v. irl. rigim 'je suis roi'
gaul. -7'ix v. irl. ri géu. rig 'roi' et gr. ôpéYUJ (voy. infra\ p.ex.
Zupitza Gutt. 198 (bibl.); Meringer IF. XVII 144 sq. attribue
1) Schulze Qu. ep. 459 propose de distinguer àpriiaévoç = ^e-
p\a|U|aévoç et Papruuévoç 'fatigué, affaibli' (Y»^pai ùttô Xnrapîù X 136. \\) 283);
celui-ci serait parent de ags. icêi-ig 'fatigué, affaibli'.
— 77 —
h lat. rego le sens premier de 'placer droit', d'où celui d"aider'
dans gr. àpriY^u v. uorr. yôJcJa v. sax. rôlia?i v. li.a. geruochen
'soigner'.
att. àpriv (Meisterbans-Schwyzer Gramni. d. att. Insclir. 111),
gén. dpvoç 'agneau', gort. Fapr|V, lioni. *-Fpriv dans iroXûppriv
'riche en brebis'; àpvaKÎç, -iboç f. 'peau d'agneau'; âpveioç
'd'agneau'; àpveioç m. 'bélier' (voy. s. v.). Skr. ûrd f. 'brebis'
ûranah m. 'bélier, agneau' urahhroh m. 'bélier' (Curtius^ 344)
pers. niod. barra 'agneau' < ^varnaJx: phi. i-arak 'bélier', arra.
gai-ii (thème en -n, gén. gai'in) 'agneau' (^Hiibschmann Arm.
Gramm. I 432). Voy. s. v. eîpoç *priv.
àp6|u6ç àp6pov. Voy. s. v. àpapiOKiu.
à pi- particule inséparable exprimant l'idée d'aptitude, de supé-
riorité (cf. àpÎYVuuTOç àpibaKpuç dpibriXoç) 'très'. Cf. àpeioiv
dpicTTOç dpapiaKuu. Sur skr. ari- — gr. dpi- (véd. arigûHâh
at'htutdh 'vivement loué'?) voy. Reuter KZ. 31, 094 ii. 1.
liom. dpibeÎKeTOç 'distingué'. A l'étym. traditionnelle (beiKvuiui)
Schulze Qu. ep. 242 préfère un rapport avec skr. *ddçah lat.
decus 'ornement, honneur'; il y aurait allongement métrique
pour -béKÊTOç. Voy. s. v. briKVU)Liai.
liom. dpUriXoç dor. dpiZiâXoç 'très clair, brillant' < *dpi-bi-r|Xoç
(-â- par hyperdorisme?), base c?d^ dï dï, cf. bfiXoç < *beieXoç
ion. dpibriXoç et béaTO (Schulze Qu. ep. 244).
dpiBjaoç m. 'nombre'; dpi9|uéuu 'compter'; ion. d|Lii9p6ç d)Lii6pëuj
par métathèse. -9)u6- est le suffixe connu; l'élément radical
dpi- se retrouve dans vripiTOç 'sans nombre'. On rapproche
lit. rèjM 'j'empile', v.h.a rrm 'rangée, nombre' ags.rm 'nombre',
gall. Mi/' 'nombre' (Fick 11' 234), peut-être lat. rî^w* 'usage,
rite' (mais voy. Walde s. v. rite), peut-être aussi lat. reor ratio,
got. rapjô 'compte'. Base i.-e. arêi?
dpiç, -iboç f. 'archet de manœuvre d'une tarière ou d'un trépan'.
Généralement rattaché à dpapiaKuu, ce qui dit peu. Fick P 4
a rapproché skr. ârâ 'alêne, poinçon', à tort, comme le montre
V. h. a. âla m/sens.
dpicrtepoç 'situé à gauche, sinistre', oxyton d'après beHiTcpôç;
serait phonétiquement paroxyton en qualité de mot à finale
dactylique. Parent de vépOe, èvepee, ombr. uertru 'sinistro',.
v.Tïorr. nordr, d'après Bngge BB. 3,105, Bezzenberger BB.
f), 1G8 n. — Tiré de cipicTTOç Me meilleur' par Brugmaim
<7r(lr. Il ' 179. — J. Schinidt Kritik 83 reprend la comparaison
avec zd i:airyast((ra- 'g-auche', qui serait à àpiaxepôç ce que
ëpaeveç est à skr. vrsanah\ cf. KZ. 32, 383; mais Bartbolomae
Altiran. Wb. col. 1374 explique vairyastâra- par skr. variyas-
'meilleur'.
îiom. dpi(7T0v, att. dpicTTOV 'déjeuner, repas du matin (Hom.);
repas du milieu du jour' < *dpi- Me matin' < *à(i)epi- : got. «?>•
V. h. a. èr 'tôt' < protogerm. *a{i)ir-i, cf. zd ayar^ 'jour', prim.
'temps où apparaît le jour' + -ctto- < *-d-to-, -d- étant la forme
réduite de R. ed 'manger'; cf. npi (^^Pioç) < *a(l)ep- îivec un
autre degré d'apopbonie. Brugmann IF. X 88.
«piXttO|uai. Voy. àppixao|uai.
àpKavri. Voy. s. v. àpKuç.
«pKeuGoç f. 'genévrier'; otpKeuGiç f. 'baie de genévrier' : serb.
ràlHta 'Salix caprea' L., russ. ralita 'saule', d'un prim. ""' a rqû-
to- apparenté à gr. âpKuç àpKàvri. Lidén IF. XVIII 507 sqq.
(bibliogr.).
■otpKéuu aor. fîpKeacTa (Hom.) 'écarter, repousser; résister, tenir
bon; suffire'; àpKioç'qui écarte (le danger); assuré, sûr'; àpKOç n.
'remède'. Lat. arceô arx arca arcânus arcera 'chariot couvert
pour les malades'; irl. duimm-ah'cthe 'artabatur' -aire 'arto'
du-ess-urc 'defendo' (Curtius^ 132); arm, argel 'empêchement'
arçjeluni 'je défends, j'écarte' (Hiibschmann Arm. Gr. I 423;;
peut-être le nom propre de montagne v. pers. arT^adris ('mont
du cbriteau-fort'V Foy KZ. 35, 62\ Base areq 'écarter'; cf.
encore v. li.a. rigil 'verrou', lit. ràktan 'clé', Vài.Orcîis. Voy.
Osthoff IF. VIIl'54sqq. Hirt Ablaut § 566.
•àpKTOç àpKOç àpKÎXoç m. 'ours'. Skr. fksah zd arm- IsLttcrsus
(< *Mrc.905) arm. arj (Hiibscbmann Arm. Gr. I 425) m. irl. art
gall. mod. arth alb. art (G. INIeyer Alb. Spr. 15), i.-e. *7'l-po-
{*ar]tpo-). dpKOç (d'où àpKiXoç et sans doute le n. pr. de peuple
'ApKabeç) n'est pas dû à une déformation, par voie d'étym. po-
pulaire, de la forme avec -pKi- (Brugmann Grdr. I- 792); c'est
un doublet indo-européen, dont le pers. xi7's 'ours' présente
— 79 —
le correspondant (Hiibsebmann KZ. 36, 164 sq. Meillet MSL.
XI ol6sq(i., Interdictions de vocabulaire p. 8 sqq.).
âpKuç, -uoç f. dpKuov àpKuXov Hésycb. 'filet'. Forme groupe avec
âpKeu6oç fvoy. supra) et àpKavri Hésych. 'bois au({uel sont
attacbcs les fils de la chaîne'. Les rapports proposés par
Bugge Beitr. 39 (: arm, ui'kan 'filet' : lat. sai'cina) et Bezzen-
berg-er BB. 21, 295 n. (otpKavri : lit. arldlaî arldaî 'perches de
la chambre où l'on teille le lin') sont à écarter; pour V^i.sarcina
voy. s.v. é'pKOç; lit. arMaï < ar -\- suff. Ma-, cf. Leskien Bild.
im Lit. p. 496; pour dpKuç : àpàxvr] (Walde) voy. supra et sur
le groupe Lidén IF. XVIII 507 sqq.
dp|ua n. 'attelage, char de guerre ou de course'; àp|uôç m. 'em-
boîtement, jointure, épaule'; dpiuoî 'tout à l'heure'; dpjuôCuj
'ajuster, adapter'; dpiuovîri f. 'ajustement' (Hom.). On compare
lat. armentum 'gros bétail' y.wovy. jqrmu7ii 'taureau; cheval'
V. slav. Jrtrw^ï 'joug'; voy. Walde a. y. armentum, Pederscn
KZ. 39, 313, Prelhvit7>' i)3, L. Meyer I 287, Meringer KZ.
40, 227 sqq., ([ui rattachent ces mots à àpapiaKuu; sur l'esprit rude
de ctp.ua et de dpfioç, qui est déconcertant, voy. Meillet ]\ISL.
X 140 (influence des représentants grecs de R. ser, ôp)uoç, ëp|ua)
et Sommer Gr. Lautstud. 133 (influence du groupe -p|a-).
àpjuaXid f.'provisions,vivres'. Rapporté à dp- 's'adapter, s'attacher
étroitement', causatif 'adapter, équiper' par Prelhvitz - 5.3 et
L. Meyer 1 288; sur la difficulté de l'esprit rude voy. s.v.dp.ua.
dpiuevov 'agrès d'un navire; instruments de travail, outils'. Cf.
dpapîaKuu.
dpvaKÎç. Voy. s.v. dpriv et vdKOç.
hom. dpveiôç m. 'bélier', éol. dpvriabeç f. pi., att. dpveuDç CIA.
II 844 (400/350 av. J.-C. ; 'Apvéuuç Kohler; partant de dpveuûç,
Wackcrnagel Beitr. zur Lehre vom griech. Akzent 32 propose
de lire dans Hom. àpvr|6ç au lieu de dpveiôç). Rapproché d'or-
dinaire de dpriv Fapiîv gén. ( F)àpv6ç (voy. s.v. àpi'iv). Invoquant
labsence du F initial chez Homère, Meillet IF. V 328 sq. voit
dans dpveiôç un dérivé de dpcTriv, soit *àpcrvei6ç, au sens primitif
de 'mâle', cf. skr. vfsnîh 'bélier' à côté de vfsà 'mâle'. L'alter-
native proposée par L. Meyer I 286 et Prelhvitz - 53 ( : lat. ariès,
\i)\. s. V. è'piqpGç I n'a pas de vraisemblance.
— 80 —
àpve'oiaai 'nier, repousser, refuser'; àn-apvoç eE-apvoç 'qui nie'.
Arm. iiranam 'je nie, je refuse' urast 'le fait de nier' 'Bugge
Jjcitr. ;\)8sq. -, non relevé par Hlibsebraann Arni. Gramni.); ra])-
prochenient possible, si arm. ur- repose ici sur *(?>■-.
boni. àpveuTrip m. 'plongeur', ou oiseau au vol plongeant, 'plon-
geon' ou 'grèbe' (ColynibusTlionipsonGreek birds 35); 'dauphin
mâle'; dpveuTrjç m. 'plongeur', sorte de poisson ; àpveûuj 'plonger',
àp-veu- < *nr-neu-, cf. lit. nch'ti 'plonger' nàras 'plongeon'
(oiseau) lett. nirf 'plonger' pet. russ. po-nerty 'plonger' serb.
nàrac 'plongeon' (skr. nîrâm 'eau' est inexpliqué) pour Fick
P 503, qui rappelle gr. Nripeùç vépxoç sorte d'oiseau (glosé par
le'paH 'épervier') et àpùuu 'puiser' << *»r-uiu. A été critiqué par
J. Sclnnidt Kritik 83. - Voy. Ehrlich KZ. 38, 64. 40, 360.
apvu)aars'efforcer de prendre, d'obtenir ou de conserver'; âpoç n.
'utilité, secours' Escb. Suppl. 885; |aia0-apvoç |ui(T0-dpvriç m.
'journalier'; mcrBapve.uu 'travailler pour un salaire'. Avm. arnu-m
'je i)rends' aor. ai-l 'j'ai pris', cf. r)p6|aiiv iHiibschmann Arm.
Gramm. I 420). Prellwitz^ 54 ajoute skr. rnô-ti 'heurter,
atteindre' (cf. Fick P 4) drtliam 'but, affaire' (cf. Fick 1. cit.
Persson Wurzelerw. 26) rndm 'dette' rnâh 'qui doit' (inexpli-
qués pour Uhlenbeck Ai. Spr. s. v.), v. h.a. «r«ô« 'acquérir'
('moissonner') angl. earn 'mériter' (qui se rattachent plus vrai-
semblablement à got. asans 'temps de la moisson', cf. Uhlen-
beck Got. 8pr.- s. V., Walde s. v. annôna).
dpoKXov sorte de vase. Etym. inconnue.
àpov 'arum', plante; àpicrapov'arisarum', sorte de gouet (Diosc).
Persson de orig. gerundii 59 rappelle le rapprochement connu
avec lat. {li)ariindo 'jonc' (Fick BB. 23, 222), ajoute lat. arisfa
'épi' (inexpliqué pour Walde s. v.) et rattache le tout à ôpvu)m.
dp OU) 'labourer'; dpôiriç dpoiiip 'laboureur'; dpoTpov crét. dpaipov
'charrue'. Lat. arô m.irl. nirim got. arjan v.slav. orati lit. ârtl
'labourer'; lat. arûtrum m.irl. arathar v.norr. ardr arm. araur
(Hiibschmann Arm. Gramm. I 423) v. slav. ralo serb. rdio lit.
drJxhis v.norr. arl 'charrue'. Curtius^ 341. Base i.-e. ara 'la-
bourer', d'où encore lat. rûdô {terram) râUtim (< *radloni\
rdstrum (< *radtrom) 'houe, boyau' pour Hirt Ablaut § 190 (?).
— 81 —
âpoupa f. 'terre labourée ou labourable' : lat. arvum "guéref
ombr. arvam-en "in arvum"* gall. erw f. 'acra, jugerum' corn.
erw 'ager' m. bret. erv 'lira'. Curtius 341 sq. Fiek IP 41.
Kretsebmer KZ. 31,449.
dpTTCxZuj ""ravir'; àpTraYn f. 'rapacité ; rapine; butin': dp-rraYri f-
'croc'; âpTraH 'pillard'; àpTiaXéoç 'désiré avec ardeui-'; dpTrri et
dpTTaaoç oiseau inconnu ou fabuleux, ennemi de la mouette,
ami du milan (Tborapson Greek birds 35) < *srp- forme réduite
de *srep-, h côté de quoi *rep- dans lat. rapiô gr. èpéTTT0|uai,
si l'on admet que l'è-est prothétique (cf . p.ex. Waldes.v. ra^/o);
dans la négative, àpTràZ^uu et son groupe demeurent isolés.
àpTrebriç àpirebôeiç 'plat, uni' (Etym. M.); àpTiebi^uu 'aplanir'
(Hésych.). < àpiTtebriç (Etym. M.), cf. èpTrebôecrcra • éTTiTreboç
(Hérodien) et éol. è'pBupiç (Etym. M.) èpOupiç* r\ jueYdXiT Oupiç
(Hérodien, Didynie), sur quoi voy. Hoffmann Gr. Dial. II 235.
àpTiebôvri f., dpTrebuûv, -ovoç m. 'corde pour fixer la cuirasse
(Hérdt.), tendue pour un piège (Xén.)' : skr. arpdyati 'fixer,
assujettir' (Curtius'' 340. Persson Wurzelerw. 207), causatif
de R. ar (voy. s. v. dpapicJKuu i ? L'esprit rude serait-il dû à la
contamination des mots à initiale dpTr-?
dp-rreZia f., dp-rreZioç m. 'haie d'épines' (Hésych.); dp-rriE 'buisson
d'épines' (Hésych.). Etym. incertaine; on a supposé une parenté
avec dpîTri 'faux' (Prellwitz^ 33), dpTrebôvii 'id.- 54), dpTtdZiuj
(L. Meyer I270sq.).
I. dpTTri f. 'faux, faucille'. Lat. sarpiô et sarpô 'tailler, émonder',
V. slav. srûpû russ. serpû lett. sirpe 'faucille', v. h. a. sarf
m. h. a. sarph 'tranchant, affilé, émoulu ; âpre au goût' (Cur-
tius^ 263), V. irl. «err 'faucille' iZupitza KZ. 35, 264), puis lat.
sarmen sarmentum 'rameau' (coupé) et gr. ôpîrriH dor. ôpTiâE
lesb. ôpTTâE 'rejeton, rameau' (Brugmann Grdr. I- 477); cf.
encore lat. sa>70 'sarcler' sarculum' ^-àvcXoh'^ 'sk.x.srnl 'faucille'
(Persson Wurzelerw. 52. Walde s. v. sario sarpo).
IL dp-rrri f. Voy. s. v. dpTiàZiuu.
dpTTiç, -îboç f. sorte de chaussure. Prellwitz^ 55 évoque, avec
doute, lat. sarciô 'raccommoder' (voy. s. v. epKOç), v.slav. sraTia
'vêtement'; rejeté par Walde 545. A été rattaché aussi à gr.
pdîTTuj 'coudre', sans preuve suffisante.
6
— 82 —
apTTUç, -uoç f. 'union, amour' (Parth.;; dpiTuv êpujTa. AioXâç.
\j^i. arcus arquitenens y got. arfea^wa 'trait' angl. ^y r/-o^r 'flèche'
pour Hoffmann Gr.Dial. 11231; à écarter. — Parent de "ApTTuia
et dpTTàZiuj, avec le sens primitif de 'qui ravit, violent', pour
Prellwitz- 55 (avec doute); conjectural.
àppapiûv, -ôivoç m. 'arrhes' < hébr. 'ëràhôn 'gage'.
àppàloj 'gronder' (chien), Voy. s. v. àpapoç.
dppaxoç 'inflexible, ferme' (V) (Plat.). A été rapporté à paiuj
'briser', mais cf. aor. pass. èppaïaôriv et paicrrrip 'marteau'. —
Prellwitz^ 55 évoque Tiepippiibriç 'chancelant' et ppabavi^er
pmiZiei. Tivàacrei; conjectural.
àpprjvriç 'hargneux' (chien; Théocr. XXV 83) glosé par ciYpioç,
bucrxepriç Hésych. Mot obscur; deux hypothèses dans Prell-
witz s. v.
àppTi96poi èppricpôpoi f. pi. jeunes filles portant processionnelle-
ment le péplos et les objets sacrés d'Athéna Polias; àppiiqjopéuu
èppriqpopéuj (sur les formes épigr. voy. Meisterhans-Schwyzer
Gramm. d. att. Inschr. 15); àppricpopia f. Mot obscur qu'on a
tenté d'expliquer par '''àppriTO-qjopoç (dppiiioç 'indicible, sacré,
mystérieux'; schol. Ar., Etym. M.; cf. L. Meyer I 266 qui
suppose une forme abrégée *àppriT-), par dppixoç 'corbeille'(!?):
la forme éparjcpopia (Etym. M., cf. schol. Ar. Lys. 642) rappelle
"EpcTri, fille de Cécrops, qui était adorée avec Pallas, mais peut
être déjà une étym. savante; cf. G. Meyer Gr.Gr.^ 353 u. (bibl.).
*àppixdo)aai 'grimper'; cf. àppixâa6ar eiç uvpoç àvaPaiveiv xepc^i
Ktti TTOcri Hésych., àvapixâcr6ai • àvapaiveiv Hésych. et autres
gloses; il faut couper àva-p(p)ixâcreai et àv-pixâaBai (àv- =
àva-), cf. skr. rhdgati et rhdTxliati 'se mouvoir avec peine, ramper'
(en parlant d'enfants qui ne savent pas encore marcher). Solmseu
IF. Xni 132 sqq.
ion. àppuubëuj 'avoir peur'; àppiubiri f. 'crainte'; att. ôppiubéuu
ôppujbîa par assimilation de l'a atone à l'aj subséquent (J.Schmidt
KZ. 25, 112. 32,370). Etym. erronées antiques (ôppoç ôpcroç
'croupion' + béoç 'crainte' ou ibiiu 'suer'), de Bréal MSL. VIII 309
(ôppuubéuj < *ôppuubiîç 'peureux' < ôppoç cf. fr. couard ital.
codardo), de Prellwitz BB. 24,217. Wb.^ 338 (*àppu)bnç < à-
nég. + *pujboç 'force'). — Pour ftolmsen IF. XIII 134 sqq.
— 83 —
àppiubéuj < *àv-Fpujb-eiuj, cf. skr. vrldatè 'être confus, avoir
honte' vrïdah 'confusion, honte' {vrtd- < ^vrîàd- < *vrlzd-,
Fpiub- < *Fpujab-).
àpdeviKÔv Gai. àpcreviKiov Aristt. àppevÎKOV Théo|3hr. 'arsenic'
< héhr.zarmqmlsewi^, lui-même emprunté au per^'e^zarniJca- et
signifiant proprement 'd'or, de couleur d'or', puis rapproché par
étym. populaire de gr. àpaeviKÔç àppeviKOç 'mfile'. Lagardc, Muss-
Arnolt Seniitic words 138 n. 29, Lewy Fremdw. 55, Sclirader
RL. s. V., Hûbschmann IF. XIX 457; G. Meyer IF. IV An/.. 27
croit à tort que zarmq est un emprunt au g-rec.
âpcrriv âppr|v, éol. crét. epcrr|v f^sans F-), lac. eïpriv (eîpriv Solnisen
IF. VII 37sqq.-, autre étyni. Ehrlich KZ. 39, 570), ion. epa^v
'viril', prop. 'qui arrose, qui féconde'; cf. gr. âqjoppoç 'allant
en arrière' dnjoppov 'de nouveau', skr. ârsatl 'couler' rsahhâh
'taureau zd v. pers. arsan- 'homme', arni. gén. ah) 'homme'
(? Hiibschmann Arm. Granim. I 417), puis lat. /'ô.s- 'rosée' (Fick
Pli sq. 119) et les mots groupés sous gr. àTT-epàuj; voy. aussi
gr. ep(Jr|, d'une base avec u- initial.
âp (Ji o V ' biKaiov Hésych. ; àvàpmoç 'qui ne s'ajuste ou ne s'accorde
pas, malveillant, ennemi, étrange, monstrueux'. Cf. âpTi âprioç
àpapîcTKuu.
àpaixoç ion, âpcTiKOç att. àppixoç m. f. 'corbeille'. Etym. inc.
âpTaiLioç m. 'boucher, cuisinier (Xén): meurtrier (Soph.)'; àpra-
fiéu) 'découper, dépecer', dtp- < *mr- cf. |uépoç 'partie' pour
Bury BB. 7, 81; étym. critiquée par J. Schmidt Kritik 83 sq.,
qui rappelle Eustathe (ô eiç ctpria xéiavuuv) et pose un prim.
*àpTO-Ta|uoç ou *àpTi-Ta|uoç 'qui taille adroitement' (cf. àpiiLuç) :
skr. rtd-yûli 'bien attelé' rta-ni- 'conduisant correctement'. —
Autre étym. deFick-BechtelPersonenn.- 439 (voy. s.v.àpieiuriç).
«pTauj 'pendre, suspendre'; dtpxàvri f. 'lacet pour se pendre'; àp-
Téfiuuv, -ovoç m. 'voile d'artimon'; àpiripia f. 'trachée-artère'.
Contiennent peut-être le degré réduit de R. uer [base auer],
d'où àeipuu (voy. s. v.), cf. lit. virtinis 'lacet' lett. irirliie
< *wir-tne 'fil', mais on ignore la quantité de l'ot- (d- < de-,
àa-?); cf. Solmsen Unters. 294 s(i.
àpieiLiriç 'sain et sauf. Mot obscur, décomposé en dp- = àpi-
et *Te|uecr-, cf. irme-Xéu) 'prendre soin de, s'occuper de' et d-T)Lir|v
— 84 -
'serviteur', par Fiek-Bechtel Personenn.^ 439, àpTe)uir|ç ayant
eu le sens i)assif de 'soigné', àpTainoç le sens actif de 'qui soigne';
voy. aussi Hoffmann Gr. Dial. II 235; conjectural. — Rattaché
par Prellwitz^ ô6 à dpTi et à son groupe.
dpx l 'justement, précisément, à l'instant' àTraptl 'tout juste, exacte-
ment'; âpTioç 'bien ajusté, bien proportionné, pareil'; àpTiâluj
'jouer à pair ou impair'; àpTxlw 'arranger, mettre en état'; ion.
o[pTéo|uai(Hrdt.) 'se préparer'; liom. ÊTiapTriç 'préparé, prêt'. Skr.
rfmn 'ordonnance, usage, etc.' rtcUi 'droit, correct, convenable,
parfait' rtàvâ 'saint, pieux' zd asa- asavan- p. ex. Fick P 168
(autre étyni. Uhlenbeck Ai.Spr. s.v. rtâh : R. ar idée de mouve-
ment, cf. rcchàti rnôti) v. pers. arta- (p. ex. Artaxsa&^a-) ;
arm. ard 'maintenant' {ard-a-cin 'nouveau-né' cf. gr. àpxi-Yevriç)
ardar 'juste' (Hiibschmann Arm. Gramm. I 423 sq.); lat. ars
gén. artis 'aptitude manuelle ou artistique'; m. h. a. art 'manière'
(Kluge PBrB. 9, 193; autre étym. Wiedemann BB. 27, 221);
lit. artl 'tout près' (voy. Bezzenberger BB. 27, 157 sq.). Voy.
s. V. dtpTuç àpapiaKuu.
âpTOç m. 'pain'. Etym. obscure; Prellwitz ^34. -56, après
d'autres, rattache le mot à àpTuuj àpTÎZiuj àpapidKiu, apioç étant
'la chose préparée' ('?). — àpTO-KÔTroç m. 'boulanger' a été rap-
proché de lit. kepîi kèpti 'cuire le pain' (p. ex. Curtius ^465.
Fick BB. 16, 281. Brugmann Grdr. P 873), qui est né par
métathèse de ^pel'ù = v. slav. pekq gr. irécrcyuj skr. pdcafi
'cuire'; cf. gr. CKeirroiuai : lat. specw\ Solmsen Javlenija 6 ex-
plique le K irrégulier par la dissimilation; àpTonÔTTOç Phryn.
serait dû à l'analogie de TtéirTuj irÔTravov etc.^}.
ion. àpTvjç 'union, amitié' (Hésych.); dtpTÛuj dtpxûvuu 'ajuster'; àp-
Tuvàç m. dpxOvoç magistrat d'Argos et d'Épidaure; àpTûirip
1) Fick 1. cit. a cru retrouver une E. qVep (d'où serait venu
lit. kepù) dans TeirTà* éirrà Hésych., en interprétant éirrà par éqp6â,
cf. é'njuj 'cuire'. Brugmann Gr.Gr.^ 117 n. 2 suppose que xeiTTà cache
un *FeiTT(x 'sept' analogique de Vil 'six'. Pour Sohnsen Unters. 21(i,
le T résulte d'une confusion avec le signe de l'esprit rude H, ce qui
est convaincant. — Schulze GGA. 1897 p. 907 sq. explique àpro-KÔTToç
par un *qoqV'o- <i\.-Q. *poqV-o- avec l'assimilation que révèle lat.
coqîiô <i*qiiequ5 <ii--Q- *peqy'ô.
- 8Ô —
m. magistrat de Théra. Skr. rtûJj "saison' arni. a)'d 'arrange-
ment' (thème en -n ; Hiibschmann Arm. Gramm. 1 423) lat. artus
"membre'. Voy. s. v. âpTi àpapîcJKUJ.
apua n. pi. "noix' d'Héraclée pontique (Hésych.) = "noisettes'
(Corylus Avellana L.) : alb. are v. slav. oréchû "noix' (G. iMeyer
Alb. Spr. 17).
«puPaXXoç et àpûpaXoç m. "bourse' se fermant à l'aide de cor-
dons; "vase' de col étroit et de forme analogue à cette bourse.
Mot obscur; Prellwitz ^34. -56 traduit "vase à puiser' < àpùuu
+ paXàvTiov "bourse' (avec doute).
I. dtpûuu àpiJTuu (Plat.) àpLi(T(TovTai Hrdt. VI 119 (d'après àqpOuj
àqpûacTa)) "puiser'; àpuaàvn f. àpuairip m. âpucTTiç, -iboç f.
àpuTrip m. "cuiller'; àpucTTpiç, -iboç f. àpùiaiva f. 'aiguière'.
Etym. obscure; àpùuu < *«r-uuj Fick P 503 (à écarter; voy.
s. v. àpveuTiîp). — *Fapûuj : skr. var "eau' (cf. s. v. oupov i Schulze
Qu. ep. 311 n. 4. Lidén Stud. 38?
II. *àpi)uj "crier, dire' (gloses). Voy. s. v. att. àpd.
1. àpxoç m. "guide, clief; âpxw "être le premier, aller en tête,
g;uider, etc.'; àpxn f. "commencement; règne'; ôpxajuoç m. "chef.
Etym. obscure. Skr. ârliati "mériter' (Curtius'' 189sq.) est
parent de gr. àXqpàvuj "acquérir' (voy. s. v. àXqpri). — Alternance
à- : 0- pour Bartholomae BB. 17, 123; Hirt Ablaut p. 162 ob-
serve que dp- peut < *;•-. — âpxuu < *mrghô "être le premier',
àpxôç = ags. hrego "maître, prince' v. norr. hragr "le supérieur';
puis cf. ags. brœgn hrœgen "cerveau' gr. Ppex)u6ç PpéxMa [et
ppéYiua] "sommet de la tête', base mregh mrogh mrgh, pour
Johansson KZ. 30, 448; a été critiqué par J. Schmidt Kritik
104 et nié par Ostlioff BB. 24, 121. — Mots apparentés, avec
ôpxoç m. "rangée' (d'arbres ou de ceps de vigne) ôpxaioç m.
"enclos' d'arbres disposés en rangées, "jardin', à àpapiaKuu etc.,
pour Persson Wurzelerw. 26. — Attribuant à dpxoi le sens
premier de "s'élever au-dessus de qn., dominer', à àpxôç celui
de "prééminent', à ôpxauoç celui de "premier', Fick P 527,
Hoffmann BB. 26, 136, Prellwitz- 56 évoquent lat. 7'igeô rigi-
clus rigor (à écarter, cf. Walde 525), v.slav. rogû lit. ràgas lett.
rags v. pruss. ragis "corne', m. h. a. rëgen "s'élever, être fixe'
- 8(j —
regen 'mettre en mouvement' ('?) — àpxôç : v.irl. arg 'héros'
(Fick 11^ 18jV
II. àpxôç m. 'fondement, rectum'. Etym. inconnue; v. h. a. ars:
gr. ôppoç, voy. s. v.
dpaj)Lia n. 'arôme; plante aromatique'. Mot obscur; le rapproche-
ment dpuj|Lia : àpTÙuu àpapicTKUJ est peu clair au point de vue
sémantique et ne justifie pas l'uu.
hom. inf. aor. daai inf. prés, djaevai 'rassasier'; ion. àaào\xa\.
'être rassasié, se dég-oûter' <*craTiao|aai; dcrri f. 'satiété, dégoût'
(abstrait de do'àoiuai Brugmaiin Gr.Gr.^ c)^2); daripoç 'qui cause
du dégoût' lesb. daôtpoç 'dédaigneux' (Sapph.). R. sa sd\ voy.
s. V. dttTOç dbriv.
dadfiivGoç f. 'baignoire'. Mot obscur; tentatives de Benfey
Wurzellex. I 447, J. Baunaek Studia Nicolaitana 18 sq., Lewy
Fremdw. 155 n. 1. Kretschmer Einl. 402 note l'élément de
dérivation -v6 , qui apparaît dans nombre de noms de lieu
tenus pour non-helléniques (p. ex. TipuvG- KépivBoç rd)uiv6oç.)
daapov 'asaret', plante vomitive et sternutatoire (Diosc. > Mot
obscur; étym. sém. de Lewy Fremdw. 47 ; rattaché à dari (voy.
s. V. daai) par Prellwitz^ 56.
dcrpoXoç m. f. dapôXr) f. 'suie, noir de fumée'. Tentatives de
J. Schmidt KZ. 22, 314 (cf. Curtius^ 699), Prellwitz BB. 15,
159 et Wb.^ 34 (dç = osq. az lat. ad + PoXoç, cf. pdWuu), ap-
prouvé par Zupitza Germ. Gutt. 96, Prellwitz BB. 2.3, 73 (R. ad
cf. lat. assus 'rôti < *ad-tos, mais voy. Walde s. v. àreo). Cf.
got. azgO V. h. a. asca ags. asce v. norr. aska 'cendre' (Persson
Wiirzelerw. 282. Kretschmer KZ. 31,452. Noreen Abriss 139.
145. 188) et peut-être lat. âreô 'être sec' {-r < -s-) skr. cisah m.
'cendre, poussière' âsitah 'noir, de couleur sombre' et gr. dz;u>
(voy. s. v. ata).
daeXYriç 'impudent'; daeXYéu) -aivu) 'être impudent'. Etym. ine.
d(j6|ua') n. 'essoufflement; asthme'; da9|uaivu) 'haleter, râler'.
A été rapproché de gr. ààtuu dri|ui (Curtius'' 387 ; < *àFe(J-0)Lia:
lit. vësfu rësf'i 'fraîchir' rèxùs 'frais' Persson Wurzelerw. 201 ;
on attendrait alors hom. *dea0|Lia). — Pour Friihde BB. 20,
1) Avec cet accent; cf. Wackernagel BB. 21, 159, invoquant
Héiodien et Lobeck.
- 87 -
188 sqq. < *àva0^a, cf. dveiaoç et lat. (Ji)âlô 'souffler' < *a7isîô
anhëlô "haleter' < *an-andô.
aaiXXa f. 'palanche'. Etym. inconnue, sémitique pour Lewy
Fremdvv. 110; lat. ansa<*amsa (voy. s. v. à\x\] T.), évoqué
par L. Meyer I 168, lui est étranger.
otoiç, -loç f. 'limon d'un fleuve; fange'; àmoç 'boueux'. A été
tiré de *smti- et rapproché de skr. satlnàm 'eau' (sans ex.) lat.
sentîna 'eau qui croupit dans le fond de la cale' (Frôhde BB.
7, 85. Johansson IF. II 58), lequel a été rattaché à lat. sim-
plum simpulum 'cuiller' sîmpuvium 'coupe des sacrifices' lit.
semiù sëmti 'puiser' sdmti^ 'puisoir' (Fick I"^ 562. Bartholomae
IF. VII 94. Hoffmann BB. 18, 157. 159) skr. sâtah m. sàtam
'vase, coupe, plat' < "^smto- (Lidén Stud. 37 sqq.); gr. âvTXoç,
qui a été rapproché de ce groupe (Bury BB. 7, 78, cf. s. v.), est
controversé (< àvà + TXiivai Curtius^ 220 sq. Kretschmer
Einl, 148 ; àvxXoç : skr. àmatram arni. aman gr, à^iç 'vase
à puiser' Bartholomae IF. VII 94) ; sur tout le groupe voy. Lidén
1. cit., qui exclut skr. .safrmdm et admet gr. ôvBoç 'fiente'
v.slav. sqdra 'liquide caillé' (très douteux). — ctaiç < *mti- =
germ. *mudl b. ail. mudde 'boue' des fossés. Hoffmann BB,
18, 290; à écarter. — Fick BB. 22, 225 rattache à dcriç le
"AcTîoç Xei|uûjv du Caystre (B461) ou 'prairie alluviale', dont le
nom se serait étendu à la Lydie, puis au royaume de Lydie;
quand celui-ci fut incorporé dans l'empire perse, le nom d"Aaia
aurait reçu une extension nouvelle (V).
àaKaipo) 'palpiter' = CTKaipaj est à rayer : di bè iuéy' àCKaipouai
Quintus de Smyrne V 495 doit être lu fiéxa aKaipoucri (Koehly).
àcîKàXapoç m. Hésych., àffKaXaPuuTriç aKaXaPojTiiç KaXapdjTriç
arg. KaXapij(TTâç Hésych. 'lézard moucheté'. Mot obscur; hypo-
thèses dans Prellwitz^ 34. ^ 57; voy. Schrader RL. 169.
àaKdXacpoç et KdXaqpoç m. Hésych., oiseau inconnu, sorte de
hibou (■? Thompson Grcek birds 36). Etym. inconnue.
daKdvTiTç, -ou »!• ^grabat; bière'. Etym. inconnue.
àOKapilix) 'sauter, bondir'; d- prothétique devant (T + cous., cf.
(JKaipu) CTKiptduj aKapiZiuj, voy. G. Meyer Gr.Gr. ^ 166; d- < dv-
(prép. dvd) pour Kretschmer KZ. 33, 566, invoquant épid.
daTdç < *dv(TTdç etc.
- 88 —
àcTKapiç, -iboç f. 'petit ver intestinal; larve de cousin'; rattaché
au précédent par L. Meyer 1 170 et Prellwitz^ 57.
boni. àcTKeXriç 'épuise' k 463 ; 'obstiné'. On a supposé un *crKéXoç
'sécheresse, épuisement' (cf. aKéXXuu 'faire sécher, se dessécher')
avec à- intensif (L. Meyer I 172. Prellwitz^ 57) ou à- nég.
et R. de (TKoXioç 'oblicjue, tortueux', en prêtant à àffKeXriç le
sens d"inébranlahle' (Prelhvitz 1. cit.)?
àOKépaï. 'pantoufle fourrée'. Rapporté par Prelhvitz- 57 à àcJKÔç
'peau d'une bête écorcbée'; conjectural.
àaicéoj 'façonner, travailler avec art, parer, exercer'. Etyni.
obscure. Hypothèse sans valeur de Bury BB. 7, 340. — J. Bau-
nack Stud. I 258 sq. considère hom. àaKricraç au sens de 'sur-
veillant attentivement' comme dérivé d'un *à-aKÔç < *àv-(TK0ç
(cf. àvttKuùç 'soigneusement' s. v.Koéuj) 'qui surveille exactement,
soig-neux'. — Prelhvitz^ 35. ^57 évoque (avec doute) àdKOç 'peau
travaillée' et rappelle l'antique industrie de la peausserie. —
Lat. ascia 'doloire, erminette' (L. Meyer I 171) est à écarter
(voy. s. V. àfciv)T).
à a K r| 9 ri ç 'non endommagé, sain et sauf {ê primitif) : got.
skapjan 'nuire' v. angl, sceddan etc. 'endommager' got. sl-opts
V. h. a. scado x. norr. skade etc. 'dommage', irl. scathaim 'je
mutile' (Osthoff PBrB. 13, 459. Fick II'' 308. Zupitza Gutt,
212), arm. xafJiarem 'je dévaste, je détruis' (? Bugge IF. 1 447) ;
lat. cas.ms 'vide' est à écarter (Walde s.v.).
àaKÔç m. 'peau d'une bête écorchée, peau travaillée, outre'.
Etym. obscure. Pour J. Baunack Stud. I 258 sq., àcTKÔç a
signifié 'pièce de travail technique', cf. s.v. dtcTKéuu le sens qu il
attribue à un actif *à(JK6ç. — Pour Bury BB. 7, 81 àOKÔç <
*mOK6ç cf. juéaKOÇ' Kuùbiov, bépjua Hésych. (emprunt au syria-
que, cf. Justi IF. XVII Anz. 125); nié par J. Schmidt Kritik 152.
dcTKupov sorte de mille pertuis (Hypericum androsaemon L.).
Etym. obscure; sémitique pour Lewy Fremdw. 47.
â(j|Lievoç 'joyeux, content'; ptc. aor. moy. (< *Fab-a-^evoçi, cf.
ind. aor. l'îaaTO i 353, R. suûd (voy. s. v. àvbdvuj iibûç ) pour
J. Schmidt KZ. 27, 320. — Wackernagel Verm. Beitr. 0 n.
fait observer que dans plusieurs passages le sens de 'joyeux' ne
saurait être admis (p. ex. qpÛYev àcTiuevoç èk Bavàtoio Y 350;
— 89 —
âcTiuevov luoXeîv Escli. Pers. 736); àa^evoç <:*ns-s-metios, cf.
got. nasjaii "sauver' ganisan ""être sauvé' gr. véojuai < *vecyo)uai
vt(T0|uai < *vi-vao-|uai; sens premier : 'sauvé, à l'abri de', d'où,
dans quelques cas, 'joyeux', à moins que âaïuevoç n'ait sup-
planté un *âa|uevoç parent de àvbàvuu. Cf. Brugmann Gr.Gr.-^
84. 272. 281. 475. KVG. 123. 147.
ot(yTrà2!o|uar'saluer'; àcTTràcioç 'bienvenu'. Tentatives de L. Meyer
I 173, Prellwitz BB. 15, 158 sq. 19, 304 sq. Fick GGA. 1894,
231. BB. 18, 140. — à- < *« cf. prép. èv + R. sequ sqV dans
boni. è'vveTTe (< *èv(JeTTe) èaTrexe (< *èv-(TTTeTe) 'annoncez' lat.
inseque 'dis' insecfiùnés 'récits' v. irl. in-cho-sig 'sigiiificat'
V. gall. hepj) 'inquit' v. b. a. sagën 'dire' lit. sakaù sakyti 'dire'
V. slav. sokû 'accusateur' sociti 'dénoncer', et bcp d'autres
(Lag-ercrantz KZ. 34, 382 sqq.; cf. Walde s. v. inquam et voy.
s. V. èvvéTTuu daTTÊTOç Geairiç dvGpuuTTOç).
àcTTTaipuu àairapiZiuu 'palpiter, s'ag-iter convulsivement, se dé-
battre', à- protliétique devant cr + cons., cf. cy-rraîpuu (G. jMeyer
Gr.Gr.3 166 1 ou < àv- (])rép.àvà,) avec Kretscbnicr KZ. 33,566
(cf. s. V. à(7KapiZ;uj).
àaTTdXaBoç m. f. 'genêt épineux' donnant une builc odorante (Ge-
nista acautlioclada L ). Etyni. obscure, séniiti(|ue i)()ur Lewy
Frenidw, 51 sq.; bypotbèse de Prellvvitz- 58 (pour '-'ôa-TTaXaGoç
'donnant abondance de parfum', ôa- gén. de *od- 'parfum' cf.
ôa-(ppaivo|uai, et *TraXaBoç : skr. pùrqdliih 'généreux'?).
àairàXag, -aKOç m. 'taupe', à- protbétique (cf. s. v. à(JKapiZ;uj
à(TTTaipuj). Voy. s. v. cTTràXaH.
dairaXoç m. 'poisson' (Atbamanes, Hésycb.}; àaTraXieôç m.
'pCndieur'. Etym. inconnue; bypotbèse de Fick BB. 18, 141.
(xairàpaioç att. àacpdpaYOç m. 'asperge; tige naissante, jeune
pousse', d- protbétique ou < dv- = dvdV Voy. s. v. dcTKapîZluj
et pour l'étym. s. v. aTtapTàuj.
ddirepxéç adv. 'avec ardeur' < d- intensif + aTtepxoiaai 'se bâter'.
boni. darreTOç 'inexprimable; imniense, infini' < d- nég. + R.
seqU squ dans boni, êweire (< *èvcreTTe) èaTrexe (< *ÊV-aTreTe)
'annoncez' lat. inquam 'dis-je' (< *insquâm ou *ind[i(]sqi((lm)
inseque 'dis' etc. Voy. s. v. àcfndlojjim évvéTTUj. — Prêtant au
mot le sens d'intarissable', Fick V 560. BB. 18, 140 (cf.
— 90 —
JiartlioloniaelF. Vliyu. Uhleubeck Ai.Spr. 1 7 sq.) rappelle skr.
(hakrah asaçcdn 'ne s'arrêtant pas, ne tarissant pas' R.sewqV
seqU, V. slav. pré-seJcnqti pré-secati 'tarir' lit. senkù sèJcti
's'abaisser' (niveau de l'eau), gr. édqpGri 'tomba' (voy. s. v.).
I. àoniç, -iboç f/aspic' (Coluber haie L.). Etym. obscure, sémi-
tique pourLewy Fremdw. 13 {hébr. sepa" 'basilic') avec influence
de àaTTÎç IL (V).
II. àcTTTiç, -iboç f. 'bouclier'. Etym. incertaine; le rapport àamç:
lit. ski/das 'bouclier' (Bezzenberger BB. 1, 285. Fick P 567.
BB. 18, 141) est correct si qui > m. — Sclirader BB. 15,
285 et Hoops Waldbâume 122, celui-ci rappelant le rapport
aiYiç 'bouclier' : aiYiXuuvp got. *aiJcs 'cbêne' (cf. s. v. aiTÎç),
rattachent àffTriç au suivant.
àcTTTpiç f. sorte de chêne (Théophr.). Scbrader BB. 15, 285
rappelle do'Kpa* bpOç aKapiroç et v. norr. askr ail. esche 'frêne',
mais asly est peut-être apparenté à gr. ôEûri 'hêtre' < *ôcTK[e]cr-
(voy. s. V.). — Fick BB. 18, 141 groupe dairpiç dcTKpa et lat.
cerrus 'cerre' (sorte de chêne) ^), mais cernis est sans doute
parent de lat. cornus 'cornouiller' (cf. Walde s. v. cerrus cor-
nus). — V. h. a aspa m. h. a. aspe ail. espe, v. pruss. abse lett.
apsa serb. irosa uiosina russ. osina (< "^opsa opsina) 'tremble'
(Hoops Waldbiiume 1 22).
ion. d(T(Ja att. dxTa = xivà n. pi. Né d'une erreur quant à la
coupe des mots, ÔTTOîd aaa (< *Tia) et (5\x\Kpà iia ayant été
sentis comme ôttoî' ctcraa (x 218), crpiKp' dxxa. Ahrens Gr.
Formenl.^ 41. 215. VVackernagel KZ. 27, 90. 28, 121 sqq.
G. j\Ieyer Gr.Gr.^ 529. A dcrcra dxxa correspond le rel. dcraa
att. dxxa < *d-xia, cf. még. aâ 'quae' < *xia Arist. Ach. 757. 784.
Ig. com. daxaKÔç m. 'homard' < att. ôaxaKÔç -) par assimilation
de l'o à l'a subséquent; voy. s. v. dcrxpàYaXoç ôcjxaKÔç ôffxéov.
.J. Sclnnidt KZ. 32, 390. De même dcrxaqpiç f. 'raisin .sec' <
ôcfxaqpiç, voy. s. v. (Jxaqpiç.
1) Fick songeait ù une R. {s)qVer, dont le qU expliquerait à la
fois le TT et le k du grec; il avait antérieurement et sans plus de
bonheur rattaché lat. cerrus k R. {s)qer.s : lit. skersas 'transversal'
(Wb. I* 38B).
2) Sur laccent voy. Osthoff BB. 24, 157 sq.
- 91 —
daiaxuç, -uoç m. 'épi de blé', à- prothétique devant cr + cons.;
voy. s. V. (JTOxuç.
àcTTeiucpriç 'inébranlable, ferme, solide, opiniâtre', à- cop. et cî.Oiéii-
qpuXov 'marc d'olives; marc de raisin' et cTTéjuPuJ 'fouler du pied'
(alternance hh : b). Skr. stamhhah m. 'pilier, colonne' stamhhatë
's'appuyer, devenir solide' {gramm.) stabhnâfV •à])\\wyç,Y' y.dstdm-
bana- 'appui' stawra- 'solide'; Wi.siteïhbti 'croître en tige' (plante)
stabyti 'faire s'arrêter' stebëtis 's'étonner' .stébas 'bâton, pilier,
mât, étai'; v.h.a. stampfôn 'frapper du pied, trépigner' got. stafs
'élément' v.h.a. stab 'bâton' etc., et voy. s.v. aiacpuXri. Cnrtius''
212 sq. Fick P 145. Uhlenbeck Ai. Spr. .343. Walde s.v. fa-
bula.
à(JTrip àatépoç m. àaTpov 'étoile' : skr. ntdr- zd star- 'étoile' skr.
târah m. pi. 'étoiles', lat. stêlla < *stér-la, got. stairnô v. h. a.
sterno v. norr. sfjarua v. h. a. sferro ngs. steorra 'étoile', gall.
seven aorn. steyr pl.bret.s^erew < celt. *ster-â 'étoile' (Curtius^
206. Fick 14 146. IP 313. Henry Bret. mod. 253), arm. asti
gén. astel 'étoile' (Hiibscbmann Arm. Gramm. 1 421) ; gr.-arm. a-
n'est pas prothétique : i.-e. *«s^ê;-gén. *sfrôs (cf. Bartholomae IF.
VII 54); un rapport avec R. sfer 'joncher, épandre' (Kuhn KZ.
4, 4) est peu probable, comme aussi un emprunt au sémitique,
supposé par Zimmern (cité par Walde s. v. stêlla).
àcTTpàpba (Hrnd. III 64) adv. de sens incertain = 'fulminis instar'
(Crusius Her. Mini. 2); = à(îTpeTTTi, àjaeTaaxpeTTTÎ 'sans tourner le
dos', c.-à d. 'continuellement' (Van Herwerden, Meister, Nairn
The Mimes of H., 1904, où d'autres interprétations sont citées)?
àcTTpàpri f. 'bât' ou 'selle'; àcTTpaPeùuu 'monter une bête de
somme'; àarpapiZio) 'être bâté, servir de bête de somme'. Prell-
witz^ 60 y joint àcTipaPriç 'non tortu, droit, régulier' et rattache
le tout à arpepXoç 'tourné, tortu'; voy. s.v. (TipepXôç.
àaTpàYCtXoç m. 'osselet, vertèbre, dé'; aaipiç f. dim. daipixoç
m. 'osselet'; àaipiCeiv àcrxpaYaXiZieiv 'jouer aux osselets'. Rat-
taché à gr. (JTpoTTÔXoç 'rond' par Fick I^ 571 , L. Meyer I 180,
Prelhvitz^ 60. Plutôt parent de gr. ôcnéov 'os' ôaipaKOv 'co-
quille dure, tesson' ôarpeov 'huître' ôcTTaKÔç 'homard' (Curtius^
209. Johansson Beitr. z. gr. Sprachk. 8. Pedersen KZ. 32, 255.
— 92 -
J. Schmiclt KZ. 32, 39U, lequel le tient pour assimilé de *ôaTp(i-
YttXoç).
àcTTpaXôç* ô vpapôç ('"étourneau)'\jTTÔ0eTTaXiÎJvHésycli.:lat..s'fe<r-
nuH y.h.ii.stara a^s.stcer.stearn y.uovY.starestarre'éUmrneaxx'.
Curtius° 355. Fick P 570 ; parenté éloignée avec lat. turdus lit.
stràzdas' grive' (Persson Wurzelerw. 196 n. 2.Walde s v. turdus).
à<JTpdTrr|f. àoreponr] aTepoirr) f. 'éclair'; (TTepoiy 'brillant comme
un éclair'; àaxpaTTTUj aTpàîTTUj 'lancer des éclairs, étinceler';
hom. àatepOTTriTriç, àcTTepoTraioç 'qui lance des éclairs' (Zeus).
G. Meyer Alb. Spr. 409 s. v. .slTep 'je lance des étincelles, du
feu' rappelle que R. sJcrep existe dans gr. axpàTTTuu àCTpâTiTiu
cypr. (TTpoird 'éclair'; sTcr-, initiale étrangère au grec, aurait
été (dans ùdTpàTTTuu sous Tinfluence de âaTpov) changée en
cTTp-. Hypothèse inutile; ces mots sont apparentés à àcTTrip
àaTpov (Curtius'' 206).
àOTv n. 'ville'; àojôç, arc. FacTTÔç m. 'citadin'; àdreioç crét. Fâcnioç
'civil'. < FàcTTu, cf. arc. gén. Faaaruéxuj (Faaaiûoxoç = ttoXioûxoç
épithète d'Athéna, Hoffmann Gr. Dial. I 22. 192. 208) béot.
Faat- p. ex. Meister Gr. Dial. I 254: skr. vdstu n. 'demeure,
maison' vâstu n. 'siège, lieu, chose, objet' vâsati 'demeurer,
séjourner, passer la nuit' /A vcmJiaHi 'demeurer, séjourner'
V. pers. d-vaJianam 'lieu de séjour', got. iriaan 'être, séjourner,
demeurer' v. h. a. etc. weson 'être' v. norr. vist 'séjour', irl. foss
< *uos-tos 'séjour, repos' gall. ar-osi 'demeurer, attendre' irl.
feiss < *ues-fis 'session, fête' (Curtius ^ 206 sq. Fick I ' 1 33. 552.
H' 277), arm. goy 'il est, il existe, il est présent' i Hiibschmaun
Arm. Gr. 1 435sq.) ; puis lat. Vesta 'déesse du foyer domestique'
(voy. s. v. écTTia) vesfibnJnm 'avant-cour, espace devant la mai-
son' (< *we,sf«- 'demeure, maison' cf. irl. feiss. Solmsen Uuters.
219) gaW.mod. gtvas (gaul. Dago-vassus) irl./bs5- 'serviteur' (Fick
II ' 278); l'a de FàaTu fait difficulté; sur l'esprit doux de oIcttu,
hypothèse de Sommer Gr. Lautst, 1 23 sq. (analogique de aYpôç V).
l.-e. '^ues- [base aues] 'séjourner', élargissement de R. au dans
gr. iaûuu 'se reposer' (Brugmann IF. XV 90); voy. s.v. hom. decra
(vÛKTa) aùXri èviauTÔç iaùuu.
hom. dtcrùcpriXoç épithète d'origine et de sens peu clairs. Hypo-
thèses sans valeur de liezzenberger BB. 4, 341 (à- uég. + *(Ju-
— 93 —
qpn^oç : V. slav. chuhavu "pulcher' v. h. a. sïibar '"mundus, castus')
et Lewy Fremdw. 74 sq. (sémitique). — Apparenté à ZicTucpoç,
ffé(Jucpoç' iravoOpYOç, cfacpriç et (Toqpôç pour Curtius^ 512. —
Prellwitz BB. 22, 86 sq. prête au mot le sens de "sombre', d'où
■"malveillant, méprisant' (< à- nég-. + Hua-hhëlô-s "qui a beau-
coup d'éclat ou de clairvoyance', cf. cracpriç et skr.&^àZ«m 'éclat'
V. slav. hélu "blanc'). — Fick BB. 28, 107 rattache aoqpôç et
àaùqpriXoç "qui manque d'égards' à ipéqpuj (Hésych.) 'être ré-
fléchi'. — Brugmann IF. XVI 499sqq. groupe thess. èTTi-aaocpoç
'surveillant, inspecteur' aoçôç < "^tuoguhôs 'qui examine, qui
comprend, sage' crécrucpoç Xiaucpoç à-aùcpiiXoç (-cru- < -tu-
Brugmann Ber. d. siichs. Ges. d. W. 1901, p. 94) "qui n'a pas
de considération ou d'attention pour, irrespectueux' et lat. tuor
(< HugVliô) tutus « Huoguhitos).
âaqpaXxoç f. daqpaXTOv "bitume, asphalte'. Etyra. sémitique de
Lewy Fremdw. 53; cf. Schrader RL. 51.
I. àffcpàpaYOç "gosier, gorge' X 328; cf. CcpàpaYOç* ppoYXOç,
TpctxrjXoç, Xai|u6ç Hésych. : lit. sp^'ingsth springti "avaler diffi-
cilement, étouffer en avalant' Fick I* 574. — Rattaché à acpa-
payoç "bruit' ("vpoqpôç' Hésych.) par L. Meyer I 182 sq. Hypo-
thèses peu satisfaisantes au point de vue sémantique.
II. att. àacpàpaYOç "asperge'. Voy. s. v. àffTrdpaYOç.
àcTcp 6b eXoç m. "asphodèle', liliacée; de là hom.otcTcpobeXôç adj."où
croissent les asphodèles' (Osthoff BB. 24, 156). Etym. obscure.
Hypothèses de Prellwitz ^ 37 . ^6 1 (sens premier "tremblant, vacil-
lant', cf. aqpobpôç (Topebavôç "violent, impétueux') et L, Meyer
I 183 sq. (: crcpovbuXoç "vertèbre cervicale', prop. "corps rond'!).
à(5xa\à\yi et àaxdXXuj "être fâché, s'irriter'. Hypothèse de Prell-
witz 137. ^61 et L. Meyer I 181 sq. (lequel postule un adj.
*daxaXoç) : à- nég. + R- s<^9^j cf. skr. sdhatè "supporter' gr.
è'xuJ ôxéuj "supporter'.
sic. àaxébuupoç m. "sanglier' < *àv-(JX€"^'J^^POÇ 'q^^i résiste à la
lance' (dor. -buupoç < *-bopFoç, cf. bôpu et les n. pr. rhod. Aujpi-
qpàvriç AuupiKXfiç béot. Auupijuo.xoç Aa)p{|aaç etc. et pour le sens
|Liev-éYxnÇ Mév-aix|iioç) ; exemple de transport d'une épithète
héroïque à un animal; cf. s. v. àXéKTuup, Kretschmer KZ.
36, 267 sq.
— 94 —
âaxiov 'truffe' (Tliéophr.j. Etyni.iiiconmie; sémitique |)Our Lewy
Frenichv. 31.
àraXôç 'juvénile'; àrâWa) I. ''nounir avec tendresse; caresser;
pass. croître, grandir'. II. 'sauter, bondir comme un enfant'
(un même àraWa) a-t-il signifié "agir en enfant' intrans., et
'traiter en enfant' trans., ou faut-il distinguer deux verbes?);
àTiTâXXuj 'élever, caresser, choyer' (formé par redoublement).
Etym. incertaine. Hypothèse sans valeur de Bezzenberger BB.
4, 34.3 ; — douteuse de Zimmermann KZ. 34,584sq. 35,613sq.:
(XTaXôç 'fils, enfant', d'où : 'enfantin' < *âTa âixa 'père'; *àTi-
laXéç (d'où aTiTaXXuj) par croisement deàxaXôç-l-ÎTaXôç 'le petit,
le veau'(!?); — de Rouse KZ. 35, 462 : dxaXôç < à- uég. +
R. de idXaç è'xXriv = 'incapable de supporter; tendre'; — de
Prellwitz- 61 : àx aXoç : lat. ad-ulescens got. alan 'croître'
alja7i 'élever'(!y) ; àxâXXoi I : v. h. a. adcd 'race noble' (? Wharton
Etym. gr. s. v.) ou < àxaXôç, lequel pourrait aussi être parent
de xâXiç 'jeune fille nubile', base atal : tâl 'croître' (Fick l"* 440
avec doute).
àxàXu|Livoç f. sorte de prunier. Etym. inconnue.
àxàp 'au contraire, cependant, mais'. A été ramené à un prim.
*sntr et rattaché à ion. dxep 'à l'écart de', qui est parent de
v. h. a. siuitar adv. 'pour soi, séparément', conj. 'mais'; on atten-
drait att. *dxàp; il n'y a pas de raison d'expliquer att. àxdp par
un emprunt à lionien; d'où dxdp < *dx dp, cf. aùxdp < *aux' dp
et parenté plus probable avec lat. at got appan 'mais'. Brug-
mann Gr.Gr.» 87. 540. KVG. 616.
hom. dxapTToç f. Voy. s. v. dxpaTTÔç.
dxapxripôç 'hardi, insolent (?)' Hom.; plus tard 'funeste, mal-
faisant'. Etym. incertaine; hypothèses improbables de Prell-
witz ^ 37 et L. Meyer I 86.
dxdaôaXoç 'follement orgueilleux, présomptueux jusqu'à la dé-
mence'; dxaaBdXXuj 'être follement orgueilleux, être inique, être
coupable'; dxaaeaXia f. 'orgueil insensé'. Etym. obscure. Hypo-
thèses de Bezzenberger BB. 4, 343 ( < *d-xXda-6aXoç cf.xXfivai\
Bury BB. 7, 82 (à écarter), Prellwitz ^ 62 (: xuuBdZiuj 'se moquer
de', avec doute). Charpentier KZ. 40, 457 sq.
— 95 —
hom. dieipiTç adj. d'étym. et de sens incertains. < *à-Tepariç
cf. Tépaojuai 'être sec', d'où : 'frais, brillant' pour Wackerna^el
Verm. Beitr. 14sqq.; < *à-TepFriç : skr. tdriih n. Mutte, supé-
riorité' tûrvati 'dompter, vaincre', d'où le sens de 'invincible,
ferme, solide' (Flensburg- 8tud. auf d. Geb. d. idg. Wurzelbild.
31 n. 92 sq.), 'infatigable, indestructible' (Ehrlich KZ. 39, 570,
qui ajoute lépuç 'épuisé' xpuuu 'épuiser').
liom. ai éju^uj 'frustrer, léser; pass. être privé de' : skr. dah/inôti
ddbhati 's'en prendre à qn., léser, frustrer' damhhâh m. 'fraude'
dambhdyati 'léser' (Bezzenberger BB. 1,69) zd dab- 'tromper',
arra. dav 'embûches, piège, trahison (J. Schmidt Kritik 65 sq.
Bartholomae IF. VII 93* voy. Hubschmann Arm. Gr. I 438);
pour l'absence d'aspiration cf. gr. TTÙvbaE 'fond d'un vase' : skr.
budhndJj 'fond' (J. Schmidt 1. cit.). — Bezzenberger BB. 27, 150
donne à àxéiupuj, p. ex. p 90, le sens de 'enchaîner' = Kaiabéou
des incantations magiques et le rattache à gr. KÔ|aPoç 'lien' :
hypothèse inutile et rapport phonétique impossible.
àrevriç 'fortement tendu; fixe, attentif; intense'; otTeviZ^oj 'être
fortement tendu ; avoir les yeux fixés sur'. < sm + *Tévoç n.
'corde' = lat. tenus, -oris n. 'corde tendue', cf. v. slav. teneto
tonotû'corde, filet de chasse' (Curtius^ 217) lit. tinklas v. pruss.
tinclo 'filet'. Voy. s. v. xeivuu.
hom. dtep ctTepGefv) à7TàTep9e(v) 'à l'écart de, à l'exclusion de,
sans' < *s7iter : v. sax. sundir 'sans' v. h. a. suntar 'pour soi,
en particulier' got. sundrô 'à part' (Bugge BB. 3, 120), skr.
saniiàr 'en dehors de, sans' samitdr 'loin d'ici' (adv., et prép.
avec l'abl.) sdnutarah sânuti/ah 'clandestin' zd hanard 'loin
de, sans' (Bartholomae BB. 15, 16), lat. sine 'sans' (cf. Walde
S.V.), V. irl. sain 'diversement, spécialement' v. gall. han 'autre'
(Fick IP 289) gall. giraha» 'séparé' irl. cosnam 'lutte' et bcp
d'autres (Zupitza KZ. 35, 265); voy. encore Kretschmer KZ.
31, 351, J. Schmidt KZ. 25, 92 n. 32,367, qui rattache au
groupe gr. dial. cxTepoç 'autre' (voy. s. v. ëiepoç); la forme att.
eût été *âT€p (cf. s. v. àrâp). — [Voy. Meillet Études I 153 sq.J
ûtTÉpaiLivoç àxepàiaujv 'cru, dur, qui n'est pas amolli par la
cuisson'. Voy. s. v. xépriv.
dial. aiepoç. V^oy. s. v. é'Tepoç.
— 96 —
iou. oiTéujv 'insensé'. Etym. obscure; hypothèses de Fick BB.
7, 95 (*àTéFu)v : àiuZiuj voy. s. v.) et Prelhvitz^ 62 (à- nég. +
*TrilovT- cf. skr. càyati 'avoir souci', voy. s. v. tiuu).
(XTr) f. (airi Archil. Esch.) 'malheur, châtiment', ace. col. aùctTâv
Pind., gort. etc. ûTâ = pXaPri, ^riMΫ; g'ort. axàuj = pXâîTTuu,
Z;r|)uiuj; ÔTTaTOÇ" à8uJoç, àly\\x\oc,\ à-dpaKTor àpXaPeîç; àPàaKer
pXàiTTei ; àFaTÛaGai • pXàTTTeaBai; àFàTrijuar pé^Xaiaiuai Hésych.;
otâaTOç (voy. s. v.); oiTripôç airipriç 'funeste', utri < *àFaTâ.
Le rapport drii < *à(JF?^Tâ : lat. sons gén. sontis 'coupable'
V. h.a. sunta ail. sûnde 'péché' (p. ex. Frohde BB. 14, 108.
Schrader KZ. 30, 467 sqq. Kluge« 387) est à écarter (cf.
Schulze Qu. ep. 443 n. 1. Walde s. v. sons). — L'hypothèse
din < *àF?iTâ : got. icunds 'blessé' (Brugmann KZ. 24, 268 sq.)
arm. vandem 'je détruis, j'anéantis' (Scheftelowitz BB. 29, 21)
est douteuse. — Fick GGA. 1881, p. 1426, Wb. ¥ 542 et
Hirt Ablaut § 385 groupent *àFaTâ, puuTaZieiv pàXXeiv, FaTdXar
oùXai Hésych. et lit. votis 'ulcère malin' vôjes 'souffrant'
lett. wats 'blessure' v. h. a. wtiol 'défaite' wal 'champ de ba-
taille' y.norr. valr 'cadavres', base auô 'léser'; cf. Solmseu
Unters. 299 n. 3 (base aua dans *dFa-tâ et dFd-aKei; uà dans
skr. d-vâ-tah 'non lésé' et slav.wrtcZa 'dommage, défaut, manque'
vaditi 'nuire, empêcher'; ua dans à.xr\ et peut-être dans kot-
e-pa-aKÊ* KaxépXanjev Hésych.)^). Voy. s. v. d)T6iXr|.
dTiZiiJU 'ne pas honorer, traiter sans égards' < *dTiT-iuj dénominatif
d'un *à-TiT- = skr. cit cf. càyatë càyati 'avoir crainte, avoir
souci' pour Frohde BB. 20, 220 sq. — Schulze Qu. ep. 64 n. 2
a postulé un gr. *Tiioç n. (= tî)lioç T\]xr\), d'où *dTir|ç diiéiu
dans diiei Théognis^) *àTiiZ;uj (cf. eÙKXeiZiuj) > dTÎZiu), qui fut
entraîné dans l'analogie des verbes en -t^uj (fut. dTicrei Esch.
Eum. 533).
1) R. lia MO (gr. t^ujTàZIeiv lit. votas lett. icâts): R. uen nem (got.
wunds) = R. gUâ gV-ô (gr. ëpâ Piuiaôc): R. gV'em (gr. paîvu) got. qiman).
Solmsen op. cit. 299.
2) Correction inutile; àTÎei Théogn. 621 (ttôç tiç -[rXoùaiov âvbpa
TÎei, àxiei 6è iT€vixpôv) est une création temporaire qui s'explique
par l'antithèse (Kuhner-Blass II 337. Frohde BB. 20, 215. Brug-
mann Gr.Gr.3 529).
- 97 —
aTiTaXXuu. Voy. s. v. aTaXôç.
àiiuiôç m. àipiX] àrixxç, -iboç f. 'fumée, vapeur'; àxiuiZiuu 'fumer'; ùt-
fjîbôu) 'changer en fumée'. La quantité de Va- n'est pas connue.
8i àrnàç < àeT|Li6ç (cf. âexiua" qpXôS, àeTjuov tô TrveO,ua Hésych.),
sa parenté avec drijui 'souffler' (Curtius-^ 387. Hirt Ablaut § 383 :
base auè "souffler') est probable, mais alors il est étranger à
skr. àfmâ m. 'souffle, âme' v. h, a. dtuni ags. œdm "haleine',
qui supposent un i.-e. ê (J. Schmidt Kritik 100. 114sq.)^) —
Solmsen Unters. 271, sans nier la possibilité du rapport à(J)e-
Tjaôç : d(F)ri)ui, préférerait un rapprochement avec v.h. n.siredan
'briller lentement sans flamme, couver' m. h. a. sicadem swaden
'exhalaison' v. angl. sivadul 'fumée, vapeur', cf. hom. àuT)LiiT
àuT)Liriv < *ÙT)ari *ÙT|urîv, formes avec degré réduit de la E. de
swedmi qui auraient leçu l'a- prothétique de *à-FeT,u6ç *à-FeT|ad
etc.; conjectural.
ctTpaKTOç m. et f. 'fuseau; flèche' : gr. àrpeKiiç (voy. s. v.i, skr.
tarMh 'fuseau', alb. fjer 'je file' (G. Meyer BB. 8, 187. Alb.
8pr. 431), lat. torqueô 'tourner, tordre' tovquês torquis 'collier'
torcuhimtorcidar'pYessoiYHormentum'm8tr{\ment\}om'tourneY,
etc.' tormiiia n. pi. 'colique' nastui'tium 'cresson' (< *nastorc-
tiom «quod nasum torqueat»), irl. trochal 'fronde' (? Fick
IP 138), V. slav. traJaï 'lien, sangle' v. pruss. fcwl-ue 'courroies'
(p. ex. Curtius"'^ 468 sq. Vanicek Lat. 8pr.^ lOG. Fick I'' 60.
PerssonWurzelervv. 215 n. 2), v.h. a. dnlhsil 'tourneur' ail. mod.
drechseln 'tourner' (Kluge " 82). L-e. tet'eq 'ployer, tourner', à
côté de quoi tuereq ÛRns got. picaîrhs 'colérique' y.noYr.])uerr
'en travers, contraire' aga. pireorh 'à l'envers' v.h. a. dicerah
dwerawêr 'oblique, en travers' etc. (p. ex. Zupitza Gutt. 71):
sur le rapport tereq : tuereq voy. Walde s. v. torqueo.
(XTpaTTÔç hom. àTapiToç f. 'sentier'. A été rapproché de ipaTTéuu
'fouler des grappes de raisin' (Benfey, Fick r'447; voy. s.v.);
l'a- est ambigu. àrpaTTiTÔç àiapTriTÔç f. m/sens (prim. adj. s.-e.
1) Le clegTé réduit de cet ê pourrait se trouver dans un gr. ôtiuôç,
cf. J. Schmidt op. cit. 100 et Prellwitz BB. 23, 75. Wb.-62sq., lequel
fournit de skr. àtmà uni- étym. très contestable (<; i.-c. *ê[«]^»/e/? de
la même base que gr. àveiucç!)
7
— 98 —
ôbôç; cL àipamleiv ^abileiv, ôboiiTopeîv Hésycli.) a dû être
créé sur son contraire à}xal-iT6ç 'accessible aux voitures', d'où
'grand' route' (eî)m 'aller'). Kretsclimer KZ. 38, 129 et voy.
Brug-mann Grdr. II ^ 405 n. 2.
QTpàcpaEiç àipdqpa^uç. Voy. s. v. àbpàqpaEuç ').
àrpeKviç 'qui ne tourne pas, droit, franc, précis'. Voy. s. v.
ciTpaKTOç. Hypothèses divergentes de L. Meyer I 99 ( : skr.
tarla/i m. 'conjecture') et Prelhvitz- 63 (: lit. trinhù trtJcti
'hésiter en parlant, se tromper en comptant' trakas 'sot'j.
àTpé)uaç àipéjua adv. 'sans trembler' : anciens ace. ntr, sg. (cf.
Kpéaç Kpéa, r|pé|ua, v^jécpaç* (Tkôtoç et vpàqpa* Kvéqpaç Hésyeh.)
< à- nég". + Tpé|auj (voy. s. v.) ; àxpeiuriç 'qui ne tremble pas,
calme' (cf. àcrepriç : ffépaç). J. Schmidt Pluralbild. 339 sq.
hom. àxpiiYeToç épithète obscure de la mer et de léther; pour
les anciens 'stérile' (cf. xpuYduj); pour certains modernes 'in-
lassable, agité' (mer, cf. â-xpùToç m/sens et xpûu)) et 'scintillant'
(étlier); pourFick IP 137 'inhospitalier', cf. v.slav.f?'<ï^?7 'forum';
contient, comme TâÛYexoç ion. TriuYexoç et xnXuYeTOç, un -ÛYexoç :
lat. vegetus 'animé, vif pour Fick BB. 21, 281 sq. (cf. Bury
BB. 18, 293) et Bechtel BB. 22, 282; = 'né brûlant ou âpre'
("Yexoç = Yvr|xoç et cf. lit, aitrùs 'amer et brûlant dans la
bouche') pour Prelhvitz BB. 23, 76 n. Wb.^ 63.
dxxa 'père', mot câlin = lat. atta 'père' got. atta v. h. a. atto
V. slav. otïcl 'père' irl. aHe 'père nourricier'; cf. aussi skr. atta
'mère, sœur aînée' attih 'sœur aînée' (Curtius'' 207) alb. at
'père' (G. Meyer BB. 8, 187. Alb. Spr. 20). Cf. gr. clTma àrrcpâ
TTaTTTra xâxa xéxxa. Mots analogues en dehors de l'i.-e., p. ex.
Uhlenbcck Got. Spr.-' 18.
àxxaYoïç ùxxaYâç àxxaYrjv (àxxapuYoiç Hésyeh., dim. àxxaYH-
vàpiov Choerob. xaYnvdpiov Suid.) n). 'francolin' (cf. Thompson
Greek l)irds 37), ainsi nommé d'après son cri (Élien H. A. IV 42).
dxxo|aai 'ourdir une trame' : alb. eut int 'tisser' skr. âtlxah m.
'vêtement' pour G. Meyer Alb.Stud. III (1892) 24; puis v.irl. ètim
1) Prelhvitz BB. 23, G9sq. Wb.'- G3 postule un i.-c. *âtros 'brillant,
amer' et rappelle \-aI. atrôx\ pure conjecture; lat. atrôx : ôdî (Thur-
ui^ysen KZ. 32, 562. Walde s. v.). Sur Teniprunt lat. atriplex voy.
Niedermann IF. XVIII Anz. 74 sq.
— 99 —
'vêtir' ètach 'vêtement' (? ou : lat. pannus':! Cf. Straehan BB.
20, 32).
otTÙZiuu 'frapper d'étonnement-, pass. s'effrayer'; aTu^iXoç 'effray-
ant, terrible'. < '^à-tugiô (à- ambigu; < n cf. èv ou sm- pour
Siitterlin) : skr. tunjdti tiijdti 'frapper, pousser, blesser' (Sonne
KZ. 12, 297), lit. tûzgiu tûzgenù 'frapper' tûziju tûzyti 'in-
quiéter, effrayer' ^wiôà 'angoisse, chagrin' (Frôbde BB. 10,301),
V. b. a. dûJijan 'premere' (? Siitterlin IF. IV 105, comme alter-
native; dûhjan : gr.cTTÙqpai et dûhjcm : gr.(TTé|LiP(ju sont à écarter).
Rapports incertains : lit. hlztjti est suspect d'emprunt au slave
(cf. Frolide 1. cit.); Ublenbeck Ai. Spr. llo sépare dtTijZ;uj de
tunjdti, qu'il rapproche de v. b.a. stoc v. norr. stolkr 'bâton'
suéd. stitka 'violer' irl. tuag 'hache'. — Fick BB. 7,95 et Prell-
witz ^ 39 ont posé àTÛZiuu < ^mtu-diô : lat. metus 'crainte' (hypo-
thèse très hardie non reprise dans Wb.-),
<xij et comp. au xe ion. auxiç gort. auiiv att. auGiç dor. auBiv 'de
nouveau; d'autre part, au contraire; puis'; aùiàp (< ^^am dp)
'mais' : lat. aut (< '^'au-ti) 'ou' autem 'mais' ombr. u t e ofe'aut'
osq. auti 'aut' aut 'autem, af, peut-être aussi got. auk 'car, à
savoir' v. h. a. ouh ail. mod. auch 'aussi' = gT. aù-Te; en rapj)ort
apophonique avec skr. u u-td "et, mais, aussi' pour Fick V 177.
347, Wackernagel IF. 1 377 (nié par Kretschmer KZ. 31, 364
bibliogT.: voy. Delbriick Grdr. IV 497 sq.).
«ÙYvi f. 'lumière éclatante'; aÙYâ^uu 'éclairer; briller; moy. voir
distinctement' : v.%\di\.jugû 'vent du sud, sud' (Berneker IF.
X 156) >^ro 'matin' (Pedersen KZ. 38, 311 sq.).
aiibiT éol. aubuj (Sapph.) f. 'son, voix, langage'; aùbduu 'crier,
parler'; aûbiieiç dor. aùbâeiç 'qui parle avec la voix humaine;
sonore' boni, oùbriecrcra f. (Schulze Qu. ep. 17 n. 3); ùbéuj ubuj
'louanger' : û^wvàdati 'faire entendre la voix, parler' \^\L\uditdh,
V. h. a. far-iiHl^an v. sax. far-iccltan 'nier, réfuter, maudire,
damner', v. slav. vada'cs.himni'à'' r«c?^7^ 'accusare' lit. vadniti
'appeler'. Curtius^248. Fick I^ 128. Ublenbeck Ai. Spr. 269.
Hirt Ablaut § 663 (base aued) et voy. s. v. àeibuj àribuOv.
hom. aùepûuu seul, ptc. prés., ipf. aùépuov, aor. 3 pi. aùépuaav
'tirer en arrière' (le cou d'une victime) < *àFFepiJUJ <*àv-FepùiJu
— 100 —
(= âvuu èpùuj); cf. KaudHaiç Hés. Trav. 666. 693 < *KaFFdHaiç
< *KaT-FàEaiç. Scbulze Qu. ep. 56 sqq. (bibliogr.).
aùGdbTiç ion. aÙTuubiiÇ 'qui se complaît en soi, suffisant; arro-
gant' < *aÙT0-Fabr|ç (att, aùBdbriç pour *aij9uubriç comme bmXà
< biTrXôa? J. SchmidtPluralbild. 147, Scbulze Qu.ep. 472 n. 2,
ou < *aÙTaFabriç par assimilation vocalique? Prellwitz^ 64)^
cf. aÙTOç et dbeîv dvbdvuu f^bûç dqpabia.
aùOévxriç, -ou m. 'qui agit de lui-même; maître absolu; qui ac-
complit de sa main un meurtre, meurtrier' (aÙToëvinç Soph.
O.R. 107, El. 272) < aùrôç -f- *évTr|ç R.sen : skr.sawd^rgagner,
acquérir', gr. dvû)Lii etc. 'atteindre au but, achever', lat. sons
gén. sontis 'coupable' (voy. Walde s. v.), v. b. a. sunta suntea
v.norr.s^w(f'pécbé'(FickKZ.20,367sq.FrobdeBB.14,108j.—
Etym. erronée de Bréal MSL. XII 7 (ïimO-
boni. aûGi (et auxi d'après des graram., d'où aÙTÎKa) 'ici même;
sur-le-cbamp, aussitôt', appartient à aùiôç et est distinct de
auGiç, avec lequel il a été confondu plus tard; cf. Brugmann
Gr.Gr. ^ 253.
bom. aùiaxoi â-rr. eip. (N 41) 'criant tout d'une voix' < d- cop. -j-
*Fiaxri 'cri'; cf. dppoMOi = dyav Ppo|LioOvTeç Kai dyav laxoCvreç
Aristarque. — Le sens de 'sans voix' < d- nég. + *Fiaxn
(Curtius^ 566) est à rejeter^).
auXaE. Voy. s. v. dXoE.
aùXri f. 'cour, demeure'; auXiç, -iboç f. 'gîte'; dirauXoç* dirÔKOiTOç
Hésych. ; bom. dYpauXoç^ 'qui passe la nuit aux cbamps'. Cf.
hom. iaOuj iaOcrai 'se reposer, dormir' lauGjnôç m. 'gîte' *aïiu
'gîter' (ipf. dieç' èK0i|uiî9iiç, aîécfKovTO" iiùXiZiovTO Hésycb.j.
Scbulze Qn. ep. 71 sqq.-). Brugmann IF. XV 90. R. au, dont
un élargissement aues dans bom. decra (voy. s. v. et cf. les mots
groupés s. V. d(JTu); il n'est pas nécessaire de supposer avec
1) Schulze Qu. ep. 65. 122 n. 3 explique aùîaxoc par *àFFiaxoç
■< *àvFiaxo<;, eu supposant « > av devant u comme devant j. mais
cf. ci 6è FFiaxrj TT 373, T^veTo FFiaxri TT 366 etc.
2) Scliulze op. cit. 72 n. 4 isole aùXrj en raison de sou sens
premier de 'endroit à l'air libre autour de la maison' et en déclare
l'étvm. obscure.
— 101 —
Wackeniag-el KZ. 29, 124 et PreDwitz^ 39. -65 aùXn < '^aus-la;
cf. aussi Sommer Gr. Lautst. 36.
«ùXôç m. 'conduit creux et allongé; flûte'; êvauXoç m. 'lit d'un
torrent, ravin'; aùXuûv, -ujvoç m. 'vallée; fossé, canal, aqueduc':
V. slav. ulij lit. aulys et avilys 'ruche' (J. Schmidt Voc. II 416)
lit. aùlas v. pruss. aulinis 'tige de botte' v. pruss. aulis 'tibia'
V. slav. ulîca 'rue' (Kretschmer KZ. 31, 448) norv. mod. aul
aulejol \.non:{huan7i-)i6U 'la tige creuse (de l'archangclique)'
(Lidén Stud. 83 n. 5) ').
«uHuu aùEàvuu 'augmenter, accroître'; avïx] f. augricJiç, -euuç f.
aûHriiua n. 'croissance' : lat. auxilium '*accroissement; renfort,
secours' < *auq-s- en rapport apophonique avec *aueq-s- dans
hom. ot(F)éHuu (voy. s. v.) skr. vâksanam 'réconfort' vàksayati
zd vaxmHi 'faire croître' (le degré réduit dans skr. ûTcsati 'se
fortifier' [pf. vai'dksà\ zd tta-^c'Y/ 'croître') got. wahsjan v.h.a.
etc. wahsan 'croître'; — *aueq-s- est l'élargissement de *aueg
(le degré réduit dans skr. ugrdh 'puissant'; le degré long dans
got. icôJcrs ags. wôcor v. b. a. icuohhar 'accroissement, gain,
usure') alternant avec *aug dans skr. ôjah n. ôjmà m. 'force'
zd aojah- aogah- aogard 'force, puissance' lat. augeô augustus
auctor augnien got. mthan 's'accroître' v. b. a. aiihhôn v. norr.
aulca ags. éacian 'augmenter' v. irl. og 'integer' lit. dugu dukti
'croître' augmû 'croissance, excroissance' diiksztas lett. augsts
'baut' V. pruss. aucMai-rihysTcan 'autorité' aucJctimmien 'cbef
lett. aukts 'baut' alb. agume 'aurore, matin' (G. Mever Alb.
Spr. 4), cf. p. ex. Zupitza Gutt. 160 (bibliogr.)^).
1) Le rapport gr. aùXôc, : lat. alreus 'cavité, creux; baquet,
sébile, auge, ruche; lit d'une rivière' alvus 'cavité, creux, bas- ventre,
abdomen' (Frôhde BB. 3, 1 sqq.) suppose l'épenthèse de i.-e. ii, qui,
malgré Kretschmer KZ. 31, 440 sqq., n'est point démontrée (cf. Walde
s. V.). — Skr. vândfy m. « '*vâl-na-) 'tuyau; trayon' vànî f. «*^■«^«^)
*roseau ; canne de roseau'lat. rallis «*?/«/»«.s)'vallée'got. icalus'hîxion'
lit. api-alùs 'rond' etc., évoqués ici p. ex. par Pevsson Wurzelerw. 230,
Hirt Ablaut § 6G(3 semblent former un autre groupe, cf. s. v. 'HXiç
fjXoç. — Hypothèses k écarter : aùXôç : dri|ui 'souffler' (Curtius'' 387.
Prellwitz^ 65); — avKôq <i*sau.sIo- : skr. .s^Lsifi (ou çiisih?) 'creux d'un
tuyau' (cf. Uhlenbeck Ai. Spr. 338); — étym. sémitique de Lewy
Fremdw. 166.
2) On a rattaché à ce groupe lat. vegeô 'être vif; vegehiH 'agité,
- 102 —
aùoç att. auoç 'sec, desséche'; aùaivai att. aùaivuj (cf. àqpauaiviu
KttGauaiviw) 'faire sécher'; aûovri f /sécheresse'; aùaXéoç aùr|X6ç
'desséché'; aùcTTaXéoç 'brûlé du soleil; bruni'; aùaTripôç 'sec,
rude, acre'; auuu' ï.Y\paivM Hérodieii '); auoç < *sauso-s : skr.
çûsJ^ah {<*ms1ca- < *susTca- Meillet IF. XVIII 420) zd husT^a-
V. pers. iisTca- 'sec' skr. qôsah 'qui dessèche; m. sécheresse' zd
haos- 'exarescere' auhao.semna- 'ne desséchant pas' skr. çnsyati
'sécher, se flétrir', alb. dan (< *sausniô) 'je sèche' (G. Meyer
Alb. Spr. 88), lat. sUdus (< *suzdos < *suso-do-s ou *suse-
do-s Brug-niann IF. VI 84 n. 1. Niederuiann IF. X 226. Stolz
IF. XIII 104) 'sec, clair (temps)', ags. séa?' 'sec' y. h. a. sôrën
'devenir sec', v. slav. suchû lit. saùsas 'sec' v. slav. sûsetii lett.
sust 'devenir sec'; p. ex. Curtius^ 393. Osthoff Perf. 99 sqq.
478 sqq. Fick I* 559. Sur l'esprit rude de auoç voy. Sommer
Gr. Lautst. 39 sq. (bibl.).
aupa ion. aupr) f. 'souffle d'air, brise, vent.' Cf. dr|p (thème àFep-)
àeWa àr\\x\ (Curtius'' 386 sq.) lit. âudra 'tempête, vacarme,
marée' (Hirt Ablaut § 383. Brugmann IF. XVIII 436), base
auè 'souffler' ^). On ne sait si lat. aura est parent de gr. aupâ
ou emprunté (cf. Walde s. v.).
aùpi-pàxaç 'qui marche rapidement' (Esch.); aupi adv. 'laxeuuç'
BA. ; aùpoi 'lièvres' gl. ital. (Van Herwerden Lex. gr. suppl. 130).
Etym. obscure. Le rapport gr. aûpi : skr. ârva 'courant vite'
zd a^'-rva- a'^rfant- 'rapide' v. norr. orr ags. earii 'rapide' (Kuhn
KZ. 4, 42. Bugge KZ. 19, 403. Frohde BB. 3, 3. Kretschmer
vit" vigil 'éveillé' skr. vâjah m. 'force, etc.' ( : g"Ot. ivakan 'veiller').
p. ex. Curtius'' 187, Hirt Ablaut § 658, Brug-mann KVG. 14.s, en
supposant une alternance *aij,eg : *aueg; Osthoff MU. IV 337 a séparé
les deux familles, dont la parenté demeure douteuse, cf. Walde s. v.
vegeo; gr. ùyuîÇ leur est étranger, voy. s. v.
1) Au lieu de dcpaûei 'il dessèche' Arist. Cav. 394, Solmsen
Unters. 277 sqq. lit àcpâveî 'il vanne', cf. s. v. aïvuj. — Lat. auster
'vent du sud' ( : j^erm. *austra- 'oriental') est étranger au groupe,
cf. Walde s. v.
2) Lit. (Unira est ambigu; si le sens premier est 'marée', il peut
être parent de gr. ubiup lat. unda (Hirt Ablaut § ^62^. Soltnsen
Unters. 270 séparerait aûpâ et oi^p de â(F)ii|.ii (i(F)riTriç, en supposant
chez ceux-ci une prothèse de à- devant F- à laquelle je ne crois guère.
— 103 —
KZ. 31, 448) suppose l'épeuthèse de i.-e. u, qui n'est point
démontrée; lat. auvlga est étranger (cf. Walde s. v.). Pour
-pdiàç cf. irapaipctTriç Eùpupdiriç Taxupàrriç.
a upiov 'demain'; à^xaupoç (vùE) 'proche du matin'. < *auap- :
lit. auszrà 'aurore' skr. usrâh 'matinal, auroral'; voy. s. v. ëuuç.
aùaioç. Voy. s. V. aÙTuuç.
àuTéoi 'crier, appeler'; àûiri corc. ace. àFûtdv ^) f. GDI. 3189
"cri'; *à(juj auuu aor. liom. àûaai 'crier'. *àuuj < *a-iû-iO : lat.
jahilum 'cri de joie' m. h. 'à.jûchezen ail. mod. jauchzen 'pousser
des cris de joie' juchjû 'hourrah!' pour Prellwitz^ 40. -66 et
Walde 310; voy. s. v. luxri. — Fick P 510, P 552 a évoqué
V. slav. vyjq vyti 'résonner, mugir, hurler' et GGA. 1894, p. 233
skr. î«?d^i 'appeler' (inexpliqué pour Uhlenbeck Ai. Sp. 29). —
Lat. ovô 'pousser des cris de joie' (Cnrtius'' 388) est étranger
(voy. s. V. eùàZiuu).
aÙTiKa 'au même instant, aussitôt' < auTi 'sur-le-champ, hV (lioni.
d'après les gramni.), cf. au9i m/sens (distincts de ion. aûiiç etc.,
cf. s. V. au auTe) + suff. -Ka (cf. fiviKa dor. ô-Ka TOKa etc.); se
rattachent à aÙTÔç. Brugmann Gr.Gr.-' 244. 253. 254 (bibl.)
ion. aÙTÎTiTç (oîvoç)'qui n'est que lui-même, pur, naturel' < aÙTÔç.
àuT|uri f. 'souffle, haleine; souffle du vent; exhalaison, odeur,
vapeur'; àuTjuriv, -évoç m. 'souffle du vent'. Voy. s. v. àtiaôç.
aÙTÔYuoç. Voy. s. V. Yuriç.
aÙTobiov 'sur-le-champ' 6 449 < *aiJTO-biFov, cf. hom. aÙTfiiuap
'le jour même' et skr. sa-dhah 'aussitôt' v. irl. in diu gall.
heddyw m. hret. hiz'm 'aujourd'hui', puis lat. diès hodiê.
aÙTOKaaÎTViiToç. Voy. s. v. KaaÎYvriTOç.
aÙTÔjuaTOç 'qui pense par soi-même, qui agit de son chef, spon-
tané' < aÙTO- + '^mntâs ptc. de R. nien 'penser' : skr. matâh
'pensé' lat. com-mentus v. irl. der-met 'oubli' got. munds lit.
m'mtas 'pensé'. Brugmann Grdr. P 181. 194, P 342. 398.
Meillet De i.-e. rad. *MEN- 53. — Autre étym. Prelhvitz BB.
1) Buck Cl. R. IS'JT, p. l'JO attribue le F ;ï un (lévcloiipeinent
secondaire. — L'étyin. indiquée supra s. v. hom. âveiu est à biffer;
hypothèse de Bezzenberg-er BB. 27, 147 (^âv-riFo-ç 'ne parlant pas',
cf. n 'dit-il'?).
— 104 -
26, 312 (: gr. laOùaôai 's'évertuer, lutter' )nû>Xoç 'lutte' inàiriv
Vainement'); voy. aussi Brcal MSL. X 402 sq.
aÛTOvuxi. Voy. s. V. VUE.
aÙTOç "nicmc', ô oùtoç 'le même', au- < *à(Sv- : skr. dsîiJi 'vie,
vie de l'âme' zd cudhu- Sie; même' pour Wackeruagel KZ.
33, 17 sq., Flensburg- Uber Ursprung und Bildung des Pron.
aÙTÔç Lund 1893 p. 51 sq. 57 sqq., Dyroff IF. VI Anz. 55 sq.,
Brugmann Grdr. I-' 842, Gr.Gr.=^ 244 etc., Osthoff Etyra. Par.
I 292 sq. (: arm. mr 'son; soi' -mr 'être, essence';; contesté
par G. Meyer^ 524 sq. (bibl.), Hirt Hdb. 307 sq. (absence de
l'esprit rude; aùiôç < au + thème to-, cf. Windisch Curtins
Stud. II 362 sq.), Sommer Gr. Lautst. 14 sq. Sur dor. aùç =
aÙTÔç et les formes géminées aÙTOCT-auTÔ- aùxauTÔ- aùa-auTÔ-
voy. Wackernagel KZ. 33, 8 sqq., G. Meyer'^ 1. cit., Brugmann
Gr.Gr.' 172. 244.
auTUJç 'vainement'; aucrioç 'vain, inutile' (Ibycos,= Ti"|ùaioç EM.).
< *auToç : got. aups [aupeis) v. norr, audr v. b. a. ôdi m. h. a.
oede 'vide' (Frôhde BB. 20, 194 sq.); cf. au- préf. 'en s'éloignaut
de' dans aù-xâTTeiv àvaxujpeîv, àvaxâ2ecr9ai Hésycb. (Scbulze
Qu. ep. GO. Wackernagel (iGN. 1902, 757) lat. au-f'evô au-fugiô
skr. ô-gandh 'solitaire' v. irl. ô ua 'loin de' v. pruss. au- 'loin de'
(p. ex. aumûsna7i 'lavage') lett. au- (p. ex. aumanis 'insensé,
furieux') lit. aulinlai 'plus loin, plus tard' v. slav. u- 'loin de'
(\). ex. uhèzati 's'enfuir'); puis skr. dva 'de haut en bas, en
s'cloiguant de' zd v. pers. ava et gr. êtôç adv. 'vainement,
sans raison' èTiLcioç hom. FenjucTioç 'vain' (voy. s. v.) lat. vë-
(veto 'interdire' vè-cors 'insensé') got. us- nz- v. h. a. etc. iir
'hors de, loin de'; i.-e*aue *au *M^'de haut en bas, en s'éloignant
de' (Brugmann KVG. 468. Walde s. v. au bibl.); voy. aussi
s. V. ëa-rrepoç.
aùxn 6t auxn f. 'jactance, orgueil'; aùxaXéoç 'glorieux, fier; aùxeoi
'se glorifier, se vanter'. Etym. obscuie; on a supposé un rap-
port avec euxo)nai euxoç (V).
aùxriv,-évoç m. 'cou, nuque; gorge ou col de montagne; isthme. etc.'
Etym. inconnue; parenté toute problématique avec éol. d|aqpiiv
'nuque' (voy. s. v.); sur éol. aucp^v voy. Meistcr Gr. Dial. I 120.
— 105 —
aùxMoç m. aùxiLxri aùxnÔTiiç, -r|TOç f/sécheresse' ; aùx)iirip6ç 'sec';
aùx|Lia\éoç 'malpropre'; aùxiuéuu 'être sec ou poudreux; être sale'.
Rapport probable avec aûoç 'sec' (Curtius'' 393. Brugniann
Gr.Gr.^ 50), mais le détail est peu clair. Hypothèses impro-
bables de Prellwitz ^ 40 (: lat. sûcus 'suc'!). ^67 (: skr. uJxhàh
lat. aulla aida olla auxilla 'marmite') et L. Meyer II 182.
I. auuu 'crier'. Voy. s. v. àOTéuu.
IL auuu 'sécher'. Voy. s. v. auoç.
III. auuu 'puiser, prendre du feu, allumer' e 490; èv-aûuu 'allumer';
èH-aOaar èSeXeîv; èE-auaTr|p* Kpeàypa 'havet'; Kai-aOcrar Ka-
xavTXficrai, KaTabûvai Hésych.; Trûp-aucTTriç m. 'papillon (pii se
brûle à la lumière', auuu < *a\j(yiuu : lat. hanrlô sup. haustum
'puiser' v. norr. ausa 'puiser'. Osthoff Perf. 486 sqq. (bibl.) Sur
*auuu (Kaeavjaai • àqpaviaai Hésych ) voy. Osthoff o]). cit. 490
et Sommer Gr. Lautst. 2 sq.
dtqpabia f. 'déplaisir'; à(paboç 'déplaisant, odieux' EM. Cf. àcpav-
bàvuu 'déplaire'.
àqpâKvi f. 'vesce'. Kapport incertain avec qpaKÔç 'leiililU'\ — Etyra.
sémitique dans Lewy Fremdw. 28 (!).
dqpap 'aussitôt après'; àqpdpiepoç 'plus rajjide' V 31 1 ; ion. àcpapeî
'Taxéuuç Kai dKÔTTuuç' EM. Etym. incertaine, dcpap : gr. dcpvuu
'soudain' skr alinâya 'aussitôt' (? Frolide BB. 10, 294 sq.; v.slav.
abije 'aussitôt' (J. Schmidt Pluralb. 2I6n.) ; ou àqpap : û^x.sahar-
'à l'instant' (■?)< *5a&^rt?'- par dissimilation dans sahardhûk
sabardûghâ épith. de vaches, 'donnant facilement son lait'
('? cf. dôydlii 'traire'; Bartholomae BB. 15, 18. Kretschmer
KZ. 31, 351 sq.; nié i)ar Pcderscn KZ. 32, 265).
àqpàffauu àqjduu. Voy. s. v. diTTua.
hom. àqpaupôç 'frêle, débile'. Etym. obscure; hypothèses de
Prellvvitz^ 67 ( : got. gaïus 'affligé, triste"?) et Bréal MSL.
VII 187 (< *(xq)Xaup6ç cf. cpXaûpoç 'petit, chétif, mauvais'!).
àcpeXriç 'non ral)oteux; simple, sans recherche, uni'; àqpéXeia
dcpeXÔTî-iç, -nToç f. 'simplicité'. < à- nég. et cf. qpeXXeûç m.
'terrain pierreux'.
dqpevoç n. (ace. dqpevov Hés.Trav. 24, etc.) et dcpvoç n. 'richesse,
biens, abondance'; dcpveioç dcpveôç 'riche'; thcss. Aiaqpévnç
KXiacpévriç Tinacpéviiç. Létym. dcpevoç dcpvoç < "^sm-QUli^ejn-es-
— io<; —
et le rapport avec ^r. qpôvoç (cu'iuaToç TT 162 j 'abondance*
€Ù9éveia eùGrivia 'richesse, plénitude' etc. R. gvhen (voy. s. v.
eùBévem) sont à écarter. — Johansson IF. III 241 (bibl.) a évo-
qué à tort skr. âmhhah 'fertilité, puissance' got. abrs 'fort,
violent'. — dqpevoç àqpvoç < *'mhh-{e)n-es-, cf. v. irl. iinhed
'abondance, richesse, multitude' (celt. Hmheto- <i.-e. *embh- ou
'^inhh-) v. h. a. imhi impi 'essaim' (< i.-e. *emhh-io-) lat. omnis
'tout'v < *ombh-ni-s) R. em&/i 'plénitude, foule'. Lidén Stud. 72 sq.
àqpiÎToip '({ui lance (des flèches)', épithète d'Apollon I 404, cf.
àcpirmi (p. ex. Brugmann Grdr. IP 357. 362). Selon d'autres,
'qui rend des oracles', cf. àqpriTopeîa* inavieia Hésycb. ou 'qui
darde ses rayons' (Prellwitz BB. 22, 85 sq.).
àqpXaaTOv 'extrémité de l'étambot, barre d'hourdi'. Etym. in-
connue; > lat. ajjlustre.
àcp\oiG\À6ç 'bave, écume' 0 607, cf. TreqpXoibévai- qpXuKTavoûcrGai
'avoir des pustules' Hésych., è'qpXibev biéppeev Hésych. (Brug-
mann Grdr. IP 163. 1227.)
àcpvuj âcpvuuç 'soudain'. Etym. incertaine. A été associé àâqpap,
voy. s. V. — âqpvuuç < ^sm-gi'hnôt 'd'un coup' R. gUhen, cf.
Geivuu 'frapper' pour Prellwitz' 41. ^68. — Irl. oponn 'soudain'
et cf. celt. *ob-nâ dans gaul. *omnâ Exomnos 'Sans-Peur'
V. irl. onmn gaél. uamhunn corn, oini gall. ofn bret. aoun
'peur'. Bezzenberger (avec doute) dans Fick W 50. Henry
Bret. mod. 14.
à(pp6ç m. 'écume'; àqjpéuj àqppiàuu dcppiZio) 'écumer'. < *mhhrôs:
skr. abhrdrn zd awra- pers. mod. awr 'nuage' v. pers. 'APpoK6)ar|ç
lat. imiter 'pluie' (< *mhhrâ-s avec passage dans la flexion
des thèmes en -i) osq. anafrîss 'imbribus'; puis skr. âmhhah
'eau' ?i,n\\.amp amb 'nuage' (Hiibschmann Arm. Gr. I 417i gr.
ôiaPpoç 'pluie' skr. ambu- 'eau'; i.-e. ^mbh- *embh- *o?nbh- < base
enebh ou oiiebh ''Hirt Ablaut § 638), d'où aussi *nebh- dans
gr. vëqpoç vecpeXii 'nuage' etc. Curtius^ 338. W. Meyer KZ.
28, 174. Persson Wurzelervv. 226. J. Schmidt Kritik 153; etc.
àqpûii f., dim. àqpôbiov 'aphye (?) ou athérine ("?)', petit poisson;
àqpuuubriç 'de la couleur d'une àqpijii'. Etym. inconnue^).
1) àqpûri n'est ni la sardine ni l'anchois ni le hareng"; 'motelle
glaiique' pour Liddell and Scott; 'fretin' pour Fournier dans Saglio
— 107 —
àcpvO-^eTÔç, m. 'fange' A 495. Mot obscur; hypothèse de Bezzeu-
berg'er BB. 27, 151 ( : g-ot. us-baugjan 'balayer'?).
*àq)ijuj (èH-aqpûovTeç H 95) àcpucrcruj 'puiser, verser' : lat. imbuô
'arroser, imbiber, imprégner' (Bezzenberger BB. 27, 151 ) ; admis
par Walde 297 dans l'iiypothèse d'un *mhhu-, cf. hit. hnher
'pluie' gr. àqppôç 'écume', voy. s. v. — Autre étym. Schulze
Qu. ep. 311 (*àcpûuu < àîTÔ + R. iis, cf. aus 'puiser' s. v.
aùuj III.).
àxepuuiç, -iboç f. 'peuplier blanc', -uuiç < *djcnç : Wi.ûsis XoXi.ûsis
V. pruss. uioasis y.slaY.jasenûjasenî 'frêne' lat. ormis 'frcne
sauvage' (< *6sinos Fick BB, 16. 171 ou *osinos Stolz IF.
IV 233) V. u-X.huinnlus gall. etc. onnen 'frêne' (celt. ^'onno- < *os-
no-. Fick IP 51. Henry Bret. niod. 215), peut-être gr. ôHûri
'hêtre' (si < *ôcrK[e](3'-) et les mots germ. etc. (v. h. a. asc alb.
ah arm. haçi) cités sous ôHùri; cf. Hoops Waldbaume 121 sq.
bibl. àxep(o)- : lit. èzeras azeras 'étang' v. pruss. assaran 'lac'
pour Prellwitz BB. 24, 106 sq., qui y rattache 'Axépuuv et, sous
réserve, àxàpvâç âxapvoç àxapvuOç m. nom d'un poisson de mer,
'Axapvai dôme attique.
dxiîv 'besogneux, pauvre' (Théocr.); dxnvia f. 'disette'; i^xwvuu'
TTTuuxeOujSuid.; iix^iveç" Kevoi, tttujxov Hésych.; KTeavtix^Ç' Trévnç
Hésycb. Zd âzi- pers. mod. Ciz 'désir' skr. ihatè 'désirer' (Bar-
tholomae IF. V 216), puis gr. îxavàuj 'désirer' l'xap 'désir' ^)
(Wackernagel Verm. Beitr. 17 sq.). Lat. egeô 'manquer de' est
étranger; sur lat. incmis 'vide' voy. Walde s. v.
cîxOoç n. 'fardeau'; dx0o|uai 'être chargé, accablé; souffrir'.
Rattaché par Curtius'^ 63. 190 et Brugmann Grdr. IF 1050,
IP 519, Gr.Gr.3 297, KVG. 522 à gr. âxvum etc. (voy. s. v.). —
II 1165 et Willems Bull. Acad. Belg. Cl. d. L. 1903, nos 9-10, p. 16 sqq.
du tiré à part, àqpùri a été rapproché de gr. àqpûuu (Hippocr.) 'être ou
devenir blanc' ou expliqué par à- nég'. + qpùiu cf. nonnat, nom niçois
de l'Aphya pellucida; l'étym. populaire, rapprochant àqpûii de gr àqppôç
'écume' ou l'expliquant par àirô + îiei 'il pleut', a créé les légendes
dont on trouve un écho dans Aristote HA. XIV 3 sq. et Pline HN.
IX 160. XXXI 95.
1) I.-e. â(i) > â au degré normal. ï au degré réduit (Wacker-
nagel Ai. Gr. I 90).
— 108 —
Waldc KZ. 34, 485 sépare, à cause des sens, âxOoç de âxoç
"chagrin, affliction' et suppose (par à- < m-) une parenté avec
luôxQoç et liÔYOç "travail pénible, effort'; à écarter. — Autre
hypothèse improbable dans Prelhvitz^ 69.
àxXvq, -voç f. 'obscurité, ténèbres, brouillard'; àx^uoeiç 'sombre';
àxXûuu 'devenir sombre'. Hypothèses erronées de Fick P 474
(: aKapov xucpXov Hésych., lat. aquilus 'sombre' aquila 'aigle'
aquilô 'vent du nord'), Lewy Fremdw. 157 sq. (étym. sémitique,
ou àxXuç < *wxXuç cf. ôjLiixXri 'brouillard'), Wiedemann BB.
28, 50 ( : skr. aghah 'méchant' v. irl. ««7 'outrage' got. agis 'hon-
teux'), très douteuse de Fick F 348 («xX^ç < '^'pgJi- cf. i.-e.
*nogh- gr. vûxa* vÛKTuup, evvuxoç 'nocturne'; admis par Hirt IF.
XII 225 et Walde s.v. 7iox) ; àxXtjç : v. pruss. agio 'pluie' (-o <-u ;
Pauli KSB. VII 158 cité par Kretschraer KZ. 31, 332) arm.
'''aij dans aljamuljkh 'ténèbres' (Meillet MSL. X 279).
âxvTi f. 'efflorescence ou végétation à la surface d'un corps; balle
de blé, d'avoine, etc.; écume'. A été rattaché à got. ahana
'balle' par Fick P 475 et Curtius-^ 502; — à lat. acns gén,
aceris 'balle de blé' got. rt/i^'épi' (voy. s. v. ciKaiva I.) par Brug-
mann Grdr. P 651. 754. IP 265. 519 (dxvri < *àKa-vâ ; cf. Henry
Bret. mod. s. v. tamoézen 'épi'); — le mot est plutôt parent de
gr. àxupov 'paille' pour Bezzenberger GGA. 1898, p. 554 et
Walde KZ. 34, 478.
éol. àxoXoç 'ag-ité, inquiet?' (Alcée fr. 37) < *xôXa f. 'détente,
repos', cf. éol. xoXiiv = xaXâv et xaXia* fiauxia Hésych. Solnisen
Rh. M. 1900, p. 811.
âxoiuai aor. boni. otKaxôjuriv 'être affligé'; ptc. hom. àxeûuuv
àxéuuv 'affligé'; âxoç n. 'chagrin, affliction'; dxvu)aarêtre affligé';
àxOojaai 'être accablé, souffrir' (voy. s. v. dx6oç). Got. agis
'crainte' unagands 'ne s'effrayant pas' ôg 'je crains' (Curtius ^
190) ags. ege v. h. a. egi 'crainte', v. irl. âgnr 'je crains' aichfhi
'redoutable' (Fick IP 7). Lat. angô est étranger au groupe
(voy. s. V. ctYXuu).
àxpàç, -àboç f. 'poirier sauvage'; dxepboç f. 'poirier sauvag'c'
(Hom.); ni. 'aubépine' (Théocr. i. àx-<^iigh-, en rapport apo-
phonique avec ôyxvii 'poirier' et è'YXOç 'lance faite de bois de
poirier sauvage' pour Schrader BB. 15. 285, Sprachvergl. ^328;
— 109 —
*engh- dans protoslav. *vezû alb. m& viôi? (voy. G. Meyer
Alb. Spr. 472); *ngh- aussi dans gr. 'Axaioi (Fick Ilias 562 sq.),
cf. germ. Ingvaeones (Noreen dans Jobansson BB. 18, 28)? —
Alb, darbe 'poirier' (Biigge BB. 18, 164; très douteux).
àxpevov adv. de sens et d'origine peu clairs (B 269. a 163) 'avec
confusion' : skr. Jigf^ré^i 'avoir honte'? (Frôhde BB. 20, 219),
ou ptc. ace. n. de ^àxpeiw < àxpnç adj. < *à-xporiç 'décoloré,
pâle' cf. xpwç 'carnation, teint'? (Scbu]zeQu.ep.o62sq. Solrasen
Unters. 117).
àxpeîoç 'inutile' < à- nég. + xpeîa 'usage'.
ctxpi «XPiÇ 'jusqu'à'; en rapport étroit mais peu clair avec |uéxpi
'jusqu'à'; Fick BB. 5, 168 a posé à- < m-, cf. en dernier lieu
Brugmann Gr.Gr.^ 447. 557 sq. — Etym. improbable de Prell-
witz2 70.
dxupov ordin. au pi. 'paille, chaume'; àxup|u6ç àxupôç m. hoiu.
ctxupjuiri f. 'tas de paille'. Etym. obscure; Fick BB. 16, 291 y
rattache dxuup m. (ace. ctxuipa et dxopa) 'gourme, dartre fari-
neuse'; Bezzenberger GGA. 1898, p. 554 groupe dxupov et
dxvTi, voy. s. V.
à\\) 'en arrière' : lat. abs (Curtius^ 263. Brugmann Ber. d. sàchs.
Ges. d. W. 1883, 189; etc.); se rattache à àrro, mais Trpôç et
TToç évoqués par Prelhvitz GGA. 1887, p. 440, Wb.- 70 comme
exemples de -s final sont des produits de la phonétique syn-
tactique (< *TrpoTi *TroTi).
àvjJÎvOiov n., dvpiv6oç otvjjivGia f., dtamvBiov (Hésych.) 'absinthe'
(Artemisia absinthium L.). Origine non-hellénique ; Kretschmer
Einl. 402 cite àvpiv0iov parmi les mots contenant l'élément -vG-
observé dans des noms de villes préhelléniques : KôpivGoç "OXuv-
6oç TipuvG- etc., cf. 'AvpivGioi clan thrace?
àipiç, -îboç f. (ace. dvpiv Hés. Trav. 424) 'nœud ou maille d'un
filet; jante de roue; cercle ou disque; arc-en-ciel; voûte; in-
flexion'; dijJlbôuj 'fixer à une voûte'; dvjjoç n. 'articulation,
jointure'. R. dqp-, voy. s. v. dTTTuu.
dip-oppoç 'qui s'élance en arrière, qui revient sur ses pas';
diyoppov 'en arrière; de nouveau', -oppoç < -opcroç, cf. naXiv-
opcroç 'qui recule' : skr. àrsati 'couler' (cf. s. v. dpcrriv dppriv •,
puis lat. e/Tô 'errer' (< *ersaiô) got. airzeis v. h. a. irri 'égaré.
- 110 —
fourvoyé' got. aîrzipa v. li.a. irrida 'erreur, fraude'. J. Scliiiiidt
Voc. II 459. Curtius^' bi)6. Vanieek Lat. Spr. -'28. Fick I»
364 sq. — lîoni. àipôppcoç 'qui reflue sur soi-même', éi)ith. de
rOcéau, est peut-être dipoppoç modifié sous l'influence d'un
"^poôç'qui coule'; Frohde BB. 7, 88 le décompose en àqjô-ppooç
'dont les eaux se réunissent à nouveau' et y trouve un ô- co-
pulatif (cf. olvl ô9piH ÔTraTpoç).
I. lioni. *duj prés. inf. d|uevai, aor. inf. acTai 'rassasier'. Voy. s. v.
daToç dbrjv.
II. *duj \])\'. dev 'souffler'. Voy. s. v. driiai.
dujpoi TTÔbeç 'pieds de devant' )u 89, cf. ion. ùjpri GDI. .")49T Milet
(= Michel Inscr. gr. n° 726); oipr) est donné par le schol. de |u 89
comme synon. de KUuXfi 'cuisse', mais est distingué de celui-ci
dans l'inscr. ('paleron'?); cf. lat. sûra 'mo\\et% i.-e. *môrâ ou
*sôurcî pour Beclitel Abh. d. Gott. Ges. 1887, p. 69sq., GDI.
1. cit. — oipri < i.-e. "^uôrà cf. lat. rârus 'cagneux' pour Lidén
KZ. 40, 264 (cf. Frohde BB. 8, 163 sq.).
dujpoç 'hors de saison; non mûr'; duupia f. 'heure indue, contre-
temps' ion. dujpiri 'vieillesse' (Hrnd. III 29). < à- nég. -f- ujpa
'saison'.
dujpoç m. (Sapph.) et ujpoç 'sommeil'. < *dFuLJpoç *Fijùpoç : v. h. a.
wuorag 'ivre' v. sax. ivôrig angl. iceari/ 'fatigué', puis gr. àuuiéuj
'dormir' skr. vàyati 's'épuiser' pour Fick P 553; cf. Wood
Journ. Germ. Pliil. II 213s(|q. [IF. XI Anz. 205] (Si. uê uô
[base auë (nj,o\ 'souffler'). Sehulze Qu. ep. 72 rattache *dFuupoç
*dF-uuTétju à R. au, cf. s. v. aùXi'i iavjuu.
àuuTÉuu. Voy. s. v. duupoç m.
duuTOç m. et âuuTOv 'flocon, laine, toison (Hom.); la chose la plus
belle, la fleur' < *dFiuTOç. A été rattaché, à tort, à gr. rirpiov
'chaîne d'un tissu' skr. vdyati 'tisser', p. ex. par Schrader
Sprachvergl. - 477. — En rapport apophonique avec drmi àx\jr\ç,
(base auô : auë 'souffler') pour Brugmann Grdr. IP 961.
Gr.Gr.3 283. — Hypothèse de Prelhvitz- 70sq. (dujTOç 'fleur':
skr. -vâtah 'désiré, souhaité'?).
111
B.
Pa^ai exclamation de surprise ou d'admiration, cf. ixaTraî; d'un
mot enfantin redoublé baha, cf. g-r. pa^d^eiv papi^eiv Pa^ùZleiv
Hésych. ""parler d'une manière indistincte' pd^aE pa^àKiiiç
'bavard' (? voy. s. v.) pappdZiuu 'strider' (cigale), skr. hahaba
Iriroti '"crépiter, pétiller' (feu), lat. habit 'yaupiâ' bablger 'sot,
stupide', ital. bobbo 'père', g-all. baban angl. baby 'enfant', alb.
bebe 'enfant nouveau-né' (G. Meyer Alb. Spr 30), lit. bôba
V. slav. baba 'vieille femme'?, m. h. a. babe hôbe 'vieille, mère"?,
puis lat. babulus 'bavard', qui se rapproche du mot enfantin
congénère i.-e. '^'bal-bal- (b((-baJ-, bam bal, bal-b- etcj jVour le
débit inarticulé, p. ex. dans skr. balbalâkarôti 'bégayer', bulg.
blabolja bMboJja russ. bolobôJHi 'bavarder', skr. baJbnthâh
nom d'homme (prop. 'bègue'), tchèq. blb 'lourdaud', lat. haUms
'hegne'baJbntiô 'bégayer', serh. blebetati Wi.bl ebénti 'bavarder',
ail. mod. babbeln pappeln 'bavarder, babiller', irl. baJIôir
(emprunt? cf. Fick IP 161) 'bavard', gr. pajupaXiZiuu pau^aKÛZiuu
'claquer des dents' pajapaiviu 'bégayer' (d'où emprunt lat. bain-
baliô 'bègue', surnom rora.), lit. bambëti 'grommeler entre ses
dents'. Voy. s. v. pdp^apoç. Curtius^ 290 sq. Vanicek Lat. Spr.-
176. Grammont Dissim. 173 sq. Johansson KZ. 36, 343. Uhlen-
beck Ai. Spr. 186. 188. Walde 59. 61. Etc.
PapdKxriç m. (Cratinos) g-losé à la fois par ôpxnfîTriç et XdXoç
(voy. s.v. pa^ai) dans l'EM.; Bechtel BR. 23, 248 sq. préfère
le premier sens (cf. papdEai • ôpxiicJacrBai Hésych.) et rattache
PapdKiriç < *PmP- à pé)LipiE 'toupie'.
paPpdZiuj. Voy. s.v. pa^ai.
jBapùpTâç" ô Trapd)a(jupoç Hésych. Cf. lat. 6a&înTî<s 'stultus', qui
ne se sépare pas de lat. burrae 'niaiseries, fadaises'; cf. aussi
gr. pdppapoç etc. Fritzsche Curtius' Stud. VI 429. Walde 60.
pàZ^Lu 'parler, dire'; pdEiç, -euuç f. 'parole, rumeur'; pdaKeivXe'Yeiv,
KaKoXoYeîv Hésych. < *paK-aKeiv. Se rattachent à pdcTKavoç
(voy. s. V.) pour Osthoff BB. 24, 125; v.slav. baja^ bajafi 'fa-
bulari, incantare, mcderi' est parent de gr. qpiiLu lat. fârî. —
Voy. s. V. dPttKriç.
pà9pov. Voy. S.V. paivuu.
— 112 —
Pa0Liç 'profoiur-, pévBoç et pâOoç n. 'profondeur', celui-ci par
influence de paBùç (Urugmann (irdr. II- 521; hypothèse impro-
bable de G. Meyer^ 36). Etyni. inconnue.
Paivuu ""aller' < *Pa)uiiuj < *gVm-i6 = lat. ceniô 'venir' (cf. Brug-
mann KZ. 23, 592, MU. Il 207. Osthoff Perf. 505 sqq. Stolz
Lat. Gr.^62 bibl.) : skr. -gamydté gdmati gàcchati {^C^gumsketi,
cf. pdcTKe 'va') 'aller' gamayati 'faire venir, amener' qamyam
'lieu où l'on doit aller' gatdh pte. 'allé' (= Paiôç 'accessible'
lat. m-ventus) gdtih 'marche' (= pàcTiç lat. inventi-ô got.
gaqumps 'assemblée' v. h. a. cumft) gdntuJi 'marche, chemin'
(=- lat. ad-ventus, -m.s^ 'arrivée') etc. '/AJamaHiJasaHi'aWev',
arm. ekn 'il vint' (Iliibschmann Arm. 6r. I 441), ombr. heniist
'venerit' osq. kûmbennieis gén. 'conventûs'kûmbened 'cou-
vênit' cehnuHt 'hue venerit', irl. hèim 'pas' {<.*hen-smen Fick IP
KJO) fohenat 'subveniunt' (Stokes BB. 2b, 255), got. q/man
V. h. a. quëman cornan v. norr. koma ags. cuman 'venir' got.
qums 'arrivée' v. h. a. hiquâmi 'convenable, apte' etc. (Curtius''
472 sq. Fick P 401. Etc.). A côté de R. gUem 'aller, venir',
et analogique de R. stâ 'se tenir debout' pour Walde 655, de
R. dyci 'courir' pour Brugmann KVG. 501 (autres tentatives
dans Hirt Ablaut § 752), R. gl^a dans skr. jigâti 'aller' aor.
dgat /A gât gr. è'pr|v dor. è'^âv 'j'allai' lac. 3 pi. pipavii hom.
ptc. Pipdç 'marchant à grands pas' Pn^ôç m. 'seuil de porte'
péPn^oç 'accessible, profane' (opposé à âpaxoç 'inaccessible,
sacré') pfjiua n. 'pas' fcf. skr. ri-gâma /d gâma- pers. mod. gdm
'pas' et Puj|u6ç 'degré, autel', voy. s. v.) priTapjuéç 'marche ca-
dencée' (voy. s. V.), alb ngd 'je cours' (6. Meyer Alb. Spr. 305),
lett. gaju 'j'allai' gâtis f. pi. 'entrée de la ruche' gatwa 'passage',
p. ex. Fick P 398, Persson Wurzelerw. 70; "^gUd- dans pépaioç
'ferme, solide, sitr', litt. 'sur quoi l'on peut marcher' ; la forme
réduite pa- (< *0m- ou *gUd-?) aussi dans pâbriv adv. 'au pas'
pâboç m. 'marche' pabiCuj 'marcher' Pa9|u6ç m. 'degré, marche,
seuil' Pa6)a(ç f. 'piédestal' pdGpov 'base'.
Pa 10 ç 'petit, faible, humble' < '^gUaisôs : lit. gaisztù gaîsztrdis^m-
raître' ^rti,v2m^/ 'effacer' pour Fick BB. 6,211. Wb. P 397.
414; lat. vëscus 'ehétif, maigre, débile' lui est étranger, cf.
Walde s. v. Voy. s. v. tiPaiôç.
- 113 —
P ai Tri f. (mot thrace) 'casaque de pâtre' : g-ot. paida v. h. a. pfeit
V. sax. pêda 'habit, vêtement de dessous' (Fick BB, 5, 169. Wb.
1* 397), alb, petke (< *paitaTca) 'vêtement' (G. Meyer Alb.
Spr. 330); voy. aussi Brugmann Grdr. I- 519, Uhlenbeck PBrB.
18, 239, Got. Spr.^ 118, Johausson KZ. 36, 343.
PaïuOv, ôvoç m. (Epich. 64 K.) autre nom du pXévvoç 'blennie',
mauvais poisson. Rapport probable avec paiôç, voy. s. v.
PaKxripiâ f. pàKTpov 'bâton, canne' : lat. baculum 'bâton, canne'
imbêciJlus 'faible' (Walde 60. 698), m. angl. pegge angl. peg
'cheville' bas-ail. pegel 'pieu, piquet' (Uhlenbeck PBrB. 18, 242.
Zupitza Gutt. 83. Johansson KZ. 36, 344), v. irl. hacc irl. mod.
&rtc'croc*, crochet, bâton recourbé' (Zupitza KZ. 36, 234); puis
gr. àpttKnç pour Bezzenberger BB. 27, 143 sq. (voy.s. v.); v.h.a.
chegil 'massue', évoqué par Fick BB. 17, 320, Wb. P 398 es
à écarter, cf. Zupitza Gutt. 83, Bezzenberger 1. cit. R. ba7^- 'bâton
en tant qu'appui, etc.'
paXaveûç, -ëojç ni. 'baigneur'; paXaveîov 'bain' : skr. galanah
dégouttant' galanam 'écoulement par goutte' garanam (grara.)
'arrosement', cf. gr. pxùuu. Frohde dans Fick P 404; cf. Hirt
Abl. § 269 (base gv^elè : gr. pdXXuj etc.)
pâXavoç f. 'gland': lat. glans v. slav. zelqdï lit. gilé lett. dfile
V. pruss. gi/e 'gland' (Curtius-'' 474) v. slav. èlèza 'glande' (? Zu-
pitza Gutt. 83) arni. kalin < *guJeno- 'gland' l-alnl 'chêne'
(Hiibschmann Arm. Gr. I 457), peut-être aussi skr. guîah 'glans
pénis' (Fick I* 405. Johansson IF. II 42sq.); i.-e. ^gUelè- 'gland',
distinct de R. gel 'se former en boule' dans lat. *gluô (voy. s. v.
fXouTÔç 'fesse') galla 'noix de galle' glèha 'motte de terre'
globus 'boule', etc. (Walde 268).
PaXâvTiov paXXàvTiov 'bourse'. Etym. obscure; skr. gr?*// 'boule',
suggéré par Prellwitz''^ 72, appartient à R. gel, cf. s. v. yXoutôç.
^aXpiç, -îboç f. 'point d'où parlaient les coureurs'. Etym. ob-
scure; Grammont Dissim. 177 rappelle pépXeiv laéXXeiv et
pépXecr9ar)LiéXXeiv Hésych. (?)
pâXe 'plût aux dieux que'. Etym. obscure; aor. de *béXXo|aai
PouXo^ai pour Fick BB. 6, 212(?).
PaXioç 'moucheté, tacheté, bigarré', cf. BaXioç nom d'un cheval
('pie') T 400. Rapport probable avec paXaveOç et pàXXuu.
8
— 114 —
PaXXiZiuj ''dan8er'(>Sicile et Grande-Grèce, Atli..'î62b):skr. Inilvdh
'qui est de travers', cf. halhalïti ""tourljiHoiiner'. Wackernagel
Ai. Gr. I 181. Joliansson KZ. 36, 342.
pâXXuu 'jeter, lancer; frapper, atteindre; se jeter' < *gUliO R. gUel
(base gUelé Hirt Abl. § 269j, paXeîv pépXriKa è'pXriv epXriTO adj.
verb. pXriTÔç; pXfiiaa n. PoXri f. pôXoç m/ jet'; poXîç, -iboç f. 'trait,
sonde'; péXoç n. 'trait' (? voy. s. v.); are. -béXXuj < *gUeliô dans
èç-béXXovTeç = èK-pâXXovxeç (JDI. 1222, 49, ^éXXeiv pâXXeiv
Hésych. Skr. galat'i 'dégoutter, tomber, s'évanouir' galayati
""rendre liquide, verser', v. b. a. quella» 'sourdre, jaillir' v. norr.
lelda 'source' (('urtius'' 474 sq. Fick P 36. 404. Zupitza
Gutt. 85) et cf. PXliuu pXû^uu 'jaillir' (voy. s. v.), puis skr. glâyatl
glati 'être cbagrin, se sentir épuisé, dépérir' glânâli glanih
'épuisement, fatigue' (Hrugmann MU. I 41. Ostboff Perf. 622.
Keicbelt BB. 27, 78; rapport nié par Ublenbeck Ai. 8pr. 84)
zd ni-yrù^re 'ils sont jetés', lit. gidih guleti 'être coucbé'(?j. Lat.
volô 'voler' (L. Meyer Vgl. Gr. P 37. Vanicek Lat. Spr.^ 81.
Osthoff IF. IV 266) est étranger au groupe. — Voy. s. v.
PaXaveùç.
pâXaâiuov 'baumier; baume'; paX(Ta|Liivr| f. 'balsamine', plante.
Origine sémitique; voy. Muss-Arnolt Sem. words 115. Lewy
Frenidw. 41. 92.
Pu|nPaivuj Pa)apaKÛZ:uj Pa)apaXiZ:uj. Voy. s. v. Pa^ai.
pdvauaoç 'ouvrier travaillant au feu'. Forme allégée de *Pau-
vaucroç (< pauvôç 'fourneau' + aùuu 'allumer') cf. paûvacroç
Hérodien, pour Prellvvitz- 73. — [Voy. Brugmann Rb. M. 62,
634 sqq.]
pdiTTU) 'plonger'; paqpri f. 'teinture'; paqpeûç m. 'teinturier'; éol.
pÙTTTeiv (1. pÙTTTtiv)* paTTTiZieiv Hésych.: v. norr. kuef'ia 'plonger'
v.suéd. A:iiv//"prof()ndeur' (Fick BB.2, 1 89. Wb. P33. 196. 399).
— Arm. cor 'lac, mer' covanam 'plonger' (Scbeftelowitz BB.
29, 15. 38) et skr. c/dmhha n. 'profondeur' gahhirâh qamhhlrdh
'profond' (R. glfembh, cf. Zupitza Gutt. 83 sq.) sont à écarter.
pdpaGpov lioui.pépeGpov arc. Ziepeôpov 'gouffre'. R. gi'^r 'dévorer';
voy. s. V. popd.
pappapôqpujvoç 'qui parle une langue étrangère' (B 867); pdp-
papoç 'étranger, barbare, c.-à-d. non grec': skr. harharah 'bègue'
— llô —
«lov. hrhrati brbljati etc. serb. hrboïjiti etc. 'barboter' lit. bifhti
'bourdonner' barbôénis 'boiirdonneur', onomatopées comme
skr. balbalâkarôti lat. balbus etc., cf. s. v. pa^ai.
'.^àpPiTOç m. f. col. pdpmTOç (EM.) pdp|uoç (Sappli. dans Atb.)
instrument de musique polycborde, d'origine étrangère, cf.
Strab. X 471 (pbrygienne?); a été tenu pour grec et rattaché
par Grammont Dissim. 168sqq. à R. mer fgr. |Liop)Liupuj 'mur-
murer'i, par .T(diansson KZ. 36, o43 lavec doute) à lit. birbti
'bourdonner'.
.^âpiç, -iboç ion. -loç f. 'barque' (égyptienne, firdt. II 96 1 < copte
barl, voy. Ernian BIÎ. 7. 96. 336 sq. AVeise BB. 7, 170 etc.
Pâpiç > lat. barij^ et barca > < *barica) 'barque'.
papûeç" bévbpa Hésyeh. (P- < gV-) : bulg. gora lit. g'trè 'forêt'
V. pruss. garian garrin 'arbre' v. slav. gora skr. glrilj /d ga'ri-
^montagne', cf. pour le sens ail. waldgebirge et bergicaJd, esp.
monte "montagne' et 'forêt' (Osthoff Etym. Par. I 48), et peut-
être lat. veru v. irl. bir bret. bér 'broche' (Fick I^ 404. Il* 170.
Henry Bret. 31). — Arm. car 'arbre' est à écarter.
'^apuç 'lourd'; pàpoç n. 'pesanteur; Papuvuj 'alourdir'; papùGuj
'être accablé'. < i.-e. ^gHr-'ii-s : skr. guri'ih 'lourd, important,
honorable' comj). gârti/ati sup. gâristhali garimâ m. 'pesanteur'
gru-mustih 'poignée lourde' zd go"rîi- lat. gratis (< *gUr9-u-)
got. Vanrus 'lourd', puis lett. grûts = lat. brûtiis 'lourd' (em-
prunt à l'osco-ombr.) (Curtius"' 475), gall. bryw (< *brui-)
'fort' (Fick TP 186), arm. l-ar 'force, puissance' l-ari 'grand,
puissant' (V Scheftelowitz BB. 29, 14).
'•pâcravoç f. 'pierre de touche. Aubia XOoç (Bacchyl. l'r. 14)'.
Origine orientale; voy. Muss-Arnolt Sem. words 146 sq., Lewy
Fremdw. 61 8(|.
^aaiXeûç, -ëujç m. 'roi'; pacTiXeûuu 'régner; paaiXeia f. 'royauté,
royaume'; padiXri paffiXiç ^aaiXiaaa pacriXeia f. 'reine'; pacTiXiKÔç
"royal'. Etym. obscure; tentatives dans ('nrtius^362 (< padi-
R. pa cf. paivuu + ion. -Xeuç cf. *XâF6ç Xâôç Xeôjç 'peuple', =
'guide du peuple' cf. ail. herzog 'guide de l'armée', ou Xâ[F]aç
Xâç 'pierre'. = 'qui monte sur la pierre' [Kuhn]) et G. Meyer
Gr.Gr. - 65 n. 2. i =; 'pasteur des peuples', cf. ^ocjkuj 'faire paître' ;
non repris dans Gr.Gr. ^); dérivé d'un *pâaiç 'race, famille',
— ]1G —
cf. lit. qimtis 'genre, sexe' giminè 'famille' 5rem?V qirhti 'naître',..
pour Bezzenberger BH. 3, 174, Hoffmann Gr. Dial. I 170^
Wiedemann KZ. 33, 163, mais les mots lit., d'après 'èkwjamik
'parent' lat. j^emm? 'jumeaux', appartiennent à R. ^em; *pd(Tiç
supposerait '^gUmtis R. gUem.
pà(TKavoç 'qui décrie, qui ensorcelle; dénigrant, calomniateur;
jaloux'; pacjKaivuu 'décrier, ensorceler; dénigrer; jalouser';
Pa(JKaviâ f. 'fascination; dénigrement; jalousie'; paaKàviov 'amu-
lette'. pdcTKavoç < *PaK-aKavo ç, cf. pd^uu (voy. s. v.) pdEiç
pdcTKeiV XéYeiv, KaKoXoTeîv Hésycli.; lat. fascinum 'charme,
maléfice' serait un emprunt au grec avec influence de/Vïjv 'dire'
fatêrt 'avouer' et de canô 'chanter' (Osthoff Bli. 24, 125 bibl.);
pdaKttvoç et fascinum, termes de magie, seraient des emprunts au
thrace ou à l'illyrien (< prés. *bhd-skô) pour Kretschmer Einl.
248 n. 4 et Walde 209.
pdcJKuu. Voy. s. V. paivuj.
P a aTdZluu 'porter, enlever'; pdaratiua n. 'fardeau'. A été rattaché
à lat. gei'ô (< *ges6) gestô 'porter' v. irl. ticsath 'tollat' v. norr.
^•as^a 'jeter' (Fick P 569. 11^ 113; cf. Curtius"" 476); rapports
niés par Osthoff BB. 19, 320 sqq., pour qui ^aOTàlvj < prés.
*hadiô : lat. bâjulus (< *badio-) 'porte-faix', mais si hâjuJus
< *hagiolos (Solmsen KZ. 37, 22), pacridZ^uj demeure isolé.
pdTaXoç m. 'ttpuuktoç; cinaedus', cf. tar. paidç (Pdxaç ou patâç
Kaibel)' ô Kaiacpepriç et pabdç* KÎvaiboç Hésych.; PaxaXiZioiuai
'vivre en débauché'. Cf. PaTéuu 'saillir' et paivuu. Le rapport
avec véd. batdh m. 'cinaedus' (Johansson KZ. 36, 343, avec
doute) est nié par Uhleubeck Ai. Spr. 185.
pdxoç (m.) f. 'ronce; mûre sauvage'; pdioç m. Paxiç, -iboç f. 'raie
bouclée', poisson (voy. Van Hervverdeu Lex. suppl. 149). Etyni.
obscure; le rapport avec lat. vatâx 'qui a les pieds tortus' vatius
'tourné en dedans {cruray (Bezzenberger BB. 2, 190) est à
écarter.
pdxpaxoç m. 'grenouille'; nombreuses formes dial. (ion. ppôxaxoç
pdepttKOç etc.), cf. Roscher Curtius' Stud. IV 189 sqq., Van
Herwerdcn Lex. suppl. 149, Hoffmann Gr. Dial. III 272 sq.:
sur les formes récentes voy. G. Meyer IF. VI 107 sq. Etym. de
Lagarde (aram. !'?), Bury BB. 7, 82 sqq. (:lat. rânal?), Fick
- 117 —
BB. 6, 211. Wb. P 410 (*Ppaea- < *glirdhn-? : v.li.a. chrëta
chrota 'crapaud'; pas très sûr).
^aTTap(^uj'"l)redoinIler, dire des niaiseries', cf. Bàirapoç Hrnd. II;
PaTToXoYéui 'bredouiller, radoter', cf. BdiTOç 'icrxvôqpoivoç Kai
rpauXôç' Hrdt. IV 155. Onomatopée; cf. lat. buttuti huttuhatta
interj.
Paupàuj 'dormir'; paupuuv, -Oùvoç m. — ôXicrpoç, voy. Vau Her-
werden Lex. suppl. 150. App. 35. Etym. obscure; partant d'un
sens premier 'ronfler', Johansson KZ. 36, 343 n. 3 suppose un
rapport avec lat. hauhor 'aboyer' et gr. PaCZioi voy. s. v.
paûîuj 'aboyer, gronder'. Cf. gr. paû Paû onomatopée, lat. hauhor
'aboyer' lit. haùhti 'mugir'.
PauKaXào) pauKaXiZIuu 'endormir (les enfants)'. Etym. obscure.
PaÛKttXiç, -iboç f. 'vase pour rafraîchir l'eau ou le vin'. Etym.
obscure.
PauKÔç 'délicat, dédaigneux'; pauKiZ;o|Liai 'faire le délicat'; Pau-
KiajLiôç m. 'danse ionienne provocante' (Ilésych.j; PauKÎbeç f. pi.
'sorte de soulier de femme'. Mots obscurs.
Pauvôç att. paûvoç m. paûvri f. (Hésych.) 'fourneau'. Etym. inc.
P béXX a f. 'sangsue'; pbàXXuu 'sucer, téter'. Etym. obscure; hypo-
thèses de Curtius'' 229 s(i. (pbéXXa : lit. déU 'sangsue'j, de Fick
V 405 (R. g?/6/ 'avaler', d'où pXérueç' ai pbéXXai, voy. s. v.; diffi-
culté i)honéti(|uei, de Kretschmer KZ. 31, 423 (i.-e. hd- > d-
dans ail. zullen 'téter' néerl. iuUen 'buvoter').
^beXupôç 'dégoûtant, haïssable'; pbeXécrao)uai 'détester'; pbeXÛK-
rpoTTOç 'haïssable' i < *pbeXuKTO-TpoTTOç ) ; pbôXoç m. 'puanteur';
pbuXXuu 'puer; avoir peur'. Fick BB. 8, 330, Wb. I* 405 évoque
à tort V. h. a. vhalawâ m. h. a. Jcalwe 'frisson' lat. gelu 'gelée';
voy. le suivant.
^béuu pbévvu)aai (Suid.) 'lâcher un vent', pbéuj < *p^beu) : pet.
russ. hzditt/ tchèq. hzditi 'pedere'; hzd- < *p[e]zd- cf. slov.
pezdêti lat. pêdô < *pezdô pôdex\ m. h. a. vist ail. fist 'veut'
est ambigu. Fick BB. 7, 270. Osthoff Perf. 273 u. 1. J. Schmidt
KZ. 27, 320.
pépaioç péPn^oç dor. pé^aXoç. Voy. s. v. Paivoi.
Jiom. peio|Liai p60)aai 'je vivrai' Piô|ae(T9a Hymn. I 528. Voy.
Schulze Qu, ep. 246 n. 2 et s. v. pioç.
— 118 -
péXoç n. peX€|uvov 'trait'; peXôvr) f. 'aiguille' (P- au lieu de b-
d'après pàXXai poXri). A été rattaché à gr. pâXXuu p. ex. par
Curtius"^ 474, Vauiéek I 213, Lat. Spr.- 81, lirugmaun KVG..
135. — Fiek 1* 404 distingue R. gUel 'lancer; sourdre' > gr.
pdXXuj de R. gUel 'piquer, tourmenter' > gr. péXoç lit. gelik
gélti 'piquer' (jelonis 'aiguillon' gélà 'vive douleur' f/è/Za gélti
'faire mal' giltinè 'déesse de la mort' v. slav. zal'i 'douleur, peine'
( < *gélï) V. h. a. quel an 'ressentir de vives douleurs' ags. cicelan
'mourir' ail. qtial 'tourment' qudlen 'tourmenter' v. irl. athaill
'il meurt' (cf. s. v. béXXiOeç* acpfÎKeç). Hirt Abl. § 269 groupe
sous une même base gUelè, de sons imprécis, ces divers rapports-
et d'autres, en signalant leur caractère conjectural.
PeXiîujv peXiepoç 'meilleur', péXTiaioç peXiaroç dor. pévTicrTOç
'le meilleur' : skr. hdlam 'force' hdliyân 'plus fort' bâlisthalt
'le plus fort', lat. dèbilis 'privé de forces, faible', v. slav. holijî
'plus grand' (Ostlioff IF. VI 1 sqq. bibl.), néerl. bas-ail. fris.^«r
'immobile, ferme' (? Uhlenbeck PBrB. 18, 242), v. irl. dibllde
'senium' (Fick U* 177), peut-être v. irl. m. irl. 6«Zc 'ferme, fort'
gall. balch bret. balc'h 'fier, arrogant' (Osthoff 1. cit.), phryg,
PaXriv 'roi' (? Fiek Spracheinb. 412). Crét. béXiov aTaeôv est
à écarter.
pë|aPiE, -iKoç f. 'toupie; tourbillon d'eau; bourdon (insecte)': skr.
bimbah m. bimbam 'disque, sphère, hémisphère, etc.' bimbl f.
'momordica nionadelpha' (eucurbitacée) lit. bdntba 'nombril'
lett. bamba 'sphère, boule' lit. bambalas 'nabot, ragot', p. ex.
Uhlenbeck Ai. Spr. 190.
P6)LiPpdçet)U€iuppdç,-dboçf.dor.pa)aPpabujv'sardine'. Cf.Grammoiit
Dissim. 177; Prellwit//-' 76 conjecture *me-mrad- cf. inapjuaipio
'briller' (?),
pévGoç. Voy. s. v. paeûç.
Peppépiov 'vêtement grossier' (Anaer.). Cf. lesb. thess. peppdv
baav dor. Peipov baaO Hésych. (Solmsen KZ. 29, 357. Ehrlich
KZ. 39, 569), parent de lat. burra 'étoffe de laine grossière'^
re&m'>m-'hispidus'(?) pour Fiek KZ. 22,203, SchulzeQu.ep. 119
n. 1 (peppov peipôv = Feppôv Feipôv : russ. wr^a 'poil d'un tissu*^
lit. rarttà 'flocon de laine ou de poils' pour J. Schmidt Voc. II 20^
— 110 —
Peûboç 11. ''robe de pourpre ou d'étoffe précieuse': v. h.a. Icozzo
'étoffe de laine grossière' ags. cot 'vêtement de laine' ( Fick BB.
6,211)?
PriXôç m. 'seuil d'une maison'; pfi|ua n. 'pas, enjambée', Voy. s. v.
Paivuu.
^r\t gén. Prixoç m. f. 'toux'; pr|(jauj 'tousser'; Pnxîwç (^ôôfTOÇj
'(voix) enrouée'; prixiov 'petite toux; tussilage'. Etym. inconnue.
Prier (Ta dor. pâcrda f. 'vallon, défilé' : skr. ijadhâm 'bas-fond, gué'
yàhatè 'jilonger, pénétrer dans' gâhanah gâhvarah 'profond'
V. irl. bâidim^je plonge, je me noie'gall. mod. />of/di'niergere;
niergi'. Fick 11^ 161. Wackernagel Ai. Gr. I 5. 200.
^f\Ta <C hébr. Itêt, cf. bébr. bajif aram. hoj'^fd 'maison'.
^r]Tâp}xwv, -ovoç m. 'danseur' 6 2.50. 383; piiTapuéç m. 'marche
cadencée, danse'. < *Pr|Toç ou ^'^riTii 'le fait de poser le pied'
+ R. ap (cf. àp)Li6ç àpinoviii dpapiaKuuj, d'où : 'qui observe la
cadence dans le pas', ou dissiniilé de *PriTp-ap|Liujv < *priTpo-
'pied, membre' ( : skr. gâtram). Brugniann Ber. d. siichs.
G. d. W. 1899, p. 199 n. bibl.
piâ f. 'violence'; piaioç 'violent'; piàuu ^\àluj 'contraindre'; Bi-
Bio- "Pioç -piaioç éléments de n. pr. (Fick-Bccbtcl Personenn.^
78 sq.; cf. 'AvTÎ-bioç = 'AvTi-pioç Brugmann Gr.Gr. =^ 114 u.);
Pïvéuj 'avoir commerce avec'; Idei' piveî Hésych. (Kretscbmer
KZ. 31, 383) : skr. Jijâjii/â f. 'puissance prépondérante' 7//4?/â?i
'plus puissant' jmftf/ 'opprimer' Jay«^i V'^- J^iJ^U^' '^-^^Jai/eHi
'vaincre' skr. jayàh m. lA jaya- 'victoire' (Ourtius^ 476), lat.
vitium 'violence, outrage, méprise, faute' (Brugmann IF.
XVII .367; pour lat. vis inolô voy. s. v. 1çi, lit. {-gyjà \gyti
'atteindre' (Fick P 38. 399). Base i.-e. gUeià 'dompter, vaincre,
accabler' ( Hirt Abl. § 358).
^iPpuucTKtJu. Voy. S. V. popdt.
Iiom. Pipdç lac. pipavTi boni. pipâcrBiuv att. pipâZim. Voy. s. v.
Paivuj.
pipXoç f. 'liber du papyrus; écrit, livre' (Escb,); pû^Xoç f. 'pa-
pyrus'; pupXivoç '(cable) fait avec des fibres de papyrus' qp 391 :
PipXiov PupXiov 'papier à écrire; lettre, livre'. Cf. BûpXoç pbén.
Qu'haï p. ex. Muss-Arnolt Sem. words 125. Lewy Fremdw. 172.
Pivéuj. Voy. s. V. pia.
— 120 -
;i6ç m. 'are' (P- < gV-) : \é(\. Jiyâ f. ukr. jf/â /Ajjjâ- 'corde d'arc'
(Curtius''477): rapports moins sûrs:g-all. yrnervus' lit. g'ijà'ïW
V. slav. zica 'tendon' (Fick 11^ 117. Bezzenberger BB. 16, 253;
parents de lat. filum 'fil'? Voy. Fick BB. 2, 188. Wb. I* 41 3 sq.
Osthoff IF. TV 288 sq. lUibschniann Arm. Gr. I 486. Walde
223 sq.).
lioç ni. 'vie'; pioTOç m. PioTr'i f. PiÔTiiç, -inioç f. 'vie; moyens
d'existence'; iioni. peio)uai péo)uai 'je vivrai' Pi6|ae(T0a (voy. s. v.;;
Pioo) 'vivre' dva-piu)crKO|aai 'i-essusciter'; pioTeûuu 'subsister'; Bio-
-pioç-pioTOç éléments de n. pr. (Fick-BecbtelPersonenn.- 798q.):
puis voy. s. V. biaixa 'genre de vie' biepôç 'vivant' Lr\v Z^ûjuu ÛYiriç.
^kv. jivati lÂjvaHi (c.-k-à.jlvaHi) 'vivre' v. ^ers.Jivâhy 'vivas'
skr.jivdh 'vivant' m. 'vie' jivakah 'vivant' jinvati jinôti 's'ex-
citer, stimuler, récréer' 7Ajiti-jyâHi-jyôfu-jyâtav-'vie% arm.
leam 'je vis' (< *glHiâmi Plilbschmann Arm. Gr. 1 459), alb. ngê
'vigueur' (< ^gève, ë < ei, oi ou ai, cf. lit. (jaicùs 'vif G. Meyer
Alb. Spr. 305. Brugmann Grdr. P 316), lat, vlvô 'vivre' vîvu.'i
'vivant, vif vfvâx 'qui vit longtemps' vita 'vie' (< *vJvitiî:
gr. pioiri lit. gijvatà Solmsen 8tud. 119) osq. bivus pi. 'vivi',
V. irl. biu beo gall. hyio bret. béô 'vif, vivant' v. irl. hith gall. byd
bret. béd 'monde' gaul. Bitu-nges 'rois du monde' v. irl. biad
gall, bfjwyd corn, buit bret. boed 'aliment' (Fick W 165. Henry
Bret. mod. 29. 31. 39) v. irl. beothu bethu 'vie' (< celt. ""bivo-
tî\[t\-s Fick 1. cit.) etc., got. qiua 'vivant' gaqiunan 'à.vaif\v'',
avec un suff. g v. h. a. quëh quëh v, norr. Txuikr l-ylr ace. /.///.-
kiian ags. aricu cucu 'vivant', v. slav. éivq ziti 'vivre' zivû
'vivant' zivotû 'vie' lit. gyvenù 'je vis' gyvas 'vivant' gycntù
'vie, subsistance' gyjii 'je revis' gydau 'je guéris'. Curtius''
476 sq. Ostboff MU. IV 166. Fick ¥ 37 sq. 201. 399 sq. Etc.
I.-e. V-'«i«- 'vivre' {*gVeiêu- Hirt Abl. § 472).
^Xdpri f. pxâpoç n. dommage'; p\dpo|Ltai 'être affaibli'; pXdTTTuu
'léser, nuire à'; pXapepôç pXapéeiç 'funeste, nuisible'. < PXqtt-
par assimilation progressive, cf. crét. àpXoTreç* àpXapéç Hésycb.
gort. àpXoTTÎâ KaTa^XàrreGai; pXaiT- < *)aXaTT- < ^m/qU- : skr.
marcàyat'i 'léser, endonnnager' mrktdh 'blessé' zd maranca'fi
'détruire', lat. mulcô 'maltraiter' multa v. lat. molta < *molcta
'punition' osq. moltani 'multanf m iiltasikad 'multaticia' ombr.
— 121 -
muta 'njulta' mutar gén. 'inultae' (Fiolide BB. 1, 102). v. slav.
u-mluknati 'devenir muet' u-mlilciti 'dompter' (Wiedemauii
BB. 13, 306 sqq.;. Voy. aussi Fick BB. 28, 97. — Arm. mrt/-
katem 'mordre' (Selieftelowitz BB. 29, 13) est à écarter.
pXabapôç ""mou. flasque' < *|Li\ab-, cf. gr. àiaaXbàvuu s. v. diuaXôç.
p\ai(T6ç 'qui a les pieds ou les pattes tournés en dehors; retourné,
contouiné'. Etym. inconnue; le rapprochement avec lat. hlaestiH
'bègue' (emprunt à l'osco-omhrienVi v. norr. Meiss 'zézayant'
(BuggeKZ.]9,4M3. FrohdeBB. 1,204. FickIMll. .lohansson
IF. II 37. Zupitza Gutt. 82 1 lett. gleiats 'bavard' (Prellwit/.
BB. 25, 284) est fondé sur le sens de 'bègue' prêté au mot grec
sur Tunique toi des lexiques, et dans ce sens pXaiaoç a pu n'être
qu'un emprunt au latin (Frohde BB. 1, 332 et d'autres ont vu
à tort dans lat. hlaesus un cnq)iunt au grec).
dor, pXdH gén. pXâKÔç 'mou, indolent, paresseux, lâche, sot'; pXâKeùu)
'être mou, etc.'; pXâKiKoç'mou, etc.'; pXâKeiâf. 'mollesse, lâcheté'.
pXttK- < *|aXâK- :skr. mJât/afrsG relâcher, se détendre, se flétrir,
devenir mou, faible' mlâtàh zd mrâta- 'amolli par le tannage'
skr. mlûnah 'flétri' (Curtius-' 326), lat. flaccus 'mou, flasque'
(< *mlûkos cf. Sommer Hdb. 234. Walde s. v.), irl. midith
blàith (< celt. *mlàfi-) bret. blôd (< celt. *mloti-) 'tendre, mou'
(Fick IP 213. Henry Bret. mod. 38), lit. blakà 'place érailiéc
dans la toile' (?) lett. bltnjs lit. hlùgas 'débile, malade' (Prelhvitz
BB. 25, 2^2 S(iq.) et les nombreux dérivés de la l)ase melci^
'moudre' (Hirt Abl. §291. Brugmann KVG. 149), p. ex. gr.
pXqxpôç laaXaKÔç à|aaX6ç d|LipXvjç juûjXuç inûXri laùXXuu. ^ i
pXacTTdvuj inf. aor. ^Xacrieiv 'germer'; pXacTTÔç m. pXdaTq f.
pXdcTTqiua n. pXaaTTi|u6ç m. 'l)ourgeon, rejeton'. PX- < *)uX- : ags.
molda 'tête' skr. mûrdhâ m. 'front, tête, sommet, pointe' et
cf. gr. pXuuepôç 'haut'. Schulze KZ. 2S, 281. — Hirt PBrB.
23, 305 sq. Abl. § 293 groupe gr. pXacfTàvuj v. h. a. hlat v. sax.
blad 'feuille' (Frohde BB. 7. 326) gr. pXujaKUj ^oXoO)Liai lat. flôtt
1) Skr. viûrkhdh 'niais' mûrcduiti 'se coaguler, se durcir; avoir
un trouble de l'esprit, tomber en pâmoison' got. untilamalsks 'irpo-
T^Tnc;' V. sax. malsc 'fier, outrecuidant' lett. 7nulkis lit. mr'dicis 'sot,
niais' sont groupés par Hirt Abl. § 295 (cf. Johansson IF. II 37 sq»i.)
sous une base t)mlâ'^. Cf. Brugmann Grdr. Il- 478 sqq.
— 122 -
'floiir' V. 11. a. hluot "floraison' sous une base melô 'se montrer^
croître', distincte de mehl 'haut', d'où ^r. |aéXa0pov 'toit' pXuj-
Gpôç si^r. niûrdhâ ags. mo/da, mais voy. Waldc s. v. fias f'oUum.
pXdcr(pr|)aoç (cf. (çx\\xx\ 'parole'; 'qui prononce un mot malsonnant
et irrespectueux' (Weil; cf. Wackcrnagel KZ. oH, 496 sqq.);
pXaaqpHMtuJ pXaaqprunia f. Contient la forme thématique la plus
réduite *inls- (> *|uXa(T- > pXaa-) d'un ^melos ï\., cf. arm. mel
'péché, faute, tort'lit. mêlas 'péché', puis m. irl.meWpéché, erreur'
(< *mels()-) mellaim 'je trompe' gr. )aéXe[a|oç 'vain, futile'.
Brugmanu Grdr. 11-541 sqq. — A écarter ipXâacprjuoç < *pXaip-
qpctlioç cf. pXâpoç n. 'dommag'e'. Wackernagel KZ. 33, 42sq.;
< *|LiXa0O"- : skr. mfdhali n. 'dédain, mépris'. Schulze KZ.
88, 289 sq.; < *pXaba-:gr. pXabôv àbûvaTOv, pXâleiv uujpaiveiv
Hésych., pXabapoç et lueXbuu. Fick HH. 28, 98.
pXttLiTri f. 'pantoufle, sandale'; dpXauToç 'non chaussé'. Etym.
inconnue, l'rellwitz^ 78 évo(|ue à tort lett. glauda 'état lisse'
(jhi'méf 'devenir lisse, g-lissant' glu'nts 'lisse, poli': voy. s. v.
YXdt|nuuv.
pXei^ieaivuu'otre dans tout l'éclat de, être fier de'; àpXe)unç 'faible'.
Etym. inconnue; voy. s. v. pXocJupoç.
pXévvoç n. pxévva f. 'morve'; pXévvoç m. 'baveuse, bleunie',
poisson; pXevvôç 'morveux, imbécile, lent à comprendre, lâche';
pXevvuub»iç 'morveux'. pXevvo- < *mleds-no- : skr. mi'tsnâ- m.
n. 'poussière, i)()udre' mrtsnà f. 'argile' (< *mld-s-) inatidd-
m. n. 'fluide visqueux, crème' (prakr. < ^mranda- ou *mrnda)
ci-niradati 'ann^llir', v. norr, nii/lsna 'poussière, poudre' ags.
for molsniaii 'devenir poussière', gr. à|aaXbLfVuu pXabapôç etc.
(Brugmann IF. VI 103 n.; voy. s. v. àjuaXôç), v. irl. blinn 'bave,
pus' (Fick II' 188. Zupitza Gutt. 147). — A écarter : v. h. a.
chlenan 'coller, graisser' gr. f^oiôç 'humidité collante' ^Xaudiu
'être chassieux' (Fick I^ 412. 11^ 120. BB. 17, 321).
pXéTTUj 'voir, regarder' dor. iroTiYXéTTOi 'TtpoapXéTTOi' Alcman (mais
épid. TTOTipXevpaç GDI 33.39, 44); pXeTTOç n. pXé|U)aa n. 'regard';
TTapapXujvp 'louche'; pXeqpapov dor. YXéqpapov (Pind., cf. i)nepo-
fXéqpapoç iavoYXéqpapoç Alcman) 'paupière'. Les étym. de
pXéTTUj données jusqu'ici ( : skr. glapat/nti 'faire choir, épuiser'
cf. (jîâi/ati (jlûti : gr. pâXXuu [voy. s. v.] et paXeîv ôujuaTa, ôffae
— 123 -
€Ïç Ti OU TTpôç Ti. Biugmaiiii Grdr. II' 1 lôT; — v. h. n.pflegau
'soigner'. Kluge'^ 297; rejeté par Franck KZ. 37, 128; —
y. s\a,y. glipatrvegaYde\\ Fick I' 412) présentent des diffi-
cultés de phonétique ou de sens; pXéqpapov est séparé de p\éTTu>
par Brugniann 1. cit. (P- analogique de pXéTxu)) et Fick I. cit.,
et rattaché par Prellwit/ ^ 78 à bulg. glob 'cavité, orbite de l'œiP
pol. (jlohic 'comprimer' lelt. (jlahdt 'surveiller' lit. glébt/ {/lâbfi
'embrasser'; si pXéTTUj et pXecpapov peuvent se ramener à une
R. gi'lep gUÎeph, ils sont |)lionétiques, et fXéTTUJ TXecpapov sont
dès lors des produits de dissimilation analogues à àpTOKÔTTOç;
cf. Solmsen Javlenija 5.
pXéTueç" ai pbeXXai Hésych.; éol. pXfjp, Voy. s. v. béXeap.
hom. pXf|Tpov 0 678 'clou, cheville', cf. peXovr) 'aiguille"? ou
'cercle, anneau' V
pXrixiî f. 'bêlement'; pXnxàojuai dor. KaiapXrixûJvTO Théocr. V^ 42
pXr|xâZ[uj 'bcler, chevroter' : v. slav. hJèjiiti hlelati hULotati
'bêler', ags. hlœtaïf v. h. a. hlâzon 'bêler' (l'initiale fait diffi-
culté, ou hl- < i.-e. ml- ?), lat. bàlô 'bêler, chevroter' (Curtius^
291); onomatopée, cf. aussi lat. blacterô 'blattércr' (bélier)
ail. bloJcen 'bêler'. — Autre étym. : v. h. a. l^-laga 'plainte' (Fick
BB. 12, 161) skr. gdrhat'i /d gdr^za'tl 'se plaindre' (Zupitza
Gutt. 82. 205), ^\-<QUl-, cf. Brugmann KVG. 176.
pXnxpôç (Alcée, Pind.) hom. àpXrixpoç (à- and)igu) 'faible'. Etym.
indi(|uée s. v. pXdE. — Lat. jUcigltntm 'ignominie, turpitude''
(Prellwitz BB. 25, 2S2) est à écarter.
pXfîxpoç f. plante des bois à floraison tardive. Gf. pXrixpoç"?
att. pXiîx^V) -aivoç et pXrixuj, -oûç ion. yXîÎXujv uj dor. béot. ^Xd-
Xujv -uO f. 'pouliot; pubis'; pXfixvov pXâxvov sorte de 'fougère'.
Etym. obscure; pXiîx^v < *gl'l('igh-, YXdxtuv yXiix^J^^ V'^y assi-
milation de *gi'IagJi- en *ghigh- (Hoffmann Gr. I). III 594.
Solmsen .Javlenija 19) V
pXifjdZiuu 'tâter' : alb. gl'Ut ylst 'doigt' (pXï|a- < *pXia |a- ? Brug-
mann IF. XI 286 n. ; sur gl'ist voy. Pedersen KZ. .S9, 393)'? —
Lett.7/rt/»??/rbadiner, flatter, caresser' v. norr. /.7e/ wrt 'graisser^
mouiller' ags. chvman 'calfater' (Bezzenberger BB. 27, 152)
supposent i.-e. gl- (cf. s. v. tXoiôç) et non gUl (> gr. PX-) et
partant s'excluent.
- 124 —
P \ i Ta ç, -àboç f . 'vieille Femme de rien' ; pXiTO-)Li(i,u|aâç, -ou m. 'nigaud'
(ef. |aa|Li)adKu6oç 'nigaud' aOKO)ud|U|aâç 'poltron'; < pXiiov 'bette',
«légume fade et dépourvu d'acidité» schol. Ar. Nuées 1001;
cf. lat. hêtizare (< hêta 'bette') 'langiiere' Suét. Aug. 87. et
Catulle 67, 21.
P X i T 0 V 'bette' < V^itov et parent de v. h. a. moJta nudda
«*mlta) ail. meJde (< *melta) 'arroche' (Fick BB. 6. 211.
KIuge°<^ 206)?
att. pXÎTTuu 'cliâtrer les ruches' < '^mlitiô, cf. )aeXi gén. inéXiioç
'miel'. Fick I^ 516.
pXixtûbriç pXixavuûbriç 'visqueux'. Etym. obscure; pXix- dissimilé
de *T^iX- cf Y^><^XP0Ç 'visqueux' YX(xo)uai 'se coller à'?
pXoaupôç 'terrible, effrayant; imposant, grave'; pXoaupuJmç 'au
visage terrible' (Gorgone) A 36. Le sens premier est mal établi
('luxuriant, exubérant, imposant'? 'hirsutus, horridus', cf. J. Adam
Cl. K. 1899, p. 10?) et l'étym. obscure : gr. pXacTTàvuj (Curtius
Stud. I 295. Grdz.5 549; cf. J. Schmidt KZ. 32, 381); — ail.
Motzen glotzen 'ouvrir de grands yeux étonnés' (Frôhde BB.
7, 326); — v.slav. (jlota'imh^C (Prellwit/^ 79i; — < *pXeaupoç
et parent de pXeiueaivuu à-pXe|Liriç i Brugmann Bcr. d. siicbs. G.
d. W. 1901, p. 94)?
pXûuj pXùZiuj 'jaillir; faire couler' : v. b. a. quellan 'jaillir, sourdre'
skr. yalafi 'dégoutter' (jâlayati 'verser (ce qui est de trop);
rendre liquide'. Fick BB. 6, 212. Wb. I* 36. 404. Voy. s.v.
pdXXuu. — Lat. hulla'hxnWo' bnllô hullio 'bouillonner' (L. Meyer
1 156) sont à écarter (voy. s. v. poXpôç).
hom. pXuuGpôç '(pii pousse haut' < *)LiXuu0poç : skr. vnlrâhâ m.
(< ^mfdh- i -e. *mldh-) 'tête' ags. molda 'tête' cf. s. v. pXaaTàvai.
— Pour Johansson KZ. 30, 449, skr, miirdhâ < i.-e. '^mfdh-,
pXoiBpôç < *Ppuu9poç par dissimilation < i.-e. ^mrôdh-ro-, cf.
V. slav. brûdo 'colline'.
pXuuiaôç m. 'morceau (de pain)'. Voy. s. v. béXeap.
pXuûaKUj 'aller, venir' inf. aor. iiioXeîv (pour *)li«^êîv? Voy. Brug-
mann Grdr. P 478. Gr.Gr.» 88) pf. )aé|upXiuKa; êpXo)' è(pàvn;
àYXiPXuuç- dpTi TtapuOv Hésycb. Base melô''&e montrer, croître'
pour Hirt Abl. § 293; voy. s.v. pXacJTdvuj.
— 125 -
Pori f. 'cri, eri d'appel' < *gUoud\ Poâuu 'crier' : &kr. Jô-guvê (in-
tensif de gâvatè) 'j'annonce à haute voix'. Cnrtius'' 477. Schulze
KZ. 27, 605. Fick P 36. 405. Brugmann Grdr. 1-' 607. —
Aiifrecht KZ. 1, 190 a rattaché à por| gr. t6[F]oç 'plainte', qui
devrait son y- à une forme réduite tu- (dans tot-ïû-2uu 'mur-
murer') de R. gUeu 'crier' (Brugmann Grdr. P 319. Persson
Wzerw. 197); voy. s. v. tôoç; si Pori et tooç ne sont pas parents^
plusieurs des rapports indiqués sous tôoç seraient peut-être à
citer ici (v. slav. govorà 'bruit', etc.), mais la confusion de i.-e. g
et gli dans le domaine letto-slave rend le départ malaisé. —
V. irl. guth 'voix, mot' (Fick IP 115) est parent de skr. hdvafê
zd zavaHi v. slav. zovq zûvati 'appeler' pour Osthoff IF. IV 286
(i.-e. *ghu-ttt-s R. gheu). — Lat. hoô 'vociférer; retentir' est
emprunté au grec (Solmsen Stud. 148).
hom. pori 9 00 ç 'qui accourt au cri des combattants: auxiliaire'
< pori -f- 9oôç cf. Oeuj 'courir' et poribp6)uoç 'qui accourt à l'aide,
secourable'; poriGéuu 'secourir' < *Por|9oeuj ') cf. lesb. pâGôrnui
(-a- < -oâ-), ion. puuGrîaai = por|9fi(jai (cf. Hoffmann Gr. D. III
369 sqq.); PoriGéç 'auxiliaire' (Hrdt. Thuc.") est abstrait de
PoTi9éai.
p69poç m. pôGûvoç m. 'fosse, trou' : lat. fodiô 'creuser' fossa
'fossé, trou' fodicô 'piquer', lit. hadaù hadyti lett. hadît 'piquer*
V. pruss. hoadis 'piqûre' v. slav. hodq fto.v^i 'piquer' (Curtius^
474. Vanicek Lat. Spr.- 1 83) lit. hedU hedëti 'creuser' lett. hedve
'fosse' (Fick P 491), gall. hedd corn, bedh bret. héz 'fosse,
tombe' (Fick IP 166. Henry Bret. 34), puis got. hadi v. h. a.
hetti 'lit' (< germ. *badja- i.-e. ^hhodhio- 'couche creusée dans
le sol de la hutte', cf. Franck Et. Wb. d. ndl. taal s. v. hed.
Meringer Stelluug d. bosn. Hauses 108. Brugmann Ber. d. sâcbs.
G. d. W. 1901, p. 114). R. hhed{h) hhod(h); le grec aurait ^-
au lieu de tt- (*TTo9-po-ç < *(po9-po-ç) par influence de Pa9ùç
(Curtius 1. cit. Brugmann Grdr. P 261;.
1) L'hyphérèse de -o- est due ù la nature oxpiratoire de l'accent
pour Solmsen IF. VI Anz. 154. — Dans poiriOéuj (textes dans Meyer^OS
n. 1), -01- est abusif d'après ttouî -rrouiTriç (Brugmann Gr.Gr.^ 46 bibl.).
— 126 —
^éXpiToç m. pôXpiTOv 'bouse, fiente'; att. pôXiTov par dissimilation
progressive (IJrugmann Grdr. F 856); poXeujv. -ôjvgç m. "fosse
k fumier'. Kapport possible avec poXpôç.
^oXpôç 11). 'oignon'; PoXpivri f. 'ciboule'; redoublement de *hol- :
lat. huJhu.s 'oignon, liulbe' (non emprunte; cf. Walde s. v.)
lit. bulhé hulicis lett. pi. bulbes bulicas 'pomme(s) de terre'
humbids 'tubercule' lit. bnnibuîas 'nœud dans le fil, etc.' bum-
bulys 'rave en navet' (dissirailés de *bulbul) (Vaniôek Lat.
Spr.^ 178. Curtius"^ 291), i)eut-être skr. bâlbajalj 'Eleusine
indica', plante à racine bulbeuse (Johansson KZ. 36, 344 sq.),
puis lat. bulla 'bulle; bouton' lit. buDs 'fesse' = skr. buUh
'pudenduin muliebre', etc. (cf. Uhlenbeck Ai. 8pr. s. v. et Walde
75 bibl.).
^ô|Lipoç m. 'bruit sourd'; Po|uPeu) 'résonner sourdement'; pôiuPuE,
-UKOç m. sorte de flûte; po)upùKiov 'abeille maçonne'; Pom^uXiôç
(ou -OXioç) m. 'bourdon' (insecte); 'bouteille' faisant glouglou;
Po|LipùXr| f. sorte d'abeiile : skr. bambhatah m. 'abeille' (gram.)
V. slav. bqbînû 'tambour' bqbnqfi 'taml)Ouriner' lit. bambëti
'grommeler' (cf. s. v. pa^ai) bimbalas biïhbihts 'bousier; taon'
lett. bambals 'scarabée'. Onomatopées; cf. p. ex. Uhlenbeck
Ai. Spr. 186. Grammont Dissim. 173. — Lat. bombns est
emprunté au grec (Walde 69).
,^0|aPuXiç = TTO|uq)ôXu£ 'bulle d'eau' Hésycli. : lit. J>urbul((s 'bulle
d'eau', puis lat. 1)u]Ia etc. R. bol bul 'gonfler, se boursoufler'
et redoublements diversement dissimilés; cf. s. v. poXpôç. Cf.
Curtius^ 291. Joliansson KZ. 36, 363.
'P6|LipuH, -ûKOç m. 'ver à soie'; po|npôKiov 'cocon'; Po)apûXioç m.
(var. Po|uPuXiç f.) 'larve du ver à soie'. Origine étrangère?
^opd f. 'nourriture, pâture"; popôç 'vorace"; PiPpuùaKUJ boni. opt.
pf. PeppuiBoiç A 3') 'dévorer'; Ppiliiua n. Ppiûiuri f. ppOùaiç, -euuç
r. 'nourriture'; PpuuTpp m. '(|ui dévore':skr. zd -(/ara- (en comi)os.,
cf. hom.bi-i|uio-p6poçlat.c«/v?/ ro/7f.y)'quidévore'skr.gf/;'rt7/\(5f//^7^/
(jpidfi zd (jar- 'engloutir', arra. ker 'nourriture, pâture' leri
'je mangeai' kiir 'pâture' lokord 'gorge' (Hubscliraann Arm.
Gr. I 459 sq.), alb. nqram 'mangé' (G. Meyer Alb. Spr. 306),
lat. vorô 'dévorer* vordgo 'gouffre', v.gall. breuad 'asticot'
7>rewrt» 'corneille noire' (Tick H* 181), v.h.a. querdar a\\. kiider
— 127 —
'appât', lit. (leriii yérfi 'hoire' v. slav. z/rq zrèti 'avalei', puis
gr. pdpaOpov 'gouffre' (voy. s. v.) et skr. gûrgarah m. 'g-cuffre',
lat. çjurges 'gouffre' (jurgulio '(it'sophage, gorge', v. h. a. quer-
echela quercha gorge' v. norr. /.MerA; 'gésier'. WX.giirMys 'gésier'
gerlU v. pruss. garde v. slav. griilo russ. gôrlo 'gorgo'; etc.
(Curtius^ 477 sq. Fick V 35. 402. Ostlioff IF. IV 287. BB.'
24. ir)0). R. gijer (base gi'erè Hii t Abl. § 212) 'avaler', distincte
(le R. Qer voy. s. v. Tapïapeuuvi; voy. aussi s. v. Ppoxeoç.
péppopoç II] . ïauge, bourbier' : arm. lork 'saleté, ordure"?
•Bugge KZ. 32, 12; lorl- -. pbl. larœ 'fumier' ou v. angl. horh
'saleté' pour Scbeftelowitz BB. 28, 303); — ou skr. harburâ-
'eaii' (Joliaiisson KZ. 36. 388 avec doute y
poppopUTMÔç m. 'bruit des intestins, borborygme'. Onomatopée.
hoiii. popenç att. popeaç poppâç m. 'vent du nord': v.slav. gora
skr. girih y.d gah-i- 'inontagne' alb. gur 'pierre, roclier' Wi. gh-è
'forêt', pour rrelhvit/ ' OU. ^si et Pedersen KZ. 3(), 311) . ^opériç
'*vent des montagnes', cf. ÛTteppôpeoç '*dau delà des montagnes;
septentrioiiari.rapi)orts(|uiontétécitéss.v.papueç-bévbpa.i)
Autre étyin. Fick P,B. 28, 90 fion. popénv inv cpOaav Ifésych.:
lit. garas Sapeur, fumée).
pôaKU) 'faire paître'; podKri pôcriç f. 'pâture'; pôaKrma n. 'bestiaux;
pâture'; poTov 'tète de bétail'; poTiîp pÔTrtç PuuTuup m. pâtre' ;
PujTiàveipa 'nourrice de héros' : lit. gaujà 'troupe' guijù gùiti
'chasser' gûtas 'troupeau'. Fick I* 408. R. gUô 'pascere' (Hirt
Abl. § 61) et rapport possible avec i.-e. *gVôus ace. '^guôm\
voy. s. V. poûç -).
1) Pe-dersen I. cit. sépare i.-e. *gUeru *y'Jrru 'brodie' lat. rerit
iri. bi>- gr. papueç de i.-e. *gVori-.s *gVrri-s 'inonta^^-ne'.
2) Fick 1. cit. ajoute héracl. pou-^fiTiç 'pacage' (!) GDI. 4629
ir 13 m-<*gVè- alternant avec ^gVô- et *gUd- dor. êpâv) lit. getis
'pacage'; cf. Bru-mann Grdr. P 6UIJ (pouptinç : lat. [osco-ombr.j /)ae^ô
'aller' lett. gaita -marche' < i.-e. *glhi-t-). Johansson KZ. 36, 389 tient
U' p- pour i.-e. (:Iat. baetô irl. fo-bïfh '*par la voie de; à cause de'
ags. pœd V. h. a. pfad 'sentier'). Le sens mal établi du mot dorien
rend ces rapports incertains: poupnTiç n'est certes point 'pacao-e'-
Meister Curtius' Stud. IV 437 a traduit 'gué du bœuf (critiqué "par
G. Meyer^ 85 n. 2), Dareste etc. Inscr. jurid. gr. fasc. II p. 215 'ruisseau-
abreuvoir (?)'; Kretschmer KZ. 30, 570 se demande si le mot est -n-ec
— 12H —
BôaTTopoç m. '■Bos])liore ou détroit, litt. passage pour un Ijœuf ;
ne contient pas un gén. *poç < "^gUu os à côté de Po[F]6ç (Brug-
mann Grdr. 11 2 134 n. 1, rectifiant Grdr. P 313, Gr.Gr.^ 44),
mais provient d'une flexion primitive *Bo6crTTopoç BoaTtopou etc.
(Solmsen IF. VI Anz. 154 1.
pôaipuxoç m. 'boucle de cheveux: jeune pousse en vrillon;
feuillage', p- <gi'-, cf. v. suéd. lica.sff^r 'balai' m. li.a. quast
'buisson' v.norr. huistr 'rameau' néerl. Ai^'as^goupillon'. Frohde
BB. 10, 295 sq. Fick P 38. 409. — Lat. mspicês 'buissons
épais, halliers' skr. guspitdh 'enchevêtré, entrelacé' ags. cosp
'lien' cyspan 'enchaîner' (< lat. cuspis?) sont à écarter; cf.
Zupitza Gutt. 80, Walde s. v.
pÔTpuç, -uoç m. 'grappe de raisin'. Etym. obscure. Fick I ^ 400
groupe sous une R. gUet 'tordre, tortiller' gr. pôrpuç pôCTpuxoç
(?voy. supra) lat. (osco-(mibr.)6o^2/Z?i* 'boyau, boudin'(< *g[i^o^),
puis gr. pÛTTOç' TuvaiKÔç aiboîov got, qiptis 'ventre, matrice'
v. h. a. qulti 'vulva' etc., rapports des plus douteux, cf. Uhlen-
beck Got. Spr.^' 1 20, Walde 70; pûiioç s'exclut igV > t devantu);
skr. gufsâh m, 'touffe, paquet, bouquet' (FrOhde BB. 10, 296.
Fick 1. cit.) est un hypersanskritisme pour m. skr. gucchah
< *g)'pscûj, cf. gvapsd- m/sens < *ghrahzha- grhhnàti 'saisir'
v.h.a. garha 'gerbe' (Wackernagel Ai. Gr. 1 158). — Arm. oHli
'vigne', pour Bugge Beitr. 2%] nié par Hlibschmanu Arm. Gr.
I 483. — pôipuxoç m. 'boucle de cheveux; tige d'une grappe
(Galien)' combine pÔTpuç et pôaipuxoç; de là le sens de 'boucle'
prêté à poTpuç p. ex. Anth. P. V 287.
PoùpaXoç m. 'antilope d'Afrique'; plus tard 'buffle'. Identique
à lat. Imbulus adj. 'relatif au bœuf (PoOç bôs) et peu clair dans
le détail; en rapport non immédiat avec skr. gavalah 'buffle
sauvage'; a fourni au latin ÔMÔa/M* 'antilope; aurochs et bison
(cf. Plin. HN. VIII 15); buffle'. Voy. Sehrader KL. 691. —
poûpaXiç, -loç (-iboç Arstt.) f. 'antilope d'Afrique'.
Poupujv,-iJùvoç m. 'aine (A 492); tumeur dans l'aine': skr. gaviuiï.
duel'aines' v. norr. Icaun 'ulcère avec enflure'(Bugge KZ. 19, 432.
Fick 1* 36. 406), puis lat. hoa 'enflure des jambes; rougeole'
('?voy. Walde s. V.) gr. ^ouvôç 'colline' ivoy. s. v.; Fick 1. cit.)^).
1) Zupitza Gutt. 78 rattache v. norr. kaun à russ. zudétï
— 129 -
boni. PouYâïoç m. 'vantard' < pou- ('bœuf') préfixe augmentatif
exprimant qc. d'énorme et (^c monstrueux (cf. poûXliaoç -lâ Poû-
PpuuaTiç poÙTreiva 'fringale' PouKÔpuZ^a 'fort rliume de cerveau'
PovjTTttiç 'gros garçon' pouxavbriç 'd'une vaste capacité') + *Yd-
Fioç cf. ptc. prés, yoîiajv YaOpoç 'fier'. Cf. pour le sens angl.
horselaugh 'rire outré' ail. eselshunger, viehdurst, etc.').
PouKÔXoç m. 'bouvier'; dim. Poûkoç dor. POÙKOÇ, PouKaîoç : irl.
buachaill ^-ALbugail 'berger' bret. hugel'*bouyier\ *pastoureau ;
enfant', de Saussure MSL. VI 161. Bezzenberger BB. 16, 252.
Fick 11^ 178. Osthoff IF. IV 281 sqq. Pederscn KZ. 36,
88. 40, 197 sq. Henry Bret. 47 sq. Voy. s. v. aiTtôXoç.
ion. att. povjXo|uai dor. pd)Xo|uai hom. arc. cypr. pôXoMai tbess.
péXXoiaai béot. peiXojari dor. brjXoiuai locr. delpb. beiXo)aai 'vouloir';
ion. att. pouXri dor. piuXd lesb. pôXXâ f. 'volonté, conseil'; ion.
att. pouXeouj dor. PuuXeùuu lesb. poXXeuuu 'délibérer'. pouXoiuai
< *poX(Jo|Liai subj. aor. de p6Xo)aai '^cf. A 67). lequel a été
éliminé, sauf en arc. cypr. ;|^*PoXao)Liai doit son o à l'influence
du prés. pôXojLiai, au lieu de l'ancien vocalisme en -e- de l'aor.,
conservé dans tbess. péXXo^ai dor. br|Xo)Liai etc. i < *gl'el-s-).
Meillct IF. V 328, R. gUel qUoI\ pas de correspondant connu;
gr. peXiiuuv (voy.s. v.) et lat. i;o/ô 'vouloir' (:gr. è'Xbo)aai 'désirer')
sont à écarter.
PouXuTÔç m. 'temps où l'on dételle les bœufs, soir'; hom. pou-
XùTÔvbe 'vers le soir'. < Poûç + Xùiu cf. lat. solûtus 'délié'.
Pouviàç, -dboç f. sorte de gros navet; poûviov sorte de plante
ombellifcre. Rapport probable avec pouvoç.
Pouvéç m. 'colline' (cyréu. pour Hrdt. IV 199); pouviZiio 'amon-
celer'. Voy. s. V. pouPuOv. — Arm. cag 'hauteur, sommet, pointe,
tête' (Scbeftelovvitz BB. 28, 157. 29, 16) est à écarter.
Poûç m. f. 'bœuf, vache' < *Pujuç, ace. dor. hom. att. pOùv gén.
Po[F]6ç; att. poûv d'après poûç, dor. pOùç d'après pOùv; ace. pi. dor.
■■démanger' lit. zaudu.s 'irritable' (?). — Fhlenbeck Ai. Spr. 79 écarte
kauH, qui contiendrait g et non gl', mais cf. Brng-mann Grdr. 1- 612
(chute de Télément u de gV devant prégerm. ô).
1) Béot. iToùXïiuoç 'fringale' (Plut.) TTu\î|uict6âç contient un prêt,
péjoratif analogue au skr. kit- (cf. pron. interr. *q'-'u-) dnns kuputrafi
'mauvais fils' etc. Sclnilze KZ. 33, 243 sq. Wackernagel Ai. Gr. II 82 sq.
9
— 130 —
Ptùç comme pOùv, att. poûç comme PoOv, bom. ^àaç. 8kr. (/dûh
m. f. (ace. gâm loc. gdvi etc. ) zd ^«î<.s, arm. Aoi* 'vache' f Hlibsch-
mann Arm. Gr. I 461), lat. (ombro-samn.j bôs gén. hovis ombr.
bu m 'bovem' {< *gli6m = pOov skr. gâm) hue 'bove' osq.
li û V a i a n lï d 'ad Bovianum', irl. />ô 'vache' gén. boti bô ( < *bouos)
gall. buu- 'vache' (nombreux dérivés dans Fick 11^ 1T8), v. h. a.
chuo V. sax. Jiô 'vache' (< ace. *k6n < *gitôm) ags. ai v. norr.
Jcyr (< nom. *ktiz < *gUôus), v. slav. govqdo 'bœuf lett. gûica
'vache' (p. ex. Curtius^ 478. Fick l* 37. 200 sq. 408. Bru--
mann Gr.Gr. » 234 bibl. Grdr. II « 134). I.-e. *gUôu- *gUou- ace.
*gliô[u]m-^ le degré réduit dans g-r. éKaT6)a-Pri f. 'sacrifice de cent
bœufs' (< *-g¥uâ), cf. skr. çata gu- 'qui possède cent vaches'
et peut-être lat. bû-bulcus 'bouvier' (voy. Brugmann Grdr. U-
86 n. 1); -Poioç dans boni. Tecraapâ poioç 'valant quatre bœufs'
< * poFioç cf. skr. gdvyah gavydh zd gaoya- 'bovinus' arm. kogi
'beurre' (< *gUou-io- Meiilet JVISL. VIII 155. IX 152)»).
poÙTùpov 'beurre' (mot scythe d'après Hippocr.?); traduction
d'un gerra. chtio-smero 'caiilebotte de vache' pour Schrader
dans Hehn" 159 et RL. 122 sqq.; nié par Hirt IF. VI Anz. 175.
ppapeûç, -éujç ni. 'juge d'un combat, arbitre; chef. Etym. ob-
scure; hypothèses de Frôhde BB. 7, 327 (cf. Wiedemann BB.
28, 79 sq.) : < *mrgV'- : iat. margô 'bord' (voy. Walde s. v.)
V. norr. mark 'marque distiuctive' m. h. a. merkaere 'juge dans
les tournois poétiques' (k < g); — de Kretschmer DLZ. 1893
col. 169 sqq. : < *|upa-P€uç cf. Trpecr-Pevjç, *|Lipa- : juap- dans
laàpTuç 'témoin'; — de Fick BB. 28, 98 : < *mrgVêus '*guide':
à^oppéç 'compagnon'.
PpdpuXov 'prunelle, prune sauvage'; Ppà^uXoç f. 'prunellier'.
Schrader RL. 628 évoque v. h. a. criehboum 'prunellier' ail.
silés. krkhele 'prunelle' néerl. kriek 'ujerise' (ail. krieche
'prunelle' par étym. pop. d'après v. h. a. chriach 'Grec"? Voy.
Klage*"* s. V.) ; douteux ; comme gVu, > tu, Ppap- < ^gUt'gfé^- (alter-
nant avec *gVregU-) n'est possible (|ue si Ppà^uXov est le dim.
d'un *Ppapov < *gU)-gUo-.
1) Sur poûç 'bâillon' voy. Meister Herodas 69y sqij. (<; *pOç par
étym. populaire, cf. pOuu 'boucher').
— 131 —
ppaYX«iAJ 'être rauque'; ppa^xôç 'rauque, enroué'; ppàYXOç et pd-
pa-fxoç (EU.) ni. PpaYXI ^- 'enrouement' :ra.irl. hrongicH'rsLUQ.a.e"
I Fick IP 1 86 j. Prellwitz ^ 83 y ajoute PpaTXia PapÛYXia (Hésych.)
n. ])1. 'branchies' et rattache le tout à g-r. PpÔYXOç 'trachée-
artère' <gl*-(voy. s. V.), ce qui est peu convaincant. — Johansson
KZ. 36, 345 sq. tient le p- pour i.-e., rappelle lioni. aor. è'Ppaxe
'résonner, craquer, grincer, pousser un cri' et compare skr. bar-
hat'i (lex.) bfhati 'barrir' (ou vfhati? Cf. Uhlenbeck Ai. Spr.
191); douteux.
Ppabùç comp. papbÛTepoç 'lent' <'^g>Jrdu-s:\at. gurdus'stu\nde'
< *guurdo-s < "^gUrdos. Walter KZ. 11, 437. Frôhde BB. 1,
131. 3, 128 sq. 14, 105. Bersu Gutt. 152. — ^kwjadah véd.
jddhuh 'froid, raide, hébété (?)' (Frohde I. cit. Fick BB. 6, 212)
est à écarter (cf. Bartholomae IF. III 178 sq. Solmsen Stud.
30 sq.).
ppàbu n. 'sabine', sorte de genévrier; enqM'unté, comme lat. hratus
sorte de cyprès d'Asie Mineure (Pliu. HN. XII 39), au sém.,
cf. aram. h^rât hébr. h'rô.^ 'cyprès'. G. Meyer Alb. Spr. 45.
Levvy Fremdw. 34. Schrader RL. 492 sq.
PpdKava* là ctYpia Xàxava Hésych. ppaK- < *mrq- : v. h. a.
moraha v. angl. vioru 'carotte', russ. morkovl morkva 'ca-
rotte' (emprunt au germ. pour Kluge*^ 271). Prellwitz^ 83.
Zupitza Gutt, 135.
PpàHar auXXaPeîv; PpaKcîv auviévai 'saisir' Hésych.; buappà-
Kavovbuaxepéç,bu(TXriTTTOV, buaKttTavôriTov Hésych.: skr. mrçd^i
'toucher, saisir' gr. (avec labiovélairej laàpTTTUj 'saisir' lat. met'x
'marchandise' menues 'prix, salaire' (Fick 1^ 108. 515. Osthoff
IF. VI 9 bibl.) alb. viar 'prendre, recevoir, tenir' (G. Meyer
Alb. Spr. 261 avec doute).
Ppétaco) att. PpàxTiJu aor. êppâaa (ion. èK-^priacnju; 'bouillonner,
rejeter en bouillonnant' (mcrj; ppaaiaôç m. 'bouillonnement'.
Etym. incertaine; < *mrtiô et parent de X'Ai.fretum 'bouillonne-
ment, agitation de la mer; détroit' (< *mretom) v. h. a. hratan
'rôtir' (< *mrèt-) pour Osthoff MU. V 97; écarté par Walde
244 sq. (lat. fretum : ferveoy v. h. a. hrâtan < *bhrét-). —
< *|apâ6iuj : lett. murdét 'bouillonner' lit. mùrdau mùrdyti
'secouer dans l'eau' pour Bezzenberger BB. 27, 152.
— 132 —
ppctaauuv (vôoç K 226, cf. ppaxuTVuuiauuv '{riiitelligence courte')
comp. de Ppaxûç (lequel n'est pas boni.); voy. Curtius"^ 672.
honi. aor. ppàxe è'ppaxe àvéppaxe. Voy. s. v. ppaTxâw.
Ppaxtujv, -ovoç m. 'bras'. Etyra. inconnue; lat. hracchium est
emprunté (Saalfeld Tens. it.-gr. 184 sqq. bibl.).
Ppaxûç 'court'; Ppàx^a n. pi. 'bas-fouds':]at. brev'is' iiowvV hrevia
n. pi. 'bas-fonds' (Curtius^ 291 ; hrevis <i*hrehvi- pour Osthoff
MU. V 89 sq.) v. slav. hrûzû 'rapide' hrûzèja 'bas-fonds' (Curtius
1. cit. Johansson KZ. 30, 441 sqq.; Solmsen KZ. 37, 575 com-
pare à tort hrûzû et lat. fortis). T.-e. *breghu-, non *mregJm-
(Johansson 1. cit.), donc pas de parenté avec got. ga-maûrgjan
'raccourcir' ( : lat. murctis 'curtus').
ppdvpar (TuXXapeîv Hésycb. Voy. s. v. judpTTTUj et ppâEai.
Ppé)au) 'gronder, retentir'; ppôjLioç m. 'frémissement, grondement';
PpovTr) f. 'tonnerre' < *ppo)Li-Ta; PpovTâv 'tonner' : lat. fremâ
'résonner, mugir, gronder, etc.' frontesia ostenfa 'signes fournis
par le tonnerre et l'éclair' (BUcbeler Rb. M. 39, 408 sqq., cf.
PpovTri) V. b. a. hreman 'grommeler, mugir, rugir' v. norr. hrim
'ressac' v.h.a. hremo 'taon' (Curtius^ 530. Osthoff MU. V 93 sq.
bibl.) gall. hrefu 'mugir' (Fick IP 184), i.e. *mrem- avec
redoublement brisé, cf. skr. marmarah 'bruyant' gr. juopjaôpiu
et son groupe. — Lit. gruménti 'tonner dans le lointain' v. slav.
grûmêti 'tonner' etc., évoques par Fick BB. 6, 212 dans l'hypo-
thèse d'un pp€)auu < *(/l'rem-, sont parents de gr. \çi^\x\l^ 'hennir',
cf. got.grr«mjV/w 's'emporter décolère', i.-e.*g[Arem-(FickI*418.
Zupitza Gutt. 175 bibl.).
Ppev0t)O)Liai'se gonfler, faire le fier'; PpévGoç m. 'orgueil (Atli.
611 e); — oiseau inconnu (Arstt.)' : lat. grandis' éXevi'' x.Û2i.\.
grqdi 'poitrine' (Wiedemann BB. 13, 310) gall. hrynn 'colline'
(< celt. *brendo-) v. irl. bruinne 'poitrine' v. gall. bronn gall.
mod.6ro«'pectus, mamma' bret. bronn 'mamelle' (<celt.*6ro«c?^
Fick II* 184. Henry Bret. 45 sq.). I.-e. *gUrendh- 'se gonfler'. —
Pour Johansson KZ. 30, 450 sq. (bibl.), i.-e. *mrendh-, cf. skr.
çatâ-bradhna/i 'ayant cent pointes' messap. ppévbov èXacpov
suéd. dial. brind lit. bredis'élîiu'; à écarter.
- 133 —
^péTttç dat. Ppéxei ii. 'statue de bois' : skr. màrtih t. 'corps solide'
pour Bugge KZ. 19, 446, Fick BB. 5, 166; à écarter si skr.
r < i.-e. /, cf. mûrccliati s. v. pXdE.
-Ppéqpoç n. 'fruit de la matrice, fœtus, enfant' < *^wre&7j-os :
V. slav. zréh^ zrèhîcî (Curtius^ 478. Zupitza Gutt. 77) ; rapports
moins sûrs (cf. Osthoff Et. Par. I 312 n. 1): v. norr. kroppr
'tronc, ventre' kwf v. suéd. hrâfve v. h. a. 7iTop/"gésier' (Jo-
liansson BB. 17, 21. Noreen Abriss 155. Zupitza 1. cit.); skr.
gârhhah 'matrice; enfant' zd gardhus (ou garahtis) 'jeune ani-
mal' (Curtius 1. cit.) ont un r ambigu, cf. s. v. beXqpvjç^).
ppexMoç PpeT|u6ç m. Ppéx^a Ppe^iua n. 'sommet de la tête': m. b. a.
^re^ewag'S.6rœjewang-l./>razw 'cervelle'. Grassmann KZ. 12, 193.
Johansson KZ. 30, 448 (R. niregh, cf. s. v. âpxu)). Zupitza
Gutt. 136.
Ppéxuj 'mouiller, arroser, faire pleuvoir'; Ppoxn f. PpoxeToç m.
'pluie' : lett. meygût 'pleuvoir doucement' merga 'pluie douce*
(Prelhvitz ^ 52. -84) tchèq. mrhoUti 'bruiner' (Bezzenberger BB.
27, 152). I.-c. -^nieregh- (Hirt Abl. § 599). — Got. rlgn 'pluie'
(Kluge'' s. V. regen) est à écarter (Zupitza Gutt. 136).
^piapoç 'fort, ferme'; Ppiàuu 'fortifier'; Ppiriiruoç N 521 'criant
fort'; Ppî* ppmpôv Hésych.; ppi" èm xoû laeYàXou Hésych.
8kr. yr«y«/rs'élancer snv' jrâyah n 'course, assaut' zd zi'ai/ah-
n. V. pers. drai/ah- draija- 'mer' (J. Sclimidt V^oc. II 331. KZ.
25, 130) sont à écarter (:lat. glisco 'croître' i.-e. *glei-. Bersu
Gutt. 186. Fick n 52. 433. Walde 269). — Parent de gr. papûç
'lourd' pour Curtius^ 475, Brugmann Grdr. IP 1050, Thumb
IF. IX 298; — de gr. uPpiç (ù- — ini cf. s. v.) 'insolence' pour
Bugge BB. XIV 63 (cf. Osthoff IF. IV 280 n. Brugmann Gr.Gr.^
451); — de lett. grinigs 'raide' grinums 'dureté, colère, bru-
1) Osthoff 1. cit. étudie les produits de la contamination des
R. synonymes gV^er et gelebh res^. ger gl^elebh on gel gVerebh] p. ex.
arm. koriun 'petit (d'un animal)' <C V-^^^^* ou *ger-\ gaul.-lat. galba
"pansu' V. h. a. kilbur chilburra 'ag-neau femelle' got. kalbô 'veau'
<^*gciie)bh-\ got. kilpei 'matrice' ags. cild 'enfant' < *5e^ ou *gel-\
gr. hiXcpxjc, 'C*gV'el{e)bh-: gr. ppéqpoç < %l'(e)re/^/j-; v. slav. zrébe <.
'*gV'er{e)bh- ou *ger{e)bh-\ skr. Jartûh 'vuWa <C *g'J'ei'- *ger- (:arm.
koriun) ou *gel- gel- {-.got. kilpei) ou *g^el-\ pour g-r. béXTo voy. s. v.
- 134 -
squerie' lit. grynas 'pur' f/ré-^^o* 'rapide', puis v. irl. hrlg 'force,
valeur'gall.ftri'aestimatio'v.h.a. (7?rê_^'pertinacia'(FickII^185)
pour Prellwit/2 84; très douteux. — A Ppiapôç se rattachent
ppiGuj pf. pëPplGa 'être lourd; tr. charger' i suff. -dh-; ppî6oç n.
'fardeau' PpiGûç 'lourd', puis sans doute ^Çi\\xx\ f . 'assaut : colère'
Ppî)aào)aai -6o|Liai -àZiuj -aivo) 'gronder de colère'. Johansson
KZ. 30, 451 (après J. Schmidt Voc. I 60. 86. 124) pose PpiG-
< *mrïdh- : got. hraips (braids) large' <*mraidh- ou *mroidh-\
à écarter.
PpiZiu) aor. è'PpîHa 'être somnolent'; àppiE* èYpnïôpujç Hésych. r
russ. gréza 'rêve' gréziti 'parler en dormant, rêver' (Bezzen-
berger BB. 27, 153)? — Lat. marceô 'être flétri' (Wiedemann
BB. 13, 310 n.) est à écarter.
PpÔYXOÇ m. ion. ppoYXÎlf- 'trachée-artère'; PpoYXian. pi. 'bronches ;.
cartilages du nez'. Voy. s. v. pp6x6oç. — Johansson KZ. 36^
346 tient le p- pour i.-e. : got. anapraggan 'resserrer' suéd. diaL
prang 'ruelle, gorge'; douteux.
PpovTr). Voy, s. v. Ppéjuuj.
PpoTÔç 'mortel' <*|uPpot6ç, cf. d-|uPpoTOç 'immortel' lepijji-pPpoToç
'qui réjouit les mortels' 'AK€cri-|upp0T0ç etc. (Fick-Bechtel Per-
sonenn. 198) iiiopTÔç" ôvGpujTTOç, GvriTÔç Hésych. Arm. mard
'homme' et PpoToç < i.-e. *m6rto- 'mortel' + *mrt6- 'défunt
(Hiibschmann Arm. Gr. I 473), cf. skr. mrtdh zd mdrdta- 'dé-
funt' skr. mdrtah 'mortel, homme' mdrtijah 'mortel' v. pers.
martiya- zd masya- 'homme' zd mavdta- mardtan- 'mortel,
homme' skr. màrah m. 'mort, peste' mr/t/dtê mâratë zd mir-
yeHe (< *m9h'yeHe) 'mourir' skr. amrtah 'immortel' etc., arm.
mefanim 'mourir' anmer 'immortel' (Hiibschmann 1. cit.), lat.
morior 'mourir' (< *mrio-) mortuus ' déïnnt' mors gén. mortis
f. 'mort' (= skr. nirtih lit. mirtl'i v. slav. sû-mrutt) morhus
'maladie' (?), v.irl.m«)'6 gall. mario 'défunt' (< celt. *maruo-s
Fick n* 203. Henry Bret. 196), got. maûrpr v. b. a. mord
'meurtre', lit. inirti 'mourir' màras 'peste' merdëti 'être à la mort'
lett. mèris 'peste' v. slav. mrèti 'mourir' morû 'peste' mrûtvû
'défunt' (cf. \B.i.mortuus). Curtius-^ 331. Fick I* 107. 284. 514.
P2tc. l.-e. *ttier- 'mourir'; voy. s. v. liapaiviu.
- 135 —
PpoTOç m. 'sang caillé'; boni. PpoTÔeiç 'couvert de saug'; PpoTÔuu
'souiller de saug' :skr.7nwrfa^ 'caillé' mwrcc^rt^rcailler, se raidir'
pour Bugge KZ. 19, 446; à écarter si skr, r < i.-e. /, cf. s. v.
PpéTttÇ.
ion. tar. ppoÛKOç m., crét. ppaÛKOç PpeÛKOç cypr. PpoÛKa PpÔKOç =
ppÙKOç Hésyeli. (Hoffmann Gr. D. I 111) "sauterelle non ailée'.
Rattaché à gr. PpÔKoi 'mordre' par Fick I* 409.
PpôxOoç m. 'gosier, gorge'; aor. ëppoEe Antli. P. IX 1 'avaler'
hom. àva-, Kaia-ppôEeie àva-ppoxeiç, ppôEar poqpnaai Hésych.
Cf. gr. ppÔTXOç (voy. s. v.) et m. angl. craire 'gésier' m. h. a.
hrage 'cou, gosier, nuque (Fick P 410. Zupit/a Gutt. ^2. 218)
V. irl. hrage 'cervix' gall. hreiiant 'guttur, juguluni' (Kretsch-
mer KZ. 31, 405. Henry Bret. 45. Ostlioff BB. 24, 150sq.),
parents de R. gUer dans gr. Popd etc.; rapports moins sûrs:
V. pruss. grênsings 'hargneux' ( : v. h, a. grana 'rostre' pour
Berneker Preuss. Spr. 170) lit. gretiu g reszti' grincer des dents'
gt'ézlê lett. grèfe 'râle rouge' (Fick 1. cit. Prellwit//'' 83 1.
Ppoxoç m. 'lacet, corde'; Ppoxiç, -i^oç f. 'petit lacet'. Lit. grqéiù
gr^.szti 'tourner; forer' m, h. a. A-nnc gén. A'rm^e.v 'cercle' (Fick
BB. 0, 211, Wl) I* 410. Zupitza (^utt. 82 1 rcMiunitent à R.
grengh (et non gV-)\ Ppoxo- < *,upoxo- cf. laopoTTOV êk qpXoioO
TrXëYlua ti Hésych., ^âpaxva* \xà.(5xv\l, pâ^boç, laupeia Hésych.
lat. merges 'botte, gerbe' (nié par Walde s. v. mergae) v. slav.
mrééa 'filet' v. irl. braig 'chaîne' hraga 'prisonnier, otage'
(< celt. *mragi- *mragant-\\ i.-e. *nieregh- 'tresser, lier; maille,
lacet'. Lidén Stud. 14.
*PpuZ;uj ipf. èppuZie 'avaler' i Archil.; al. è'ppuEe, voy. s. v. PpOKUj).
Parent de v. norr. Ttuerk 'gésier v. h.a. ç«e>*c^« 'gorge' etc.,
voy. s. v. Popà, ou onomatopée, cf. ppùXXeiv et Ppûv eiTreîv (Ar.
Cav. 1126. Nuées 1382) 'demander à boire' (comme les petits
enfants), pour Prellwitz- 86.
PpÔKo» 'mordre'; PpÙYbriv 'en mordant'. Parent de gr. PpoÛKOç etc.
'sauterelle' et lat. broccus^) 'qui a les dents en saillie', pour
1) Lat. hroccus est-il ombro-samn. {<i*brôcus? h <ig^\ ô<iau
ou ou? cf. Walde 71 sq.) ou gaul., cf. v. irl. brncc bret. hroc'h
'blaireau' < celt. *brokko- (Henry Bret. 4.'>)?
- 136 —
Fick 11-^ 179, P 409; v. li. a. chroawil 'fourchette à trois dents,
griffe' chromcôn ail. krduen 'gratter' sont à écarter (voy. s. v.
■fpuiaea).
ppCiXào|Liai l;oni. pf. péPpOxa 'rugir; mugir; barrir'. Etyni. in-
connue; Ostlioff Perf. 313 sq. groupe Ppûxào|Liai ppÔKuu Ppùxuu.
ppùxioç 'qui est au fond ou sous la surface de la mer'; ÙTTÔPpuxa
adv. 'sous l'eau'; ÙTToPpùxioç 'submergé'; *PpûE f. ace. ppùxa
'abîme de la mei'. pp- < Tnr-, cf. angl. brack bas-ail. hrakig
'eau salée, eau de mer', ))uis lat. )tiare 'mer' etc., i.e. *m'jri
(voy. s. V. à)Liàp(x), pour Hirt IF. I 475; conjectural.
Ppôxu) 'grincer des dents'; Ppùxn f. PpuY^ôç m. 'grincement des
dents'; PpOxeToç m. 'fièvre froide' : got. kriustan 'grincer des
dents' ( '? nié par Uhlenbeck Got. Spr. ^ 96) lit. grduè'm grâusztl
'ronger' v. slav. gryzq grystl 'mordre' (Fick P 410) arm. krcel
atamanç 'claquement des dents' (pas sûr, cf. Hiibschmann Arm.
Gr. I 462).
ppùuu 'sourdre avec force, pousser en abondance'; PpuàZiuu 'se
gonfler'; PpuaKTTiç m. 'le dieu de la joie' (Pan); ppOov 'mousse;
chaton de fleurs'; Ppuôeiç 'moussu; qui bourgeonne'; èVPpuov
'nouveau-né'; Ppuuuvn f. 'vigne blanche'. Etyrn. incertaine :
3pu- < *m>vt- cf. lat. f'rute.v (< *mru- Osthoff MU. V 85 sqq.)
'arbrisseau' v. norr. brum 'bourgeon, rameau feuillu' (Bugge
BB.3, 99) m. h. a. bî'iezen brôz 'bourgeoinier, se gonfler' pet. russ.
/^ros^ï'bourgeon', tous mots dont l'initiale est ambiguë (<*6^ré;?t-
pour Persson Wzerw. 288); — ou Ppu- < *gUru- cf. v.h. a. krût
v.sax. crwc? 'herbe' (Fick I^ 109. Persson Wzerw. 123sq.), puis
(rapports douteux) lat. veru v. irl. bir 'broche' gr. papùeç • bévbpa
etc.; — ou : lit. bridujus bridutis 'se pousser en avant avec
une force brutale' (Hirt Abl. § 413).
^puujaâaGai 'braire' : ppô|uoç Ppé|uuj, p. ex. Buck Am. J. Ph. 17,
462 sq.
PpOùfioç m. 'odeur infecte' (des animaux); ppuuiaéai PpiJU|udo)Liai II.
'puer'. Etym. inconnue.
pûdç m. pOZia f. 'hibou'; pûZiuj aor. è'puge 'pousser le cri du hibou':
lat. bûbo 'hibou' (Curtius'' 291) arm. bit buêc pers. mod. bûm
'chouette' (Hiibschmann Arm. Gr. I 430), puis lat. btiteô 'busard'
batiô'huior" battre 'bouffer' ftM/)ô'péter'(Vanicek Lat. Spr.'* 1 78)
— 137 -
iiW. jwcheu' frapper" lit. bichyju 'frapper de coups sourds' luhenù
'gronder sourdement' (Zupitza Gutt. 25). M. li. a. Jattzf^ ail.
kauz 'chouette' fFrohde HB. 14, 84. 99) sont à écarter; i.-e.
*bû onomatopée-, cf. s. v. Pukttiç.
PuGôç m. ion. Pucraôç (< *pu6ioç) 'Fond; fond de la mer'; ^vQiluj
'plonger'. Etym. obscure; Bechtel Hauptprobl. llo sq. cite
YuGiacTuJv biopùacTujv Hésycli.
pÛKTriç 'qui hurle' (vcnt); puKavii f. 'coi' à Ifouquin' : skr. huk-
Txûrah 'le rugissement du lion' lat. hûcina" cor à bouquin' autre
étym. Kretschmer KZ. 31, 452) hucca'joue enflée' m.irl. hochna
'mer (mugissante?)' gall. bugad'hoatns, mugitus' uStokes BB.
21, 130j m.irl, hûritlidr hûirethar 'clamât' (? < *bûcr? cf.
Strachan liB. 20, 24) m. h. a. pfûchen 'félir' bas-ail. pogge 'gre-
nouille' (Fick BB. 5, 169. Wb. I-* 409) ags. ;>o/*/m 'sac' v. slav.
bucati 'mugir' hi/kïi 'taureau' bûcela 'abeille' lit. bnkczius'hh'^xxe''
(Uhlenbeck PBrB. 18, 241. Zupitza Gutl. 24 sq.); i.-e. %ûq-
'souf fier, et par là i)roduire un son sourd' (onomatopée) ; voy.
s. V. pOaç et sur le groupe Johansson KZ. 36, 358 sqq.
^Ovéuu (< *pu(Jvéuu) pûuj pf. pépuaiuai 'boucher'; péaipa f. ^\)(5\xa
n. 'bonde, bouchon'; ^\jLr\v (< *Pu(T-briv) 'en masse, en tas';
vuQpuaTpov llriid. (voy. Van Hervverden Lex. suppl. 563). Cf.
alb. inbiis 'je remplis' (G. Meyer Alb. Spr. 267) v. norr. pûss
'poche' V. angl. pusa v. h. a. pJioso 'bourse' (Bezzenberger BB.
5, 172. Fick Ii408. Zupitza Gutt. 26. Johansson KZ. 36,357);
i.-e. */>M.s' .^)
pûpaa f. 'peau apprêtée, cuir; outre'; pùpcrivoç 'fait de cuir'.
L'hypothèse d'un gl^- (Fick KZ. 22, 203. Wb. IMll. Mansion
Gutt. gr. 48. 249) est à écarter; pour peppov' baov Hésych.
voy. s. V. Peppépiov; pour v. h.a. churshm 'pelisse' \oy. Kluge'^
233 (emprunté, avec v. slav. Irûzno 'fourrure', à un peuple du
Nord); pépaa n'est peut-être pas grec.
ion. Pucraéç 'fond; fond de la mer'; hom. puacroboiaeûuj '*bâtir
au fond de son cœur; méditer, comploter'; puaaôqppujv 'à l'esprit
1) L'hypothèse d'un gU- (Bezzenberger, Fick I. cit., Zupitza
Gutt. 81. Trautmann BB. 30, 328) est à écarter; ^épurar oéaaKxai
Hésych. < i.-e. *gV-e-hu-, cf. skr. ja-hhâra, pour Johansson 1. cit.
— 138 -
profond ou mystérieux'; pûaaaXor pôGpoi Hésych. Voy. s. v.
puBôç.
Pvj(T0oç m. 'byssus ou lin très fin de l'Inde; coton'; pûaaivoç 'fait
de lin' i Ilrdt.). Emprunté par la voie sémitique (liéhr. aram. hûs
'toile'. Muss-Arnolt Sem. words 80. Lewy Fremdvv. 125 sq.)
à l'Egypte (Spiegelberg- KZ. 41, 129).
pûjXoç f. m. pôiXaE, -aKOç f 'motte de terre'. Présente le degré
6 d'une R. gl^el (cf. pâXavoç, I)a8e gUelè?). Skr. glaûh 'balle,
boule' (Frohde BB. 10, 298) lat. g/ëba 'motte de terre' (Persson
Wzerw. ô;*)) sont à écarter (K. gel, voy. s. v. yXoutôç).
Piu)Liôç m. 'plate-forme élevée servant de base ou de support;
estrade; piédestal; autel'; en rapport apoplionique avec pâ-
dans è'prjv Pniua, cf. s. v. Paivuu.
PmaTpéuj 'appeler à grands cris' : poâuu 'crier'; cf. iXaaipéuj :
èXàuj, KaXiarpéuj : KaXéuj, Oaoojpei GDI. liiQO -.awluj (Stitterliu
Verb. denom. 93 j.
PuuTâZieiv pâXXeiv Hésycli. Voy. s v. àix].
hom. pûjTiJup etc.; û'u-puOiriç m. 'porcher'; TiauPâiTiç f. 'qui nourrit
tous les hommes'. Voy. s. v. pôdKuu.
r.
faYTaiveiv (YaYïavevjeiv M. Schmidt)* tô uetà yêXujtoç TipocT-
■naileiv Ilésych. : skr. ganjanah 'méprisant, railleur' lat. (jcinniô
'japper; geindre, etc.'C? cf. Walde s. v.)irl.^eoiw 'mépris, raillerie'
(< *gegni- ?) ags. cancettan 'railler' gecanc 'ludibrium' v. slav.
gngnati gqgnqti 'murmurer' pol. ge^gnqc 'cacarder'. Fick I*
3;}. 398. W 109. Zupitza Gutt. 144. Grammont Dissim. 179.
Yctff a)Li ov n. Yafïâiuri f. 'filet de pêche'; T«TTû)LieuTr|ç m. 'pêcheur
d'huîtres' (EM., corr. Sylburg). Voy. s. v. tévio.
•fÔYTXiov 'tumeur sous-cutanée; glande'. Etym. obscure; hypo-
thèses de Prelhvitz ^ 88 (dissimilé de *YXaYTXiov '*nœud', cf.
v. h. a. Idenken 'nouer' *?) et L. Meyer III 16 ^redoublement de
R. gel 'se former en boule'?).
- 189 -
f df Tpttiva f. 'gangrène' : gr. TÔTïpoç 'excroissance aux arbres*
v.norr. koHr 'masse de terre' fKluge KZ. ^6, 86. Wb.^ 193)
lett. gun'gis 'excroissance' (Zupitza Gutt. 149) ?0u mieux R.
ger 'manger' cf. Ypduu (Persson Wrzcrw. 84)?
liom. Yttîa f. 'terre'-, hér. Yaïujv, -ûjvoç m. GDI. 4629, 136 'tas de
terre'. Voy. s. v. yh-
hom. Yctirioxoç lac. YaidFoxoç GDI. 4416, 9 'qui secoue la terre',
épith. de Poséidon (cf. évvoaiYaioç) < Yciîfx -f -Foxoç cf. s. v.
ôxoç.
hom. ptc. Y«iujv 'se réjouissant, fier'. Voy. s. v. Yilôtuu.
YcxXa gén. Yd^ctKTOç n. 'lait'; Y«Xci6riv6ç '((ui tette encore; tout
jeune, tendre' (cf. 0fi(J6ai 'téter'); Y^otKToqpdfoç 'qui vit de lait'
N 6; lioni. y^^yoç orét. (Hésycli.) KXdYOç n. 'lait'; Y^aKÔiveç*
luecTTOi YdXaKTOç; YXaKKÔv YctXaOrivôv Hésycli. Rapport certain,
mais de détail peu clair, avec lat. /ac v. lat. lacté gén. lactis
'lait' (Curtius-^ 172 bibl. Fick I^ 4U5. Stol/ IF. XIV 20sqq.
bibl. Waldc 316j delkus 'sevré' (< *dè-lac-os\ J. Scbniidt
Pluralb. 179) alb. ba/e 'lait caillé' (G. Meyer Alb. Spr. 83.
Pedersen KZ. 36, 334); on a supposé une parenté improbable
avec gr. d)aé\YUJ lat. ivulgeô 'traire' (cf. Pott KZ. 26, 141.
Wiedemann BB. 13, 301 sqq. .loliansson KZ. 30, 441 n. 2) ou
l'action réciproque de deux tliènies *|u\aY- *pXaY (cf. à|uéXYuu)
et YXttK- (Brugmann Gr.Gr.^ 133); boni. YXdYOç est-il primitif
ou assimilé de *YXdKoç, cf. YXaKuùveç ? crét. xXdYOÇ < *YXdK0ç
par métatbèse (Schul/.e KZ. 33, 399. Brugmann 1. cit.) ou est-il
dissimilé de YXdYOç (Krctscbnier KZ. 33, 471) V Hirt IF. XXI
173 sq. pose YXdYOç < *dla(/os, lat. /ac < dl , alb. hah < i.-e.
d- (et non ^-); got. milulxs, parent de YdXa etc., devrait son m-
(au lieu de d-} à l'influence de *milkan ags. meolcan etc.
'traire' (V); flexion i.-e. *deldk *dldlitôs *delal'ti.
YaXér) att. ^a\f\ f. 'belette; martre' < *YaXeiâ adj. d'un *y«XTç :
skr. girih 'souris' lat. glts gén. gllvh 'loir'; bit. gahd 'casque
de cuir', qui est un emprunt, présente la même catachrèse que
hom. Kuvén '*casque en peau de chien' p. ex. dans Kiibër) Kuve'ii
K 335. 458 'casque en peau de martre'; gall. hele 'martre' est
à écarter. Osthoff Et. Par. 183 sqq. (,bibl.)
— 140 —
f aXTÎVTi éol. YéXava (Hoffmann Gr. D, II 311) f. 'calme de la mer,
bonace'; TaXnvôç 'calme, serein' : ann. calr gén. calu 'rire'
(Htibschmann Arm. Gr. I 455. Brugmann Grdr. P 462); voy.
s. V. YeXotuj. — Ags. côl 'frais; apaisé, calme' lat. gelidus 'glacé'
etc. (Wood IF. XVIII 41) sont à écarter.
YctXiov 'gaillct jaune', plante; liypocoristique de Y^XaTiuôv Xâxa-
vov dfpiov llésycb. (< fà\a -\- Té|Livu}, cf. 'caille-lait') pour
Fick BB. 28, 108; se séparerait dès lors de YctXeôpboXov et TCtXîo-
v|^iç, euuç f. (< faXéri, cf. supra) noms de plantes urticées (cf.
Diosc. IV 95. Plin. HN. XXVII 57), qui en ont été rapprochés
p. ex. par Prellwitz^ 56 et Walde 258.
hom. dat. sg. nom. pi. yoiXôuj gén. pi. YaXôuuv att. yôXuuç gén. fàK^u
f. 'belle-sœur, su'ur du mari' : lat. glôs ^én.glôri.s v. slav. '^zûlûva
serb. zaova m/sens pliryg. Y^Xapoç' àbeXqpoû ^\}vr\ Hésycb. r?)
Curtius^ 17:5. Kretscbmer KZ. 31, 453. Einl. 230. Solmsen
Stud. 107 sq. Hrugmann Grdr. 1-^ 204. 473. Walde 270 sq. —
Sur arm. toi 'sœur du mari' (Bugge KZ. 32, 27), écarté par
Hubschmann Arm. Gr. I 496, voy. Pedersen KZ. 39, 347.
Yauppôçm.'gendre; beau frère; beau- père'; éol.YâiuPpoç 'fiancé'.
Cf. g-r. Y«MOç (voy. s. v.) skr. jdmâtà zd zàmâtar- lat. gêner
alb. tosque bewrfer guègue hqiider (G. Meyer Alb. Spr. 85. Alb.
Stud. III 24) lit. zéntas v. slav. zqtl 'gendre' (Curtius^ 546 sq.
Delbrtiek Vcrwandtschaftsnamen 158. von BradkeIPMV87 sqq.
Schradcr IF. XVII 11 sqq.); rapports phonétiques peu clairs:
Pjrugmanu Grdr. I- 364. 405 voit dans les mots alb. lat. lit.
V. slav. R. gen 'gignere' et pose y«MOÇ < ^gn-mo-, ^kwjdmâtd
< *gn-m-, jûrdJi 'amant, galant' (voy. Leumann KZ. 32, 307.
von Bradke 1. cit. Johansson BB. 18, 39) < *gFiro-s; — lat.
gêner est un compromis entre genta 'gendre' (glose) et *gem-
eros pour Niedermann Mél. Meillet 109sq.; — Walde 263 (cf.
Curtius 1. cit. Fick I^ 401. Wiedemann BB. 27, 211) ramène
Ya|uPpôç lat. gêner {*gemer) skr. jdmâtd à R. gem 'apparier,
unir', cf. lat. geminus 'jumeau' et gr. y€Vto (voy. s. v.).
Yâiafia < hébr. gJmel, cf. hébr. gdmàl aram. gamJâ 'chameau'.
Yâ|Lioç m. 'mariage'; YaMéu) aor. l-^xwxa dor. è'Yâlucx 'épouser; moy.
prendre pour époux'; YaM^Triç 'époux'; YCMefn YCiMéTiç, -iboç
'épouse'; YciMnXioç 'nuptial'; y«mPpôç (voy. s. v.l. Rapport
— 141 —
probable, mais peu clair dans le détail, avec skr. jûrnih 'frère oit
sœur; postvéd. bru' etc., lat. geminus 'jumeau' etc. (voy. s. v.
f a)appôç). — Irl. gam 'épouse' (Stokes BB. 19, 82) est à écarter.
Y a )a qp r| X a i yaïucpai f . pi. 'mâchoires d'animal'. Voy. s. v. Yo^cpoç.
■faïuqjôç 'recourbé'; y«MHJÛJVuE, -uxoç 'aux ongles crochus' : lit.
gwmhas 'éminence, nœud' gémhé 'clou' gumbronè 'morillon
(Anas fuligula)' v. norr. kumbl 'tumulus' pour Prellwitz^ 90;
parent de Yvà)HTTTaj 'courber' pour Bug-ge KZ. 32, 44, cf. Brug-
mann Ber. d. sàchs. G. d. W. 1899 p. 21ô.
YOEVOç n. 'brillant, éclat, joie'; yavà^u 'être brillant'; Yavouu 'faire
briller'; Yavepôç 'brillant'; yâvuiuai 'briller de joie, être radieux';
Yttvupôç 'joyeux'. Voy. s. v. Yn^éiu.
Yotp 'oui, oui certes, à savoir, car' < Ye âp; cf. Brugraann Gr.
Gr.^' 540.
YCtpYCcXoç Y«PTa^i(îMÔç m. 'chatouillement'; YaPTOtXriç 'chatouil-
leux'; YapYCtXiZ^ujYaYY^^î^^ (BrugmanniJrdr. P437)'chatouiller'.
Imitatif.
YCtpYapct u. pi. 'foule remuante ou fourmillante'; YapY«ipu^ 'four-
miller, grouiller'. Voy. s. v. aYeipuu.
YapYapeuûv, -â)voç m. 'luette'; ■^ap-fapiliu 'gargariser'; Y^PY^poç"
PpÔYXOç Hésych. R. gei', distincte de gUer- 'avaler', cf. s. v. popd.
Yapoç m. Ywpov 'saumure'. Etyni. inconnue.
Yappiâ))ue9a" Xoibopoù|ue0a Hésych. Voy. s. v. YHPuç.
Ya^xrip gén. Yacripôç ace. YacTTÉpa f. 'ventre, estomac'; Y^cfTpâ
f. 'panse d'un vase'. < *gm-s-, sens premier : 'qui contient (les
intestins, etc.)', cf. y€|U'J^ '*saisir, *coutenir, être plein de' yê'moç
n. 'les intestins enserrés par le ventre' etc. (voy. s. v. Ye'liuu et
YévTo) pour Brugmann IF. XI 271 n. 1. — Lat. venter 'ventre'
( : lat. rènslca vëslca skr. vastih 'vessie' v. h. a. wanst 'panse,.
ventre') est à écarter.
YauXôç m. 'vase à traire le lait; seau; ruche'; y^ûXoç (ou yûuXoç)
m. 'vaisseau marchand' (de forme arrondie) *) : skr. gOJah 'sphère'
gfôZrt(7<5Zam'cruchesphérique'(Curtius^l74sq.;ou|7ôZa^ <*gôda-
*grôda- *glôda- == m. h. a. Môj 'masse arrondie', cf. Uhlenbeck
1) YoûXoç est phénicien pour Lewy Fremdw. 150 sq. et suspect
d'emprunt à l'égyptien pour Spiegelberg KZ. 41, 132.
- 142 -
Ai. Spr. 83?) v.h.a. IdoJ v.noir. 7ao/r vaisseau' (Fick I ' 36. 406.
Zupit/a Gutt. 14.')) arm. />«/'''(TK(iq)ri' (< *gHr(i- Lidi'U Arm. St.
117); voy. s. v. fvpôç ïOpoç -f^c^ov. - \v\. guala 'chaudron'
(Fick II* 10.5) n'existe pas.
yaOpoç 'fier'; xaupôtE, -ctKOç ion. fciûpri^ (Hésycli.) ni. 'fanfaron';
■faupiâuu 'être fier, s'enorgueillir de'; yaupouj 'rendre fier' : bom.
Yaiiju< *YaF-ia) (voy. s.v.Yr|9éa)) ir].^M«ire'noble'(FickII^113);
voy. s. V. àyauéç.
f auffôç 'tortu'; Yauaôuu 'rendre tortu'; Yauadbaç' vpeubnç Hésych. :
gr. YÛriç ïOpoç yauXôç YCtOXoç, voy. s. v. f Brugmann Ber. d. sàchs.
G. d. W. 1899p. 216).
Y€ dor. béot. él. fa enclitique mettant en relief le mot qui le pré-
cède : identique avec -Je dans got. wi-A* 'moi' = ê)Lié-Ye et -g-
dans lat. neg-ôtium neglegere negare\ cf. skr. ha < *ghe, gha
< '^Qtia ou *glio V. slav. ze -go lit. -gl -gu lat. hi-c < *ghe ou
*gho -j- ^ke. Brugmann Gr.Gr. ^ 541 (bibl.). Dem. 69sqq.
(bibl.). KVG. 620sq.
hora. -çé'fiuya pf. au sens du prés., d'où bom. Y^Tu^veiv ÈYeYUJveov
ion. fCbios) YeïwvéovTeç '*étr(' reconnu, reconnaissable; se faire
comprendre, parler' YÊTuuvidKuu 'proclamer' : lit. zénJclas 'signe'
got. kann 'je sais' arm. aor. caneay 'j'ai connu' zd â-za*nti-
'savoir, connaissance'; base gen^jô, cf. s. v. yitvuûctkuj,
YÊÎcrov YÊÎcraov'cornicbe; parapet; frange'; Y€icruj|ua n. 'appentis'.
Etym. inconnue; mot carien d'après Etienne de Byzanee; cf.
carien -^{OGa. 'pierre'? (Prellwitz^ 91).
YÊiTiuv, -ovoç YÊÎT^vioç 'voisin': YCiTOViâ Ytixvià ion. YeiTYin f. 'voi-
sinage'; YeiTvidiu 'être voisin'. Etym. inconnue; -ei- est panbel-
léni(|ue.
YeXavbpôv ijjuxpôv Hésycb. : lat. geliduft 'glacé' gehi [geJus
gelnrn) 'gelée' gelô 'geler' glaciês 'glace' osq. Y^Xav 'ttcIxviiv',
got. Jx-alds V. b.a. l'a/t 'froid' v. norr. lai a ags. calan 'geler'
V. norr. Tiiilde 'froidure' v, b. a. Jx-iioU ags. col 'frais' (p. ex.
Fick 1^ 405. Zupitza (iutt. 143 bibl.), lit. gélmenis geluntà
'froid âpre, piquant' gélfi 'piquer' (ou mieux : gr. péXoç 'trait'
avec Fick V 404 et Hirt Abl. § 269, i.-e. gV-'?) v. slav. golotï
'glace' zlèdka slov. zlhi 'verglas' (Bezzenberger BB. 16, 242);
i.-c.*g[e/«-'geler'.— YcXavbpôv ne serait-il pas italique (emprunt)'?
— 143 —
feXàuj hom. aor. èTeXacraa 'rire' ; -^eXaUTOç 'risible'; dor. -feXâvriç
'riantJoyeux'(Pind.<*TeXaa-vriç);TëXujç,-ujTOçatt.g:én.Te\a)in.
'le rire' (pour *YaXujç Hirt Abl. § 184. 272) éol. TéXoç; TctXnvoç
■"serein' (< *YaXacr-vo ç ) ; YaXrivri f. 'bonace' fvoy. s. v.) : arra.
calr g-én. calu 'rire'. Parenté probable avec ^^r. YeXeîv Xà|Li-
TT61V, àvBexv Hésych. et t^vgç n. 'objet brillant, bijou' fXrivn
f. 'prunelle de l'œil' ^Xaivoi* Ta XafiTrpùaïuaTa Hésych. {<C*ghi-):
irl. etc. glan 'pur' (< ^glano-s) gaul. Glana nom de rivière
gall. glain 'g-emnie' (< ^glanio) irl. glaine gâifJie 'calme du
vent' (< *glani(l'^ Fick II* 1 19) v. li. a. kleJni 'élégant, brillant,
mignon' (< "^gldi- ef. ^Xaivoi Hrugmann Grdr. I - 1 74) ags. clœne
'pur'. — A écarter : lat. galhu.s 'vert pâle' (Prelhvit/ BB. 22, 104;
voy. Walde s. v.) lit. èléjà 'crépuscule' (Fick 1. cit.; voy. s. v.
xXojpoçi.
YêXyii n. pi. 'friperie'. Etyni. obscure.
Y éXt'iç (ou y€Xyiç), -ï6oç -ïboç f. 'gousse dail' <*YeXYXl9 cf. ctYXiç
p. 8 et peut-être skr. grnjanah sorte d'oignon, d'ail (Prellwitz ' 57.
Brugmanu Grdr. I- 578. Uhlenbeck Ai. Spr. 82). ') — V. h. a.
klenken 'nouer' (VVood IF. XVIII 42) est à écarter.
féjiw 'être plein; être chargé ou lesté (navire)'; YeiniCiu 'remplir';
Yé|uoç n. 'intestins' Esch. (voy. s. v. YOtcTTrip); yo^oç m. 'cargaison
(d'un navire i; charge (d'une bête de somme)' : ombr. gomia
kum i a f 'gravidas' lat. gemô 'gémir' ^) v.slav. zîmq zqti 'presser'
zqtell 'coUare' lett. gumstu gumt 's'affaisser lentement sur qn.'
sagumt 'ployer sous le faix' (W. Meyer KZ. 28, 174. von Planta
1277. Brugmann Grdr.I2417.574. IF. XI 272 n. 1. XIII 88). —
Alb. htmp 'avoir mal' ( : lat. gemô G. Meyer Alb. Spr. 84 sq.)
est plutôt parent de v. slav. zejja. 'je déchire' pour Pedersen KZ.
36, 334. — Voy. s. v. y^vio.
1) Skr. (jrfijauah-.gr. fâpfavov sorte de plante pour Zupitza KZ.
36, 58 et Y^^YiÇ = suéd. kâlk ''nioëlle' m. angl. kelkes 'œufs de poisson'
colke 'trognon' Gutt. 210. 215.
2) Dans l'hypothèse d'un sens premier 'presser, être lourd', d'où
d'une part 'être plein' (gr. y^M^aj), d'autre part 'être oppressé, de là:
gémir'; révoqué en doute par Walde 262. — Hirt BB. 24, 257 con-
teste le rapport gT. T^iiiu : v. slav. zîmq.
— 144 —
Tcvva f. 'naissance, origine', nom postverbal abstrait de fÉVvduj
'engendrer; enfanter, produire' (Brugniann Gr.Gr.^ 302; < *fe-
vevdu) pour Frôhde BB. 20, 222, douteux); Yevvaîoç 'qui appar-
tient en propre à une race; de naissance libre; de race noble'.
Voy. s. V. YÎTVoiuai.
Yévoç n. 'naissance, origine, race, genre' = skr. jânah n. lat.
gena.'^, -eris m/sens. Voy. s. v. fÎTVoiiai.
boni. aor. y^vio 'il prit, il saisit' < *Ye)u-To. Cf. cypr. uTxôfeyie'
dcpeXKe, UY-Teinoç* auXXaprj Hésycb., YâTTO^ov etc. (voy. s. v.)
et les rapports évoqués s. v. T€|auj, puis m. irl. gemel gall. qefyn
'lien, cbaîne' (Fick 11^ 111) v. norr. kîmhell 'paquet' ags. cim-
hing 'conimissura' (Zupitza Gutt. 144) gr. ô-y|uoç 'javelle' (Fick
P 401) bl. russ. zména 'poignée' (Wiedemann BB. 27, 211).
R. gem 'saisir, contenir (cf. s. v. YCicTTrip); presser (cf. s. v. "iépuu);
unir (cf. yaïuppoç Td^oç ?)'.
Yévuç, -uoç f. 'nuicboire inférieure'; Yéveiov 'menton'; T^veidç,
-dboç f. 'barbe'; Ttvriiç, -iboç att. Y^vi^boç f. 'trancbant de la
hacbe' : skr. hânuli 'mâcboire' (sur skr. h- < gh- : gr. f- voy.
p. ex. Brugniann Grdr. 1-634) arm. C7iaut 'mâcboire, joue'
(< *cin-aut Hiibschmunn Arm. Gr. I 456 sq.) pliryg. àlr\v ace.
dz;éva 'barbe' (< préf. d -f- 2tv = y^voç Hirt IF. II 146) lat.
gêna' jonc' (pour *gemis d'après màla Brugmann Grdr. Il - 179)
genulnus (dens) 'molaire' (th. genu- = ^évu-ç) v. irl. gin gall.
corn, genau bref, genou 'bouche' gall. gên'joue, menton' gaul.
Genava 'embouchure' (Fick 11^ 111) got. kinnus 'mâchoire,
joue' (pour ^Mniis; nu- < -nu- des autres cas) v, h. a. etc. kinni
'mâchoire, menton' (Curtius^ 307. Fick V 53. 432. Etc.), puis
gr. fvdGoç f. Yva6|uôç m. 'mâchoire' lit. zândas 'mâchoire'
lett. fûds 'menton, arête' (Hirt IF. X 53. Abl. § 320) i).
Yépavoç m. 'grue' (oiseau et machine pour enlever les fardeaux) ;
arm. IrunJc (Hiibschmanu Arm. Gr. 1 461) gall. etc. garan gaul.
tarvos trigaranos (inscr. deCluny; Fickll* 106) wh.A.chranuh
ags. cran ail. l-ranich krohn 'grue' lit. garnys''\\évQ\\, cigogne',
puis lat. grùs lit. gérvè v. pruss. gerwe v. slav. zeravî 'grue'
(Curtius^ 175sq. Fick I"* 403. Etc.). R. imitative ^er 'crier'.
1) KÔvabor oiaYÔveç, Yvâ6oi Hésych., sans ethnique, est macé-
donien pour Hirt Indog-. II 603 et Hoffmann Die Makedonen 52.
— 145 —
■fépaç, pi. lioni. -fépa ion. '^épea n.'*âge, *piivilèire de l'âge, part
d'honneur, prérogative'; àTépaffTOç 'non lionoré'; Yepapôç 'véné-
rable'; -fepaîpiAJ 'honorer'. Voy. s. v. T^pujv et cf. Osthoff Tô
YÔtp T€paç ècrii Y€p6vTUJvStrassb. 1906 (bibl.) = IF. XIX2178qq.
TépTepa* TToXXd Hésych. Voy. s. v. YÔpTapa et aYeîpuu.
•f ep f Épi|aoç''qui tombe de soi-même' (fruits mûrs, olives, figuesj :
skr. (jargdrah 'caduc, fragile, flétri', cf. Yépuuv. — L'étym. sém.
(Lewy Frenidw. 24. Uhlenbeck Ai. Spr. 98) est à écarter.
Téppov 'objet tressé avec de l'osier, bouclier, mantelet de siège,
claie, auvent, etc.'. Cf. xâppa* pdpboç crét. YÔpcrava" qppuYava
'broussailles' Hésych. v. norr. liarr 'bosquet, fourré'. R. ger
'tourner, tresser'. Lidén Stud. 7 sqq. [Arra. car 'arbre'? Pe-
derseu KZ. 38, 194.]
Tépujv, -ovTOç m. 'vieillard'; Tépaç n. (voy. s. v.); ^epaioç 'vieux'
(mais Y^pami Z 87 etc. 'femmes de qualité'); boni. Yepovjcrioç
'concernant les vieillards' (< *Y€povT-io-ç); Yepouaiâ lac. Yeptuïcx
crét. YCpovTÎâ f. 'assemblée des anciens'; YnP«Ç «• etc. (voy. s. v.) ;
Ypaûç f. (voy. s. v.) : skr. jdran (= -^épvjvj 'infirme, vieux, vieil-
lard' ossète ziirond 'vieux' skr. jârati 'rendre infirme, faire
vieillir' jarawdA 'caduc' Jar«s- ï. jarà f. 'le fait de vieillir,
âge' jarimâ m. 'âge, faiblesse de l'âge' jiryati 'se flétrir,
vieillir'ji'<r?m^ 'flétri' zd za")'van- 'âge, le fait de vieillir' pers.
mod.^ar 'vieillard' arm. cer 'vieux, vieillard' (Hubschmann Arni.
Gr. I 456) V. slav. zîréti 'mûrir' su zorî 'mûr' (Curtius^ 176.
Fiek P 52. Osthoff Tô Yàp ïépaç p. 6. = IF. XIX 222); base
gerè 'vieillir' (Hirt Abl. § 2o9). — Arm. carat/ 'serviteur' (Pe-
dersen KZ 39, 398) est à écarter (: ags. cierran 'tourner' Lidén
Arm. Stud. 51 sq.).
YeOiu 'faire goûter' Yeûo)Liai 'goûter'; yêucttoç 'dont on peut goûter':
skr. jûsfih 'preuve d'amour, faveur'Jd.s^/? 'contentement, satis-
faction' jusdtê 'jouir de' jôsâyatë 'trouver plaisir à' justdli
'souhaité' zd zao.sa- 'plaisir' zaos- v. pers. daii.s- 'prendre goût
à' zd zusta- 'aimé, souhaité' lat. gusto 'goûter' gushis 'goût'
dëgûnô i^-gus-no) 'goûter' (Festus) irl. -gussim 'je souhaite'
{<*gusti6) fogu 'je choisis' {<*-gtisîi) do-i'ôi-gu'eWgit' etc.
(Fick II* 115) got. l-iîisan v. h. a. v. sax. kiosan 'choisir' got.
Jcustus (= lat. gustun) 'épreuve' ga-kusts (= skr. jihiih) 'essai'
10
— 14G —
lausjan ( = skr. jOsdyatë) 'essayer, {i:oûter' v. h. a. v. sax.
Lostôn (= lat. gustô) ags. costian 'j^ofiter' etc. (p. ex. Curtius^
177. Fick I" 49. 214. 429. Zupit/a Giitt. 194) alb. desa
(< *^eM.s'-) 'j'aimai' (G. Meyer Alh. Spr. 64).
-fe'fpOpa béot. péqpOpa lac. biqpoupa (Hcsych.) gort. béqpOpa (GDI.
5000 II b 6) f. 'chaussée, pont'. Etym. inconiuie; voy. Solnisen
KZ. .^4, 545 n. 1. Javlenija p. 5sq. — Aini. lamurj 'pont'
(Bugge Beitr. 22 sq ) est à écarter (Hiibschniann Arni. Gr. 1 457).
Tn doi'. Y« cypr. lu. boni. Yotîa (< *TâFia Hrngnian IF. XV 95 bibl.)
ion. xér) f. 'la terre'; Y(ibiov 'petit domaine': YnT^e^ov 'fonds de
terre'; YeuupTÔç ' < '-'TaPopYoç) lac. YaPepTÔp ''Hésycli. < *fâFep-
'fôçj m. 'laboureur'; lier, faïuûv i vo}'. s. v. i; boni. Yan'ioxoç ^ voy.
s. V.). Etym. inconnue.
TViOéuu dor.YàOéuu'se réjouir' <'''-faFeeéuj = lat. gaadeô<, *gduldeô
<. *yâuedhei6; pf. Y€Yr|6a dor. YtïâGa'ctre joyeux'; bom. YCtiuj
(< *YaFiuu) Yoivupai (< i. e. *ga né-u-mi) 'se réjouir'; y^voç n.
(voy. s. V.) nom postverbal abstrait de Yâvupai ; YctOpoç 'fier' (voy.
s. V.). I.-e. *gûu- 'se réjouir, se rengorger' (Curtius'' 172. Fick
I^ 397 sq. Brugmann Ber. d. sâcbs. Ges. d. W. 1899 p. 213);
cf. lit. dzinugiiis diiaûhtis (pour ^gaudéim) 'se ré_jouir' (Hirt
BB. 24, 280). — V. slav. govèti 'religiose vereri' (Pedersen
KZ. 38, 199; cf. lat. faveô) est à écarter (Walde 260).
YnpâiAj 'vieillir' < YHpâpi cf. ptc. prés. yhP^Ç P 19^ inf- prés.
Ynpâvai aor. i-^\\çià(5o. èYiipnv; -r|- pour -e- daprès son contraire
fiPàuu 'être jeune', d'où Y^potç '*âge' (voy. s. v.) > YnP«Ç gén.
Ynpaoç Yiipuuç n. 'vieillesse' y^IP^ioÇ YnP«^toç (YepaXéoç llésych.)
'vieux'. ()stboffTÔYàpY6potçp.20s(pp(bil)l.i. = IF.XIX2r37sq(i.
Yvïpoç dor. Y«puç. uoç f. 'voix'; Y'ipûuj 'faire résonner; célébrer';
rappiiupeGa" Xoibopoûpe6a Hésycii. : lat. garriô 'bavarder' gar-
ruJus 'bavard', v. irl. gairni gall. etc. ga7'ni 'cri' (< celt. *ga7'-
nmeji-) y. irl. gôir gall. gawr 'clameur' etc. (Fick II** 106),
V. b. a. kavd 'plainte' got. kara ags. ceoru 'souci' v. sax. kann
'plainte' norv. dial. harra 'caqueter' (Bugge BB. 3, 104 1, ossète
zarln zm'ui/ 'cbantcr' zar 'cbant', R. gdr (Zupitza Outt. 78).
D'autres mots de sens analogue se rattachent aux II. imitatives
gUer (cf. s. v. beipiâv) et ger (cf. s. v. Y^pavoç), p. ex. lit. garsas
'son' ginh girti 'louanger' skr, yVîm^^ 'retentir' gf?v/rt// 'chanter',
— 147 —
sans que le départ soit toujours possible (cf. Zupitza 1. cit.
Walde 260).
YÎfapTOV 'pépin de raisin; pi. marc de raisin' :lat.5rm?Jt<w 'grain,
g-raine' = v.irl. (jrdn 'granunf gall. grairn, got. IxCiiïm v. li.a.
etc. covn 'grain', lit. ai mis lett. firns 'pois' v. pruss. syrne v. slav.
.srwwo 'grain' , akv. j/rndh 'fragile'; i.-e. *gerâ^- trans. 'user par
le frottement', intr. 's'user, devenir caduc, vieillir'; cf. aussi
V. li.a. l'erno v. norr. kiarne 'noyau' et voy. s. v. -jépMV ïnpaç
fpaûç YtPTtpiMOç yvpxç '{pv}xéa. Curtius^ 176. Vanicek Lat.
Spr.--* 80 s(|. Fick I ' 432. Etc.
YiYàç, -avToç ni. 'géant'. Appartient peut-être à un *TiTaivuj,
R. gen 'gignere'; le mot rap})elle en mCMue temps lat. ingent-
(cf. skr. (hhhra- 'monstrueux'?); cf. Wolde :î02 ^hibl.), Brug-
mann Grdr. IF, 1, 424.
Trfïiç, -îboç f. 'rave'; tittî^iov 'carotte sauvage'. Fick I^ 433
en rapproche lit. im^/iwis- 'populage' Qi%\w. jiïdginl jhinjhïkà,
noms de plantes inexpliqués pour Uhlenbeck Ai Spr. 100. 104.
TrfYXu^oç épid. yûyXuiuoç m. 001.3325, 74 'charnière; articu-
lation des membres': V. h. a. c/w?ri 'pince', pour Prelhvitz- 94.
TÎTTPâç, -ou m. YÎTTpoç m. 'fifre phénicien'; YiïTPttVTÔç 'joué sur
le fifre'; Yi^Y^apoç (dissimilé de *TiTTpapoç) m. 'fifre égyptien'
(Poil.); YiTTPÎwr oùXoi luiKpoi Hésych. Formé par redoublement
et dissimilation (r-r>n-r, cf. p. ex. Solmsen KZ. 34,21) de R.
ger 'crier, appeler, etc.' (voy.s. v. Y^pavoç YHpuç), cf. lat. gin-
gr'ina 'fifre' giiK/rîye 'jargonner' (oie) gingritiis 'cri de l'oie'
pamph. ZieiYapà 'cigale' Hésych. (Fick I'*408\ puis m. h. a. Tcrl-
ze7i 'gémir' krtxchen 'criailler' (Persson Wzerw. 195). — Sur irl.
giugrann 'oie beruache' (Fick 1. cit.) voy. Fick II* 109.
TÎYVOnai 'devenir, naître', aor. 3.pl. i-^ivovio = ?kv. ajananta,
pf. YÉTOva YéY«MÉV ptc. YCïa'JUç (voy. Pirugmann Gr.Gr.-' 84);
YÊVOç n. (voy.s. V.); Y^venip, -fipoç Yevtiuup, -opoç 'père' fém.
YevÉTeipa; Y^veiti f. 'naissance'; Y^veaiç, -euuç f. 'origine'; Y^ved
f. 'espèce; génération; descendance'; Yevé6X)i f. 'race, famille';
Yévvaf. (voy.s. V.); — yôvoç m. yoviî f. Yoveûç m. etc. (voy.s.v.
Yavoç); — -YvnTOç (bi6-, Kacri-) 'né'; YvrjCTioç 'de naissance lé-
gitime'; YvuJTÔç 'parent' (voy.s.v.); — veoYvôç 'nouveau-né';
"OiaÔYVioç 'de même race'; etc. Skr. jdn(tfi /A zan- 'procréer,
— 148 —
enfanter' (= v. lat. prés, genunt) skr.jdnah n. 'race' (=-févoç
lat. genufi voy. s. y. )j anima n. 'naissance, origine, descendance^
etii.' janità 'procréateur, père' (cf. Y^verrip lat. genitor) jànitri
'mère' (cf. TCvéTeipa lat. genetri-x) jdnah m. 'créature, horame^
race' zd -zana- (=tôvoç) skr.jâyatè zd zayeHe 'naître' skr.
jatâh zd zilta- 'né' skr. jâtih f. 'naissance, race' jnâtih m. 'pa-
rent' etc., arin. cin 'naissance, origine' cnanim 'je nais' (Hiibsch-
mann Arm. Gr. I 456), lat. gignô (cf . TÎTV0)Liai) pf. genu'i 'engen-
drer'grêws gén. gentia 'race, famille, souche' genius 'génie tu-
télaire' nâscor 'naître' gnatus uâtus 'fils' pélign. cnatoin 'nati.s'"
lat. nâtiô 'génération; race; peuple' ombr. natine 'nationc,
gente' Vài.Genita Mana nom d'une divinité (= osq. Genetaî
dat. sg., gr. TÊveTri) et hep d'autres (voy.Walde 265 sq.), v.irl.
pf. ro-gênar 'natus sum' fut. glgnid 'nascetur' gein 'naissance'
gall. geni 'nasci' v.gall. -gint 'enfant' ogom. inigena v.irl. ingen
'fille' gaul. Boduo-genus Litu-genius Ate-gnia Cintu-gnâtu)f-
'premier-né' etc. (Fickll'' llOsq. Henry Bret. 131), Rgs. cennan
'procréer' v.h.â.Jdnd'ewïani' got.kuniv.h.a,. cunni 'race' got.
airpa-kunds 'né de la terre' knôps {<C*gnâti-s = lat. [g]ndti-6)
v.h.a. chnôt chnuat 'race' v.h.a. etc. chnuosal 'race' got. Tàn-
dins 'gouverneur' (dérivé par ino- d'un *kindi-z cf. lat. gètis^^
zd fra-zaHiti- 'postérité') v.h.a. Jcnabo 'garçon' (ceci d'aprè*
Hirt PBrB. 23, 306), lett. fhôfs 'gendre' (cf. s. v. yaiiPpôç yôilioç;.
CurtiusM75. Fick P50. 214.430sq. Zupitza Gutt. 193. Etc.
I.-e. *genè- geno- 'gignere' (Hirt Abl. §319. BrugmannKVG.
149).
f iTViûcfKa) épir. yvi-Oo"kuu, aor. eyvujv 'apprendre à connaître';.
YVUJTOÇ 'connu'; fvOùaiç, -euuç f. 'connaissance'; yvOùina n. 'signe
de reconnaissance'; YVuO|Liri f. 'intelligence, etc.'; fv^jairip, -f^poç
'celui qui sait; répondant, garant'; Yvuûpijuoç (voy. s. v.); YÉYUJva
(voy.s.v.); — àYVoéuu 'ignorer' (<*à-Yvoo-ç *Yva-Fo-ç cf. lat.
cognitus 'connu' <j^-gna-to-s Brugmann Grdr. IF, 1, 203);.
ôtYVOia àYvoiâ f. 'ignorance'; àYviLç, -Ojtoç 'inconnu'; etc. Skr.
jndtâJi 'connu' (= yvujtôç lat. [g\nôtiis irl. gnâth) jnunam 'con-
naissance'j/îâ^et zd ènatar- 'connaisseur' skr. Jdiiâti 'connaître'
{iponr *janâfi cf. lit. zino 'il sait' <*^«w-; aryen *zànâti d'après
*zdtd-s <*gntô-s Brugmann KVG. 130. 511 bibl.) zd 2. pi
î>^
— 149 —
-zânata V. pers. ipf. 3. sg. a dànâ 'il savait' zd uxàa-sna- 'con-
naissant les maximes' v. pers. subj. xsnasàtiy 'qu'il sache' zd
d-za*nti- 'compréhension, interprétation' paHizanta- 'reconnu',
firm. caneay 'j'ai connu' canawth 'connu' (Hiibschniann Arm.
Gr. I 455 sq ), alb. iïeh 'tu connais' (e<ô) lîoh 'je connais' (G.
Meyer Alb. Spr. 314), lat. gnôscô (=épir. yvuOctkuj) nôscô 'ap-
prendre' pf . nôvî (cf. skr. iptjajnâu) norma 'équerre' {<*gnôrîma
cf.Walde417)^>?ârw.s' 'qui saW ignôrô 'ignorer' etc., irl. ad-gën
'cog-novi' g7iath 'connu, accoutumé' gaul. Kaxou yvâxoç ^jjo-so-
(jnatus gall. mod. gnaicd 'tenu pour' (etc., cf. Fick 11^ 116.
Henry Bret. 11), ags. cndfcan v. b.a. chnàmi 'savoir' {à < i.-e.ë)
einchnuadil 'insignis' cnuodelen 'donner un signe de recon-
naissance' got. Tiunnan 'reconnaître, connaître, savoir' (kann
prêt, kunpa) v. h. a. etc. kunnan 'savoir, pouvoir' got. kannjan
'faire connaître' v. h. a. -kennan 'connaître' got. kunpi 'con-
naissance' kunps v.h.a. kund 'notoire' etc., lit. éinaù z'niôti
'savoir' (<i.-e. *gnnd-ti) pa éîntas 'connu' éénklas 'signe' etc.
v. slav. znajq znati (< i.-e. *gnO-) 'connaître' *znamp ( —-{vw^a
lat. *gïiômen) znakû 'signe'. Curtius'^ 178sq. Fick 1'^ 51. 215.
431. Zupitza Gutt. 193. I^ltc. I.-e. *genê- *genô- 'savoir, con-
naître' (Hirt Abl. §321); l'identité de cette base (par le sens
de 'être mentalement capable') avec *genë- *g('nô- 'gigncre' (par
le sens de 'être physiquement capable, pouvoir engendrer') est
incertaine ^).
1»om. YÎ^âYOç. Voy. s. v. fâ\a.
fXâZ^uu 'faire retentir (un chant)' Pind. fr.97: v.norr. klaka 'clan-
gcre' m. h. a. Mac 'craquement' klecken 'frapper bruyanmient'
ags. clacu 'combat' irl. glàm 'clameur' {<*glagmâ). Fick 11^
119. Zupitza Gutt. 211. Onomatopée; cf. KKâlix).
1) yivoiaai YivôiaKUj sont des graphies de l'ion. -att. d'époque ré-
cente (TÎvo|uai dans des inscv. ion. depuis le Ve siècle, dans des in.scr.
«tt. depuis environ 300 av. J.-C, cf. Meisterhans-Schwyzer p. 177sq.),
•de même dor. yivoiuai yivibcrKU) thess. fivv^iévav béot. T>vioû|Lievov. -fv-
dans YÎïvo|Liai etc. représente -tdn- (exprimé par -vv- dans gort. yivvô-
lievov); il y a eu vraisemblablement dans tous ces dialectes chute de
%» avec allongement compensateur (p. ex. Yivo|uai), bien que v puisse
sporadiquement fig-urer l'ancien degré »/i. Cf. Brugraann Grdr. 1-661.
K\G. 107: voy. aussi Hoffmann Gr. D. III 374.
— 150 -
YXûjaujv -fXaiuupôç f^ajuiûbriç EM. TXâiauHoç EM. i <*TXa)no-)iuEoç
cf. laûEa 'mucosité') 'chassieux'; att. ^Xainàuj Poil, avoir les yeux
chassieux'; yXtimîov Hpc. 'petit <;rain de chassie' : lett. glemati
'mucus' glumt 'devenir visqueux' iFick BI>. 3, 32o. 17, 321.
Wb. I' 412) néeil. Tclam angl. dammy 'collant, gluant' (Prell-
witz2 95. Zupitza Gutt. 146. Wood IF. XVIII 41 j.
YXauKoç 'brillant: de couleur glauque, d'un vert pâle ou gris';
hom. ptc. fXauKiéuuvY 172 'aux yeux glauques' ilion); -fXaÛKiov
sorte de pavot; canard sauvage aux yeux pers; TXaÛKOç ni. pois
son de mer d'un gris bleuâtre; YXauKÎaKOç ni. poisson; plante
(= YXavjKiov?); YXauKuûip m. f. yXauKiJÙTnç, -iboç f. 'aux yeux
brillants ou pers' (serpent; Athéna); dor. fXaùE att. TXaûE, -kôç
f. 'chouette' (hypoeoristique de YXauKuÙTriç Prelhvitz^ 95); bia-
YXaùcrauj 'briller d'un vif éclat'. Rapport probable avec tXaivoi
YXfîvoç YXrjvri Y^Xeiv YCtXrivri etc , voy. s. v. Y^Xàcu (Perssou
Wzervv. 147); Prellwitz BB. 22, 104 ajoute lit. i?Z^?s 'gris' =
lett. pis 'bleu'; lat. ijalbus 'xXuupôç' est à écarter (Walde 258!;
V. irl. glaus (gl. sandix 'minium') 'rossicoloris' (Stokes KZ. 33,
79) est douteux; v. slav. glaminja 'tison' (Stokes ibid.) est à
écarter (Mansion Gutt. 258).
YXdqpui 'creuser'; YXaqpupoç 'creusé ; ciselé; délicat'; YXàcpu u. 'ca-
verne':bulg. gloh'ixow, fosse' pol. wyglobié wî/glahiac 'creuser,
évider' pourBezzenberger BB. 27, 153 (bulg. glob : gr. pXéqpapov
Prellvvitz^ 78, cf. s. v.). — Lat. glaher'ras, chauve' {<*gladhro-
^ghladhw-, cf. v. h.a. glat '\>o\i, lisse, uni') est à écarter (\Vald(>
267 bibl.).
YXîîvri YXfivoç. Voy.s. v. Y^Xàu).
ion. yXiixuuv. Voy.s. v. pXrix^J^v.
YXià yXîvh etc. Voy.s. v. yXoiôç.
yXoioç (<*yXoi-Fo-ç) m. 'glu, gomme; crasse huileuse'; yXoioOct-
6ai 'devenir visqueux'; YXiâ YXivr) f. (Suid.l YXoiâ ou yXoici f.
(^Hésych.) 'colle'; yXittôv yXoiov Hésych.; YXicfxpoç 'gluant,
visqueux ; tenace' ; YXixoiaai 'se coller à, s'attacher vivement à,
désirer fortement' : lat. glus gén. glûfi.s f. gluten n. {û<.oi) 'glu'
glûtinô 'coller' glis gén. glitis 'humus tenax', irl. glenim ^^^<celt.
^glmàmi) m. gall. gli/ n a f'adhaereo' (Fick IP 120), v. h.a. chle-
oian 'coller, enduire' v. norr. Mina 'enduire' ags. clœg 'argile'
— lf)l —
V. h, a. IJfbiiti 'adliéier' lieiben 'fixer llebên ags. cleoftan 'ad-
hérer' V noir, llifa ags. v. h. a. M'imban 'grimper' m. h. a. Mister
'colle de farine' v. norr. kl'istra 'coller' v. li.a. chleimen 'enduire'
etc., lit. glitùs 'j>lissant' glitè 'viscosité, colle de poisson' lett.
gJiws (=T^oi6ç) 'flascjue' g/iice 'mucus' gl/ff glldèt 'devenir
visqueux' v. slav. glénii 'salive, suc, mucus' glina 'argile' etc.
(Fick I^ 41 1 . ZupitzaGutt. 147. Kluge'= 209 sq. Etc.^, alb. ngit
{*gl'if) 'coller, etc.' (G. Meyer Alb. Spr. ;i09). I.-e. *glei- *gJei-t-
'être collant, etc.'
yXoutôç m. 'le derrière; pi. les fesses' cf. t^gutoç' aqpaipuuiaa
(ttîç KOTÙXrjç) Hésych. • skr. gUn'ih 'balle, pelote' giicldh m
%ow\ç,\<.^'gruda- *glud(i-) gudika gutikd 'pilule'//ô/r^/? m. 'balle'
{<*gôda- '^grôda- *gl6da- = m. b.a. klôz 'boule'; cf. Frôhde
BB. lu, 298 et voy.s.v. YauXôç), v.irl. glô-siiâthe 'linea, norma'
(litt. 'fil de la pelote', glô=ski'. glanh\ Fickll'120i, v.h.a.
chliuwa chliwa 'boule, pelote' kliiri kliuiri 'pelote' RW.knduel
'pelote' (dissini. de *klauel) ags. ctéowen clyicen 'peloton de fil'
m. h. a. 'à\\. kugel 'boule' {<C*klugel cf. rlién. kliigel krugel)
angl. cJot 'grumeau; caillot' m. h. a. Jdoz (gén. klotzes 'masse,
boule' néerl. kloot 'boule, testicule' v.li.a. cMôz 'balle' m. h. a.
/i-/(5z 'boule' etc. (HoltliausenKZ. 28, 283. Kluge'''s.v. v. Persson
Wzervv. loU. ZupitzaGutt. 14()sq.), peut être \\X. gl ùdoju 'être
serré contre' glaudziù 'appliquera' cy/ai^c^w* 'caressant' (Frohdc
1. cit.) et arm. kul 'reploiement, doublement' kluim 'se contrac-
ter, se ratatiner' (Scheftelowitz BB. 28,308). I. e. *gleu-, dé-
veloppement de *gel- 'se former en boule' (cf. lat. galla glèha
globus etc., voy. Walde s.v.v.). — Pour lat. *g/îio voy.Walde
S.V.; lat. glûma 'enveloppe des fruits' est étranger au groupe
(voy.s.v. yXûçiju).
tXukùç YXuKepôç 'doux': YXuKttivuj 'rendre doux'; yXêOkoç n. (gort.
gén. fXeiJKiGç GDI. 4984,4) 'vin doux'; tXeÛKTi scbol. Nie. Al. 171
'TXuKÛTriç'; YXÛKKa* ii YXuKÙxriç et yXukkôv • yXukû Hésych. KK<Cku
<ku); èY-YXv3(jauj Hrdt. 'avoir une saveur doucereuse'. yXukûç <
*bXuKuç(J.SchmidtKZ.25, 153.WicdemannBB.13,302):lat.rfM^-
c^5 'doux' {<*dolucis) base doleuk 'doux' (? Hirt .Vbl. § 527) n.
1) Lat. dulcis <*dulcu- -.iiru). khalçr <i*dylku- Scheftelowitz
BB. 28,290; très douteux.
— 152 —
YXO(piA} 'tailler, sculpter, graver'; TXuqpiç.-iboç f. 'entaille, eDcoche;
ciseau'; Y^ûqpavoç m. 'ciseau, l)urin' ; y^ûtcttiç m. 'graveur ou
sculpteur'; Y^uTtirip m. 'ciseau' : lat. (]luho 'écorcer; écorcher'
glûma {<*glûh-ma ou *glubsma) 'enveloppe des fruits' (Cur-
tius^ 178. Vanicek Lat. Spr.^83) v.h.a. kliohan v.norr.kliûfa
'fendre' v.h.a. kluft 'fente, crevasse' etc. (FickP412. Zupitza
Gutt. 211. Sicbs KZ. 37, 315). l.-e. *gleuhh:
Y X ûj (J (Ja att. T^OÙTTa ion. T^âcrcra f . Hrnd. 'langue': crét. euYXui9(9)oi
'eûcpr|)Lioi' Phaistos GDI. 51 12, 8 (96 avec valeur spirantique, cf.
Brugmann Gr.Gr.^ 106). YXoiffcTa < *TXa)x-ia (voy. le suivant);
le doublet TXuùaaa fXâoaa s'explique par la flexion primitive
fXiîjacra gén. ^yXàoaâç (J.Schniidt KZ. 33, 453 sqq. Kretschmer
KZ. 33, 473). — A écarter : YXOjaaa <ri*glôdhia : v. irl. ad-glâ-
dur 'alloquor' (Wiedeniann KZ. 33, 164); — YXû(T(Ja TXâaaa :
gr. YXà^uu V. norr. Moka i.-e. *gelô- (Hirt Abl. § 273).
yXujxêç f. pi. 'barbes d'épis'; yXujxîç, -îvoç f. 'pointe'; YXûjcraa
ivoy.s.v.):v.slav.(7Zo.geï'épine'. Fick BB. 12, 161. Wb. P 112.
Yvà9oç Yva6|Li6ç. Voy. s. v. y^vuç.
YvdjaTTTUj 'courber'; Yva^TiTÔç 'courbé; flexible'. Voy. s. v. yciili-
ijjôç. — Y.norv.knefeïl 'pieu' v.h.a. knehil 'traverse' pol. gna-
bic gnqbié' presser pour Prelhvitz' 62. -97 (? voy. Zupitza Gutt.
147. Kluge" s.v. Jcnebel).
YvâTTTuu Yvacpeuç etc. Voy. s.v. KvdTTTU).
Yvricfioç. Voy. s.v. Y^ïvoiuai.
Yviqpojv, -ujvoç m. 'avare, ladre' : v. norr. Awe//"pincettes' knifr
ags. cnif 'couteau' ail. kneifen 'pincer' lit. gnybti 'pincer' gny-
Im gncùbh 'pinçon' ('PPrellwitz^ 97. Zupitza Gutt. 148). Si
l'initiale kv- est plus ancienne (Kviqpujv Meisterhans-Schwyzer
74, vers -409), cf. v.norr. htiippa 'heurter, piquer' s.v. kvivjj.
Yvôqpoç. Voy. s.v. bvôqpoç.
YVÙ60Ç n. Lyc. 'lieu profond, creux, caverne'. Etym. inconnue.
Y VUE. Voy. s.v. Yovu.
YvuOpi|uoç 'connaissable; connu'; Yvuupiluu 'faire connaître'; yvuj-
piaiç, -eujç f. 'connaissance'; etc. : lat. nonna {<.*gndrim(j)
'équerre', puis gnarus{<C*yn-) 'qui sait' tiarr6{<*gncir6) 'faire
connaître' ignora 'ignorer' (voy.Walde s.v.) ombr. naratu 'nar-
rato' naraklum 'nuntiatio'; etc. Voy. s.v. YiTvtOcîKUJ.
— 153 —
YvuuToç 111. 'parent; frère consanguin'; jvujTri f. 'sd'ur'. En rap-
port apoplionique avec yvîitoç "né' ('base genèjô) et lat. gnâtu»
<C* gn-) = skr. jâtdh 'fils'; cf. lett. fnôfs 'beau-fils; beau-frère'
skr. jiiôtih ''parent' etc. s. v. YÎTV0|uai.
TÔTTPOÇ •'!• 'excroissance aux arbres; congre' (poisson); YOfïP^vri
f. 'goître'. Voy.s. v. YâïTpaiva.
TOYTÛZiuj 'murmurer, gronder sourdement': skr. (/aïs gûgatr pous-
ser des cris de joie', à côté de jô-guvè j'annonce à haute voix',
R. gVeu 'crier'. Fick I* 406. Voy. s. v. por).
YOYTÛXoç 'rond'; yoytuXîç, -îboç f yoyTÛXh f. 'rave ronde'; yoyïu-
Xibiov 'pilule' ; YOYTÛXXuj 'arrondir'. Contient un redoublement ;
parent de javXàç yûXioç etc., R. geu gou gû 'courber'.
Yoriç, -r|Toç m. 'qui se lamente; sorcier ou magicien (cf. èTiLubôç
'incantator'Eur Baccli.234. Hipp. 1038); charlatan, imposteur'.
Voy. s. v, YÔoç.
YÔ)aqpoç m. '*croc; cheville, clou'; yo^^ioç (ôboûç) m. (= skr.
jamhhgah) 'molaire'; yûM^'I^oiî Y«M9«i ^- pl- 'mâchoires d'ani-
mal', "iôjicpoç = skr jdmhhali 'dent, pl. denture' alb. guègue
bqmp 'dent' (G.MeyerAlb.Spr. 83) v.h.a. chamh y.uorr.kanihr
'outil dentelé, peigne' lit. zamhas 'arête d'une poutre' v.slav.
zqhû lett. fûhs 'dent', i.-e. *gomhhos 'denture, dent'; puis cf.
skr. jdmhhatê jàbhatë 'happer' jambhdgati 'broyer' zd zarn-
hayadwdm 2. pl. 'vous brctyez', arm. camem 'je mâche' {m<imb\
Bugge KZ. 32, 11), alb. hemp "avoir mal' (Pedersen KZ. 36,
334), V. slav. zejya. {<.*gembh-) 'je déchire' lit. çjenibè 'cheville'.
(Fick I' 51 sq. 215 sq. 432. Zupitza Gutt. 192 sq. Hirt Abl.
§643. Etc.)
Yovoç m.YOvri f. 'procréation ; semence, enfant'; YOveOç, -e'uuç m.
'père', pl. Yoveîç 'parents'; yôvi|uoç 'fécond'. Voy. s. v. YÎTVO)iiai.
Y 6 vu gén.YÔvaTOç(<*fOvFaTOç)pl.éol.YÔvvaion.YOÛva(<*YovFa)
'genou'; YWJviâ f. (<*YU)vF-lâ) 'coin'; Tipéxvu 'à genoux' (voy.
s. V.); hom. yvvjE (epiTreivi '(tomber) à genoux'; yvûtt6toç 'tom-
bant sur les genoux' Hésych.; hom. ÎYvôri f. 'jarret' (<*Fi-yvlii'i
Brugmann IF. XVI 493V, hom. YOuvàZ;o)Liai YOuv6o|Liai 'toucher
les genoux de qn. en suppliant' : skr. jânu n. (â<ô, cf. Yiwviâ
ou <o, cf. YÔvu?) pehl. zànûk pers. mod. zânû 'genou', arm.
cunr 'genou' {<*gôn- Hiibschmann Arm. Gr. I 457), lat. gerrn
- In4 -
'genou', puis zd è)tum ace. znnhi/6 dat -ahl. pi. 'j^eiiou' skr. jfw-
hàdh- 'ployant le genoiv ahhi-jnû 'jusqu'au genou' prajnuh zd
frasnuH 'bancal', germ. knu- dans ni. h. a. knoche\\(iiWi\ (d'une
branche), os' liaut-silcs. kmitzen 'être accroupi' got, kniu (th.
kniwa-) v.h.a. kniu kneo 'genou' got. knussjan 'tomber à ge-
noux'(voy. lirugniannGrdr. II-, 1, 181 j etc. (Curtius'' 179. FickP
51.216.4.'>1 sq. Etc ); base.i^ewe?/ 'gcnou'(Hirt Abl.§522. Brug-
niannKVG. 198). — V. slav. .zyt'wo 'membre, jante (d'une roue)'
(Mikkola IF. VI 351 sq.) est à écarter.
Tooç m. 'gémissement, lamentation'; foa'Ju liom. aor. 3. pi. tôov
Z 500 'gémir, se lamenter'; yô»1Ç (voy.s.v.i. *yôFoç a été rat-
taché à poiî (voy.s.v.), R. g'Jett 'crier', son y- provenant de la
forme réduite y^- (cf. yoytû-^^uj 'murmurer'). S'il n'est pas pa-
rent de Pori, Y" représente i.-e. g- ou g- (base goufi Hirt Abl.
§ 399); cf. ags. ciégan {<.*kfmja))) 'appeler' suéd. dial. kaum
'plainte, hurlement' (l^ugge BB. 3, 1 19) v. h. A.kûma 'plainte',
peut-être (i.-e. g-) v. slav. govorû 'Gôpupoç' govoriti '9opuPeîv'
russ. govoritï 'p^lev' lit. gaudkiù gmUH 'se lamenter; hurler;
bourdonner' (Fick 1^406. Persson VVzerw, 197. Zupitza Gutt.
146). -^ Skr. hâvatè v. slav. zûratl 'appeler' (Schuize KZ. 27,
605) v.irl. ^M^A 'voix, mot' (Fick IP 1 15i sont à écarter {R.gheu).
Yop YÔç 'effroyable, sauvage'; fopYm, -oûç f.; YopYOÛa0ai 'piaffer,
s'agiter' (cheval); YopY'J^H' t't yopyujttôç 'au regard terrible'.
Y0py6ç = V. nX.garg gargg 'rude, sauvage', cf. irl. grain 'laideur'
{<ce\t.*grag-tii-s i.-e.^grag-) v. slav, groza 'horror'; i. e. *greg ;
bibl. dans Osthoff Et. Par.! 44sq,
YÔpYûpa ion. YOpYÙp»! f, 'prison souterraine'; Y^PY^pot" aùXiî, hea-
luujTripiov Hésych,, 'conduite d'eau' (gl.). YopT^pa par nivelle-
ment d'une flexion Y^PTûpa gén. YopYiopàÇ (J. Schmidt KZ, 32,
344, Brugmann Grdr. I- 835); forme redoublée de R. Yùp de
Yûpoç 'rond' (Mansion Gutt. 101)'?
ion. Youvéç m, 'hauteur arrondie, terrain en mamelon' <*yovFoç.
cf. thess, *Y0vv6ç dans fôvvoi fovvo-KOvbuXoç localités thessa-
liennes (Fiek BH. 23, 21. 34) et yôvu 'genou"?
Ypâaoç m. 'saleté malodorante, odeur d'aisselle'; YPâcJuuv 'qui
sent le bouc'. Parent de Yépwv Y^IPCÇ Tpaûç Ypaîa skv.Jdrafl
- 155 —
jûratl jh-yati jàryati 'pourrir, se déc-omposer' (Tpâ<*^)v- base
yerd) pour Brugmanu Her. d. siiclis. Ges. d. W. 1899 p. 212.
Ypaûç g'éu. TPâôç (*YpâFôç), lioin. Tpnuç et TPn^ç f. 'vieille femme;
peau ridée (sur le lait, cf. fpdiZuj ''Oter la peau'j; etc.'; -fpaîct
hom. Tpairi, Tpauiç YpaOïbi Call. (EM.), ïpàtç, -îboç f. 'vieille'.
Parent de Yepuuv etc. (voy. s. v.), mais le détail est peu clair
(voy. Brugmann IF. XVIII 429 sq. bibl.; hypothèse d'Ehrlicli
KZ. oS, 67 à écarter); cf. lat. çjfdcastellus 'grison', dim. d'un
*(/rciva.ster tonné sur *(jrcluos (cf. Walde s. v.).
Ypâcpuu 'égratigner, graver, écrire, dessiner', ptc. ypott/^gv (tPÔ-
cpujv) Mélos GDI. 4871 , 2; YpaMM" n. 'lettre de l'alphabet';
■fpaiumî f. 'ligne'; YP«(ptiJÇ arg. él. Ypocpeùç ni. 'scribe, coi)iste';
Ypacpri f. 'document écrit'; él.Tpâqpoç n.'loi'; hom. tPCitttijç, -ûoç
f. 'égratignure' : ags. ceorfan "couper' m. h. a. Jcerhen 'entailler'
Tcerve 'entaille', R. gerph ( Fick I^ 404. Brugmann Grdr. 1 P 924) ;
lett. grebju 'racler, inciser' v. slav. zrèbiï zrèhljl 'sort' v. pruss.
gr2r6/w'*cncoche, nombre' (Kern Tijdschr. v. ned.taal- en Ictterk.
X 198sq.) supposent i.-e. hh.
Tpâuu 'ronger', cypr. impér. YpàcrGi d'un prés. *Tpà(T|ai 'Hoffmann
Gr.D. I 77. 261); Ypâcriiç, -eujç att. KpàcTTiç f. 'fourrage vert' :
skr. grcisati 'dévorer' lat. (jrameii 'ga/on'( <'-^gra.smen, ef .Walde
s. V.) irl.5rmm'bouchée'(<*gfré'.9m6»-Fick II' 1 18) v.norr.Arrts*
'friandise' (Curtius^ 478. Fick P 38. 409); élargissement de
R. 0er 'manger'; cf. s. v. fpiJùvoç. — Arm. «racew 'paître' (Bugge
KZ. 32, 43. 46. IF. 1 444.456) est à écarter (Lidén Arm. Stud. 35).
Tpîqpoç m.'filet de jonc; énigme', plus tard tpîttoç 'filet'; fpîTrevjç,
-€U)ç m. 'pécheur' (Théocr. Mosch.); YpiTreùai ^p'imlM 'pêcher;
Ypîcpeûuj 'parler par énigmes'. Pour Lidén Stud. 9sqq. fpîcpoç
<*gr-î-hho- : m. h. a. krëhe 'corbeille', puis v. norr. IxiarfTcerfi
'fagot, paquet' skr. grapsa- m. ou n. 'faisceau', R. ger 'tresser'
(cf. s. V. xéppov) ; got. greipan (<i.c. gh-i 'saisir' est à écarter ^).
TpO|Liq)àç, -àboç et YPO|U(piç, -îboç f. 'vieille truie' : lett. grumba
'ornière' grumht 'rider', R. gremhh 'fouiller, crevasser, pour
1) Zupitza Gutt. 171 . avec d'autres, rattaclie skr. ijrapsa-
<^*ghrabzha- à grhhnàti '.saisir' lit. </rëbiii yrépti 'prendre, saisir'
V. h. a. gai'ba "gerbe'.
— ]5f) -
Prelhvitz^ 99'). — Lat. scrôfa 'truie' (8I0I/. H.Gr.1 132. Lat.
Gr/'57) est à écarter.
Tp6v9oç m. 'poing; paume (mesure)' :skr.^rrtw^^/'^ 'nœud' v. h. a.
hranz 'couronne', pour Fick I* 410, Zupitza Gutt. 149, Brug-
mann KVG. 15.3, Walde 276^). — Ypôveoç <*g)-om-dh-o-, cf.
V. norr. hrumma 'main' v. norr. norv. kremja 'broyer, contu-
sionner' suéd. krama 'presser avec la main' v. h. a. krimman
'presser, gratter, pincer', puisskr. grâmali 'troupe, tas; commu-
nauté, village' \Rt. (jremium '*brassée; sein' v. slav. gramota
'monceau'' gramada gromada 'grand tas, masse; communauté
rurale', R. //rem 'saisir, prendre et serrer dans la main, etc.', élar-
gissement de R. ger dans gr. àYeipuu lat. grex etc., pour Lidén
Stud. 15sq.
Tpû grognement du porc-^j; TPÛZ^uu «*Ypubiu); 'grogner'; TPÛXoç
et YPÛXXoç m. Tpûcrcruuv m. (gl.j 'porcelet'; YpOXi^uj 'grogner';
YOYTpû^eiv Tov0opùZ;eiv, tô tùç ùç qpiuveîv Hésych. : lat. grun-
diô grunniô 'grogner'=v. h. a. grunzîan 'grogner' (absence de
mutation dans l'onomatopée) v. norr. krytia krutta 'gronder'
(Fickl* 411).
Ypû|Liéâ YpO|ueid (et Ypufaaià mss.) f. 'friperie; restant de poisson;
sac à friperie'; YPUTri f. 'friperie; chiffonnier (meuble; Sappb.,
cf . YPùToboKri m/sens)': lat. <7mw/*i''*terrc grattée et amoncelée,
tertre' (Osthoff MU. IV 124) alb. grime 'mie de pain' (G. Meyer
Alb. Spr. 130) ags. crûme b.a. krûme 'mie de pain, pi. miettes'
V. h. a. chroiiwôn ail. krauen 'gratter' (Kluge'' 228) R. ger (base
gerâ^) 'frotter, user', cf. s. v. y^'p^Jv yît«Ptov (Pcrsson Wzerw.
124). — Lat. scruta n.pl. 'vieilles nippes' est à écarter (Persson
1) Zupitza Gutt. 150 (bibl.) rattache les mots lettes à v. h. a.
krimfan 'se racornir' v. slav. griibavû pogrubljeîiû 'ridé' slov. grbanec
'ride' lit. gârhana 'boucle' irl. gerbach 'rugosus' (avec Bezzenberger
dans Fick II* 112).
2) En outre lit. grandis 'bracelet' irl. grinne {<C*gre7idio-)
'fascis. fasciculus' pour Bezzenberofer dans Fick II' 118.
3) Pour schol. Ar. PI. 17; YpO 'saleté sous les ong-les', d'où 'un
rien' pour Hésycli. et BA. 228; cf. oùbè YPÛ àiroKpiveoeai, laribè ypi)
<\éYeiv); si Ypù est apparenté à Ypufl Ypû|uéâ, il signifie 'miette'; voy.
Clemm Curtius' Stud. III 294 et cf. dès lors pour le sens v. fr. ne . .. mie.
— 157 -
1. cit. Walde s. v.); lat. crumêna 'escarcelle' (G. Meyer^ 334)
est obscur (emprunt? Walde s. v.).
Ypùvôç ou Tpouvôç m, 'bois sec, fagot' (Lycophr.) : lett. grufdét
'brûler sans flamme, couver' pour Prellvvitz^ 100, avec doute;
cf. rpiJveiGv ou rpûvoi ville de l'Éolide (Fick BH. 23, 22. 213).
f pùTTOç 'crochu; au nez aquilin'; YPtiTTÔo^ai YPùTTmvu) 'devenir
crochu'; Ypu|UTràveiv' YPUTTOÛaBai, (TuYKCtiuTTTeiv Ilcsych.; TPÛU>
gén. YPûTTÔç m. 'griffon' (d'après son bec et ses serres crochus) :
v.h.a. chrump 'courbé, arqué, tortu' {<*grumpô-), puis v.norr.
Jcryppell 'homme estropié' kryppa Icroppa 'bossu' bav. Iriipf'en
'se courber' v. norr. kriûpa ags. créopan 'ramper' (Kluge*' 229.
Zupitza Gutt. 212. KZ. 36, 244;? Ou parent de v.h.a. cJirou-
wil 'trident, serre' chrouwôn 'gratter' (cf. s.v. ^Ç)v\xéd. Prell-
witz2 100)?
Ypiîjvoç 'rongé, creusé'; tP^vri f. 'caverne; pétrin', -fpujvoç
<*YpujO"-vo-ç cf. Tpâuj 'ronger'.
f OaXov 'courbure, cavité, vallon, etc.'; még. T^âXâç m.ou-fuôtXâ
f. 'coupe à boire'; èYTuaXiZia) 'mettre dans la main' : lat. vola
(<*gu ela ou *guoI-(( i 'creux de la main' zd gav- gava- 'main'
gû-naoHi 'procurer' lit. gàunu gduH 'obtenir' lett. gûju gût 'at-
traper' gr. èTTÛn (voy.s.v.) (Fick 1* 407 sq. Prellwitz BB. 21,
163. BarthoIomaeAiran.Wb.504) v. norr. A.•^iZ« 'tumeur' m. b. a.
AûZe'fosse; tumeur; têtard' v.irl. ^^7a/^A 'épaule' (<*geM-/ô»- ou
*gou-lôn- LidénArm.St. 116) arm. kalum 'je prends, je saisis'
{<*gu-dl- Lidén op. cit. 126). R. geu gou gû gu 'courber'; voy.
s.v. Yauaôç Y«U^ÔÇ T^tiç Y^îov Y^PÔç-
YÙY11Ç m. oiseau fabuleux : lit. gtcéut/js 'cigogne' guéps 'gésier'
V. norr. kok 'gosier' kokkr 'coq' kiûklingr 'poussin'. Lidén
Uppsalast. 92 sq.
YÛr|ç, -ou m. 'bois courbé (de la charrue); mesure agraire; pi.
terres'; (dpoxpov) aÙTÔYuov '(charrue) dont le bois courbé fait
corps avec le soc' (Hés. Trav. 433) : gr. YÛaXov y^iov Yûpôç
etc. (voy.s.v., R. geu 'courber') lat. (oscoombr.) bûra bûris f.
m/sens imbûrus 'recourbé' (Fick BB. 17,321. Wb.IM06; diffi-
culté phonétique; hûra <*guôsà? Voy.Waldes. v.).
Yuîov '*courbure, genou, jambe; pi. meuibres, (juriipôç) sein';
dlucpiYuoç 'à double poiutc? (Hom.); aux membres robustes?
- 158 —
(Soi)li.)';liom.ù)a<piTurieiçél)itli.(rHéphaistos^aiix bras robustes?'
ou mieux 'boiteux des deux jambes?' fcf. fuioç et KuXXoTTobiujv
0 31-51) : gr. YÛaXov T^poç etc. (voy. s. v.).
Tuiôç 'estropié, infirme'; y^iouj "rendre boitcux':g'r. rupôç faucrôç
etc. et voy. s. v. fuîov.
-fùXioç YuXiéç m. 'havresac' : v. h.a. kiulla 'besace', puisv.uorr.
hûla 'tumeur' (Fick 1*406; slov. mod. i<</y 'durillon' (Zupitza
Gutt. 145). Voy. s.v. YÛaXov.
TUjuvôç 'nu'; YU)iivâç, -dboç'qui s'exerce nu"; ^\)\xvàl\ij 'faire faire
nu des exercices corporels'; Y^invotaiov 'lieu d'exercice'. Cf. skr.
naqnâh /A mayna lat. nàdus {<*no[g]uedo-s) v.irl. nocht gaW.
noeih (<celt. *nokto-s Fick 11^ 195) got. naqaps v.h.a. nackut
nahhut ags. nacod v. norr. noMuedr lit. nûgas (<i.-e. *nôglio-s}
V. slav. nagu 'nu' (p. ex. Fick I' 99. 272. 504 1. Difficultés phoné-
tiques; i.-e. *nogVnôs skr. iwtjudh zd *nayna- diss. en mayna-
(Justi) gr.*vi)Yv6ç diss. en *)hutv6ç>tumv6ç par métathèse? tu|li-
vôç + *vuYv6ç > *vu|uv6ç diss. en Xu|uv6ç Uésycb. V ou i.-e. *tio-
gUmô-s (lloltliausen An/, f, d. Altert. 24, 34) /d *nayma- >
mayna- par métathèse, gr. *vuym6ç (cf. cypr. aTToXÙYiuaTOç • ùtto-
YÛjLiviuO'iç Hésych avec Xuym- diss. de *vuy|u-? Autre hypothèse
Hoffmann Gr. I). 1 108. 224)> *|uuyv6ç> Yu^véç■?
Yuvr) (<i.-e. *gL'^7i(l-) gén. YuvaiKOç f. 'femme', béot. pava (<i.-e.
*gfMw«â-) PavfÎKaç * YuvaÎKaç Hésych. : véd. ganâ- (= pava) gnâ-
(<i.-e. *gVn(ï ) 'femme céleste' zd ganâ- ynû- skr. jânih jâni
■jâni- '/A Jailli- pers. mod. zan 'femme' arm. kin (<i.-e. *g>Jen-
o\\*gl'ên-) pi. A7/»f«Â7i(< i.-e. *!/'-' ?î"-)'épouse'(Hiibsehmann Arm.
Gr. 1 460) v.irl. ben (<celt. *henâ i.-e. ^gl'emi-} gén. nind «celt.
%nû.s cf. s.v. |uvdo)aai) bail- (comp.; <i.-e. *gl'nn-) gall. bnii
hen-yw 'femme' corn, benen 'sponsa' (Fick H"* 167) got. qino
(<i\.-e.*gUe7ia) ags. cwene v.h.a. quena v.norr. kona (<i.-e.
^gVyjnâ-) v.h.a. ci^owe 'femme' got. qêns 'épouse' (=skr. -^'^Iw**-)
v. norr. kuœn knân ags. cwên v. sax. qudn v. pruss. genna genno
v.slav. èe)m (<i.-e. ^gVena-) 'femme' (Curtius'' 175. Fick V 34.
196.401. Etc.). [Voy. Brugmann H^\ XXII 171-193 bibl.].
YÛTDV KoiXu)|ua yhç. OaXàmi, Yuuvia Hésych. : skr. gôpàydti '\)vo-
téger' zd gufra- 'profond, caché' v.norr. kofe 'hutte' ags. cofa
— 159 —
'chambre' v.slav. zupo {<.*geupa) 'contrée, territoire'. Johans-
son IF. II ôOscj. Brugruaiin IF. XI 11 1 sq.
TupTotOéç (oxyton Hrdn.) m. '"eorbeille d'osier; nasse d'osier'
<*TOpTaeoç i.-e. '^gorg- élarg-issenient (par redoublement brisé?)
de R. ger 'tresser' ponrLidénStnd. 12(?). — Dissimilé de *Tup-
YpaGoç < *Yup-YP»6oç, cf. Yp6v9oç, pour FickGGA. 1894 p. 233;
à écarter.
fupîvoç YiJpîvoç m. 'têtard' : gr. Tf'PÔÇ (voy.s.v.) et cf. ni.b.a.
kule (ail. kaul-quappe) 'têtard' s.v. YÛaXov.
YÛpiç i>'én. Y^'peuuç f. 'fleur de farine'; YûpiTriç m. (âpioç) 'pain
de fleur de farine'; Y'^'P'vr) f. sorte de gâteau, y- devant u est
ambigu; YÛpiç a été rattaché à \?i{. grunum ^^oi. kaûrn v.slav.
zrûno 'g-rain' cités s, v. y^Y^PTov, base gercV- 'user, broyer' l'p.
ex. Curtius'' 170. Waldc 274); — à skr. grdvâ arm. erka7i
(Hiibschniann Arni. Gr, I 444sq. bibl.) irl. bro gall. hreiKui got.
-qairmis lit girnos v.slav. zrûny 'pierre à moudre', lî. gVer,
par Persson Wr/ervv. 124 n.4, avec doute.
Yiipôç 'arrondi, rond' Yûpôç èv a)|uoicJ"iv t 246 'aux épaules voû-
tées'; YÛpoç m. 'courbure, cercle, fosse creusée circulairenient';
Yûpouu 'arrondir, courber (le cou), etc.': arm. cu'r 'courbe' ci-em
'je tords' i.-e. g- (Meillet MSL.VII 165) ou arm. hor 'courbe,
crochu, tortu, etc.' (<i.-e. *gouero-) fcori 'canal' lui-n'àon' (cf.
lett. gurni 'hanches'j kr-iikn 'talon' (< i.e. *garo--^ cf. suéd.
Jeu] a 'cheville') kraij 'tortue* (<*]{uray i.-e. *gûrati) norv.
kûra 's'accroupir' Jxoure 'copeau en spirale; boucle de cheveux'
(<f.-e. *gouro-) lit. gaurai 'poils du corps' irl. gûaire 'cheve-
lure' finn. (emprunt I leuru 'curvus' (i.e. *geu) R. geu gou gû
etc. 'courber', cf. s, v, y«uXôç YCtoaôç YÛilç yuîov yuiôç ^yy^I
(Lidén IF, XIX 341 sqq. Arm. St. lllsqq. bibl.).
YÛq/ g-én. yùttôç m. 'vautour'; rapport probable avec Yûpôç R. geu
gû 'courber', cf. yP^M^ '■ yp^ttoç.
YÛMJOç f. 'g:ypse, plâtre': origine sémitique, voy. Mnss Arnolt Sem.
words 70.
YUjXeoç m., pi. tù f^Xeà 'repaire' : lit. guUs 'gîte' lett. gûla
'couche, nid' (<i.-e. *0ô^) lit. gullù gidtl 'se coucher' (;<i.-e.
*âfo^^-) guUù gulëti'èti'G couché' •) gulta 'repaire'^Fick 1^408) arm.
1) A séparer dès lors de gT, pctWuj voy. s, v.
— 160 —
Tcalal 'repaire' (<i. e. *^/^) v. suéd. kolder 'nichée' (Lidén IF.
XIX 335sq. Arm. St. 48sq. bibl.).
■fuivia f. 'angle, coin'. Voy s. v. yovu.
lioni. fwpvTÔç m. 'étui de l'arc'. Mot obscur; hypothèses de
Fick BB. 17, 213 (: gr. fpoTâ 'chiffonnier' Sapph.; voy. s. v.
YpOliéâ; à écarter), Lewy Frenidvv. 1 80 (< sém. !), Prellwitz BB
23, 67 n. Wb.2 102(!), Pedersen KZ. 39, 380 (: arm. kur '(TKâqpn';
à écarter; cf. Lidén Arm. St. 117 et voy.s.v. yauXôç).
A.
ba- préfixe intensif dans baqpoivôç 'd'un rouge vif bàcJKioç 'aux
ombrages épais' <*aba- = éol. la- (<*bia-) pour Kiihner-Blass
II 325 ; — <*baT i.-e. *dnt, cf. baaiiç<*baTÛç i. e.*dntus, pour
Brugmann Ber. d. sachs. G. d. W. 1901, p. 93.
bâTÔç, -ûboç f. 'poupée de cire des magiciens' (Théocr. II 110).
Etyni. inconnue (emprunt?).
bàeipa '*celle qui sait' épith. de Perséphone < *bacrepm : skr.
dasrdh 'qui fait des miracles' zd datdra- 'habile', i.-e. ^dns-
dans gr. bébae barnuujv àbariç.
bar||uujv, -ovoç 'savant, habile'. Voy. s. v. bébae.*)
boni, barip (< *baiFrip) ace- épa voc. bâep m. 'frère du mari, beau-
frère': skr. dêvâr- (ace. dévdram) arm. taigr géu.taigeriJluhBch-
mann Arm. Gr. 1 496) lit. gén. devers dat. (abrégé) dëcer v. slav.
déverî lat. lêvir -i {^laevir, avec /- sabin et influence de viv)
V. h. a. zeihhur ags. tdcor m/sens; i.-e. *daiuér-. Curtius^ 231.
Fick P 64. 233. 450. Etc.-^)
1) Schuize KZ. 29, 261. Qu. ep. 249 explique baiî^iiuv par *bai-
rilLUJUv : ba(-|uujv m/sens Arcliil. fr. 4, 4 Bg'k et rappelle 6at»îaai • 5ibd£ai
Hésych. d'un *6aiFôç; hypothèse inutile; bai|aujv 1. cit. n'est pas sûr:
d'autres lisent bar),Liov€ç, Fick bd|uov6ç.
2) Gén. pi. bàépwv Ci 762 par abrègement ionien de ô devant
voyelle, à moins qu'il ne faille ici comme Q 769 supposer une forme
spondaïque *6aiFpaiv ou *6aupujv <; *ba[i]upu)v. Brugmann Gr.Gr.^
49. — Lit. nom. Vëi-e = skr. dêcâ gr. bâr]p a été modifié, à cause
du genre et sans doute aussi à cause de dëvè 'déesse', en dërerïs,
— 161 —
hom. bai loc. Voy. s. v. hr\ioç.
att. bai. Voy. s. v. br|.
baibaXoç*) baibàXeoç 'artistement travaillé'; AaîbaXoç; baibàWuu
'travailler avec art' : skr. dâlati 'crever, éclater' dàlayati 'fen-
dre' dalam 'partie arrachée, morceau, moitié' (puis dandd- m.
ou n. 'bâton, gourdin, massue' < i.-e. *dol-ndo- ou ^del-ndo-
pour Lidén Stud. 80sqq.?), lat. dolù 'façonner, charpenter'
dolâhra 'doloire' dôZmm 'tonneau' (Curtius ^ 232), v.irl. delh gall.
mod. delic 'forme, figure' (Fick II* 150) -), m. h. a. zol{l) zolle
'pièce de bois cylindrique, souche, billot' zol 'pouce' (mesure de
longueur) îs-zolle 'glaçon' m. b. a. toi toile 'branche, extrémité
d'une branche' néerl. toi '*cheville; toupie' (Ehrismann PBrB.
20, 59 ; < i.-e. *d/-7io- *d/-7îcï-) v. norr. taïga 'coupe, taille' telgia
'tailler' m. h. a. zelge zelch 'branche' (base dele-gh, cf. lit. dalgis
'faux' V. irl. dluigim 'seindo' in dlung 'findo' Bezzenberger dans
Fick II* 158), lit. dylù dîlti lett. delu dllt 's'user' lit, dalis
'partie' (= skr. dalih 'motte de terre' lex.) v.pruss. dellieis 'par-
tie' V. slav. dola russ. dolja 'partie' v. slav. delûvî 'tonneau'
(Fick I* 456. Lidén 1. cit. bibl.), arm. tai 'empreinte, signe,
vers' talem 'j'imprime, je marque au fer chaud' (^Scheftelowltz
BB. 29, 27). R. dèl (degré réduit ddl) et del 'tailler, fendre,
travailler avec art'; cf. s. v. bâXXei beXxôç briXéo)Liai.
baibù(j(Jea6ai' è'XKeaBai Hcsych., forme redoublée (cf. s.v. bai-
baXoç) : v. lat. doucô (< *deukô) lat. ducô 'tirer, conduire' dux
gén. dûcis 'chef, got. tiuhan (= lat. dûco) v.h.a. ziohan v.sax.
tiohan ags. téon 'tirer' v. norr. tiôa 'suffire, aider' (Roscher
Curtius' Stud. IV 199. Osthoff IF. V 282 bibl.) v. h. a. zotim
V. norr. taumr 'bride' (< prégerm. Hau;^-md- Zupitza Gutt. 75
bibl. MansionGutt.l56.Waldel86. BrugmannGrdr.IP, 1,249).
d'où un gén. dëverês. Brugmann Grdr. II^, 1, 332. — V. h. a. zeihhur
peut-être par croisement avec un mot apparenté cà lit. laigônas
'frère de la femme'. Lidén Stud. 36 sq.
1) Formé par redoublement intensif, cf. 6ai-6ûaa€aeai |aai-|uâuj
nai-TràXXu) iTai-cpàoauj etc. et voy. Brugmann Grdr. II 2, l, 128.
2) V. irl. fo-dâlim 'discerno, sejungo' (Lidén 1. cit.) n'est pas
clair; v. irl. dcil 'bâton, baguette' corn, dele '"vergue' (Lidén 1. cit.)
sont parents de gr. edWm 'verdoyer' (Fick IP 149 sq. Henry Bret. 01).
11
— 162 —
Pour gr. b€UKei • cppovTii^ei et èvbuKéuuç voy. s. v. àbeuKriç ; cf.
encore TToXubeÛKriç et AeuKaXîuJv ('? Fick I* 452. Grammont
Dissim. 91 sq., avec doute). R. deuTc 'tirer' ^).
baîZiuu fut. baîEuj aor. èbdïEa 'partager; déchirer; détruire'; baïK-
Trip bdÎKTUDp baïKTriç 'qui déciiire'. < *ba-Fo-(; 'coupé par mor-
ceaux, détruit' (Schulze KZ. 29, 261). Voy. s. v. baio)nai.
baijuujv, -ovoç m. f. '*dispeusateur, dieu, déesse; ou *échu en
partage, destin, sort' <C*ddi-, cf. baio|aai et v.norr. time 'temps,
heure' ags. tima angl. time prégerm. *tl-man- 'période' (<i.-e.
*cli-; Fick P 450. Persson Wzerw.53. KZ. 33,287). —L'étym.
bainujv < *ba(Ti-|iujv : lat. Ha.si- (avec l- sabin < *dasi-) dans
V. lat. lasês pi. lat. larès larium (Schrader RL. 28 sq.) est à
écarter (/- est primitif, cf. ags. Icés 'pâture' et voy. Walde 325.
707 sq. bibl.; — autre étym. Ehrlich KZ. 41, 295 sqq.).
baio)Liai nioy. 'partager, distribuer', hora. pass. 'être divisé; être
décliiré (niop a 48)'; baiç gén. baiToç f. baiin f. hom. baiTÛç,
-uoç f. X 496 'portion, repas, banquet'; baixujauOv, -ôvoç m. 'hôte':
baiTpoç m. 'découpeur'; hom. bairpôv A 262 'ration'; baivOm
'faire les parts (pour un repas); célébrer par un repas'; gort.
baîcTiç gén. baicTioç f. 'partage' GDI. 4991 IV 25. V 47, KapTio-
baicfiai 'répartiteurs des fruits' 4993; bai)uuiv bdiZuu bàvoç ba-
Téoiuai (voy. s. v. v.). 8kr. dàyatè 'partager, avoir part, com-
patir; détruire' dayà f. 'participation, compassion' zd a-day-
'donner en partage', puis skr. dàti dydti 'couper, moissonner,
partager' dàtu n. datrdm 'part' dàtram 'faux' dhidh 'partagé'
(voy. s. V. bétvoç) ditih f. 'répartition' (Curtius ^ 230 sq.), arm.
ti gén. tloy 'âge, années, jours, temps' (< i.-e. *dlt- ou *dl-fi-
*dl-to- *dl-ta- Lidén Arm. St. 91 sqq.), v. h. a. zlt ^gsJid '*par-
tie, *division, période (de temps)' (<i.-e. *dl-t-; voy. Fick I*
450. Persson Wzerw. 115. KZ. 33, 287. Lidén 1. cit., et cf.
v. norr. time s. v. baiiauuv), lat. dlves 'riche' ('? Lidén 1. cit.).
R. dâ{i) dd{i) di 'partager'; baio)aai <*bai-io-)aai (Persson 1. cit.)
ou innovation pour *bào)iai (— skr. ddyate) d'après fut. baiera)
(Brugmann Grdr. IP 1063. I-' 270; cf. Gr. Gr.^ 300).
1) Alb. nduk 'arracher les cheveux' (G. Meyer Alb. Spr, 301 sq.)
est plus que douteux et ferait poser R. deuq.
- 1G3 —
bdïoç. Voy. s. V. btîïoç.
baipuj. Voy. s. V. bépuj.
baîcppujv, -ovoç 'intelligent, sage, habile, vaillant' <*ba(Ji-, cf.
skr. dasrdh s. v. bébae (Curtius^ 230. Brugmann Grdr. II-, 1 , 78)
+qppriv. — *baFi- : v. irl dôi 'fort' (Fiek II'* 150) et *baFi- : boni,
baï *baF{ loc. 'dans la bataille' (voy. s. v. bri'ioç) sont à écarter.
baîuu (<*baiFuj *baF-iuu)'j 'allumer', lioni. pf, bébrie, ptc. pf. bebau-
laevoç Him. (Ani.) fr. 30 Bgk: bàoç n. batç gén. baîboç att.
baç gén. babôç f. 'torclie'; bâvôç 'bon à brûler, sec' (<*baeivoç
*baFe(T vo-ç Schulze Qu. ep. 167 n.ô); bôtXôç m. 'tison, torche'
(< *baFe\6ç = lac. ba^eXoç Schulze Qu. ep. 475) ; bciXepoç 'brû-
lant'. Skr. dunôti 'i)rûler, affliger, maltraiter' dûndh 'brûlé,
torturé' davâh m. davah m. 'incendie' dôman- 'tourment' (Cur-
tius'^ 231 sq.), wX.dôim 'je brûle' (?Fick 11^ 142;^), y.\\.?i.zuscen
'brûler' (Brugmann Grdr. IP 1037) et peut-être ags. tynan
'léser' V. norr. tyna 'détruire' (Persson Wzerw. 81). R. dau dau
dû duu 'brûler'; voy. s. v. bijr|.
bdKVO) aor. baKeîv 'mordre'; baKexôv bdtKOç n. 'animal qui mord' :
skr. dâçati 'mordre' got. tahjan 'déchirer'; nasale infixée dans
skr. pf. dadqçuh, dûii prés, hystérogène dqçati et extension
de la nasale dans skr. ddçah m. 'morceau' dâstrah m. zd dqstra-
'canine, croc' (Curtius^ 133) v. h.a. zangar 'mordant' v. norr.
tqng ags. tange tonge v.b.a. zanga 'pince, tenaille' (Fick P 64.
234. 451. Zupitza Gutt. 192 bibl.); degré long de la R. dans
fut. briHofiai (ion. bdSeiai Hpc.) et bfîTMa u- 'morsure' (bÔYiua
Nie. Th. 119); degré réduit dans aor. baKeîv (Vendryes MSL.
XIII 64).
béiKpu baKpuov n. 'larme' : v. lat. dacruma lat. lacruma lacrima
(l- sabin) v. bret. dacr- corn, dagr gall. pi. dagrau v. irl. dèr
« celt. *daTcru Fick II ^ 140. Henry Bret. 86) got. tagr v. h. a.
zahar v.norr. tdr 'larme' (prégerm. *^ajr- et ^tâyr- ; Curtius'' 1 33.
Brugmann Grdr. II-, 1, 384); i.-e. *daîcru, dissim. de *drakru,
1) Cf. cor. AibaîFuuv GDI. 3133 a < *AibaFiuiv '*destructeur,
meurtrier' Kretschmer Gr. Vas. 47 sq.
2) Mais m. bret. deuiff bret. dévi gall. deifio 'brûler* < i.-e.
*dhegVh (cf. s. v. xéqppâ) pour Pedersen KZ. 3t>, 323 sq., Henry Bret. 94.
- 164 —
cf. V. h. a. trahan fall. tràne) 'larme' (prégerm. Hrahnu- <
*draknu-) et aim. artasukh pi. 'larmes', sg. artausr < *drakur
(Meillet IF. V 3;»1 ). On a cherché une parenté avec skr. dçru
açrdm zd asrii- lit. aszarà 'larme' ^).
bÛKTuXoç m. 'doigt; doigt de pied'; baKTuXioç m. 'anneau, bague';
baKTuXrjBpâ f. 'gant'. < *baTKuXoç (cf. béot. baKKÙXioç Tanagra
Th. Keinach R. Et. gr. XI 53 sqq.) *dnt-l:u-lo- : m. h. a. zint
V. norr. tindr 'dent, arête, fourchon' v. h. a. zinko m/sens
(<prégerni. *tint-hô). cf. skr. a-dat-kalt 'édenté' {ddnt- 'dent'),
pour Brugmann Grdr. P 870. IF. XI 284 sqq. (bibl.). Grdr. IP,
1, 484. — bàKTuXoç : bctKvo) (Meringer IF. XVII 162) est à
écarter. — baKTuXoç 'datte' est le même mot; l'étym. sém.
(hébr. diqla 'dattier (V / Lagarde, Keller) est à écarter (cf. Muss-
Arnolt Sem. words 107).
bdXXer KaKoupYeî Hésych., cf. lesb. 2[d-br|Xoç 'déchiré' (G. Meyer*
80 sq.) : lat. doleô 'souffrir' doJor 'souffrance' lett. délit 'tour-
menter, martyriser' (Prellwitz BB. 21, 162), transport au do-
maine du sentiment de R. dêl del 'tailler, fendre', cf. s. v. brj-
Xe'oiaai baibaXoç.
bâXôç m. Voy. s. v. baïuu.
ba)idXr|ç, -ou m. 'jeune taureau'; épithète d'Erôs 'qui dompte'
Anacr. fr. 2; ba|uàXri f. jeune génisse'; bà)aaXiç, -euuç f. 'jeune
génisse; jeune fille' : irl. dam 'bœuf (< celt. *damo-s) dam
allaid 'cerf corn, da 'daim', puis v. corn, dauat gall. dafad
bret. dafwad'h^ie ovine' (< celt. *dama-fo- 'apprivoisé, doux'
= gr. -baïaaToç Fick 11^ 141 sq. Henry Bret. 87 sq.; puis gall.
dôf V. norr. ta77ir 'apprivoisé' s. v. baïuàuj); lat. dama 'daim'
est suspect d'emprunt au celtique (cf. Walde s. v., pour qui,
malgré skr. damyah 'taureau indompté' et 'à dompter', le rapport
avec lat. domare gr. ba^doo est fortuit).
1) Hypothèses de Meringer Wiener Sitzungsber. 125 II 35 sq.
(préf. d-; à écarter, cf. J. Schmidt Kritik 158), Hirt Abl. § 686 (i.-e.
*odakru- 'larme', flexion ddkru à[d]kru-hhis\ conjectural), Walde 31^
(i.-e. *akro- 'âpre, amer', cf. lat. iicer, épithète des larmes se substituant
partiellement à *dakru, dont il aurait pris la flexion?), Niedermann
20févr.'08 (i.-e. Hod akru':>*to dakru par fausse coupe); voy. aussi
Wackernagel Ai. Gr. I 262 sq. (bibl.).
— 165 -
hà^aç) gr. bd|uapTOç f. 'femme mariée, épouse'; éol. bô)aopTiç"
Tuvn Hésych. (cf. Meister Gr. D. II 49. Hoffmann Gr. D. II 357).
bd)aap litt. 'qui administre la maison' < *dmni- (R. c?ew 'maison')
+ -ap < *rt{i), cf. lat. ace. artem gr. àpTVJUj è-rrapTriç, pour
Schulze KZ. 28, 281 sq., J. Schmidt Plur. 222; cf. Brugmann
Grdr. IF, 1, 136 1).
èa^àui (pour *ba|Lia|ui, cf. hmn. aor. hàpia-aGa) bà|Livri|Lii baïuvâuj
hapiàloj, ion. pf. béb^rnaai 'dompter'; bjariTÔç Hésych. dor. b|ud-
Toç 'dompté'; b^fjcriç, -euuç f. bàjuaaiç, -eujç f. (schol. Pind.)
'domptage'; b|uriTr|p, -fipoç 'qui maîtrise'; àbd|iiaT0ç 'indonipté';
biLiaiéa' baïuacTTéa Hésych.; hom. àb|uriç, -tîtoç 'indompté b 637;
fig. non mariée'. Skr. dàmyati 'être dompté; trans. dompter'
damdh 'qui dompte' dàmah m. 'domptage' damitâ m. 'dompteur'
(= lat. domitor, cf. gr. TTav-baiiàTUjp ) etc. ossète domun 'domp-
ter' pers. mod. dâm 'animal domestique', lat. doîJiô 'dompter'
{<*doma-i6 = V. h.a. zamôn 'dompter'), v. irl. damnaim 'je
ferme (en liant)' ni-daim ^non patitur' pf. damait- 'passus est'
fo-damim gall. go ddef 'je souffre' gall. dôf (< celt. *domo-)
'apprivoisé' (Fick IF 141. Henry Bret. 104. 141), v. norr. tamr
V. h. a. zam 'apprivoisé' got. (jatiman v. h. a. zeman 'convenir'
1) Pour d'autres, 5ct|Liap (cf. ail. frauenzimmer) est un ancien
neutre (Henry Anal. 118. von Bradke IF. IV 85 sqq. Brugmann IF.
XI 103; pour Danielsson Gramm. u. et. St. I 34 n. 2, Johansson BB.
18, 11, IF. III 227 un cas en -r 'dans la maison', d'où, comme thème
neutre, 'femme de la maison') du type rjuap gén. fÎTraToç, dont le p
s'étendit aux cas obliques lors du changement de genre (Pedersen
KZ. 32, 244); bdfaap *neutr. 'charpente' : v. norr. timbr 'bois de con-
struction' V. sax. timhar 'bâtisse' etc. (cf. s. v. hi\xw bôiuoç) pour Bezzen-
berger BB. 27, 153 scj. — Le rapprochement avec skr. dâràh m. pi.
'épouse' sg. dâràh prim. 'ménage' (von Bradke 1. cit. Brugmann Grdr.
I^ 421, qui pose i,-e. *d7ji-ro- : ô|uâ- 'bâtir') est très douteux; voy. aussi
sur dâràh Johansson IF. III 229 sqq. blbl. {dura- < i.-e. *dôlo- : dor.
ôiùXoç. voy. s. V. boûXoç) et AViedemann BB. 27, 217 sq. {dâràh pi. '*qui
allaite' R. rfâ'"w : ail. zullen 'téter'; distinct de dâràh sg.). — Hirt
Abl. § 344 (cf. Curtius-^ 232. Henry 1. cit. von Bradke 1. cit.) rattache
dâràh 6d,uap à i.-e. *domâ- 'dompter'. — Pour Ehrlich KZ. 38, 88 n. 1,
ôâ.Liap: lit. martï 'fiancée, jeune femme' <; *(^war<i i.-e. *dmortî, mais
cf. SpiTÔ-iuapTiç nom crétois d'Artémis (BpiTo- est obscui*) et lueîpaE
'adolescent' (Wiodemaiin BB. 27. 208 sq.).
— 166 —
V. h. a. zumft f. 'convenance, ordre' (cf. bfifîcjiç) caus. got. ga-
tamjan v. norr. temia v. h. a. zemmen 'apprivoiser'. Curtius ^ 232.
Fick I* 67. 235. 451. Etc. I.-e. *(Vloma- 'dompter' (cf. Hirt
Abl. § 344). Voy. s. v. baïadXriç.
bâvoç n. 'prêt à intérêts'; bàveiov 'prêt, créance, dette'; baveiîiu
'prêter à intérêts', bâvoç, auquel on prêtait le sens initial de
'don', a été tiré de i.-e. *dd-, forme réduite de R. dô 'donner'
(voy.a.v.bibuj^i), p. ex. par Curtius'' 237, VanicekLat. Spr.^ 116,
Brugmann Grdr. P 170 sq., Walde 166. 180; — a été plutôt
formé sur un *bav6-ç = skr. dinâh 'partagé' < i. e. *rfa-, forme
réduite de R. da{i) 'partager' (Fick P 238. 451. Brugmann
Grdr. IP, 1, 256. 526), cf. bdvaç (bavàç?)* jiiepibaç. KapûcTTioi
Hésycli. et voy. s. v. baio)aai batéoinai.
hàl 'en mordant' 0pp. H. IV 60 : bdKvuu 'mordre'; cf. tvûS XdE
ôbdE TTiiH etc. et voy. Meister Herodas 747 sqq.
baTrdvTi f. 'dépense'; bd-rravoç 'dépensier'; ba-rravauj 'dépenser';
bdTTTU) 'déchirer'; baijJiXriç 'généreux' : skr. dàpayati 'partager',
arm. taun (< *dapni-) 'fête' (Pedersen KZ. 39, 350. Lidén
Arm. St. 9), lat. daps gén. dapis f. 'repas, banquet, repas de
sacrifice' dapinô 'servir (un repas)' (= baTravduu) damnum
i<*dapnom) 'amende; dommage, perte, préjudice', v.norr. tafii
'victime du sacrifice; nourriture' (Curtius^ 232 sq. Fick P 64.
450. J. Schmidt Piur. 199 sq.; mais r.h.a.. zebar ags. tifer
'victime' < i.-e. *dipr6- : arm. tvai' '*bétail, bélier, etc.' < *tivar-
i.-e. *dîprrcl- pour Lidén 1. cit.). R. dâp dap 'diviser, distribuer',
élargissement de R. c?â(i) 'partager' (p. ex. Persson Wzerw. 53);
voy. s. V. baio|Liai bdvoç baTéo)uai.
bdrrebov '*sol de la maison; sol' < i.-e. *d'm-pedo- (R. dem dôm
'maison'; Ebel KZ. 6, 79 sq. J. Schmidt Plur. 222, corrigeant
KZ. 25, 146), cf. suéd. to7nt v. norr. topt 'place à bâtir' (< pré-
germ. Hum-fetiz Bugge PBrB. 21, 42), lit. dimstis'Qowy, bien;
enclos' (< *rfm-s<o- 'emplacement demaison'Mikkola BB. 25, 75.
Bezzenberger BB. 26, 167); voy. s. v. bûj êvbov et Tiébov.
delph. bapdTâ f. GDI. 2561 passim, thess. bdpatoç m. 'pain':
skr. dûrva f. sorte de millet (Panicum dactylon) MX.dirvà 'guéret'
m. néerl. terwe néerl. tance 'froment' angl. tare 'ivraie' (Hirt
Indog. II 653).
- 167 -
bapbàTTTuu 'déchirer, dévorer', diss. de ♦bap-bapTTTuu ou *bap-
bpttTTTUJ, cf. bpÉTTUj 'arrachcr, cueillir' (Fritzsche Curtius' Stud.
VI 297. Brugmann Grdr. I* 435. Gr.Gr.^ 80).
bâpeiKoç bâpïKoç (Hrnd.) m. 'pièce d'or', emprunt au v. pers.
(cf. babyl. da-ri-Tcu da-ri-ka), cf. zd za'ri- skr. Mrih 'jaune'
zd zaranya- skr. hiranyam 'or' (p. ex. Horn Np. Et. § 654)
R. ghel, voy. s. v. x\oy\ x^ooç. Le rapport avec Aâpeîoç est
fortuit, mais a pu causer l'allongement de l'a.
(Kaia-) bapedviu 'dormir', formé sur aor. èbapGov, liom. êbpaGov
< *edrdh-o-m:\2ii. c^ormiô 'dormir' v.slav. dr(^w/Y7^rsommeiller'
russ. drematî 'avoir envie de dormir' skr. dràti dràyatë -ti
'dormir' (Curtius^ 233. Persson Wzerw. 68); hypothèses compli-
quées de Pedersen IF. II 309, Zupitza KZ. 36, 55, Hirt Abl.
§228, Walde 184 sq.
att. baç gén. bâboç. Voy. s. v. baiuu.
hom. baaTiXfÎTiç o 234, bacTTtXriç, -nioç épithète des Euménides,
de sens et d'étym. obscurs; cf. Osthoff MU. II 46 sqq. (ibaduç).
Neisser BB. 19, 286. Fick BB. 20, 178 sq. Brugmann Ber. d.
sàchs. G.d.W. 1901, p. 93 n. 1.
baaûç 'épais, touffu' < *baTVJç i.-e. *dntu-s, cf. phthiot. AaTÛou
GDI. 1465 delph. Aàiuç 2502 B 69. 75, etc., puis ba^KÔv baaù,
baa-TTÉTaXov iroXûqpuWov Hésych., ba- préf. intensif (< *dnt,
voy. s, v.), alb. dent 'je rends compact, je foule, je bouche'
pass. dendem 'je suis rassasié à l'excès' (G. Meyer Alb. Spr. 65),
lat. dènseô (pf. dênsl) 'rendre compact' dënsus (< *denso-s
ou *dns-o-s) 'compact, dru, serré', *den-t- et *de7i-s- étant les
élargissements dun *den-; bàaoç n. 'fourré, hallier' est tardif
et a été formé sur bacrûç (Brugmann Ber. d. sâchs. G. d. W. 1 901,
p. 92 sqq. 106sq. bibl.).
haiéo\ia\ inf. gort. baTfjGGai, aor. hom. bàcTcTaaGai att. bà(Ta(y0ai
crét. bàTTa60ai bàz;a9ai, pf. crét. bébaicr)aai (cf. -baiaiai baîcnç
s. V. baio^ai) GDI. 4993 'partager'; bacr^ioç m. (< *baT-cr)i6-ç)
'partage; tribut'; bà(T|aa n. 'part'; baxripioç 'qui distribue'. Con-
tient *dd-t-, élargissement de *dà-, forme réduite de R. da(J)
'partager', cf. bâvoç s. v., abaioç • àbiaipeioç Hésych., v. h. a.
2ef fan 'étendre, disperser' ail. verzetteln 'éparpiller' (Fick P 64.
451. Persson Wzerw, 33. 115 8q.) et voy. s. v. baio|aai bfjiioç.
- 168 —
baÛKOç m. baÛKOV bauKeîov 'panais'. Etym. inconnue.
bauXôç 'épais, touffu'; AauXiç AauXia (Curtius'' 233. Fick BB.
23, 198). < *ba(ju-Xo-ç i.-e. *dnsu-lo-, '^den-s- (cf. lat. dênseô
dênsus) étant un élargissement d'un *den-, cf. *den-t- s. v. bacTÛç
<i.-e.*dw;M-s(BrugmannBer. d.sachs. G. d.W. 1901, p.92sqq.
106 sq.). — Skw dosa 'soir, obscurité' (Bezzenberger BB. 7, 71.
GGA. 1896, p. 961) est à écarter; de même lat. dûrus gaul.
dûnom ou gr. uXri (Prellwitz^ 106).
bâqpvri f. 'laurier': rapport obscur avec XàqpvTi (Perga) thess. bauxvâ
(Hoffmann Gr. D. II 429. 504) bauxiixoç 'bà(pvr| TTiKpà' scbol.
Nie. Th. 94; étym. inconnue. Voy. Hebn-Scbrader Kulturpfl.'"'
216 sqq. 572 sq. Scbrader RL. 505, — Lat. laurus 'laurier'
est à écarter (cf. Walde 329).
bé particule marquant une opposition avec ce qui précède; étym.
et sens premier obscurs; v. slav. ze s'emploie au sens de bé et
se grouperait avec celui-ci sous un primitif *//l'e, mais ze est
aussi apparenté à gr. ye dor. etc. ya; y a-t-il lieu d'admettre
qu'en ze deux particules se sont confondues : *ge (ou *ghe, cf.
skr. ha) et *g?/e? bé d'autre part se sépare mal de br| (voy. s. v.).
Cf. Brugmann Gr.Gr.^* 547. 555. KVG. 621.
hom. ipf. béaxo 'videbatur', cf. beâ|ar|V èboKiiaa^ov. èbôEaZiov
Hésych., arc. subj.béâTOi (Hoffmann Gr.D. I 137. 180)<*beia-:
skr. dmetl 'paraître' (Curtius^ 236. Schulze KZ. 27, 422 n.
Persson Wzerw. 137 sq.); cf. hom. aor. boàaaaxo 'il parut'
subj. boàcrcreTai ^),hom.béeXoç 'visible' < *bei-eXoç, bfiXoç' visible'
< *b6i-riXoç et voy. s. v. aÙTÔbiov bi^riiui bîoç è'vbioç eùbiâ R. deiâ
{dt dt) 'briller, luire' (Hirt Abl. § 364).
hom. 3.8g. aor. bébae {< *de-dnse-t) 'il enseigna'; aor. pass.
bafjvai bar||uevai 'apprendre'; ptc. pf. bebaubç 'instruit, habile';
bebdaaBai ir 316 'a])prendre à connaître'; bàeipa bat'muuv baî-
qppujv àbariç (voy. s. v. v.) : skr. dasmdh zd dahma- 'd'une force
merveilleuse' skr. dasrâh 'qui fait des miracles' zd dawra-
'habile', i.-e. *dps-, cf. *dens- s. v. brjvea. Hiibschniann dans
Curtius^ 230. de Saussure Mém. 107. J. Schmidt Kritik 51 sq.
Brugmann Grdr. I'-^ 748. Gr.Gr.^ 122. 126. KVG. 346.
1) A cause du degré o, dénominatif pour Brugmann Grdr.
II 1 902. Gr.Gr.3 278; voy. d'autre part Hirt Abl. § 788.
— 169 —
bebicTKOiuai (posthom.) 'effrayer' < *be-bFiK-crKO-, d'un *bFeiK-
*bFiK- attesté par hom. beibi(J(Jo|aai (< *be-bFiK-io-) beibiHo)Liai
beibiEacTBai att. bebiTxoiuai 'effrayer; s'effrayer' hora. beiboïKa
(bébFoiKa) att. béboïKa 'je crains' bebeÎKeXoç 'craintif Hésych.
(Brugmann Gr.Gr. ^ 295 bibl.). Voy. s. v. beibuj béoç.
hom. béeXoç K 466 'visible' < *bei-eXoç (Sehulze Qu. ep. 244
n. 2. Brugmann Grdr. II-, 1, 366). Voy. s. v. béaxo bfiXoç
eùbeieXoç.
hom. beibrmuuv, -ovoç f 56 'craintif < *be-bFei-TmuJV (Sehulze
Qu. ep. 249) R. duei 'craindre'; voy. s. v. beibai béoç.
hom. beibio"KO)uai etc. 'saluer'. Voy. s. v. bribéxaxai.
hom. beibicrcyoïuiai att. bebiTTOinai. Voy. s. v. bebidKOfaai.
hora. ép. beibu)^) 'je crains' < *be-bFoi-a (Malilow KZ. 24, 294.
Osthoff Perf. 387 sqq. Sehulze Qu. ep. 87 sq.j, pi. hom. beibijuev
(bébFijuev) att. bëbi)Liev, aor. hom. èbbeiaev (è'bFeiaev) inrobbeiaâç
(ÙTTobFeicraç) ÙTiobeiffaTe p66, pf. crét. bebFoiKuOç (écrit bebpoïKiûç
Hésych., cf. Havet MSL. II 317) hom. beiboma (bébFoiKa) att.
etc. bfcboïKa (d'où sic. prés. beboÎKuu), pf. hom. beibia ibébFia)
bebiàcTiv Q 663 att. bébia innovations d'après beibi|Liev (Brugmann
KZ. 25, 219) : gr. béoç beiXoç beivôç (voy. s. v. v.) zd dvaè^â
'effroi' (Fick P 113. Curtius"' 663) arm. erknçim'^t crains'
(Meillet MSL. VIII 235).-) R. duei 'craindre', élargie par -s
■ dans skr. dvésti 'haïr' dvèsah m. dvésah n. 'persécution, haine'
zd dvaë.sah- 'persécution' phi. &é.s' 'mal, malheur'; pour lat. dirus
'horrible, funeste' voy. Walde 177 (< '^deiro-s ou *deis-o-s ital.
*dei- ou *deis- i.e. *duei- ou *dueis-?). Rapport probable avec
i.-e. *dui- 'deux' (Johansson Beitr. 81, Meillet 1. cit.).
hom. beieXôç (oxyton Hrdn.) 'vespéral; m. soir'; ion. att. beiXr)
f. 'après-midi; soir'; beiXivôç 'du soir'; hom. ipf. 3. sg. beiXeTO
(Aristarque; bûcreTO mss.) r| 289 '(le soleil) déclinait' ('?). Lidén
U.U.A. 1894, p. 69 sqq. BB. 21, 101 sqq. (bibl.) pose beieXôç
< *beiFeXoç i.-e. *gUei-uo- : lat. viêscô 'se flétrir' skr. jinàti
'vieillir' v. angl. cwinan m. h. a. verqulnen 'disparaître' m. irl.
1) En réalité, c'est *6e(f)oa, qu'on peut encore lire, -uu étant
toujours au temps faible.
2) V. irl. dôel au sens d' 'effroi' (Fick 11^ 158) est trop mal
attesté pour être rappelé ici.
- 170 -
hè (< *gUei-uo-) 'nuit'; mais lat. viêscô : lit. vpstu (inf. vysti)
'se faner' (Walde 672) et m. irl. bè (glose) : v. pruss. hltai 'soir*
pour Zupitza Gutt. 88 n. 1, Solmsen Unters. 87 sqq., Wiede-
mann BB. 28, 70 sq. — Solmsen 1. cit. évoque skr. dôsd f. dô-
sds- 'soir, nuit, obscurité' zd daosatara- 'vespéral, occidental*
pers. mod. dos 'la nuit passée', beieXdç pouvant être un allongement
métrique de *be6X6ç < *beuaeXoç; voy. s. v. bOuu bùo^ai bùvu)
'plonger*. — Wiedemann 1. cit. ne sépare pas beieXôç de eù-
beieXoç (voy. s. v.) et rappelle alb. diel djel 'soleil' (< i.-e.
*deiuelos\ autre étym. G. Meyer Alb. 8pr. 69); à écarter.
hom. ipf. beiKavôuuvTO. Voy. s. v. bribéxaiai.
beÎKvOm 'montrer'; beîSiç èTribeiEiç, -euuç f. 'exhibition'; beiKeXoç
'montrant, imitant; n. représentation'; lac. beÎKriXoç m. 'acteur,
mime'; beÎKriXov 'image; spectacle mimé'; bÎKri f. '*direction,
règle, droit, justice'. Skr. diçàti didèsti etc. zd disyeHi 'in-
diquer' skr. distih 'désignation' zd â-div^i*^ 'conseil' (= lat. dic-
ti-ô V. h. a. in-zicht 'accusation', i.-e. ^diJcti-s) skr. diç- dik
'direction, indication' (= lat. gén. dicis dans dicis causa 'pour
la forme' et cf* jûdex 'juge' < Housdic-s) diça 'direction,
direction dans le ciel' ( = gr. biKn) dêçdh m. '*direction; endroit';
lat. dlcô {*deicô) 'dire' = osq. deikum deicum 'dicere' ombr.
teitu deitu 'dicito' lat. dîcô -are 'annoncer solennellement,
consacrer, dédier' osq. da-dikatted 'dedicavit' ombr. t i k am n e
'*dicamine' osq. dicust 'dixerit' ombr. dersicust {-rs-<.d-) 'di-
xerit' tiçel (< *dikelo-) 'dedicatio', le sens premier conservé
dans lat. indicd 'montrer' indeœ {dlgitus)\ v. irl. do-dêcha 'qu'il
dise' fut. in-dia (Fick IP 151); got. ga-feihan {= lat. *deicô)
'annoncer, dénoncer' ags. téon v. h. a. zîhan 'accuser' ') v.norr. tiâ
'montrer' tigenn 'distingué' Hgn 'rang élevé' (Osthoff MU. IV
206 sq.) V. h. a. zeigôn 'montrer'. Curtius^ 134. Fick I* 65.
231. 452. Etc. R. deik rf/Â: 'indiquer'; une forme secondaire
deig dans gr. pf. moy. bébeiT^ai beî-fM^ n. 'preuve, exemple'
V. h. a. zeihhan 'signe' et lat. digifus 'doigt' ( ? voy. Walde s. v.),
cf. Brugmann Grdr. I * 630. — Ion. béKvû)ai àTTÔbeSiç etc. par
1) Sur le groupement gr. binr) lat. jûdex vindex v. h. a. zîhan
voy. Meillet Année sociologique 1904-05, p. 31 sq. [N. de corr.].
— 171 —
contamination de R. dê{i)k diîc dek dans liom. bnbiaKO^ai beiKVU-
laevoç ion. béKOjaai pour Brugmann Gr.Gr. ^ 291 (contre Hoff-
mann Gr.D. III 257 sqq., pour qui e < i attesté par crét. m-
bÎKVÛTl^) = èTTlbeiKVÛCfl).
beiXri f. Voy. s. v. beieXôç.
beiXôç 'craintif, lâche, vil, faible' < *bF€i-eXoç (Schulze Qu. ep.
244 n. 2) R. duel 'craindre', cf. s. v. beibuu beoç.
ô beîva, mieux ôbeîva 'un tel', est issu de labeîva < *Tdbe è'va
'ceci (et) cela' (*è'voç 'celui-là'); labeîva, après la fusion des
deux mots, fut senti comme xà beîva, d'où un gcn. toO beîva
Ar. Thesm. 622, puis une flexion ôbeîva Toubeîvoç lujbeîvi
oibeîveç etc., fém. nbeîva trjbeîvi, et même un nom. syrac. ôbeîv
(gramm.) et les formes toû beivaioç tlù beivati (Ilrdn.). Cf.
Solmsen KZ. 31, 477. Brugmann Dem. 90. 132 sqq.; bibl.
ancienne dans G. Meyer^ 531.
beivôç 'terrible; étonnant' < *bFei-voç (Schulze Qu. ep. 244 n. 2
bibl. Brugmann Grdr. IP, 1^ 258), cf. cor. AFeivtâ gén. GDI.
3114.2) j^^ ^y^^i 'craindre', cf. s. v. beibuu béoç.
beÎTTVOv 'repas' < i.-e. ^dèiqUno-m : got. tëwa 'ordre' m. h. a.
zawe 'ustensile'; cf. v. h. a. gl-zehôn 'ranger' (e < /, Siever&
PBrB. 22, 194 sq.). R. dêiqU 'préparer, ranger'. Brugmann
Grdr. P 332. '•^609. Gr.Gr.^ 52. 69. KVG. 174 (r).
ion.att. beipàç,-àboç f. 'rocher, éminence', cf. hom. TToXubeipâboç,
(Ol)Xù^T^Olo), att. AeipabiûùTai, crét. Aripâç; bripdbeç* pouvoi; bei-
pôç* Xocpoç Hésych.; \J^;ib€lpoç 'aux hautes montagnes' BacchyL
IV 4. beipdç < *bepaab- : skr. drsdt drsdd- f. 'rocher, grosse
pierre, pierre meulière'. Fick P 106. 616. IP 126. Schulze
Qu. ep. 95 sqq. Kretschmer KZ. 31, 443. Brugmann Grdr. W^
1, 468 (avec doute). — Autre étyra. Ehrlieh KZ. 39, 569 sq.:
beipo- < *bepio- i.-e. *gUerio- : lit. girè 'foret' v. slav. gora skr.
girlk 'montagne' (voy. s. v. papûeç popériç). — Lat. dorsum 'dos*
(Fick 1. cit. Curtius^ 235) est à écarter.
1) Mus. Ital. III 736 n» 183 (Phaistos); Blass GDI. 5112 lit. ttp(o)-
ÎJÎKVUTl.
2) Et non *6Feia-voç (Prellwitzi 72. -MU); éol. Aivvoiaévnç (Alcée),
que Prellwitz explique par *6Fia-vo-, contient éol. feivvâ att. fcîvr) 'tour-
billon' (Hoffmann Gr. D. II 387. 484. Fick-Bechtel Personenn.2 100 sq.).
— 172 -
beipiâv \oibopeîcr6ai. AàKuuveç; beipeîor Xoibopoi. oi aOroi; be-
piar Xoibopiai Hésych. (lisez bnpinv bripeîoi bnpîai; cf. Van
HerwerdenLex.suppl. 192) < *gVers-:skr.jâratè'reteï\t'\r, etc.'
(Be//.enberger BB. 16, 248) grnàti 'chanter' v. b. a. queran
'gémir' irl. berran (sugpeet) 'soucis' (Zupitza Gutt. 78; cf. Uhlen-
beck Ai. Spr. 97 sq. Thumb IF. XI Anz. 24). R. imitative
(jUer; voy. s. v. t^P^ç-
béna 'dix'\) < i.-e. *dek'm = skr. ddça zd dasa lat. decem onibr.
desen (duf) '■(duo-)decim', cf. v. irl. deich n- v. gall. etc. dec
(Fick II ^ 145. Henry Bret. 91), got. taihun v. norr. tiu ags.
tien tyn v. h. a. zehan, arm. tasn (Hiibscbmann Arm. Gr. I 496;
«< voyelle très réduite, cf. BartbolomaeBB.17,118. Torpdans
Bugge KZ. 32, 28. Meillet Esquisse 21 ), alb. djete f(î. Meyer
Alb. Spr. 86), lit. dèszimt dèszimtis v.slav. desetî. Curtius^ 134.
Brugmann Grdr. IP 483 sqq. Etc. — bÉKatoç 'dixième' < i.-e.
*dekmto-s : lit. deszimtos v. pruss. dessîmfs v. slav. desefû
got. taihunda v. norr. tionde v. b.a. zehanto; cf. i.-e. *dekmmo-.s
skr. daçamâh zd dasama- lat. decimus y.ïvl.dechm-ad'dixibmé'.
— béKttç (transporté à la décl. des th. en b-, gén. -dboç i f . 'décade'
< i.-e. *deJcm-t- = skr. daçdt (cf. dacatik) lit. deszimt- v. slav.
deset-, cf. v. norr. tîutid got. faihunt- dans taîhuiitëhund 'cent\
puis got. tigum 'decadibus' < *tejunmi(z) *deJcmtmi{s). Base
deîcemf, cf. -Kovia < *-dkomtà béot. etc. Fi-Kati < *-dkmti
gr. éKaiov (cf. Hirt Abl. § 560. Brugmann KVG. 148); on a
conjecturé un rapport avec gr. béKO)uai 'recevoir' ('les mains
tendues'), p. ex. Brugmann Grdr. II * 465. Pedersen KZ. 38, 4 1 0;
voy. aussi Hirt IF. VIII Anz, Q>'ô [^dêkrnt <*duékmt'àt\x\
mains', cf. got. handus 'main': -KOvia Zupitza Gutt. 183"?).
ion. (lor. lesb. beK0|uai icf. att. buupobÔKOç 'qui reçoit des pré-
sents' arc. èaboKd 'èKboxn'i att. ion. bexojaai (abstrait de fut.
béSofiai d'après è'xuu : ëEuu, Ppéxuu : Ppe'ïuj G. Meyer ^ 285. Brug-
mann Gr.Gr.3 103) boni. 3. pi. prés, bexaiai M 147 ptc. bÉYinevoç
aor. béKTO (cf. TTpoTÎbeTMar Trpoçbexo)nai Hésych.) 'recevoir';
boKàvn • GriKri '*qui reçoit' : v. slav. desiti 'touvor, obtenir' serb.
1) Un gén. analog-ique béKiuv dans lesb. buoKaibéKUiv Aleée;
arc. buôbeKO avec o obscur, cf. lesb. (Balbilla GDI. 323, 2; ailleurs
Ô^KOToç) arc. îj^kotoç 'dixii'me' et voy. Brug-inann Gr. (îr.^ 85 (bibl.).
— 173 -
desiti 'atteindre' u-des 'malheur', ags. tigdian 'accorder' tigd 'con-
cession' (?), puis skr. ddçati ddstl dâçnôti 'offrir ses liommageSy
témoigner du respect' (Fick P 45'^; voy. s. v. br|béxaTai;; on
en rapproche aussi lat. decet '*ii est acceptable, il convient*
decus n. '*ce qui convient, ornement' skr. daçasydti (dénora.
tiré de *ddçah — lat. decus) 'rendre service' ddksati 'être
capable, contenter qn., être serviab!e' (et ddksinah 'dexter*
gr. beEiôç, voy. s. v.) v. irl. dech 'le meilleur' (= lat. decus
Fick 11^ 145) gr. bÔKiinoç 'acceptable; éprouvé' boKeûuu boK(iZ;u>
'observer' boKéuu '*accueillir une apparence, une opinion' (voy.
s. v.j etc. lat. doceô '*faire agréer par qn., ^rendre plausible,
enseigner' etc. (cf. Walde s. v. decet). R. dë{i)k dek diîc ( Brug-
mann Gr.Gr.^ 291 j 'tendre les mains ouvertes pour recevoir,
accorder ou saluer' fPrelhvitz^ 109)';; voy. aussi Pedersen
KZ. 38, 410.
béXeap, -ttTOç (béXriTi Hésych. bé\r|TaThéocr.XXI 10)n.(<*beXe-
Fap, cf. béXeupa pi. Ath. VII 287 c) ép. beîXap (< *b€XFap
Schulze Qu, ep. 102 sq.; éol. pXfjp (< '*'pXriap) EM., béXoç n.
béXeipov 'appât'; beXrjTiov dim. Sophron; beXeâZ^uj 'amorcer';
pXuujuoç m. 'morceau (de painj'; Ka-pXéei et Kaxa-pXe'eer Kata-
Ttivei; pXéTueç* ai pbéXXai Hésycli. R. gi'el i base^l'e/ét 'dévorer',
qui peut être née du croisement des R. synonymes ^l'er (gr. popd
etc., voy. s. v.) et gel (v. irl. gelim 'je dévore' v. h.a. v. bas-
franc. Jcela ags. ceole 'gorge, cou'j, cf. Osthoff IF. IV 287.
Zupitza Gutt. 86; *gvel-, au même titre que *gel-, pourrait
être dans lat. gula 'gosier' glûtiô 'avaler' ingluviès 'gésier;
voracité' glûtus 'gosier' arm. klanem (aor. .3. sg. ekul) 'je dévore'
(Hubschmann Arm. Gr. I 460) v. slav. glûtû 'gosier' glûtati
'dévorer' skr. galah m. 'gorge, cou'. Fick BB. 6, 211. Wb. P
35sq.404. BezzenbergerBB. 16,256. GrammontDissim. 178. —
A écarter : béXeap : bôXoç 'ruse '(Fick P 617. Curtius'' 237); —
béXeap : pdXXuu (Brugmann MU. II 225. G. Meyer^ 265i; -
1) La filiation des sens n'est pas toujours sûre, cf. les alter-
natives de Walde 1. cit. et voy. Merlnger IF. XVII 159. Fick I*
452 sq. séparait R. dek 'convenir; rendre convenable* (gr. ôoKéuu lat.
decus decet discô doceô skr. daças-) de R. dek 'obtenir' {gr. béKOfjiax
V. slav. desiti).
- 174 -
b^Xeap : diss. de ♦bepeap : v. h. a. querdar 'appât' R. gUer, cité
s. V. popdt (J. Scliiuidt KZ. 25, 153. Scliulze 1. cit.j.
T)éXXîeeç' crcpfÎKeç, f\ 2lDov ôiaoïov peXiacTr) Hésych. : gr. peXôvn f.
'aijj^uille' liom. ôEupeXiîç (oiCTÔç) A 126 lit. gelonis 'aiguillon'
gélti 'piquer (abeille), causer une vive douleur', etc., voy. s. v.
péXoç. J. Sclmiidt KZ. 32, 323 (bibl.).
béXTtt < hébr. dalet, cf. deUt 'porte'; par analogie, pays en
forme de A : 'delta' des bouches du Nil, de Thrace; 'aiboîov
fuvaiKeîov' Hésych., cf.Ar. Lys. 151 ; l'étym.qui, dans ce dernier
sens, faisait de béXia un mot indépendant (< *gl'el-) apparenté
à skr. jartûh 'vulva' jathdram 'ventre' got. kilpei 'matrice'
(Fick I^ 405. Osthoff Et. Par. l 312 sq., cf. s. v. ppeqpoç) est
à écarter (Wackernagel Ai. Gr. I 160. Hirt BB. 24, 241.
L. Meyer III 255. Schulze KZ. 39, 612).
béXTOç cyp;-. bàXroç f. 'tablette pour écrire' : gr. baibdXXiu skr.
ddlati 'crever, éclater' lat. dolô 'façonner' etc., pour Fick I ^
617. IP 126. IIP 120, Hoffmann Gr. D. I 224, Fick I* 456,
Lidén Stud. 79 sqq. (sens premier : 'surface obtenue par la
taille'?), voy. s. v. baibaXoç. — V. norr. tiald 'tente, pavillon,
tapis, rideau' v. h. a. ail. mod. zelt '*couverture déployée, tente'
lit. délna v. slav. dlanî 'paume de la main' (cf. s. v. boXuuv
*petit hunier'), que Fick^ 1. cit. groupe en outre avec beXtoç
(sous une même R. del 'fendre'), supposent plutôt un i.-e. *delû-
*étendre, déployer; surface étendue, déployée'; beXioç aurait eu
dès lors le sens premier de 'surface déployée'; cf. Walde 182. —
Etym. sém. (Muss-Arnolt Sem. words 124. Lewy Fremdw. 171)
à écarter.
beXcpîç (plus tard beXq)ïv), -îvoç m. 'dauphin', lesb. pi. péXqpïveç
béot. peXqpîveç EM.; AeXqpivioç (Apollon). A rapprocher sans
doute de beXqpûç et béXqpaH.^)
1) fteXqpi'ç 'pore marin'? Pour Kretsclimer DLZ. 1893, col. 170
le mammifère aquatique doit son nom à sa beXqpûç. — Pour l'alter-
nance p : b cf. AeX9o[ lesb. BéXqpoi EM. béot. BeXqpoî GDI. 705, 23
BeXqpiç 697; cf. 2990; sur le sens de AeXqpoi hypothèses de Curtius*
479 et Kretschmer 1. cit. Einl. 420; étym. obscure pour Brug-mann
Gr.Gr.» 115.
— 175 -
beXqpûç, -Ooç dor. beXcpûô f. 'matrice'; boXqpoç* r\ )Lir|Tpa Hésych.;
béXqpaE m. 'cochon de lait'. beXqpûç (ancien neutre) < *gyelbkus-:
7Â gdràhus- n. 'jeune animal' (Brugmann Grdr. IP, 1, 534)
V. h. a. kilhur n. chilburra f. ags. cilfor-lomb 'agnelle' (avec
]c- pour ku- d'après v. h. a. kalb ags. cealf Brugmann Grdr. I*
613); boXqpôç : skr. gârbhah m. 'utérus, fœtus, petit d'un animal'
(cf. s. V. ppéqpoç) lat. volba vulba {volva vulva) 'utérus' (Havet
MSL. VI 116. Brugmann Grdr. P 593. KVG. 170) got. kalbô
V. h. a. kalha 'jeune génisse' ( < *gUoIbh- Brugmann Grdr. 1*611.
KVG. 175, contre Zupitza Gutt. 77), puis v. h. a. kalb y. norr.
kalfr ags. ceaZ/'Veau' ') ; gaul.-lat. galba 'pansu' suppose R. gelbh ;
pour les croisements des R. gVer gelebh etc., voy. Ostboff Et.
Par. I 312 n. 1, résumé supra p. 133 n. 1 ; si R. gUelbh resp.
gelbh exprime l'idée d'enflure, de renflement, de convexité-),
cf. encore v. norr. kalfi angl. calf 'mollet' (Fick II* 107); pour
ail. kolben 'massue' voy. Kluge^ 218.
bé)Liaç n. '*structure, corps, taille, stature'. Voy. s. v. bé)Liuj bo^oç.
épid. be^eXéaçf. ace. GDI. 3339, 98, beuPXeîç- pbéXXai^) 'sang-
sues' Hésych. : lat. lumbncus 'ver de terre, ver intestinar( < *lom-
lîcos avec l- sabin < d- et dissimilatiou de l-l en l-r) pour
Prelhvitz ad loc, Brugmann Ber. d. siichs. G. d. W. 1897,
p. 24, Grdr. F 142. 369 sq. 440, KVG. 231, Stolz Lat. Gr.'
87 n. g.'t)
bé|aviov n., ord. pi., 'bois de lit, couche'. Rapport possible avec
bé|uu} 'façonner' (Meister BB. 11, 176), irl. damna 'matériaux'
(cf. Fick 11^ 141).
1) V. h. a. kalb tient son a de *gUolhho- = skr. gdrbha- et sa
flexion en -es de *gVelbhes- attesté dans gr. à-6€\(p6[a]ô-(; 'frère'
('couterinus'; voy. s. v) et v. h. a. kilbira 'agnelle'. Brugmann Grdr.
II 2, 1, 523.
2) Au contraire K. gUelbh 'creuser, évider' pour Fick I* 405,
qui en outre évoque à tort f^àqpu Y^âqpuu, voy. s. v,
3) La glose se trouve entre bé\j.£i et 6é)ivia; Biicheler Rli. M.
39, 624 et Van Herwerden Lex. suppl. 195 corrigent en be^eA-eiç;
d'autre part be^l^Xeîç est le représentant phonétique d'un *6e/a[e]\ei(;;
cf. Baunack Stud. I, 1, 128.
4) Mais lat. lumbr-lcus « HongUhr-) : gall. llyngr 'lumbrici'
m. bret. lencquernenn 'ver intestinal* « celt. *lengro-) pour Bezzen-
berger BB. 16, 257, Fick II* 248, Osthoff IF. IV 270, Henry Bret. 182 sq.
— 176 —
bé)aiju pf. pass. bébianMCi» 'bâtir, construire, façonner' : got. timrjan
V. norr, timbra ail. zimmern 'charpenter' v. norr. fimbr v. h. a.
zimbar 'bois de construction'; voy. s. v. bôfioç.
b€vba\iç, -iboç 'gâteau d'orge' Ath. XIV 645 c, cf. bevbaXibeç*
lepai Kpi6ai ('*orges mondés'j et bavbaXiç f. Poil. Hésych. Formé
sans doute par redoublement de R. ciel 'fendre, crever', voy.
s. V. baibaXoç.^)
bevbiXXuu 'jeter les regards sur; tourner les yeux de côté et
d'autre'. Etym. obscure; semble contenir un redoublement,
cf. Curtius Verb.2 I 308. II 175. 419; bypotlièse de Fick BB.
12, 162. Wb. I^ 461 (: m. h. a. zwinzen 'cligner les yeux').
be'vbpeov, *bévbpoç n. épid. gén. bévbpeoç pi. bévbpri att. dat.
pi. bévbpecTi (cf. liom. bevbptîeiç 'boisé'), att. bévbpov 'arbre';
bevbpûçpiov 'arbuste', cf. bevbpuàCeiv xaTreivôjç ùttô làç bpûç
TrapaqpeuYeiv Hésych. Sur skr. dandd- 'rondin, bâton, souche'
(J. Schmidt KZ. 25, 52 n. 1. Bartholomae IF. III 175. Wacker-
nagel Ai. Gr I 171) voy. Lidén supra s. v. baibaXoç. Pour Ost-
boff Et. Par. I 143 sqq. (bibl.) bévbpe[F]ov < *bevbo-bpeFo-v
par haploiogie, *h^v'b- < i.-e. *gUe7id- : i.-e. *gVnd- dans indo-
iran. gad- skr. gadâ f. zd gaôa 'massue', *bpeFov 'arbre' = got.
ti'iu (voy. s. V. bôpu bpûç); *bevbo- a pu aussi remplacer un
th. *hevbea- i.-e. ^gUendes- d'où *bévboç 'bois'; de bévbpeov +
*bévboç, par compromission, naît *bévbpoç ; att. bévbpov est dû
à l'influence réciproque de bévbpeov et *bévbpoç, ou au nivelle-
ment de l'accentuation de *bévbpouvgén. *bevbpoû en *bévbpouv
bévbpou, sur quoi l'on crée un nom.-acc. sg.
épid. bevbpOuu (0?) GDI. 3340, 20 'plonger', cf. EM. bevbpuâ-
l^w — Kai TÔ Ka9' ubaioç bùea6ai Ka\ àTroKpÛTneiv éauTÔv;
intensif de bpùeTai • KpônieTai, bpudaai • KaTaKoXujupfiaai Hésych. ;
cf. skr. drdvati 'se hâter, courir' R. dreu? Voy. Danielssou
Gramm. u. et. St. I 54.
bévvoç m. 'outrage'; bevvd^uu 'outrager'; bevvov KttKoXÔYOv
Hésych. bévvoç < *beTavo-ç *gUedzhno- *gl'edh-sno- : lit. gè'da
'honte, déshonneur' m. h. a. kicât 'déchet, ordures', R. gUedh.
1) Ski', dardarah 'crevé' (l'rellwitz' s. v.) est parent de dâr-
darti 'fendre', intensif de drnâti : gr. bépuu.
— 177 —
Brugmann IF. VI 103. Grdr. P 659. II 2, 1, 265. — Lat. ganniô
(Bezzenberger BB. 27, 154; voy. s. v. YOtïïaiveiv) est à écarter;
autre hypothèse Hoffmann Gr. D. III 583.
beSaïuevri f. 'réservoir d'eau, citerne'; ptc. aor., avec maintien
du ton ancien, de béKOjuai (Wheeler Gr. Noniinalaccent 67).
beEioç'qui est à droite; de bon aug-ure; adroit, habile'; beHiTcpoç
(oxyton d'après beEiôç) 'qui est à droite'. Skr, ddksinah 'qui est
à droite; méridional; habile' zd dasina- alb. djaûfE 'dexter'
(G. Meyer Alb. Spr. 69; ê<,ks) lit. deszinè 'dextra' v. slav.
desnû Mexter', lat. dexter superl. dextimus osq. destrst
(abrégé pour *destrust)''d(ixtYSi est' ombr. destrame 'in dextram',
gaul. Dexsiva dea v. irl. dess 'droit; méridional' gall. mod. deheu
'droit' (Fick IP 145. Henry Bret. 91) got. taihswa v. h. a. zeso
'dexter' got. falhswô v. h. a. zeswa 'dextra'; beEiôç < *deksi-
dans beHi-Tepôç skr. ddksi-na-, ou < *beHi-Fo-ç gaul. Dexsiva,
à côté de quoi ^deks-uo- dans v. irl. dess etc. Curtius^ 235.
Brugmann Grdr. P 94. 119 etc. IP, 1, 164. 202. 206. Etc.
Pour Persson IF. II 244 n. 2 (cf. Pedersen IF. V 48. KZ. 38,
410) ^deîcsi est le loc. d'un th. ^dekos (lat. decus) et R. deks
(skr. ddksati 'être utile, bon à') est le degré réduit de ce thème,
le côté droit étant celui 'qui convient'; cf. s. v. béK0|Liai.
bé oç n. 'crainte' < *bFeioç R. duei, cf. beî|Lia n. bei|u6ç m. 'crainte';
hom. Geoubrjç 'qui craint les dieux' n'est qu'une graphie métri-
que pour eeobFrîç < *-bFeiriç; voy. s. v. beibr||uujv beibuj beiXoç
beivôç. ^)
hom. béiraç dat. béTraï béîTai pi. bénâ n. béTracTxpov 'vase à boire,
coupe'. Etym. inconnue; hypothèses de Curtius^ 233, Fick
l'i 34, Prellvvitz^ m, Hirt Abl. § 29 à écarter.
att. bépn ion. beiptî lesb. béppa bepâ (Aleister Gr. D. I 146) dor.
bnpà (cf. bripri" Tpaxiq^oç Hésych.) f. 'cou, nuque' < *bepFâ
i.-e. *gUer-ua; cf. (avec un autre degré d'apophonie) skr. gnvà
'nuque' v. slav. griva 'crinière' {grivîna 'collier'} d'une base
gUeraH (Brugmann Grdr. IP, 1, 207); Schulze Qu. ep. 93sqq.
1) Att. Aïo&fîç CIA. I 322, 2 < *AioôFn(; pour Schulze Qu. ep.
88. 163; c'est plutôt un hypocoristique de Aiôbojpoç, cf. Qoubfjç : 0oû-
6ujpoç (Fick-Bechtel Personenn.^ 99. 105).
12
— 178 —
(bibl.j tire bépn (sens premier 'gosier'; de R. gUer 'dévorer'
(voy. 8. V. popd).
bépKOiaai aor. bpaKCÎv pf. bébopKa 'regarder fixement'; bépEiç,
-eujç f. 'sens de la vue'; bépTMa n. bep-finoç m. (Hésych.) 'regard';
bopKâç f. bpoiKUJV m. îiTTÔbpa (voy. s. v. v.) : skr. darç- 'voir' pf.
daddrça zd i)f. dadar''sa (cf. bébopKai skr. dfk f. 'regard'
drstâh 'vu' dfstih f . zd darsti- 'vue' (cf. bépEiç) alb. drite'lnmiërQ"
<r
drMa\ G. Meyer Alb. Spr. 74j v. irl. derc 'œil' con-dercar
'conspieitur' ad-con-darc 'conspexi' drech 'visage' gall. drycJi
'aspect' drem bret, dremm 'visage' (< celt. *drîksmâ i.-e.
*drksma; Fiek II* 148 sq. Henry Bret. 107) got. ga-tarhjan
'rendre remarquable' ags. torht v. sax. toroht torht y.h.-à. zoraht
'clair'. R.derkWoif. Curtius^ 134. Fickl*68sq.236.4,55. Etc^)
be'puu et beipuu (baipuj est mal attesté) aor. pass. èbàpriv 'écorcher';
bépaç, -aTOç n. bépoç n. bépina n. bopd f. 'peau'; bopôç m. 'outre';
att. béppiç, -6UUÇ f. 'couverture de cuir'; bépipov diss. bérpov 'épi-
ploon'; bpaTÔç baprôç 'écorcbé'; bàpcriç, -euuç f. 'mue'. Skr.
drndti pf. dadàra 'fendre, briser, faire voler en éclats' ptc.
drtah (= zd ddr^ta- 'coupé, moissonné' gr. bpaxôç bapTOç lit.
nu-dirtas 'écorché') darah m. 'caverne', arm. terem 'j'écorcbe'
(Meillet MSL. VIII 165; doute de Hubschmaun Arm. Gr. I 497),
alb. djef 'j'anéantis' (= gr. bépiu; G. Meyer Alb. Spr. 70), gall.
corn. bret. dam 'pièce, fragment' (< celt. ^'dar-nâ; > fr. dame;
Fick II* 149. Henry Bret. 89), got. dis-tairan (= gr. bépuu)
ags, teran v. b. a. fir-zeran 'décbirer, détruire' got. af-taûrnan
(cf. skr. drnâtï) 'se rompre' ga-taiirps f. (= gr. bàpaiç skr.
dftih m. 'outre de cuir') 'destruction', v. slav. dei'q dlrati lit.
dirfz'écorclier'lett. irû-daras ( = gr. bopoç) pi. 'décbets (d'écorce,
etc.)'. R. der 'fendre'. Curtius^ 235. Fick I* 68. 235 sq.
454. Etc.
be cTTTOi va f. 'maîtresse de maison'; cf.irÔTVia 'maîtresse' skr. jJdfyiJ
f. 'maîtresse de maison, épouse'; malgré J. Scbmidt Kritik
105 sqq., ne se sépare pas de bearrÔTriç, mais le détail phoné-
tique est peu clair; < *be(nT0TVia \). ex. pour Osthoff Perf.
1) Sur arni. tesanem 'je vois' (Hubschmaun Arm. Gr. I 497.
Meillet Esquisse 102) voy. Pedersen KZ. 38, 410. 39, 358.
— 179 —
457 sqq. Wackernagel Verra. Beitr. 37 sqq., nié par Brugmann
Gr.Gr.3 69; voy. aussi Granimont De liquidis sonantibus 14. 17.
Meillet MSL. X 138. Richter KZ. 36, 117.
iecTTrÔTTiç, -ou m. 'maître de la maison'; beanô^uu 'être le maître';
beffTTOTiç, -iboç f. 'maîtresse'; becTTTÔcruvoç 'concernant le maître'.
Skr. pdtir ddn zd ddiig paHis 'maître', prim. 'chef de maison',
contiennent le gén. i.-e. *dems d'un *dëm- '^dôm- *dm- *dm-
'maison' (cf. skr. ddmpatih 'maître' peut-être avec loc. *dam
'*maître dans la maison'); de même becr- < *bevcr- *bÉ)Li(j- i.-e.
*dems (Osthoff Perf. 591 bibl.; cf. Brugmann Grdr. F 349. 359.
Hirt Indog. II 423 sq. 707) ou peut-être beairoTriç prim. 'maître
des prisonnières de guerre': skr. j as patih' chef de tribu' v. slav.
gospodl 'maître' < i.-e. *guès- ^gUos- 'domesticité féminine'
(Richter KZ. 36, 111-123 bibl.; cf. Brugmann Grdr. II 2, 1, 136);
bibl. ancienne dans Curtius^ 282 sq.
î)e0Koç n. 'xXeÛKOç' schol. Ap. Rhod. I 1037 et beuKriç 'yXukuç'
Nie. Al. 328 prouvent en faveur de l'étym. y^cOkcç < *bXeÛK0<;
(voy. s. V. yXukûç); *bXe0Koç > beÛKOç en sandhi dans le voi-
sinage d'un X.
hom. beûo|Liai 'manquer de'. Voy. s. v. béuu II.
hom. att. beOpo (beûpuu F 240) att. beOpe inscr. (Meisterhans-
Schvvyzer^ 146) beupi 'ici'; avec un pi. beOie 'ici!' beOpo contient
peut-être le même be- que le -be enclitique de ôbe èv9d-b€ Teî-be
b6|aov-be, cf. ht] v. lat. quan-de. Persson IF. II 218. beOxe
équivaut à un impér. pi.; cf. pour la formation xfi 'voilà, tiens'
(< *to; cf. lit. tè 'voilà, tiens' < *té) pi. Ttiie Sophron, v. slav.
wa 'tiens, attrape' pi. nate. lîrugmann MU. I 165 sq. Persson
IF. II 207.
■beOiepoç 'second'; hom. beÙTaroç 'le dernier', beûiepoç prim.
'qui se trouve à distance de, éloigné, suivant dans le temps ou
dans l'espace'; cf. hom. bei3o)uai (voy. s. v. béuu II) et skr. durâh
zd c^wrrt- 'lointain' skr. ddvlydn 'plus éloigné'; n'est entré que
sur le sol grec dans la série des ordinaux. Brugmann KZ. 25.
298sqq.Grdr. IP469. 656n. 2. Gr.Gr.3 212. Osthoff Suppl.
34 sq. 70 sq. (bibl.).
^eOua 'mouiller, arroser', cf. att. nnXobeuaTeîv 'mouiller la chaux'
(van Herwerden Lex. suppl. 659) ; parent de biaivu) 'mouiller'
— 180 —
dans Thypothèse d'une base d(i)eua''? — Gr. brmôç 'graisse'
(DUntzer KZ. 16, 280), lat. gutta 'goutte' (Bersu Gutt. 166) ou
imhuô 'arroser' (Fehrnborg dans Stolz Hist. Gr. d. lat. Spr.
I 297 ; voy. s. v. *àq)vjuj) sont à écarter.
bécpiu '^fouler; pétrir, assouplir' : v. norr. tifa m. h. a. zipfen 'pié-
tiner, trépigner', cf. v. b. a. zabalôn ail. mod. zappeln 'se dé-
battre'; — béqju) aor. ptc. bevjjrjcraç \x 48 'amollir'; bevjja f.
(gl.) 'peau tannée' : v. h. a. zispen 'marcber sur, heurter'. Fick
P 453. Lat. depsô 'pétrir, tanner' est emprunté (Walde 172).
ion. att. béxo)iai 'recevoir'; boxri f. 'réception'; boxôç 'qui peut
contenir'; boxeîov 'récipient'. Voy. s. v. béK0|nai.
I. b éuj 'lier' pour *bauj < *dd-iô\ beTÔç 'lié' pour *ba-T0-ç = skr»
ditâ-h R. de dd 'lier' (Brugmann Grdr. IP 1063. KVG. 141); le
degré normal dans hom. bibruui 'lier', cf. ÛTTÔbriiia n. 'sandale'
biàbrijua n. 'bandeau; diadème'; — b^Tr\ f. 'bois lié en faisceau,
torche'; bécriç, -eiuç f. 'action de lier'; beai^oç m. 'lien'; Kprj-
bejLivov 'bandelette ou mantille pour la tête' (: lat. redimiô 'cou-
ronner' redimlculum 'serre- tête' Frôhde BB. 17, 306 sq. Walde
519):skr. à-d-yati 'attacher' dama n. 'lien' (Curtius^ 234)
alb. duai 'gerbe' (< *dôn- < *c?én- G. Meyer Alb. Spr. 76).
II. ion. att. béu) fut. beriau) hom. (éol.) aor. èbeuriae i 483. 540
lesb. beOuu (Hoffmann Gr. D. II 433. van Herwerden Lex.
suppl. 198) 'manquer de, avoir besoin de' (beî |ué tivoç 'il me
faut'), béo|aai hom. beûoiuai m/sens, d'où (hom.) 'rester en arrière,
être inférieur à', (ion. att.) 'demander, prier'; hom. Hrdt. èni-
beuriç 'qui manque de'; èvbenç 'qui a besoin'; bériaiç, -euuç f.
bérma n. 'prière', beuu beùu), béo)aai beûoiLiai < *beuauu *beuO'o)iai:
skr. dosah m. 'manque, défaut' R. deiis (Frôhde BB.20,205sqq.
Brugmann Gr.Gr.^ 277), cf. *deu- 's'éloigner' dans skr. dûrdh
'lointain' zd diih-e v. pers. dûraiy 'dans le lointain' skr. comp.
ddmyan (Brugmann KZ. 25, 300 bibl. Osthoff IF. V 281 sq.
bibl.) et voy. s. v. beùiepoç. — Sur la parenté conjecturale de
be\J0)Liai bûo buuu 'deux' voy. Johausson Beitr. 96 sq. 148 sq.
biî (-ri est gr. eomm.) sert de démonstratif pour ce qui est sous
les yeux et présent, est affirniatif et temporel; apparaît dans
des groupes figés, tels que hx\ ttou 'tout de même' ènei-bri 'quo-
niam' n-bn 'déjà'; peut-être à rapprocher de bé 'mais' (voy. s. v.) ^
— 181 -
cf. lat. dênique prim. 'alors, et puis' dônec prim. ' filors' quan-dù
dum prim. 'alors' (cf. etiam-dum inter-dum nôn-dum mane-dum)
V. slav. da prim. 'ainsi', thème pronominal i.-e. *do- (cf. v. iran.
V. pruss. (ii-'ir). PerssonIF. II219 sq. Brugmann Gr.Gr.^ 547.
KVG. 619. Walde 166 sq. — Att. bai (cf. vai vn) interr. —
Att. hf\ja (et Hrdt. IV 69) 'oui, certes, en vérité' < hr\ élargi par
-Ta, cf. eÎTa; la dérivation traditionnelle bfiia < br| + eîxa est
inexacte; on aurait eu *brîTa, cf. Brugmann Gr.Gr. ^ 547 n.
hom. .3. pi. prés. (Schulze Qu. ep. 155) bribéxaxai 'ils accueillent',
ipf. 3. sg. bribeKTO 3*. pi. bribéxaTo; hom. br|bicrK0)Liai (< *bri-biK-
(JKOjLiai) 'saluer'; Wackernagel BB. 4, 268 sq. a rétabli r\ au
lieu de ei fautif des mss. ; pour ri dans le redoublement cf. p. ex.
skr. dà-dhcira et dà-dha-rti de dhar- 'tenir' hom. vri-véuu 'en-
tasser' (Brugmann Grdr. IP 852. Gr. Gr.-^ 260), mais (cf. Brug-
mann Gr.Gr.^ 291) la graphie ei est possible dans hom. beiKvûiuevoç
b 59 'saluant' beiKavouuvTO 0 86. uu 410 'ils accueillaient' (briK-
Wackernagel 1. cit.), la R. étant dê(i)k dik dek\ cf. skr. ddçati
dâsti dâçnôti 'témoigner du respect' ddçvàn 'qui vénère, pieux'
daçasydti 'rendre service' et voy. s. v. b6K0|uai.
hom. b ri 9 ci (brjBdtKi briBécKiç tardifs et analogiques de TToXXà-Ki -kiç)
'longtemps, depuis longtemps'; hom. br|9uvuj 'tarder'. Voy.
s. V. br|v.
hom. biiïoç 'destructeur (feu, cf. dor. irûp xe bdFiov A 1cm. fr. 79);
meurtrier (guerre); hostile, ennemi', au sens passif trag. (dor.)
bdîoç bâoç 'détruit, ruiné, misérable'; hom. baî (*baFi) loc.
'dans la bataille' (baï-Kxd^evoç <X> 146. 301 'tué dans la mêlée');
hom. briïôuj 'tuer, meurtrir' att. briôuj 'ravager, dévaster (un pays,
une ville)'; hom. bnïoxnç, -fjxoç f. 'hostilité' : v. lat. duellum
lat. hélium 'guerre' (Frohde BB. 3, 5. Osthoff IF. VI 17 sqq.
bibl.) indûtiae '*absence d'hostilités, armistice' (Osthoff 1. cit.).
Voy. s. V. baiuji).
1) Schulze Qu. ep. 86 n. 1 sépare bi'iïoç 'ttoXêiliikôç' (cf. ueve-
briïoç 'qui résiste à l'eniiemi' M 247. N 228) d'un *6nïo<; 'kouotikcç'
<R. ôâF, cf. GeaTTi-bdèç irOp M 177), en place duquel il propose bâ(F)ioç.
lisant p. ex. 6â(F)iov uOp I 347. 674. n 301. I 13 et irûp xe ôaùiov
(= boiFiov) Alcm.; hypothèse ingénieuse, mais superflue; cf. Solmsen
Unters. 72 n. 1.
— 182 —
boni. bnKvùjievoç resp. beiKV-. Voy. s. v. br|bÉX«Tai.
briXéo)Liai 'l)lesser, endommager; être funeste, nuire'; ion. brjXr)-
IlIojv, -ovoç 'nuisible'; briXr|)aa, -otoç n. 'cause de ruine'; briXrieiç
'destructeur'. Lesb. Z;à-briXoç 'décbiré' (Aie. fr. 6, 7 Bergk-
Hiller) fait supposer gr. conim. briX-; le degré réduit bâX- dans
ion. TTav-bdXriTOç Hippon. 'anéanti' cppevo-bdXriç Escb. 'qui fait
perdre la raison' (cf. s. v. bctXXei); bâX- Tliéocr. IX 36. XV 48
(var. briX-) est un liyperdorisme; él. Ka-baXri|Ltevoi ko baXeoiTO
GDI. 1149 Ktt-ZiaXrmevGv 1151 avec a : gr. conmi. r). R. del
dal 'fendre' (cf. s. v. baibaXoç), cf. lett. délit '*déchirer (le cœur),
tourmenter, martyriser' (Prellwitz BIÎ. 21, 161 sq.); le degré ù
dans lat. c?ô/mm 'tonneau' (Fick P 617 etc. !■* 456); le rapport
connu avec lat. dèleô 'détruire' (p. ex. Fick 1. cit. Prellwitz 1. cit.
Hoffmann Gr. D. III 304) n'est pas sûr, dëleô (pf. dëlêvl sup.
dëUtum) étant ambigu (cf. les hypothèses dans Walde 170;.
dor. br|Xo|aai 'vouloir'. Voy. s. v. poOXo|aai.
bfîXoç 'visible' < *bei-TiXoç (Scliulze Qu. ep. 244 n. 2. Brugmann
Grdr. II ^, 1, 366); cf. s. vv. hom. àpiZiriXoç béeXoç beaio. — Skr.
jvàlah m. 'lumière, torche, flamme' (Frohde BB. 19, 234. 238)
est à écarter *).
br|)Liôç m. 'graisse des animaux et des hommes' : skr. dânam
'liquide coulant des tempes de l'éléphant au temps du rut' dânu
n. 'liquide dégouttant, goutte, rosée' zd dânu- f. 'fleuve' ossète
don 'eau, fleuve', arm. tamuk 'humide, arrosé' tamlxanam
'\jTpaivo|uai, madefio' {tam- < *dà-m- ou *da-m-), alb. (^jame
'graisse, lard' (G. Meyer Alb. Spr. 8«i avec doute. Pedersen
KZ. 34, 287), R. dà 'couler, verser'. Lidén Arm. St. 73 sq. (bibl.).
bfJiLiGç dor. bâiuoç m. 'part de territoire appartenant à une com-
munauté, contrée, pays, terre (cf. E 710. TT 437. Z: 10); peuple';
à Athènes 'canton', subdivision de la tribu : v. irl. dàm 'suite,
troupe' (Fick IF 142) et cf. skr. dâti 'couper, moissonner,
partager' R. du{i) 'partager', cf. s. vv. baiéoinai bâvoç (*rfa-)
baioiaai bai^juv {"^ddi-). Mangold Curtius' Stud. VI 403 sqq.
Persson KZ. 33, 287.
1) Le nom de l'île >*) AfiXoç dor. a AâXoç n'est pas hellénique
(Fick BB. 20, 33).
— 183 —
hom. briv (*bFrîv) él. hàv Hésych. dor. bâv gramm. (< *bFâvj
dor. bodv (*boFdv) Alcman 'longtemps', ace. sg. d'un fém. *bFâ-
*boFâ- 'durée' : gr. briGd bi"|p6v dor. bâpôv 'longtemps', cf. baov
(< *bFâiov)" TToXuxpôviov Hésych., v. slav. davé 'oVim' davïnû
'antiquus", arm. tevem "je dure, je tiens bon, je demeure' tev
'endurance', lat. c^r^rô 'durer, subsister, continuer d'être' dfidum
'il y a quelque temps, longtemps'. Osthoff IF. V 279 sqq. (bibl.) ^).
ion. bjîvea n. pi. (bf\voç sg. Hésych.) 'pensées, projets, desseins';
àbrjvrîç- dKaKOç^), (dor.) dbavéç (â)' àTTpovôriTOV Hésych.; ion.
dbnvéuuç adv. GDI. Chios 5658 b, 12 (cf. Bechtel ad 1. van Her-
werden Lex. suppl. 17); TToXubnvea' ttoXijPouXov Hésych. : skr.
purudàsah 'riche en actions merveilleuses', bfîvoç < *bàvaoç
pour *bevcroç d'après *bd(J- (dbariç) : skr. dâsah n. 'force merveil-
leuse, action habile' zd dawliali- 'habileté', i.-e. '^dens- ( Brug-
mann Ber. d. silchs. G. d. W. 1897, p. 187. Grdr. Il-', 1, 518);
voy. s. vv. bébae bdeipa barnuuuv bdicppoiv dbariç.
poét. b fj p iç , -loç f. 'lutte, combat'; bripiuj bripiduu 'lutter' : skr. -dârik
'fendant, déchirant' R. der 'fendre', au degré long dër (Osthoff
Perf. 118. 607 bibl. Brugraann Grdr. IP, 1, 168); voy. s. v. bépuu.
hom. b r| p 6 ç (*bFrip6ç), dor. et trag. bâpôç 'de longue durée'
(Xpôvoç), d'où adv. bnpôv bôtpov 'longtemps'. Voy. s. v. brjv.
att. bfiTa. Voy. s. v. br|.
hom. brjuu 'je trouverai', cf. èbriev eûpev Hésych. < *dês- : skr.
ddsati 'poursuivre' (de Saussure Mém. 173). — A écarter : hom.
banvai 'apprendre' (Curtius^ 23U. Verb.^ 316. Fick P 65. 239.
L. Meyer III 167; voy. s. v. bébae) ou hom. béaTO 'videbatur'
bfiXoç 'visible' (Prellwitz- 114).
bid (thess. biè lesb. là.) paraît être une transformation de i.-e.
"^dis (lat. dis- v. h. a. zir alb. tî<- dans ts-l-'ep 'découdre' Pedersen
KZ. 36, 321) 'en deux, séparément' (*bi[a]a d'après luetà etc.),
cf. biaaxiZiuj : lat. discindô 'cou\>er en deux, fendre'; adnominal,
1) Osthoff 1. cit. (contre Bezzenberger BB. 12, 340. Fick I^ 458.
Solmsen Stud. 196) sépare de ce groupe, où domine lïdée de 'durée,
d'extension dans le temps', skr. dûrdh 'lointain' comp. dâviyân
dïdàljL m. 'messager', etc. (cf. s. v. fteûrepoç béuu II), où domine l'idée
d' 'éloignement, d'extension ou de pénétration dans l'espace'.
2) àbnvriç 'ctîTeipoç' Sim. larab. 7, 53 (conj.; àXtivriç Bergk-Hiller).
— 184 —
indique un mouvement de pénétration à travers qc, sens qui
a effacé celui de séparation ; à côté de i.-e. *dis, *duis dans
got. ticis- {ticisstandan 'se séparer'), cf. v. h. a. zicis-k zicis-Jci
Mouble' < i.-e. *dui- *di- 'deux'; voy. s. vv. biç bûo bucj-. Brug-
mann Grdr. P 259. Gr. Gr. ^ 453 sq. KVG. 478.
biâZ;o|jai 'tendre la chaîne d'une toile, commencer une toile';
biaOjÀa n. 'fil de chaîne' : ctTTOjaarourdir une trame' à(J)uia 'biacTiaa'
Sophr. 79 K., p. ex. Curtius Verb.^ 319.
biaiVLU (< *biFaviuj cf. Bechtel Hptprobl. 146) 'mouiller'; ion.
att. biepoç 'humide' (< *biapôç? Voy. Brugmann Gr.Gr.^ 193
bibl.), base dieuà^? Voy. s. v. beûiu.
I. biaiTtt f. 'genre de vie; régime'; biaiTduu 'soumettre à un ré-
gime', biai- < i.-e. *gUii9i-, base gUiiè{i) 'vivre', cf. lr\v <
*gi'ië- pioç zd jyâHi- 'vie' etc. et voy. Benfey KZ. 2, 309.
Bugge KZ. 19, 422. J. Schmidt KZ. 25, 151. 159. Jobanssou
KZ. 30, 424 (avec doute). Kretschmer KZ. 31, 396. Brugmann
Grdr. IM74. 593 etc. Gr.Gr.^ 114; nié par Bezzenberger BB.
4, 324 n. 1; autre étym. Scbulze GGA. 1897, p. 906. — Brug-
mann Gr. Gr. 1. cit. accorde que biaiia I. peut être bîaiia II,
biaiTtt Tfiç Z;ôr|ç (Hrdt. I 151) ayant pu signifier 'répartition
de la vie'.
att. II. biaiia f. 'arbitrage'; bmiTâuu 'être arbitre'. < bià+aiT-
cf. aîaa < *aiTia osq. aeteis gén. 'partis'; biaiTa est peut être
abstrait de biaitàuj. Cf. Bezzenberger BB. 4, 323 sq. Brug-
mann Grdr. P 593. Gr.Gr.3 114. 302 et voy. s. v. biaita I.
bidKOvoç ion. bir|Kovoç 'serviteur, servante'; biâKOvéïu ion. birjK-
'servir' : èY-KOvéuj 'faire diligence', biâ- birj- d'après des types
phonétiques comme biâveKqç ion. buiveKnç (voy. s. v.), buiXiqpi'iç
'imprégné de parfums' (àXeicpuu), biriveiaoç 'exposé aux vents'
(aveiaoç), bniXiinç 'ô bi' ôXou djaapTdvuuv' (dXiTeîv, àXeixriç). Brug-
mann Ber. d. sàchs. G. d. W. 1901, p. 103.
att. biâKÔaioi (sg. i\\v biâKoaîav ÏTrirov Thuc. I 62) ion. biri-
KÔcTioi dor. biûKdTioi '200'. -ndiioi < *Jimt- cf. é-Kaxôv; -Koaio-
d'après -Kovxa -kocttôç; bià- bir|- pour *biK6(Tioi, d'après xpiâ-
xpin-. Brugmann MU. V 7 sqq. Gr.Gr.^ 215 sq.
bidKxopoç m. épith. d'Hermès, 'dispensateur' < bià + R. Kxep
cf. Kxe'paç K 21 6. Q 235 'cadeau' ou 'possession', Kxépea Q 38 etc.
— 185 —
'choses que l'on donne au mort, honneurs funèbres', KTepîZiuj
'rendre les derniers devoirs'. Solmsen IF. III 90 sqq. (bibl.).
bia|UîTepriç 'qui transperce'; n. adv biaïuirepéç 'de part en part;
continuellement' < *bi av(a)- ireipuu; cf. bmiuTràH 'de part en part'
< *bi-av(a)-îTaH cf. irriYVuiui.
biaTTpùcTioç 'pénétrant' < *bia-TTpunoç, cf. biairpo 'de part en
part' et voy. s. v. irpùiaviç.
att. biaxiàuj "tamiser' < *bia-TFaiuj, cf. ion. cràoi (Hrdt. I 200)
(att.) TUL) EM. (< *TFaiuj) 'tamiser', èxTriiLiéva' creaT](J|uéva Hésych.,
àXeupÔTTicTiç f. EM. Hésych. 'crible pour la farine', biaTTOç m.
Hésych. 'tamis' : skr. titau- (trisyllabe) 'tamis' < *titavu- lit. tvôju
'je rosse'. Bezzenberger BB. 12, 240. Fick GGA. 1894, p. 234.
Bartholomae Woeh. f. kl. Phil. 1897, col. 656. Voy. s. v.
(TnGui. — Autre étym. G. Meyer^ 297 ( : alb. sos < *siû-s- lit.
sijôju 'je tamise'); à écarter.
bibàcTKU) fut. bibàEuu 'enseigner'; bibào"KaXoç m. 'professeur';
bibaxri f . (cf. pf . be-bibaxa Brugmann Grdr. II ^ 93) 'enseignement'.
< *bi-baK-aKuj '*faire agréer par qn., *rendre plausible' : lat.
discô '*accepter, *agTéer, apprendre' < *di-dc-scô, cf. pf . didicl
(Pott KZ. 26, 187. Osthoff Perf. 272); baK- < i.-e. *ddk-, forme
réduite de R. dèk 'tendre les mains pour accorder ou recevoir
(cf. Pedersen KZ. 38, 410 et voy. s. v. béK0|uai) ^). — Autre
étym. Fick I* 453 (bax- < *d'^gh- R. detagh 'paraître': lit.
dînga'il semble'); à écarter.
hom. (blbriiui) impér. bibévTUJV ipf. 3. sg. bibri 'lier'. Voy. s. v.
béuj I et Solmsen KZ. 39, 211 sqq.
*bibpdaKuu. Voy. s. V, aTTobibpdaKuj.
bibu|Lioç 'double; jumeau'^); hom. bibujudove duel, -oaiv dat pi.
'jumeaux'. < *bi- cf. biç 'deux fois' + bu-|uoç apparenté de
façon peu claire à buo; cf. à)a(pibu|uoç 'double; de double nature';
1) Lat. discô <i*di-dc-scô est un présent redoublé de R. dek
dans decet doceô pour Stolz Lat. Gr.^ 35 et Sommer Lat. L. u. FI.
274, mais *di-d[a]c-scô R. dèk d9k n'est pas moins vraisemblable; et
si la syncope est plus ancienne que le latin, bibdaKuu : discô ;= gr.
TîeeiLiev : véd. dadhmasi (cf. Hirt Abl. § 790).
2) bibu|uvoç Pind. 0. III 35 n'est qu'une conjecture de G. Her-
mann; cf. J. Schmidt KZ. 25, 150 n.
- 18»; —
bibujuoç a provoqué Tpibu)ioç 'trigeminus'. Voy. Johansson
Beitr. 1)8 sqq. (bibl.).
bibuum fut. buucfuj (hom. bibiLaoïj 'donner'; buuTnp buuTUjp boTrip
buÛTnç m. 'donateur'; buûç f. ( Hsd. Trav. 356) boffiç, -euuç ï, ion.
buuTivn f. ion. buuTÛç, -ùoç f. fSuid.j Mon'; bôjpov 'présent'*) :
sicr. dôduti fut. dasijdti gâtli. dadû'fï v. pers. inipér. dadcltuv
pers. mod. inf. dclden ( Horn Np. Et. § 520; 'donner' skr. data
data m. 'donateur' (cf. buÛTUjp bintrip) dcltrdm zd dadrdm
'don' skr. dânam 'don' (= lat. dômim) 3. sg. aor. moy. ddita
(< i.-e. *da-, cf. è'boxo) ptc. -ditah (= lat. datus) etc., arm.
tam 'je donne' (< i.-e. *c?3-) aor. etu {= skr. ddâm < i.-e. *c?ô-)
tur 'don' (i.-e. *d6ro-, cf. gr. bôjpov v. slav. darû\ Hlibsch-
mann Arm. Gr. I 495 sq.), alb. àa,sE 'je donnai' guègue ôam
tosque ôene 'don' (G. Meyer Alb. Spr. 83), lat. do dare idamus,
datus; voy. Sommer Lat. L. u. FI. 585 sqq.) 'donner' dos gén.
dotis f. 'don, dot' dônum osq. dunum onibr. du nu 'don' lat.
datio 'action de donner' (cf. bôaiç bujTivri) etc. osq. didest
'dabit' ombr. tera dirsa dersa 'det' (d'un prés. red. = lat.
*didô *didere) pf osq. deded ombr. de de 'dédit' etc., gall.
mod. dawn 'don', lit. dûtl {dilmi dûdu) lett. diU v. pruss. dat
'donner' lit. ptc. pf. act. dàvqs (< i.-e. *d9-) v. slav. dati {damî
< ^dôdmi) 'donner' darû 'don' danl 'impôt'. R. dô dd 'don-
ner'^). — Pour bàvoç voy. s. v.
1) Cf. (dor.) bûjTiç (bûjTTiç cod.)" bujç. çépvrj Hésych., que Boeckh
a voulu lire CI. 1688, 26 (bis) en place de Xûjtiç du marbre, lequel
est conservé par Michel 702 et Baunack GDI. 2501 (Xûjtiç 'contri-
bution en arg-ent, dépense' B.); ion. att. *6iî)0iç, cf. AiuoOeoç Auuoîqppiuv;
ôûjiiç = lit. dûtis V. slav. datî'àon', cf. skr. dâti-vârah 'généreux'.
2) Gflth. inf. dâvôi cypr. opt. buFâvoi GDI. 60, 6 (d'un *6uFâvuj
'donner') v. lat. duam duim 'dem' ombr. purdouitu 'porricito' (d'un
*por-douiô) lit. pf. daviaû et dovanà 'don' (cf. aussi v. slav. davati
'donner') ont fait reconnaître une forma *dôu-, qui pourrait être
aussi dans skr. inf. dâvdnê cypr. boFevai GDI. 60, 5. 15 (att. boOva'.),
où d'autre part on a voulu voir un suffixe -nen-; voy. Curtius-"^ 237.
Bechtel GGN. 1888, p. 409 sq. Hptprobl. 245. Meister Gr. D. II
220. 275. Fick BB. 15, 291. Wb. I* 70. 459. Persson Wzerw. 139.
VViedemann Lit. Prftt. 41 sqq. Hoffmann Gr. D. I 165. 265 sq. G. Meyer^
602. 6^(3. Brugmann Grdr. IP 605. 1138. Il-', 1, 322. Gr.Gr.3^188.
IF. XVIII 531. Stolz Lat. Gr.» 161 (bibl.). 186. Hirt Abl. §62. Hdb.
- 187 —
hom. bieiuai (bievTai W 475) 'se hâter, courir', ipf. ou aor. act.
3. pi. évbieoav Z 584 'poursuivre'; boni. I. biepôç i 43 'hâtif.
Les formes athématiques bie|uai etc. semblent résulter de l'asso-
ciation des formes à voyelle thématique biere bieiai bieaSai etc.,
qui appartiennent à btuu bîojLiai, avec l'eie ïeTai ïeviai i'ecr6ai etc.
(Osthoff MU. IV 13. G. Meyers 571. Brug-mann Gr.Gr.^ 278.
Solmsen Unters. 151 ; voy. aussi Jobansson Beitr. 69. Hirt Abl.
§ 363. Hdb. § 418. Sommer Gr. Lautst. 158). Voy. s. v. biu>
biO|uai.
II. biepoç. Le sens de 'vivant' l 201 et celui de 'frais' (en par-
lant de plantes) ') sont conjecturaux; le mot a été rapproché
par Bugge KZ. 19, 425 (cf. Fick I^ 37. 399. BB. 16, 287. Brug-
mann Gr.Gr.^ 114. KVG. §256) du g-roupe skr. jirdk zd-jira-
Vif lat. vireô 'être vert (*f rais)' v. slav. zirû 'pascuum' lett. dfiras
pi. 'festin', mots parents de gr. pioç lr\\/ lat. vlvô etc. (Osthoff
MU. IV 153); il n'y a pas d'exemple incontestable de i.-e.^^l-
> gr. bî-, cf. Meillet MSL. VIII 285. XIII 38sqq. Mansion Gutt.
226 sq. ^)
III. biepoç 'humide'. Voy. s. v. bmivuu.
biZia" ail. AdKuuveç Hésych. < i.-e. *dig-iâ : ags. tlccen v. h. a.
ziclâ ziclcln 'chevreau' < prégerm. *tiklina- (Bezzenberger
BB. 27, 165; cf. Stier KZ. 11, 210). - Arra. tik '*chèvre, *outre
de peau de chèvre, outre' (< i.-e. *diga? ou < *diqô- cf. pré-
germ. *tijô-n V. b. a. ziga ail. zie^e 'chèvre'? Lidén Arm. St.
lOsqq.) est douteux. — Alb. ôi 'chèvre', que G. Meyer Alb.
Spr. 85 rapproche de v. h. a. ziga (comme alternative), est
parent de lit. ozp 'bouc' pour Pedersen KZ. 36, 320. 335
(avec G. Meyer BB. 8, 186).
§ 486. Sommer 1. cit. Bezzenberger BB. 27, 179. — Pour arc. ptc.
aor. ànvbàac, GDI. 1222, 13 voy. Brugmann Gr.Gr.3 277. 352.
1) biepôç' ZAv Hésych. Gort. ôiepoaÙKuuv, cité par Brugmann
Gr.Gr/^ 114, est lu -uu ôiepûj, oûkuuv bvo par Blass GDI. 4993 II 2, qui
propose, avec doute, [Kap-rcjô) bupOJ = ûYpoû.
2) Voy. les étym. douteuses de biaira et 6ï60pa|uPo(;; pour
Roscher Rh. M. 44, 312 sqq., hér. èvbebiajKÔxa = att. èiuPePiuuKÔTa '(arbres)
vivaces', ce qu'admet Meister GDI. 4629 I 120.
— 188 —
ion. biZiiinai fut. lioiii. b\Zr]aoixa\. 'chercher à atteindre'; ion. b(-
2;riaiç, loç f. 'recherche'. bi2ri)nar '^regarder après qc, *chercher
des yeux' < *bi-biâ|aai : skr. dï- 'briller, rayonner, paraître'
dans 3. pi. dldtjati impér. 2. sg. didihi ipf. 3. sg. ddïdët lesb.
Zatriiai att. ZiriTÛ dor. ^âTeuuu (< ptc. *biâ-T0-) pour Fick P 108.
620. Brugniann MU. I 8 sq. Grdr. IP 849. 931. 939. 966.
Gr.Gr.3 286; a été critiqué par Solmsen IF. XIV 426 sqq. (bibl.),
pour qui biZ;rmai lr\TéM lf\\oç lr\\xiâ lr]xp6ç lâ\r] (voy. 8. vv.)
remontent à une R. gr. là- là- i.-e. *ja- 'chercher à atteindre,
se hâter' ^). — biZriiaai < *bi-biâ-)aai : skr. diyati 'voler' gr. bieiaai
biepoç I. biuÙKUj bivri lakr\ lY\xi\xi R. diû did dl 'chercher à
atteindre, se hâter' pour Sommer Gr. Lautst. 157 sq.
hilu) 'douter, hésiter' TT 713. Hrdt. 1 65 (oracle) < biç, cf. boidZiuu
hxaràloj. Solmsen IF. XIV 437.
ion. b i r| V e Kii ç att. biâveKiîç 'continu, ininterrompu' < *bia-aveKriç ;
le second membre contient enek 'èveTxeîv', peut-être sous une
forme nnek (Brugmann Ber. d. sâchs. G. d. W. 1901, p. 103);
-av6Kriç < -av-6veKriç (c.-à-d. à va + eveK) par haplologie pour
Prelhvitz BB. 23, 250 sq.; cf. TtobnveKriç 'qui tombe jusqu'aux
pieds' boupr|veKéç adv. K 357 'à une portée de lance'.
bieùpajupoç m. (ace. sg. bieûpa^pa Pind. fr. 86 Chr.) 'dithy-
rambe; — épith. de Bacchus'. Nombreuses étym. anciennes
et modernes, dont aucune ne satisfait; voy. Wackernagel Rh. M.
45, 482. Preller-Robert Gr. Myth. P 674. Frohde BB. 21, 195
(*bieupo- < *bu9upo- cf. skr. dudhrâh 'impétueux, fougueux',
-ajupoç : skr. diagam 'membre' cf. l'aïupoç epiaiupoç, et voy. Som-
mer Gr. Lautst. 58 sqq.). Brugmann Gr.Gr.-' 114 (: skr. g/thtl-
'chant' lit. pvagysti 'commencer à chanter'). Zacher S.-A. ans
dem Jahresber. d. Schles. G. fur vaterl. Kultur 1904 (= ô *bi-
OupàZujv 'célébrant *Ai0upoç', forme secondaire de AiôvucToçî'?).
Prelhvitz 2 116. Le mot semble emprunté.
hom.biKacTTTÔXoç '(jui rend la justice' <*biKavç acc.pl. + -ttoXoç
cf. ai-TTÔXoç.
1) La forme secondaire 6(Z:o|Liai n'est pas née de *6i-&io-|uai
(Brugmann Grdr. IP 849. Gr-Gr."* 281), mais est postérieure et s'ex-
plique par le passag-e à la conjugaison thématique (Brugmann MU. I 9.
Solmsen 1. cit.).
' — 189 —
aor. biKeîv 'lancer'; cf. àvbiKTtiç (voy. s. v.) bÎKxuov 'filet' bicTKOç
'palet' (< *biK-(TKOç). Mot obscur; hypothèse improbable de
Johansson Beitr. 69 (biK- : i.-e.*d{i)iôq- biuuKuu ^)); étym. erronée
de Fick P 460 (biK- : i.-e. ^dièk- ^dùk- lat. jëcl jaciô ; voy.
s. V. ïn^O-
bÎKeXXa f. 'hoyau à deux pointes' < *bi- + *Ke\Xa R. {s)qel
'fendre', cf. lit. skeliù'je fends' v.slav. slrûa 'rocher' skr. l-alâ f.
'parcelle' gr. cTKàXXuu 'fouir, sarcler' aKaXiç f. 'sarcloir, boyau'
etc.; voy. s. vv. dKàXXuu et juaKeXXa.
bÎKri f. 'justice'; bÎKaioç 'juste'; biKaZiuj 'juger'; âbiKoç 'injuste';
àbiKëuj 'faire tort'; etc. Voy. s. v. beiKvû|ui.
boni. biKXibeç (Oùpai) 'portes à deux battants' < *bi- + kXivu).
biKTuov 'filet'; biKTupéXoç 'pêcheur'. Voy. s. v. biKeîv.
bîvoç m. 'tourbillon; vertige; aire; vase à boire'; bivn éol. bivvâ
(cf. Aivvojaévriç Hoffmann Gr. D. II 484) 'tourbillon; tournoie-
ment'; bîvéuu éol. *bivvr|)Lii (ptc. pi. bivvrivieç Sapph. 111, cf.
Hoffmann op. cit. 387. 484. 575) 'faire tournoyer; intr. tour-
noyer (danseurs Z 494)'; inf. bïvé|uev Hsd. Trav. 598 éol. bivvu)
(gramm.) hér. àTrobivuuvTi subj, GDI. 4629 I 102 -) 'battre en
grange'; blveûuj 'faire tournoyer'; blvuuToç 'fait au tour'. Cf.
s. vv. biuu bieiuai biepoç I. biZirmai etc. et skr. dli/ati 'voler' irl.
dlan 'rapide' lett. dit 'danser' lit. dainà 'chant à danser'; p. ex.
Curtius^ 236. Fick V 68. 239. 459. II* 144. Persson Wzerw.
138. Hirt Abl. § 363 (base c^e/â^ 'voler, se hâter, se tourner').
bioiuai. Voy. s. v. biuj I.
bioTToç m. 'surveillant, chef. Voy. s. v. ëirtu.
bîoç 'divin' < *biFioç i.-e. *diuios : skr. div{ï)ydh 'céleste' (cf. loc.
d'wi 'au ciel') lat. dlu^ 'divin' (<.*divios, cf. dmm 'espace
céleste' suh diô etc.) Solmsen Stud. 110 sqq. (bibl.); cf. eûbîoç
eubioç 'serein, calme' eùbiâ f. 'temps serein' è'vbïoç è'vbioç 'qui
se fait au milieu du jour' etc.; *diu- forme réduite en face de
i.-e. *deiuos 'dieu' ('*céleste') dans skr. dëvdh m. 'dieu' lat. deus
'dieu' divi 'les dieux' (bibl. dans Brugmann IF. VI 88) osq. d e i va i
1) Sur AÎKTuvva épith. d'Arténiis voy. aussi Usener Gôtter-
namen 42 (non convaincant).
2) Autre leçon Dareste-Haussoullier-Reinach Inscr. jur, gr. 1 202.
— 190 —
'divae' v. irl. dia 'dieu' gaul. *dîvos dans Dîvo-dûrum 'Metz'
V. 11. a. ZfO V. norr. 'Jyr < prégerm. *tluaz^) lit. dëvas 'dieu'
deivè fantôme' etc. Voy. s. vv. béaxo Zeûç.
biôaTTupoç ni. on -ov n. 'griotte', sorte de cerise < Aiôç gén.
de Zeûç, cf. Aiôç pàXavoç lat. jûglans 'noix' et un 2^ élément
peu clair; hypothèse dans Prellwitz^ 117.
b i TT X aE, -ttKOç 'double' < *bi- + TTXaK- cf. onibr. t u - p 1 a k n. 'doul)le'
lat. dtipJex < *pldq- R. plâq plag, cf. dor. TxKâ-^â att. TrXtrfri
'coup' TiXricTauu 'frapper' lat. plançjô 'frapper' pJâga 'coup' lit.
plaJiù 'je frappe, je châtie' got. faiflôhun 'èKÔTTTOVTo' etc. Fiek
P 486. Brugniann IF. VI 96.
biTTXdcrioç. Voy. le suiv.
b ITT X 6 0 ç -r| -ov, att. biTrXoûç -r\ -oOv, poét. biTiXoç (dor. bmXeî loc.)
'double' : lat. duplus 'double' onibr. dtipJa 'duplas' tupler
'duplis'; le 2^ membre (cf. dtTrXooç poét. ctTrXôç lat. simplus
triplus) contient R. pel 'plier', qui, parfois élargie, reparaît
dans got. tirei-fl-s 'doute' ain-falps 'simple' v. h. a. zici-falt
'double' gr. bmXâaioç (< *-TrXâTioç) ion. bmXriCTioç 'double'
poét. biTTaXioç 'double', cf. aussi û<.v.puta- m. ou n. {t <i\.-Q.lt)
'pli, poche' got. faJpan v. norr. falda etc. 'plier' alb. pal'e
'pli, etc.' (G. Meyer Alb. Spr. 320) et gr. ttXékuj 'tresser' (voy.
S.V.). J. SchmidtKZ. 16, 430. Brugmanu Grdr. IP 509. Persson
Wzerw. 35.
b(ç 'deux fois'<i.-e.*c?/6', cL*diu)uis dans skr. d{u)vih zd hU v. lat.
duis lat. his m. h. a. zwis 'deux fois' (got. twis- 'séparément'
ail. zurlst 'dissension', voy. s. v. bià) v. h. a. zinr-o{r) v. norr.
tvis-var 'deux fois'; en compos. bi- : skr. dvi- lat. bi- y.h. a.. zici-
ags. twi- lit. dvi-, p. ex. biiTOuç, -oboç 'bipède' : skr. dvipdt
lat. hipês ags. twiféte 'bipède', cf. ombr. du-pursus 'bipedi-
bus'; cf. encore skr. dvitiyah zd hitija- v. pers. dûvîtiyo- 'deu-
xième' gr. bixa bixôà boioi bûo. Curtius^ 239. Fick P 72.
242. 461 sq. Brugmann KVG. §§ 353. 441. Etc.
biaKOç. Voy. s. V. biKeîv. — bidKoupa n. pi. 'portée du divSque'.
Voy. s. V. oupov.
1) Voy. Brugniann Grdr. IR 1, 133 sq. (bibl.).
— 191 —
bicTCTÔç att. biTTÔç 'double' < *bix-loç cf. bixa 'en deux; diffé-
remment'; — ion. biEôç < *bix6-ioç cf. bixOd. Schulze KZ.
33, 394 sq. Hoffmann Gr. D. III 611.
biaiâlw 'douter' < *bi(TTOç 'désuni, douteux' : skr. dvisthah 'am-
bigu' V. norr. tvistr 'désuni, triste'; cf. bixo-aTaTéuu 'être en
désaccord; être en doute avec soi-même' bixo-cTTadià f. 'dis-
sension ; doute' biZiuu boiàlo). SolnisenKZ.37,20sq, IF.XIV^437.
blqpào) ion. bîqpéuu 'chercher, scruter, fouiller'; àcTTpobicpriç m.
'astronome' Hrnd. III 54. Etym. obscure; pour skr. jêhafë
'bâiller' (Fick BB. 16, 287. Wb. P 400) voy. s. v. biiya.
ion. b i cp à ai 0 ç 'double' < *bi-cpaTioç, cf. bicparov • biqpàcriov Hésych.
et skr. hatih f. 'le fait de frapper, coup, multiplication' hatyà f.
{-hâtyam n.) 'mise à mort' v. sax. gûdea (< prégerm. *;^unpiô)
'combat' lit. ginczà et giùczas 'lutte' R. gVhen 'frapper' (voy.
s.vv. 6eîvuj 'frapper' qpôvoç 'meurtre' cpaioç 'tué') et cf. biîrXaE.
Prellwitz^ 76. -118 (cf. s. v. dcpvuu ctqpvujç). Brugmann IF.
XVII 367. Grdr. IP, 1, 186 i).
bicpGépâ f. (biijjàpâ Hésych.) 'peau apprêtée'. Rapport probable
avec béipo) 'tanner' (de Saussure MSL. VII 91. Fick V 453.
Bechtel Hptprobl. 113); l'i fait difficulté.
biqppoç m. partie du char qui portait le conducteur (fivîoxoç) et
le combattant (TtapaipàTriç), 'char; siège' < *bi- + cpp- forme
réduite de R. hher gr. çépuu 'porter'.
bixa (aussi poét. ctvbixa biâvbixa) 'en deux; différemment; sépa-
rément'; bixri dor. bixâ 'en deux'; bixô9ev 'de deux côtés'; ion.
bixoO 'en deux parties'; bixOùç 'doublement'; bixâç, -àboç f.
'moitié', bixa < *bi- + morphème contenant un gh, cf. skr.
viçvd-ha viçm-ha 'chaque fois, toujours'. Schulze Berl. phil.
Woch. 1896, col. 1367. Brugmann KVG. §§ 450. 582. — Hom.
bixOà comme bixa (cf. xpixOà : xpixa, TexpaxOd : TÉTpaxai; ion.
bixOàbioç 'partagé en deux; double'; parenté certaine, mais de
détail peu clair; hypothèse de Prellwitz BB. 22, 82 n. 97.
1) Pour Skutscli IF. XIV 488 sqq. (cf. Brugmann KVG. § 450)
biq)âoio(; est parent de lat. hifâriam 'vers deux côtés' bifârius 'double'
<.hi- -\- fâs 'expression, parole' (cf. (^r\\x\ lat. fârï), d'où '*qui parle
dans deux sens'; contesté par Walde 66, qui rattache bifârius
< *diji-bJi-o- 'visible de deux côtés' et bicpâaioç à R. bhë 'paraître'.
— 192 —
bii^a ï. hi^)0(; n. 'soif; hom. bivpdiu att. bi^jf) < *bn|iriei 'avoir
soif. Etyni. inconnue; biv^a < *biTTTia? biH^oç présuppose un
*biTroç? (Johansson KZ. 30, 421 sq.); s,kr,jéhatè 'bâiller, être
béant, s'entr'ouvrir' (Fick BB. 8, 330. 16, 287. Wb. l* 400)
est une forme dialectale \wm jfmbhatè d'après Uhlenbeck Ai.
Spr. 103; TToXubiqjiov ("ApTOç A 171) 'aux nombreuses crevasses
ou gorges' (Fick) est un sens conjectural; b'wpaç f. sorte de
serpent ("cherchant à happer' ou 'léchant'? Fickj est obscur;
m. h. a. Jcfbfin 'gronder, criailler' (Fick I^ 400) est écarté par
Zupitza Gutt. 83; lett. gibt 's'évanouir' (Prellwitz^ 118) est
plus que douteux. — Pour Schulze KZ. 29, 269. Qu. ep. 368
bivjjdiju < *biHi-a(y-iuj (cf. Treivduj < *TTeiv-â(y-iiu) 'être desséché
par la soif, cf. lat. âreô R. as 'brûler, être desséché'; non
convaincant.
I. hom. biuj 'se laisser poursuivre, fuir' (ipf. ou aor, biov X 251); —
hom. Esch. bi0)Liai 'mettre en fuite, poursuivre, repousser' ^) :
skr. diyati 'voler' etc., voy. s. v. bîvoç; les formes bière bietai
bie(J0ai etc. provoquent, par association avec l'ere ïeiai ïec5"9ai
etc., un bîejLiai (voy. s. v.), qui spécialise le sens intrans. du
médiopassif.
II. hom. biuj c.-àd. bFiuj 'craindre' dans nepi ^àp bie E 566, I 433.
A 557. P 666. x -^S (Schulze Qu. ep. 355); cf. hom, beibi)iev
(bébFi)Liev) R. duei 'craindre' et voy. s. v. beibuu^).
biujKUj 'pousser, poursuivre'; biuuEiç, -euuç f. 'poursuite'; biuuYMa
n. 'proie, butin'. biujKuj semble provenir d'un pf. *be-biuuK-a
de *b(ri|ui 'poursuivre' bieiaai 's'enfuir', cf. pf. ëuuKa de 'ir\\x\, prés.
àvuOxuj tiré de pf. âvuJTa et cor. FiiÛKei (î) 'il poursuit' GDI. 3153
en face de hom. ïe|nai (Fieiuai); pf. bebluuxa est refait sur biujKUJ.
de Saussure Méni. 140. Bezzenberger BB. 5, 313, 318. G. Meyer
Gr.Gr.2 52. 388sq. Johansson Beitr. 69. Persson Wzerw. 14.
Kretschmer Gr. Vas. 44. Bréal MSL. IX 36, Brugmann Gr,Gr,3
278. Hirt Abl. § 363. — biuÛKuu < *bi-iajKuj : v. h. a. jagôn
'chasser' (Kluge^' 185, Walde 292) est à écarter.
1) Cf. gort. subj. èbbîtiTai «èa6- = èKb-) GDI. 4997, èmbioMOi 4998.
2) b(o|uai 'craindre' Esch. Pers. 700 mss. Dind.^, oùHerin.Weil
et Dind.^ veulent lire 6(e|aai, n'est sans doute que la forme moyenne
de 6(iu II.
— 193 —
b^fic^lç f. b)Lirifoç. Voy. s. v. bajuàoi.
ion. b|uu)ç gc'u. bjuuuôç m. 'esclave'; b|uujr| f. ^servante'; hom.
ÙTTobiuujç, -lîjoç m. b 386 'serviteur'; thème en -ou- (Bréal MSL.
VII 448 sq.), ci- ^domu- dans lat. domus v. slav. domû 'maison'
skr. ddmfmâh ^appartenant à la maison' arm. tanutër 'maître
de maison' {<Hamoy-tèr Meillet M8L. VIII 236); cf. crét.
luvtuâ f. 'population serve' lavujTai 'les serfs de la communauté'
avec )uv- < v|Li- < b|u-, cf. att. |ue(j6-)uvri : ion. jueaô bjuri 'poutre
transversale' épid. Mviâ : Ajuiâ (Kretschmer KZ. 31, 406. Bruc-
raann Gr.Gr.^ 76). — Le rapport b|Liuuç : bajaduu 'dompter' (p. ex.
Curtius^ 232. Kretschmer 1. cit. G. Meyer^ 336) est à écarter.
hom. bvoTTa\iZ;uj 'secouer, ébranler'. Etym, inconnue.
bvôqpoç, poster. Yvoqpoç m.'obscurité,ténèbres';bvocpep6ç 'sombre';
hom. lobveqpriç 'd'un violet foncé'. Rapport peu clair avec
Kvéqpaç n. MJécpaç n. ipécpoç n. 'obscurité' lyeqpapôç qjeqprivoç 'ob-
scur' skr. ksap- ksapà zd xsap- 'nuit' lat. crêper {cr- < en-)
'obscur' (Curtius^ 704 s(i. Bersu Gutt. 164 u, 1. Johansson
BB. 18,7). — Le rapport bvoqpoç : véqpoç lit. dehests 'nuage'
(Meringer Wiener Sitzungsber. 125 II 40), s'il est vrai, montre
rallégement du groupe initial en sens divers *).
dor. bodv. Voy. s. v. br|v.
hom. boàcrcraTO. Voy. s. v. béaio.
bo9ir|v, -îivoç m. 'clou, furoncle'. Etyni. obscure; hypothèse
non convaincante de Fick I* 400 (: v. h. a. quedïlla chwadilla
'pustule' R. gUedh), cf. Zupitza Gutt. 85 et voy. s. v. àYaGiç.
boibug, -ùKOç m. 'pilon'; àvaboibOKOtZiu) -iZuj gl. 'troubler'. Etym.
obscure; boi- est un redoublement intensif; hypothèse dans
Prellwitz2 119.
ép. boiôç 'double' pi. boioi 'deux'; hom. èv boirj (eîvai) I 230
'(être) dans le doute'; bomZiuj 'rendre douteux; moy. être dans
le doute', boioç < *duoi-io-s, formé sur le nom. ace. n. i.-e.
*duoi 'deux' : skr. dvaijdh 'double' dvêdhâ 'en deux fois' alb.
dege 'branche' (< *duoi- G. Meyer Alb. 8t. III 9 sq.) got.
1) Contre Meringer 1. cit., je tiens bvôqpoç et Yvcqpoç pour identi-
ques; 6v- est l'initiale ancienne, cf. *6Xuku(; > tXukûç et v. fr. signe
'le saint suaire' < *.çm<Zne \a,\,. siiulonem (Grober Archiv f. lat. Lex.
V 476).
— 194 —
fnaddjé (< *duoi-io-) v. norr. tue(/gia v. h. a. ziceiio zweio
'duorum' v. sax. twéne Meiix' (< *duoino-) lit. dveji 'deux'
V. slav. dvojî 'double', p. ex. Curtius'' 239. Biu^maiin Grdr. II ^
468. 6.57. 12 183. 283. 288. KVG. §§ 153. 474. 477; cf. aussi
got. hveifla- v. li. a. zicifal et v. norr. tyja ags. twéo v. h. a.
zweho 'doute' lat. dubius 'douteux', puis hom. ép. beibu) (<*be-
bFoi-a) '*je doute; je crains'. [Voy. Brugmann Distr. 61 sqq.]
boKeùiu boKotîIuj 'observer' 'cf. TrpocrboKàuj 'attendre',); boKeî |lioi
'*il est acceptable pour moi. il me semble', boKÉuj (fut. bôEuu
aor. êboEa) '*accueillir une apparence, une opinion, penser,
croire'; bÔYMOt u. 'opinion'; bÔKi|uoç 'acceptable, éprouvé';
boKavri f. 'boîte: fourcbette' des filets de chasse (Hésych.);
boKÔç f. 'poutre'; -bÔKOç 'qui reçoit', etc. Cf. Curtius^ 507.
Osthoff Perf. 302 sq. et voy. s. v. béKO|aai.
hom. boXixôaKiov (e'ïxoç) épith. de sens incertain, ord. traduite
'qui projette son ombre (aKid) au loin'; < boXixôç 'long' + un
élément obscur; hypothèses non convaincantes de Diintzer
KZ. 14, 203. 16, 27 et Fick BB. 8, 331 (*boXix6crxiov cf. ôffxoç
'jeune pousse'), Pfuhl Z, f. Gymnasialw. 1868, p. 785 sq. (: kÎuuv
'colonne'!), 8kierlo ibid. p. 246 (ikîuj 'aller'), Prellwitz^ 119
(-ôcTKiov : v. h. a. asc 'frêne'; voy. s. v. ion. ôEuri 'hêtre; épieu'),
Bréal MSL. XIII 378.
boXixôç 'long'; bôXixoç m. 'le long stade'*). boXixoç (i inex-
pliqué) : skr. dîrghâh zd dar^ya- dar^ga- v. pers. darga- (i.-e./
'long'-) skr. comp. drâghiyàn 'plus long' dràghima drdghmâ
m. zd drOjah- 'longueur', v. slav. dlûgû serb. dûg lit. ilgas
(chute du d- inexpliquée) 'long', p. ex. Curtius"' 191 sq. Fick
P 456, base i.-e. dela'gh 'être long' (Hirt Abl. § 281); cf. la
forme nasalisée i.-e. *dlo7dghos dans lat. longus = got. laggs
V. h.a. etc. lang 'long' gaul. AoYYO-CTTaXiiTUJV (Fick IP 245:
hypothèses très douteuses sur d'autres formes celtiques Zupitza
BB. 25, 90 sq.), cf. alb. grate gatt gqt 'long' (< *dlanij-tt
1) Hom. AouXixiov AouXixieûç bou\txo6eipujv gên. pi. 'au long cou'
B 460. O 692 par allongement métrique (Schulze Qu. ep. 156).
2) V. pers. dranga- est à rayer (Bartholomae IF. XII Anz. 27).
- 195 —
Pedersen KZ. 33, 545 sq.j, p. ex. Brugmann Grdr. I- 476. 530.
II-, 1, 553^), puis g-r. év-beXexnç 'continu' (voy. Meillet Dial.
indo-eur. 69) lat. indulgeô '^avoir de la longanimité, *être
patient' (Havet MSL. VI 233 sq.j got. tulgus 'ferme, persév-
érant' V. sax. tulgo adv. 'très' (Fick P 456).
^oXoç m. 'ruse'; boXôeiç 'rusé'; boXôuj 'tromper'; I. boXuuv, -uuvoç
m. 'canne à épée'. boXoç — lat. clolus osq. dolom ace. dolud
abl. 'ruse'; boXoeiç : lat. dolôsîis; cf. v. norr. tâl 'fraude, trom-
perie' V. II. a. zàla 'poursuite, embûches, danger' (Curtius^ 237.
Fick n 456); parenté ultérieure très douteuse (:v. h.a. zala
'nombre' = néerl. taal ''-'dénombrement; *récit; langue' v. li. a.
zalôn 'compter, calculer' zelle^i 'compter, calculer, dire' v. norr.
tal 'nombre, énumération, discours' telia 'compter, raconter'
tala 'dire' etc. pour F\çk BB. 2, 209. Wb. I^ 456); got. gafUs
'approprié' (Fick 1. cit.; v. irl. dil 'agréable' (Fick 11*^ 151 sq.)
sont étrangers au groupe.
II. boXuuv, -UDVOÇ m. 'petit hunier: voile de beaupré' : v.norr. tiald
V. b. a. ail. mod. zelt 'tente' etc. cités s. v. béXxoç.
^ôjuoç m. 'maison'; bo|uiT f. 'xeîxoç etc.' Hésj^ch.; -bo|Li6ç dans
oÎKO-bô|Lioç 'architecte'. b6|Lioç = skr. dâmah m. 'maison', cf.
lat. domus f. gén. -iis (th. i.-e. ^domo- et *dornu-, cf. s. v. b)nu)ç)
irl. dam-liacc Wonius lapidum' aur-dam 'prodomus' (< *d9mâ-
ou *damo-? Fick II' 141) v. slav. domû m. (th. en -it-) serb.
dôm dôma 'maison'; — cf. le th. cons. *dem- *dôm- *dm- ^dm-
dans gr. bujfia (voy. s. v.) arm. tun 'maison' /d loc. dam nom.
-dà < aryen '^-dâs dans u.si-ôâ ('ayant sa maison à l'aurore')
nom d'une montag-ne gr. bearrÔTiiç < gén. *dems (? voy. s. v.)
bÔTTcbov < *dm- (voy. s. v.) è'v-bov (loc.) '*à la maison' (voy.
s. V.) A|Liia Mviâ Aa)uia (^'maîtresse de maison') et peut-être
bàixap (voy. s. v.) ; puis cf. bé|Liuj 'bâtir' ( : got. timrjan 'charpenter',
voy. s. V.) ve6-b|uâToç Pind. 'nouvellement construit' bé^iaç n.
'*structure' (voy. s. v. ) ion. |aea6b|Liri att. épigr. necrôiuvri f. 'poutre
transversale' \?d.materiès 'bois de construction' (< *dma- Ost-
hoff Festgruss an Roth 126 sq.) zd d^mâna- (cf. ha-d^môi loc.
1) Curtius 1. cit., Hirt 1. cit., Klug-e" 236 séparent à tort lat.
iongus got. lagys de gr. ho\\\àc,.
— 19(J —
Mans la même maison') nmana- 'maison'^; lit. namaî-) ni. pi.
Vlemeiire' wX.damnae ^aW.defnydd bret.rfaw»e2 "matière, moyen'
(Fick II ■* 141. Henry Bret. 88); pour liom. buù voy. s. v.^). I.-e.
*rfem</- 'bâtir'*). Cmlius-' 2.34. Fick P 66. 2.35. 454. Etc.;
bibl. récente dans Brugmann Grdr. IP, 1, 136.
bôvaE, -aKOç dor. bOùvaE fTbéocr. XX 29, mais bovaE Théocr.
Ep. II 3. Pind. P. XII 25 1 m. 'roseau'^;. Etyra. incertaine:
lett. dôni 'roseau, jonc' (Fick BB. 3, 169. 12, 161. 26, 246.
Wb. I ' 159 ; doute de Zubaty BB. 18, 250) n'expliquerait l'uj de
dor. buJvaE qu'en tant que primaire; got. tains (< germ. comm.
Hainaz) 'rameau' v. li. a. zein 'verge' (Bugge PBrB. 24, 446 sq.
Fick Wb. loc. cit.) ne sont pas clairs (cf. Uhlenbeck Got.
Spr.- 145. Wiedemann BB. 28, 53sq.); le rapport traditionnel
avec bovéu) 'secouer, agiter' ne convainc pas.
b ovéuj 'secouer, agiter'; poét.àXi-bovoç 'ballotté sur mer' TToXij-bovoç
'qui s'agite beaucoup' èTvo-bôvoç 'qui remue la purée'. Etyni.
obscure; hypothèse dans Prellwitz^ 120 ( : bie|uai bîvoç).
bôEa f. 'opinion; réputation, gloire' < *bOKTia : boKeuj.
bopd f. 'peau'. Voy. s. v. bépou.
bopKotç, -dboç f. bépKOç m. bopE gén. bopKÔç f. 'chevreuil; gazelle',
formes modifiées par étym. pop. d'après bépK0|uai 'regarder'
(G.Meyer^ 270) pour ZiopKdç (Hrdt. IV 192) et z:6pE (Callim. Nie),
lequel est le représentant phonétique de i.-e. Hork-s pour Som-
1) Et skr. mànah ru. 'bâtiment, demeure' pour von BradUr
GGA. 1890, p. 911. IF. IV 88 n. 3. Hirt Abl. § 343.
2) Avec n- venant d'une forme où il était issu phonétiquement
de d- devant m (J. Schmidt Plur. 221 sq. Kretschmer KZ. 31,406); —
lit. namaï: skr. amà 'à la maison' <[ *ama- 'maison* pour Bezzenberger
BB. 21, 303 n. 26, 167; très douteux. — et de même v. slav. doma
'à la maison' (<;i.-e. *domôu loc.) : skr. amà. avec préf. d- (Zubatj
Archiv f. slav. Phil. XIV 151 sq.).
3) Gr. àb|uev(beç" boOXai EM. << *ri-dwe/« 'dans la maison', cf.
th. -^domen- dans lat. dominus '*qui se trouve dans la maison', pour
Danielsson Gramm. u. et. St. I 34 n. 2.
4) L'identité de cette base avec "d^joinâ- 'dompter' (par le
sens de 'domestiquer, attacher à la maison') est possible.
5) Pour Schulze Qu. ep. 205 ion. récent boûvaE Anth. passim
est dû à un allongement métrique, que les poètes alexandrins ont
propagé; il en va peut-être de même de dor. ôûJvaE.
— 197 —
mer Gr. Lautst. 147 sq.; cf. gall. iwrdi 'caprea mas' corn, yorcli
bret. iourch 'chevreuil' < < i.-e. *iorkos Bezzenberger BB. 4,
316 n. 3, Fick II* 224. Henry Bret. 174); ïopKOç m. 'daim'
(0pp. Cyn. II 296), ïopKeç' tujv bopKdbuuv Iûjujv, ïupKeç* aÎYeç
^Ypiai Hésycb. sont empruntés.
èôpTTOv n. 'repas du soir, souper'; boni, bop-rréuj 'souper'; bopTiriatoç
m. 'beure du souper, soir; souper' (R. ëd 'manger' cf. ebo}iai
ècTGiuj et bom. beiTivricTToç m. p 170 'beure du principal repas';
voy. Wackernagel Debnungsges. 31. Scbiilze Qu. ep. 321).
bôpiTOV (tt < qV'): alb. dai'ke 'repas du soir, soir', cf. c^reA^ 'repas
de midi' (G. Meyer Alb. Spr. 61. Bugge BB. 18, 189. Pedersen
BB. 20, 231. Hirt Abl. § .ô90). Voy. s. v. bpéTTUj^).
bôpu n., bom. gén. boupôç (< *bopFoç) boûpaTOç (< *bopFaTOç^)
pi. boûpa boupata ^), att. gén . bôpaTOç trag. gén. bopôç ( <*bopFoç)
dat. bopî bôpei pi. ôôpri 'tronc d'arbre sur pied {l 167), bois
équarri, poutre, bois d'une arme, lance'; cf. bujp- dans sic.
âaxébuupoç m. 'sanglier' (< *àv-(Tx€-bujpoç, voy. s. v.), are. dor.
AuupiKXfjç dor. béot. Aujpiinaxoç rhod. Auupiqpdvriç béot. Aiupi-
)uaç^), dor. Auupieûç 'Dorien' (cf. macéd. AoupioTreç Fick BB.
24, 299. 26, 238), boup- < *bopF- dans ion. Aoûpiç Aoupiriç
(Fick-Becbtel Personenn.- 102); cf. encore crét. bopd f. 'poutre'
(<*bopFd) dans bopd" bép|ua. KpfjTeç bè Kai Tf)v boKÔv EM.
(= lit. darva 'bois de pin' lett. darwa 'goudron' Osthoff Et.
Par. I 138). bôpu < i.-e. "^doru : skr. dâru n. 'morceau de bois,
1) Pour Pedersen 1. cit. bôpirov < i.-e. ^dfqV'om, darke < i.-e.
^dfqV'-, (/refce <C i.-e. *drôqV'-\ pour Hirt 1. cit. base dereqV' : P<^ 1
èôpiTov darke, P 2 dreks. — Le sens premier de 66pTTOv a dû être
'cueillette'.
2) Aveca<C«, cî.véd.gén.drûnah loc. dàruni et voy. J.Schmidt
KZ. 25, 52. 26, 17. Meillet MSL. IX 36».
3) D'où un nom. hystérog'ène boûpaç Anth. VI 97. — boûpioç
èoùpeioç (ÏTTTTOç) '(cheval) de bois' chez les Attaques n'est qu'un sou-
venir épique (Schulze Qu. ep. 102 n. 516).
4) Pour Curtius'' 239, Schulze Qu. ep. 514, Solmsen Unters. 182
et Osthoff Et. Par. I 158 sqq. (lequel rappelle lett. dÙ7'is dure 'ruche
taillée dans un arbre forestier, vaisseau de bois d'une seule pièce'),
Vw de Aujpi- et dtax^buipoç est primitif, et 6iup(i)- : bôpu = yuuvîô : T<ivu.
- 198 -
bîlchc, piqucf vA dai'ru ii. 'iiiurccau de bois, lance'. Pour la
parenté ultérieure voy. s. v. bpOç.
boûXoç dor. biîJXoç m. 'esclave'; boûXri f. 'femme esclave'; poét.
bouXoaùvri f. att. bouXeiâ f. 'servitude'; bouXeûuj 'être esclave';
bouXouu 'rendre esclave'. boOXoç '*travaillc'ur : got. taujan
v. h. a. zouwen 'faire, préparer' m. li. a. zouwic 'actif, agile'
v. norr. ags. tel 'outil' R. dôu (Lorentz IF. V^ 342 sq.). — Hyi)o-
thèses de Dlintzer KZ. 16, 27, Lewy IF. II 446, Johausson IF.
III 229 sqq. bibl. (dor. bujXoç 'maison, ensemble des servantes,
esclave' tskr. dâra- m. 'maison, épouse' < i.-e. ^d6lo-\ sur skr.
dura- voy. s. v. bà|Liap note) à écarter.
boÛTTOç m. 'bruit sourd'; bouTréuu 'faire du bruit en tombant, eu
frappant'. Hom. èpi^bouTTOç (à côté de èptbouTTOç) 'au bruit reten-
tissant', èYboiJTTriaav A 45, laacTiYbouTTOv . . . • jueYOtXônxov Hésych.
font poser un *YboÛTToç (initiale unique en grec) onomatopée;
voy. s. v. KTÙTTOÇ.
box|Li6ç boxiLtioç 'oblique'. box|uôç < *baxiuôç (J. Schmidt KZ.
32, 374) : ^kr.jihmdJi 'tourné vers le bas' i Bugge KZ. 19, 422.
Pedersen KZ.36,78; <C'^'jiJhma- *èizhma- ^dièli- \.-e.*daghmô-
Uhlenbeck Ai. Spr. 101).
bpÛKUJV, -ovTOç m. 'dragon; serpent': ancien tll.en-e?^-, cf.bpaKaiva
f. 'dragon femelle'. Cf. skr. dfk 'regard' gr. bépKO|uai ÙTrébpa
voy. s. vv. et *bp(XKoç n.'ceil' dans dat. pi. bpaKéecrcri Nie. Al. 481.
aor. bpajieîv, pf. bebpoiaa 'courir'; bp6|uoç m. 'course'; bpoiaeûç,
-eujç m. 'coureur'; — bpâTreTnç ion. bpiiTTéTriç m. bpdîTuuv (gl.)
m. 'déserteur. Etym. indiquée s. v. ctTTO-bibpdcTKuu (et cf. Cur-
tius^ 237 sq. Pcrsson VVzerw. 68. Pedersen IF. II 308 sq. Hirt
Abl. § 7Ô3).
bpâcraoïaai att. bpâTT0|uai 'prendre avec la main, saisir'; bpàTbrjv
'en empoignant'; bpâTMa n. 'gerbe'; bpaxineOu) 'lier des gerbes';
bpaxMn f. (voy. s. V.); bpàE gén. bpaKÔç (pour *bpax- Mansion
Gutt. 138. Brugmann Grdr. II-, 1, 139) f. (pi. bdpKeç- béapai
Hésych.) 'poignée' : v. Ii. a. zarija 'clôture, enceinte' (p. ex.
Fick I' 455) v, norr. targa ags. frtrç'e 'bouclier' (prop. 'bord du
bouclier'; > ïr.tarrje) v. ^\ax. 2}odragû 'bord, lisière' lit. dafzas
{■gh-) 'enclos, jardin' lett. darfs 'clôture, cour, jardin' (p. ex.
Hrugmann Her. d. sachs. G. d. W. 1897, p. 21 sq.), ï.e.*dergh-
— 199 —
et *dergh- 'cingeie'; mais skr. drdhdh 'ferme' dfhi/ati dfjiati
'fixer' zd dar'zaije'ti 'enchaîner' ddr^z- f. 'lien' pers. mod. darz
'couture' lit. diPéas 'courroie' (-gh-) dir.szti {-gh-) 'durcir'
(W. Meyer KZ. 2S, 173) y. slav. drûzati 'tenir' zd drazaHe
'tenir ferme' {-Qh-), cités par Brugmann 1. cit. ont un d- ambigu
et peuvent remonter (cf. J. Sehmidt KZ. 25, llôsq.) à un i.-c.
*dliergh- ef^dhergh-'ètre ou rendre ferme, tenir ferme, assujettir'
(élargissement de *dher- dans gr. 6p6tvoç 'banc' Gpricracreai
's'asseoir' 6p6voç 'siège' lat. firmus 'solide' frëtus 'appuyé sur',
etc.), à quoi l'on rattache aussi lat. fortis 'solide, capable, vail-
lant' v.lat. forctus et horctus 'bonus' (J. Sehmidt 1. cit. W. Meycr
1. cit. Meillet Notes d'étym. gr. 4. Niedermann ë u. l im Lat.
85 sq. Walde 239) M. [Voy. Add.]
bpaxiuri arc. él. bapxi^d (cf. bapxinâç' bpaxinàç Hésych.) Cnosos
bapK)Lid GDI. 5071 (k = x) g^>'t- bapxvd (cf. bpaxvdç d'une inscr.
tardive de Lycie ; -xv- < -xin- Hatzidakis Einl. in die ngr. Gr.
95 n. Schulze KZ. 33, 232-) f. 'drachme' (poids et monnaie),
prim. 'poignée' (de bâtonnets de métal, ôpoXoi). Voy. s. v.
bpà(Tao|uai. — Etym. sémitique (p ex. Levvy Fremdw. 118) ou
assyrienne idarag-mana Oppert) à écarter; voy. Babelon Traité
des monnaies gr. et rom. I (1901) col. 402 sqq. (bibl.), qui laisse
ouverte la question d'origine.
bpduu bpiî) (< *bpâ-iuj) 'faire'; boni, bpaivuu K 96 'vouloir faire';
bpd|ua n. 'action'; bpdvoç- è'pYOv. Trpdgiç etc. Hésych.: àbpâviîç
'débile'; dbpdvéuj hom. ôXiYobpâvéuj 'être faible'; hom. bpntJTnp
m. dor. bpdaiâç m. Pind. P. IV 287 'serviteur'; hom. bpncrio-
1) Brug-mann 1. cit. et Grdr. P 461. 518. 668 rattache lat. fortis
à skr. brhdnt- 'riche, puissant, haut, grand, important, élevé' R. hhergh,
mais les mots congénères, p. ex. ann barjr 'haut' {<:i\.-e.*bhrghu-)
v. irl. brt 'éminence' « *briA;-*) got. baiirgs '*hauteur fortifiée, cita-
delle, ville', mettent en relief l'idée de hauteur; cf. Solmsen KZ.
37, 575 sqq., pour qui lat. fortis : v. slav. brûzû 'rapide' (la rapidité
étant un trait saillant du héros, cf. hom. irôbaç ibKÛç), ce qui ne con-
vainc pas. — - Zupitza KZ. 37, 391 groupe bpdaaoïuai et lat. fortis
en admettant une alternance initiale d- : dh- que le sens ne recom-
mande pas.
2) J. Sehmidt Kritik 117 accentue gort. ôdpxvâ et croit, sans
convaincre, que l'alternance n:nf. (représentants d'im i.-o. mn) est
due à la différence de place du ton.
— -200 -
avvx] t. 0 321 "fonction de serviteur'; bpaaTripioç 'actif : lit.
daraù daryti 'faire' ddrhas 'travail' dirhn dïrhti 'travailler'.
Ciirtius'^ 238. Fick 1*451. Hirt Abl. §227 (base dera 'travailler').
bpéTTUj 'cueillir'; bpcTrâvn f. bpéTravov 'faux'. Le tt est ambigu;
si TT < p, cf. slov. serb. drapati 'égratigner' pet. russ. drapaty
'cgratigner, arracher, prendre', R. drep, élargissement de R. der,
cf.gr. be'piu et bpÙTTTUj 'écorcher' f^^Persson Wzervv. 51. 163 bibl.);
si TT < qV, cf. gr. bôpTiov alb. darks 'repas du soir' dreke 'repas
de midi', R. dreqV (base derequ Hirt Abl. § 590 1, qui peut être
un autre élargissement de R. der (Persson BB. 19, 266 n. 4);
cf. encore gr. bpuJTTaE, -aKoç m. 'emplâtre épilatoire' bpujTTaKiZuj
'épilcr' bpûJTTTeiv biaKÔTTieiv Hésych. (Persson BB. 19, 265sq.!
bpîXoç m. 'ver de terre; circoncis (x\ntb. XI 197; voy. Diels IF.
XV 4 sqq.)'; bpiXaKeç- pbéXXai. 'HXeîoi Hésych. Etym. obscure:
hypothèses de Fick BB. 12, 162 (: ags. teors v. h. a. zers 'pénis'
R. der cf. gr. bépuu 'écorcher'j et Wb. I' 455 (:gr. bp6(Toç
'rosée'). Voy. s. v. KpoKobiXoç.
bpimjç (< *bpïa-fiu-ç) 'aigre, acre, piquant; irrité (regard)';
bpi)LiOTr|ç f. 'âcreté'; bpi|uùcrauj 'piquer par une saveur aigre;
traiter avec aigreur' : lat. tristis 'sombre, refrogné, chagrin,
morose, triste' v. slav. drqsiikû 'tristis' drqselu drqchlû 'aKu-
9pujTr6ç, morosus'. Osthoff Et. Par. I 162 n. (bibl.).
hom. bpioç n. E 353, poét. pi. bpîa 'taillis, fourré'; cf. lac. bpiuuv
m. 'bevbpû)v' dans èv bpiOùvaç" bp6|uoç irapeëvuuv èv AaKebai|uovi
Hésych. Parent de bpûç (voy. s. v.); sur la difficulté phonétique
(cf. aussi bpiç- buvaiuiç Hésych.) voy. Osthoff Et. Par. 1 156 sqq.
(bibl.).
bpoiTii f. 'cuve en bois, baignoire; cercueil' < *bpou-ffiTà 'vais-
seau de bois' i.-e. *drou- 'chêne' (cf. s. v. arg. bpoov) + *(yiTà
cf. lat. Kitîila (dimin. d'un *sitâ) f. 'seau' sifella 'urne de
scrutin' sîimm sinus m. 'vaisseau de terre à large panse' lit,
.sïlis 'crèche' sîlè lett. sile 'auge, crèche' pour Osthoff Et. Par.
I 146 sq. — bpoixri < *bpoFiTâ : v. angl. fr/j (< germ. comm.
Hrau-ja- i.-e. *drou-io-) angl. tray 'auge; plateau' pour Holt-
hausen IF. XVII 294 et Lidén IF. XVIII 413 sq.*).
1) Une forme bpùTri alterne avec bpoÎTii dans les mss. d'Eschyle;
Osthoff croit h un renouvellement par étym. pop. d'après bpûç et ôpu-.
— 201 —
bpôfioç. Voy. s. V. bpajaeîv.
bpoôv laxupov. 'ApTeîoi Hésych. < *bpoF6v i.-e. *drou- 'chêne' ^),
cf. V. norr. traust 'sécurité, confiance' v. b. a. m. h. a. trôst
'confiance, consolation' got. trausti 'traité, alliance', gr. ApoûGoç
< *ApôF-u9o-ç êvbpoia' Kapbia bévbpou Kai tô |ué(Jov Hésych.
< *èv-bpoF-m (cf. è'vbpuov Kapbia bévbpou Hésych.) bpoÎTri
(voy. s. V.). Osthoff Et. Par. I 145 s(|. et passim (bibl.). Voy.
s. V. bpOç.
bpoaoç f. "rosée' : got. ufartrusujan "répandre par -dessus',
V. h. a. trosena "faex' er-druamita 'defaecaverat' pour Johans-
son PBrB. 15, 238, Fick P 4.55, Brugmann KVG. § 206. —
Autre étym. Brugmann Ber. d. sàchs. G. d. W. 1899, p. 214 sq.
(exemple d'alternance, à l'initiale devant voy., de cons. + r
et de cons. simple, cf. lat. fraugO : skr. hhandkti 'briser';
bpocToç, f. d'après epoT) èëpcfri 'rosée', < *vpoaoç cf. vôtioç
voTepoç 'humide').
hom. bpoTfÎTaacc. f. 'virilité, force, vigueur' à lire TT 857 = X363
= Q 6 au lieu de àbpoTfJTa àvbpoxfiTa; pour *bpa-TâT- (cf. *ner-
'àvrip') sous l'influence des th. eu -o-; cf. Clemm Rh. M. 32, 463.
J. Schmidt Kritik 82. Brugmann IF. XII 26 n. 1. Grdr. 11^
1, 418. 451, et complétez snpra l'art. dbpÔTriç àbpÔTrjç.
boni. bpOiuàn. pi. 'forêt' < 'i.c.'-^'dru-, cf. les comp.hom.bpu-TÔjuoç
'qui coupe le bois' att.bpu-TTCTrriç 'qui mûrit sur l'arbre' bpu-qpaKioç
(voy. s. v.) et skr. d7'u- m. n. 'bois, objet en bois' drumàk m.
'arbre' drunl 'seau' driinam 'arc; épée' dru-sâd- 'assis sur
l'arbre' su-drûli 'bois solide', celt. dm- préf. intensif dans gaul.
Dru-talos '*au grand front' Druides Druidae pi. (v. irl. driii
'druide') < *druuid- 'fort sage' v. irl. dron 'firmus' ( < *drunos),
ags. ^;'^<>/^ 'ferme, fort' (< i.-e. *d7'umos) v. franc, ^rw.s-^/.s' 'rapport
de fidélité; escorte' m. h. a. getrûste 'troupe' v. norr. trog n.
ags. néerl. v. h. a. trog m. b. a. troch m. 'auge' (< i.-e. *druk<')m
*druhôs 'vaisseau de bois') v. slav. drûkolû 'massue'. Osthoff
Et. Par. I 153s(iq. et passim fbibl.). Voy. s.vv. bôpu bpO|u6ç bpOç.
1) Cf. pour la sémantique lat. rôbur 'rouvre' et 'dureté, so-
lidité, force, vigueur' et gr. irpîvoç 'yeuse' irpivivoç 'd'yeuse; robuste,
rude' irpiviûbriç fig. 'dur ou fort comme l'yeuse' et voy. Osthoff op.
cit., notamment I 71. 74. 85 sqq. 98 sqq. 179 sq.
— 202 —
bpo^ôç 111. 'forêt' < i.-e. *fZrâ- cf. bpûç (voy. s. v.) et skr. drûnam
'arc' béloutchi dnn 'arc-eiiciel' (< i. e. *drûnom), lit. dràtas
'ferme, fort', lat. dûrus diss. de '■'drûros ''^iort comme un arbre'.
Osthoff Et. Par. I 148 sq. et passim (bibl.).
bpÙTTTuu liom. àTTO-bpùqpuj 'écorcher, égratiguer'; bpuTiiç, -iboç
f. sorte d'épine; boni. àiLiqpibpucpriç àjucpibpucpoç 'déchire tout
autour'; bpucpr) f. 'déchirure' Hésych.; bpùcpn n. pi. 'raclures'
Hésych. Voy. s. v. bpéTTiu et cf. lett. drupt 's'éraietter' drupi
driipas 'débris'; le qp dans aTTO-bpûqpuu etc. peut être secondaire
(Perssoii Wzerw. 163. 224 n. 1).
bpûç g-éii. bpûôç f. ') 'chêne; arbre (Soph. Eur.)'^). bpûç < i.-e.
*dni- cf. bpOjaôç et les mots cités s. v,; gén. bpûôç < *bpuF-oç
i.-e. *druu- cf. bpù[F]ivoç 'de chêne, de bois de chêne' et skr.
dhruvâh 'ferme, sûr, certain' (pour ^drucdh par influence de
dliav- 'tenir, soutenir') zd drva- 'ferme, sain' v. pers. duruia
'sain', V. pruss. druici druwia 'foi', puis skr. driivdijah m.
'vaisseau de bois, caisse de tambour' zd drvaèni- 'de bois', gr.
Apu[F]dç f. nymphe dont la vie était liée à celle d'un arbre
fcpàvbpuov 'vieux tronc' laeXàvbpuov 'cœur de chêne' ctbpuov
(voy. s. V.) evbpuov Kapbia bévbpou Hésych. dKpôbpua n. pi.
'fruits des arbres', lat. tvua f. 'cuiller'''), v. slav. driiva n. pi.
'bois''); — cf. i.-e. *rfnt- dans boni. bpu)ud n. pi. et les mots
cités s. V.; — i.-e. *f/r?7- ou *dru- dans arni. tram 'ferme'
(< préarm. Hrûram i. e. *drûrâmis); — i.-e. *drou- dans arg.
bpo[FJ6v bpoixri et les mots cités s. vv., puis skr. drôh gén. sg.
zd draos gén. sg. 'du bois' skr. drônam 'auge de bois, cuve''')
1) Sur bpOç niasc. voy. van Herwerden Lex. suppl. 226. Poul-
ies sens niétîiphoriques de ''fort, ferme, sûr, fidèle', qui sont ceux
de plusieurs adjectifs appartenant à cette souche, cf. supra l'art,
bpoôv et la note.
2) Sur la valeur de la scolie 6pOv èKdXouv ci TraXaioi -rrâv bévbpov
schol. A 86 voy. Osthoff Et. Par. I 179.
3) Autre alternative (:gr.Topuvii Vuiller de bois') dans Walde 638.
4) Ail). (//•// f.'bois, arbre, perche, poteau, bois à hv\\\Qr ' <Z.*drui/â
(G. Meyer Alb. Spr. 75) est peut-être un emprunt au v. siav. drûva
(Bruj'niann Grdr. II-', ], 161).
5) Lat. trïdla f. \\3i\\\ç,v' <i*trTm{v\lâ peut être le dimin. d'un
*trv,nâ : skr. drûnam 'arc' ou d'un *trounâ « i.-e. *dreu- ou *drou-) :
skr. drônam. Gsthoff op. oit. I 168.
— 203 -
dydcyah 'venant de l'arbre' (i.-e. '^'drou- ou *d)'eu-) lit. dravls
lett. drawa v. pruss. drawine '"luche forestière' lit. dravè 'trou
d'arbre servant de nid'; — i.-e. *dreu- dans got. triu 'bois,
arbre' (th. *friwa-) v. norr. tré ags. tréo 'arbre, poutre' got.
triggirs ( < Hreuuaz Osthoft' Et. Par. I 138sq(i.) v. h. a. gitrhiwi
'*solide comme un arbre, *ferme comme un chêne, fidèle' et
gT. bevbpeov (vo^^ s. v.); — i.-e. *doru- *doru- dans gr. bôpu
et les mots cités s. v. ; — i.-e. *deru- ^ùleru- dans v. irl. derh
'sûr, certain' (< *deruos) derucc 'gland' gall. derw pi. 'chênes'
gaul. Dermis nom de lieu '*forêt de chênes' v. brit. Dervent/o
nom de lieu Demaci etc., germ. *terwa- dans Tervingi et
Matrib{us) Alatercis v. norr. tiara ags. teorit 'goudron', lit.
dervà 'bois de pin' {<'^deruâ-) v.slav. drévo (< *deruo-) russ.
dérevo 'arbre'; — i.-e. *drru- dans macéd. bàpuXXoç 'chêne'
(Hésych.) v. irl. daur 'quercus' (< celt. ^'darus) gén. daro
dara m.u\.dair ^én.darach gall. corn. c^ar* 'chêne, rouvre'^); —
i,e. *dru (germ. *turw-) dans v. norr. fyrr 'piu commun' tt/rue
'bois de pin'; — cf. encore bpioç lac. bpiuOv (voy. s. vv.) et
*Aa)pFi-, *bujpFoç s. v. bôpu. I.-e. *(/e>•e^f- 'chêne'. OsthoffEt.
Par. 1 98-180 (bibl.); voy. aussi Hoops Waldbaume llôsqq.-).
bpùqpaKToç m. 'barrière en bois, barre d'un tribunal, etc.' diss.
de *bpu-qppaKT0ç cf. qppdcrffiu 'barricader' et voy. s. v. bpûjudt.
Curtius'' 302. de Saussure MSL. VI 78. Grammont Dissim. 28.
hpwnàlw bpubîTTuu 'voir' Hésych. :skr. ddrpanah m. 'miroir' v. h.a.
iOr/Y'clair'. ZupitzaGutt. 17. HirtAbl. §591 (base rferétp'voir').
bpujTTaE. Voy. s. v. bpéTruj.
bpuuqj, gén. bpuuTTOç m. 'homme' Hésych., cf. Clém. Str. V p. 674
< *vp- GÏ.*ner- 'àvrip' -f ujijj 'visage'. Curtius^ 307 (bibl.j.
Osthoff MU. V 117. Brugmann IF. XII 26.
1) Stokes BB. 9, 8H a rattaché à ce g'roupo, lat. larix^ -icis
'mélèze' (avec l sabiii <d), étym. très douteuse pour O.stlioff op. cit.
I 456 (bibl.) et que détend Walde 32.ts(i. {*darik- [)our *darit-k-);
pour Lidén IF. XVIII 487 sqq. (avec réserve) larix <.*lasic- : anu.
lasteni 'aune' {last '*tronc d'arbre; train de bois flotté, etc.'<i.-e.
Hazdâ) lit. lazdà 'bâton; coudrier' lett. laj'da 'coudrier', peut-être
serb. làza 'vig-ne' « Hasâ).
2) Le rapport de i.-e. *dereu- avec R. der 'écorcher', supposé
par Kuhn KZ. 4, 86 sq.. est à écarter (Osthoff op. cit. I 108 sq. bibl.).
— 204 —
poét. bùii f, 'détresse'; lioiii. buàui (3. pi. buôiucn u 197j 'accabler
de maux' < *duu- : skr. dunôti 'brûler, affliger' ( < ^du-) dû-
nàh 'brûle, torturé' ( < *dû-) boni. btbniFje bri[F]ioç (< *day,-)
gr. baiuj 'allumer' ( < *dc>u-), voy. s. vv.
bûvaiaai gort. vOva^iai (par assimilation régressive ou d'uue
autre R. '?i 'pouvoir''); le v du sufl". -va- se fixe par la coupe
bi3v-a-|uai, d'où fut. buvnaoïnai aor. èbuvr|9riv ion. et poét. èbu-
vâaOîiv, buvarôç 'capable; possible', bùvaiuiç, -euuç f. 'puissance',
buvàaTiiç m. 'chef, maître'. Etym. obscure; critique des hypo-
thèses antérieures dans .T. Schniidt KZ. 25, 148 sq. (cf. Kritik
48), pour qui bûva|uai : skr. juiiâti 'exciter'; rejeté par Osthoff
MU. IV 48 sq. et Brugmann Grdr. I- 550 ; — lat. bonus v. lat.
Buenos duonus 'bon' (Frohde BB. 9, 111. Fick V 457. 11^ 150j
< ital. *du-eno-s '*apprécié, bienvenu' : skr. dûvah n. 'respect'
pour Osthoff MU. IV 37U; — lat. dûrusWm' (Fick U. ce. Hirt
Abl. §402) < *druros (Osthoff Et. Par. I lllsqq.; voy. s. v.
bpOç); — lat. diirâre 'durer, continuer d'être' (Fick ll.ce.,i : lat.
dfidum 'depuis longtemps' gr. br|v 'longtemps' (Osthoff IF. V
280; voy. s. v. br|v); — v. irl. dur 'dur' (Fick 11. ce.) est suspect
d'emprunt au latin < voy. Vendryes De Hib. voc. 137 1; — v. irl.
dfoi 'ville forte, citadelle' gaul. -bouvov -dûnum ( p. ex. Aouyou-
bouvov) ags. tûn (angl. toicn 'ville') v. h. a. zi'in 'enclos' (Fick
11. ce.) s'éloignent de bûvanai par le sens, — et de même got.
taujan 'faire' m. h. a. zûwen 'se mouvoir en avant' v. h. a. znwên
'réussir' skr. dumh 'faisant effort en avant' (Hirt Abl. § 402,
base doué 'faire effort en avant'), qui sont parents de skr. dû-
râh 'lointain' pour Osthoff IF. V 282 sq. (base deuè 'lointain'
pour Hirt Abl. s;403; voy. s. vv. btîv et bùuu il), tandis que
Lorenz IF. V 342 sq. rapproche got. taujan de gr. boûXoç
(voy. s. V.).
buo 'deux'. Voy. s. v. béu) 1.
trag. bupo)uai 'se plaindre'. Voy. s. v. obùpo|aai.
bu(T- préf. péjoratif 'mé-, mal' = skr. dus- zd dus- (due-) arm. t-
préf. négatif (< *tu-, p. ex. t-r/èf 'ignorant' Hiibschmann Arm.
1) Hom. bOvaiaévoio Aûvaijévn par allongement métrique (Schulze
Qu. ep. 156 sq. bibl.); - ôûvo|uai (depuis 161 av. J.-C.) par innovation.
— 205 -
(Jr. I 495) V. irl. do- du- {do-chruth 'difforme') got. Uiz- {tuz-
wërjan 'douter') v. h. a. zur- v, norr. ags. tor-, i.-e. *dus- 'mé-,
mal'; gr. bucriuevriç 'malveillant' = skr. durmaniih 'découragé,
affligé' zd dmtuanah- 'malintentionné'; cf. encore skr. dûsyati
'se gâter' dô.uûi m. 'manque, défaut' liom. beuo|nai s. v. bëuu II.
Curtius-' 239 sq. Etc.
hom. bu (Tan ç 'au souffle funeste'; cf. hom. imepâriç A ^97 'qui
souffle avec violence'. Voy. s. v. arip et Brugmann IF. IX 154.
bûaTW dîTobûuj Hésycli. innovation d'après |lii(Jtiw. OsthoffMU.
IV 34 n.
poét. bucrriXeTnÇ- Voy. s.v. àXÉTUj.
bOaKoXoç 'morose'. Voy. s.v. euKoXoç.
biJCTTri voç, dur. bùaiâvoç '*qui est en mauvais état, malheureux'
< *bucr-(TTâvoç R. CTTà (voy. s. v. ïcfTriiui) : skr. sthânam v.pers.
fitânam 'état, station' lit. stônas ( v.slav. stanû, loc. stanu) 'état',
\.-Q.*stano- (Fick P 147. Brugmann Grdr. II-, 1, 259): cf.
âcTirivoç Suid. EM. '*qui n'a pas d'état, infortuné', âaTriveî*
àbuvarei Hésych.; — bûaioç Hrdn. 'bucTTrivoç' < *bu(5-crT-o-ç :
skr. duhsthah (Schulze Qu. ep. 62 n. 1. Ostlioff Et. Par. I
126 n. bibl.).
bucrxepnç 'difficile à manier'. Voy. s. vv. eùxeprjç xeip.
I. hom. buuj 'deux' = véd. duvâ'^ hom. att. dor. etc. bùo (béot.
biouo) sorti peut-être de bi'iuu devant voyelle initiale, puis géné-
ralisé^); flexion : buûjv buovv, Hrdt. buoîcfi, gort. et Archim.
buoîç^'); par innovation analogique lac. bue, néo-att. buai lesb.
bûecTiv c.-à-d. bûecrcTiv (Eustath.); thess. bûaç ace. f. est am-
bigu 3); ou enfin non fléchi (hom. att. dor. etc.) d'après 5 et
1) 6Û0 est l'ancienne forme fém. et neutr. « *d{v)uoi) pour
Hirt IF. XII 238 sq.; contesté par Meillet MSL. XII 226 sqq. 431, qui,
devant l'accord de gr. ôûo arm. erko-{tasan) '12' lat. duo-{dêm)
skr. dvaQcdl},) 'qui va par paire', propose d'admettre un i.-e. *d{u)uô;
cf. encore got. wit v. norr. vit v. sax. ags. wit 'nous deux' <C ^ue-duo,
T. norr. it v. sax. git ags. j*Y 'vous deux' < *iu-duô, en face de
lit. dial. r)èdu 'nous deux' jùdu 'vous deux' < *-duô (Meillet MSL.
XIII 209).
2) Att. ôueîv (depuis la fin du IV® siècle) < buoîv par change-
ment de la prononciation. Brugmann Gr.Gr.^ 48. 55.
3) Pour les formes dialectales voy. G. Meyer ^ 495 sqq. (bibl.).
— 20C, -
suivants. Cf. skr. d{u)vàu d{îL)vd, \. iitr. d{u)vé, zd raasc. dva,
anii. erJcu (< i.-e. *duO Biigge Beitr. 4J sq. Meillet MSL. VIII
]6U. XI ;îO:is(|. Hiibscliinaiin IF. XII Anz. 60), alb. dit di
G. Meyer Alb. Spr. 78;, v. lat, duo lat. duo, f. duae, avec la
1 lexion plur. duOrum etc., ombr. flexion plur. dur nom. m., t u f ace.
ni. f., tu va nom. ace. n., v. irl. dâu dau do et dii, f. dl, v. gall. m.
bret. raasc. dou, got. ntr. tua v. norr. ntr. Uiau tua, lit. mase.
dû (< *dvu), f. rfyi (< *dvê), v. slav. raasc f^Mra c??5a, f. ntr.
dïvë dvè\ i. e. *c? m)mô(z*). Curtius"' 239. Brugniann Grdr. IP
467 sqq. (bibl.). Etc. Voy. s. vv. bîç boioç: sur la parenté con-
jecturale de bùuj et liom. beùo)uai 'rester en arrière' voy. Jo-
liansson Beitr. 96sq. 148 sq. — [Voy. Cuny Duel 46 sqq.]
II. boni. ép. buou (Schulze Qu. ep. ol6sq.) att. buuj, aor. èbûvau
sens intr., moy. bôo|uai^), ion. att. biJvuu 's'enfoncer, se plonger;
]>énétrer dans'; bùcfiç, -eojç f. buaiuai f. pi. 'coucber (des astres);
occident'; dbuxoç 'impénétrable'. Cf. skr. upâ-du- 'èvbvjecrGai,
se revêtir de' (Brugraann IF. XI 274) et dosa f. dosait m. do-
sas- 'soir, nuit, obscurité' zd daosatara- 'vespéral, occidental'
( Johansson IF. IV 145 n. 4. Brugraann Grdr. IP, 1, 540) ») ; —
autres rapports non convaincants dans Ostboff MU. IV 17 sqq.
et dans Hirt Abl. § 402 (skr. duvàli m. b. a. ziaren, cités s. v.
bûvaiaai); — l'hypothèse d'un *pbûiju, suggérée par àXi^bOu)
(voy. s. v.) est à écarter; — pour lat. imbuo voy. s. v. ^àqpûiw ; —
à buuu Brugmann IF. 1. cit. rattache vr|-bûç, -Ooç f. '*cavité,
ventre, utérus' et lioni. vr|-bu)uoç 'enveloppant (sommeil)'; voy.
s. vv. — [Sur bÙTTTuu 'plonger' voy. Debrunner IF. XXI 209.J
hom. buj, figé en des formules (è)Liôv biîj, fnuéxepov bûj, etc.j, a été
senti par les Grecs comme équivalent, ntr. et indécl., de bwfxa
(voy. s. v.)3); — pour J. Schniidt Plur. 222, nom. aec. sg. ntr.,
forme de sandhi, du tli. i.-e. ■dôm- 'maison', gén. "^dems *bevç
1) Sur hom. buaero (à lire bûGoeTo) voy. Wackernagel Verrn.
Beitr. 47.
2) Solnisen Untcrs. 87 sqq. [et Ehrlich KZ. 40, 365] rattache k
skr. dôsà hom. beieXôç 'vespéral; m. soir' (voj'. s. v.), sans décider si
la R. deus qu'il y trouve a un rapport avec gr. bvw.
3) Cf. b\h' 6iu|aa, oÏKriua, aîTi^Xaiov Hésych.; comme pi. '6uj)LiaTa'
dans vaiei xpûaea bw, feeivôç Geôç Hsd. Théoff. 933.
— 207 —
beo- (voy. s. vv. becTTrÔTiiç bàîrebov); — pour Bartholomae Grdr.
d. iran. Phil. I 124, forme de sandhi du loc. '^dôm > zd dqm
(loc. de but); — avec Fiek P 458 et Brugmann Grdr. IP 558.
IP, 1, 13G, biî) est plutôt l'adv. de lieu i.-e. *c?ô Sers' (cf.
V. lat. en-do v. sax. tù v. h. a. zuo) ; voy. encore Bartholomae
IF. I 310 sqq. Streitberg- IF. III 331 sq.
liom. att. buubeKa, ion. dor. buuubeKa, arc. buôbeKO, poster. bÉKO.
bùo 'douze', béot. etc. buobéKaioç 'douzième', buvbeKât»;)* njuépot
buubeKaTri Hésych. d'après ëvbeKa (Baunack Insehr. v. Gort. 62
n. 1); buu- < *bFuu- = véd. dvâ, voy. s. v. bùuj I.
bujjua, -aïoç n. "maison' est né par nivellement d'une flexion buj
gén. buj|LiaToç à côté de bûù gén. *bevç béç (dans bea-TiÔTriç)
pour J. Schmidt Plur. 222, mais voy. s. v. buJ; — buj|ua aurait
été l'ace, masc. *dôni-m, forme antéconsonantique de '"'dôlmjin
devenue neutre sous l'influence de cripôiiLia etc., cf. arm. fun
nom. ace. 'maison' < ace. '^dô[mym, pour Brugmann Grdr. IP,
1, 136.
Aujpi-. Voy. s. v. bôpu.
I. bôjpov n. ion. bujpeiî att. buuped épigr. buupeid (Meisterhans-
Schwyzer^ 40) f. 'présent'. Voy. s. v. bibuu|ui.
II. biîjpovHésycb. 'paume de la main, palme' (mesure de longueur),
cf. hom. éKKaibeKdbuupoç A 109 'long de seize palmes' arc. bdpiv
(JTn6a|uriv Hésych. lac. bdpeip (*bdpe(Tiç) 'empan' Hésych. ôp66-
biupov Poil, 'la longueur du poignet au bout des doigts' : v. irl.
dorn (< celt. '■'dur-no-) 'poing, main' gaul. Durnacos n. pr.
(Fiek IP 148. Henry Bret. 105 sq.); rapport possible avec R.
der 'fendre' (Curtius^ 235). — Pour lett. dure 'poing' voy. s.v.
Oévap; pour alb. dorF 'main' (< ^ghërd) voy. s. v. xeîp-
E.
è- r\- augment du verbe, p. ex. ê-0)iKe hom. ri[F]eibri (eibévai 'sa-
voir') = skr. a- a- arm, e- (à la 3® p. sg. aor., e-lïkh = êXiite
Hiibschmann kxm. Gr. I 441), i.-e. *e 'alors, jadis'. G. Meyer'
— 20» —
554 sqq. (bibl.)- Brngniann (ir. Gr/' 262 sqq. (bibl.) KVG.
§ 626 sqq. Meillet Dial. indo-eur. 97 sqq. M
e 'se' pron. réfléchi. Flexion : ace. ])ain|)h. Fhé lesb. (Apoll. Dysc.) Fé
dor. ion. att. boni, ë < *aFe boni, i Y 171. Q 134) éé < *aeF€, géu.
boni, eîo ëo eu néo-ion. ëo eu att. ou dor. yîo c.-à-d. Fio' aÙToO
HésYch. < *Feo locr. Féoç poét. ë6ev lesb. FéGev, dat. oî oi cypr. Foi
lesb.Foî<*aFoi boni.éoî< *(JeFoi ^ort.acbéenFiv Hsd.i'v<*(TFiv
béot. éiv < '''(TeFiv; — adj. ])oss. gort. Fôç boni. poét. ôç < *aFoç —
skr. scâh "propre' boin. éoç (pour *ëFoç d'après Fôç. Wackernagel
Akz. 20 i béot. éFoç < '-'(TeFoç = v.lat. soros zd hava- 'propre'^).
Thèmes i.-e. *seue- ^seuo- dans gr. éé éoî éôç v. lat. sovos lat.
sîius osq. suveis gén. "sni' zd hava- lit. sàvo 'sui' ; — *sue-
'^suo- dans gr. ë oî Fôç ôç skr. svàh zd Iwa- x^a- v. pers. hica-
""propre' skr. svaydm ""niême' ariii. iti-Jchn Mpse' gén. irikhean
(kh- < su-) alb. rete 'même" (G. Meyer Alb. Spr. 468) onibr.
svesu 'suum' v. irl. fêin fadêin 'même' got. swès v. b. a. swâs
'propre' v. prnss. swnis v. slav. .wojî 'propre, suus': — *.§«- *so-
dans bom. ë oî non digammés (< *(Te *(Joi, à côté de Fë Foi.
Torp Gescbl. Pron. 15) lat. sibl se onibr. seso 'sibi' osq. sif ei
'sibi' got. sik {-k — gr. -yc dans iiÀé-ye etc. i v. h. a. sih 'se' got..
seins v. b. a. sln 'son' v. pruss. sehbei v. slav. sehé 'sibi' v. pruss.
sien v.slav. s^ 'se'^). Curtius"^ 393. Brugmann Grdr. II' 806 sqq.
(bibl.). Gr.Gr.3 246 sqq. KVG. § 516. G. Meyer ^^ 508 sqq.
(bibl.). Etc. Voy. s. vv. éKàç ëKacFioç crqpiv (Tqpôç è'Goç.
ion. att. èav 'si' < *ei-av; ion. att. tîv-<*ti-«v (et non •<èav);
ion. att. dv < *ai-av; att. èdv vient du croisement de èdv et de
dv. Ehrlicb KZ. 38, 86.
1) Cet adv. temporel i.-e. *e peut avoir été identique à e- dans
gr. è-Keî 'là' é-\Qéc, 'hier' lat. e-quidem onibr. e- tan tu osq. e-tanto
'tanta' v. slav. je-ro 'ox:cq' jedïnû 'un' russ. e-tot 'celui-ci' skr. a-sâù
'celui-lfV d-ha 'certainement, oui' etc.; e- serait le loc. du th. pron.
*o-l*e- 'celui-ci, il'. Brugmann Grdr. IH 768. 804. IP, 1, 13. KVG.
§ 495. Dem. 32 sqq. 117 sqq.
2) II n'\' a pas eu do Feôç dans Hom.; p. ex. Zcùç hk éôv A 533
était prim. Zeùç 6è FFôv, voy. Dyroff KZ. 32, 87 sqq.
3) Sur l'origine de cette triade de thèmes i.-e. (*se- *so- < *sife-
*swo-? ou *seue- '*seno- élargissement de *.se-?) voy. Brugmann
Dem. 30 sq. (bibl.).
— 209 —
hom. éâvôç m, 'vêtement, robe' < *Fe(Javoç, voy. s. v. é'vvû)ui et
Sommer Gr. Lautst. 1 15. ^).
hom. édvoç épitli. de sens et d'étym. obscurs, jointe à TrënXoç
XiTÎ KaffcrÎTepoç ; rattaché à Fecr- skr. cas- 'habiller' par Frôhde
BB. 7, 324, d'où 'enveloppant'C?); — autre étym. Fick GGA.
1881, p. 1427. Persson Wzerw. 133; — Kretschmer KZ. 31, 394
explique Ta par *éavF6ç, cf. Aleman lâvo-YXecpâpiDv g^én. pi. et
voy. Solmsen KZ. 32, 539 sq.; — pour Ehrlich KZ. 40, 363sq.
éâvoç < *fictvôç *âùadvôç ^rayonnant, brillant', cf. hom. rySic,
<.*âusos 'aurore'; îavo-YXéqpapoç 'aux yeux brillants' s'en sépare,
*iavo- 'rayonnant' étant le thème de hom. îaivua 'chauffer'.
I. è'ap (Callim. 0pp. EM., cf. eap" aî|Lia. Kùirpioi Hésych.) eîap
(Callim. Nie. schol. T 87. Hésych.) gén. eïapoç n. 'sang; sève,
suc', cf. iiap' aî|Lia. vjjuxri Hésych. 2) : skr. nom. ace. asrA:-^)gén.
asnâh (th. asan-) postvéd. asram v. lat. aser^, lett. aslus
( < *as?m-) 'sang'. Curtius^ 398. J. Schmidt Plur. 173. Me-
ringer Wiener Sitzungsber. 125 II 6sq. Persson Wzerw. 112.
Brugmann Grdr. IP 560. Pedersen KZ. 32,245. Wackeruagel
Ai. Gr. I 5. Meillet MSL. IX 147. Sommer Gr. Lautst. 13. —
Arm. ariun 'sang' (Bugge Beitr. 24. KZ. 32, 17. Hiibschmann
Arm. Gr. I 424) est à écarter; voy. s. v, paîvuj (Osthoff IF. XV
Anz. 58).
II. è'ap dor. Ffip Alcm., hom. gén. è'apoç (Féapoç) n. 'printemps';
flexion att. (Schulze Qu. ep. 162 sq. bibl. Solmsen KZ. 32, 527)
ion. (Hoffmann Gr. D. III 460 sq.) è'ap fjpoç fjpi ^) ; ép. réc. eîap
eïapoç eïapi par imitation de l'adj. hom. eiapivôç (Schulze 1. cit.).
1) Au lieu de eiavoù TT 9 Schulze Qu. ep. 376 lit FeavoO.
2) Pour Schulze Qu. ep. 165 sq. rjap < *riaap est la forme primi-
tive, eîap Callim. est une corruption comme ecîoiuev pour Grioiuev etc..
cypr. è'ap < r^ap par abrègement. D'autre part, pour Hoffmann
Gr. D. III 247, qui juge obscur le rapport eîap : èap (BB. 15, 85 sq.
Gr. D. I 112), ëap<*â[a]ap.
3) -k<i-q{o)- ou -g{o)- (Brugmann Grdr. Il-, 1, 581); le thème
i.-e. était en -rj-u.
4) Cf. Lindsay-Nohl Lat. Spr. 299 sq. Sommer Lat. L.- u. FI. 211.
Stolz IF. XVIII 440 sq.; assyr Paul. Fest. est corrompu, cf. Thés. s.v.
5) Formes analogiques êapoç la\ii dans les mss. d'Hrdt., nom.
rjp dans les mss. d'Hpc
14
— 210 —
è'ap < *Feaap') i.-e. '^'uêsi- : zàvawri {<.*v((sf-i) 'au printemps'
arm. çrtrww 'printemps' (< *(j(ir- *ge\h]a>-- *uesr- Hiibschniann
Arm. Gr. I 433; autre étym. de Patrubâny IF. XIV 60, à
écarterj lit. casarù (< '■^veserà) 'été' lat. rër (< i.-e. *uèsr
Streitberg IF. III 329. Hirt IF. XII 210. Abl. p. 134n.) v.norr.
car 'printemps', puis skr. vasantâJi v. slav. vesna j^all. mod.
Qwanwjjn corn, guaintoin (< eelt. *vesanteino- Fick IP 278)
'printemps', thème i.-e. en -rj-n. soit *ueser gén. *uesn-es; — du
loc. êapi l'adj. hom. eiapivoç (par allongement métrique Schulze
op. cit. 165) att. èapivôç iipivôç 'printanier', cf. béot. Fempivoç
n. pr. (ei = e) : lat. vërnus (< '-'vërinos) 'printanier' lit, vasa-
nm'« 'estival'; — cf. encore skr. vasar-hân- 'qui frappe le matin'
vasarâm 'matin, jour usai'- usr- 'aurore, matin' gr. aupiov uy-
xaupoç riûjç (voy. s. vv.) base aues 'luire' (Hirt Abl. §§ 671. 759.
Brugmann KVG. § 215). Curtius^ 388. J. Schmidt Plur. 201.
Pedersen KZ. 32, 246. Brugmann Grdr. IP, 1, 160. 580.
625. Etc.
att. éâuTtî) ion. (Hrdt.) éiuuTUj 'à soi-même' < éo[î] aÙTÛj; att.
âuTÛ» < ho[î] aÙTUj^); l'analogie a propagé la pénultième, cf.
ion. (Hrdt.'i è.uetuuToO, aeujuToû, éluotoO etc.. att. èjnâuToû, ae-
âuToO aàuToû, éâUTOÛ âùxoû etc. (hom. i\x6\ aÙTÔ), ëo aÙTOÛ,
gort. Fiv aÙTUj); ion. éauxoO repose sur é[F]' aùxôv et peut-être
en même temps sur ë' (ëo) aÙTOÛ et le v. att. a pu posséder un
éâuTÔv et un âùrôv. Cf. Dyroff KZ. 32, 101 sqq. Wackernagel
KZ. 33, 2 sqq. Brugmann Gr. Gr.^ 249 (bibl.i.
hom. édcpOri N 543 = E 419 (àaTiiç) 'tomba' < *éo"aqpen (a < y
de Saussure Méni, 54), cf. hom. â-(JTT-eTo-ç (voy. s. v.) skr. «-
sali-rah a-.sa-çc-dn 'ne tarissant pas' lit. .vewA'w sèA:^/ 's'abaisser'
(niveau de l'eau) et peut-être iaxvôç 'sec, maigre', modifié d'un
*iaKvç <*sisqli- (Brugmann Grdr. II-, 1, 130), R. setaqV seqU.
J. Schmidt KZ. 25, 131. Kritik 62sqq. Bartholomae IF. VII
90. 94 sq.; voy. Sommer Gr. Lautst. 100. — Skr. càpati 'jeter,
répandre' (Frohde BB. 3, 24) est à écarter.
1) Sur labsence d'aspiration initiale voy. Brugmann Gr.Gr.-' 123.
Sommer Gr. Lautst. 119.
2) Peu av. J.-C. att. du > ci, et. éaroO àToO (inscr.) et voy.
Meisterhans-Schvvyzer'' 61. 154.
— 211 —
€(xuj èd) ipf.eïujv fut.èdcruj adr.eïâcra 'laisser, permettre'; cf. syrac.
lac. è'Pacrov èaaovHésych. EM., eûa (l. eua) • . . . Kal èa Hésycb.^)
Rapports incertains; èduj < *cr6Fauu : skr. saritâ m. {savi- —
*(yeFa-) 'excitateur'. swyW^/ 'pousser vers, stimuler' (h. Meyer KZ.
21,472. Persson W/erw. loo) ni. h. a. .mme/ï 'tarder' v. h. a.
rir-mmen 'laisser t'chapper' (Persson 1. cit.); — lat. dësivâre
'desinere' Paul. Fest. (Hug-ge N. Jbb. f. Pliil. 105, 95 j est plutôt
un composé de '^'sivâre <i*si-vo-, cf. sinô R. sêi (voy. s.v. fîcTuxoç
et cf. Persson Wzerw. 112. Brugmann Grdr. 11-, 1, 203) que
de *.9ei^âre présenté comme é(iuivalent de èduj < *seuilùj'^ —
ïriiLii, pour lequel on a reconstruit à tort un *.§/-sé-mi (voy. s.v.)
est à écarter, et le thème d'aor. *aeFd-, d'où *6eFaw (Bechtel
GGN. 1888, p. 409sq. Hoffmann BB. 14, 287) est un mythe. ^')
€pbo|uoç 'septième': épboMriKOVTa '70'; dclph. e^bé^âv GDI. 2561
D 6, hér. delph. épbe|unK0VTa, épid. é^beiuaîov GDI. .3340, 26.
ëpbo|uoç<*épb|Lioç \.-e.*sebdm6-s, cf.v.slav. sedmû vAit.sêkmas
(7cm < jjm) v. pruss. septmas'&eptième , à côté de [.■e.*septmmâ-s
dans skr. saptamdli lat. sepfimus v. irl. sechtmad (< *sechta-
meto-s ^septmm-eto-fs) m. gaW.seithtiet 'septième'. Voy. s.v. inxà.
è'Pevoç f. 'ébénier' (Hrdt.), emprunt à rég:yptien hhnj (Spiegel-
berg KZ, 41, 131; cf. Lewy Fremdw. 35 sq,).
ÊYYuaXiZIuu. Voy. s, v. YuaXov.
€TïÛTi f. '*ce qu'on met dans la main comme g'age; caution, g-a-
rantie; fiançailles'; èTT^^diu '^remettre en mains: donner eng;age;
fiancer'; è'YYuoç hér. ttpuûty'JOç 'garant'; ÙTTÔfuoç 'qui est sous
la main, qui est à portée; imminent; tout récent'; cf. zd gav-
gava- 'main' lett. gût 'attraper', cités s. v. YÛaXov.
1) Les t'onnes liom. subj. eiûj eiiûuev, iiid. subj. eiûjoi ne sont
que des essais ortliof^ruphiques; Nauck propose de lire éôuu èôujuev etc.,
J. Sclunidt Plur. û26 sq. (éuj etc., Sciiulze Qu. ep. (38 èdiu. Sur les
formes ion. voy. Hoffmann Gr. D. Ill 300 sqq. — Elirlich KZ. .88, 86
explique fut. hom. att. édaiw par *[F]riFdouj et hom euû par *r\w.
2) Pour Maillet MSL. VIII 238 èdiu : v. slav. sfilu 'messaoer'
snlati 'envoyer' arm. yutarUem "j'envoie' (-< *yut 'envoi' + *arkem
'je lance'), mais sùlû <C i.-e. *kul pour Lidén Arni. St. 77 sq. et
yularkem est une contamination de ui-arkem et ytem 'j'envoie' {ut
iiH 'chemin' : g-r. aùXôç v. slav. ulica 'chemin') pour Pedersen KZ.
.S9. 458 sq.
- •_>12 —
èTTÛç 'près"; £TTÛ6êv 'de près'; éTT^Qi 'auprès'; cf. ^eatJriYÙ vjç
'au milieu'. Etym. incertaine; èttûç : éïtOti etc. (cf. lat. coin-
minus : manus) pour Bezzenberger BB. 4, H21 n.; — pour
Brugniaïui Ber. d. sachs. G. d. W. 1H89, p. ô/îsq. IF. XIV Auz.
47 le ntr. adverbial *éT-TÛ, rlargi en êfTÛç, a signifié prim.
'adjacent', cf. skr. ranar-fjt'i- 'qui se trouve dans la forêt', i.-e.
*-gu- degré zéro de ''•'gfm- dans gr. TuuXeôç 'repaire', mais voy.
s. v. YUJXeôç; — pour Meringer IF. XVIII 265 *èTTÛ contient un
loc. '*(ensemble) dans la fosse', cf. è'v bov 'dans la maison'; —
pour Hirt Abl. §635 èyt'JÇ • S^^- ^ê^' nëïva 'près' (:lit. 7iôJct/
'atteindre' Zupitza Gutt. 66 sq.) base eneqUe 'près'; — èïïûç :
ctYXi (Curtius-^ 191. Meillet M8L. VII 165) est à écarter.
èfeipu)') 'faire lever, éveiller: ériger; exciter' pf. èYpriTopa -) 'je
suis éveillé' (d'où ptc. prés. hom. ÉTpriTOpoujv u 6, èTpriYopit
K 182 'en veillant') aor. nioy. hom. è'Ypexo'il veilla'; trag. ÈYepTÎ
'vivement; avec vigilance'; ép. éYpnc^croj 'veiller' (< *èYpriaKiuu
Meillet Notes d'étym. gr. 7j; èYpe|nàxâv ace. Soph. Œ. Col.
1054 'qui excite au combat' : skr. jdyarti (3. \)\. jàgrafi) zd
Jayar- 'veiller', intens. <Xq, jdratë 's'éveiller, se mouvoir' zd /"rrt-
yrata- 'éveillé' fra-yris9mna- 's'éveillant' {i = l?) fra-yrâ-yrO-
ye'ti (et par dissim. frayrarayeHi) 'il éveille' (Curtius-' 18<i.
Fick P 199. 403 sq.) alb. ngrè 'je soulève, je dirige, je place,
je hisse, je réveille, etc.' (G. Meyer Alb. 8pr. 306) lat. exper-
giscor 'éveiller' (diss. de *ex-per-grhsco)' J. Schmidt KZ. 37.
155 sq. <.*éx-pro-grlscor Walde 199 sq.) v. norr. karskr ail.
mod. dial. Jcarsch 'vif, hardi' fPrelhvitz^ 82. ^125. Zupitza
Gutt. 144), R. gerêi ger.
è'YKapoç m. 'cerveau'. Voy. s. v. Kàp.
£Y-Kàp(yioç èîTi-Kàpaioç 'oblique, transversal'; Kapcfiov TrXâ-
Yiov Hésych. : lit. skersas 'transversal, louche' v. pruss. hirscha
1) Diss. de *^i.-^f.\ç)w (nié par Bartholomae Wocli. f. kl. Phil.
1897, col. 662 n. 2) d'après èTpi^Yopa èYpnaoui < *Ye-Tp»l- pour Brug-
mann Grdr. P 855 n.
2) C.-à-d. è-Ypiî-Yopa, ypI* i--^- *grè- <i'*grêi-\ sur ce type de
redoublement voy. Brugmann IF. VI 100 sqq. KVG. $ 624. Sur hom.
pf. iinpc-r. 2. pi. lYPnTop9e H ;}7l ind. 3. pi. èYPHTÔP^ôai K 419 voy.
Wackernagel KZ. 33, 31 sq. Brugmann Gr.Gr.s 348. 350 (bibl.).
— 213 —
kêrscha 'par dessus' v. slav. crèstï (< *cerm) 'ultra', i.-e. R. qerf
'couper' fFick II ^ 56. 320. Pedersen IF. V 54 sq. Beri.eker EW.
148 sq.). — Arm. xej' {x < sq-) 'louche (V), toqué, récalci-
trant, opiniâtre' (Bugge IF. I 446; doute de Hiibschniann IF.
X Anz. 47 sq.), irl. niod. o-aél. cearr 'gauche, maladroit' (< celt.
*cerso- Strachan IF. II .%9. Fick II'' 81. P^y IF. VI 333),
lat. cerrlUis 'fou' cen-ô 'toqué' (Fick KZ. 18, 415. Wb. II. ce.)
sont à écarter (cerrîtus : Cerès Osthoff Et. Par. I 30 sq. bibl.).
€fKàç adv, 'au fond' (Hpc. Oal.). Etyni. obscure.
é]). è'YKaxa n. pi., dat. è'^Kaai A 438 (sg. è'YKaiov Luc. Lex. 3),
cf. è'YKUTOV è'YKaTOv. AaKuuveç Hésych.jp 'intestins, entrailles'.
Etyni. obscure; hypothèse de Prellwitz^ 125.
è^KOvéu) 'faire diligence'; èYKOVTiTi Pind. 'vigoureusement'; éY-
Koviç, -îboç f. Suid. 'servante'; cf. aKovlTi 'sans effort', àYKo-
vouç* biaKovouç, boùXouç Hésycli., àYKOviouai Ar. Lys. 1311
'festinantes', KOvapuuTepov. bpacTTiKuuTepov; KÔver (îTreObe, ipéxe;^
K0V6ÎV èTTeÎYeaôai, èvepYeîv; KOvriTai* GepaTTOVieç Hésych., R.
Kov, cf. Schulze Qu. cp. 353 n. 2. Voy. s. v. biCtKOVoç.
ion. èYKUTi adv. 'jusqu'à la peau' < èv + kûtoç 'peau' (voy. s. v.).
èYpricyffuj. Voy. s. v. èYeipoi.
e'f\e\vç, -uoç, pi. att. è.^xé\eiç f. 'anguille'. Est peut-être né
du croisement de '^a)dgU{h)i- (lat. anguis v. slav. '^'qzî russ. uz
V. pruss. angis lit. ang'ts 'serpent, vipère' arm. anj gén. auji
'serpent' m. irl. esc-ung '*serpent d'eau ou de marais, anguille',
cf. V. h. a. une < *'^gU- 'serpent') et de '^eghi- (gr. exiç è'xibva
'serpent'), cf. lat. anguUla (Curtius^ 193 sq.), i)uis lit. ungurys
V. pruss. angurgis {anguï'ji'^?) pol. irqgorz v. slav. qgorisfî
'anguille' et voy. s. vv. è'xiç dqpiç lesb. iVPripiç. Sur le détail
phonétique peu clair voy. W. Meyer KZ. 28, 163 (lat. anguilla
< *etdgheluà avec a- pour e- d'après anguis). Johansson KZ.
30, 425. J. Schmidt KZ. 32, 369. Hirt IF. I 424. Osthoff IF.
IV 270. 292. Walde 31 sq. Hirt Hdb. 115. Indog. II 619.
IF. XXII65sqq.i).
1) Pour Hirt Indog. et IF. XXII 11. ce. éyxtXuç < *âYX€Xuç (par
le gén. èYxéXuoç<*àYX^Xuo(;; ceci d'après J. Schmidt KZ. 32, 369) est
lin composé i.-e., parent de lat. angiiilla « *angîiilna), avec un 2<1
èlémeJJt *-elus voisin de ail. aal 'anguille' (dont l'étvni. est contro-
— 214 —
hom. €YXÉCTi-|Liujpoç 'fameux par la lance' < è'YXOç + -lauupoç
'};raud, se distinguant en ([C.\ cf. hom. ià-pnx}ç>oç 'fameux par
les traits' hom. ùXaKÔ-iuujpoç 'aux aboiements puissants' ion.
aivd-)aujpoç 'funeste, vorace, débauché', v. irl. m«r niôr gall.
laawr 'grand' gaul. -viàros en des n. pr. comme Xerto màros
Smertoinàra, got. tcailamêr.s 'ayant bon renom' v. h. a. mari
'magnifique, grand', slav. -mèrti dans Vladi-mérû etc., i.-e.
'^méro- *ni6ro-, cf. les compar. v. irl. mûo mô got. maiza 'plus
grand' osq. mais 'magis' lombr. mestru f. 'major' < '^mais-
terà), R. mè mû (base amè, cf. s. vv. à|Liri I, âiuri 11 â|Liiç^), Mapn)-
Osthoff PBrB. 13, 431 sqq. (bibl.i.
è'fxoç n. hom. éTxeiri f. 'lance'; hom. v^\iG-uako<i 'qui brandit la
lance', éYXecr-^ôpoçPind. 'qui porte une lance'. Ety m. incertaine ;
a été rapproché de v. slav. pronoziti 'transpercer' nozî lett.
nazis 'couteau' v. slav. nïzq 'je fiche dans' v. h. a. nagau
'ronger' (Fick BB. 1 , 241 . Wb. I ' 96. 501 : skr. dksuh m. 'perche'
(a- < n- Pischel Ved. St. 1 136 sq. cité par Wackernagel Ai.
Gr. 1 10. Johansson IF, II 52) irl. ness 'blessure' {<*necso-
Strachan IF. IV Auz. 103. Fick IP 191) gr. vûcrauu att. vûttul»
(fut. vùHuj) 'piquer, heurter' (mais voy. s. v. et Brugmann IF.
XIII 154, Sommer Gr. Lautst. 57), dans l'hypothèse dune base
endjogh 'heurter' (Hirt Abl. § 634). — Tour Schrader BB. 15,
285 etc. è'YXoç '*lance faite de bois de poirier sauvage' : ôyxv>1
'poirier' : àxpcxç dxepboç 'poirier sauvage', cf. s. v. àxpâç; très
douteux. — Pour Stokes BB. 19, 94 m. irl. mânàis 'lance' <
celt. "'niagn-engsi-, engsi- < '^engos = gr. è'YXOç; conjectural.
èYuû dial. èYuOv béot. iubv liûv (? ) lac. tar. èYuOvri béot. luuvei (G.
Meyer^* 505 bibl.) 'moi': skr. ahdm [h < gh) zd azam v. pers.
adam arm. es (< *ec. Hiibschmann Arm. Gr. I 442. Meillet
Esq. 34) lat. ego got. ik v. h. a. ih i/iha v. norr. ek ags. ïc v. lit.
èsz lit. mod. àsz lett. es v. pruss. es as v. slav. azà jazû slov-^a
(a obscur, cf. Pedersen KZ. 38, 315 sq.), p. ex. Torp Geschl.
Pron. 22sq(i. Fick \* 9. 163. 361. Brugmann Grdr. IP 801.
verst-c, cf. Kluoe" 1. Vercoullie' 1 Falk-Torp ND.Wb. H) <*élos
idc'jiié long- de *('l-\
1) A quoi il faut rattai-lier lioni. à^viov, cf. Osthoff Perf. 142.
— 215 —
Gr. Gv. ^ 245 sqq. (bibl. ) ; i.-e. *eg- *egh- ; sur i.-e. "^egihymi subst.
neutr. voy. J. Schmidt KZ. 36, 405 sqq. Brugmann Deni. 71.
èbavôç 'comestible' {-nno-). Voy. s. v. è'buu.
hom. èbavoç Z 172 épith. de sens ('suave"? 'odorant'?) et d etyni.
obscurs; gr. fibûç TÎbo|Liai àvbàvuj (p. ex. Cnrtius° 229) skr. svd-
dati 'assaisonner' (Fick I^ 152 sq. Bechtel Hptpr. 255) sont
à écarter; pour Solmsen Unters. 283 sqq. ébavoç (par é) 'odo-
rant': m. h. a. icâz 'odeur, parfum' vmzen "exhaler une odeur',
i.-e. *ue-d- *uê-d- R. uê (base ffuè) s'ouffler' (?) ; voy. aussi Sommer
Gr. Lautst. 100.
êbaqjoç n. 'sol', è'beBXov ii. 'base', diss. de *h6b- (R. iied) à cause
des aspirées qp 6; êbaqpoç est un ancien th. masc. en -o-, devenu
th. ntr. en -e(a)- d'après le ntr. ëboç (Brngmann Grdr. IP, 1 , 390).
ëbvov gort.èbvov GDI. 4975hom.êebvapl. 'prix de la fiancée' versé
par le mari; ébvouu houi. èebvéuu 'doter, marier'; hom. èebvuuiriç m.
N 382 'père de la fiancée'; hom. àv-àebvoç (Solmsen Unters.
264 sqcj. 1)11)1. ) 'sans présents de noce', ëbvov (< *Fhebvov pour
■'Tebvov par influence de *Fhâbùç 'agréable'. Somnier Gr. Lautst,
103 sq.) : V. slav. véno (< *vëdno) 'dot', peut-être d'un i.-e.
*uêd{h)mno-, cf. v. h. a. widemo 'dot' ags. weotuma 'prix d'achat
de la fiancée', R. ued{h)'ineueY, épouser' (lit. i^edà v. slav. redq
irl. fedim 'je conduis' skr. vadhûli zd vaôfi- 'fiancée, jeune
femme' gall. gwaudd hret gouhez 'bru' < celt. *vadû- 'épousée').
G. Meyer BB. 5, 24(). Kauffmann PBrB. 12, 537. Frohde BB.
16, 212. J. Schmidt Kritik 103. 113. Pedersen IF. V 67.
Brugmann Grdr. IF, 1, 240. 261 ').
ëboç n. 'siège; résidence'; ëbpâ f., poét. ëbpctvov 'siège'; ébuûXiov
'banc de rameurs', ëboç = skr. sddah n. 'siège, lieu, place, etc.',
cf. zd V. pers. hadis- {-is- < -ds- ou -is-) 'demeure, palais' v. norr.
setr n. 'siège', \m\B lat. sêdës f. sèdîle n. 'siège' v. irl. suide n.
{<^sodion = lat. solium 'trône') 'siège' (Fick IP 298). R. sed\
voy. s. vv. ëîofitti lac. éWd.
1) Voy. E. Hermanii Zur Geschichte des Brautkaufs bei den
indogerm. Volkeru. Pr ogr. Hansaschule zu Bergedorf bei Hamburg
(1903-04), p. 33 sqq.
— L>16 —
è'buu, inf. hom. ^atliômatique) eb|uevai, fut. (ancien subj.; êbonai,
pf. honi. ëbnbuiç ébriboTtti att. èbnboKa*) 'manger'; hom. èbiubri
f. ébTiTÙç, -uoç f. êbecTiLia, -atoç n. 'nourriture'; èbribiûv qpafé-
baiva Hésych. êboi = lut. edô^) osq. edura 'edere' got. itav
v.li.a. ezzan v. sax. ags. etan v. norr. eta 'manger'; cf. skr.
ddmi (:èb|ievai) 3. sg. àtti^) 'manger' zd 3. sg. subj. udàHi
'qu'il mange', arm. utem 'je mange' (<*ôrf-, cf. èb-uub-/i. Bar-
tholomae IF. III 15. Hiibschmann Arm. (4r. I 48.'). Meillet
Esq. 101), irl. fut. 3. sg. cini estar 'etsi non edit' esse 'esus'
gall. esu ysu (< *ed-tu) 'dévorer' (Fiek II* 29), lit. edmi emi
ëdu inf. ësti pte. pf é'rf^* 'dévorer' v. slav. Jaw? inf . jasfi ptc.
pf. Jadû 'manger' (< *èd-, cf. skr. ptc. pf. adivas- lat. pf.
êdimus got. \n'éi. f'r-êtum [ail. mod. ipf. wir frâssen 'nous dévo-
rions']), cf. encore got. af'étjn 'glouton' uzêfa 'crèche' v. norr. df
n. dta f. 'pâture' v. sax. at ags. œt ni. h. a. âz 'nourriture' lit.
ëdis édrà 'pâture' v. slax-jadî {<*ëdis) 'nourriture', ags. œs
V. h. a. v. sax. as (< *èdso-) 'appât, leurre', lit. êdesis 'pâture',
v. slav. jasJi f. pi. 'crèche' (< *od-. Meillet Études 416), lat.
êscn 'nourriture' (< *ëds-qâ) = lit. ésJca 'pâture, appât'; etc.;
i.-e. R. ëd 'manger' (pas d'aor.); p. ex. Curtius-' 240. Fick 1^9.
164. 361. Etc. Pour Brugmann Album Kern 31, KVG. § 638,
le verbe i.-e. provenait peut-être de *ê dô- — skr. à dû- 'prendre
pour soi'. Voy. s. vv. èaBiuu eîbap ôbouç âpicTTOv, et bopnriaTÔç
beiTTvricTTÔç s. v. bÔpTTOV.
ëZo|Liai 's'asseoir' < *aebio)Liai ; aor. act. hom. eîcra, inf. ëcraai
(Pind.) 'faire asseoir'; cf. ëboç êbpa lac. éWâ ituu ibpûuu et les
mots cités s. vv., puis skr. sad- (sdtsi, dsadat, sasàda etc., caus.
saddyati) zd v. pers. had- 's'asseoir', lat. sedeô 'être assis' sëdô
1) Hom. èbriboTai d'après TréitoTai (cf x5^); att. èbiiboKo d'après
luui). ébrjboTai. VVackernagel \ erni. Beitr. 36. — Aor. pass. j'ibédôiiv
^beaOfivai adj. verh. èbeOTéoç sont des modifications de *èa6nvai
*èaTéoç sous i'inflnence de fbo^al é6r]6iuç. Brugmann Gr.Gr.' 327 n.
2) Cf. lat. prandium 'déjeuner', syncopé de *pràm-ediom <C
*prâiit 'tôt' -i-*ed- (Osthot'f dans Brug-mann Grdr. IP 467), pransus
<C *prâvi-{€\d-tos.
3) Cf. les formes atliématiques lat. 2. sg. es 3. sy. est (l'ê n'est
pas sûr et peut être une invention des grammairiens; cf. Voilmer
Glotta I 113 sqq.).
— 217 —
'calmer' etc., m. irl. .seiss Ml s'assit' ' < *setset) sudim suidim 'je
m'assieds' (<C*sodéiô) gall. seddu 'être assis' ete., got. sitan
{^sitjanj V. norr. fiitia v. h. a. sizzen 'être assis' (i.-e. *sed-),
CRUS. got. satjcni v. norr. sf^fia v. Ii. a. sezzen 'placer' (i.-e. *sod-)
etc., lit. sednd acdhi inf. sédè'ti v. slav. séàdq inf. s-édéfi 'être
assis' V. pruss. sidons 'étant assis' lit. sedu inf. sesti v. slav.
(sqdq^)) inf. sésti lett. .s-^^'s^ 's'asseoir' (i.-e. ^sêd-)\ cf. encore
skr. mddh m. 'position assise, équitation ; lassitude, etc.' v. slav.
«crrfz? 'plante' russ. sdd 'jardin' lit. sodinii inf. soditi v. slav.
saditi 'planter' (i.-e. *sôd-), v. norr. ags. .s*o^ 'suie', v. slav. sazda
lit. sûdéei pi. lett. sw^in 'suie', v. irl. .vwirfe f. (< *sodiâ) gall.
Jmddygl bret. /m^e/ 'suie' (Fick II ^ 297 sq.), lit. sôstas 'siège'
V. pruss. sosto 'banc', etc. R. sëd sÔd~) 'être assis'. Curtius"
240 sq. Osthoff Perf. 1-122 (bibl.). Fick IM38. 325. 560 sq.
poét. è'Oeipa f. 'chevelure; crinière'; (hom. èGeipdbeç f. pi. tt 176
anc. leçon pour Yeveiàbeç 'barbe'); IQexpâlovjeç Théocr. I 34
'KOiuriv TpécpovTeç, euipixoi'. Etym. obscure ; hypothèse de Fick
BB. 28, 106 (*Fe6- i.-e. *uedh- : got. -widan v. h. a. wetan 'lier')
non convaincante. — hfit.juha 'crinière' (Frohdo BB. 17, 311.
19, 234 \\.)jubar 'éclat, lumière rayonnante' (Sonne KZ. 10, 356)
vihrissae 'poils du nez' sont à écarter.
hom. èBeipuj O 347 'cultiver'. Mot obscur; hypothèse de Prell-
witz- 127 (: skr. a£^^ra'/'î/a7/ 'faire l'office d'rtc?Ai;a/"^M^ ou prêtre
1) Avec infixe nasal, cf. v. pruss. sindats 'étant assis' skr.
â-sandi f. 'siège'.
2) Skr. sidati zd hi()nHi russ. sidett ''être assis' g-r. ïZai lat.
sldô 's'asseoir' sont anibig'us; skr. sidati (avec d analogique pour
^Hldati ■■sizdati) gr itou lat. sldô peuvent venir d'un i.-e. *si-zd-0
(présent redoublé de *sed-); pour russ. sidêtî voy. F'ortunatov KZ.
36, 50 n. «slav. comm. '*sédéti): do ces cinq formes von Rozwa-
dowski BB. 21, 147 sqq. (I)ibl.) dégage un i -e. *sîd- (gr. ïZuu < *sid-iô),
parallèle à *sëd- *sdd-, et Brugmann Grdr. P 504. Gr.Gr.3 281. 291
groupe *sëd- *sÔd- *sîd-- sous une R. sèid, *sëd- et *sôd- étant des
innovations (cf. R. dêifc dik ilek s. v. bribéxaxai), zd hiôa^fi contenant
éventuellement *sdd-, innovation daprès *.s-ërf-; pour Bartholomae
Airan. Wb. 1754 (cf. le même IF. VII 107) hiôaUi est la forme de
composition qui correspond à skr. sidati en tant que venant de *sïd- ;
voy, encore Reichelt KZ. 39, 47 sq. (peu clair).
- 1.'18 —
(lu sacrifice (icUivard/ih, à écarter. Voy. Dcbrnniier IF.
XXI 2u;5.
teeXuu 'vouloir'; é6eXri|u6ç, -ri)uuuv hoiii. èOeXovTrip p 292 'Iiibens'.
é- est le préverbe i.-e. èjô (Bruyniann All)iim Kern 29 sq.; cf.
s. vv. ô-q)XiaKâvuL) ô-KeXXuu o-Tpovuj n-pé|ua uu-Keavôç;; 9éXuj fut.
GeXnauj : cpaXiZier 9ëXei Hésycb. : v. slav. zeleti 'cupere. hi,o"ere',
i.-e. '^gVhel- [Futk liB. 16, 289. 18, 141).
è'Gvoç n. "peuple, nation, tribu' < *sue-, voy. s. v. è'Goç < i.-e.
^suedhos, et cf. skr. sah/ui (< i.-e. ^'.sehhû] '"*parenté, *commu-
nauté, assemblée' got. sihja (< i.-e. ^sebhid) v. li. a. .sippa
'consanguinité', de la forme *.se- du tli. pron. Persson IF.
II 201 n. 1. — Hypothèse de Fick BB. 28, 106 (*Fe0voç '*bande'
< i.-e. *uedh- : got. -widan 'lier') à écarter.
60OÇ n. ^coutume, usage' < *Fe0oç *Fhe6oç *aFe6- ^i; ptc.hom.ê9ujv
'ayant coutume', èGiZ^uu ipf. eïGiZiov 'accoutumer', pf. lesb. eùuuGa
liom. etc. eïuu6a (liom. ])osthoni. euj6a)'j"ai l'habitude de' < *a€-
(jFuuGa, cf. eùéGujKev eïuuGev Hésych.; èGâç, -otboç 'habitué à';
rjGoç n. 'coutume, usage; manière d'être, caractère; pi. demeure':
hom. nGeîoç dor. liGaîoç 'chéri'. Cf skr. svadJiâ 'qualité pro-
pre, habitude, domicile' /d x'aôdta- '(jui dispose de soi-même',
lat. sodtilis {*suedh-) 'camarade' soleô 'avoir coutume' (l sabin
< d. Walde 580 bibl.) suêscô 's'accoutumer' (< *suêdh-skô
pour Walde 608, pf. .suëvt et inf. prés, auëre Lucr. pouvant
être hystérog'ènes, d'après suêscô), got. àidtis m. ( <i.-e. ^sedh-) ^)
V. norr. sidr v. h. a. situ 'coutume' g-ot. stcPs v. h. a. strds'^ro-
l)re'v.norr..s7/â.v.s' 'chéri' (<*àM(^rf//-i(o- ou "^suedh-so-. Uhlenbeck
PBrB.27,132). Curtius'2ôl. Feist PBrB.l 5,548 sqq. Johaus-
son IF. II 6sqq. l.-e. *s{ii)è-dh- contient le th. du pron. réfl.
*s(M)e- (voy. s.v. ë) etK. dhê 'placer, faire', d'où'action propre'
et 's'approprier', d'où aussi 'demeure propre ; appartenant à la
demeure, familier'.
1) Parent de .skr. âtUird m. [àdh-can-) 'chemin', cf. g-r. dor.
nveov 'je vins'. Joliansson IF. VIII 181 sqq.
2) Cf. le thématique *Fe66v, sans doute laconien, attesté chez
Hésych.: peaôv êGoç etc. (Meillet MSL. XV 264).
8) Ou g-erm. comni. *sidïiz < i.-e. *s€-tHs '(jualité propre"?
(Solmsen Unters. 197 sq.)
— 219 —
èepiç* TO)uiaç Kpiôç Hésych.: skr. cdàhrih "châtré, dévirilisé';
cf.ïôpiç'aTràbujv, TOfiiaç, eùvoûxoç Hésych., ô0piç Zoiiarasl428,
âOpiç 8uid., avec i- ô- à- obscurs.
ei 'si', loc. sg\ du th. pron. *o-/*e- 'cehii-ci, il' (cf. supra p. 2U8
n. 1); cf. hom. lesb. béot. (tî < ai) él. dial. du N\V. dor. al^si',
loc. sg-. du th. fétu. *a-, hér. crét. cypr. r\ 'si', instr. sg. Gr. ei
reliait les souhaits, les ordres à la situation présente aux yeu\
du sujet parlant; sens premier : 'en ce cas, ainsi', puis ""si' (con-
ditionnel), cf. pour l'emploi ail. so et lat. si identique à sl-c\
puis cf. got. ei (particule relative, p. ex. .sa-e/ 'lequel') et v. slav.
/ 'aussi, et', leur sens premier ayant été 'dans le cas, dans la
circonstance, alors, ainsi'. Voy. s. y. eîxa. Brugmann Grdr. Il'
768. 786. Gr. Gr.3 243. 507. 533. KVG. §§ 836. 914. Dem.
118. — Osq. svai onibr. sve'si' (Baunack luschr. v. Gort.
39. 50. Etc.)lat.5î<*5eivolsq.i'e'si'(8olmsenKZ.32, 277sqq.
IF. IV 241. Walde 569) lit. jéi 'si' (Fick \^ 521) sont à écarter.
eîa interj. 'allons! courage!' : lat. é/« 'ah! ha!' (non emprunté i. —
Pour att. eîev voy. infra s. v.
hom. eiajuevri f. 'prairie humide', cf. i'a|ivoi m. pi. Nie. Xoun.
m/sens et voy. Hésych. s. vv. eiaiuevri eiajuevai ia|ueva( iaïuevfj ; an-
cien ptc, avec maintien du ton primitif (WheelerGr. Nominal-
accent 67); étym. obscure; l'hypothèse de Frohde BB. 21, 192
(: V. h. a. wisa 'prairie') se heurte à l'absence du F- dans Hom.
poét. eïpuu 'répandre goutte à goutte, verser' KaTei^uu 'verser,
inonder' KateipoiLiai 'tomber en coulant', eï^uu pour *eïpuj < i.-e.
*séigUô : got. sigqan v. norr. solckua v. h. a. sinJcan 'saffaisscr,
tomber, couler bas, etc.', i.-e. ■^'shdgi'ô, R. seigU, alternant
avec *seiqij^- dans skr. sêcaU sincàti zd haek- prés. hincaHi
'verser' v. h. a. .sihan ags. séon {<*sihan) v. norr. iv'a 'filtrer' ^).
Brugmann Grdr. T^ 610. 630; cf. Bartholomae IF. Vil 94 sq.
(contre J. iSchmidt Kritik 62sqq.). — A écarter: skr. éjati 'se
mouvoir mgdyati 'mouvoir' (Wackernagel KZ. 30, 296; R.
1) Lett. siku 'je taris' a un Z ambigu. — Si got. siy<jan<Zi--G-
*si)agVo, arm. ank-ani-m, {<. i.-e. ^a^g^'-) 'je tombe' (Meillet MSL. VIII
288) doit en être séparé et présente une forme nasalisée de R. .seçt*,
cf. lit. seiikù sèkti, cité s. vv. doTreroç èàcpGn; voy. d'antre part Keichelt
XZ. 39, 78. '
— 220 —
aig, et non *eigit-, cf. Tliniiil» IF. XIV 344 sq.); eïpuj ipf.
*e\Xeipov (d'où nii prés, hystérogène Xeipuj. mais voy. s.v.) <
i.-e. nieib- (,). Soliniidt KZ. 25, 23. Plnr. lOHsq.).
hoiii. eîbap, -aroç n., e.-à d. *€bFap 'nourriture', cf. è'bap* Pptù|ua
Ilésych. et skr. ■r/r/rr/?^• 'mangeant'. Sclmlzc Qu. ep. 121. Brug-
raann Gr.Gr.-' 42 n. 1 (c(mtrc J. Schmidt Plur. 173, KZ. 32,
347 : eîbap, c. àd. *nbap ; lit. èdrà, i.-e. *êd-). Voy. s. v. ebo).
poét. 6Ïbo|Liai 'se faire voir, paraître', R. ueid'voir; savoir'p. ex.
dans V. irl. ad-fëded ir < ei) 'uarva.hiit' ad- fiadat (ia < ë)'nâr-
rant'. Voy. s. vv. eîboç ibeîv oîba.
€Îboç n. 'aspect extérieur, forme; idée" = skr.védak n. 'connais-
sance' lit. véidus m. 'visage' v. slav. vidû m. 'regard, aspect'
(anciens neutres, cf. Brugmann Grdr. II-, 1,524), th. "^ueides-,
cf. irl. fiad via <.è <. ei) 'devant, corani', gall. gicydd 'présence'
(< celt. *veido-s. Fick II* 264. Pedersen K. Spr. I 58), R.
ueid 'voir; savoir'; vo}'. s. vv. ibeîv oîba; cf. encore got. un-
weis 'ignorant' v. h. a. icîs v. norr. viss 'sachant, sage' v. h. a.
trisa '*connaissance, manière' < *ueid(e))i- ; gr. ibéà f . 'aspect
extérieur, apparence, forme' < *Fibeaà; gort. FiaFoç att. ïaoç
'égal' < *FiTaFo- *uids U0-; — puis hom. eibâXiiaoç 'de belle
apparence', eïbuuXov {<C*-ô[u\lo-'^) 'simulacre, image', poét. â-
[FjeibeXoç 'invisible': lit. raidalas'a.])\)'àrition' pa-vidalas^f orme'
(suff. *-ela-, cf. Brugmann op. cit. 366) : poét. elbuXiç, -iboç
'qui sait' : skr. vidnrah 'intelligent, habile', lit. pa viduls '^n-
y'iexw' pa-fidulis 'portrait' v.pruss. weidu/is 'piiT^Wle' got. fair-
weitl 'spectacle'; — ibavôç Callim. 'l)eau'; ibiuriv qppôvncriv
Hésych., ïbiaujv, -ovoç 'instruit de': skr. ridmdn- 'savoir, sagesse'
l)oét. ïbpiç, -loç 'savant, habile' : v. norr. vitr, gén. «^ /-.s- 'habile'
ïcTTUjp att. ïaTiup 'qui sait' ; ivbàXXo|uai 'se faire voir, sembler'
skr. u^y/rf«7/ 'trouver' (voy. s. v.); etc. Curtius^ 241 sq. Fick
1* 125 sq. 544. Etc.
att. e îe V 'eh bien, soit!' = skr. ècâm m/sens (Frohde BB. 10, 297),
i.-e.*e/M^ (> skr. ëvà 'ainsi') et *eiuem < *<^/ (= gr. ei) + *ue,
cf. skr. itm gr. r|[F]è 'comme' ; pour -m de *eiuem cf. lat. num : nu
{ntidius), niitem : gr. auTe, cum : (.*o-, skr. sam- : gr. ô- o-, etc.
Brugmann Gr. Gr.^ 536.
— 221 —
poét. e 10 a p 'aussitôt'. Rapport peu clair avec\6ùç. Be/y/.eii berger
BB. 4, 347 sq. Ostlioff MU. IV 191. Frolule BB. 17, 300.
€Ï9e dor. aï66 'plaise aux dieux que' < ei dor. ai + -0e = skr. ha
V. slav, ze, i.-e. *g¥he, pour Meillet MSL. VllI 238, mais voy.
s. V. YÊ f : skr. ha v. slav. ze, i.-e. *ghe}.
eiKf\ adv. '■^\selon le bon plaisir, à l'aventure'; ekaioç 'fortuit; le
premier venu; vulgaire'; cf. ipf. eÎKe pf. è'oïKa s. v. eiKuûv.
ion. att. lesb. arc. eÏKodi (< *èFiKoaii boni. eÏKoai et èeiKoffic-à-d.
èiKOcn') dor. béot. él. Fixaii (î) pampb. cpiKaTi bér. FeÎKaTi (in-
fluencé par eÏKoai) delpb.etc.ÏKaTi (eÏKaTiThéocr.Call.)-) Vingt';
béot. FiKacTTOç (< '^''-kmftO') att. ekoaTÔç 'vingtième'; béot.
FiKCtç dor. tbess. ÎKdç att. eÎKaç, -àboç f. 'le 20" jour du mois';
eÏKOffi et ekoaTÔç ont o pour a d'après -Kovia (Brugmanu MU.
V 7sq.); cf. zd rîsa'ti pers. mod. hlst skr, viçatili f. '20', arm.
khnan '20' (< "^ijsan '^'gisan, i.-e. *uikmti. Hubscbmann Arm.
Gr. I 504), lat. vîgintî (< *vïgenti)^) i:icê{n)simu.s '20'"^^'
(< *mcenssemos *mkmt^tmmos, cf. /A vlmstdma-) vîcènl (<C
*mcentsno-. Brugmann Distr. 29), v. irl. fiche (< *-kmt-s) gén.
fichet V. gall. uceint hYQt.ugent'20' (Fiek IP279. Henry Bret.
275), i.-e. *Ml-Â;mf^ nom. -ace. duel ntr. 'deux décades' (cf. Scbulze
KZ. 28,277. Kretscbmer KZ. 31,381), ''■{d)kmti montrant le
degré zéro de *dekemt- 'dix' (voy. s. v. béKa), cf. -KOVia <
*-dkomtd pi.; *m/ 'deux' a été rapproché de skr. t/ 'en séparant*
visu- 'en sens divers' ritardm 'plus loin' got. wlpra 'contre, en
face de' gr.i'bioç'privatus'(*Fi-bioç Brugmann IF. XVI 491 sqq.)
etc., dérivés du th. i.-e. *ii- 'deux' dans skr. u-hhâû 'tons les
deux' V. slav. vû-torû (< ^u-toro-) 'alter' (^Brugmann Grdr. IP
493 bibl. Total. 74sq. [Ber. d. sacbs. G. d. W. 1908, p. 27]).
eÏKU) aor. è'eiHe Alcm. 'se reculer, céder', cf. (béot.) xîEai (e.-à-d.
FîHtti FeîHai)' xwpnffai Hésych. et skr. vindkti 'séparer, cribler
1) Kai eÏKoai, àvà eÏKoai doivent être lus koÏ èÎKOoi, àv' èÎKoai.
2) Lac. peiKOTi Hésych. = FîKaTi; ÏKàvxiv (ÏKavTiv?) Hésych. a été
influencé par rpiaKOVTa etc. — Sur les formes dialectales voy. Solmsen
Unters. 252sqq. (bibl.). Sommer Gr. Lautst. 108 sqq.
3) -i-médial pour e par influence des deux î extrêmes (Sommer
Lat. L.- u. FI. 74. 126.497); g peu clair, cf. alb. -zet 'vingtaine' (Brug-
mann MU. V 5sq.).
222
par le ventag^e' pass. vicydté, lat. t:icfs f. j»!. 'alternatives', i.-e.
il. ueiq, alternant avec *ueig dans skr. vijdtè 'se reculer de-
vant qe.' V. h. a. iclhhan a^s. icican v. norr. mTàaykua 'céder'
(puis got. wîlcô 'alternative de temps, semaine' et v. norr. ciscJ
\ . 11. a. wehsal 'échange') gr. oi'yvOiui '*je fais céder, j'ouvre'
lesb. inf. ôeiYnv'). Curtius^ 135. Fick P 125. ,043. Brugmann
(Irdr. 1=-' 630. Etc.
dor. eÏKUJ je viens'. Voy. s. v. ïkuu.
eÎKÔJV, -évoç m. cyi)r. ace. FeiKova GDI. 76 'image'-); ipf. hom.
eÎKe 'il paraissait bon', lier. aor. eiHav GDI. 4629 110 'ils ont
réglé' (Brugmann IF. XI 99 sq.), pf. è'oïKa ('<*FeFoiKa) ion.
oÎKtt hom. 3. duel è'ïKTOv inf. att. poét. eiKévai, pqpf. èujKeiv hom.
3. duel èÎKiriv passif hom. tîïkto è'ïKTo 'ressembler; paraître,
sembler; paraître bon, convenir', ptc. pf. éoiKoiç att. eiKiûç ion.
oÎKujç 'semblable; convenable; probable'; hom. èïcJKLU (< *Fe-
FiK-(TKa»)ï(JKiw(<*FiK-(TKUj) 'rendre semblable; juger semblable';
eÏKcXoç (*FeiK-) 'iKeXoç (*Fik-. Schulze Qu. ep. 10) 'semblable à',
ép. èîTieiReXoç 'tout à fait semblable'; èîTieiKriç 'convenable';
att. aïKia f. (^voy. s. v.); eiKaZ^uj (< *è-FiKaZ;uj. Solmsen Unters.
139.254) 'figurer en traits ressemblants; comparer; conjec-
turer' : lit. pa-véikslas 'exemple' pr^^•e^■A•s/^V■9 'exemplaire, adj.'
lett. wikstûs 's'apprêter à'. Bezzenberger BB. 27. 141.
hom. eUarrivri f. 'festin' éol. èWamvâ (Hoffmann Gr. D. II 486)
<*è-FXaTT-iva: lat. coJup 'à souhait' gr. êXTroi 'faire espérer'
àXîTVKTTOç (voy. s. v.), R. uel 'désirer, vouloir' (lat. veUe got.
iciijan) pour Fick IP 248, Persson Wzerw. 51. 284, G.Meyer''
164; douteux, cf. vSchulze Qu. ep. 166 n. 5.
hom. eîXap n. 'abri' < *FeXFap (Schulze Qu. ep. 121 bibl.) diss.
en *èXFap (cf. e 257 KÙ|uaToç eîXap è'iuev), cf. è'Xap* por|0eia Hé-
sych., R. iiel s. vv. eiXéiu II et eiXùuu.
1) Hom. oÙK èmciKToç 'invincible' est rattaché par Sdnilze Qu. ep.
495 n. 1 à lat. vincô 'vaincre' osq. vincter 'convincitur' irl. fichim 'je
combats' {^ot. iceihan v. h. a. œlhan 'combattre' lit. apveikiù 'je con-
trains'.
2) Gén, eÎKoûç Eur., ace. eiKuj Hrdt., ace. pi. eÎKoûç Kur. Ar. sont
analog-iques du type Apraj Ar|Tof)ç. G. Meyer'' 422 sq.
223
6i\eôç in/ciitortilleiiicnt iiitestiiiar Hpc; — Vigne qui s'enroule'
< *Fe\v-eFoç ou *è-FeX-eFoç(SoimsenUnters. 242 sq.), voy. s.v.
eiXéuu II; au sens de 'tanière' eiXeoç peut être une innovation
pour eiXuôç (voy. s. v.) d'après qpuuXeéç 'tanière'.
eïXr) latt.) eïXri ëXri f. ""éclat du soleil, chaleur solaire'; p<»ur lini-
tiale voy. Solmsen Unters. 248sqq.; âeiXoç Escb. 'privé de so-
leil'; TTpocTeiXoç eueiXoç 'ensoleillé'; eiXiiGep^îç 'et éXr|-) 'chauffé
au soleil'. eïXri < *è-FeXâ; un g-r. conim. *FéXa est prouvé par
les gloses d'Hésychius ; i.-e. *.sMeZ-. Fick I* 580. Solmsen 1. cit.
Sommer Gr. Lautst. 111 et voy. s. vv. dXéa eXâvri.
ion. eïXri f. 'troupe' Hrdt. < *F6X-vâ. Voy. s. v. î'Xri.
€ÎXiyS et eïXiYTOÇ m- 'tournoiement, vertige' < *FeX-v-rf2 *FeX-
v-i-fYOç ou *è-FeX-i-fH *è-FeX-iYYOç; eiXiYYiâuJ 'avoir le vertige'.
R. uel 'tourner', voy. s. v. eiXëuu II et cf. Solmsen Unters. 243sq.
eiXiKpiviîç (e'iXi- mss. de Platon) 'pur'; eiXiKpiveia f. 'pureté, lim-
pidité'. A été interprété par '*considéré à la lumière du soleil' et
décomposé en eiXi-, cf. eïXri ^k\'.s{û)var n. 'lumière, ciel, soleil'^)
et Kpivuj, ou rattaché à eiXicrcTuj et Kpivuj avec le sens premier
de '^criblé par le roulement, épuré', ce qui vaut moins.
hom. eiXiTTobaç ace. pi. (PoOç) 'qui traînent les pieds', cf. l'anti-
thétique hom. àepcfiTTobeç '(chevaux) qui lèvent les pieds'; eîXi-
pour -'éXi- par ail. métrique et psilose ionienne ou éolienne, cf.
eiXiievriç 'qui s'allonge en rampant', épithète de l' ctYpujcrTiç ou
'chiendent' Théocr. XIII 42 et lit. selëti 'ran)per' véd. tsàrati
(< i.-e. H-séleti, t- degré zéro de préf. ^ad 'vers' lat. ad ad-)
'ramper vers'. Osthoff BB. 22, 255-69 i bibl.).
eiXixeviTç. Voy. s. v. eiXiTTobaç.
hom. eïXuj < *F€X-vuu (inf. aor. è'Xcfai et èéXcfai, aor. pass. èâXriv
àXiîiuevai àXeiç, pf. pass. èëXpeBa èeXpévoç) et I. eiXéoj <*FeX-
veuj, delph.eiXëaGo) -uuv, él. diroFriXéoi -éoiav (cf. lier. èYFriXri-
GiujVTi = att. *€geiXiiOâ)(yi 'sont expulsés'), ion. eiXéuu Hrdt. (aor.
pass. eiXr|0i-|v), att. I. eïXXuu < *è-FeX-iuj (cf. otTreiXXei loi dans
1) Etyin. douteuse, mais l'objection de Liddell and Scott, t^ue
eWi] sij^nifie 'clialeur' et non 'lumière' est sans force, car gr. Comni.
*Fé\â a eu ces deux sens, cf. Y^Xav a\}'^i\v i*|\i'ou; Ye^oburiu" i^Xiobuaiu;
péXa" )i\io; Koi aÛY»^ ùirô AaKuivujv; é\a" fîXioç. au y H- KaO)Lia Hésych.
— 224 —
Lys. X 17 'il enferme')*) 'serrer, presser, refouler, etc.', cf. lac.
PriXriiaa' kûjXumcx. cppâfiua év iroTaïauj Hésyeli., mess. fiXrma et
lit. su-ral//fi (-vdlt/treu^raw^ev' i)iz-valt'/ti 'faire sortir' iFick.
I' Ô51) V. slav. l'elh 'très' relijl ctlikû 'grand' *calû et *rall
'monceau, foule' lit. reliii (: att. eïWuuj vélti v. slav, vaijati
'fouler' lett. wâls icâle russ. calêkû m. vdlîka f. 'battoir' lit.
côlciH 'bois de support' (Solmsen Unters. 224-29), R. we? 'pres-
ser'; voy. s. vv. ciXiç éol. àoXXriç ouXauoç.
II. eiXéuj < *FeX veuu et ïXXuu < *Fi-FX ai att. II. eïXXuu'^i 'rouler,
enrouler'. R. Me/ 'rouler'; voy. s. vv. eiXeéç eiXûuj é'XiE éXiaauj
eXivoç é'X^lç etc.
eiXu9)aôç m. et eiXoôç (û par ail. métrique) m. 'tanière' < *FeX-
vu-9)aoç *FeXvu-ioç resp. *FeXvuF-oç, ou *é-FeXu-6|uoç *é-FeXu-ioç
resp. *è-FeXuF-oç. Solmsen Unters. 242 sq. : voy. s. v. eiXûo).
ôp. eiXOqpàuu (seul. ptc. prés. ép. eiXuq)6uuv) eiXûqpàCuu lù par ail.
métrique) 'faire tournoyer' < *FeXvu-q)oç 'tournoyant' ou *Fe\-
vu-qpd -qpoç 'tournoiement' < *FeX-vuç, voy. s. v. elXvjuu. Solmsen
Unters. 235. Brugmann Grdr. Il-, 1, 387.
eiXuuu < *FeXvuu}, fut. eiXOacTtJu 0 319 < ^FeXvuaauu 'rouler; —
enrouler, envelopper'. *F€Xvuuj, c.-à-d. *FeX-vu|ui transporté dans
la flexion thématique : skr, crnôti'-'i zd var- 'envelopper, cou-
vrir', cf. un th. *F€X-vuç dans eiXu-dTTâffOai Hésych. 's'allonger
en replis' eîXuqpàuj eiXùqpà2[iJU (voy. s, vv.), — puis gr. *FeXO-
dans hom. èXùcr6r| Y 393 'roula' èXua0eiç 'se roulant', èXuiar
è'pxÊTtti Hésych. (V), Archil. è'Xuaxa* à|UTTeXoç juéXaiva Hésych.
'*qui s'enroule', éXucrôeiç A 47 (Zénodote) 'enveloppé', ion. att.
è'Xuipov 'enveloppe, étui' (cf. YéXouxpov eXutpov Hésych.),
èXu|Lia' . . . Ktti To ijuàTiov Hésych.-^), èXu)aoç m. Hésych. 'étui de
cithare et d'arc' : i.-e. *uelu- dans skr. varûtram (gramm.)
1) La forme èWuj des «••loses peut être éolienne = eïXu) (Meister
Gr. D. I 141) ou ionienne = att. eïXXuu, cf. Solmsen op. cit. 227.
2) Cette forme n'est pas sûrement attestée, cf. Solmsen Unters.
229 sq.
3) Où il semble qu'il y ait confusion de deux racines, cf. s. v.
?pua6ai.
4) éXûMa n. Hsd. Trav. 430. 43B 'sep de charrue' (Saglio I 354)
semble s'écarter du groiipe par le sens.
— 225 —
'manteau' (: è'Xuipovj, arm. gelum (aor. geli) 'je tourne' (Meillet
iMSL. VllI 163. Esq. 25. 82), alb. vjeVit vomis' {<*ueluô,
G. Meyer Alb. Spr. 475. IF. V 181), lat. volvO 'tourner' (<
*ueluô. Solmsen Stud. 2), v. irl. filUm 'je ploie' {*ueJuô. Fick
IP 275j, got. -ivahcjan 'rouler' icalwisôn 'se rouler' ag's. iciel-
wan 'rouler'; — gr. *FXù- dans pf. ei'XD|uai Soph. 'je me traîne'
(diss. de *FeFXO|uai. Holmsen Unters. 237 sqq.), TréXXùTpov (voy.
s. v.)^); — *FeXvu- *FeXù- *FXi)- sont des élargissements de R.
uel 'tourner' dans skr. vdlatl 'se tourner', arm. glem 'je tourne'
(Meillet MSL. IX 144. Hlibschmann Arm. Gr. I 435), gr. é'XiH
éXévri ëXivoç ëX|uiç eùXri ôXjuoç (voy. s.vv.), v. slav. trt/zï/ 'rouler'
bulg. val 'cylindre'; cf. *ueld- dans got. waltjan 'se rouler' v.
h. a. welzaii v. norr. velta 'rouler'; cf. encore skr. ûrmik (<
*uûrmi- *ufmi- i.-e. ^ujmi-) zd var^mi-s 'îloV ags. wielmwybn
(< germ. comm. *ualmi-z) 'vague, flot', v. h. a. wella 'flot'
w'tllu 'je roule' wallu 'je bous' (< i.-e. *uel-nâ *uel-nO *ul-nô)
V. slav. vlûna lit. vilnis 'flot' alb. vaVe 'bouillon de l'eau qui
cuit, flot, vague' (< '^ijahui i.-e. *uhia. Brugmann Grdr. I"^
365) et bcp d'autres. Curtius'^ 358sq. Fick P 132. 551. Etc.;
cf. pour les formes grecques Solmsen Unters. 229-44.
ion. att. eïXuuxeç eiXuJrai m. pi. 'hilotes' (v. lac. *fiXujTeç) <*è-
FeX-uu-T-eç *è-FeX-uj-Tai : gr. *FaXicrK0|uai 'être pris' *FaX-uj-T6ç.
Solmsen Unters. 251. Sommer Gr. Lautst. 101 sq.
eî)iia. Voy. s. v. ëvvû|ui.
ei|aap|uévoç eï|uapTai etc. Voy. s. v. |aeipo)uai.
eî|Lii 'j'irai' = skr. émi lit. eimi 'je vais', i.-e. *éimi, R.ei 'aller'; —
eî < *ei-fcr]i = skr. ési lat. is lit. eisi, i.-e. *mr, eîç Hsd.; —
eîcTi = skr. éti zd aëHi v. pers. aitiy lat. It it lit. eîti eît, i.-e.
1) Poét. eïXûjua n. "enveloppe, couverture' est ambigu: < *è-F\0-
|ua pour SclîTilze Qu. ep. 331 ii. 1 ; < *Fe\vO,uct {: *Fe\vua) = |niîvû|Lia : lunvuuj)
ou *è-F€XO-,iia, l'û étant hystérogène, d'après 60|ua KuùXOiua etc., ou pf.
eïXO^ai, pour Solmsen op. cit. 241, lat. volûmen pouvant être une inno-
vation latine; Briigmanu Grdr. IF, 1, 236 en rapproche arm. geluvin
'rotation, enlacement' (tl possible) et lat. volûmen, toiis trois d'un
i.-e. *'Ue.lmnen-, celui-ci pouvant concilier *uelii-men- (cf. gr. ë\u-Tpov)
et*ulû-'men-, mais umn étant un suff. courant de l'arm.. il n'y a pas
lieu d'attacher tant de prix à gelumn.
15
— 226 —
*éiti-^ — ï^ev cf. skr. imàh, i.-e. *me.s--, — iâcTi innovation pour
*évTi < i.-e. H-énti (skr. yànti) ; — ipf . »)a pour *ria < *\\\a =
skr. àyam, i.-e. *ëi-m\ — impér. ï6i cf. skr. ihi zd iài\ etc.').
Cf. lat. eo (< *ei6) inf. 7re 'aller' osq. amfr-et'ambiunt' (voy.
Buck ODGr. § 217) etc., irl. etha Mtum est' aithet 'evadunt'
ethaim (< celt. *ifaô — lat. itù fréq.) je vais' (Fick II* 25),
V. slav. idq m'i.iti 'aller'. Curtius'' 401 sq. Fick P SôSsq. Etc.
Cf. à|LiaE-iTÔç 'accessible aux voitures' hom. eicy-i-ôiuri f. 'entrée'
ép. ï-6|Lia n. 'marche' oÎ|lioç m. f. (<*oi-s-mo-s) 'chemin' etc.
ion. att. e\}Ji\ dor. r\}ji\ lesb. thess. è^xpà 'je suis' < Ho-pn = skr.
âsmi zd ahmi v. pers. amiy arm. em (Htibschmann Arm. Gr.
I 442) alb.jfam (< *em *esmi. G. Meyer Alb. Spr. 160) (lat.
sum) -') irl. am got. im (< *emmi *ezmi) v. norr. em ags.
eom lit. esml {esmù lett. esmu v. pruss. asmu) \.^\3i\. jesml,
i.e. *ésmî, R. es 'être, exister': — eî<C!*ècri = skr. d.si alb. yt^
{<i*e[si]), i.-e.*esi; hom. syrac. ècrai = arm. es lat. ess (Plaut.)
es, i.-e. *éssi^)'^ hom. Hrdt. €Îç ou eïç par addition analogi-
que de -ç ; — ècTTi è'cm = skr. asti lat. est osq. est i s t
onibr. est est v. irl. is v. gall. iss is got. v. h a. ist lit. èsti est
(v. pruss. ast est) v. slav. (v. russ.) Jes^?; — ion. ei)ièv dor. ei-
jaèç < *ècr-|aev *è(j-|ueç, cf. skr. smàh v.norr. erom{<C'^ezdmes^
lit. ësme (v. pruss. asmaï) v.slav. jesm?î, \.-Q.'^smés{i)^)\ att.
è(T)uèv avec cr d'après ècTTè; — èaiè, cf. skr. sthd\ — dor. èvTi
att. eicTi pour *h-evTi = skr. sdnti osq. sent set ombr. sent
V. irl. it V. gall. int got. ags. v. sax. sind v. h. a. sint, i.-e.
*s-énti (Streitberg IF. I 82sqq.), avec esprit doux d'après ei)n\
etc. ; hom. eâai par innovation; — ipf. hom. ^a Hrdt. ea v. att.
r\ < *ès-'m = skr. àsam, puis f|v analogique, hom. lesb. eov
1) Pour la flexion voy. G. Meyer3 564sq. (bibl.). Brugmann Grdr.
Ili899sq. Gr.Gr.3 271.
2) *6ow d'après 1. pi. *so7nof), pour *esem<C*csw i.-e.*ésmi; v.
lat. esum (Van- on) est une création analogique; l'italique déjà avait
*.som, cf. osq. siim. Sommer Lat. L. u. FI. 575.
3) Got. is V. norr. es lit. es'i < '*€si ou *essi] irl. at gall. uyt
< *esi + pronom; 1. sg. gall. ivyf a emprunté la diphtongue uy < e/
à la 2. S"-, et la désinence -f<^-vn à d'autres verbes (Pedersen).
4) Irl. ammi < *esines + pronom.
- 227 —
d'après la conj. thématique; — r\aQa (forme départait); —
ij. sg-. dor. arc. cypr. fjç béot. Trapeîç < *êst = skr. as, puis rjev
fiv (ancicDiie 3. pi.); — f)|uev (dor. fmeç) < *ti(T)ii€v = skr. âsma ;
— rjCFTe = skr. dsta, puis fJTe analogique; — 3. pi. hom. fiev
att. dor. nv = skr. âsan, puis fjaav analogique; — impér. ïaGi,
cf. zd zdi, \.-e.*z dhi-^ ion. êffGi (Hccatée) : skr. èdhi {<f^azdM)\
— snbj. ion. èuj è'a)|U€v att. iL ai|Liev d'après la conj. thématique,
cf. skr. asât ; — opt. eïrjv < *è(Jir|v, él. èa, pi. eî|aev < *è(TI-|Liev :
skr. siiàt lat. siès slmus] — inf. liom. thess. l\x\x^v él. dor. %ev
•delph. eî|uev béot. eî|aev < *è(J|uev; arc. rivai att. eîvai < *è(yvai
*es-mnai (? Brugmann KVG. § 432); boni. è'|uev è'iuevai rhod.
€|ueiv analogiques; — ptc. hér. m. pi. è'vTeç pour *h-évTeç < i.-e.
"^s-entes-^ fém. sg. dor. è'acrcfa (gort. idiTci) < *èa«Tia : skr. sati\
dor. lesb. è'aaa pour *â(ycra par influence de èvT-; ion. dor. éol.
èiuv (béot. iujv lesb. è'uuv) att. ujv. Etc. Curtius^ 375sq. Veitch*
224 sqq. KUhner-Blass^ II 220 sqq. G. Meyer^ .566 sqq. (bibl.)
Brugmann Grdr. W 888sqq. Gr.Gr.^ 273sqq. (I)ibl.). van Her-
werden Lex. suppl. 243 sq. (bibl.) ^).
hom. eivaTépeç pi. Voy. s. v. èvairip.
aor. eiireîv lesb. FeiTtriv (Alcée) 'dire', cf. gort. inf. Femai subj.
FeiTTUJVTi impér. TTpo-FeiTrdTuu crét. inf. iTpoFeiTTé|Liev Lyttos.
FeiTT- < i.-e. *ue-uqV- {ueu diss. en uei) = skr. roc- dans aor.
d-vôca-m "j'ai dit', R. ueqV, voy. s. v. êttoç. Brugmann KZ.
2,5, 306 sq. Gr.Gr.^ 50 (bibl.). KVG. § 334. — Pour Siitterlin
IF. IV 100 sq. et Hirt Abl. § 650 Fem- est dû à un croisement
des bases eieqU {eiegU) 'parler' (got. af-aikan "nier' v. h. a. eihhan
S'indicare'je/j«?i "dire') et ueqV\ à écarter.
eïpY<JU- Voy. s. v. è'pYuu.
hom. eïpepov ace. 9 529 "servitude' < *épFepo- *aepFepo- (ntr.?
élargissement de *seruo- d'après l'antithétique to èXeùGepov
1) On s'attendi-ait à trouver l'esprit rude dans un grand nombre,
de formes de *eî|ui, soit *eifii *€Î *6U) *€Ïtiv *eî|uev etc.; Sommer Gr.
Lautst. 36 (bibl.) croit que ces formes doivent leur esprit doux à
l'influence de èaxi, mais *€i|ui etc. ont pu perdre l'esprit rude en tant
que mots accessoires, cf. la forme ô de l'art, (et non ho) dans cer-
tains dialectes (p. ex. le locrien) qui conservent d'ailleurs l'aspiration
initiale, fait signalé par Thumb Spir. asper 18 et Meiilet MSL. XV
■93. 271.
— 228 —
'la liberté'?) : lat. servos 'esclave' (Biij,^ge KZ. 32, 36. L. Meyer
II 111. Sclirader RL. 809) ; on a rapproché lat. sercos '*gar(lé
à vue' de lat. servô 'garder intact' zd ha^'rvaHi 'veiller siir'^
got. sanca pi. 'armes défensives', i.-e. *seru-, élargissement
de R. ser '*tenir enfermé, garder' (voy. s.v. eïpuj I et cf. Walde
.068); — Brugmann IF. XIX 382 sqq. suppose un *se7'-uo-
'courant, se hâtant', d'où les idées de domesticité (gr. lat.) et
de vagabondage (\r\. serhh f. < celt. *serm 'rapine' gall. herw
'vagabondage'), cf. skr. sisarti sdrati 'courir, poursuivre, s en-
courir' gr. ôpiLiri f . 'assaut, attaque' puuo|aai 's'agiter avec force,
s'empresser (Z 417)' lett. sirt 'marauder'.
hom. eipecriri f. 'manœuvre à la rame'; al!, métrique (Schulze
Qu. ep. 161); voy. s. v. epéiriç.
€Îpecndjvr| f. 'branche de laurier ou d'olivier entourée de bande-
lettes de laine, à laquelle on attachait les prémices de la ré-
colte des fruits; — couronne de fleurs; — chant de mendiant'
(cf. S. Reinach dans Saglio II 497 sq.). Etym. obscure; eip.
XéYerai bià jà è'pia Suid.; autre avis Prelhvitz^ 131.
ion. eïpr) f., seul. pi. gén. ép. eipdujv Z 531, dat. eïpaiç Hsd.
Théog. 804 *) 'lieu d'assemblée'. R. Fep, voy. s. v. e'ipuu II.
eiprivrj éol. eïprivâ (Meister Gr. D. I 69) gort. îpi'ivâ dor. dial.
du NW. eipdvd (delph. -r)-) béot. arc. îpdvci f. pamph. iprjvi n.
(< *ipriviov pour îprivà) 'paix'. Initiale et alternances ei-/i-,
-pTi-/-pâ- inexpliquées; i-nonitacistique; la dérivation de R.wer
'parler' et la parenté avec pr|Tpâ él. FpdTpà 'convention' sont à
rejeter, le pamph. conservant toujours le F-; cf. Meister Bor. d.
siichs. G. d. W. 1904, p. 28.
hom. eïpo|uai. Voy, s. v. épéuu.
hom. ion. eîpoç n. (non digammé, cf. E 137 in eipOTTÔKOiç ôiecrcri;
< *€pFoç) 'laine'; hom. eipo-K6)Lioç f 387 'filant la laine'; att.
eu-epoç 'riche en laine'; éol. è'TT-epoç m. (< *-epF-) 'bélier'
(Schulze KZ. 33, 132sq.); hom. ion. eïpiov att. éol. è'piov 'laine' -)\
ion. eipîveoç att. èpiveoç èpeoûç 'de laine'. Si *€pFoç est dissi-
milé de *FepFoç (Solmsen Unters. 188sq. bibl. Brugmann KVG.
1) Corr. de Ruhnken pour eip^aç niss., ace. pi. d'un *€ipea.
2) Cf. gort. èpia (npia?) KiîpiecKva PepToXeia GDI. 4992 a II 4sq. —
Pour skr. ùrnà f. Maine' « i.-e. *«/««) voy. s. v. oûXoç 'crépu'.
_ 229 —
^§ 158. 336), cf. lat. vervêx 'mouton, brebis' (Schulze Qn. ep.
119sq.) irl. ferh 'vache' (< celt, ■^'vervâ. Lidén Ein balt.-slav.
Anlautges. 18. Vendryes MSL. XII 40sqq.); cf. ensuite iroit.
Fapr|V (< *urr-én-) 'agneau' béot. Fâpvujv n. pr. et les mots
cités p. 77 s. V. att. àprjv, puis ags. icaru v. non*, vara ail. irai'e
'marchandise' (prim. consistant en peaux, cf. :) v. norv. v. norr.
vara 'peau, étoffe de laine grossière' (Wadstein Z. f. d. Ph.
28,529); sur le groupe voy. Osthoff PBrB. 3, 75 (bibl.). Et.
Par. I 303 sq. ').
I. eïpuu (<*(yepiuu) inf. eïpeiv Pind., aor. eîpa, pass. pf. ptc. ép.
èepjaévoç, pqpf. ép. êepio 'nouer, attacher, entrelacer'; ëp^a
KàOepjua n. 'pendant d'oreilles'; ôpiaoç m. 'collier'; ôpiuîà f.
'ligne pour pêcher'; 6p|ua96ç m. 'file, rangée, série'; oap f.
'épouse' (voy. s. V. et è'op); eipjuioç m. 'enchaînement, série':
skr. saraf 'fil' (gramni.), lat. sera 'lier, réunir, enchaîner'
séries 'file, rangée, enchaînement' osq. aserum {*ad-s-) 'asse-
rere', v. norr. sorue 'collier de perles ou de pierres rangées',
lit. Sih'is 'fil, fil poissé' (Curtius'' 353 sq.), irl. ni sernat 'neque
conserunt' gall. cy-hyr 'musculus' (Stokes BB. 23, 57 sq.); voy.
s. V. eïpepov ace. '^).
II. eïpuj (< *Fepiuj) 1. sg. seul. Od. p 162 etc. ^), fut. ép. ion. èpéu>
att. èpuJ; pf. att. eïpriKa eïpri|uai (< *FeFpriKa *FeFpr||uai, *F€i-
diss. de *FeF- devant cons.; arg. FeFprméva par innovation pour
*Feiprifieva; cf. Solmsen Unters. 238), aor. pass. ion. eipé6riv
(< *èFepe6riv) att. éppr|9r|v (< *èFpri6riv), adj. verb. prixoç -rëoç
'dire'; prjTujp éol. Pprixuup ni. 'orateur'; prirpâ f. 'parole, con-
1) Brug'mann rapproche aujourd'hui (Grdr. H-, 1,207; cf. Fie k
BB. 1, 241. 2, 208) gr. *èpFo- 'laine' et gr. êpicpoç 'chevreau' lit. eras
'agneau'.
2) EM. recommande eïpuj. (jue Solmsen Unter.s. 292 approuve ;
Sommer Gr. Lautst. 134 tient eïpu) pour tor<;é sur eip.uôc; et rattache —
sans convaincre — eïpuu è'piua ôpiuôç eipiuôç, non à R. .ser, mais à
E uer (lett. icer'u 'je range' etc., série citée s. v. àeîpiu 'attacher',
p. 16), l'esprit rude coïncidant avec la présence du groupe médial -p,u-.
En fait, le simple eïpiu existe à peine et ne se rencontre qu'en com-
position (dv- b\- èv- et- -rrap- ouv-eîpu)); c'est ce qui justifie l'esprit doux.
3) cùeipo)- eÏTTiu Hésych.<C*^Fepuu. Baunack Stud. 141. Solmsen
Unters. 261.
— 230 -
vention' él. Fpdxpâ 'traité' cypr. Fpr)Ta (diss. de *FpriTpâ) 'bôfiiia*
aor. moy. èPpnTdaaTu 'decrevit'; pfjjaa ii. 'parole'; pncriç f.
'action de parler' : skr. vratâm 'volonté, ordre, loi, domina-
tion, etc.' zd urvata- (< *urata- — phtôv; 'dogme' (Bezzen-
berger BB. 1 , 253 sq.), v. slav. rota 'serment' (Meillet MSL.
IX 142. Lidén Ein balt.-slav. Anlautges. 20 bibl.^)) russ. vru
vrati ( < slav. comm. *6vy-a *vr-ati) 'se corriger dans le discours,
blaguer'; un élargissement par -Je- dans russ. crâka 'radotage*^
V. slav. vraël 'médecin; sorcier' (Solmsen Unters. 263 sq.) got.
icrohs f. 'accusation' (? Hirt PBrB. 23, 293. Abl. § 465); i.-e.
base uerèi\ cf. *uer- élargi -en ^uerdh- dans lat. verhum 'mot'
ombr. uerfale 'templum' got. icaûrd v. h. a. icort 'mot' lit. var-
das 'nom' v. pruss. tcirds 'mot' irl. (Stokes BB. 23, 63. KZ.
38, 470. Fick IP 274) fordat 'inquiunt'.
eïpujv, -ujvoç 'dissimulé'; eipuuveiâ f. 'feinte'. A été rattaché par
Solmsen Unters. 263, non à èp- 'interroger', mais à Fep- 'dire';
eïpuuv < *Fep-iujv '*qui dit qc. sans le penser vraiment', cf.
pour la déviation de sens russ. vratî cité s. v. eïpuj II. — Pour
Ebrlich KZ. 39, 567 eïpuuv 'rusé' < *èpnjuv : lat. errô 'errer,
s'égarer' (th. *er-sa-), sens premier : 'qui induit en erreur', cf.
*eïpaq)oç *eppa(poç 'renard' (?) < *epiaqpoç dans ion. EipaqpiûJTnç
lesb. 'EppaqpeûjTâç (Alcée), épith. de Dionysos.
eiç 'dans' < èvç, attesté en crét. et en arg.; èç < èvç par cliute
de V devant a + cons., p. ex. èç toûto à côté do èvç (eiç) aùio,
cf. crét. p. ex. èç xôv à côté de èvç ôp66v; èvç par formation
analogique, daprès èE. Brugmann Ber. d. siichs. G. d.W. 1S83,^
189 sq. (contesté par J. Schmidt Plur. 358 sq.). Gr.Gr.^ 74.
KVG. § 594. GUnther IF. XX 3sqq.; voy. s. v. èv.
att. eîç gort. ev[ç] dor. fiç m. 'un' < *é)aç *sem-s •) ; ntr. é'v < Hem •"*) ;
1) Le rapport v. slav. rota : gv. àpa 'prière, malédiction', dû
à Hoffmann BB. 21, 148 et signalé plus haut p. 72, est à rayer. —
Lit. r'éju r'éti 'crier violemment' {<i*ij,rèiô pour von Sabler KZ. 31, 283)
lett. rèt 'aboyer' sont à écarter, cf. Lidén op. cit. 4 n. 1 et Walde
s. V. t'âvus 'rauque'.
2) è'eiç Hsd. Théofi-. 145 par diérèse métrique.
3) ÏTTOV é'v. KpHTeç Hésycli.. forme que van Herwerden Lex.
suppl. 404 juge «incroyable-, en conjecturant un *ïFov impossible,
- 231 —
fém. |Liîa < *a|Li-ia *.smip; gén. m. ii. évôç pour *é|u-ôç d'après
*ëv-ç ëv; i.-c. '^sem- 'un' dans lat. sem-per 'continuellement'
(^sem ace. sg-. ntr. = ëv) semel 'une fois' (<C*semuèl-, cf.
skr. vârah m. 'série'. Brugniann Total. 22 n. 2) singull (-gulo-
<-go- -\- -Jo- Brugmann KVO. §451. Distr. 20), got. si mlë
'*une fois, autrefois' etc.; — i.-e. *.çm- dans arm. mi 'un'
(< *smiio- Hubsclimaun Arm. Gr. I 474. Meillet Esq. 71) gr.
lnûvuH ( < *(J|uijùvuH) 'solipède' lai. mille (<*smï gzhJl fém.,
voy. s. V. x'iXioi ) ^) ; — i.-e. *sm- dans skr. sâ-dam sâ-dâ zd liaôa
'toujours' skr. sahd zd haàa 'avec' skr. satrâ zd hadrà 'en-
semble' skr. sakft zd halcdVdt 'en une fois' skr. sahdsram
zd hazaidva- 'un millier' (voy. s. v. xt^ioi) skr. çdcccmf- 'chaque'
assim. de *sd-çvant- (voy. s. v. aixâç) etc., alb. giêe 'chacun'
(< *genÛE i.-e. *sm-k- 'd'une seule et même espèce'? Brug-
mann Total. 26 sq.), gr. à-9p6oi â-TiaH â-irâç d-TrXôoç diepoç
ëiepoç é-Kaiôv (voy. s. vv.), lat. sim-plex sim-phts sincinium
'monodie'; — i. e. *smni- dans gr. âjua dor. à|ud 'ensemble',
crét. à|LidKiç tar. àiuàiiç 'une fois', gr. -apo- (oùb-apo- 'pas un'),
got. sums 'un, quelqu'un', v. irl. samaïl 'ressemblance', lat.
similis (< *semilis ^semelis) simul (v. lat. semol) simUû 'en
même temps', arm. ham- 'même'; — i.-e. *som- dans gr. ôpoç
'pareil' ôpaXôç 'égal, semblable' (voy. s. vv.), skr, sasâd- 'as-
semblée', V. slav. sq-sèdti 'voisin' ; — i.-e. *sôm- dans zd Ticlma-
'même', v. slav. samû 'même'. G. Meyer ^ 494 sq. Brugmann Grdr.
IP466. [IP,2,7.] Gr.Gr.3 211. Etc. — Hom. lesb. thess. fém. ïa
'une' (dont est analogique hom. gort. mess. [GDI. 4689, 126;
cf. Meister ad 1.1 iôçj : zd i nu skr. ïm skr. i-dfç- 'de cette ap-
parence, de cette sorte' lit. ji 'elle' (pour *^ *i) y-paczei 'parti-
culièrement'; la notion d'unité s'est tirée du sens de 'précisé-
ment celle-ci, rien que celle-ci', par opposition à 'toutes les
deux, toutes les trois' etc. Brugmann KVG. §§439. 441. 495;
hypothèses de Bréal M8L. IX 24sqq., Kretschmer Einl. 10 sq..
est pour Solmsen BB. 17, 335 (bibl.) une innovation d'après 6itt6ç
'double' TpiTTÔç 'triple/.
1) Et peut être irl. cnnime 'pareil' <i*koni-.smiio-. Pedersen
K. Spr. 1 87.
- 232 -
J. Schmidt KZ. 36, 391 sqq. (gén. iâç < *isiàs *sià>i *smids)
h écarter,
hom. èîaKuu. Voy. s. v. eiKuûv.
eiaqppfjvai Hésycli. Voy. s. v. -mqppàvai.
eïcTuu ion. et v. att. eauu 'au dedans' analogiques de è£-uj Trpoaauj
TTpôcTuu (< *TTpoTi-uu) dv-o) KaT-o), i.-c. *ô prcp. 'vers',
eîia ion. eîtev, èVeiTa (<èTri prép.) ion, è'îreiTe (Hoffmann Gr. D.
III 253 sq.) ion. dor. è'ireiTev 'ensuite' < ei (voy. s. v.) + les
finales de lesb. ôia TTÔxa àXXoTa att. auxe ôre 7t6t6 aXXoTe, cf.
f a : ye, -ba : -be, TrpôaGev -Be -6a. Brugniann Gr.Gr.^ 243. 253.
535. KVG. § 581. Dem. 36. 81. 118.
eïxe . . . €ÏTe, arc. eïçre (a de valeur indécise, voy. Baunack Ber.
d. siichs. G. d. W. 1893, p. 93 sqq.) 'soit . . . soit' < ei 'si' -f
Te < *que, cf. pour le sens lat. slve . . . sîve < *sei-ue.
pf. eïuuea. Voy. s. v. e0oç.
ÊK. Voy. s. V. èE.
ép. éKotepYoç eKarriPcXoç eKriPoXoç cktiti. Voy. s. v. éKuûv.
ÊKaç 'à l'écart, loin de', cf. PeKaç* luaKpdv Hésych.; comp. eKa-
aTtpuj, sup. éKacTTàTUj; poét. ëKa9ev 'de loin' (par abstraction
d'un th. *éKa-). éKotç < *crFe-Kaç '*pour soi, séparé', th. pron.
*(TFe- (voy. s.v. ë i + -Kaç, cf. jioét. àvbpaKaç 'homme par homme'
skr. êfca-ç«^ 'isolément' dviçâli 'à deux' ganaçdh 'par troupes';
-Kotç skr. -çds < *-kns R. Jcens dans lat. censeô skr. çâsafi
'*faire connaître par voie d'autorité, d'après une règle et un
ordre déterminés' gr. kÔ(T|uoç ni. (< *KOV(T-)ao-ç'i 'ordonnance'
(voy. s. V.), -km étant ace. sg. ntr. adverbial d'un adj. [dti-cdfi
'*en disposant par deux'). Brugmann Distr. 17 sqq. (bibl.).
eKaaioç gort. él. FéKacTTOç 'chacun' a son point de départ dans
*éKâç Tiç, xeo, xuj etc. (voy. s.v. eKaç) pour Wackernagel KZ.
29, 144 sqq. (éKàa-xuj éKÔcr-xoiç : ô-xuj ô-xoiçi, avec influence
des sup. en -icrxoç; sur ëKacrxoç on forma éKà-tepoç gort. PeKÔ-
xepoç 'chacun des deux', d'après le rapport p. ex. prit-xepoç
dor. pd-xepoç : piîïaxoç dor. pdïcTxoç att. pâcrxoç; autre avis chez
,1. Schmidt Plur. 342 sqq.; cf. Brugniann Gr.Gr.^ 254 sq.
éKax6|aPTi f. Voy. s. v. poûç.
— 233 -
iKarov arc. êkotov (o analogique, cf. att. eÏKOcTi) 'cent' V : skr.
çatdm zd satam lat. centum v. irl. cet (voy. Pedersen K. Spr.
I 46) gall. cant got. hund ^dans twa hund '200') v. h. a. hunt
dans zwei hunt) v. norr. hnnd-rad '120' lit. szimtas '100';
V, slav. sûto '100' ne peut être un emprunt (cf. Meillet MSL.
VIII 236. 315. X 140. Pedersen KZ. 38, 386 sqq.). *KaTÔv
< i.-e. *kmt6m HJcmtôvn *f/[e]Â'mfom 'dizaine (de décades)',
cf. béKtt i.-e. *dékm (Bugg-e BB. 14, 72. Kretschraer KZ. 31,
361 sqq.); é- 'un' pour *à- i.-e. *«/«- (cf. skr. sa-hàsvam 'un
millier') d'après eîç évôç. — éKaToarôç 'centième' d'après Tpiâ-
KOCTTÔç etc. Curtius'' 135. Brugmann Grdr. IP 501 sqq. [IP,
2, 40sq.l Etc.
€Keî (ion. Keî Archil., éol. kt'i) èKeî-6i èKeî-ae 'là-bas' èKeî 6ev 'de
là-bas', poét. KeîBe Keîae Kd6ev. è- est un élément pronominal,
cf. è-x6ëç osq. c-kas 'hae' e-tanto 'tanta' etc., et voy. supra
p. 208 n. 1 ; pour la finale cf. les loc. dor. Touxeî leî-be Treî etc.;
th. pron. *ko- dans arm. aa (< *so-af/) 'il', phryg. aeixouv 'à
celui-ci', alb. 50-^ (<*,so-dzVf) 'aujourd'hui' sô-wciîe (<i*s6-nate)
'cette nuit'-), lat. -ce particule dém. dans hî-ce hic sic nun-c etc.
cé-do (cf. osq. ce-bnust 'hue venerit') ecce (< *ed-ce, osq. eco-
ekû-, ombr. esnii-k esmei esme 'huic', v. sax. v. h. a. hè 'il'
ags. Jië 'il' V. sax. hodiç/o (c.-à-d. hô-digo) 'à ce jour'; — cf.
*À;«- dans arm. -.»? en fonction d'article, p. ex. mards 'Ihomme-
fei)', ays 'celui-ci', alb. si-rjét adv. 'cette année-ci', lat. cis
citer citrû, ombr. çimu simo 'ad citima, rétro' cive 'citra',
irl. ce loc. 'citra', got. hi- dans himma daga dat. 'à ce jour'
und h'ina dag ace. 'jusqu'à ce jour' etc., lit. szis lett. schis 'ce-
lui-ci' V. slav. SI 'celui-ci, il', — et *kio- dans ion. arnuepov
att. Tiîiuepov 'aujourd'hui' (< *Kià|U€pov), v. h.a. hiu-tu v. sax,
hiu-diga 'aujourd'hui' etc., lit. szià gén. 'de celui-ci', cf. szis\
*kl fém. dans lit. szt v. slav. si. Brugmann Grdr. II ^ 769 sq.
[II 2, 2, 321 sqq.] Dem. 38 sqq. 51 sqq. (bibl.).
1) En composition, à côté du régulier éKOTOv- (p. ex. éKaTÔLiTreàc:)
apparaît une lorme éKaTovTa- (p. ex. éKaTovTa-Kàpâvoç Pind. 'à cent
têtes') influeticée par les noms des dizaines eu -Kovra.
2) Alb. so-<i.-e. *kâ fém. G. Meyer Alb. Spr. 383; autre avis
chez Pedersen KZ. 36, 314 sq. 330. mai.'^ voy. Brugmann Dem. .^1.
— 234 —
tKeîvoç ép. ion. kêîvoç dor. lesb. Kfivoç 'celui-là' < *Ke (voy. s. v,
éKÊÎ) + *évoç du th. pron. i.e. *eno- *ono-, cf. skr. anâ-
'celui-ci, ir instr. sg. anèna zd ana-^ v. h. a, enèr 'celui-là'
V. non", enn inn '*celui-]à; le', lit. anà.s ans lett. win'sch 'ce-
lui-là' V. slav. onti 'celui-là, il', arm. -n en fonction d'article,
]). ex. tèr-n 'le maître', et gr. è'vri '*ce jour-là' ô beîva (voy.
8.vv.)i). SolmsenKZ. 31,475. Hoffmann-KrayerKZ.34,144sqq.
Brugmann Dem. 53sqq. (bibl.) 83 Hjibl.; avis anciens dans
Gr.Gr.3 243). KVG. § 495. Havers IF. XIX 94sqq. Voy. s.v.
dor. Tfivoç.
èKÊxeipîoi f. 'trêve', diss. de *ix€.-\eiç)iâ (è'xuu, X^ip); voy. Gram-
niont Dissim. 103. 1U6.
boni. etc. ëkiiXoç -ov-) dor. eKâXoç 'tran(iuille' (cf. deKriXia èpYa
I 77 'épreuves injurieuses'? Voy. Frohde BB. 20, 219) et
bom. etc. euktiXoç -ov dor. eÙKotXoç m/sens présentent deux
formes (FeK- eÙK-) d'une même base i.e. eueq, cf. skr. ôlah n.
'agrément, lieu d'agrément, séjour' ûcyati 'avoir pour agréable',
V. slav. cylcnqti 's'accoutumer' iiviti 'enseigner' lit. nlxis 'pro-
priété rurale' j-ùnlii 'être accoutumé' lett. j-auks 'aimable',
got. hi-ûhts 'accoutumé', selon Persson Wzerw. 7 (bibl.). 228,
Hirt Abl. § 657. — Gr. êkujv et v. slav. ceselû 'joyeux' (Fick
W 670. I* 545 sq. L. Meyer Hdb. I 7) sont à écarter.
bom. è'KiraYXoç 'terrible', diss. de *èK-7rXaY-Xoç, cf. èKTrXaYnvai
's'effrayer'. Buttmann Lexil. I 76. Grammont Dissim. 49.
ÉKTTobuOv 'hors de la portée des pieds, hors des pieds, du chemin',
montre le maintien sur la finale de l'accent d'enclise, sous forme
d'accent aigu, la longue finale d'un encliti<iue n'étant pas su-
sceptible d'intonation, cf. Hirt Idg. Akzent 43 sq. Vendryes
Traité d'ace, gr. 93; — èiUTTobûjv (n'est pas analogique du pré-
cédent) c.-à d. èv TTobûJv 'en deçà de la portée des pieds, dans
1) V. uorr. hânn hanii 'W <C*hânaR i.-e. 'kènas, hôn VIle\
proclitiques hon hun <C ■hânu, irl. clan 'remotus, ultra' peuvent
aussi provenir d'un adv. apparenté k *ko- -f- pron. *eno- -ono- *no-.
Brugmann Dem. 54 sq.
2) < -FeKnXoç; l'esprit rude est dii à l'influence de liouxoç
m/sens, selon Sommer Gr. Lautst. 102.
- 235 -
les pieds, c.-à-d. de manière à entraver'; voy. Brugmann Gr.Gr.*
385. 395. KVG. § 557 ').
€ktik6ç 'habituer, cf. é'Eiç f. 'manière d'être, état, habitude'
< è'xuj. — Dans éKTiKÔç TTupeiôç 'fièvre hectique, étisie' Frôhde
BB. 10, 297 voit un parent de skr. yâksmah m. yâlsmâ m.
'consomption' (voy. sur ce mot Lidén Stud. 69 sq.) et Fick
GGA. 1894, p. 235 un euphémisme pour KaxeKTiKoç, mais le
sens de 'continu' satisfait.
ion. att. èKTÔç 'au dehors', forme refaite d'après eviôç, pour éxeôç
(locr., cf. épid. è'xeuj èxeoi) < *egzdhos '^eghs-tos:, voy. s.v. eE;
le suff .*-^o.5 indique la provenance. Brugmann Gr.Gr.^ 96. KVG.
§ 261. 581. — eKT0(J-ee(v), puis par abstraction d'un th. èKTO-,
è'KT0-9ev eKTO-0i è'KTO-ae.
ËKTOç '6«"^e'; ÉKieùç, -ëuuç m. 'setier'. Voy. s. v. II.
éKupôç 2) m. 'père du mari' (oxyton pour *ëKupoç. AVheeler Gr.
Nominalaccent 59. Brugmann IF. XIII 150. Vendryes MsL.
XIII 138) < *aFeKUpoç, cf. hom. voc. FFeKupé T 172 : skr. çrâ-
çurah{<*.waç-) zd x'asufa- pers. mod, yusur lat. socer
i<*svecuro-) v. h. a. swehur ags. swéor ht. szèszuras (< *sesz-)
y.sûàv.svekrû, i.-e.'^suékuro-s^). Le fém. ï.-e.^suekrâ-s'mère
du mari', attesté par skr. çvaçrûh (< *svaç-) pors. mod. yiisra
V. slav. 6-reAr^ '), cf. Idt. socrus {<*svecrus) v. h.a. su-'icjar
ags. 5w-ejer (< germ. comm. *sMejr«-2) gall. mod. chiregr
corn, hweger; a fait place en gr. à un èKupd, d'après le masc,
cf. le fém. arm. skesur, instr. skesraw, < H'uekuva- modifié
1) Selon Mahlow AEG 105, -nobiùv garde le ton ancien des th.
cons., et TTobûjv est analo<>i(|ue de Beûv ôbiJùv, mais Streitberg- IF.
I 259 sqq. a montré que la finale du o-èn. pi. était en indo-eur., pour
toutes les classes de thèmes, -dm avec l'intonation douce (gr. -lûv.
lit. -il).
2) Accent supposé d'après l'analogie de ireveepôç 'père dt- la
feujme' et de éKupa. Meillet MSL. VIII 238.
3) A côté de quoi un i.e. •s^éÂruro-i- 'relatif au beau-père, lui
appartenant' dans skr. çvûçurah m/sens et v. h. a. swâgur 'beau-
frère': Schulze KZ. 40, 405 sqq.
4) k- est né phonéticiuement par dissim. dans un groupe cons.
à cause du s initial, puis a été étendu au masc. *sveknru, selon
Schulze op. cit. 400 n. 5.
— 236 -
<le *kuekrû- < *sueJcrù-, d'après le iiiasc. i.-e. "^mékuro-s, qui
s'est perdu (HUbsehmann Arm.Gr. 1 491. Meillet Esq.28.50^));
cf. encore alb. vjeher vjef m. (v- < *su-; -h- n'est pas clair)
vjéheff f. (G. Mever Alb. Spr. 475. Brugmann Grdr. I- 546.
Pedersen KZ. 36, 339). P. ex. Curtins^ 136. Fick V 152. 578.
Delbriiek Vervvandtschaftsnamen 142. 157. — l.-e.*sué-kuro-s
paraît contenir le tli. du pron. réfl. *.me- *se-, cf. s. v. è'op; le
2'^ élément a été rapproché par Berneker IF. X 155 de v. slav.
mrî surinû "beau-frère' (< *keuro)\ incertain.
eK-qpXaivu), inf. aor. èK(p\fivai "jaillir par ébullition' < *6^?e??-,
un des élargissements de *bhel-, cf. *hhlè- dans qpXrivaqpoç
9Xr|bâv (Hésych.), *bhlei- dans cpXi|Lié\ia n. pi., etc. et voy.
Persson Wzerw. 173.
€K-qpXuvbcivuu 'crever (abcèsj'. Voy. s. vv. qpXubâv qpXéuj.
.€Kuuv^; 'lubens' (locr. Feçôviaç GDI. 1478, 12, crét. FeKiûv GDI.
5131 b); àÉKUJv ûkuiv 'invitus' (voy. s.v.); éKU)v est le ptc. d'un
verbe perdu, i.e.''uek-mi, cf. skr. vdçmi gâth.t^as^m/ 'je veux,
je désire' skr. uçdnt- 'de bonne volonté; prêt, désireux' (Cur-
tius^ 136)^); le th. *FeKâT- (: skr. uçat-), forme faible de éKovT-,
apparaît dans fém. dor. dtÉKacrcTa crét. FéKa66a (déduit de fe-
Ka6à" éKoOaa Hésych. par Kretsebmer KZ. 33, 472), cf. skr.
îiçati, puis dans ép. trag. éKnPôXoç 'atteignant à son gré', inno-
1) C'est du nom de la 'belle-mère' que l'avra. tire le nom du
beau-père' skesr-ayr, litt. 'époux de la belle-mère'; cf. gall. niod.
chwegrwn corn, huùjercn 'beau-père' <; c^tt^e^rr hweger 'belle-mère'
(Fick IV 322. Pedersen K. Spr. I 74 sq.), got. swaihra 'beau-père'
(th. Hwaihran-) d'après le fém. swaihrô = v. norr. svcéra <C*,svëhrôn-,
th. en -n- modifié de i.-e. ^sijekrû-s, avec un -h- (au lieu de -g-) dû
à l'influence du masc. germ. comm.-sTtéxuraz (Schuize op. cit. 400 sq.).
— Sur la dualité i.-e. *snékiiro- *sueki'H- voy. deux hypothèses dans
Brugmann Grdr. P2(iUsq.; sur le sens initial de ces mots voy. Leu-
inann Z. f. dtsch. Wortf. 11, 62.
2) L'esprit rude est dû A l'influence du th. pron. è'-<*oFe-,
selon Sommer Gr. Lautst. 103.
3) Arm. vasn 'h cause de' (Hiibschniann Arm. Gr. I 494 sq.
IF. VI Anz. 170. X Anz. 46) e^^t emprunté à l'iranien, zd vasna-
V. pers. laêna- 'volonté' (Bugge KZ. 32, 56. Pedersen KZ. 38, 195). —
5ur le l'apport gr. *F€Kibv : skr. ticàn vov. une hvpothèse chez Meillet
MSL. XIII 356 sqq.
— 237 —
vation par ail. métrique pour *éKâpo\oç ^) d'après d'antres com-
posés en -ripôXoç, liom. éKà[F]epYOç épith. d'Apollon 'agissant
à son gré', liom. 'EKa-)ar|bri, Téos 'EKa-bioç, béot. FheKâ-bâ|noç -')
(d'où thess. FeKébâ|noç att. 'AKàbrmoç par assimilation vocali-
que en sens divers), hypocoristi(iues 'EkSç et pampli. FeKeiTOuç
gén. sg., ép. éKttTriPôXoç éKaiiiPeXéiriç;, hypocoristiques "EKaToç
(Apollon) 'EKarri et leurs dérivés (Fick-Bechtel Personenn.^
107. 121), boni. pte. àeKaZ;6|uevoç 'agissant malgré soi', ép. poét.
ËKriTi dor. ËKâTi 'par la volonté de; poster, à cause de' (<*FeKd-
TâTi par haplologie) et ion. eïveKa att. ëv€Ka 'à cause de' (<*év-
FeKa; voy. s. v.j. Brugmann IF. XVII 1-11 (bibl.). — Lat. racô
'être vide' (Tlmrneysen KZ. 28, 161, cf. Kretschmer KZ. 37,
275 sq.) est étranger au groupe.
èXaiâ ion. èXair) att. èXdâ f. 'olivier' < *èXaiFâ; êXaioç m. 'olivier
sauvage'; èXaiov 'huile'. Etym. inconnue; voy. Hehn^ 119sq.
Hiibsclimann Arm. Gr. I 393 sq. Schrader EL. 588 sqq. —
*èXaiFà > \i\t.oliva, *èXaiFov > ]?it.*olëvum oléum, gén.*olëfi
olîvï, d'où nom. hystérogène olîvom olivum (Solmsen IF.
V 344 sq. Kretschmer Einl. 112sq.).
eXdvTi f. 'torche', éXévr)* XajUTràç. betri Hésych. (par assimilation
progressive. J. Schmidt KZ. 32, 366. 370. 393), cf. gr. comm.
*FeXa tiré des gloses et cité s. v. eïXri, et dXéâ, puis FeXévd
'EXévri (*déesse de la lumière; bibl. dans Solmsen Unters. 196)
"EXevoç.
èXaadç nom d'oiseau créé par Ar. Ois. 886 sur èXauvuu aor. êXacrai
'pousser' d'après Tpecrdç < *Tpe(î-(Tdç, x^^àç < *xeb-ffdç; voy.
Solmsen Beitr. I 245.
eXàiri f. 'sapin'. Etym. incertaine; < *èX»Tà i.-e. Hnttl : v. h. a.
linta ags. v. norr. lind 'tilleul' ^) (germ. comm. Hindô prégerm.
1) Avec chute fhi t final du thème devant consonne, et de
même dans les mots suivants (cf. aiTtôXoç < *a(Y-TToXo<; et voy. Brug-
mann IF. XVII 7 sqq.). — Hypocoristique 'EKO-Pn (cor. FaKàpâ par
assimilation vocalique).
2) Rattaché à éKdç par J. Schmidt KZ. 32, 357 et Sommer
Gr. Lautst. 92.
3) Les noms d'arbres sont exposés à de fréquents change-
ments de sens, voy. p. ex. s. v. q)nT6Ç) puis cf. lat. quercus 'chêne' :
v. h. a. forJia 'pin', et le tilleul n'est pas indigène en Grèce.
— 238 —
Hentà-) pour Bezzenberger BB. 6,240, Noreen Abriss 137,
Hirt Abl. § 554, etc., cf. russ. lutië 'jeunes tilleuls bons à écor-
cer' pet. russ. lute 'écorce de tilleul' (Schrader Sprachvergl.-
341. Mikkola BB. 21, 219), skr. lata f. (< */wi«) 'liane' (Uhlen-
beck PBrB. 26, 302. Johansson IF. XIV 330 sq.); — lit. lentà
'planche' (Bezzenberger 1. cit. Uhlenbeck PBrB. 17,437. Jo-
hansson 1. cit. Schrader RL. 503} n'est pas sûr (cf. Mikkola
I. cit. Falk-Torp EW. s. v. lind)-^ — Xiitlinter f. 'barque' (Jo-
hansson Beitr. 128. 142) est selon Pedersen K. Spr. I 81 sq.
parent de v. irl. lestar gall. llestr 'écuelle' v. corn, lester 'uavis'
hvç^i.lestv 'navire, vaisselle' (chute de -?«- en celt. devant -fftr-, sans
ail. comp. ; pour le mot latin cf. venter g-r.YatTTiîp < *gunstr- ^)).
— Selon Lidén IF. XVIII 491 sqq. èXaTri < *el-n-ta : bl. russ.
jelenec 'genévrier', puis arm. ehvin 'cèdre, pin' (< i.-e. *eleu-)
tchèque jaZorec r\\^9: jâlovecû 'genévrier' (<C*jalovîcî, i.-e.
"^èleu- ou *dJeu-).
êXacpoç m. f. 'cerf, biche' < i.e. ^eln-bho-s, cf. èXXôç < *èXvo-ç
V. slav. Je/ew-; puis gaul. elem-hiu 'nom d'un mois' (cf. att. èXa-
qpnPoXiuOv) et peut-être (selon Osthoff Et. Par. I 303 sqq.) got.
lamb n. 'mouton' v.h.a. v.norr. lamh n. 'agneau' < *lon-hlio-m
{Hdn-bho-m)\ sur *-bJio- suff. de noms d'animaux voy. Brug-
mann Grdr. Il-, 1, 386 sqq. (bibl.).
èXacppôç 'léger, leste, agile' < i.-e. *{e)liBgUhro-s : v.h.a. lungar
'prompt' ags. lun^re adv. 'vite, aussitôt' (Fick I** 537), cf. zd
• eomp. rdnjyah- 'plus prompt' sup. r^njista-, R. JeiagVh 'aller
vite' dans skr. ràhatè 'se hâter' zd r^nJaHi 'agir vite'. Voy.
le suiv.
èXaxûç, fém. èXdxeia 'petit, court'; comp. ion. èXdaaujv att.
èXdTTUJV < *éXaYxiiAJV pour *èXeYXliJ^v, d'après èXaxOç, selon
J. Schmidt KZ. 2b, 156 et Brugmann Ber. d. sàchs. G. d. W.
1897, p. 187 ^). Une R. non nasalisée leguh ou legh 'être petit,
1) Cette étym. de YctOTrjp est à tout prendre préférable à celle
de Brug-mann relevée plus haut p. 141 s. \. — On a rapproché tout
le groupe ci-dessus de lat. lentus 'flexible, visqueux, etc.' v.h.a. lindi
'mollet, doux, tendre', l'arbre devant son nom à la viscosité de sou
bois ou k la flexibilité de son écorce.
2) Brugmann pense aujourd'hui que l'd de èXoTTiuv, attesté
— 239 -
menu, sans importance' est attestée par lat. leris (< Hegvis)
"^léger', skr. comp. râglûyan lâghiyan, rhdnt- 'faible, petit',
une forme réduite Hoguh- par m. bret. lau "petit, mauvais' (cf.
irl. comp. laigiu 'moindre' gall. llei 'moins nombreux' et voy.
Pedersen K.Spr. I 39. 69) v.iilav.lïgû-kû léger' ^); selon Meillet
Etudes 164 sqq. eXaxûç contient au^si Hogvh- -), skr. ragM h
laghûh 'rapide; léger' (cf. zd rayav-, fém. rdm- < iran. comm.
*raguî-) < Hnghûs ou Heghûs ou *Joghû.s, lit. lengras lengvns
'léger' got. leihts (< germ. comm. HhdyXu\ta-z) v. h.a. liht
V. norr. lèttr 'léger', puis v. h. a. lungun 'poumon' (litt. 'la partie
légère de l'intérieur du corps'; cf. arm. lanjkh '*poumons;
poitrine'. Meillet MSL. VIII 165) sont suspects de contamina-
tion avec R. lengUh attestée par èXaqppôç etc. ; le dernier mot
nest pas dit.
èXâo), fut. att. èXuj 3. pi. hom. èXôuum N 315, pf. pass. boni. èXr|-
XttTai pqpf. iiXriXaio éX- 3. pi. éXriXâbaio r| 86 (pour èXriXàaxo,
cf. lirugmann Gr.Gr.^ 358) 'pousser'; la flexion active prim.
en -à-|ai est encore attestée par arg. TTOT-eXàriJU, Cos èXâvTUJ
èTreXotVTUJ GDI. 3636, aor. bom.è'Xa-cTCTa, èXaxôç 'ductile', poét.
éXaxrip m. 'conducteur' (Brugmann Gr.Gr.-^ -78); èXaùvuu <
*èXauv-iuj, d'un nom *èXauvôç *èXa-Fv-o-ç 'conducteur' (Brug-
mann KVG. § 151. Grdr. IF, 1, 321). èXàuj : lat. alacer 'vif,
animé, excité' got. aljan n. 'zèle' irl. êlaim (< *ex-làiô) 'je
fuis', i.-e. *ela- 'stimuler, pousser', selon Fick P 365. III^ 20 3).
poét. è'Xbo|uai liom. èéXbo|Liai 'souhaiter, désirer, aspirer à'; ép.
èéXbuup n. è'Xbuup Hésych. 'souhait, désir'. è'Xbo)uai < *FeX-bo-,
élargissement par -d- de R. uel 'choisir, agréer, vouloir' dans
par Hérodien, est une innovation spécifiquement attique d'après
rixTuuv (Grdr. II-, 1, 558); on aurait dès lors conclu trop tôt à la
long-ueur de l'a dans ion. âXàaaiuv, qu'un primitif ■■è\axiuuv expliquerait
à souhait.
1) Vondràk AksI. Gr. 73. SI. Gr. 141. 341 et Pedersen KZ. 38, 3%
ont vainement cherché dans ï la trace d'un i.-e. ?i.
2) Et non *ltagUh- selon l'opinion courante. — A ce groupe
G. Meyer Alb. Spr. 239 sq. rattache alb. Veh 'léger: facile'.
3) Alb. prjer 'je me tourne, je me penche* « préf. pr- + el-,
diphtong-ué je7- : èXdu) selon G. Meyer Alb. Spr. 354) est très dou-
teux. — Sur les formes celtiques voy. Osthoff Suppl. 8. 57 (bibl.).
- lMO -
skr. vrnité vrnûti vrnôti vrnutê 'choisir' zd car- 'choisir, ctc/
skr. idrah m. 'choix' etc., lat. volô velle 'vouloir', gall. etc.
gueir *désira,h\e, \ne\\\eur'(<C(ie\t.*veUo-*vel-7io-. Fick IP276.
Henry Bret. 150), got. wïljan v, h. a. wëllan 'vouloir' got. ical-
jan V. h. a. wellan 'choisir' etc., lit. vèlyti 'souhaiter, etc.'
pa-velt 'il veut' viltis 'espérance' vilûs 'j'espère' v. slav. veléti
'ordonner' voliti 'vouloir, aimer mieux', dor. \0ù Xr) (*F\ri-, voy.
8. V.); cf. l'élargissement par -p- dans è'XTTUj. Curtius^ 549 sq.
Persson Wzerw. 52. Solmsen Unters. 250. Etc.
èXéot f. (èXeia Callim.) 'oiseau chanteur des marais' Arstt.; èXuO-
pioç m. 'oiseau aquatique' ^) : lat. olor (< *eior) 'cygne' m.irl.
ela corn, elerhc gall. alarch 'cygne' (Fick I^ 365. 11^ 42.
Pedersen K. Spr. I 40 ; cf. Falk-Torp EW. 21 s. v. «ZAe 'pin-
gouin'). — èXeâç m. oiseau indéterminé (Ar. Ois. 302), peut-
être parent des précédents.
é'XeYoç D3- 'chant de deuil', exécuté avec accompagnement de
flûte'; èXeTeîov ()LiéTpov), èXe^eià (ibbiî) : origine asiatique (phry-
gienne V), cf. arm. e^e(7w- 'roseau, flûte' (Botticher Z. f. A.-W.
1853, 88 d. Arica34J.
i\i-^\\M 'faire honte à qn., traiter avec mépris (Hom.): convaincre
d'un tort; blâmer, accuser'; poét. êXe^xoç n. 'objet de honte,
opprobre' (k^k' éXéYxea B 235 'méchants vauriens'j; è'XeYXOÇ ^^^
'preuve, motif de conviction'; hom. èXeTXrÇ 'blâmable', sup.
èXéYXiO'TGç construit sur le subst. èXeYXOÇ u.; hom. èXeTXeî'l f-
'opprobre'. A été rapproché de skr. Ididghati 'sauter par-dessus,
blesser, léser, etc.' irl. lêim 'saut' (< *Ieng-men-) m. h. a. lingen
'faire du chemin, avancer' (Fick 1"* 122. II* 245), puis lett.
langdt 'injurier' (Fick P 537); eXacppôç révélant une labio-
vélaire (R. letàguli), le x de èXéYXiw fait difficulté (on attendrait
*èXé|a(pu)), non moins que le sens.
aor. éXeîv 'prendre, saisir'; poét. ëXuup n., pi. eXoupa, ép. éXuOpiov
'proie'; l'initiale n'a pas été F- (Sohnseu KZ. 32, 279 sqq. Unters.
251); éXeîv : got. saljan caus. '*faire accepter, offrir un sacri-
fice' V. norr. selia 'remettre, livrer' ags. sellan 'donner' (angl.
1) Cléîirque dans Ath. VIII 332e; eXujpioç nis.; Casaubon donne
à ce mot Tesprit doux; l'esprit rude des lexiques est dû à un rap-
prochement avec ëXoç 'marais'; Kaibel veut lire èpiubiôç 'héron'.
- 241 —
to sell Vendre') v. irl. sellaim 'je prends' (Ostboff PBrB. 13,
457 sqq.) selh f. gall. helw m. 'possession' gaul. Lugu-seha
'♦propriété de Lugus' (suff. -uo-. Fick 11^ 301 sq. Pedersen
K. Spr. I 64), R. sel 'prendre'.
éXeiôç m. 'sorte de rongeur, loir?' (Arstt.). — èXeiôç' eîboç
lepaKOç ('faucon') Hésych. Etyui. obscure.
I. èXeXilw 'pousser le cri de guerre, — un cri de douleur', cf.
èXeXeû, onomatopée, cri de guerre ou de douleur.
Il.poét.èXeXiîuu, aor. èXéXi£a 'ébranler, secouer, faire tournoyer':
skr. réjati 'ébranler' réjatê 'sauter, trembler', v. irl. loig lôeg
'veau' (< celt. *Zoz^o- '*sauteur' [ou '*lécheur' : gr. Xeixuj'? Cf.
Henry Bret. s. v. leiié 'veau']), got. laikan 'bondir' laïlxS 'danse'
V. norr. leïka 'jouer' 1eikr'iQ\x\ lit. Idigyti 'courir d'une manière
désordonnée (poulains, bétail)' (Fick I^ 121. 533. II* 253),
R. i.-e. loig Ug. — Poét. èXeXixOujv 'qui ébranle la terre (Po-
séidon, Bacclius)' < *£XeXiT- (cf. aiTtôXoç < *aiY-) + x6uûv 'terre'.
éXéviov 'année' (plante, Inula belenium L.) < ëXoç 'prairie hu-
mide, marais', la plante croissant dans des lieux humides, ou
< éXévri f. 'corbeille tressée' (Poil. R. FeX 'enrouler, etc.') d'après
ses grandes corolles ; > lat. inula par permutation des liquides.
(Weise BB. 5, 83).
èXeoç m. (post., et sans doute primitif, eXeoç gén. èXëouç n., cf.
les dérivés et le comp. poét. viiXeriç 'impitoyable'; 'pitié'; èXeeivoç,
att. poét. èXeivôç 'pitoyable'; éXeôv Hsd. Trav. 205 'pitoyable-
ment'; èXeéuu èXealpuj 's'apitoyer'; èXeri|uu)v 'compatissant'; èXe-
rmocrùvri f. 'pitié; don charitable, aumône'. Etym. inconnue;
opinions improbables chez Persson Wzerw. 17 (*è'X6Foç : Xeu-
T-aXéoç), L. Meyer 1 47 1 , Bréal iMSL. XIII 379 et Prellwitz ^ 137.
L hom. èXeôç m., att. èXeôv n. 'table de cuisine'; èXéaTpoç m.
'dégustateur; maître d'hôtel' (Ath.;; èXeobÛTriç m. 'ministre des
festins sacrés à DéIos'(Ath.). Etym. inconnue; pour skr. /rty«^ m.
'coupe, morceau, parcelle' (Prellwitz^ 137) voy. s.vv. Xaîov Xùu).
II. èXeoç m. 'sorte de hibou' (Arstt.). Etym. inconnue; voy.
Thompson Greek birds 53.
èXeuGepoç (crét.èXou9epoç) 'libre' = \?ii.liher -era{< Houheros
ital.comm.*/oM/'ero-6*. Brugmann Grdr, P 107), cf. v.lat./oe6«r-
tâtem leiher fal. loferta 'liberta', puis (cf. Schrader IF. IX
16
- 242 —
Anz. 172 sq. KL. 807 sq.j v. slav. Ijudîje 'peuple' lett. l'audis
'gens, peuple' v. h. a. liut ags. léod 'peuple' burgond. leudis
'rhoimne libre' v. russ. Ijudinû m/sens, èXeûGepoç et lîher ayant
signifié '*concitoyen, popularis', d'où 'homme libre' par oppo-
sition aux populations soumises; v. slav. Ijudîje 'peuple' etc.
(= gr.*èXeu8oç) a eu comme sens premier 'génération', cf. got.
Tmdan Ilot an v. h.a. 'croître' skr. rôdhati rôhati /Â raoôa'ti
'croître' (Fick I^ 122. 298. 584) v. norr. loâenn 'poilu' loda
'tenir ferme à, être collé sur' (Johansson KZ. 30, .346 sq.j etc.,
lat. lîherî 'les enfants' ('*adulescentes') Liber '*dieu italique
de la génération et de la végétation' osq. Lùvfreis gén. 'Li-
beri'; i.-e. R. {e)leudh 'croître'. Voy. le suiv.
èXeiiôuj' €pxo|aai Hésych., fut. hom. ion. èXeû(To|aai (act. dor.
èXeuaiiu* oïauu Hésycb., cf. gort. aor. éîT-eXeOcrai GDI. 4991.
4998 'apporter'; aor. ép. fîXu9ov, pf. bom. eiXriXouea eiXtîXouB-
)aev att. èXrjXuôa -a)aev 'venir'. Brugmann Gr.Gr.^ 297 (cf. Grdr.
IP 1095) voit dans aor. tîXu-0ov etc. l'élargissement par -6o-
d'un èXu- attesté par le pf. att. 1. pi. éXr|Xu-)Liev 2. pi. èXriXu-xe,
l)uis èîT-riXuTOç èirriXiiTriç'qui arrive' npocr-iîXuTOç 'étranger établi
dans le pays' €TT-r|Xuç -uboç (suff.-d-) 'étranger'. — Selon Fick
KZ. 19, 249 sqq. Wb. I^ 534 ^) nXuGov etc. : skr. rôdhafi got.
liudan 'croître' etc. cités s.v. èXeûGepoç, R. (e)leudh 'croître,
monter'; les formes dépourvues de -0- seraient dès lors issues
d'un tb. èXeu- qui aurait paru se dégager de fut. èXeûao|Liai. —
Aor. fiX0ov ptc. èXGujv est une contamination de (dor.) fiv0ov
(R. enedh endh, cf. skr. ddhvan- 'chemin' pâli andhati 'aller'
bom. pf. fîvo0e dans èv- èiTev- àv-)îvo0€ isl. çndtirr m. [< i.-e.
*ondliuro-] 'patin') et de fîXuGov (Johansson IF. VIII 181 sqq.
bibl. Flensburg Stud. 50) '').
1) Fick donne à èXeùGuj le sens premier de **monter', Hirt
Abl. § 500 donne à la base eleudh le sens de 'sortir, se montrer'
(crét. act. èXeûoui serait dès lors '*produire') et en sépare èXeùeepoç. —
Irl. do-lod 'j'allai' doUotar 'ils allèrent' (Fick 1. cit.) reposent sur
celt. *[p]hulô selon Stokes dans Fick II'' 253.
2) Comme alternative (moins probable) f|\eov modifié de *rip-
Gov (aor. de èpxo|nai skr. rcchâti) d'après i^Xuecv (Wackernagel Deh-
nungsges. 3. Brugmann Gr.Gr.^ 297).
— 243 —
'ép. èXeqpaipo|aai 'décevoir; détruire'; ép. ôXoqpuuioç 'trompeur,
per- fide' : lit. rilbinti 'appâter' (Bezzenberger BB. 4, 314. Hirt
Al)l.§297 [base uelèbh])?
èXéqpâç, -avToç m. 'ivoire (Honi. Hsd. Pind.); éléphant ('Hrdt.
111 114. Arstt.)'. -écpâç et lat. ebm' 'ivoire' sont empruntés,
cf. ég. ab àbu copte e^ou e^u 'éléphant; ivoire'; èX- ne peut
re))résenter l'article arabe al (Scbrader EL. ISOsq.); Osthoff
Et. Par. I 281 sq. (bibl.) y cherche un i.-e.*eZ- 'corne' (d. s.vv.
eXaqpoç éXXéç), èX-éqpavx- 'corneum ebur"?
I. éXiKri f. (arc. [éXiKâ] selon Théophr.) 'saule' : lat.^-a^ij? -zm =
V. irl. aail, gén. sailech (< celt. *saUk-) gall. helygen 'saule'
gaul. Salicilla n. pr. (Fick II* 292; v. h.a. salaha (<gerni.
comm. *salhô-) ags. sealh y.uorr. s elia {<.*salhiôn-) 'saule'
(Curtius^ 136), ou (mieux) éXiKTi : ags. welig v.sax. wilgia 'saule'
(Hoops IF. XIV 481 sqq. bibl. Fick III ^ 400); — éXkn : ëXoç
'marais' (Solmsen KZ. 32, 283 sqq. Unters. 15 n. 1) est à
écarter. De là 'EXikiûv nom d'une montagne (cf. lat. Vîmi-
nâJls), selon Fick BB. 21,263 et Solmsen Rh.M. 53, 147 n.l i).
II. éXÎKr] f. 'spirale'. Voy. s. v. ëXiH.
hom. éXiKUJiiJ, -uuTTOç; poét. éXiKOÙTTiç, -iboç f. épith. de sens im-
précis : 'aux yeux mobiles ou vifs' (cf. éXiaaiu) '? — Selon les
anciens et Bcrgk : 'aux yeux noirs', cf. ëXiH "... laéXaç ; éXiKoiTreç "
|aeXavô(p6aX|uoi ; eXiKÔv . . . Kai |uéXav Hésych.; — selon Ameis
A 98 : 'aux yeux brillants', R. éX, cf. créXaç 'éclat'; — selon
Diiiitzer KZ. 12, 17 : 'aux orbites bien arquées'.
>êXivoç m. et f. 'sarment', R.weZ 'rouler, enrouler' dans eiXëuj II. etc.
èXivOuu (G) 'rester immobile, inactif'; cf. Xivaiaar TpéTTO|uai Hésych.
XiâCo|uai 'se détourner, s'écarter; s'abattre', got. afiinnan 's'en
aller, céder' ags. linnan 'se séparer de' v. h. a. bïlinnan 'céder'
{-nn- < -nu-), puis v. norr. linr 'lisse, poli, doux', skr, linâti
(gramm.) liyatë 'se coller à' etc.; voy. s.vv. àXiveiv Xeîoç.
êXiE, -iKOç adj. 'roulé en spirale'-); f. 'spirale; zigzag d'un éclair;
orbe d'un serpent, etc.'; hom. (vnûç) àiaqpiéXiacra '(navire) fa-
1) Sommer Gr. Lautst. 112 j^roupe lat. salix etc. et ags. welig
•en sujjposaiit rallég-ement de stj- en .v- et n-, et pose un gr. comm.
*oFe\iKâ, qu'il rattache au th. é'\iK- « *oFe\iK- selon lui). [Voy. Adcl].
2) Sur hom. è'XiKoç (PoOç) '(bœufs) à la marche tortueuse', forme
— 244 —
çonné de même à la proue et à la poupe, pour ramer dans les
deux sens'; éXkri f. 'spirale; hélice des coquillages; replis des
intestins, etc.'; éXicrcTio (< *FeXic5'auj) att. éXiTToi, aor. inf. éXiEai,
ion. att. eiXicrauj (< *èF€Xiaauu: voy. Solmsen Unters. 23Usqq.
bibl.) 'faire tourner; rouler, enrouler', R. uel 'tourner, rouler';
parenté indiquée p. 225 s. v. eiXûiw.
éXi-xpoxoç 'qui fait tourner des roues' (Eseli.). Cf. le préc.
éXi-xpîJcroç m. 'hélichryse ou immortelle', plante à fleur jaune
(Alcm. Ibyc. Théocr.); l'élément éXi- n'est pas clair, *FeXi- n'est
que possible; la forme att. est èXei- ou èXeiô-xpOcJoç; cf. Solmsen
Unters. 146.
ëXKOç n. 'blessure, ulcère'; ëXKUva" TpaOïaaia Hésycb.; éXKaivuj
'être blessé' Esch. ëXkoç = skr. ârçah n. 'tumeur hémorroïdale'
lat. ulcus, -er'ts n. (< *elcos) 'ulcère'; l'esprit rude sans doute
d'après cXkuj (Solmsen Stud. 18 n. 1).
é'XKu) ipf. êîXkov inf. lesb. è'Xxriv (Sappb.), aor. eïXKucfa ^), hom. éXKéuj
'tirer, traîner'; ôXkôç m. 'traction; bride, etc.'; ôXktî f. 'action
de tirer; poids'; ôXkôç adj. 'qui tire à soi'; ôXkôç, -dboç f.
'vaisseau remorqué' : lat. sulcus 'sillon' ags. sulh 'charrue' (Fick
I* 552. 562) alb. hel'k' hek' 'je tire, j'arrache' (G. Meyer Alb.
Spr, 150 sq.), i-e. *seZg'-. Lit. vellxù v. slav. vlékq 'je tire'
(Curtius'' 1-36 sq.; voy. s. v. âXoEj supposent un i.-e.*ueJq-, qui
peut être un autre allégement d'un même i.-e. *suelq-.
lac.éXXd- KaBébpaHésych. <*ébXâ = Isit. sella f. 'siège' {<*sedhî),
cf. gaul. {ccnieco-) secllon 'siège' got. sitls v. h. a. sezzal m. ags.
setl n. 'siège'; v. slav. serb. secllo 'selle' < slav. comm. *sed'do-
ou *sedulo- (cf. V. slav. o-sedidati'seWex'), tandis que i.-e.'^sedlo-
semble s'être confondu avec selo 'guéret, métairie' d'une autre
R. (cf. Meillet Études 419). Voy. s. vv. ëboç 'élo\Aai.
éXXépopoç (et èXX-) m. 'ellébore'. Etym. inconnue; hypothèse
dans Prellwitz- 139 (eXXepa pi. u. Callini. 'maux', (]ui est lui-
même obscur, + "Popoç, cf. PiPpuûaKLui.
abrégée pour un *éXLKÔ- ou *é\iEô-TTOÎ)aç, voy. Osthoff BB. 22, 255 sqq.
(bibl.). — Pour hom. èXiKeç fvauTTxai I 401 'agrafes en spirale' ou 'bra-
celets en spirale', cf. ni. irl. foil fail, dat. pi. failyib 'agrafe, anneau'
(Fick II* 276).
1) 6\'\Kuoa emprunte sa finale à eîpuoa. Brugmann Gr.Gr.^ 290..
Schulze KZ. 40, 120 n. 1.
— 245 -
•ép. èXXebavoi m. pi. (ou -a n. pi.) 'liens pour les gerbes'; se
rattache à R. uel 'serrer', soit comme éolisme < *FeXvebavôç,
cf. eïXuu eiXéuu < *FeXv- 'serrer' (p. 223), soit < *FeXiebav6ç, cf.
att. eïXXuj < *è-FeX-iaj (Solmsen Unters. 244).
hom. èXXôç m. t 228 Taon' < *èXv-o-ç (cf. Brugmanu Grdr. IV\
1, 264 n. 1) : gr. è'Xaqpoç (voy. s. v.) arm. eln, gén. elin 'biche'
(Httbschmann Arm. Gr. I 442) gall. elain 'biche' (< i.-e.*eZww^)
V. irl. élit 'chevreuil' (< i.-e. *elnt}s. Fick IP 42) v. s\R\.jehn-,
gén.jelene'cei't (noïn. jelenî) lit. éhiis 'cerf; élan' (Curtius^
360) elné dîné f . 'biche' lett. alnis 'élan' v. pruss. aine voc.
'animal' c.-à-d. 'biche'. Osthoff Et. Par. I 293sqq. (bibl.) cherche,
sans convaincre, dans i.-e. *el-en- 'cerf une R. el 'corne'; arm.
eljiur eljeur au sens de 'corne'; trompette de corne' est très
mal attesté.
êXXoqj, -OTTOç m. (aussi è'XXonoç nom., et eXov|j) 'poisson de mer,
esturgeon ou sterlet' < *èv-Xonj, cf. èXXoiiaç ixBOç Hsd. 'poissons
écailleux' et Xemç Xomç f. 'écaille', selon Fick BB. 26, 239^).
— èXXôç (éXXôç Kaibel) épith. des poissons dans Soph. Aj. 1297
et dans un poète cité par Ath. 277 d est obscur de sens et
d'origine (vulg. 'muet') 2).
ëX|Liiç, pi. ëX|aeiçf. 'ver intestinal; ver (d'épongé, etc.)'; pi. ëX^iTïeç
(prim. dimin.) Hpc, ëX|aiv6eç sont des élargissements d'un th.
en nasale ; ace. sg. épid. êXmGa GDI. 3340, 1 0. 20. ëXmç < *FeX)Li-
a été rattaché à R. uel 'rouler, enrouler' (Aufrecht dans Cur-
tius^ 553), cf. eùXri et voy. s. v. eiXéiuIP); rime avec i.-e.
*urmi-s dans lat. *vormi.*i vermis 'ver', got. icaûrms v. h. a.
iDurm 'ver, serpent', béot. Fapimxoç n. pr., v. russ. vermie n.
'aKpibeç', cités s. v. p6|aoç, et i.-e. *qUrmi-s dans skr. Ifmih
'ver', alb. tosq. Irimp guèg. Irûm 'ver', irl. cruim gall. pri/f
'vef,\ït.kirmis-io v. pruss. girmis {\.lirmis)'vef Y.s\a.y.cnmïnû
'rouge' -^). (Brugmann Grdr. IP, 1,254. 316.509).
1) Cf. êWoTTÉÇ' . . . Kai oi XeiribuuToi koI baaeîç. ko! xpaxeîç Hé.sych.
2) Cf. èXXôv ... yXciukôv. xapoirôv. èv6a\àTTiov. raxû. dqpujvov. ÙYpév
Hésych.
.3) L'orii::ine préindo-européenne du mot ne s'impose pas; voy.
Kretschmer Einl. 402 sq.
4) Pour U' sens cf. lat. t"erw?cu/«6' 'cochenille' > ital. vermiglio
franc, vermeil.
— 246 —
^Xoç n. 'bas-fond, lien humide et marécageux, marais'. L'hypo-
tl)èse *FeXoç : lat. Velia volsq. VeJestrom Teliternorum' (Corssen
KZ. 3, 260. Curtius'' 360. Etc.) est à rejeter, eXoç n'ayant pas ea
de F-(.Solmsen KZ. 32, 283 sqq.). ëXoç < *(TeXoç = skr. sdrah n.
'bassin, étang, lac'(Bopp); ëXeioç 'palustre' = skx.sarasyàh '). —
Lat. solum'&oX, terroir' (Solmsen 1. cit. Unters. 15 n. Osthoff
BB. 22, 258) est à écarter.
è'XTTOç* êXaiov, cfTeap Hésych. ; cypr. è'Xqpoç' poÛTupov Hésycli.-);
ôXTTn dor. ôXTTâ f. ôXttiç, -iboç f. 'flacon à huile': skr. sarpih n.
'beurre clarifié' srprdh 'onctueux', alb. gaipe (gal'pe? Peder-
sen KZ. .33, 549) "'beurre' {<*gelpa G. Meyer Alb. Spr. 137),
ags. seaïf v. h. a. salba 'onguent' got. salbôn ags. sealfian
V. h. a. salbôn 'oindre' (Fick P562), i.-e. *selp-.
hom. eXiTU) 'faire espérer'; èXTTO|Liai, ép. èéX7T0)aai, pf. poét.
è'oXna 'espérer'; èXTiiç, -iboç f. hom. èXTTuupri f. 'espoir'; èXiri^uj'
'espérer'; élargissement par -p- de R. uel 'vouloir, souhaiter,
espérer', cf. lat. volup 'à souhait' voluptâs f. 'plaisir' et voy.
s. vv. è'Xbo|uai et aXirvicTTOç.
I. eXu)iioç m. Hésych. 'étui de cithare et d'arc; êXuxpov n. 'étui'.
Voy. s. V. eiXuuj.
II. èXu)aoç m. 'millet'; cf. ôXûpa f. 'épeautre', hom. oùXaiatt. ôXai
(< *ôXFai) 'orge mondé', djfi-riXucriç, -eiuç f. 'cataplasme de
farine d'orge' (=d))nri Xûaiç par étym. pop.), dXeupov 'farine
de froment' (voy. s. v. ctXe'uj 'moudre'), peut-être 'EXeu-criç, qui
cacherait un nom perdu de la meule, enfin le 2** élément de
TpiTTT-6Xe|aoç, modifié par étym. pop. d'un prim. *Tpip-6X€|i0Ç.
ou *Tpiv|j-6Xe)aoç (F. de Saussure Mél. Nicole p. 503 sq.).
€ X uj p éXûjpiov 'proie'. Voy. s. v. éXeîv.
éjapàç, -âboç f. 'soulier'; èjupâbâç m. 'cordonnier', surnom d'Anytos,
1) Berneker Preuss. Spr. 317 y ajoute v. pruss. saltis 'torr(Mit'. —
Niedermann ë und ? im Lat. 71 sqq., définissant é'Xoç par 'dépression
humide, couverte de végétation', en rapproche lat silra (anc. adj.,
se. regiô) 'forêt' <Z*sillrà *selsijâ, ce qui est possible. — Sommer-
Gr. Lautst. 71, donnant h skr. sdrah le sens premier de 'réservoir*
(cf. saraka- m. n. 'écuelle, coupe'), rattache sdrafy et êXoç à H. sel
'saisir, prendre' dans é\€îv, ce qui est hardi.
2) éXcpoç : éXTTOç d'après â\eiq)a : Xîttoç ?
— 247 —
cf. adv.é)u-pab6v ^àbr\v {<*gltm-d-); êiapéiTriç m/demi-botte de
cavalier'; èVPa6pa n. pi. 'souliers' Poil. < èv + R. pa dans paivuu.
èiappuov '(ag-ueau) nouveau-né (Hom.j; fœtus'. Voy. s. v. Ppùo).
éjaé 'me, moi'. Flexion: ace. i}xé )ne, ijié-^e = got. mi-Jc v. h. a. nii-h
V. norr. mi-Jc ; gén. hom. è|ueîo èjuéo è)Lieû ueu néo-ion. è|uéo
è|ueû att. é|uoû )liou dor. é|ueû )Lieu Rhinthon ipiiw (< *è\xéo, i va-
lant i, cf. Brugniann Gr. Gr.^58 bibl.) dor. ê)Liéoç è|ueûç (d'après
l'analogie des th. cons.j poét. è)Lié9ev; dat. (loc.j è|uoi ^loi = skr.
mé më, dor. è|uiv é|Litv tar. èjuivr) (comme èToOvri); — adj. poss.
i^àç (*è')Lioç Wackernagel Akz. 20): zd wa-'meus'; thèmes ine-
luo- = skr. ma- lat. me- {mihi etc.) et i}ie- i^xo- ; on ne sait si
celui-ci est né sur le sol grec de |Lie- juo- d'après l'analogie de
èTuû, ou remonte avec arm. gén. im (< *eme) alb. im ic.-à-d.
*/-m) à un préhell. *eme- alternant avec *me- ; *eme- pourrait
être = skr. dma-h 'hic, ôbe'; l'accentuation primitive est con-
servée dans èVoi-TC (Wackernag;el Akz. 20); au gén., élargis-
sement par *-sio et peut-être aussi *-so; dat. dor. i)x\v est formé
sur i\xi d'après pi. a|uiv: d|ué; éjuiv chez les Alexandrins pour
è)uîv d'après -iv dans fiiuïv {a\x\v) \)\x\v (Sommer Glotta 1 236 sqq. ).
Curtius-^ 327. G. Meyer^ 507 sqq. (bibl.). Brugmann Gr. Gr.^
245 sqq. KVG. §§512 sqq. Grdr. II-, 2, 378 sqq. (bibl.). Etc.
è|u ëuu (*Fe|ue)ii) aor. fiiaecTa pf. èjarmeKa 'vomir'; èjnéôuj 'i\x\h'' (^Curtius
Verb.^ II 369); è'iaeTOç m. è'iaecriç, -eujç f. 'vomissement': skr.
vdmiti (< *uemd-) vamati zd vam- lat. vomô (< *uemô) lit.
vémti 'vomir vemalaî pi. 'vomissement' vimdyti 'faire vomir'
v. norr. f«?wa 'nausée' r«rwr 'personne dégoûtante', i.-e. *uemê
'vomir'. Curtius'' 324. Etc.
ép. è)a)aaTTéujç 'rapidement'. Voy. s. v. laaTréeiv.
è'ia M OTOç 'garni de charpie'. Voy. s. v. |liot6ç.
poét. é\Àv:àlo\xa\ 'faire attention à, s'inquiéter de'. Mot obscur;
bibl. chez Lagercrantz KZ.34 ,392 sqq., qui rappelle Kare^xTxàl^x)
'surprendre, saisir' (Nie.) et groupe è|aTr- '*saisir, lat. percipere'
et laaTTéeiv 'saisir (Hsd.) sous une base emep {*enip-, *map-);
très douteux. — Hom. è'iaTra loç 'qui a l'expérience de'. Lager-
crantz 1. cit. (bibl.) rattache ce mot obscur au précédent et
cite è^iTtaaTfipaç laùGuuv TTiCTTiJUTâç. |nâpTupaç Hésych., èjaiTaTOV
KaTaBû|Liiov ('désiré, agréable') Hésych.; conjectural.
— 248 —
dor. è'iuTTaç ]*iud. tragg., èjUTTâv êjaTTCt Pind,, ion. è'|LiTTr|ç "de toute
manière, toutefois'; èiiiTràu) (dans él, èjaTTÔ) èTT-e|UTTr|Tuj) 'faire
valoir qc, exécuter'. Voy. s. v. irâç.
poét. è')LiTTeboç 'qui repose solidement sur le sol, ferme; constant'.
Voy. s. V. Trébov.
e'iUTTeipGç'qui a l'expérience de'; è|UTTepr|ç (Soph.) post. èjaTTeipaiaoç
èjuTrépaiLioç m/sens. Voy. s. v. Treîpa.
épTTÎç, -iboç f. 'moustique, tipule'; mot isolé. V. h. a. iîiihi
(Curtius^264 bibl. Kluge*' 184j impi (cf. impi piano) ags.
ymbe signifient non pas 'abeille', mais 'essaim (d'abeilles)'; le
sens d"abeille' n'apparaît que tard, dans m. h. a. imhe ail. mod.
imme-, pour Lidén Stud. 73 sq. v. h. a. imbi (< i.-e. ^emhh-io-} :
lat, omnis 'tout' (< *ombh-ni-s), cf. s. v. àqpevoç; -- pers. mod.
ang 'abeille' (rapproché à tort de lat. apis 'abeille' par Horn
Npers. Etym.254 sqq.) est obscur, cf.MeilletMSL.XIV477; —
lat. apis (Curtius 1. cit. Frohde BB. 5, 287. Bugge BB. 14, 70),
emprunt à un diai. ital. ou sic, gaul.-lat. amellus amella
( < *ampella Stokes BB. 9, 194) 'amelle' (fleur, Aster Amellus L.)
sont à écarter.
ép. €)Li7TXriv gén. 'tout auprès de', cf. TrXriaiov TréXaç et voy. s. v.
TrXriv prép. 'à l'exception de' (sens premier : 'prope ab aliqna
re'), dont è)LiTrXr|v m/sens (Archil. Call.) est un composé.
eiuTTobuuv 'dans les pieds'; èiuTTÔbioç 'qui entrave'; èiUTTobiZiuu
'entraver'. Voy. s. v. èKTiobuOv.
€|LiTToXri f. 'objet dont on trafique, marchandise'; è^TToXàuu 'trafi-
quer'. Voy. s. v. TréXuj -o)aai.
€|aTTopoç m. 'voyageur; marchand en gros'; èiairôpiov 'place de
commerce maritime'; è|UTTopeuo)aai 'marcher dans ou vers;
voyager pour affaires ; trafiquer, importer'. Voy. s. vv. nôpoç
TTOpevjOjaai.
lp7Tpo(jee(v) 'en avant; auparavant' < èv + 'rTp6ae€(v); cf. èTri-
TTpoa9e(v) 'par devant; de préférence à: sur le chemin de (avec
idée d'hostilité)'; €TriTTpo(î6éuj 'être devant ou dans le chemin;
intercepter le jour, aveugler; pass. être masqué (lumière)'.
è^uç, -Oboçf. (avec esprit doux, cf. aït' èinûbeç Arstt. HA.VIIl 12)
'tortue d'eau douce'; peut-être *Fe|uOç R. uem (base uemê)
— 249 —
'cracher'^) (Sommer Gr. Lautst. 100). — Autre hypothèse
chez Stokes BB. 21, 132.
év, poét. èvi, ait. è'vi-j, arc. cypr. crét. (Vaxos, Eleutherua) iv
< èv Mans', prép. avec ace. (thess. béot. arc. cypr. etc. èv
TTÔXiv^), loc.-dat. (èvi qppecri, èv -rroXei) et g- en. (p. ex. liom.
eiv 'Aibao att. èv "Aibou 'dans le domaine d'Iladès' att. épigr.
èv Tûùv TTÔXeuJV "dans le domaine des villes' et cf. è^Trobûjv.
Brugmann Gr. Gr.^438 sqq. KVG. § 594): v. lat. e?ï lat. mosq.
ew osq. ombr. -en (postposition, p. ex. osq. censtom-en 'in cen-
sura' ombr. arvam-en 'inarvum') an- (devant cons., cf. Brug-
mann IF. XV 72), iri. i in- gall. yn , got. v. h. a. in v. norr. i,
V. pruss. en lett. i, alb m 'jusqu'à' (< *eni. G. Meyer Alb.
Spr. 159) arm. i prép. avec lo c, n- devant voy. (Meillet Esq. 69j ;
i.-e. *en (*em) 'dans'; lit. in i- atteste un i.e. *«; v. slav. 07i-
VU)}- vu peut-être < i.-e. *on. Curtius-^ 309. Fick 1^ 9. 362.
IP29sq. IIP 25. Etc.
att. èvttYXOÇ adv. 'tout à l'heure, il y a un instant' < èv -j- ctTXi
'près', èv- marquant le but atteint comme dans evie èate
'jusqu'à' è'|UTrr|ç l'iuTrXriv è'^TiXeoç eiç eKaTÔv etc.
ép. è'vapa n. pi. 'armes enlevées à un mort, dépouilles'; poét.
èvaipo), aor. rjvapov 'tuer dans un combat'; poét. èvapîliu 'dé-
pouiller, tuer'; lac. èvapcrcpôpoç ('ta è'vapa cpèpuuv'j épith. d'Ares
(cf. Bechtel BB. 23, 245 .sqq.): irl. mar 'justaucorps' {i pour e
peut-être par étym. pop., sous l'influence de in- 'dans') anart
(a- < e-) 'chemise' (Pedersen K. Spr. 1 178).
èvapyriç 'visible, clair, manifeste'. Voy. s. v. àpTnç.
1) A cause des bulles d'air que l'animal émet sous l'eau.
2) Dans êvi troieîv ti 'il est possible de faire qc.', le verbe 'être
étant sous-entendu (Brugmann KVG. § 588). — Hom. eiv et eivî sont
de simples graphies pour l'ail, métrique de èv èvl (Schulze Qu. ep.
219 sqq. bibl.).
3) Sur l'opposé il on créa la forme èvç (^att. eiç et èç, voy. s.v.)
avec ace. auprès des verbes de mouvement, qui, p. ex. en ion.-att.,
l'emporta sur èv comme préposition casuelle ; èv 'dans' (avec mouve-
ment) ne se maintint que dans des expressions figées, comme hom.
èv-û)TTa KaT-èvu)TTa 'dans le visage' (cf. eiç (Lira ïbeaeai) èv6èEm 'vers
la droite' «èv beîid) et comme préverbe, p. ex. dans èii^aîvuj èMpâWuj. —
Pour les dial. employant èv avec l'ace, voy. Gunther IF. XX 6 sqq.
— 250
èvàinp fv bom. pi. elvaTÉpeç -epuuv ^eiv- par ail. métrique,
Schulze Qu. ep. 157 sq. bibl.j épigr. dat. èvarpi -accentué
comme GuTâtrip) 'femme du frère du mari'; psilose ionienne;
cf. phryg. ace. lavaxepa c.-à-d. mv (Solmsen Rii. M. 59, 16l^ sq.)
Wt.jénté -et-s^) lit. orient, inté lett. itère etjentere, skr. yâta
(th. ijcitar-), puis v. aluy.jetri/ -ûve (d'après si-ekri/ 'belle-mère'),
\&t.jaiîitncës])\. (Dig.) 'belles-sœurs' (par influence du groupe
jânitrlx genetrlx etc.), i.-e. Henster- *intr-; arm. ner ou nèr
(gén. niri) 'femme du frère du mari' (Hiibschmann Arm. Gr.
I 478. Pedersen KZ. 39, 4ô7j est obscur. Curtius^ 308. Del-
briick Verwandtschaftsnamen 143 et passim. Brngmann (irdr.
P 178. 270. 418. 422. II-, 1,334. Solmsen Unters. 4sq.
I. hom. è'vauXoç m. 'ravin; torrent'. Voy. s. v. aùXôç.
II. èvauXoç adj. 'accompagné de la flûte; qui résonne encore
dans l'oreille' <èv + aùXôç 'flûte'.
III. poét. è'vauXoç m. 'grotte' < èv + aùXtî.
IV. poét. è'vauXoç adj. 'qui habite dans une caverne' <ÉV + aùXn
poét. et tardif èvbàTTioç 'indigène', tiré d'un *èvbaTTÔç analogi-
que de àXXobaTTÔç f^ebaTTÔç ù^ebaTTÔç TTobaTTÔç TravTobaTTÔç.
évbeXexnÇ- Voy. s. v. boXixéç.
hom. èvbiva n. pi. Y 806 'intestins', formé sur è'vbov au moyeu
du suff. -iiw- et sans doute accentué (au lieu de *èvbîva) d'aprè&
è'vTÊpa (Brugmann Grdr. IP, 1,276).
poét.èvbioç'meridianus; sub dio agens' A726. b450 <*èvbiF loç
(cf. èvvûxioç 'nocturne'), poster, è'vbîoç. Voy. s. v. bîoç.
Ivbov adv. et prép. 'à l'intérieur', comp. èvboTÉpuu, sup. èvboiâTuj.
èvbov < èv prép. + *dom loc. du th. cons. attesté par bà-Tiebov
et bea-TTÔTTiç (voy. s.w.), sens premier : 'dans la maison' (Kuhn
KZ. 4, 31.Ô. Meringer Z. f. ost. Gymn. 1888, p. 152), avec en-
clise du nom; modifications analogiques : hom. è'vboei (d'après
TTÔGi oÏKoGO è'vboBev (d'après TTÔGev o'iKoeev) d'où le tardif
évboeibioç,delph.è'vbuj (d'après èEuu), delph.syrac.èvbôç (d'après
èvTÔç), lesb. dor. è'vboi (d'après oïkoi et les adv. de lieu en oi).
Wackernagel Verm. Beitr. 40 sq. '-).
1) Et genté par influence de genfis 'parent', ienfè par influence
de zéntas 'gendre, beau-frère'.
2) Gort. èvbôç avec gén. GDI. 4983 serait inversement une
— 251 -
evbpuov 'cheville fixant le joug au timon de la charrue' (Hsd..
Trav. 469; cf. Saglio I 354) < èv + ^PÛÇ (voy. s. v.)-
hom. èvbuKéuuç. Voy. s. v. otbeuKriç.
inf. aor. èveTKCÎv 'porter'. R. eweÂ; 'atteindre, apporter' appa-
raît pleinement en gr. dans aor. pass. rivéx6r|v fut. ])ass.
èvex9ricT0|aai iioni. boupr|veKéç adv. K 307 'à une portée de
lance' KevTpnveKriç 'pressé par l'aiguillon' ion. irobriveKiîç 'qui
tombe jusqu'aux pieds' *), avec redouhl. dans pf. i)ass. èv-
nvÊYMcti, avec apophonie qualitative danspf. KaT-rjvoKa Hésych.,
avec redoubl. et apophonie dans pf. èv-r|voxa; — une forme
réduite enk- p. ex. dans aor. redoublé èv-eTKeîv et, avec apo-
phonie, ÔTKOç m. 'charge, poids, fardeau', cf. skr. aça^ /d rt.sa-
'part, partie' skr. açnôti zd asnao'ti 'atteindre' (aç- < ?Vc- ) skr.
pf. redoublé ànqça 3. pi. ûnaçûh, irl. -ticim 'je viens' (-(•-<-»c-)
-fî 'veniat' {<.'^-t[o\-inc-s-t) pf. redoublé t-ûnaic 'il vint'; cf.
encore arm. (Hiibschmann Arm. Gr. 1464) kasanem {Rov.ha.n)
'j'arrive'; — autre forme réduite neJc- p. ex. dans skr. ndçdti
zd nasaHi 'atteindre', lit. nèszti lett. nest v. slav. nesti 'porter'
lit. nasztà f. 'charge, fardeau', got. ga-nah v. h. a. gi-nah 'il
suffit' ptc. got. hi-naûlits 'permis' got. qa-nôhs v. h. a. gi-miog
'suffisant', lat. nanciscor (arch. aussi nanciô) 'atteindre' -).
Curtius-'308. Fick I^ 96. .501. 11^ 31 sq. III4289sq. Brug-
mann IF. XII 156 sq. Etc. — Ep. ion. fîveiKa iiveiKÛuriv
< èv-eiK- èv-iK- (cf. ion. èE-evix6fivai etc., voy. Baunack Iiischr.
v. Gort. 56sqq.) c.-à-d. èv- prév. + R. seiîc dans iKéaeai dor.
eÏKUi lit. sêlxiu 'j'atteins avec la main'. Le développement de
sens fut le même que dans l'aor. red. évcfKeîv : skr. açnôti.
Le contact phonétique et fonctionnel de èveÎKai et èvefKeîv
modification de èvxôç sous l'influence de évbov. — èvbôç d'une inscr.
de Bithynie ne s'explique pas par la prononciation asianique nd
pour nt (Solmsen KZ. 34, hS sqq.), mais est le dorisme porté au texte
(Solmsen Beitr. I 9.ô).
1) Pour ion. bi-riveKiîç att. biâvexi^iç voy. s. v. p. 188. — tîv€Kéujç
adv, 'tout au long' et (tardifs) tîv€K»i(; 'continu' nvcKéç ntr. adv. sont
abstraits de birivcKrjç etc.
2) Lat. nanciscor semble combiner les deux formes }iek- et
enk- (Bruo^mann IF. XII 157 n. 1); voy. aiissi les doutes de Walde-
403 sq. s. V. (nancisco7' : \\t. pra-nokfi 'atteindre'. R. nêq^'?).
- 252 -
provoqua en att. mi fîveTKa et même (épigr.; un fîveiTKa. Brug
mann IF. I 174 (bibl.). III 263 sq. Gr.Gr.^ 276 ').
att. ëveKa ëveK€v, ion. eïveKa -ev, éol. èvveKa, tardifs ëv€Ke ëveKO
(van Herwerden Lex. suppl. 244. 272j 'à cause de' < év-'unum'
+ *-FeKa ace. nom. sj;-. ntr. (*FeKâT- : skr. îiçdt), voy, s. v. éKuuv;
cf. oùqpeKa* oùk àpearûiç Hésych., c.-à-d. où FeKa (Schulze Qn.
ep. 494); — liom. ouveKa 'à cause de quoi; puisque: comme
quoi ; à cause de' est abstrait de formules comme ÈKeivouveKa =
ÊKeivou ëvÊKtt (Wackernag-el KZ. 28, 109 sqq.) ou < *ô eïveKa
*ô év-FeKa (Brugmanu IP^ XVII 7 bibl.).
hom. att. èvevriKOVTtt, hom. èvviiKOVTa t 174, phocid. èvriKOVTa
GDI. 1529 a 7, hér. hevevrjKOVTa (ion. gén. èvevriKÔVTUJV Cbios
GDI. 5653 c 26, après TpicrxeiXîiuv èTTxaKoaiuuv) '90'. Le l^"" élé-
ment est peu clair: -rjKOVTa est abstrait de TreviriKOvia comme
dans éEriKOvia et suiv. ; peut-être y eut-il un collectif ^enuenô
(:*neueno- dans lat. nônàgintcl < *novenà-)-^ voy. Brugmaun
Dislr. 27 sq. Grdr. IP, 2, 34 sq. (bibl.). [Waekeruagel Glotta
II 4. Brugmaun IF. XXIV 307 sqq.] Voy. s. v. èvvéa.
êveXoç* vePpôç Tfaon') Hésych.; cf. lat. imûeus 'faon', dérivé
d'un *e«e/o- 2). Stolz IF. IV 237 (bibl.). — Arm. ul 'chevreau'
est à écarter, cf. Lidén Arm. St. 25 (bibl.). [Voy. Add.]
èveoç 'muet'. Etym. inconnue.
èvepoi 'inferi', cf. ion. att. trag. è'vep9e(v) ve'p6e(v) dor. éol. êvepGa
'de dessous' (cf. uTTep6e(v) 'd'en haut') poét. èvépTepoç véprepoç
'inférieur; infernal', ombr. nertru abl. sg.'sinistro', v.norr. norâr
n. 'nord' ags. norderra 'plus septentrional' v. h.a. nordrôni
'septentrional' (Bugge BB. 3,105. Sommer IF. XI 13. Brug-
maun IF. XI 274. Grdr. IF, 1, 324 ^), arm. nerlhin 'inférieur'
1) Gort. inf. vikêv (ton inconnu; inf. aor. ou prés.?) 'offrir,
payer' (cf. êviK€V rjvefKev, êqpepev Hésych.) naquit quand on crut
sentir dans un ëviKcv (ind. aor. ou ipf.?) un verbe simple et dans
• è- un aug-ment; de même inf. aor. veîKm Hésych. à côté de l'ind.
• êveiKo; d'autres formes présentant le degré réduit (épid. rjviKC etc.)
sont citées par G. Meyer^ 385 et Bruginann IF. III 263 sq.
2) La g^raphie hinuleus doit son h- à l'influence de hinnus
'mulet' hinnulus. Brugmann Grdr. P 679.
3) D'après les idées italiques îmus = sinister; le sens de 'nord'
■ dérive de celui de 'gauche', l'adorant avant le visag-e tourné vers
- 25;5 -
(Meillet MSL. X 275). — Autre avis sur è'vepoi chez Bezzen-
berger BB. 27, 154 sq. (oi èv è'pâ).
liora. èvexri f. 'agrafe' : èv-{r||ui.
è'vn Me Séjour', prim. 'ce jour-là', dans eiç èvriv 'eiç ipitriv' Ar.
Acli. 171, evriç Ar. Eccl. 796, lac. è'vap ( = evâç)' èç tpiTriv,
èTTÉvap* èç TÉTûipTriv Hésycli., dor. è'vâç Théocr. XVII 1 14, (è'ç
t' aùpiov) è'ç t' evvrjcpiv llsd. Trav. 41U *j; cf. ép. ion. Keîvoç
dor. Kfivoç (< *Ke evoç) dor. Tfivoç (< *Te èvoç) s. v. èKeîvoç.
ép. *èvririç 'affable', formes attestées èvr|éoç èvriéa, gr. connu.
*èv-aFTiç (a pour a dans le 2*^ membre d'un composé); hom.
èvrieiTi f- 'affabilité'. Voy. s. v. àixâç.
hom. pf. èv-r)vo6ev p 270 (Kviari) '*pousser, *grandir, s'élever',
cf. pf. àv-rivo6ev A 266 (aî)ua) et comme variante p 27U 'jaillir',
èTT-ev-r|vo9e B 219. K 134 (\dxvr|) '*croître sur, se trouver sur'
0 365 (èXaiov; ace. 'se répandre sur', ép. KaT-ev-rivo6e (koviç,
KÔ|uai) 'descendre sur, flotter sur', ép. tardif Trap-ev-tîvoôe 's'ap-
procher', base enedh 'aller, venir', cf. dor. aor. dvGeîv {<C*endh-)
s. V. èXeùeuj. Johansson IF. III 208 (bibl.). VIII 181 sqq. —
Autres avis chez Speijer Muséum 1893, 272 et Prellwitz BB.
23, 75.
êv0a'là' è'vGev 'de là', c.-à-d. è'-v9a è'-v9ev, du th. dém. i.-e. *e-
attesté p. ex. par nom. sg. m. *es v. h. a. er, gén. sg. m. n. *esio
skr. asyd, dat. *e sm- skr. asmcii zd ahmài ombr. esmei esmik
'huic' got. imnui v. h. a. ema, loc. sg. *ei dans gr. ei 'ainsi, si'
eî-Ta 'alors', instr. sg. *ê dans gr. r\ 'si', etc. (voy. Brugmanu
Grdr. II-, 2, 326 sqq.); sur èvOa èvBev on créa ion. èvGaÛTa év-
GeOxev (att. èviaûBa èvTeû9ev i)ar métathèse de l'aspiration.
Kiihner-Blass^ 1279. Wackernagel IF. XIV 370 sq.) èvGdbe
èvGévbe d'après les rapports oûtoç : ôbe : ô; cf. lat. i nde ii-nde.
Brugmann Uem. 35. 104 -).
l'orient, cf. skr. savydhi, 'qui est k gauche; septentrional' ddksinah
'qui est à droite; méridional'.
1) -vv- peu clair; *-vi- (Solmsen KZ. 31, 47:5) e.st à rejeter; éç
T€ / è'vriqpiv selon Schulze Qu. ep. 78.
2) év9a : irl. and ami. and pour Pedersen K. Spr. I 178, dans
l'hypothèse hardie d'un è- < préindo-eur. *§e-, d'un a- < préindo-
eur. *j^- («germe de syllabe»).
- 254 -
dor. év6eîv. Voy. s. vv. éXeû6u) èvr)vo6ev.
att. éveoucnâuj (Esch.) èveou(JidZ:uj (Plat.) 'être inspiré par la
divinité'; èv0ou(Tia(y|aôç m. (Plat.) 'transport divin' < ev-ôeoç
(evGouç est tardif) 'ayant Dieu en soi, en qui est Dieu, inspiré
par Dieu' (sur ce type voy. Brugmann IF. XVIII 127 sqq.);
cf. Osthoff MU. II 3.S, Wackernagel KZ. 29. 138 sqq.
èviauTÔç m. 'jour anniversaire (k 469. GDI. 2561 c 48)-, —
délai d'un an, année (o 455); — cycle'; sens premier : 'station
de repos dans la marche du soleil, solstice' < hom. èvmûuj 'se
reposer dans'; iaûiw 'se reposer' : skr. vâsati got. wisan 'être,
demeurer'; cf. pour le sens de 're])os' got. ivis n. (< *ueso-m)
'Ijonace, YcxXnvrj'. Brugmann IF. XV 87 sqq. (bibl.). XVII 319sq.
(bibl.).
èvioi 'quelques-uns' < è'vi oï; èvi est la prép., le verbe 'être' étant
sous-entendu comme dans att. èvi TTOieîv ti 'il est possible de
faire qc' — èvioxe 'quelquefois' < *è'vi ôtc, cf. èa6' ÔTe (Ebel
KZ. 5, 70. Brugmann KVG. §§ 588. 921). — èviaxn èviaxoO
'en quelques endroits' sont formés sur è'vioi d'après TToXXaxn -xoû.
— fSkr. anydh 'un autre' (Curtius° 310) alb. ne 'un' < *eniô-s
(6. Meyer Alb. Spr. 313) sont à écarter.
poét. èvîTTr) f. 'reproche; punition' < *iqua; hom. èvtacTuj
(< *-lqUi6) aor. iiviTraTTOV et èvévmov (sur quoi l'on refit un
prés. hom. etc. èviiTTiu, cf. Brugmann Gr.Gr.^ 296) 'blâmer;
châtier'; cf. hom. aor. ïvpao 'tu as réprimandé, châtié'; i.'e.*lql'-,
attesté aussi i)ar poét. ÔTT-ïTTTeiJuj ôtt îireûuu 'regarder autour de
soi, regarder bouche bée' hom. TTapGev-omTra voc. A 385 'relu-
queur de vierges' skr. tksatë 'voir, regarder, percevoir', repré-
sente le red. /' + oqv-, cf. gr. ôttiç f. 'châtiment, punition, ven-
geance' (ÔTTiç Géûjv) pf. ÔTT-uuTTa tut. ôqjO|uai 'voir' (Brugmann
IF. XII 31). — Bibl. des opinions antérieures dans Johansson
Beitr. 61 n. 2.
tvvéa 'neuf ' ^) < *tvvéFa, qui est diversement expliqué sans
qu'une solution définitive intervienne (bibl. dans G. Meyer ^
1) Héracl. hevvéa, comme Iicktiû, d'après éTiTÔ; cf. delph. hevàrav
GDI. 25Gld7; — delph. (et cyréu. Hésych.) èvvri BCH. 27, 21 sq..
oxyton d'après ôktiù (Scliulze KZ. 42, 113).
— 255 -
502 sq. et Bruf^ruann Gr.Gr.^ ^13); iou. eivà-eieç adv. E 240
'pendant 9 ans' eivatoç éol. att. èvaroç crét. rivaioç '9®' béot.
èva-Kn-beKaTti loe/19'^' ion. elva-KÔdioi att. èva-KÔaioi ''900' sup-
posent *èvFa, cf. arm. (Hiibschmann Ann. Gr. I 450 sq.) inn
< arm. comm. *envan, d'où l'on déduit un i.-e. *énun à côté
de *néun dans skr. nàva zd nava lat. novem (pour *noven
d'après septem, decem-^ cf. nônus) irl. 7iôi n- gall. corn, naw
{■aw inexpliqué, cf. Pedersen K. Spr. I 61) got. nhm v. h.a.
7iiun v.norr.nio (v.ssLX.nigiin ags.wijo??) Wt.devyni \ett. dewini
v.slav. devqtî '9^ (v. pruss. newînts '9^') alb. nende ^); i.-e.*ewM»
€t *néun supposent un ])réindo-eur. '^eneun. En compos., gr.
*évFa-, p. ex. boni, eivà-eieç, et èvvea-, p. ex. hom. èvveà-Trrixuç
èvve-ôpYuioç èwriiiiap ( < *évvé-ri|uap), Hsd. èvvàeTeç < *€vveFa-
Fereç (Brugmann IF. XX 227 sq.) -). — Gr. eivaioç êvaioç
(*évFaToç) '9*^' suppose i.-e. *enurito-s à côté de *neunto-.s dans
got. niunda v.b.a. niunfo v.norr. nionde, lit. devintas v. pruss.
newlnts y.ii\a.\. devefû. Cf. Curtius^ 310. Brugnuann Grdr.
Il'*, 2, 20. Etc.
poét. èvvéTTUJ et èvéTruu, fut. boni. èvi-cîTTnffuj, aor. boni. è'vi-CTTrov
impér. ivianeç 2. pi. ècTTreie (< *èv-aTreTe) 'dire, narrer' < *èv-
+ seqUô : lat. insequis 'narras, refers' inseqiie insece 'dis'
(= êvv€TTe. Ebel KZ. 2,47) insectiônês 'narrationes' insexit
'dixerit' signum 'signe' [<.*seqU-uom) inquam 'je dis' (< *?'»-
squâm *en-sqU-arn) onibr. prnsikurent fut. ant. 'declara-
verint, pronuntiaverint' sukatu inipér. 'declarato, pronuntiato'
irl. Insce 'discours' in-cho-sig 'significat' co-sc = gall. mod.
co-sp 'punition' aithesc (< ^ati-skua) 'réponse' scèl 'récit,
bistoire, nouvelle' (< *sJilietlo-n) = gall. mod. chwedl 'fabula,
rumor' corn, ichefhl {sl-v- > su- > gall. chw- corn, irh) v. gall.
hepp 'iuquit' (Fick W 296), ags. secjan v. sax. seggian v.norr.
1) Je tien.s avec Grammont Bull. Soc. Ling". n» 44 p. XIX et
Schulze KZ. 42, 27 qu'il y a eu en lit., lett. et v. slav. dissiin. de
n—n en d—n; pour Brugmann Grdr. I- 130 (bibl.). Il-', 2, 20 et Ber-
nekcr IF. X 166 sq., il y a eu transport du d- de *dekm. — Les
mots v.slav. et alb. sont des subst. numéraux ayant le sens de
'*nonibre de neuf, i.-e. ^netirtti-, cf. skr. navatih '90'.
2) [Voy. Wackernagel Giotta II 1 sqq. Brugnianu IF. XXIV
307 .^qq.]
— 256 -
segia v. h. a. sagën 'dire' (genn. comm. *srtj[w]-îa-), lit. sekmè
'récit, légende' uz-sdkas "proclamation' sakyti "dire' v. slav.
5oA:m 'indicateur, accusateur' soczYrindicare' bulg.mod. po-soka
'prodige' (Curtius-^ 467 sq.), puis got. saihan "voir' .nuns 'vue,
apparition, extérieur, forme' (germ. comm. *se\;^]u-ni-Z) v. h. a.
sehan v. norr. si«'voir'^j (Wiedemann IF. I 258. Zupitza Gutt.
68. Brugmaun Grdr. F 601. IF. XII 28), gr. TTpôcr-eMJiç • TTpoa-
oYÔpeuaiç Hésych. (:lat. insectio v. h. a. siht f. "vue'j ôédiriç
(*6ecr-aTTiç) Gecririoç (*9ecr-crTTioç) eecTTrécTioç (*eecr-crTre(Tioç), oîi
-CTiTi- a pu signifier 'signe', et peut-être àvBpouTTOç ( <*àvbp-ha)TTO-ç,
voy. s.v.) selon Brugmann IF. XII oOsqq. R. seqU 'voir' (p. ex.
got. saihan) et 'faire voir, montrer, annoncer'.
èvvecriri f. dans ép. dat. pi. èvv€(Tiri(îi(v) 'suggestion, conseil' :
èv-ir)|ui au sens de 'inspirer, suggérer'; cf. hom. èH-ecriri 'dépu-
tation' ( : èH-iri|ui) ^).
ëvvD|ui^), ion. ei'vû)ui, fut. ép. ëaffuj àjucpi-éauj e 167 att. irpoaaii-
qpiuj, aor. hom. è'aaa ëcra 'vêtir'; moy. 'iv\\i\xax 'se revêtir de'.
Ion. £Ïvîi|ui < *Feavû)ui (: arm. z-genum 'je m'habille' < *z-ges-
-nu-m i.-e. *ues-nu-. Hubschmaun Arm. Gr. I 446) est pho-
nétique; sur aor. éa9fîvai pf. l^|Ll(pieaTal etc. on refit un
*écrvû)ui, d'où l'historique ëvvû)ui. 2. sg. ëcraai ud 2"(J 'tu revêts'
ion. èni-ecTTai Hrdt. 1 47 (oracle) : skr. vcistê pf. vavasè zd vaste
'il revêt'; gr. ecTGoç n. è(J0r|ç -htoç f. 'vêtement, habit' ^); hom.
éâvôç m. (< *Fe(Tavo-ç) 'vêtement, robe' : skr. vdsanam n. zd
vatdhana- n. 'vêtement'; ion. att. eî|aa n. dor. Ffiiaa ("fn^ci* i)uà-
Tiov Hésych.)'") lesb. Fé|U|Lia (YéjU|LiaTa* i|uàTia Hésych.) < *Fe(J|ua
1) Alb. i'o^ 'je vois' n'est pas clair; <C*sêqy':sk6 ou (th. d'aor.)
*sëq'i^s-? Voy. Pedersen KZ. 3Ç, 283.
2) Comme la R. de ïriM' t?st /ë (et non se), le vv ne représente
plus V + a- (Frcihde BB. 20, 223. Scliulze Qu. ep. 173. Danielsson
Zur metr. Dehn. 9sq.), mais allonge métriqiiement è-; l'explication
vaut dès lors aussi pour èvvéTTUj. Cf. Sohnsen Unters. 35.
3) Le prés, du verbe simple est inusité; la prose att. emploie
àluqpiévvOm.
4) ëaBoç <: *wes-rf/ie6'- ; iaQ^c, en est la forme féminine, qui a
adopté la flexion des thèmes à morphème -t- (Brugmann Grdr. IP,
1, 527).
5) Un fém. gén. FriMôç gort. GDI. 4991 V 40. 4992 II 3. 5000 I 19.
— 257 —
i.c. *ues-7nn = skr. vdsma n. 'couverture', puis eùei|uujv Escb.
^bien vêtu' KaKoei|auuv cr 41 bucrei)aujv ''inal vêtu'; dor. Féaipâ
(YCCfTpa* (TToXri Hésych.) : skr. vâstram n. zd vastra- 'vêtement'
111. h. a. wester 'robe baptismale', puis àjuqpi-ecTTpiç f. Poil, 'robe
de nuit' ècp-ecTTpiç f. 'vêtement de dessus'; cf. arm. z-gest, instr.
zgestu (th. en -u-) 'vêtement' (Hiibsebmann 1. cit.), alb, ves
(< *Mé'.'?ô) 'je vêts' vîsem 'je m'babille' vésurf 'vêtement' (G.
Meyer Alb. Spr. 467), lat. vestis f. 'vêtement' r)estiô 'vêtir', got.
icasjan v. norr. veria ags. tcerian (cf. angl. to icear 'porter')
V. b. a. werjan 'vêtir' got. icasti f. 'habit'. Curtius^ 376 sq.
Fick I^ 133. 317. 552. III' 404. Etc. I.-e. *u-es- est un élar-
gissement de R. eu dans lat. exuo 'dépouiller' induô 'revêtir'
(-MÔ < *-OMô *-e«ô) subûcula 'chemise' ômentum 'épiploon'
(< *ovimentum) etc. onibr. an-ouihimu 'induiinino', lit. aviù
aveti 'porter une cliaussure' aunù aùti 'mettre une chaussure'
v.slav.o/) ujq -uti m/sens, zd aoDra- 'chaussure', arm. (Hiibseb-
mann Arm.Gr. I 411) ag-ani-m 'je m'habille'. Brugmaun Grdr.
IP 1020. Ber. d. sàchs. G. d. W. 1901, p. 115.
èvoTTai f. jil 'pendants d'oreille' Soph. < èv + ôtti'i f. 'trou'; cf.
biÔTiai f. pi. m/sens Aristoph., laeTOTtri f, 'métope', ôioTioç '(flCite)
percée de deux trous' Ath. IV 176 f.
poét. évoTTiî f. 'voix; cri; cri de guerre, — de douleur; son'
< *èv-FoTTn (Curtius'^ 469. Brngmann KZ. 25, 306 n. 2), R.
ueqV dans ettoç eiTreîv ôvp. — Autre avis {^iv-aoqUû, cf. èvëTTuu
et V. h. a. saga 'récit' lit. pà-saJca 'légende') chez Fick P 559,
à écarter.
ëvoç '*vieux; de la période précédente', cf. att. ëvr| (fiiuépâ) 'le
jour (pli précède la nouvelle lune' : skr. scniah zd hana-, arm.
hin, gén. hnoy (Hiibsebmann Arm. Gr. I 467), v. irl. sen gall.
etc. hen (gaul. Seno-gnafus etc.) 'vieux' (Fick IP 299), got.
superl. sinista {sineigs 'vieux') gerni. latinisé sini-scaîcns 'le
doyen des domestiques', lit. sèuas 'vieux', lat. sen- {sen-is
sen-um etc. ^)), i.-e. *seno-s. Curtius'"' 311.
1) Modification de seno- d'après l'opposé juven- jun- (Brug*-
maiin Grdr. H-, 1, 166. 297).
17
— 258 —
poét. é'voaiç, -eoiç f. 'secousse'; ép. èvoaixOujv '({ui ébranle la
terre', épith. de Poséidon (cf. aeiaixOuuv èXeXixôuuv); ép. èvvo-
(JÎYaioç dor. èvvoaibàç Pind. P, IV 33. 173 m/sens (vv par alL
métrique. Schulze Qu. ep. 160); liom. eivoaicpuXXoç (ei- par
ail. métrique) èvvoaiqpuXXoç Sim. 'qui ag-ite les feuilles'. <*èv-
-FoG-, cf. d)9éuj (*Fuj6éuj) 'pousser'.
èvcTxepûj. Voy. s. V. hom. èîTicTxcpiJÛ.
att. èvTaûGa èviauBoî (d'après ttoî etc.) èvieOBev, ion. èvTOÛGa
GDI. .5339, 17 (Oropos; cf. Solraseu Unters. 308 [Beitr. I 102
n. 3]). Voy. s. v. è'vOa.
è'vrepov, ord. pi. êvrepa '*rintérieur; intestin', i.-e. *ent(e)7'o-
< *en -\--t{e)ro- (suff. de comp. justifié par l'opposition entre
le dedans et le dehors) dans skr. antrdm véd. àntrâm (avec
vrddlii) arm. anderkh pi. m/sens (original ou emprunté? Voy,
Httbschmann Arm. Gr. I 447 sq.) v. slav. jetro 'foie', puis
V. slav. atroha 'entrailles', cf. atri adv. 'à l'intérieur' ^) < on-
'in' (voy.s.v. èv), cf. encore v.norr. idrar 'entrailles' < Hnnrai\
puis skr. antâr zd antar^ v. pers. a"tar 'parmi, entre' skr. dn-
tarah zd antara- 'intérieur', lat. inter osq. an ter ombr. anter-
ancler- 'entre' lat. intenis 'intérieur' osq. Entrai 'Interae'^
dat. sg'., irl. eter efir 'entre' (< '*etr *enter) etc., v. norr. innre
/V^readj. 'intérieur'. Curtius^309. Meillet Études 167sq. Brug-
mann Grdr. IF, l,329sq.
èvTÔç 'à l'intérieur' : lat. intus; i.-e. *-^os indique la provenance^
cf. skr. itâh 'd'ici' mukha-fd/i 'de la bouche' lat. caelitus 'du
ciel'; élargissements è'vT0cr-6e(v) è'vT0(J-6i, d'où èviocrôia èvio-
aGibia n. pi. 'intestins'.
poét. êvToç n. Archil., ord, pi. êvrea 'armes, armure; agrès; har-
nais; vaisselle, etc.'; hom. èvTecriepYÔç Q 277 'qui travaille sous
le harnais'. Etym. obscure; a été rapproché par Lobeck Rhem.
121 de aùBeviriç aùxoévTiiç (voy. s. v.) et cruveviriç- (TuvepTÔÇ
Hésych., rapport caduc si l'on rattache avecFrohde BB.14,109sq.
(et Brugmann Grdr. IP, 1,455 n.) aùGévTnç à lat. sonticus (dans
causa sontica) < *scenticus 'puissant' et got. swinps 'fort,
1) De quoi l'on rapproche gr. âvrpov 'caverne' (vocalisme
peu clair).
— 259 —
puissant'; Pindare a du reste è'viea et non *ëvTea. — Ep.èvTuvuj,
aor. èvTûva, et èvTuuu fprés. èvTiiei Théogii. 196, ipf. hom. è'v-
Tuev) 'équiper, ])rcparer' suppose un *èvTuç (jui serait à è'v toç
comme dpTÙç" cpiXia Hésych. est à *âpTOç dans èrrapTriç 0 151.
E B82 'prêt' (Schulze Qu. ep. 337).
hom. èvTUTTdç (èv x^ctîvr] KeKaXu)H|Liévoç) Q 163 adv. de sens im-
précis; selon Kurscliat dans Prelhvitz^ 146 'en s'accroupissant':
lit. tilptis 's'accroupir' tûpëti 'être accroupi'.
att. (cf. MeisterliansSchwyzer ^ 65. 79) è v uj b i o v 'pendant d'oreille'
< *èvuj[ucr]ibiov. Wackernag-el Phil. An/. XV (1885) p. 199sq.
Schulze Qu. ep. 38 n. 1 ; cf. lac. èHuupàbia' èvujTia Hésych.,
i.-e. *ô[^«js 'oreille'; voy. s. v. att. ouç. — Ion. (Délos) hcllénist.
èvuuTiov m/scns < èv lùti.
hom. èvÛJTTtt KaTéviuTia 'en face'; voy. s. v. èv p. 249 n. 3; *èvLUTr>'-|
f. 'visage' dans liom. dat. adv. èvuuTrrî E 374 'palam' (gén. èvuumîç
YXrjvea Nie. Th. 227); hom. èvuuTTia n. pi. 'mur intérieur faisant
face aux entrants', èvuuTTioç Théocr. 'qui est face à face'; hom.
évuiTTabiujç adv. \\) 94 'en face'; cf. skr. ânïkam zd ahiika- 'vi-
sage' (< i. e. *eni-oqVo-m, cf. skr. pràtlkam 'regard, face'
< *proti-oqUo-m : gr. irpôauuTrov. Mahlow AEO 79. J. Schmidt
Plur. 389 sqq. Kretschnier KZ. 31, 385) irl. enech gall. enep
'visage' bret. mod. énep prép. '*en face de; contre, malgré'
(Fick 11^48. Henry Bret. 114. Pedersen K.Spr. I 38). R.ôqii
{eq'j) 'voir' dans ÔTTuuTTa ôipoiuai etc.
il (béot. ècrç èç; cf. Kretschnier Glotta I 49 sq.) devant voy., êk,
dial. èç, devant cons. (Giinther IF. XX, 14 sqq. Solmsen Rh. M.
63, 329 sqq. ^)), épigr. et devant cons. douce ou liquide, 'hors
de', prép. avec gén.-abl. (èK KoXeoîo A 194), g en. vrai (èK-
TTobuOv < èK TTobÛJV, voy. s. V.) et loc.-dat. (arc. cypr. pamph.) :
lat. ex {ê devant d-, m- etc., ec devant f-) ombr. e ehe gaul.
ex- (p. ex. dans Ex-ohnus '*Sans-Peur') irl. ess- préverbe, ass
prép. gall. eh-, i.-e. "^eîc.s < *eghs (cf. s. v. eaxo.TOç). Curtius^
1) Selon Solmsen IF. V Anz. 44 et Kh. M. 1. cit. es s'allégea
en èK devant cons. dès le grec commun; puis, dans plusieurs do-
maines, èE réapparut secondairement devant cons. et l'allégement
se fit cette fois en èç; avis différent chez Brugmann Gr.Gr.'^ 147,
KVG. § 356, 15 et Gunther 1. cit.
— 260 -
383 sq. Etc. — V. pruss. esse 'de, de là' (Berneker Preuss. Spr.
289, mais voy. Meillet MSL. X 141 sq.), puis v. slav. is- iz-
lit. is2 V. pruss. is 'hors de' (: alb. ii) 'derrière'?) arm. i 'de'
prép. avec abl. (Meillet Esq. 69) sont peu clairs; bibl. dans Brug-
mann KVG. § 598. — Loer. èx66ç 'à l'extérieur' < *egzdhos
*eghs-fos est phonétique, cf. épid. è'xGoi è'xOuj^; ion. att. éKTÔç
a été refait sur l'opposé èvxôç; élargissement è'KToa-Oefv), puis,
par abstraction d'un th. èKTO-, è'KxoSev êktoGi èxTocTe (Wacker-
nagel KZ. 33, 40 sq. Brugmaun Gr.Gr.^ 96. 254).
ëH, lac. hér. crét. delph. paniph. FéH 'six' 2) < gr. comm. *crFeE =
gall. mod.chirec/i, i.-e. *sueks, cf. v. \r\.së 'six' seser 'six hom-
mes' môr-feser 'raagnus seviratus, sept hommes' (Fick IP 322.
Pedersen K. Spr. I 78); cf.i -e. "^seîcs (Pedersen IF. V 77 sqq.
Solmsen Unters. 197. 206) dans gr. comm. *(JeH > béot. 'il,
lat. sex (ombr. sestentasiaru 'sextantariarum'), got. ftaths
V. h. a. sehs v. norr. sex, alb. gaste (< *gjeste, s<ks. G. Meyer
Alb. Spr. 138); l'initiale primitive est controversée pour skr.
sdt (sds-) zd xsvas arni. reç (-ç < -ks) lit. (fléchi) szeszi v.slav.
sestî 'six' ; Pedersen KZ. 38, 229 sq. ramène ces cinq formes
à nn i.-e. ^sueks\ bibl. dans Brugmann Gr.Gr.^ 213. — CKKai-
b€Ka 'seize', béot. éaKiibeKâiii f. loc. '16*^' (voy. Solmsen Rh.M.
63, 331). — éEriKOVTtt, lac. hér. gort. FeHriKOVTa, béot. éEeiKOvia
'60' d'après TrevTi'iKOVTa. — éEaKÔaioi, hér. FeSaKàiioi, lac. é£a-
KoiTioi '60u' d'après xerpa- éîtia- etc. — eKioç 'sixième' < i.-e.
*suekto-s, cf. skr. sastdh zd xstva-, lat. sextiis {-s- d'après sex),
V. irl. sessed gall. chweched, got. saihsta v. h. a. sehsto {-s-
d'après le cardinal) sehto v. norr. sétte, lit. szèszfas v. slav.
sestû 'sixième'; v. pruss. nschts '6®' < *uksto s, *uks étant le
degré réduit de *ueks, que d'aucuns voient dans arm. reç, cf.
lit. (emprunt) ùszês pi. (à côté de szëszios pi.) 'couches'. Brug-
mann Grdr. IP, 2, 17sq. 55. Etc.
hom. eEaiToç 'choisi, distingué'. Voy. s. v. aïvu|uai.
1) Meillet Dial. indo-eur. 26 ne croit pas à un i.-e. *egh-s et
tive locr. Ix^ôç de *ekstos.
2) Att. épigr. Çk TTobOùv, ëy ôaKxûXuuv, è'KiTOUç (lEd-irouç Arstt.),
cf. att. ëKtrXeepoç ëK-furivoç; puis secondairement èEtrouç ésbdKxuXoç
(Meisterhans-Scliwyzer^ 109. In8).
— 261 —
èEa{(pvriç 'tout à coup'. Voy. s.v. aînia. — L'épenthèsc supposée
par Osthoff Perf. 458 n. 1 et Solrasen KZ. 30, 6U2 (*éE-a9vmç :
dcpvuu àqpvibioç) n'est pas prouvée.
èHairivriç, dor.-âç, ion. èEaTTivov Hpe., hellénist. èEàînva 'subite-
ment'; èEamvaîoç 'subit'. Etym. obscure; lat. oplnor 'penser'
in-, nec-oplniis 'inattendu' v. slav. ne-vûz-apînû m/sens (Fick
I^ 367, avec doute) sont à écarter à cause du vocalisme et de
l'absence de négation dans le grec; autre hypothèse chez
Walde 433.
ion. è'EacTTiç, -loç f. Hpc. GDI. 5702 (Samos) 'fils faisant saillie
sur un tissu, broderie(?)' < *èE-av-crT-i-ç, R.cfTa, cf. ^kx.prati-
sth-î-h f. 'résistance', selon J. Schniidt Kritik 89 n. 1; — cf.
plutôt àcTiLia biâcr^a n. 'fil de chaîne' ctTToiaai 'ourdir une trame'.
èEauaTrip ni. 'havet' gl. Voy. s. v. aùuu III.
boni. att. é£nç adv. '*d'unc seule tenue, en se suivant' est le gén.
d'un subst. *ëEâ f., avec maintien du ton ancien (cf. )u(a |uictç),
cf. ace. dor. ëSav GDI. 4706, 156 (Théra). 3705, 78 sq. (Ces).
3756, 10. 3836, 108 (Rhodes). — Hom. éEeiriç (dorisé èEeiâç
Isylh)s GDI. 3342, 74) m/sens est le gén. f. sg. de éEeîoç, adj.
issu de ëEiç f. '*tenue', cf. le ntr. pi. éSeîa' xà éEfiç Hésych.,
è'xecrOai tivoç 'tenir qc' — Att. ècp-eEfiç ion. èTT-eEfjç 'de suite',
cf. delph. èirexei adv. GDI. 2642,47, arg. èç xôv èirexèç èviau-
t6v et Tût èrrexèç d|uëpa Ath. Mitt. XX 289 (Calauric;. 8chulze
(v>u. ep. 293. [Solnisen Beitr. 1 239 sq.] Cf. aussi èmax^p^ èvdxepoJ.
éEoûXri f. dans gén. sg. èEoûXriç (Déni.) ace. pi. èEoOXaç (And.)
'expulsion' < éE + *FoX-vâ, cf. YÔXajuoç (c.-à-d. F6X-a)uoç)'
biuuYiaôç IlésN'ch., ép. et pros. tard, oùXa)a6ç (ail. niétriciue),
R. FeX 'presser', s. v. boni. eïXuu p. 223; cf. Solmsen Unters. 79.
è'Euj 'au dehors' < èE + *ùj i.-e. *ô prép. (indo-ir. a) 'vers', cf.
TTpôaauu Trpôauj < *ttpoti-uu, àv-uj. Brugmann KVG. § 593
(bibl.); — è'EiJu6ev, è'EoGev Stésich.; — lac. èEeî" è'Euj Hésych.,
crét. è'Eoi, delph. è'Eoç, cf. van Herwerden Lex. suppl. 270. 284.
èoïKa. Voy. s. v. eiKuûv.
3. sg. èôXei Pind. P. IV 233 (eonj. Boeckli), pqpf. de eïXuu, R. FeX
(voy. p. 223), cf. è'oXTra èop^a è'oïKa.
€0p* OuYÔTrip. àveqjioç Hésych. (sens inexacts), eopeç' Trpoari-
KOVTCç, (TuYTÉveîç Hésych. è'op (< gr. comm. *Fhehop par *Feliop)
— 262 —
est un voc. (psilose dialectale, att.*ëop. Sommer ih'. Lautst. 41),
nom. *êujp = skr. svâsâ (th. svàsar-) zd x'awhar- 'sœur' arm.
]choi/r{< '■'khe[h]u7' i.-e.*sues6r-^ nom.pLJchor-kh < *suesor-es,
gén.sg. Jvher < *8uesr-os. Hiibschmann Arm. Gr. I 504. Meillet
Esq. 18. 25. 28. 58) lat. soror (< ^suesôr) v. irl. siur fiur gall.
chwaer bret. t'huai' (< celt. *svesor-. Fick IP 324. Henry
Bret. 169. Pederseu K. Spr. I 73 sq.); cf. got. sidstar v. h. a.
swester v. norr. syster (comme got. daûhfar etc., ou sicisfor
< *suesô7', cf. norr. run. swestar; t d'après les cas obliques
comme got. loc. sg. swi.str < *suesr-i) lit. sesu -ers v. pruss.
swestro (th. en -«; ic par influence allemande?) v. slav. sesfro
(th. en -a) "sœur'; \.-e.*suesor- 'sœur'. F. de Saussure Mém. 218.
Delbriick Vervvandtschaftsnamen 84 sqq. Jobansson Beitr.
140 sq. IF. III 226. Solmsen Unters. 205. Brugmann Grdr.
P 121 et passim. IP, 1, 333 i).
èopYn f- 'Topùvri'; èopYfiaar Topuvficrar, èoçifilexai' TopuvÔTai
(Poil. Hésych. etc.); cf. ôpTà^eiv, ion. ôpYâv ôpTiZieiv "pétrir,
masser, corroyer', puis è'pbuu êpYov èpfàleaQax, R. Fepx, ail.
wùlen 'pétrir'; èopYn (paroxyton pour *èopYri?) < *F£-FopY-â.
Solmsen Unters. 256 sq. (bibl.).
hom. att. éoptri (sur l'esprit rude voy. Sommer Gr. Lautst. 124 sqq.)
ion. ôpxri (< éoptri, eo > o en syll. fermée) dor. éopxd, éol.
(gramm.) êpoTiç (ace. eporiv Eur. El. 625 et ailleurs) f. 'fête
religieuse', éopir) < ■•Te-Pop Ta (Sonne KZ. 13,442. Solmsen
Unters. 257), éol. epoiiç < *Fepa-Tiç, cf. è'pavoç m. 'pique-nique,
quote-part, service charital)le' < *Fepa-voç ^uera-, hom. fipa
(Fripa) qpépeiv, èm fjpa qpépeiv 'rendre un service', v. h. a. uerên
ghcerên giwerôn 'accorder qc. à qn.' v. sax. warôn 'accomplir',
éopxr) avec toO 6eoû ou tuj GeiD prim. 'prestation à la divinité'
(Brugmann IF. XIII 155 sqq.).
1) I.-e. *suesôr a été décomposé en *s«e- rhéme du pron. ré-
fléchi (cf. s.v. éKupôç) + *sôi' 'femme', cf. skr. fém. pi. tisràh zd fiêrô
V. irl. teoir « Hisôres) 'trois', i.-e. Hisor- *tisr- diss. de *tri-sor-
Hri-sr-, skr. fém. pi. câtasraTji zd catanrô v. irl. cetheoir 'quatre',
R. se?', cf. 0-1-. çïpuj i;xt. seriêtt sera et voy. s. vv. ôap ôapcç. Brug-
mann Curtiiis' Stud. IX 394. Grdr. IJi 470 sq. Bug-g-e BB. 14, 75 sq.
Meringer IF. XVI 171 sq.
— 263 —
lîom. é6ç adj. poss. 'son'. Voy. s. v. e.
ion. èTTâXnç (èîTaXéa Xéaxnv Hsd. Trav. 493, ou ètt' ctXéa?) 'plein
de monde (?)' < èm + ion. àXnç 'rassemblé'? ^)
€TTaXTTvoç (ÈTTaXTTVÔç? ètt' dXTTvôç Bcrgk) Pind. P. VIII 84 'doux,
agréable (retour)', cf. àXirviaioç superl. Pind. I. IV (V) 12 et
voy. s. V,
ép. èTTacrcrÛTepoç ord. pi. 'qui se pressent l'un l'autre'; au sg.
(KÛjLia) A 423 '(vague) qui succède à une autre', comp. formé
sur l'adv. *èTT-av-(Tu, cf. àaavjia' âXXa êtt' aXXoiç Hésyeh., hom.
TTaacTubiri 'en toute bâte', cTeûuj (pf. êaau^ai) 'pousser'. Sonne
KZ. 13, 422. Brugmann Rb. M. 53, 630 sqq.
•èTT-auplcTKUj {in aupéuj Hsd. Trav. 419), fut. moy. inf. inavpr]-
(TecrBai Z 353, aor. èTTrjOpov 'parvenir à, toucher, avoir une part
de, obtenir, jouir de'. Etym. inconnue.
■èn-ei prim. 'sur ce, à savoir que', puis 'après que, alors', cf. eî-ia
êîT-eiTa; — ion. èirriv < eTrefi] ctv; — att. èTrdv < èrni ctv (cf. cl.
èm'i GDI. 1151); — boni. èTiei-n 'puisqu'on vérité', cf. gr. r\
'réellement, vraiment' fî-Toi, i.-e.*è, skr.d empbatique, v.b.a. -â
dans ihh-a 'moi je' nein-a 'non' (Brugniaini KVG. § 828); —
èîTei-bri 'puisque', cf. bri, bfiia, bri ttou 'tout de même', l'î-bii
'déjà'; — att. èireiba v<éTTeibiT dv. Brugmann Gr.Gr.3 533sqq.
(bibl.).
■€TT-eiYuu, ipf boni. è'TreiYev 'presser, pourcbasser; moy. se bâter';
traité comme simple à l'époque postbom., ipf.rÎTTeiTOv aor.i^Tieix-
6iiv pf.iiîreiYMai; n'est parent ni de aÎTeç 'flots de la mer' arfiç
'tempête' aÏYXii 'éclat de lumière' ûu-.éjati 'se mouvoir en trem-
blant' (R. aig) ni de R. aig 'sauter' dans aïE ariii. aie 'cbèvre'
zd haèna-Wç, cuir' boni. ïSaXoç 'bondissant' (épitb. des cbèvres
sauvages), cf. Brugmann IF. XVI 498 n. 1 ; pour ÏKiap adv.
voy. s. V.
€716 lia etc. Voy. s. v. eÎTa.
boni, èTT-evr|vo0e. Voy. s. v. èvi'ivoGe.
éol. eTT-epoç. Voy. s. v. eîpoç.
ép èTTecT-péXoç 'lanrant des paroles, injurieux' < èîTecr- tb. de
èrroç + pôXoç m. PoXi'i f. 'jet'; ép. èTrecjpoXbi f. 'parole téméraire'.
1) La forme de l'adj. ne favorise pas le sens traditionnel de
*chauffé' {à.\iô. 'chaleur').
— 2G4 —
aor. è'Treqpvov. Voy. s. v. Oeivuj.
éTTiîPoXoç'à qui qc. est échu, qui est en possession de'; gort. èîTâ-
PoXd f, GDI. 4991 V50 'part revenant à qn., quote-part', cf-ènri-
PoXri" laepoç. ri èTTiPoXri Hésycli., KairiPoXri" tô éTTipàXXov chez
Eiirip. Mots formés d'après énriYopea) Pind. éTTûYopiâ, èîrriKOoç,.
èrrriiLioipôç etc., KttTriYopoç KarriKOOç etc. Brugmann Ber. d.silchs.
G. d.W. 1901, p. 103.
poét. èTTriCTavéç prini. 'qui dure un an' (èm Féroç, èir' èroç , puis
'qui dure longtemps, suffisant pour longtemps', cf. (ïriTàv-io-ç
(aTiTÛveioç ar|Tavuubriç) 'de l'année' s. v. crfJTeç; l'ri comme dans
éirri^oXoç, voy. s. v.; il y a eu haplologie de *-FeTi-Tavoç (cf.
TTep-uai) ou de *-FeTO-Tavoç; -Tavoç < i.-e. *-tnno- (cf. R. ten^
skr. tdn- 'extension, durée' irl. tan 'temps'), morphème d'adj.
temporels, cf. skr. divàtanah 'diurnus' lut.diûtwus pnstinus etc.
\\t. ((((burtinas'-ddtueV (fZrtftrtr 'maintenant). Brugmann Ber. d.
sachs.G.d.W. 1901,pp.l01.105. Grdr. IP, 1, 285 1). — Autres
dérivés de en' è'TOç : è-neTriaioç èiréTeioç 'annuel'.
hom. èîrriYKevibeç f. pi. e 253 'préceintes'. Voy. s. v. aTKuuv.
è'TTrjXuç, -uboç etc. Voy. s. v. èXeùBuu,
èirripeia f. Voy. s. v. hom. àpeir).
hom. èTTr|peT)uoç 'garni de rames'; tragg. eùripeT)aoç 'bien garni
de rames': pour *éTT-epeT|uoç etc. d'après hom, boXixiÎpeT)uoç
'aux longues rames', c.-à-d. *boXixo-epeTpoç: cf. Wackernagel
Dehnungsges. 21 scjq.
hom. èîTriTrîç, -où (ènriTëeç f. pi. Ap. Rh.) 'réfléchi"? affable, bien-
veillant?'; hom. èTTriTÛç, -uoç f . qp 306 'affabilité'. Étyni. peu
claire; voy. Diintzer KZ. 13, 4. Bezzenberger BB. 4,348. Cur-
tius'' 386 (*èTT-riFe-Tr|ç : skr. dvati 'favoriser').
ép. è7Tr|Tpi)uoç 'au tissu serré, d'où : dru, pressé, nombreux'< èîTi
+ lÎTpiov 'chaîne d'un tissu'. Bezzenberger BB. 5, 313.
èrri ÊTTi adv. et prép. 'sur, dessus' = skr. dpi adv. et prép. 'en ou-
tre, aussi; (loc.) chez, en, ;V zd a'pi v.pers. apit/, arm. ec 'aussi,
et', (Hiibschmann Arm. Gr. I 445), i.-e. *epi 'près de là, là-
dessus, à la suite de', à côté de quoi *opi dans gr. ÔTTi-Gev 'par
derrière' ÔTTuûpoi etc., lat. ob 'contre, vers' v. lat. 'circum, juxta*
1) Sur la forme èirriTavô; Hsd. Trav. 607 et Hymn. à llerin. lia
voy. Brugmann Ber. etc. p. 101 n. 2.
— 265 —
[operiô < *op-verlô) osq. li p op 'apiid' onibr. os- < *o^;s-, et *pi
dans att. m-élM (R. sed'ètre assis') et TTTuxn <*7Ti-uxa^), skr.
pi-, lit. -pi. èm semble avoir assumé une partie des fonctions
de la prép. indo-eur. *obhi {-.^ehài?) 'vers, sur qc. ; à la suite
de' (skr. abhi : got. hi v. h. a. lu 'près de'), que le lat. ob repré-
sente aussi, quant à la fonction, sinon phonétiquement -) ; cf.
encore alb. épsre 'qui se trouve au-dessus'(Gr- Meyer Alb. Spr. 96)
got. //"^^^mrt 'subséquent'. Curtius''264. Brugmann KVG. §596.
Giinther IF. XX 105 sqq.
è'iTi-pbai (èTTÎpbai) f. pi. (sg. ace. è'TriPbâv Pind. P. IV 14U; sur l'a
voy. Solmsen Beitr. I 269) 'lendemain de fête', sens premier:
'venant à la suite'; -pb- est la forme réduite de *ped- 'pied', cf.
skr. upa-bdd- 'piétinement, trépignement, piaffement' zd upa-
-bda- 'ineir fra-bda- 'pied de devant' (J. Schmidt KZ. 25, 55 sq.)^
puis gr. dial. Ttebà 'immédiatement après' arni. t/et 'derrière,
après, avec' (<*i-/<e^ 'dans la trace du pied') lett. ^t^2 'après,
derrière' (cf. péda 'empreinte des pieds'). — Avis anciens chez
Curtius-^ 588; Bury BB. 18, 292 est à écarter.
hom. (oùk) èTTÎeiKTOç Voy p. 222 n. 1.
hom. fut. èiTieiaoïuai 'je poursuivrai', ptc. aor. èTTieiaauév)] 0424,
cf. eïao|uai aor. 3. sg. èeiaaTO eïcfaTO 'il alla' 3. duel èei(jd(T9riv
0 544 KaTa-eiaaTo A 358. Ces formes n'appartiennent pas à
eî|ui 'j'irai', mais ont possédé un F-, cf. skr. réti 'aller tout droit,
faire un effort vers, poursuivre, etc.' fltâh 'en droite ligne'
cltâ f. 'série' vithih et vîthî f. 'série; rue, chemin', lat. via 'che-
min' osq. viii ombr. via via vea abl.'viâ'; bibl. chez Osthoff
BB. 24, 169 sqq.; pour gr. oiiiioç 'chemin' voy. s. v.
èTTiZâpéu) 'fondre sur' (Eur. Ph.45. Rhes. 441), mot arcad. selon
Eustathe 909, 27, mais n'est pas l'équivalent phonétique de
éTTi-papéuj; voy. s. v. Ziuupôç.
ép. èTri-2[dqpeXoç 'violent'; ép. -Oùç (d'un *èTTi-Z:a(pe\riç, cf. Z^aqpe-
Xe'ç" . . . ctYpiov. GujaOùbeç. icTxupôv; ZlaqpeXûJç' laeYaXoKÔTuuç Hé-
1) Pour crét. iri-biKvOTi voy. p. 171 n. 1.
2) Pas de traces sûres dun i.-e. *ebhi en grec; èqpiopKéiu doit
son 9 à l'aspiration initiale du 2d membre du composé et semble
être une innovation des dialectes du NW.; att. èinopKéa). Sommer
Gr. Lautst. 47 sqq. 52 (bibl.).
— 266 -
sycli.) adv., cf. ZiâqpeXoç (Nie. Al. 568) 'violent (ttûp/< éol. la-
prcf. intensif + éol.*cp€\- < *gUJiel-, cf. è-eé\uj et cpaXi^er 6éXei
Hésych. (Prellwitz2 150)?
€TTi-r|pavoç 'agréable à fHoni.); auxiliaire de; qui protège con-
ti'e'. Voy. s. V, iipavoç.
€7Ti-Kdp(Jioç. Voy. s. V. èY-Kâpaioç.
€TT(-Koupoç 'qui s'élance au secours de' ('Ettikôpoç Crotone
GDI. 1639); èmKOupéuj 'secourir'; èrriKOupiâ f. 'assistance; ren-
fort'. -Koupoç < *-Kop(J-o-ç (Solmsen KZ. 30, 600 sq.) 'cou-
rant': lat. currô 'courir' (<C*cm'sô i.-e. *qrsô) currus 'char',
V. sax. V. norr. hross ags. ho7's v. h. a. {h)ro.<i 'coursier' (germ.
comui. Virussa-) ags. v. li. a. horsc v. norr. horsl^r 'rapide'
m. h. a. Tiurren 'se mouvoir rapidement' (Frolide BB. 14, 105),
gaul.lat. c<7/TM.ç 'char' (-rr-<-r.s--) irl. carr 'biga, vehiculum'
(< i.-e. *qrsô-s, cf. Foy IF. VI 332, 338), arra. kar-kh 'chariot'
(emprunt aux Galates, cf. Hiibschmann Arm. Gr. I 458); skr.
carsanih 'actif, remuant' (Zupitza KZ. 37, 399) est moins
sûr ^); R. çer.s' 'courir, être rapide' ^); *qers- {*qere-s-) est élargi
de *(s)qer dans gr. cfKaipuj 'sauter' Kap9)aoi- Kivr|creiç Hésych.,
v. h. a. scerôn 'être pétulant', lat. (s)corusctis 'tremblant, bran-
lant, vibrant' scurra 'bouffon' etc. selon Persson Wzerw. 86.
166 sq.
€Tri-|ui-|Xiç, -iboç ï. sorte de néflier (Diosc), cf. infîXov 'pomme'
et à^a)LiriXiç f. sorte de néflier (Hpc.) et voy. Ath. XIV 650 d.
653 f, citant une forme ô|uo|nr|Xîç d'Acthlios.
<\tt. èîTi-Erivov 'billot, èTTiKÔTravov', cf. E^vôç ni. 'tronc équarri,
bloc, Kopiuôç' Suid. et voy. s. vv. Eaivuu Eéuj.
èTTioûcioç CapTOç) '(pain) du lendemain' ^Év. Matth. VI 11.
Lue XI 3), adj. formé sur f) èTrioûaa ' è'TT-eim, de eî|m 'ibo') fi|uépâ.
IttittXov, ord. pi. è'TTiTrXa, èTTiîrXoa Hrdt. I 94 et papyr., épir.
èTTiTroXa GDI. 1365 'mobilier, meubles', cf. gort. èTtiTTÔXaia XP'V
1) Aussi skr. kàsthâ f. 'carrière, but' selon Bezzenberger RB.
16, 120; voy. d'autre part la réserve de Bartholomae IF. II 269 n. 3
et les avis diltérents d'Uhlenbeck Aind. Spr. s. v. et Johansson IF.
XIV 314 sq.
2) L'hypothèse d'un *qyers- (èiriKoupoç diss. de *èTTÎ7Toupo;.
Solmsen Javlenija 14) est superflue.
— 267 —
^ttTa 'biens meubles' GDI. 4991 V 41; — hellénist. èTriTToXri f.
'surface', ion. att. éTTiiroXfiç g'én. adv. 'à la surface' < èm +
TTe\o|uai.
€TTi7TXooç -ttXouç ui., èmiTXoov 11. 'membrane qui recouvre les
intestins, épiplooii' < *èTri-TrXoFo-ç : lit. j)lévè f. 'pellicule (lait,
œufs)'. Curtius'"' 271. Fick I' 478; voy. s. v. TiéXua.
ép. è7TÎ-ppo9oç '*qui fait du bruit en faveur de, secourable; —
*qui fait du bruit contre, injurieux (Soph. Ant. 413)' < èm +
poGoç m. 'bruit'; éTTippoBéuu 'approuver bruyamment; — éclater
en injures contre (Soph. Tracli. 264/ ').
hom.èTTi- (Tku VIO V 'peau du front au-dessus des sourcils', cf. CTKÛvia
n.pl. 'sourcils' (Nie. Th. 177.443) ctkûXov 'dépouille d'un ennemi
tué' aKuXoç n. 'peau de bête', skr. .skunoti 'couvrir' etc. Cur-
tius-' 169.
€TTi-a|LiuY6p6ç 'affligeant, lamentable' (Hsd. Ap. Rh.); boni. -ûjç
adv. Y 195. h 672. Voy. s. v. (TiuuYepéç
«TTicrcTai f. pi. 'filles puînées' EM., cf. è'îTiaaov tô uaTepov y^vô-
pevov, hom. luéraaaai f. pi. 'brebis d'âge moyen' i 221, "Aju-
qpiaaa "AvTicrcra Tiepiaaoç 'superflu'; -crcro- < -k-io . Curtius-'' 209.
Brugmann Gr.Gr.^ 205 (bibl.). IF. XMI 351 sqq.
tragg. èrri-acruTOç 'qui s'élance vers' : skr. cî/«/^/// 'poussé' zd
framta- 'entré en mouvement'. Voy. s. v. aeûuj.
hom. èTTi-aauuTpov ord. pi. 'bande de roue', cf. aOÙTpov 'jante'
Poil., CuuTpeùpaTa • Ta toû Tpoxoû EùXa* Km ô èm toûtoiç ctî-
bripoç èTTÎ(JuuTpovHésych.,èu-acj"a)Tpoç 'aux bonnes jantes'(Hsd.).
*aa'â)Tpov < i.-e. ^qViô[i(]-tro-, cf. hom. è'-craeue 'il poussa,
chassa' skr. cydvatë 'se mettre eu mouvement' etc.
1) Prelhvitz^ 151 voudrait distinguer deux adj. et donner à
iun le sens de '*qui s'élance au secours de, utile', en tant que pa-
rent de skr. rdthah (cf. un avis analogue chez Zubaty Listy filol.
XV 460. KZ. 31,3) zà rada- 'char' lat. rofa \v\.roth gnMrhôd v. h. a.
rad lit. ratas 'roue' lit. ritù 'je roule' irl. rethim 'je cours', mais l"?--
initial indo-eur. attesté par ce groupe ne peut apjiaraitre en grec
sans une «prothèse vocalique». — Skr. râclhah n. 'faveur' got. -j-êda)!
'soigner, conseiller' v. slav. rarfî7 'soin' (F. de Saussure Mém. 169)
sont aussi ;\ écarter.
— 26« -
éTTicfTa^ai, fut. èTTicTTricroiuai, aor. riTTi(TTr|0Tiv 'savoir'; adj. verb.
éTTiaTiiTÔç ; ÊTTiaTriimi f. 'habileté, science' 'i; le sens premier
fut 'se placer dans l'attitude requise pour', cf. èTTi(JTà)Lievoç jnèv
aKOVTi 0 282 et wh.&.fir.stan ags. forsfa7idan (angl. to under-
.sfand) 'comprendre'. Curtius Verb. I- 148 sq. (bibl.). Bréal
MSL. X 59 sq. — L'avis de Fick GGA. 1881, p. 1426, Wb.
I*20sq. {'.^kv. cètati 'paraître; percevoir', \)t(i. cif-fd-Jn est
erroné.
hom. etc. èTriaxepuO 'sur toute la ligne, continûment' < *èTrl
axepuj instr. (cf. BrugraannGr.Gr.3229. 250.409. KVG.§596);
pour le ton voy. s. v. èKTTObuOv; cf. (Jxepôç 'contiiiens' dans èv
axepuj Pind. évcTxepuO Ap. Rh. I 912 m/sens, boni. Xx^pîn ^•
'^continent', synonyme de"HTreipoç, bellénist. ô\o-ax£PnÇ 'com-
plet', R. ffXÊ 'tenir' (voy. s. v. è'xw) + suff. -po- (Kretschmer
Einl. 281).
liom. èTTiTCtppoBoç 'protecteur'; rapport obscur avec èTTÎ-ppoGoç;
-Ta- inexpliqué; xàppoGoç Lycopbr. m/sens est abstrait du préc.
(Wackernagel Dehnnngs<;es. 37).
hom. éniTribéç (att. éTTÎTribeç) 'de la fa(,'on appropriée; à dessein,
exprès'; posthom. èîTiTribeioç 'approprié, nécessaire'; èîriTribeuu)
's'occuper avec soin de'; èiriTribeuiua n., crét. èTTiraboupa Cnosos
Cauer Del. 132, 12 'occupation, genre de vie'. érriTribéç serait
issu, non de *èm lâbe ace. pi, ntr. (Brugmann Grdr. IV 684),
mais d'une formule *èm tô fjboç 'in id commodum, in id bonum,
ei l)ono', cf. lat. idOneus '*ayant les qualités pour cela' < */VZ(>
adv. — got. ita, i.-e. ^id -j- ^'ô postpos. 'vers', selon Brugmann
Dem. 140 sqq. (bibl.).
aor. èTTiTÔ(Taaiç ptc. m. sg., èrréToaae 3. sg. ind. (Pind. P. X 33.
IV 25) 'parvenir à, toucher, atteindre'. Étym. inccmnue.
hom. éTTiujYai f. pi, e 404 'endroits de la côte où s'abritent les
vaisseaux, rade', cf. hom. îuuyiî f. E 533 'refuge, abri contre le
vent' < *Fi-FujYn, R. Fay 'briser' (voy. s. v.dTVûpi), sens premier :
'lieu où se brisent le vent ou les vagues'.
1) La forme tluMuatique èinaTiv a envahi Tiiid. èirioTtiTai TT 243.
— Un primitif gr. comm. ^èni-oiOTaMai (Wackernagel KZ. 33, 201 est
invraisemblable.
— 269 —
eTTOfiai, ipf. ion. att. e'iTTÔiariv, aor. é(TTrô)Liriv ^) 'suivre' = skr. m-
catè 'accompag-ner, suivre', cf. lat. sequor, irl. -sechetar ""se-
quontur' sechem 'action de suivre', lit. sekù sèJcti 'suivre', puis
lut. .soclus (< *soquios) 'compagnon' = ags. secj '*comi)aii:non :
homme'; zd hacaHl v. lat. f>equô ont la flexion active (par inno-
vation?); i.-e.R.seç'?'. Curtius'' 460. Etc. -). — Pour got.. sa/Zi^m
'voir' voy. s. v. èvvéîTuu.
€Troç, él. cypr. Féiroç n. 'mot' = skr. vâcaJi n. zd vacah- n. 'pa-
role', cf. g-r. ace. ÔTia (nom. *6\\)) f. ôcraa f. 'voix' èvoTiri eirreiv
(voy. s.vv.j, skr. vdkti vivaJcti ptc. uktdh zd vac- 'dire, parler',
lat. vocô 'appeler' vôx gén. vôcis (= skr. ràk zd vdxs) 'voix'
omhr. suhocaii 'invoco', v.\r\.iai'ma-foich 'il demande', v.h.a.
gi-icahannen 'mentionner', v. pruss. en-nmckè'imai 'nous invo-
quons' irackïtwei 'appeler', i.-e. R. neqU 'parler'. Curtius^
459 sq. Etc. — Arni. goçem 'je crie, je mugis' fait difficulté
pour le sens (Hiibschmann Arm. Gr. I 436).
è'TTOvy, -OTTOç m. 'huppe', cf. èiTOTroç" ôpveov Hésych., è'TTuuTra'
àXeKipuôva ctYpiov H., aTraqpoç H. (assim. de H-nacpàç. J.Sehmidt
KZ. 32, 357. 33, 455 et voy. s. v. p. 67) : lat. npupa. Onoma-
topée; le cri de l'oiseau est noté èTTOTTOÎ Ar. Ois. 58, cf. 227;
textes et légendes chez Thompson Greek birds 54 sqq.
€TTTd 'sept' = skr. saptd zd hapta arm. ewthn (Hiibschmann
Arm. Gr. I 445) lat. septem irl. secht n- gall. seifJi, i.-e. ^sejifrij;
got. sibun V. h. a.sibun ags. seofon {-n maintenu à cause d'un
germ. comm. *sebuni à côté de *sebun) avec perte du -f-,
d'après l'ordinal '^septmtâ-s diss. en ^sepmto-s; la dentale
apparaît dans septun (pour seftun) de la loi salique (forme
peut-être latinisée de ^sifun) ; lit. (fléchi) septjjm\ v.slav. .sednû
abstrait de sedmû '7^'; ^\h. .state {<,*s[e\ptrh-ti-. G. Meyer
Alb. Spr. 415. Brugmann Grdr. P 97n. Curtius^ 265. Brug-
1) Hom. etc. è'-aire-To éOTTOixo éOTTéaBai rappellent skr. sâ-çcafi
(i.-e. *se-sqV'e-) et sont du type ê-ire-cpvo-v ; d'autre part nouv. ion.
et att. inf. oiréoBai ptc. airôiuevoç impér. (èTT(-)aTTou.
2) Gr. éiTTo- dans aouv-eiTTâdGai* auvaKoXouGnaai = lat. secto-
dans sectârï 'escorter' lit. af-sekfas 'dépisté, découvert'. Bruaniann
Grdr. lU, 1, 39fi.
— 270 —
luîiuii Grdr. II-, 2, 18 sq. (bibl.). — é-riTaKÔaioi hér. énTaKÛTior
'700'. — Pour €pbo)iioç '7^' voy, s. v. p. 21 1.
ëTTU) (à|ucpi- bi- èqp- |ue6- Trepi-), ipf. -eiirov, aor. èTT-ecJTTOV T 294
inf.-CTTTeîv 's'occuper de, apprêter' = skwsdpati 'soigner, s'appli-
quer à qc' zd hap- 'teuir' ^). De là ôttXov 'arme', prim. 'outil',
Fick P 138. 561. Brugraann Grdr. IP 1021.
hora. 3. pi. pqpf. éTiubxaTo M 340 '(les portes) étaient fermées';
lùx- est le degré long fléchi de R. segh, voy. s. v. è'xuu, cf. auv-
■uuxabôv Hsd. Théog, 690 'continûment' ion. att. ÔKuuxn f. (àv-
bi- KaT- auv-) hom. auv-OKuaxÔTe B 218 '(épaules i resserrées'.
Hrugmann IF. XIII 280 -). — Autres avis chez Schuize Qu. ep.
228, Solmsen Unters. 40, 256, Bezzenberger BB. 27, 155 à
écarter.
epâ f. (cf. è'paç* t^Ç Hésych,) 'terre'; hom. etc. epaZie 'à terre';
cf. TToXûripoç • TToXuâpoupoç. TiXoûaioç Hésych. : v. h. a. ero 'terre',
puis V. norr, iqrfi 'sable' got. airpa v. h. a. erda v. norr. iqrd
'terre' (germ. comm. "^erpô f.) v. irl. (Stok.es BB. 25, 255) -ert
'terre' arm. (Pedersen KZ. 38, 197) erl-ir 'terre'.
hom. etc. è'pa-)uai et (thématique) èpào)Liai TT 208, aor. 3. sg.
ilpàcraaTO, att. èpàuu 'aimer d'amour, être épris de'; poét. èpaTÔç
'aimable'; hom. èpaTÎ^uj 'être avide de'; hom. etc. èpaxeivôç
'agréable'; hora. (lesb.) èpavvôç 'aimable' < *èpa(J- n. 'amour'
(en rapport apoph. avec è'puuç) + suff. -vo-ç; att. èpacrrôç 'ai-
mable'; epuuç m. 'amour' a passé dans la flexion des th. en -t-
(cf. TéXuuç : *Ye^«cr- et ibpuuç), gén. è'puuToç (bibl. chez Brug-
mann Gr.Gr.^ 207); hom. è'poç dat. è'puj ace. è'pov m. a passé
dans la flexion des th. en -o- (cf. hom. têXoç et voy. Solmsen
KZ. 29, 109). Parenté incertaine; skr. anh 'qui désire, avide,.
1) Bartholoniae Airan. Wb. 1764 g-roupe skr. sâpati zd hap-
et gr. éÎTTTO^ai. [L'étyni. de Schwyzer Mél. de Saussure 263 sq., âiTTO)
d'après ùittôç = skr. saktdJi 'suspendu à', i.-e. *siaqVtô-, en place d'un
*ëMPu), *dpiu etc., i.-e. *se^dgV'ô *s7agUô etc., me semble compliquée
à souhait.]
2) Wackernagel NGG. 1902, p. 737 sqq. conteste cette doctrine,
lit avec Aristarque èTTiûxaTo et y voit un pqpf. de éTT-o(TvO)ui 'fermer',
ce qui séduit, mais l'emploi du préverbe èîTi- pour changer le sen&
du verbe en son contraire est mal attesté par ailleurs.
— 271 —
dévoué; hostile, impie; m. (aussi drih) ennemi' (Fick GGA.
1881, p. 1425 sq.) a un -i- ambigu (J. Schniidt Plur. 386) ^j; —
le rapport èpaioç : skr. ratdh 'trouvant plaisir à', i.-e. *rm-t6-s
R. rem, cf. skr. râmatê 'être en repos, se réjouir, etc.' (Brug-
mann KZ. 23, 587 sq. Grdr. P 199) a été abandonné par son
auteur; — v. h. a. ruowa râwa rasta 'repos' got. razn 'maison'
(Persson Wzervv. 242 n. 1. Hirt Abl. § 191; sont à écarter
(Hlibsclimann IF. XI Anz. 55); — skr. irsyati {*f's-) zd ar^sijeHi
'être jaloux' (p. ex. Hirt l.cit. Brugmann KVG. § 201) est écarté
par Hiibschmann 1. cit.; du reste Brugmann groupe aujourd'hui
(Grdr. IP, 1, 192. 531) skr. îrsyà 'jalousie, envie' hom. àpeiri f.
'outrage' (*r?'es-; voy. s. v. p. 76) got. airzeis 'errant, égaré'
V. sax. irt'i 'en colère' v. h. a. irri 'égaré' {*ers-) lat. errô (*er.s-;
d'après quoi sans doute er7'0ï' pour ^erôs), d'un subst. ^eres-
(souniis à l'apophonie) dans skr. iras-yd-ti'W se tache'.
è'pavoç m. Voy. s. v. iopi\\.
*èpàuj. Voy. s. V. ÙTT-epàuj.
èpYov, arg, crét. syrac. etc. FépYOV, él. FâpYOv u. (cf. lac. -fâ^ep-
YÔp' où luicrBoiTÔç Hésych., c.-àd. 'YeuupTOç') 'action, (euvre,
travail' = v. h. a. icerc werah v.sax. werk v.norr.rerA- 'ouvrage'^
cf. arni.ryo?'c',gén.^orco2/ (vocalisme radical -o-)'o^'uvre' (Hiibsch-
mann Arm. Gr. I 436), zd rar^za- (< i.-c. ^uoryo- ou *uergo-}
'action, activité' pers. mod. hcwz 'travail rural', v. gall. guerg
'efficax' gaul. rergo-hretus 'cujus judicium efficax est' (magi-
strat des Eduens); èpYavri f. 'l'industrieuse', épith. d'Athéna; —
è'pbu) (voy. Sonmier Gr. Lautst. 131) fut. epHiu aor. hom. epEa
pf. ëopYtt 'faire, accomplir; sacrifier'; èpbuu < *Fepzbuj *uergiô
= v.sax. loirkiu v. h. a. wirch{i)u 'j'agis' ; poét. epYiua n. 'œuvre';
— péCuj 'faire' est pour *FpaZ:uLj (par influence de FepY-) = zd
càV'ziieHi 'il agit' got. icaïa-kja v. h. a. icurchiu y.norr. yrk
'j'agis'; sur pé^luj on créa un fut. peEuu, un aor. è'ppeEa epeEa^)
(Osthoff Perf. 596 n. 1. IF. VIII llsq.); hom. ctpeKTOç 'non
fait' T 150; cf. encore v. irl. do{f)airci 'efficit, paraf fairged
1) Skr, arili : got. aljan 'zèle', p. ex. Uhlenbeck Aind. Spr. 13.
Got. Spr.2 10, est incertain (non relevé dans Fick III'* 20).
2) Hom, êpeEa est par métathèse pour *è€pEa <[ *éF€pEa selon
Solmsen Unters. 259,
— 272 -
'laciebaf gaul.-lat. Vergilius (Fick II* 273); — épfâCoiaai,
arg. crét. FepT-, att. ipf. ^\p^o.l6\xr\\ (cf. pf. eïpTacTiaai) et lîpT-
'travailler'; èpYaTriç ni. ^) èpTadxrip m /travailleur'; arg. èpYaaiâ
f. GDI. 3362 'travail, construction'; ép-faaDipiov 'atelier' (> lat.
ergast-tdii-m. Stolz H.Gr. 507); ôpYavov 'outil, instrument';
ôpYia n. pi. 'culte (secret) d'un dieu'; ôpYiâluj 'célébrer des
mystères'; att. ôpYeuûv, poét. ôpYCiuOv, -â)voç m. 'membre d'une
confrérie religieuse' (cf. Saglio IV, 1, 235); èôpYr) etc. (voy.
s. V. p. 262). R. uerg 'agir'. Curtius^ 181. Fick 1M31. 549.
III* 395 sq. Etc.
honi. è'p YUJ èpYâ6uj (c.-à-d. FepY-) èépYiu (èFépYUJ), pf. 3. pi. è'pxoiTai,
ipf. 3. sg. èépYvO K 238, att. è'pYuj (rare) eïpYuj tragg. eipYotOoi,
ipf. oîTT-eîpYOV KttT-eîpYOV, fut. Euv-épEuu, dor. fut. epEuu (lier.
àqp€'p2ovTi èqpépEovTi auvhépEovTi), ion. è'pYUj epYvû|ai 'enfermer;
— écarter'; cypr. aor. 3. pi. KaTÉFopYOv (r)'?) GDI. 60 a 1 'blo-
quèrent' de %aTa-FépYUJ ou *KaT-eFépYuj (Hoffmann Gr. D. I 70.
173. 265); att.eipKTri ion. èpKTi'i f. 'prison'; att. eipY^ôç m. 'em-
prisonnement; prison' 2) : skr. vrajdh m. 'enclos, parc, étable'
vrjdnam 'enceinte, enclos' (Curtius^ 181) zd var'z- 'barrer'
vdr^zdna- var^zâna- v. pers. vardana- 'communauté' (Bartho-
lomae Airan. VVb. 1378. 1424 sq), irl. fra'nj 'muraille' gaél.
fralgh 'clayonnage' (Fick II* 287); cf. Foy KZ. 34, 244sqq.
KZ. 35,50. Meringer IF. XVII 153 sqq.; i.-e. *uerg-. — Lat.
urgeô (< *uurgeô) 'presser, pousser, heurter' goi.wrikan 'pour-
1) Unique formation en -àrriç d'un th. nominal, pour *èpYÔT)iç
par influence de èpYÔ^^oiuat, cf. béot. FepYOTÛuv IG. VII 2776, déve-
loppement de *FepYÔTâ(;. Solmsen Glotta I 77 n. 1. [Voy. FrJinkel
Glotta I 278 sqq.]
2) La diffôreni-e entre eïpYiw 'j'exclus' (cf. àîreîpYuu) et eïpYiu
(forme niée par Sommer) eïpYvûui 'j'enclos' (cf. Ka9e(pYvû|ui\ sig-nalée
par Eustathe et admise par les modernes (p. ex. Curtius Verb.^ II 28.
Veitch* 234 sq. 264 sq. Kiihner-Blass IP 413 sq.) est artificielle; sur
l'alternance de l'esprit doux et de l'esprit rude voy. Solmsen Unters.
221 sqq., précisé par Sommer Gr. Lautst. 127 sqq.; pour celui-ci, il
y a esprit rude quand le p médial est suivi d'une sourde (type
^pan <C*Fepoâ); sont phonétiques eïpYUJ pf. €ÎpYMa>» d'autre part è'psiu
eïpEuu eîpEa pf. 2. &g. eîpEai 3. sg. cîpKTOi adj. verb. âqpepKToç Esch.,
mais il v a eu des nivellements.
— 273 —
suivre, tourmenter' lit. vargas 'détresse' v. slav. vi^agil 'ennemi'
(Curtins 1. cit. Kluge « s. v. rcichen. Hirt Abl. § 603) semblent
former un autre groupe, de par le sens; pour lat. vergô 'in-
cliner, pencher vers' (Walde 659 sq.) voy. s. v. péMpuu ; pour
lit. verziù 'je presse, je serre' voy. s. v. hora. èpxaTduu.
hom. etc. èpéBiveoç m. 'pois chiche (fruit et plante)'; ôpopoç m.
'vesce' (< *è'popoç d'après gén. etc. ôpôpou) : lat. ervom 'vesce'
(< ^ere[g]uo'm ou *ero[g]uom), cf. J. Schmidt KZ. 32, 325. —
V. h. a. araweîz arimz ail. erhse v. sax. ei-it m. b. a. erirefe
V. norr. ertr f. pi. 'pois' (Curtius-'* 343) semblent être des em-
prunts à la même langue non indo-eur., plutôt que des parents
directs des mots du sud (Rluge*^ 97. Hirt Indog. II 655. Falk-
Torp EW. 196. Fick IIP 19 sq.); -vGoç dans des noms de
plantes (cf. Xepiveor èpépiveoi Hésych., ôbôXuveor èpépivGoi
H., etc., cf. s. V. àqjiveiov p. 109) n'est sans doute pas grec;
cf. Kretsclimer Einl. 402. Fick Vorgriech. Ortsnamen 153.
è'pepoç n. 'ténèbres des enfers' = skr. rdjas- 'obscurité, poussière'
arm. (Hiibschmann Arm. Gr. I 443) erek (et erekoy) 'soir' got.
riqis -izis 'obscurité' v. norr. r0(Jc)kr -rs 'obscurité, crépuscule',
i.-e. *{e)regVos *{e)reglies- (Curtius^ 480. Fick P 117. 526.
IIP 334. Etc.), cf. V. germ. Requa-Uvahanus (autel votif de
Blatzheim; bibl. dans Brugmann Grdr. IP, 1, 88); ép. flesb.)
èpepevvoç (<*-€a-vo-ç) 'ténébreux'; poét.èpe|uv6ç (<*èpep-vo-ç)
m/sens.
eper^a n. (pi. Théophr.) èpeT|u6ç m. (Gai. Érotien) èpiTiua n.
(llpc.) èpiYiuii f. (scol. Ar. Gren. 505) 'fèves écrasées'; èpÉTMÏvoç
'fait de fèves écrasées' (Diosc); èpeiKiç èpiKiç -iboç f. (pi. Gai.)
'orge égrugée', cf. èpiKaç • ô èpeT|u6ç Hésych. ; èpiKÎTâç àpToç m.
'pain de gruau' (Séleuc. chez Ath. III 114b) : èpeÎKuu 'briser;
égruger' ^).
hom. etc. èpeeivuu 'interroger' < *èpeF-€ivuj(SchulzeQu. ep. 97);
cf. èpeuvàu) 'rechercher' et voy. s. v. èpéuj.
hom. èpéeuj, ion. att. èpe0iz;uu 'exciter, irriter' et poét. ôpoeuvuu
'exciter, pousser' sont pour Lidén U. U. A. 1894, p. 80 n. 3 =
1) Le vocalisme de la S^e syllabe est-il correctement attesté?
-i- est sans doute -ï-, notation tardive pour -ei-, cf. èpiKeiv etc. Hpc.
cod. Vindob. 0 (Hoffmann Gr. D. III 285); -e- se comprend mal.
18
— 274 —
BB. 21, 113 11. 1 des élargissements par -dh- Tcf . PerssonWzerw.
46 sq.) de la R. attestée par gr. ôpvO)ai "faire se lever' lat.
orior 's'élever' etc.; cf. s. v. âpbiç p. 75 (mais gr. [F]op66ç
skr. [v]ûrdhvâh 'droit' sont à écarter) ').
èpeibuu, pf. fîpeiKtt (Hpc.) et récent èpnpeiKa (Plut.), pf. pass.
èpripeicTiaai fjpeicriLiai '^) 'appuyer'; è'pei(J)Lia u. 'support, étai*, cf.
àvT-ripiç -iboç f. 'contre-étai' (voy. s. v. p. 64) : lat. ridica f.
'écbalas quadrangulaire'. Frobde KZ. 22, 263; cf. Curtius° 724.
èpeiKr)^) f. (< *FepeiKâ) 'bruyère' (Erica arborea L.) : v. irl.
froech (< celt. *vroi'ko-s ^)) gall. grûg slov. vrês russ. veresû
pol. wrzos lit. viréis 'bruyère'. Curtius^ 742. Fick I* 551.
IP 287. Pedersen KZ. 38, 314. K.Gr. I 60. 175.
èpeiKU), pf. pass. èpripiYMai 'briser, déchirer', aor. bom. fîpÏKe
P 595 'se brisa' : skr. rilihdti 'rayer' rèkhà f. 'raie, trait, ligne'
(avec palatale skr. riqdti liçàti 'tirer, arracber, brouter'), lit.
rêkti 'couper du pain' rëkë f. 'trancbe de pain' raikyti 'tailler
du pain en trancbes' (Frobde KZ. 22, 264), v. h. a. nga m. h. a.
nhe 'ligne, série' v. b.a. riga 'ligne' m. h. a. rige 'ligne, rangée'
(Fick P 115. 525. IIP 343) ags. rdw rdiw (<i.-e. *roiq-uà.
Zupitza Gutt. 67 sq.) angl. 7'ow 'rangée', gall. rhicygo 'lacerare,
dilauiare' r^2c^^ 'ruptura, scissura' (Fick IP 228), i.-e. *(e)re?ç- •'').
— Lat. ringor 'ouvrir la bouche, grincer des dents' (Frobde
1. cit.) est à écarter (: v. slav. rqgnqti 'hiscere').
1) Le groupement de Hirt Abl. § 244 de gr. èpé9iu véd. vrâdhant-
sous une base îierèdh 'exciter' est caduc; le sens du mot véd. est
discuté : 's'élevant, faisant l'important'? Lidén Ein balt.-slav. Anlaut-
ges. 21 sq. rappelle v. slav. redû '*fruit, ^produit de la terre, nourri-
ture', rodt7'partus,generatio, gens, naturaM.-e.*wrôrfA-*«rerf/i-*i«-orf/i-.
2) Hom. pf. 3. pi. èpripébaTai pqpf. 3. pi. èpr|pébaTO sont des
corruptions anciennes pour èpripibaTai -to (Fick GGA. 1894, p. 236.
Brugmaun Gr.Gr.3 358).
3) Meisterhans-Schwj-zer^ 53 veut lire èpiKii d'après att. épigr.
'EpÎKeia 'EpiKeieûç (l'exemple le plus ancien est de —341); l'étym. ne
confirme pas cette graphie.
4) Du bas-lat. (gaul. latinisé) brûga un dér. *hrûgaria > fr.
bruyère.
5) Lat. rima 'fente, lézarde' est ambigu; <Z*reik-smâ ou *reik-
-mâ : èpeiKiu, ou bien < *iirïd-mà : ags. writan 'rayer, écrire' (mais
non *Hngmâ : ringor).
— 275 —
■èpeiTTiu, pf. pass. liom. èpépmTO "renverser', aor. hom. èpiTreîv
"tomber, s'abattre'; poét. èpmvri f. "pente, côte, versant'; èpei-
TTiov ord. pi. "ruines' : lat. ripa "berge', v. norr, rifa "rumpere'
rifna "riimpi' (Fick KZ. 19, 263 sq. Wb. P 525. IIP 344 sq.),
iû.riathar (< celt. '■^rei[p\dtro-) "torrens' gall. mod. rhaiadr
"cataraeta' m. irl. rëbaim (< celt. ^reijjpô, i.-e. *reip-nô) "je
déchire' (Fick IP 228); voy. aussi Persson Wzerw. 161. 215
n. 2. 234; i.-e. *(e)reip-.
-épéiTTOiuai (ptc. prés. èpéTTxuuv Nonn.) "*arracber; se repaître
de, manger' : lat. rajnô "enlever' ^), sAb. rjep "j'arrache, j'enlève'
rjepes "brigand' (G. Meyer BB. 8, 189. Alb. Spr. 367), lit. rëplès
f. pi. "tenailles' v. lit. aprepti "saisir', skr. rdpah n. "défaut
physique, lésion' véd.r«j9/izYa/i "*lésé, malheureux', v. h. a. re/se»
V. norr. refsa "punir' (Fick P 118. 527), irl. rap (< *rapnô-)
"every animal that drags to if recht (< *reptu-) "attaque sou-
daine, fureur' (Fick IP 227). Pour gr. àpiràZiuj etc. (R. srep)
voy. s. V. p. 81.
"épeaxTiXéuj "offenser par des propos moqueurs', cf. èpicrxTlXoç*
ô Xoibopoç EM. (par influence de epiç). epecr- semble être i.-e.
*eres- {*p's- *e)'s-) attesté par gr. àpéç "pXaiTTiKé' àpeiri f.
"outrage' skr. irasyà "malveillance' v. sax. irri "en colère' lat.
error {*erôs), cf. pp. 76 s.v. àpeir) et 271 s. v. è'pa|iai sub fin.
et V. d. Osten-Sacken IF. XXIII 380 sq.; -xn^ei^J est obscur;
Wackernagel KZ. 33,57 rappelle xn^^^ei' P«TTTei,TTXëKeiHésych.
et traduit "ourdir une querelle' (très douteux).
epé-Triç ni. "rameur'; èpéacruu att. èpÉTTiu (< *èpeTiuj), fut. èpecJuj
"ramer'; poét. èpe-T-|uôç m., ord. pi. èpeTjuà u. "rame'; hom.
dpecriri f. (voy. s.v. p. 228); uTTripérriç m. "rameur en sous-ordre;
serviteur'; ûrrripecriâ f. "service de rameur; les matelots (Thuc.
1 143); service'. Skr. arUvah m. "rame' aritram dritram "gou-
vernail' arità m. "rameur' (i.-e. *erà-), lat.rém?/.s (< *retsmo-s ^),
cf. v.lat.#/7Veswos)"rame', \r\.yàme "aviron' ém-rera 'profectus
est' (Fick IP 38 sq.), v. norr. roa ags. rôican m. h. a. riiejen
1) Aussi lat. irpecc -icis m. 'râteau de fer pour sarcler' O-ital.
'erpice fr. herse) selon Persson Wzerw. 225. [Voy. Eriiout El. dial. fil.]
2) Niedermann c u. f ini Lat. 56 n. 1 propose un prim. *7'ê-
-smo-s, qui est aussi défendable.
- 276 —
'rainer' v. h. a. niodar (i.-e. *r6-) 'rame', lit. irti 'ramer' irklas
'rame'(?r- <f-. F. de Saussure MSL. VIII 434); i.-e.*eré- 'ramer',
aussi dans àXiripriç '(rame) qui fend la mer' (Eur.) à|iq)r|pr|ç
à|LicpripiKÔç 'à double aviron' xpiripriç (contre Curtius^342) irev-
Triptiç hon). èeiKoaopoç att. eiKOCTopoç ion. (Hrdt.) Tpir|K6vT€poç
TTevTriKÔVTepoç att.TpiâKOvropoç îrevxriKovTopoç (voy. J.Schmidt
KZ. 32, 327)1). Curtius^ 342 sq. Fick P 363. III* 346. —
Sur skr. aratih 'serviteur' irl. ara, ace. araid 'serviteur' zd
m^Yii 'serviable ; serviteur, aide' = skr. râtih 'serviable' voy.
Brugmann IF. XIX 384. — Sur v. norr. ags. âr (angl. oar)
'aviron' voy. p. ex. Falk-Torp EW. s. v. aare I.
èpeÛYO|Liai 'vomir; roter'; èpuYY^vuj 'roter'; èpuYil f. 'rot, éructa-
tion' : lat. é-rûgô ructô 'roter', ags. roc{c)ettan 'roter' v. h. a. H-
■ruchen 'ruminer', Vii.raugml (râugêju) rûgiu v. slav. rygaja, sq
'j'ai des rapports' (Curtius^ 181 sq. Fick P 525. IIP 349),
arm. orcam 'je vomis, je rote' (< '^o-ruc-a-m. Hiibscbmann
Arm. Gr. I 483), pers. mod. a-rôy 'éructation' (Horn Np. Et. 5),.
\.-Q.*{e)reug-. — Sur lat. n^mew/'wwm 'œsophage' voy. VValde 532.
è peu 6 tu act. 'rougir' = v.norr. rzdcfa 'rougir' ; êpeuôoç n. 'rougeur';
èpeuGiâuj 'devenir rouge'; èpeuOébavov (et èpuGpôbavov) 'garance':
skr. rôMtali (h < dh) zd roo^ôita- 'rouge, rougeâtre', v. norr.
riôdr ags. réod 'rouge' got. gariuds (mieux gariups) 'honorable',
prim. 'qui rougit facilement', lit. raùsvas (< *reudh-s-) 'rou-
geâtre', i.-e. *{e)reudh-. — èpuGpôç 'rouge'; èpuBpiàu) 'rougir
(de honte)'; 'EpuBpai f. pi. (cf. Rothenhurg) 'EpuBîvoi m. pi., cf.
B 855; epuGpôç = lat. ruher (ombr. ruf ru 'rubros') v. slav.
rûdrû, i.-e. *{e)rudh-7'o-s, cf. v. norr. rodra f. 'sang (des bêtes
abattues)' skr. riidhiràh {*rudhdro-s) 'rouge, sanglant' rudhi-
rdm 'sang', puis skr. rodhrah hidhrah m. 'symplocos lacemosa',
arbre dont l'écorce fournit une poudre rouge; i.-e. *(e)rMC?A- aussi
dans lat. rtihor (< *rudîws) 'rougeur', v. h. a. rotamo (< *rudh-
-men) 'rougeur', v. slav, rûdèti sq {= lat. ruhere v. h. a. rotên)
'rougir ; — cf. en outre i.-e. *{e)7'Oîidho-s dans skr. lôhâk
(< *rôdhd-) 'rougeâtre, m. métal rougeâtre, cuivre, fer', lat.
1) (Lesb.) Téppr|Tov Tpir)pri<; Ilésych. <; *Tepp-r|priTov; *Tpi-epriToç
'à triple rang- de rames', d'un *ô è'priTOç ou *i*| ^pht»! 'la nage'. Brug-
mann IF. XIII 152 sq.
- 277 -
(d'un dial. '-'rôfos) rûfus "roux' ombr. rofu 'rubros', irl. ruad
gall. mod. rhudcV Y ow^é (gaul. Boudus Ande-roudus n. pr., cf.
Fick II* 234), got. raups v. norr. raudr ags. réad v. h. a. rôt
'rouge' V. norr. raude 'minerai de fer rouge', lit. raùdas rau-
dônas 'vow^a' raudà "couleur rouge' v. slav. rudû "rouge' ruda
"airain, métal', puis lat. rôlms rôheus rôhius "rouge' (conciliant
dial. *rôfos et lat. 'h-ôhos "sombre' < i.-e. "^rôbhos. Osthoff Et.
Par. I 79 sqq.) rôhnjô f. "rouille, nielle ou rouille des blés'^), gr.
^puai^n f. "nielle' èpuaÎTreXaç n. "érysipèle' (< *èpua(Ji-) ^), ags.
rûst V. h. a. rost "rouille' (< *rûdhsto-), v. slav. ruzda lit. rùdis
lett. rusa (< *rûdhscl) "rouille', skr. (gramm.) lôstam "rouille du
fer', et \îKi.rîissus (< *n<c?A-.so,s) "rouge foncé', v. h. a. ros(a)mo
(< "^rudh-s-men) "rouille', lit. rùsvas (< *rudh-s-) "brun rouge,
brunâtre' (Persson BB. 19, 269 sqq. J. Schmidt KZ. 32,387.
Brugmann IF. VI 103. Johansson IF. VIII 162 sqq. bibl.). Cf.
Curtius^ 252. Fick P 1 16. 298. 526. III* 351 . Etc. — Selon Pers-
son Wzerw. 48. 123 n. 2. 237 sq. i.-c.*ereudh- est l'élargissement
d'un i.-e. *ereu-, cf. skr. arundh arusâh "rougeâtre' zd a"rnsa-
"blanc' skr. (postvéd.) ravih m. 'soleil' arm. (Hiibsehniann Arm.
Gr. I 424) arev 'soleil', puis i.-e. *ereu-t- dans lat. ru-t-ilus
'rougeâtre' {<*ru-td-ro-s avec dissim. de r — r en r— Z pour
Niedermann IF. XV 120 n. 3).
tpeuvâuj. Voy s. v. èpéuu.
poét. èpéqpuu et èpéîTTuu "couvrir d'un toit'; hom.ùv|;-r|pecpi'"|ç"au toit
élevé'; ôpocpoç m. "roseau' (dont on couvre les maisons, cf. Q 451);
ôpoqpn f. 'toit' : V. b. a. Mrni-reha "crâne' [hirni "cerveau'. Sclira-
der KZ. 30, 469 scj.), i.-Q.*{e)rehh-. — Got. ratis n. v. norr. reyrr m.
V. b.a. rôr n. 'roseau' (Hirt PBrB. 22,234sq. Hoffmann BB.
25, 1 06 sq., partant d'un i.-e. "^rogUh-es-) sont à écarter, cf. Ublen-
beck Got. Spr.^ ]21sq. Fick III* 332.
ép. èpéxBou "briser, déchirer' : skr. râl-sas- n, "tourment, esprit
malin' zd rasah- "dommage' R. {e)reJc]) (Bartbolomae Ar. Forsch.
II 57. Airan.Wb. 1516. Wackernagel Aind. Gr. 1 240. Brugmann
Grdr. P 562, 791. Gr.Gr.^ 129. 297. KVG. § 301; doute de
1) [Cf. Ernout El. dial. 220 sqq.]
2) Sur les prétendus rhod. èpu9(p»T f. 'nielle' 'EpuGîpioç épith.
<i'Apollon selon Strab. XIII 613 voy. Solmsen KZ. 38, 442.
— 278 -
Kretschmer KZ. 31, 432 sq.)- — ^Soiit à écarter : gr. èpéYiaaTCt
II. pi. (voy. s.v.) ; — v. h. a. rwc 'saccade'; — v. irl. (Persson Wzerw.
25 sq. 225. Stokes, avec doute, dans Fick II* 51 sq.) orgaim
'battre, tuer, léser' (< \.-t.'*porg-, cf. ariii. 7j«rA:-rtwem 'je bats',
selon Lidén Arni. St. 85sqq.).
hom. èpëuu (c.-à-d. èpeFuu, cf. éol. èpeuuu Hdn. I 453, êpeue* èpeûva
Hésych. et autres gloses du même chez Schulze Qu. ep. 97)
èpéo)nai et eïpo|Liai (< *èpFo)uai), fut. hom. eipr)cro|iai att.
èpr|(JO)aai (*èpF-), aor. hom. att. 7Îp6)uriv inf. èpéaGai 'demander,
interroger' ; flexion athématique primitive *èp6U|ai ^) *èpû|Liev
*èpFevTi *Épû|uai, d'où flexion thématique *èpeFuu *èpFo|aai, cf.
crét. èpeuTtti 'l\\xx\\a\, TrpaKTopeç' GDI. 4952 D 5. 5073, 18,
èpeuvâuj 'rechercher' êpeuvd f. (nom postverbal) 'perquisition^
poét. èpeeivuj (< *èpeF-eivuj) 'interroger', ion. eipiuTâuu att.
èpiuTCtiu (< *èpF-uDT-) 'interroger' : v. norr. raun f. 'tentative,,
essai, recherche' reijna (< *raunian) 'éprouver' (Bugge KZ.
20,9. Fick IP 210. P 528 sq.), i.-e. *{e)reu- ^).— Got. rûna
f. 'délibération secrète, secret' v. norr. rûnar f . pi. 'runes' v. sax.
V. h. a. rûna ags. rûn irl. rûn f. 'secret' forment un autre groupe,
cf. Torp dans Fick IIP 348 sq.
hom. èpfiiaoç, att. epri|uoç 'désert, solitaire, isolé'; èpriiuîâ f . 'désert';
èprijuouu 'dévaster'. Voy. s. v. àpaiôç p. 73. — Sont à écarter :
got. (Fick III-' 24) arms 'malheureux' (< germ. comm. *arbmazi
lat. orhus gr. ôpqpavoç 'privé de parents' selon Johansson PBrB.
15, 223sq., Noreen Grd. d. germ. Phil. I'-^ 575; cf. Falk-Torp-
EW. 32 sq., Torp dans Fick III^ 19; autres avis chez Osthoff
PBrB. 18, 251 sqq., Meillet MSL. X 280); — zd (Benfey,
Fick Pli, Prellwitz- 155) a'rime adv. 'tranquillement' (voy.
Bartholomac IF. VII 60 sq. bibl. Airan. Wb. 189sq.); — lit.
(F. de Saussure Mém. 166) romùs 'calme' (voy. s. v. ^pé)ua).
poét. è p ri TÔuj 2) 'retenir, contenir, tenir à distance'; cf. (cypr., voy»
1) Cf. 1. pi. prés. .subj. èp6Îo,uev A 62 par ail. métrique pour
èpë[F]-o)u€v.
2) Walde 535 verrait un élargissement de */-eu- dans lat. riispoy-^
(gramm.) 'fouiller, scruter, rechercher'; c'est plus que douteux.
3) èpriTuovTo 0 3. 367 etc., èpriTiJ€iv B 76 par ail. métrique; voy.
Schulze Qu. ep. 339.
— 279 —
Hoffmann Gr. D. I 166. 283) èparoGev (plus exact èpaTOuGev
aor. pass. 3. pi, = hom. èprixOGev B 99)* àveTTaûcTavTO Hésych.,
qui, avec dor. èpâTÙei Soph. (Ed. Col. 164, indique un gr. comm.
-â-. Étym. obscure ; lat. sera f. Verrou' (L. Meyer I 442) est à
écarter ( : skr svâruh m. 'longue pièce de bois, poteau du sacrifice',
selon Walde 564); — Schulze Qu. ep. 325 sq. suppose un rapport
avec èpÛKUL) (voy. s. v.).
èpi- préf. intensif 'très' (èpi-auYrjç èpi-aùxnv èpi-ax6r|ç etc.). Ori-
gine peu claire; cf. pour le sens àpi- (p. 77); épi- = véd. ari-,
i.-e. *m-, àpi- étant issu de i.-e. *rri-, ou bien véd. ari- = àpi-,
alors que èpi- leur est étranger? — Sur èp- (éol. è'pBupiç f.
'grande porte' EM. Hdu.) devant consonne (pour éviter une
série de quatre brèves) voy. Hoffmann Gr. D. II 235.
è'pîBoç m. f. 'serviteur, servante; journalier'; èpi9evjuu 'travailler
à gages'. è'pï6oç comme nom abstrait a pu signifier '*aide pour
le travail', d'une base erëi erôi, cf. skr. rîtih 'courant, course,
cours des choses' rlnah 'liquéfié, coulant', lat. rïvos 'ruisseau'
(cf. aussi skr. rayah 'courant, course, hâte, impétuosité', v. slav.
na-roj 'affluence') et, avec le même élargissement -dh-, ags.
je-rœde m. h. a. ge-reite 'prêt' v. norr. g-reidr 'prêt, libre'
m. h. a. he-reite 'disposé à, apte à' v. norr. rida 'aller à cheval,
se mouvoir vivement'. Brugmaun IF. XIX 384 (bibl.). — èpî-
6aK0ç m. èpiBevjç m. èpi9u\oç m. 'rossignol des murailles', épî-
GâKri f. 'pain d'abeilles', èpîeaKuubTiç adj. Épich. fr. 61 K. (sens
obscur) se rattachent à êpïBoç, mais la filiation des sens n'est
pas claire.
èpîveoç (Hom.), èpïvôç, att. èpiveoiç m,, èpîvàç, -dboç f. 'figuier
sauvage ; figue sauvage'; èpiveôv èpivôv 'figue sauvage'; èpivàZiuj
'hâter la maturation des figues par la piqûre de la mouche à
tarière (caprification)'. Selon Prellwitz BB. 22, 284 sq. èpîveôç :
epicpoç 'chevreau', cf. lat. caprificus et mess. TpcxYoç ('bouc')
'figuier sauvage' (cf. Paus. IV 20, 2), -î- comme dans v. slav.
jariua 'laine'. — èpïvôç : lat. ornus 'orne, frêne sauvage' (Bally
MSL. XII 323 sq.) est à écarter (voy. s. v. àxepujiç p. 107).
epïvoç m. (Nie. Diosc.) sorte de campanule (?). Étym. inconnue.
'EpïvOç, -ôoç f. 'divinité vengeresse; malédiction vengeresse'; —
épith. de Déméter en Arcadie (Paus. VIII 25, 6); arc. èpïvûeiv
— 280 —
'tô eufiô) xpncreai, être en fureur' selon Paus. 1. cit. et EM. Ori-
gine douteuse : selon Frohde BB. 20, 187 sq. èpïvôç < *èpucr-vûç
avec dissini. de u — u en i — u : skr. rôsati rûsyati *; 'être de mau-
vaise humeur' rustah rusltcûi 'irrité', lit. rûstas 'rébarbatif. —
Sont à écarter : véd. Saranyûh nom d'un être mythique féminin
(Kuhn KZ. 1, 439 sqq. Curtius'' 344); — epïvuç : hom. apn att.
àpd f. 'malédiction' (Pott, Bréal MSL. VIII 252 sqq. j; — arc.
èpïvûuj (sic) < *èpïvvuu) *èpïF-vu-uu : lat. rîvâlis rîvînus v. slav.
rîvînû 'rival', R. {e)rïu 'rivaliser; garder rancune à' (Hoffmann
Gr. D. I 102 sq. [cf. Johansson Beitr. 122 sqq.] Fick-Bechtel
Persouenu.2 436). — [Voy. Solmseu Beitr, II ch. 9.]
att. éol. epiov 'laine'. Voy. s. v. eîpoç p. 228.
hom. etc. èpioûvioç, hom. èpioûvriç épith. d'Hermès, peut-être
'très intelligent' < èpi- + -ouv- *-ouav-, cf. hom. ouat-oç gén,
'oreille' (voy. s. v. ouç) et Y 34 r\h' èpioûvriç 'Epineiaç, ôç èm
9pecri TTeuKaXi|uriai KÉKaaTai et l'emploi de zd us- 'oreille, en-
tendement' au sens de 'puissance de conception, intelligence'.
Brugmann Grdr. IP, 1, 309 n. 3. — Autres avis chez Ahrens
Phil. 35, 101, Wackernagel Verm. Beitr. 39, Hoffmann BB.
15, 88 sq. Gr.D. I 276 (d'après Bergk), Johansson BB. 18, 30,
Solmsen KZ. 32, 288 sqq., van Herwerden Lex. suppl. 674.
è'piç, -iboç, ace. hom. è'piba è'piv, att. è'piv f. 'lutte, discorde'; èpiZluu
ép. èpibaîvuu poét. èpib|uaivuj 'être en querelle'. Etym. douteuse;
èpiç a été rapproché de skr. di'ih arih 'ennemi, hostile' (L.Meyer
1447. Hirt Abl. §543. Brugmann KVG.§426, tous trois avec
doute, cf. Persson Wzerw. 26. 84, qui y joint à tort hom. dptî f.
'violence' et son groupe -). — Sont à écarter : gr. èpéGuu (voy.
s. V.); — skr. rtih ftiJi f. 'attaque, lutte' v.slav. retl {rati) f.
'lutte' (Fick P 10 sq. 169); — v. norr. reita v. h. a. reizen 'ex-
citer' (Hirt Abl. § 543) ; — arm. lier, instr. heriv 'colère, ja-
lousie, lutte' (p. ex. Scheftelowitz BB. 29, 52; hei' : skr. Irsyâ
hom.àpeiri selon Lidén Arm. St. 83sq.); — v.norr. erta (< gcrm.
1) Skr. rôsati : gr. àXûuu 'ôtxQ. hors de soi' selon Schulze Qu.
ep. 310 sq. (voy. s. v. p. 47).
2) Skr. i7'asyâti 'se fâcher' (Fick IP42.. Bnigmann Grdr. 1^461.
KVG. § 200. L. Mi-yer I 447, connue alternative) est donc écarté.
— 281 —
comm. *artian) 'agacer, taquiner' (Falk-TorpEW, 196 sq.); —
néerl. rijten "déchirer, lacérer' (Schrijnen KZ. 42, 100).
êpicpoç m. "chevreau' (suff. -lilio-) : irl. (moy. et mod.) earh "che-
vreuil' (< celt. *erl>os, i.-e. ^er-bho-s) = nwéd. jiùf norv. dial.
erv jarv jerf'giûo borealis' (bibl. chez Osthoff Et. Par. I 307),
puis lat. ariês 'bélier' ombr. erietu "arietem', lit. é'ras lett.
jèrs y. pruss. eristian "ag-neau' serb. russ. jarina "laine des
agneaux' (Fick P 494 etc.) anii. (selon Lidén Arm. St. 23 sq.)
oroj (< '^eroj) "agneau, agnelle'. Voy. aussi plus haut p. 229
n. 1. — V. h. a. rêh "chevreuil' ail. riche "chevrette' skr. (cf.
.Johansson IF. II 52 sq.) riçyah m. "antilope mâle' (Hirt Abl.
§ 542, dans l'hypothèse douteuse d'une base eroi "mâle de
quadrupède') sont à écarter.
è p i uu Xr) f. "tourbillon, tornade, ouragan'. Etym. obscure. — [Voy.
Solmsen Beitr. II ch. 9.]
êpKOç n. "clôture, cloison, barrière; — filet de chasse'; épKeîoç,
att. ëpKeioç "qui concerne Teuceinte d'une cour' ^). Selon Me-
ringer IF. XVII 157 sq., le sens initial fut "claie, clayonnage',
cf. lat. sarcina "faisceau, paquet' sarciô "ravauder, rapiécer',
prim. "réparer (une paroi clayonnée)', cf. sartus tecfus "(maison)
clayonnée et couverte, donc : toute prête'. — La parenté avec
V. slav. sralca "vestis, tunica' (< slav. comm. *sor7xâ. Solmsen
KZ. 32, 275 sq. Meringer 1. cit.) est douteuse à cause de lit.
szafhas "vêtement de pêcheur', qui, s'il n'est un emprunt
(Solmsen 1. cit.), fait supposer une initiale îc- (Torbiornsson
LM. I 31); — lat. surculus "rejeton, scion, drageon' (Meringer
1. cit.) est un dim. de surus "branche, piquet, pieu'. — Voy.
aussi s. V. ôpKoç.
I. ëp|ua n. (*aF-) "centre de gravité, support, étai'; hom. épiuîva
m. ace. sg. x\t 198, épiiiîcTiv dat. pi, 0 278 'pied de lit' : lit. sveriù
sverti "soulever, peser' i^varùs "lourd' svoras "poids d'horloge'
Hvàras "livre, f. ; balance', v. h. a. sirfn-i siviir "lourd', lat.(5- : su-)
sërius "sérieux' (cf. lat. gravis "lourd; sérieux' et got. sicërs
"honoré, estimé'), selon Vanicek Lat. Spr. - 348.
1) Le tardif épKâvii f. 'haie' est une modification de ôpKdvii
d'après è'pKoç.
— 282 -
II. ion. att. é'piaa n. 'écueil' < *Fepcr)Lia, i.-e. *uers-mn = skr.
vârsma n. 'éminence, colline' (Frôhde BB. 17,304) vdrsîyan
comp. 'plus haut', lat. «errwca {<i*versuca) 'éminence, verrue',
irl. ferr 'meilleur' (< *vers- '*supérieur') farr 'colonne, pilier'
^2i\\.gwarr 'occipitium, cervix' (Strachan IF. II 37<». Fick IP
274), ags. icearr 'durillon', v. slav. vrîchû 'sommet' lit. virszùs
'le dessus'^). Voy s. v. piov. — Arm. i ver 'vers le haut, en haut'
(Hiibschmann Arm. Gr. I 495) est à écarter (< *upero-, cf.
gv. ÙTTèp, selon Bugge KZ. 32, 59, Pedersen KZ. 38, 194).
III. epiua n. 'pendant d'oreilles'; KaGepjua n. m/sens. Voy. s. v.
eïpuu I. p. 229 etn. 2. 2)
^piLiaiov 'bonne aubaine', prim. 'don d'Hermès (dieu des heu-
reuses rencontres et des rapides fortunes)'. EM. Suid. Phot. ^).
épiuriveùç, -éujç m. 'interprète'; épinriveijuj, épid. aor. fip|udveuO"e
GDI. 3339, 88 'exprimer sa pensée par la parole ; faire connaître ;
traduire'. Etym. obscure. A été rattaché par Prellwitz- 157 à R.
ser 'lier' dans eïpiu I. et lat. sermô f. 'entretien, conversation',
prim. 'liaison', mais sermô {s- : su-) est plutôt parent de osq.
1) Curtius^348 (bibl.) tenait les mots skr. lat. lit. v. slav. pour
parents de ôpoç 'montag'ne', mais ôpoç n'a sans doute pas eu de F-.
2) Il \ a une métaphore obscure dans hom. |ae\aivéuuv 'ép\x' ô6u-
vduuv A 117; cet é'piua a été tantôt rattaché à eïpu), donc: 'série, en-
chaînement' (Ameis), tantôt pris pour é'piua I. au sens de 'point d'appui,
fondation, oriy-ine' (p. ex. Buttmann Lexil. I 113), tantôt (Curtius^
347; très douteux) rattaché à 6p|un f. 'impetus', cf. àcpopiun 'point de
départ, source' et tiré dès lt)rs de R. ser dans skr. sârati si.sarti
'courir, couler'.
3) L'étym. de 'Epiafiç est inconnue; dor. 'Epjiâç « *'Ep|uaâ(;)
éol. 'Epiuâç ép. 'Epinéâç 'Epiueiôç (voy. Solmsen Beitr. I 240 n. 1) ép.
tardif 'Epiaeîriç ion. att. 'Epiuriç, puis thess. Ep]uauou dat. GDI. 1300
sont les hypocoristiques de *'Ep)uaFujv (cf. TToTibôç : TToTeibaFuuv), cf.
'Epiadujv Hsd., lac. 'Epfudiuvi dat. inscr. métrique Le Bas-Foucart 167, 5,
lac. arc. 'Epiaâvoç gén., mess. 'Epiuâvi dat. etc. Les opinions de Kuhn
{: skr. Sâramêyah 'fils de la déesse-chienne >S'rtramâ', gr. ôpiuri '*tem-
pête'), Max Millier ('EpiiUâç '*fi!s de l'aurore'), Welcker (: gr. ôpimî
'succession du jour et de la nuit, de la vie et de la mort'), Preller
(: gr. ëpiaa 'tas de pierres', cf. les épiuaîa, épiiiaîoi Xôqpoi, è'piuàKeç),
A. Legrand dans Saglio III, 2, 1802 bibl. (: gr. ôpMn '*désir passionnel'
et confusion avec êpiaoKcç) sont désuètes.
— 283 -
sverrunei dat. 'parleur, harangueur' v. norr. swrtra '"répondre'
suqr 'réponse' ags. and-swaru angl. anstoei' 'réponse' (Osthoff
BB.24,211sqq.) russ.ssôra (<*sw-sor-) 'querelle' v.slav. svara
'rixe' (Solmsen Unters. 206), i.-e. *suer- 'dire'; ép- serait-il aussi
né de *suer-? Y eut-il un *ëp|ua ( : lat. sermô, cf. x^ÎMCx : xei|utjuv)
ou un *ép|uôç (< *suerm[n]o-s?) 'parole ou réponse'? un *ép[)io-]
-juriveûç, cf. )ur|vù(jj dor. jLiâvvjo) 'révéler"? — Sommer Gr. Lautst.
133 rattache épjuriveùç à R. Fep 'dire' dans eïpuu IL, fut. ép. ion.
èpéui, en expliquant l'esprit rude par la présence du groupe
médial -p)n-.
^pvoç n. "jeune pousse; fig. rejeton, descendant' (suff.-voç):norv.
runne rune 'branche' v. norr. renna 'pousser, croître vite'; voy.
s. V. ôpvD|ui*). Bugge Curtius' Stud. IV 327. Persson de orig.
gerundii 58. Bechtel Glotta I 73. Meillet MSL. XV 260. Fick
III* 17. On en a rapproché è'pvia pi. n. 'figues sauvages'; l'avis
dubitatif de Bezzenberger dans Fick 11'^ 274 ( : irl. fern 'aune'
< celt. *verna, d'où franc, verne) est à écarter, cf. Lidén IF.
XVIII 485.
hom. è'poç m. 'amour, passion'; poét. èpôeiç 'aimable'. Voy. s.v.
è'pajuai.
ëpTTuu, ipf. eîpTTOV 'ramper; poét. et dor. s'avancer, aller' = skr.
sârpati lat. serpô 'ramper, glisser'; poét. ipnvluj 'ramper';
épTrexôv 'tout ce qui rampe ou se traîne ; reptile' ; épTTrjXn f. Ver' ;
ëpirriç,- riTOç m. épirriv, -f^voç m. 'dartre'; ëpTTuWoç m. 'serpolet'^):
skr. sarpdh m. 'serpent' (Curtius^ 265) alb. garpsr 'serpent'
(G. Meyer Alb. Spr, 137) .sterpîil pi. 'tout ce qui rampe' (< i.-e.
^serp^'loiio-. Pedersen KZ. 36, 284), puis gr. ôpTinH m. 'rejeton,
jeune pousse, rameau' selon Curtius l.cit. et Bechtel Glotta I
73 sq. (autre avis sur ôpirriH supra p. 81 s. v. âpTiri I.).
êppaoç m. 'bélier (Lycophr.); — sanglier (Call.)'. Mot obscur.
lesb. (Aie.) èppevTi adv. tiré d'un ptc. prés, act, lesb. eppeiç (cf.
êppuj), prob. au sens de 'de fond en comble'. Hérodien, EM.,
Brugmann IF. XVII 11.
1) Ehrlich KZ. 39, 566 siippose sans besoin un *è'pcTvoç. Avec
un développement de sens différent, mais une identité formelle ëpvoç
= skr. ârnah n. 'vague, flot'.
2) Lat. serpullum est un emprunt au grec, avec influence
de serpô.
— 284 —
è'ppuj (<*Fepaiuj), fut. èppr|(7uj ""aller péniblement; aller à sa
perte; périr'; él. Fàppriv GDI. 11.Ô2 au sens de Fépprjv 1153
'cpeÙYeiv, être banni' selon BJass ad 1. : lat. verrô (v. lat. vorrô)
'traîner à terre, laisser traîner, balayer' versus -ûs m. 'sillon,
ligne, rangée', v. norr. rorr 'sillon, sillage' (Curtius'^ 345),
V. slav. vrïchq vrésti 'battre (en grange), égrener' vrachû 'bat-
tage, égrènenienf (Fick P 550 sq. Vondrâk Vergl. SI. Gr.
I 271. 356), i.-e. *uers- 'traîner à terre' (intrans. en grec). —
Torp dans Fick IIP 398 sq. sépare de ce groupe v.sax. v.h.a.
îoerran 'embrouiller, entortiller'.
hom. é'pcTai f. pi. i 222 'agneaux nouveau-nés'. L'emploi méta-
phorique de é'pari 'rosée' dans ce sens trouverait une confir-
mation dans bpocToi Esch. Ag. 141 'petits d'animaux' (bpôaoç
'rosée') et vpdKaXoç m. El. NA. VII 47, ipàKaXov n. Ar. Byz.
(Eust. 1 625, 46) 'petit nouveau-né d'un animal', )ar|Tepeç vjjaKa-
XoOxoi Soph. fr. 962 'mères avec leurs petits' (ijjaKàç f. 'pluie
fine').
€paTi (sur l'esprit rude voy. Sommer Gr. Lautst. 89. 115. 124 sqq.)
dor. é'paâ, ép.èépcTn, Pind. è'epad (voy. Solmsen Beitr. 1 240 n.) f.,
crét. àepcTav (àépaâv?)* tï]v bpôaov Hésych. ^) 'rosée'; bom.
eparieiç et èepaneiç 'couvert de rosée' : skr. varsdm 'pliiie' (J.
Scbmidt Plur. 21. 29) vdrsati 'il pleut', irl. frass (< celt.
*vrasta, i.-e. *urs-ta, cf. Pedersen K. Spr. I 44) 'pluie' (Cur-
tius^ 345), i.-e. *uers- 'arroser'; cf. aussi (du sens spécial
de 'semen emittere') skr. vfsan- (zd *varsan-, d'où vardsna-
'mâle')'mâle; m. homme, cheval entier, taureau, etc.' vfsah m.
vfsàbhali m. 'taureau' rrsn/h 'mâle; m. (= zd varsnay-)
bélier' rfsanah m. 'testicule', lat. verres (< *versës) 'verrat',
lit. verszis 'veau' (Fick P 132. 316 sq. 550); cf. i.-e. *ers-
dans epariv -) âpcri-jv et voy. aussi s. vv. àTr-epâuu oùpéuj. Pour
des rapports plus éloignés voy. Johansson KZ. 30, 41 8 sq. (bibl.).
IF. II 61 sq.
1) Cf. àépoï] d'un fragm. élégiaque de l'époque hellénistique
(Solmsen Unters. 261 bibl.).
2) Alternance indo-eur. ?.'-:0-; d'autre part Pedersen K. Spr.
I 176 suppose une métathèse préindo-eur. -nr-^rn-, d'où r- : skr.
varsdm : skr. râsah m. 'suc' v. slav. rosa lit. rasa lat. i-ôs 'rosée'.
— 285 —
lesb. ion. ai'g-. lier. gort. (sans F-) êpcrtiv 'mrile', él. èpaevaiTepoç
(cf. arc. àppévTepoç). Voy. s. v. âpariv.
bom. ptc. aor. èpu-fovTa ace. m. sg. 'mugissant'; hom. èpuT^il^oÇ
Z 580 'mugissant (taureau)'; èpuYrjTajp" Por|Tr|ç Hésych. : lat.
rûgiù ^) 'rugir' et (i.-e. *rug-) v. slav. rûzati pol. rzac "hennir'^
puis gr. pOSeiv 'gronder (chien)' dipûTn f. 'hurlement' dipùYiLiôç
m. 'rugissement' ujpùYiua n. 'mugissement (des flots)' (sur quoi
voy. Kretscbmer KZ. 38, 135 et s. v. ujpuo^ai); sur les élar-
gissements de i.-e. '^{e)rèu- 'crier, émettre un son' voy. Persson
Wzerw. 196sq.
èpuBpôç 'rouge'. Voy. s. v. èpeuBoi.
èpÔKuu, aor. hom. èpuKaKOV, et pré.s. hom. épûKavàuu épDKavuu 're-
tenir, écarter, repousser'; élargissements de R. uerclHi dans
èpuuj 'tirer'; pour le redoublement dans èpûK-aKOv cf. hom,
rivlrr-aTTOv : èviktoi, skr. arp-ipat aor. (sans augment) de arpd-
yati 'mettre en mouvement'.
hom. prés. inf. èpuaGai (*Fepu-) H 260, ipf. epucTo epOro et, avec
passage dans la flexion thématique, èpôeTo Z403 (voy. Solmsen
Unters. 40), fut. eipû6|uea0a eîpvjcraovTai aor. inf. èpûcfacrBai
eipùaaaaBai (ei- pour è- par ail. métrique. Solmsen op. cit. 246),
pf. ei'pû|Liai (*FeipD|uai < *Fe-FpO jaai. Solmsen op. cit. 240 sq.)
3. pi. eipûatai 'protéger, sauver, garder, tenir ferme, retenir';
nouv. ion. prés. eipùo|uai (< *èFepuojuai. Solmsen op. cit. 248)
'retenir, garder'; epu|ua n. 'abri, défense'; epuiuvôç 'fortifié' ^) ; ép.
èpuai-TTToXiç, -loç f. 'protectrice de la cité', épith. d'Athéna ^) :
skr. varûtà m. 'protecteur, défenseur' vdrfitham n. 'protection'
vrnôti 'couvrir, envelopper, empêcher, écarter' (cf. supra p. 224
' n. 3), m. irl. ferenn 'jarretière' (Fick IP 271), got. icarjau
V. norr. veria ags. werian v. h. a. werjan 'défendre, protéger'
(bibl. dans Solmsen op. cit. 245), base uercV'a 'protéger'*),
1) Pour la quantité de Vu voy. Niedermann Mél. de Saussure 46.
2) [Pamph. êpeinvi GDI. 1260 = *èpû|uviov 'forteresse'; voy. Thumb
Gr.D. 302.]
3) Puis Eùpu- comme élément de nom propre dans éol. Eùpuoî-
-Xaoç «*'E-Fpuai-) ion. Eùpù-Xeiuç cor. Eijpù,ua<;; bibl. dans Hoffmann
Gr. D. III 399 sq.
4) Le sens de 'protéger' est dérivé du sens de 'fermer, clore',
— 286 —
liom. epûTO contenaot *uerfi- (degré plein + degré réduit), pf.
*Fe-Fpû-)aai et hom. pû-aGarsauver' (voy. s.v. puo)iai) contenant
*urû- (degré zéro + degré réduit). — Lat. servô 'sauver' got.
sarii-a 'armes défensives, équipement' (Schulze Qu. ep. 325 sqq.
hihl.) sont à écarter; — de même v. h.a. (p. ex. Kinge*^ s.v.
riemen I., Ilirt Abl. § 475) riomo 'lien, ceinture, courroie', cf.
Torp dans Fick IIP 348 et Falk-Torp EW. 889 s. v. rem.
èpucripri f. 'nielle'. Voy. s. v. èpeuOu).
èpucTi^AOV 'érysimum' (plante médicinale) Théopbr., eip- Nie. par
ail. métrique ; aussi pOcTijLiovNic. : è'puffGai 'sauvegarder'. L.Meyer
I 454 sq.
èpucTÎTTeXaç, -aTOç n. 'inflammation de la peau, érysipèle'. Voy.
s. vv. èpeuBuu et TTé\|ua.
€pûai-x6ujv 'qui fouille la terre', épith. du bœuf laboureur
(Straton chez Atb. IX 382 e); selon Schulze Qu. ep. 318 est
parent, avec pûiôç dans hom. pûxoîcyiv Xdecrcri L 267. S 10, de
lat. ruô (cf. le composé ë-ruô) au sens de 'déterrer, fouiller, gratter
(la terre)', cf. rûta caesa n. pi, 'tout ce qui est ou extrait du
sol ou coupé', V. slav. ryjq 'je creuse' rûvq 'je défriche, je sarcle';
cf. en outre \\i.7'duju ràuti 'déterrer (une plante)' rayéïi 'sarcler',
skr. rav- ru- {rdrat, rudhi) 'fracasser', irl. ruam (< *rouma)
'bêche' ruamor 'effossio' (Fick 11^ 234), v. norr. ryia 'arracher
la laine aux brebis' (Osthoff MU. IV 28 sq.) got. riurs 'péris-
sable' v.norr. ryrr 'médiocre, pauvre', puis (i.-e. *reudh- *rudh-)
v. norr. riôdr v. h. a. riiiti v. norr. ruâ v. h. a. rod 'essartage'
(Fick V 119. 528. IIP 348. 351 sq.), zd raoôija- adj. 'à essarter'
(Bartholomae Airan.Wb. 1496), base ereua^ 'arracher, fouiller'.
èpuuu (*Fepùiju pour *F€pû-|Lii), inf. (flexion athématique) eipu)uevai
Hsd. (ei- par ail. métrique ou < èFe-), pf. moy. hom. eïpD|aai
(< *F6-Fpî)-)aai. Solmsen Unters. 239 sq.) et KaT-eipuffiai 0 151,
nouv. ion. eipûiu (<*è-F€piJ-. Schulze Qu. ep. 317. Solmsen
op. cit. 244 sq. bibl.) 'tirer'; adj. verbal èpucjTÔç Sopb. Aj. 730
cf. skr. api-vrnôti 'clore* apa-rpwti 'découvrir, ouvrir', v. slav. virq
vréti 'clore' lit. veriù vérti 'ouvrir ou fermer' {^àt-veriu 'j'ouvre' ùé-veHu
'je ferme'), lat. aperiô operiô «.*ap; op-yeriO), puis osq. veru 'por-
tam' ombr. verof-e 'in portam', lit. variai pi. 'porte* v. slav. vora
'saepiraentum' (Brugmann IF. I 174 sq., bibl.).
— 287 —
'tiré'; base uera^'u 'tirer', d'où *Fepû-|Lii et *Fpû- dans pD|u6ç m.
'timon', pùirip m. 'tireur d'arc (Od.); pi. traits d'im attelage
TT475', poià n. pi. Hsd. 'rênes', cf. aussi hom. pvaxâlw 'traîner
çà et là pour outrager', hom. puaiaKTuç, -uoç f . a 224 'violence'.
è'pqpoç n. 'peau' (Nie). Étym. inconnue; rime avec CTTepqpoç n.
m/sens.
hom. èpxaTàuuHlô 'parquer'; êpxaioç • cppaY|u6ç ('clôture')Hésych. ;
ôpxttTOç m. 'enclos d'arbres; parc, jardin' : v.h.a. wurgen''com-
primer, étreindre, étrangler' v. norr. virgill 'corde', lit. verziù
'je serre, je lace' verèys virzys 'corde' viréëti 'lier' v. slav. vrîzq
'je lie' slov. niod. vrzèl 'clôture, baie' osq. verehia-
(< *uergh-iâ-) 'commune, ville', i.-e. R. uergh. Brugmann IF.
XV 84 sqq. (bibl.). — Lit. sérgmi 'je garde' (Fick P 562) est
à écarter.
è'pxojLiai 'venir' < *èp-aK0-|uai ^) : ^\i\\rcchâti {-cch- <.-skh-) 'ren-
contrer qc, atteindre' (Fick P 20. ° Walde KZ. 34, 478. Hirt
IF. XII 228 sq.) v. pers. rasatiy pers. mod. rasad 'venir' (Bar-
tholomae IF. II 264. Horn Np. Et. § 616). — Sont à écarter :
êpxojLiai < *èp0-(TKO|Liai : skr.rc^Aa^i 'prospérer, réussir' (Wacker-
nagel Dehnungsges. 3); — è'p-x-0|uai (cf. aTevà-xuJ xpu-xw etc.) :
gr. ôpxéo)aai 'danser' skr. rghàydti 'trembler; tempêter' (Persson
Wzerw. 25. 236 n. 1); — è'pxo|Liai < *ergh- : alb. aor. erôa 'je
vins' (G. Meyer Alb. Spr. 96. Pedersen KZ. 36, 335. 37, 243)
irl. regaid 'il ira' (Sarauw Irske studier 96. KZ. 38, 160).
èpLubiôç m. 'héron' : lat. ardea 'héron' (Curtius^ 345) v. norr.
arta 'un oiseau' suéd. ârta 'sarcelle' (Bezzenberger-Fick BB.
6, 235. Fick P 355. IIP 19) serb. rôda 'cigogne' (Solmsen
Unters. 75 sq.) 2).
1) Un suff. -skho- (Prellwitz- 159) serait unique en grec; le x
est dû à l'amuïssement du a interconsonantique.
2) L'i souscrit, attesté par Hérodien, n'est pas primitif; un
èpuubioç a pu par étym. pop. (êpuuç ou èpiutî), et d'après des forma-
tions en -ibioç, devenir èpuuîbioc, et plus tard, après contraction, être
accentué sur la finale, cf. ai^uTriôç, xapaf>P>ôç; de mOme on ne sait
si la forme accessoire ^uubiôç Hippon. fr. 63 avait i souscrit, et son
ton n'est pas certain (Solmsen 1. cit.); tûjv àpuubi[û)v] Hérondas VIII
(Biicheler, Meister) est lu Tùjvap uubi[ par Crusius et Nairn.
— 288 —
I. hom. èpuuri f. (< *épuj[(T]â) 'impétuosité, élan'; hom. èpuoéuj
's'échapper avec force (sang) ; se retirer vivement de' : v, norr.
rds f. 'course' ags. rœs m. 'course, attaque' (angl. race) m. h. a.
vas n. 'courant violent' (cf. franc, raz 7'as) v. norr. rdsa 'se
mouvoir rapidement' ags. résan 's'avancer avec impétuosité'
m. 1). a. râsen 'tempêter', germ. *rcU-- < *rês- en rapport apoph.
avec *{e)rôs-. Fick P 530. 111^ 340. Falk-Torp EW. 881.
IL hom. èpuuri f. (< *èpujFâ) 'cessation (TToXéinou), repos'; hom.
èpuuèuu B 179 'cesser, s'arrêter' : v. h. a. ruoica ags. rôio v. norr.
rô 'repos, paix', puis v. h. a. ràica (avec ë indo-eur., *{e)rèu- :
*{e)rôu-) 'repos'. Fick P 530. IIP 346. Falk-Torp EW. 906.
è'piuç, -UJTOÇ m. 'amour'. Voy. s. v. epajuai.
att. èpujTdin 'interroger'. Voy. s. v. hom. èpéui.
att. èç, pamph. iç, crét. (Vaxos) içç iç ace. 'dans'. Voy. s. v. eîç.
ècJGriç, -f)T0ç f., è'a9oç n. 'vêtement, habit'. Voy. s. v. ëvvOjLii.
ècrGiuj et êffGuu (seul. prés, et ipf.) 'manger'. eaGiu < *èb-Gu)
(type TTÛ-Guj), voy. s. v. èbm ; èaGiuu est un élargissement peu
clair de êcrGu) (exemple isolé du suff. -luu < i.-e. -iio- : -iiu
< i.-e. -io-?). Brugmann Gr.Gr.^ 297. 298. 302.
èaGXôç (suff.-6\o-, i.-e.^es + -dhlo-) dor. (Pind.) èffXôç 'bon, cou-
rageux, viril, noble, vaillant' : skr. édhaté 'prospérer' (< *«zf?^«-),
cf. £u-ç < *è(J-u-ç. Brugmann KVG. §§ 287. 687. — Autre
étym. de Fick KZ. 42, 84; à écarter.
hom. ipf. è'oKOv è'(TKe, formation inchoative de R. es 'être' =
v. lat. escit escunf 'erit, erunt', i.-e. *es(s)îco-.
€(J|ua n. 'queue d'un fruit, pédoncule' (Arstt.) : ëloiuai.
é(J)Li6ç m. 'tout ce qui se pose, d'où : essaim (d'abeilles, etc.)':
ëZ;o)Liai; dcpea^ôç m. 'essaim' (Arstt. HA. IX 42, 3) a subi l'in-
fluence de dcpeaiç f. 'essaim' (Arstt. HA. IX 40, 25), cf. àqpîrm»
'lâcher'.
hom. ëanepoç m. 'soir; vespéral' (ëcTTrepoç àcrinp 'étoile du soir'),
là ëcjTTepa 'soirée'; posthom.éaTrëpâ f. 'soir'; éanépioç 'vespéral;
occidental', cf. locr. FeaTrapiujv gén. pi. GDI. 1478; écmepivôç
'vespéral'. Féanepoç = lat. vesper (loc. vesperî) gall.Mc^er corn.
(jurth-uher \v\.fescor 'soir' (< Q.ç\i.^vesperos, cf. Zimmer KZ.
23,276. FoyIF.VI328.Vm203. Brugmann IF. XIII 157 sqq.
bibl.), à côté de quoi lit. vàkaras (< *ueqeros. J. Schmidt
— 289 —
Pliir. 196 sq. Solmsen Stud. 25) v. slav. vecerii 'soir'; arm. çjiiier
'nuit' est à écarter (Brug-mann 1. cit. L. de Patrubâny IF. XIV 55.
Scheftelowitz BB. 28, 291). Selon Brugmanu 1. cit., i.-e. *Me-
-speros *ue-qeros contiennent un préf. *ue- Vers le bas, loin
de' ( : skr. dra m/sens) cf. ail. etc. west < *Me-5 ( : skr. avdh 'vers
le bas') + sut'f . -t (cf. '&\u'.ai-ds-tàd 'en dessous'); *spero-s et
*-qero-s auraient signifié 'qui se meut rapidement', par allusion
au soleil couchant et aux vibrations de ses derniers rayons;
*-spero- : skr. spliurâti 'briller, étinceler' gr. (JTraipuu 'palpiter' etc.
(voy. s. V.); '■^-qero- : lat. coruscus 'brillant, étincelant'? Voy.
d'autre part Wiedemann BB. 28, 68 sq. 83.
ëcTTTOiaai forme épique tardive pour ëiTOuai 'suivre' d'après l'aor.
éaTTÔjuriv.
impér. aor. 2. pi. êaiTeTe. Voy. s. v. èwérriju.
ion. èdcTriv, fivoç m. 'roi (Call.); okiairiç (Hérodien); irpôpouXoç
Et. Gud. ; prêtre d'Artérais, à Elpbèse (Paus. VIII 13, 1)'; ècrcrri-
veùo) 'être ce prêtre'. Hypothèse d'Ehrlich KZ. 42, 316 n. 1 :
ècrariv < *FeKiriv : véd. vaçin- 'souverain'. [Voy. Add.]
ion. att. èaxe (< *èvcrTe, voy. s. v. eiç) béot. êTie (< ecTTe) locr.
delph. èv-Tf. ^) 'jusqu'à'; i.-e. *^e sert à indiquer la direction
(question quo7)\ cf. pour le sens eiç eKaTÔv 'jusqu'à cent'.
Brugmann Gr.Gr.^ 254 (avec bibl. des avis divergents). 455.
548. IF. XV 73. KVG. § 581. — Autre avis encore chez
Gtinther IF. XX 1 1 sqq.
att. Pind. éaxiâ, éol. tbess. béot. dor. xGixù. ion. icTTir) f. 'foyer;
demeure'; èqpéaTioç 'qui vient s'asseoir au foyer comme sup-
pliant' ri 248. ly 55; 'qui a un foyer, une maison' B 125; hom.
etc. àvéaxioç 'qui est sans foyer, vagabond'; ô|uéaTioç 'qui vit au
même foyer que'; att. écTTiâuj, ipf . daiujùv, ion. laxiauj 'recevoir
à son foyer, à sa table'. Le vocalisme est peu clair ^), la question
de l'initiale non résolue; Solmsen Unters. 191 sqq. 213 sqq. ne
trouve pas de trace de F- dans hom. locr. delph. él. béot., suspecte
1) Delph. hévTe GDI. 2561 B 44, C 18. 38 par influence de dor.
âç (att. ê'uuç) "jusqu'à'. Baiinack GDI. II 727. Sur le prétendu ion.
èOKe voy. Brugmanu Gr. Gr.^ 254 n. 1.
2) e atone s'est assimilé à ( tonique, selon Hoffmann Gr. D.
III 282.
19
— 290 —
arc. Fiatiaugén. (nom propre) GDI. 1203, voit dans YiaTÎa* èa-
Xâpa(ms.éaxâTri) Hcsycli., non *FiaT{a, maishiaTÎa, sépare écJiia
de lat. Vesta, rattache écTTia à èaxàpâ 'foyer', R. ies, et Vesta
{<*vestd on "'vostd '*lieu de séjour') à R. ues demeurer', cf.
got. wists 'séjour' Y.h'].feiss {<C*ues-tis) 'séjour' foss (< *uos-
tos) 'repos' ^). Sommer Gr. Lautst. 94 sqq. combat Solmsen;
Walde 666 et Kretschraer GlottaI384 (cf. Einl. 162 sq. bibl.i
maintiennent le rapport 'Eaxia : ]'esta-^ les arguties d'Ehrlich
KZ. 41, 289-94 {*F\OT\â [d'où att. écriiâ par influence de ia-
xdpâ] <*crFi(JTiâ: v. h.a.swldan 'brûler' \at. sitis 'fièvre ardente,
soif) ne convainquent pas. — Si le grec n'a pas eu de F-, y
aurait-il un rapport entre écTila et è'Z;o|aai R. sed (cf. pour le
sens lat. sêdès), entre icTTia et itiu? [Voy. Add.]
èaiiu f. 'substance, oùaia'; àeieffxuj f. 'existence éternelle'; àîre-
axuj f., àrreaTuç f. Hésycli. 'absence'; eùeaxuO f. (seul. dat. -oî
ace. -tO) 'bon état'; KaKeaxuO f. Hésych. 'mauvais état': ei|ai R.
es 'être'; cf. Danielsson Gramm. anmarkningar II 3 (U. U. A.
1883).
hom. é'axuup, -opoç m. Q 272 'cheville' fixée au bout du timon
<*Fep(y-xop- R. Mers 'être pointu' dans skr. vdrsma 'pointe' et
les mots cités s, v. epiua II. 'écueil', cf. ucrxaE" irdaaaXoç Kcpd-
xivoç Hésych. < *ùp(yxaH (degré réduit de *uers-), selon Fick
P 543, Ilias 234 et Sommer Gr. Lautst. 117 sq. [Voy. Add,]
è (T x« P ci f- 'foyer, brasier, réchaud' <*ie(Jxapâ: v.slav.(Prellwitz^
105) iskra 'étincelle' (< *?6'-Mm), RAes (Solmsen Unters. 218).
— La.t. scintilla 'étincelle' (Kozlowsky Archiv f. slav. Phil, 11,
387 sq.) got. azgô 'cendre' (Pedersen KZ. 32, 273. Noreen
Abriss 188) sont à écarter.
è'axapoç m. sorte de poisson ('sole'?). Étym. inconnue. — V.
slav. fl^iem 'cTaûpa, lézard' (Zubaty KZ. 31, 15, avec doute)
est à écarter (cf. Berneker EW. 33).
êcTxaxoç '*qui se trouve le plus loin au dehors, extrême, dernier',
formé sur *£(Jxo- 'qui est au dehors' <*egzgho- *eghsqo-, cf.
il, selon Wackernagel KZ. 33, 40 sq. (bibl.), Brugmann Grdr.
1) Mais lat. vestihulum <.*ver[o]-stahlo-m (*i"ero- 'porte' : ombr.
ueris co 'apud portain'). Brugmann Grdr. IP, 1, 80.
— 291 —
I-' 625. 637. 660. Il-, 1, 481, <:*eks-qo- selon Meillet Dial.
indo-eur. 26.
exâ' àXtiGr). «YaGà Hésycb.; iràlijj Vérifier', ord. il-e-^àlw, arc.
ptc. aor. TTap-lieTdHa|uevoç Hoffmann Gr, D. I ii^29, 20; èreoç
'vrai, réel' (< *èTeFoç, cf. cypr. 'ExeFàvbpuu gén. F. de Saus-
sure Mém. 207); eTuinoç 'vrai', èiôç < i.-e. *seté-, cf. êcr-xi
(Curtius^ 207. Brugmann Grdr. IP, 1, 401), à côté de quoi
ocTioç 'juste, permis', d'un *,sofo- (plutôt que modifié d'un *dTioç
<.*snt-iio- d'après *ôvt-); psilose d'origine ion. ou lesb. (cf.
Osthoff BB. 22, 256 sq. bibl.); cf. en outre skr. satyàh (<i.-e.
*,mt-io-s) S'rai, juste' «a^/yam 'vérité' zd ha^f^ya- v.pers. hasiya-
'réel, vrai', got. sunja 'vérité' sunjis 'vrai' (germ. comm. *sunja-
< *sundiar = skr. satyd-) ags. sôp v. norr. sannr 'vrai' (<
germ. comm. *sanpa-), enfin skr. sdn sdnt- 'étant, existant,
réel, bon, vertueux' (:dor. ptc. êvT-eç m. pi., lat. -sent- dans
j)rae-sens absens) ptc. de dsti 'être'. — Poét. éxriTuiuGç 'vrai,
réel' me semble combiner èxoç + exuiuoç.
•éol. è'xaXov 'animal domestique d'un an', inscr. d'Aigai chez
Hoffmann Gr. D. II p. X no. 155a, dor. êxeXov (-e- par assim.
à €-) Cos GDI. 3721, 1 1 : lat. vitulus 'veau' = ombr. vitlu ace.
sg. 'vitulum', cf. lat. vêtus s. v. exoç, skr. vatsdh m. 'veau', got.
wiprus 'agneau' v. norr. veâr v. h. a. loidar 'bélier', irl. feis
corn, guis 'truie, porc' (< celt. *vessi- *vetsi- 'âgé d'un an'.
Fick IF 268), alb. vjete 'veau' (G. Meyer Alb. Spr. 476); -i-
est italique, mais inexpliqué, cf. osq. Viteliù 'Italia'. Voy.
Meister IF. I Anz. 204. IV Anz. 32. Tburneysen KZ. 30,487.
Niedermann eu. î im Lat. 107 sq. Stolz Lat. Gr.^ 80 (bibl.).
Brugmann KVG. §330. Meringer IF. XVIII 292. Buck OUGr.
§39.
ép. ion. ëxâpoç m. 'compagnon d'armes, de table, d'esclavage,
etc.' ; éxaipà f. 'con)pagne' pour *ëxaipâ (< *éxapia), d'après quoi
éxaîpoç m. (Wbeeler Nominalacc. 59): lat. sàtelles 'garde du
corps', modifié d'après miles pedes eques veJes arquites 'sagit-
tarii' de *sàt-ellos <^sàt-ro-los "^sd-tro-^), v. slav. "^sétû 'hôte'
po-sétiti 'faire une visite à qn.', i.-e. *së-t{r)o-, à côté de quoi
1) *saterlo- < *satar[o]-lo- est également admissible.
— 292 —
boni. ëxTiç iFÉTiiç) 'proche, allié, ami' él. FÉTâç 'simple particu-
lier' lit. svëczas (aussi svètis) lett. sweschs 'hôte', qui reposent
sur un abstrait \.-Q..*sueta-, lequel est, avec*.se-^(r)o-, un dérivé
(lu th. réfl. '^me- *se- (voy. s. v. ë) ; cf. encore v. slav. svatil
'proche, parent' (<i.-e. *,s'UO- *siia-'sm\s'), serh. scak v. slav.
svojakû. Solmsen Unters. 203 sq. (bibl.). Brugmann Grdr. IP,
1,356.406.416.
èxeXiç m. 'daurade, xpûcroqppuç' (poisson, Arstt.). Rapport pos-
sible avec lit. atis otis "turbot' et lat. (gaul., cf. Ilolder Altcelt.
Sprachschatz s. v.) attilus grand poisson du PO (Vanicek Lat.
Spr.2 1 1 bibl. Walde s. v.).
èxeôç 'vrai'. Voy. s. v. èTâ.
att. ëiepoç, dor. béot. etc. ctTepoç (aussi dans les crases att. Ba-
xepa dcTepoç GoiTepov GaTepou etc., cf. Kiihner-Blass P 223) Tun
des deux', atepoç < i.-e.*sm-tero- (cf. a-iraH 'unefois'j; la forme
ëiepoç par iniluence de eîç év6ç 'un' (cf. é-Kaiov pour *à-KaTov);
cf. pribàxepoç pr|béxepoç : piibeiç et skr. êJca-tarah lit. vënafras
^l'un des deux'. Brugmann Grdr. IP 181. IP', 1, 326. IP, 2, 7.
Gr.Gr.3 21 1. G. Mcyer^ 71. — Autres avis chez J.SchmidtKZ.
25, 92. 32, 368. Meillet IF. V 329. MSL. X 140.
hom. exiiç 'proche, allié, ami'. Voy. s. v. èxà.
poét. èxrixupoç 'vrai'. Voy. s. v. èxà.
è' Il 'encore, de plus' = skr. dti 'au-delà de qc, très' zd aHl v. pers.
atitj 'au-delà' lat. et ombr. et et got. ip "et, mais' id- 'contre, en
arrière', i.e. '-^'e-ti 'au-delà' (cf. skr. i-ti 'ainsi', gr. au-xi 'sur
place, là' '''au XI 'de nouveau', i.-e. *pro-ti "^preti 'contre, vis-à-
vis de"; *e- est sans doute le th. pron. *e-jo-), à côté de quoi ^ofi
dans v. slav. otû {<Cot'i) prép. avec abl.-gén. {otû nehese ' a
caelo') et préf.(o^M-/t^A'ir l'esté, débris', ^î.ûu-.ati-rêkah m/sens).
Brugmann KVG. § 224. 581. 597. Fick IIP 24.
è'xvoç n. 'purée de légumes secs' : m. irl. eitne 'noyau' écoss. eîte
'épi de blé non décortiqué' eitean 'noyau'. Zupitza KZ.36, 243.
Pedersen K. 8pr. I 160.
éxoî)uoç, plus tard ëxoipoç 'prOt, préparé'. Mot obscur; formation
isolée; hypothèses non convaincantes de Frohde BB. 3, 25,
Curtius^ 376, Prellwitz^ 161 sq., erronée de L. Meyer I 376.
— 293 —
€t6ç adv. ("seul. dans la locution oÙKèTÔç) 'sans raison, vainement';
ép. èTuucrioç (Ferajaioç) ""vain, inutile'; thème *FeTO(T- : gr. aÙTuuç
Vainement' = lat. ve-sper : au-ferô, cf. got,a^*/)6• 'désert' v. li.a.
ocUWxàQ, léger' (Meillet MSL. VIII 235 sq. Brngmann IF. XIII
161) etc. cités s. v. auTuuç p. 104.
€Toç n., dor. béot. él. cypr. etc. Fétoç, (lac.) Téxop (c.-à-d. FéTop)
Hésycli. 'année'; èiricTioç 'annuel'; bieuîç 'qui dure deux ans' :
bucT-eiripiâ f. 'mauvaise saison' Poil. : skr. vatsd- m. vatsardh
m. 'année', alb. (G. Meyer Alb. Spr. 475) rye^ 'année', lat. (vo3\
Pedersen IF. V 35 sq. Stolz Lat. Gr.^ 109 n. 7 bibl. Brugmann
Grdr. II-, 1, 517 sq.) retus -em 'vieux, prim. ancienneté', v.
slav. vetûchû (*-uso-) lit. vetuszas lett. loezs 'vieux' (Curtius''
208. Fick F 128. 546. Meillet MSL. XV 262), puis, comme
désignations d'animaux âgés d'un an, skr. vatsâh m. vatsakah
'veau' (véd. sa-vàtârclu nom. duel f. 'ayant le même veau') et
les mots cités s. v. éol. èiaXov; cf. encore att. eîç véuuTa delph.
èv véuuTtt'pour l'année prochaine' (< *veo-FaTa selon Buck Glotta
1 128 sq.), dor. Trépuxi att. irépucn 'l'an passé', èTineTavôç, crfiieç,
hom. oietéaç (voy. s. vv.).
ion. êii) |u oç 'vrai'. Voy. s. v. èxà.
att. eu 'bien'. Voy. s. v. hom. èùç.
eùdiuj 'crier eua ^) (cf. eùai eùdv eùoî) aux fêtes de Bacchus' : lat.
ovô {<i*euaiô) 'pousser des cris de joie; triompher par ovation'.
L. Meyer II 191. Walde 440.
€ubïoç (*eij-bi[F]o-ç) 'serein (temps)' ^), comp. eùbiaiiepoç; eùbîà
f. 'temps serein' : skr. sudirdh 'ayant une bonne journée' su-
dicàm 'beau jour', lat. trl-duom (<^^-diuo-m), cf. skY.di/fiâJj
fZ/f- 'ciel' gr. Zeùç gén. Ai[F]6ç; sup. eùbiéataTOç et eùbieivôç
(<*ei)-biFea-v6-ç) 'calme' contiennent un th. *diues-, cf. skr.
divasdh m. 'jour'.
poét. (rare en prose) eubuu (seul. prés, et ipf.; fut. eùbiîcruj Esch.
Ag. 337), att. etc. KaGeubuu (ipf. att. KaBriûbov ou èKoiGeubov, fut,
Ka6eubricruj ; ipf. ép. et poét. KaBeûbov) 'dormir'. Étym, inconnue.
Voy. s. V. eùviî.
1) Cf. eua" èiTiqprtMiauôç \r|vaÏKÔç Kai |uu0tikô<; Hés\-cli.
2) Ep. tardif ï quand la finale est longue : eûbïôç k' eïr|, eùbî'ou,
€ijbïoi, eubïoç |uèv Aratus 784. 82.3. 916. 994.
- 294 —
eùGéveia eùer|via f. 'abondance, plénitude, bien-être'; eùeevriç'
eÙTTaBoOcfa, icTxupâ Hésyeh.; att. eùBevéuu ion. ait. (depuis Arstt.)
€Ù6r|véuj 'être en bon état, être florissant, être fécond'; th.
9evecr- issu de i.-e. R. gVhen 'être gonflé, être copieux', cf.
boni, cpôvoç (aïjuaTOç TT 162) 'abondance' KpeaqpévTriç (<*KpeTa-
cpovTaç '*plein de force') TTo\ucp6vTr|ç TToXuKTriTriç', skr. a-
haiiàh 'gonflé de sève, luxuriant, exubérant' (//mwd// 'compact;
subst. m. masse compacte' pers. niod. d-gandan 'remplir' a-
ganis 'remplissage', lat. prae-gndns pi'ae-gnâs '(femme) en-
ceinte, (femelle) pleine', lit. ganà 'assez' v. slav. gonéti 'BufîirG':
voy. sur ce groupe Brugmann Total. 58. Lidén Stud. 72 sq.
(bibl.)- Ebrlicb KZ. 39, 5G1. Lidén Arm. St. 76 sq. (arm. yogn
'multuni' <i prép. + \)yé'àrm.*o-gl'hon- ou *o-gyhn-o-?). Brug-
mann Bcr. d. siicbs. G. d. W. 1906, p. 175 (bibl.), qui y joint
Ttap-Gévoç f. 'vierge', voy. s. v.
Pind. att. (ni boni, ni ion.) eùeûç -eîa -û 'droit, direct'; eùeù
(ace. ntr. de l'adj.) eùGùç adv. 'directement; tout de suite,
aussitôt'; Pind. att. eùGuvuu 'diriger; redresser, corriger'; att.
euGuvâ, ord. pi. euOûvai f. (abstrait de eùGôvu). Solmsen Beitr.
1 256) 'redressement; reddition de comptes'. Etym. inconnue;
bypotbèses chez Bezzcnberger BB. 4, 345 sqq. Thurneysen KZ.
30,352. FruhdcBB. 17,306.
att. eùGûujpov (ntr. d'un adj.) adv. 'directement'; att. eùGuuupiâ
f. hér. eùGuujpeiâ GDI. 4629 I 65. 72 'droit chemin' <eijGu--|-
un élément obscur.
hom. etc. euKriXoç, dor, euKôtXoç 'tranquille'. Voy. s. v. êkiiXoç.
eu-KoXoç 'accommodant, affable'; eÙKoXîâ f.'huraeur facile, dis-
position favorable'; buiJ-KoXoç 'morose ; déplaisant'. Cf. (sous
réserve) got. hulps v. uorr. hollr ag-s. v. sax. v. h. a. hold 'fa-
vorable à', prim. 'incliné vers', germ.*^^J^«-; cf.germ.^haipa-
dans v. norr. haUr v. h. a. hald 'penché en avant' g:ot. icilja-
luûpel 'inclination, faveur' (Prellwitz- 163), i.-e. R. hel 'in-
cliner' (Torp dans Fick IIP 82 sq.), cf. g-r. kXivuj et lat. (Ost-
hoff Archiv f. lat. Lex. IV 463) démens. — Le rapport eÙKO-
Xoç en tant que '*facile à traiter' : lit. Ixâltl 'marteler, forger'
gr. KXâuu 'briser', i.-e. ^qohl''- 'battre' (Hirt. Abl. § 2&2) est
moins silr encore.
— 295 —
lac. eùXàKâ f. (àpTupéa eùXâKa eùXdEeiv 'argenteo vomere ara-
turos' oracle chez Thuc. V 16). Voy. s. v. âXoS.
eùXri, ord. pi. euXai f. 'ver <*è-FX-a R. uel 'tourner, rouler en
spirale' (voy. s. vv. eîXéuu IL eiXûœ p. 224 sq.), cf. l\\x\c, <
•'=TeX)Li- etùàXri (c.-à-d. FàXri)- (TkûjXtiE Hésycb. (SolinsenUnters.
168. 229).
ép. ion. euXripa, dor. (Épicb. fr. 178 K.) aûXiipa n. pi. 'renés', cf.
àpXripà (1. dpXripaj- nvia Hcsych. <*fe-FXnpo- *à-FXripo- : lat.
ÎOrum 'courroie' < *ulôro-m (Curtius^ 568. Solmsen Unters.
168sq. 258) arm. Zar 'corde; cordeau; corde d'arc; muscle'
<*ulàro- ou *uhra selon Lidén Arm. 8t. lOOsq.; \d-è-^'ul-ô-
*ul9- sont des élargissements de R. uel 'tourner, tresser', cf.
p. ex. gr. éXévn 'corbeille tressée', lit. vélti 'emmêler des fils,
des cheveux' vdlt/s 'fil, filet de pèche' russ. volotî 'filament',
skr. vcdaya- m. n. 'bracelet', irl. foU 'cheveu'.
eù|Liapriç 'facile'; eùjaàpeia f. 'facilité de main, dextérité' < eù-
+ fidpri f. 'main', cf. eùxepriç : x^îp-
eùviT f. 'couche, lit; porcherie E 14, gîte, nid, etc.', boni, eùvai
pi. 'pierres de fond' ou 'pierres-amarres'^); eùvàZiuu 'mettre au
lit'; eùvÊTtiç m. 'époux'; boni. xoiMOti-tuvriç m. -euvdç f. 'qui
couche par terre', eùvri a pu avoir le sens premier de 'cavité
servant de gîte à l'homme et aux animaux', cf. pour le sens
got. hadi V. h. a, hetti 'lit' : lett. hed.re 'fosse' gall. hedd 'tombe'
(lat. fodiô lit. hedu 'je o'euse'), i.-e. ^eumna, R. eu 'entrer dans
une enveloppe, se glisser dans qc.', d'où lat. ind-uô ex-uO et
les mots cités s. v. ewOjai sub fin., puis irl. ^^rt//^ 'grotte' (<*e?<-
-md; cf. Strachan dans Fick 11^48. lîrugmann Ber. d. sàchs.
G. d. W. 1901, p. 113 sqq. IF. XIV An/. 47. Grdr. IP 1, 247)
zd ûnâ- f. 'trou, crevasse (dans le sol)' (Lidén IF. XIX 320 sq,)
v. sïav.Jama 'fosse' (< slav. comra. *ô7nd ^ôu-ma. Lidén KZ. 41.
395 sq.). — Sont à écarter : eùvn < *eùôvr|, cf. *eùbuj 'dormir'
> eùbuj d'après fijuai ituu (Waekernagel Vcrm. Beitr. 38); —
eùv»i : arm. oijn 'habitude' w?i//m 'jai, je tiens, je prends' (<
^oyn-i-m, i.-e. *eun-ë-ml. L. de Patrubâuy IF. XIV 58 sq.
1) Cf. Cavtaixlt La trière athénienne 90. Vars L'art nautique
dans l'antiquité 130.
— 296 —
Pedersen KZ. 38, 203. 40, 209 sq.), d'une base euen (?) 'dé-
sirer' représentée par v. h. a. tconên 'être accoutumé à, de-
meurer V. norr. tma 'être content', puis par skr. vânah n.
'désir, grâces' = lat. venus f. (anc. ntr.) 'attraits, charmes' skr.
vânatê zd va7i- 'désirer' etc.
poét. eûviç, -iboç 'privé de' : skr. ûndJi zd toia- 'insuffisant, in-
complet' zd uijamna- m/sens pers. mod. (Horn Xpers. Et.
§ 1085) vang 'vide, pauvre', arm. (Kretschmer KZ. 31, 384.
Ilubschmann Arm. Gr. 1 484) unain 'vide', lat. vânus 'vide,
vain', got. wans v. b. a. ican v. norr. vanr 'défectueux, incom-
plet' got. ican n. 'manque'. Frohde BB. 5, 270. 7, 325. Ost-
boff MU. IV 368 sq. Fick I^ 123. 179. 542. 111*378. Horton-
Sinitb BB. 22, 189sqq.-, i.-e. *6'Mrt- *e«<?- ; cf . Persson Wzerw.
230. llirtAbl. §517.
poét. euoxOoç 'abondant, fertile'; poét. eùoxOéw 'être dans
l'abondance'. Voy. s. v. ôxOoç.
euTT6)iiTTeXoç Escb. Eum. 476 'qui facile dimitti potest', cf. ixi\k-
TTO) et voy. Diudorf Lex. Aesch. s. v.
eÙTTeiriç -éç 'qui tombe bien, heureux; facile'. Voy. s. v. ttittiiu.
eùpai f. pi. Poil, 'ferrements garnissant les extrémités amincies,
ou fusées (xvoai, aKpoaEôvia) de l'essieu' (Bussemaker dans
Saglio I, 2, 1635) < *è-Fp-â R, uer 'recouvrir'?
eùpct? adv. 'eu heurtant'^) dans hom. atri b'eùpdH A 251. 0 541
< axfi bè FpàE, cf. pâaauj att. pàTTuu aor. è'ppaEa 'heurter, bous-
culer', i.-e. '^uragh- ; eùpdE fut plus tard employé comme forme
indé])endante, cf. Ar. Ois. i 258 oùk à-rrocropiiaeiç ; où Taxeuuç
eùpdE TTttTdE ('en frappant', cf. Traidcrauji; Meister Herodas749.
f ùpîTTOç m. 'l'Euripe; bras de mer, détroit; canal, réservoir' <
eu- -J- piTTi'i 'impétuosité, heurt (des flots, des vents)', cf. Pind.
Py. IV 195. Né. III 59. IX 48. — Autres avis chez Curtius'352
et Bezzenberger BB. 4, 329 sq. — De là Eùpiinoç Hésych.
épith. de Poséidon; att. EùpîTTÎbiiç m. nom d'un vent soufflant
de l'Euripe (cf. Maass KZ. 41, 204).
1) Le sens de 'i.K TiXa-fiou' Hésych., qui ost celui de tous les
lexiques modernes, est défendu par Stolz IF. XVIII 460 sq.
— 297 —
€Ùpi(TKUJ, fut. eupriauji), aor. eupov 'trouver'; eupeiriç m. 'inven-
teur' : irl. fîiar (< i.-e. *ue-ur-) 'inveui' frîth (< i.-e. *url-to-
ou *urë-to-) 'inventum est' (Stokes Kuhn's u. Schleicher's Beitr.
VIII 476. Windisch KZ. 23, 218. Strachan IF. IV Anz. 103.
Ostbofï'Suppl. 11. 59) arm. gerem je prends, je saisis' geri 'pri-
sonnier, esclave' (< i. e. *Mer-. Lidén Arm. St. 106 sq.).
Eupoç m. 'vent d'est-sud-est'. Le rapport *eùcr-po-ç : euuu 'faire
griller' (Curtius^ 398 avec doute) n'est que possible; s'il est
vrai, l'esprit doux (au lieu de l'esprit rude attenduj est dû à
l'influence de aupâ f. parent par le sens, selon Sommer Gr.
Lautst. 36 sq.
hom. eùpudYoïa adj. f. 'aux larg-es rues' < eùpuç et âyDiâ à-fuid.
Selon Scliulze Qu. ep. 326 n. 3, comme épitb. de biKa dans Ter-
pandre (Plut. Lyc. 21), le mot signifie 'qui protège la rue', eùpu-
appartenant à ^uerâ'^u- dans hom. êpuo"9ai 'protéger' etc. (voy.
s. v. p. 285 sq.), cf. Eùpuai-\aoç Eùpû-Xeuuç.
hom. eùpuobeia épith. de la terre (xOuJvj, que Schulze Qu. ep.
487 sq. propose de corriger en eùpuébeia et interprète par 'aux
larges assises', cf. ëboç.
ép. eùpuoTTd m. voc, aussi en fonction de nom. (BrugmanuMU.
II 199 n. 1 ; bibl. des avis divergents chez G. Meyer^ 425 sq.),
pour -oTTiiç, épith. de Zeus, peut-être 'qui voit au loiil' < eùpuç
+ i.-e. '^'oqU- dans gr ôcrcJe n. duel 'yeux' ôvpojuai 'je verrai' etc.
— Aussi ace. sg. m. d'un hom. *eùpûovp qui peut avoir le
même sens ; dans xopôç eùpùoTta KéXabov cpOcYTÔM^voç Pind.
fr. 238 Bœckh le sens est 'qui retentit au loin' (< eùpuç -f *ôhj,
ace. ÔTta 'voix', cf. s. v. êîTOç) et plusieurs (voy. Curtius^ 460)
attribuent ce sens à l'épith. hom. en invoquant Pind. Py. VI 24
Kpovibâv Papu-ÔTTâv.
eùpuç -eîa -ù 'large' : skr. iirûh {<C*uu?'uh) vA vo^^ru- 'large,
spacieux' (<*M;'ret-) comp. skr. vdrl y as-, en compos. vA uni-
(< *uru-, cf. skr. gru- gurû-), i.-e. *euer- (eùpùç : skr. vârlyas-
= got. iusiza 'meilleur' : skr. vdsiyas-), la dipht. de eùpùç
1) Alternance êi : î, cf. J. Scliniidt KZ. 37, 27 sqq. Hirt Hdb. 89.
3B3. Brugmann KVG. §681.
— 298 —
venant (la ntr. eupoç 'largeur' (: skr. vdras-). Curtius^ 346. Hirt
Ahl. § 665. Brugniann Grdr. 11^ 1, 177 ^j.
eùpuiç, -uÙTOç f. 'nioisissiire'; poét. eùpuûeiç 'moisi'; eùpiUTiâiu
'moisir'. eùpuOç '*qui recouvre' < *è-Fpa)T-, cf. skr. vârnaJi m.
'couverture, couleur, extérieur' arnô-vrt- 'qui enserre les flots',
irl. fera 'bouclier', R. uer 'envelopper, couvrir'. Brugmann Gr.
Gr.3 197. Grdr. IP, 1, 423. Solmsen Unters. 121 sqq.
hom. èùç et Tiuç, gén. èfioç^)^ ntr. tiû 'actif, puissant, solide,
vaillant' (Collitz KZ. 27, 183sqq.), cf. nom. ace. pi. r|éa (ms.
rî€a)" àYa9à Hésych. ; hom. eu f 235, hom. att. etc. eu 'bien'.
èOç < i.-e. *esu-s (Curtius'"' 375 sq. Zubaty KZ. 31, 52 sqq.
Brugmann KVG. § 687. Sommer Gr. Lautst. 6 sqq.), R. es
'être', *esM-s'*existant, *vivant > vaillant'; cf. è(T-0Xôç et les
mots groupés s. v. èTà* àXiiôf). àTctôà, où la filiation des sens
est 'existant, réel, vrai'. — Sont à écarter : gaul. avi- 'bon' (Fick
BB. 1, 58); — skr. vdsuh 'bon' (Fick P 217. P 133. 360.
1) Brug-mann 1. cit. n. 2 suggère que le nom de la terre eu
tant que déesse 'Péâ, op. ion. 'Peiti 'Péri, s'expliquerait par *ijren-,
cf. skr. jjffhivî 'la terre' :prthi'i h 'large' (= gr. irXaTÛç).
2) Gén. if\oc, pour ^èéoç semble bien dû à xin ail. métrique
(Meister Ber. d. saclis. G. d. W. 1899, p. IGO. Sommer Gr. Lautst. 7sq.); —
la coexistence de rjûç et de èûç s'explique moins bien; pour Schulze
Qu. ep. 37 ces formes représenteraient deux deg'rés d'apophouie, ce
qui est très douteux, à moins qu'on n'invoque l'alternance parallèle
de ceh. ''vësu- (dans irl. fut 'digne, capable') et i -e.*i(esu- (skr. vàsuJi):
pour Brugmann Gr. Gi-. ^ 232 n. 3, t] résulterait d'une contraction éol.
(*fjoç <; *èéo(;) et aiirait passé des cas obliques au nomin., tandis que
^rjoç devenait ènoç sous l'influence du nom. èûç; l'explication de Horn
IF. XII Anz. 349 est à, rejeter; — l'esprit rude de la forme énoç est
abusif et dû au fait qu'on voulut dès l'antiquité y voir une forme
de l'adj. possessif éôç; Zénodote écrivait même éolo; — Meister Ber.
d. siichs. G. d.W. 1899, p. 156 sqq. trouve dans l'inscr. locr. GDI. 1479.
35 hoÎTiveç ko irîaTe; ëvTi)uoi EZ un nom. pi. locr. i^ç <; *»^€ç *fiF6ç *èéFeç.
trad. 'ceux qui (sont) riches, honorés, vaillants', et (Ber. etc. 1904,
pp. 13. 15. 33 du t. à. p.) lit dans l'inscr. pamphyl. de Sillyon 1. 10 sq.
KOI b[vi diTpôTTjô eFe i Tro\n 'et [deux hommes] vaillants dans la
ville', iFe étant nom. ace. duel << g"r. comm. ''-èeFe. — Dans le dial.
hom., en compos., eu- se trouve là où le mètre le permet; seuls les
composés qui avec eu- ne peuvent entrer dans le dactyle >comme
èÙKO)noç etc.) ont r|u- (Schulze Qu. ep. 33 sqq.).
— 299 —
G. Meyer KZ. 24, 236. Jobansson BB. 18, 29sq. ; encore auj.
Walde 664 s. v. vèscor et Torp dans Fick IIP 405), voy. plus
bas; — skr. ciyûh 'vivant, mobile' (Collitz l.cit.; rejeté par Bar-
tbolomaelF.V 221); — skr. sm- arm. A- gauL.sM- vc\. su- so- 'hitvi
(Curtius^ 376. Frôhde BB. 14, 84. Zubaty 1. cit.)i). — Ép.
g-én. pi. fém. èdujv (éduuv) 'biens, ricbesses, faveurs'^) me
semble devoir être séparé de èuç et, issu d'un '\.-Q.*uesua, être
identique à irl. feh f. ""excellence', signalé par Pedersen K.
Spr. I 75, cf. gall. gw/jch 'joyeux' (<i.-e. *iiesuos) et skr.
vàsiih zd vcwhu- vofnt- v. pers. va^u- 'bon' (<i.-e. '^uesu-)y
irl. fm (<celt. *vësu-. Pedersen K. Spr. I 74) gall. gwiw
'digne, capable' gaul. Vmi-rix Bello-vesus ^Sego-vesus Vesu-
«^5^«s n. pr., v. illyr. (Tomaschek BB. 9, 94sq.) Ves-devesia
n. pr., germ. (Streitberg- IF. IV 300 sqq.) Wisi-gothae^ g-ot.
iusiza comp. 'meilleur' iusila f. 'allégement' (< i.-e. *eus-, cf.
sans doute aussi v. slav. unje 'meilleur' < *r<no- i.-e. '■^eus-no-.
Briigaiann Grdr. II-, 1, 258 sq ) fait admettre une base euesii-
(cf. g'ot. idzôn 'se donner du l)on temps'), cf. Kern Tijdschr.
v.ned. taal-en letterk. IV 317 sqq. Persson Wzerw. 79. 98. 227.
Hirt Abl. §670. Brugmann Grdr. II-, 1, 178.
ép. ion. eûie 'exactement au moment oiV <*è[i]uTe ou '-'nuTe,
c.-à-d. 61 ou x\ + *uTe = skr. u-tcl 'aussi, même, et', cf. utâ — iitd
'tantôt — tantôt'; cf. ép. r|LiTe 'quoi qu'il eu soit' <*r|[Fjè + uTe,
prim. 'de quelque façon que' ou 'exactement comme'. Brug-
mann Gr.Gr.^ 535. 542.
1) A skr. su- répond gr. ù- dans ÛYinç 'sain' (F. de Saussure
MSL. VIT 8!) sq. Zubaty KZ. 31, 55 n. 1); il n'y a pas lieu de sup-
poser avec ZubatA- que partout ailleurs le pvéf. \)-<C*su- a été rem-
placé par la lornie «forte» eu-, car à gT. eÙYevriç 'bien né' Eù-févioç
répondent g-aul. Esu-yen{us) irl. Eogan m. gall. Otcein n. pr. (cf. Pe-
dersen K. Spr. l 73); en outre skr. su- zd hû- v. pers. '«m- sont en
rapport apoph. avec zd hvà- x^'à- (Zubaty 52. Bartholomae Airan.
Wb. 1817); skr. .SM- ne saurait être en même temps une forme réduite
de *esu-.
2) ëxepoç 6è êdujv (liiatus) Ci 528; àujTfipeç èâujv 6 325 = Hsd.
Théog. 4G. 111; bAxop èduuv 0 335 = H. hom. XVIT 12. XXIX 8. —
J. Schniïdt Plur. 58 a supposé gratuitement un sg. *èoFâ gén.*è0FTi(;,
parallèle à irpéapô (< *iTpeoYFûi selon lui) gén. iTpéapr]c;.
- 300 —
poét. eùqppôvr) f. 'la bienveillante, la bienfaisante', c.-à-d. 'la
nuit'; cf. eucppujv 'propice' < eu- +qppriv.
€Ùxepr| ç 'facile à prendre, maniable' < eu- + i.-e.^'gheres- *ghe)'os
= skr. hârah n. 'manche'; voy. s. v. xeîp et cf. eù.uapi'iç.
€Ùxo|Liai 'adresser une prière, un vœu; promettre; se glorifier de;
affirmer', sens prenner : 'élever solennellement la voix'; eijxoç
n. 'sujet d'org-ueil, gloire'; eùxn f. 'vœu, souhait'; eùxuuXri f.
'vœu, prière; jactance'; eùxerâoiuai 'prier; se vanter': gâth.
(Osthoff BB. 24,183 bibl.) aog^dâ 'il a dit' (iudo-iran. '"'aufjh-)
arm. (Pederseu KZ. 40, 210) y-uzem 'je cherche', i.-e. '^eugh-,
à côté de quoi ^uegl'h- dans véd. vcighdt- 'celui qui prie, ordon-
nateur d'un sacrifice', arm. (Meillet Esq. 102) gog 'dis' gogcet^
'tu peux dire', lat. voceô (< '^uoguheiô; pf. vôvî <*i'drëi7,
ptc. vôtus < ^-'vôvëtos) 'promettre solennellement' ombr. (Ost-
hoff MU. V 82 n.) vuf e tes 'votivis, consecratis', v. 'w\.tongu
'jmo' «* do- fongu. Zimmer KZ. 24, 216 sqq.). Roth KZ. 19,
220. Curtius^ 702; base eueglOi (et non euegh avec Hirt Abl.
§ 659).
€uuj (< *euhuj i.-e. '^eus-ô, cf. Sommer Gr, Lautst. 3 sq. 10) 'flam-
ber qc, faire griller'; evarpâ f. 'échaudoir'; euaava n, pi. 'rà
è^KaOïLiaTa' Poil, euai = lat. iirô (pf . l'issl d'après ptc. ûstus =
skr. ustdh 'brûlé' zd usta- 'rôti') 'brûler qc' (< ^ousô, i.-e.
*eus-ô) skr. ôsati 'brûler qc' ; cf. skr. usndh 'brûlant, chaud'.
V. norr. usli ags. ysle m. h. a. uséle i'isele 'cendre ardente'
(Curtius^ 398 sq.), alb. ede f. 'tièvre' (G. Meyer Alb. Spr. 93):
i.-e. ^eiis- et *we.s- (dans v. h. a. wasai 'feu' et sans doute lat.
Vesuvius) remontent à un "^eues- (J. SchmidtPlur. 205. Persson
Wzerw. 228).
€ ù m xéo) 'traiter magnifiquement, régaler'; eùuuxià f. 'action de se
régaler, de faire bonne chère', pi. 'banquet'. < eu- -)- ôx- degré
fléchi de R. èx i.-e. ^segh-; voy. s. v. exuu.
att. ècp-éiiiç m. 'chef (Esch. Pers. 80); pi. 'éphètes, juges au cri-
minel et sans appel' ; ècp-iimi ; cf. poét. ècpetuiî f. 'ordre, pre-
scription' <*-^7n<7 ou *è(p-e9)aâ {*-dh-ma). Brugmann Grdr. II-,
1,253. — Les avis de Lange, cité par Solmsen Unters. 204
(ècpéiai 'èîTi Toîç ëiaiç') et de Baunack Stud. I 26sq. (ècpéiiiç <
gr. *ècpri = skr. sahhâ 'souche, lignage') sont à écarter.
— 301 —
hellénist. I. ecpi-i\iç,-iboç f /agrafe ou clavette sur un couvercle de
boîte, fermoir', cf. èqpriXibeç " Trepôvai Hésych., <èTTi + f|\oç^clou'.
hellénist. èqprjXoç ''qui a une taie (œil)', cf. eqpiiXoç* écpi^Xibaç ibç
fiXouç è'xuuv eiç tiiv ôijuv Hésycb.; II. è'qpriXiç (ion. Itt-,) -iboç,
aussi èqpnXiç, -iboç f., ord. pi. 'éphélides lentigineuses ou lentigo'
(Hpc. Nie. etc.) <C èm + fiXoç 'clou, furoncle'; le sens de
'taches de rousseur ou éphélides solaires' (ai toû fiXiou èTreKaii-
(Jeiç Hésych.) est basé sur la foi à l'étym. èm + ^Xioç 'soleir.
èqpiàXxriç, -ou m., éol. èTtiaXoç m. (Alcée selon EM.) " démon in-
cube, cauchemar', cf. hom. 'EcpmXxiTç, éol. 'EîTiaXtriç (Alcée
selon Eust.) n. pr. d'homme. Selon Meister Gr. D. I 217, dé-
formations par étym. pop. de rq-rriaXoç m. rimdXriç, -rjTOç m.
^^•^■l6Xr|ç, -ou m. 'fièvre avec frisson; cauchemar', dans la croy-
ance à un composé èiri-liaXTiTç '*qui saute sur, qui oppresse' de
èm -f- âXXo|uai.
hom. èxe-TreuKÉç (PtXoç) A 51. A 129 épith. de sens imprécis,
prob. 'acéré', cf. Trepi-TreuKéç (péXoç) A845 m/sens; l'épopée tar-
dive emploie èxe-rreuKriç au sens de 'amer', p. ex. Nie. Th. 600.
866, sens qu' Eustathe donne au mot hom., cf. è)Li-TTeuKi'-|ç Nie.
Al. 202 'un peu amer'. < èxe- (voy. s. v. è'xu)) -|- *TreÛK0ç n.
'pointe; acidité, âcreté', cf. ép. TreuKebavôç 'funeste (irôXeiuoç
K 8) ; amer (GdXacrda 0pp. H. II 33)', ép. 7TeuKdXi|uoç '(esprit)
pénétrant, sag-ace', puis TteÙKri f. lit. puszis v. pruss.pew^e v. h. a.
fiuhta 'pin', c.-à-d. '*arbre à aiguilles' (Buttmann Lexil. 1 16 sq.
Fick P 472. IIP 243. G. Meyer^ 36), i.-e. ""peuTc- 'piquer alter-
nant avec '^yeiig- dans lat. pungô. — Le rapport supposé avec
TTiKpoç 'amer' (Curtius^ 164. Fersson Wzervv. 191) n'est pas
immédiat {*peik- n'est que ])arallèle à *peuk-) : — l'étym. de
Lagercrantz IvZ. 34,401sqq. (exe-, irepi- -rreuKéç 'prompt', TreuKe-
bavôç 'agité', ireuKdXiiuoç 'sans repos ni cesse' : v. h. a. fehtan
di^^.feolitan'Hsàx'Q effort, *s'agiter, combattre', mots eux-mêmes
obscurs, cf. p. ex. Torp dans Fick III^ 225) n'est pas pré-
férable.
poét. èxéTXri f. 'manche de charrue' = gall. haeddel m.bret.
Jiaezl bret. mod. héal f. m/sens < celt. '^sagedlâ i.-e. '^segh-e-
-dhla, voy. s. v. è'xuj (gr. x— Tdiss. de x—Q). Fick 11*296. Henry
Bret. 159. Pedersen K. Spr. I 39. 97.
— 302 -
€xOeç 'hier'. Voy. s. v. xQéç.
è'xOoç n. 'haine', sur quoi l'on fit êxOiujv è'xôicJTOç comp, et sup.
de èx6p6ç 'haï, odieux; ennemi'; èxOaipuu'haïr'; exOpâ f. 'haine,
hostilité'; poét. è'xOuj 'haïr'; àTTex6otvo|uai, \)î. à-nr\xQr\)xai 'de-
venir odieux; haïr': aor. hom. èxOcboTTiicJai A 518 'traiter en
ennemi': att. èx6oboTTÔç 'odieux'. Étym. obscure ; skr. (Prell-
wïtT.^ 341) aghdli 7A aya- 'mauvais, méchant' (< i.-e. *rag//o-
selon Sutterlin IF. IV 92) est à écarter ; autre hypothèse chez
Walde KZ. 34, 484 sq., non reprise dans Lat. Wt. 200 s. v.
exterus.
èxîvoç m. 'hérisson; oursin' : v. h. a. i^i/ v. slav.jei? lit. ezys
(Curtius"^ 193) arm. ozni (Hiibschmann Arm. Gr. I 481; phryg.
eEiç, mieux axe, (Fick Wb. P 361. BB. 29, 237. 239) 'hérisson';
i.-e. '''eghi-. — Gr. xriP = Iat. êr prim. */<ër 'hérisson' ^von Sabler
KZ. 31, 275. Schrader RL. 398, dans l'hypothèse d'un x->ÎP
*hêr avec -êr- suffixal) sont à écarter; voy. s. v. XHP-
è'xiç, -€ujç ion. -loç m. (f.) 'vipère'; è'xibvd f. (pour *èxibvr| nom.
fém. tiré d'un adj. *èxi-bv6ç. Solmsen Beitr. I 257 sq.) : gall.
euod' worms in sheep' euon 'bots in horses' (< celt. *egi: Fick
11"^ 27; voy. aussi Pedersen K. Spr. I 99), v. h. a. égala dan.
norv. igle 'sangsue' (norv. dial. aussi 'douve') dan. il-te 'douve'
(p. ex. Falk-Torp EW. 459 sq. Torp dans Fick III^ 23); i.-e.
*eghi-. — Pour skr. dhi/i zd azis 'serpent' (< i.-e. *eghi-s ou
'^ogVMs) Toy. s. v. ôqpiç. Voy. aussi s. v. l^xeXvç p. 213.
èxupôç (depuis Xén. et Thuc.) ôxupoç (depuis Hsd.; rapp.apoph.
ejo. J. Schmidt KZ. 32, 353) 'fortifié, solide' : skr. sàJiurih
'violent'; cf. got. *sigus {sihu c.-à-d. siju ace. sg. glose tardive)
V. h. a. sigu m. (ancien ntr. en -us) ags. sijor 'victoire'. Voy.
s. V. èxuj.
è'xu)^) (< *h€xaj *seghô) ipf. eîxov, fut. ëEo) et cTxncTuj, aor. êaxov
(ipf. oxéç, inf. (Txeîv, opt. crxoinv 1. pi. axoî|iiev : gâth. 1. pl.opt.
zaèmà < *zghoi-), pf. è'crx'T<a 'tenir, posséder, avoir; intr. (avec
un adv.) être dans tel ou tel état' : skr. sâhatë 'maîtriser' zd liaz-
's'emparer de', i.-e. R. segh 's'emparer de, tenir'; cf. lesb. é'KTUjp,
1) Att. épigr. (Vie et Ve s. av. J.-C, cf. Meisterhans-Schwyzer *
87. 102) hi\\u (et KaGéxiu) < ^xu) par assim. régressive.
— 303 —
-opoçSapph. 'qui retient' houi. "Ektuup, poét. èxéiXri f.(voy.s.v.),
€Xe- en eonipos. (exé-BOinoç èxe-vriiç èxé-q>pujv etc., èKexeipiâ f.
voy. 8.V. p. 234), èxupôç (voy. s. v.), puis gau\.seg-o- 'fort, vain-
queur dans ZeTO-bouvov Sego-vellauni etc. (Fick IP 297) gall.
m. bret. hael bret.mod. héaVc.on\ia\, généreux' {<ice\t.*sag-lo-
i.-e. *segh-lo-) g-all. haer 'entêté, pressant' (< celt. *sag-ro-
i.-e. *segh-ro: Henry Bret. 158 sq.); — un thème *segh-{e)s-
dans skr. >(dhah n. 'force triomphante' = zd liazali- 'force, vio-
lence' = got. sigis n. (v. h. a. sigi m., anc ntr. *sijiz) Victoire',
cf. V. h. a. sigirôn 'vaincre', puis skr. sàksali saksanah 'qui
dompte, qui vainc', cf. gr. eu-eSoç" eùqpurjç Hésych., eùeEîâ f.
'bonne constitution' éEfiç éEeiriç èqp-eEfjç 'de suite' (voy. s. vv.
p. 261); — *^^A- dans boni, à-axeioç 'irrésistible; intolérable',
ïaxu) (< *si-zghô) 'tenir', îcrxàç f. 'ancre', icrxùç f- (< *Fi-(yxt'Ç)
'force de résistance' (voy. s. v.). ax-ecTiç, -euuç f. 'manière d'être,
état', inf. aor. poét. crxeOéeiv (TxeôeVev crxeOeîv 'tenir', aKcBpôç
(Persson Wzerw. 82) 'exact', ax-epôç 'ininterrompu' (voy. s. v.
èTncTxepu) p. 268), crxebôv'de près, presque', crx£^nv 'lentement',
axéTXioç (voy. s. v.), crx-fi-|ua (cf. fut. crx-n-CTuu pf. l-Gy,-r\-Y.a) n.
'manière d'être, aspect, maintien' GxrwxajxlKXi 'figurer', (Jxo^'l
(Persson 1. cit.) f. 'arrêt, repos, loisir'; — *sogh- dans hom. oxa
(ôx' âpicTTOç) adv. 'de beaucoup', è'Eoxoç 'supérieur', èEôxn f.
'éminence, supériorité', ôxéuj 'tenir, contenir', Xi|aéveç vriûv
ôxoi e 404 'ports qui abritent les navires', ion. ôxeri f 'caverne',
ôxavov 'poignée du bouclier', ôxeûç m. 'gourmette d'un casque
r372; boucle A 132; barre ou verrou M 121', eùuuxéuj (voy. s.v.
p. 300) etc.»). Curtius^ 193. Fick P 138. 324. 560. IIP
426. Etc.
évpîâ, ion. é\\){r\ f. 'entretien familier, badinage'; éiiJiào|uai 'jouer,
s'amuser'. Le rapport avec lat. jocus lit. jukas 'plaisanterie'.
1) Wackernagel NGG. 1902, p. 737 sqq. nie que le degré long
fléchi *sôgh- (admis par Brugmann IF. XIII 280, cf. supra p. 270 s. v.
hom. èTTiûxoTo) soit représenté en grec; ouvuuxa&ôv Hsd. Tli. G90 est
pour lui un ail. métr. pour *auvoxab6v; W. suppose un prim. *àvujxii
<C *àva-oxî^ (à côté de Euv-oxri), senti ensuite comme *àv-a)xr); -OKoixri
serait issu de *-uJxr| par préfixation de ôx-, comme èbeorôç 'mangé'
est né par préfixation de ib- devant *è.axô<;.
— 304 —
ûa.nsVhy\)othis(nVnn \)vhn.*leqUti(j fp^rolide BB. 10,207) est
caduc, \a.t,jocus n'ayant pas la labio-vélaire; pour van Blankeu-
stein IF. XXIII 131 sqq. lat. jocus ''*discours > ^causerie >
*l)avardage > plaisanterie' est parent de ombr. iuka iukn
'preces', prim/discours', cf. V. h. a. jé^7irt?î "énoncer solennellement'
{aW.beichte 'confession') ga.\\.iaith f. 'dialecte' (< Heq-ti-. Fick
II* 223) bret. iéz 'langage', skr, yàcati 'prier' yacnâ f. 'prière',
Wi.jûlcas fmême filière sémantique que \qX. jocus, même deg-ré
d'apophonie */ô7- que skr. /ydc^^/); reste peut-être (cf. Bugge
Ark. f. nord. Fil. IV 135. Falk-Torp EW. 477 s. Y.jul. Torp
dans Fick III^ 328 sq.) la parenté de éipiâ avec v. norr. u'A n.pl.
'fête du solstice d'hiver' ag^. jéol jeohhol {a,ng\. ytile) 'fête de
Noël' gotjiuleis 'décembre', germ. comm. *jéhida- et *je{g)'
wlâ- i.-e. *ieqUdio- ').
é'vjjuj, fut. éipriao) 'cuire qc.'; ecpGoç 'cuit'; évpavéç 'facile à cuire':
arm. ephem 'je cuis' (Hiibscbraann Arm. Gr. I 446. Pedersen
KZ. 39, 428). Schulze Qu. ep. 498 sq. en sépare ôijjov, voy. s. v.
I. att. ëuuç (gén. ëu))-) hom. tîuuç (gén. y\ovç < *-o[a]-oç, ace. iiô»
<*o[a]-a) éol. auujç f. -') 'aurore' <i i.-e. *clusôs, cf. lat. aurôra
pour *aurôs -ôris (cf. Flora : flôs) et (degré réduit) ^kr.usâh f.,
ace. usàsam, zd usa, ace. îLsàwhdin, gén. sg. skr. usds-ah
zd îisawli-ô 'aurore', cf. véd. gén. sg. et ace. pi. uscih zd
loc. usi- (dans usi-ôâ, voy. s. v. b6|uoç p. 195) 'aurore' skr.
ucchdti zd usaHi 'luire', lit. aùszta lett. aust 'le jour point'; —
locr. Kar-ôiFeoç et èacTqpôpoç • éuuaqpopoç Hésycb., corrigé eu
decTcpôpoç, contiennent peut-être un ntr. ^cluses- à côté du fém.
*ausos-\ — un th. aùa-po- dans d^x-aupoç aupiov (voy. s. v.
p. 103); — cf. encore lat. auster 'vent du sud' misfi^âUs 'méri-
dional' (sens non primitif) v. norr. (mstr v. h. a. ôstra Ostara
'orient' ags. éaster-ra 'plus oriental' v. germ. Austro- Ostrô- en
des noms propres, v. slav. ustrû 'aestivus', i.-e. '^âus[e]s-t(e)ro-
1) Du genn. sont issii.s v. fraiK,-. Jolif fr. joli ang-1. jolh/ ital.
yiulivo.
2) La paroxytoiuiison est secondaire, cf. Soiinner Gr. Lautst.
11 sq. (bibl.), pour qui l'esprit rude est pris à l'opposé éairépâ.
3) Cf. (gén.) àpôoç" èE ëm. Tapavrivoiç Hésj'ch.; à^w' irpuiî Adt-
Kuuveç H.; âpuup (<;*aFuj(;; 1. àpiûp)' . . . ëujç (lûç ms.). ActKiuveç H.
- 305 —
(cf. zd îims- tara- 'orientaV) ou *àustro-' orient', formé d'un uom-
raciiie *àus d'après les noms de directions tirés d'adv. (v.
norr. restr nordr). Curtius^ 400 sq. Brug-maun Grdr. II-' 1
327. 530. 625. Fick P 347. IIP 6sq. Base aiies nuire' (Hirt
Abl. §§ 671. 759. Brug-raann KVG. § 215; voy. s. v. è'ap et cf.
V. irl. fair gall. gicata- ^aurore' bret. gicérélaouen 'l'étoile du
matin' « celt. ""vàs-ri-. Fick IP 278. Henry Bret. 152. Pe-
dersen K. Spr. I 82). — De là éuuŒ-cpopoç, dor. (Pind.) diuacpo-
poç m. n étoile du matin (*qui amène l'aurore)'; éuueivoç ^mati-
nal' (formé sur bom. x\GiQ\ 'k l'aurore'); ëuuXoç 'de la veille;
éventé'.
II. att. Hrdt. ëujç, ép. ei'mç et eîoç (à corriger en noç), éol. aoç,
dor. àç 'aussi longtemps que, quamdiu' < gr. comm. *dFoç :
skr. i/àvat v. pers. yam (instr. d'un tb. yàva-) m/sens < tb.
de pron. relatif i.-e. */o + morpbèmes -ues- -uent- -uo-, cf.
i.-e. ''iod > gr. ô, *iôd lac. ib att. ibç, puis ôte fiviKa ôcppa,
voy. s. vv. et Téiwç. Curtius^ 397. Brugmann KVG. § 909.
la- forme éol. du préf. intensif bia- 'très' p. ex. dans bom. lâriç
(voy. s. v.) ràeeoç Vénérable' rdKoxoç furieux' ^aipecptîç 'bien
1) l était 1. zd en vieil-ion. et en att., en g-rec du NW. et en
lesb., p. ex. dans ÔZoç ireZôç viZuj- 2. z en att. environ à partir du
IVe s. dans ô^oç etc., dans neXa^TiKÔv et sembl. (ancienne g-raphie
neXaaTiKÔv) et dans ipnqpirMa = njif|qpia|aa et sembl.; 3. une spirante
issue de d, différente de z, dans él. ti Fe.riûç; 4. une spirante sourde
(rendue aussi par tt, t dans crét. ôd^aOai = honi. &daaaa9ai). De
plus, ce sont des spirantes sonores d'une nature qu'il est impossible
de déterminer exactement qui sont exprimées par phocid. Zi6ç =
Aiôç et sembl., et enfin par arc. répeepov g-i., à côté de bépeepov g-].
{<*gy'ere-), cf. gr. pâpa0pov 'gouffre'. Brugmann Gr.Gr.^^ 23 n. 2
(liibl.). KVG. § 27. - On n'a pas prouvé jusqu'ici (malgré Sommer
Gr. Lautst. 137-160) que le double traitement gr. h- et Z- à l'initiale
soit une innovation grecque; bien qu'aucune autre langue indo-eur.
ne présente cette particularité, elle pourrait être un legs de l'indo-
eur.; en tant que le grec présente Z-, nous admettons provisoirement
20
— 306 —
nourri' laq)\cçr\ç 'plein de feu' laxpnnç (voy. s. v.), cf.ZdXeuKOç
n. pr. : XeuKÔç; apparaît comme ba- (par dissim. de *(Jba-a-)
dans poét. bàaKioç 'aux ombrages épais' ba(TTT\f|Tiç (Hom.)
bacTTtXriç (Sim.)*), puis dans poét. bacpoivoç -eôç 'd'un rouge
de sang', qui a dû être prim. hom, *z;aqpoivôç -eôç, cf. s. v. là
-rrebov. Solrasen RL. M. 60, 497 sqq.
sic. (Thuc. VI 4) làfKXov, ^otfKXri f. 'faucille', cf. ZàfKXri
AdTKXri (b = d)nom de ville; Z^oiykXiov 'aKoXi6v'(Strab.). <la-
+ R. àTK, cf. s. V. otYKuuv p. 7.
I. làei' piveî Hésych. contient les degrés zéro et plein (*gV'ia-)
de i.-e. *gUeicl- 'dominer' : skr.j^â f. 'puissance prépondérante',
cf.gr. piâ f. {*gl'ia) ^ïvéïu (p. 119) et hom. ôï-Z;éç. Kretschmer
KZ.31,383. Hirt Abl. § 358. Brugmann KVG. § 215.
II. lâer . . . Km irveî. Kônpioi Hésych. < *bi-aF6i, cf. hom. Hsd.
bi-d[F]riui 'souffler à travers'. Hoffmann Gr. D. 1 1 14. 177. 228.
Solmseu KZ. 34, .557.
hom. lâY\ç 'qui souffle avec violence', diss. de *Ziri'ÎÇ> tif. hom.
bu(Târiç hom. uTiepâriç àXi-ctriç b 361 aiîp; < la- + *auë- dans
àriiLii 'souffler'; ace. m. sg. Ziâfjv |a313 est analogique des th.
mase. en -â (G. Meyer^ 428).
(ion.) lÛKopoç (mieux ZiaKÔpoç) m. f, 'serviteur d'un temple' (cf.
ion. ÙTTo-ZiaKÔpoç f. 'sous-prctresse' Hrdt. VI 134sq.), peut être
modifié d'un *baKopoç perdu < *c?m-Kopoç, cf. veuu-KÔpoç
atiKO-Kopoç (Kopéuu 'nettoyer en balayant') et bdirebov : lÔTrebov.
(cf. Brugmann Grdr. I^ 793 sqq. Gr.Gr.3 129. KVG. § 302. Hirt Hdb.
§ 232) un i.-e. ./-, à côté de t- > gr. h- (Iv^ôv Zéw Zv}Jir] Zluotôç : r\Tcaç)
6c, âfoç ù.Lieîç); Pedersen suppose que Z- représente un i.-e. z-, auquel
répondrait dans les autres langues un %-, cf. Pedersen KZ. 36, 103 sq.
IF. XXII 3.^9. K. Spr. I 66.
1) Solnisen 1. cit. voit dans ba-airXfjTiç (voy. s. v. p. 167) un i.-e.
*{s)pela- 'déchirer, tirailler', cf. à-arrâXaeoç 'genêt épineux' (voy. s. v.
p. 89) à-OTT(i\aE OTrdXaE 'taxipe (destructrice des racines)' etc., lat spo-
lium 'dépouille d'un animal; armure enlevée à un ennemi vaincu',
V. slav. pUvq pléti 'sarcler'; le sens serait 'arrachant ou tiraillant
avec force' (Érinye), cf. TeixeanrXnTa voc. E 31. 455 'démolisseur de
remparts' (Ares). [Cette dernière étym. est contestée par Friinkel
Glotta I 278 n. 2, qui déclare en outre baairXfTTiç incompréhensible]
— L'opinion de Brugmann (ba- < *baT i.-e. *diit) mentionnée p. 160
s. V. ba- est à écarter.
— 307 —
ta\r] f. 'tempête sur mer'; la\oç m. (Nie.) 'tournant d'eau'. <
*bi«Xâ, cf. blvri f, 'tourbillon', puis boni, biepôç 'bâtif hom.
bieuai biûJKuu biZirmai (yoy. s. vv. p. 187 sq. 192) Z^tiTéuu 'cher-
cber', R. diû did c?^ 'faire effort vers; se bâter selon Sommer
Gr. Lautst. 157 sq. (cf. aussi Hirt Abl. §363. Solmsen IF.
XIV 436).
^otTTebov (Xénopbane; épigr. ion. GDI. 5430, 5) 'sol, luëya è'ba-
(poç (Hésych.)' est modifié de bdirebov d'après la coexistence
de ba- et ta- comme préfixes intensifs. Solmsen Rb. M. 60,
500 sq.
hom. Z;a-xpnnç "impétueux, violent' < Z:a- + *xpriF-riç, cf. aor.
bora. è'xpâ[Fjov (èTre'xpaov) 'je tombai sur, je fondis sur', lat.
ingruô 'fondre violemment sur (Dôderlein, Abrens, Scbulze
KZ. 29, 241. Hirt BB. 24, 282. Brugmann IF. XI 287 sqq.), R.
ghrëu ; voy. s. v. bom. inf. aor. *xpa[F]eîv.
tâ\^ f. (seul. nom.)'Z;aXr|'. Mot obscur.
*Z;âa) 'je vis'. Voy. s. v. tr\v.
bom. att. ^eiai f. pi., bellénist. t^a\ 'épeautre': cf. bom. etc.
(Fick BB. 13, 316; (pijai-Z;o[F]oç (aîa) et bom. Ziei-bujpoç, c.-à-d.
Z;e[F]é-bu)poç (àpoupa) 'qui produit l'épeautre' ; att. Zieià < i.-e.
*jeuia : skr. yâvah m. zd yava-'hW pers. moà.jav 'orge', lit.
>y«?pl.'blé''(Curtius'^ 625. Ostboff MU. IV 371. Scbulze Qu.
ep. 2h9. Sommer Gr. Lautst. 153 sq.) irl. eorna 'orge' (Fick IP
223. PedersenK.Spr. 165).
Zeùfvû|ui (eu d'après aor. ZeOEai), fut. ZieûEuu, aor. pass. èZiÛYnv
'atteler, joindre'; ZieuKTÔç 'attelé, apparié' (-eu- analogique, cf.
skr. yulitéh zd yûxta- m/sens); Z^eOyoç n. 'attelage; couple'
(cf. lat. jugera pi. < *jeuges-, m. b. a.jiuch n. < germ. comra.
*jeu7caz 'arpent de terre'); att. ci Zleufirai 'les zeugites (possé-
dant un attelage de bœufs)'; leuT^n f. 'courbure ou arc du
joug (où s'emboîte le cou de l'animal/, cf. skr. yugalam 'aou-
ple' bu. JMgf^<^ae 'ceinture (d'Orion)'; ZeÛTMa u. 'joug, lien', cf.
skr. yugmâ adj. 'apparié'; ZieuKTfipeç m. pi. 'courroies servant à
atteler au joug'., poét. leÙKTeipa f. 'qui unit', cf. skr. yôJctdr-,
Miarnacbeur'; Z:eûSiç, -euuç f. (Hrdt.) 'action de joindre, — d'at-
teler' (eu- analogique, cf. skr. yuMh f. 'action d'atteler, mise
en œuvre, etc.', lat-juncfiô); Iv^ôv (voy. s. v.). Cf. skr. yundkti
- 308 —
S.\^\.?/ufijdnti zd yaoj- yuj- ""atteler', Xîii.junqô joindre', Wt.jiin'
yiujàulcti 'atteler au joug', puis skr.i/ôgaJi ru. 'le fait d"atteler,
entreprise, action, etc.', lat.jMme?i^Mm "attelage; bête de trait'
V. lat. iouxmenta pi., etc. Curtius'^ 182. Fick I" 114.293.524.
Iir^ 330. Etc. I.-e. *jeug- 'joindre' est un élargissement de
*jeue- *jeud^- 'joindre' dans skr. yâûti yuvciti 'attacher, atteler,
harnacher' zd //«r-'intendere' skr. yûtih f. 'jonction' Xtii.jûtis
'articulation, jointure' lit. jâutis 'bœuf ("^l'attelé'); voy. aussi
s. vv. Z!u)vv0)ui t\)\xr\.
Zeuç, lesb. ZeOç, béot. lac. Aeûç (b- < ^h-) < *Airiuç = skr.
dyàûh 'ciel', i.-e. *diêus 'ciel, jour lumineux', cf. i.-e. '^diiêus
dans lat. nu-diûs tertius (Solmsen Stud. 73 sq.); voc. Zeû =
lat. Ju-{piter), i.-e. *dieu; gén. Ai[Fj6ç phocid. Ziôç = skr.
dii-dTi\ dat. arg. AiFi GDI. 3263, Au Ai = skr. loc. divi\ ace.
hom. Zfiv^) = skr. dyàm, i.-e. *diè[u]m, cf. lat. diem < *diêm
(d'après quoi diès etc.); sur l'ace. Zf\v on créa un hom. Pind.
Zfjva (crét. Af^va Ti^va Ttriva) Zrivôç Zi^vl, pi. él. Zâveç et un
nom. hystérog. Zrjv Zdv crét. (monnaies) Tdv; ace. Aia : skr.
divdm; pour d'autres créations analogiques voy. G. Meyer^
.338. 420 sq. 430. 451 sq. (bibl.); cf. encore arm. (Hiibschmanu
Arm. Gr. I 498) tiv 'jour', v. irl. (Fick IP 145) hidiu'hodie'
gall. dyw 'jour', v. h. a. (bibl. chez Brugmann Grdr. IP, 1,
133 sq.) Zio Zîo ags. 7% gén. Tiwes v. uorr. Tyr (< i.-e.
*diëus ou *deiuo-s = lit. dëvas 'dieu' lat. dlvos). Voy. s. vv.
hom. ipf. béaio aÙTobiov bîoç etc.
hom. lécpvpoç m. 'veut d'ouest, ord. violent ou pluvieux'. Le
rapport avec làcpoç m. 'ténèbres; occident' (Buttmann) est pro-
bable. — Skr. (Prellwitz^ IIO) jigharti (à côté de quoi ghd-
rati, cf. yhrtdm 'crème, beurre' irl. gert 'lait') 'arroser' est à
écarter. — Le rapport téqpupoç en tant que '*fécondant' : skr..
yâbhati 'futuit', i.-e. *jehh- (p. ex. Uhlenbeck Ai. Spr. 235)
est erroné, car yâbhati rnss.jebû < *iebh- : gr. lac. oïqpuj 'fu-
tuo', base oiebh 'futuere' (Hirt Abl. §653). — L'hypothèse
Z:eqp- Z^oqp- < i.-e. */loqVh- : got.jiuhis (voy. s. v. i^)iâ) 'décem-
bre' (Schrader RL. 549) est bizarre.
1) Dor. où Aâv Théocr. IV 17 = VII ^9 est pour nous, malgré
Ahrens (cf. Curtius-"' 620), l'ace, de Aâ 'la Terre', cf. A^uù AiiM'^Trip-
— 309 —
Zéuj (= skr. ydsafi), aor. liom. Zléacrev ''bouillir (intr.); bouillonner';
adj. verb. leaxôç 'bouilli'; léaiian. Zléjua n. 'décoction'; léaiç,
-euuç f. 'ébuUition'; lôx] î. 'mousse, écume, tô èiravoi toO inéXiToç
(Hésych.)' : skr. yâsati ydsyati zd yah- 'bouillir fintr.)', alb.
(G. Meyer Alb. Spr. 139. Pedersen KZ. 36, 327) geshulcen'ie
pétris le pain', gall. (Fick W 223. Pedersen K. Spr. I 65)
ias 'fervor' (< celt. '^jestâ), v. b. a. iesan "fermenter' (ail.
fjoren), i.-e. *jes-. Curtius^ 377. Fick P 114. 294. 524.IIF329.
Brugmann IF. XII 398 sq.
ZfiXoç, dor. Z:â\oç (cf. béot. AdXapxoç GDI. 725, dor. TToXuZ^â-
Xoç) m. 'ardeur, zèle; rivalité, haine, jalousie'; ZiriXouu 'recher-
cher avec ardeur; envier'. En tant qu' issu de i.-e. ya-lo-s,
JfjXoç a été rapproché de slov. mod. jal 'envie' (Bezzenberger
BB. 27, 116) et, avec gr. Z;ri-|aîâ f. 'punition' ^ri-rpôç m. 'bour-
reau', de skr. (Fick P 113. 523; mais voy. les réserves de
Solmsen IF. XIV 435) yàvan- 'agresseur, persécuteur' ydtf-
m. 'vengeur' rna-yà- rna-yàvan- 'qui venge une offense' yâ-
tiihm.. 'fantôme' zd //à#2*i 'sorcier', enfin (Solmsen 1. cit.) dev.
slav. J«m 'violent, fougueux' (voy. s. v. Ziujpôç), R. tô. i.-e. *ja-.
— Sommer Gr. Lautst. 157 sq. (cf. Hirt Abl. §363) écarte les
mots skr. et slaves et voit dans t\\- la- R. i.-e. diâ (cf. s. v.
lâ\r]) 'faire effort, se hâter', ce qui vaut tout autant.
Zr||uiâ, dor. Z!â|u(â f. 'peine, châtiment; amende'; Z^tiiuiôuu 'punir;
léser'. Voy. s. v. IfjXoç. — Le rapport avec skr. ydmati 'tenir,
brider, dompter, maîtriser' zd //«m- 'tenir, saisir' (Curtius^625)
est à écarter (Sommer Gr. Lautst. 157 n. 1).
inf. lr\v 'vivre', 3. sg. Iri < *^ritei i.-e. *gV-ië- : zd -jaHi- 'vie', base
0eië ou gVeiêi, cf. aor. èpiuuv skr. jîvati 'vivre', base gVeiôu.
*làw est une invention desgramm.; aU.l(b <*z;iiiuj; les formes
ètriv Z;fi9i sont secondaires. Voy. s. vv. pioç lihuj.
lr]T:a n. (Plat.) La 7** lettre de l'alph. hébr. a nom zajin; lr{Ta
en est sans doute une déformation d'après ^xa GfiTa ; autre avis
chez Levvy Sem. Frcmdw. 169 sq.
-ép. att. l\]Té[X}, éol. Z^dirnui, cf. ép. CriTeùuu dor. lâxevM (et dor.
ZâTÔuj Hésych. 'perquisitionner; conjecturer; penser') 'cher-
cher', sens premier 'faire effort vers' < *biâTeiuj, cf. biZiriiuai
m/sens < *bi-biâ-)Liai, R. i.-e. did 'faire effort' (voy.s. v. etZidXn
— 810 —
Z;fiXoç) selon Sommer Gr. Lautst. 157 sq. — 8kr. (Bopp, Schlei-
cher, Solmsen IF. XIV 433) ycitati 'attacher' ydtatè 'faire ef-
fort' yatndh m. 'effort' zd yat- 'se mettre en mouvement', v. irl.
(Fick H' 222. Pederscn K. 8pr. I 64 sq. avec réserve) et 'zèle'
gall. addiant add-iad 'desidcrium' gaiil. lantu-màrus etc.
sont dès lors à écarter. — hit. jaùsW sentir" \ett.jdutdt 'inter-
roger' (Bczzenberger BB. 27, 160), de par leur diphtongue
du, s'excluent.
Ir]xp6ç m. (Hésych.) 'bourreau'; IriTpïov Z;r|Tpeîov (voy. Mcister
Herodas731 sq.) 'lieu de répression pour les esclaves, ergastule';
dor. ZiâTpeùuuEM. Suid. 'supplicier . I^Tpéç suppose *tô Iriipôv
'châtiment', cf. Z;ri|uiâ et voy, s. v. Z^fjXoç *).
ZliYïipepiç, -6(juç f. (Diosc.) 'gingembre' <i \ià\i singivera- <i
skr. çridgavëram 'gingembre frais', litt. 'qui a forme d'audouil-
1er', d'après la forme de son rhizome < çhàgam (voy. s. vv.
Kopuiapoç Këpaç) + véra- va. n. 'corps' (Pott).
hellénist. Z;iZ:âviov 'ivraie'. Étym. inconnue; origine prob. étran-
gère. L'hypothèse de Fick I^ 399 (formation intensive de i.-e.
*guiè- 'vivre', cf. néerl. Jcweek ail. quecke 'chiendent' : v. h. a.
quec 'vivant, vivace' < ^gUigno-) n'est qu'ingénieuse.
ZUucpov (Gai.) 'jujubier'. La plante est exotique (Syrie, cf. Plin.
HN. XV 14); syr. zûzfil (Muss-Arnolt Sem. vvords 104) est
tardif et pourrait être un emprunt au grec; voy. Sommer Gr.
Lautst. 154 (bibl.).
lôçiï. f. (< i.-e, ^orlt-s) Z^opKaç f. 'gazelle'. Voy. s. v. bopKâç.
Ziôcpoç m. 'obscurité; ténèbres des enfers'; Zioqpepûç 'sombre'.
Voy. s. V. Z;éqpupoç; pas d'autre parenté connue.
att. Iv-^aaipow 'cassette, coffre en bois' est pour Ehrlich KZ.
40, 375 un composé au sens premier de 'assemblé au moyen de
traverses {Iv^â n. pi.)', -acrxpov : ctTieaGai bi-à2[ea6ai 'ourdir une
trame' àa^xa biaaiiia n. 'fil de chaîne' etc., ce qui ne con-
vainc pas.
1) Ij'avis de Fick KZ. 22, 99 (^[riTpôç < *Zr|Tr|Tpoç), admis encore
par Brugniann Gr.CJr.:' 135. KVG. §§ 338. 423, est réfuté par Curtius^
625 n , Solmsen IF. XIV 435 n. 1, Ehrlich KZ. 41, 285 n. 3.
- 311 —
luYÔv'), béot. buYov ""joug' = skr. yugdm pers. mod. juy lat.
jugum got. juk v. h. a. joh v. noir. oJc tchèq. jho 'joug', i.-e.
*jugâ-m, cf. gall. iati f (gaul. Ver-jugo-dumnos ii. pr., v. irl.
cuing 'joug' < ^Jcom-juJdg-. Fick II* 224. Pedersen K. Spr-
I 98) Wi.jùngas arm. (J. Scbmidt KZ. 25, 132. Zupitza Gutt.
12 sq. Hubschmann Arra. Gr. I 454) lue, gén. Icoy (Z peu clair)
'joug'. De là Z^ÙYioç 'bon pour le joug', lac. Z^oÛYuuvep' pôeç
èptâTai Hésycb. 'taureaux de labour' = att. *Z;vjYuuveç; cf. ôjuo-
ZiuH 'compagnon de joug' crù-ZiuE et aû-CuTOç 'uni, accouplé'
à-IuE 'non soumis au joug', lat. conjux -ugis 'conjoint'. Voy.
s. V. ZieuYvOjai.
Iû9oç etZ;ù9oç n. 'bière d'orge' en usage chez les Égyptiens
(Théopbr., cf. Hrdt. II 77. Esch. Suppl. 952 sq.). Mot exotique
selon L. Meyer III 271 et Sommer Gr. Lautst. 153, mais le rap-
prochement avec gr. Z^ôjuri et son groupe est tentant.
IO|Liri f. 'levain'; ZiûjitTriç âpTOç m. 'pain fait avec du levain'; tv-
)Liôuj 'pétrir avec du levain'; à-Z^Ojuoç 'sans levain, azyme'. t\)\xr[
< *t\}a\xâ ou *Z!0|uâ i.-e. *ju{s)-ma, cf. Iaj|u6ç m. 'jus, sauce,
soupe' (et V. norr. éstr 'fromage', voy. Noreen Abriss 215) <
i.-e. *jô[u]{s)-mo-s et skr. yûh yusdn- m. et yfisa- m. n. 'bouil-
lon', \a.t. jus gén. jûrisn.jusculum 'bouillon, soupe', lit. (voy.
Pedersen IF. V 33 sq.)jï(szé 'mauvaise soupe de levain délayé'
V. pruss. jM.çe 'pot-au-feu' v. &\{x\. jucha 'bouillon, soupe' (Cur-
tius-^ 626. Fick P 114. 293. 524. Etc.) alb. (Pedersen K. Spr.
I 65) ger 'soupe' (< *j6no-)\ i.-e. *jms- *jfô[w]s- est un élargis-
de ^jëu- ( : '*jeue- ou '■^jeuâ'"-) 'mélanger dans la pré])a ration des
mets', cf. skr. yaûti yiwâti 'mélanger' pra-yûuti 'remuer' û-
ydvanam 'cuiller à pot', lett. jaut 'délayer de la pâte' Wi.jàva-
las 'pâture des cochons ; drague ou drêche', v. irl. (Fick IP224.
Pedersen 1. cit. Henry Bret. 174) TiHh 'puis' v.gall. iot hvei.iôd
(< celt. *ju-to-) 'bouillie'; ce *jeue- est identique à *jeue-
*jeuâ^- 'joindre', cf. s. vv. ZeÙYvDiui Z;ul)vvù|lii.
^uuYpéuu 'prendre vivant' < ^uuôç -}- aYpéu). De là hom. Hrdt.
Z:uj (XYpia n. pi. 'rançon de la vie', ion. TuJYpirij hellénist. ZiuuYpeiâ
Z;ajYpia f. 'capture d'un prisonnier vivant'.
1) Un masc Iv^oc, 'joug-; balance' Hymn. à Dém. 217. Plat.
Tim. 63 b et en hellénistique = lat. juyus joint, réuni'.
— 312 —
Z;uj)Liôç m. Voy. s. V. Z[u|iTi.
IwvvviAi , fut. Idjaw, pf. pass. eZluucriuai pour êZiuJiaai d'après êZieu-
OTax, adj. verb. ZiuuaTÔç 'ceindre'; Iiom. l\jj\ia n. 'pagne' (cf.
Reichel Hom. Waffen^ 74. 91); Iwvr], crét. Tujvâ (Hésyeh.)
'ceinture' <*lujavâ, peut-être i.-e. ^jôsmn-ci (Brugmann Grdr.
Il-, 1, 262); Z^uucTTrip, -fjpoç m. liom. Z^ujcTTpov 1 38 'ceinture'; ZiL-
CTTpâ f. 'bandelette': zd yàsta- 'ceint' (= Z^ujcttôç), lit. jûsta
'ceinture' jM.s'^«.9 'ceint' (= ZiujcrToç) JÏ^s•^^ 'ceindre' (cf. [thess?]
Z;oOa0uu' lujvvûaGuj Hésyeh., si = gr. comm. *2uu(J6uj) v. slav.
po-jasû 'ceinture' (Curtius^ 627. Fick P 115. 295. 524 sq. Etc.),
alb. n-ges 'je ceins' (ë < ô. G.Meyer Alb. Spr. 408) ; i.-e.*Jô[^<]-5-
'ceindre', cf. skr. yàûti yuvdti 'attacher' et voy. s. vv. leùfvûiLii
Ziuupôç (dans liom. ZiujpÔTepov Képaie 'fais le mélange plus fort'
I 203) épith. du vin, 'fort, pur', cf. aussi Hésyeh. 'èvepYnç- Taxûç'
= V. û-à.\.jarû 'amarus, iratus' selon Solmscu KZ. 29, 349. 34,
53. IF. XIV 436 (cf. s. v. ZifiXoç), cf. att. euZiuupoç \w'm) pur',
puis arc. et Eurip. èTri-Z;âpéuj 'fondre sur' (Hoffmann Gr. D. I
102; rapport apoph. I\x)-:16.-). — L'ancien rapport Zitupoç :
lajuj: Z;fiv, maintenu par Sommer Gr. Lautst. 157, n'est pas plus
sûr; les avis de Frohde BB. 20, 186 et Bezzenberger BB. 27,
160 ^wv jarû sont improbables.
ép. ion. Z^uuuu 'vivre' gort. buiuj < i.-e. *gniôiô : att. *Z;riiuj > lOù ^);
cf.Ziuuôç dor. ion.Zioôç 'vivant' Mov (Meisterhans-Sch\vyzer^65)
'animal' Iujuutôç 'orné de figures d'animaux' Z^uuri dor. Z^ujd ion.
et poét. tor\ éol. (Théocr.) Zioîâ f. 'vie', puis lûJTTupov 'cendre brû-
lante' Z^uuYpéuj (voy. s. v.) etc.
1) Pour le rapport apoph. cf. v. slav. znajn (ô < ô) : v. h. a.
knâii (â<Cê) 'je connais'.
313 —
H.
I. fj particule emphatique, puis interrogative : 'réellement, vraiment';
aussi dans tî-toi (< y\ toi; pour le ton voy. Waekernagel Akz.
20sqq.) èTrei-r, (voy. s. v. è-rrei) etc. < i.-e.*ë:skr. a emphatique,
V. h. a. -a dans ihh-a 'moi je' neinâ 'non' etc. ; fj est prob. identi-
que à dor. etc. r| 'si', prim. 'ainsi' (voy. s. v. ei). Brugmann
Gr.Gr.3535. KVG. §828.
II. f) 'dit-il'. Voy. s. v. ti|uî.
fi, iiom. tîè 'ou' < *r|-Fe, c.-à-d.*fi Fe, qui prim. introduisait les deux
membres d'une alternative, au sens de 'soit ainsi — soit ainsi',
n ayant une valeur démonstrative qui pins tard se perdit;
*fiFe devint proclitique r|[Fjè; r|è supplanta la simple particule
disjonctive *Fè < i.-e. *uë dans skr. zd v. pers. va lat. -vë (et
ceu), cf. V. bret. 7iou irl. no 'ou' (< *ne-ue '*ou non'); le ton
ancien fje (*fîFe) f\ n'a été conservé que dans les 2^^ membres
de questions doubles; — i.-e. *uë signifiant aussi 'de même'
(skr. i-va 'comment' va va), r^è \\ s'employa au sens de 'comme,
que' après les comparatifs, cf. riÛTe 'de même' < *ri[F]è + uxe
i.-e. *w-/e:skr. utd 'aussi, même'. Brugmann Gr.Gr.^ 535. 541 sq.
(bibl.). 567. KVG. §§ 835. 893.
ép.ri p ai ôç 'petit, peu nombreux' dans ou 01 è'vi qppéveç, oob'riPaïai
£ 141. cp 288, cf. G 355, adv. oùb' n^aiôv B 380. 386. t 14,
sans nég. i 462, contient peut-être paiôç 'petit, faible' (depuis
Ilsd.; voy. s. v. p. 112; Schulze Qa. ep. 61 n. 2 suppose un
*PaiaFoç) et le préf. r|- que Brugmann croit trouver dans iipéjua^).
fiP)i, dor. fîpd f. 'force juvénile, âge de la force, jeunesse' < i.-e.
*iègya = lett. jéga 'intelligence' lit. 7îû-jèqà pa-jègà 'entende-
ment', cf. Wi.jègiù 'j'ai le pouvoir de'lett.J^ry^ 'saisir, comprendre'
russ. dial.Jay?/J 'violent'. Bezzenberger BB. 2, 190. Fick BB. 3,
126. De là fipdtuu 'être en âge de puberté' fiPdcjKUJ 'devenir jeune
homme' è'cp-riPoç m. 'adolescent'. — On ne sait si lat. Jegius
1) Si même la glose cypr. ri^aiôv ô\(tov BA. prouve peu (van
Herwerden Lex. suppl. 347), il n'est pas établi, malgré Bergk chez
Ameis Anh. zu i 4G2, Frohde BB. 7, 328 etc., que hom. r\^aiôç, résulte
de fausses lectures pour r^ paiôç (ou où6è pâïôv Fick I-* 397).
— 314 —
n. pr., cf. osq. Jeiis {*Jegios) avait é; le rapport supposé par
Broniscli Die oskischen i- und e-Vocale 92 n'est pas sûr.
poét. )iY«6eoÇ> tlor. ('Pind.) à-^àQeoç "tout à fait divin' < àfa- +
6eôç 'dieu' avec ail. métrique de la voy. initiale du l^*" membre
(Wackernagel Dehnungsges. 38).
ion. fifavov (Atli. VI 227b) 'poêle à frire', cf. riYâvea* Tre^uaTa
xà diTTÔ TTiTâvou Hésych., forme née d'une méprise, Triyavov
étant senti comme t' tît«vov (art. to). Solmsen Unters. 46 n.
(bibl.).
f] Y e 0 |a a i, dor. àf- 'conduire ; posthom. croire, penser (cf. la t. ducô)' ;
fiYÊMiJÛv, -ovoç fjfnTUjp, -opoç m. 'guide, chef: lat. sàgiô 'suivre
les traces de, flairer qc, éventer qc' sàgus 'qui a les sens
subtils; d'où: qui présage, prophétique' «à^/a f. sàgàna f. 'devine-
resse' sàgâx, -âcis 'qui a les sens subtils, l'esprit pénétrant',
got. sôkjan v. h. a. suohlian v. norr. sôhia 'chercher' (Mahlow
AEO 28), irl. saigim 'jo cherche' (Fick II -^ 288), i.-e. R. sâg
{-g ou -g) : sdg.
hom. TiYepe9o)uai 'se rassembler' < àxep- (cf. àYcipu)) + suff.
-e6o- avec ail. métrique de la voy. initiale (Wackernagel Deh-
nungsges. 38;.
ép. r\hi conj. ord. précédée de tijuév 'aussi bien — que' (aussi
îliuév — Kai, xè ou bé) ou suivie de Kai ou xè ; isolé r|bé 'et' < \\
'ainsi' (cf. s. v. f| tîè) + bé (voy. s. v.). Brugmann Gr. Gr. ^ 535.
fi bri 'maintenant; déjà; désormais' < fj + bri (voy. s.v.); fibr) : br) =
ail. alsogleich sogleich : gleich = alsdann sodann : dann —
alshaJd : bald. Bruguiann Gr.Gr. '^ 535 sq.
fîboiuai, béot. (pap. de Corinna) Fabo[|nr|], aor. rî(J6r|v 'se réjouir',
cf. àvbdvuu 'plaire' et les mots cités s. v. (bibl.); nbOç -eîa -û,
dor. dbùç'doux, agréable' = ^"kv.svadùh, fém.swâc??;/ 'savoureux,
doux', cf. lat. suâvis (< *svâdcis), gaul. Svadu-rix, -ge)uis{à'?)
n. pr. irl. Sadb nom de femme ^), v. sax. sicôti ags. swéte v.h.a. suozl
V. norr. sétr 'doux, aimable', i.-e. *suàd-; le vocalisme radical
semble influencé par les formes du comp., skv.svâdtyan gr.fibiujv,
I) Pedersen KZ. 38, 388 sqq. K. Spr. I 24. 139 tient irl. saut
'désir' (cité s. v. âvbdvuj) pour un emprunt au brittonique, et gall.
cJiwaid pour apparenté (sous réserve) à gr. xôtiç f. 'besoin', i.-e.
*{s)qhTiti-.
- 315 —
et les formations en -es-, véd. prd-svâdas- 'aimable, agréable'
hom. jueXirjbriç 'doux comme du miel' (Brugmann Grdr. II 2, 1,
llTsq.); le degré réduit attendu i.-e. *sûd- dans got. sûts
'agréable', cf. lit. 6•^<c??/^^ 'assaisonner, saler' skr. sûddyatrrendre
agréable, mettre en ordre, venir à bout de, achever, tuer' sûdah
m. 'cuisinier'. De là poét. tîbu-)Lioç 'agréable', cf. encore fibovn
f. 'plaisir' : skr. svàdanam 'dégustation' (pour le ton voy. J.
Scbmidt Plur. 21). P. ex. Fick I* 151.340.577. IP 321.
III* 556.
hom. fjboç n. seul. nom. sg. en des formules, 'avantage, ÙjqpéXrma,
ibcpeXeia, ôqpeXoç'-, pas de F-; n'est point parent de fîbo)Liai; voy.
s. V. hom. ÉTTiTribéç et Brugmann Deni. 141 sq. IF. XIX
Anz. 69.
hom. r|è 'ou'. Voy. s. v. fi.
hom.TiepéeovTai(seul.ind.prés. 3. pi.) 'flotter dans l'air, voltiger'
< oi[F]ep- (cf. àeîpuu 'soulever ) -f- suff. -e0o-, avec ail. métrique
de la voy. initiale (cf. Wackernagel Dehnungsges. 38).
hom. iiépioç 'matinal' < *a[i]ep-, cf. s. vv. hom. âpicTTOv fjpi.
hom. nepoeiç 'brumeux'; hom. nepoeibriç 'brumeux, nébuleux;
sombre' : hom. àiîp f. 'brouillard'.
fjGoç n., riGeîoç adj. Voy. s. v. êOoç.
lîGuj, ptc. aor. ncfaç, et (Plat.) r|9éuj 'filtrer'; n9)Li6ç (att. épigr.
hriBjLiôç) m. 'passoire, crible': m. irl. sithlad 'criblage' gall. hidl
'crible' (Henry Bret. 246. Pedersen K. Spr. I 72), v. norr. sdld
(< *sâdla-, i.-e. *sëtlo-) 'crible', lit. sëtas m. 'crible' sijôti
'cribler' v. slav. sito n. serb. sïto 'crible' (Persson Wzerw. 112),
alb. SOS 'je tamise' (< ^siâ-s-. G. Meyer Alb. St. III 41 sq.) ^).
1) Pedersen 1. c. ajoute lat. situla 'seau', qui ne va guère pour
le sens (une autre étyni. chez Osthoff Et. Par. I 14G); il note que,
quant au suff., j»all. hidl et v. norr. sdld sont identiques à lit. séklà
(i.-e. *-tla) f. 'semence', et alb. sose 'crible' identique à skr. sasydm
zd hahya- 'céréales' gall. haidd 'orge' ; il voit (avec Persson 1. cit.)
dans tout le groupe riGiu etc. une spécialisation au sens de 'cribler'
de R. .se sêi 'semer' (dans lit. s'éti v. slav. séti got. saian lat. serô
sèvî 'semer', v. slav. semé lit. sëmenys v. h. a. sâmo lat. sêmen 'se-
mence', puis V. irl. sîl gall. hâd 'semence') ; Meillet Dial. indo eur. 18
croit pourtant qvie l'existence de *së- 'semer' n'est certaine que
dans le groupe du nord-ouest.
— 316 —
hom. I. fîTa r|a n. pi. 'provisions de route, ècpobia (Hésycli.)', cf.
TÎïoç* 7Topeùai)Lioç Hésych., R. ei 'aller' (cf. s. v. eî|ai 'ibo';, selon
Thurab KZ. 36, 179 (bibl.j.
hom. IL fiîa n. pi. N 103 'pâture, proie, ppuj)LiaTa (Hésych.)'.
Étym. obscure; simple conjecture (*ê.ç-io-s 'jeté [en pâture], R.
es, voy le suiv.) chez Thumb KZ. 36, 181.
hom. III. fjïa ^ a n. pi. (gén. pi. tjuuv e 368) 'balle (du blé) ; — cosses
d'un légume (Phot.); — farine (Nie. Al. 411)'; cf. eiai* tOùv
ôcTTipiaiV Ta àTT0Ka6dp|LiaTa et eîor ôaTrpiujv là KaGàpcTia Hésych.
Thumb KZ. 36, 179 sqq. (bibl.) propose de voir dans liïa un
*ês-io-, dans eîoi un *ës io-s, dans eiai un *ës-iâ, R. es 'jeter,
lancer' : skr. R. as âsa- m. n. (gramm.) 'arc'; conjectural. Voy.
aussi Peppmiiller BB. 3,92 et Sommer Gr. Lautst. 154 n. 1,
qui supposent un rapport improbable avec hom. lemi
i^îeeoç, att. rjGeoç m. 'non marié, célibataire' < n- + *FieeFoç \)
= lat. viduos 'privé de', cf. le fém. i.-e. ^uidheud 'veuve' dans
skr. vidhâvd (cf. vidhûh 'isolé' vidhurah 'séparé, éloigné de') zd
viôavâ- lat. vidua v. slav. vûdova (< ^rîd-) v. pruss. iciddewû,
ï.-Q*uidhuuâ dans got. widuwô ags. wid{e)we icuduwe v. h. a. wi-
^i««a, puis \v\.fedh gaW.giceddiD \.coni.gnedeii(< ce\t.'^ fidi-d
d'un i.-e. *uidhuua ou *uidJieuû), cf. Fick P 126. 320. 544.
II* 280. IIP 411. Osthoff MÛ. IV 80 sq. Etc.; i.-e. "^uidh-
'séparer' (cf. lat. dlcidô 'séparer, skr. vindlidtë 'se vider, man-
quer de' vidhyatl 'mettre en relief par l'isolement, distinguer',
etc.), élargissement de *uî 'deux', voy. s. v. eÏKOcn.
r|ïKav6ç- ô àXeKTpuuOv Hésych. 'coq', litt. 'le chante-tôt' < *auai
loc. 'à l'aurore' (cf. hom. riiOç lesb. aùuuç s. v. att. ëtuç) + xav-,
cf. got. hana 'coq' et voy. s. vv. Kavàluu KOvaxH-
hom. iiïôeiç dans étt' nïoevTi ZKainâvbpuj E 36, adj. de sens et
d'origine obscurs; a été rapporté à hom. riïuuv 'rivage' et traduit
par : 'aux rives escarpées', ou par : 'au long estuaire' ou 'à l'estu-
aire profond' (dans l'hypothèse erronée d'un *riïo- : skr. àsyàm
'bouche, embouchure'. Benfey Wurzellex. I 43; voy. Frohde
BB. 3, 6), — à hom. \\\a n. pi. 'balle (du blé), menue paille',
mot auquel on a prêté gratuitement le sens de 'roseaux', d'où
1) En fait, j'explique n- par l'ail, rythmique dans un *èFie€Fo-ç
011 è- est la voN'ellc dite prothétique.
— 317 —
la trad. 'fertile en roseaux', — à hom. fîïa n. pi. 'vivres, ècpobia'^
d'où la trad. (forçant le sens) 'qui fournit de l'herbe, des pâtu-
rages', riiôev Trebiov Qu. Smyrn. V 299 n'est pas moins ambigu.
hom. r\'ioç dans voc. f\ie Ooi^e 0 365. Y 152; sens et étym. ob-
scurs; nombreux essais d interprétation; a été rattaché par
Frohde BB. 3, 7. 5, 266. 19, 235, en tant que *êsios 'archer',
à skv.âsa- m. n. 'arc', R. skr. as, i. e. es 'lancer'; — selon moi,
}\ïoç 'auroral' < i.-e. *ausio-s, cf. s. v. Y\i-Kavôç et 'AttôXXujv
"Evaupoç (crét., Hésych., etc.). [Cf. Ehrlich KZ. 40, 364.]
hom. riïuuv, -ôvoç, att. r|ajv, éol. dîuuv, dor. dïubv f. 'bord de la
mer; rive d'un fleuve', cf. 'Hïôveç pi. port d'Argolide P 561;
en tant que *d[(Tjiujv, a été rapproché par Fick GGA. 1894,
p. 237 de lat. âra v. lat. âsa 'élévation de terre > autel', cf.
âra sepulcrî Virg. 'bûcher' àrae 'écueils' Virg. En. I 109; cf.
m. irl. « 'hauteur' (Stokes BB. 19,38); conjectural (lat. âra
R. as 'brider'? Voy. Walde s. v. i).
ép. fixa 'faiblement, doucement, lentement', att. iiKicrra 'très peu,
le moins'; hom. fiKiaToç ¥531 'très lent, le plus lent', hellénist.
rÎKiaTOç 'le pire'; hom. fîaauuv (*fiKiuJv), att. tîttujv, nouv. ion.
ëacTiJuv (d'après son contraire KpéacTujv. Brugmann Ber.d.sachs.
G. d.W. 1883, p. 193. 1897, p. 193sq.) 'inférieur à, moindre
que'; att. fiTTuJjuai 'être inférieur à, être vaincu' pour *fiTToOjuai
(cf. èXâTToO|uai : èXdTTuuv) : ion. écrcrôojuai; att. f|TTa f. (abstrait
du préc. Wackernagel KZ. 30, 299 sq.) 'infériorité, échec'. Cf.
lat. sëgnis (< *sècnis) 'lent, traînard, paresseux', i.-e. *sèk-
ou *sé^-, selon Frohde BB. 16, 192, Osthoff IF. V 297, Nieder-
mann ë u. î im Lat. 39 sq.; voy. s. v. hom. àKéuuv p. 35 ^).
1) L'étym. de Frohde BB. 20, 212 et Prellwitz^ 171 sq., i.-e.
*dus- : *ô{u)s- dans skr. ah lat. ôs 'bouche' gr. ûjâ f. 'frange' = lat.
ôra {,*ôsâ) 'bord' etc., tViiOv ayant eu le sens premier de 'Jèvre', est
caduque; i.-e. *dîis- n'explique pas les formes grecques; hom. f\û)(;,
invoqué en témoignage, suppose *âM6-ô.ç (voy. s. v. att. ëuuç I. p. 304);
la g'iose r^iôvec;" . . . ôqpGaXjuiJùv tù ÛTTOKaTU) Hésych. repose aussi bien
sur un trope, et la glose rîiov ■ . . . Kai Trapeidv, r| yvôGov Hésych. est
sans doute abstraite de hom. îraptîïov 'joue, mâchoire', où r| est
justifié par la composition; cf. J. Schmidt Plur. 407 n. 1.
2) Lat. sêcius est à écarter, n'étant qxi'une g-raphie tardive
pour sêtius 'moins, moins bien', amenée par la confusion de ti et
de ci; cf. Lindsay-NohI Lat. Spr. 651.
— 318
ion. (Archil.) r|Kri" àKUJKri, èTTibopariç, à\(.\xr] Hésych.; r\Kéç' olv
Hésych.-, à|Licp-r|Kriç 'à double tranchant'; hora. rrupi-riKriç i 387
'à la pointe ardente'; hom. Tavu-iÎKriç 'affilé; acéré'; hom. ^-
Kearoç (riKecTToç) Z 94. 309 'qui est en pleine maturité'; riKÔba"
îïvbpuu|aévr|v YuvaÎKa Hésych. (cf. aKiutî f. Ma fleur de 1 âge').
R. i.-e. àk 'être aigu, affilé'. Yoy. s. v. uKaiva p. 32 sq.
fÎKUJ 'être arrivé, être là' < *sê{i)q-, cf. dor. eÏKiu < *seiq-, ion.
att. iKéaôai Venir' < *siq- (voy. s. v.). De là npocTriKU), delph.
TToGriKUj 'venir vers; être attenant, être en rapport avec, con-
venir à'. — Pour l'ancienne étym. (tîkuj formé sur un pf. *fiKa)
voy. Johansson Beitr. 62 sqq. (bibl.).
ilXaKaTn f. (aussi TiXeKdrri) 'quenouille'; hom. r|XdKaTa n. pi.
'fils qu'on tire de la quenouille' : lit. leiikUivè lanJctis 'dévi-
doir' lenMù lenkti 'plier' (Bezzenberger BB. 4, 330. Frohde
]}B. 16, 195. Johansson Beitr. 121. 141 sqq.); le détail est
peu clair; pour le sens cf. gr. ârpaKTOç skr. tarkûh 'fuseau' :
lat. torqueô 'tourner', lat. colus '*fuseau, quenouille' R. quel
'tourner' ^).
1) r|\eK-âTri est la forme ancienne, riXoKâTri le produit de l'assi-
milation régTessive (Schulze Qu. ep. 435); r)- n'est pas primaire (dor.
riXaKÙTâ Eur. Or. 1431 ne prouve rien), et les formes aXaKÔTâ Théocr,
XXVI II 1, eù-â\(iKaToç ib. 22, xpûff-âXâKOToç Pind. Ne. V 36 VI 46.
01. VI 104 etc. ne sont pas hyperéoliennes ou hyperdoriennes; arm. il,
gén. iloy 'fuseau' < i.-e. *ëlo- (Lidén Arm. St. 130 sqq.) rappelle le
mot grec, mais l'alternative arm. il < i.-e. *èlno- : skr. ànih < *ëlni-
ou *ôlni- 'esse (de l'essieu)' se heurte au fait que i.-e. -bi- > arm.-^-,
cf. Pedersen KZ. 89, 407sq.); ri- dor. éol. a- peut être dû à un ail.
rytliiiiique du type riveiaôeiç r)Ma96ei<;, soit en définitive un prim.
*à\eK-nTâ <C i.-e. *dleq- (alternant avec une forme nasalisée *leiaq-
daiis lit. lenktuvè)\ '*dleq- est une des formes de *ÔIëq- 'courber',
que l'on tient pour un élargissement de *ôlë *ëlÔ 'courber, fléchir,
tourner' (cf. s. v. iLXévr] f. 'coude'); cf. *leq- dans XéKoç 'assiette* Xe-
Kàvx] > XaKÔvT] 'cuvette' XeKpoî gl. 'andouillers du cerf XoEôç 'oblique'
X^XP'oç <C *XeK-ap- 'incliné, oblique', lat. lacertus 'bras' liciyius <C*le-
cino-H '(bœuf) aux cornes recourbées" et bcp d'autres, voy. Persson
Wzerw. 240, Hirt IF. XII 226; bibl. de la famille chez Lidén Arm.
St. 96 sq. — Pour Solmsen Beitr. I 121 sq., le mot, spécifiquement
ionien, pourrait être un emprunt à une langue — perdue — d'Asie
Mineure.
— 319 —
hom. lïXâdKUJ hom. rjXacTKdZiuj 'errer çà et là; fuir'; iiXéjLiaToç,
dor. (Théocr.) dXe- 'sot, déraisonnable'; boni. riXeôç'fou ^243;
qui rend fou H 464' < *aXeio-ç; ép. tardif rïXaivuj 'errer çà et
là; extravaguer'; riXOioç, dor. aX- 'sot, insensé; vain, inutile'.
Voy. s. vv. âXri àXào|uai àXaivuu (R. âl 'errer; délirer'). — Lat.
rtZe^'dé' (Prellwitz BB. 20, 303) est à écarter. — Lat. âlûcinor
{ail- peu correct; ii?) 'divaguer' (Brugraann Grdr. I^ 801) est
peut-être un emprunt au gr. àXÛKri àXûcrcruj avec influence de
vâticinor, cf. Tburneysen Tbes. — Lat. ambulô (Fiek BB. 2,
264), n'impliquant pas l'idée d"errer', est plutôt apparenté à
gr. èXduu èXaùvo) i^amh-elô, R. e/â), cf. Vendryes Bull. Soc.
Ling. no 47, p. XXIIL
ép. nXéKTuup, -opoç 'brillant; m. le soleil Z513'; 'HXéKTpâ
n. pr.; rî^eKxpov 'alliage d'or et d'argent (-oç m. Sopb. Aut.
1038); — ambre (-oç f. Ar. Cav. 532)' i). Cypr. dpXag
(c.-à-d. àFXaE)' XaïUTipOùç (-oç ?) Hésych., lat, Volcânus (i.-e.
*M/g-) 'dieu du feu', skr. ulkâ f. 'apparition ignée, météore,
incendie' etc. (Fick P 133.552. !!■* 55 sq.) supposent R. we/ç'
'luire, être ardent' et semblent former un autre groupe ^). —
Skr. drcati 'briller; chanter, saluer, honorer' arkcih m. 'rayon,
soleil; hymne de louange; chantre' «rc?'^ n. 'éclat' (Curtius^
137. Bruinier KZ. 34, 362. L. Meyer I 632. Hom IF. XII
Anz. 348) sont à écarter (skr. arlcdh — arm. erg, gén. ei'goy
'hymne', cf. Hiibschmann Arm. Gr. 1443). — Persson Wzerw.
240 rapproche îiXéK-Tuup et v. h. a. elo elaicèr 'jaune, fauve';
c'est plus que douteux : Pind. Is. III 79 a "AXeKTpai (se ttù-
Xai)3).
1) ri\^KTpou r)\éKTpoiai daus l'Od. et Hsd. sont ambio^us quant
au sens et quant au genre; voy. Helbig- L'épopée hom. 134 sq. 147.
342 sq. Jacob dans Saglio II, 1, 531 sqq. (bibl.). Perrot Hist. de l'art
dans Tant. VII 102 n. 1.
2) Skr. vdrcalii, m. n'appartient pas à ce groupe; il signifie,
non 'éclat', mais 'énergie' = zd var^cah- 'force, énergie; dignité', cf.
Bartholoniae Airan. Wb. ISGT.
3) Torp dans Fick IIl^ 27 joint v. h. a. elo et skr. arunàh arusdh
'rougeâtre', mais cf. skr. ravih arm. arev 'soleil' et voy. p 277 s. v.
èpeûBuu sub fin.
— 320 —
att. fiXiaia f. 'tribunal populaire, Héliée', emprunt au dor. dXiaiâ
(prim. adj.), cf. dor. dXiâ f. 'assemblée^) et voy. s.vv. ion. dXrjç
p. 43 et éol. àoXXrjç (liora. otoXXriç) p. 66; l'esprit rude est
abusif et sans doute dû à Tétym. pop. (fîXioç 'soleil'). De là
fiXia(JT)îç m. 'juge populaire', fiXiàZ;o)nai 'siéger au tribunal des
héliastes', fiXlacTiç, -euuç f. 'fonction d'héliastc'.
hom. iiXîpaTOç, dor. dX-, adj.de sens et d'origine obscurs; joint
à iréTpri 'rocher' dans Hom., d'où : 'escarpé'? Essais infructu-
eux p. ex. de Eezzenberger BB. 4, 344, Frohde BB. 7, 329,
Fick IP 319 (: irl. sliab 'montagne'; aussi Pedersen K. Spr. I
84 avec doute; pour dXiqj" Tréxpa Hésych. voy. s. v. aiYiXinJ
p. 20); L. Meyer 1 638 signale riXiievfiç Tréxpa- ùijjriXiî Suid.,
lui-même obscur.
liXiGa I. hom. (joint à ttoXXiî) 'excessivement' ; le rapport avec
dXiç (FdXiç) est caduc, f^XiOa n'offrant pas de trace de F-;
IL (Call.) 'en vain, )aàTr|v', cf. r|Xi9ioç et voy. s. v. TÏXàcTKUj-).
itXikoç, dor. dXÎKOç 'aussi grand que, du même âge que' est tiré
du th. du pron. rel. *?o- (voy. s. v. ôç), soit *iâ-li-l'o-s, comme
TTiXÎKOç 'aussi âgé' et irriXiKoç 'combien grand"? combien âgé"?'
des th. pron. *^o- *qUo-; voy. s. vv.
fiXi5, -iKoç, dor. dXiE 'qui est du même âge, compagnon, cama-
rade' < *(TFâXiH, prim. 'un qui a la manière propre' à celui
qui parle ou à celui dont on parle, < i.-e. *sucl-, qui est dans
serb. svak < slav. comm. *svàkû 'beau-frère'; cf. skr. svaJcah
< i.-e. *suo-ko-s 'proche, parent' : skr. srâh < i.-e. *suo-s =
gort. Fôç 'suus' (voy. s. V. ë p. 208); pour l'-à-, cf. encore
V. slav. jal-û 'qualis' taku 'talis' svojcikû 'af finis' ; pour le suff .
■Il- cf. le préc. et lat. quâlis tdlis {=*Txâ.\i- *TâXi-) v. slav. kolî
'quantum' tolî 'tantum'^). Solmsen Unters. 195. Brugmann
1) Pour Solmsen Beitr. I 20, précisant Unters. 285 sqq., àkiâ
<: *à-FaX,-(â ou *à-FaX-v(â, à- < i.-e. *p-, degré réduit de *e?i- 'dans',
qui serait contenu aussi dans dor. àtréWa < *7^-pe^ia {: l&t. pellô).
2) Faut-il croire, avec L. Meyer I 638 sq., Prellwitz- 173 et
d'autres, k des homonymes? J'en doute; cf. lat. insanum ntr. sg.
employé comme adv. 'd'une manière folle, immodérée, excessive,
prodigieuse' devant bonus hene malus magnus chez Plante.
3) Pour la i)ré£ence ou l'absence de voy. dans le suff. -k{o)-
— 321 —
Gidr. IP, 1, 382. 493. 498. — L'avis de Prellwitz BB. 22,
95 sq. est à écarter. — De là fiXiKiâ f . 'aequalium coetus TT 808 ;
âge', nXiKiujTriç m. 'contemporain', cf. crét. paXiKiu)Tr|ç (1. -xâç)*
auvé9TiPoç Hésych.
att. nXioç, hom. îiéXioç, dor. aéXioç et à'Xioç, crét. dpéXioç c.-à-d.
aFéXioç Hésych. m. 'soleil' < *(JâFeX-io-ç (J. Schmidt KZ. 26, 9),
i.-e. *sâuel- : lat. soi (< *s«o? *sâuoi *sàuel', autres analyses
chez Kretschmer KZ. 31, 351. 452 et Sommer Lat. L.- u. FI.
131), gall. haul v. corn, heuul (Fick II* 292. Pedersen K.
Spr. I 62; cf. irl. sûil 'œiV < *sûli-), got. sauil n. v. norr.
ags. soi f., lit. sdulè v. slav. slûnîce < *sûln- 'soleil', skr.
sûvar (< i.-e. *suuel) zd hvar^ n. 'éclat, ciel, soleil' (gén. skr.
sûrah zd hûro) skr. sûrah sûr y ah m. 'soleil', alb. iil hiii (<
*sûlo- ou *sûU- = irl. sûil 'œil'. G. Meyer Alb. Spr. 460. Pe-
dersen KZ. 36, 277 sq.) 'étoile'; rapport probable avec les
groupes cités s. vv. dXéâ eïXri éXàvri (i.-e. *suel-) et voy. s. v.
aéXaç; à côté de i.-e. *sâu-el- *suuel- existe un th. *s(u)uen-
*sun- (Kretschmer KZ. 31, 351 bibl. Pedersen KZ. 32, 256.
Johansson BB. 18, 32 sq.) dans gâth. gén. x^âng (< aryen
comm. *suan-s) 'soleil', got. sunnô {*sun-ôn', -ww- d'après gén.
*sun-n-ez. Brugmann Grdr. IP, 1, 303) v. h. a. sunna f. 'soleil*,
irl. fur-sundud {<.*for-ud-so) 'éclairage' (Fick IP 306) et
voy. s. V. hom. rivoip. I.-e. *sâu- 'luire'.
'HXiç, -iboç, dor. (Pind.) 'AXiç 'Élide' < *FâXiç, cf. él. FâXeîoç
'Eléen' : lat. vallis (< *ualni-s) 'vallée', cf. néerl. Holland
(Curtius^ 360); pour la parenté ultérieure voy. Walde s. v.
hom. )iXiTÔ)ur|voç T 118 'né avant terme' pour *iiXiTé-|arivoç
< aor. àXiteiv 'faire une faute' + P^A^ 'mois'.
r\\iy\f, -moç m. 'soulier dorien' schol. Théocr. IV 56; vriXirroç
'sans chaussures, nu-pieds' (vti- nég.) Ap. Rh. Lycophr. (et
Théocr. 1. cit. éd. Fritzsche; àvdXnroç mss.). Etym. inconnue.
fjXoç, dor. aXoç m. 'clou', cf. (éol.) TdXXoi (c.-à-d. FàXXoi)* fjXGi
Hésych. A été identifié avec lat. vallus 'pieu, palis, échalas'
(Wackernagel KZ. 25, 261. Fick P 543); selon Sommer Gr.
cf. gr. jneîpaS : skr. maryakâh, lat. senex : skr, sanakâh et voy. Brug-
mann Grdr. IP, 1 § 367.
21
- 322 —
Lautst. 116 sqq. FdXXoç < *FapaXo-ç *urs-lo-s R. uers 'être
pointu', cf. s. vv. ëpiLia II. et ëariup; lat. vallus représenterait
un *Uer8-lo-s. [Critique de Charpentier KZ. 40, 475 n. 1.]
^XÔTn f- (Ar. Ach. 684) 'obscurité'; èTT-fiXuE (Eur. Cycl.680) 'qui
donne de l'ombre'; èTxr]\v^àlo}jiai -i2o|iai 'couvrir, abriter'. Cf.
XûTaîoç (Eur. Iph. T. 1 10) 'obscur'. — Le rapport avec v. sax.
wolkan v. h. a. wolcTian 'nuage' v. slav. vlûgûkû 'humide' lit.
vil gyti 'humecter' (Bezzenberger BB. 1,340), i.-e.R. uelg, sup-
poserait au moins un i.-e. *lug-, préindo-eur. *ulug-, eu face
de i.-e. *ulg- (cf. gr. Xukoç : skr. vfJcah 'loup'j; l'-û- de XOYaîoç
resterait en outre inexpliqué.
hom. ^XucTiov (nébiov) b 563 'élyséen' a été rattaché par Fick
P 200 à R. èXu9 (voy. s. v. èXeû9uj), avec ail. rythmique de l'è-
(F. de Saussure Mél. Graux 740 sqq.); sens prim. 'plaine de
l'arrivée'; doute de Wackernagel Dehnungsges. 5. — Sur èvr)-
XucTioç 'fulmine ictus' Esch. voy. Dindorf Lex. Aesch. 119.
hom. riiLia, dat. pi. r\}xaaiv n. Y 891 'javelot, trait' < i.-e. *iê-mn :
ïrim 'lancer', cf. hom. fjinujv, pi. fî|uoveç (âvbpeç) Y 886 'lan-
ceurs de javelot'.
fi )ia l 'je suis assis' ( < *ri)a)uai *ti(T-|uai), 3. sg. fiffiai, 3. pi. hom. eïarai
(à corriger en fîarai : skr. âsatè zd âidhdtite, i.-e. *ès-ntai) hom.
Hrdt. ëarai : skr. àstè zd inf . âste 'être assis' , i.-e. *ês- (Curtius ° 377.
Osthoff Perf. 170 sqq.); on dégagea de fiiuai fj^ai fiiae9a ficree
un th. n-, sur quoi l'on forma Kd6r|Tai et att. 3. pi. nvTai, KaBfÎTO
et f|VT0 ; inversement ficriuai (gramm.) d'après rjcTTai (G. Meyer ^
569 sq.) ; l'esprit rude est prob. emprunté aux formes de éb-
'être assis' (Brugmann Gr.Gr.^ 122. 275. Sommer Gr. Lautst.
3. 28).
hom. n |Li a p, -axoç n., att. fi)népâ, dor. él. béot. arc. djuépâ (ou d|Liépa),
éol. ("luiépâ, locr. aiLidpâ f. 'jour', ^juap : fi|népà = map : Tiieipa
skr. pîvarl mepôç skr. pivaràh = ôvap : ôveipoç (J. Schmidt
Plur. 195 sq.). niuap : arm. awr 'jour' < *awm7' *amur, i.-e.
^amôr (cf. TÉKuap : TÉK^iup) selon Meillet IF. V 331. Esq. 32.
Pedersen KZ. 39, 428 sq. — Le rapport rjiaap fiinépâ : skr. sâmd f.
'année' zd ham- m. 'été' arm. «m 'année' amarn 'été' (<*smmr-
•ro-m) irl. sam (th. *samo-) gall. haf 'été' v. h. a. siimar m.
v.norr.6-Mmar n. 'été' (Fick P 141.564. IP290. Bezzenberger
- 323 —
BB. 17,21611.2. JohanssonBB.18,9. Frôhde BB. 21,324etc.,
encore Pedersen K. Spr. I 71) est caduc; l'esprit rude dans
fiiiiepâ est secondaire et d'origine obscure (d'après écTTrépâ selon
Sommer Gr. Lautst. 123), cf. p. ex. delph. a|iiepai GDI. 2561 a
32.36 (inscr. desLabyades), Théra êtt ajuepaç 4706, 119, Tré-
zène Këiraiaepov CIG. IV 800, lac. ainepaç gén. (six fois) ^). —
De là fiiLiépioç fi|uepr|aioç fiiuepivôç 'du jour; quotidien', inearm-
Ppiâ f. 'midi', aù6ri|uep6v adv. 'le jour même' etc.
ion. att. fiiueîç 'nous'. Flexion : nom. lesb. â)U)iieç dor. béot. dpéç
sont les ace. lesb. etc. au|ne etc. élargis par -ç d'après les nom.
pi. nominaux en ç; ion. att. rwieiç prob. < *niuéeç (pour *nMéç)
d'après boni. ÔKiibéeç etc. ^); — ace. lesb. â)U)ue dor. a\xé', en
ion. att. désinence plurielle d'après les th. consonantiques, hom.
fiiiiéaç comme àoWéaç, att. fmdç né dans la proclise (r]\xâç aÙTOuç)
de fifjéâç, selon Sommer Glotta I 233 sq. (autre avis chez Brug-
mann Gr.Gr.^ 247. Grdr. IF, 2, 420 3); — gén. hom. fmeîuuv
ion. fiiaéajv att. fnuOùv lesb. à|Li|uéuJV dor. él. ajuéuuv crét. béot.
aiaiujv nouv. dor. èjuujv, pluralisation d'un sg. *à(j)Lieio *c(:cr)Li€o; —
loc. lesb. â)Li|Liiv dor. àiuiv ion. att. fi)iiiv niniv; -ïv dans fiiuîv est
att. et provient d'un ail. secondaire d'après la longue des autres
cas niiieîç -lîjv -âç (Sommer op. cit. 219sq.); lesb. hom. d)a|ui
(comme gort. ô-tî)lii < *-tiO")lii), lesb. (Alcée) à|U)Lie(yiv. Ace. lesb.
â)H|Lie dor. a|Lié = zd ahnia < i.-e*nsmé (F. de Saussure Mém. 25) :
skr. asmân v. pers. (gén.) amaxam; la valeur prim. et l'origine
de l'élément -me- sont obscures; *?^s- est la forme réduite de i.-e.
*nès *nôs 'nous' dans skr. nah (encl.) zd nâ nà nô alb. pi. 7ia
(< *nos) lat. (ace.) pi. nos irl. pi. ni, ar n- (< celt. *ësron
*insron, i.-e. *nsrôm th. *ns-ro-) gall. corn. bret. ni ny 'nous'
(< celt. *wes) got. uns v. h. Si.uns v. sax. ûs v. norr. oss (germ.
1) Sur la stèle de victoire de Damonon, auj. accrue des
lignes 42-94 publiées par Tod Animal of the Brit. School at Athens
XIII, pp. 174-218-, par ailleurs le h- est soigneusement noté ha|ua har
(St') He\ei evliriPaihaiç heTTTOKiv hiirirm hiuiruiv hiirTroiç ho huioç huiro.
2) L'esprit rude de ainéç i^iue'iç est dû à l'analogie de è.uéç ô|ueTç
selon G. Meyer et Brugmann; Hirt IF. XII 221 le croit phonétique
(l'mcîç < *(ih|neî(;) ; voy. Sommer Gr. Lautst. 32 sqq.
3) Sur fwxac, voy. Sommer Glotta 1. cit.
— 324 —
comm. *un8- < *ns-) v. slav. gén. pi. nasû v. pruss. noûson
(< *nôs + *-s6m), cf. gr. duel vuu (voy. s. v.). Possessif : lesb.
â)a)noç dor. dixàç = zd ahma-'^ ion. att. fmé-Tepoç. P. ex. G.
Meyer' 513 sqq. (bibl.). Brugmann Gr. Gr.^ 246 sqq. (bibl.).
Grdr. IP, 2, 378-427 (bibl.). — Att. f^ebaTTÔç 'de notre pays*
< *â(J|Li€b- = skr. asmad- i.-e. *nsmed- + -aTioç i.-e. *-7dq'Uo-s\
bibl. s. V. àXXobaTTÔç.
f^inepoç 'doux; apprivoisé; cultivé'; fiiaepiç, -iboç f. (se. â)iine\oç)
'vigne cultivée'; f)|uep6iju 'civiliser; apprivoiser'. r\- est primitif
(hér. briiLiepa pi. GDI. 4629,172; etc.), a'iuepoç desmss.de Pind.
est fautif; cf. v. b. a. v. ssix.jamar ags. jéorwor 'triste, cbagrin'
(germ. conim. *jèmura-), i.-e. *iêmero- *iëmrro- 'tranquille'
(Solmseu KZ. 32, 147 sq.). — V. norr. sama 'convenir' got. sam-
jan 'plaire' ags. séfte 'tranquille' v. b. a. semfti (ail. sanft)
'doux' skr. sàman- m. santva- n. 'paroles d'apaisement' (Frôbde
BB. 21, 324 sq.), se rattachant à i.-e. *so77io- (gr. ô)a6ç), sont à
écarter.
r\}x\ 'dis-je' r\0\ (dor. iixi) ipf. 1. sg. fjv sont refaits sur ipf. 3. sg. f\
'disait-il' d'après les rapports (pn^î 91(îi V^iv êcpnv : qpfi €911
(Wackernagel KZ. 23, 467. Ostboff Pf. 174 sq.); r\ < *riKT
avec ï] prim., cf. pf. (Solmsen KZ. 39, 218 sqq.) âv-iuYa 'j'or-
donne, je pousse qn. à': lat. aiô (< *agiô) 'je dis oui' (Curtius^
399) adagio f. (Varr.) 'proverbe' ^rôc^ij^mw 'présage' axâmenta
'carminaSaliaria'etc, peut être arm.a^em 'je dis', refait sur 3. sg.
pf. *as < *ac devant cons. subséquente (Meillet MSL. VII 164),
m. irl. ai ae 'légende', peut-être aussi aidacht'legs^ < *ati-alcto-
(Fick IP 6), osq. «??gfe^w2e^ '*indixerint, proposuerint, jusserint',
s'il est syncopé de *an-agetuzet (Brugmann IF. XVI 506 sqq.) ;
i.-e. *ëg- *6g- *dg-. — Skr. (Curtius 1. cit. Ostboff 1. cit. BB. 24,
172) pf. âha 'je dis' àttha 'tu dis' etc. est issu de *âdh-, cf.
zd pf. âôa 'il dit" paHy-àôa- 'réponse' (bibl. chez Bartbolomae
Airan. Wb. s. v. ad- 'dire' col. 55) et s'exclut.
f||Lii- 'demi' = skr. sâmi lat. sêmi- v. b. a. sdmi- âgs.sdm- 'demi'
(Curtius^ 325); nfiiauç (pi. boni, fmîaeeç) 'demi' < fJini-Tuç,
cf. crét. [r|])aiTu-éKTUj, fém. riiaiaeia épid. fnnixeia; le mot fut
prim. subst. masc, devint ntr. d'après tô ôXov (fijuiffu '*moitié'),
puis adj. (Brugmann Ber. d. sâchs. G. d. W. 1901, p. 90 sq.
— 325 —
Grdr. II', 1, 447); att. épigr. fîfiuauç par assim. régressive;
lesb. gén. pi. ai)iiiaéujv GDI. 213, 9. 11 (bibl. chez Thumb Gr.
D. 256); arc. delph. fî|ui(Jcrov n. 'moitié' < *-auo-v *-cru-o-v ; crét.
fiiiîvâ (fmîvâ est plus douteux) f. 'moitié', prim. 'la demie' (|uôpâ,
jLioîpa); pour le morphème -tu- -teu- cf. att. TpiTTÛç f. 'triade;
tiers' (pour TpiKxuç d'après ipiTiôç) delph. TpiKTeuav GDI. 2501,
34 att. TpiTTo(i)a <*TpiTToFia; — fmi-pioç: skr. sâmi-jlvah lat.
sëmivîvos v. h. a. sâmiquecJc ags. sâm-cwic 'k demi vivant',
ïî^opiç, -iboç f . Esch. 'vacua, Kevr|. è(7Tepn|uévri (Hésych.)' < *à-
-(Tjuopiç, cf. Kà(T^opoç• bucTinvoç Hésych. (<*KaT-a"|aopoç), hom.
KttTà |U|uoîpav, è'-|Li)itope, a-p|Liopoç, dor. £)Li|uôpavTi • TeieûxacTiv
Hésych., ion. att. eiVapiai (< *ae-(TuapTai); voy. s. v. laépoç.
ion. et poét. niucç, dor. à^oç, 'lorsque'; voy. s. v. xfiiuoç.
ép. r|)uijuj'se pencher, se baisser; pencher (la tête, KapriaTi T405);
décliner, périr'. Étym. obscure ; voy. Schulze Qu.ep. 267 . 3 1 7. 341 .
fîv 'voici!' = lat. en m/sens (Fick P 6. 366. Lindsay-Nohl Lat.
Spr. 708); nvibe (Tbéocr. Call.) 'voici!' < nv + impér. ïbe (ibé)
'vois',
hellénist. îivcKriç 'étendu, continu' (riveKéuuç adv. Empéd.) est ab-
strait des composés ion. biTiveKiîç (p. 188) TrobriveKriç hom. bou-
priVÊKéç adv.
fivià, dor. (xviâf. 'bride'; f]vîan. pi. 'brides, rênes', fiviâ < *dvcriâ
i.-e.*ns- : skr. ncisyam nasyâ 'bride passée au mufle du bétail
(F. de Saussure MSL. VII 88), irl. ëssi pi. 'rênes' {es- < *ws-.
Stokes IF. Xll 189. Pedersen K. Spr. 147), cf. aryen coram.
*'nàs- ^nas- 'nez' dans skr. duel nàs-â instr. sg. nas-à v. pers.
ace. nàh-am = lat. nâr-em (gén. pi. narium avec passage dans
la décl. des th. en -i-), puis ags. nosu nasu v. h. a. nasa, lit.
nôsis V. slav. nosû 'nez' etc. ; voy. Pedersen IF. V 45 sq. Meillet
Études 206. 237 ').
1) Sommer Gr. Lautst. 28. 37 n. préfère l'analyse de Hivt IF.
XII 222 i^vîâ <; *àhviâ *àaviâ *^sniâ, qui expliquerait selon lui l'esprit
rude, mais celui-ci est secondaire et d'origine obscure; l'inscr. lac.
de la stèle de Damonon (cf. p. 323 n. 1), qui note soigneusement h-,
écrit constamment avioxiôv (= att. i*|vioxéujv). Cette absence de h-
rend aussi illusoire l'hypothèse de Prellwitz^ 175 : i.-e.*sâ(i)mâ R. sâi
'tendre, enchaîner' : inâç 'courroie'.
— 326 —
fivÎKa, dor. àviKa, corrélat. de nn-vi-Ka et Tr|-vi-Ka, 'lorsque';
pour le suff. -xa cf. dor. ô-ku tôko TTÔKa ctWoKa etc., ion. att.
aÙTi-Ka (Persson IF. II 250 sq.); x]- dor. d contient le th. du
pron. rel. *io- (Bruginann KVG. § 910; voy. s. v. ôç), cf. fiXkoç ;
bibl. des avis divergents chez Brugmann Gr. Gr.^ 254.
boni, riviç ace. fîvîv (suff. -î-. Schulze Qu. ep. 426. Brugmann
Grdr. Il-^, 1, 209) k292 = t 382 adj. f. 'annicula'. Kretschmer
KZ. 31, 343 en rapproche lit. sènis 'homme âgé', lat. gén. pi.
senium, got. sinei-gs (voy. s. y. ëvoçp. 257), eu supposant une
vrddhi en gr. (et la psilose ion. ou éol.).
hom. iivopéri, dor. (Pind.) avopéâ f. 'virilité', cf. dor. (Sophocl.
fr. 403) uvopeoç TtéXeiaoç: hom. ày-rivujp 'viril, héroïque'; voy.
s. v. àvrip p. 62.
hom. fjvoHJ (F-), dat. tivotti (xaXKUj) prob. 'brillant, étiucelant*
('Hvoqj n. pr. H 445. TT 401. ¥ 634) a été rapproché par Bezzen-
berger BB. 1 , 338 (cf. Danielsson Gr. u. et. St. I 40. Solmsen
KZ. 29, 70. Johansson BB. 18, 32) de gâth. gén. sg. x^'dng
'soleil' (< aryen comm. "^suan-s. Bartholomae KZ. 28, 12),
mais le prim. postulé *(TFavaovi; est impossible ^); Reichelt KZ.
39, 67 maintient le sens du mot grec et le rapport susdit en
posant r\\io\i^ < ^suèn- (degré long) ; il invoque en outre skr.
svànâh 'retentissant', mais la parenté entre i.-e. *sau- *s{â)U-el-
*s{à)u-en- 'luire' et *su-en- (lat. sonô < *suen-ô) 'résonner',
malgré l'évolution du sens dans ail. hell 'sonore > lumineux'
(cf. Kluge ' 203) ou (inversement) dans lat. argûtus, n'est rien
moins que sûre. — Autres avis chez Frohde BB. 18, 63, Stokes
BB. 20, 223.
ri TTup, gén. tînaTOç n. 'foie': skr. yàkrt n., gén. yaJcndh zd yàkar^,
lat. jfeatr, gén. ^xim. *jecin-is, ^ms jecinoris et jecoris, lit.
jeknos pi. lett. akiiis pi. 'foie' (Curtius^461. Brugmaun Grdr.
IP, 1, 309. 578 sq. 581), i.-e. *iêqU-rt, gén. *ieqU-7iés, th. en -r/w-
(cf. Pedersen KZ. 32, 241 sqq.). — Pedersen K. Spr. I 129 (cf.
Zupitza BB. 25, 100) y rattache comme parents lointains irl.
iuchair f., gén.iucht'ach 'œufs de poisson, frai, rogue' {<*îqUôr),
1) Aryen comm. *suan-s suppose i.-e. *suen-s (voy. s. v. l'iXioç)
-s est la désinence du gén.; le 2<î -a- dans le grec ne s'expliquerait
pas; un *aF€vaon/ eût donné lesb. *FévvoiiJ ion. *F€îvovt;.
— 327 —
russ. ïkrâ hd^wi-^oxh. jikra jïkno m/sens. — Arm. leard^ gén.
lerdi, v. norr. lifr ags. lifer v. h. a. lebara 'foie' (J. Schmidt
KZ. 25, 23. Plur. 198 sq. dans l'hypothèse à'm\*Jiêqurt,
Noreen Abriss 148, Pedersen K. Spr. 1. cit.) forment un autre
groupe, voy. s. v. Xmapôç 'onctueux'^). — Gr. ÏKTepoç m. 'jau-
nisse' (Havet MSL. IV 230 sq. Prellwitz^ 175. 195) est à écarter.
^iràu), inf, aor. riTrrjcraaeai 'recoudre, réparer'; r|TTTiTr|ç m. 'tailleur'.
Étym. inconnue.
ion. riTTebavôç 'infirme, faible' (sur- bav6-ç voy. Brugmaun Grdr.
IF, 1, 258 et n. 1; autre analyse chez Charpentier KZ. 40,
446) a été rapproché de lit. opùs (i.-e. *0p-) 'délicat, fragile,
facilement vulnérable' (Bezzenberger BB. 1, 164) skr. apvo f.
'maladie' zd a/^a-tt/smmî- 'dommage' (<i.-e.*ep-. Charpentier
1. cit.); incertain; îitt- peut être un ail. rythmique de *èTT-. —
L'étym. de Schulze Qu. ep. 148 n. 4 (prép. *ri- 'àTTÔ' + R. Treb-,
cf. dîTOuç 'xuuXoç') est improbable.
TÎTTeipoç, dor. âneipoç, éol. aîteppoç f. 'rivage, terre ferme, con-
tinent' ("H-rreipoç 'Epire') < *d'n:epio-ç : ags. ôfer m. b. a. Over
ail. 2</er 'rivage'. Lottner KZ. 7, 180. Frôhde BB. 7, 328. 17,
312. Fick BB. 22, 1. 3.
hom. ^Trepo7T€Ûç, -éuuç m. riTrepoTieuTriç m. 'trompeur'; hom. riire-
poTreûiu 'séduire, tromper' supposent un *ri7rep-ovp, que Solmsen
KZ. 42, 233 n. 1 [Beitr. II n» 20] rattache à lat. sàp4ô (i -e.
*sêp- : *sdp-), sens prim. 'fin, subtil, rusé'. — Autres avis chez
Curtius^ 263, Prellwitz BB. 22, 112.
^TTÎaXoç m. îÎTTiàXriç, -titoç m. iiirioXriç, -ou m. 'fièvre avec frisson;
cauchemar'. On a tenu ces mots pour identiques avec nnioXoç
m. (Arstt. HA. VIII 27, 2) 'phalène, ô Trepi tôv Xûxvov ttêtô-
ILievoç'), et Bugge BB. 18, 166 rappelle lit. drugys 'fièvre' et
'papillon', alb. (contre G. Meyer Alb. Spr. 93) eue 'fièvre'
(voy. s. V. euuj) édeze 'phalène' ; ^ttioXoç est parent de lat. vappO
1) Arin. leard semble avoir été influencé dans sa finale par
le correspondant perdu de skr. ydkrt. — V. pruss. lagno 'foie' a été
corrigé en jfa^'HO et a rejoint ainsi lit. jefcnos (Berneker Pr. Spr. 295).
— Le 2d exemple d'alternance li- : j- invoqué par J. Schmidt, gr. eï^uu :
Xei^uj, est caduc, voy. s. vv.
— 328 —
-unis (Froh.) 'animal ailé, papillon, mite(?)' selon Vaniéek Lat.
iSpr.* 265 et Persson Wzerw. 175; le tout incertain. Voy. aussi
s. V. éçidXxriç.
fiiTioç 'doux, bienveillant; adoucissant'. Etym. inconnue.
poét. TÎTTUUJ, dor. àTTuua 'appeler à haute voix; résonner, retentir';
hom. lÎTTUTâ m. voc. en fonction de nom. H 384 "à la voix re-
tentissante'. Etym. inconnue.
hom. ripa ace. (MnTp'i (pîX^ èm ripa cpépuuv A 572. 578. t 164 etc.,
et 6u|aLp ripa qpépovTeç "animo indulgentes' E 132, ripa ïaGi Phé-
récyd. 'sache gré', ripa av. g en. "xàpiv' Bacchyî. X 21 al.)
d'un nom. *Ftip (genre? Bibl. ancienne chez Kiihner-Blass P
520 u. 1) 'protection, affection, faveur, service, x«PiÇ'> cf. Ppi-
-ripov laexàXujç Kexapia|uévov Hésych. (Fick KZ. 41, 199) et
skr. -vâra- m. zd vâra- n. 'protection, préservation' (Fick P
130) pers. mod. hara 'rempart' -vàr (Hiibschmann Arm. Gr. I
226. Bartholomae Airan. Wb. 1411), cf. skr. vrnôti^) zd var-
'couvrir, envelopper'. Voy. le suiv. — Zd vâra- n. 'volonté,
bon plaisir' (Frohde BB. 5, 266) skr, vàrah m. 'chose précieuse,
trésor'2) (Benfey BB. 7, 296 n. L. Meyer I 628), — v. slav.
véra 'foi' \3it.vêrus v. h. a. wdr 'vrai' (Prellwitz^ 176, d'après
Fick I* 553) sont à écarter.
fipa voç m. (Ap. Rh.) 'protecteur, chef, roi', cf. èm-r|pavoç p. 2b6 :
skr. vârakah m. 'défenseur' gall. gwawr 'héros' (< celt.
*varos. Fick II* 270). Voy. s. v. fjpa.
ilpéjua (r|pé|Liaç devant voy. Ap. Rh. IIIj 170, d'après àrpéiiaç.
J. Schmidt Plur. 340; îîpejaei Ar. Gren.|315) 'doucement, pai-
siblement'; iipeiaaîoç 'doux, paisible'; npe)iiéuj 'être calme' -iZ;uj
'calmer' : got. rimis -isis n. 'tranquillité' (cf. compar. att. tipe-
luécrrepoç Xén.), lit. rimti 'se calmer' romùs 'calme', skr.
râmatë 'se tenir tranquille, se reposer,^se réjouir' zd ram- 'être
en repos' râmayeHi'tvsinqmWiser'ràman- n. 'repos, paix', puis
\ït. remti 'soutenir', v. irl.| (Fick II* 233) fo-rimim 'je pose'
(< *-remiô), i.-e. *rem- 'soutenir, étayer, consolider; reposer'.
1) En tant que contenant i.-e. R. iieriti) : gr. êpuaSai, cf. p. 224
n. 3 et p. 285.
2) Zd var- 'choisir* skr. vfnîte : lat. volô, cf. s. v. ékbonai.
— 329 —
Fick P 118. 301. 527. IIP 339. Persson Wzerw. 70. 240.
Hirt Abl. § 346^).
hom. fi pi 'de bonne heure' < *a[i]ep-, cf. s. vv. hom. népioç
cpiffiov.
ripiov 'tertre, tombeau' (bom. *FTip{ov). Rapport possible avec
skr. vrnôtizà yar- 'couvrir, envelopper', cf. hom. fjpa ace. 'pro-
tection' fîpavoç 'protecteur'.
Tipujç, gén. fjpuuoç < *fipujF-oç, arg. fîpooç GDI. 3304 2), m.
'héros'; fipuuîvri fipuivri f. fipaiîç, -îboç f., crét. npuuacjaa f. (cf.
avacrcTa) Dréros GDI. 4952 a 33, tréz. etc. Ap. Rh. fipdjïacra
fipâ)(T(Ja f. (cf. paffiXicrcTa etc.) 'héroïne'; fipuOïoç (fipoïoç Pind,
Né. VII 46) 'héroïque'; fipujov 'temple d'un héros'. Sens pre-
mier : 'protecteur', cf. arg. "Hpâ < 'HpFâ^) '*la protectrice',
lat. servô 'garder intact' zd Jia^rvaHi 'veiller sur', selon Fick-
Bechtel Personenn.^361.440 et Solmsen Beitr. I 81 sq. — Sur
skr. sàra- m. n. 'cœur du bois, etc.', que L. Meyer BB. 2, 259,
Hdb. I 629 sq. et d'autres ont rapproché de fîpojç, voy. Osthoff
1) Selon Bnigmann Album Kern p. 29 sq. IF. XV 103 »Vpé|Lia
contient la prép. indo-eur. *ê = skr. à, cf. v. h. a. â-niâd 'second
fauchage' â-wahst 'incrementum' lat. hères <C *ghêrèd- c.-à-d. *ghëro-
+ ê-d{ô)- 'qui reçoit l'héritage' comme skr. dâyàdâ- m/sens <C dâyd-
+ â-da-\ mais ripéina pourrait aussi n'être qu'un ail. rythmique de
*èpe|uâ, lequel contiendrait la voy. dite prothétique qui apparaît devant
r indo-eur., initial par ailleurs; or, zd arrime adv. 'tranquillement'
(Bartholomae IF. VII 60 sq. bibl. Airan. Wb. 189 sq.) arma- dans
armaê-sad- armaêstâ- 'qui se tient tranquillement assis — dt^bout'
supposent i.-e. *ér9-7no- (? -i- n'est que graphique pour Meillet Dial.
indo-eur. 66) et *er-mo- (ou ^f-mô-) d'une base erâ^ (Hiibschmann
IF. XI Anz. 46); en tenant *è- dit prothétique pour un legs de
l'indo-eur., on obtient i.-e. *erem- : *e?'ê- *erô- (zd airhne etc., puis
Y.h.a,. râwa ruoiva hom. èpuuri 'repos') := *3f"em- 'aller': *g"â- *^"ô- =
*uen- Hiem- 'blesser' (got. ivunds 'blessé') : *uâ- *uô- (PuuTdZeiv gl.,
diTeiXri). [Les formes eîprivri éol. eïpr|vâ gort. îpnvâ etc. 'paix' (étym.
inconnue, cf. p. 228) seraient-elles modifiées d'un gr. comm. *èpri-vâ
se rattachant à cette base erê? — Voy. d'autre part Wackernagel
IF. XXV 327 n.]
2) Sur les formes épigr. att. voy. Meisterhaus-Schwyzer^ § 56.
3) Attesté par l'ethnique HpFaoïoi à rétablir GDI. 1149 (=Rohl
lA. 110. Cauer Del.2 258. Michel Inscr. gr. no 1); att. "Hpâ est dissi-
milé de "Hpn.
— 330 —
Et. Par. I 88 sqq. (< i.-e. *sôlo- ou *sélo-). — Autre étyra.
inadmissible chez Ehrlicli KZ. 38, 67.
f^ffCTujv compar., etc. Voy. s. v. r\Ka.
fîcTuxoç m. f., ov 'tranquille' <i*sê-tu-§hos (pour i.-e. *-tu- >
gr. -cru voy. Brugmanu Ber. d.siichs. G. d. W. 1901, p. 89 sqq.) :
skr. sâydm 'soir' âva-syati 'cesser' sâtih f, 'clôture, fin' = zd
haHis 'section, chapitre' (autre avis chez Bartholomae Airan.
Wb. 1801), lat. sêrus 'tardif sinô 'laisser faire, permettre'
sileô 'être silencieux' etc., irl. sïr 'long, éternel' sid slth n.
'paix', g-ot. seipus 'tardif sainjan 'tarder', lit, at-sainus 'né-
gligent', i.e. R. sè{i) : sî, selon Osthoff L. von Patrubâny's
sprachw.Abh. II72sqq. 130sq.(bibl.)Et.Par. 168. Conjectural.
fixa < hébreu hèt.
ép. lyr. fiTop n. 'cœur', seul. nom. ace, forme éol. pour *f|Tap
(J. Schmidt Plur. 177); fjTpov 'bas-ventre' : v. norr. œdr ags.
cèdre v. h. a. àdara f. 'veine, tendon' innâdiri 'intestina, vis-
cera' v. bas-franc, innèthron gl. Lips., irl. in-athar (< celt.
*en-6tro-) 'entrailles' corn, en-eder-en 'extum' (J. Schmidt Plur.
198. Bngge BB. 18, 171. Brugmann Grdr. IF, 1, 242; pour
v.slRv.jadra pl.n. 'kôXttoç, sein' (slav. comm. *éd)'o), qui fait
difficulté par son -dr- vis-à-vis de i.-e. -^r-, voy. Berneker EW.
270 sq. (bibl.).
rîtpiov (lÎTpiov) 'chaîne (d'un tissu)'; l'hypothèse d'un F- (cf.
hom.èîT-riTpiiLioç '*au tissu serré, d'où : dru, pressé, nombreux') et
la parenté avec skr. vdyciti' tisser, tresser' v.slav. viti 'enrouler,
tresser' Vû.vyti 'tordre, tourner' Isii.vieô 'tresser' etc. *) (Curtius*
60. Persson Wzervv. 44. 54. 67. 92. 114. L.MeyerI612. Fick
IIP 386. Petersson IF. XXIV 49. 262 ; voy. s.vv. I'tuç ma oîffoç),
non plus que l'hyperdorisme de dor. oTpiov Théocr. XVIII 33,
ne sont prouvés; l'ancien rapport avec diTOinai 'ourdir une
trame' (p.«x. Bezzenberger BB. 5, 313. Ehrlich KZ. 40, 375)
peut n'être pas faux ^).
1) La base est weje, cf. Hirt Abl. § 374. Brugmann KVG. § 215.
2) Sur V. h. a. tcât ags. iccèd v. norr. vdd 'vêtement', que Torp
dans Fick III^ 386 rapproche de rÎTpiov, voy. Uhlenbeck PBrB. 35,
179 sq. {<C i.-e. *uê-ti- :lAt. exuô ivdiiô etc.); lit. tJdra^' 'araignée' (Torp
1. cit ) est rattaché par Solmsen Unters. 289 sq. à lit virvè 'corde' et
à gr. (icipiu 'attacher', voy. plus haut p. 15 sq.
— 331 —
hom. r\vTe 'comme'. Voy. s. v. ri hom. riè 'on'.
r\xr], dor. cxa (*Fâxâ) f. 'bruit'; rix^u, -oOç f. 'bruit, son; écho';
fjxoç (cf. arc. Fâxoç, cor. clialcid. Fâxuç uoms propres) m. 'bruit,
son'; rixe'uu 'résonner, retentir'; ép. rixéxârixéTriç 'sonore'; iixeîov
'tambourin'; hom. à|ucpiaxuîa f. B 316 'criant tout autour';
iaxH (*FiFaxâ) f. 'cri'; làxuj (*FiFaxuj) 'crier; retentir'. Bezzen-
berger BB. 27, 152 en rapproche le groupe ags. swôjan sivéjan
'bruire, résonner' swéj swœ;^ 'bruit' v. sax.swôgan 'bruire' (néerl.
zwoegen 'haleter') got. ga-sicôgjan 'soupirer', lit. svagiù svageti
'résonner' lett. sivadfèt 'cliqueter' (Fick IP 692. IIP 545),
i.-e. R. {s)uàgh. — Lat. vâgiô lit. vôgrauti 'vagir' sont am-
bigus (: skr. vagnûh m. 'son, appel'?), cf. Walde s. v.
0.
Oaipôç m. 'montant de porte mobile, gond de porte M 459; es-
sieu d'une voiture (Soph.)' < *0Fapio- i.-e. *dhur-i6- {-ié- 'al-
lant, se mouvant' : i- 'aller' cf. eî|ui 'ibo'). Brugmann Curtius'
Stud. IX 395. Grdr. l' 464. IF, 1, 86. 133. 145. IF. XVII
356 sqq. et voy. s. v. Gûpâ.
0àXa)noç m. 'chambre à l'intérieur d'une mais(m'; 9aXd)ur| f. 'abri
ou gîte d'un animal (poissons, crustacés); cellule d'abeilles;
cavité dans le corps, ventricule du cœur, etc.' Voy. s. vv.
GôXoç et Ôqp6a\)a6ç. — Lit. gûlis 'couche' gulti 'se coucher*
(Mikkola BB. 21, 219) est à écarter, cf. s. v. TWJ^eôç p. 159 sq.
QâXaaaa, att. OàXaTia, crét. (simple fait de graphie) 9à\aG6a f.
'mer'; à)iiqpi-6d\a(T(Joç 'entouré par la mer'. Etym. inconnue. —
Le rapport de Hirt Abl. § 282 Qàlaaaa : lit. délna v. slav. dlanî
'paume de la main', base dhelâ^ 'étendre', qui veut s'étayer de
gr. TréXaYoç n. 'mer' : 7raXà|Lir| f. 'paume', est caduc, les mots
letto-slaves n'ayant pas de parenté sûre; cf. Berneker EW. 208.
GaXiâ f. 'abondance, bonne chère; ord. pi. festin'; hom. GàXeia
(baîç) f. 'abondant'. Voy. le suiv. — Got. dulps f. (< germ.
comm. *dulpi- i.-e. *dhlti-) 'fête' (Fick P 462) est un parent
peu sûr, cf. Uhlenbeck Got. Spr.'- s. v., Torp dans Fick IIP 204.
— 332 -
GâXXuu, pf. TéBrjXa dor. (Pind.) TéGâXa l'd'où un prés. erjXéuj dor.
GâXéuu m/sens, cf. van Herwerden Lex. suppl. 359) lesb. 3. pi.
TcGdXeicTi Sappli., poét. BaXéGuu 'verdoyer, fleurir'; GàXoç n.
seul, nom. ace. 'jeune pousse'; poét. GaXepôç 'qui croît (en
feuilles ou en fleurs), florissant, vigoureux'; GaXXoç m. 'jeune
pousse, jeune brancbe'; GaXXeîov 'pousse d'olivier'; poét. êpi-
-GriXriç 'très verdoyant'; eu GâXriç et *eù-GTiXr|ç dor. eùGâXriç
'qui pousse bien'; èpiGaXiç f. Hésych. nom d'une plante (prob. =
erithales n. Plin. HN.XXV, 13, 102 'petite joubarbe ou orpin
blanc'). Cf. alb. daV (aor. dola) 'je sors, je pousse, je germe,
je jaillis' < *dalnô, ptc. dcd'e < *dalno- (G. Meyer Alb. Spr.
60. Alb. Stud. III 29), arm. dalar (th. en -o-) 'vert, frais; ver-
dure' (Hiibscbmann Arm. Gr. 1 438), v. irl. deil (< i.-e. *dheli-)
'bâton, baguette' corn, dele 'vergue' (Fick II* 149 sq. Henry
Bret. 91; autre avis chez Lidén Stud. 80); les formes germ.,
p. ex. V. sax. dllli 'aneth' v. h. a. toldo 'cime d'un arbre' tola
'racemus' sont d'une parenté douteuse, cf. Falk-Torp EW. 142
s. v. dild. Torp dans Fick III* 203 sq. Kluge' s. vv. dill
dolde\ voy. aussi Holthausen IF. XX 317 (ags. deall 'fier, bril-
lant, distingué' v. uorr. Heim-dallr 'un dieu' DelUngr 'un dieu,
père du jour') et Stokes KZ. 41, 384 (irl. dellrad 'brillant,
éclat').
GôtXTTUJ 'chauffer'; GàXîroç n. 'chaleur (du soleil, de l'été)'; hom.
bua0aXTTr)ç P549 'qui chauffe mal'; hom. GaXTTuopri f. '*chaleur
douce; consolation, etc.'. Brugmann Grdr. I- 596. Gr. Gr.^ 116
(bibl.) tient le -tt- pour un i.-e. -qU-, délabialisé après u dans
GaXuKpôç 'chaud, brûlant' (cf. GaXucraôiLievoç • qpXeYÔ^evoç
Hésych.); BaXûeaGai et GaXÛTTxecyGai, aor. GaXûijjai (Hésych.)
seraient des innovations; réserve de Mausion Gutt. 55; le rap-
port avec GdXXuu, dont GâXTTUJ serait le causatif au sens premier
de 'vivifier', n'est pas sûr.
Gajuà Gamvà 0a|udKiç (Pind.) 'fréquemment'; hom. Gaïuéeç m. pi.
(d'un *6a|LHJç) 0a)Lieîai f . pi. (mieux que Ga)aeiai) 'fréquents'; GainiZiou
'venir fréquemment'. Gain- *dhd-m- est en rapport apophonique
avec Guu)Liôç m. 'monceau, tas' et Gruauuv m. (Hésych.) m/sens,
R. dhê : -xiQ^pLx; le même degré dans v. norr. dammr m. h. a.
tant 'digue' (got. faûr-dammjan'ha.YV&v; empêcher') < germ.
— 333 —
comm, *damna-2 i.-e. *dhd-mno-s (von Grienberger Unters. 66.
Briigmann Grdr. IP, 1, 231. Falk-Torp EW. 135. Torp dans
Fick IIP 202.
0â|iipoç n. 'effroi, étonnement, stupeur, admiration'; Oaiapéiu
'être frappé de stupeur'; delph. "A-0a|upoç n. pr. : hom. Tdqpoç
n. 'stupeur' pf. ép. ion. TéBriTra aor. è'iaqpov 'être frappé de stu-
peur' (Curtius^ 219. Meillet MSL. VII 165sqq.); Wood Mod.
Lang. Notes XXI 227 compare got. af-dôhnan 'devenir muet',
njais cette leçon n'est pas sûre, cf. Uhlenbeck Got. Spr.^ 1 sq. —
V. iiorr. dapr 'lourd, accablé, sombre, triste' (Bezzenberger
chez Fick V 462; ne se sépare pas de v. h. a. faphar 'gravis'
V. slav. dehelû 'épais' v. pruss. debïkan 'grand'. — Ôfjpoç" BaOjia
Hésych. est ambigu; Ehrlich KZ. 40, 354 n. tient le -p- pour
primitif et rattache Gfjpoç à eàjupoç (donc *dha'^b- : *dh9mb-),
ce qui exclurait idcpoç [*dhdhh-\ en fait, le -p- de Qà\x^oc, est
dû à la nasalisation, cf. p. ex. GiYTavoi : leîxoç R. dheigh) ; il
est plus probable que BfiPoç, c.-à-d. BfiFoç, forme groupe avec
0riY€ia" GaujuacTTà, i|;eubfi H., OriiaXà" GaujuacTrà, ipeûbecTiv ô|iOia
H., c.-à-d. GrjFeia GriFaXd, mais l'absence d'ethnique (dor. GriF-?
ou ion. GriF- : GâF-, cf. s. v. Géâ?) rend ce point obscur; voy.
Schulze Qu. ep. 18 n. 4. Kretschmer KZ. 31, 289 n.
Gâ)Livoç m. 'buisson, taillis; tronc d'arbre; arbrisseau'. Rapport
probable avec *0a|uiiç 'densus, frequens', voy. s, v. Ga|uà. —
Fick P464 en rapproche m. b. a. dan 'forêt' v. h. a. tanna 'sa-
pin', mais les mots germ. sont ambigus; v. h. a. tanna < germ.
comm. *dan-w6, i.-e. *dhan-ua, cf. skr. dhdnva n. dhdnuh n.
dhanûh m. 'arc' dhanvanah m. 'un arbre à fruit', selon Schrader
BB. 15, 289. RL. 241, ijhlenbeck Ai. Spr. 134, cf. Hoops
Waldbaume 115 (bibl.). Torp dans Fick IIP 200.
Gàvaxoç m. 'mort, f.' <.*d}iunnd-\ Gvr|TÔç dor. GvâTÔç 'mortel'
<*dhuntô-s\ dor. QvâCKVj att. (à7TO-)0vr|(JKUJ lesb. GvaicfKUJ
(< *Gvaïc5'Kuj par influence des verbes en -icjkuj) fut. att. -Ga-
voO|uai aor. -Gaveîv 'mourir' : skr. ddhvanlt 'il s'éteignit' dhvân-
tàh {-n- analogique) 'enveloppé, sombre', i.-e. R. dhuen (Fick
P 76); Stokes chez Fick IP 154 ajoute irl. du{i)ne gall. dyn
'*mortel, homme' (< celt. *dunios).
— 3;j4 —
eàTTTUJ, aor. pass. èTÔqpriv 'enterrer, inhumer'; à-ôaiTTOç 'non in-
humé'; ràcpoç m. 'funérailles; jeux funèbres; tombeau'; xaqpri
f. 'sépulture; tombeau'; idcppoç f. 'fosse, fossé'. Selon Lidén
Arm. St. 41 sqq. (bibl.) GctîTTuu (< i.-e. ^dhmhhiô) Tdqppoç
(<^ i.-e. *dhmbh-r-o-s) : arm. damban, gén. pi. -aç, et damharan
'sépulcre', R. dhembJi dhmbh ; ceci écarte l'hypothèse d'une R.
dhôbli dhdbh (Prellwitz- 179j et les dérivés de R. dherdgUh
(p. ex. V. h. a. tunga 'engrais, fumier' v. norr. dyngia 'gynécée
souterrain', lit. dengti 'couvrir'. Zupitza Gutt. 99); pour lett.
dûbs 'profond, creux' dtlbe 'fosse, tombeau' (Prellwitz 1. cit.)
voy. BernekerEW. 237 sq. s. v. slav. comm. *dupa. — N. van
Wijk IF. XXIV 31 sq. ajoute au groupe v. norr. dammr
m. h. a. tam 'digue', germ. comm. ^damma-z < *damb-ma-z,
i. e. *dhomb-mo-s, ce qui ne semble pas préférable à l'étym.
indiquée s. v. Gaina.
eàp-fn^oç âpxoç m. 'pain fait des prémices de la récolte = 0a-
Xûaioç dpioç' Cratès chez Ath. III 114a; ion. att. GapfriXia n. pi.
'les Thargélies (fête d'Apollon et d'Artémis)'; ion. att. OapYn-
lûjv, -ujvoç m. nom d'un mois (ion. aussi TapT-, cf. Preller-
RobertGr.Myth.4 I 261 n. 2. Hoffmann Gr.D. III 602). Étym.
obscure; hypothèse de Pott BB. 8, 42.
ion. V. att. Gdpaoç, nouv. att. edppoç, lesb. Gépcroç (cf. hom. 0ep-
(TÎTriç n. pr.) n. 'courage, résolution'; att. Qpdcjoç n. 'courage;
témérité'; Bapcrùç (= skr. dhrstih granim.; rhod. Gapcrù^ioç
thér. 0hapû|Liaçhoç) 9paaiiç 'hardi, résolu, courageux'; lesb.
adv. 0po(Téujç; ion. v. att. Gapaéuu nouv. att. Gappeuu 'être coura-
geux'; hom. Gdpduvoç (*Gap(To-(îuvoç) 'confiant'; GapaaXéoç
Gapp- 'confiant, résolu, hardi' (lesb. Gépaoç est la forme nor-
male; Gdpaoç et Gpdaoç d'après Gapaûç Gpacrùç) : skr. dhrsnôti
dhdrsati 'oser' dhrsnûh 'audacieux' zd darsis darsyuë 'violent'
v. pers. a-darsnaus 'il osait', got. ga-dars (inf. ga-daûrsan)
V. h. a. gitar 'j'ose' m. h. a. tilrre 'hardi', lit. dr^sù {*dhrens-)
'j'ose' dr\stù dr\sti {*dhnis-) 'oser' drqsùs {*dhrons-) lett.
drûschs 'courageux' v. slav. (cf. Berneker EW. 257 sq. bibl.)
dm2M 'hardi'; i.-e. R. dAers 'oser'. Curtius'^ 256sq. Fick I*
75. 464. II 1-^ 203. Etc. — Lat. infestas 'hostile' manifestus
'palpable' sont étrangers au groupe, cf. Walde 302. — V. slav.
— 335 -
dreseîû 'renfrogné, (JKuOpuuTTÔç' (Pedersen IF. V 56) est écarté
par Berneker EW. 223.
att. 6dcTauu seul. prés, et ipf., hom. Gaàacfuu 'être assis'; att. dor.
6âKoç, dor. 6ijljkoç hom. Giîjkoç (à corriger en 6ôâK0ç) et Gôujkgç
(en fin de vers, par ail. métrique) m. "siège'; le prim. est *06Fa-
KOç(> dor. 0a)KOç), d'où, par assim, régressive, GdFaKOç attesté
par lac. GdpaKOV GSkov Hésych.; cf. att. Qoâluj "être assis'.
Scbulze Qu. ep. 435 (bibl.). — Autre analyse chez Ehrlich
KZ. 40, 398.
ion. GàacTuJV att. GdTTuuv. Voy. s. v. laxoç.
6aû|Lia n. 'objet d'étonnement; admiration'; poét. Gauiuaiviu
's'étonner de, admirer'; poét. GauiLiaxoç 'admirable'; Gau|udZ!uj
(pour *Gau)Liào'auu, cf. Brugmann Gr.Gr. ^ 311) 's'étonner de,
admirer'. Gaû)Lia contient *dhdu-, forme réduite de R. dhâu
attestée par le suiv.; Guju|na chez Hrdt. doit être lu Guj^ia, cf.
béot. 0uO|Liuuv dor. (Phlionte) 0uu|aàvTaç, et contient la forme
fléchie *dhôu-\ voy. Bechtel Hptpr. 274. Smyth Ion. Dial.
189.230. Fick-BechtelPersonenn.2 141. Hoffmann Gr. D. III
366 sq.
att. Géâ ion. Géri f. 'contemplation, aspect; spectacle' < *GâF-â
(Persson Wzerw. 140. Kretschmer KZ. 31, 289 sq. Johansson
KZ. 40, 541 bibl.), cf. syrac. Gdà (voy, Kaibel Com. Gr. fragm.
I, 1, 200); att. GeâTriç ion. GeriTriç m. 'spectateur'; att. Géâipov
ion. GérjTpov etc.; dor. 1. pi. Gd|LieGa Sophr. 85 K., lac. è'aâiaev
èGeujpoO|Liev Hésych. (cr-<G-) ; dor. Gairipaç • Geaxdç H. (< *Gââ-
Tfjpaç : hom. GnnTrip), Gâxùç' kpiov. Geuupeîov H. (< *GââTiJç),
Gdîç n. de femme; ion. Griéo)Liai dor. (Pind.) 0âéo|Liai (< *GâFéo-
|nai) 'contempler, considérer'; att. Gedofiai est refait sur Géâ;
pour Gfipoç • GaO|ua H. voy. s. v. 0d)aPoç p. 333; pour Geuupôç
voy. s. V.; R. GâF d^aw; la forme réduite *dAaw- dans GaO)Lia,
voy. s. V.; pas de correspondant certain. — Skr. dhihï., ace.
dhiyam 'pensée, intelligence, sagesse' dhirah 'intelligent, sage,
ferme' didhyè 'j'observe, je perçois, je pense' dhiyasdndh 'atten-
tif zd dâ{y)- 'voir' daèman-' ceÀY dôi&ra-'œiV, a\h. diture ditme
'sagesse; érudition', got. filu-deisei f. 'ruse' (Fick I* 74. III*
206) forment un autre groupe.
— 336 —
GeiXonebovri 123 'aire où l'on fait sécher (les raisins) au soleir
< *Te[p]aXo- *ters-lo-{pedom) R. ters (cf. gr. TépcToiuai 'devenir
sec' lat. torreô 'sécher qc' skr. tfsyati 'avoir soif etc.) selon
Sommer Gr. Lautst. 61 sqq. (hibl.), ce que nie Charpentier
KZ. 40, 475.
poét. Geivuu, fut. 0evû», aor. sigm. èGeiva 'frapper', aor. red. l-ire-
•qpvov, pf. pass. hom. Tréqpaïai (i.-e. ^gV-hyi-) ptc. -qpaiôç = skr.
Jiatdh (dans hom. cxpiii-cpaToç tragg. àpeîqpaTOç) 'tuer', cf. qpévoç
m. (< i.-e. '^gUhono-s) 'meurtre' (voy. s. v.). ôeiviu < i.-e. *gUhen-
-iô — alb. gan 'je cbasse, je poursuis' (< alb. comm. *geniô.
G. Meyer Alb. Spr. 136)-, cf. skr. Jidn-ti 7Â ja^nti 'il frappe, il
atteint, il tue' skr. ghn-dnti 'ils frappent' ^^a?2«^ 'qui assomme;
m. gourdin, massue', arm. gan, gén. gani (< i.-e. *gUhnn-.
Hiibschmann Arm. Gr. I 431 sq.) 'coup' Jin 'bâton' (< i.-e.
*gUhë7î-) jnem 'je frappe' (Scheftelowitz BB. 29, 17), v. irl.
gonim 'je blesse, je tue' pf. 3. sg. geguin^) guin 'blessure' (Fick
II* 167 sq. Pedersen K. Spr. I 108) geind f. 'coin à enfoncer*^
(< celt. *gendi-. Lidén BB. 21, 98 sq. 114 bibl. Henry Bret.
131), v.norr. gudr gunnr f. v.sax. gûdea f. ags. jî*/> 'bataille'
(germ. comm. *junpiô, i.-e. ^guhntià : skr. liatih f. zd jaHiS
'coup, mise à mort' skr. liatyà f. 'mise à mort') v. h. a. gund-
-fano 'étendard de guerre' v. norr. (Lidén 1. cit.) gandr 'bâton'
suiss. gunten 'sorte de coin', lit. genù v. slav. zenq 'je pousse*
(par des coups; de là aussi lit. ganyti 'faire paître le bétail',
propr. 'le pousser') v.slav.i^/^/q z^ti 'faucher, moissonner' (aussi
V. slav. z^lo 'aiguillon' pol. zqdlo m/sens russ. zalo 'aiguillon ;
tranchant d'un couteau, d'une hache' selon Lidén 1. cit.) lit.
geniii genëti 'couper des branches' genys 'pic (oiseau)' ginczà
f. ginczas m. 'lutte' gifiklas 'arme' ^iww 'j'écarte' lett. (Bezzen-
berger chez Fick W 110) dfenis 'pièce de bois insérée entre
les deux dents du soc', lat. (Curtius^ 255, Brugmann Grdr. IP
1051) dë-fendô 'écarter de qn. (un mal); protéger' offendô
'heurter, léser' (< i.-e. *-gUhen-dh6 ou *-gUhen-dô) infensus
(ptc. de *in-fendô) 'animé contre, hostile' ; i.-e. R. gUhen 'frap-
per'. Fick I* 39 sq. 203 sq. 415. Fick IIP 124. Etc.
1) V. irl. benim 'je trappe, je tailte' est à écarter, cf. Osthoff
IF. IV 273 sq.
— 337 —
att. Geîov, hom. Gëeiov (^e/i'iov x49o par ail. métrique pour *eéïov)
ïumée de soufie ji 417 ; soufre' < *eFea-eiov : lit. dvesiù 'je res-
pire' dvàsé (< i.-e. *dhuos-) 'esprit; clial. haleine' dustù dàsti
(< i.-e. *dJuis-) 'haleter' dùsas 'soupir', *6éïov et *6éeiov '*dé-
g-ag-eant des vapeurs, *fuiiieux' étant adj. tirés d'un subst. "''Seoç
ou *0eôv (*6Fea6ç -6v) 'souffle, vapeur, fumée' (Solmsen Unters.
8.ôsqq. bibl.), ags. dwœscan "éteindre' (Noreen Abriss 88), lat.
(si Ve est bref) februô 'purifier' (d'un sab. febnim 'moyen de
purification' < i.-e. *dhues-ro- 'qui enfume'. Persson Wzerw.
82), R. dhues, cf. s. vv. Geoç eûuu. De là 9ei6uu, ép. Geeiouu bia-
-Geiôuj 'purifier par le soufre'.
06ÎOÇ m. 'oncle'; Geia f. 'tante' < *0riioç *0riiâ, cf. xriGii f. 'g-rand'
mère' xriGiç f. 'tante' lit. dédë 'oncle' v. slav. dédû 'grand-père',
i.-e. *dhé-; mots du parler enfantin, cf. Delbriick Verwandt-
schaftsn. 468. Berneker EW. 191.
poét. GéXYO) 'fasciner du regard, charmer; séduire; calmer';
poét. GéXKTuup -opoç GeXKirip -fîpoç 'qui charme, adoucit, apaise';
GéXTnTpov 'soulagement'; GéXHiç, -euuç f. 'action de charmer,
etc.' < *ghue/g- : htzfelgin i^;e/^•^^ 'regarder vers' évilyéti 'voir'
kvcdgytl 'regarder vers, épier'. F. de Saussure MSL. VIII 443 n.
Thumb IF. XI Anz. 23 (lequel rappelle gr. mod. qpiapuiZiuj 'fas-
ciner, ensorceler' : ôcpGaXjuôç et \xaT\à.lM m /sens : ludii g-r. anc.
ô|Li,uàTiov 'œil'. — [Voy. Havers IF. XXV 391 sq.]
GéXufiva n. pi. 'fondements (des choses)' Empéd., cf. hom. TTpo-
-GéXu|uvoç 'extirpé jusqu'à la racine I 541 etc.; (sens contro-
versé N 130)', hom. Texpa-GéXuiuvoç '(bouclier) à 4 couches,
c.-à-d.4peaux', puisGéXeinvov ôXov èKpiZiiJÙvHésych., àGéXijavor
KaKÔi H., àGéXi|uov otKoaiuov, kokôv H., prim. *dhel- (Persson
Wzerw. 146), sans parenté sûre^). — V. pruss. gilUn lit. gilùs
'profond' gelmè 'profondeur' (i.-e. R. gl'hel. Fick I' 466 comme
alternative. Hirt BB. 24, 262) ne convainquent pas. — Lat.
fulcio 'étayer' (Fick l.cit.) est parent de v. h. a. ?>^?/c7io 'poutre'
fWalde s. v.) et s'exclut.
GéXu) 'vouloir'. Voy. s. v. èGéXou.
1) Skr. dharûnam 'base' (Fick !■* 466. Bruuiiiami KVG. § 16:^.
Grdi-, IF, 1, 231) peut-il se séparer de dhâràyati zd dâraye'ti 'tenir'
gr. epôvoç etc.?
— 338 —
poét. eé|iie-9Xa pi. ii. 'fondations, bases'; att. BeinéXioç 'de fonde-
ment, de fondation (pierre, assise du sol)'; hom. GeiuelXia pi. ii.
(-ei- par ail. métrique) m/sens que Gé^eBXa, cf. fion.) Geinépr).
pepaia. eùcriaeriç Hésych. et voy. s. v. Tiermi. — Got. faûr-
dammjan "endiguer, barrer' ni. b. a. tam 'digue' (Scbulze Qu. ep.
224) ne sont que des parents éloignés (< i.-e. *dhd-mno-s, cf.
s. vv. 9a)aà Guj|li6ç.
eé|nepoç (Antb.) 'respectable, (Je)avôç (Hésych.)'; 6e|Liepuvo)Liai
'creiLiviJvoiaai H.'; 6e)uep6-cppujv 'd'esprit grave et sérieux H.';
poét. BeiaepuJTTiç, -iboç f. 'qui a l'aspect grave, réservé'. Le sens
prini. fut sans doute 'sombre', cf. v. b. a. timher m. b. a. timher
timmer 'sombre', puis v. norr. dimmr ags. dimm 'sombre'
(Fick P 464. IIP 201), irl. deim 'noir, obscur' (< *dhemi-.
Jobansson IF. IV 145 n.4).
eé|aiç 'statut, institution; règle, coutume; att. droit, loi' : zd da-
mis f. 'création', adj. 'qui crée, créateur'; pour le vocalisme de
la R. cf. gr. 6é|ua n. '*ce qu'on pose' : zd dqma 'création; créa-
ture; lieu de séjour' skr. dhama n. 'institution; siège, lieu de
séjour' gr. àvd-0r||ua n. 'offrande religieuse', 9é|Lia étant lui-même
peut-être refait sur Géaiç f. 'action de placer' etc. Il faut re-
connaître un ntr. *6é)Lii, d'où, avec -t- comme suff. secondaire,
gén. 9é|uiT0ç dat. 9é|uiTi, et un ntr. 9é)Liiç tb. *9e)aicr-, cf. 9e)ai(T-
-Kpéojv (Pind.) 'qui gouverne avec justice' (Danieisson Gr. u. et.
St. 51), d'oîi, avec le même -t- suffixal, gén. GeinicTTOç dat. 9é-
luiaTi et surtout pi. boni. 9é|uiaTeç f. 'décrets des dieux, oracles:
prérogatives d'un chef; lois, arrêts, procès', 9€^iç étant devenu
fém. de par sa forme et son rapport sémantique avec biKri bi-
Kaiocrùvn; 1 ancien ntr. est représenté par l'iudécl. Gejuiç dans
9é|Liiç èffTi(v) 'fas est', cf. Escb. Suppl. 435 f| tô \xx\ 9é)Liiç Xéreiç;
ace. 9é|aiv gén.9é|uiboç sont des innovations. Brugmann Gr.Gr.^
186. 198. 207 (bibl.). Grdr. 11^, 1, 234. 237. 254. 427. 534»!.
hom. 9e|n6iu seul, dans \x\a. . . . 9é|Liujcre xépoov kéaGai i 486. 542
'de flot) fit au navire atteindre le rivage', cf. 9e)aoûç- bia9€(Jeiç
Hésych., R. dhë : Ti9rmi.
\) HiivA'l, Themi.s. Dike u. Verw. Lpz. 1907, cf. Glotta I .S8I,
propos.', une filière sémautique différente et sépare, sans convaincn*,
6é|iiç de xOriMi et de Beoiuô;.
- 339 -
Oévap, -apoç n. 'paume de la main; plante du pied'; ÔTTicrOevap n.
'dos de la main' (< *ÔTTiaeo-9evapj : v. h. a. tenar m. ( < germ.
comm. *denara-) tenra f. ( < *âenarô) m.b.a. tener m. 'paume
de la main'. Curtius-' 255. J. Scbmidt Plur.202. FiekP463,
IIP 199').
6eo-TTpÔ7Toç 'qui interroge les dieux (Esch. Hrdt.); interprète
des dieux (Hom.)' < 6eo- + ■•'ttpottoç assim. de *TrpoKoç i.-e.
*/)/'oÂ;o-5= lat.^rocMs 'prétendant', cf.preœ 'prière' precor'prier',
skr. prdçndh zd fra.sna- m, 'question', v.irl. arco 'je prie' etc.
(Fiek 11^ 39j, '^oi. fraihnan 'demander' \.\\.?i. friiga 'ques-
tion', lit. praszyti 'exiger, prier' v. slav. prositi 'prier', puis
skr. prcchdti zd pàV^saHi 'demander' = \a.i.poscô (<.*prk-sîcô)
'réclamer' = v. h. a. forscOn 'faire des recherches' = arra.
(Hiibschmann Arm. Gr. 1464 sq.j harçane-m 'je demande'; i.-e.
*perel'- 'demander, prier'; cf. L. Meyer KZ. 22, 61. J. Schmidt
KZ. 25, 130. Bechtel Hptpr. 378. Etc. De là hom.eeoTTpômov n.
-iâ f. 'oracle', BeoTrpoTréuj 'rendre des oracles'.
6e 6ç-) m. 'dieu' < i.-e. *d]mes6-s : \it. dvàsé (< i.-e. *d/mo5-)
'esprit' (F. de Saussure Mém. 81 n. 5. Fick F 469. BB. 16, 289.
J. Schmidt KZ. 32, 342), cf. hom. Géeiov att. Geîov et leur groupe
p. 337 ; — cf. i.-e. '^dhuës- dans m. h. a. ge-hcâs 'fantôme', lit.
dvésiaù prêt., dvèsti 'respirer; haleter; mourir (animaux)' lett.
dwèsele 'âme, vie, respiration', lat. (Fick IP 151. Schrader
RL. 28) fèrâlis 'relatif aux mânes' (croyance aux esprits —
culte des morts), sans doute aussi lat. hèstia 'bête sauvage'
(< *duèzdhki diss. de *dhuëzdhia. Walde IF. XIX 106 sq.) ; —
1) Bezzenberger BB. 21, 315 ajoute à ce groupe lett. dure
{dans) 'poing' <r *dunre.
2) Lac. béot. thess. crét. Oiôç; lac. oiôi;, aïoqpôpoç = eeoqpôpoc,,
Kuuv = Géujv, Zixiiuoç = OeÔTiiuoç, Ii|uribnç = Oeoiuribriç, ace. oiv = eeôv
GDI. 4444. 4445 (sans doute abstrait des composés avec ai-. Thunib
Gr. D. 88); még. Gébuupcç etc. GoKXeîbôç (Oo- aussi ionien, cf. Thuuib
op. cit. 118. 349); att. 0€o- 0ou-, dial. 0eu-. — Hom, tragg. eed f.
'déesse'; à l'époque class., le lém. att. épigr. est ôeôç; r\ Oed n'appa-
raît que dans l'antithèse ô Geôç Kai \\ ôed 'Piuton et Perséphone' toî;
èiLbcKa 9€oIç KOI Toîç oeinvaîç Geaîç; ce n'est qu'à partir du III e s. av. J.-C.
qu'on trouve Gcd en dehors de l'antithèse (Meisterhans-Schwyzer^ 125).
— 340 -
le degré réduit '^dhus- dans v. slav. dûchnati et dijchatl 'res-
pirer' lit. dhsti 'haleter' dùsas 'soupir' dûseti Mialeter" lett. dust
'haleter' etc., gaul. (liez/.enberger chez Fick 11' lô4i dtisios
'daenion imniundus, incubus' ; — i.-e.*rf^e?<.9- dans got-cZ/i^y V. norr.
dtjr ags. déor v. h a. tior 'bête sauvage', — *dhous- dans v.
slav. duchiï 'souffle, esprit' diiisa (< i.-e. *dhousicl) 'âme' lit.
daùsos pi. 'air'; base dheuës (Hirt Abl. § 673), élargissement
de ^dheuè-, voy. s. v. Gûuu (Persson Wzerw. 56. 81 sqq.i. —
Autres avis : *6ea6ç : lat. *fés- *fas- (< i.-e. *dhès- *dh<^s-) 'acte
religieux' dans v. lat. fësiae lat. fériae 'jours de fête' fèsfus
'consacré' fcmuin (< *fas-no-ni) 'lieu saint' osq. f iisnù (< ital.
*fës-) 'templum', skr. dhis-nyah adj. épithète des dieux (< i.-e.
*dhàs-), arm. dilh pi. 'dieux' (< i.-e.*dJiès-es) selon Bartholomae
BB. 17,348. IF. XII Anz. 28. Woch. f. kl. Ph. 1900, col. 678,
cf. HUbschmann IF. X Anz. 45; — Geôç '*brillant' : 6oôç- . . .
XaïuTtpéç et Goûùaar \a|iiTrpOvai Hésych., ôbôvreç XeuKà Gécvreç
Hsd. Boucl. 146 'dents brillantes de blancheur' selon Bechtel
BB. 30, 267 sqq.. voy. s. v. 6o6ç II. — Voy. s. vv. 6eaKeXoç
eéaTTiç Géacpaioç.
hom. Geoubiîç 'qui craint les dieux, pieux', à lire Geo bbiiç
< *Geoî)Fe)îç, R. bFei, cf. hom. è'bbeiaev cor. AFeiviâç (voy. s.v.
béoç p. 177); le texte primitif portait sans doute 0EOAEZ,
avec haplographie de la g-éminée.
GeTTTavôç' dTTTÔ|Lievoç Hésych. = lit. dèktinas 'qui doit être
brûlé' dektinè f. 'qc. de brûlé, brandevin' < i.-e. ^dhegijh-^
voy. s. V. Te'qppâ (< ^dheglih-ra) 'cendre'. Fick P 74. 463.
Brugmann Grdr. P 119. 591. II-', 1, 269.
GepdTTuuv, -ovTOç (ancien th. en- en-, cf. fém. Gepairaiva béot. -iiva.
Brugmann MU. II 168sq. Grdr. Il*, 1, 300) éol. gén. GeppâTTOvoç
gramm. (Meister Gr. D. I 148) m. 'compagnon, serviteur': Gépaijj,
ace. Geparra, nom. pi. GépaTteç m/sens; Gepâirvii f. 'servante; —
demeure, séjour'; Gepaireùuu 'prendre soin de'; GepaTreià f. 'soin'.
Le -7T- est prob. un déterminatif de la R., et Gepa- : ig comm.
(ion.) GpqaKOç 'religieux, pieux', GpqaKW voiJù Hésych., ion.
GpriaKriïn f. 'usage religieux, culte d'un dieu' ion. GpncTKeuiu 'ob-
server religieusement', i.-e.*rf/jem^-; voy. s. v. Gpdvoç sub fin.
- 341 -
et cf. im avis analogue de Wackernag-el KZ. 33, 41. L'analyse
de Prelhvitz- 182 ne convainc pas.
6ép,uoç ni. 'lupin'. Etyni. inconnue.
6epiu6ç 'chaud' — nrm.Jeru/ 'ch^miT , peut-être {.■(i.*g'Uheritnio-s:
*gi' Iiernin ûaus arm.JeriNU (^én.jerman) "fièvre' (Brug-mami
Grdr. IP, 1, 246), cf. tln-aco-phryg. (Kretschnier Einl. 231) ger-
luo- 'chaud', alb, (Pedersen KZ. 36, 320) zjarm 'chaleur', puis
i.-e. ^gUhormo- dans skr. gliaruidh ni. 'ardeur' zd qar^ma-
'chaud' gar^md-m n. 'chaleur' v. pers. garnia- 'chaleur' dans
garma-pada- n. '^station (ou entrée) de la chaleur', nom d'un
mois, lat. forums Fest. 'chaud', ligur. (Kretschnier KZ. 38,
113 sqq.) aquae Bo7')uiae etc., v. h.a. wm'hi v. norr. varmr
'chaud' got. warmjan 'chauffer'^), v. pruss. gorme 'chaleur',
peut-être (cf. Pedersen K. Spr. I 108) irl. gorm 'bleu' gall.
gœnii 'sombre' (l'essentiel chez Curtius'' 493 sq.); de là 6ép^ll
1". 'chaleur'^), Gepjiiaivuu 'chauffer', hom. impér. 2. pi. GépjueTe
ipf. pass. 3.sg-. BépfieTO (< *6€pju-iuj. Meillet Notes d'étym. gr.
6sq.) 'échauffer', Qépixaaaa r\ Kdjuivoç Hérodien (cf. Bartholo-
mae BB. 1 6, 268 sq. bibl.), i.-e. R. guJier 'être chaud' dans le suiv.
6époç n. 'chaleur de l'été; moisson' = skr. hdrah n. 'ardeur'
arm.Jer 'chaleur, beau temps', i.-e. *guTieres-, cf. gr. Gépofiai
'se chauffer', puis v. irl. goriiti guirim 'je chauffe' irl. mod. (jor
'chaleur ardente; couvaison' gall. gori 'couver' givres 'fervor,
calor' etc. (Fick IP 114. Osthoff IF. IV 268), lit. garas lett.
gars 'vapeur' v. slav. gorèti 'brûler' gréti 'chauffer' zeravî 'ar-
dent' pozarû 'incendie', et skr. ghrndh m. 'ardeur' ghrnôii
'luire, être embrasé', sn-m.jernuiit 'je me chauffe', alb. (Pedersen
KZ. 36, 321) zjaf' 'feu, ardeur' {-r < -m-), lat. fornus (dial.
furmis. Ernout El. dial. 175) forndx 'four', v. slav. grûnn
{= lat. fornus) 'chaudron' grùnilo 'four' russ. gornû 'foyer'.
Voy. s. V. Gepjuôç.
1) Bezzenberg-er BB. lo, 257, Zupitza Gutt. 33, Torp dans Fick
IIP 395 etc. rattachent v. h. a. warm à lit. virti 'cuire qc' v. slav.
vîrèti 'bouillir, cuire, intr.' vmnti 'cuire qc.', R. ner\ voy. Rrugmann
Grdr. P 613. KVG. § 258, 5 rem. 3 (bibl.).
2) Sur le fém. eép|.iâ 'chaleur' voy. Brugmann Grdr. IP. 1,235
n. 1. Solmsen Beitr. I 267.
- U2 -
eéaiç, -eujç f. 'action de poser' = skr. -dhitih f. m/sens (en eom-
pos.) lat. con-diti on-, en rapport apoph. avec vÂ-dcVti- et got.
ga-dèps f . V. norr. ddd ags. dœd v. h. a. tât 'action' ( < \.-e.^dhêti-}
V. slav. blagodèti 'bienfait' lit. dety.s f. pi. 'ponte de la poule'^
R. dhé 'placer', voy. s. v. liGriim.
ép. 0é(y-KeXoç 'merveilleux', prop. '*mis en mouvement, provo-
qué, inspiré par la divinité' <6e(J, cf. 6e[a]ôç 'dieu' + KéXoiaai
'pousser'; le sens est affaibli dès l'âge ancien de l'épopée; cf.
Brugmann IF. XII 30. — Le rapport de *-aKe\oç avec ép. ïcTKe
'il disait' (Curtius^ 467. Lagercrantz KZ. 34, 386) est à rejeter.
6€(T|nôç m. 'statut, loi' avec invasion analogique de o (du groupe
■G-ixo-ç) au lieu du -0- du groupe -G-iuo-ç dans lac. arg. locr.
eeGiLiôç = Pind. leGiaôç. Brugmann Gr.Gr.'' 104. 186. Grdr. TP,
1, 252. R. dhë.
poét. eécTTTiç, -loç ou -iboç, ace. -iv ou -iba; Qéamoç Hsd.; Bea-
TTécTioç 'merveilleux, divin' < *Be(TcrTTiç*0ea-aTTioç*6ea-crTTeaioç,
Bea- cf. 0€[(j]6ç 'dieu' + -aTTi- idée de 'montrer, présenter, pro-
duire', '*signe, *marque distinctive', R. secjU (voy. s. v. èwéîTiu);
les sens sont affaiblis dès l'âge ancien de l'épopée; cf. Brug-
mann IF. Xll 30.
poét. aor. inf. 0éacraa0ai 'amicrai (Hésych.)' ptc. 0ecrcrâ)aevoç Hsd.
Archil. ind. 3. pi. 0éaaavTO Pind.; adj. verbal BedTÔç dans
boni. à7TÔ0ecrTOç 'méprisé' p 296 TTo\ii0eaTOç Call. 'très désiré'
et des n. pr. (béot. -qpecrTOç -cpeicTTOç) OécTTUjp OeaiuXiç > Fick-
Beclitel Personenn.^ 145). Beaa- < i.-e. *(][','é'(//j-.y- : 7t60oç m.
(< *(po0o-ç \.-e,*gVhodho-s) boni. iroBri f. 'désir, regret' Tro0éu>
'désirer, regretter' TToBeivôç 'désirable', YAlJa^ôyat 'il priait' v.
TpQYS. Jadiyamùj 'je prie', irl. -guidm 'je prie' (< celt. ^godiô)
guide 'prière', v. norr. ged 'passion' (< i.-e.'^glihodhio- )»), lit.
(Mcillet MSL. XIV 373) gedù gedeti 'avoir deuil de". Fick
BB. 8, 330. 16, 289. Wb. I^ 39. 415. IP 110. III^ 124. Zu-
pitza Gutt. 3 1 .
poét. 0éa-q)aToç 'annoncé par la divinité, prédit' < Gecr-, cf.
0€[cr|6ç 'dieu" + cpatoç R. qpâ qpâ, voy. s. vv. qpaivuj qpinuî-
0e uu^) fut. 0eéao)aai 'courir'; 0o6ç 'rapide' poiyBéoç 'accourant à
1) Schulze Qu. ep. 278 lit Gni,! c-à-d. Q\\V\} Z 507 = skr. dhâraii:
niss. Beir\.
- 343 —
un appel' (cf. pon-bpônoç Eur. et voy. p. 125); Qoàlw 'mouvoir
avec rapidité: se mouvoir impétueusement' : skr. dhàvatë 'cou-
rir, couler' dhdvati m/sens dhautih f. 'source, ruisseau', ags.
déaw V. sax. dou v. h. a. tau 'rosée' ( < germ. comm. *dau:wa-)
V. iiorr. dqgg « *dawwô), cf. Fick P 75. 465. IIP 204, puis
GOvuj 's'élancer avec impétuosité', skr. dhûnôti dhunôti fut. dha-
insijati 'mouvoir de ci de là, secouer', arm. (Hilbsclimann Arm.
Gr. I 438) dedewim 'je chancelle, je vacille, j'hésite', base dheuâ
(Hirt Abl. § 404. Brugn)ann IF. XIX 389) ; voy. s. v. Griç. —
Pour lat. favOnius 'vent d'ouest' voy. Walde^ s. v.
ion. att. lesb. 8euupôç, ion. aussi eeopôç (Paros) et Beupôç (Tha-
sosj, él. étol. delph. crét. arc. Beâpôç m. 'spectateur; — député
des états grecs aux grands jeux, etc., ambassadeur'; 0eujpia f.
'action de voir, d'observer; — députation; — (Plat.) contem-
plation de l'esprit'; eeuupéuj 'observer', eeuupoç dor. Geâpôç
< *9ea-opôç, *-Fopoç : gr. ôpàuj 'voir' v. sax. warôn 'faire at-
tention a. Voy. Wackernagel KZ. 27, 263. 28, 132. Schulze
Qn. ep. 18 sq. add. 145. Kretscbmer KZ. 31, 289 sq. G. Meyer^
86 sq. 190. Hoffmann Gr. D. III 366. Ehrlich KZ.38, 94. 40,
354. Eulenburg IF. XV 137 sq. Thurab Gr. D. 166. 238. 271.
350»).
0ri-f uu, dor. GdYUJ, et Orixdvuj 'aiguiser, affiler; exciter', cf. Btyfôv
o'i bè ôEû, àKOvrjTÔv Hésych.; BriYàvn f. (GriYavoç H.) 'pierre à
aiguiser' (suppose un *enYUDV m. 'aiguiseur'. Solmsen Glotta
I 82); 9r|Tâveov ôEù, i^Kovrmévov H., cf. les formes de pf lé-
BuuKiar TeôûjuaiTai et TeGuuYiaévoi" Te9u|uuj|Liévoi, |ue|ue6ua^évoi H.
(F. de Saussure Mém. 155). Lidén Arm. St. 55 (bibl ) en rap-
proche arm. daku, gén. pi. dokvaç 'hache', développement
d'un th. *dhagu- 'aigu', i.-e. R. dhâg, et écarte le groupement
de Fick KZ. 22, 104, VVb. P 462 : lit. dagjjs lett. dad/h 'glou-
1) Pour le détail, le mot init difliculté; béot. 0iauupâ suppose
*eeâ-Fiup-; dor. 6e- ne pouvant venir ni de gr. connu. erjF- ni de GâF-,
Kretschnier 1. cit. suggère justement que le mot a tôt rayonné du do-
maine ion-att. vers les autres dialectes. — L'opinion d'Kiirlich KZ.
40, 354 n. qu'en 6eujp6ç deux mots se «ont confondus, d'une part
*e€â-Fiupôç '*^ardant le culte' (cf. eeii-KÔXoç et Geôç). d'où dor. etc.
ôeâpôç, d'autre part *6âFâ-Faip6(; '.spectateur' (cf. Géû et ôpâuj) est
improbable.
- 344 -
teron (Aictium lappa/, m.lat. daga dagya daggarius 'poignard'
avec sa parenté roman, celt. slav. et germ. ffr. dague, ail. degen,
néerl. dagge, pol. daga etc.). — Voy. aussi Walde^ s. v. f/gO.
Br|Kri f. 'boîte' et autres dérivés de R. dhë 'placer'. Voy. s. v.
Lom. 9 11 \ é uu, dor. (Pind. ) ÔâXéou 'verdoyer, fleurir'. Voy. s.v. 9âXXuj.
dx]\Y\ f. 'tétin, mamelle' : lat. fèlo 'sucer' ombr. feliuf filhi 'lac-
tentes', lett. dëls '*nourrisson, fils' lit. délè 'sangsue' pirn/déîë
'primipare' pirmdélys 'qui vient de naître', i.-e. *dhê[i\-l-: cf.
^'dhdiJ- dans arm. (Hiibsclimann Arm. Gr. I 437j da'd [dah
'premier lait', alb. i^G. Meyer Alb. Spr. 68) deVe 'mouton'. —
*dhi-l- dans lat. filiiis 'fils' (bibl. chez Walde^ s. v., qui pose
*fëlio.s), lett. dtle 'veau qui tette', — '^d/ii l- dans irl. (FicklP
146. Pedersen K. Spr. I 1 11) deL dat. diul 'tétin', v. h.a. tila
'sein (de la femme)' v. norr. dillr m. 'petit d'un animal'; cf. gr.
GfîXuç, fém.6riXeia etGfjXuç, ntr. 0fiXu 'nourrissant (èépari Hsd.),
allaitant, féminin' {'.^\u\ dhârûh 'suçant') GriXûvuu 'efféminer'
GilXàZ^o) allaiter, lai. lactârc; téter, lat. lactcre' GnXaiuujv f. Gi]-
XâcTTpia f. GriXuO -oûç f. 'nourrice'; l'essentiel chez Curtius'' 252.
Voy. s. V. liom. GfiaGai.
GfjXuç 'féminin'. Voy. s. vv. GnXri GfîaGai.
poét. efiv 'certes, sans doute', end. dans les formules ou Giiv, y\
Gr|v etc. Pas d'étym. admissible.
Grip, gén. Gipôç, lesb. qprip tliess. cpeip (TieqpeipdKOVTeç, <t>iXôqpeipoç >
m. 'hôte sauvage', nom-racine avec voy. au degré long, i.-e.
"^ghuër- : lit. zcèrla lett. ficërs v. pruss. ace. pi. swirhis v. slav.
zvérl m/sens (passage dans la flexion des th. en -i); cf. lat.
fërtis 'sauvage' < ^ghuero s ( Fick I^ 438. Etc.). De là Gnpiov
'bête' Gripâ f. 'chasse' Gripôiu 'chasser'.
Gi'iç, gén. GtiTÔç m. '.serviteur à gages, mercenaire'; Qf\(yaa f.; Giv
Teûuj 'travailler pour un salaire'; cf. Gàraç' GnTaç, toùç boûXouç.
KuTTpioi riésych. i d'un nom. Gdià ç ion. ^G^rriç, ou cypr. ace.
pi. Gâiaç). Gjîç < *GFâ-T-, cf. Goôç 'rapide, prompt, agile' et
les mots groupés s. v. Geuu 'courir', base dheuà. sens premier:
'qui s'empresse'. Brugmann IF. XIX 389. Grdr. IP, 1, 423»).
1) Cf. pour le sens got. /^ius 'vaWV : \\t. fekù 'je cours': v. h.a.
- 345 -
ôricraupôç m. 'trésor; lieu de dépôt'. Prob. composé primitif; est
un mot simple pour les Grecs de l'époque historique; origine
inexpliquée, cf. Brugniann Grdr. II-, 1, 14 d.
hom. inf. OfjcrBai aor. GfiaaTO 'sucer Q ôb: traire b 89' < i.-e.
*dhê[i]- dans skr. inf. dhàtavè 'à sucer' dhâtri f. 'nourrice'
dhûyûh 'altéré' su-dha f. 'nectar' etc., arm. diern 'je tette', lat.
fêinina '*celle qui allaite, femme', v. b. a. iiien 'allaiter', lett.
dêji(, dèt 'sucer'; cf. *dhdi- dans skr. dhdyati 'sucer' dhènâ
dhènûh (< aryen comm. '^dliainu-) f. 'vacbe laitière' /d daè-
niis 'femelle d'un quadrupède', arm. dayeak 'nourrice; éduca-
teur', got. daddjan v. suéd. dœggia 'allaiter', lit. dëna 'pleine
(jument, vacbo' lett. at-dènite 'taure qui vêle la 2^° année'. —
'^dhî- dans skr, dlutdh ptc. 'sucé, bu', v. suéd. dia 'sucer'; irl.
dlnim je tette' dlmi 'ag-neau' peuvent contenir i.-e. î ou ê ' Pe-
dcrsen K. Spr. I 1M3); v. slav. déte 'enfant' dèva 'vierge', prim.
'celle qui allaite, la féminine' (cf. OfiXuç et, pour la filière sé-
mantique, voy. J. SchmidtKritik 105. BernekerEW. 197) peu-
vent contenir une ancienne diphtongue ou i.-e. ê iMeilletMSL.
XIV 348;. R. dhë{h dhi dhad) 'sucer, téter', cf. surtout Schulzc
KZ. 27, 425. Hiibschmann Vocalsyst. 79. Hirt Abl. § 79 et
voy. s. V. BiiXi'i; cf. encore Griviov -^àXa Hésych., '^a\a-Qr\v6q
'qui tette le lait, c.-à-d. tout jeune, tendre, délicat', TiGi'ivii f.
'nourrice'.
6fÎTa < hébreu fët.
eiaco ç m. 'confrérie célébrant un sacrifice en l'honneur d'un dieu ;
la fête elle-même (danse, festin, etc.)'; 0iaaâjTriç -ou m. 'mem-
bre d'un thiase'; Biaaeéoj 'introduire dans un thiase'; cf. Oiàcrai*
XOpeûcTai Hésych., è.-neQ'mlev èxopeuev, iïeQiale' xopeiaç è-rreTé-
Xei, lac. (Jidbeç • 6uaia H. Lagercrantz Zur gr. Lautgesch. 1 G sq.
(bibl.) et Brugmann Ber. d. sachs. G. d. W. 1899, p. 188 (bibl.)
rappellent skr. ptc. dlnsanydnt- 'attentif, pieux', à quoi cor-
respondrait un gr. *ei[a|aivuu : BiàZiuu = 6au|uaivuu : Bauuà^uu.
Cette étyra. se heurte au fait (pie skr. dhisiiyah adj. contient
drigil 'serviteur' : got. pragjcui 'courir' ; gr. boûXoç 'esclave' : got. faujan
'faire' m. h. a. zoiiicic 'actif, agile'. — A ce groupe Brugmann pro-
pose de rattacher ùfaQô;, 'capable, bon' < *«Ta-eFô-ç '*très actif, *s'em-
pressant d'Iiabile façon'.
— 346 -
i e. ""'dhfts-no- (> lat. '^fù.s-no-ni faniiin 'temple', cf. s. v, 9e6ç
sub fine et Brngmann Grdr. Il-, 1, 587 j, or i.-e. *dhds- serait
réfléchi en gr. par *Ga(T-. — L'analyse de Prellwitz HB. 22,
128 sqq. Wb.^ 184 ne convainc pas.
6iPp6ç 'chaud, brûlant' (Nie. Call.) < i.-e. '^'gl'higV'-ro- : qpoîpoç
'brillant' < *gVhoigUo- R. gUheigV 'brûler', cf. slov. zigra 'ama-
dou', selon Ehrlich Z. idg. Sprachgesch. .-î.S.
jiosthom. 6iYTâvuj, aor. Biyeiv lac. ' Ar. Lys. 1004) aiffiv 'toucher
de la main'; GÎYMa n. 'contact' :lat./?wgfo 'façonner, modeler', puis
osq. feihùss 'muros', skr. rZrV^/ 'remblai, digue, rempart' déhmi
(3.sg. dégdhi pour "^'dédhi) 'enduire, cimenter, luter', got. deigan
'pétrir' et autres mots cités s. vv. xeîxoç n. toîxoç m. 'mur '*d'ar-
gile)', R. dheigh. Curtius^ 182 sq. Brugmann MU. III 150.
159. Meillet MSL. VIT 165 sqq. PedersenKZ. 39, 357. Meringer
IF. XVII 147. — Le groupe lat. p'^o 'ficher' lit. degfi 'piquer
(d'une douleur)' dygùs 'piquant' (Fick P 462. Mansion Gutt.
173. Prellwitz- 184) est à écarter.
6iç, gén. 6ivôç m. ou f. 'rivage sablonneux'; àTToeivoû|aai (Polyb.)
'être ensablé'. Etym. obscure. — On a supposé un prim. *6ivF-
■'Hlhenu- et un rapport avec skr. dhdnatè 'couler, courir' dhd-
mih ^e-Aii, flux(?j' dhdnvan- n. 'dune, estran' (sens premier :
'sable croulant, mouvant'), m. néerl. dune (> fr. dnuei, lat.
fons 'source' Fontus {*dhontos) nom d'un dieu, etc., cf. Bugge
Cnrtius' Stnd. IV 343 sq. BB. 14, 78. Fick I* 74. 463. Brug-
mann Ber. d. sachs. G. d. W. 1893, p. 144. Walde- s. v. fons,
ce qui ne va guère pour le sens ni peut-être pour la phoné-
tique'). — Osthotf MU. IV 236 sq. n. compare ô-i-ç (ace. 6îva
refait pour *eîv) et skr. dh-ih m. en de nombreux composés
(api dhih 'couverture' ni-dhih 'dépôt') R. dhë (6ii-|auOv m. 'tas'),
ce (|ui ne vaut jias mieux.
1) On a d'autre part voulu voir dans m. néerl. dune ags. d»/i
'colline' (angl. pi. donns) un emprunt au celt., cf. irl. dûn 'colline
fortifiée' gaél dun i>all. din <;aul. dûnum (p. ex. Vercoullie- 6G.
Kluge" 103. KlugeLutz 63); enfin Torp dans Fick III' 207 définit
ni. néerl. diuie 'colline de sable amoncelée par le vent' et le dérive
de R. genn. du 'poudro\'er, souffler', i.-e. K. dhà (voy. s. vv. eOm
GOiuôç).
- 347 —
ion. eXàuu (lioni. aor. 3. sg. BXàacre) 'meurtrir, froisser, broyer',
att. GXaaTÔç 'froissé'; hellénist. GXaaiâç 9Xabiàç, -ou m. (Peters-
son IF. XXIII 397 sq.) 'eunuque'. Étym. inconnue. Ion. att.
dor. cpXàuj faor. pass. éqpXdaBriv) m/sens peut provenir d'un
croisement de 6Xàuj avec cpXipua m/sens; voy. le suiv.^j.
6Xtpuu 'serrer, comprimer, écraser'; hellénist. eXipiâç, -ou m.
'eunuque'. GXîpiw provient d'un croisement de GXduLi avec éol.
ion. qpXipuu m/sens, selon Walde IF. XIX 105. Lat. Wb.^ s. v.
fiUjô.
att. (àîTo) GvriCTKuu etc. 'mourir'. Voy. s. v. BàvaTOç p. 333.
I. tragg-. GoàZiuj (analogique pour *Goà(Tffuj) 'être assis'. Voy. s. v.
att. GdcrcTa) p. 335.
II. GoàZ:uu 'mouvoir rapidement'. Voy. s v. Géuu 'courir' p.342sq.
att. Goivri (pi. Goîvai Esch. Prom. 529) hellénist. Goîva f. 'festin,
banquet; pâture, proie'; Goivdv 'donner un festin, régaler'
GoivâaGai 'festiner; dévorer (Eur., en parlant d'un ulcère.)' Est
en rapp. apoph. avec inf. GOjaGai (Esch. fr. 49 N^), fut.GuucfoûiueGa
Épich. fr. 139 K. 'festiner, i.-e. R. dhoi (Schulze KZ. 27,425),
Guuairipia (a inorganique)' eùuuxnfnpia Hésych. et GuOç, gén. Guuôç
m. 'chacal' (Frilnkel IF. XXll 396 sqq. bibl.j. — Le rapport
(p. ex. Persson Wzervv. 117. Schulze 1. cit.) avec i.-e. R. dhêi
'sucer, téter; allaiter (voy. s. v. hom. GfiaGai) n'est pas probable;
cf. Hirt Abl. § 79 n.
GéXoç f. 'voûte, coupole, rotonde; étuve voûtée'. Cf. GâXaiaoç m.
GaXd|Liri f. ô(p-GaX|u6ç m. (voy. s. vv.) et got. dal n. 'vallée,
dépression, fosse' v. h.a. tal 'vallée', v. slav. dolû 'fosse'; l'idée
preniièrc doit avoir été 'courbure', d'où 'convexité' et 'concavité',
cf. V. norr. dalr 'arc'. Fick V 466. IIP 204. Brugmann Ber.
d. silchs. G. d. W. 1897, p. 32 sqq. Falk-Torp EVV. 134 sq.
Berneker EW. 208 sq. — De là (sic.) GoXiâ Théocr. XV 39,
lac. craXiâ f. (a- < G-) Hésych. 'chapeau d'été, tressé et rond,
pour femmes'.
GoXôç m. (< *GFoXôç) 'bourbe; liqueur de la seiche'; GoXôç adj.
'trouble' Hésych., comp. -uOiepoç Théophr. ; GoXôm 'rendre
1) Pour Scheftelowitz ZDMG. 5!», 697, la forme priin. de skr.
drsdt 'pierre meulièi-e', jusqu'ici apparenté à gr. feeipûç (voy. s. v.
p. 171) aurait été *dhrsdt : gr. e\d[a]uj.
- 348 —
trouble; fig. troubler'; GoXepéç 'bourbeux; trouble; souillé,
impur; fig. troublé, égaré (par la passion ou la folie)' : v. irl. dall
'aveugle' clua-s-daîl 'sourd' (< celt. *dualno s. Fick II' 158),
got. rfî6*rt/-ç 'insensé, fou ngs.,jedicelan 'errer, se tromper' ags.
V. sax. dol V. h. a. toi 'fou' v. h. a. twalm 'vapeurs stupéfiantes,
fumée épaisse, engourdissement', lit. dvylas 'noir (bétail)' dul-
inëtl 'aller de ci de là, sans but' lett. diils 'à demi fou: de
couleur sombre', i.-e. R. dhuel {dJiuelâ'j 'être troublé', élar-
gissement de R. dhû {dheucr-). l\ ex. Fick P 468. 111* 215 sq.
Persson W/erw. 59 sq. Falk-Torp EW. 169 s. v. dvœle 'de-
meurer; tarder'. — 8kr. dhrdrati dhûrvati 'léser par imposture'
dhûrtah 'astucieux; m. coquin, imposteur' dhûrtîh f. 'dommage
causé par l'astuce' (p. ex. Kluge'^ s.y.toll. Brugmann Grdr.
P 310. 445. 587 sq. Gr.Gr.^ 43) semble contenir un r indo-eur.
et être parent de lat. fraus 'fourberie' ; cf. Persson op. cit. 60 n.
3 et Walde''^ s. v. — Lat. fallu 'tromper' est ambigu (prob. : gr.
<pilXôç cpfjXoç 'trompeur'; voy. Walde^ s. v.). — Lat. fidlgô 'suie'
(Uhlenbeck Ai. Spr. 138. 140. Got. Spr.- 38 sq.) n'est quun
parent très éloigné du groupe (i.-e. *dhi(-lis : '^dhû-mo-s, voy.
s. v. 0O)a6ç).
I. poét. 00 6ç 'rapide'. Vo}'. s. v. Géuu 'courir p. 342sq.
II. 0o6ç . . . Xafairpôç Hésych.; Goujcrar XajaTrpûvai H.: ôbévTeç
XeuKÙ 0éovTeç Hsd. Boucl. 146 'dents brillantes de blancheur':
skr. dhâvcdr nettoyer, laver' dhcivanam 'purification' dhavalàh
'blanc'. Schul/e KZ. 29,260sq. Qu. ep. 287 n.3; cf. s.v. 066ç
sub fin. p. 340.
III. 0o6ç 'pointu' dans hom. viîaoi 0oai o 299, c.-à-d. les îles
'Exivâbeç ou '02eîai, et dans l'épopée postérieure: aor. èGôuucra
i 327 'j'aiguisai', R. 0uu : skr. dharâ f. 'le tranchant, le taillant'.
Schulze KZ. 29, 261.
ion. 0op6ç m., 0opi''i f. 'semence génitale'; 0ôpvu|aai 0opv^JO^al
(Hrdt.) 'saillir ; 0opiaKO(aai 'recevoir la semence génitale', cf.
©apveûer ôxeùei. aTreîpei. cpuieûei Hésych., GàpvuaGar oxeOeiv
H., 0âpvuTai' . . . ôxeOei H. (Gopv- pour 0apv- devant u de la syl-
labe subséquente selon .1. Schmidt KZ. 32, 381 ; 0opv- < *rf/? /"•»-,
0apv- < *dhrn- selon Brugmann Gr.Gr.^ 88 ("?)), Gopôç" àqppobi-
macJTriç H.; cf. gr. poét. GpubcTKUJ att. 0piucrKUJ fut. 0opoO|Liai aor.
- 34i) —
è'Bopov 's'élancer, bondir' poét. epuua)u6ç ni/escarpement, hauteur
(propr. saillie;', m.irl. dairim 'je saillis' (Fick 11^ 142). — Skr.
d/?^7m f /fleuve, fluide, rayon' (Fick IM 15. ScliulzeKZ.29,261.
Bugge BB. 14, 78) est étranger au groupe et parent de dliarati
'courir, couler' pour Uhlenbeck Aind. Spr. 136; — \i\X. foria
pi. ntr. 'excréments liquides' /bn'a f. 'diarrhée des porcs' (Bugge
1. cit.), qui est ambigu (voy. Walde- s. v.), est aussi à écarter,
att. Gopu^oç m. 'bruit confus, tumulte'; att. 6opupéuu 'faire du
bruit'. Voy. s.vv. 9péo|uai et xovOopûZluj. — Le rapport Gopu^oç :
got. driugan 'arpaieûeiv', v. slav. drugû 'compagnon', d'une
base dhorou 'bruit' (Hirt Abl. § 529), n'est pas probable; voy.
sur ces mots Torp dans Fick III* 213sq. Berneker EW. 230 sq.
— Selon Siitterlin IF. XXV 69 Gôpu^oç : lat. fragor 'fracas'
(avec g devant o), de par une alternance i.-e. '•^dhorugU-:*dhrgU-^
mais lat. fragor ne se sépare pas de v. norr. braJc 'craquement'.
hom. tragg. Goûpoç (< *GFop-Fo-ç) et tragg. Goupioç 'impétueux';
hom.Goûpiç (dt\Kr|), -iboç, -iv- f. '(force) impétueuse' :russ.c^i/n f.
'folie, sottise, niaiserie, caprice' \\i. pa-dùrmai adv. 'impétueuse-
ment' s il p a- dur mu 'avec fougue'; i.-e. *dhu-er-, élargissement
de R. dkû {dheuâ-^j Persson VVzerw. 59. Berneker EW. 239.
— Lat. furô 'être en délire' est ambigu : en tant qu'issu de i.-e.
*bhur- 'se mouvoir vivement, bouillonner' (voy. s. v. cpOpiu), il
est étranger au groupe; il en est un parent éloigné, s'il est
proche de gr. Guîa Guidç GudZo) Guaidç (voy. s vv.), R. dheues :
dhîis'.
att. Gpdvoç m. 'escabeau'; hom. Gpfjvuç, -uoçni. 'escabeau; banc
de rameurs'; béot. GpâvuH-, -ukoç (Cor.) ion. Gpfîvug (Euphor.)
'siège'; att, Gpâvtiriç m. 'rameur du banc supérieur'; ion. inf.
aor. Gpti-craaGai 'être assis' (Philétas chez Ath. V 192 e). Cf.
^Gpôvoç m. 'siège', cypr. lac. GôpvaE* uTTOTTÔbiov Hésych. et skr.
dhâràyati 'supporter, soutenir, tenir ferme, porter' dharmân- m.
'personne qui tient' dhdrman- n. 'appui, loi, usage' dhârmah m.
'statut, coutume, loi, vertu, l'honnête' zd dclvai/e'ti v.pers. dâra-
ydmii/ 'tenir', lat. frètus 'appuyé sur, confiant en' ferè 'presque,
à peu près' superl, ferme {<' *ferîmè) firmus (< *dher-gh-mo-s,
cf. Walde- s v.) 'solide' (Curtius^ 257), lit. derme 'pacte, traité^
derlà derëti 'louer, embaucher, prendre en solde' (prim. 'fixer
- 350 -
qc. avec qn.') dora ''concorde' (Vanicek Lat. Spr.- 131. Fick
P 74), puis, par le sens de 'se tenir à qc. en esprit', gr.à-Gepéç'
àv6r|TOV, àvôcTiov Hésycli., èv9peîv çpuXàaaeiv, (ion.; GpriaKUJ'
voûj, epdaKeiv àva)ui|avriaK€iv M., ion.6priaKr|îri Ig eonini. GpricrKeiâ
f.'iisaye religieux, culte d'un dieu' (Curtiusl. cit. Hirt Abl. §225),
i.-e. "^dhercV- 'porter, tenir, soutenir'. Voy. s. v. Oepàirujv; —
voy. aussi s. v. bpd(Tcro)Liai sub fin.
6pâvvjaauj ^mettre eu pièces' (Lyc.j; (Tuv-9pâvôuj m/sens (Eur.)
< *8pâvôç 'brisé' < *epau(T-avô-ç (suff. -wwo-) : Bpaûoi 'briser'.
Stitterlin Zur gesch. d. verb. denom. 107. Solrasen Unters. 88.
— Autre analyse, non convaincante, de Sommer Gr. Lautst.
64 sq.
epdaoç n. Voy. s. v. eàpffoç.
epdaauu, att. epaixin (pf. liom. xérprixa i"tr.) 'troubler'; Tapaxn f.
'trouble'; lapdaauu, att. -ttuj 'troubler': alb. dni t., guèg. dra-mî
(< alb.comm.*6ir«£ *dra[g\a. G. Meyer Alb. Spr. 72 sq.) 'résidu
d'buile, de beurre fondu; tartre', v. norr. dreggf., pi. dreggiar
(< germ. comm. *dragiô ) 'lie', v.lit. dragé v.pruss. pi. dragios
'lie' V. slav. drozdïje f. pi. 'ipuYia, lie' (formé sur un slav. comm.
*drozga modifié d'un ^droska, i.-e. *dragh-sqâ, selon Berneker
EW. 22S). FiekP 464. 11^ 155. III'^211. Zupitza Gutt. 31. 178.
Tbuuib KZ. 36, 182. R. dhragh-.dhcwagh, élargissement par
-gh d'une base dhem'\xo\x\)\QY\ selon Hirt Abl. § 231.
epâxTa f. sorte de petit poisson de mer (Arstt.) : Tpdxi'ç 'rude au
toucher, âpre, hérissé"?
6pa\juu, pf. pass. Téepauaiuai 'briser, broyer'; epaucTrôç 'fragile';
GpauXéç (< *9paua-Xôç) 'fragile' (aussi BpaOpoç Hésych.l:
Opaûaïua n. 'débris, blessure' : gall. dryll 'fragment' (< celt.
*druslio-. Strachan IF. II 369). — Lat. frilstum 'morceau,
bouchée, fragment' (Curtius KZ. 2, 399. Gnh.^ 223. Walter
KZ. 12, 412 n. Frohde BB. l, 193. Etc.) est parent de epaûuu.
ou bien (bibl. chez Johansson IF. XIX 120) de irl. brûim 'je
broie, j'écrase' hronnaim 'j'endommage' (< i.-e. *bhrusnami),
alb. (G. Meyer Alb. Spr. 47. Alb. St. III 90) hresen 'grcle' (propr.
'grain, lat. mTca') ^), qui supposent un *bhreu'S-, et peut-être ags.
1) Sur V. slav. brfis7iati 'racler' (G. Meyer 1. cit.) voy. Berneker
EW. 90 sq.
- 351 -
hrysan 'ln'iser'. — Lett. drusla 'morceau, miette lit. dnisl-à
'sel' (Persson KZ. 33, 291sq. Fick II* IbS), avec got.drau{h)s?îa
'morceau, bouchée' (celui-ci ambigu pour Feist EW. 66) driiisan
'tomber' m. h. a. trôr 'pluie, rosée, etc.', impliqueraient la notion
de 'déchet' selon Bez/.enberg-er BB. 29, 247 sq.
trag-g'. 9péo)Ltai 'pousser de grands cris'; hom. Gpôoç att. 9poûç m.
'bruit de voix'; tragg. Gpoe'uu 'crier' < i.-e. *dhreu- : ^dhrCi- dans
GpOXoç m. (Batr.) 'murmure, bruit, rumeur' att. BpuXéuu 'mur-
murer, chuchoter', cf. v. sax. drOm (< germ. comm.* ârauma-
m.) ags. dréam 'cris d'allégresse, transports de joie'; *dh)'eu-
est un élargissement de R. dhey dans att. 9ôpuPoç m. 'bruit
confus, tumulte' TOvGopûZim 'murmurer' (red.) xovGpiJç" qpojviî
Hésych., ags. doj'a m. (< germ. comm. ^duran-) angl. dor{r)
'bourdon', lett. dundiiris 'bourdon' (red.) denderis 'enfant pleur-
nicheur', irl. derdretliar'û crie' dordaim 'je mugis', lett. derdéf
'cliqueter'; — autre élargissement *dhrëii- dans hom. etc. Opfivoç
m. 'chant funèbre', cf. lac. GpujvaH* Kr|qpr|v Hésych. 'faux-bourdon'
TevGprîvri f. 'guêpe' (red.) àvGpnvri f. 'bourdon' (< *aveo-6piîvii.
F. de Saussure Mém. 167) '), ])uis skr. dhrânatl 'retentir'
(Dhfitup.), V. sax. dràn et dreno v. h. a. treno 'faux- bourdon'
got. dt'unjus 'son' norv. dial. dryn 'faible mugissement' norv.
mod. drt/îija 'mugir faiblement' basall. drônen 'faire du bruit,
avoir un parler lent et monotone', cf. *dhrens- dans irl. drêsachf
'grincement des roues', gaul.-lat. drensô 'crier (cygne)', bas-ail.
drimsan 'mugir faiblement'. Curtius^ 257. Persson Wzerw.
73. 196. Fick P 76. 11^ 147. III* 211. 212 sq. Grammont
Dissim. 180. Falk-Torp EW. 157. 161 sq. Etc.
hom. Opiivuç m., ion. GpfivuE dor. GpâvuH. Voy. s. v. att. Bpâvoç.
ion. inf. aor. 9pr|(Taa9ai. Voy. s. v. att. 9pâvoç.
Ig comm. (ion.) 9pri(yKoç 'religieux', etc. Voy. s. vv. 9epdTHJuv et
att. Gpdvoç sub fin.
Gpîai f. pi. 'nymphes, nourrices d'Apollon, prédisant l'avenir par
des cailloux', cf. Hésych. s.v.; 9piàz;eiv (Soph. Eur.) • èv9ouaiâv,
1) xeveprjîïiûv -ôvoç f. 'sorte de guêpe' est dii au croisement de
TevOprjvri avec ireiuqppiibuOv -ôvoç f. 'sorte de guêpe' (Grammont 1. cit.);
àvGpribtûv -ôvoç f. 'frelon' est le 4e terme d'une proportion TevBpriviT :
TevGpnbuùv = àvepi'ivr) : x.
- 352 -
èvGouaiâleiv II., epiaaiç f. 'délire poétique' Suid. ; epiâaôai
VicivTeûeaBai' BA. Elyni. obscure.
0pia)aPoçiii. Selon Soiiinier Gr. Lautst. 58 sqq.,'*cortèg-e religieux
accompagné de chants inspirés et de danse', d'où (cf. Hésycb.
s. V.) 'hymne dionysiaque'; à l'époque roni. 'cortège, cérémonie
du triomphe' (lat. triumphus < *Tpia^qpoç i. L'analyse ultérieure
de Sommer est incertaine : 9pia)iipoç (xopôç) prim. adj. '(danse)
à trois temps' < *Tpi(J-a|upoç, cf. (avec Frohde BB. 21, 195)
skr. chdfjam n. 'membre', v. h. a. ancha 'crus, tibia, talus' ').
epifKÔç, poster. epiTTÔç (Plut.), epiTXOÇ. (^ion. ?) ipiTXÔç Hésycb.
m. 'couronnement ou revêtement d'un mur, faîte, comble';
eprfKÔuu 'revêtir d'un faîte; fig. combler'; cf. (JTpiYXÔç' teixîov,
axecpâvii buD^aioç H., ipi < t > X^cr«î ' ^à\\)a\, scil. saepire
mouumentum. Étym. obscure; Bezzenberger BB. 1, 6b sq. et
Frohde BB. 21, 204 en rapprochent lit. drignis 'arc-eu-ciel;
halo lunaire'C?); le mot est prob. étranger.
ion. dor.6pîbaE, -aKOç f. (aussi -t-) 'laitue sauvage (Lactuca sativa
L.)'. Etym. obscure.
9pîvat, aKoç m. (BpîvaE Anth.) 'trident' < *Tpi(Jv-aK- c.-à-d. i.-e.
Hris-no- (= lat. terni < Hrisnoï) + «k- 'pointu'. Sommer Gr.
Lautst. 54sqq. Kretschmer BPhW. 1906 col. 55. Brugmann
Grdr. IP, 1, 271. 2, 78.
GpiH, géu.xpixoç f. 'poil, cheveu' : lû.gairhdriuch'hïO'è&Q' (< celt.
*-dngii-. Fick 11^ 156. Pedersen K.Spr. I 100). De là epicrca,
att. 6piTTa f. 'alose ('?)', poisson rempli d'arêtes très fines, et
Tpixictç -ou m. et Tpixiç -iboç f. 'sorte d'anchois ou de sardine'.
Gpîov 'feuille (trilobée; du figuier' < *TpiaFo-v : /d lirisca- 'tiers',
i.-e. Hris-uo-. Sommer Gr. Lautst. 57 sq. Brugmann Grdr.
Il-', 1,200.^
GpiviJ, gén. GpïTTÔç m. 'ver du bois' (Théophr.); GplTTiîbecfToç (cf.
èbuu) 'vermoulu'. Peut-être apparenté, avec le sens prim. de
1) Zaclier S.-A aus d. Jahresb. d. Schles. Ges. fiir vaterl. Kultur.
1904, est sans intérêt. — [0p(a|uPoç et bieûpajapoç, épith. de Dionysos
et de Priape, sont plutôt des emprunts à une ïg* d'Asie mineure;
cf. auj. Ehrlicli Z. idg-. Spvachgescli. 72, qxii .sépare en outre lat.
triumphus de epîauiJoç eu proposant pour le mot latin (osco-ombr.)
une étym. nouvelle, mais douteuse.]
— 353 -
'foreur, perceur', à got. dreiban ags. drifan v. h. a, trlhan
'pousser' d'un i.-e. *dhrîp^, selon Meringer IF. XVIII 235 et
Petersson IF. XXIII 396 sq.
Gpoéuu. Voy. s. V. 6péo)uai.
9p6|iPoç m. 'caillot (de lait, de sang, etc.)'; 6po)upo0a6ai 'se
coaguler (sang)'; epo|upeîov, ion. -r|ïov 'grumeau'; cf. boni, xpé-
cpecfOai T€Tpocpévai 'se coaguler, être compact', xpécpuj (-^àXa
Hom.,Tup6v Théocr.) 'taire cailler (du lait)', poét. rapcpùç 'épais',
ion. \] Tpacpépri (th) 'la terre ferme', hom. idpqpea pi. n. 'fourrés',
Tpôcpiç 'bien nourri, gros et gras' (Hrdt.) xpôqpi KO)na A 307 'vague
énorme', hom. Tpoqpdeiç (KÙ^aTâ le xpuqpôevTa 0 621) m/sens,
att. TpocpaXiç, -iboç f. 'lait caillé' (: v. uovv. drafli ni/sensj, puis
irl. di-abh'mRYC, levure' (Fick II* 155), ags. drœf angl. draff
"lie' m. h. a. draf v. li. a. trebir pi. 'drague' got. drôbjan v. h. a.
truoban 'troubler' ags. drôf v. b. a. truobi 'trouble', lit. drimbù
drïbti'\om.\)Q\' par grumeaux' [snëga.s drimba"]si neige tombe
à gros flocons') drebià drèbti 'éclabousser d'un liquide épais'
drabnùs 'gras', peut-être russ. dial. (Berneker EW. 224 sq.)
dt'obii m., drobd drobina f. 'dépôt, levure de bière, drague'.
Fick 1^465. 111*202. Uhlenbeck PBrli. 16,563. Thùmb KZ.
36, 182 sq. Falk-Torp EW. 153 sq.; i.e. R.dhiejrebh 'épaissir
(trans. et intr.); s'arrondir en boule' (d'où encore v. sax. derbi
'solide, hardi, effronté, hostile' v. norr. diarfr 'courageux', cf.
norv. dial. rfïVwa < *c?«>/wr/ 'reprendre des forces'); pour la
substitution de pàcp dans 9p6^poç voy. MeilletMSL. VII 165sqq.;
il y eut recul de l'aCcent, cf. gr. ôykoç : skr. awkdh et voy.
Hirt Idg. Akzent 32. — L'hypothèse d'une R. dhregUh 'tenir
ferme' (d'où seraient issus zd draza'te 'tenir ferme' et v. slav.
drûzati 'tenir', mais voy. sur ces mots l'art. bpàcrcroiLiai p. 198 sq.
sub fin.), due à Meillet Notes d'étym. gr. 1 sqq., est inutile et
n'explique pas lapcfjijç (un i. e. *dhrgUh û-s aboutirait à un
gr. *Tapxiȍ).
poét. 6p6va n. pi. 'fleurs brodées sur étoffe X 441 ; poster, fleurs
ou herbes magiques', cf. Tpôva* àfâXiuaTa r\ pàjn^aTa àvBivcc
Hésyeh. Les rapprochements de Solmsen KZ. 35, 474 sqq.,
lat. frons gén. froudis 'feuillage' et russ. dernû tchèq. dm
'gazon' < slav. comm. *dîrnû sont douteux : lat. frons est peu
23
- 354 —
clair, cf. Walde^ s. v. ; autre étym. des mots slaves chez Ber-
neker EW. 256; pour Stokes Album Kern [Rev. celt. '24, 217],
le sens prim. de 6p6va fut 'broderies', cf. irl. druine 'broderie',
et 9p6va '(pdpiaaKa' désigna des 'amulettes brodées' (?). — Autre
hypothèse chez Lidén Stud. 67 sq.
Gpôvoç m. Voy. s. v. att. Gpâvoç.
hom. Gpôoç att. Opoûç. Voy. s. v. 6péo)Liai.
GpuaWiç, iboç f. 'sorte de plante dont les feuilles servaient à
faire des mèches; — mèche de lampe' : GpOov.
*GpûXi(yauu, ptc. aor. GpûXiEaç (Lyc), aor. pass. GpOXixGri (bè
jiÉTUJTTOV M^ 396) 'briser, mettre en pièces'; GpuXiYinan. 'fragment'
(Lyc). Prob. d'un *Gpucr-Xo- 'fragment' : Gpavj[cr]uj 'briser'.
G pu Xo cm. 'murmure, bruit, rumeur' (Batr.); att. GpOXéoi 'murmurer,
chuchoter; redire à satiété'; GpDXiSuj 'produire de fausses notes'
(Hymn. à Herm. 488). Voy. s. v. tragg. Gpëojuai.
hom. etc. Gpuov 'jonc' < *Tpuhov i.-e. *truso-7n:v.s]siy. trûstl
< *t7'us tis 'roseau' serb. trska m/sens lit. truszis m/seus.
Sommer Gr. Lautst. 60 sq. (avec critique des avis divergents) ;
voy. Charpentier KZ. 40, 474 sq.
GpuTTTUJ, aor. pass. èxpvjqpriv 'briser, broyer; fig. amollir, énerver';
Gpu|U)aa n. 'fragment'; hom. etc. Tpûqpoç n. 'morceau, quartier';
Tpuqpr) f. 'mollesse, vie molle et sensuelle'; rpucpepôç 'délicat,
tendre; fig. mou, efféminé' :lett. drubascha 'fragment' druhasas
'éclat de bois, chicot', i.-e. *dhruhh- 'tomber en menus morceaux,
en miettes'; cf. i.-e,*dhrub- dans v.norr. driûpa v.sax. driopan
ags. drèopan v. h. a. triufan 'dégoutter, distiller (intr.)' v. norr.
drope ags. dropa v. h.a. tropfo troff'o ' goutte' , irl. (Fick II*
157. Thurneyseu Hdb. d. Air. I 138) drucht 'rosée' « celt.
*drub-tu-); *dhru-bh- et *dhru-b- sont congénères de *dhrus-
dans lett. druska got. drlusan etc. cités s. v. GpaOïu sub fin.,
cf. p. ex. Torp dans Fick IIP 214 sq. ^).
1) Le rapport dubitatif de GpûiTTU) etc., proposé par Meillet
Notes d'étym. gr. 2 sq., avec v. slav. drohiti 'mettre en petits mor-
ceaux' drobînû 'menu, adj.' got. ga-draban 'Xaxoiaeîv, tailler la pierre'
skr.drapsâh 'goutte* « indo-ir. *<7Ara6z/iâ-). l'-u- des mots grecs étant
dû à une contamination (cf. bpûitTU) 'écorcher', xpûw 'user par le
frottement', Gpaûuu 'briser') n'est pas relevé par Berneker EW. p. 226
— 3Ô1 —
poét. GpuùaKUj (att. epujcyKUj) 's'élancer, bondir'; poét. epuuaiaôç m.
'escarpement'. Voy. s. v. ion. Gopôç ^).
^UTâtrip, -ipoç f. 'fille' : skr. duhitâ (th. -tàr-', d- < dh-) zd
dug^dar- duyôar- pers. mod. duxtar duxt, arm. (HUbscbmann
Arni. Gr. I 440. Brugmann Grdr. PôSl) dustr «*dustir)
gén. dste7', got. daûhtar v. h. a. tohter v. norr. dôttir (norr. run.
dohtriii: boni. GÙYarpeç), lit. diiktè -ers v. slav. dûsti (ace. -e/7)
V. pruss. duckti 'fille' (Cnrtius^ 257 sq. Etc.), i.-e. *dhugh{d)fér- ;
voy. Bartbolomae IF. VII 53 sqq. ButaTrip serait nn compromis
entre '^dhughdter- (skr. duhitdr-) et *dhîigdher- (gâtb. dug^dar-)
selon Brugmann Grdr. I- 626, mais voy. Meillet Dial. indo-
eur. 63; nom. OuYcxTrip (pour *euYaTr|p) baryton comme féminin
(Vendryes MSL. XIII 139). — Bartbolomae Airan. Wb. 748
repousse le rapport supposé (Lassen, Bopp, etc. L. Meyer
III 442. Wiederaann BB. 27, 222) avec skr. dôgdhi 'traire',
i.-e. R. dhugh.
6ueiâ (Ar.), ion. 0ueiri (Hpc.) f. 'mortier, vase à piler'; ôuécTTriç,
-ou m. (< *dhuues-) 'pilon' (Den. le tyr. chez Pbot.), Guécrtriç n.
pr,; cf. 6uvuu 's'élancer impétueusement', skr. dhûnôti dhunôti
fut. dhavisyati 'mouvoir de ci de là, secouer, brandir', i. e.
*dheua''-. Persson Wzerw. 2U4 n. 1. — L'analyse sémantique
de Solmscn Beitr. I 250 n., eue[(T]-iâ issu de Gucç 'bois parfumé
(Hom.); poster, encens', avec le sens prim. de 'ce qui est destiné
à l'encens, ce qui le contient', paraît moins probable.
hom. tragg. eOeXXaf. 'tempête' < *-Xm, prob. féminisation d'un
*eueXo-ç 'impétueux, fougueux' (cf. poét. eùuu Gûvuj), cf. aeXXa
'tempête' fém. d'un *àFelo-ç, ( : âniui 'souffler') : gall. atcel 'souffle,
veut' < *auelo-. Solmsen Beitr. I 262.
euriXTÎ f. 'boni, prémices, offrande (pi. I 220); sacrifice'; cf. pour
le suff. âvGiîXri EuiîXr) épTiriXri beÎKnXov; une forme *euaXri se
déduit de ion. GuaXruLiaTa pi. GDI. 5495, 38 (Milet). cf. HuàXn :
HurîXri; une 3"^ forme thématique dans GûXrnuaTa pi. 'offrandes
s V. drob'q. — Lett. drupt et draupit 's'éinietter, tomber en pièces'
ne se séparent guère de lit. trupéti m/sens trupùs 'fragile* etc. : gr.
Tpûirdu) 'percer* Tpuiravov 'tarière*.
1) ë6pu)aaev et Gpûjaoei Hésych. avec -aouj <[ -aK^uu à côté de
-OKuu. Brugmann Gr.Gr.'' 302 (bibl.).
- 356 —
pour un sacrifice ; sacrifice' 60Xeo|aai (Porpb.)'offrir en sacrifice';
eûa- : 60 = ppiapôç : ppOw. Bechtel GDI. ad 1., p. 631 '). Voy.
8. V. eôuu.
0uîa Guiâç 0uàuj 0udZ:uu. Voy. s. v eôuu.
6u\aK0ç m. 'sac (de peau)'; ôùXcikiov 'petit sac; gousse'; GuXXiç^
•iboç f. Hésych., OûXàç, âboç f. (Antli.) 'sac'; cf. GûXaE* irpocr-
KecpâXaiov H., (lac.) TrapaouXaKÎp • tôv TpipOùva, ôrav -fevriTai ujç
OûXaKOÇ. Étyin. obscure. — Lat. foJUs 'outre de cuir' (Curtius
KZ. 2, 399. L. Meyer III 487), lui-même ambigu (cf. Walde-^
s. V.) est à écarter.
eûpPpâ f. (Théoplir. Diosc), GûpPpov «Théophr.), ion. 0u)aPpairi
f. (Hpc.) 'sarriette (Satureia thymbra L.f plante très aromatique ;
cf. 0u|Lioç -ov 'thym', Gôov 'arbre au bois odorant'. Voy. Persson
Wzerw. 56 u. 4 (bibl.). G. Meyer ^ 373.
0û)aéXii f. 'lieu du sacrifice, autel'. Voy. s. v. Guuu.
0û)Liid(ju 'faire brûler des parfums (Hrdt. etc.); intr. fumer
(Théophr.)'. Voy. le suiv.
0O|u6ç m. 'soulèvement de l'âme, passion, courage, etc.' = skr.
dhiimdh m. 'fumée, vapeur' lat. fûmus v. slav. dijmû lit. dûmai
pi. 'fumée', (v. h. a. tmnôn 'tourner en rond'), i.-e. *dhû-mô s
'soulèvement ondoyant, ébullition, fumée'; le sens physique de
'fumée' a disparu du mot grec, u)ais s'est maintenu dans
0i))mûuj (voy. s. v.), de quoi Stokes KZ. 41, 384 rapproche aussi
m. irl. dumacha 'brumes' irl. mod. dumhacli 'i)runieux', qui ont
w; cf. i.-e. ^dhitîi s dans skr. dfiûlih dliûll 'poussière, sol
poussiéreux, pollen' lat. fûllgô 'suie' lit dûlis dûlys 'enfumoir'
{dùlké 'petit grain de poussière') m. irl. (Fick II* 153) dûil
'désir, appétence', prim. 'mouvement de l'âme'; R. dhû {dheuà^
selon llirt Abl. § 405) être animé d'un mouvement vif; tourbil-
lonner (fumée, poussière)', p.ex,dans skr.rf^^bîd^/. ïwi.dhavistjati
'mouvoir de ci de là, secouer' ptc. dhûtdh 'secoué' dhavitram
'éventail, évcntoir , gr. GùeXXa Gùvuj 0uuj 0ôuj 0ô|aoç -ov Goov etc.
(voy. s. vv.), lat. suf-fiô 'fumigcr' (< *-dhu-iiô) fimiis 'fumier*
f'oeteô 'sentir mauvais' (cf. Walde- s. vv.), alb. gnèg. dej tosq.
1) L'étyin. et le sens de 'blé égrugé pour le sacrifice, ail.
opferschrot' (â\niua : àXéuu 'uioudre'), proposés par von WilaiDOwitz,
sont très douteux.
— 357 —
deiî 'enivrer' ( < *de7îiô, i.-e. '■dheii-. G. Meyer Alb. Spr. 62 sq.),
V. norr. dyia 'secouer v. h. a. toum (< germ. comm. *dauma-)
'vapeur, fumée, exhalaison' got. daiuis 'fumée, odeur', v. norr.
daiinn 'mauvaise odeur', slav. comm. *dujq *dî(fi 'souffler'
{Bcrneker EW. 236), nYm.de-deic-im 'je suis branlant' (Bug-ge
KZ. 32, 38. Hubscbmann Ann. Gr. 1 438. Meillet Esq. 9).
P.ex.Curtius5 258sq. Fick P 70.245. 465. IIP206sq. Persson
Wzerw. 55 sq. 81 sq. Scbulze Qu. ep. 112sqq. Reichelt KZ.
39, 71. Wood a^ 74 sqq. Berneker EW. 236. 250. Un élar-
gissement ^dheues- p. ex. dans v. slav. àuchû 'souffle' i^'dhous-)
gr. 6e6ç 'dieu' (*9Fe(T6-ç) hom. eéeiov att. Geîov 'fumée de
soufre; soufre', voy. s. vv. pp. 337. 339; voy. aussi s. vv.
TÛcpoç TucpXoç. — De eO|Li6ç sont issus 0û)Lioû|uai 's'irriter' 60)aaivuj
'être irrité' Gûjuikôç 'j)lein de cœur; irascil)le'.
■Gu^oç m. 9û)Liov n. 'tliyni', plante odoriférante; cf. eùov QùjjL^pa
Gûiuiàuj et voy. s. v. Gû|uôç. — Croat. dial. dûha 'odeur' (Prell-
witz- 188) est proche de v. slav. duchû %oufî\e\ i.-e. *dhous-
(R. dheije.'i) et n'est qu'un parent lointain (cf. Berneker EW.
234 sq.); V, slav. duinq 'je souffle' (Prelhvitz 1. cit.) est parent
de skr. dhcimafi 'souffler' et doit être écarté.
Gûvvoç m. (Gûvoç mss. d'Hrdt. I 62; fém. Gûvvd et Guvviç, -iboç)
'thon'. Le rapport avec Gùvuu 's'élancer, se ruer' (Gùvvov |Lièv
GùvovTÊç, év ixGùcnv è'Eoxoi ôpiariv 0pp. Hal. I 181) n'est prob.
que fortuit; le mot serait préhellénique ou emprunté.
Gûvoç- TTÔXeiLioç. ôp)ar|. bp6|uoç Hésych. : skr. dhûnah 'mu vio-
lemment'. Voy. s. V. boni. Guuu.
hom. GfJvo). Voy. s. v. hom. Goua.
Guov arbre dont on brûlait le bois comme parfum (e 60), prob. le
même que Guià ou Gùâ f. (Théophr.), le citrus des Romains
(cf. Plin. HN. XIII 30), 'citre ou thuya' (cf. Jacob dans Saglio
III, 2, 1630). Voy. s. vv. Gù)a6ç Gouj.
Gûoç, -eoç n. 'sacrifice, offrande', surtout au pi. (Hom. Esch.);
plus tard 'encens' (d'où lat. tas gén. tûris n., cf. Saalfeld Tens.
Italogr. 1159 sqq.); hom. etc. Guoeiç (et GuuOeiç Hésych.) Guiîeiç
'odorant'; ép. reGuuu.uévov 'parfumé'. Voy. s. vv. GO)nôç Guuu.
Guo-(Tk6oç m. f. (Hom. Eur.) 'prêtre (ou prêtresse) sacrificateur,
haruspice' < Guo- (cf. le précédent et Gôuu) + *-(JkoFo-ç : got.
- 358 -
us-skaws 'prévoyant' us-sTcawjan'venùre avisé' skuggwa 'miroir*
ags. scéaician v. h. a. scouicôn 'regarder' scûwo 'ombre' got.
ïbna skauns 'crvjiaiaGpcpoç, *ayant même aspect', R. avec s- mobile,
*qêu- dans v. slav. cujq cuti 'sentir, remarquer' skr. kavih m.
'voyant, sage, poète' gr. Koéuu 'observer' (voy. s. v.) etc. Curtius^
152. Berneker IF. X 151. Zupitza Gutt. 152. KZ. 37, 399.
Bezzenberger BB. 27, 145 sq. Walde^ s. v. caveô. Etc. De là
euo(JK€Îv (Esch.) 'sacrifier', cf. hom. porjOôoç : ponOeîv et voy.
Solmsen IF. VI Anz. 154.
)i)pâ,ion.eûpri(hom.ord.pl.)f. 'porte' <i. e.*rf^Mrfl:lat./'orrt.9adv.
{*dhuord-), gall. dor f. (j^dhurà ou *dhuora, cf. irl. donis n.
< celt. *duorestu-, gall. drws 'porte'. Fick IP 158), alb. (G.
Meyer Alb.Spr. 63) dere f. (i^roh Mhuera) 'porte'; cf. un ntr. se-
condaire *dhuoro-m*dhuro-m dans lat./brMm'*avant-cour ; place
du marché' ombr. furo 'forum' gr. TTpô-6upov 'porte de devant,
vestibule' got. daûr Y.h.a. for 'porte' arm. (HlibschmauuArm. Gr. I
440) duhi 'porte, cour' (avec passage dans la décl. des th. en -n-)
skr. dvàrani 'porte' (sur d- voy. plus bas), — un masc. *dhuoro-s
dans lit. dvàras v. slav. dvorû 'cour'; — thème cons. i.-e. *dhiièr-
*dhuôr- *dhur- *dhur- 'porte', prim. seul. pi. et duel, dans
skr. nom. pi. dvârah ace. pi. dur-dh dûr-ah {d- pour dh- par
influence des cas en -hh- qui provoquent la dissim., selon von
Fierlinger KZ. 27, 475 sqq. et Brugmann Grdr. IF, 1, 133, —
par influence de dvdû '2' selon Bloomfield Album Kern 194 et
VVackernagel Aind. Gr. II, 1, 12) zd ace. sg. dvar-dm loc. sg.
dvar% arm. pi. dur-kh ace. z-durs, gr. arc. Gûpba' è'Euu Hésych.,
peut-être Ovpale e.-à-d. eûpâç-be 'vers le dehors' = skr. diir-àk
arm. durs i.-e.*dhu}'ns^), \at.for-es (le sg. /bm est l'ancienne
forme du nom. pi. ^dhiiores selon Streitberg IF. III 327;
Skutsch Arehiv f. lat. Lcx. XV 45 y voit un ancien */'om
entraîné dans la flexion des th. en -i- d'après aedës -ium), v.h.a.
turi 'porte' v. bas-franc, dtiri (< nom. pi. *dhur-es) ags. duru
ace. pi. (< germ. comm. ^durunz i.-e. *dhur-ns), lit. ace. pi.
1) Gûpaç-be peut aussi sortir de *6updv(;-b€ < *6upâv(;be. ce qui
dispenserait de recourir à un th. ôup-. — Sur Gûp-auXoç Hésych. 'qui
couche en plein air' (cf. OupauXéu) -auXîâ) voy. Brugmann IF. XVII 358 n.
- 359 —
dur-is gén. pi. dùr-û (puis flexion en -i- : nom. pi. dùrys gén.
pi. dUriû) lett. duris v. pruss. dauris 'porte' v. slav. ace. pi.
dvîri porte' (-2 <*-««; th. *dhur-, contenu aussi dans 9aip6ç,
voy. s. V. p. 331). Curtius^ 258. Osthoff L. von Patrubâny's
Sprachw. Abh. II llôsqq. (bibl.). Brugmann IF. XVII 357 sqq
Grdr. IP, 1, 86. 132 sq. 156. 159. De là Gupeôç m. 'grosse pierre
servant de porte (Hom.); bouclier long' Gupexpov 'porte' Gupiç,
-iboç f. Tenêtre'.
)i)p(Joç m. 'thyrse' (bâton des Baccbants et des Bacchantes
entouré de lierre et de pampre, avec une pomme de pin au
sommet); étym. inconnue (thraco-phryg.?). — Lat. fustis'hsiton
noueux, rondin, gourdin' (Frohde BB. 1, 196. Prellwitz^ 187
avec doute) est plutôt *bhud-sti-s : v. norr. heysta 'battre', puis
m. h. a. hûscTi 'rondin, etc.' (< *bhûd-s1co-), cf. v. h. a. hôzzan
ags. héatan 'frapper, heurter'; bibl. chez Walde''' s. v.
lupojpôç, hom. 0upâa)pôç X 69 m. f. 'portier' < 0ûpâ 'porte' +
ujpâ (*Fa)pâ) f. 'soin', cf. TTuXâaipoç O 530. Q 681 m/sens, hom.
buauupéuj 'faire une garde pénible', att. àpKuuupôç m. 'gardien
des filets', Kr|TTuup6ç m. 'jardinier', ôbujpeîv ôboqpuXaKeîv Phot.,
(TK£uuupôç 'qui surveille les bagages', qppuKTuupoç 'sentinelle aux
signaux de nuit', uXriuupoç ( Anth. Ap. Rh.) 'qui surveille les forêts'.
Schulze Qu. ep. 19 (bibl.).
lùiîavoç m. 'frange'; GuaaviuTOç (Hrdt.) 'garni de franges'; hom.
Gucrcravoeiç m/sens (0ucravoç B 448. H 181). Gûffcjavoç, déduit
de hom. Bucraavôeiç, a pu être tiré, au moyen du suff. dénominatif
-avo- i.-e. -nno- (cf. KÔirpavov : Koirpoç, Koipavoç : *K0Îpa), d'un
*0u(j(yoç -ov < *0u-0io- (cf. *|ue0ioç > hom. luécraoç att. i^écroç),
cf. (Brugmann Grdr. W 1047) 0ùcr(To|uai 'se secouer, s'agiter'
Hésych. < *0u 0-io-)Liai : skr. dÔdJiat- 'qui ébranle, impétueux'
dûdhUi 'fougueux' dhïi- 'secouer' (voy. s. vv. 0ûju6ç 0ùa) etc.). —
Un *0uTFavoç (Prellwitz^ 125. Schulze Qu. ep. 329) eût donné
att. *0uTTavoç, cf. att. léiTapeç hom. Técrcrapeç : skr. catvàrah
(Lagercrantz Zur gr. Lautgesch. 14 sq.); un *Tu0Favoç (Prell-
vvitz^ 189) eût donné *Tu0avoç (0F > 0 partout). — Les essais
pour apparenter 0ij(Javoç à lat. fimbria 'frange' (Niedermann
è u. Hm Lat. 8 sq. Lagercrantz 1. cit.) ne satisfont pas; cf.
Walde2 8.V.
— 360 -
I. lioni. etc. Gûuj, aor. è'BOaa (Call.j, lesb. Buiuj ';, boni. Buvoi
(<;*eovFuu? Voy. Biugraaim Gr.Gr.-'' § 345) Hsd. eovéuj (voy,
Brugmannop.cit. §344 rem.) 's'élancer avec impétuosité, bondir,
se précipiter avec fureur, se ruer'; cf. 6ûvoç m. 'attaque' (voy.
s. V.) et skr. dhûnôti 'secouer, ébranler, éventer' pass. dhûyàtè
■"être secoué' et les mots cités s. v. eO)Li6ç ; cf. *dhîis- dans 6ma f .
'bacchante', Ouiotç, -âboç (Guàç Plut.j adj.f. 'transportée de délire
bachique', subst. f. 'bacchante', Guàluu 'être .saisi du délire
bachique' Phavor., GuaTdbeç' BÔKxai Hésych., BvaQXa pi. n.
, 'objets sacrés pour les fêtes de Bacchus', ôuâuj 'être en rut', et
voy. le suiv-).
II. hom. etc. Gûuuet Gouu (voy. p. ex. Veitch ■* 322 sq.Kiihuer-Blass^
II 445), fut. Gùauu, j)f. TéGùKa 'offrir un sacrifice (non sanglant
, chez Hoiu.) ; sens prim. faire fumer' : lat. suf-fiô {^-dhuiiù)
'fumiger' etc.; le verbe est un doublet de Gûuj I.; pour la
filière sémantique voy. Curtius^ 259, Osthoff MU. IV 23 sq.
et l'art. Gû)uôç. De là hellénist. Gùcriç, -euuç f. 'sacrifice' Tmais
Gùaiç 'impétuosité' Plat. Crat. 419 e)^ Guaia f. 'sacrifice', GuaiÛLUj
'offrir un sacrifice', Gû|ua n. (lac. aûjna Thuc. V 77 ) 'victime
sacrifiée', tragg. GuTiip m. 'sacrificateur', GuTiipiov (Eur.) 'GO)ua',
GuTiKÔç 'qui concerne les sacrifices', Gùcri|uoç 'propre aux sacri-
fices', Guti-7t6\oç 'qui accomplit un sacrifice' et bcp d'autres,
cf. s. vv. GunXri GujuéXr).
ion. Guur) N 669. p 192, att. épigr. Guud f. 'châtiment, peine établie';
àGuJoc; 'impuni ; innocent'. Contient la forme fléchie "^dho- de
R. dhê, voy. s. v. liGniui.
1) Le.sb. eui'uj < *Q\iOi\u : lat. fiti-ô <C*piîzô selon Schulze Qu.
ep. 313 n. 5, Ehrlich KZ. 39, 571; mais voy. J. Schmidt KZ. 27, 294 sq.
et cf. ion. att. qpuoi cpujj : lesb. qpuiuu. Pour l'ambio-u lat. fu7'ô voy-
l'art, eoûpoç p. 349. — Scluilze op. cit. 313 n. 8 sépare R. dhiis 'spi-
rare' de dhtis 'furere' et R. dhû 'spirare' de dhû impliquant l'idée
d'un mouvement impétueux; c'est trop de scrupule. - La con-
cordance de gr. eOv€U) et de skr. caus. dhûnayati 'ébranler' n'autorise
pas à tenir cette formation pour indo-eur. ; cf. Brugmann Gr. Gr.^
1. cit. et § 372.
2) euâvid f.'batterie, rixe', qui fut attribué à Kpicli. (cf. fr. 14S K.)
et que cite encore PrelUvitz^ 189, a été corrigé en (dor.) ûôvia
(è-févee' 6av(a), c -à-d. att. ûnviâ f. 'grossièreté' (litt. 'cochonnerie') par
Meineke, Ahrens et Kaibel.
— 361 -
{ion.) 0â))Lii(T)5, -rfTOç m. 'corde, lien de jonc pour le fourrage fHrdt.j,
corde d'arc (Escli.)'; ptc. aor. pass. GuuuixÔelç (Anacr.) 'frappé
d'une corde, fouetté'; 9u)|urfH suppose un primaire *Guu-)aoç
*6uj-|uov *9ai-|uà : lat. funis' 'corde' (ô[m]:w; ou fioiis avec û
dial. < o y) selon Solnisen Beitr. 1 130 n. 1; cf. Walde- s. v.
•Guujuôç m. 'monceau, tas' = plionét. got. dôms v. h. a. ttioni v. norr.
démr 'jugement' (russ. dûnia 'pensée; souci; assemblée déli-
bérante' est un emprunt au gcrm.) pbryg. bou]uoç '(JÛvoboç,
(7ÛYK\riTGç, cru)LipitjucTiç' (Kretschmer Mittli. '20, 446), R. dJio : dhê
'établir' (voy. s.v. Ti9ri)ui), cf. skr. dhàman- 'domicile, loi, ordon-
nance, etc.' gr. eejua n. et voy. s. v. 6a|uâ p. 8è52 sq.
•GuupâE, -âKoç, ép. ion. OuupriE, -r|KOç m. 'cuirasse; tronc, poitrine';
ion. BuupriacTu) 'armer d'une cuirasse; — enivrer' BujpâxOeiç (Pind.
fr. 72) 'ivre', cf. van Herwerden Lex. suppl. 377 :skr. dhûraJcah
'qui contient; m, réservoir', cf. dfidràijati 'tenir, soutenir, etc.'
et les mots cités s. v. att. Bpâvoç selon Fick P 75, mais GujpàE
est un mot tecbnique dont le sens ne se retrouve nulle part
ailleurs dans la famille précitée.
GuOç, gén. Gujoç (Hom. Hrdt. Arstt. Tbéocr.) m. 'cliacal', litt. 'le
dévorant'; cf. inf. GujcrBai 'festiner'. R. dhôi et l'art. Goivr|. —
L'étym. Guuç < *Guuîfç gén. Guj[FJôç : Ge[F]uj 'courir' (Fick Sprach-
einb. 412 sq. Becbtel Hptpr. 274 sq. Brugmann Grdr. H-, 1,
140) est à écarter.
inf. GijùaGai. Voy. s. vv. Giûç et Goivr].
*Gdj(J(Jaj 'enivrer', aor. GuJEar laeGùaai. TT\»ipâj(Tai Hésycb., ptc.
aor. pass. Guux^êîÇ ^^opli. fr. 175 N.^, TeGuuKiar TeGù)uujTai H.,
TeGuuYMévoi • TeGu|auj)aévoi, )ue|ue0ua)névoi H., cf. (dor.) GâEai " lueGùaai
H., TcGaYiuévor |LieiueGua|uevoi, TéGaEar <|Lie)|uéGuaai H. Cf. GiVfuj
'aiguiser' et voy. F. de Saussure Mém. 155. Becbtel Hptpr. 236.
Frankel IF. XXII 397 n. 4.
tragg. Guuucrcriju, fut. -Eoj 'aboyer (cbien,ép.cbe/Suid.): bourdonner
(moucberon, Escb.); crier; trans. appeler qn.'; tardifs GuuuKirip,
-fipoç m. 'aboyeur, crieur' et Guuu(J|u6ç m. 'aboiement'. Prob.
onomatopée. — Zd (Fick P 120. Prelhvit//-^ 190) ^^«f- 'parler'
ptc. prés. moy. daomna- (voy. Bartliolomae Aii'an. Wl). 687 sq.)
est à écarter.
— 362 —
Bd)\]t, gén. GuuTTÔç m. (Hrdt. Plat.) 'flatteur, ô fiera Gau^acTiaoCr
€YKU}jLiiacyTr|ç (Hésych.)'; att. GuuTTeûuo et (Esch.) 6ujtttuj 'flatter,
caresser'; att. euDireiâ f. 'caresse'. Gujtt- est la forme fléchie de
la R. contenue dans pf. ép. ion. xéGriTra, voy. 8. v. et l'art.
Gd)aPoç p. 333. F. de Saussure Mém. 156. Bezzenberger BB.
5, 317.
I.
-î particule démonstrative s'attachant aux pron. et aux adv.,.
oÙTO(J-î, vûv-î, él. To-Î etc., à côté de quoi -ïv, gùtoctiv etc. Cf.
skr. i îm zd i it, particules de renforcement postposées, ombr. -l
dans po-ei 'qui'; on ne sait si -îv est -î élargi sur le sol grec
ou i.-e. *ïm = skr. îm. Brugmann Gr.Gr.^ 542 (bibl.). Grdr.
IF, 2, 328. Voy. s. vv. ïa ibé.
î (Soph. fr. 418 D.) f. 'elle' < i.-e. *sl = v.irl. sî got. si v.b.a. sî^
cf. skr. ace. sîm zd htm v. pers. sim ; bibl. chez BrugmanQ
Grdr. IP, 2, 321.
hom. etc. ïa f. 'une'. Voy. s. v. att. eîç sub fin.
id (Esch. Eur.), ion. ir| f. 'voix, cri'; iaî interj. 'ah'! cri de joie, —
ou de douleur; ir| (ï) m/sens, cf. s. v. ir|ïoç; onomatopées; un
prim.*FiFâ (Fick I* 552) est possible. De là \à.l\xi (gramm.) 'crier'.
ïaiva», aor. hom. l'nva dor. lava (Pind.), pass. aor. làvGiiv 'rani-
mer, réchauffer, réjouir' < *i[(j]aviuu ^ismô = skr. isaïujdti
'mettre en mouvement, exciter', cf. isanat 'il mit en mouve-
ment' (Osthoff MU. IV 194 sq.); ido)uai \G)\xm 'guérir' < *is-
cl-io- : îaivuj = bpoi : bpaîvuj (Brugmann Grdr. IP 1086) ; îâTpôç
ion. irirpoç m. 'médecin' (i Hom. Esch. Soph., ï Eur. Aristoph.),
à côté de ion. lr]Tï]p, suppose un subst. *tô iâxpôv 'fonction du
médecin' (Brugmann IF.XVII369. KVG. §§411.423); ma n.
'remède'; ia(Tiç,-eujç f. 'guérison'. Sur la quantité de l'i- initial
dans ce groupe voy. Schulze Qu. ep. 381 sq. (dont le scepticisme
quant à l'étyra. est excessif), Sommer Gr. Lautst. 8sq. 10. Cf.
skr./s- 'rafraîchissement' isciyatl 'être frais, vif, animé, ranimé',
puis èsati isnâti isyati 'mettre en mouvement, exciter' isird-h
- 363 —
frais, florissant, fort'(: lepoç I) zd aèsma- 'colère', \si.i.lra (Plaut.
eira < *eisâ) 'colère, violence', prim. 'excitation' (cf. Walde^
s. V.), V. norr. eisa 'se mouvoir rapidement en avant' ags. ofost
V. sax. ohast C^-aisf) 'hâte, zèle' (Holthauseu IF. XX 320), puis
gr. oîcTTpoç m. 'rage' (: lit. aistra "passion violente', cf. von der
Osten-Sacken IF. XXIII 376) hom. oî|aa {*o\a\xa, cf. Sommer
Gr. Lautst. 35 bibl.) n. 'attaque brusque, élan impétueux' (Fick
P 7. 359), i. -e. R. eis.
tragg. îd\e)Li0ç, ion. ir|\- m. 'lamentation'; id\e|aoç (Théocr. Luc.
Gai.) 'lamentable' < id, voy. s. v.
ép. iâWuj (< *i-a\-iuu), fut. iaXuJ (èir- Ar. Nuées 1299), aor. hom.
ïr|Xa dor. ïâXa 'lancer, jeter, envoyer' : skr. iy-arti 'mettre en
branle' moy. Irtè (< i.-e. *i-dl-). Kulm KZ. 5, 195 sq. Curtius
Grdz.5 551. Verb.^ I 308. J. Schmidt Kritik 24; mais v. h. a.
lïlan V. sax. llian (J. Schmidt 1. cit.) 'se hâter' sont prob. issus
d'un germ. comm. *ijllian < ^eielian, fréquentatif en -/-, R. ei
'iévai' (Falk-Torp EW. 461 s. v. Ile suéd. ila. Torp chez Fick
III* 27) et V. norr. il (pi. iliar) f. 'plante du pied' néerl. eelt n.
'cal, durillon' (Uhlenbeck Aind. Spr. 25) se séparent de v. h. a.
illan (Falk-Torp EW. 460), cf. s. v. ï\ia. — Les hypothèses
îàWuu < *cri-aaX luu *si-sl-iô : skr. sar sisarti 'se hâter, couler,
etc.' (Aufrecht KZ. 14, 273 sq. F. de Saussure Mém. 15. G.
Meyer^ 45 ; sar : gr. ôpiari, voy. s. v.), puis *si-sl-iô : germ. comm.
*saljan 'transmettre' got. saljan 'offrir en sacrifice' v. norr..
selia ags. .s'e/Zr(w 'livrer, vendre' (Persson BB. 19, 279; *saljan
est le causatif de i.-e. *sel- dans gr. aor. éXeîv 'prendre', voy.
s. V. p. 320 sq.), enfin *i(TaXiuu : skr. isati 'lancer' (Prellwitz'-^ 191
avec doute) sont à écarter,
ïa^poç m. 'ïambe-, vers ïarabique ; ord. pi. poème ïambique,
c.-à-d. satirique'. Pas d'étym. indo-europ. satisfaisante : ni de
Curtius'' 538 sq. (:idTTTa) 'lancer'), ni de Frohde BB. 21, 195
(< *ia-, cf. iaivuj, + -ctiuPo- : skr. cmgam 'membre', v.h.a. ancha
encha 'crus, tibia, talus'), ni de Sommer Gr. Lautst. 14. 58 sq.
(*Fii-a|upoç '*pas ou marche énergique' < Fiç 'force' + -auPo- :
skr. âidgam), ni de Schulze GGN. 1896, p. 240 (Poç : skr. gàti
'chanter'), ni de Zacher S.-A. ans dem Jahresber, d. Schles,
Ges. f. vaterl. Kultur 1904 (ïajjpoç — 'ô *idz;ujv', cf. l'aKXOç.
— 3()4 -
'clianteur qui ioule', ou mieux < iai comme aiâlm < aiai, eùàluu
< eùai); -ainpoç rappelle bi9ùpa|upoç ôpiaiapoç (et ï0u^poç); je
tiens le mot pour emprunté (thraco-phryg. ?); cf. l'origine
étrangère de êXe^oç.
ïaiavoi. V^oy. s. v. hom. eia)nevri p. 219.
îdvBivoç 'de couleur violette' (Plin.); cf. ïavGoç m. ou ïav9ov n.
'ïov' (granmi ).
âo)iai iujjuai. Voy. s. v. iaivuu.
poét. iaTTTuu, fut. iàq;uu jeter, lancer; poursuivre, atteindre, bles-
ser' est une formation analogique; l'état ancien est représenté
par îdcraeiv (nis. xaaaiivi' 6u)Lio0a6ai, bâKveiv Hésycli., i.-e.
'^ii-iaql'-iô^). Etyni. obscure; lat. j'acïo 'lancer' iciô ou îcO 'at-
teindre', gr. i'TTT0|uai 'accabler' (Thurneysen Lat.Verba auf io 24.
Ostlioff Perf. 188 sq. bil)l. Johausson Beitr. Gl. Etc.) sont à
écarter. — Le groupement de Prelhvitz^ 191 idiTTua : gr. aiy\ia
voy. s. V.) ne s'explique pas dans l'hypothèse d'une base aieqV.
— Le rapport iàTTxuu : hom. laTreTÔç '*lc précipité' (î par ail.
métr.; Schulze Qu. ep. 168. Debrunner 1. cit.) supposerait éol.
-TT- < qv- devant e.
ïacTTTiç, -iboç f. jaspe' (Plat.), emprunt phénicien, cF. hébreu
jas''pe\ bibl. chez Lcwy Fremdw. 56.
poét. lauuu 'dormir, reposer, passer la nuit', d'après aor. iaOaai,
])Our *iaiuj < *iaFiuj; *aïuj non redoublé dans ipf. oiieç (âeç?)"
£K0i)uri6riç Hésych.; i- a été transféré à l'aor. îaOaa, et à iauO-
)u6ç (Lyc.) 'gîte, repaire' |aiiXiau9)u6ç (Lyc.) 'bergerie' èviauGuôç
èviau(J|u6ç EM. 'séjour, demeure', cf. iâXXo) aor. ifiXai adj. verb.
îaXToç, bibdaKUJ èbiba£a bibaYMC (Brugmann IF. XV 90. XVII
ol9); cf. gr. auXiç, arm. a(/aniii> 'je passe la nuit' airfh 'lieu
de repos' (< i.e. '^auti-. Meillet Esq. 51 ; geirl gén. dat. gefj
'village' < *ageJ [Pcdersen KZ. 39,456sq.j est peu sûr) et voy.
s. vv. aor. hom. cieaa p. 16, aùXrî p. lUO, èviauioç p. 254.
poét. laxri (*FiFaxâ) et laKxn (pour le red. voy. Brugmann Gr.Gr.^
§ 120 rem.) f. 'cri'; poét. idxuj (*FiFaxuj) et poét. iaxéuu (cf. Brug-
1) Cf. p. ex. TréiTTiu : Tréaan) et voy. sur la question des verbes
en -TiTUJ Brujiinann Gr.Gr.3 296. Hirt Hdb. i^ 438. Debrunner IF.
XXI 207 sqq.
— 365 —
manu op. cit. § 372) 'crier; retentir', cf. hom. bua rixnç 'au bruit
terrible' (Schul/e KZ. 29, 230 sq » et voy. s. v. nxn p. 331.
ïpavoç m., îpâvri f. 'seau ù eau' Hésych.; ipavâuu 'puiser l'eau,
otvTXéuj' H.; ïpbriÇ m- 'cheville de la cale, permettant 1 écoule-
ment de l'eau' Eust. : poét. eï^uu 'verser goutte k gontte (*seigU-)
selon Curtius^ 365; incertain; on ne sait à quel dialecte ap-
partiennent ces mots ni si la psilose est primitive ou secon-
daire.
ïïbiç, -loç f. (Sol.), rfôri f. (Hpc.) 'mortier'; *iYbiZ;aj 'piler'; i'y-
hiO\xa n. 'broiement, pilagc' : lat. icô 'frapper' (Ostlioff chez
Solmsen Beitr. 1 172); cf. cypr. iK|ua|aévoç (ou ix-) 'blessé' [autre
ctym. de Elirlicli Z. idg. Spracligescli. 19 n. I], iKiéa* àKÔVTiov
Hésych., puis aixiin < *aiK a|uâ, R a^ik : iJc : tic (Solmsen BPhW.
1906, 723 bibl. Beitr. I. cit.;; voy. aussi s. vv. kiap I., îE.
ÏYKpoç' è-fKeqpaXoç Hésych. < *£f-Kpoç, cf. (peut-être ion.) è'Y-
Kapoç m/sens et voy. s. v. Kapa. .Solmsen Beitr. I 20. 215 (bibl.).
[Autre étyni. de Ehrlich Z. idg. Sprachgcsch. 19 n. 1].
gramm. ïyviitéç m.])!. 'aùGiYeveîç, indigènes', mot rhodien < *év-
-■fvnTÉÇ ( : TÎ"fvo|uai). Solmsen Beitr. I 215 [i- est le th. dém.^
cf. lat. i-s, selon Ehrlich Z. idg. Sprachgesch. 14].
ion. iT vOri hellénist. ifvùâ f., et ifvvç, voç f. 'jarret, pli du genou'
(voy. s. V. -fôvu) < *èY-Tvûa *èf-Yvùç '*qni se trouve dans le
genou', selon Solmsen Beitr. I 214 sq. (cf. Kretschmer KZ.
31,376sqq.), (lui écarte l'étym. de Brugmann IP. XVI 493 sq.:.
*Fi-TVu- '*partie opposée ou postérieure du genou', *Fi- = skr.
li- 'séparément, loin de'. — [L'étym. nouvelle de Ehrlich Z.
idg. Sprachgesch. 14 ne convainc pas.]
ibavôç 'beau'; aor. ibeîv 'voir'. Voy. s. vv. eîboç p. 220 et oîba.
hom. i-bé 'et' < i.-e. '^'i- démonstr., cf. skr. i-va 'comment', -j- -be,
cf. îi-bé; i.-e. *l dans gr. oÙTO(T-t vûv-î osq.7*-ic 'is' id-i-k 'id'
lit. Jî 'elle' < *i *i. Brugmann KVG. §§ 495. S2'2.
xhéâ f. 'aspect, etc.' Voy, s. v. eîboç p. 220.
ion. (Hrdt.) ïbr| f. 'foret; bois de construction pour navires', cf.
ïbri crét. îbâ n. pr. Thla' (Troade, Crète). Selon Solmsen IF.
XXVI 109 sqq. gr. comm. *liïbâ = lat, Slla isaUus) nom d'une
forêt du Bruttium, avec / sabin < d, cf. lat. .siîca 'forêt', plus
— 3i;6 —
anc. sîlûa < *sîlôua prim. adj. (se. terra) '*pourvue de forêt'
(pour 1 : ï cf. larûa larva : Làrés, clcer : âcerhus). De la Ibaîoç
Ibâç lbo)Lieveûç (Ibâ). — Je croirais plutôt avec Fick Hatt. u.
Dan. llsq. (lequel abandonne son étyni. indo-eur. proposée
Vorgriech.Ortsnamen 10) que ïbâ est un emprunt lélège, lydio-
carien.
i'bioç, lier. locr. béot. Fîbioç 'privatus' (opj). br||moç y 82. b.314):
skr.vi 'en séparant'; -bioç suff. dadj.; Ka9' ibiav (IIP s. av.
J.-C.) d'après Ka6' éauTov ou Ka9' ëKacriov. Brugmanu IF.
XVI 491 sqq. (bibl.); pour la parenté de skr. vi voy. s. v. eÏKOCTi
sub fin. De là ibiâZiuu 'être à part ou isolé, vivre à part' ibiôuu
'donner en propre' ibiuOiriç -ou m. 'simple particulier'.
poét.ïb)aujv,ovoç 'instruit de'; poét. ibiuocruvri (pi. Hsd.)f, 'science'.
Voy. s. V. eîboç p. 220.
hom. Hpc. ibvôo|Liai 'je me courbe', dénom. d'un *Fibvôç i.-e.
*uid-n6- 'courbé' : lat. vidulus 'corbeille tressée', skr. vêdà-
(< i.-e. *ueidô- ou *uoid6-) 'touffe de gazon fort, liée en balai',
selon Petersson IF. XXIV 263.
ion.îboç n. 'sueur'; bom. etc. ibia» (i.-e. -iio- : skr. svidyati v.li.a.
swizzu; att. aor. èH-ibï(Ta Ar. Ois. 791 et îbtuu sont analogiques;
cf. Brugmann Grdr. IP 1072, bibl. chez G. Meycr^ 293 u. 1)
'suer'; ibpujç, ujtoç m., bom. dat. ibpCù ace. ibpô(a) (hom. î-,
att. ï- ; lesb. ïbpuuç fém. Sappli.) 'sueur' (élargissement de *ibpo-,
avec influence possible de eùpuuç -ôitoç 'moisissure, litt. *qui
recouvre', cf. Brugmann Grdr. IP, 1, 353. 529. 531); ibpuuuu
(< *ibpuj[(j]-iuu) 'suer' : skr. scidyë svédê 'je transpire' sréda-h
m. zd x^aèôa- arm. Tvhirtn gén. khrtan {-rf- < -tr--^ bibl. chez
Brugmann Grdr. Il-, 1 § 211) lat. sûdor (< *soidôs *suoidôs.
F. de Saussure MSL. V 418. Sommer Lat. L.- u. FI. 45. 91.
174. 231) g-à\\.chicys ags.swdt v. sax. swêt v. h. a. siceiz lett.
swîdri pi. 'sueur'. Cf. Curtius^ 242. Etc. ').
1) Skr. ksvidyati ksvédatë (gramm.) 'devenir Imniide, trans-
suder* zd xsvîd- m. 'lait, suc* (étyin. inconnue pour Bartholoniae
Airan. Wb. 562) dénonceraient une initiale plus pleine ksu- selon
Kretschmer KZ. 31, 419; c'est fort douteux; Lidén IF. XIX 321 sq.
compare auj. zd xsvid- avec lit. svêstas beurre.
— 367 -
poét. ïbpiç, gén. ïbpioç att. ïbpeuuç m. f., ntr. ïbpi; pi. ïbpieç 'ex-
périmenté, savant, instruit, habile'; ibpeiâ, ion. -e(r| f. 'savoir,
habileté'. Voy. s. vv. eîboç p. 220 et oîba.
ibpûuj 'faire asseoir; établir, installer; fonder' prob. < *SedruiO,
R. sed : 'élo}Jiai, et cf. s. v. ituu. — L'hypothèse d'un \.e.*sidru-
(von Rozwadovvsld BB. 21, 151, critiquant Osthoff Perf. 14sq.)
et d'un i.-e. *sïd- parallèle à *sëd- *sôd- (sur quoi Brugmann
reconstruit une R. sèid) n'est pas nécessaire ; voy. plus haut
p. 217 n.2.
ibpuûç m. 'sueur'. Voy. s. v. ion. îboç.
ibuîoi et ibûoi 'auviaxopeç, ladptupeç' Solon chez Phot. Hésych.
etc., cf. lac. pibeoi pibuoi (^ibiaîoi Paus. III 11, 2) mess, pibuioi
'surveillants', lac. pibfiv ibeîv, got. weitwôps 'témoin': R. ueid
'voir'.
hom. ïe|u ai 'tendre à, aspirer à, viser à, faire effort vers, se hâter',
ptc. ié|ievoç 'cupidus', aor. (F)eiaaTO è(F)ei(JaT0 'il alla droit
sur . . ., il se fraya un passage' (Ahrens; cf. Osthoff BB. 24, 169
bibl.); F΀|Liai par passage dans la flexion athématique en place
d'un thématique *Fio)iiai > *Ft-io|uai (type skr. 4^ classe di-yati
'voler'; Brugmann Gr.Gr.^ 278. Solmsen Unters. 151), cf. skr.
vMi 'chercher à atteindre' (L. Meyer BB. 1, 308 sq.) zd vây-
{vayeHi 'chasser' vltar- 'persécuteur' etc.), lat. via osq. viù
'chemin' (bibl. chez Osthoff 1. cit. ; sur lat. vts v. lat. vois 'tu
veux' voy. auj. Walde^ s. v. itivitus), lit. vejù vyti 'chasser,
poursuivre' v.slav.i;o/7 pi. 'guerriers' (Fick I* 124. 305. 543); —
avec un élargissement -dh- v. norr. veidî ags. tcàp 'chasse'
V. norr. veidr 'chasse, pêche' v. h. a. weîda 'chasse, pâture', irl.
flad 'gibier' fîadach 'chasse' gall. qwydd 'sauvage' (< celt.
*veido-. Fick 11*265. III'i379. Henry Bret. 153), — puis prob.
\2ii.vënor 'chasser' (Vaniôek Lat. Spr.^' 280; cf. Walde- s. v.);
i.-e. *ueiâ- 's'évertuer, tendre vers, désirer, etc.' Voy. s. vv.
lepôç III., lépâH, îpiç, Tç.
ïépâE, -ûKOç m., ép. ion. ïpriE, -riKOç m. "autour (textes chez Thomp-
son Greek birds 65sqq.); — poisson de mer (Épich. fr. 68 K.)',
cf. (dor.) peipttKeç" lépaKeç (avec la graphie itacistique ei pour l
après P = F) Hésych., lépâKOç EM. (cf. dor. Trî6-âK0ç : *TTi6oç
à induire de nOujv; suff. -âK(o)- est intensif) : îepoç III (voy.
- 368 —
S. v). Maass IF. I 150. Solnisen Ciiters. 148 sq.; cf. Sommer
Gr. Lautst. 102.
I. hom. lepôç K .ôG. Q 681. p 409. o 34. uu 81 'fort, puissant';
gr. coMim. *liiap6ç (sur e:a voy. Hirt Hdb. § 178. Brugmann
Grdr. Il-, l,o5.ô n. 1 bibl.j *\oapô<; = skr. isird-h 'fort, frais,
florissant', i.-e.*/.S',?rd-s^), cf. gr. idoinai laivuj et leur groupe.
Voy. Schulze Qu. ep. 207 sqq. (critiqué à tort par G. Meyer^
158 sq.) Mnlvany Journ. of Phil. 25, 131 sq. Danieisson Zur
nietr. Delm. Hsqcj. Sommer Gr. Lautst. 19s(i(|.
II. ion. att. are. cypr. Upôç ihom. îepôç par ail. métr.) pandor.
delpli. plioc. étol. él. béot. tliess. lapéç lesb. îpoç (et ïpeuç m.
'prêtre', ipqïov Victime') ion. ipôç 'sacré, saint' (voy. Hoffmann
Gr. D. II 392. III 374 sqq.) ^;; gr. conmi. *hiapoç *iaap6ç :
ombr. erus 'diis' (th. èrti- < *aisit--^ pour le sens voy. Ebrlich
KZ. 40, 380) osq. ai su sis abl. pi. 'sacrificiis' marruç. ai.sos
dat. pi. 'dis' volsq. esrtr/sf roMi 'sacrificium' (influencé par étrusq.
aesar 'dieu') ombr. esono- 'divinus, sacer' pélign. aisis 'dis',
V. sax. v.li.a. êra (< '^aizo) 'honneur', puisgot. aistan 'vénérer*
skr. idè 'je supplie' et voy. s v. aïbo)aai p. 22 ^); i.-e.*rtis- */.y-.
Bugge BB. 3, 116. Schulze Qu. ep. 210 sq. Etc. (cf. pour la
bibl. s. V-. iepôç I.j Brugmann Grdr. II-, 1, 352.
III. lepoç (Fi€pdç) 17 407. Anth. Pal. VII 171, 1 dor. Fiapôç (lire
chez Alcm. fr. 26 : àXiTtôpçupoç Fiapôç ôpviç) 'agile, alerte,
leste' (ï par ail. métr.) : Fleiuai — biepôç : bte|nai (voy. p. 187).
Maass IF. I 159 sqq. Solmsen Unters. 147s(iq.; voy. s. vv.
ïe)aai le'pâS îpiç.
1) Cf. Jes noms de rivières tlirac. 'larpoi; <; *<a'?'0- f-t celt. 7.s-a?'rt
■*le vif.
2) Ipoç îpoç < *iapoç : iapôç <C *iliapoç *is-9ro-s = skr. dhvasrdh :
dhvasirâ-h 'éparpillé', matidrdh 'agréable' : madird-Ti 'réjouissant,
enivrant', gr. èpuepôç : skr. rudhirâ-h (lîariholoniae IF. VII .57. Woch.-
f. kl. Phil. 1897. col. 621 sq.), oivbpôç <; *a:vp6ç : aivapôç 'nuisible'.
3) Pour lat. ae.stumô voy. auj. Walde- s v. (dénom. d'un *aestu-
mus '*qui vérifie Tairain, aes, pesé lors d'une transaction') etF.de
Saussure Mélanges L. Havet 408 (*ais-tei7ïa '*coupe-bronze' : gr. Tépa-
-Xcç n. 'tranche'}.
- 369 -
ïluu 's'asseoir; trans. faire asseoir' < *.<?i-2fZô, cf. Osthoff Perf.
4 (bibl.j ou ^Sed-iô, R. sed\ voy. s. v. 'ilo\xa\ p. 2l6sq., surtout
217 n. 2, et s. v. ibpûuj.
irjïoç épith. d'Apollon, que l'on invoquait avec le cri if] naïuûv,
et aussi (tragg.) 'accompagné de cris douloureux'; cf. euioç
nom de Bacchus, et comme adj. 'bachique' : eua eùoî, et voy.
Crusius Phil. 53 (1894) Ergiinzungsh. p. 5sqq.
ïr||Lii, inf. levai ptc. kiç fut. r\(5\M aor. fjKa ép. 'i\\Ka pf. (àcp-, Ka9-,
7Tap-)eÎKa 'mouvoir en avant, envoyer, lancer, jeter'. ïr||ni
(< *ii-ië-mi) e-riKa f|Ka : \a.t.ja-c-iô = Tl9ri|Lxi è-6r|Ka : lat. fa-c-io ;
cf. Curtius Phil. 3,5sqq. KZ. 2, 400. Grdz.MOl ; bibl. ulté-
rieure chez Osthoff Et. Par. I 198, qui, avec Hirt IF. XII 220,
repousse l'idée d'une confusion (admise par Bartholomac KZ.
27, 355, Johansson Beitr. 61 et Brugmann KVG. § 170 n.2)
des R. se (lat. sera sèvl 'semer'j et fë; cf. encore àqpiriui : lat.
abiciôy èvir||ui : iniciô, irpoirmi .projiciô, (Tuvirmi '■ coniciô (Waldc ^
s. V. jaciô).
i9â-Yevr|ç, ép. iôai-fevriç 'indigène; né d'un légitime mariage'
(prim. 'né ici même', cf. aùei-Yevi'iç) ; i9a- = skr. i-hd prâkr.
i-dha zd i-ôa 'ici'^), cf. lat. i-hl ombr. ife 'ibi' etc., du th. pron.
dém.*i-. Schulze Qu. ep. 24. Brugmann Dem. 37 (bibl.). 140.
Grdr. II-, 2, 326 ; sur l'alternance i9a- : i9ai- voy. Solmsen
Unters. 28 sqq. (cf. bxà : biai, Katà : Karai, irapà : Tiapai, él. éol.
ÙTrà : uTrai).
i9apôç 'clair, pur' dans Kpâvâv i9apâv vâ^a Anth. P. XV 22, 10
et cf. Hésych. s.v.; i9aiveiv' eùqppoveîv H. Voy. s.v, ai'9uj p. 23.
hom. Ï9)aa n. 'marche, mouvement' : eîm 'ibo', cf. eicr-i9^ri f. 'en-
trée' (suff. -dh-mo-).
ï 9 p i ç Hésych. Voy. s. v. è9piç p. 2 1 9. — Ehrlich Z. idg. Sprach-
gesch. 18 sépare Ï9piç de 69piç skr. vddhrih 'châtré' et le rat-
tache à skr. t'idh 'dépouiller'; non convaincant.
ï9u|aPoç m. nom d'une danse bachique avec chant railleur, d'un
danseur bachique (Poil. Hésych. Phot); rappelle par sa finale
ïaïupoç bï90pa|Lipoç 9pia)apoç dont l'étym. est obscure ; n'est prob.
pas g:rec (thraco-phryg.?).
1) Skr. i-hd pourrait aussi avoir le même suffixe *-dhe que
fci(-/m ^ V. slav. kilde 'où?', cf. v. slav. sïde 'ici', etc.
24
— 370 —
boni. 'Gu-tttIujv (laeXiri) O 169 '(lauce) qui vole en droite ligne'
< 10ÛÇ + TTÉTOiaai.
ion. et poét. i0ûç -eîa -û 'qui va eu droite ligne, droit, direct';
i6uç adv. (Hom. Hrdt.) 'directement'; hom. i6ûç, -ôoç f., ace.
8g. i9ôv 'course en ligne droite'; ion. et poét. ÎGôvuj 'aligner;
diriger en droite ligne'; ion. et poét. iGi'uu 'courir droit; désirer
vivement'. îGûç < i.-e. "^'sidhu-s : skr. sâdhû-h < \r(i.*sa{i)dhu-s
'direct, droit, sans détours, propice, etc.' sâdhatl 'faire réussir,
faire prospérer' sidhyati 'atteindre au but, réussir' (Roth KZ.
19, 216 sq. Frohde BB. 17, 305), arm. aj 'droit, lat. dexter'
(< i.-e. *sâdhio: Lidén Arm. St. 75 sq.), gall. haeddu 'attein-
dre' (<celt.*5/fZ-. Fick II* 295. Henry Bret. 100), i.-e. R.
sâidh : sîdh : sidh. (Att. et Pind. ont eù6ùç eùGôvuj, cf. p. 294).
— L'explication de Thurneysen KZ. 30,352 (iGOç < *zdhû-s)
est controuvée.
iKttvôç 'suffisant'. Voy. s. v. ép. îkiw.
hom. iKttvuj 'venir'. Voy. s. v. ép. ïkuu.
iKéiriç, -ou m., ÏKTuup, -opoç m. (Esch.), iKirip, -fipoç m. (tragg.)
'suppliant' se rattachent à la R. de iKvéojaai iKdvuu, souvent
employés chez Hom. au sens de : 'se réfugier auprès de qn. en
qualité de suppliant'. De là iKeTeûai 'supplier', ikéCioç 'de sup-
pliant; protecteur des suppliants', lac. iKéTctç 'ikêctioç' dans
gén. AïohiKéTâ GDI. 4407, hom. iKeiriCTioç 'protecteur des sup-
pliants' etc.; voy. s. v. irpoiE. — Got. aihtrôn 'prier, mendier'
(Schulze Qu. ep. 493) est à écarter.
ion. ÎKiactç, -dboç f. 'humidité'; ion. iKjuaXéoç 'humide' (Hpc.; cf.
Debrunner IF. XXIII 8); kiuaivuj 'arroser' (Apoll. Rh. Nie);
î£ar biriGrlcai Hésych. : skr. sificdti (sêcatê) 'verser, arroser'
zd hincaHij gaul. Sèqiiana {*SêJco-vana? Loth Rev. celt. XV
98 sq. 368) ^) 'Seine', v. norr. séa ags.séoîi y.h.a.sîJian 'filtrer'
V. ïïorr. siga ngs. sigan v. h. a. ^î^am 'dégoutter', \.s\av. sïcati
'uriner', i.-e. R. seiq. Curtius'^ 137. Fick P 137. 323. 558.
m* 439. Zupitza Gutt. 68. Etc.
hom. ÏK|Lievoç (oùpoç) A 479. ^420 etc. 'la brise bienvenue' (Cur-
tius Verb.- I 193), cf. îkto Hsd. Théog. 481, kvéoiaai 'venir':
1) Selon Schulze EN. 10 le fleuve doit son nom aux Sèquauî.
— 371 —
on ne peut décider si cette forme est nn aor, sig-matique (*ïk-
-cr-)uevoç) ou un aor. fort; cf. J. iScbniidt KZ. 27, 322. G.Meyer^
610. Bru^uiann Gr.Gr.^ 31G. — Schulze Qu. ep. 493 rattache
iK|Lievoç à kéiriç et got. aihtrôn (voy. plus haut) et rappelle
les trad. rom. 'flatus optati', 'optatae aurae'.
î'Kpiov 'pièce de bois verticale, mât' (cf. âîTÎKpiov Honi. Ap. Rli,
Vergue'), ord. pi., p. ex. kpia vnôç irpuOpriç \i 229, vriôç Trpûiuvnç
V 74 'étais verticaux sur lesquels reposent le château d'avant
et le château d'arrière' *), puis 'construction en charpente, écha-
faudage, estrade, tribunes de théâtre'. Bezzenberger BB.27, 162
en rapproche v. pruss. iccro// lett. il-ri russ. ih'y 'mollet' et
rappelle l'emploi technique de gr. Kvfjiaai 'pièces de bois soute-
nant un char' (Hésych.), de h. jambe dans jambes de force
et ail. schiene 'éclisse; rail; bande de fer'; conjectural.
I. ÏKTap 'près de, proche' : lat. icô 'atteindre', sens prim. 'en heur-
tant, en touchant'. Pott Wzlwtb. III 133 sq. Solrasen Beitr.
I 172. — Selon Brugmann IF. XVI 495 sq. ÏKiap serait parent
de èTT-eiYeiv 'presser, serrer de près, hâter' (cf. lat. pressus :
fr. près) et de lat. igitur; mais l'étym. de Pott op. cit. III 384
et Hartmann KZ. 28, 558 {kjitur < agitur dans l'enclise qiûd
agitur) demeure la plus probable.
II. ÏKTap m. 'àBepivri', sorte de petit poisson (Call. chez Ath.
VII 329a); cf. iKTcipa* èOviKiLç îx60ç et KTapa* ixBOç PpaxOiepoç
TràvTuuv Hésych. Etym. inconnue; i- prothétique.
\'kt ep oç m. (un ace. ÏKxepa LXX) 'jaunisse (Hpc); — loriot (Pliu.)'.
Le rapport avec firrap 'foie' (Havet MSL. IV 230 sq. Johansson
Beitr. 138. Prcllwitz BB. 30, 176. Wb.^ 195) est écarté par la
phonétique. — La parenté avec Iktîvoç et ïktiç, fondée sur l'iden-
tité de couleur (Prelhvitz 11. ce.) est très douteuse. — Skr.
î/dÂ:^A««-^ 'consomption', puis v.slav.J^c?^^ 'maladie' \ett. igstu
îdzu 'je souffre', lat. aeger 'malade', v. norr. elcke 'deuil' ags.
inca 'doute, scrupule' (Frohde BB. 10, 297. Uhleubeck Aind.
Spr. 234), dont les rapports réciproques sont du reste mal
éclairés (cf. Walde^ s. v. aeger). semblent devoir être écartés;
pour gr. éKTiKÔç voy. s. v. p. 235. — De là postclass. iKiepidin
'avoir la jaunisse', ÎKTepiaç XiGoç 'pierre précieuse jaune' (Plin.).
1) Cf. Caitault La trière athénienne 47 sqq. 173. 175.
— 372 -
ÎKTÎvoç (non ïktivoç. Hdn.) ^) ni. 'milan' : arm. çin 'milan' (th. en
■0-, gén. pi. çnoç\ bibl. chez Hiibsclunann Arm. Gr. I 499),'^skr.
(FiekP55) çyênd-h'-à\Q\ç,, faucon' zd saê/îa- 'aigle' (< *syaêna-)]
i- est prothétique, cf. i-x60ç; -kt- < -hj- selon Brugmann Grdr.
1- 794, cf. Pedeisen K. Spr. I 17G. — La parenté ultérieure
(Prellwitz BB.30, 176. Wb.- 195) avec skr. çf/dmd-h "gris noir,
vert foncé, noir' çyâvd-h 'brun, sombre' zd syCiva- 'noir' lat.
clmex 'punaise' (< *cwi-oqs 'd'apparence brune' etc.) est très
douteuse.
ÏKTiç, -iboç ou iKTÎç, -iboç f. 'hi '\akr\ ÙYpia ou fouine', connue
d'Homère, cf. Kiibériv Kuvériv K 33."). 458 'casque en peau de
fouine', ktîç Hé.sycli. i- est prothétique; que l'animal ait été
dénommé d'après sa couleur et que sa parenté soit celle que
Prellwitz prête aussi à iktîvgç (voy. s. v.) est très douteux. —
Le rapport avec l'xviov 'trace de pas' (Bezzenberger BB. 23, 294
n. 2j, fondé sur l'analogie de îxveù|ua)v, est à rejeter.
ép. Ïkuj < *6v^-, ion. att.inf.aor. kéaGai < *siq- ind. prés, kvéoiaai,
dor. eÏKUj Epich. 35 K. < *,seiq- 'venir, aller'; hom. iKdvuu
< *iKavFuj (-avF- < -nu-) 'venir, aller, s'avancer'; iKavôç 'suf-
fisant'; fÎKUj 'être arrivé, être là' < *sêi:i)q- (voy. s. v. p. 318);
ép. ion. TÎveiKa (voy. s. v. inf. aor. èveYKCÎv p. 251 sq.) : lit. sékht
at-sêkiu 'j'atteins avec la main'. Fick GGA. 1891, p. 207.
Johansson Beitr. 66 =*). Persson BB. 19, 278sq. Brugmann IF.
1 174. III 263. Zupitza Gutt. 137. ^sèiq- a été tenu pour un
élargissement de *sèi- 'étendre la main, atteindre', cf. v. norr.
seihisl: 'atteindre' m. h. a. senen 'désirer, aspirer à' lit. selnyti
'atteindre' (Persson 1. cit.). De là aussi iKérriç etc. (voy. s. v.)
hora. ÏK|uevoç, irpo-iE npoïcraoïaai (voy. s. vv.), irôeiKeç m. pi.
'îTpocrriKOVTeç' inscr. de Xouthias GDI. 4598 b 9.
\deipa f. 'bienveillante' (aeXrjvri Empéd. fr. 40 [îâ], cpXoE fr. 85
[î-à] Diels); cf. ïXaoç ïXapôç ÏXrum.
hom. ïXa[F]oç arc.tXaoç lesb. ïXXaoç (< *ai-aXd-Fo ç), lac.'\Xr|Foç
1) Aussi ace. sg\ att. ÎKTîva, nom. pi. ÎKilveç iPaus.), dat. pi.
ÎKTîai (Ctés. chez Phot.). — Les textes chez ThonipsoiiGreek birds G8sq.
2) V. irl. prêt, rosiacht 'il a atteint' (Johansson J. cit.) est ap-
parenté par Thurneyseu Hdb. d. Altir. I 118 à \iit. sâglre got. sôkjan
'chercher' (?).
— 373 —
crét. iX€oç att. ïXeuuç ion. (Hrnd.) ïXetuç (< *cri-aXr|-Fo-ç) 'pro-
pice, favorable', d'après les thèmes de prés. iXr|- 'Xâ-.
iXapoç 'gai, joyeux'; voy. s.v.*'iXr||ui. — Lat. hilaris -us m/sens
est un emprunt {â médian).
att. ïXri dor. ïXâ f. 'troupe; — lac. section de jeunes gens' prob.
< *FiX-vâ avec i comme réduction de e devant liquide fcf. ttIX-
va/uai etc.), cf. prob. éol. ïXXai • xdEeiç. àYeXai Hésych., arg.
ïXapxoç GDI. .3282,4, puis (I?) béot. FiXapxeujv, tar. peiXap-
}ji6axa\, peiXdpxaç H. (itacisme), îXabov B 93. Hsd. Trav. 287
'en tioupe; en masse'. Solmsen Unters. 227 n. 1. — Autre étym.
chez Bezzenberger BB. 27,163 (bibl.; *Fi(jXâ *FeiaXâ : lit.
veislè f. 'élevage, race').
*'ïXTmi 'être propice, favorable', hom. impér. ïXriOi < *(Ti-aXri-9i,
plus tard iXaGi (Théocr. XV 143. Anth.) < *(yi-aXd-ei, lesb.
eXXaei < *(Te-cyXâ-ei, pi. 'iXâTe (Ap. Rh.) < *ffi-aXâ-T6, è'XXâTe
(Callim.) < *(Te-(TXd-Te; — ''Xâa'Koinai 'se rendre qn. favorable,
apaiser' < *(Ti-aXd-(TK0)Liai; le red. passe à d'autres temps, aor.
ép. iXâaaacrOai pf. opt. ÎXriK0i|ui; ép. prés, non redoublé îXd-|aai
aor. ïXda(Jaa9ai par i- remontent à *é'Xd|Liai; l'e- s'est teinté eu
i- d'après l'analogie de ïXaGi îXào"KO)aai, et de même 'Xapôç
'gai, joyeux' pour *éXap6ç (*creX-) et iXdeipa (voy. s. v.) pour
*éXdeipa (ISolmsen KZ. 29, SôUsq. Schulze Qu. ep. 466 sq.
Brugmann Gr.Gr.^ 278). Le rapprochement de Frohde BB,
9, 119, Solmsen 1. cit., Schulze 1. cit., Johansson IF. II 8 avec
latsôlor 'consoler' ags.sdh-a 'meilleur' {^soliza) got.sèls'bon
V. norr. scéll 'heureux' v. h. a. sâJ/r/ 'heureux' sâJida 'bonté,
bonheur, etc.' n'est pas sûr, cf. Walde^ s. vv. saJvus sôlor et
voy. s. V. ôXoç.
ïXia* laôpia TuvaiKeîa; ïXiov xô ifiç TuvaiKÔç ècpiîpaiov bnXoî.
Km K6(J|aiov YuvaiKeîov Trapd Kûjoiç Hésych. : lat. /lia -uni u. sg.
diuiit gloss.) 'les flancs, le ventre', gall. ilio 'fernienter' iliacl
'fermentation' gaul. Hiatus etc., v. fris. /// 'durillon' ags. île
V. norr. il 'plante du pied' souab. iUe)i 'tumeur'. R. 7/ 's'enfler',
d'ai)rès liezzenberger chez Fick II' 4(): cf. Torj) chez FIl-U
111^28, Walde^s.v.
ÎXitH f. et îXiYTOç m. 'tournoiement, vertige'. La graphie par
ei- est plus correcte; voy, p. 223.
- 374 —
I. ïXXiu (seul, prés.) 'rouler' < *Fi-FX-uj, voy. s.v. eiXéuu II p. 224;
cf. hom. IXXâç -âboç f. N 572 'lien tordu, corde, lacet', IXXôç
'louche' < *Fi-FX-6-ç (èTT-iXXi^oi a 1 ] 'faire signe des yeux à qn.')
comp. iXXÔTepoç Sophr. fr. 158 K., béot. FiXXujv n. pr., ÏXXar
aucTTpoqpai. beainoi Hésych.; voy. Solmsen Unters. 244.
II. ïXXuj 'presser' dans Xéujv . . . iXXô)aev6ç Trep ôiaiXtu Ap. Rh.
Il 27; cf. pamph. FiXcTuoç géu. de *FiXaiç f. 'détresse' GDI.
1267,2 (Meister Ber. d. sachs. G. d.W. 1904, p. 20;, R. FeX
'serrer, presser' (cf. s. v. hom. eïXuj p. 223).
iXûôç m. îXeôç m. 'tanière'. La graphie par ei- est la primitive;
voy. s. vv. eiXeôç eîXu6|Liôç eiXOôç pp. 223. 224.
ion. îXbç, -ûoç f. 'limon, fange, alluvion; sédiment, lie'; cf. eiXù
(c.-à-d. *iXvj)* jLiéXav Hésych. (Weise BB. 6, 234), v. slav. rnss.
ilà 'fange' pol. il 'marne, glaise' (Miklosich) lett. Us 'extrême-
ment obscur' (Bezzenberger BB. 27, 163 sq. bibl.; cf. Uhlen-
beck KZ. 40, 556). — Le rapport avec v. h. a. salo 'sombre,
sale' gr. Xû/Lia n. 'souillure' lat. lutuni 'bouc' (Thurneysen KZ.
30, 352. Persson Wzerw. 110. Etc.) est à écarter. — Antre
étym. encore chez Wood a* 114.
i-|LiaXid f. 'surabondance des farines' Hésych.; i)iâXioç 'abondant'
H.; ijLiaXiç, -iboç f. divinité protectrice des meules (Atb. XIV
618 d), épith. syrac. de Dèmèter (Atb. III 109a), etc.; 'l)aàXioç
nom d'un mois à Hiérapytna GDI. 5040, 4 : lit. sijôti 'cribler'
V. slav. sito 'crible' (Persson Wzerw. 112) et autres mots cités
s. V. iîGuj p. 315, R. sèi : si: si 'cribler'. — Lat. simila simiklgô
'fleur de farine' (Persson l.cit. Niedermann ë und î im Lat. 109)
est à écarter, comme parent de l'exotique gr. ceiaibaXiç f. 'fleur
de farine', selon Walde^ s. v.
i)Lidç, -àvToç [ï] m. 'courroie, lanière' présuppose un *l^aivuJ 'lier,
enchaîner' et fut prim. un nom d'agent, 'celui qui lie, enchaîne',
cf. véd. sètdr- m. (même R.) 'lien' gr. l(.vKTr]ç> m. 'courroie ser-
vant à atteler au joug' (Brugmann IF. XI 293 sq. bibl. Grdr.
IP, 1,424); att. i)novid f. 'corde à puits'; i|Liàu) 'tirer de l'eau
d'un puits' (Ath.) < *i)lioç ou *i|uâ; iMaîoç 'qui concerne l'action
de puiser de l'eau', subst. tô iiuaîov (Call., scil. lae'Xoç) 'air
cadencé pour tirer de l'eau d'un puits', cf. van Herwerden
Lex. suppl. 392; ijuàcrauj, aor. \}jLàac!a\ x^àaai (voy. Brugmann
-- 375 —
Gr.Gr.' 303) 'fouetter'; hora.liadaeXri f. 'fouet' »). Cf. skr. sinidn-
m. simai. 'raie de la chevelure; frontière' v.sax.sïmo ags.slma
'corde, lien', i.-e. R. sdi sî dans skr. sijdti sinâti sinôti adj.
verb. sitdh 'lier' zd hitrjin 'attelage' lett. smo sit 'lier', puis
skr. sétuh lien, digue, pont' zd haètu-è 'digue', lat. (Osthoff
MU. IV 143 sq.) saeta 'soie, poil rude des animaux', ags. sâd
V. h. a. seidh se'id 'corde, trappe' ags. sdda v. h. a. seito seita
'corde', v. slav. sètl f. lit. .çê^a.v 'corde' (n'est pas un emprunt slave,
malgré Osthoff I. cit.) pa-saitis m. 'courroie' pa-saîtas m. 'cour-
roie d'attache' saitai pi. 'prison' lett. saite 'lien', — v. norr.
seil ags. sâl v. h. a. seil 'corde' (< germ. comm. *saila-) v. h. a.
silo 'bricole', v. slav. silo 'corde' lit. àt-sailé 'corde qui fixe le
char', alb. g' aime {g aime Pederscn KZ. 33, 549) 'corde' ( < *sail-
-mo- ou *sdil-mo: G. Meyer Alb. 8t. III 43), — skr. sénû f.
zd haêna- v. pers. hainâ- f. 'armée', irl. sln 'chaîne, collier'
(Fick Il-i 303), lit. sèna 'frontière'; etc. Curtius^ 394. Osthoff
MU. IV l.cit. et 133 sq. Fick I^ 137. 558. III* 437 sq. Etc.
att. i)aàTiov 'pièce de vêtement, manteau' CIA. II 755, 8. 9
(349/344 av. J.-C), cf. iMario-eriKti IV 2, 834 b 97 (329 av. J.-C.)
et voy. Meisterhans-Schwyzer^ 53; ion. eiindiiov Céos GDI.
5398, 2, mess, eiiiàiiov et ei)aaTi(J|uôç GDI. 4689 (Andanic)
passim : elua < *Fecr-|aa, cf. p. 250 sq. s. v. ëvvû|Ln; att. i|udTiov
est une graphie itacistique notant un vulgarisme (G. Meyer
Gr.Gr.* 128 sq. »182 sq. Solmsen KZ. 29, 73. AVaekernagel
IF. XXV 330). — L'hypothèse de i < z (Thurneysen KZ.
30, 353) est à écarter. — Les avis divergents de Brugraann
MU. II 223, Osthoff MU. IV 133 sq., Schulze Qu. ep. 112,
Fick KZ. 43, 136 ne convainquent pas; '\\x(xxa' iiadiia Hésycli.
est prob. un béotisme = e'i'iaaTa.
ijuPHPiÇ" è'YxeXuç. Mri6u)avaîoi Hésych. < *erdgiJ- : lit. iingurf/s
V. slav. agorist'i 'anguille'. F. de Saussure MSL. VI 78 stf.
Solmsen Heitr. I 215 et voy. s. v. ^fXf^'JÇ p. 213.
iVepoç m. 'désir passionné' < *Ui)Liepoç *iafi-epoç : skr. i/^td-h
'souhaité' ismd-h ismd-h 'dieu de l'amour' icchdfi zd isa'ti
'chercher, désirer' {*is-skoi, v. h. a. eiscon 'rechercher, demander.
1) ndoeXn : ludoTiE est une rime d'après l^âoeX)l.
— 376 -
exiger', (lit. jëszkôti v. slav. iskati 'chercher' sont suspects
d'emprunt au germ.) (Curtius ^ 402. Solmsen KZ. 29, 78 sq.
Fick P 176. 111*4. Sommer Gr. Lautst. 27 sq.), arm. aiç
'recherche' {<*ais-s]ca. HUbschmann Arm. Gr. 1418). De
là fjueipw 'désirer' (lesb. i|U|u- à rétablir chez Sapph.); sur 'la)nr|vr|
à côté de 'i|uepoç voy. Sommer I. cit.; sur lat. aeruscô 'mendier'
voy. Walde- s. v. ; pour des correspondants celtiques voy. Pe-
dersen K. Spr. 1 169. — L'étym. de Bally MSL. Xll 321
(ï)H€poç < *zm- : skr. smard-h 'amour', cf. F. de Saussure Mém.
81) est à écarter.
cypr. IV 'eum, eam' prob. ace. sg. du th. pron. H- : lat. is (y. lat.
ace. im) got. is v. h. a. ir \\i.jîsj\ v. slav. -/* 'il' skr. id-dm
ntr. Mioc'; bibl. chez Brugmann Gr.Gr.^ 243. Dem. 36; voy.
s. V. îea-Yevr|ç.
ave. cypr. crét. Iv pamphyl. i 'dans'; voy. s. v. èv p. 249.
ïva adv. 'là (K 127); oii, vers où', conj. 'pour que, afin que';
-va est désinence d'instrum., cf. skr. têna êna kêna zd kana
V. pers. anâ\ ïva est analogique de *Tiva démonstr. et de *Tiva
interr. (instr. de '^qUi-, cf. zd cina), qui tous deux ont disparu
à cause de leur homonymie avec riva 'quem, quae', cf. Brug-
mann KVG. §§ 503. 910 n. 1; sur ïva conj. voy. Brugmann
Gr.Gr.3 § 649.
ivàuj \éiju (Hpc. et gramm.) ''vôiju (gramm.) 'faire évacuer, pur-
ger' < *ivv- *i(Jv- : skr. isnàti 'mettre en mouvement; faire
jaillir (des liquides); etc.' Meister KZ. 32, 136 sqq. (textes);
cf. Sommer Gr. Lautst. 34 sq. De là fvnÔMÔÇ lu. ivricTiç -euuç f.
(Hpc.) 'purgation'.
ép. (rare en att.) ivbà\Xo)Liai 'paraître; ressembler à': skr. vin-
dâti zd vindaHi 'trouver' (Curtius^ ^42), arm. gtanem 'je trouve'
e gît 'il trouva' (Hlibschmann Arm. Gr. 1 437), irl. finnaim
gall. gimin gimi 'je trouve' irl. find gall. gioyn bret. gicenn
'blanc' gaul. Vindo-magus '*le champ blanc' Vindo-hona
(< celt. *v'mdo- 'visible > brillant > blanc'. Fick 11* 264 sq.
Henry Bret. 151. Pedersen K. Spr. 1 41), i.e. R. ueid uidj
voy. s. vv. eîboç oîba. /
ivîov 'nuque' (Hom. Hpc. Théocr.), cf. èçiviouç. ràç èm toO
îviou aàpKaç Hésych. Voy. s. v. ïç,
— 377 —
trag^-. îviç, ace. îviv m. f. 'enfant, fils ou fille' rmot cypr., cf.
Hoffmann Gr. D. I n'^MOl. 102. 105 = GDI. 40). Étym. ob-
scure. — Les avis de Hoffmann op. cit. 285 (*iFviç : skr. yûvan-
M. juvenis) et de Meringer Beitr. z. Gesch. d. idg. Decl. p. 3
(fém. d'un gr. *^ùç dissim. de *uvijç = skr. sûmih 'fils') sont à
écarter; l'avis de Meister KZ. 32, 145 sqq. (\i- < *ivvi- *i(Jvi-,
cf. s. V. ivdiu; sens prim. 'l'expulsé, le mis au monde'; est très
douteux.
l'vvoç (depuis Arstt.) m. jeune mulet' (textes chez Meister KZ.
32, 143 sqq.) prob. < *icrvo ç, d'un dial. asianique *isno-
{*is7i7io-?), cf. arm. es, gén. isoy 'âne', pi. coll. iscm-l-Ji 'ânes'.
Brugmann IF. XXII 197 sq. (bibl.); voy. s. v. ôvoç; lat. hiimus
'mulet' est un emprunt grec, avec h- d'après hinnio 'hennir'. —
L'étym. de Meister 1. cit. (*icrvoç : skr. ismiti gr. 'vduu îvéuu,
voy. plus haut) est à écarter.
i^, gén. iKÔç m. (Alcm.) 'ver qui attaque la vigne' : Ut.icô 'atteindre,
blesser"? (L. Meyer II 23). — >, gén. Voç pi. meç m. 'ver
qui ronge la corne de l'arc (cp 395), le bois de la vigne (Théophr.
Strab.)' a pu emprunter son -tt- aux autres noms du ver : epîneç
KvÎTreç cTKVÎTTeç; l'ancien rapport avec ïipeaeai ïijjaaeai serait
dès lors caduc; cf. Solmsen Beitr. I 173 n. 2.
hom. ï£aXoç A 105 'bondissant', épith. de la chèvre sauvage:
iHaXfi f. (bopd) 'peau de bouc' (Hpc.) : aïE f. arm. aie 'chèvre',
zd îzaêna- 'de peau, de cuir', lit. 3. sg. iéo 'se fendit' lett. tl'e
et aifa 'crevasse dans la glace' icf. ail. sprhigen au sens de
'se fendre'), R. aig 'sauter'. Brugmann IF. XVI 498 n. 1. Voy.
s.v.i'xvoç. — L'étym. de H. D. Muller BB. 13, 311 est à écarter.
ïEiç, -eiuç ion. ïEiç f. 'venue; direction' : ïkiu,
iHoç (*F-) m. 'gui; baie du gui; glu'; lEiâ (Théophr.) f. 'gui' : lat.
viscum [viscus m. Plaut.) m/sens (cf. ital. risciola 'griotte' i,
V. h. a. wîhsela 'griotte' bas-ail. *iDïhsila (p. ex. à Goettingue
wisseJhere 'merise'), russ. etc. risnja (d'où lit. vysznè) 'cerise',
cf. i.-e. germ. *///*•/>- dans bas ail. icispel 'griotte; dial. gui'.
Hehn Kulturpfl.' 403. Schroder IF.XVII317sq. HoopsWald-
bâume 545 sqq. (bibl.). De là iSeOiu 'prendre à la glu', lEôuj -iJù
'engluer'. — Les avis de Fick I* 134. 554 et de Prelhvitz-
197 sq. sont à écarter.
— 378 —
ép. ion. Uuç, -ûoç f. 'défaut des côtes, flanc', a été rapproché
par Frohde BB. 8, 162 et Fick I* 373 de lat. îlia -um pi. en
tant que *ixlia\ Walde^ s. v. préfère auj. le rapport lat. ilia :
gr. ïXia gl. (voy. s. v.); prob. lEi'jç = *ixcruç *i(Txùç (cf. Mac, :
lat. viscum, àrivr) : lat. ascia, Eiçoç : éol. dor. (jKicpoç) : icxîov
ïcrxi 'cavité cotyloïde de l'os iliaque'. — Lat viscus, pi. viscera
(Vaniôek Lat. Spr.^ 284) est à écarter.
hom. i6-)aujpoi (Fio-) épith. des 'Apfeîoi A 242. £ 479. L'expli-
cation du scol. 'fameux par les traits' (cf. p. 214 s. v. tfx^ai-
luuupoç) est caduque de par la brièveté de l'i- en face de ^ôç;
le sens de 'misérable' (p. ex. Liddell and Scott) ne s'impose
pas*, le sens de 'pofiv à^aôéç' (ir| 'cri' + -|mupoç : v. irl. màr
'grand' got. mers 'célèbre', cf. ùXaKiôiaujpoç. Ehrlich Z. idg.
Sprachgesch. 48; voy. s. v. loxéaipa) est séduisant.
ïov (*Fiov) 'violette', cf. tÎ" (c. à-d. Fia)* âv9r| Hésych. et lat.
(dimin.) viola (Curtius^ 388. Fick 1*548); on a conjecturé un
rapport avec lat. vieô 'tresser' (voy. s. v. ïtuç), la violette étant
la principale fleur des couronnes, cf. io(JTéqpavoç 'couronnée
de violettes', épith. d'Aphrodite, des Muses, des Charités,
d'Athènes; CunyRÉA. XII(1910) 157 suggère une origine médi-
terranéenne. De là hom. io-bvéqpriç 'sombre comme la violette',
cf. s. V. bvocpoç p. 193.
ïov9oç m. 'barbe juvénile (Suid.); petit bouton sur la peau', cf.
hom. iovGàç, -àboç f. E 50 'velue, ou : à longue barbe (chèvre)'
< i.e.'^ià-uondho- : v. irl. fïiid 'chevelure' (< i.-e. '^'undha), v.
h. a. teint- (< i.-e. ^uendho-, -cl-) dans îcint-brdwa 'sourcil', puis
V. \r\. fês 'chevelure' (< i.-e. *uendh-s-o-), v. slav. vqsû qsû
'barba, mystax' (< i.-e. *uondh-so-) v. pruss. icanso f. 'la pre-
mière barbe', élargissements d'un th. sigmatique *uendhes-
*liondh-es: Lidén IF. XIX 345 sqq. (bibl.).
ïopKOç m. 'daim'. Voy. s. v. bopKdç p. 196 sq.
hom. iôç 'un' est analogique de 'm 'une', voy. s. v.; dans les
inscr. crét. le dat. sg. luji a le sens d'un pronom anaphorique
(Buck Cl. Phil. 1906, p. 409 sqq. Meillet MSL. XV 197 sq.).
I. hom. tragg. Î6ç m 'flèche' (pi. toi, 'à Y 68) < *i(TFô-ç : skr.
îsu-h m. f. zd isu- 'flèche'. Curtius^ 402. Bechtcl Phil. Anz.
1886, p. 14sq. SchulzeQu.ep.404 n.2. Sommer Gr.Lautst. 35.
- 379 —
II. lôç m. 'venin' < i.-e '^uisôs = lat. vtrus u. 'suc, jus, humeur
des animaux et des plantes; bave, venin' irl. fi (< celt. *viso-)
'poison', cf. skr. visdm 'poison' visà-h 'vénéneux' cîÏ («w-)'faeces'
zd vis- visa- 'venin' (Curtius'' 389j, gall. (jwy 'fluide, liquide,
eau' (< celt. *veiso-) gwyar 'sang' (< celt. ^veis- ou *i7V; cf.
Fick II ^ 265 sq. Pederscn K. Spr. I 73) ; rapport probable avec
skr. (Fick I* 12G. 545. II* 1. cit. III* 413) tésati 'se liquéfier'
(Dliâtup.), douteux avec v. h. a. (Fick U. ce.) icesanên 'se flétrir'
ail. verwesen 'se putréfier' et v. h. a. icisa 'prairie'.
III. îoç m. (Tliéogn. Plat. Etc.) 'rouille du fer; vert-de-gris', iden-
tique au précédent (Fick IP 242) ?i)
hora. iÔTii ç, -TrjTOç f. 'désir, volonté' <C *icroTâT-, R. is 'faire effort
vers, désirer', cf. ï)nepoç. Curtius^ 402. — Le rapport avec
î€)iai 'désirer' et l'bypothèse d'un *Fi6Tr|ç (Fick P 124. 543)
sont à écarter-).
ïouXoç m. '*tout objet velu ou chevelu : duvet, barbe naissante;
gerbe de blé; mille-pieds ou scolopendre' < *Fi-Fo\-vo ç ou *Fi-
-Fo\-(Jo-ç, cf. oùXoç (< *F6X-vo-ç ou *F6\ao-ç; 'crépu'.
ioxéaipa épith. d'Artémis (î- chez lloni. et GDI. 5423, 1 Naxos;
i- Pind. Py. II 16); a été traduit (Ebel KZ. 2, 80; cf. Curtius"^
204 sq.) par 'qui lance des traits' (< lôç I. -j- x^ll^J^J 'verser').
— Ehrlich Z. idg. Sprachgesch. 48 sq. oppose la brièveté de
l'i- chez Pind., propose un *Fio-xeFaipa < *Fio- 'cri' (voy. s. v.
hom. iô-|iUjpoi et cf. "ApTciaiç KeXabeivn TT 183. Y 70. O 51 Ij -\-
R. gheu 'crier' :skr. Juîcatê zd zava'ti 'crier', irl. giith 'voix', etc.
et traduit 'qui pousse le cri de chasse' (?j.
ÏTTvn f. (Boios chez Antoninus Liberalis) nom d'oiseau; le sens de
'grimpereau', ail. 'baumhacker' est pure hypothèse et ne permet
pas de conclure; cf. Solmsen Beitr. I 173 n. 2.
iTivôç m. 'four, cuisine' ('Ecp ittvoç). J. Schmidt KZ. 22, 192 a
1) lôeiç épith. du fer 'exposé à la rouille', que donne Fick I.cit.
comme correspondant de skr. viçdcân lat. vlrôsus 'vénéneux' et
qu'on trouve auj. cité partout comme tel, n'est autre qu'un adj. tiré
de ïov 'violette' (M) et notant la couleur du for, lÔ€vTa aibripov V S.'iO,
cf. iôevTO edXaoaav Nie. Al. 171.
2) Fiôxari attribué par van Herwerden Lex. supp. 3% à Alcman
est à rayer: il s'agit d'Alcée et le ms. porte ioTrjTi; cf. Sommer Gr.
Lautât. 13 n.
— 380 —
supposé un rapport avec v. pruss. icumpnis 'four' umnode
'boulangerie', à quoi Zupitza Gutt. lôsq. (bibl.) ajoute v. norr.
ofn ags. oven v. h. a. ofan "four', dont l'origine n'est pas claire^):
contre Brugmann KZ. 25, 306 sq. Grdr. IF, 1,262, Noreen
Abriss 148 et Meringer IF. XXI 295 sq. ittvôç n'est pas dissi-
niilé de *uqUnos, qui eût été gr. *ukvoç (cf. Zupitza Gutt. 71);
Meringer 1. cit. croit que les mots v. pruss. sont empruntés au
germ. ou à ce même peuple qui les a fournis au germ.; i- fait
difficulté et le mot grec semble isolé. — Lat. aulla aula, dial.
- ôlîa (voy. en dernier lieu Ernout El. dial. 206 sqq.) < *auxld
'marmite', dimin. auxiïla, skr. uTchci-h uMâ'pot, marmite', got.
ace. aûhn (< *uhna-) v. norr. ogn 'poêle' sont à écarter; cf.
Meillet MSL. IX 137.
Î7T oç m. ou f. 'poids qui presse ou écrase'; -ttoûv (àrr-, èE-) 'presser,
comprimer'; Îttuuctiç, -euuç f. 'pression'; mujTripiGv 'pressoir; com-
presseur' ; hom. ÏTrTO|uai A 454. B 193 'opprimer' (et non 'léser');
x\\iov becr|uujTripiov Hésych. Prob. *Fïit-, i.-e.*M?gl«-: lat. r/j? 'avec
peine', nom. sg. d'un nom-racine *wzg'l<-5 'pressant'; textes et bibl.
chez Solmsen Beitr, I 172 sq. — Lat. îcô 'atteindre, blesser'
(Curtius^ 461. Etc.) est à écarter. — Le groupement de Wood
Cl. Phil. V 304 sq. est à rejeter.
ITT7T0Ç m. 'cheval': skr. àçva-h zd aspo v. pers. aspa 'cheval',
lat. equos, v. irl. ech gaul. epo- (dans Eporedia, Epona 'mu-
lionum dea' etc.) gall. corn, ep 'cheval', got. aika- dans aiha-
^M?2c?répine'('*dentde cheval'?) v. sax. ehu-slxa'lJ^''\a\t\ d'écurie'
ags. eoh v. norr. iôr 'cheval', lit. aszvà v. lit. esc^îcrtf. 'jument'
(= skr. àqvû, lat. equa^) anc. fr. ive) (Curtius^ 462. Etc.), cf. en-
core les noms osques Epius Epid'ms Epetiniis\ pour arm. es,
gén. isoy 'âne' (Pedersen KZ. 36, 197) voy. s. vv. ïvvoç ôvoç.
L'i- et l'esprit rude (mais cf. les composés "AXk- AépK- fXaÙK-
AeÛK-iTTTTOç etc. et arg. lîTOiuébôv GDI. 3260), au lieu de l'è- at-
tendu (i.-e. ^eîciio-s), de même que le -kk- du dial. ïkkoç (tar.
1) V. h. a. o/an est un emprunt ù gixxd. *iip)ws <Ci--^-*i(Q''-nos
selon Much chez Meringer IF. XXÎ 314 (?).
2) Ces fém. ne continuent pas un i.-e. *eknâ, mais ont été
formés d'une nianière indépendante d'après le mase. dans chacune
des trois langues, Tindo-eur. ne connaissant qu'un *ekiios épicène.
— 381 —
épid. "Ikkoç 11. pr.) restent inexpliqués; voy. Brii^-mann Grdr.
P 312. Kretselinier Einl.247 sq. Meillet MSL. IX 13G sq. (bibl.).
Rrugmann IF. XXII 202. Elirlich Z. idg Spracligescli. 17 sq.
h^ur fi ÏTTTToç 'la cavalerie' voy. Hrngmann IF. XXIV 62 sqq.
De là ÏTTTTioç Me cheval': skr. âçvija-h vA aspjja- ni/sciis.
iTTTTÔTriç, -ou m. 'cavalier' est issu d'un abstrait féni. '^'ititto-tu
i.e. *eJcuot(i 'cavalerie', cf. lat. eques-itis m, 'cavalier' < i. e.
*ekuo-t-. Ilirt Ildb. 20H. Brngmann Grdr. II-', 1, 42(5. Walde-^
s. v.
ÏTTTaiLiai 'TréTOiuai', tardif d'après ïaTa}iai (cf. è'TiTriv TrTr|(To)aai :
ecTinv crTr|(yo|Liai) ; cf. postlioni. Tréiaiaai prenant place près de
TréTO)aai d'après le rapport èTTTcijLiriv : èîTiôuriv. Brii<j:niann Or.
Gr.3 278.
lioni. Ï7TT0|aai 'opprinjcr'. Voy, s. v.^ îttoç.
îpiç, -iboç leuuç) f. prini. 'bande, raie, raie de couleur' ou 'chemin,
route' <*Fi-pi-ç i -e. '^iii W 5 'bande continue, cheinin, voie', cf.
boni. oî|aoi pi. A 24 'bandes d'acier, d'or et d'étain', c.-àd.
Foî|uoi, cf. âoi)aoç' UTTOpoç Ilésych., boni. è-eicJaTO eicrato (voy.
s. V. bom.i'einai) 'il alla droit sur, il se fraya un passage', vétl.
céti 'aller tout droit vers, faire effort vers', lat. via 'chemin,
route', skr. vîtâ-h 'en droite ligne' v'ita f. 'série d'objets juxta-
posés' vîfhl-Ji et vithi f. 'série; route, chemin; série d'échoppes,,
rue marchande; série d'images, galerie de taljleaux; voie cé-
leste' vlthika- m. ou ntr. vithikà f. 'série; voie, etc.' Toutes les
autres significations de îpiç dans la grécité posthom. procèdent
du sens d'arc-cnciel' en tant qu'arrondi et offrant un jeu de
couleurs, parfois même de cette dernière idée seule; posthom.
'halo lunaire (Arstt.); — cercle lumineux autour de la flamme
(Arstt. Théopbr.); — cercle coloré autour des ocelles d'une
queue de paon (Luc); — cercle coloré de 1 d'il ou iris (,Gal );
— pierre hexaèdre analogue au cristal (Plin. HN. XXXV H
136 = Littré II p. dÎ)9) Hésych.; — iris (plante^), Iris germa-
nica L. et liis florentina L.)'. — 'Ipiç 'viatrix, ôboiTTÔpoç' 'Ipoç
'messager, viator, cf. a6sq.' sont les hypocoristiques d'un *Fi-
1) Au sens botanique, ipi; oxyton (jfranim.), prob. par ana-
logie d'autres noms de plantes en -iç -i^o; {lvfi(; Xuxviç etc ) et notnni-
n»ent tupiç 'iris foetidissinia L.'
- 382 —
pi-TTopo-ç on peut-être, avec la barytonaisoii caractéristique des
. noms propres vis-à-vis des adj. oxytons, sont ils d'anciens adj.
oxytons ou noms d'agent *Fî-pi-ç *Fî-p6-ç '*se trouvant en rap-
port comme personne active avec la route', d'où 'parcourant un
chemin, faisant un trajet' : *Fî-pi ç 'marche, chemin, route', cf.
qpôpoç 'la chose apportée, le tribut' : qpopoç 'qui apporte'; pour
la filière 'via > viam faciens, viatrix' cf. entre autres irl. tecJit
f. 'adventus, aditio, itio' = gall. taith f. 'iter' < celf. *tilda
(cf. V. irl. tiagu 'je vais' gr. (TTeîxw got. steigan) identique
à techt m. 'messager, legatus'; d'après Osthoff Archiv filr Re-
ligionswiss. XI (1907 sq.) 44-74 (bibl.). [Voy. Add. et Jacob-
sohn Herm. 44, 91 sq. n. 2. Bechtel Herm. 45, 157 sq.]
\'ç (Fîç), gén. fvôç ace. îva nom. pi. îveç dat. iveai V J 91 et îaiv
(Esch.) f. 'muscle de la nuque (cf. iviov); pi. muscles, poster,
fibre; fig. force, vigueur, véhémence, piri'; hom. îqpi instr. i^i.-e.
*-hhi. Brugmann Grdr. IP 636 sq.) 'de force' ; ïqpioç dans hom.
qpia jufîXa E 556 'moutons vigoureux'; le thème Fîv- ne semble
plus issu de l'ace, sg. *Fîv = lat. vim, qui aurait été élargi en
îva (p. ex. G. Meyer^ 418), mais hom. pi. îveç serait né de
*MZ-5-w- ou *uî-s-n- et fvîov, mieux îviov, de *FÏa-v-iov (Sommer
Gr. Lautst. 118); cf. lat. vis 'force; violence', pi. vî-rês, skr.
vdyah n. (< i.-e. *ueios) 'force vitale, force juvénile, âge juvé-
nile' (Curtius^ 389), irl. fê 'colère', skr. vîddtjati (< *uiz-d-,
cf. les th. sigmatiques skr. rayas- lat. pi. *vls-ès et voy. J.
Schmidt Plur. 384 sq.) 'rendre fort, ferme' vidû-h 'ferme' vi
vëstl vésati 'être actif, mettre en état' (Johansson IF. II 46 sqq.) ;
rapport probable avec i.-e. \iiro-s dans lat. vir v. irl. fer gall.
gicr got. wair v. h. a. icer v. norr. verr 'homme', i.-e. *u~iro-s
dans skr. vlrâ-h zd vïrô 'héros' lit. vyras 'homme'. I.-e. *Me/-
'ôtre fort' est peut être identique avec *uei{û)- 'aller droit sur
qc, poursuivre avec véhémence', cf. einai lat. rë«or etc. (Pers-
son Wzerw. 113)').
l'cratiç, -iboç f. (Hpc. Théophr. Diosc.) 'pastel, Isatis tinctoria L.'.
Rapport conjectural supposé parPrelhvitz^ 199 avec lat. vitrum
'pastel' ags. icàd (angl. woad) v. h. a. m, h. a. iceit (< germ.
1) Siitterlin IF. XXV 61 adopte l'étym. de Thurneysen KZ.
30, .352 îv€ç wîov : v. h. a. senaica 'tendon', skr. snàvan- n. 'lien, tendon'.
- 383 -
coram. *waida-) 'pastel, giiède' (Kliige' s. v. Weid. Schrader
Sprachvgl.- 122. RL. 932. Torp chez Fick IIP 389 sq.j; on
peut admettre des emprunts indépendants à une source inconnue.
laGjaoç (att. épigr. 'laOfioç Meisterhans-Schwyzer' 87) m. sens
prim. 'passage, d'où : gorge; isthme': v. norr. eid n. (< gerni.
comm. *aida-) 'isthme', éh^rgissement de R. ei 'aller' ( voy s. v.
eÎMi 'ibo') selon Bugge BB. 3, 100, Bezzenberger-Fick BB.
6,235, Torp chez Fick 111*27; i(J9|a6ç serait né de *idh-
■dhnio-s, et l'on invoque gr. eicT-iB-iLiri f. 'entrée', ï6-)Lia n. 'marche'
(Brugmann Grdr. II-, 1, 253 pose Hdhmcl *i-dhmu); il y a
d'autre part cumul de suffixes si i cr-6|u6-ç est tiré directement
de la forme réduite de R. ei^) ; les objections de L. Meyer II 38
sont vaines. — Un gr. comm. *Fi(J9)a6ç *Fib-G|u6ç : lat. di-vidô
'séparer' (Ém. Eggor MSL. IV 146) est à écarter. — De là
ïcT6)aiov 'gorge; pi. région du cou; étroite embouchure; collier
0 300'.
I. hom. ïffKUJ (< *FiK-aKiu), red. èîCFKuu (< *F£-FiK-aKUj) 'rendre
semblable; juger semblable'. Voy. s. v. eiKuOv p. 222.
II. ïctkuj seul. prés. Lyc. et ipf. ïctkov Hom. Théocr. Ap. Rh. 'dire'
(sens douteux); ne peut, avec Curtius-' 467. Verb. P 285, La-
gercrantz KZ. 34, 386, Prelhvitz^ 199, être rattaché à R. sequ
'dire' (voy. s. v. èvvÉTTUJ p. 255 sq.) ni à ép. SéaKeXoç (voy. s. v.
p. 342).
att. l'cJoç hom. îaoç (Fî(Joç;fém. è"î<Jri,voy. SolmsenUnters. 254 sq.;
un éol. ïcraoç dans iaao0eoiai inscr. archaïsante de Kymè
GDI. 311, 15 est artificiel) gort. FicrFoç, cf. -^{a-^ov c.-à.-d.
FiaFov Hésych. 'égal' < *FiTcr-Fo-ç, de la forme réduite du th.
€Îbe(T-, voy. p. 220. Bechtel Phil. Anz. 1886, p. 15. Brugmann
Grdr. IP p. XIII. P 315. 6,59. 805. Etc. Hirt Hdb. §iî 238. 34U.
Un ïaoç d'après ômoioç (éqp' 'iax) Kai ô|Lioia), cf. Brugmann IF.
XVI 492. Nommer Gr. Lantst. 105 sq. — Skr. rim- 'vers des
points différents' (dans visunah visudlirûTc etc. Curtius^ 378.
Schulze Qu. op. 88 n. 4. G. iMeyer^ 321. Uhlenbeck Aind. Spr.
289. Prelhvitz- 199) est à écarter. [Voy. Add. et Jacobsohn
Herm. 44, 79 sqq.]
1) Cf. les noms i)roiiies MBuô-viko; BepeviKÎitiç CIA. II 861.2. 1.3,
'leiao-viKÔ TTeWâviç GDI. 3339, 10.
— 384 —
icTTàvuu seul. prés. fOrpli. Atli. NT.) 'placer', cf. crét. criavOuj fsiâ)
ni;sens et lat. destina 'fixer, assujettir; fig. arrêter, résoudre'
destina f. 'appui, soutien, support' o&s^i«ô 'faire opiniâtrement'
praestinô 'fixer le prix d'avance, acheter' (< *stanô prés, avec
suff. nasal), v. irl. con-osnaim (< *con-od-stànâiO) 'desisto,
desino' (Fick IF 311), arm. stanam 'j'achète à l'encan, j'ac-
quiers' (Bugge KZ. 32, 26), alb. ston 'j'accrois' (Pedersen K.
Spr. I 79), V. slav. stano, 'je me placerai', cf. pour -n- suffixal
gr. bij[(j]aTnvoç et les mots cités s. v., v. irl. fin-tan'\'m(t\.\m\
(Fick 1. cit.) et voy. le suiv.
ïaTiiiLii dor. ïc!"Tâ|ai 'placer', aor. è'cTTriv 'je me plaçai' ('= skr.
listhCirn), adj. verb. criaTÔç 'placé' (= skr. sthitd-h 'qui est de-
bout' lat. status 'fixé', cf. zd stata-, puis irl. fossad 'ferme'
gall. (jwastad 'planus, constans, aequus' < '^u[p]o-sthato-H, lit.
stataà -«/^/'placer') : skr. tisthati zd histaHi v. pers. ipf. 3. sg-.
aistata 'se tenir debout'^), lat. stô (< *sthàiô) = ombr. staJut
'se tenir debout' lat. sistô 'mettre' ombr. sistu 'sistito', irl. -tâîc
■ta 'je suis'(< ^-sthâiô) tair-{s)issim 'je reste debout' (< *-sisthO)
sessam {*sesthamo-) sessed {*sestheto-) 'la station debout', v.
sax. V. h. a. stân stèn 'être debout' (ceux-ci supposent une R.
sthêi, peut-être contaminée par R. ghéi dans v. h. a. gên 'aller'
hom. KixnMi Kixdvuj 'atteindre'; got. standan v. norr. standa
ags. stondan v. h. a. stantan 'être debout' contiennent -n-, in-
fixe du prés., cf. got. prêt, stop < germ. comm. "^stôd; la R.
germ. est *stad- < i.-e. *stha-t-), lit. stôju stôti 'se placer'
V. slav. stajq stati 'se placer' stojq (< *sthdio) stojati 'être de-
bout', alb. (Pedersen K. Spr. I 79) stuare 'se tenant debout', cf.
zd V. pers. staya- 'placer'; i.-e. R. stha 'être debout'. P. ex.
Curtius^ 211 sq. Fick P 146. 335. 567. IF 31 1 sq. IIP 477 sqq.
Voy. s. vv. (TTàaiç CTTairip (JiaGiaôç iaTOtvuu icTtôç aTr\K\\ (JTi'muuv
(jTd|Livoç crTo(i)d aiûXoç cttôud etc.
ion.iaTÎri f. Voy. s. v. att.é(TTiâet en outre Buck IF. XXV 257 sqq.
Ehrlich Z. idg. Sprachgesch. 12 sqq.
1) La forme athématique est particulière au grec; l'iiido-iran
et le lat. {sistô) ont la forme thématique; sur le procédé de l'edouble-
ment différent dans ïaTruui et sistô d'une part et dans skr. tisthati
de l'autre, voy. Meillet Mélanges Havet p. 26.3 sqq.
— 385 —
icTTÔç m/*objet dressé, d'où imât de navire A 434 etc. p 424 etc.;
rouleau vertical (d'où partent les fils de la chaîne sur un
nic'tier de tisserand j, métier de tisserand Z: 271 (cf. icttôv criri-
aacfGai Hsd. Trav. 777 'dresser le métier, c.-àd. commencer
une trame') ; chaîne fixée sur le métier, trame (iarôv ùqpaiveiv
r 125. p 104)' : ïaTHMi (voy. s. v.), cf. airmijuv m., lat. stamen w.
'chaîne de tisserand'. Curtius^ 211. Brugmann KZ. 23, 590.
MU. I 29. — L'étym. de Frohde HB. 17, 305 (*aieT6ç = skr.
siddhâh ptc. de sklhijati 'atteindre le but', R. sâidh : stdh,
cf. s. v. iGùç) n'est pas préférable. — De là icTTO-bÔKn f. 'ctani-
brai' -Giikh f. 'fosse du mât' -Kepaià f. (Artémid.) 'vergue' -Trébri f.
'emplaiiturc' -poeùç m. -^6r\ f. 'timon de charrue' icttiov 'toile,
voile de vaisseau, tissu'.
att. ïcTTUjp, -opoç (béot. FîcTTuup 'luàpiuç, pepaïuuTiîç'j m. f. 'qui
sait; juge I 501. Y 486' < *Fib xop-, cf. s. vv. eîboç oîba et
voy. pour l'esprit rude Sommer Gr. Lautst. 119sqq. De là
latopéu) 'chercher à savoir, explorer, questionner, savoir, ra-
conter', icTTOpiû f. 'exploration, connaissance, récit, histoire'.
[Voy. Aly de Aesch. copia verbor. 26sqq. Friinkel Gr. Nom.
ag. 218.]
iffXvôç 'desséché, sec, maigre, grêle, frêle'; liom. iaxaXëoç t233
'séché (oignon)'; i(Jx«Ç, -âboç f. 'figue sèche'; iaxvaivuj 'faire
sécher; atténuer'. Le rapport supposé avec zd hiskii- 'sec' irl.
.s'e.s'c 'infécond' gall. hysp 'sec' (< *6-/ squ- *si-squo-; cf. Zimmcr
KZ. 24,212. Bartholoraae KZ. 29,525. IF. VII 90. Strachan
BB. 20, 25 n. 4. Pedersen K. Spr. 71), formes redoublées appa-
rentées à skr. «-*flçc7/7-rt-.s'rtAT«-/< 'ne tarissant pas' gr. daireToç
'intarissable' (?) hom. éâqpGn (voy. s. vv.j, iaxvôç étant modifié
d'un *iaKuç (Brugmann Grdr. II^, 1, 130), est révoqué en doute
par Osthoff IF. XXVII 181 sqq., qui, adoptant un sens initial
de '*ratatiné, *réduit à un mince volume', pose, sous toutes
réserves, un *Fi(Jx-vo-ç : lat. vèsais 'maigre, cbétif, grêle' rê.5-
ciihis 'homme chétif, i.-e. *ufsl-Ii- alternant avec '^uêsk/i , diin
plus ancien *?/('/.sA7i-.
iaxiov 'cavité cotyloïdc de l'os iliaque', cf. îcrxr ôacpûç Hésych.,
< *z(jJii- avec i- prothétique (cf. ïa9i 'sois' pour *aQi *zdhi) :
skr. sdkthi n., gén. saldhndh, saldhi f. (au duel), zd ha.rt-
2;')
— 386 —
'cuisse', selon Merioger Beitr. z. Geseh. d. idg. Deel. 3; c'est
plus que douteux; cf. G. Meyer^ 166 et voy. s. v. lEùç. [Meillet
]\ISL. X 277 rappelle arm. azdr 'cuisse'.]
i (Txôç.gén. iax'^oç f. 'force, vigueur, force de résistance' < *Fi(Jxoç,
cf. lac. ace. picrx^v et tic^X^v îctxûv Hésvch., c.-à-d. *Fi-(yxt'ç,
• cf. ïbioç < *F{-bioç + *zgh- forme réduite de R. segh 'tenir',
voy. s. V. è'xuj. Brugmann IF. XVI 493 sq. Grdr. W, 1, 209.
De là îcrxOpoç 'vigoureux'. — La présence de ïç (Fîç) = lat.r/s
(Curtius^ 389. Vanicek Gr.lat. et. Wb. 224) comme !«■■ élément
est improbable.
iTéà, mieux eiréâ fcf. Fick BB. 30, 274) f. 'saule'. Voy. s. v. ïtuç.
att. ÏTViç, -ou '*qui marche en avant, d'où : résolu, hardi; —
effronté, impudent'; iia^ôç 'vif, ardent; — effronté' < i- forme
réduite de R. ei dans eî|Lii 'ibo'. Curtius^ 401.
upiov ord. pi. sorte de pain d'épice au miel et au sésame. Étym.
inconnue; une hypothèse chez L. Meyer II 35.
ÏTUÇ, -uoç, éol. FiTuç f. '*cercle ou bord fait de saule, d'où : jante
de roue A 486. E 724 ; bord d'un bouclier, d'où : bouclier' :
lat. vitus m. (abl. vitû etc. gramm., cf. ,1. Schmidt KZ. 22, 314)
'jante de roue' (emprunt grec'?), lit. vyUi v.slav. vitû 'à tourner'
v.slav. sû-vitû-liû\^^)aK\%, caput'russ.sij/^oA: 'rouleau de papier',
puis gr. fréfFjâ €iTé[F]â f. 'saule, Salix alba L., d'où : osier',
V. pruss. tcitwan 'saule' ape-icitwo 'osier', gr. oiaOri f. oïcTuov
sorte de saule oîcroç m. 'osier jaune, Salix vitellina L.' oîcrov
'corde' (crét. Foî2!o-? voy. Meister Dor. u. Ach. 1 81 sq.) < *Foituo-
*FoiTuâ- (cf. Brugmann Ber. d. siichs. G. d.W. 1901, p. 91 sq.),
v.slav.r^Yrï 'rameau', tous dérivés de la base ï.-e.ueiê 'enlacer,
tresser' (Persson Wzerw. 113. Brugmann KVG. § 215), d'où
aussi gr. yiç c.-à-d. Fiç' i|uâç Hésych., lat. vieô 'tresser' = skr.
vydyati 'tresser', skr. vdi/ati 'tisser, tresser', lit. rejù 'j'enlace,
je file', got. îcaddjus 'mur (clayonné)' (< i.-e. *Mo/m-5), lat.
vlmen 'osier' skr. vêman- n. {*vayiman-) 'métier à tisser' irl.
^rtmA 'chaîne', \-A,Lvitex {î ou ??) 'gattilier' skr.r/f/A'rt f. 'bande,
lien' slov. vitica 'anneau' ags. icipig 'saule' (Hoops IF. XIV
480 sq.), lat. vltis 'vigne' = lit. vytis 'baguette de saule' v.slav.
viU 'res torta in modum funis' pavitl 'sarment', cf. lit. zilvitis
'osier, Salix viminalis L.' lett. icîtols 'saule' v. h. a. ic'ida 'saule'
— 387 —
ivid 'corde de ramilles tressées' irl. fèith (*ve?fi-) 'fibra' gall.
fjicden 'vinculum, ligamen, virga contorta' zd vaé'ti- 'saule,
verge de saule'; etc. Curtius^ 389 sq. Fick P 130. 306. 548.'
IH270. IIP 406. Brugniann Grdr. P 103. 322.337 II» 1
443. 448 sq. Etc. ' '
iOth (ï) f. 'cri de douleur; sifflement d'un reptile': iufuôç m. 'cri
plaintif; iu^uj, fut. iûHuj (ï) 'crier' sont issus d'une onomatopée
*îû, cf. iô exclamation de surprise (gramm.), iaû 'holà !' (Ar.
Gren. 272) iauoî'eli!' eh! ( Ar. Gren. 1029i, àOiéou 'crier' àûrri f.
'cri' dôui 'crier' (< *a-iû iô) et les mots cités s. vv. p. 103, cf.
*lu- dans lit. i/vas- 'chouette' v. pruss. ywo-garge 'arbre aux
chouettes'. Osthoff MU. IV 185 n. 2. Schulze KZ. 29,237.
Wiedemann Lit. Priit. 40. Hezzenbcrger BH. 27, 164 sq.
î'utS, gén. ïuTfoç f. 'torcol, lynx torquilla L.; — sortilège d'a-
mour; charme; attrait, séduction'. A été rattaché à iûrn f.
'cri; sifflement d'un reptile' fp. ex. Osthoff MU. IV 185 n. 2),
mais est prob. d'origine étrangère et inconnue; textes chez
Thompson Greek birds 71 sq.
liom. ï(peîMoç 'robuste, vaillant'. Étym. inconnue. — Skr. Isdijati
'dominer, posséder' zdxért^e'Yrpouvoir'iCollitzHB.l 8,226 sqq.
bibl.) sont à écarter; voy. s v. KTdo|uai.
hom. Iqpioç. Voy. s. v. ïç.
txavàuj 'désirer'; 'ixap »• Viésir violent'. Voy. s.v. dxnv p. 107.
ixeOç ^selon Ilrdn.), -Ôoç m. 'poisson' : arm. >Av? ^bibl. chez
HllbschmannArm.Gr. 1471), lit. iî/m v. pruss. ace. pi. 5?fc/x7/««
(Fick P 585) lit. éiik-mistras 'maître de pêche'; i- est prothé-
tique, cf. iktivoç; -xQ- < -gjli- selon Brugmann Grdr. P 794.
ïxvoç m. 'trace de \)as' <*ikstnno , cf. i'xMaTa- i'xvia Ilésych.,
prob. parent do ÏEaXoç (voy. s.v.), R. aig 'bondir'. Brugmann
IF. XVI 49S n. 1. Grdr. 11^, 1, 242. 245. De là ïxviov 'vestige',
ixveûuj 'suivre à la piste', îxvêvjmujv 'qui suit à la piste (Grég.
de Naz.); ichncumon (Arstt., rat d'Egypte qui suit la piste des
crocodiles, cf. ixveuTîîç m. m/sens Hrdt.)'. — ^kr. ihafê 'tendre
à qc, désirer vivement' (Bezzenberger BB. 23, 294 n. \) ijahû-h
'infatigable' (Uhlenbeck Ai. Spr. 237) sont à écarter. - ïxvoç:
o'i'xoMai 'je m'en vais' (VVood Cl. V\n\. V305) ne satisfait guère
la sémantique.
— 388 —
'x^P, -ûjpoç (f^cc. ixô» E416, inexpliqué malgré Kretschmer KZ.
31, 358) 'iclior, sang des dieux (Hom.j: sang (Escb.); poster,
humeur aqueuse; pus; etc.' Meringer Beitr. z. idg. Deel. 7
tient ce maso, pour un ancien ntr. Etyra. inconnue. — L'hypo-
thèse de Persson Wzerw. 112 n. 2 (*cri-xujp : aï |ua 'sang' en
tant que ^sdî-mn) n'est pas vraisemblable ^).
ïil^, gén. môç m. 'ver'. Voy. s. v. îE.
iijjôv TÔv Kiaaôv. Goûpioi Hésycb , cf. i|ai|^aç. ZieûEaç' GeiTaXoi,
"l|Liipioç* TTocTeibuJv ô Iûtioç H., YÎ^Pavar Zeû^ava H. : \sii.vmciô
'lier' vicia 'vesce', p. ex, Persson Wzerw. 175 (bibl.), Walde^
s. V. viîiciô, Solmsen Beitr. I 173 n. 2, *ui{jd)qU- étant un élar-
gissement de *Mei- (base ueiê) p. ex. dans lat. vieô 'tresser'-,
voy. s. v.ÏTuç. — Autre étym. dePlck P547, Hoffmann Gr.D.
II 226.
hom. iuuYn f. H 533. Voy. s. v. hom. èTTiuuYai p. 268.
hom, etc. luuri (Fiuuri) f. 'bruit; voix, cri'. Un prim. *Fi-FuJcr-d est
probable, sans correspondant connu. — Le groupement de
Curtius^ 388 est à rejeter.
hom. îuuKri (F-) f. 'poursuite' E 521. 740, ace. îûJKa A 601 ; hom.
Hsd. luuxiLiôç m. 'tumulte de la bataille' < *FiujK-a)i6 ç (î par
ail. métr. Solmsen Unters. 151); cor. FiiÛKei 'il poursuit' (Kretsch-
mer Vaseninschr. 24. GDI. 3153); ïujEiç' biuuEiç Hésycb.; hom.
iraXtujEiç f. 'retour offensif de fuyards' (< *TTaXi-FiiJuEiç, voy.
Solmsen Beitr. I 158 sqq.) : Fierai = bïiÛKUj : btcMai.
(att.) iiupôç m. 'gardien' < *Fi-Fuup6-ç : hom. oupoç 'gardien',
ùjpâ 'soin'.
lôjTa emprunt phénicien, cf. hébreu jorf.
K.
KapdWnç* èpYomiç ïttttoç Hésycb., cf. Phit. M. 828 e, avec lat.
cahallus 'mauvais cheval, rosse' gaul. Cahallos n. pr., est un
1) Osthoff (verbalement, fin 1005) rattacliait gr. aî.ua en tant
que *ai)i|aa *aiTT-|na '"'sdip-mn à skr. sipra-h \n. 'sueur' (gramni.),
siprâ f. nom de rivière.
- 389 -
emprunt probable à une langue du N.-E. de l'Europe, cf. v.slav.
Icohyla 'jument' (dérivé de *kohy = lat. caho, -ônis gl. 'cheval
liongre'); voy. VValde^ s. v. (bibl. et avis divers).
hom. KdTKavGç 'sec, desséché', cf. KafKaXea- KaTaKeKau|iiéva
Hésych., KaTKaiver edXTrei, Enpaivei H., hom. TToXuKttTKîîç VaJde
torrens (biii;a/ : gr. KÉTKer neivû Pliot. KaKiGriç 'affamé' H.
(Schulze KZ. 29, 269 sq.; voy. s. v.), skr. kaidMIa- m. n. 'sque-
lette' (cf. gr. CTKeXeToç : (TkéXXuj 'faire sécher') Midhsati 'désirer,
aspirer à,atteudre'(ZupitzaGutt. 1 1 l),got. hûhrns(<Viu))h)-u-,
i.-e. *q7dq-ru) v. norr. hungr ags. hungor v.li.a. hungar 'faim'
V. norr. hd (= got. *hahan) 'tourraentei' (Bezzenberger BB.
4, 357), lit 'keiïkia 'cela fait mal' kanl-à 'tourment, souffrance'
(Schulze l.cit.), i.-e. R. qerdq 'brûler'. — Skr. çan^ûh m. 'i)i-
quet, cheville de bois' (cf. qakti-h f. 'épée' < *knqti-, irl. cecht
'charrue' <*ke?9qtu-), v. slav. sqkil 'surculus' (Schrader KZ.
30, 473. Mansion Gutt. 80. 144) ne sont point parents des mots
grecs. — Pour gr. kokcç 'mauvais' voy. s. v.
Kàboç m. (Archil. Hrdt.) 'cruche à vin', emprunt phénicien, cf.
hébreu kad 'seau' (H. Estienne. A. Mtiller BB. 1,276. 288);
lat cadus m. 'jarre' est un emprunt grec.
KaBapôç 'pur, net'; hér. Ko9apâç gén.f. sg. GDI. 4629, 103, fut.
àvKO0ap(ovTi (= att. àva-KaGapoûcfi) 4629, 132, él. Koedpai
(=att. Kaedpcrei), peut-être locr. TTepçoeapiâv 1478, Koeapôç à
Thourioi (IV« s., Inscr. Sic. 641, 1). Selon Solmsen KZ. 37,7 n.
KcGapôç est la forme ancienne (autre avis chez Thumb Gr. D.
94. 167. 195), ion. att. KaGapôç résulte de l'assim. de la 1« voy.
à la 2 ; selon Prelhvitz- s. v. un *KFoe-ap6ç est parent de skr.
çiuidhati 'purifier' çûdhyati 'être pur' (sur zd sudus n. 'moulin
à blé' voy. Bartholomae Airan. Wb. 1583); cf. Fick I^ 49. 2u9,
qui supposait à tort un *KF«e-; mais qùndhoti est un élargisse-
ment de R. îceu 'briller', cf. çôcati 'luire, briller, etc.' (lohhatè
'être élégant'»). — Les avis de J. Schmidt Voc. I 97. 122 (R.
skenfh? et de Brugmann Grdr. IP 172 ( : skr. çith-irdh -ild-h
'relâché, trop libre, lâche, mou ) sont désuets. — Lat. castas
'pur de souillure, continent' (Curtius'^ 138. Pott KZ. 26, 177.
1) Je biffe nion identilicatioii (p. (JO, 1.23) d'un gr. Koeapoç
<*Kue-ap6-ç avec un .skr. iiR-xi.stant *çu(lft-ir(i-h.
- 390 —
Brugniann Grdr. F 669) s'emploie au sens moral et est pte. de
careô "ne pas avoir, être dépouillé de qc, manquer de qc.', cf.
castus -Us ni. 'abstinence des jouissances sensuelles' castimônia
f. m/sens castîgO '*agir sur la pureté morale de qn.; châtier,
corriger', i.e. R. Tau 'couper' dans skr. çasati 'couper', lat.
crts^rô 'châtrer'; bibl. chez Walde- s. vv. — De là KaGaipiu
'nettoyer, purifier', Ka6ap)u6ç m. KaGapcTiç, -euuç f. 'purification',
Kclt0ap)ua n. 'impureté qu'on rejette par le nettoyage, rebut, or-
dure; victime expiatoire'. — [Voy. Meillet MSL. XVt 219].
Kttl 'aussi, et' (s'est répandu aux dépens de tê) : lat. ceu 'comme'
< '^kai-iie '*comme aussi' (avec e <Cai comme dans prehendô ;
Wackernagel chez Niedermann IF. XVIII Anz. 76), cèterl 'les
autres' < *cfte = Kai + '^efero- cf. ombr. efro- 'autre' v. slav.
jeferii 'quidam' alb. (G. Meyer Alb. Spr. 162) jâtere 'autre',
compar. du th. pron. e-jo- dans lat. e-quidem etc. (Walde- 157 ),
puis V. slav. ce dans a ce, ce i 'Kaitoi, KaÎTiep, eiTtep' < *i'ai
(Leskien chezCurtius^ 138. Brugraann Gr. Gr.^ 542 sq.KVG.
§ 850. Berneker EW. 122). — Arc. cypr. Kaç (a?), cypr. KttT'
et Ktt sont morphologiquement obscurs, cf. Brugmann Gr. Gr.^
1. cit. (^bibl.).
Kaiâbâç, gén. -ou dor. -à m. 'puits ou caverne souterraine' à Sparte
(KaiÔTTâç ou KttiéTâç Strab. Eust.); Kaieioç m. 'fissure du sol'
(Strab.); KaiaTa (u. pi.)* ôpû-fiuaTa. iî xà ùtto aeiCiauJv Kaiappa-
, YévTtt xwjpiu Hésych. : véd. Jcëvata-h m. 'fosse' < i.-e. ^qaiurt-.
Fick P 18. Wackernagel Ai. Gramm. I 169 M.
KaiKÎâç, -ou m. 'vent du nord est' (Arstt. Théophr. Aristoph.'i.
Le sens premier de 'qui obscurcit' et le rapport avec lat. caecus
'aveugle' = v. irl. cûech got. haihs 'borgne' (Bersu 176. Fick
P 419. IP 65. Brugmann Grdr. I-^ 186) skr. lèJcara-h 'louche'
i^Uhlenbeck Ai. Spr. Got. Spr.^ s. vv. PBrB. 30, 286) sont très
peu sûrs, bien que l'on invoque lat. aqtiilô 'vent du nord' laquilus
'noirâtre'; ils supposent le développement du sens d"aveugle',
qui n'est attesté qu'en latin; Fick GGA. 1894, p. 238 propose
1) 6 1 Zénodote lisait AaKebaîiuova KaieTÔeaaav 'L. pleine de
gorges' (au lieu de Ktixujeaaav) ; admis par Schiilze Qu. ep. 475, mais
voy. s. V. Kr)Tiijeaaav.
— 391 —
le sens de '*qiii vient du KciVkoç, fleuve d'Éolie'; cf. Walde^ et
Feist EVV. s. vv.
Kaivoç 'nouveau, récent; imprévu, étrange' <C*qnnio-s :&kv.
Jcaninah 'jeune' C(»mp. kdnlycln sup. Txdnistha-h, kanisthâ-h,
kanà kanjjà 'jeune fille' (< i.-e. *qnii-) zd ka'nija- ka'ni- ka'n'in-
m/sens, lat. recêns 'frais, jeune, nouveau' (< ^re-cèn-t- i.-e.
*-qn-t- '*venant de naître, *tout proche de son origine'. D»j-
deriein [1831]. Fick I^ 382. II-* 76 sq.; l'avis divergent de
Wiedeuiann BH. 21, 199 est à rejeter), irl. clnim (< i.-e. *qen-)
'je nais, je descends de' chiis 'ortus est' chiiud 'race, souche,
lignée' cenèl 'race' gall. cenetl cenedl 'gens, genus, natio'
(Fick 11*76.77), v. slav. nacÂna -ceti 'commencer' (< i.-e.
*qnn-) zace^tl 'commencer; concevoir (femme/ konî 'commen-
cement' konîcî'î'm' (< i.-e. *qon-. Fick 11. ce. Osthoff Suppletivw.
28.33. 68. 70. Et. Par. 1269 sqq. Brugmann IF. XVII 365 S(i.),
i.c. R. qen 'arriver à l'instant, naître, commencer'. Pour irl.
cet- cëtne 'premier' gall. etc. kyn{f) 'tout d'abord' kijntaf 'le
premier' (: gr. Keviém 'piquer' selon VViedemann BB. 27, 199,
mais voy. s.v.) gaul. C/«f2«-^/?(7fo.9 '*Primigenius' (Fick IP 77.
Osthoff 11. ce. Etc.), ainsi que ])0ur ags. hindemii 'dernier, cf.
lat. novissimus' burgond. hendinos 'roi' (Amm. Marc.) got.
hindutiiisfs 'extrtMue, dernier' v. h. a. hinfana lûnfar 'derrière'
(Kogcl PBrB. 16, 514 sq. Zupitza Gutt. 116. Osthoff Et. Par.
I 269 sqq.), Brugmann Dem. 144 propose d'y voir des dérivés
du th. i)ron. dém. *kl- *ko- (avec la particule *Â;e dans Keîvoç
dor. Icsb. Kfivoç 'celui-là' < *Ke-evoç et le th. ^kio- dans cTiîiLie-
pov att. Triinepov 'aujourd'hui' < *Kiâ|aepov) attesté par lat. ci s
ci trd 'en deçà de' got. himma 'huic' hina 'hune' lit. szis v.slav.
si 'celui-ci' etc., ce qui pourtant ne supprime pas la possibilité
des rapprochements ci-dessus. Au v. slav. za-ci^fi se rattachent
les mots ayant le sens de 'jeune être, jeune animal', russ.
(avec 8- mobile) scenokâ 'jeune chien v. slav. ètene^ 'catulus'
haut-sorb. sceno 'l'enfant dernier-né', arm. skund'jeune chien,
loup' (Osthoff Et. Par. I 268 sqq.;, m. irl. cano cana 'louveteau'
tfall. cenaw 'jeune chien, loup' (Pedersen K. Spr. I 120sq.). —
Wackernagel Verm. Bcitr. 38 joint Kaivôç 'insolite' en tant que
*Kaib-v6ç à Kaivuiaai 'se distinguer' en tant que *Kai'b-vu-)iai,
— 392 -
mais voy. s. v. — Wiedeniann BB. 27, 199 ramène Kaivôç et les
mots aryens à une R. qen 'briller', ce qui ue vaut pas mieux.
poét. Kaivu|uai 'surpasser, l'emporter sur , liom. pf. xéKaajuai ptc.
(lor.KeKab|uévoç(èXeqpàvTi iJuiaovPind. 'l'épaule brillante d'ivoire').
Kaivujuai est prob. une innovation d'après baivu)aai, datant d'une
époque où l'on sentait encore le rapport de baivO)ni (cf. baîauu
èbaiffa baÎTri baitpôç balo)Liai) avec baxéoiuai pf. bébacT/iai.
Brugmann Gr. Gr.^ 291 sq. — Autres avis chez Osthoff Perf.
459 sq. (*Kabvio|uai) et Wackernagel Verm. Beitr. (voy. le préc).
V. irl. cain 'beau' (Bezzenberger chez Fick IP64) est rapproche
par Pedersen K. Spr. I 23 de gr. Kaivôç 'nouveau'; alb. si
(th. sln-?) 'œil' et v. slav. sinqti 'briller' (Bezzenberger 1. cit.)
dérivent d'un i.-e. *kl- (G. Meyer Alb. Spr. 383 sq. Brugmann
Grdr. P 102). — Voy. s. v. pf. KéKacTjuai.
tragg. Kttivuj, aor. ènavov, pf. KeKOva (Soph. fr. 955 Nauck 2)
'tuer', cf. Kovai' q)6voi Hésych. L'hypothèse d'un *Ka|Li-iuj i.-e.
*km-iô : gr. Kaiuôvreç 'les morts' skr. çamayafi 'mettre à mort,
anéantir' (avec transport du v secondaire à l'aor. et au pf. ;
Brugmann MU. II 207 n. Grdr. P 200. IP 1072. P 358) est
justement déclarée incertaine par Brugmann Gr, Gr.^ 77. Peut-
être un p est-il tombé dans Kaivuu KÉKOva à côté de Kteivuj 'tuer'
< R. qpen, cf. xa|uai : x^^v th. ^gdheni- 'terre', cf. gort. Kaia-
-OKévx} (= att. KaiaKieivri) GDI. 4998 I 14 sq. où a- représen-
terait p- (*pqen-) ; voy. Kretschmer KZ. 31, 428 sqq. Brugmann
Grdr. P 792.
Kttipôç m. 'moment opportun, lieu propice, mesure convenable,
opportunité, convenance, avantage': Kaipioç 'opportun, con-
venable, heureux'; hom. posthom. 'mortel', par le sens de 'tou-
chant la juste place du corps' (le rapport qu'on a supposé avec
Kr)p 'déesse de la mort' est à écarter; cf. Brugmann IF. XVII
363 n.). Kttipôç a été rapproché de Kpiaiç f. lat. discrlmen
'décision' v.norr. ^m? "période, un temps (Persson Wzerw. 107.
Brugmann Ber. d. stlchs. G. d. W. 1900, p. 410), au sens premier
de 'moment décisif et en tant que dissim. de *Kpaip6ç ou issu
d'un adv. *Kapi devenu adj. *Kapi6ç, base [sjqêrei. — Brug-
mann IF. XVII 363 sq. y voit auj. un *Kap-iôç (-16- 'allant') prim.
adj. '*marchant en union harmonique, *bià Kapôç iiûv', duu
— 393 —
noin-iac. *Kap- i.e. *ki-r- (antévoc.) *kf- {auténous.) : zd sar-
f. 'union, communion' sar- ''s'unir avec, s'attacher à' skr. a-çîr-
'addition eu mélange (du lait chaud au suc du soma/ â-cji-ta-h
'cuit par addition de lait chaud' çratd-Ji 'cuit', gr. KepâvvuiJi
'mélanger, harmoniser, accorder', base fcera (idée de l'union
intime de choses appropriées) ou kenti, cf. skr. crinùti 'mêler,
cuire' çrî- 'bonheur, félicité, parure, beauté' zd sri- 'beauté';
Kaipôç peut être aussi le loc. sg. de ce nom-rac. *Kapi devenu
adv. et passant comme ad j. dans la flexion des th. en -o-, ou
encore (base kenli) un *À-n7- devenu th. en o-.
Kaîpoç m. Phot. et Kaipa)|ad n. lexx. 'cordelette enlaçant les fils
de chaîne' au-dessus des pesons, selon Blumner Technol. u.
Termin. I 120 S(iq. fKaîpuu|ua aussi 'tissu' Call. chez Eust.);
KaipoOv 'attacher la cordelette d'entrelacement'; Kaipuuaiç, -euuç
f. 'le fait d'attacher cette cordelette'; KaipuuCTÎç ou -cripiç, -iboç
f. 'tisseuse, ùqpavTpia' (Call. chez Eust.); hom. Kaipouacreujv
(b'ôeove'ujv) ri 107 Bgk (mss. Kaipoaéuuv) serait le gén. féu). pi.
d'un adj. *Kaip6eiç prob. 'bien apprêté', mais les adj. hom. en
-ôeiç ne contractent pas -ce- *). Étym. inconnue.
ion. Kaiuj (aussi iuscr. att. xaio , cf. Meisterhans-Schwyzer^ 178)
att. 3. sg. Kdei < *KaiF€i *KaF-iei et par nivellement 1. sg. kohu,
ipf. att. êKâov, fut. Kaùauj, aor. hom. è'K)i[FJa ptc. v. att. gén. sg.
KéâVTOç <*Krif^ctvT- nouv. att. è'Kauaa (Meist.-Schw.^ 1^-)» iiioy.
aor. ép. Kr|â|uiiv, pass. aor. èKdrjv èKaû9riv pf. KeKau|Liai 'faire
brûler'; KauaTÔç 'combustible'; Kaûaiç, -euuç f. 'brûlure'; KauTiîp,
-fipoç m. 'brûleur; fer brûlant'; KaO)aa, -aïoç n. 'chaleur ardente';
Kaûaoç m. 'fièvre ardente'; Kau9)a6ç m. (Théophr.) 'uredo (ar-
borum)'; kûXov (voy. s. v.); dclph. Kr|ua f. 'Ouffia, holocauste'
GDI. 2501, 34 (deux fois), cf. KiVia" KaGdpuaia et Keîa m/sens
Hésych.; hum. Kiioûbriç 'fleurant l'encons, parfumé, embaumé'
1) Ehrlich Z. idj:-. Spiacligescli. 49 sqq., inaintenaut Kaipoa^uiv.
supponc un adj. *Kaip-oao-(; (fêui. *Kaipôan, 4ui s'ajoutiMait aux adj.
composas à trois terminaisons; cf. Kiilmor-Blass'' § 147b) ayant le
sens de KaipoaTTdGiiTO!; (Herinippe fr. 5 I 22(5 Iv.) 'tissé au moyen de
coidcleltes', avec -oao-ç <C*Fo9-ao ç : *Foeôvai 'linges fins', R. nedh 'lier':
conjectural.
- 394 —
Kriuueiç ^) m/sens, adj. issus d'un *KfjFoç 'Gûoç, encens'; cl".
*KeujeiçdausKeiJÙevôz;ef eùujbeî, KeiOùbeç" eùûjbeç, Keuubriç' KaBa-
p6ç Hésych., puis prob. Kéuuç <*KîîFoç (île) et ion. Kéoç près
Salaniine (Solmsen Unters. 124 sq.)- Kaiuj < *KaiFuj *KaF-iuj i.-e.
'^qdii-iô R. qèu: ç-r^ît 'brûler qc.': lit. (p. ex.Uhlenbeek Ai. 8pr.62)
kûlè f. 'charbon des céréales' kûlëti 'se nieller (blé)"? — Skr.
çôna-h 'rouge' (Curtius^ 145) a un n inexpliqué (cf. Wacker-
nag-el Ai. Gr. I 195). — Véd. (Uhlenbeck 1. cit.) Jcadaijafi
'roussir qc' (class. kundayati 'brûler qc.') est issu de *qr-d-
(et non *qUf-d- avec Wackernagel op. cit. 169, car gr. xépaç
est à écarter). — Got. haûri (< ^hurja-) n. 'charbon' v. norr.
hyrr 'feu' v. slav. kuriti 'fumer' lit. kiirti 'chauffer' sont prob.
parents de v. h. a. herd 'foyer' lit. kdrsztas 'brûlant' v. slav.
krada'YO^w^, fornax' lat. carhô (< *car-dkô) 'charbon' (Zupitza
Gutt. 114. Torp dans Fick III"^ 75. Walde^ s. v.: réserve de
Feist EW. 132). — Skr. çôçati 'luire, briller, brûler' çôka h
'ardeur, flamme, tourment, douleur, etc.' (Prelhvitz BB. 17,
167 sqq.) sont les élargissements de R. îceu 'luire' {k palatal)
et doivent être écartés.
KttKaXa" Teixn ('murs d'enceinte'). Aicrxû^oç Niôpi] (fr. 166 N.^)
Hésych. < *q'pq-, cf. att. irobo- KdK(K)ri f. 'entrave de bois pour
les pieds', kiykXiç, -iboç f. 'grille, barreaux' (avec i < e devant
nas. gutt. + gutt. + cons., cf. Solmsen Beitr. 1214 sq.) : skr.
kancuka-h 'cuirasse, pourpoint, camisole, corsage' kâficl 'cein-
ture' kancatë 'lier' Dhâtup., lit. kinki/ti 'atteler une bête' (Fick
P 22), très prob. lat. cingô 'ceindre' (modifié d'après des prés,
comme mimjô en raison des ambigus cinxî cinctum, cf. Walde ^
s. V.), i.-e. R. qetdq 'ceindre, entourer'. — Lat. (Fick l.cit. Prell-
witz^ 203) cancer et cancelll 'grille' sont dissim. de carcer
(Skutsch BB. 22, 127); v. h. a. m. h. a. Iiag 'clôture' (les mêmes)
est à écarter.
KaKiGiîç" ctTpoqpoç â|LiTTe\oç ; KaKiGéç* Xi|ur|péç; KaKi9à' Xi|u»ipà
Hésych. -i6- est la forme réduite de R. aidli dans aï9uj 'brûler
qc.'; KttK- < *qr9q- R. qeidq 'brûler', cf. KCTKer ireivâ Phot.,
1) En fnit Kniùevri V 382 KriuOevra Z 288. Q 191. o 99, où Solmsen
Unters. 123 sq. me paraît voir avec raison un ail. niétr. pour *Kr)ô-
€VTl -a.
- 395 —
got. hûhrus 'faim', etc. Schulze KZ. 29, 269 sq.; voy. s. v. lionu
KÛTKavoç.
I. KaKKdpn (Atli. IX 390 a) f. et KaKKa^îç, -iboç (AIciii.; f. 'bar-
tavelle'; KttKKapiZiuj (d'où lat. cacahô) 'cacaber', cf. KaKKdZieiv
TÙç ôpviç TÙç Ttpôç t6 tîktêiv qpeeYfO|a€vaç 'Attikoî. lat. cacillo
'caqueter, crételcr (poule)', v. h. a. garlizôn 'crételer' ail. mod.
gackern (liai, gaggezen 'caqueter', v. si av. kol-ofâ 'coq' koko.s
kokosa'[)oi\\e\ fr. coq, toutes onomatopées comme lat. coco coco
cri des poules (Pétrone 59, 2) ciiciirlre 'coquelincr', skr. kuk-
kubha h (moy.-skr. < *kurkubha-h) 'faisan' kurkuta-h 'coq',
etc. (P. ex. VaniCek Lat. Spr.^ 45. Fick 1* 388. Stolz H. Gr.
I 441).
II. KaKKdPn f. 'marmite à trois pieds' (= x^Tpa Atli. IV 169 c),
aussi KaKKa^oç m. (et f.); dim. KaKKapiov; KaKàPn KcxKaPoç chez
Galien.Etym. inconnue; lat. ca(c)cfl/>«« 'marmite, chaudron' est
un emprunt f;-rcc (Saalfeld Tcns. it.-gr. 197 sq.); tentatives er-
ronées chez Vanicek Gr.-lat. et. Wb. 1 454. 456 et Curtius^ 465
(R. peqV' gr. TréiTTUJ lat. coqnO 'cuire' !); étyra. sém. chez Lewy
Frcmdw. 106; prob. terme étranger emprunté avec l'objet fpiil
désigne.
KaKicàuj 'aller à la selle' (Aristoph.); KdKKn f. 'excréments' (id);
onomatopées enfantines, cf. pour le redoublement Brugmann Gr.
Gr.^ 120 rem. : lat. cacô 'aller à la selle', m. irl. caccaim 'caco'
cacc gall. cach bret. mod. kacli 'excréments' (Curtius^ 139),
russ. kakatï ail. mod. kacken 'aller à la selle' (non emprunté
malgré Kluge'' s. V., cf. Kretschmer Einl. 353), arm. khakor
'fumier' (Pedersen KZ. 39, 378. Meillet M8L. XV 340). — Lit.
szikti 'cacare' (Curtius 1 cit.), skr. çàkrt gén. çaknâh 'fumier',
gr. KÔTTpoç m. 'fiente, fumier' ( Bartholomae BB. 15, 41 . Ilirt BB.
24,230. Kretschmer 1. cit.) constituent un tout autre groupe.
KttKÔç 'mauvais, méchant'; KOtKri f. 'lâcheté; méchanceté'; KOKiâ
f. 'vice'; KaKÔinç, -HTOç f. 'vice; lâcheté; méchanceté'; kokôuj
-û) 'maltraiter: endommager; KOKiZluj 'accuser; maltraiter'; kokô-
vo|aai 'être maltraité ; se gâter, agir mal' ; aToinaKâK»-) f . 'scorbut'.
Peut-être, comme mot enfantin (cf. ail. mod. gegga 'pouah!'),
KttKÔç est-il apparenté à KÛKKri KaKKduj, voy. s. vv. (Prellwitz*
s.v.Walde^ s. v. cacô).— Le rapport de KaKÔçeu tant iii\e*qnq6-s-
— 3':>6 —
avec KéxKer ireivâ KaK-iGriç 'affamé' got. hugrjrjan 'avoir faim'
V. li.a. hungar v.norr. hungr 'faim' lit. kenkia 'cela fait mal'
Icankà 'supplice, souffrance' (Scbulze KZ. 29, 270 avec réserve.
Fick P 324. Brugmann Grdr. P 576. L. Meyer II 231 sq.),
malgré KOKOt pi. ntr. 'malheur, souffrance' p. ex. u 200. 203, ne
satisfait guère la sémantique. — Hellénist. KrjKâç, -âboç adj. f.
'malfaisant, nuisible (YXûaaa, àXujTrriE)', KriKâ^^uu 'insulter' (Ly-
C'ophr.), KriKobeî* Xoibopeî. x^euàZiei Hésycb. (Fick P 516. Va-
nicek Gr.-lat. et. Wb. I 99. Curtius^ 138 sq.) sont parents de
skr. Jcakhati etc. gr. Kaxd^iu etc. 'rire' lat. cachinnô 'rire aux
éclats' v.h.a. httoh 'raillerie' etc. et procèdent d'une autre ono-
matopée que celle supposée ci dessus. — Le rapport *qaJcô-s :
zd Jcasu- 'petit' (Hubscbmann Vocalsyst. 154) est très douteux,
cf. BartbolomaeAiran. Wb. 460^). — Kttuvôç* KttKÔç et Kaupôç*
xaKoç (voy. s. vv.), avec leurs congénères (got. hauns 'bas,
humble' v.h.a. hôni 'méprisé' lett. kanns 'honte' etc.), se rame-
nant à une R. qmi 'avoir honte' (: lit. kuvètis 'avoir honte'),
FeistEVV. 133 (cf. Schulze KZ. 29, 270 n. 1) y joindrait aussi
KttKÔç, R. qà{u) (?).
KOiKTOç m. 'cardon, Cynara cardunculus L'., mot sicéliote (Epich.
Théocr. Théophr.), étym. inconnue, vrais, préhellénique. — Le
rapport indiqué sous réserve par L. Meyer II 233 avec m. h. a.
liecliele 'séran' (cf. v.h.a. hecken 'piquer' et voy. p. ex. Falk-
Torp EW. s.v. hegle) ne convainc pas.
KttXaGoç m. 'corbeille tressée' (sens divers chezHésych.); le rap-
port supposé avec kXûjOuu 'filer' est très douteux (voy. s. v. et
KàXuuç); cf. pour la finale yôpYoGoç m m/sens. — Skr. kathina-
'marmite', arm. kelth 'mesure de capacité' (Bugge KZ. 32, 50.
Scheftelowitz BB. 28, 146. 303. 29, 27, qui compare KaXaGoç
glosé par TTOTi'ipiov) sont à écarter (arm. keith est un emprunt
grec selon Pedersen KZ. 39, 380).
1) Zd Hasu- : lit. nukaaz'éti 'être très affaibli' ail. hager « g-erni.
comni. *hagraz ou *hagaraz, i.-e. *qak-ro-s) 'iiiaig'ie, déchai-né/' selon
Trautniann Ztschr. f. dtsch. Wortf. VII 2(37. — Phryg-. KaKo(u)v est
coiisidéré comme un emprunt grec, p. ex. Solmsen KZ. 34, 52 n. 4
(bibl). Hirt Indogerra. II 596, ce qui ne se justifie pas; cf. Meillet
MSL. XV 340; si l'hypothèse portée au texte est correcte, le mot
phryg. pourrait être parent de gr. KaKÔç.
— 397 -
KaXa)aiv6r| f. KaXâ)iiv9oç m. 'ealamenf, plante aromatique,
montre rindépendanue relative du suffixe préliellénique -intli-
greffé sur un mot indo-europ. (KàXaiuoç), à moins qu'il ne ré-
sulte par superi)osition syllabique (G. Meyer' 393. Grammont
Dissim.l4*.-t) de*KaXa)Lio-mv6r|, -laiveoç; ef. jiivBa -ri -oç 'nicntlie';
voy. auj. Cuny KÉA. XII (1910; 104 sq.
KâXa|Lioç m. (< i.-e. *kohmo-s) 'roseau'; KaXà)Liri f. 'chaume' (lat.
cnîaniHs, d'où gall. caJaf etc., et skr. kaJdmah 'sorte de riz; ro-
seau à écrire' sont des emprunts jurées). Cf. lat. cidmns {*koh-
mo-s), v.li.a. halm halam v. norr. haJmr ags. healrti 'chaume',
V. slav. slama scrb. slama russ. solôma 'paille' v. pruss. mime
'paille' lett. mlms 'brin de paille, fétu'. Frohde BB. 1,328.
Cnrtius^ 139. Meillet Dial. indo eur. 69. — La parenté deskr.
(;ila-h 'épi resté sur le champ' çalaka-h çalàka etc. 'chaume'
(Fick 11^ 73. Torp dans Fick III' 85) est très incertaine; çild Ij
serait parent de lit. .y^/Zf/.s 'bruyère' (Kern chez Uhleubeck KZ.
40, 554). — Skr. çârya h 'flèche' çdryd 'roseau, flèche' (Frohde
1. cit. Prellwitz^ 204) sont prob. parents de skr. çdni-Jj m. f.
'projectile, javelot, flèche' = got. hairus v. norr. hjorr v. sax.
hem- (en coinp.) 'glaive', v'oy. s.v. KÉpauvoç.
KttXavbpoç m.'calandre',sorted'alouette(Opp.); étym. inconnue.
— Le rapport supposé avec KaXéuu 'appeler' (p. ex. Prellwitz^
s. V.) est fortuit. — Pour lat. caliandi\i)um 'coiffettc' vny.
Walde* s. v.
KaXâcTipiç, -loç f. 'xiTÙJV TrXaTVJ(Jr|.Lioç(= lat. laticlaviusyiïésych.,
vêtement d'origine égypt., cf. KaXaaipieç l'une des divisions de
la caste des guerriers en Egypte (Hrdt. 1181,3. 164 etc.); mess.
KttXâcTripiÇ iuscr. d'Andanie GDL 4689 = Michel 694 passim a
peut-être conservé la graphie correcte.
hom. KaXaO poip, -ottoç f. 'bâton recourbé, houlette', c.-à-d. *KaXa-
-upovp < * FpoTT-, cf. poTTaXov 'massue' pairiç f. baguette' po-nr)
f. 'inclinaison' péTTUJ 's'incliner; pencher d'un coté (balance/',
voy. s. vv. ; KaXa- : skr. çaldli 'bâton, aiguillon, etc.'; voy. s. v.
khXov.
KaXétu -ûù, fut. KaXe'cTuj att. KaXiî», pf. KCKXiiKa 'appeler'; hom. Ka-
Xi'iTujp, -opoç m. Q 577 'héraut'; poét. ô)uo kXiî f. 'appel simul-
tané; clameur confuse; cris d exhortation'; poét. KiKXqaKaj 'ap-
- 398 —
])eler' (voy. s. v.) : lat. cnlô -cire "appeler, convoquer' = lett.
lialût 'bavarder' (mais v. h. a. halôn holôJi 'appeler' ail. Diod.
hérheiholen 'aller chercher' a plutôt le sens premier de
'tirer', selon Mansion PBrB. 33, 547 sqq.; voy. s. v. KdXujç)
omhr. kaï-etn carsitu impér. 'ealato' (voy. Briigmann IF.
XVIII 532) lat. clâmor 'cri' clâmô 'crier, appeler en criant'
clârus 'sonnant clair; renommé; clair' nomencldfor classis
(< *qlad-fi-s du th. élargi *qe]a-d- dans gr. KéXaboç, voy. s. v.)
'*appel; conscription, levée, etc.', m. irl. (Fick 11^ 73) cailech
gall. ceiliog corn, chelioc 'coq', ags. hlôican 'rugire, boare' v.h.a.
(Ji)l6jan {h)luoen m. h. a. luejen 'mugir' ags. hUtan 'grogner'
V. h. a. Muotida 'latratus', lit. l^alhà 'langue' lett. kalada 'cris,
-querelles, bruit', skr. nsclJcalah 'coq' ('*qui appelle tôt') et bcp
d'autres mots, p. ex. v. slav. Makolû russ. kôlolcolû 'cloche'
lit. Ji-anl-alas (dissim. de *l-idlal-as) 'clochette, grelot' etc.
(Solmsen PBrB. 27, 364 sq.), i.-e. *qaJa-, à côté de quoi ^qeKd)-
4ans y. h. a. hel 'sonnant clair' ail. mod. heJl 'sonore, clair, brillant'
(cf. lat. clârus), v. h. a. heUan 'retentir' m. h. a. haï 'son' v.norr.
/ri«7rt 'causer, bavarder' gr. KÉXaboç'cri, clameur' etc., '^qiejîem-
dans ags. hllmman Idymman 'résonner, etc.' skr. Jcrdndafl
'crier, rugir' etc. Curtius^ 139. Zupitza Gutt. 49. 107. 118. 119
(bibl.). Johansson PBrB. 14, 310 sq. Hirt Abl. §261. Fick
IIP 83. Walde-' s. vv.
ait. KdXn f. 'hernie'; voy. s. v. ion. Kr|Xii.
KttXïd (< *Â7/-) f. 'hutte, nid'; KaXiàç, -àboç f. 'maisonnette, cha-
pelle'; KaXîbiov dim., sont issus de R. Â'eZ 'cacher dans lat. oc-
•cidô = v. irl. celim 'je cache' gall. celu m/sens, v. h. a. v. sax.
ags. helan 'cacher'; cf. surtout got. hidundi (< i.-e. Hil)}ti
pte. fém. d'un prés, à degré réduit) f. 'caverne' got. v.h.a.
huljan 'envelopper'; le degré long dans lat, cêJô 'cacher' skr.
çrf/« 'hutte, chambre'; voy. s. vv. KaXÛTTTUJ KéXOqpoç. Curtius^
140. FickIM86. IP 83. III* 80 sq. Zupitza Gutt. 185. Etc.—
Skr. kidàt/am 'entrelacement, nid, boîte' (Fick P 527. Brug-
mann Grdr. P 456. 578. KVG. § 202) paraît devoir être écarté.
ion. att. KaXivbéoiuai 'se rouler'; voy. s. v. KuXivbéuu.
xâXXaiov, ord. pi. -a 'crête, —jabot, — plumes de la queue chez le
coq'. Mot obscur; Stokes BB. 23, 46, supposant un *KaXcr-, eu
— 399 —
rapproche irl. callaire 'a court-crier' ('< *kaIsano-s) et v. prnss.
lutltzil Tcelsâi 'ils résonnent', que Berneker Preiiss. Spr. 296
apparente ù gr. KaXéuu 'appeler'; Prelhvitz Bursians Jaliresl).
CVI (1900), p. 107. Wl) 2. 205 veut aussi y voir le dérivé d'un
nom du coq fourni par la R. de KaXéuu, cf. skr. l'ahldlnld/i
lalâvika-h usakala-h ('r|ï-Kavôç') 'coq', épid. KaXaïç féni. Dit-
tenb.2 938, 1 sq. 2(J 'poule' (?).
KdX(X)aïç m. 'turquoise' (Plin. HN.); KaXàïvoç 'd'un bleu de tur-
quoise'. Etym. obscure; mot prob. étranficr (centre de produc-
tion : la Perse); le rapport supposé par Be///.enl)er^'er chez
Fick II* 73 et Prelhvitz ^ 205 avec KÛXXaia ntr. pi. (voy. le
préc.) n'est guère plausible.
KttXXiâç, -ou, ion. KaXXiriç (Hérond.) m., lac. KuXXiap' TriGrjKOç
Hésych. < kôXXoç 'beauté' par antiphrase; cf. Kretschmer
KZ. 33, 560. Wiener Eranos (1909), p. 122.
KâXov, ord. pi. -a 'bois sec, bois à brûler' ou 'bois pour travailler;
dor. pi. navires' (chez Xén. Hell. I, 1, 23 et Plut. Aie. 2S : èppei
Ta KÔXa Kîé., cf. Ar. Lys. 1252), cf. att. EûXa pi. m/sens; dor.
KdXivoç 'HûXivoç'. KdXov < *KâF-eXo-v : Kaio) 'faire brûler'; cf.
les gloses chez van llcrwerden Lex. suppl. 416 (qui croit à
l'étyni. antique, mais erronée, de KaXîd).
liom. KâXôç, att. etc. (voy. van Herwerden Lex. suppl. 416) kûXôç
'beau' < (béot. MSL. VII 448) KaXFoç i.-e. *qahuos : skr.
kali/a-h 'sain' (< i.-e. *qal-io-s) kalyùna-h 'beau, agréable,
salutaire' (Curtius^ 140), cf. KdXXoç n. (*KaXioç) (ion.) KaXXôvn
f. 'beauté', compar. KaXXiuuv él. KaXXîiepoç, KaXXuvuu 'rendre
beau, nettoyer', KaXXi- en compos. — Got. hails 'sain' v. slav.
cê/w'totus, sanus' (Curtius 1. cit.) sont parents de koîXu • tô KaXôv
Hésych. — Skr. (Prelhvitz* 205 avec doute) çàru-h 'agréable'
< i.-e. *qê-ru-s : lat. càrufi 'cher(= lett. kûrs 'convoiteux'
< i.-e. *qa-ro-s, R. qè : qû 'aimer, désirer'. — Pour lat. clilnis
[ïd ibid) voy. s. v. KaXe'uj.
I. RaXirri f. 'trot' < *KFaXTTâ i.-e. *qij/pd : v. pruss po-queJhfon
'à genoux' lit. klîipti 'trébucher, se mettre à genoux' kli'ipnti
's'agenouiller', got. -hlaiipan v. norr. hlaupa ags. hléapan v.h.a.
hlaufan 'courir' m. h. a. ge-loffeu 'couru', lett. (Zupitza Gutt.
118j kluhuriit'ho\{Qv\ i.e.R. qijelp quelb,hcô{è de quoi qlup
— 400 -
qluh "plier les genoux'. Bnigmann Ber. d. sachs. G. d. W. 1897^
p. 23 n. 1. Grdr. P 260. 313. 572; voy. aussi Hermanu KZ.
41,52sq.
KdXîTiç, -iboç f., KàXTTii II. f. 'cruche; urne cinéraire': v. irL
cilormi 'urceus' v. gall. cilurnn 'urnani' bret. kélorn 'baquet
couvert' g-aul. Cllurnum nom de lieu (< celt. *kel[p]urnO'.
Stokes KZ. 30, 558. Fick IH 84. Henry Bret. 60). — Lat.
calpar, -aris n. 'vase à vin' est un emprunt grec, avec dissiiu.
(< *calp-ali-), cf. Walde- s, v.; lat. Calpurnius n. pr. est
étrusque (Schulze Lat. Eigenn. 138). — Skr. (Bezzenberger-
Fick BB. 0, 236. Etc.) karpara-h 'coupe, tesson, crâne' a peut-
être un r indo-eur., cf. v. pruss. l-erpetis 'crâne' v. slav. crépu
'tesson', y.h. a. scirbi 'tesson'. — Scheftelovvitz BB. 28, 149.
29, 69 croit que le groupe entier avec ses variantes repose sur
un emprunt, cf. assyr, Icarp-u karpatit^vase, pot'(?).
KàXuH, -uKOç f., poster, m. 'enveloppe d'une fleur ou d'un fruits
balle de blé; bourgeon; calice de fleur' : skr. kalika 'bouton
de fleur', puis gr. kùXiE, -ikoç f. 'coupe' (< "^qH-) cfKàXXiov cfKaXiç.
'coupe' Hésych., lat. calix -icis 'coupe' ombr. scalseto skalçe-
-ta prob. 'ex patera', skr. kalàça h 'pot, cruche, coupe' (Vaniôck
Lat. Spr.^ 314. Fick P 386). — Le rapport avec R. Jcel, gr.
KaXÛTTTUj lat. cêlô etc. 'cacher' (Vanicek. Fick. Mansion Gutt.
154. 166) est à rejeter, eu raison de la différence des gutturales
autant qu'au point de vue sémantique.
KaXÛTTTuu (< *Â'//-) 'couvrir, envelopper, cacher'; KaXûpri f. 'ca-
bane, hutte'; KdXu|U)Lia n. 'voile de femme; etc.'; KaXuTTTiîp,
-fîpoç m. 'gaînc; cassette; tuile faîtière'; KaXvjTTTpâ f. 'voile,
coiffe de femme; couvercle de carquois (Hrdt.)'; KaXu^Juu, -oOç
f. KaXÙTTTuu semble avoir été influencé dans sa finale par kpûtttiu
'cacher'; cf. KéXûqpoç, -ouç n. 'écorce, pelure, coquille, etc.',
i.-e. R. kel 'cacher' dans lat. oaculô cêlô 'cacher' et autres
mots cités s. v. KaXîd f. 'liutte'. Lat. clupeus cUpeus 'bouclier
rond, d'airain', prim. 'qui couvre, protège' est prob. parent
fCurtius^ 539. Persson Wzerw. 51 n. 1. 171. 223. Walde» s. v.).
KàXx^i f. (inscr. att. aussi xdXKii x«^Xn- Meisterhans-Schwy/.cr^
1 03 sq.)'murex ; pourpre ; — volute du chapiteau ionien (Hésych.) ;.
— sorte de fleur purpurine (Alcm.; x^Xk»! Nie.)'; KaXxaivuj 'intr.
— 401 -
*avoir le ton de la pourpre; fig-. être sombre, être ploiiiré dans
des réflexions (àiaqpi tivi Eur.), act. méditer (è'TTOç Soph.;, sou-
haiter vivement de (Lyc); pass. être pourpre (Nie.)'; de là
KaXxn'^'JUv XaXxribujv XaXKribiûv, -ôvoç f. ville, boni. KdXxaç,
-avToç m. le devin '*aux pensées profondes'. Etym. obscure;
mot prob. étranji;er. — On a supposé un rai)port imprécis avec
KoxXoç m. 'coquillage', cf. Curtius"' 152. — Got. qlaggicô
'exactenjcnt' f^Fick II' 116, séparant KaXxaivuu 'méditer' de
KciXxn) se rattache à v. h. a. glau 'habile, perspicace, soigneux'
(jluoan 'briller', i.-e. K. ghlôu, cf. gr. x^iJupôç 'verdâtre, clair';
— irl. glicc 'sapiens' (id ibid) semble isolé.
att. KÛXujç, -u) (inscr. att. aussi KotXoç, pi. KdXoi; ace. pi. kûXuuç
employé en fonction de nom. pi. Meisterlians-Schwyzer"' 128),
hom. Hrdt. KdXoç, hellénist. pi. KOtXiueç KaXujai KàXuuaç m. 'câble'
])Our mano'uvrcr les voiles, — pour sonder, — pour haler;
att. KaXdibiov dim. 'petite corde'. A été ord. rapproché de
KàXa6oç 'corbeille (tressée)' kXlOGuj 'tisser' en tant que 'corde
tressée' (p. ex. Persson Wzerw. oO. llirt Abl. §266. Prellwitz^
229), mais le rapport KdXuuç : v. h. a. halôn 'tirer (Notker)' v. sax.
halôn 'tirer, entraîner' néerl. halen (> fr. haler) m. h. a. hobi
m. angl, hâlien 'tirer', R. kal 'tirer' (Mansion PBrB. 33, 547 sqq.,
spéc. 569 sq.) semble plausible; cf. pour le sens v. norr. taug
'câble' : got. tinhan v. h.a. ziohan 'tirer', i.e. R. deulx (voy.
s. V. baibûcTffeaeai p. 161).
Kà)Lia£ f. et m. 'perche, bâton; échalas; bois d'une pique, etc.': skr.
<;dmi/a f. (< *kom-) 'cheville, étai (du joug)' zd simd- (< *Âv/y/-)
pers. mod. (Horn Npers. Et. 168) slm 'collier (de cheval)', arm.
(Bugge KZ. 32, 24. Hiibschraann Arm. Gr. I 488) samikk
pi. 'deux bois passant par les deux trous du joug', v. h. a. (Lager-
crantz KZ. 34, 396 sqq. Torp chez Fick III' 74. Falk-Torp
EW. 376) Jiamo (< germ. connu, '^/kiuki- i.-e. *k-omo-, avec
passage dans la flexion des th. en- n-i 'éi)uisettc' ail. mod. hamen
'truble' m. h. a. haniel 'perche, huche' suéd. dan. hamniel
(< *hamula-z) norv. humtd (< v. norr. *honmîl) 'palonnier'.
K a )i d p â, ion. (Hrdt.) Ka^dpr) f . 'voûte ; chambre voûtée ; ciel de lit ;
chariot couvert; etc.'; cf. hom. Hrdt. etc. Kd|alvoç f. 'four, four-
neau' (d'où Kttiaivùj Ypnûç o 27 'vieille femme travaillant à un
20
— 402 -
fourneau') K|ué\e9pov EM. 'plafond, toit, maison' (prob. dissim.
de *K)U€pe9pov. Grammont Dissim. 43):lat. camur(us) 'courbé,
voûté' (dial.; cf. Ernout El. dial. 134 sq.), caméras 'obtortus'
Nonius, cumera cîDnerus'corheïUe où l'on conserve le blé', skr.
hmàrati gramm. 'être courbé' zd Tcamarâ f. 'ceinture' (mais
zd kamdr^âa- 'tête, ital. testaccia' est à écarter. Bartholomae
Airan. Wb. 440), got. himins v.norr. Tiimenn ags. heofon 'ciel'
V. h. a. V. sax. Mmil (par changement de suff., cf. Noreen Ab-
riss 142. Grammont Dissim. 127. Falk-Torp EW. 404; 'ciel',
prim. 'voûte' (v. h. a. himil aussi 'plafond', cf. ail. mod. himmeJ-
beft 'lit à ciel, lit en pavillon' néerl. hemel 'dais, baldaquin').
Curtius^ 140 sq. Fick P 23. 283. Bersu Gutt. 170. Zupitza
Gutt. 182 (bibl.). Torp chez Fick IIP 73sq. Walde^ 120 (bibl.).
Lat. caméra camara caminus sont des emprunts grecs. — Lat.
vulg. camisia 'chemise', v. norr. haynr 'vêtement, peau, forme'
ags. hama 'vêtement' v. h. a. hemidi 'chemise', skr. çàmulyàm
'chemise de laine' (p. ex. Zupitza 1. cit. Feist EW. 3 s. v. got.
af-hamôn 'se dévêtir') forment un autre groupe (R. kam) ^).
Kaiuapoç m. 'pied d'alouette, dauphinelle, Delphinium' (Diosc.) :
skr. kamala-m 'lotus', v. h.a. hemera (< germ. comm. */m-
mirô f.) 'ellébore', lit. ketnerai pi. 'origan' russ. cemerica
'ellébore', p. ex. Fick P 383. IIP 74 (le mot doit être distingué
de KÔ)Liapoç 'arbousier', voy. s. v.); cf. aussi Kd)H|uopov (var.
Kdi|U|uapov) 'aconit' (Hipp. Gai. Nie. Diosc.)
Kâ|ur|Xoç m. et f, 'chameau' (depuis Hrdt.), emprunt sém., cf.
hébr. çjâmâl (arab. garni) 'chameau', cf. rau^âiuriXa c.-à-d.
KttiLiriXou oÎKOç Strab. XVI 737; le rapport des voyelles est
obscur, cf. Kretschmer KZ. 31, 287; ri est prob. ion.; àKdiuaXa
et Y«MdX chez Hésych. sont des emprunts de bcp postérieurs.
Kà|nîXoç m. 'câble d'ancre' scol. Ar. Guêp. 1030, cf. Suid. : Kâ-
1) Faut-il faire fond sur le dire d'Oribase IV 532 Buss.-Dar.,
que Kaiaâpô '*bAtiinent solide' •< earieii KÔiuapa 'solide, sûr' (KCtjuapa
XéYÉTai TÔ àoqpaXJi)? Solmsen BPhW. 1906, col. 852 sq. le pense et tient
ion. Kaf-iâpn pour un emprunt carien; c'est pourtant l'idée de 'voûte'
qui domine dans les exemples invoqués par lui, plus que l'idée de
'refuge'; ceci n'exclut pas le droit de voir dans Ka|uàpâ, port de Latos
en Crète, un établissement carien avec le sens premier de 'refuge,
abri'; il a pu y avoir une rencontre fortuite.
- 403 -
)iii\oç bè TÔ TTttxù CTxoiviov; emprunt sém., cf. arab. gamal 'gros
câble (le navire'. Lewy Frenidw. 154 \i.
hom. Hrdt. etc. Kdiuivoç f. 'four, fourneau'; voy. s. v. Ka)iâpâ. —
L'avis de Hirt Abl. § 687 (: v.slav. lamy lit. al^mu 'pierre' gr.
dK)Liujv 'enclume' v. h. a. hamar '*pierre; marteau', base i.-e.
aqamOn 'pierre') n'est pas plausible.
Kâ)a)napoç m. (l^pich. fr. 6U. Sopbr. fr. 26. Rhianos fr. 18 K.),
Ka|i|uapiç, -iboç f. (Gai.) sorte de crevette, prol). 'Xica edulis
Risso', cf. (dor.) Kainudpuuç (Kaiiôtpouç ms.) • tùç èpu6pàç Kapibaç
('crevettes') : v. norr. humarr 'homard'. On a rattaché ces mots
à la R. de gr. Kaudpâ lat. r(imnr{ns) et interprété '^animal cou-
vert d'une voûte' \*qinn-) ou à la R. de skr. çami 'fruit à gousse',
ags. hanta 'vêtement' gaul.-lat. caniisia v.h.a. hemidi 'chemise',
soit'*animal couvert' {*kam-), p. ex. Fick P383. IlI'Oô. Falk-
Torp EW. 429(?). — La parenté de skr. kamàfhah 'tortue'
(moy. skr., < *l:amar-tha-/j) est douteuse, cf. Ulilenbeck Ai.
iSpr. 43. — L'étyni. sém. de Lewy Fremdw. 17 sq. ne s'impose
pas. — Lat. cattunarus 'crevette' est un emi)runt grec.
Kâ|U|aapov 'aconit'. Voy. s. v. KÛinapoç.
hom. (Od.) Kâ|Li|aopoç 'infortuné' < *KaT-)aopoç, formation plus
récente que Kdaiaopoç' bûainvoç Hésych. < "'KaT-criaopoç R.
smer, voy. s. vv. iiiuopiç et iiiepoç.
Kd|Livuj (< *Â;»wn-), fut. Ka|LioO|jai, aor. CKainov, pf. KeKjaiiKa dor.
K6K)LiâKa (Théocr.) ptc. ép. KeK|uri[F|djç 'travailler, se fatiguer;
être souffrant; trans. fabriquer'; boni. o\ KajuôvTeç, cf. att. oi
KeKiniiKOTeç 'les morts', litt. 'ceux qui ont fait leur œuvre', cf. lat.
dèfunctt; Kd)aaT0ç m. 'travail pénible, effort; peine'; Kjarifôç
Hésych. dor. KjLiâToç (< '^kintô-s) 'travaillé', hom. TToXû-KunToç
'qui coûte bcp de peine'; poét. à-K|uriç, -»îtoç d-Kd)aaç, avTOç 'non
fatigué, frais' : skr. mmnitè (< *kmn-) ciimati çami/ati 'se
donner de la peine' çami-tàh 'apprêté, préparé', v. irl. ciiina
bret. mod. ka/'ir 'deuil' (< celt. Hama-vo-. Fick 11' ()9 S(j.
1) Il n'y rt pas lieu de croire que le mot doit ^oii oriyine au
passag-e connu du N. T. Matth. XIX 24: KÔian^^ov b\à TpuTn'moTOç ^a-
<piboç . . ., où certains ont proposé le sens de 'câble' comme mieux
approprié; cf. Matth. XXIII 24: ô6iiT<JÎ TuqpXoi, ci biOXiZIovTeç tov kû)-
viunu, Ti'iv bt KdjuiiXov KUTaTTivovTec;.
— 404 —
Henry Bret. 53), v. noir, hamask 'se démener, se fatiguer', peut-
être v. slav. (Meillet Études 43) sûméti'-xo\\xù.\'' ; i.-e. *Jcema-'^).
Fick P 43. 422. Hirt HB. 24, 233. Uhlenbeck Ai. Spr. 303.
— Gr. KÔJiua n. 'sommeil', skr. qdmyati 'se reposer' (Uhlenbeck
op. cit. 308) forment un autre groupe. — Le rapport KainôvTeç
: Kaivuu 'tuer' (Brugmann Grdr. P 358) s'efface devant la pos-
sibilité d'un *ç'U>]m'ô, voy. s. v. p. 392.
Kd)Li7Tri f. 'chenille' (Hpc. Arstt.): véd. kapanà 'ver, chenille'
(Curtius'' 141). — Le rapport supposé avec R. qamp 'fléchir,
courber' (sens prim. '*qui se pelotonne sur soi-même' ou 'qui
ondule', p. ex. Fick P 519. Zupitza Gutt. 108. Hirt BB. 24,
2G6) n'est peut-être qu'illusoire (Curtius 1. cit. L. Meyer II 340).
— Lett. kape 'chenille du chou' kâpars kâpurs 'larve' (Fick
P376) est rattaché par Prellwitz^ 206 à lett. kclpt lit. kôpti
'monter, grimper'.
KajUTTri f. 'courbe, sinuosité, flexion'; Kd)aTTTUJ 'plier, faire fléchir':
KttiuTrùXoç 'courbé', r\ KaiUTiùXri 'bâton recourbé'; KaiuTiirip, -fjpoç
m. 'courbure; borne de l'hippodrome'; Kaiaipiç, -euuç f. 'courbure;
cambrure'; Kaiuipov KajUTTÙXov Hésych. : lat. campus 'champ;
prim. inflexion, affaissement, dépression' (comme lit. Jankà
'vallée, prairie' : lefikti 'fléchir') = lit. kampas 'angle, région',
peut-être skr. kâmpatè 'trembler', si le sens prim. fut 'fléchir'
(Fick H' 52. P 377), lit. kiimpti 'se courber' A^m^as 'courbé',
ûu\ kumpa-h gramm. 'paralysé de la main', got. haïufs '*dé-
formé; mutilé' v. sax. /iâ/'v. h. a. 7irty>A/"rabougri, estropié' (Zu-
pitza Gutt. 108 bibl. Fick HP 74 sq. Solmsen Beitr. 1 210 n. 1.
Feist EW. 128), peut-être pol. kqpa 'île fluviale' (Stokes IF.
II 1 73), skr. kapafam {a < m) 'tromperie, supercherie', prim. 'dé-
tour' (Uhlenbeck Ai. Spr. 42), i.-e. R. qamp, prob. élargissement
de '''qam- dans gr. Ka|uâpâ lat. camitr{ns), voy. s. v. et Walde^
119 sq. — Une forme accessoire *qamh- dans gaul. Camho-
dûmim'*\e coteau courbe' etc. v.irl. camm gall. etc. cam 'courbe,
adj.', prob. aussi gaul.-lat. cam7>iàr^ 'échanger' (Fick IP 78 sq.
1) V. h. a. muocli 'fatigué' (avec chute prégerm. de A:-, p. ex.
encore Hirt Abl. § 337) est parent de gr. luôiXoç \x<ùaQa\ etc., cf. p. ex.
Ivluge' 321. Uhlenbeck Ai. Spr. 303. Got. Spr.2 3. Torp chez Fick
IIP 322. Feist EW. 5.
— 405 -
Henry liret. 51). — Gr. kiittoç "jardin' (Fick IP 52. Stokes
1. cit. Prellwitz- 221), puis skr. cûpa- m. n. 'arc' (Fick l'oTT.
ULlenbeck Ai. Spr. 90. Prellwitz ^ 207) sont à écarter.
KavàacTuj (bia- et- èK- sont attestés, mais le prés, n'apparaît nulle
part), ptc. aor. KavdEaç Hésyeh. Verser avec bruit': Kavaxn
f. 'bruit retentissant'; Lom. Kavaxéiu hom. Hsd. KavaxîZ^ui 'ré-
sonner' : lat. cano 'chanter' = ombr. kan etu 'canito' = v. irl.
canim 'je chante' g^ali. cami bret. kana 'chanter' m. irl. cêtal
^all. rathl 'chaut' bret. keiitel 'leçon' (< celt. *kan-tlâ ou *kan-
-flo: Fick 11^ 69. Henry Bret. 52. 62), got. hana v. h. a. Jmno
'coq' (indi(|ucnt un germ. *ha7i(in 'cha.n\er% cf. lit. (jaidfjs 'coq':
gêdu 'je chante' et gr. i^ï Kavôç '*le chante-tOt, coq' p. .'il 6;
V. h. a. henna 'poule' huon 'coq, poule' (cf., présentant le même
degré, lat. cicônia prénest. cônla 'cigogne'), peut-être skr.
kaTdkanl 'ornement avec grelot' kaidkana- m. et n. 'cercle, or-
nement en forme d'anneau (*cliquetant? ou onomatopée? ou
apparenté à gr. KoïKaXa pi., lat.cmgrô?/. Cf. Curtius'' 141. Fick
I^ 376. H' 69 sq. Zupitza Gutt. 108 sq. (bibl.). WaUle^'s. v.
Kàvbapoç" âvGpaE Ilésych. : skr. caiid-, (;cand- 'luire" candrd-h
'himineux, brillant; subst. lune' candana-h -m 'bois de santal'
(d'où arab. zandal, gr. (JâviaXov), alb. guèg. hqne tosq. Tieuf
'lune' {<*skandn(h G. Meyer Alb. Spr. 151. Alb. Stud. 11159},
lat.crtnrfeô'rcsplcndir.brillor' *c«wrf(5 -ère 'enflammer' dans r/(•ce;^-
dO hirendù c((ndidus'd' un blanc brillant', gnW.canyï bret. kann
'blanc, brillant" gaul. ( '(info- dans Canfo-henii-ÙK-s'^hln p(»inte
blanclie" (montagne du Cantal), celt. *kand-o-, puis irl. vondud
gall. cf/nnud bret. keûneûd 'bois à brûler' (< celt. "^kond-uto-
'cond)ustible'. Fick H' 90. Henry Bret. 53.65), i.-e.R. {siqend
'luire, s'allumer'; gr. -av- alb. lat. celt. -an- ont sans doute la
môme origine, ce qui exclut i.-e. n admis par Brugmann Grdr.
P 421 pour alb. hqnf et lat. candeô. Cf. Curtius-' 522. Vanicek
Lat. Spr.^ 309. Walde^ s. v. — Arni. ^Bugge KZ. 32, 57 i santf
santh 'étincelle, éclair, fer rouge", gr. (Vanicek 1. cit. Prell-
wit/ - 2<)7) Kobojiuî f. 'femme qui rôtit l'orge" sont à écarter.
Kdv0apoç m. 'escarbot, scarabée"; par analogie de f()rme:'coupe
à deux anses; — un poisson de mer": KavOapiç, -iboç f. 'scara-
bée; — cantharide; — un poisson". Pas de correspondant
- 406 —
connu. Y a-t-il un rapport avec R. qanth et KavGoç ni. 'cour-
bure' Kav0iLbr|ç 'courbe, adj.'?
KavBoç m. 'coin de l'œil (Arstt.), poét. œil (Call. 0pp. )' : v. slav.
JxoM 'coin', i.-e. R. qanfh , élargissement de '^qam- dans gi\
Kttiudpà lat. camnr{ufi)\ cf. s. v. Ka^Tiri et, pour la filière séman-
tique, lit. Jcampas 'angle'; le sens prim. est 'fléchissement, cour-
bure', cf. KavGuubriç 'courbe, recourbé' (Call.). — L'analyse de
Brugmann Grdr. 1- 357. 513. 583 (slav. comm. *lqptû : lit.
kcmipas) n'est guère plausible. — Got. handus '*raain courbée >
main' ( ! Mikkola IF. XXHI 122) n'est pas vraisemblable. —
Gr. KavGoç au sens de 'cercle de fer entourant une roue, jante'
n'est attesté que par le scol. de £ 724 et l'EM., et doit être
le lat. cant{h)us m/sens, mot africain ou espagnol selon Quiu-
tilien Inst. or. I 5, 7-8, lequel aurait donné au gall. canf au bret.
kant 'cercle, van, tamis'; voy. Walde^ s. v. ^).
KavGùXri f.'tumeur, àvoibricriç Hésych.'(Esch. fr.216 D.; k- désa-
spiré pour x-) : got. gunds m. 'chancre, Y^TYPCiiva' ags. jund
V. norr. gmid v. h. a. gunt gund 'pus, abcès purulent'. Holt-
hausen KZ. 28, 282. — Sur zd gunda- 'boule de pâte', que
Trautmann Ztschr. f. dtsch. Wortf. VII 268 apparente aux mots
german. (!), voy. Bartholomae IF. IX 282. Airan. Wb. 525.
Kavôuuv, -ujvoç m. 'âne, bête de somme'; KavBrjXioç m. 'âne de
charge'; KavBriXm n. pi. 'paniers suspendus au bât'; KavGiai f. pi.
'grandes corbeilles'. Etym. obscure; deux hypothèses chez
Prellw.2 207, dont l'une (: Kav66ç 'jante') est sûrement erronée-)
Kàvva f. 'roseau, Kà\a|uoç Poil., Arundo donax L., pi. (Crat.)
nattes de roseaux; (Ar. Guêp. 394) clôtures de roseaux' (lat.
canna est emprunté) remonte par l'intermédiaire de babyl.-
assyr. kanû à sumér.-accad. gin 'roseau'. Schrader chez Hehn
1) De lat. cantus 'cercle' sont issus ital. cantone >> fr. canton
(cf. pour le sens ail. kreis 'district') et fr. chant, nornianno-picard
cant, dans poser de chant une meule, une médaille, puis une brique,
un livre, que l'on écrit à tort champ.
2) Lat. cantêvius "rosse' n'est pas nécessairetnent un emprunt
grec, comme le veutWalde^ s. v.; ces termes étrangers ont pu être
empruntés indépendamment par le grec et le latin. — KdvBuuv, à côté
de KavGqXioç, rappelle lat. cahô gl. à côte de caballus, cf. s. v ko-
pdWiK p 388 scj.
- 407 —
Kulturpfl.'' 301. De lu liom. etc. KÛveiov KÛveov att. KavoOv
'corbeille' (att. Kavii-cpopoç), Kdvaaipov Hésyeli. Kâviatpov Atli.
m/sens, Kavaôpov 'chariot à banne (Xcn.j', Kâv(v)r|ç, -nTOç m.
'couvercle ou natte de jonc (Cratès chez Poil. Plut. Sol. 21)',
Kavvr|T0-TT0i6ç 'vannier (Hipponax chez Poil./, Kciviv a^oç m.
'mannequin; représentation du squelette (Arstt.)", Kavuijv, -ôvoç
ni. 'tige (le roseau, d'où pi. hoiii. poignée de bouclier; tige d'une
({uenouille; règle, etc.; tig. règle, modèle, principe', KavoviZluj
'régler; soumettre à une règle'.
KÔwapiç, -eoiç ion. -loç (aussi th. Kawa^ib-) f. (Hrdt. etc. i kcxv-
va^oç m. fStratt.) 'chanvre' {\a.t.ca7in(ihis est un emprunt grec.
Saalfeld Tens. it.-gr. 225); mot emprunté; cf. skr. f;rtwf/-A 'une
espèce de chanvre' ossète srni 'vin (prim. boisson enivrante tirée
du chènevis)'; Schrader chez Hehn Kulturpfl." 188 sq. et RL.
s. v. Ilanf p. 330 sqq. croit trouver les primitifs dans le tchéré-
misse Ixene kii'ie 'chanvre' et le ziryano-votyaque pis pus 'chan-
vre, ortie'; les emprunts ags. hœnep v. norr. hampr v. h. a. ha-
naf 'chanvre'; v. slav. Ixonoplja (d'où lit. l^anàpès v. pruss. l-na-
^ios) 'chanvre', contiennent encore des inconnues; voy. Walde^
s.v. (bibl.).
KaTTÉTiç, -loç f. 'mesure de capacité, xoîviS'; Kâmi f. 'crèche,
mangeoire'; KaTrdvn f. 'crèche; thess. caisse de voiture' : skr.
lapati 'deux poignées', pers. KaTriBn 'bùo xoiviKeç (Xén. Anab.
I 5, 6), lat. capulus 'poignée ou garde (d'une épée)' et 'cercueil'
capsa 'coffre, caisse' capsus 'coffre, caisse de carrosse; cage
d'animaux' (gr. Kaiya Phot, Suid. Kâ|LH|ja llésych. Ka)ai|;iov H,
sont des emprunts latins), lett. kapét 'amasser, accumuler'
kapole 'monceau de blé' Jcapa 'niinot (de blé)' kaps 'pot (mesure
de grains)', i.-e. R. qap 'contenir', identique avec *qap- 'prendre,
saisir', cf. lat. capiô capâx capis 'coupe à anse' rapëdô -'mis
'coupe de sacrifice munie d'une anse' capula 'petite cnupe à
ause' caput 'tête'; cf. Prellwitz- 208. Trautmann BB. 29, 309.
Solmseii Beitr. I 198. Walde- s. vv. et voy. s. v. KdTTTUj. — Pour
gr. KdTT6T0ç voy. le suiv.
hom. etc. KârreToç f. 'creux, enfoncement; fosse, fossé; tombe'.
Voy. s. V. (TKaTTÊToç, R. {fi)qàp. — N'appartient pas, malgré
— 408 -
Prellvvilz- 208, au gToiipc kûttii f. 'crèclie' lat. capsa 'coffre';
voy. le préc.
KàrrriXoç m. 'détaillant, revendeur, brocanteur; cabaretier; —
adj. de brocanteur; frauduleux'; KarrriXiç, iboç, (ou Kârr-; f.
'eabaretière'; KairTiXeiâ f. 'commerce de détail (vin et épicerie)';
KttTTriXeiJuj 'être brocanteur: trans. brocanter, trafiquer de'.
Selon Prellwitz- 208 dérivés d'un KciTTri f. '*petit morceau' (cf.
KaTiri bè fi Tpoqprj Hésych. s. v. KâmiXoç;, cf. KàîTriTOv 'fourrage'
(d'où lat. tardif capitum), lett. kapaini 'paille hachée', R. qap
dans lit. kapéti lett. kapât 'hacher' lit. kaplgs lett. lapîis
'hache'. — Lat. caupô côpô -ônis 'cabaretier, aubergiste' côpa
cûpa 'cabaretière, serveuse' (Curtius^ 142. Thurneysen KZ.
28, 157), d'orig-ine incertaine, sont à écarter; cf. Walde^ s. v.
caupô. — Selon Ernout El. dial. 143 KairriXoç et caupô seraient
tout au plus deux emprunts indépendants faits à une langue
méditerr. non indo-eur.
KaTTVÔç m. 'vapeur, fumée'; Kairviàuj -uj 'enfumer; intr. fumer':
KaTTviluj 'faire de la fumée ; enfumer; intr. être enfumé'; KafTVÔLu
■Où 'produire de la fumée'; KOtTTvri f. 'cheminée' (forme abrégée
pour ion. Kairvo bÔKrj att. -bôxil f. Prellwitz^ 208); hom. àîro-
KaiTiJUJ 'exhaler'; Kairupôç 'séché' (voy. s. v.); cf. Kàiroç* vpuxt'l.
TTveûjua Hésych., Kanuç" TTveû)aa H.; hom. ptc. pf. ace. sg.
KEKaqprioTa 'expirant' (voy. Schulze Qu. ep. 249), cf. KÉKriqpe'
xéGvriKe H. Ka-nvoç en tant que *KFaTTVôç i.-e. ^quap-nô-s : lat.
vapor 'fumée' vapidus 'éventé' rappa 'vin éventé' ^), got. af-
■hapjan 'étouffer qc, éteindre' af-hapnan 's'éteindre' (i.-e.
^qudb- à côté de *qîiàp-) m. h. a. vericepfen 's'éventer (vin/,
lit. li-àpas 'souffle, exhalaison, parfum' kvepik -éti 'sentir
(bon)' Jccépiù Jtvèpti 'exhaler' lett. kwépét 'enfumer' kûpét
'fumer' tehèq. (cf. Iljinsky Archiv f. slav. Philol. 29, 162 sqq.)
kop russ. dial. kopû {< *qu^po-) 'fumée' lit. kûpiitl 'respirer
péniblement' v. slav. kijpèti 'bouillir' (Curtius^ 142. Wiede-
niann IF. I 257 sqq. J. Schmidt KZ. 32, 405. 406. Plur. 204.
1) lu^X.vapor a été souvent détaché de ce groupe et rapproché,
à tort, senible-t-il, de v. norr. vafra m. h. a. icahern 'se mouvoir de
ci de 1;\'; bibl. chez Lidén Arni. St. 124 n. 2 (anu. khami 'vent'
<i\.-e.'*qn^pm-iio-, d'un *qii9p-mo-?)
— 409 -
Zupitza Gntt. 55. Hiit Abl. § 178), puis lat. ciqno '*être eu
effervescence (cf. cupere alicul 's'intéresser vivement à qu.'.);
désirer' ombr. Cuhrar 'Bonae' sab. cuprum 'bonum' (c.-à-d.
'désiré, désirable', cf. von Planta I 122), skr. A7/^j,?/«// 'bouil-
lonner, s'emporter de colère' (Osthoff MU. IV 33. Perf. ôau
bibl.), i.-e. '^quêp- : ^qeuêp- 'bouillonner; se dit aussi de matières
qui fermentent'; pour la question de l'initiale voy. aussi Her-
mann KZ. 41, r)2sqq.
KaTTTTa emprunt phénicien, cf. hébreu kap.
KÛTTTTapiç, -eujç f. 'câprier, Capparis spinosa L.; câpre'. Ktym.
inconnue; mot exotique. Origine : les pays à loricnt de la
Méditerranée. — Lat. capparia est naturellement emprunté, cf.
Saalfeld Tens. it.-gr. 230.
Kâirpoç m. 'sanglier' (Kairpa" aï£. Tupprjvoi Hésych. n'est autre
que le mot latin) = lat. caper -prï 'bouc' capra 'chèvre' = ombr.
kabru kaprum 'caprunf icahriner g-én. sg. 'caprini'j, v. norr.
hafr ags. hœfer 'bouc' ull. iiiod. haherbock -geiss 'bécassine' ')
(Curtius"' 142), gall. caer iicrch 'chevreuil', cf. aussi v.irl. caera,
gén.caerach 'mouton' (^Fick II' G4; celt. *La[p]e)'o-Vxa[p]ei'ak-),
i.-e. *qapro-N, qui a pu ne désigner que le mâle, lat. féni. capra
étant ultérieur; cf. skr. kâprt 'pénis' (Foy IF. VIII 295 sqq. i —
Pers. mod. vapis 'bouc d'un an' (Uhlenbeck PlirB. 19, 330)
a été apparenté à v. sax. slàp v. h. a. scàf 'mouton', i.-e.
^sqèp' *sqeb- (Walde'^ 125 bilil.), mais ne se prête guère à un
rapprochement, p intcrvocaliipic donnant pers. -b-. — Arm. hau-
)'(iii 'troupeau', où Pederscn KZ. 39, 350. 387 voyait haur- :
lat. caper etc., est pour Lidén Arm. 8t. 26 parent de skr. pàti
'garder" lat. pa.scô 'faire paître' gr. ttûju etc., cf. zd pâlira-
vaut- 'qui assure la protection'. — De là Kàripaiva f. 'laie, truie;
femme débauchée'; KaTipâv'être en rut'; KaTrpiluu'être débauché'.
KÛTTTiu 'happer avidement, avaler gloutonnement'; hom. kûtth f.
ord. ])1. 'crèche, mangeoire': kuûttit f. 'poignée, manche, etc.'
( voy.s. v.) : \at. capio prendre' — got. lia/jan v. h. a. Jie/'fen ags.
hebban v.norr. hcfla ixW.heben 'soulever', lat. capulus 'manche',
V. h.a. habii ail. luindhahe 'poignée' etc. (voy. s. v. KaTréiiç),
1) L'oiseau pousse un clieviotoinciit au temps des amours.
— 410 -
lat. captus 'pris' = v. iil. cacht 'servante' gall. caeth corn, caid
'captivus, servus' gaul. Mani-captos (Fick II* 65) got. hafts
V. b. a. haft 'captivus' haff 'lien, chaîne', skr. (Pedersen KZ.
36, 77) Jcapafl 'deux poignées', m. irl. câin 'tribut' (< celt. *Ayz/>
iii- i.-e. *qôpni-. Stokes KZ. 37, 255), lett. kampju Icampt
'saisir' lit. kûpà 'rançon du bétail engagé'; lett. Tiepjn 'je saisis'
(Fick I^ 387. IP 65. Bechtel Hptprobl. 246; cf. aussi Bartho-
lomae IF. III 44 n. 1) est influencé dans son vocalisme par une
forme à degré è comme lat. cêp2;i.-e.*^è^-:*g9p- 'saisir, prendre',
identique avec *qèp- : ^q9p- 'contenir'. Voy. en général Curtius^
141. Zupitza Gutt. 103 (bibl.). Fick III Ml sqq. Walde^ s. v.
— Arm. kap 'lien' kapem 'je lie' (Hubschmann Arm. Gr. I 457
avec doute) est sûrement à écarter (Pedersen KZ. 39, 379:
voy. aussi Scheftelowitz BB. 28, 305). — Alb. kap 'je saisis'
est pour G. Meyer Alb. Spr. 179 (contre BB. 8, 185) un emp-
runt turc (kapmak 'saisir, attraper, happer'). — Pour russ.
dial. èdpat' 'toucher; prendre, saisir; puiser' {<*qêp-, degré
de lat. cêpl?) voy. Berneker EW. 135.
KaiTupoç 'sec, séché, desséché; aet. qui dessèche (Théocr. II 85);
fig. clair-sonnant; gaillard'; KaTTUpo0o"9ai 'être sec'; KaTTupibia
pi. n. 'gâteaux secs'; Kaixvpilw 'faire la fête'; KairupiaTriç, -oO
m. 'fêtard' M : hom. aTTO-Kainjuj 'exhaler', Kàrruç' Trveû|Lia Hésych.
Voy. s.v. KaTTVôç. — Kanupôç (Fick P 382) n'a rien de commun
avec àpTO-KÔTTOç lat. (osco-ombr.) popïna lit. kèpH 'rôtir, cuire
(du pain)', cf. s.v. iréaau) 'cuire'.
KaTTUJv ne se rencontre que dans des glossaires et est l'emprunt
latin capô 'chapon'. Solmsen Beitr. I 212 n. Voy. s.v. Koiràç.
ion. Kotp n. 'tête' seulement dans èm Kctp (devant consonne ) TT392
et àvaKap 'en remontant' Hpc. chez Gai. Selon Ehrlich KZ. 38,
87 sq. 39, 556 sqq., 1' a est long et le prim. est *Kâpç ; voy. s. v.
(ion.) Kâpîç. — è'YKâpoç 'cerveau (Lycophr. Anth.) est tenu
par Ehrlich Z. idg. Sprachgesch. 8 sq. pour le résultat dune
méprise dans l'interprétation de xiuu bé )aiv èv Kapôç axât] I 378
et n'a pas de valeur au point de vue étym. Le sens de cette
1) Sur l'évolution des sens dans ce groupe voy. Allègre REG.
XIX 299 sqq. Willems RÉG. XIX 383sqq. Ph. É. Legrand RÉG. XX lOsqq.
— 411 -
phrase est: «Je l'estime autant que rien ; Kûpôç est le gén,
d'un dor. att. Kdp < *Kâp-ç provo(iué par les ca« obliques vis-
à-vis de l'ancien nom. Kiîp 'destruction, anéantissement''), cf.
ion. MJtîp 'étourneau' gén. *HJap6ç, puis ion. att. nom. vj;dp. —
On préférera l'avis de Solmseu BPhW. 19U6, col. 957. Beitr.
1 161, qui rattache gén. Kapôç 'rien' (sens prim. '(jc. d'extrême-
ment petit') au groupe KÔpiç m.'punaise', Kapvoç- cpGeip Hésych.,
KÔp' cpGeipH., ckapi 'ciron, mite' (dKapi'? sens prim. 'insécable')
àKapmîoçàKapïîç 'tin, ténu, tout petit', KÔpuvOoç • ixàlr]ç \\)wix6<; H.,
Kopuv6e0ç' KÔqpivoç. KâXa6oç H., Kapiiaoipouç* toùç év ^r|be)Liia
jLioipa H. et Keipai 'couper'.
att. Kapa 'tête'. Voy. s. v. hom. Kâpnva pi. Composés: ion. att.
KapâboKÊÎv 'tendre la tête pour observer, écouter le cou tendu',
Kapai^apâv (Phérécr.) KapiiPapâv (Aristoph.) -eîv (Luc. Arstt.)
'avoir la tête lourde' (voy. EInlicli KZ. 38, 87).
Kdpapoç m. 'escarbot, scarabée (Arstt.i;— langouste (Epich.
Aristoph.); — sorte de navire léger (EM.)'; mot prob. macéd.
ou non vraiment grec, -Po-ç étant le suff. i.-c. blio- formatif de
noms d'animaux (cf. Kripaqpiç, -iboç f. 'langouste' Nid, mais
l'a interdit d'y voir avec Walde- s. v. cûrabua une formation
non redoublée apparentée à gr. KapKivoç lat. cancer etc.; y
aurait-il un rapport avec Kâpîç 'squillc, écrevisse de mer' (voy.
plus bas)? De là Kàpa^iç, -iboç f. 'langouste' (Gai.). — Skr.
çarabhd-h m., désignant un animal, est peu clair (< i.-c.
^îcern-blw-s'^) et n'offre (piune ressemblance fortuite avec le
mot grec; voy. s. v. KÎpacpoç.
KdpaYOç* 6 Tpaxùç vpôcpoç, oiov Trpiôvuuv Hésych. Russ. sorôga
'homme silencieux' y.^\a.v.sro(jH 'terrible, austère' (Torbiiirnsson
Die gemeinsl. Liquidametathese 1 30 sq. ; l'initiale serait i.e.*À--)
s'éloignent du mot grec i)ar le sens; b. ail. lun-ken dan. harke
'tousser légèrement (id loe. cit.) sont pour Falk-Torp EW". 381
et Torp chez Fick III ' 77 parents de gr. KpdZ;uj 'pousser un cri
rauque ou guttural, vociférer' KpujZ;uj 'pousser \\n cri rauquc;
1) C'était l'idée des anciens et de Kretsclinier KZ. 31, 3.Ô4. —
Etyni. à écarter : *Kap- 'cheveu', qui serait apparenté à KCipui 'tondre'; —
KÔpov KÔpoç 'chervis'. Brng'niann IF. XV' II 363 n. 1. tout en attribuant
au mot le sens de 'rien', renoin,-ait à l'expliquer.
— 412 —
croasser; produire un bruit strident, grincer , desquels Kâpafoç
semble assez proche ; l'initiale serait alors i.-e. *q-.
KdpPâvoç, -ou et Kappdv, ace. Kap^âva m. (Esch.) 'barbarus, pe-
regrinus'. Etyra. inconnue; -a- dor. ou éol.
KapPàTivoç 'de cuir'; KapPaTÎvri f. ord. pi. 'chaussure de cuir'
(Xén. Arstt. etc.). Étyin. inconnue.
Kapbajuov 'cresson, LepidiuinsativumL.'(Xén.Aristoph.Théopbr,
Etyni. obscure; patrie: Perse et Asie mineure. De là Kapbauiç,
-îboç f. (Nie. Plut.), Kapba^ivn f. (Diosc.) 'cardamine'; Kapba-
juiluu (Ar. Th. 617) 'parler de cresson'. — ^kr. kardarna-h 'boue,
saleté' évoqué par Prellwitz'- s. v. est sans doute différent de
hardama-h désignant une plante; il pourrait y avoir emprunt
de la part du grec. — Kapbà)Liuj)uov 'cardamome', aromate
(Théophr.) < *Kapba|u-a^iuj)uov (p. 59) par dissimilation sylla-
bique.
att. Kapbiâ ion. Kpabiri {^kvd ) lesb. KapZiâ cypr. KopZiiâ (cf. Brug-
niann Ber. d. sàchs. G. d. W. 1895, p. 50 sq.) f. 'cœur; estomac;
moelle d'un arbre (lit. szifdis 'cœur du bois'; pour le ton voy.
Gauthiot IF. XXI Anz. 98)'; poét. Kfjp n. (*Kripb) 'cœur' : arm.
(HubschmanuArm.Gr.I490)sirdnstr.sg.sr^z-î;(<i.-e.*Â;êrfZi-),
lat. cor cord-is, v.ivl.cride (<celt. ^kridio- i.e.'^krd-) 'cœur'
gall. crakld 'cœur, centre' bret. kreiz '*cœur; milieu' (Fick 11^
95. Henry Bret. 80. Pedersen K. Spr. I 69), got. haliiô v.h.a.
herza ags. heorte y. norr Jiiarta 'cœur', lit. szirdls f. (passage
dans la décl. des th. en -/-; l'ancien gén. pi. szirdû [auj. szirdzù]
semble être un legs de la flexion cons., cf. lat. gén. pi. cordum)
\eti. s rrd s v. pruss. .s-e?/>* ace. sir an {<C*sîr n., i,-e. *kérd- —
gr. Kfip. Trautniann Apr. Spr. 424) v. slav. srîtdïce serb. s'i'ce
'cœur' v.s\îiv.sr<''d(( 'milieu' lett. se'rde 'moelle, cœur du l)ois';
^kred- (dans lat. crcdô 'avoir confiance en qn., croire' <*Â"ref/-
+ ^dhê-, cf. skr. çrdd-dddhati. v. irl. cretim m/sens") *kërd-
*krd- reposent sur *kered- (Hirt Abl. § 576). Skr. hï-d- gén.
hrd-âh n. 'cœur' su-Tiârd- 'qui a bon cœur, ami' gâth. instr.
zdv^d-â, aryen *zhârd- *zhrd-, i.-e. *ghêrd- *gJird-, appartient
à une autre R. et rime avec i.-e. *Â'ërfZ-; la tentative de Siebs
KZ. 37,300 pour les identifier ne convainc pas. Cf. Curtius^ 143.
F. de Saussure MSL. VII 79 sq. Zupitza Gutt. 182. Torp chez
— 413 —
FickIII'77. P\ilk-TorpEW.411sq. Briigm.'uinGidr.II-, 1, 132.
E. Levvy KZ. 40, 419. Etc.
KdpboTTOç f. 'huche' à pétrir le pain (Aristoph. Plat.). Étyni. in-
connue.
honi. KÔipri va (< ='^Kapacr-vo-, i.-e.=-7.';-;v.v-, forme réduite de*Jceras-
dans g-r. Kfc'paç, voy. s. v.) n. pi. 'têtes; sommets: citadelles', sg.
(depuis les hymnes) ion. Kdprivov att. dor. KÛpavov ; éol. Kapavvo-
est attesté parKàpavvoç-KeKpùcpaXoç-Kptîbeiuvov Hésych. et par
le nom propre Kopavvoç (éol. -op- < -ap- 1 ; sur "■■Kapu.avu on fit un
sg. *Kapaaâ (cf. sg. ôvo|ua: pi. *ôvo^v a -uuvi, d'où [ou. Kcipji
(avec 11 d'après Kctpiiva au lieu du plionétiquc ai, att. mpâ 'tète',
d'où g-én. KÛpri-Toç dat, KÛpri-Ti (d'après ôvÔMa-TOç -xi : ôvo|Lia,
^eXi-Toç -Ti : ixéXi); gén. Kap»îaT0ç est prob. un ail. métr. pour
•"KapàlalùToç: Antiinaciue crée sur KapiîaToç un nom. -ace.
Kdpnap (d'après iiTruToç :fiTTap); avec morphème -ro- (cf. lat.
cerebrum < *ceres-ro- ou *ceras-ro ) Kapdpa- KecpaXiî Hésych.,
d'où Kapdpujv (< *Kapa(j-po-i, père de Kapâvoç. De là att.
(Esch.) Kapdvoûv 'achever' (cf. fr. achcrcr < lat. *«c-t7/y>^/re,
ad -f cdjjiif, et gr. xeqpaXoûv et Kpaaiveiv). Cf. Brugniann
IF. XVllI 429 sq. (bibl.). Solrnsen Ikitr. I 149 sq.
Kape^oi • Kiviîaeiç Hésych. Voy. s. v. aKaipuu.
(ion.) Kâpïç, -îboç, att. (;Aristoph.) Kâpîç, -iboç f. "squille, écre-
visse de mer'; dor. Kuupiç (Épich. Sém.) Koupiç (Sophr. Épich.)
m/sens. Kâpîç est rattaché à hom. Kdp (*Kapç) 'tète' par Ehrlich
KZ. 39, 056 sq. (cf. Ath. 111 lOOb; la tète est très forte chez, ce
crustacéi, pour qui Kujpiç KOupiç sont dérivés d'un *Kujp *K0up
< *Kopç parallèle à Kdp, d'où aussi Kujpea- ctKpa Hésych., cf.
lioni.KoupiE X ^^^ adv.'i)ar les cheveux' et*è'TKOupoç à déduire
de èfKOupdç -dboç f. 'peinture sur un plafond'.
hom. KapKaiptuYlô? 'résonner', forme redoublée de la R. (/or{à)
contenue dans skr.crtrAY?r//'mentionnerélogieusemenf(7n-/>v//-//
'gloire, louange' Icarl-arih l'arl-ari 'sorte de luth* l-nii-Ii 'men-
tion, gloire, notoriété', v. noir. hr6s 'gloire' hrôdr ags. hi-iUIor
hréd V. h. a. {h)rHod- 'gloire' got. hvôpe'Kjs 'glorieux' v. h. a.
ih)n(oi>i 'gloire, éloge, honneur' ( Bersu Gutt. 174. Fick I' 19.
:>84. 111 '79. lof). FeistEW.144sq.),v. pruss. /.//vZ/rentendre',
V. norr. /lo-n/a 'faire savoir, mander" (Zupitza Gutt. 114. Jo-
— 414 -
haDSSon IF. XIV 317. Osthoff Et. Par. I 35 bibl.), à côté de
quoi*qâr- dansgr. KripûE dor.KdpOE 'héraut' skr.A^ârîi-^ 'chantre,
poète' et lat. caymew 'chant' (sir est ancien; voy. Walde- s.v.).
KdpKapor xpaxÊÎç Ré&ych. = s,kr.Ji(irkara h'dur'', cf. karkaça-h
'rude, dur' larokah m. 'grêle' karkata-h m.'écrevisse'; voy.
s. V. KàpKivoç. — Arm. kerkerim^ynx la gorge sèche, je suis
rauque' (Biigge KZ. 32, 48. Brugmann Grdr. I- 425 sq. 58u)
est à écarter. — Pour KÔpxapoç et KapxaXéoç voy. s. vv.
att. etc. KapKivoç m.'écrevisse' : skr. karkata-h (karkin- 'cancer
dans le zodiaque est un emprunt grec) 'écrevisse, crabe', lat,
cancer -cri 'écrevisse' <*carcro- resp. [.-e.^qanqro- <CJ^qarqro-,
avec n dissim. de r comme dans skr.kdjskata h i^kdidkrta-)
'cuirasse', puis gr. KapKapor Tpaxeîç (voy. plus haut). Curtius''
143. 144. E,. qar non redoublée dans got.hardus v.h.R.hart
'dur' gr. KpaTÙç 'fort, ferme'.
Kdpvri * Z;r||Liîct Hésych.; aùxoKapvoç * aÙTOÎrmioç H.: lat. cànnô
-are 'injurier, invectiver', v. irl. caire 'blâme' {*kariia) v. gall.
c«r6c? 'nequitiae' (Curtius^ 148. FickII'^71. Henry Bret. s. v.
kiriek 'fauteur'), lett. karinât 'taquiner' v. slav. korà 'contu-
melia' koriti 'humilier' karati 'punir' (Fick 1*377. 11*1. cit.);
le vocalisme -e- se rencontre dans lit. iszkernéfi 'calomnier' et
gr. KepTO|Lioç 'méprisant, railleur' (cr)Këpa(poç 'raillerie' Hésych.
(Fick IP I. cit.), qui peuvent d'autre part appartenir à R. {s)qer
'trancher' (Brugmann IF. XV 97 sq.) ou encore concilier R.(.s-)çer
et R. qar 'blâmer'.
Kàpvoç* (pGeîp Hésych. Voy. s. v. ion. KOtp sub fin.
xdpvoç* (m.) . . . irpôpaiov Hésych. Cf. p. ex. got. haûrn v. h. a.
Tiorn n. 'corne' (< germ. comm. *hurna- i.-e. *krno-) et voy.
s.vv. K€pa6ç KÔpuboç Kopuç Kopuqpri Kpîoç.
KÔpov (Diosc), Kdpoç n. (Gai.) 'chervis ou carvi', plante. Etyni.
inconnue.
Kapoû(T6ai 'se sentir la tête lourde' (Hpc.) <*Kdpoç ntr. 'tête';
Kdpuuaiç f. 'lourdeur de tête' (Hpc.) ; KapuûbriÇ 'léthargique' (Hpc.) ;
Kdpoç masc. 'torpeur' est un subst. postverbal (III ^ siècle);
cf. Ehrlich Z. idg. Sprachgesch. 6. — Étym. erronées chez
J. Schmidt KZ. 21, 96 (: v. h. a. m. h. a. hirmen 'reposer') et
Fick BB. 3, 162 (: lit. kufcéias lett. kurls 'sourd').
— 415 -
I. KÔpTTaaoç f., -a n. pi. 'lin fin; vêtement de f;"aze', emprunt au
skr. Tcarpdsa-h 'cotonnier, Gossypium lierhaceum' ^p. ex, A.
Maller BH. 1, 280 sq. Uhlenbock Ai. Spr. 4G .«q. SchraderRL.
62); lat. (-(irhasus f., -a n. i)l. 'lin fin; vêtement de lin. etc." est
un emprunt grec* (^Saalfeld Ten.s. it.-gr. 231 j.
II. att. postclass. KcipTraaoç f. plante vénéneuse (Diosc.), cf.
ÔTTOKdpTTaaov 'suc de carpasos fGal.); prob. distinct du préc,
et d"ori<^ine inconnue ftliraco-phryg. ?): a pu être modifié par
étym. pop. sous l'influence de Kapirôç 'fruit', mais n'est pas
(contre Brugmann Ber. d. Sachs. G. d. W. 1899, p. 185; dé-
rivé de KapTToç au moyen d'un suff. -aaoç.
I. Kapnoç m. 'fruit (*cueilli, *coupé)' < i.-e. "^qrpô-s; Kaprriov
'baie'; KÔpTriiuioç 'qui porte des fruits'; KapTtiiluj 'récolter des
fruits': kpuOttiov (*5'/7j-) lunciWe' : Hkr.Jxrpâna-h 'glRuckipànt
'poignard, ciseaux', \{it. caiyo i^qî'po) prim. 'arracher en pinçant;
arracher, cueillir' (pour le sens premier cf. ags. hearpe v. norr.
harpa y.h. a.harfa 'harpe'; bibl. chez Walde^ s. v.), m. irl.
corrân 'faucille' cirrim 'je taille, Je coupe, je mutile' (avec -i-r-
<Crp-. Zupitza KZ. 35, 264), irl. cuir 'baies' irl. niod. caor 'alise'
etc. (< celt.*/irtr?oi.-e. *q>'pio-. Ernaultchez Henry Bret. s.v,
A*er2m 'alise'. Pedersen K. Gr. I 23. 44. 94), ags. hœrfesf v.h.a.
herbisf ail. Jierhsf 'automne' ('*temps de la cueillette") v. norr.
herfe 'herse' (Zupitza Gutt. 114. Meringer IF. XVI 131), lit.
Jcerpù Mfpti 'couper avec les ciseaux, tondre' Artryn/fi 'couper'
lett. zei'pu z'ù'pt 'tondre' zirpe 'faucille' (cf. slav. comm.*é7;'y>/7
dans russ. dial. cerpn 'faucille') v. slav. crûpq crèfi [*cer2}fi}
érùpl'qcrûpati 'puiser' etc. (voy. Berneker EW. 170); i.-e. lî.
(s)qerp {et v.h.M..scir6rtesson', skr. kai-para h 'tesson, coupe,
crâne' [voy.s.v.KàXTTiçp.400j etc.) 'couper, séparer', élargissement
de R. {s)qer dans gr. Kcipuj v. h. a. sceran lit. skùrtl 'couper'.
Cf. p.ex. J.Schraidt Voc. II 33. Curtius^ 144. Osthoff IF.V 320.
II. KapiTÔç m. 'poignet'; hom.ctc. KapirâXiiaoç 'pronipt, agile, ra-
pide' (cf. pour le suff. hom. eibà\i)Lioç 'de belle apparence').
KapTTÔç < \.'t*ku)-p6-s '*le mobile' : got. (Schrader KZ. 30,473.
Solmsen KZ. 30, 602 sq.^ hairhan 'TtepmaTeîv' v. norr. hnerfa
'se tourner' v.h.a. hirerfan hicerhan 'se tourner, revenir, être
actif «;germ. conini. *hicerban 'se tourner') v. norr. huirfill
- 41tJ —
'cercle' v. b. a. icirhil 'tourbillon' (< germ. comm. ^hwerhïla-),
puis(?) skr. (Zupitza Gutt. 57) çûrpam, 'corbeille tressée pour
vanner le blé, van'; i.-e. Huerp , alternant selon Zupitza 1. cit.
(voy. aussi KZ. 3i), 244) avec ^kuerh- dans gr. KÛp^iç f. 'table
en forme de pyramide (pivotant sur elle-même)' ; selon Solmsen
Javlenija 1. 8 la chute de u eu grec est due à une dissim. par
la labiale; voy, aussi Mansion Gutt. lo2sq.^).
Kctpaio V irXàYiov Hésych. Voy. s. v. èY-KÔpcfioç p. 212 sq.
ion. tragg. KotpTa 'fortement, fort'. Adv.formé sur radj.*KapTÙ-ç
'fort' (cf. boni. Pind. KapTuvoi); cf. iJuKa : ùjkûç, Mya : Xrfûç,
Taxa : tax^ç, 6a|uâ : boni. pi. 6a)uéeç; voy. s. v. KpâTOç.
bellénist. KdpTaX(\)oç m. 'corbeille'; KpoTuQvri (< '''KpaTUJvn.
J. Scbmidt KZ. 32, 370 sqq.) f. 'loupe (maladie de l'olivier.
Tbéopbr.)'; KÛpxoç m. 'nasse de pêcheur; cage'; Kupiia f. 'clay-
onnage, bouclier d'osier (Diod. Sic.)'; KupTeiâ f. 'pêche à la
nasse'; Kupreûç, -éinç m. Kupreutriç, -où m. 'pêcheur à la nasse':
skr. l'dta h (<! "^Jcdrta- *gf^) 'natte' kpidtti 'tordre les fils,
filer' liKrtanam 'l'action de filer' crtdfi 'attacher, lier', lat.
cràtis 'claie, clayounage, treillage, fascines' (= got. haûrds
'porte' \.won\hurd 'claie, porte' m. angl. Airc^e 'porte' v. h.a.
hurt (pi. kiirdi) 'clayonnage d'osier, claie') crassus 'épais, gras,
grossier', sens prim. 'formant pelote, aggloméré' (< ^qH-to-a :
V. slav. crûstvû 'solide, massif < "^qrt tû-o-s, skr. krtsnâ-h
'complet, total', voy. Brugmann Total. 55 sq.) cartUdgô (voy.
Walde- s. V.), \.\x\.certle 'pelote de fil' (Fick IP 80) m. irl.
crett 'corps, caisse de voiture' (<; *q}'t-7ic(. Stokes IF. II 173),
V. pruss. korto 'enclos' v. slav. krqfû 'tordu, d'où : raide, solide'
kre.{t)nati 'tourner' kretati 'flectere' lett. kritns (lit. ^kreiitnas)
'capable, excellent', sens prim.'*fortement tordu, *raide, *ferme,
*solide' (von der Osten-Sacken IF. XXIII 381). Cf. Curtius^
144. Fick r^ 25. 385. IIF 77 sq. Zupitza Gutt. 1 1 1 (bibl.). Etc.
1) Si phryg. Kopûpavreç KûpPavTeç 'prêtres de Cybèle' appartenait
H ce groupe (Ficii BB. 29, 239), il faudrait poser (comme p. ex. Brug-
mann Grdr. I- 608) i.-e. *querp- *querh- (vélaire), la palatale k don-
nant phryg. s, puis écarter skr. çûrpam. Pedersen K. Spr. I 121
verrait aussi *qu- dans irl. corr 'rond' cori' 'odd' con'ach 'inconstant,
versatile'.
— 417 —
I.-e. *qer(lf- '^'qert- est prob. un élargissement de '^qer- 'ployer'
dans gr. Kopubvri lat. curvos.
liellénist. KapTÔv 'poireau', ntr. (s.-ent. Kp6|H|Liuov; de Kaprôç
{*q7-t6-s-) adj. verb. de Keipuu "couper', cf. KapToi" KeKOupeu)aévoi
Hésych. et lat. ftectile porrum.
KapÛKri f. "civet lydien, d'où : ragoût délicat'; KapuKivoç 'rouge
foncé' (Xén.)etautres dérivés. Origine étrangère, vrais, lydienne.
Kdpuov 'noix'; Kapûâ f. 'noyer'; Kapûbiov 'noisette'; Kopuboûv
'châtrer' : lat. airina 'coquille de noix, (juille de vaisseau, na-
vire', skr. kâraka-h 'noix de coco; vase à eau fait d'une noix'
Jcaraidka-h 'crâne' fScheftelowitz BB. 2S, 145; les rapproche-
ments d'Uhlcnbeck Ai. 8pr. s.v. sont suspects), puis pcut-Otre
m. irl. cularcln 'concombre' (<celt. *kaluro- pour *îcani-lo-)
gall. cijlo7' m. bret. coloren bret. mod. kéler 'noix de terre' fStokes
BB. 23, 45 sq. Henry Bret. 59); un rapport avec R.qar 'être
dur' est possible.
Kciipqpoç, -ouç n. 'brin de paille, fétu, menu bois, fagotage, ra-
niille'; poét. KapcpaXeoç 'sec, aride, altéré'; Kapqpii f. 'fétu, brin
de paille ou de bois sec'; boni. etc. Kâpqpuj 'dessécher, flétrir';
KapqpL)vea0ar EripaiveaSai. qpGeipeaGai Hésych. et autres gloses,
cf. Friinkel Gr. Denom. 294. Kapqpoç {*q)-bh-) suppose i.-e. R.
(s)qet-ehh\ lit. skrebiu slcrepti 'être ou devenir sec' russ..v7i-o>7>-
/?M^rsecourber'/ioy'o/)i^/'i'Ourbcr'supposentdcniCmc*(éf)^ere/>//-,
ou *{s)qei'eb- attesté par v.norr. sl'orpinn 'ratatiné' sl-orpna
'sécher, se ratatiner' dan. skarpe 'croûte ; escarre' v. norr. slarpr
'ratatiné, maigre, infertile, inégal, rude, âpre, fort' = ag^.scearp
'rude, amer, fort' (angl. tiJiarp) v.h.a. scarpf'vmlc, âpre', avec
infixe nasal v. norr. skreppa 'se contracter' m. b. a. sdirimpeu dan.
iiknimpe 'se ratatiner' et bep d'autres. Cf. J. Schniidt Vue. II
491. Bugge BB 3, 107. Torp chez Fick IIIMÔii. Falk-Torp
EW. 987. 1019. 1032. Voy. aussi s. v. KpâMpoç.
honi. KapxaXéoç. Voy. le suiv.
Kâpxapoç 'aigu; acéré, mordant" i^Alcm. Lycophr. etc.) ; hom. etc.
Kapxap-ôbujv m. f., -ov n. (Solmsen Beitr. I 29 sq.) 'aux dents
aiguës"; Kapxapiotç, -ou m. 'requin' iSophr. chez Ath. VII 30(i d-
Etc.). Formation par redoublement {^khar-khar-), cf. skr'
khara-Ij 'dur, rude, aigu' pers. mod. a'rîr xànJ 'rocher; épine',
— 418 —
p. ex. Horn Npers. Et. §461. Ulileubeck Ai.Spr. 74. Danshom.
KapxaXéoç ""rude, âpre, desséché {b'wpx} O 541)', le suff. -aXéoç
a supplanté la finale -apoç (Kàpxapoç), bien que -ap- y fût radi-
cal, parce que -aXéoç de iaxaXéoç KepxaXéoç etc. était devenu
caractéristique du sens de 'sec (Debrunner IF. XXIII 2U sq.
37). Ce g-roupe ne doit pas être confondu avec Képxvoç 'rau-
cité' 1).
KapxriCiov (dor. -à- Pind.) Vase à boire, allongé et resserré eu
son milieu (Ath.)'; par analogie : 'calcet', terme de marine^).
Etym. inconnue; voy. s. v. Kép(x)voç.
KapuJTÔv 'carotte' (Diphil. Siphn. chez Ath. VIII 371 e), prob.
dérivé du ntr. *Kàpoç 'tête' dont Ehrlich tire KapoOaGai (voy.
s. V.) ; cf. KeqpaXiuTÔv (ail).
-Kttç dans àvbpa-Kdç'viritim' (Hom. Esch.) : skr. -çak dans parva-
-çdh et paruç-çdh 'membre par membre' ga7ia-çdh 'en troupe'
èka-çâh 'l'un après l'autre'. Brugmann Total. 27. — L'analyse
*âvbpa KdT = KaT' dvbpa (Bréal MSL. VIII 51 sq. Meillet MSL.
IX 51) est à écarter.
Kà(Tâç (Xén. Cyr. VIII 3, 6 sqq.), Kaaaâç Hésych. Poil., Kaaiiç
pap. 'chabraque', cf. kôç • . . . oi bè hiçi\xa Hésych., Kâcjcroç*
ijudriov TTttxù Kai rpaxù TrepipôXaiov, Kaa((T)07T0i6ç pap,, KacTuuTÔç
BCH. 1897, p. 391. Emprunt prob. sémitique. — Les rapports
*KâG'(Tâ (< *qaghia) : v. slav. loèa 'bép|ua, pellis' (Lagercrantz
Z. gr. Lautgesch. 115) etKaffSç (< *katsâ -FevT-) : skr. qasta-m
sorte de ceinture (*kat-s-to-) lat. (Varr.) castuîa 'corset de
femme' (Johausson IF. XIX 113) ne convainquent pas. — Ka-
craXpdç, -dboç (Aristoph.), xacaapdç EM., Kd(T(Ta (Lyeophr.) f.,
KacdXpiov scol. Ar., Kacraûpâ ou Kao'uupdç f. Hésych., Kaauupiç,
-iboç (Lyeophr.), KaaiupÎTiç, -iboç (Hippon.) f. 'prostituée', Ka-
c'uupiov (-eîov Hésych.) 'lupanar' (Aristoph.), Kaauupeuuj 'scortor'
(Lyeophr.). Selon Bezzenberger BB. 2, 157 ces mots sont pa-
1) Chez Eur. Ion 1427 (corrompu) H. Grég-oire Rev. Instr. publ.
en Belg. 53(1910), p. 109 veut voir un *KapxaipLu 'montrer les dents'
et lit bpàKOVTe Kapxaîpovxe iraTXpûouj ■^évvi.
2) Cf. Cartault La trière ath. 172 sq. 177 sq. Vars L'art nau-
tique dans Tant. 64-77. — Fr. calcet < ital. calcese < lat. carchêsiuni
-< gr. Kapx^îoiov.
- 419 —
rents de lit. Icèkszè f. 'courtisane' v.slav. lochati''?àxnç.r bl, russ.
Icochac 'embrasser'; lit. è fait difficulté. Il est plus probable
que ce groupe se rattache à l'exotique Kaa(a)ûç en tant que
'peau' par la même métaphore qui fit passer lat. scoWmw 'peau'
(Varr., cf. cor'ium cortex) au sens de 'prostituée'.
(lac.) KaaéXa* Ka9ebpa Hésych. Lire KaaeWd < *Ka0e\Xci *KaT-
-éb-Xâ et cf. p. 244 s. v. lac. éXXd.
att. Kaaiâ (Théophr.), ion, Kacrir) (Ilrdt.), att. postelass. Kaaaia
(Diosc.) f. 'laurier-casse ou faux cannelicr', emprunt à l'Orient,
cf. hébr. q^'std (p. ex. A. Muller BB. 1, 281. Lewy Frenidw.
37. Schrader RL. 988 sqq.).
hom. Pind. tragg-. cypr. lesb. KaaiYvr|T0ç thess. KairfveiTOç IG.
1X2,804 (Larisa) m. 'frère'; hom. KaaiYvtiTr) f. 'sœur'; boni.
aÙTOKaaÎYvriTOç m. 'propre frère'; hom. etc. aùiOKacrirvnTn f.
'propre Sd'ur'. Selon Kretschmer Glotta 11 204 s(iq., revisant
l'opinion de Wackernagel KZ. 33, 13 sqq., il y eut haplologie
d'un *aÙTo[Te]KaaÎYvriToç, contenant un *T€Ka(Jî fém. ancien de
TeKuuv; on attendrait *TéKaacra<'^TeK»T-id(Prelhvitz2 66. 211);
Kretschmer défend sans preuve suffisante la j)ossibilité d'un
*TeKaTi- *T6Ka(Jï- en composition. — Selon Fick Curtius' Stud.
VIII 323 Kàaiç, -loç m. f. 'frère' ou 'sœur' (tragg., mais prob.
d'origine épi(|ue) est un hypocoristi(iue de KacrÎYvriToç; lac. kû-
CTioç 'frère, cousin' Hésych. en serait un second, cf. Kdanç"
fiXiKiuOTiiç H. et lac. épigr. Kaaev (Kretschmer op. cit. 204) i).
KaaKdvbiî' 11 -fnQuXXiç ('i)etit poireau') Hésych. < *(JKa-(JKavbiE
par dissim. régressive (j). ex. Brugniann (irdr. I- 856) : (JKdvbiE,
-îKOç, -uE, -ùKOç m. 'cerfeuil'.
Kd(j|Liopoç' bûcTTiivoç Hésych. < *KaT-a|aopoç, cf. |ueipo|uai luoîpa
ei'lLiapTai etc., R. smer.
hom. llsd. Hrdt. Kaaaiiepoç att. Katii- m. 'étain'; skr. Jcasf/ni-m
lat. cassiterum v. slav. hositerû 'étain' sont des emprunts grecs:
un emprunt à l'assyrien n'a pas été prouvé (cf. Lewy Fremdw.
60 sq.); la tentative de S. Reinach Rev. arch. XX (1892), p.
262. L'Anthropol.l892,p.2T5. Babyl.a.or.record 1892,p. 129.
1) Koivira • àbeXq)»'-], Kaivixaç • à6eXq)oùç Kai àfeeXçdç Hésych. sont
sans ethnique; -a- intervoc. > -/»- en cypr. hic. arg-. él.: la 2de partie
<lu mot est peu chiire; cf. Kretschmer Glotta II 205 et n. 2.
— 420 —
Rev. celt. 15, 107, qui voit dans KaaaÎTepoç un mot analogue
aux noms gaul. Cassivellaunus Cassignàtus (où cassi- : gr.
èKéKacTTO KeKab|uévoç 'éminent' KddTUjp, R. t:ad 'se distinguer',
cf. Fick IP 67 sq. Henry Bret. 49 et voy. s. vv.), les îles Kacrcri-
Tepibeç ou Scilly (Hrdt. III 115) ne devant pas leur nom à ce
métal, mais lui ayant au contraire donné le leur (cf. Brundu-
sium : bronze, KuTipoç : cuivre), ne lève pas tous les doutes; voy.
Schrader RL. 990 sqq. Spracbvergl. ^ 92 sqq.
Kacrcuuj (rare), att. KaxTuoj (et eY-, TTapa-KaxTduu) 'ressemeler;
fig. tramer, intriguer'; Kàa(TO|ua, att. KétTTOjua n. 'semelle'. KaiTÔu)
est un dénom. de Katrùç f. 'morceau de cuir' Poil. (Kretschmer
Glotta I 53). — Le rapport, en tant que*KaT-(Jii)iuj, avec Mt.siùti
y.ii\Ry.siti ^kr. sïvyati 'coudre' (Curtius^ 381. Osthoff MU.
IV 130. Etc.), déjà critiqué par Lagercrautz Z. gr. Lautgesch.
114 sq. (qui évoque à tort Kaooâç, voy. plus haut) est à écarter.
KdcTTavov, pi. -a (Mnésith. chez Atb. II 54 b), Kacriavéà f. (Gai.)
'cbâtaigne'; emprunt prob. à l'Asie, cf. arm. kask "cbâtaigne'
Taa.s-keîii 'cbâtaignier' (Scbrader chez Hebn^ 387 bibl. RL. 410
sqq.; voy. Hubscbmaun Arm, Gr. I 166. 394).
KdcTTUjp, -opoç m. 'Castor', Dioscure. Voy. s. v. KeKabjuévoç. —
KdaTuup, -opoç m. 'bièvre ou castor' (Hrdt. Hpc. i, par transport
à l'animal, dont une sécrétion, tô KacTiopiov 'castoréum', s'em-
ployait utilement dans les maladies de matrice, du nom du
Dioscure, qui est lui-même un (Juuxrip des femmes; cf. Kretscbmer
Wiener Eranos (1909), p. 121 sqq. Boisacq Rev. Instr. publ.
en Belg. 53 (1910), p. 101 sqq. - Skr. (Scbrader RL. 85) la-
stûrl f. 'musc (en tant que parfum)' est un emprunt au gr.
Kaaxopiov.
KaauOpiov etc. Voy. s. v. Kdaâç.
Kttxd (instr.) et hom. Karai (dat. sg.), poét. Kdxa par anastropbe^),
adv. 'de haut en bas', prép. avec ace. hom. 'à travers, le long
de, conformément à', avec gén.-abl. 'du haut de', avec gén.
vrai 'sur' E 696. r217; sens prim. 'le long de qc., et de telle
façon qu'on soit uni à l'objet de manière à le toucher' (Brug-
1) Sur les formes dialectales vo3\ vanHerwerdenLex. suppl.-
756. Giinther IF. XX 46 sqq. Sur Kaxa- préverbe voy. Brug'mann
Gr.Gr.3 443 sq.
— 421 —
niann KVG. §§ 581. 617 1; cf. irl. cet gall. cant can cjan bret.
(jant corn, cann gaul. canta- Me long de, près de, avec' (Havet
MSL. IV 372. Bréal MSL. VIII 476. X 404. XII 241. Fick 11^
94. Henry Bret. 128 sq. Pedersen K. Spr. I 138); i.-e. *knt-
*kmf- est une amplification de *kom dans lat. com- cum co- =
osq. com con co- 'avec' ombr. com -co co- prép. 'avec', postpos.
'apud, jnxta' Xdii.contrd 'vis-à-vis, en face', v. irl. com- cum- co-
'avec' galLt'///" gaul.com- co-, prob. germ. (/a- (Bugge PBrB.
12, 413sqq. Bruginann Total. 21. Streitberg PBrB. 15,102.
Meillet MSL. XV 92) et v.slav.siï '*hït-) 'du haut de, gén.'
( Meillet MSL. lX49sqq. Pedersen 1. cit.). — M. v. Blankenstein
IF. XXI 99-115 ramène Kaià à une R.kent ou kemt et l'ap-
parente à g;ot.fr((-hhi])(i7i 'sirrèter qn.' ha ndus 'main', Kaià Tfiç
K\i)LiaK0ç ayant signifié '*en se tenant à l'échelle, *Ie long de
réchelle', Karà TÔviT0Ta)a6v'-''en se tenant au fleuve'; ingénieux,
mais hardi. — Voy. s. v. koivôç.
lioin. KaiaiTuE, -uyoç f.'casque bas' de cuir, sans panache (àqpa-
Xoç Ktti dXoqpoç K 258) '«ttô toû kûto) leTÙxSai' selon le seol,,
cf. s. v. dvTuE, mais pourquoi -y- à côté de aor. tétokciv et prés.
TÊÙxeivV Pour Kaiai- cf. adv. hom. Karaî -rrapai ÙTrai (dat. sg.,
cf. Brugmann Gr.Gr.3 226) et hom. KaraipaTÔç v 110 'accessible'
épigr. (Zeùç) KaTaipaiâç -tiiç (renvois chezGiinther IF. XX 36).
crét. KaxaaKevi,! '(s"il)tuc' GDI. 4998 I 14 sq. est rapproché par
Petersson IF. XXIII 394 de v.norr. .s•^7n?^'peau'(<germ.comm.
'"'.s-linpa , ï.-e.'^fiqenfo-) Vû.sl-inù skinfi. 'cueillir', i.-e. R. *s-qen
'enlever par le frottement, racler, couper'; je préfère l'hypo-
thèse d'un gr. (jKev- <*pqe)i- émise s.v. Kaivuu (cf. ktêîvuj <
'^qpen-).
KaTqXiip, -iqpoç f. 'étage supérieur' d'une maison (Ar. Gren. 566).
Ktyni. inconnue: pour à'K\^l^ TT€Tpa Ilésych. voy. s.v. aiYÎXivjJ
p. 20 sq.
hom. KaTiiqpi'iç uj 432 '(pii baisse les yeux, abattu, morne, sombre';
hom. KUTiicpeû-i att. KttTiîcpeia f. 'abattement, honte'; hom. etc.
KuTiicptiu 'être triste, honteux, confus'; hom.pl. KaTqcpôveç Q 253
'inlàmesT Selon Schwy/.er Mél. F. de Saussure 247-265 ko-
Tiiqpiiç "'•"ayant le regard fixé en bas' < Kaià + R. aqp, cf. àcpii
f. 'jointure' hom. dqpoiuu 'toucher' dTTTiu 'attacher, fixer'; con-
-- 422 —
jectiiral. — Autre étym. non convaincante de Prelhvitz KZ.
44, 123sq.
KauâH, -âKOç, ion. KavjriE, -îikoç m., hom.KriS gén. kiikoç f., KfiuE^
-UKOÇ m., Kaûriç (Hippon.) m., oiseau de mer^), prob. le 'fou,
Sula bassana L.' (textes chez Thompson Greek birds 76. 79 sq.
81); onomatopée, cf. skr. Me^^i 'crier' intens. Jcokûyatè 'crier,
gr. KuuKÛuj "crier, se lamenter' (voy. s.v.), lit. kaiikti 'hurler'
V. slav. kujati "murmurer, g-ronder', lat. caurlre 'miauler (pan-
thère; voy. Walde^ s. v.j', puis gr. KauKaXiâç KauKiaXoç kuu-
KidXriç sorte d'oiseau (Hésych.), skr. kôkilâ-h m. 'le coucou
indien' kôka-h m. sorte d'oie (aussi 'coucou'), lit. kaiikalè sorte
d'oiseau aquatique, lat. cucûlus (Vanicek Lat. Spr. - bibl. Fick
P 21. 380. Brugmann Grdr. IF, 1, 505); cf. encore gaul.-lat.
cavaumis v. bret. couann bret. mod. kaoïien kaoïian gall. cuan
'chouette' (fr. cliouan > chat-huant par étym. pop.), v. slav.
(Lidén Archiv f. slav. Phil. 28, 36) sova (*kauà) m/sens, v.h.a.
hûwo m/sens, arm. (Lidén Arm. St. 80 sqq. 133) sag 'oie' {*kaua)f
puis gr. KiKKdpri f. (scol. Ar. Ois. 262) KÎKUpoç KiKupfjïç kiku^oç
KÎTUfaiç (ace. Kuûmva Hésych.) kikujuiç (Call. fr. 318) 'chat-
huant', KiKKapaO (Ar. I.cit.) son cri, lat. cucuhîre 'hôler' et voy.
s. V. KOKKuH. — KaûâE • TiavoûpYOç Suid. est prob., avec Kretschmer
KZ. 31, 354 contre F. de Saussure Mém. 106, le nom de l'oiseau
employé comme injure dans une comédie, puis paraphrasé; dès
lors on ne peut invoquer le mot pour éclairer lat. cavilla 'plai-
santerie, raillerie' (voy. Walde^ s.v.).
KauKaXiç, -iboç f. plante ombellifère (Théophr. Diosc. Nie), aussi
KauKiàXr)ç, -ou m. Hésych. Etym. obscure; cf. Solmsen Beitr.
I 90.
KttuXôç m. 'tige, hampe, tuyau de plume' : \a.t.caulis {colis côlês,
aussi caulus) 'tige"^), Wt.kàuîas 'os' (< i.-e. *qàulo-s; cf. Hirt
BB. 24, 268) lett. kauls 'tige, os' v. pruss. ace. kaulan 'os'
(Curtius 5 157. Fick P 376), m. irl. cuaille 'pieu (Fick H^ 65) ;
le degré ultra-réduit dans v. h. a. hol 'creux' got. us-hulOn
1) KOuâS est glosé Xâpoç 'mouette' par Hésych. ; il n'y a pas
identité, cf. Babr. CXV 2 Xdpoiç xe Kai khOEiv eîirev àTpuûOTaiç.
2) Pour lat. caul(l)ae f. pi. 'pores' (Lucr.), qui doit en être
séparé, voy. Walde- s.v.
— 423 —
'creuser' (Curtius 1. eit.j skr. lnhjam WA^/^^rruisseau, fossé,
canal' (Uhlenbeck Ai. 8pr.60;; initiale i.-e.*^-; voy. s.v. koîXoç
(*KoFiXoç) 'creux' (: lat. cavus), dont la R. est i.-e. *kma- : *kau-:
Kauvôç' KaKÔç. aKXripoç : '^ot. hauns {^hauni-z) 'liumble' v.h.a.
hôni ags. héan 'méprisé', lett. kauns 'honte' Icaunatis 'avoir
honte', i.-e. *qai(- dans lit. Jaivéti-s 'avoir honte'; même R. dans
gr.Kaupoç" KaKÔç Ilésych. Fick 1*375. ZupitzaGutt. 1 11. Briig-
mann Grdr. I-' 196. 345. IP, 1, 257. 288. Voy. s.v. kqkôç sub fin.
Kaûaiç KauTiîp Kaû)Lia Kaûcroç Kau6)Liôç, puis KauaaXiç f. 'ampoule,
brûlure' Hésych., Kauaia f. 'chapeau protégeant du soleil'. Voy.
s. V. Kaiuu p. 393.
Kaûxn f. 'jactance' (pl.Pind.N.IX7); Kauxâa9ai 'se vanter' (Pind.
Hrdt. etc.) : lit. szmikiù Hzaûkti 'crier' selon Prellwitz^ 141.-
212, i.-e. *kouqh-, à quoi Pederscn KZ. 39, 335 ajoute arm.
xausim 'je parle', i.-ç. ""çhauJi-, en admettant une métathèse
soit en arm., soit en gr. et en lit. — Autre étym. chez Char-
pentier BB. 30, 155.
att. Kttxâ^uj (dor. fut. KaxaHu) Théocr.) et avec red. intensif
KaKxàlM (Hésych.), nasalisé KaYxâZ;uj 'rire aux éclats' : skr.
Idkhati gramm. 'rire', arm. l'Hubschmann Arm. Gr. I 455)
.ici.vdukh 'rire bruyamment', lat. cachiunO -are 'rire aux éclats'
cachinnus 'rires', \.\\.?i.hichazzen kachazzen m.h. R.lachzeii
ags. ceahheftan 'rire bruyamment', lit. kiJcnôti 'rire d'un rire
étouffé' russ. ('^0(7io^? 'rires' v. slav. chochotati 'rire' ip. ex.
Vaniéek Lat. Spr.-45 (bibl.). Fiek I» 19. Berneker E\V. 393);
onomatopée. — Pour gr. KrjKd^Iuj 'insulter' voy. s.v.
KttxXétZiu) 'clapoter', dor. ))f. KtxXâba (Pind,"! 'bouillonner, exulter'.
Ces formes semblent isolées; le rapport supposé par Prelhvitz'
141.- 212 avec x^H^oç "i- (Esch. Déni.) 'boue, déchet' (sens
peu sûr, cf. Dindorf Lex. Aesch. s.v.), puis avec skr. hvaâd-h
'étang' (: Jtlâdati'^e rafraîchir') ne convainc pas, cf. Ulilenbeck
Ai. Spr. 31)2'); skr. h rdd a fc 'résonner, clicpieter' JMelhvitz 1.
cit.) est ord. apparenté à got. gfrê^rtw 'pleurer' {\). ex. Faik-Torp
1) Hirt Abl. i? 278 groupe sous un même i.-e. *f/heht- 'bruire'
dor. K^x^ôî^ct {;r. KdxXii- '''^r. hrâdûni-h '•^rèion, g'rêle' gr. \à\aZa 'grêle'
V. h. a. hagal 'grêle' gr. KuxXâciu, ce qui unit dos inconciliables.
- 424 —
EW. s. V. graad p. 339) et aurait dès lors uu ;• indo-eur.; xaKala
(*xaXab-m) est très prob. parent de v. slav. èlédica slov. zléd
"verglas' (Solrnsen Arehiv f. slav. Phil. 24, 579)^) et ski: hrâ-
dûnl-jy grêlon, grêle'(sur quoi voy. WiedeiïiannBB.27,246sqq.
Pedersen KZ. 38, 394. Walde IF. XIX 101. Ublenbeck PBrB.
30, 284) doit être écarté.
KaxXriH, -koç ra. 'caillou de rivière"" (Thuc. Strab.), dim. d'un
*KàxXoç, cf. V. norr. hagJ ntr. v. b. a. hagal m. 'grêle'. Zupitza
Gutt.207.208(bibl.). Torp ebez Fick Iir^ 68. Falk-TorpEW.
372. Etc. — Skr. kakhiâram 'lis d'eau blanc' et l'hypotbèse d'un
sens commun '*objet blanc' (Ublenbeck Ai. Spr. 50. PBrB. 26,
290 sq.) sont à écarter.
Kàxpuç, -uoç f., ord. pi. (Kaxpu n. Orib.) 'orge grillée' (Aristopb.
Théo\)\u\)<i[.-e.*gh'pghru-,(iî.KéfXpoç {*ghe7dghro-) m., ord.pl.
'millet' (Hsd. Hrdt.). Ces mots semblent isolés. — Persson
Wzerw. 103. 124 (bibl.) les apparente à m.b.a. gril-z 'grain de
sable ou de blé' griez v. h. a. grioz'' grain de sable, sable, gravier'
V. norr. griot 'talc, pierre oUaire', lit. grûdas 'grain' (grûsti
'égruger') lett. g r du ds 'grain' y.slsLV. gruda 'glèbe' etc. (Zu-
pitza Gutt. 176, Falk-TorpEW. 354, Torp chez Fick IIP 145 sq.,
Berneker EW.357 ne mentionnent pas les mots grecs), R.gher
'frotter, broj^er' dans gr. xépina n. 'pierre, caillou' x^paboç 'gra-
vier', etc., puis à lat. hordeum v.h.a. gersta gr. KpiGii f. 'orge',
qui semblent bien former un autre groupe.
bom. lesb. tbess. arc. cypr. kg boni, kcv dor. béot. él. Ka dor. Ka,
particules accompagnant l'optatif de possibilité, cf. skr. hâm
{*qom) après le datif d'avantage (kdsmâi Jcâm 'en faveur de
qui?') = V. slav. Jcû russ. -Jco -la {mnè-lxO nme-l-a'k moi'), i.-e.
*qe *qem *qa *qa. Kev a pu avoir un sens analogue à celui de
ail. wohl dans das isf wohl sa. BrugmannGr.Gr.^543sq. (bibl.).
KVG. § 849.
boni. KedZ!uj,aor.(è)Kéa(cr)(Je,Keiuj (seul. ptc. prés. Keimv)E 425 ttTT.eîp.
'fendre'; Kéapvov (cf. (JKéTrapvov)'herminette' Hésych.; eÙKéaioç
e 60. Théoer. XXV 248 'facile à fendre'. Cf. (sous réserve) skr.
1) Bezzenl)erger BB. 16, 242 avait rapproché v.sluv.zlédica de
got. kalds 'froid' lat. gelidus 'glacé' gr. (?) yeXavbpàv, opinion reprise
plus haut p. 142 et qu'il y a lieu de modifier en ce point.
- 425 —
çdsati 'tailler, abattre, liaclier' casta-h 'massacré', lat. castrô
'châtrer', dénoni. d'un '^castrum 'couteau' = skr. casfrdm 'in-
strument contondant, couteau, poignard' (Frohde KZ. 23, 310.
Fick F 54. I * 424), irl. ceis 'lance' (< H-e.sH-. Fick II -^ 85).
On a dit que lat. castrû fait difficulté vis-à-vis de Keàtuj par
son vocalisme -a-, cf. Sommer Gr. Lautst. 79, qui, après Persson
Wzervv. 134. De orig. gerundii 52, songe à un *KeFiuj : v.li.a.
hoiiicau 'frapper', lit. l-duju Iduti 'buitrc, forger' v.slav. kovati
'forger', lat. ciido ('pour *caiidà) 'battre, forger' '). — V. slav.
socha'vonûïn, gourdin' o.s'0*yY/ 'abscindere' (Fick 11^ l.cit.) sont
parents de lat. secô 'couper', cf. Walde^ s. v.
Ké'fXPOÇ ni- ord. pi. 'millet, Holeus sorghumL. (Ilsd.IIrdt.;; <ruf
de poisson (Hrdt.j; orgelet; grain de passementerie (Ath. XII
525 d), etc.' dissini, de *gher-gh)'-o-s, prim. 'le broyé', formé
par redoubl. deR. ghe r'îi'ottcr, ])ulvériser' (cf. lat. fjranum : i.-e.
"^gera^- 'trotter, user) scion Persson Wzerw. 72 sq.; voy. s. v.
Kdxpuç.
boni. KÉbâvvu)m, seul. aor. éKébaacra pass. 3. pi. èKÉbaaBev, ptc.
-crBévTeç -crBeiariç; forme secondaire de cTKebâvvûim, voy. s. v.
Kéb|LiaTa n. pi. 'fluxions (IIpc. Gai.); rupture d'un vaisseau san-
guin (Arét.)' : KebdvvO)ai.
boni. Ilsd. tragg. Kebvôç 'act. soigneux, actif, diligent (Kebvà
ibuîa a 428 'femme fidèle'); pass. dont on prend soin, dont on
fait cas'. Bezzenbergcr BB. 27, 16G(bibl.) interprète 'cui ceditur'
(cf. (Je)Liv6ç '^o^'^-\ô<, '*devant qui l'on recule') et en rapproche
lat. cèdô 'céder', mais celui-ci est prob. parent de v. irl. cet 'per-
mission', d'un H-ezd- ou plutôt Vcù^zd-, cf. zd sija.:d- 'reculer
devant {\u., céder' (Walde- s.v., bibl.). — Létym. de lîartbo-
loniac HB. 17, 109 n. (: dor. KôtbeaGai 'prendre soin de', KÔboç
1) Je croirais volontiers d'autre part que Kedliu et Kéopvov sont
dissim. de *Kad2a) et *Kdapvov (cf. ion. TÉpeaj Ttpea, èseTTiareai. buvéaxai,
ëap 'sang', kt^ovov : Kràoiuai, cités par Hoffmann Gr. D. III 246); soit
donc skr. çdsati <. i.-e. *kaseti, lat. *castrum ■< i.-e. *kastro-m, v.slav.
(Meillet Etudes 178. 253) kosa 'faux', R. kas kass 'couper'; gr. Kciiuv
est selon Schiilze Qu. ep. 434 pour kêiuv (Kediu : Kcdiliu = dfairduu : -dZiu
etcO; irl. ceis gl. est trop mal attesté (Tliurneysen) pour y contredire.
— 42»; —
'soin'; icebvoç ion. [!?] pour *Kabv6ç rraprès boni. Ktibidioç 'très
cher') présente une difficulté phonétique tout au moins.
hom. etc. Kébpoç f. 'genévrier, lat. jûniperus; plus tard, cèdre,
Pinus cedrus L.'; Kebpiç, -iboç f. 'baie de genévrier; fruit du
cèdre" (voy. p. ex. A. Jacob chez Saglio III, 2, 1244) : lit. IxCi-
dagys v.pruss.Ajflt^^^ris 'genévrier, Jûniperus comraunis'(Schrader
RL. 926. Lidén IF. XVIII 491. Trautniann Apr. Sprd. 349);
le genévrier étant employé chez Hom. déjà en fumigations,
Scbrader rattacherait Kébpoç etc. '*bois à fumiger' à v. slav.
laditi 'fumiger' {^qôd-, alternant avec *qèd- dans v. slav. cadii
'fumée'), ce qui est douteux (cf.Trautmann l.cit. Berneker EW.
467 ; voy. s.v. Koboiuri). — Etym. sém. (: hébr. qâfa r Inmigef)
chez Lewy Fremdvv. 35; à écarter.
Keîjuai, 3. sg. KeÎTai = skr. çétë zd saëte 'il gît', cf. skr. cdyatè
■H 'être couché, reposer' çayd çayyd 'couche', puis hom. inf.
Keié|uev ptc. keIluv et kéuuv 'vouloir dormir, gr. di-Keavôç (cf. skr.
â-çdydna-h) Koiiri f. koîtoç m. 'couche' (: bret. cn-gud 'léger
sommeil' <*are-koi-to-. Loth Rev.celt. 22,334), hàt.cîinae f.pl.
cûnclhulan. pi. 'berceau, md\*koi na-\ cf.Walde^ s.v.), v.norr.
(Bugge BB. 3, 118) hid 'gîte de l'ours', i,-e. R. fcei 'être couché',
cf., avec suff. -m , gr. Koijudv 'étendre sur une couche, mettre au
lit; faire dormir', ags. hœman 'coucher avec qn., épouser' got.
hahns f. {i\i.^liaimi-) 'village' v.norr. Aemr m. 'patrie, monde'
ags. hdm angl. ^ome v. h. a. heim 'maison, patrie', v. pruss. seimlns
lit. szeiniyna 'domestiques' lett. sdime 'domestiques, famille'
v. slav. sémfpersonsC sémija 'esclaves', v. irl. côim côem v.gall. etc.
cum 'familier, doux, affable' (*Â:oi-mo. WindischIF.III78sqq.
Fick II-* 75. Henry Bret. 84), puis arm.s^^r 'inclination, amour'
sirem 'j'aime' {*keiro-^ Scheftelowitz BB. 2^, 284) et, avec
suff. M-, skr. çéva-h 'cher, aimé' çivd-h 'favorable, bon, utile',
hàt.c'wis = osq. trws 'citoyen', v. irl. âa (*À'e«-MO-) 'mari, époux',
got. heiwa-frduja 'beanoTriç' (th. germ. *hîiro-) ags. hlw-cîind
'domestique' v. h.a. A/z^o 'époux' ^^^tv/ 'épouse' etc., \ett.s/wa
'femme' (bibl. chez Zupitza Gutt. 184 sq. Fick I* 42. 421 etc.
III* 87 sq. Falk-Torp EW. 402. 412. Etc.); voy. s.v. kuu|.ui.
hom. Kei|ur|Xiov 'bien, possession', joint à TipôpacTiç f. 'fortune
consistant en troupeaux' p 75, puis 'objet conservé en souvenir
— 427 —
(le qn.', cf. Plat. Lois 931 a Kei)aiiXioç ''que l'on ^'arde comme un
trésor'. Rapport j)ossible avec Keîiuai, mais le détail est obscur;
hypothèse non convaincante de Prelhvitz^ s, v.
att. K€ipiâ f., 'sangle de lit, lat. instita', pi. NT. 'bandelettes
(d'un mort)', Kripiaiç cod. Alex., Kiipeiaiç Hésych. Etym. obscure.
[Voy. Solmsen Beitr. n" 14, à paraître.]
Keîpiç' ôpveov. lépaE. cl bè àXKuôva Hésych.; Keipibeç" ôpvea H.^
KÎpiç- . . . dpveov H.; KÎppiç- eîboç k'paKOç 11. Etym. inconnue;
rapport non prouvé avec KnpûXoç.
Kcipuj, fut. Kepuj, aor. pass. èKÛpriv, pf. KeKapiaartondre, rogner,
raser; piller; couper, moissonner'; Kép)ua u., ord. pi., 'petite
coupure, petite pièce de monnaie'; KepiuaiiZlo) 'déchiqueter; con-
vertir en menue monnaie'; Kopiuôç m. 'tronc d'arbre; bûche' : skr.
Tcrndti krnotl 'blesser, tuer', arm. (iMeillet MiSL. VIII 154. Pe-
dersen KZ. 39, 377) khoreiit 'je gratte' k/iereni 'je gratte, j'écris',
alb.(G.Meycr Alb.Spr,410sq. 148) ,s-k'er 'je sépare violemment'
hai- 'je taille des arbres ou des vignes, je sarcle', lat. carô
carnls 'viande', prim. 'morceau (de viande) coupé ou détaché',
cf. carnife.v et pi. carnes 'morceaux de viande' = ombr. karu
'pars' karnus 'partibus' osq. can^ei-s- 'partis', lat. corium 'cuir'
(: skr. carman- zd car^man- 'peau', v. norr. hn-undr 'peau'
V. h. a. lierdo'\c\\wi , v. slav. 7i-o/y/ 'écorce' skora 'peau" korîcî
'sorte de vase' slov. ^-orec. 'corbillon d'écorce' lit. karnù 'tille',
v.h.a.scernt scirm 'bouclier *fait de peaux: abri; protection'^
bibl. chez Walde- s. v. corlum, mais pour v. slav. crèmû
'tente' voy. auj. Herncker EW. 140), v. irl. scaraim 'je sé-
pare' gall. ysgat' 'séparer' ysgrtjd 'fragment, éclat (de bois/^
v.norr. skera ags. v. h. a. .s-cera» 'couper, tondre' et bcp d'autres,
lit. skiriit sk'n-fi 'séparer' klrris lett. zirfcl'^ 'hache' russ. dial.
ce)'i-ù 'faucille' (cf. skr. A/v/-// 'un outil de tisserand' et v<iy.
Berneker EW. s. v. *cîrvâ), puis, dans le domaine moral, skr.
kafû-h {-f- <-rt-) '*coupant, Apre, mordant'. Vit. kartùs 'amer',
m. h. a. hère herwer 'acre', lett. schk'erbs 'aigre' skarbs 'âpre,
astringent, rude'; i.-e. R. (.s^)r/e>' 'couper'*); sur le groupe voy.
1) Cf. un élarg-issoment par -t- dans skr. kntfâfi 'couper' zd
kavHa- 'couteau', lit. ktrtù kirsti 'trancher, frapper violemment'
V. slav, crîifq 'je taille', alb, fc'ei? 'je rase', arm. kherthem 'je pèle.
— 428 —
Curtius^ 147 sq. 156. Vanicek Lat. Spr. ^ 31 1 sq. Zupitza Gntt.
154 sq. (bibl.). Fick III* 453 sqq. Etc. — Lat. (Vanicek 1. cit.
Prelhvitz BB. 21, 162) careô '*être séparé de', étant médiopassif
d'un i.-e. *Â-rt.s- 'couper' dans skr. çdsati lat. castra, cf. lat. *ptc.
castus (Thurneysen Thés. Walde^ s- v.), doit être écarté. — Voy.
s. vv. ion. Kap sub fin. et KépTO)uoç.
bom. ptc. Keiuuv. I. Voy. s.v. KeâZluu. — II. Vo}'. s.v. Keî|Liai.
Iiom. aor. moy. KeKctbovTO 'ils cédèrent' A 497 ; cf. eKeKriber uttê-
KexuupnKei Hésych. Le sens propre est 'ils furent refoulés', cf.
KeKttbubv 'dépouillant' A 334, fut. KeKabricruu'je dépouillerai' qp 153.
170, KeKabfîcrar pXàijjai, KaKuJcrai, aiepfiaai Hésych., otTTOKabéuj"
otcrGevéuj H., d'uueR.trans. 'endommager, dépouiller, poursuivre'.
Fick BB. 5, 313. Voy. s. v. Knbuj. — Lat. cadô 'tomber' (Fick P
56. P 43), puis lat. cëdô 'reculer devant qn., céder' (Vanicek
Lat. Spr.2 67. Curtius^ 503. Fick P 43. 424. Bezzenberger
BB. 27, 116j sont à écarter, mais lat. calamifa.s 'dégâts' avec
Z «sabin» (Conway IF. II 166) serait parent pour Walde^ s.v.
et Ehrlich KZ. 40, 380, lequel évoque cypr. Kdbajuoç- xuqpXôç.
ZaXa)uivioi Hésych., trop mal attesté.
pf.KéKaa)uaiptc.KeKab|uévoç(Pind.)KeKao"|uévoç(Hom.Esch,)pqpf.
èKEKàaiuriv 'se distinguer, briller', cf. gr. KàaTuup (voy. s. v.)
litt. 'le brillant' (cf. TToXu beÛKiiç dissim. de *noXu-XeiJKr|ç 'le
fort brillant' et voy. Preller Gr. Myth. IL' 95 n. 2, Osthoff Perf.
567, Baunack MSL. V 3 sq. n. 2) Kàb|uoç att. vulg. Kàa(T|aoç,
KabfJîXoç Kaa^îXoç nom d'un Cabire (voy. Kretschmer KZ.
29, 429 sq. Vasdninschr. 148 sq.) Kaacrdvbpâ KacTTiàveipa (Fick-
Bechtei Personenn.- 156. 160), skr. pf. çâçadûh ptc. càça-
dâna-h 'se distinguer, exceller, être puissant', lat. (Solmsen
Stud. 165 n.3) Camènae{*cad-s))iënae) 'divinités des sources' ^),
gall. (Fick II ■* 67) cadr 'vaillant, fort' m. irl câd 'saint' gaul.
(Stokes BB. 29, 169) caddos 'sauctus' etc.; voy. aussi s.v. Kaa-
aiiepoç; pour l'innovation prés. Kaivu|Ltai voy. s. v. p. 392.
je décortique', \iit.cortex 'écorce' scortum 'peau' cê)ia 'repas'(*^er^snâ)
osq. kerssnais 'cenis'; bibl. chez Walde" s. vv.
1) Càména<i*Cainmëiia (Solmsen 1. cit,); sur la simplification
d'une cons. double après voy. brève prétonique voy. Osthoff Et. Par.
— 429 —
hom. ptc. pf. ace. m. sg-. KeKacpïifFjoia 'exhalant (9u.u6v)' e 468.
E 698, ci". KÊKriqpe' léBvriKev Hôsyeh.; pour -r)- voy. Scliulze Qu.
ep. 249 ; pf . KéKriqpa : prés. -KaTTÛuj, -KaiTTiu dansèYKÔiTrTei • èKKveî H.,
cf. aussi X 467 àiro bè lyuxnv éKaTTuaaev (Curtius Verb. 1=^ 240.
Grdz.-' 142. 511. Osthoff Perf. 62. 299. 369 sqq. G. Meyer*
285); voy. s. v. Kanvéç. — Bezzenberger BB. 5, 313 a groupé
pf. KéKTicpe Kri(pnv'bourdon'(voy.s.v.) Kuucpôç 'émoussé' KeKaqpriuOç
'lan;?uissant', avis qui n'est pas préférable i).
KÊKiîvaç- Xafuuoùç. Kpfiieç liésych. kekiîv '*santeur' : v. h. a.
scehan 'se tourner brusquement, filer vite', v.slav. slokû 'saut'
skocitl 'sauter' .sl-aîxati itér. 'sauter' .sl-actJcû 'sauterelle', R.
Çs)qeq 'sauter' (pour d'autres dérivés voy. p. ex. Falk-TorpEW.
s.w.skage sTce). Solmsen Beitr.1 144 sq. — Skr.çY/ç«-/i (Leger-
lotzKZ. 7,436. lîrugmannGrdr.P 732. Etc.), assim. de *çasa-h,
est parent de afghan sôe v. pruss. sasins v. h. a. haso gall. cei-
nach (élargiss. de ^cein < *hisn/) 'lièvre, c.-à-d. le gris', cf. v. h. a.
hasan lat. ca?ius 'gris' sab.-lat. cascus 'vieux'.
Kf.KpùqpaXoç (u) ni. 'haut bonnet raide (d'Audronia(|ue X 469);
class. pièce d'étoffe ou mouchoir enveloppant la chevelure' (cf.
Saglio III 1,812 sqq); la parenté avec kpûtttuu 'cacher' (bibl.
chez Ilelbig Ép. hom. 277 n. 1. L. Meyer II 233. Cuny MSL.
XVI 326 n. Il ou Kopucpri f. 'sommet' (Lobeck) ou v.slav. krara
Ut. Mn-è 'vache, propr. *la cornue' (Meillet MSL. VllI 298.
Prellwitz- 217) ne s'impose pas; — ni l'étym.sém. de S.Frankel
(chez Helbig l.cit. et Lewy Fremdw. 88 sq.), — ni la tentative
de Jl. Diels IF. XV 7 (métathèsc de *KpéKuç 'kpôkh, KpoKÛç,
fil' + qpôXoç 'cimier'). Mot asianique, influencé — ou non —
par KpÙTTTuuV
poét. KéXaboç m. 'cri, clameur"; hom. ptc. KeXâbuuv 'sonore, re-
tentissant'; hom. etc. KeXabeîv 'retentir; trans. faire retentir
(un chant) ; célébrer' ; hom. KeXabeivôç, Pind. (éol.i -evvôç 'bruyant,
sonore'; etc. Klym. indiquée s.v. KaXéiu p. 397 sq.
I 40 sqq. (bibl.), Vcndryes Rech. sur l'hist. et les effets de l'intensité
initiale en lat. (1902), p. 57 sqq.
J) Oppien Haï. III 113 reprend le mot comme utr. pi. en lui
attribuant, semble-t-il, le sens d' -épuisé', ùXXù xavuaeeiç Keîrai èm-
xpévvaç GavÛTiu KeKaiptiôxa Y^îa.
— 430 —
hom. tragg. kê Xaivôç "noir, sombre'; KeXaivoûa6ai (Esch.) 'de-
venir noir"; bom. Pind. KeXai[vo-Jveqpriç 'aux sombres nuages;
sombre' :i.-e.*^(^/- dans skr-A-r/Zf^^^A-r/-^ 'tacbe, macule' Idhisa-h
'sale' licdmasa-h -m 'tache, saleté' kalmâsa-h 'bigarré, tacheté'
(Curtius'' 146), suisse ail. ^é-Zm 'tache blanche au front du bé-
tail' (Ehrismaun PBrB. 20, 57) m. h. a. hilwfi 'brouillard léger'
bavar. gehiJh 'brouillard' (Zupitza Gutt. 113), puis, de par sa
couleur sombre, lat. colwnba, -bus 'colombe' (Prellwitz BB. 22,
102 sq.; voy. s.v. k6Xu|uPoç); voy. s.v. Kr|Xiç.
bom.Théocr. KeXapu^u) 'murmurer, babiller (eau courante, etc.)';
cf. KéXuup • qpuuvri Hésych., KeXujpûeiv • Podv Phot., puis i.-e. ^qeJd-
dans KÉXaboç (voy. plus haut); L. Meyer II 424 pose un th. *Ke-
XapuY-, élargi d'un adj. *KeXapô-ç 'bruyant', ce qui est inutile,
un *KéXap ayant pu exister à coté de KÉXuup, cf. TÉKiuap : léKjuuup ;
l'intervention du degré réduit pu- de *pé[F]-uj 'couler', inf. aor.
pufjvai (p. ex. encore Prellwitz- 215) est à écarter.
K e X é p ri f . Vase' à large ouverture, sorte de cratère (voy. Saglio III,
1,816 sqq.), pourrait être assim. de *KaXépTi, i.-e. '^TcalegUâ — Xsà.
calva 'crâne', cf. lat. cal varia f. 'crâne' et (gloses) 'coupe' (La-
gercrantz KZ. 27, 181 sq.), mais il faudrait alors (cf. Walde-
s. V.) séparer caJva de lat. calvos 'chauve' (<< ital. ^lialouos,
i.-e. *qeleuo-)^), or cf. p. ex. lit. galvà \ett.gaîica x.'pru^s.gaUû
V. slav. glava 'tête' : v. slav. golû 'nu', v. h. a. JcaJo 'chauve'
(SchulzeKZ.40,424. BernekerEW. 324. Trautmann Apr.Sprd.
335)^). — V. norr. .sTcalpr 'gaîne' angl. i^calp 'cuir chevelu;
crâne' (E. Levvy KZ. 40, 561 sq.), puis v.h.a. .scrt?^ 'gousse' (id
ibid) semblent devoir être écartés. — Étym. sém. chez H.Lewy
Fremdw. 104.
K e X é G V T e ç m . pi. 'montants d'un métier à tisser, icTTÔTrobeç' (Théocr.
XVIII 34), forme participiale, d'origine obscure; Hésych. com-
mente KeXoi fàp là EuXa.
KeXeôç (KriXiôç KttXiôç koXiôç mss.) m. 'pivert, Picus viridis L.'
(Arstt.); étym. obscure; textes et légendes chez Thompson
Greek birds 77 sq.
1) Fick BB. 24, 298 avait rapproché lit. galvà de macéd. y«-
pa\a 'tête' Hésych., en tant que dissim. de *Ta\pa\a ou *Y\apaXa, et
de arm. glux 'sommet, pointe, tête'; même rapport lit. galvà : arm.
— 431 —
honi. tragg. KéXeuBoç f., \)\. KeXeuBoi et ntr. KeXeuGa 'chemin,
route'; liom. mTTO-KéXeueoç TT 126 'qui voyage au moyen de
chevaux'; à-KÔXou9oç 'accompagnant, suivant' (voy. s.v.p. 36).
Cf. (Curtius'^ 146) lit. keîiduju 'je voyage' (l-èlias 'chemin' est
prob. postverbal); — lat. callù (Curtius 1. cit.) 'sentier de mon-
tagne' est prob., en tant que *cal)iis, parent de serb. Tilànac
'défilé'; bibl. chez Walde^ s. v. Selon Brugmann Ber. d. sachs.
G. d.W. 1897, p. 28 il y eut fusion du th. KeXeu- (KeXeùuj 'pousser
à, mettre en mouvement'), parent de KeXojaai kéXiiç KtXXuj, avec
èXeuG- (èXeùaoïLiai eiXriXouGai en KeXeu6-. Voy. s. vv.
KeXeOuj 'mettre en mouvement, presser, exciter Q o26: presser
par la parole, exhorter; commander'; Hrdt. att. KéXeu(J|Lia, -aïoç
n. 'ordre, commandement; chant cadencé du chef des rameurs';
att. KeXeuffTnç, -où m. 'chef des rameurs'; hom. ptc. prés. KeXeu-
Tiôujv 'pressant vivement, excitant'. Voy. s.v. KéXXuuV).
ecclés. KcXecpôç m. 'un lépreux'; KeXeqpia, -iaaiç f. 'lèpre'; KeXe-
cpiâv 'être lépreux' : skr. kandu-h 'démangeaison' {\.-Q'\s\qel-0- :
UtsJcéldéfi 'se fendre', selon Persson Wzerw. 38; cf. Wacker-
nagel Aind. Gr. I 170), m. angl.. vcrt/Z<' 'teigne' .scv///^^(/ 'teigneux'
suéd. .sMI 'éruption à la bouche', \.-e.*{<i)qel- (Ehrismann PBrB.
20, 56; cf. Zupitza Gutt. 151); voy. s.v. cTKdXXuu.
KéXriç, -riTOç m. 'cheval de course, coureur ittttoç e 371 ; dans ce
sens lac. KeXriE GDI. 4416 et Glotta I 3r)3 passim); — petit bâ-
timent léger, brigantin , parent de kêXXuj KéXo|aai KeXeûuj (Curtius "^
146j; Johansson WZKM. 19, 237 compare tout d'abord zd
caraHi- jeune femme' v.h.a. helid 'héros'. De là ÏTTTTOiai KeXii-
TÎJleiv 0 679 'changer de chevaux de selle, sauter de lun sur
l'autre'; KeXiÎTiov (Thuc.) 'petite chaloupe'. — Le rapport avec
R. {s)k<'J(' 'sauter, p. ex. dans skr. çala-hlidh 'sauterelle' m. h. a.
schel 'sautant' (llirt BB. 24, 234) est bien moins probable ; voy.
f/lux en tant que *ghôlû- -f morphème -qho- chez Pedersen KZ.
39,252(y); d'autre part Scheftelowitz BB. 28, 157. 29,44.54 rappnxhe
arm. glux de gr. Xôqpoç 'colline, etc.' en tant que *ijloqifho-s ;'?).
1) BloomfieldBB. 23. 113 isole keXcùuj du groupe k^XXiu KëXo^ui
etc. {*qel-) et le rapproche de skr. R. cru çrnéfi 'entendre', R. çni
étant née de *ke(u- et KeXeûai ayant signifié 'faire entendre': à
écarter.
— 432 —
S. V. KiîXuuv. — Lat, celôx 'brigantiii' est une déformation évi-
dente de KeXiiç sous l'influence de vêlôx 'rapide' (Duvau MSL.
VIII 256); lat. celè.s 'coursier; — esquif léger à la course'
(Plin. HN.) n'est qu'une transcription du grec.
KeXXôv axpepXov, ttXcxyiov Hésycli. Voy. s. v. kuXXoç.
liom. tragg-. (xé XXuu granim. ; pour Hrdt. att. ô-k€XXuj, aor. ujKeiXa,
voy. s. V.) seul. fut. KeXauu, aor. è'KeXaa (cf. Wackernagel KZ.
29, 135 sq. Solmsen KZ. 29, 353) trans. 'pousser à terre, faire
aborder', intr. 'aborder'; KéXrjç m. (voy. s.v.); boni. Pind. gort.
épid. él.KéXojLiai, aor. èKeXi'icraTO (Pind. 01. XIII 113. Istbm.V54.
Épich. 71 K., cf.99K., GDI. 1578, 6 Dodone) hom.(è)KéKXeToi)
'pousser vivement; exciter, exhorter, encourager; appeler qu.';
KeXeûuu (voy. s.v.) ; PoukôXoç m. 'bouvier, toucheur de bœufs'
(voy. s.v.p. 129 et s. v. arnoXoç p. 27) : skr. Tcûldyafi 'kaldyati
'pousser', lat. c<:^Zej- 'rapide' celeher {<*l-ele-d]iî°li- avec dïssim.
du 2^ l) 'nombreux, fêté, illustre; prim. exploité, fréquenté, cf.
via celebris, locus céleber, oppidum celehre{JNd\(\Q ^ s. v., bibl.)',
got. fiai dan 'faire paître le bétail' v. h. a. etc. haltan 'gardeY,
tenir' (Zupitza Gutt. 106, bibl. Osthoff IF. IV 281 sq.) m. b. a.
hilde Mlle 'rapide, zélé' (L. Meyer II 424 sq.), puis arm. (Pe-
dersen KZ. 39, 378) Meti 'gouvernail' (cf. vfjaKÉXo'ai); alb. kal
'je fonde, j'organise' (G. Meyer BB. 8, 185) est ambigu, cf.
G. Meyer Alb. Spr. 168; pour ags-heliiia v.norr. liialm 'gouver-
nail' (HoopsBB. 22,435 sq.) voy. Zupitza Gutt. 113, Falk-Torp
EW. 395, Torp chez Fick III ^ 82 et s.v. cfKaXjaoç 'tolet'. I.-e.
*qele- 'pousser' est sémantiquement distinct de "^'qele- 'lever'
dans gr. koXujvoç lat. collis {ex)-cellô celsîis, et phonétiquement
de *qi/ele- dan.ç gr. iréXoinai lat. cold etc., cf. Hirt BB. 24, 261 ;
lat. *cellô dans percellô 'terrasser est apparenté à lat. dâdëti,
voy. s.v. KXabapôç.
KÉXuqpoç, -ouç n. Et^'m. indiquée s.v. KaXÛTrxuu p. 400. — Autre
avis chez Siitterlin IF. XXV 67 ( : v. h. a. sceliva m. h. a. schelfe
'éeale', i.-e.^sqeleiqyJi- : *sqelph-).
1) Dor. aor. KévTO Alcm. 141 B. = (è')Ke\To avec le changement
de -\t- en -vt- observé dans le dorisme du Péloponnèse et des colonies
doriennes d'Italie et de Sicile; bibl. chez Brug-manu Gr.Gr.^ 81. Buck
Greek dial. §72. La prose dorienne emploie Ké\o,uai au sens de KeXeOiu.
— 433 —
I.poét.Ke\ujp,-ujpoçm/fils.rejeton'(Eur.Aiu]rom.lU33. Lycophr.
Poli.;, cf. Kt'Xujp- e'rrovoç, uiôç Ilésych., KcXuOpiov Traibîov H.;
est selon moi dissiin. de *Képuup, i.-e. *kérO,; R. Âvy ^-loître'
dans *K6p-Fo-ç'aduIescen8'K6pFa 'jeune fille' boni. KoûpriTeç etc.
arm. ser 'lignée, descendance' etc. (voy.s.v. xopoç IV.); KéXoup
a pu être un ancien ntr., au sens de 'proies, suboles', cf. bom.
T£KMwp 'but'éeXbujp 'désir' é'Xuup 'proie' éol. -rreXiJup 'monstre' (lui-
mcme pour *TTépujp, i.-e. ""quérôr : lepaç 'prodige'. Ostboff
Arcbiv f. Keligiousw. VIII p. 12 du t. à p. , ubuup 'eau', etc. Skr.
çàrlram 'élément solide du corps, cliarpentc, corps ( Hirt hU. 24,
238 avec?) peut demeurer apparenté à KéXujp, en tant qu'issu
d'un i.-e. *kériro-,n '*enibonpoint'; de skr. çdnram doit être
écarté arm. (Fr. iMaller WZKM. 1 U, 277) salif, gén. èa/h>j 'cbair
de corps vivants ou morts', dont .s'- au moins est mystérieux. —
y.non.hqldr haïr 'bonmie libre, propriétaire libre' ags. hœled
hœ/r 'bomme, béros' v.b.a. Iieîid 'béros' (Solmsen KZ. 34, 548.
Brugmann IF. XII 26 n. 2. XIX 213. Grdr. IP, 1,58 n. 3, lequel
ajoute V. slav. cIorêM 'bomme', rapport que eondanme Berneker
EW. 141) sont parents de URn.*ca)-af- dans zd carâHt- 'jeune
femme' et de gr. KéXnç, -jitoç (voy. s. v.). ;Add.]
II. KéXiup- . . . èKTo^iaç, TâXXoç, anàbvjv Hésycb. est selon moi
dissim. de ^-Kepujp, i.-e. *qcrO)', R. {s)qer 'couper', dans Keipuj,
aor. Kapfivai, voy. s. v. [Add.]
ni. KeXujp- cpujv.i Hésycb.; KeXojpOeiv poâv Pbot., KeXiupùeiv
KÉKpaTevai, poâv Hésycb., KeXujpùaaç- qpuuvncraç, potîaaç H. Voy.
s. v. bom. KeXapùZiuj.
liom. etc. K€Màç (et kcmmûç Q. Sm. Antb. P. Hésycb., aussi kem-
(pdç H.), dboç f. 'daguet': v. norr. hind f. ags. Mnd v. h.a.hinta
'bicbe', germ. comm. Viind,- < i.-e. *kem-t-i- (Noreen Abriss
133. ZupitzaGutt.2U7. Falk-Torp EW. 405. Torp cbez Fick
m* 71), skr. çrima-/i 'non encorné' (< i.e*kemo-s), lit. zémaïte
szm-fUas 'sans cornes' szm^idis m. szn,-ùlé f. 'bœuf, vacbe sans
cornes' ^i.-e. *kn>-ù. + suff. -lo-. Lidén KZ. 40, 257 sqc, cf
Schulze KZ. 40, 259 n. 2. 566), puis cawo.c 'chamois', moi al-
pestre cité par Polémius Silvius, cf. TIics. I. lat.; cf. lopposé
i.-e.H'er,m6-s > bom.Kepùôç lat. (vrro.s- '*Ie cornu'. - V.pruss.
(Bezzenberger Hli. 27, 167 i camstian 'mouton' tcbcq. komo///
28
— 434 -
'émoussé, écourté' carinth. homolyi "n'ayant pas de cornes',
V. h.a. hamal 'mutilus' ont q- vélaire.
KEvéppeioç adj/de bête morte' (Élien) ; Kevéppeia pi. n. 'charogne'
(Ar. Ois. 538); — Kivàppâ f. 'odeur de bouc' (Poil. Luc. D. mort.):
Kivappâv 'sentir le bouc' (Ar. Plut. 294). Etym. inconnue.
hom. Keveôç (*KeveF6ç) cypr. KcveuFoç, ion. Keivoç éol. (gramm.)
KÉvvoç att. Kevoç (*KevFôç) 'vide; vain' : arm..sm 'vide, vain'
(Hubschmann Arm. Gr. I 490), i.-e *ken-. De là Keveuuv, -iLvoç
m. 'cavité, spéc. (Hom. Xén.) creux des flancs'; kêvoûv 'vider'.
KévTaupoç m., au pi. peuplade sauvage de Thessalie qp 303. A
268 ; poster. (Pind.)'centanre (aussi iTTTTOKévxaupoç); -rraibepaaTriç
(voy. Fick KZ. 42, 294); parties honteuses'. Nazari Riv. di fil.
32, 99 dégage un *auro- 'cheval, coureur', cf. aùpi- pàiàç 'mar-
chant vite' aupi adv. 'Taxéuuç' aûpoi 'lièvres' gl. ital. (voy. s. vv.
p. 102), KÉVT-aupoç signifiant '*qui aiguillonne les chevaux'; con-
jectural. — Véd. GandJiarvà-h n'a rien de commun avec le
mot grec; cf. p. ex. Meillet Introd. 364.
Kevxéuj et *KévTuj (aor. Kévaai Y 337) 'piquer'; Kévxpov (*K€VTr|-
Tpov. Fick KZ. 22, 99. Brugmann MU. I 26) 'aiguillon'; hom.
KÉVTuup, -opoç (*KevTii-Tuup)'qui aiguillonne' ^); kovtoç m. 'perche,
gaffe de batelier' (> lat. contus, percontârî '*fouiller, *sonder
avec le croc, d'où : rechercher'); hom. Keaiôç 'piqué, brodé'
(<*KevaTÔç *KevT-TÔ-ç. Hirt Hdb. §200. Sommer Gr. Lautst.
79); KÉCTTpov 'poinçon' (Plin.); Kécripoç m. 'trait'; KÉffTpâ f. 'mar-
teau pointu; sorte de poisson, muge ou mulet, aqpûpaiva'; Ke-
CTipeûç, -éuuç m. KecTipivoç m. 'muge' : gall. cethr 'clou' bret. Jcentr
'éperon, ergot' v. irl. (emprunt brittonique selon Vendryes Mél.
F. de Saussure 319) cinteir gl. 'calcar' (Fick IP 78. Henry
Bret. 62), v. h.a. hanfag 'aigu' (Kluge Nom. Stammbild. 86),
lett. sits (= lit. *szintas) 'épieu de chasse' (WiedemannBB. 27,
199),skr.çnâthafi(DhUuYi.)çnathàyati'yei'ceY'{?Fickl^42lsq.
Hirt BB. 24, 237. Uhlenbeck Ai. Spr.317). — Wiedemann 1. cit.
y ajoute gaul. Cintiis Cintu-gnâtos '*Primigenius' irl. cêtne 'le
P"", got. hindumists 'extrême' burg. heiidinos- 'roi', à propos
desquels voy. s. v. Kaivôç p. 391.
1) L'avis contraire de Frânkel KZ. 42, 116 sqq. ne me con-
vainc pas.
— 435 —
xévTpujv, -ujvoç m. 'habit de plusieurs morceaux' :lat. ce>?^ô,-r;;?/.ç
'vêtement rapiécé; pièce de rapport', skr. hanthâ f. bêtement
rapiécé'. VaniCek Lat. Spr.-' 48. Fick I* .383. — Arm. l^otor
'fragment' (Bugge KZ. 32,49) est à écarter; vov. Pedersen
KZ. 39, 380.
KéTr9oç m. oiseau de mer inconnu, ord. et sans preuve identifié
avec le 'pétrel, Tlialassidronja pelagicaL.'; selon certains chez
Hésych. identique avec kiîH '^voy. s. v.KaùâE); fig. 'homme simple,
sot, niais (Ar. Paix 1067)'; étym. inconnue; textes chez Thomp-
son Greek birds 78. — Prelhvitz BB. 22, 105 cite KéKçoç eîboç
ôpveou d'Hérodien et propose une étym. ( : skr. kiki-h gi\ KÎaaa
< *KÎKia 'geai') qui ne s'impose pas.
ion. Kepaiîuj 'dévaster, ravager; massacrer'; ion. KepaïaTï'iç, -oO
m. 'pillard'. Voy. s.vv. àKtîpaToç I. (p. 35), kjîp 'mort', Kepauvôç
'foudre', et cf. skr. çrnàti, inf. çaritoh 'briser, détruire' çh-yatë
ç7rf/dfè'se hi'kcr" ci nui -h -çtrta-h ao-fâ-h 'brisé, etc.'zd asar^fa-
'non blessé'.v«y7- 'bris, destruction, ruine' mn- 'fragment, tesson',
lat. caWè.<f 'pourriture, carie' c«/7o.9m.s 'vermoulu, pourri' carius
gl. 'tinea' (voy. Walde^ s. vv.), \.'\r\. ar-a-chrimm 'difficiscor'
do-ro-chah' 'cecidit' ir-chre 'interitus' (Fick P 43. 422. 11^ 95.
m* 75), ï.eMcera- (Hirt Abl. § 207). — Arm. çren, 'j éparpille,
je brise' (Scheftelowitz BB. 28, 289) est à écarter.
Kepâtç (Lycophr. 1317)- Kopiuvri Hésych. Voy. s.v. Kopûjvn.
Kcpàïç (seul. ace. KepdïvThéoplir. IX 15, .5, cf. Plin. HX. XIX 82
Detl.) 'raifort, CochleariaArmoraciaL.'; parent de Ktpaç 'corne':
aurait donné au russ. chrénû (d'un slav. comra. *chïrèit-?)
m/sens, d'où lit. l-rènà, ord. pi. krênos, m. h. a. krène et, par
celui-ci, fr. cmn 'raifort sauvage'; voy. Schrader RL. 536 sq.
Berneker EW. 402.
KepaÎTiç, -iiiboç f. 'fenugrec, Trigonella fenum Graccum L.'
(Diosc), plante aussi appelée PoÛKCpaç et TfiXiç : Kepaç 'corne'.
thess. K6pd|ipuE, -ukoç m. 'capricorne', coléoptère à longues an-
tennes (Nie. Hésych.); le rapport avec Kepaç 'corne' est certain,
le détail peu clair. F. de Saussure Mém. 16 n. 3 a suggéré que
*K(e)pafapo- répondrait à skr. çHiga-m 'corne', mais voy. s. v.
KpaYTLuv.
- 436 —
Képaiioç m. 'terre de potier, argile; vase en terre cuite; tuile,
brique; prison E 387 et cypr. (voy. Ameis-Hentze ad 1. Hoff-
mann Gr. D. 1 119. van Herwerden Lex. suppl. ^ 447)' ; Kepa^oOv
'couvrir de tuiles'; Kepajxevq, -éuuç m. 'potier'; etc. KÉpaMOç
< i.-e. ""qerdmo-x, en tant que 'terra coctilis', peut être parent
(cf. Vanicek Lat. Spr.^ 67) de lat. cremô 'brûler' (trans. ) ombr.
krematra pi. '*crematra', qui semblent contenir un élargiss.
de ""qer- 'brûler' dans v. h. a. (Persson Wzerw. 94 n. 1. Zupitza
Gutt. 114 bibl.) lierd ags.heord x.&ax.herth 'foyer', lett. zeri
'pierres à chauffer (pour le bain de vapeur)' russ. (von der
Osten-Sacken IF. XXII 318) céren 'réchaud, chaudière', ou de
*qa)'- dans lat. (cf. Walde^ s. v.) carhô (j^car-dho) 'charbon',
v.slav.À:rarf«'rogus, fornax', puis htl^âr.sztas lett. ^'arsf.v 'brû-
lant'; cf. encore got. hatiri (th. *hurja-) n. 'charbon' v. norr.
Tiyrr 'feu', v. slav. Jcurifi 'fumer' lit. Mrfi 'chauffer', v. h. a.
harsfa 'frixura' galiarstit 'frixus^ m. b. a. liarst 'gril'^); si lat.
cremor 'jus épais de matières végétales, crème' est parent de
lat. cremô en tant que '*décoction', cf. en outre avec Fick
IP 93 sq. gaul. KoOpfii m. irl. miirm coirm gall. c?^r ?(-/"bière';
i.-e. '^qera- : *qài-- ^).
KepaviHar KoXu|apf|(Tai . Kupiainam Hésych.; aussi KpaviHar èm
KetpaXnv àîToppiipaiH.; appartiennent au groupe gr. KÉpaç lat.
cerehnim; cf. M.cernuos cermd us 'h^telenr, litt. qui marche la
tête en bas, ou qui fait des culbutes et des sauts périlleux' (cf.
Saglio I, 2, 1078 sqq.); selon Thurneysen GGA. 1907, p. 8u4
les mots latins seraient un emprunt à la langue des jongleurs
grecs.
1) Torp chez Fick Iims rattache harst en tant que 'claie,
g-rir à la R. de g-r. KâpxaXoç lat. crâtis 'claie', ce qui semble moins
l,on. — Arm. kvak 'charbons ardents, feu de charbon' est à écarter
du groupe; selon Lldén Arm. St. 122 sqq. (bibl.) krak < *kurak, i -e.
*gtt-ro- *gu-râ- : irl. gûal {*goido- ou *getdo-) 'charbon', v. h. a. kot
'charbon' < i.-e. *gu-lo:
2) La parenté avec gr. KepàvvOini Képa^ai (i.-e. *kerû- *kerâi-)
•mélanger' (p. ex. Hirt Abl. § 206. PrellwitzS 216), fondée sur un sens
primitif de 'pot, marmite, ail. Kochtopf et le fait que skr. çnnâti
signifie 'mélanger' et 'cuire', ne convainc pas.
- 437 —
Kepàvvû)Lii et poster. Kepavvôuj, aussi ép. Kepduj Kepaiuu, fut. kg-
pdao) att. KÊpOù, aor. èKcpacra ép. Képaaaa e 93 ion. €Tn-Kpf|aai
n 164, pass. fut. Kpaen(Jo)aai pf. KéKpâ)aai "mêler, mélanger; fig.
tempérer, modérer'; à-KpaToç ion. dKpHTOç 'non mélangé, pur;
non tempéré, absolu; excessif, violent'; hom. etc. Kipvniai et
Kipvduj (seul. prés, et ipf.) 'mélanger' (voy.BrugmanuGr.Gr.^ 287
bibl. Hirt Hdb. 373); Kcpdç adv.'KepaaTiKiùç' ('en mélangeant')
Suid.; lUÊTdKepaç adj. ntr. 'tempéré, tiède (eau)'; aÙTÔKepaç et
aÙTÔKpaç 'aÙTOKÉpaaioç, *mélangé par soi-même, non mouillé,
pur (vin)' adj. et adv. Poil. BA.; (ion.) aÙTOKprinç (Nie Al. 163)
m/sens; ÙKëpaioç (Eur. Ar8tt.)'non mélangé, pur'; hom.dKripaTOç
Q 303 'pur (eau)' \) ; Kpdcriç, -euuç f. 'mélange'; KpâTJÎp, ion. Kpr)-
TJÎp, -fipoç m. 'cratère (grand vase où l'on mêlait le vin et l'eau)':
skr. çrlnàti 'mêler, mélanger, cuire, rôtir' çrità-h çîrfd-h 'mé-
langé' çrâ/jati 'cuire, rôtir qc' çràfâ-k çrfd-h 'cuit, rôti' zd sor-
f. 'union' etc. (voy. s.v. Kaipoç p. 392 sq.), ags. hrinan 'toucher'
(Fick P 43 sq. Zupitza Gutt. 187), i.-e. *kerà- *keral-. — Pour
gaul. Koûpm 'bière' voy, s. v. Képaïuoç. — V. norr. hrdra ags.
hirnof V. h.a. (h)ri(oren 'remuer, agiter, toucher' sont, d'après
Charpentier KZ. 40, 4r)4 et Trautmann Zeitschr. f. dtseh.
Wortf. 7, 171, parents de lA fràxràwhaya- 'ébranler' (et sont
aussi, malgré Sommer Gr. Lautst. 74, étrangers à gr. Kpoûuu
'heurter, choquer').
hom. etc. Kepdoç 'cornu (è'Xaqpoç, dpveç, TpdYOç, "A)afiujv); poster,
fait de corne (xoîxoi, piôç)'; *KepaF6ç i -Q^lcevduô-s = lat. cervos
'cerf', d'une base hn-à^'u- 'corne (à la tête)', cf. gall.crrr/r (< i.-e.
H'î'iio-. PedersenK. vSpr. I .ôl sq.i Qovw.varoir bret. A-fl/'ô 'cerf,
\.h.?i..hii-uz SigsJieorof y.norr. h in, ir all.A/y.vc// 'cerf, v.pruss.
.s/yvr/.v 'chevreuil' v.slav. srûiia 'chevreuil', zd srfi- A-rrà- 'corne,
clou' .v/rrtyv/'cornu'.v. irl. (Fick IP 79)crM'sabot'; lit.A7/rr(' 'vache'
v.pruss. A- /ovr/jf 'b(cur v.slav. Avv/iv/ russ. A-ordrrt 'vache' ont la vé-
laire *q- au lieu de *k- peut-être à la suite d'un très ancien emprunt
au domaine occ"'; cf. aussi gr. Kopuboç 'alouette huppée' KÔpuç
1) A distinguer de dtKripaToç 0 498 'intact, non lésé' (voy s.v.
Ki^p); de là àKnpàaioc; 'pur (oîvoç)' \ 205. De même il y a im 2d àKé-
paioç 'non entamé, entier, intact' (nôXn; Hrdt., bûvaiuç, th Thuc. etc.),
cf. KepaîCu).
— 438 —
'casque' KOpuqpr) 'sommet', i.-e. R. Âv^r 'eminëre'; voy. s. v.Képaç;
bibl, complète chez Osthoff Et. Par. 1 296, cf. aussi Walde^ et
Trautraann Apr. Sprd. s.vv. Falk-Torp EW, 412sq, Gauthiot
MSL. XVI 265 n. 1. Cf. encore, dans le sens d'^animal cornu',
avec d'autres suff., gr. Kàpvoç"... poaKrma, Tcpo^aTOv Hésycb.,
v.h.a. (Iï)7'ind ag-s. hryder 'bête à cornes' (p. ex. Curtius^ 147.
Charpentier KZ. 40, 431), gr. Kpîoç 'bélier' (voy. s. v.) v. norr.
hi'einn ags. /?>•«/? {<i i.-e. *Jcroino . Wiedemanu BB. 28, 33sq.
bibl. P^alk-Torp EW. 889 sq.) 'renne'.
KÉpaç, gén. KepaTOç ép. Kcpaoç ion. Képeoç att. aussi Képuuç, pi.
nom. KépaTtt ép. Képâa Képâ ion. Képea (dans l'épopée poster,
gén. K€pdaToç, pi. nom.- daia) n. 'corne (d'animal, taureau, cerf,
etc.) ; bras d'un fleuve; aile d'armée; antenne de navire ; — tout
objet fait de corne (voy. lexx.)' < i.-e.*ker-ds-. *Kapa(J- (< i.-e.
"^kp'-ds-) dans Koipavov 'tête' (< *Kapacr-vo-v) et Kapdpà 'tête*
(< th.*Kapa(J-po- ; voy. s.vv. p.413), *Kpaa- dans att. àjacpi-Kpavoç
'hérissé de têtes tout autour (hydre, Eur. H. fur. 1274)' < *Kpaa-
-vo-ç, ion. èTTÎ-Kprivov KecpaXobecTjaov Hésych., vaû-Kpâpoç m.
'chef du navire' < *-Kpaa-po- (voy. s.vv. Kpàviov, ion. xpribeiu-
vov, ÏTKpoç p. 365, Kepaôç, Képva n. pi., KÔpaii), cf. skr. cira-h n.
(seul. nom. -ace.) = zd sarô (sarah-) 'tête' < i.-e. *À-;'>'os,
skr. çlrsàn-, gén. clrsndh abl. çlrsatdh, et çîrsâ-m 'tête', arm. .sar,
gén. saroy 'hauteur, pointe, sommet' {^Tcrro-. Hiibschmann
Arm. Gr. 1 489), lat. cerebrum 'cerveau' (< *ce)'as- i.-e.^kerds-,
oii^ceres-J, cernuos 'bateleur' {^Tcersneuo-s; voy. s.v. KepaviEai)
cornu 'corne' ^) cervîx 'nuque' {*cers-uic-s, voy. Walde ^ s. v.)
crâbrô 'frelon' 2), y.h.Si.hirni (< *hirzmd-, i.-e. *Jcersniiô-m)
1) Selon Danielsson Ait. Stud. III 188, cité par Walde ^ 193,
ce thème en -u- serait né du duel *co7mô(u), i.-e. *krnô(u), *co7'nous
gén., d'un thème en -o- *corno-, i.-e. *k7'tio- = g'erm. comm. *hurna-
dans g"ot. hanrn v.h.a. v.norr. horn 'corne, corne à boire, trompette'=
KÔpvov Ti^v oûX-mYTOt- TaXaTai Hésych., gall. corn. bret. karn 'sabot
des solipèdes', cf. Osthoff Et. Par. I 38 sqq., puis gr. Kâpvoç* .... pô-
OKiiiua, TTp63aTOv Hésych. et KpoYTiwv, voy. s. v. ; mais cf. gaul. KÔpvuE
'trompette' chezEustathe cité par Osthoff Et. Par. I 39, mot qui suppose
un i.-e. *krnu-, et cf. du reste gr. Kepa[F]6ç lat. cervos < i.-e.'^kerdii-6-s.
2) Lat. ci'âb7'ô « *C7'âs-rô) : §>;all. C7'ëy>-y7i{?) 'guêpe', v.h.a.
hornûz ho7maz ags. hy7'uet néerl. ho7'zel, lit. szi7'szû szi7'szlys 'guêpe'
— 43! I —
y.novr.hiarw 'cerveau' néerl.7?er.9e/? 'cerveau' v. norr. hiarse
'sommet de la tête' (< *hérsan-), bret. kern 'sommet de la tête'
(Fick II* 81 ; avis divergent chez Henry Bret. 64; voy. eucore
von der Osten-Sacken IF. XXII 322 sq. sur d'autres celt. cen?)
et bcp d'autres mots; bibl. chez Curtius'' 142, Vaniéek Lat.
Spr.^ (38, Zupitza Gutt. 185, etc.; la source capitale est
Danielsson Gr. u. et. St. I 1-57; voy. aussi .1. Schmidt
Plur. aG4-;î78. Selon Fick V 423 R. Jcer 's'élever, se dres-
ser', th. *keres- "^kerds- et aussi *k<^ro- (contre Ehrlicli KZ.
38, 83 sqq.). — Got. hairnei (dérivé d'un germ. comm.
*huernaz) 'crâne' etc. sont à écarter, voy. Zupitza Gutt.
57 sq. von der Osten-Sacken 1. cit. 319. — De là dini. Kepaiiov,
Kcpaxiàç -ou m. épith. de Dionysos, KepaxiZiiu 'heurter de la
corne', KcpaiÎTiç (luriKUJv) '(pavot) cornu', Kepàtivoç 'de corne',
Kepaioûv 'rendre aussi dur que la corne', KepaTujv, -ûùvoç (Puuuoç)
'(autel) fait de cornes' à Délos (Plut. Thés. 21;, Kepaiéâ -ei'â
-iâ K€puuvîâ et KepaTuuvia f. 'caroubier'; — Kcpacrqpopoç '(pii porte
des cornes', hom. KepaoEôoç '(pii polit la corne', Kcpaîà f. 'corne
d'animal; tout objet ressemblant à une corne', poét. Kepdeiç
'cornu', KÊpàairiç adj. m. KepâcTTiç f. (Esch. Prom. 677 i 'cornu',
aiYÔ-Kepaç 'n. fenugrec'; — KepoTiXàcnriç m. (Archil. fr. 2 B.*)
'coiffeur' et bcp d'autres composés avec Kepo- (cf. Icxx.), Ke-
pouTiâv'*dresser ses cornes; être orgueilleux', arfÔKepuuç gén.-ai
'aux cornes de chèvre; m. Capricorne', àcreXfÔKepuuç 'Kpiôç)
'aux cornes menaçantes', laovÔKepuuç ion. MOuvÔKcpujç'unicorne',
pivÔKepujç, uvpiKepujç 'aux cornes élevées' (^Hom. Soph.), aiYO-
Kepeùç -éujç ion. -fjoç m. 'Capricorne'; etc.
Kepaaoç (Kepaaôç selon Arcadius) m., poster, f. 'cerisier' (Arstt.
Théophr.) est parent de gr.Kpàvoç = lat. cornus (<\.-c. *qrno-s)
'cornouiller', voy. s. v.; mot prob. asianique (thracophryg.?
cf. s.vv. eOpcroç, KdpTraaoç II., KÛTiaoç, iricroç, TTutoç). De là
Kepdaiov 'cerise' (Diph. Siphn. chez Ath. II5la\ Kepaaeâ -iâ
f. 'Kepaaoç' (Géop.). — Gr. Kcpaç \at.conm ^ot. hain-n 'corne'
lett. s irsis v. prnss. sh'silis 'frelon' v. slav. i-?v7.ve«r 'frelon, taon' serb.
sriljên 'frelon'; bibl. chez Walde- et Trautmann Apr. Sprd. s.vv.
Sur le prétendu v. slav. .snV.-ia 'guêpe' vov. auj. Leskien IF. XXVIII
137 sq.
— 440 —
(Hehn Kulturpfl.^ Sôl.-^ 392. Brugmann Ber. d. sachs. G. d. W.
1899, p. 185), i.-e. *kerds *krno-, sont à écarter, cf. Boisacq
MSL. XVII 56sqq.
Kcpauvoç m. 'foudre', propr. 'qui broie, qui détruit'; -uv- est issu
par chute vocalique de -Fov- -Fev- dans *K€pa-FuL)v nom d'agent,
de Kepa- dans Kepa[F]iZuj, voy. s.v. (Brugniann Ber. d. sachs.
G. d. W. 1901, p. 105. Grdr. IP, 1, 321. Lidén Arra. St. 89 n.
Sobnsen Beitr. I 50 sq.) et cf. skr. çâni-h 'trait', got. ha/rus
v.norr. hiorr v. sax. heru- 'glaive', à quoi Stokes KZ. 40, 247
ajoute m. il'], coh-e ace. pi 'glaives', mais gr. xeipiu (Luft KZ.
36, 145. Stokes l.cit.) est à écarter, ayant i.-e. *g-; i.-e.^keru-s
prob. 'poignard de silex', cf. S. Millier Urgesch. Europas
p. 46. 63sqq. — De là Kcpauvoûv 'foudroyer', Kepaûviov 'truffe'
(Gai.) ^), Kepauvioç 'qui concerne la foudre'.
Képboç n. 'gain, profit; amour du gain (Soph. Ant. 222); pi. hom.
ruses, mauvais desseins'; compar. hom. Kepbiuuv 'plus avanta-
geux', sup. -icTTOç 'le plus rusé (Hom.); le plus utile (tragg,)';
KepbaXéoç 'lucratif; astucieux' (cf. Debrunner IF. XXIII 5);
KepbaXéri -?\ f. Kepbd), gén. -oOç f. 'renard'; Kepbaivuu 'gagner';
hom. Kepbocrûvri dat. adv. 'avec ruse'; Képbuuv, -uuvoç nom pr.
(Dém. Mrnd.); ion. Kepbin TTeied) (Hrnd. VII 74) : v. irl. cerd
{*kei'da) 'art, métier' ce7-d 'aerarius, figulus, poeta' gall. cerdd
'musica' (Curtius^ 155. Schrader KZ. 30, 474. Fick II* 80.
Pedersen K. Spr. I 36), i.-e. *kerd- ou ^qerd-:, lat. cerdô 'ma-
nouvrier, gagne-petit, journalier' est un emprunt grec. — Le
rapport supposé par Schrader 1. cit. avec gr. Kapbiâ lat. cor
got. hairtin- 'c(cur' ne convainc pas.
KépBioç m. prob. 'le grimpereau, Certhia familiaris L.' (Arstt.).
Étym. inconnue.
KÉpKaE* lépaS Hésych.; KepKaç* KpèE tô ôpveov H.; KepKiGaXiç"
èpuubioç H.; KcpKiç" . . . Km eîboç ôpvi6oç H.; KÉpKVOç' lépaE, f|
àXeKTpuuuv H. ; KépKOç ' ...\\ àXeKTpuuuv H. ; KipKOç ' lépaE (o 526) H.
(voy.s.v.);KOpK6paç'ôpviç.TTepYaîoiH.; cf. gr.KpéH sorte d'oiseau
(voy. s. V.), puis irl. iu^rc 'coq, canard', v.pruss. Tcerko 'plongeon'
1) Cf. Plin. HN. XIX 37 cum fuerint . . . tonitrua crebra, tune
nasci et maxime e tonitribus {tuberd)\ Juv. Sat. V 116 sqq. et Mayor ad 1.
— 441 —
lett.A:é/7i#''c)iaiIIcr, piailler, caqueter, liruirc' lit. Ârtr-A// 'criailler,
croasser, crailler, caqueter' kirJdi 'crételer' v. slav. Ireretû
'cicada', skr. krakara-h 'perdrix' krkai-àku-k 'coq' etc. (Fick
IP722. Il'fil. Persson\Vzervv.i;^.96.98. ZupitzaGutt.l23sq.
Pedersen K. Spr, 1 126. Trautmann Apr. 8prd. 300 1, toutes
formes avec red. brisé de l'onomatopée *Ar-, cf. s.vv. KÔpaE,
Kopuûvri etc. Lat. quf'rqtiëdula 'sarcelle (cercelle Dict. Acad.
a" 1694)' est gr. KepKi9aXiç modifié par étym. pop. et cf»tnpris
comme *qu('rcii-ëdtda 'nian<;euse de glands', cf. Walde^ s. v.
KepKÎç, -iboç f. 'tout bâtonnet pointu, de bois, d'ivoire, etc., che-
ville ou épingle', spéc, hom. etc., dans le métier à tisser ver-
tical (icTTÔç), 'broche' sur laquelle était enroulé le fil de trame ;
— 'tibia (cf. TTapa.KepKÎç Poil. 'péroné')''); aussi 'radius' Poil.; —
'division cunéiforme des sièges au théâtre'; — 'tremble, Populus
tremulaL.'l'Arstt. Théophr.). Me semble être un dim. de Ke'pKOç
f. 'queue', plutôt (|u"un parent du groui)e j)récé(lent (L. Meyer
II 363. Prcllwitz- 217) avec le sens de 'bruyante, criarde', (pii
n'est qu'adventice (d'où rap|)lication au 'tremi)le'), malgré les
allusions fréquentes au bruissement de la broche du tisserand,
qpujvfi KepKÎboç (Soi)h.), KepKÎboç îi)livoiç (Soph.), KepKÎboç àoiboû
(Eur. chez Ar. Grcn. 1316) etc.-).
KëpKoç f. 'queue; TTÔaBn'. Ktym. douteuse :sens prim. 'le battant'?
cf. KpéKiu 'heurter avec bruit', — ou apparenté à KpÎKOç KÎpKOç m.
'anneau' Kopuuvôç et Kupiôç 'courbé', au sens prim. de 'recourbé,
bouclé' (Niedermann è u. 7 im Lat. 76. L. Meyer II 362)? —
ou, en tant que 'touffe de poils', parent de m. irl. coït 'cheve-
lure' (Stokes BH. 19,61 comme alternative)? — ou, par red.
brisé, issu de R. kcr 'eminCMe' dans Kepaç etc. 'corne"?
KëpKoupoç (KepKoûpoç) m. 'vaisseau léger' des Cypriotes (Hrdt.
etc.), à longue poupe, 'poisson de mer'fOpp.) < Ke'pKoç 'queue'-f
oùpd 'queue, partie postérieure' (L. Meyer II 363 sq.) ou em-
1) Pour des emplois métaphoriques analogues en d'autres
langues voy. Lidén Stud. 02 sq. Arm. St. 63.
2) Il subsisterait pourtant une parenté lointaine avec le groupe
KcpK- (s. v. KépKaï) si K^pKoç 'tiueue' était tout d'abord '*Ie battant'
(voy.s. v.), mais c'est là pure conjecture.
— 442 —
prunt séni. (Movers. Lewy Fremdw. 152) modifié par voie
d'étym. pop.?
Ke'pKuuHJ, -uuTTOç m. 'homme- singe; fig. astucieux, fourbe, coquin ;
poster, singe à longue queue' < KëpKOç ""queue' + -vj^t '*visage,
*aspect' (cf. hom. YÎ^otuKuÙTTiç eùôJTTiç, lat. atrOx ferôx et voy.
DuvauMSL.Vni256). — KepKuiTTri f/cigale' (Ath. IV 133b),
ainsi nommée d'après sa tarière.
KÉpva n. pi. Poil, 'les deux saillies des prolongements osseux des
vertèbres ou apophyses transverses' : v. norr. huern 'otolithes'^),
modifié d'un v.norr.*/?er«- <germ.comm.*/ier2w-, i.-e.*Â;ers»-,
cf. y.h.a.hinii lat. cereb ru m etc. cités s.v. Képaç, selon von
der Osten-Sacken IF. XXII 319.
Képvoç n. (Ath. Hésych.), m. (scol. Nie. Al. 217), pi. Képva (Poli.)
'vase de terre' à compartiments (kotuXictkoi), utilisé dans le
culte éleusinien et porté sur la tête par un prêtre ou une
prêtresse Kepvâç ou Kepvocpopoç (cf. Saglio III, 1, 822 sqq.).
Etym. douteuse : ni le rapport avec Képajuoç 'terre à potier,
tuile, pot, cruche' (HirtAbl.§ 803), ni celmayec y. norr. huenia
'pot, coupe' {*quer-. Zupitza Gutt. 58), ni celui avec skr. çirah n.
'tête, pointe' gr. Kpâvov 'crâne' Hésych. (Uhlenbeck Ai. Spr. s.v.)
ne satisfont, cf. von der Osten-Sacken IF. XXII 321 sq.; la
forme épigr. étant KÉpxvoç (cf. van HerwerdenLex. suppl.s.v.),
y aurait il une parenté avec Kapxr'icTiov 'vase à boire, etc.'?
KépTO|Lioç (Hsd. Hrdt.) KepTOfiioç (Hom, etc.) 'méprisant, railleur',
Étym. douteuse; selon Brugmann IF. XV 97 sq. *KepaTO)Lioç
'*ayant une bouche injurieuse', cf. èiicrTO)noç bucTTOiueîv KaKÔ-
CTTOiaoç, R. (s)qer dans gr. Keipuu 'raser, enlever en coupant'
(voy. s.v.) aor. pass. Kapfîvai, et cTKdpïqpoç 'style' (i.-e. *.^qerèl-\
voy. S.V.), puis (îKeppôXXuj 'railler' (cxTr. eip. Ar. Cav. 821) et
aKÉpacpoç" Xoibopia. pXacrqprinia Hésych., Képaqpoç' x^c'JCtCTMÔç,
KOKoXoYia H., axépaqpoç' pXa(T(pr||uia. Xoibopia H., aKÉp^oXoç"
Xoibopoç. Kai TÙ ô|uoia H., aKep^oXei* àiraxâ H., KepPoXoùaa*
XoibopoOaa, pXacrqpiiMOÛaa. àrraTiJÙcra H. ^). — Un rapport est
1) C.-à-d. 'les deux os blancs naviciilaires dans le cerveau des
poissons'.
2) Sxir ces gloses voy. aussi Meister Herod, 713 sq. Ehrlich
Z. idg. Sprachgesch. 77 n. 1.
— 443 —
aussi possible avec gr. Kdpvn et son groupe, voy. s. v. p. 414^
comme aussi une fusion des familles *(sjqer- 'trancher' et *qar-
'blâmer'; cf. von (1er Osten-Sacken IF. XXII .317. Walde-
8. V. carinô.
Képxvoç 'sécheresse; raucité, enrouement' 'Sopb. fr. 2iû N.-
Etc.) i Kepxvoi ou Kepxuj 'être enroué; rendre rauque': â\\xô-
-Kcpxvov 'toux sèche avec crachement de sang' (Hpc.j-, Kcpxa-
Xéoç 'sec, rauque' (Hpc. Hésych.j et KepxvaXéoç (Gai.) avec
transport du -v- de Kepxvoç (cf. Debrunncr IF. XXIII 3 sq. 20) ;
Kepx(v)ujbriç 'rauque; qui enroue' (Hpc. etc.); Kepxvniç f- 'cré-
cerelle'') : gall. crychydd bret. mod. lei'c'heiz 'héron' v. bret.
corcid irl. gaél. corr 'grue', rad. celt. '■'Jcory-, v. h, a. hreigir
> ail. reiher 'héron', v. slav. ^î-agft*;« 'épervier' (FickII^91.
Henry Bret. 63), alb. (G. Meyer Alb. Spr. 308. Pedersen
KZ. 36, 329) ng'if Ix'ir 'je rends rauque'; onomatopée primitive.
ion. KecTKéov (*K€a-Kecy-) 'étoupe, aTUTreîov, tô àiTOKTévKJiaa toû
XivoO Hésych.'2) (Hrnd. fr. 14,3), cf. (Bezzenberger BB. 27, 168)
Eé[a]uu {^(js-es-) inf. aor. Eéa-cTai 'racler, gratter, polir' Eaivo)
i^qs-n-iô) 'carder, peigner' Eàviov 'carde' •^), lat. sentis {^ksen-ti-s)
'buisson' sentus 'horridus' etc., irl. c/r f. (*Aé.s-rrt) ')ieigne' cass
'chevelure bouclée', v. norr. (Pedersen IF. V 46. Falk-Torp
EW. 369) haddr'chexelma de femme' < germ. comm. "^hazda-,
\.s\a.y. ceéq cesati 'peigner, étriller' kosa 'chevelure' tchèij.
pa-ces pol. pa-czes 'étoupe' (Bezzenberger 1. cit.) lit. lasaù
Tcasyti 'gratter doucement et longtemps' Ixosù làsfl 'creuser'
1) Et Képxvri Hésych. ; aussi les graphies Ke-fXP'lk Kf TXPk kétxcI
(voy. Thompson Greek birds 76 sq.), où agit l'influence di- xë^xpoç
'millet', l'oiseau étant parsemé de taches en grains de mil.
2) Hésych. a KeaKÎov, seule forme que cite W. Petersen Greek
dimin. in -lov 16 sq. 22, en la tirant h tort d'un prés, inexistant
*KéaKuj; si KcaKÎov a existé, c'est une modification analogique d'après
les dim. en -lov.
3) A ce groupe Fick P 387 ajoute Kéiupoç 'ortie*. K€U)peîv
TraoxiTiâv Hésych. ('avoir dos désirs impurs') et Prelhvitz* 142 K6â-
vu)6oç 'un chardon' (Théophr. Kedviuvoç ms.); pas plus que Sommer
Gr. Laiitst. 81, je ne sais où Fick a pris ce Këiupoç. — Lat. carrô -ère
'carder' carmen 'carde' carduos 'chardon' (Fick 1. cit.) sont apparentés
ailleurs, cf. Walde- s. vv.
— 444 —
lett. hast 'râteler, ratisser' hasit 'racler, ratisser, gratter' (p. ex.
Berneker EW. 151 sq.), i--e- *qesâ- alternant avec *qâ8: —
Le rapport KCCTKéov : kôctkivov 'crible' (Curtius^ 146. Persson
Wzerw. 113. L. Meyer II 168. Prelhvitz- 218 comme alterna-
tive) est à rejeter.
hom. kêcttoç 'piqué, brodé'; KéaTpov -oç -â -eûç -îvoç. Voy. s. v.
Kevxéuu p. 434.
Keueuu (ÈKeiiGavov F 453), fut.Keucfuu, aor. hom. KÛBe y 16, aor.red.
subj. KeKÙÔuj 2 303, pf. hom. KéKeuGa 'cacher, renfermer'; poét.
Keû6oç u. Keu6|uujv, -uJvoç m. Keu9)u6ç m. N 28 'lieu caché, ca-
verne, enfers, bauge (de sanglier k 283), gorge de montagne,
etc.' : ags. hydan (angl. hide) 'cacher' (Curtius-'' 259), gall. cûdd
'dissimulation' cmc/^/o 'cacher' (<celt.*A:o^<d-o-. Curtius^ l.cit.
Fick IP 89. Henry Bret. 85 s. v. A-2Î2 'cachette'), skr. kuhara-m
'caverne' l'ûhal'a h 'coquin, charlatan, trompeur' Txuhû-h 'nou-
velle lune' c.-à-d. '*lune cachée' (bibl. chez Johansson IF.
II 54 n. 1 ; autre avis — sous réserve — chez Wackeruagel Ai.
Gr. I 116 et Uhlenbeck Ai. Spr. 61) \), lat. cudô -unis 'casque
de peau' (bibl. chez Walde- s. v.), puis got. hnzd v. h. a.
hort 'trésor' (< germ. comm. *huzda-, i.-e. *qud{h)z-dho-),
i.-e. *{s)qeudh- 'couvrir, cacher', élarg. de ^{fijqeu- {^sqeuà-
Hirt Abl. § 425) dans lat. ohscUrus et gr. aKÛXov 'dépouille'.
Sur le groupe voy. Johansson IF. XIX 128 sqq. (bibl.). —
Pour arm. suzanem 'je plonge qc. (dans l'eau), je cache' voy.
Lidén Arm.St. 122. — Lat. custôs -ôdis 'gardien' (Curtius'' 259.
Brugmann IF. VI 103 sq. VValde KZ. 34,488. Johansson IF.
XIX 131 sq. ; on posait *qudhstùd) est plus prob. parent de
la famille gr. ùkoijuj got. liausjan 'entendre gort. aKeûui 's'aper-
cevoir de' etc. (Bezzenberger BB. 27, 145sq. Walde- s. v.);
pour lat. ciinnus voy. s. vv. kuctôç KÛaBoç KÛTiapoç kùtoç kvj-
axiç. — Got. -JiHS v.h.a. 7tw6* 'maison', qui a été joint au groupe
en tant que né de ^qudh-so- (Brngmann IF. VI 103 sq.) repose
plutôt, comme v. h. a. Jniffa 'cabane' sur la R. parallèle i.-e. *qei(-f-
1) Zd xaoàa- v. pers. xauda- 'chapeau, bonnet, casque' (Hubsch-
maun KZ. 24, 412. Bartholomae BB. 10, 290) supposeraient un i.-e.
*qheudh; mais Bartholomae Airan. Wb. 531 (bibl.) semble séparer
Auj. ces mots iraniens du g-roupe susdit.
— 445 —
(cf. gT. KUTOç lat. cutis 'peau'), cf. lit. kûti.s 'étable' lett. kfits
'étable; — cadenas' (Bezzenberger BI3. 27, 14(3 n. 1).
KccpaXri f. i'^ghebh-), chez les poètes alex. KcpXr) (le ton selon
Arcad.), niacéd. KepaXn EM. Hésych. 'tête'\); KeqpdXaioç adj.
'de la tête'; -aïov 'KecpaXn; point capital, sommet, chef, etc.';
KëqpaXoç m. poisson de mer à grosse tête, peut-être sorte de
'mulet' (Arstt. etc.); KeqpdXuuv 'lat. Capifo'. Cf. got. gibla
'7TT€pvjYiov, faîte, pinacle' v.h.a. gebal 'crâne, tête' v.norr.ryrt^
'faîte' (> v.fr. angl. .7a/>/^^j. FickIMlô. III-» 126. Zupitza
Gutt. 217. Falk-Torp ÉW. 302 sq. Etc.— V. irl. gûalu 'épaule'
(Pedersen K.Spr.1 117 avec réserve i ne convainc pas (< *g'^loii'
-Jôn- : gr. TÛaXov selon Lidén Arm. St. 116, voy. s.v. p. I.ô7. —
Skr. Tcapàla-m 'tesson, crâne', lat. caput = v. norr. hofod, got,
haubip ags. héafod 'tête' (Curtius'' 148) forment un autre
groupe.
K é LU ç, ion. Kéoç f . Voy. s. v. Kaiuj p. 393 sq.
Kfjpoç (Arstt. Gai.) KfiTTOç(Strab.Diod.Etc.)m. 'un singe à longue
queue', cf.Ke'pXoç* KuvoKecpaXoç. kvittgç Hésych. Emprunt tardif,
cf. véd. hapî-h ni. 'singe" (nom de couleur, cf. Jiapild-h kcpiçd-h
'brunâtre, rougeâtre'. Uhlenbeck Ai. Spr. 42 sq.), d'où v.égypt.
Icephi 'le singe du pays de Punt' (Lewy Fremdw. 6); hébr.
qôp 'singe' (Renan. A. JMiiller BB. 1, 300) est un autre emprunt
tardif; voy. aussi Schrader RL. 19 sq.
Kfîboç, dor. Kâboç n. 'soin, sollicitude, souci; chagrin, deuil; pi.
funérailles; — sentiment de famille N 464, parenté par mariage,
lat. affinitas"; hom. Kiibiatoç 'très cher", superl. formé sur Knboç
(cf. Képbi(JTOç:K€pboç); Kr|beiâ f. 'funérailles; parenté, alliance';
hom. Kr|beioç 'cher, précieux' T 293; KrjbeaTiîç, -où, crét. Kâbe-
(Ttûç 'tout parent ])ar alliance, beau-frère, gendre, beau-père';
KribeaTeiâ f. 'parenté par mariage'; Kiibeùuu 'unir par un mariage;
intr. contracter alliance'; K)ibe|uâ)v, -ôvoç 'qui veille à'; ép. Ki^biu
(voy. s.v.); ÙKribriç 'insensible ; exempt de souci; pass. négligé;
l) Cf. KepXnut'piç f. (Ar.Ois. 303) ord. traduit par 'linotte, Friugilla
linaria h.', alors que cet oiseau ne se montre que rarement en Grèce,
pendant les hivers rigoureux ; le sens en est proprement inconnu,
cf. Thompson Greek birds 76; — KepXriTovoç 'qui porte sa semence
dans la tète (pavot. Nie. Al. 433)'.
-- 446 —
abandonné sans sépulture'; lioni. aKribeîv 'négliger qn.' £427.
W 70. Cf. zd sadra- n. ""mai, tourment, malheur' (Gelduer KZ.
27, 242 sq.) osq. cadeis- 'inimicitiae' gén., got. hafis 'haine, co-
lère' V. norr. ^afr v.h. a. haz 'haine, sentiment ou acte hostile',
irl.c«m (< celt.*A;«.s'Sï- i.-e.*kdd-ti-, ou celt. ^Ay/^-s--?'- V) gall.c^s
hi'et.Jcas 'haine' gaW. cawdd (< celt.*A:«rfo.s") 'colère, aigreur'
corn. cuefJi bret. keùz 'chagrin' (Fick 11^ 68. Zupitza Gutt. 184
bibl. Henry Bret. 55. 65. Pedersen K. Spr. I 121. Brugmann
Grdr. II^, 1, 519. Torp chez Fick III* 68 sq. FalkTorp E\V.
370 sq. Etc.), i-e. *kâd- *kdd- 'avoir de l'humeur'. — Pour lat.
calamitâs et skr. hadanam voy. l'art, suiv ^).
«p.Kribuu, fut. Kribr](Tuu 'affliger', intr. pf. KÉKriba'être affligé' (Tyrt.),
moy. Kr]bo)Liai dor. Kdbo|uai 's'affliger', est parent de Kfiboç dor.
Kâboç 'souci'; voy. le préc. Il se peut qu'il faille en séparer
ép. Krjbuj au sens de 'endommager, dépouiller, poursuivre' avec
hom. aor. KeKdbov moy. KeKabô)ar|v fut. KeKabr|cruu, cf. aor. xeKa-
bricrar pXàqjai k.t. X.Hésych.^), cités s. v. hom. KeKàbovTO p. 428,
de quoi seraient parents lat. calamitâs 'dommage, dégât, perte
causée par un ouragan, mauvaise récolte' (avec l „sabin"
pour d\ voy. Walde^ s.v.), skr. (inexpliqué pour Uhlenbeck
Ai. Spr. s.v.) Ixadanam 'destruction' caT^âda Tiadanam 'j'ai
causé une destruction', i.-e. ^q-.
.Kri6iç, -iboç f. 'urne du scrutin; cornet à dés'; dim. Kr|9iov Kr|6â-
piov m/sens (cf. W. Petersen Greek dimin. in -lov 105). Etym.
inconnue; le rapport apophonique supposé par Fick BB. 1,173
et Solmsen KZ. 33, 295 sq. avec kuOGojv 'coupe à boire' prim.
'*récipient' et skr. çjâdhya-h 'à tenir ferme' ne convainc pas.
Hésychius offre KctBoç • crirupiç.
1) Prellwitz'-^ 219 distingue un Ktîboç 'souci' d'un Kfjboç 'parenté';
le rapport qu'il suppose entre ce dernier et lat. cârus 'cher' = lett.
kârs 'friand', v. irl. car gall. mod. car 'ami' v. irl. caraim 'j'aime'
gaul. Carantus, got. hors 'adultère' v. norr. hôrr 'débauché', R. qâ
(qâi?) 'aimer, désirer' dans skr. kàyamâna-h 'désirant, aimant' zd kâ-
'aspirer à' skw kàina-h 'désir, amour' zd v.pers. /»:â»ta- 'désir' v. slav.
kochati 'aimer', ne convainc pas; la dentale n'apparaît qu'en grec
et la parenté sémantique est contestable.
2) Le rapport traditionnel de ces formes avec *)ijâ.Z^ii 'écarter,
repousser' est phonétiquement impossible.
- 447 —
(ion.) KriKaç, -dboç adj. f. 'malfaisante fdXôjTrriE Nie, -fXvjaaa
Call./; KriKÛIo) 'railler' (Lvcoplii'.j; KriKabeî (-âlei?)' Xoibopeî,
XKevâle\ Hésych.; KriKa(T|a6ç m. 'insulte' (Lycophr,; : m. irl.
cainim 'je raille, j'insulte' (< *kal-nlo. Fick 11^ 66 , v. li. a.
huohon 'se rire de, railler' huoh 'raillerie' (bibl. chez Zupitza
Gutt. 127). — Le rapport souvent admis (p. ex. Fick 1. cit.
Zupitza 1. cit. Torp chez Fick III' 67. Walde- s.v. cachinnO)
avec gr. Kax- kqkx- Ka-fx-âloi 'rire bruyamment' et sou groupe
n'est pas immédiat. — Cnrtius' 138 sq. et L. Meyer II 236 ont
admis un rapport avec KaKÔç 'mauvais', lui-même obscur, rap-
port plionéti(jueinent possible (*KâK- i.-e. *A7//>- : KaKoç i.-e.
Vcakô-sY).
hom. etc. KriKÎuj seul. prés, et ipf. 'jaillir, ruisseler'; tragg. KriKiç,
-îboç dor. KâKJç f. 'flot de sang; graisse en fusion; teinture de
pourpre', cf.KâKÎuu' ibpoûv ctpxoiuai. AaKoiveç Hésych. : Wt.szokfi
'sauter, danser' szankns 'leste, mobile' szankînfi 'faire sauter
(un cheval)' (Fick I* 420), puis (Fick Spracheinh. 415. Solmseu
Beitr. I 145 n. 2) thraco-phryg. (J(kiv(v)iç (i lexx., t possil)le
Eur. Cyel. 37) 'danse des satyres en Thonneur de Dionysos'
Z{kiv(v)oç nom d'un Phrygien ou d'un Mysien chez Hrdt.
VIII 75. 110, R. Ây?/<7 'sauter, danser, se mouvoir avec prestesse'.
— Zd (Fick 1. cit. Prellwitz- s.v.) .sr/éa'V/ 'passer (temps)' n'est
point parent; voy. sur le mot Bartliolomae BB. 13, 59. Airan.
Wb. 1553 sq. — Voy. aussi s.v. kîkuç.
KriXadipoç f., -ov ntr. (Théoph.'i, KiiXdaTpâ f. Hésych. arbre
toujours vert, 'troène? houx':"'; prob. parent du groupe kiiXiç
'tache' KrjXàç -àboç f. 'tachetée'.
hom. KiîXeoç 0 217. I 346. Etc., KiîXeioç 0 744 (irOp) 'brillant,
flambant' < *K)iFaXeoç, cf. éol. KauaXéov r| KauaXeç Hésych. '),
(ion). KriXôv îiipôv H. : Kau- dans fut. Kaxxso^im KaO|ua etc., voy.
s.v. Kaiuu et cf. Schulze Qu. ep. 475. Debrunner IF. XXIII
21 sq. (bibl.).
att. Kr|Xéiu-uj (n primaire) 'charmer; séduire, corrompre'; hom.
Kr|Xri9)a6ç m. 'charme, enchantement'; Kr|Xr|b6v6ç f. pl.'charme-
resses' (Pind. fr. 53 Chr.) : lat. calcor -i et caîviô -ire 'former
1) Fick veut rétablir 0 744 KauoXéui en place de KïiXeiuj.
- 448 —
des cabales; chicaner, duper, tromper' cahcmnia 'ruse, menée,
cabale, etc.% got. hôlôn af-hôlôn 'calomnier v. h. a. huolen
'tromper' ags. hôl 'calomnier', tchèq. klam 'fausseté, tromperie'
(Vanicek Lat. Spr.^ 52. Bersu Gutt. 170. Zupitza Gutt. 122. .
Hirt BB. 24, 268. Torp chez Fick III-^ 90. Feist EW. s. v. Etc.),
i.-e. *kël- ■^kôl- *kdl-.
ion. KrjXri, att. xdXri f. 'tumeur, partie, hernie (Hpc.Gal.); bosse
du buffle (Arstt., "^axiac, mss. corr, en KCxXaç)'; (ion.) k^X/itiiç,
att. KctXrjTriç m. 'malade d'une hernie'; Kr^Xàç, -dboç f. oiseau
indien, à gésier énorme, 'marabout de l'Inde, vulg. adjudant,
Leptoptilus argala L.' (Elien); cf. KaXàZier ÔYKOÛTai fiésych.,
KotXaiLia' ÔTKOÇ H.; composés poupuuvo- PpoYXO- èvxepo- ubpo-
-Kr|Xri etc. Cf. v. norr. liaull ags. héala v. h. a. hola 'hernie'
(<" germ. aomm. '^haula ), v. slav. kyla 'hernie' (Fick I* 377), à
quoi Rozwadowski Quaest. gr. et etyra. I 32 sq. et Pedersen
K. Spr. I 50 ajoutent irl. cM gall. ciJ bret. kîl 'dos' (< celt.
*kido-) et \at.culus (celui-ci ambigu; voy. Walde^ s. v.); ion.
Kr|Xri s'expliquerait par *KriFëXr|, att. KdXri par *KdFéXri (cf.
Kretschmer KZ 31,471 sq.), ï.-e*kauel- *kducl- : *k^tcJ- : '^kfd-.
Kr|Xiç, -îboç, dor. KâXiç f. 'tache'; KriXiboOv 'souiller'; KiiXdç*
. . . aïE, rjTiç KttTà tô laéTw-rrov (Jr||ueîov è'xei xuXoeibéç Hésycb.,
KrjXrivri" laéXaiva H. : lat. calUdus {câlidus) gl. 'qui a une tache
blanche au front' = ombr. kaleruf 'cal(l)idos', m. irl. (Thur-
neysen Thés.) caile 'tache', lit. (Thurneysen Thés.) kalt/bas
'chien à collier blanc', lat. (Curtius^ 146) câllgô 'brouillard,
obscurité', cf. Kr|Xàç ' vecpéXr) dvubpoç Kai xeijnepivri \\\xipa Hésych.,
skr. kala-h 'd'un noir bleu' kaU 'couleur noire, nuage noir'
(Fick BB. 2, 197. Bezzenberger BB. 16, 246); une R. parallèle
dans gr. KeXaivôç et son groupe, voy. p. 430 {\.-Q*qeJà- : *qc(I-?).
poét. KfîXov 'trait, flèche, javelot' : irl. cail 'lance', v. norr. hall
'queue, bout effilé' (Zupitza BB. 25, 90) skr.(?) çalâ-h 'bâton,
pointe, piquant du porc-épic, etc.' çalyâ- m. n. 'pointe de flèche,
épine, etc.' (Curtius-^ 148), à quoi Scheftelowitz BB. 28, 282
ajoute arm. salard 'branche feuillue, longue chevelure' (?);
i.-e. *Â--; V. pruss. kelian 'lance' suppose i.-e. *q-, que pourrait
contenir aussi skr. çald-h.
— 449 —
KriXujv, -uuvoç m. 'étalou; fif:;. lascif : v.h.pi. scelo m.h. a., .svhele
schel 'étalon' (Prellwitz^ 146.-220. Zupitza Gutt. 19ô);Lager-
crantz Seitum pliilol.O. F. Johansson oblatum (1910), p. 1 Hsqq.
y joint ion. att. aiXrivoç iiié^'. mess. etc. aiXûvôç, (jui est l'em-
prunt thl•aco-pllry^^*alXavoç, tli. aiX-, ï.-e.^kél-; voy. aussi s. v.
KTipûXoç. — KrjXuuv Hésych. 'longue barre de bois ou levier d'un
puits, lat. tollënô, = Yepàveiov' (cf. Saglio IV, 1,780), avec att.
(Aristoph.) KnXuOveiov ion. (Hrdt.j KriXuuvriïov m/sens, cf. Kr|Xuj-
vevjuu 'pomper', n'est qu'un emploi métaphorique de kiîXujv
'étalon', cf. gr. Kpiôç lat. aries fr. bélier, chèvre, grue, etc., ail.
bock, et surtout m. h. a. y^ewr/^.s^^ewf/.s-^ '(cheval) hongre, cheval'
et 'levier d'un puits' (Lagercrantz 1. cit.). — Le rapport de
KriXujv 'levier' avec kôXujç 'câble' (Mansion Gutt. 251) doit être
rejeté.
Kr|)n6ç (*Kà|Li6ç) m. 'muselière; couvercle d'osier (de l'urne aux
suffrages); nasse'; Kriinoûv 'museler (un cheval, un taureau)';
Krmuuaiç" qpiiauucTiç Hésych : Wt.kÎThszti 'boucher' kamûti 'com-
primer, boucher' kàmanos pi. 'bride de cuir' \t\i.kainûf 'tour-
menter', V. norr. hentia hanida 'serrer la bride à, contraindre'
m. h. A. hemmc7i 'leteim, empêcher' (Zupitza Gutt. 108. Torp
chez Fick III' 74, Falk-Torp EW. 397), puis slav. comm.*cv'///^/
serb. cdma 'long espace de temps' camrt^/ 'attendre avec ennui'
(Berneker EW. 167, cf. 395).
hom. Kr|2, gén. Kr|KÔç f. Voy. s. v. Kavâl p. 422.
I. KTÎTTOç, dor. KÔTTOç m. 'jardin'; KriTreûuu 'cultiver dans un jardin':
y.h.a,. hi(ob(i f. v.sax. /jôSrt f. 'charrue (de terre)' (Schrader
Sprachvergl. 2 181.421.572. Zupitza Gutt. 103), Rlh.kopsfem.
'jardin' (suff. -sff. G. Meyer Alb.St. III 4), i.e.'^qûpo-s *qap(i-.
— Le groupe gr. Kaiainî f. 'courbe' lat. campii^^ 'plaine' etc. est
à écarter; voy. s.v. p.404sq. — Le sens prim. de 'pièce de terre
prise en possession, en vue de la culture'(p.ex. Prelhvitz* s.v.
Meringer IF. XVIII 225 bibl.) et un rapport avec lat. capiô
'prendre' et son groupe ne s'imposent pas sémantiquement et
se heurtent à la phonétique (dor.KâTTOç en facede lat. cè/)î). —
Un rapport avec gr. KcmeTOç f. 'creux; fosse' lit. kaj)ôfi'co\\\)er
menu' kaplyin 'houe, boyau' etc., kiîttoç étant '*la pièce de terre
défoncée' (Walde* 126. 684) satisferait.
•29
- 450 —
II. KfiTTOç m. 'singe'. Voy. s. v. KfiPoç.
horu. etc. Krip, gén.KTipôç, ace. Kfjpa f. ""la déesse de la mort; pi.
génies de la mort; sort, destin, mort violente; infortune, souil-
lure'; KripeO'cyicpôpriToç "amené par les Kf|peç' 0 527; pi. Ktipi-
-xpeqpeîç (àvOpuuTTOi) "nourris avec la Krip, Kripi auvTpoq)oi' (Hés.
Trav. 418; cf. Ebrlich Z. idg. Sprachgeseli. 10 n. 1); Kripaîvuul.
'détruire'. Voy. s.v. Kepailuj. Lat. sincèrus''pi\Y, non corrom])u,
de bon aloi' semble issu de *sine *cèra 'sine carie' (Scbulze
Qu, ep. 236 sq.; autres avis chez Ostboff Et. Par. I lôsqq.).
hom. Kfjp, dat. Kfipi, adv. Kr|p66i 'cœur'; tragg. Kéap est une for-
mation analogique d'après le rapport nom. êap : gén. ripoç 'prin-
temps' (Brugmann IF, V 341 ; avis erroné chez Bréal MSL.
Vin 309 sq.); Kripaivuu II. 'avoir le cœur mal à l'aise, être
anxieux'. Voy. s. v. Kapbiâ p. 412.
Kripacpiç, -iboç f. Voy. s.v. Kapa^oç p. 411.
hom. etc. Kr|p6ç m. 'cire'; Kripivôoç m. 'pain d'abeilles'; Kripivoç
'de cire'; Kripîov ord. pi. 'rayon de miel'; KripoOv 'enduire de
cire'; Kripuu|ua, -atoç n. 'emplâtre de cire'; etc. Selon Curtius''
149 cf. lat. cëra 'cire', lit. kori/s 'miel en rayons' lett. Jcârites
'cellules d'abeilles avec miel'. — Dor. Kâpôç (Fick I* 378.
Kretschmer KZ. 31, 411) est trop mal attesté (Osthoff Et. Par.
118 sqq., bibl.), mais Kripoç a pu rayonner comme emprunt en
dehors du domaine ion.-att.; lat. cêra serait dès lors un emprunt
grec, un i.-e. *qaro- étant possible ; mais le rapport avec lat.
creô crèscô procërus et le divorce d'avec les formes baltiques
(Osthoff 1 cit., invoquant ail. icachs 'cire', c.-à-d. '*gewâchs,
auswuchs' : wachsen 'croître') ne convainc pas; cf. Walde^ s.v.
ion. dor. (Archil. Alcm.) KTipûXoç m.^) 'le raartin-pêcheur bleu'
est peut-être parent de skr. çarà-h 'bigarré' (Prellwitz* s.v.);
comme Thurneysen GGA. 1907, p. 803 veut voir dans lat.
caeliim 'ciel', syncopé de *caer'lom *caeUum, le ntr. substan-
tivé de l'adj. caeruhis (caeruhtts) 'bleu foncé', Walde^ 108
note que ce caerulus serait identique à gr. KripûXoç si *cér-
devint phonétiquement *cèj-, ce qui dispenserait de croire à une
1) I^a forme prétendument att. KeipûXoç (Ar. Ois. 2991 est due
ù un jeu de mots ( : "r. Keîpuu 'raser').
- 451 —
apophonie f>[i] : ai: conjectural. — Selon Lagercrantz Sertum
pliilol. C. F. Joliansson oblatum (11»10;, p. 117 sqq. KripûXoç
'mâle lascif d'oiseau indéterminé' ou 'alcyon' (cf. Hésycli. s.v.)
est dissim. de *ktiX-u\o-ç, cf. KtiXujv m. 'étalon' v. li.a. .vce/o
'étalon' ion. att. (TiXr|v6ç < thraco-i)}iryg. *criXavoç, i.-e. *kel-
(voy. s.v. KJÎXujv p. 449;; inj^M-nieux, mais douteux. — Pour les
textes voy. Thompson Greek birds 80.
KTÎpuE, -uKOç. dor. KdpuE m. 'héraut'; Knpùcrffuj, att. -ttuj 'être
héraut P;î2ô; proclamer; convoquer'; Kripuy/aa, -aToç n. 'procla-
mation'; KHpÙKeiov ion. -n'iov, dor. KâpÙKeiov 'sceptre de héraut'
(> lat.cddûci'um -eus 'sceptre de iMercure, de héraut' avec d
pour r par influence de càdere cadncus et du rôle de Mercure
comme conducteur des morts; bihl. chez Walde- s.v.;. Étym.
indiquée s.v. KapKaipou.
KîÎTOç, -ouç n. 'monstre aquaticpie: i)artic. jjhoipie b446; poster,
cétacé; — thon'; KriTeia f. 'pêche du thon; pêcherie'; Kr|T€ioç
KHTiÎJOç 'de cétacé'. Mot isolé ; le rapport avec v. norr. hâr
'requin' (Mansion (iutt. 251 sq.; Falk-Torp EW. 36.5 rattachent
hâi' < germ. Hanha- à ukr.çaTdkû-h m, 'pieu, cheville de bois,
crochet, animal aquati(iue', v. slav. sql-û 'jeune pousse', gall.
frtmgrc (*A'flw/.7) f. 'branche', hdr en tant que 're([uin' n'étant
qu'un emploi métaphorique de hdr 'pieu') et celui avec lat.
sqiiatina squatua 'squatme ou ange (squale)' (Fick \\^ 265
[modifié I* 566]. Curtius^ 145. Vanicek Lat. Spr.^ 292. Hersu
Gutt. 144) sont à rejeter. — Pour laeTaKtÎTriç voy. le suiv. —
Il n'y a pas à identifier ce KfJTOç avec le *KfiT0ç que suppose
*Kr|T6eiç, voy. le suiv.
hom. KriTuDeaaav (AaK€bai|aova i B 581. b 1. Selon Solmsen
Unters. 123 sq. (bibl.) ail. métrique d'un *KriT66iç, eaaa 'aux
nombreuses gorges ou ravines', dérivé i cf. Buôeiç : tô eûoç) dun
*KnToç 'gorge, cavité', cf. MeTORri-mç 'à la vaste cavité' (vaisseau
Q222. A 5. 600; dauphin 0 i2, et prob. aussi ttôvtoçtIôS,
cf. paeuKt'iTea ttôvtov Théogn. 175): *KfiToç Kaieiôç Kaictbâç
(voy. p. 390) KaiaTtt pi. peuvent se ramener à une K. (/(i''ii):q,d.
att. Kqcpiîv, nvoç. occ. Kâtpâv Hésych. 'Itourdon, frelon: qui ex-
ploite le travail des autres; faible, lâche, impuissant' : Ktucpôç
'émoussé; oùté XaXiJùv oùre dKoOuuv Hésych. Phot.' (Hezzeu-
— 452 —
berger BB. 5, 313)^); l'idée dominante du groupe est'émoussé,
incapable, impuissant', cf. (Solmsen Beitr. I 123 sq.) Kriqpnveç
nom de certaines peuplades de TAsie pour les Grecs asiates
(les Perses selon Hrdt. VII 61, les Chaldéens selon Hellanique
chez Et. de Byz., cf. russ. Xémîci Mes muets, c.-à-d. les Alle-
mands'), Kricpeûç, Kfiqpiç, occ.Kâqpiç, béot. Kdcpujv, delph. Kâqpûj;
— \&t.hëhes ^émoussé' (Frohde BB. 17, 309. Fick GGA. 1894,
p. 239. Etc.) est à écarter. — Autre hypothèse chez Bally
Bull. Soc. Ling. XI 217 (:v. h.a. humhal 'bourdon'), mais
voy. p. ex. Falk-Torp EW. 429. 1485 et Berneker EW. 167. —
Le rapport avec v. slav. capt 'abeille' citt. eip. (Prellwitz^ 147.^
214. 222. Brugmann Grdr. I- 583 avec doute) est incertain,
voy. Leskien IF. XIX 204 sq. et Berneker EW. 136.
hom. K riuu b r) ç KriuOeiç. Voy. s. v. Kaiuu p. 394 sq.
Kipboç Poil., Kipbr|\iç Hésych. 'scorie métallique'; KÎ^briç* Ka-
KOÛpYOç. KotîTriXoç. xeipoîéxvriç Hésych.; Kîpbuuveç ')ueTaXXeîç'
Poil. Phot., KipbtiXoç (aussi dor. -rjXoç) 'de mauvais aloi, falsifié;
mensonger, illégitime; trompeur, déloyal'; Ki^briXeiâ f. (Plat.)
'falsification, tromperie' -iâ ion. -iri f. 'corruption' -eiiuu 'altérer
une monnaie, des marchandises; agir déloyalement' -ev^xa n.
(Plat.) 'falsification' -idv 'être pâle comme l'or falsifié' ; cf. Kîpov •
èveôv. TTâcpioi et fr. pierre sourde, c.-à-d. terne, sans reflet
(Solmsen). Étym. chez Solmsen Beitr. II u° 15 (à paraître). —
Zd -saëpa- 'fusion (des métaux)' (Fick P 46. 421; sur zd si'
fciHi 'percer' voy. Bartholomae Airau. Wb. 1547 sq.), — lat.
caespes -itis 'carré de gazon' (Fick P 46. 421), — got. (Fick
11. ce.) Tiaifts f. 'lutte, querelle' x.noYr.heipt 'haine, vengeance'
ags. hcést 'violence' ags. hcéste v. h. a. heist 'violent', qui n'ont
pas d'étym. sûre (avis divers chez Uhlenbeck PBrB. 21, 104,
ZupitzaGutt. 182, von Grienberger Unters. z. got.Wortk. 104)
doivent être écartés, comme aussi les étym. sém. chez de La-
garde et Levvy Fremdw. 132 sq.
KipicTiç f. cypr. pour irripa Hésych. 'besace' (Hsd. Call. Etc.),
Kîpriaiç Suid. Orion, KÛpecriç et KuPnt^îci Hésych., étol. Kîppâ H.
Origine obscure; étym. sém. chez Lewy Fremdw. 91.
1) KéKnqpe' TéGvriKev Hésych. et hom. ace. sg. KeKâqpnoTa prennent
semble-t-il, place ailleurs, voy. p, 429.
- 453 -
KÏPuûpiov, aussi Kïpoûpiov Hrdn. 'fruit du nénuphar d'Eg^ypte ou
KoXoKaaiâ; coupe faite de ce fruit ou en ayant la forme'. Ori-
gine obscure. Le mot n'a pas été retrouvé en égyptien, cf.
G. Meyer^ 140 (bibl.). Y a-t-il un rapport entre ce mot, le
préc. et lesuiv., — entre ce g:roupe et Kipopâ ville phrygienne?
KipouToç f. 'coffre, caisse, boîte (Aristoj)li.); arche (Spt. NT.)';
KipiÛTiov dini.; cf. kî^oç (kîPoç?;* kiPuOtiov Suid. Origine
obscure; étym. sém. chez Lewy Fremdw. 99 sq. (bibl.). — Le
rapport (Prelhvitz^ 222) avec Bipri f. 'corbeille tressée' 6nPn'
ki^uOtiov Hésych. Gipouvoç' KipujTÔç. KOnpioi H. (cf. hébr. ^èfort
'coffre, caisse'; Johansson Beitr. 75 n. 1 voulait à tort expli-
(pier ces derniers mots par l'i.-e.) n'est pas évident.
kiykXIç, -iboç f. 'grille, barreaux, barre, grillage'. Etym. indiquée
8. V. KttKaXa p. 394.
KifKXoç 111. 'hochequeue, Motacilla, ôpveov ttukvOùç iriv oùpàv
KivoOv Hésych. (aussi appelé KÎXXoupoç et aeiaoTru-fîç selon
Hésych Phot. Suid., aussi kêykXoç KÎYKaXoç Suid. KifKXiç EM.)' :
skr. cancalah 'se mouvant de ci de là, mobile, changeant'
(FritzscheCurtius'Stud.VISlôsq. Brugmann op. cit. VH 289);
-i < -e- devant nas.gutt. 4-gutt. + cous. (Soliiisen Beitr. 1215).
De là kiykXîCu) 'remuer vivement les hanches; fig. changer sans
cesse' (Théogn. », KrfKXopdtTriç 'qui va en remuant les hanches
comme le kîtkXoç' (Aristoph.).
KÎbaqpoç' bôXioç Hésych., et, comme subst., KÎbaqpoç, -âqpn, kiv-
bâ(pri, -dqpioç = aKÎvbaqpoç 11. Pliot., cTKibàqpii Arcad. 'renard':
Kibacpeûeiv Travoup-fciv H, Etym. obscure; skr. chidurah
'trompeur' (Fick 1^8<i6. Schrader BB. 15, 138), qui apjiartient
prob. kH.chid \.-Q.*sklii- est à écarter; le rapport de KÎbaqpoç
en tant qu"*intelligent' {QL&W.qexclieif : scJieide))^ avec letto-
s\nY.*sq€ii/' dons Vit. sl-ihlziu 'je sé|)are' (Wood Cl. Phil. lll 76)
ne convainc pas; voy. s. v. Kipacpoç.
KÎbvaiuai ( Hom. Pind. Eur.) seul. prés, et ipf. 'se répandre'. Voy.
s. V. (TKeb(xvvO)Lii.
hom. KÎBapiç, ace. -iv f., KiGdpa, ion. -pii Ilymn. à Ilonii. Ilrdt.
Plat.) f. 'cithare'. Emprunt possible à une langue asiauique
ou méditerranéenne. Pas d'étym. plausible; pour hi'hr. linnôr
'cithare' (von ,Ian) voy. s. v. Kivûpa; — la K. ghidJi, à quoi
— 454 —
Fick BB. 5, 352 ramenait aussi lat. fidès V.orde' (qui, en fait^
est un emprunt grec, voy. s. v. acpibri et Walde^ 289) est en
l'air; — le rapport avec KûGripa et KiBaipuuv, puis hébr. lieter
'couronne' (Lewy Fremdw. 164 sq.) est fantaisiste; — le rap-
port avec Kicriri f. 'coffre', dans l'hypothèse d'un prim. *Ki6Tâ
et d'une R. ghid (Bally Bull. Soc. Ling. XI 216) ne convainc
pas; on attendrait *xi6Tâ > *xicTTâ; KÎGapoç m. 'cage thoraci-
que' (Hpc.) est d'ailleurs plutôt le résultat d'une métaphore que
le sens primitif (lat. hedera n'a point place ici; voy. Walde^
s. V.); — lit. éâidzu 'je joue' (ailt smulko 'du violon'. Bezzen-
berger BB. 27, 183) ne convainc pas davantage.
Kl Kl (et KÎKi), -euuç (aussi indécl.) ntr. et f. 'ricin'; kikivoç (ïj adj.
Mot égyptien; cf. Hehn'^ 207.
KiKivvoç m. 'boucle de cheveux frisés'. Pas de correspondant
connu; lat. cincinnus est un emprunt. — Skr.çikhcl 'touffe de
cheveux; aigrette du paon' (Fick I* 46. 425. Piellwitz^ 222
avec réserve) est à écarter, le sens premier étant 'pointe, som-
met' (Petersson IF. XXIV 252), mais le rapport supposé par
Petersson 1. cit. avec skr. çik f. qikyàm 'lacet, écharpe' et gr.
Kiaaôç 'lierre' en tant que *kikioç, i.-e. '^Jciq- 'tresser, ployer',
ne convainc guère, d'autant que -ivvoç demeure inexpliqué;
Walde'^ 868 entrevoit une origine asiauique.
KiKippoç* dXeKTpuÛJV Hésych.; KiKKa" àXeKTopiç H.; kikkôç* àXeK-
Tpuuûv H. Onomatopées. Lat. cicirrus (Hor.) est un emprunt;
cf. Thurneysen GGA. 1907, p. 804. Walde^ s. v.
KiKKàPn KÎKuPoç etc. 'choucttc'; cf. lat. cia^mrt 'chouette' Fest. et
voy. s. V. KaûâH p. 422.
KiKKOç (Timon le sillogr. chez Ath.) m. 'loge des pépins de la
grenade; fig. un rien, un zeste', cf. kikkôç (sic)* ... biaxuupiicTiç
Hésych.; KÎKKapoç m. 'petite monnaie en usage aux enfers'
(Phérécr. chez Poil.); KiKKàpivov èXâxicTTOV. oùbév H. Etym.
inconnue. h?ii.ciccus est un emprunt (Saalfeld Tens. it.-gr. 294).
poét. kikXitctkuj (ou kikXijictkuu, cf. KXrjïaKuu Hpc. IX 84 et voy.
Klihner-Blass P p. 185) 'appeler'; présente le même degré de
la R. que lat. clamO 'crier' clams 'qui sonne haut, qui résonne
au loin; célèbre; clair' ombr. an-gla 'oscen', ags. hîôican
'beugler, mugir' (Curtius^ 139 sq. Etc.); voy. s. v. KaXeuu.
— 455 —
KÎKUÇ f. 'force, énergie' f^^Hom. Esch.): kîkiiuj* Taxûvuu. iaxûuj
Zonar. ; ép. ion. cIkiruç, uoç 'faible, lâche'. Parent de gr.KÛoç
n. 'fœtus' skr. çiçu-h 'petit d'animal, enfant' v. norr. ht'mn
m/sens selon Curtius'' 158.717, Brugmann Grdr. IP, 1, 130 etc.,
ce qui ne vaut guère pour le sens. Selon .Solmsen lieitr. I 145 n.
le sens est plutôt 'mobilité, vigueur', R. kàiq 'sauter, danser,
se mouvoir prestement' dans KriKiuj (voy.s. v.i lit. s2(>A-^i 'sauter'
thraco-phryg. aiKivfv)iç etc. ; — cette étym. ruine le rapport pro-
posé par Pedersen K. Spr. I 51 avec irl. clch 'mamelle' gall.
cig bret. kîJc 'chair, viande'.
KiXXipaç, -avToç m., ord. pi. KiWi^avieç 'trépied' servant de
sujjport (pour bouclier, Ar. Ach. 1122', etc.) < kîXXoç 'âne',
cf. ôvoç et ôvidKoç m. 'cabestan ou grue, lat. sucula', puis fr.
chevalet, ail. esel et bock 'chevalet', angl. easel et horse\ pour
le 2*^ élément, cf. ÔKpipàç m. 'estrade' (: paiviu).
KiXXoç adj. 'gris' (Eubule), cf. kiXXôv eîboç ti xP>JÛ)aaT0ç qpaioO
Hésych., XPÛJM" Tiapù TÔqpaiévPhot.; kîXXoç'ovoç ij^LÏY.grisoyi).
Ktti xéTTig H.; KÎXXioç Poil, m/sens; KÎXXar àaTpÔYaXoi : iî ôvoi
H.; KiXXaKTi'ip' ôvriXâiriç, KuvrjTÔç H.; kîXXgç est dor. sebm Poil.
Etym. inconnue. Le ra|)p()rt supposé par Prelhvitz BH. 3U, 1 76.
Wb.2 2'I'^\ avec Wx.nzirrus 'gris' gr. Kippôç 'fauve', i.-e.*À:- ivoy.
s. V. Kijuiuv) ne convainc pas.
KÎXXoç m. 'cigale' Hésych. Semble identique à kîXXgç 'âne' (voy.
l'art, préc), n'être qu'un nom dû à la couleur de linsecte et
n'avoir qu'un rapport fortuit avec skr. cilli f. (gramm. l 'grillon,
Gryllus doraesticus', à <|Uoi le rattache, sous réserve, Uhlen-
beck Ai. Spr. 92.
KiXXoupoç* (JeiaoTTUfiç Hésych. 'lioche(|neue, lat. mûtâcilla'
(aussi appelé aeiaoupa et KÎfKXoç, gr. mod. aouaoupdba et kuj-
Xoaoûaa); fut confondu avec ïu^E 'torcol' par le scol. de Théocr.
II 17; cf. lit. këlè kfiJè Ictt. zihuru 'hoche(jueue': lo 2'' élément
est oùpd 'queue' (Schrader BB. 15, 12s bihl.\ Lat. cUU> -ère
'mouvoir (d'un mouvement oscillant ou vibratoire)' est mal
attesté; lat. inotaci/Id est obscur et ne contient prol». pas non
plus ce c///ô; cf. Walde- s. vv.
Kiiapdlei gl. Voy. s. v. (JKi|Lipôç.
— 456 —
Ki)aPiE, -îKOç m/avare, pingre' (Arstt. Plut.); Kiiappeiâ f. 'ladrerie'
(Arstt.); Ki|aPîK€ia'TravoupTla.èvea(J)uôç Hésycli. Persson Wzerw.
177 n. 1 rapproche ki-ix-^-xI de aKmôç 'chiche' Hésych. — Le
rapport avec ax.iix^âl[xi 'boiter' (Prellwit7/^223) ne se comprend
pas; celui avec kvIttôç 'avare' (Curtius'' 703 sq. L.Meyer II 346)
ne satisfait guère la phonétique.
Kijaujv, -uuvoç nom propre : skr. çi/ûmd-h 'noir, sombre' = lit.
szëmas ^) 'd'un gris cendré, gris bleu (bœuf)', lat. cîmex -icis
'punaise' (<*cZm-og'.s'*d'aspect brun'), puis ^kwçyavâ-h 'brun,
sombre', ags. hœwe 'bleu', v. slav. sivû 'cinereus' serb. stv lit.
szyvas '(cheval) blanc' v. pruss. si/wan 'gris', selon Prelhvitz
BB. 30, 176; cf. MiXTiàbriç : juiXtoç 'vermillon'; i.-e. base keiiî
(Hirt Abl. § 354).
Kivâppâ f. 'odeur de bouc'. Voy. s. v. Kevéppeioç.
KÎvaboç, -eoç n. mot sicilien pour 'renard', employé comme in-
jure chez les Att.; 'bête malfaisante, 6ripîov, ôqpiç Hésych.'
Selon Fick BB. 28, 101 (cf. L. Meyer II 321) KÏvab- : Kvab-
-(xWeiar Kv/iGeiai H,, cf. hom. etc. KvuûbaXov 'bête hargneuse'
att. KvuubovTÊÇ m. pi. 'dents de fer', hellénist. KVuObâH m. 'pointe
de l'essieu'; voy. s. vv.
KÏvàeiaïua n. (Esch. Prom. 124) -ctiuôç m. Phot. 'bruissement';
Kiva9iZ;eiv . . . è'vioi fiivupi^eiv Hésych. La brévité de li s'op-
pose au rapprochement avec Klveîv (cf. Dindorf Lex. Aesch.
s. V. L. Meyer II 320); y aurait il une parenté avec l'obscur
hom. Kiv-upôç (voy. s. v.)? — Pour un autre th. KivaG- (p. ex.
KivaGiàç* KpuTTToç H.) voy. Hésych. Phot.
KÎvaiboç, béot. Kivriboç 'débauché'. Selon Fick BB. 28, 101 est
issu, en tant que 'pruriens', d'un adv. *Kivaibov (cf. pdboç m.
'marche' : Pabôv) ; KÏvai- : Kvai- dans àîro Kvaiuj 'écorcher' bia-
-Kvaiuu 'déchirer', cf. Kvfiv 'gratter'. De là Kivaibiov 'hochequeue'
Hésych., cf. KiXXoupoç. — L'étym. des anciens, Kïveîv Triv aibOù
ou TÔ alboîov, se heurte tout d'abord à la brévité de Ti. —
Lat. caenum 'boue' et son groupe sont à écarter.
Kivbùvoç (gén. KÎvbuvoç dat. Kivbuvi Sapph. Aie.) m. 'danger';
Kivboveùai 'être en danger'. Etym. obscure. — V. norr. hiffa
I) Sans doute mauvaise graphie pour szëmas, cf. Leskien
Bilduno- 428.
— 457 —
'être à la poursuite de, atteindre' f^Bezzenber^er BH. 5, 314:
voy. auj. Falk-Torp EW. 407 s. v. lutte }y — akr. khidâti 'heurter,
presser, serrer, tirer violeoiment' (L. Meyer II 323) sont à
écarter. — Le rapport avec Kiveîv (Prellwitz ^ 223, sous réserve)
se comprend mal, à moins que le sens prim. n'ait été 'insta-
bilité', cf. KivbaE* eÙKÎvriTOç Hésych. (à côté de (|Uoi un KÎvbaE*
KÎvbûvoç Phot. !?); encore le snff. -uvoç est-il insolite.
Kiveîv 'mouvoir'; Kîvri9)Li6ç m., -9|ua n., -cTiç, -euuç f. 'mouvement':
liora. Kivuiuai 'se mettre en mouvement, partir'; Kivùaao)Liai 'être
agité, ballotté' (Esch.). Voy. s. v. kîuu.
Kivvàpapi, -eujç n. (Théoplir. Etc.), -iç m., aussi xrfïâpapi n.
'cinabre, vermillon; — sang; de dragon; — garance, èpu6p6-
bavov'. Origine orientale imprécise; voy. Schrader RL. 99ô.
Kiv(v)â)aiu)Liov (Hrdt.) et Kiv(v)a)Liov 'cinnanie ou cannelier'. Em-
prunt sém., cf. héhr. qiimdmôn m/sens fbibl. chez Levvy Fremdw.
37j, avec influence, par étym. pop., de d)uiju)uoç 'irréprochable'.
Kïvôpâ f. (Spt.i 'harpe à dix cordes' < héhr. Jdnnôr 'cithare'
(l)ibl. chez Lewy Fremdw. 164) avec influence du suiv.
liom. KÏvupôç 'plaintif P ;">; KÏvOpojuai 'se lamenter; déplorer qc;
faire retentir". Etym. obscure; voy. s. v. Kivd9i(T|Lia.
KÎvuaôai • . . . ibeîv. biavoeîaGai .... Hésych. Leçon très dou-
teuse; faut-il lire un *TTivua9ai, cf. Trivuuévriv auveiriv H.? —
Skv. cfkéti 'voir, comprendre' cinofi 'remarcjuer" zd kat/- ' P'iek
F 24. MansionGutt. 147), remontant à \.-e.*qltei- (cf. gr. liaiç
TÎvuu hom. TÎvuj aor. ereicTa ttoivi'ii, s'excluent.
KÏvdjTTeTov 'béte venimeuse, reptile' Xic. C'all.). Est rattaché
par Persson Wzerw. 177, Prellwitz' 149. -224 et Fick BB.
2S, 101 à Kvuûijj m. 'bête malfaisante' (Nie), KvojTreûç" àpKTOç
Hésych. Voy. s. v. att. KVuDbuuv.
(ion.) KiEàWriç, ou m. 'brigand, pirate, (pûjp, kXétttiiç. àXalujv
Hésych.' (Déniocr. chez Stob., GDL Téos 5632. Solmsen^4r).
Buck Gr. I). n°3); KiEaXXeûuu 'agir en pirate' (GDI. l.eit.);
KiïaXXia' nâaa KaKorexvia H.; cf. lagl.KiTTàXiiç c.-à-d.KiaaâXnç
'KXéTTTriç' chez Hoffmann (îr. I). III 208; Hoffmann op. cit.
591. 612, Solmsen Beitr. 1 141. Buck dw D. 31(i tiennent le
niot pour un em))rnnt lyeien ou earien; — van Herwerden
Lex. suppl. s. V. ia|)i)elle les gl. KiEaio" eùptv. èXa^ev. livefKev
— 458 —
H., ÙTTéKiEav 'otTrépaXov', qui ne sont pas probantes; voy. p. 461
n. 1.
Kipaepoç* àXuuTTriE. AdKUJveç Hésych. Etym. obscure. Ni v. h.a.
scero 'taupe' (Sehrader BB. 15, 137) ni skr. qarahhd-h m. dé-
signant un animal inconnu et fabuleux (Uhienbeck Ai. Spr. 304
avec réserve) ne convainquent; -cpo-ç < ï.-e.*-bho-s suff. for-
matif de noms d'animaux; KÎpa- même est peu sûr; voy. s. v.
KÎbaqpoç. Le rapport de Kipaqpoç en tant qu"*intelligent' avec
v. h. a. sJcèri 'sagax' ags. sclran 'distinguer, décider' lat. sciO
sciscô (Wood Cl. Phil. III 76) est ingénieux, mais douteux.
I. KÎpKOÇ" lépaE (o 526) Hésych. Voy. s. v. KépKaH et Thompson
Greek birds 83 sq. ^).
I I . K i p K 0 ç m. 'anneau' Poil., ord. (Hom. Hrdt. Théophr. Arstt. Etc.)
KpÎKOç; KipKOÛv 'enserrer dans un anneau' (Esch. Prom. 74), cf.
KpiKOÛaGai pass. (Strab.); bellénist. KpiKuupa, -uucTiç, -ujtoç : lat.
circus 'cercle, cirque' avec i ancien (la prép. circiim rend un
emprunt très douteux), formes redoublées parentes du groupe
Vài.curvos gr.KopujvôçKupTÔç (Curtius^ 158), i.-e.*^^»'^- 'ployer,
tourner', d'où p. ex. lit. kreh-as 'contourné, tortu, de travers'
V. slav. Irivil 'courbe, adj.' o-krinû 'bassin (rondi', puis lit.
Irelpti 'tourner', v. norr. Jiretfi 'carpe, m.' (voy. s. v. KpaiTivôç),
et {i. e.*sqere-) lit. sli'êti 'mouvoir en cercle' skrêsti 'tourner'
ap-sJcrif.ùs'YOBà\ etc. (Persson Wzerw. 1 06. Walde - 1 63. 21 6 sq.)
KÎpvripi et Kipvâv, seul. prés, et ipf., formes collatérales de kê-
pàvvû|ui, voy. s. V. p. 437.
Kippéç 'fauve' (entre iruppôç et tavOôç; oîvoç, véKTap) : lit. zémaïte
szirvas 'szifmas, gris, gris bleuâtre (bœuf, cheval)' selon Prell-
witz BB 30, 176.
Kipcrôç, aussi Kp\oaôç, dor. KpiEôç m. Poil. Hésych. 'varice'.
Etym. inconnue.
-Kiç suff. formatif d'adv. multiplicatifs, soit ion. att. TCTpaKiç
TTevTciKiç éEdtKiç etc., élargissements des formes dial. en -ôki
(ex. chez J. Baunack KZ. 25, 239) d'après bi'ç ipiç; lac. -otKiv
(GDI. 4416. Solmsen^ 19) avec un autre élargissement, cf.
aû6i auBiç auGiv; -aKi est parti de (hom.) îToWà-Ki (cf.TrXeicTTà-Ki
1) L'explication des lexx.'épervier tournoyant' (KÎpKoç 'cercle')
n'est pas décisive.
— 459 —
TToaâ-Ki); -Kl appartient au th. pron.^qtH- dans fiç et était iden-
tique à skr. cit ; la délabialisation du th. *(jvi- s'est effectuée
en des formes *Tro\û-Ki = véd. piirû cit et où-kî (pour *où-ki
d'après où-xî); cf. -tiç dans tar. àiaÛTiç = crét. ùuâKiç 'une
fois' (cf. otiao-). Wackernaf::el KZ. '2b, 286 sq. J. Schniidt Piur.
352. Bruginann Gr.Gr.^ 117. 217. Grdr. IF, 2, 64 sq. — Avis
désuet (-Kl '*ceci' : lit. szis v. slav. 67 'hic') chez Osthoff MU.
IV 241 sq. Brugraann Gr.Gr.- 131. Grdr. W ÔU8.
KÎç, gén. Kiôç ace. kîv m. 'ver' du blé et du bois (Pind.), nom-
racine (p. ex. Brugmann Gr.Gr.^ 178. Grdr. II-, 1, 14<J) que
Daniels.son Gr. Anni. I 17 n. 6 a rattaché (avec (Jr\ç 'mite' en
tant (|ue *Kiriç, mais voy. s. v,), en tant (jue '^qui perfore' au
groupe gr. kOùvoç 'cône, pointe' skr. cûna h lat. cas gén. cOtis
v. norr. hein = ags. hân 'pierre à aiguiser', '\.-Q.*kô{i)- *ks(i)-
*kl-. — Prellwitz'^ 224 rattache kîç, en tant que '*mobile', à kIuu,
ce qui dit peu. — ^k\\kitd-h 'ver' (Fick BB. 1,319. Wb. I' 390)
est moy.-skr. pour *Jcirtdh {'.kfmi-h'ver') selon Uhlenbeck
Ai. Spr. 55; pour zd (Fick 11. ce.) kaeta- (sens?) voy. Bartho-
lomae Airan. Wb. 428. — Lat. cossus cassis 'ver du bois'
(Frôhde BB. 1, 205) est à écarter.
Kicr((T)r|piç, -euuç f. 'pierre ponce'; Kia(a)r|piil€iv, oûv 'poncer'.
Etym. inconnue; voy. Schrader RL. 92.
Kia6apoç m. (Diosc.) kictBoçiu. (Théophr.) Ki(JT0ç (Diose.) 'ciste',
arbrisseau qui fournit la gomme \r|bavov. Etym. inconnue
(asiatique? Voy. Lewy Fremdw. 46 sq.). — Ail. dial. (Walde
KZ. 34, 522j fieister néerl. herster > fr. hêtr(' (germ. comm.
*hais {t)ra- : lat. Caesia silva Tac. Ann. I .ô(J, v. h. a. Hêsiicald,
forêt entre la Lippe et la Ruhr; p. ex. Hchrader KL. 118.
Kluge^ s. V. Torp chez Fick II H 65) est à écarter.
I. KÎaaa, att. kIttu f. 'geai, Garrulus glandarius L.' < *KiKia :
skr. kiki-h kikidîvi h 'geai bleu' (et non ^cicih à cause de
l'onomatopée), m. b. a. heqei- ags. hijora v. h. a. hcliara 'geai';
bibl. chez Osthoff PBrB. 13, 41ôsq(i.; voy. aussi Falk-Torp
EW. s. V. norv. skjœre 'pie'. De là Kiaaapilcu, att. kitt- 'crier
comme un geai' Poil. — Bret. kéijin 'geai' <'*le goulu. *le
braillard', cf. gall. ceg 'bouche' cegu 'désirer avidement, crier',
selon Henry Bret. 58) est à écarter.
- 4S0 -
II. Kioaa, att. Kiiia f. 'envie de femme enceinte' (Diosc); kit-
TTicTiç f. m/sens (Gai.); Kidcrâv, att. kittûv "avoir des envies;
désirer passionnément' (Aristopb. Arstt. Etc.). Kicrcra < *KiTia,
cf. KOÎTar YuvaiKuJv èiriBuiLiiai Hésych., skr. Jcéta-Ji 'désir, vo-
lonté' Ji'ètayati 'convier, inviter', lat. invUô 'inviter' invîtus
"qui agit contre son gré' prob. 2. sg. ris v. lat. vois 'tu veux'
(sur ce groupe voy. Walde- 391), lit. Tcvëczù Tivësfi 'inviter'
v.pruss. quâits' voXonio' quoVû veut'. Solmsen KZ. 33, 294 sqq.
(avec bibl. et critique des étym. de Fick BB. 1, 173. Wb. 1*414
gr. comm. *xiOcra : lat. geidéù 'je désire', got gaidw 'manque'
[voy. s. V. x^îpoç] et de Schulze Qu. ep. 125 n. 2 gr. comm.
*Xixiot : V. b. a. gingën 'poursuivre' lit. gëéiûs 'désirer violem-
ment'); i.-e.*quoi-, cf. Wiedemann IF. I 255. — L'avis de
Lagercrantz Z. gr. Lautgescb. 86 sqq. (KÎTTa subst. postverbal,
KiTTÛv < *Kixiâ- : ags. hïgian 'tendere, festinare, niti', skr.
Çlghrâ-h 'rapide') ne prévaut pas. — Voy, le suiv.
Kiacréç, att. kittôç m. 'lierre'; Kiacrapoç m. 'lierre' (Hpc.)^);
Kiaaeûç, -éuuç 'couronné de lierre (Apollon)' (Escb.i; KicfCTivoç
'de lierre' (Eur.); kictctoûv 'couronner de lierre' (Eur.). Solmsen
KZ. 33, 295 sq. rattache Kicfcrôç en tant qu"*avide' à KÎcraa IL,
rapport qui pourrait n'être que fortuit. — Lagercrantz Z. gr.
Lautgescb. 85 sqq. et Petersson IF. XXIV 252 en rapprochent
skr. cikyàm 'courroie, câble', \\i. szïksznà 'courroie', ce qui ne
convainc pas. — Lat. hedera 'lierre' (Windiscb Curtius' Stud.
VII 184. Curtius^ 196. Kretschmer KZ. 31, 376. Hirt Abl.
§ 28. Bally Bull. Soc. Ling. XI 216 sq.) remonte prob. à i.-e.
*ghed- 'étreindre, saisir' dans lat. preJiendô et s'exclut.
KicrcTiipiov 'coupe à boire' rustique, faite de bois(Hom.Théocr.).
Le rapport avec Kiacréç 'lierre' en tant que 'coupe faite en bois
de lierre' (Ath. XI 476 f. sqq.) ou 'coupe décorée d'un relief
de pampres de lierre' (Liddell-Scott s. v.) ne satisfait pas; ni
la R. ni le suff. ne sont clairs; cf. W. Petersen Greek dim. in
-lov 94.
1) KÎaaapoç au sens de 'ciste' chez Diosc. I 126 doit être une
fausse leçon pour KÎaGapoç, voy. s. v. — Pour le suff. -apo-ç cf. skr.
kadhird-h 'Acacia catechu' gr. KÔiuapoç 'arbousier' lat. hedera 'lierre'
V. h. a. hemera 'ellébore'; cf. Niedermann IF. XVIII Anz. 78.
-- 461 —
KÎarri f. 'panier, corbeille' (Hom.Aristoph.); KicrTiç,-iboç f. (Hpc),
KicTTibiov dim. Cf. prob. v. irl. ain-c/iis 'fiscina' C^cis < celt.
*ki8ta = KÎcJTTi selon Fick 11^ 12) cissih 'tortis (crinibus)' cisse
'sporta' (voy. Thés, palaeohib. I p. 725). — Le -a- ne s'explique
pas dans l'hypothèse d'un rapport avec gr. koitîç f. 'corbeille*
(Prelhvitz^^ s. v.), cf. ko(-tti f. au sens de 'corbeille' (: Keî|nai)
chez Plut. Phoc. 28. — Lat. cista 'corbeille' est un emprunt
grec; cisterna 'réservoir d'eau souterrain, citerne' tient son suff.
de caverna taberna] — lat. cura {*coisa) 'soin' n'est point
parent; voy. Walde^ s. vv.
KÎTpov 'cédrat'; Kirpiov 'cédratier, Citrus mëdica Risso; cédrat';
KiTpe'â f. 'cédratier'. Emprunt au lat. citrus 'cédratier' (Plin.),
lui-même altéré de gr.Ktbpoç {-dr- > lat.-^r-. Saalfeld Tens. it.-
gr. 303sqq. Hehn«431. Thurneysen KZ.32,564sq. Schrader
RL. 997 sq.), voy. s. v. p. 426. — Sur une origine égypt. voy.
Loret chez Lewy Fremdw. 34 sqq.
mess. KÎqpoç n. 'couronne, aîéqpavoç' (Paus. III 26, 9). Voy. s. v.
KÔcpivoç.
hom. KÎxavuu (*KixavFuu) att. (Esch. Choéph. 620. Hésych.)
KiTXttvuj (*Ki-fxavFuj avec introd. de -v- dans la 1® syH-» t'f.
Brugraann Gr.Gr.^ 289. 293) fut. Kïxncrojaai, aor. è'Kîxov'), inf.
prés. hom. Kixrmevai (de KtxHMÙ 0 274 et Kixnvai x] 53, pte.prés.
Kixeîç TT 342 'rencontrer, atteindre'. Est né par red. de i.e.
"^ghê- ^ghs-, cf. skr. JdJiàti 'abandonner' aor. d-hdt jîh/te 's'en
aller' zd zazaHi 'laisser', lat. hères 'héritier', ags. yen v. h. a.
gèn gàn 'aller' et voy. s. vv. xàLm 'écarter' x«tiç 'manque*
Xaieîv 'éprouver le besoin de' XHPOÇ 'privé de' xûJpoç X'SiÇiâ
'espace vide, libre' x^J^PÎÇ 'séparément' XH^oç 'manque' etc.,
i.-e.*^^ê(t)- : "^ghî- : *^/w- 'abandonner, céder; être vide', identi-
que à *ghè{i)- 'être béant' dans x"voç n. 'ouverture béante*
XâcfKUj 'bayer' xnian 'came (co(iuillage)' x'i^H 'serre' xâoç (^^x^^^oç)
'ouverture béante', etc. L. Meyer BB. 5, 102sqq. Brugmann
Grdr. IP 1066. Pick V 437. IIP 120. Hirt BB. 24, 245. Etc.
1) Sur cet aor., qui donnait l'impression d'une R. kix, ont pu
se créer les formes êwiSe (Simias) dir^KiEav (Ar. Ach. 860) kiEoto Hésych.,
que van Herwerden invoque à tort ;l propos de kiEûX\>iÇt voy. s. v.
- 462 —
hom. etc. KÎx^n? syrae. KixnXâ (Ar. Nuées 339. Épich. fr. 157 K,),
poster. KixXà (Solmsen Beitr. I 260) f. 'grive', formation par
red., cf. xeXlbiLv -ovoç f. 'hirondelle', v. h. R.gellan 'rendre nn
son aigu' (-11- < -Iz- ou In-) galm 'son' aW.nachtigaU 'rossignol'.
Persson Wzerw. 195. Torp chez Fick 111^ 130. Kalk-Torp
FéW. 313 s. y. gjaîde 'sonner, résonner, retentir'. Brugmann
Grdr. IP, 1,470; i.-e.*ghel-^). De là kixXî^^uu 'gazouiller comme
une grive (Ammonius, qui écrit KixXâZio)) ; rire du bout des
lèvres, ricaner'; kixXictiuoç m. 'demi-rire, ricanement'. — Le
rapport avec v. irl. gêd gall. gwydd bret. gwâz 'oie' (< celt.
*geg-dâ), puis v. irl. gigren giugrann 'anser', supposé sous
réserve par Pedersen K. Spr. I 102 sq., n'est guère plausible.
Kixopa (î Nie. Al. 429) Kixopeia (Aristoph. chez Phot.) Kixuûpri f.
KixuOpiov (Théophr. Diosc.) 'chicorée, Cichorium Intybus L.'
Origine inconnue; patrie : Europe.
KÎxpriMi) fut. xpr\aix}, thess. inf. prés. ècTKixpeiuev GDI. 1557, 4
(cf. éol. XPÊOÇ 'dette' et voy. Hoffmann Gr. D. II 298) 'prêter;
hellénist. rendre un oracle (crét. 3.8g. KivxpriTi \pà., fiavreûeTai'
Mus. It. III 735, n° 183, 2)', moy. Kixpa^ai 'emprunter' : XPH
'il faut' xtpviîç 'besogneux' etc. (Brugmann Grdr. IP 966),
voy. s. vv.
hom. Kiu) seul. prés, et ipf. èkiov 'aller', cf. Kïveîv KÎvufiai (voy.
s.vv.) KÎvbaH 'mobile' KÎvbûvoç 'danger' (? voy. s. v.) ôvo-KÎvbioç
'ânier' hom.ipf. |ueT-€Kta9e-ov 'aller vers; aller à travers; pour-
suivre' : lat. cieô -ëre et ciô cire 'mettre en mouvement, agiter,
provoquer' citus '*mis en mouvement, rapide' cifâre 'mettre
en mouvement, faire venir' solli-citus 'fortement agité' cunctus
{*con-cito-s) '*rassemblé, tout entier' (voy. Walde s. vv. bibl.),
V. irl. ro-chim 'j'atteins' corn, l'e bret. l'ae 'va' (Curtius^ 149.
Fick IP 75. Henry Bret. 68), got. liaitan v. h. a. heizan 'or-
1) Sans doute faut-il y joindre les formations par red. russ.
gogolî 'garrot, Anas claugula' (Berneker EVV. 318 sq.), v. norr. gagl
'oie hyperborée' néerl. gagelen 'cacardei*' (Noreen Abriss 228), lit.
gagalas 'cigogne' galgalas 'canard mâle' lett. gaigale 'goéland à
manteau gris, Larus glaucus' v. pruss. gegalis 'petit plongeon, Co-
lymbus minor'; cf. aussi v. slav. glagolati 'parler' gla.su 'voix' (Ber-
neker EW. 321. 323 bibl.).
- 4<;3 —
donner, pousser à; appeler par son uoiu v. norr. heita 'appeler'
(HriigmannlF. VI 94 bibl. Torp chez Fick III' 64. Falk-T(»rp
EW. 388; cf. la filière analogue dans gr.KéXXuj:K€Xo)aai p. 432);
cf. des élargiss. dans skr. cê-stati 's'agiter, être affairé' fUlilen-
beck Ai. Spr. 93; et dans gr. cfeûai 'mouvoir vivement' ;^qi-eu)
hom. èaauTO "il se jjâta' aoeîv 'pousser' (Hacchyl. XVI 90) skr.
cyâvatê 'se mouvoir' etc., à côté de quoi *qi-n-eu- dans kîv€îv
Kivujuai précités; i.-e.*^êi- (v. h. a. prêt, hiaz v. norr. prêt, hét) :
*qdi- (got. haitan) : *qî- (gr. Kîveîv \a.t. ac-citus) : *qi- {\at.cifi(S
gr.KÎuj) : *qi- (skr . cydvatë etc.). — Charpentier IF.XXVIII 184
cherche d'autres parents du groupe en skr. (?).
kIoiv, -ovoç m. et f. 'colonne' = arm. siitn 'colonne' (Bartholomae
Stud.1136. HtibschmannArm.Gr. 1490); Osthoff L.vonPatru
bâny's sprachwiss. Abhandl. II 54 sq. Et. Par. I 290 pose un
i.-e. *kis-<m-; cf. Brugmanu Grdr. IP, 1, 298. De là kioviov
KioviaKOç dim., Kîoviç -iboç f. 'luette', KlovÔKpàvov et, par dissiin.
syll., KîÔKpâvov 'chapiteau'.
*KXàT^ f. seul. dat. KXa'pfi 'cri' (Ibycus fr. .ô,") Bgk); KXàffri f.
'cri aigu et inarticulé; cris confus d'une foule F 2. X BU'). Etc.;
cri d'animal'; KXaYTâIuj,-aivuj, -dvai, -eîv 'pousser un cri aigu':
KXaY€p6ç 'criard' fAnth.); KXâZiuj i *KXafnuj), fut. KXâfEuu, aor.
poét. è'KXaYOV, pf. KéKXaYfa, hom. pf. ptc. KCKXtvfwç, plur. kckXi'i-
YOVTeç intr. 'pousser un cri aigu', trans. 'faire retentir : lat.
clangô- ère 'résonner (trompette); crier, croasser' dantjor 'cri
des oiseaux', m. irl. ro chhhlaUj (Zupitza Gutt. 118) 'il se la-
mentait', v. norr. hlokka 'crier (aigle), pousser des cris de joie'
(= \&i. clangô), ht. klageti \eti. kl adsét 'caqueter (et, en rapj).
apoph., lett. klégcif 'crier' lit. klngt^fi 'glousser' su-kri(/ii 3. sg.
prêt, 'il poussa un cri'; puis lit. klegeti 'rire bruyamment' lett.
khgt klaigdt 'crier', cf. Leskien Abl. 275); le degré plein dans
\c\t.klég(if, le degré plein fléchi dans gr. kXoO^uj 'faire entendre
son cri (choucas): huer qn.'; cf., avec forte finale, gr. KXôjacriu
(*kXuuk-iuj^ 'glousser' : got. hluhjan v. h. a. lahhèu lahhun 'rire'
ags.^Zert^^or 'rire, allégresse'. Curtius^53. Fick P 103.3958(|.
III» 110. Zupitza Gutt. 118. Falk-Torp EW. .532. 627. Walde *
s. v. Ces mots sont des élargiss. de la K. de gr. KaXeîv lat.
ciilare (Vanicek Lat. Spr.* 53. Persson Wzerw. 13 sq.).
— 464 -
KÂabapôç 'fragile (Polyb.) ; languissant de plaisir (Clém. Al.)', cf.
KXabapômuaTOi • eûo'eicTTOi Ta ô)U|uaTa (cf. Pers. I 18 : patranti
fractMs ocello) Hésych., KXabdaar aeîcrai H. Cf. lat. cladès f.
'lésion; dommage, malheur, défaite' per-ceUô {<*-caldô. Brug-
mann Grdr. P 479) 'jeter par terre, abattre', v. slav. Tdndivo
'marteau' rnss. kladu Mastî 'châtrer', gall. claddu 'creuser'
cladd 'fossé' irl. claidim 'je creuse' bret. Maouein 'creuser' irl.
dad cladh 'cimetière' bret. Mâz 'tranchée' (< celt. *Mâdo-,
cf. gaul. n. pr. Vindo-clad-ia '*la tranchée blanche') gall. clawdd
'fosse' bret. Meûz 'fossé, haie' (< celt. ^hlado-) gall. cleddyf
bret. AZe^e'épée' (dissim. de *de6?^É?, c,Q\i.*klàdio-s\ irhdaideb
est un emprunt gall., et lat. gladius est un emprunt celt.
Vendryes Mél. F. deSaussure SlOsqq. Walde^ s.v.) puis v.irl.
gall. coll bret. koU {*kold-o-) 'perte, dommage'; (sur le groupe
celt. voy. W. Meyer KZ. 28, 171. Fick IP 81 sq. Henry Bret.
69. 70.71. 74), prob. skr. Tcânda-h -m 'morceau'( < i.-G.*qôI-n-do-.
Fortunatov BB. 6, 215 sqq. jobansson PBrB. 14, 314. IF.
II 42 sq. XIV 314); i.-e. *qolâd- est un élargiss. de *qola-
' frapper, briser' dans lit. kàlti 'battre, forger' v. slav. Mati
'abattre' (< *koltt), lat. clâva ^) 'gros bâton, massue', puis lit.
kùlti 'battre en grange' (/), gr. KXâuu 'briser' kXtîpoç kôXoç
KoXopôç (voy. s. vv.); voy. aussi le suiv. et s. v. KoXacpoç; bibl.
chez Zupitza Gutt. 107. ^ — Got. halts v. h. a. halz 'perclus',
russ. koldyka 'paralytique, boiteux' koldykatï 'boiter' kolca
'boiteux' remontent plutôt à i.-e. *{s)qel 'courber', voy. s. v.
aKéXoç. — Skr. khadgd-h 'glaive' (en tant que i.-e. *qoldgy6-s
selon Frankfurter et Rhys KZ. 27, 222) est vrais, à écarter;
voy. Vendryes Mél. F. de Saussure 309 sq. — Got. halks 'kevoç,
TTTuuxôç' (bibl. chez Uhlenbeck PBrB. 30, 287) est à écarter.
KXàboç m. 'branche arrachée, rameau'; poét. *KXâç, seul. dat.
KXabi, ace. KXàba, dat. pi. KXâbecri KXabe'ecrcri, ace. pi. xXdbaç
m/sens; KXab(jûv,-ôvoç m. Hésych. m/sens; KXabeûuj 'tailler (les
arbres, la vigne)', etc. : v.norr. ags.holt \.h.a..hol2 'bois, forêt'
(< germ. comm. *hidta-, i.-e. *qldo-), v. slav. klada 'poutre'
russ. kolôda 'bûche', irl. caill, gén. caille gall. mod. celJi 'forêt'
1) Clâva <C*cladua, cf. clâdës selon Thurneysen Thés. s. v.
— 465 —
(iorn. Icelli 'neniuii « ceh. *kahl-). Ciirtius'' 149. Thunieyseu
KZ. 28, 147. Fick P 387. II* 82. IIP 84. Zupitza Gutt. 121
(bibl.). BiugniannGrdr. 1-^480. 538. Falk-Torp EW. 417. Etc.
En tant que '*bois débité à la hache, pièce de bois > bois >
bocage', le groupe, qui suppose i.-e. *qeld-, est vrais, apparenté
au groupe gr. KXabapôç lat. cUldës\ voy. le préc. et s. vv. KXâoi
kXûjv. Johansson IF.XIV 314 sq. y joint ^k\-.l:a.sthd-m{*'kalfitha-)
'bûcher' en tant qu'issu d'un \.-e.*qdld-tho-. — Lat. Mohanssou
KZ. 30,434 sq.; ral/is 'sentier de montagne, de forêt' est prob.
apparenté ailleurs, cf. l'étyni. indiquée p. 431 s.v. Ké\eu9oç.
ion. KXaiuu, 3. sg. att. KXdei < *KXaiFei *KXaF-iei et par nivelle-
ment l.sg. kXquu, ipf. att. è'KXâov, fut. KXaûcToiLiai att. (Déni.)
KXaj'iauu, aor.èVXauaa, adj. verbal KXauToç et KXauaToç 'pleurer';
KXau-6)iiô-ç m. Manientation': KXaù|uaTa n. pi. 'pleurs' : a.\h. kJ'ait
l-'an 'je pleure' < *qlmi-7iio selon 0.^[eyer Alb.Stud. III 4. —
Schulzc KZ. 27, 427, suivi par Hirt Abl, § 744, pense que le
sens prim. fut 'crier' et que KXaurôç concilie '••KXaF- et *kXût6ç,
ce dernier étant identiijue à ags. hl/'id v. h. a. hlût ail. niod.
laut 'sonore, éclatant, bruyant', mais le grec ne suppose ni
*KXdF- ni *kXû-, la longueur de l'a étant spécifiquement att. et
secondaire (cf. ai[F]ei > att. aei, bai[Fjrip > att. barjp, eto;
pour les mots germ. voy. s. v. KXéuu.
KXaiLiapdv TrXabapàv ('mou, flasque'). àaQevr\ Hésych. : skr.
Hàmi/ati Tclàmati 'être épuisé', v.irl.(7^/m 'lépreux' gall.corn.
vlaf h\-e\.Mahv > Maù 'malade' (< celt.*/.7rtwo-. Fick I ' lOM.
Henry Bret. 68sq. Pedcrsen K.Spr. 1 163), \txX.d('mens 'doux;
indulgent, affable' (Fick. Henry 1. cit. Thurneysen Thés. s. v.,
cf. Walde- 868).
KXttjupôç 'mutilé' : Ictt. l-lâmhdt 'marcher lourdement' lit. IJum-
has 'boiteux'. Zujjitza KZ. 36, 59.
xXdiu, fut. -acTiJu, aor. êKXâaa t 128, aor. II. ptc. dTTO-KXdç Auacr.
fr. 17 B., adj. verl). KXaaToç 'briser'; KXdaiç, -euuç f. 'action de
briser; — de tailler les branches'; KXdajua n. 'fragment'; KXd-
ffrriç* diLiTreXoupYoç Hésych.; KXaaidZluj 'épamprer, émonder;
fig. abattre, décourager (Ar. Cav. 166)'; — KXfiua u. 'sarment,
cep de vigne' et nombr. dérivés. Etym. indi(|uée s.v. KXabapôç:
voy. aussi s. v. kXuOv.
30
— 466 —
KXeiç, gvn. KXeibôç, ace. xXeîv < *KXfliv *KXâFi-v = lat. dclci-s,
poster. KXeîba, ion. kX^Ïç, -ïboç, -ïba, v. att. KXr|ç, -riboç, -riba
épigr. KXr|iç, dor. kXôiÏç, KXdîboç Sim. Pind., puis dor. kXciH
(Théoer. XV 33) épid. g-én. KXâïKOç GDI. 3325, 257. 268. 293
mess. ace. KXâïKa KXaïKaç GDI. 4689, 94 (cf. KXâïKTOç 'clos'
ibid 92, épid. npuuç KXaiKoqpopoç) f. 'clef; ion. KXrjïuj, v. att.
KXriuj att. KXeiuu, tardif kXiî^^uj 'fermer avec une barre, un verrou
ou une clef; ion. KXri'iBpov, v. att. KXriGpov att. KXeîGpov 'ser-
rure'. Cf. lat. clâvos 'clou, cheville' claudô -ère 'fermer' (prob.
^qhluid-) claudus 'boiteux' (voy. Walde^ s. v.), v. irl. cJô, pi.
clôi 'clou' gall. clo 'verrou, serrure', pi. cîoeii 'clavi', c?oi 'clore,
verrouiller', v. slav. Mjuëî 'crochet, clef (le détail de la for-
mation est peu clair, cf. Meillet Etudes 391) Mjuciti 'fermer'
lit. l-Uîivà Jtliûti 'rester attaché, se coller à qc.' Miûtis l'Jiûfè
'empêchement' Miaudzu Miaiisti 'empêcher, retenir' etc. lett.
Jd'fims 'empêchement' (Leskien Abl. 37), puis v.h.a. sliozan ^)
V. fris, slûta 'clore' v. sax. slutïl v. h. a. sluzzil 'clef (germ.
*sJût- avec si- < "^skl-, cf. von Fierlinger KZ. 27, 191 sq. Jo-
hansson PBrB. 14,289sqq. 294). Curtius^ 149sq. Fick 1^395.
IP103. 111^541. Falk-TorpEW. 1070. Walde^ 167 sq. Etc.;
gr. lat. germ, supposent un i.-e. *{s)qlau- : *s{q)laH-d-, mais le
détail est peu clair, cf. p. ex. Hirt BB. 24, 269.
hom. kXeitôç 'illustre; magnifique', cf. ttoXu- boupi- vaucri- Tr|Xe-
-KXeiToç, dor. ^HpaKXriTOç GDI. 4629 II 4. 8 (Héraclée) KXiîia
Aâ|UO- Eùpu-KXi^Ttt. KXeiTÔç < *KXeFe-T6-ç, cf. ^eveiôç dans
feveiiî, lat. genitus. G. Mejer^ 171 ; voy. s. v. kXéoç.
hom. KXeiuu seul. prés. act. 'vanter, célébrer' a 338. 351. p 418
< *KXeéuu (cf. TeXéua : tô té'Xoç) *KXe[F]e[al-iuj : KXéFoç. Brug-
mann IF. IX 164. — Posthom. KXri'ÎZuu (ion.), KXriZ^uu (att.)
'vanter; annoncer; nommer' < *KXe[F]eLcr]-(Iu) (cf. Kiepe'iZuj :
TÙ Kie'pea) ; dor. kXéÏZ^uj, fut. KXéîEuu (Pind.) avec abrègement
de n- Brugmann 1. cit. Gr.Gr.^ 53. 56. 310. — Schulze Qu. ep.
283 sqq. distingue sans besoin un KXeiZiuL» (*KX€FiIuu) issu de
KXéFoç, au sens de 'célébrer, cf. kXêiuj' et un KXriZ^uj 'nommer'
(*KXîiFiZ:uj, tiré d'un *KXri-Fo-ç, cf. -KaXiZieiv V 19. (7 20 et KaXéu)
1) Bréal MSL. IX 93 sq. a vu dans v. h. a. sliotan un emprunt
à lat. exclûdo^*sclâdô.
— 467 —
pf. KÉKXriKa), mais si Frobde BB. 20, 207 (cf. Brugmann IF.
IX 164) repousse cette distinction, il n'y a pas lieu de rap-
peler l'alternance skr. cravdfjafi (p'dvdyatî 'faire entendre'.
att. KXeioi 'fermer'. Voy. s. v. KXeiç.
hom. etc. kXéoç, -ouç < KXëFoç n. GDI. 1537 (Crissaj 'gloire',
cf. cypr. Tî|LiOKXeFr|ç, \.-G.ykleuos, th. *khues- = skr. çrdvah n.
'gloire' V. irl. dd 'gloire' (gall. clyiv est une innovation) zd sravah-
'parole, prière' v. slav. slovo 'parole', cf. illyr. Vesderesis
'eÙKXeriç', \2ii.duor gl.'b65a'(th.en-e.s-); — cf . rélargiss.*Â-/e«5-
dans skr. çrôsati 'entendre, écouter' çnisfi-h çrûsfih zd sni^^tis
'condescendance' (= v. norr. hlust 'oreille' ags. hltj-^f 'ouïe')
zd sraosii- 'obéissance' etc., arm. lu!- 'silencieux' ( < i.-e. HJus-ri-
selon Bugge et Torp KZ. 32, 9, cf. v. norr. hliôd 'audition,
silence' s.v.KXéw), v.irl. c7oor (*A'ZMSô-r) 'que j'entende' ro-di/oss
'fut entendu' di'ias {*ldoust(i) gall. diist 'oreille', v. h. a. hlosèn
'écouter' hlûstrën 'écouter' v. norr. hlusta ags. Mtjstan langl.
to lisfen) 'écouter' ail. raod. hnisdien {^hlûs-sTcO} 'épier' et bcp
d'autres, v. slav. s///6V/ii 'entendre' slusati'écow.iQx' sliidiû 'ouïe'
(= ags. hléor v. norr. hhjf v. sax. hl'ior 'joue', i.-e. *kleiiso-s
'*qui écoute', cf. Wheeler Gr. Xomiualacc. 83. Zupitza Gutt.
54)'); lit- {pa-)Jclùsti Idausyti 'écouter^ paJdusniis 'obéissant'
V. pruss. Jdausiton 'exaucer' lett. Idausit 'entendre, écouter' ont
h- au lieu de sz-, resp. s-, attendu ''cf. Brugmann Grdr. P546).
De là KXeevvéç (Pind.) att. KXeivôç 'glorieux' < *KXeFeo'-vo-ç.
Curtius'^ 151. Zupitza Gutt. 186 (bibl.). Persson Wzerw. 123.
Fick P 47 sq. 211 sq. 427. ID 101 sq. IIP 113. Falk-T(.rp
EW. 676. Walde^ 171 sq. Etc. Sur KXe- KXei- KXeo- KXea-
-KXériç > -KXfiç etc. en conqjos. voy. Fick-Becbtel Personenn.*
162-171 (bibl.); sur-KXéîiç -kX^ç spéc. Brugmann IF. IX 164sqq.
Voy. s. vv. KXeiToç KXeiuu kXêuj KXtibÛJV.
KXéTTaç" voTcpov TTiiXÛJbeç, r\ baaù, r\ uYpôv llésycli. : irl. diitdn,
gén. duana 'prairie' < *Â7o[^]-m/-, lit. szlùpti 'devenir bu-
mide' .v^?<î^J^<^s•'bumide' lett.. s'/^/x Y 'arroser'. Fick D428. Il ' 103.
Zupitza Gutt. 37.
1) Sur \'s de '^îdcus- et sa valeur désidorative voy. Ribezzo
I deverbativi sigiiiatici (Xap. 1907) 33 sqq. Meillet MSL. XV 33G sqq.
— 468 —
KXéTTTUL), fut. KXéijjuu, \)f. KÊicXocpa, pass. aor. èKXdîTriv et èKXéqpBriv
'voler; — dissimuler'; KXéTTOç u. (Solon chez Poil.) KXé|a,ua n.
'vol'; hom. etc. KXéiTTriç, -ou m. Voleur'; KXeipi- en compos.;
KXoTrr) f. Vol'; kXottôç m. -euç m. KXuuliJ, -ujttôç m. Voleur' : lat.
clepô -ère Voler' — got. hlifan 'voler' h/iffus Voleur', v. pruss.
au-M'ipts ""caché' v. slav. poMopû 'enveloppe' zaMopû 'serrure'
zaklepe 'KaxéKXeicre', m. irl. cluain i*Jclo[p]-ni-) 'tromperie, flat-
terie' cluainech 'trompeur', prob. lit. slepiù slèpti 'cacher' avec
si- < *sgZ- (voy. Siebs KZ. 37, 285). Cf. Curtius^ 149. Zu-
pitza Gutt. 118 (bibl.). Fick P395. 11*103. IIP 111. Walde^
169. Etc. Un rapport entre *qlep- et gT. koAutitiju KaXùp)-! lat.
cëlô est tentant, mais l'initiale de ces derniers est îc- palatal.
KXeijJÙbpâ, ion. -rj f. 'horloge d'eau' (Empéd.), avec un orifice
étroit par où l'eau dégouttait lentement, se glissait furtive-
ment < kXêvjji- (KXéîTTUJ, voy. le préc.) + ubuup; cf. p. ex. KXevpi-
ppuTOç 'coulant secrètement' Hésych.
poét. KXé[F]uj 1) 'célébrer', pass. KXé[F]ojuai v 299. Pind. Is, V 27,
impér. aor. hom. tragg. kXû6i hom. KéKXuBi 'écoute!'; kXutôç
'dont on entend parler, glorieux, célèbre' (= skr. çrutd-h zd
srûta- \sitin-clntus \.\i.a,.Mud- dsLUS Hlnderlch Hlothari etc.,
cf. irl. cloth n. 'gloire' gall. clod 'laus', puis v. h. a. hlnf ags.
hlûd ail. laut 'sonore' < germ. *hluâa-). Cf. gr. kXéFoç 'gloire'
(voy. s. V. et bibl.) et skr. ç/'wdfi ^) "entendre' çi-iic?^/ 'écoute!'
çravâyati 'faire entendre' zd srav- surunaoHi 'audire', arm. lu
'connu, public' (< *sl-, i.-e.*klîito- = gr. kXutôç, ou *kiîiti-)
Jur 'nouvelle, rumeur' (th. en -o-, gén. Iroij) Isem 'j'entends'
{<.*lus-e-m. Hubschmann Arm. Gr. I 453. Scheftelowitz BB.
28,292; ï.-e.*kM.s- selon MeilletMSL. XV 338), SLlh.l'uhem 'je
m'appelle' g'umî k'uan 'je nomme' (Pedersen IF. V 36), messap.
^•Zo/ii 'écoute!' ('? Deecke Rh. M. 40, 142), lat. clueô ère (plus
tard aussi duô -ère:, verbe en -ê-, avec le degré réduit *ÂVî«-,
1) Rare eu att., Eur. Aie. 447 (chœur) I. A. 1045 (chœur); ptc.
prés. lac. K\éujct {■= Kkioxiaa.) Ar. L3's. 1299; ipf. ëK\eov Ap. Rh.; moy.
K\éo|iai Eur. fr. 370 D. Hom. emploie à Tact. KXeûu, voy. s. v. —
kXîjuj est peut-être une formation secondaire d'après l'aor. è'KXOov,
cf. Schulze KZ. 29, 240. Solmsen Stud. 133 n. 2.
2) [Voy. Meillet Bull. Soc. Ling-. n» 58 p. 319.]
— 469 —
cf. Solmsen Stiul. 133) 'être nommé, s'appeler' c/uvlor gl. 'no-
bilior' (pour lat. die7is et glûrla, qui vrais, s'en séparent, voy.
Walde^ s.vv.) osq.Kluvatiis 'Clovatius' ombr.Kluviier géu.
'Cluvii' etc., gall. clijwed 'auditus, audire' corn, cîeiraf 'j'en-
tends' cleœas 'ouïe' bret. Idévout 'entendre' v. irl. ro-chliiiniur
'j'entends' gall.cigrZt^M'audivi'etc. (FicklP lolscj. Henry Bret.
70), gothliup 'action d'écouter, attention, silence' wnorr. hliôd
'audition; son; silence' (= zd sraota- 'le fait d"entendre', slov.
slut 'soupron') ags. hléodor 'son, mélodie" v. li. a. /j/«o</^//- n.
'son' (= skr. çrôtra-m 'oreille' zd -sraoDra- 'ouïe') got.hUu7na
m. 'ÙKori, ouïe; pi. oreilles' ( : zd sraomtni- 'ouïe', i.-e. *l:Jeu-)
\.h.a.hliumii7it all.mod./eî«m?nifZ 'réputation" ' =&kv.çi'omafa-ni
'bon renom'), v. slav. slovq sluti 's'api)eler, être en renom'
dava (*Â;^ôMâ) 'gloire' sladti 'rendre célèbre' lett. sliidinât 'an-
noncer' Wi.szlovè (*Â7ôM-; non emprunté au v.slav., cf. Meillet
Études 208) 'honneur'. I.-e. *kleu- 'entendre', souv. dans le
sens de 'ce qu'on entend nommer et vanter'.
KXribuûv (llrdt. tragg.) hom. KXeri^tJUv ') 6 117. u 120, -ovoç f.
'KXéoç; — heureux présage tiré d'une parole; — appel, invo-
cation; nom' < *K\eF-ribû)v (sur le groupe suffixal -ri-buOv voy.
Brugmann Grdr. II-, 1, 470), mais le mot fut souvent senti
comme parent de KaXe'uu (kXh-), p. ex. Esch. Eum. 414: voy.
Schulze Qu. ep. 282.
I. ion. KXriïZ^uu, att. rXi^Z^oj 'vanter'. Voy. s. v. hom. KXeîuj.
II. kX(iZ;uj forme tardive pour kXéîoj kX)']uu 'fermer'.
KXrjOpâ, hom. -r| f. 'aune, Betula xVlnus L.' : ail. dial. ludere
hulern 'aune des Alpes, Betula nana L.', i.-e. '^l'kldhro- ou
Hlathro-, selon Schrader BB. 15, 289. RL. 199.
KXfipoç, dor. KXdpoç m. 'morceau de bois dont on se sert pour
tirer au sort (cf. KXiîpouç èv Kuvéri x^^Kripei nâXXov f 316); lot,
part, héritage; bien, domaine; ecclés. fonction de prêtre' =
v. irl. cUlr gall. claur "• chitrr 'planche' bret. lleûr 'limon de
charrette', i.-e.*^//^n'o-.s (Fick 11' 1<»0 s(i. Loth Kev.celt. 18,92);
1) K\r|n^iùv UTX. eip. 6 317 (f^XuBov, ei xivû |noi KXipibôva irarpoç
évioTToiç) ne me paraît pas être autre chose tju'un ail. niétr.; je crois
inutile de recourir avec Brugrnanii IF. IX 155 n. à l'hypothèse d'un
*K\e[F]€[al-nî)iuv.
— 470 —
parent de gT. KXduu kôXoç koXoPôç etc., voy. s. vv. — Ion. att.
vauKXripoç < *vaLiKXapoç n'est que dissim. de vaû-Kpâpoç, voy.s.v.
KXfîaiç, -eojç f. '"action d'appeler à soi, d'invoquer'; KXrixoç
'convié, bienvenu; choisi'; KXriTt'ip, -fipoç m. et kXi'ituup, -opoç m.
'héraut; témoin'; kXiitêûuu 'citer eu justice'; thess. auv-KXeiTOç
f. gén. sg-. (-61- < -ri") 'assemblée' GDI. 345, 10; èK-KXr|(Jiâ f.
'assemblée'; etc. Cf. pf. KÉKXriKa de KaXéuu -w p. 397. — Pour
lat. dassis (*qlad-ti-) '*convocation' voy. p. 398.
KXîpavoç (Hrdt. Sophr.), Kptpavoç (Alcm. att. Sophr.) m. 'four
de campagne, tourtière'; -aveuç m. 'boulanger'; -avixriç, -avuuToç
'cuit au four'. Selon Walde^ 428 (bibl.) dérivé d'un *kXïPov
*lifbho-ni (pour -hh- voy. plus bas), cf. lat. lihum 'gâteau'
<.*sMlbho m, puis (cf. Lidén PBrB. 15, 514sq.) got. Maifs
Y. norr. /eifr ags. hlàf v. h. a. Jileib Jeih 'pain' (< germ. comm.
^'/Jaiba- <i*Moih}io-) et m.\\.'à.lëbe-kuoc]ie, -2:eZ^e'pain d'épice'
{*Mibko-), R. {s)Mîbh {s)Moibh; le mot grec et la coutume de
cuire le pain dans des tourtières viendraient d'un domaine lin-
guistique septentr., où la douce asp. est remplacée par la douce;
V. slav. chlébû 'pain' est un emprunt germ.; lit. klèpas est un
emprunt blanc-russe chlèb, pron. chlep ; lett. Mâips est un em-
prunt germ. ancien (Berneker EW. 389 bibl.); KXtpavoç : got.
lilaifs aussi chez von Grienberger Unters. 114; selon Mohl
MSL. VII 403, le groupe reposerait sur un emprunt à une Ig
ouralo-altaïque non précisée, gr. kX-, germ. slav. yl-, lat. (/?)Z-
rendant un *ylîh- étranger. — Sur une étym. sém. voy. Lewy
Fremdw. 105 (bibl.).
kXîvuj, lesb. kXivvuj (^kXiviuu), fut. kXÏvûj, aor. è'KXiva, pf. KÉKXïiuai
trans. 'faire pencher, incliner, appuyer xi irpôç xi; coucher,
étendre; pf. pass. être situé; — faire fléchir, détourner', intr.
'incliner, pencher'; hora. etc. KXivxrip, -fipoç m. KXiajuôç m. 'lit
de repos, siège allongé'; kXIvii f. (cf. le th. du prés.) 'lit, couche';
hom. kXtxuç (mieux xXeixôç Hrdn.), -uoç f. 'pente, penchant, col-
line'; icXicTiç (*kXÏ-xi-), -euuç f. 'inclinaison'; hom. etc. KXiaîâ
ion. -ri f. 'abri pour se coucher, hutte; tente, baraquement;
lit' 1); KXî^aH, -aKoç f. 'escalier (Od.); échelle' et nombr. dérivés;
1) L'avis de Hirt Abl. § 452, rattachant KXiaîâ à KaXïd f. 'hutte'
n'est pas probant.
— 471 -
KXi^ia n. "inclinaison, pente (du sol, d'une montagne); inclinaison
de la terre vers le ])01e, d'où : climat, région, zoue géographi-
que'; lielléii. rXItoç, -ouç d. 'pente; climat, région'; liellén.
kXîtoç, -ouç n. 'colline' : skr. çrdi/afi 'appuyer, mettre contre
qc, faire reposer sur' çrd/jafê 's'appuyer à, résider dans, s'at-
tacher a çritd-h zd srlta- ( : srai/-) 'appuyé', lat. clinûre (cf. i.-e.
*Â:/l-«â- ?//?■) 'ployer, fléchir, pencher, incliner, baisser' rtrr77y?/s
"appuyé' cJivo.s 'penchant, colline' (< '■cloiuo-s, cf. got. hiaiic
[^'Hoiuo-m] ags. hldw v. h.a. hlêo 'tombeau', lit. szleîvas 'ca-
gneux', puis arm. leahi, gén. lerin 'montagne' llliibschmann
Arm. Gr. I 451 bibl. Lidén Arm. St. 101; analyse incorrecte
chez Scheftelowitz BB. 28, 292]) cl/vius 'annonçant des mal-
heurs (auspices), prim. de travers, gauche' (cf. i)our le sens,
et du même groupe, irl. c/r [*Â7i-/o-] gall. cledd bret. hieiz got.
hlcidnma compar. 'àpiaTepôç, gauche'), v. irl. cZo/« 'iniquus'
cllath 'cratis' = gall. clwyd 'barrière' bret. Idoiiédim 'claie'
m. irl. (Stokes BB. 25, 253) den 'inclination, désir', Rgs.hhinian
Mconian v. sax. Iditiôn v. h. a. {h)îinën 'incliner, intr.' ags.
Idd'nan v. h. a. {h)Jeinen 'incliner, tr.' got. hUiine gén. pi.
'Pouvôç, colline' v. norr. hJein 'saillie de roc' v.h.a. Minc^rc-
clinatorium' got. Ideipro 'tente, aKnvi'i, aKfivoç' icf. ombr.
klctram 'feretrum, lecticam' lat. diteUae pi. 'baf dini. de
*chtra < *kleitrd, {^all. dedren 'clôture, grille' m. irl. ditliar
'haie', cf. Zupitza KZ. 35,259) ags. /iZ/rfflîi 'couvrir' v. norr. hlid
'porte' ags. hlid 'couvercle, porte' v.h.a. Jif 'couvercle' g<it.
hlijans ace. pi. 'cJKiivâç' v. h.a. {h)llta ail. mod. leîte 'versant,
côte' V. norr. hJid ags. hUp 'colline' ;\gs.hîd'd{d)ar v. h.a. {h lei-
tara 'échelle', lit. szU'jn sziêti 'incliner' .s7</;^rt.s 'déclivité' szU-
y<^s 'gauchi' «/.s'2'/^//«/.s' 'cai)inet saillant' v. lit.. sr//Ye 'échelle' lett.
sUnu sjit 'appuyer' slita 'clôture faite de bois couché'. Cur-
tius-' 150. Zupitza Gutt. 186 (bibl.). Fick I' 48. 210. 42(5. 11^
101. III^ 111 sq. Falk-Torp EW. s. vv. led III. leider li hvne.
Walde^ ITOsq. Etc. R. hiei est un élargiss. de R. heJ dans lit.
szaUs 'côté, endroit" (cf. \)u\\x le sens gr. K\i|aa , les mots germ.
qui se groupent sous un germ. comm. ^ludpa- 'penché en avant"
(V. norr, //<///;• etc.) Qt'IiidlKi- 'incliné, favorable' \^ot. hiiljis
etc.; voy. p. ex. Torp chez Fick 1II-* 82sq.i étant amliigus: cf.
— 472 —
Persson Wzerw. 100. — Pour arm. Unim 'je deviens' (Bugge
Beitr. 8, critiqué par Hlibschniann Arm. Gr. I 451) voy. Pe-
(lersen KZ. 36,341. 39,343.
kXoiôç et (Ar.) kXluôç m. "collier de bois pour chien hargneux
(Xén. Ar. Guêp. 897); carcan pour criminels, lat. boiae; licou'.
Semble représenter un *kXuuFioç en rapport apoph. avec *qlâu-
dans lat. cJclvis gr. K\ri[FJiç 'clef. Curtius° 149 sq. L. Meyer
II 461 sq. G. Meyer 3 170. Prellwitz^ 228. — L'avis de Hirt
Abl. §617 {*qlos-io-s présentant un autre degré d'apoph. du
th. contenu dans lat. collum colins ^coJso-] got. hais 'cou') est
à écarter.
kXôviç, -loç f. 'l'os sacrum' (Antim.); kXôviov icfxiov. pâxiÇ- o(î-
cpûç Hésycb.; KXovKTTrip* Trapaïuiîpioç judxaipa. Trapicrxiov H.
(cf. lat.cZwwrtc/wm Fest. 'couteau porté sur la fesse'). Présente
un -0- inexpliqué en place de la dipht. -ou- attendue, cf. i.-e.
*Mouni- f. dans skwçrôni-h zd ace. sraonlm "fesse, hanche' lat.
climis 'fesse, derrière, croupion gall. clûn bret. Jtlûn 'clûnis,
coxendix' lit. szlaunis 'hanche, haut de la cuisse' (pi. szlaunys
'armons') v.pruss. slaunis'h?iwi de la cuisse', cf. v.norr. hlaun
ntr. 'fesse'. Curtius^ 150. Zupitza Gutt. 186 (bibl.). Fick P
48. 210. 428. Ih 102. IIP 109. Etc. — L'hypothèse d'un
*kXoFviç (Curtius 1. cit. Fick P 48) ou d'un *kXovFiç avec épen-
thèse de u dans les autres langues (Kretschmer KZ. 31, 449)
est à écarter; — Brugmann MU. III 20 et Schulze Qu. ep. 105
n. 1 tiennent kXôviç pour modifié, par étym. pop., de *kXoûviç
d'après kXôvoç 'mouvement tumultueux', cf. scol. Esch. Prom.
499 àqp' ou xai kXôviç ôvoiadZieTai bià tô àeiKÎvriTOV, scil. ôaqpûç;
— l'influence de tôvu 'genou' (Holthausen PBrB. 13, 590) est
douteuse; — Pedersen K. Spr. I 121 suppose une alternance
vocalique indo-eur. déjà, mais on attendrait alors *kXûvi(;.
hom. etc. kXôvoç m. 'mouvement tumultueux, poussée, agita-
tion'; hom. etc. kXovéîv 'pousser devant soi, chasser tumultueu-
sement'. kXôvoç est parent de KéXriç KéXo)Liai (voy. p. 431 sq.)
et est formé comme 6p-6vo-ç et xp-ôvo-ç. Sigismund Curtius'
Stud. V 163. Brugmann MU. I 51 n. 1. III 20 n. 2. Grdr. 11^
1, 268.
kXott»! f. 'vol'; -eùç m. -6ç m. Voleur'. Voy. s. v. KXéTTTUj.
- 473 —
KXoTOTTeûuj cxTT. eip. T 149 'perdre son temps en de vaines pa-
roles?' Sens et origine obscurs; voy. Hésych. s. v.; cf. kXoto-
TTCuinç- ègaXXaKxriç. àXul^bv II. Hypothèses désuètes chez
Anieis-Hentze Anh. zu Ilom.'s II. VII 33.
kXûIuli (*KXub-iuji 'baigner de ses flots (mer); laver, nettoyer';
KXObuuv, -uuvoç ni. 'flot, vague'; KXOcTMa n. (Hrdt.) kXu(T)u6ç m.
'lavement'; KXuaTiîp, -fipoç m. 'seringue' (Hrdt.^; *kXûç f. seul,
ace. sg. KXùba 'flot' (Nie. Al. 170). Cf. i.-e. */deiid- dans got.
Idiitrs 'ciYvôç, pur' (< gerni. comni. *hlûtra-, suff. i.-e. *->'o-)
ags. hlût{t)or y.h.R.hIat(t)ar 'pur'; la R. non élargie îcleu 'ar-
roser, d'où : nettoyer, balayer' dans v. lat. cluô -ère 'purifier'
doilca cluaca, plus anc. clovâca (cf. Solnisen .Stud. 141 sfjq.)
'égout, cloaque'; un degré *kldu- dans lit. szlitju 'je balaye'
szîdta lett. .slûta 'balais' lett. daiizît 'balayer'; cf. aussi irl.
Cluad nom de rivière (KXujtu Ptol., celt. ^Kloufâ) gall. clir
i^Muros. Osthoff Z. f. celt. Phil. IV 395 sq.) 'clair, pur'. Cur-
tius» 151. Fick P 48. 427. II* 102. IIP 113. Falk-Torp EW.
666 sq. Etc. — Alb. Kuim. 'bouillie' {< ''■'Icludlo-s, c.-à-d.
"^qludlo s. G.Meyer Alb. 8t. III 4), puis tchèq. Idkliti 'nettoyer'
russ. Mjudl 'ordre' CBerneker IF. X 152) supi)0sent la vélaire
''Y/- et s'excluent.
kXOuu 'entendre, écouter'. Voy. s. v. kXêuj.
kXuuPoç m. 'cage d'oiseau' (Anth.). Ce mot tardif est vrais, un
emprunt sém., cf. hébr. Jc^Iah m/sens (Renan. A. Millier BB.
1,277.281. Muss-Arnolt Sem. words 83. Lewy Fremdw. 129).
— Le rapport avec kXiiÏç 'clef (< i.-e. *qlciii-) kXoiôç kXujôç
'collier' (Curtius-'' 585. Prelhvitz- 229) satisfait mal la i»honc-
tique ; — irl. cllath 'claie' (Prellwitz 1. cit.) appartient à la famille
de kXÎvuu (voy. p. 470sq.) et s'exclut.
kXujZ^uj. Voy. s. v. *KXâYE \). 463.
kXiû0uj, pf. pass. KéKXuj(î)nai 'filer'; lioni. KXûJGeç f. pi. 'les (Par-
quesj fileuses'; KXuueû) f. (Hsd.) '*la Fileuse'; KXâi(j)Lia n. 'trame';
KXuuanîp, -iipoç m. 'fil, fuseau' : lat. vp.ex. Schrader Sprachvgl."
480. Osthoff Vorhandl. der 41. Philologenvers. [1891] p. 302.
Persson Wzerw. 30. Grammont Dissini. 176) coins -ûs ou -i f.
'quenouille', R. qel ^). — Pour s^kr. hrndtti 'filer' voy. s. v.
1) Lat. colus, en tant que *q'Jolo-s (-u-.s) = gr. ttôXoç 'essieu*
-- 474 —
KâpiaXoç p. 416. — Lat. (Prellvvitz- 229) côlum 'tamis, sas,
filtre; nasse' est à écarter (Walde- s. v.); l'hypothèse de R.
qel exclut lett. (Prellwitz 1. cit.) slôgsue 'baude étroite d'aubier
ou de cuir; ramilles des vanniers'. — Pour att. KdXuuç voy.
s. V. ]). 401 ; pour KàXa9oç p. 396.
K\6j}ial,-aK0ç m. 'tas de pierres, lieu rocheux' (Lyeophr.); hom.
(M9uu|uii) KXuu|uaKÔecrcra B 729 'pierreuse, rocheuse', cf. ttôXêiç
TrepiKÊKXacTiuévai Polyb. IX 21, 7 Villes situées en terrain
inégal, accidenté' : KXduu; voy. aussi le suiv. Il n'y a rien à fon-
der sur la forme KpuJiuaE Hésych. Dracon.
kXuOv, -ujvôç m. 'jeune pousse, rejeton, petite branche'; dim. -iov,
-dpiov; ace. KXuuvaKa" pàpbov etKXOùvaE" KXàboç Hésych.; kXuj-
viz;uu 'KXabeûuj' Suid.; KXuuvixriç 'branchu'. Parent de KXdboç m.
'branche arrachée, rameau' voy. p. 464 sq.; on en rapproche
(Torp chez Fick IIP 113 et Falk-Torp EW. 654, sous réserve)
v.non.hlunni' (< germ. comm. *hlumia-) 'rouleau (pour tirer
le bateau sur l'estran)' Jihimr {*Jdiin ma-?) 'rouleau'.
KXuicrauu 'glousser comme une poule' lexx. Le mot existe-t-il?
On en attribue l'emploi à Alcman, mais on lit chez Bergk-
Hiller-Crusius Anth. lyr. Alcm. fr. 59 yeYXuucrcTâiLiévov KaKKa^i-
boiv aiéjua (Tuv6é|uevoç ^). On l'a invoqué à propos de lat. glô-
clre m. h. a. Txlucken ags. doccian 'glousser', onomatopées;
voy. s. v. *KXdYH p. 463.
kXluiij, -uuttoç m. 'voleur'; KXuuTreiJUJ 'voler'; -eiâ f. 'vol'. Voy. s. v.
KXéTTTUj p. 468.
KjuéXeGpov EM. 'piaf ond, toit, maison'. Voy. s. v. Kajudpâ p. 40 1 sq.
Kvdqpoç m. 'chardon; peigne à carder'; KvdTTTUJ (*Kva(p-iuu) 'car-
der, apprêter, fouler'; Kvaqpeùç, -ëuuç m. 'cardeur, foulon'; Kva-
cpeîov 'atelier de foulon'; KvdqpaXov (KvéqpaXXov Eur., éol. fvà-
qpaXXov Alcée) 'bourre provenant de la laine cardée; coussin' :
ou *qVelos {-us) = v. norr. huel "roue' a été rapproché de lat. colô
i.-e. *g^^eZô, R. qV'el (voy. s. v. TréXoiiiai), mais la quenouille ne tourne
pas, cf. Walde 2 s. v.
1) Reste la g-lose de Suidas cptuXd;" . . . oimaîvei bi xi'iv kotoi-
KÎbiov ôpviv, Ti'iv è-nwàZovaav Kai KXuuaaoOaav (sic), où Hemsterhuys lisait
KXvjoaovaav et Kuster KXujZiouaav. Debrunner IF. XXI 248 croit à
une dérivation rétrograde de kXujyiuôç m. (Xén.).
— 475 —
V. irl. cnae (celt. ^kna[p]io-) gl. 'velliis' jiall. cuai /' covu. iiiod.
kneu moy. bret. Imeau bret. mod. kréoii, norv.iuod. naj)}) angl.
?i«p 'flocon, poil, duvet' (Bezzenberger chez Fick 11^ 95, Torj)
chez Fick IIP 97. Falk-Torp EW. 770), i.-c- *(jn,>hh- et *qn^p-,
élargiss. de '-^'quc- dans gr. Kvf|V 'gratter'.
Kvéqpaç (aussi Kvéqpoç llésycli. Suid. Pliot.), gén. att. Kvëcpouç
poster. KvecpaTOç, dat. Kvéqpaï Kvéqpa Kvécpeï n. 'obscurité, cré-
puscule'; Kveqpaîoç 'sombre'; Kvecpâz;uj 'obscurcir'. La parenté
avec lat. crêper 'crépusculaire, sombre, incertain, douteux' ^)
crepusculum {cr- < *c»î-) est possible en tant que crêper est lu
forme latinisée d'un sabin ^U-repesu- issu d'un subst. *cr(^/)Os,
avec -j;- sabin issu de -ft//- intérieur; cf. Ernout Kl. dial. 14r)s(|.;
la parenté avec gr. ii^ëqpaç M^écpoç 'obscurité' et bvoqpoç > tv6-
q)0ç 'ténèbres' et skr. Isàp zd x.sap- 'nuit' (dans Thypotlièse
à\m^sqiJnep{h}- "^qVsnepih)-, cf.Curtius^ 705. Bcrsu Gutt. 105
n. 1. Johansson BB. 18, 7 sq.), comme celle de ces mêmes mots
entre eux, est obscure; Wood «^ 3 croit à des réactions réci-
pro(|ues de mots prim. différents. — Pedersen K. Spr. II 97
])Ose, soiis réserve, un prim. ''^ghneplias, d'où aussi v. irl. gnë
'apparence, extérieur' gall.iywe 'teint, couleur, teinte' pi. grwt^oefW.
— Pour lat. niger 'noir' (Siebs KZ. 37, 287) voy. auj. Ehrlich
Z. idg. Sprachgcsch. 61 sq. (: gr.àviYpoç 'impur' lit. wêia.s 'gale'
zd naëza- nom d'une maladie, R. neif/ 'impur, rugueux ou noir
de malpropreté'.
Kvéuupoç m. -ov n. (Théophr. Diosc. Plin. Hésych.) 'KvfiaTpov,
ortie', prob. < *Kviiaopo-, i.e. ^qeneii)- et un élargiss. par -.»?-;
cf. lit. knhù kmsti (i.-e. *qnis-) 'fouiller (cochon)', puis got.
//w^/.s^?/.s''doux, fin (vêtements; prim. 'écrasé', i.-e. *(//ms-)' ags.
hnesce 'tendre, faible' v.h.a. iiascOn 'manger par gourmandise',
skr. kilx'nasa-h m. {*qn-es-) 'parties du grain moulu, rognure,
gravier'(Fick P391. IIP 97. Uhlenbeck Ai. Spr. 53. Got.Spr.-
81. Feist EW. 142).
KvfiKOç m. 'safran bâtard ou cartliame'; KvriKÔç dor. KvaKÔç 'd un
jaune de cartliame, roux, fauve', dor. kvcïkluv. -uuvoç (Théocr.)
m/sens (bouc) : skr. kdndka»! kancanam 'or', v. norr. hunanij
1) Lat. c/'e;>er : Wii.kràpt lit. Ato/»^/ 'tromper' selon Trautniann
BB. ;50, 3?!i; non convaincant.
— 476 —
ags. liunig v.h.a. honag 'mier f*Ie jaune'; germ.*huna(n)ga-),
V. pruss. encan (1. cûcan c.-à-d. cuncan) "brun'. Siegismund
Curtius' Stud. V 190. Fick P 19. III^ 93. Bechtel Hptprobl.
220 sq. Bezzenberger BB. 23, 312. Uhlenbeck Ai. 8pr. 41.
P'alk-Torp EW. 417. Trautmann Apr. Sprd. 364.
Kvr|)uri f. 'os de la jambe, opp. à pipoç'; bom. Kvrmtç, -îboç, éol.
ace. sg. Kvâ)Liïv, nom. pi. Kvâ|uïbeç f. 'jambart'; hom. Kvrmoi m.
pi. 'flancs boisés d'une montagne'. Gr. comm. *KVâ)uâ < i.-e.
'^kn-ïna- : v. irl. cnâim < l-e.^kiî-mi- (Brugmann Grdr. P 381.
419. 422. Pedersen K. Spr. I 53) 'os', v. b. a. hamma 'cuisse'
{-mm- < -nm-) ags. Tiamm "jarret' bas-ail. hatnm 'flanc boisé'.
Fick KZ. 21, 368. Curtius ^ 152. Fick IP 95. IIP 74. Zupitza
Gutt. 206. — Lat. crûs 'jambe' (où l'on a vu un cr- < *c;?-, p. ex.
Bersu Gutt. 164 n. 1. Grammont Dissim. 73) est parent de arm.
srunhJi (< *kriisni-), gén. sruni-ç, pi. 'tibias, mollets' selon
Hiibschmann Arm. Gr. I 493 sq. ; c'est peu sûr, car arm. sr-
< arm. comm. *s:ir- ou *sur-, i.-Q.*kër- *Jc6r- ou *kur-, cf.
Pedersen KZ. 39, 343.
att. inf. Kvfiv, 3. sg. prés. Kvrj (< i.-e. *q7iê-) et poster. Kvri6uu
'gratter', aussi àiro-, èK-, bia-Kvaiou (<C *Kvai-iui i.-e.*qndi-mi)'^
KVi-|6)Li6ç Kvri(j|uôç m. Kvria)a6vr| f. 'démangeaison'; Kvricnâv Kvr)-
aTidv (?) 'avoir envie de se gratter'; Kvfjaiç, -euuç f. 'action de
se gratter'; Kvfi(T|Lian.'raclure'; KvricTTrip m., KvncfTl dat. f . A 640,
KvfiaTpov 'racloir'; puis Kvriqpri f. 'gale' (Spt.; pour la labiale cf.
lit. knihù Jcnipti 'éplucber' Ixiiehénti m/sens); Kvéuupoç -ov 'or-
tie' (voy. s.v.). Cf. Xtii.hnôsit 'fouiller du bec dans les plumes,
épouiller' knist knitét 'démanger, picoter, titiller' (voy. s. v.
Koviç), V. h. a. hnuo nuoa v. sax. hnôa 'rainure, pli', lett.
knidét 'river' etc. (Fick P 391. IIP 99. Persson Wzerw. pas-
sim. Prellwitz^ 230 sq. Falk-Torp EW. 773), base qenêi; voy.
s.vv. KVÎZ^o) Kvdqpoç Kvi(Jr| Kviip kvôoç KVÙZ[a Kvubbuuv Kivaboç ki-
vaiboç KivujTreTOV etc.
Kvibri f. 'ortie' (Arstt. Théocr. Diosc.) : KviZiuj.
Kviluu, fut. Kvîffu) 'gratter' (Aristoph. Pind. Eur.); att. Kvia^ôçm.
'démangeaison, excitation sensuelle' : m. irl. cned {*knida)'h\Q&-
sure', V. norr. hnita 'heurter', lett. knïst 'chatouiller' lit. knlsti
'fouiller du groin' (Fick P 391. IP 95. IIP 98. Persson Wzerw.
— 477 —
passini. Falk-Torp. EW. 768); i.-e. qriM-, élargiss. de *qnPi-
dans att. Kvnv etc., voy. s. v.
lioiii. Kviari (att. Kvîdâ par passage dans la flexion en -a) f.
'odeur de la viande et de la graisse brfdées dans les sacrifices;
fumet d'un rôti; graisse' < *KVib-cr-a f^Johansson OGA. 1890,
p. 767) : lat.w^cio?• {*cnid-ôs) m. 'odeur de cuisine, fumet, grail-
lon' (Vanicek Lat.Spr,2 77 bihl. G.Meyer^ 94 j, v.norr. hn/ssa f.
Vapeur de la cuisson' (Joliansson KZ. .'50, 416. Solmsen Beitr.
I 238). On a supposé en outre un rapport de Kvicrri n/dor en
tant que '*parfum piquant' avec gr. kvxLvj 'gratter, racler; ciia-
touiller' Kvibri f. 'ortie' v.norr. hnita 'heurter, étouffer' (Jolians-
son PBrB. 14, :355. 15,243. ZupitzaGutt.120. G.Meyer^a^ô.
Brugmann Grdr. 1-701. Walde^ s.v., cf. got.sfigr^/flw 'heurter':
ags. V. h.a. sfiwc^w'puer'V); doute de Lagercrantz Z. gr. Laut-
gesch. 29 sq.
Kviip, gén. KvlTTÔç m. seul. nom. et ace. pi. 'fourmi friande de
miel et de figues (Ar. Ois. 590); insecte qui vit sous l'écorce
des arbres (Théophr.)' : Kvfjv, i.-e. base qenëi. Le doul)let (Tkvîijj,
-moç m. f. 'petit ver du bois' (Arstt. Etc.), ainsi (|ue (Jkvittôç
'parcimonieux, chiche' à côté de kvittôç m/sens, aKviTTTiu' pincer',
autorisent à poser une base sqenêi, cf. encore k6vuZ;û : att. ctkô-
vulûf. 'herbe aux puces' (voy. s.v.), Kv^cpii : aKViîqpn f- Hésych.
'ortie'.
Kvôoç (*KvoFoç) Kvoûç, gén. kvôou kvoO ra. 'grincement des
roues, bruit des pieds en marchant' Hésych. Phot. (Esrh. fr.
237 N."-'); Kvùuu 'gratter légèrement'; Kvû)aa n. 'grattement';
Kvûoç, -eoç n. (Hsd.) KVÛZla f. (Eustath.) 'gale' (voy. s. v.) : lott.
hnûdu knùst 'démanger', v.norr. hnoijgua 'heurter' = v. h. a.
hniuiran 'mettre en pièces par un choc ou un frottement',
p. ex. Persson Wzerw. 134 (bibl.). Falk-Torp EW. 335 sq.
s. V. norv. gnu 'frotter' ( : xvaûuu ) : on ])eut croire à des alter-
nances i.-e. ^xqneu- *sqna- '^sqnei- : *ftghneu- ^'sgJnui- *sqJnu'i-,
élargiss. d'un *(.v)çe«- : *{s)ghe}i-, voy. s. vv. kôviç 'poussière'
et Kvfiv.
Kvvla f. 'gale' Eustath. : lett. l-nudèf 'démanger, chatouiller',
i.-e. *qnud-, cf. "^qniidli- dans kvûBoç 'petite épine Hésych. et
(>germ.*/jWMc?-) v.h.a. Juitotan river v.norr. /<;//o(/(7 'battre,
- 478 —
frapi)er, marteler, river'; un dérivé dans ags. hnossian 'frap-
per'; p. ex. Falk-Torp EW. 768. — Hom. kvuCoOv v 4Ul. 433
'enlaidir (les yeux)', litt. 'rendre galeux'. — Hésycb. dérive le
mot d'un adj. kvvIôc, 'qui souffre des yeux', lequel semble in-
venté.
KVuZ;âv -eîv Poil. Suid., dépon, KvulâaQai -eîa9ai -eaOai 'japper
(chien), pousser de petits cris (enfant)'; hom. etc. KvuZ;ri6)a6ç m.
'jappement; cri d'un petit enfant'; KV\)lr]}xa n. 'cri d'enfant*
(Hrdt.). Onomatopée, cf. lit, hniaiikti 'miauler'.
Kvuuu 'gratter légèrement' (Ar. Thesm. 481). Voy. s. v. kvôgç.
att. Kvuûbuuv, -ovTOç m., au pi. 'dents de fer à la poignée de
l'épieu'; au sg. 'couteau, épée'; hellénist. KVuûbaE, -ôkoç m.
'pointe de l'essieu' (propr. 'dent'); hom. etc. KvuubaXov 'bête
hargneuse', cf.KvabàXXeTar KvriôeTai Hésych., skv.{?) Mâdati^)
'mâcher, mordre' (Fick P 391. BB. 28, 101. Brugmann Grdr.
P420: ■a-<-n-), lit. Mndu kâsti 'mordre' (Persson Wzervv.
177). Le groupe est apparenté à kvIttôç Kvr|cpri Kvtbri Kvfiv et
autres dérivés d'un i.-G.*qenéi- 'gratter-^ mordre; démanger';
cf. aussi (F. de Saussure Mém.156) Kvdjip, gén. kvuuttôç m. 'bête
malfaisante' (Nie), KVuuTreùç* âpKTOç Hésych. — Lat. cossuif
'ver du bois' (Bezzenberger chez Frohde BB. 1, 205. Bersu
Gutt. 174) est étranger au groupe, cf. Walde^ s. v.
hom. etc. Kvojcrauj 'dormir'. Le rapport avec ags. hnapplan
hnœppian Y.h.a.hnaffezen 'sommeiWer' (Fick BB. 7,94. Wb.
P 392) est incertain, cf. Torp chez Fick IIP 97, qui rappro-
cherait Kvuuaauu en tant que '*fléchir, *pencher' de v.h.a. Jniach
'nuque', le sens de la R. étant 'courber', cf. isl. knallr 'ancre*
et v.irl. awcc (Strachan BB. 20, 2 n. Fick IP 96. Henry Bret.
80 s. V. Iréac'h 'tertre') 'colline' {*l-nog-n6-s).
KVLÛvp m. Voy. s.vv. KivuuTieTOV p. 457 et att. Kvuubuuv.
KodXejLioç m. 'un des démons de la comédie (Ar. Cav. 221); stu-
pide, luaxaiôqppujv, r|Xi6ioç, àvôiiioç Suid. (Ar. Cav. 198)' <koF-;
1) De skr. khâdati on ix rapproché pers. mod. xâyidan 'manger,
mâcher' (Hubschmann ZDMG. 38, 423. Horu Npers. Et. no 469. Uhlen-
beck Ai. Spr. 75) et alb. ha 'je mange' (G. Meyer Alb. Spr. 144)^
ce dernier rapport au moins est très douteux, cf. G. Meyer Alb.
St. III 59.
— 47!l —
notez l'-â- et cf. méono-phryg-. Ka^aXeîç KaPn^e^Ç '^'V^S^'- Kau-
aXrivoi f*KaF-j et le groupe suivant; réléinent -dXejaoç n'appa-
raît ailleurs que dans idXeinoç m., que Zacher (voy. le suiv.)
envisage comme le nom d'un tlirène originaire de Phrygie.
KÔpâXoç m. Mutin ou génie malfaisant (cf. Ar. Cav. 6)î5), d'où :
fourbe (Ar. Cav. 4.Ô0); mauvais plaisant (Arstt./; KopâXeià f.
KoPâXiKeuiaa n. 'bouffonnerie, mystification'; cf. KÔpeipoç 'bouf-
fon' Hésych., KÔPaKipa* KoPaXeû|aaTa. TravouprrmaTa H., k6-
Paipa" KopaXeû.uaia Piiot. Vrais, avec Zacher IF. XVII I Anz.
86 emprunt thraco-phryg.; voy. le préc. De là lat. médiéval
cobàhis > ail. l-ohokl '), i)lus anc. kobel, avec modification
d'après rauf'bold 'bretteur' etc., et lat. médiéval gobelinus fr.
gobelin angl. goblin 'lutin'. — Lat. cav'iUa 'plaisanterie, rail-
lerie' (en tant que *coglHlla. F. de .Saussure Mém. 106, etc.;
bibl. chez Walde^ s.v.), got. ^ôprt?? 'Kauxâcr6aî ti, se vanter de
qc' (Thumb KZ. 36, 193 sqq.), skr. rabdla-I/ 'bigarré, tacheté,
pie' (Niedermanu IF. XVIII Anz. 75. IF. XXVI 46) sont à
écarter.
KÔfxoç m., qqf. f., kôtxh 1- 'coquillage; c()(iuille ' d'huître, de
mollusque, etc.); mesure de capacité'; KO-fXÛXri f. 'mollusque
purpurifère'; -ùXiov 'cocpiillage'; sur KO-fX^^uu 'verser avec la
KÔfxn' voy. Debrunner IF. XXI 265. Cf. skr. çahil'hd-h 'mol-
lusque testacé' (Curtius-^ 152), lett. .s-enze (aussi fenze) m/sens
(Prellwitz* 155. -232. Brugmann Grdr. P 571 i. Lat. conghis
'mesure pour les liquides', s'il n'est pas un enqirunt grec *KÔr-
Xioç, contient i.-e. -gh- vis-à-vis de -qli- du skr. et du lette; -x-
vaut -gh- ou -qh-\ cf. Uhlenbeck IF. XIII 217. — koxXoç m.,
KOxXiâç, -ou m. 'coquillage en spirale' sont prob. des dérivés
pour *K0fxX- (Curtius ' l.cit. Fick r'45); KaXxn est obscur, voy.
p. 400 sq. De là lat. coclea 'escargot', sur quoi l'on fit coc{h)-
lear (dissim. de ^cocleidi. Walde- 173) 'euiller', dont un
bout pointu servait à extraire les escargots de leur coquille et
dont le cuilleron servait de coquetier; cf. aussi KOxXidpiov
'cuiller' Diosc. Poil.
KObo|neûç m. Koboinq f. 'grilleur, -se d'orge' Hésyeh.; Koboueùuj
'griller de l'orge'H. et autres gl. Mots isolés; FickKZ.41, 199 sq.
1) L'art, kohold chez Kluge*"' 217. ''255 est à rel'aire.
— 480 —
se demande s'il n'y a pas emprunt asianique. — Aucun des
rapports proposés par Fick I* 23, L. Meyer II 274, Prelhvitz*
232, soit skr. Jcadrû-p 'brun' kându-h ""pocle à frire' khadik'â
'grain grillé', soit gr. Kavbapoç (voy. s. v. p. 405), soit y. slav.
cadû {*qëd-) 'fumée' Tcaditi {^qôd-) 'fumer', ne convainc; cf.
Walde- 121. Berneker EW. 467. — Kibvar ai CYX^^pioi ire-
qppuYiLiévai Kpi9ai H., avec une voyelle minimale dans la R., cf.
aKibviijui : aK€bdvvij|ui ?
Koéuj -û) 's'apercevoir de, remarquer, comprendre' (Epich. fr.
35, 14 K. Etc.) = lat. caveô -ère 'prendre garde' (<*cofé?*e;
bibl. chez Walde- s.v.), cf. skr. kavi-h 'prudent, sage; voyant,
poète' âkûta-m âkûti-h 'intention' àkûvatè 'avoir qc. en vue'
(Osthoff MU. IV 92. 105) zd cdvlsi 1. sg. aor. moy. 'j'attendis
comme chose sûre, j'espérai vivement' (Bartholomae BB.
13, 66 sq. Airan. Wb. 442), \.-Q.^qouê{i)- (Hirt Abl. §§ 391.
449), puis ags. Tiâician 'contempler' (Pogatscher Anglia Beibl.
13, 233), V. slav. ëiijq cuti 'sentir, percevoir' russ. cûjaf7 'sen-
tir', i.-e. *qêu- (bibl. chez Berneker EW. s.v. 162 sq.; pour gr.
àKoùu) 'entendre' {*qous- et un à- énigmatique) voy. s.v. p. 37 sq.
La R. apparaît avec s- initial dans le groupe hom. etc. ôuo-
-ctkôoç m. f. 'prêtre ou prêtresse veillant au sacrifice', ags.scéa-
îvian y.sax.skauwôn y.h.a.scouwôn 'contempler' goi. skauns
'ujpaîoç, beau' ags. scène scyne v.S9.x. sMni v.h.a. scôni 'bril-
lant, beau', prim.'conspicuus', got. skuggwa 'miroir' etc., moy.-
iran. ëkôh pers. mod. îiikôh sukôh 'luxe, dignité, majesté' (<
iran. ^skauaOa- selon Bartholomae Zeitschr. f. dtsch. Wortf.
9, 19), arm. çuçanem 'je montre' i^sqeu-ske-. Scheftelowitz
BB. 28, 294. Meillet Esq. 78 sq.). Sur le groupe voy. Curtius^
152. Zupitza Gutt. 152sq. Bezzeuberger BB.27, 145sq. Torp
chez Fick IIP 465. Etc. De là àjavo-Kuùv m. 'gardeur d'agneaux
> simple, innocent' (Ar. Cav. 264), poét. eùpu-KÔujcTa f. 'qu'on
entend au loin', Ariï-Ar||Lio-'l7rTTO-Aâo-KÔ[Fjujv Eùpu-Aâo-KÔuuaa;
cf. (dor.) èKod|ueç" r|K0vj(Ja|iiev, èTru96)Lie0a Hésych.
KÔGopvoçm. 'fort brodequin de chasse (Hrdt.); cothurne tra-
gique'. Etym. inconnue.
KÔBoupoç épith. du Kriqprjv ou bourdon, '*à queue tronquée, c.-à-d.
sans dard, aKevipoç, RoXo^oûpoç ktX. Hésych.' (Hsd. Trav.
— 481 —
302), prob. composé de ko9uO- ^\à^v\ H. (sans con-espondant
connu) 47 oùpd f. 'queue'.
KOÎZieiv 'crier koÎ' comme un cochon de lait (Ar. Acli. 746 1. Ono-
matopée, cf. ail. quielen qnieksen quietschen 'Koileiv', v. slav.
hvicati 'grunnire' (Curtius'' 573 sq.).
KOïKÛWuu 'regarder bouche bée tout autour' (Ar. Thesm. 852)
< *KOiKÛXoç : KoiKuXiuuv '*le badaud' Œlien), cf. kûXov 'tô kû-
Tuj9ev pXéqpapov' Poil, etc., voy. s. v. et Debrunner IF. XXI 96.
— Lat. caecus 'aveugle' (Lindsay-Nohl Lat. Spr. 278) et arm.
çayg 'nuit' (Scheftclowitz BB. 28,288; ç-ayg "-jusqu'au matin',
cf. ç-ereJc '*ju8qu'au soir; jour'. Meillet chez Walde* 106) sont
à écarter.
hora. etc. koîXoç (*k6FiXoç) 'creux', cf. éol. KOÙïXai = KÔFiXai
(Alcée) : lat. cavos 'creux, concave' {<i*couos = KÔor kgiXuû-
luaia Hésych.) caverna, alb. êels 'profond' (< alb. comm.
*Jcodlo-. Pedersen KZ. 36, 332), m. irl. cûa 'creux' (Vendryes
MSL. XIII 4U5 sq.) cilass 'caverne' bret. Icéô 'grotte' (< celt.
*Jwu-io-), i.-e. *keua- '(se) voûter', d'où négativement 'cavité',
positivement 'convexité, gonflement; gonfler'; cf. les groupes
gr. Kuéuu -lî) 'être enceinte' skr. çvâi/afë 'enfler, devenir puis-
sant' lat. inciens f. 'enceinte' etc., gr. KÛpoç n. 'puissance' kù-
pioç 'maître' et Kûpoç 'non valable', KÛap 'trou', KÛua n. 'flot',
Kujoç m. 'caverne, tanière' (voy. s.vv.) etc., puis gaul.tvnjo-'haut'
gall. c?r7z 'hauteur' c//?»i 's'élever', etc. Curtius'' 157. Walde-
146. Etc.: voy. aussi l'art. KauXôç m. 'tige', initiale i.-e. *q-,
p. 422 sq. De là KoiXaîvuu 'creuser', KoiXiâ f. '*cavité, ventre'.
KOÎXu' TÔ KaXév Hésych. : v. irl. cêl 'augurium' gall. coel 'omen',
got. hails 'sain' v. Ii. a. heil 'entier > sain' ags. hâJ angl. ichole
'complet' v.h.a.^e/Zi5ô>?'augurari', v.slav.ce'7w 'complet' v.pruss.
ace. sg. kailûsfisl-un f. 'santé' (< H-aililsfas < Huiilus-). Hoff-
mann BB. 16, 240. Fick IP 88. Johansson IF. II 28. Brug-
mann Total. 41. 50 sq. Grdr. IV; 1, 3()1.
Koiiadv 'mettre au lit'; koItii f. koîtoç ni. 'couche'. Voy. s. v. kcî-
|Liai p. 426.
Koivâ' xôpTOç Hésych. : lit. .szè)i(f.<! v. slav. ^n'no 'foin'. Persson
BB. 19, 257.
31
— 482 —
KOivoç 'commun, public, etc.'; koivoûv, Pind. Koivâv 'communi-
quer'; att. KOivuûv, -ûjvoç, Pind. KOivdv (*-dFujvj, att. kgivulivôç
'associé'. En tant que *kom-iô-s, est parent de lat. com- cum
osq. kùm- com ombr. kum com v. irl. com- 'avec'; bibl. chez
Osthoff Perf . 507 sq. ; -iô-s serait un i.-e. *-id- 'allant' ( : eî)ai
'ibo') selon Brugmann IF. XVII 355 (cf. s.v. Gaipôç p. 331) i),
Koivoç '^allant de compagnie' : lat. comes -itis, i.-e.*-i-t- : ixeZôc,
■<*TTeb-iô-ç 'allant à pied' : lat. pedes -itis; d'après koivôç on
fit Eûvoç < *Euv-i6ç m/sens. Sont à écarter les rapports koi-
vôç : Koîxri (J. Baunack Stud. I 44), — skr. çéva h 'ami, cher',
lat. cïvis 'citoyen', v. h. a. hîico 'époux', lett. sîwa 'femme'
(Hoffmann Gr.D. I 178. III Anh. 13. Fick P 421. G. Meyer^
249 ; voy. s. v. Keîjuai p. 426), — koivôç < *K0i|avô-ç : lit. Icaî-
mené 'troupeau' Mmas lett. zims got. haims gr. Kuû|ur| 'village'
(Bezzenberger BB. 27, 168 sq.).
Koipavoç m. 'chef militaire > souverain, roi, seigneur' dérivé
d'un *K0Îpa < *K0pm 'armée' ou 'bataille' : m. irl. cuire 'troupe'
gaul. Tri-, Fetru-coril, got. harjis v. norr. Tierr v. b. a. heri
'armée', lit, 'karias 'armée, pi. guerriers' lett. karsch 'guerre'
v. pruss. karjis 'armée' kariawoijtis 'parade militaire', cf. lit.
kàras karé 'guerre' v. slav. kara 'lutte', v. pers. kâra 'troupes,
armée'; pour le suff. nasal qui donne le sens de 'préposé à' cf.
got. Jjiudcms 'roi' :piuda 'peuple' etc. Osthoff IF. V 275 sqq.
(et critique des avis antérieurs). Zupitza Gutt. 109. De là koi-
pavià ion. -ir| f. 'domination', Koipaveîv 'commander, régner';
cf. *KOipo- dans les noms pr. Koipo|naxoç, béot. Koipâiabâç
(Tanagra; cf. Xén. Anab. VII 1, 33. Hell. I 3, 15; formé sur
*KoipâTâç) Kolpuuv (Solmsen Glotta I 76 sqq.).
KOÎTar -fuvaiKUJv èTn9u)Liiai Hésych. Voy. s. v. KÎacra II. p. 460.
KÔKKOç m. 'graine ou pépin; baie du chêne à cochenille(Théophr.),
d'où chêne à cochenille et teinture d'écarlate'; kôkkuuv, -ujvoç
m. 'pépin de grenade'; kôkkivoç 'd'un rouge écarlate'; kokkîIuu
'ôter les graines'; kôkkuXoç m. 'graine de la pomme de pin'.
Étym. inconnue; emprunt prob. à une lg[non indo-eur., cf. déjà
1) Avec abandon de l'hypothèse d'un *qoi-no- qui serait tiré
du loc. du tli. *qo- (Total. 50).
— 483 —
Pauli KZ. 18, 4. Vaniôek Fremdvv. 26. Sur le kermès voy.
Schradcr RL. 420. — Le rapport avec lit. szàszas- 'escarre,
croûte' (Prelhvitz^ 155. ^233) ne convainc pas.
KÔKKù interj. 'coucou!'; kokkuH, -ûfoç m. 'coucou' (textes et lé-
j;-encles chez Thompson Greek birds 87 sqq.) ; kokkûîIuj 'pousser
le cri du coucou' : skr. kôkilâ-h 'le coucou indien' kôka-h 'une
espèce d'oie; coucou', VaX. cucûliis (<*cMcii; un *cucûfjslo'.s
est à rejeter. Walde ^ 206), irl. cuach gall. cog 'coucou' (Cur-
tius^ 152. Fick II* 89j, lit. kuliiti 'crier coucou' v. slav. Lu-
Jcavica 'coucou', ail. (sans mutation cons. dans l'onomatopée)
huckuck\ voy. Meillet MSL. XII 213 sqq. et s. v. Kaûcxg p. 422.
KOKKÛ-|ur|Xov 'prune' (Archil. Hippon.); KOKKUjiiriXéâ f. 'prunier'
(Théophr.j. Le 1" élément, qui ne me semble pas grec (on a
voulu y voir kôkkDH 'coucou') est prob. l'exotique kôkkoç 'graine,
pépin, noyau' (cf. Schrader chez Hehn*^ 373), sens litt. 'drupe
à noyau'; cf. un composé analogue dans Kobij-|uâXov 'coing'
(Alcnian).
KoXdZ^uu 'tron(|uer, mutiler, élaguer, émonder, ramener à la juste
mesure, fig. contenir, réprimer, châtier'. Voy. s. v. kôXoç.
KÔXaE, -aKOç m. 'flatteur'; KoXaKeûuj 'flatter'. Etym. obscure. —
Le rapport avec lat. colô (i.-e. *qUel-) en tant que '*qui nimis
colit' (Ikzzenberger BB. 27, 169) se heurte à la phonétique;
on attendrait *7T-. — Les rapports avec i.-eJ'qel- 'élever' dans
KoXuuvoç etc. (Prellwitz- 233) ou avec ctkoXiôç 'déloyal' (Lewy
Fremdw. 123) ne s'imposent pas.
KÔXaqpoç m. 'coup sur la joue, soufflet' (Epich. fr. 1 K.); ecclés.
KoXacpicriaôç m. 'soufflet'; -i^uu 'souffleter'; RoXânTiu, f. h/uj 'bec-
queter (cf. bpuoKoXdTTiriç m. 'pivert', e.-à-d. '*qui entaille et
becqueté les chênes'); frapper le sol du sabot (Pégase, Anth.);
entailler, graver'; KoXaTTirip, -fipoç m. 'ciseau'. Eu tant que
*qolà-hfio-, élargiss. de *qohl- 'frapper, briser' attesté par gr.
KXduj 'briser' et son groupe, voy. s.v. p. 465; pour le suff.-&^o-
voy. Brugmann Grdr. H-, 1,300: sur un rapport possible avec
lat. culpa v.h\\.col2)a 'faute' (prim.'coup") voy. Walde- s.v. —
Lat. culter -tri 'couteau' semble dissim. de *qer-fro-s, R. {s)qer
'tailler', et doit être écarté. — L'avis de Stowasser Dnnkle
Worter I p. XXII (gr. KÔXaqpoç et lat. ahipa 'soufflet' emprunts
— 484 —
à l'hébreu khelaphôf, pi. de khelaph 'marteau') est bizarre et
malheureux. — hpit sccdpô sculpô 'tailler' (Persson Wzerw. 52)
est apparenté par ailleurs. — Lett. skulJnt "ébrancher (un
arbre)' sladhinàt 'sonner, tinter' sladhis 'sonneur, carillonneur'
MLskalhiù 'je lave avec le battoir' (Prellwitz^ 233) présentent
un s- qui n'apparaît pas dans les dérivés certains de i.-e.*go/à-
et semblent appartenir à un autre groupe.
ion. att. KoXeôç m. -6v (*KoXeFô-ç), hom. KOuXeoç -6v par ail. mé-
trique, 'fourreau, étui, gaine'; KÔXuBpoç m. 'fourreau, sac' (Arstt.).
Ces mots sont prob. isolés; \{it. culleus 'sac de cuir, outre' n'est
pas clair; si c'est un emprunt grec, sa phonétique déconcerte;
lit. kuUs 'sac' JcuUJcas 'bourse' lett. hule sont des emprunts
russes; russ. Iculî pol. kul 'sac' sont prob. des emprunts latins;
voy. Solmsen Unters. 78 sq. (bibl.). Walde^ 208.
KoXexpâv 'fouler aux pieds' (Ar. Nuées 552) : lit. MIti 'battre
en grange' kdlti 'battre', lat. clâdës (voy. s. v. KXabapôç p. 464.
Curtius^ 362) et peut-être (red, brisé) lat. calx -cis 'talon',
V. slav. klûka 'poples' slov. mod. kolk 'hanche' bulg. klûkû
'cuisse' lit. kuJkszîs 'cheville du pied de l'homme, articulation
du pied du cheval', puis Mt.kulnîs 'talon' (Fick P 396), l'idée
dominante du groupe étant 'frapper du pied'; voy. Walde^ 117
s. V. calx I.
KÔXXd f. 'glu, gomme, colle' (Hrdt.); KoXXâv 'coller, souder; fig.
unir fortement'; èiTi-KoXXaivuj 'coller sur' (Théophr.) : m. b. a.
Tielen 'coller', v. slav. kJêj 'colle' (lit. kïejaî m. pi. 'colle' est un
emprunt slav., cf. Briickner Die slaw. Fremdw. im Lit. 94).
Zupitza Gutt. 113.
KÔXXoip, -OTToç m. 'cuir très dur du cou des bœufs, des porcs:
fig. àvbpOYuvoç, lat. cinaedus (d'où koXXottêùuj 'être un kôXXovjj')'.
Etym. obscure; le rapport avec lat. callurn callus Ç^'calno-)
'durillon, cal' skr. kina-li (< moy.-skr.*Â;rwa-^)'car n'est prob.
que fortuit. — KoXXoip m. (identique au préc.) 'lanière de cuir
gras enroulée sur la traverse ou joug de la lyre; d'oîi : cheville
ou clef d'un instrument à cordes (Hom. Plat. Ar. Guêp. 574;
voy. p. ex. Th. Reinach chez Saglio s. v. lyra III, 2, 1443 sq.);
manivelle, levier (Arstt.)'; aussi KÔXXapoç m. — Le rapport
avec (JKÔXoHJ m. 'pieu' (Prellwitz^ 234) est à rejeter.
- 485 —
KÔWupoç m. (aussi -ov) 'petite pièce de monnaie (Aristopli.);
agio (fixé par le KoXXupiaTtîç 'cliaiigeui' Poil.); petit poids d'or
(Théophr.)'. Emprunt sém., cf. hébreu hàlap 'changer' fP. de
Lagarde. Muss-ArnoltSem. words 12.3. Lewy Fremdw. 119sq.).
KoXXupâ f. (Aristoph.), dim. KoXXOpiç, -iboç f., prob. le même
que KÔXXiH, -îkoç m. 'pain d'orge grossier' (Hippon.). Étym.
obscure ; de là KoXXùpiov 'emplâtre, collyre', cf. W. Petersen
Greek dim. in -lov 112.
KoXopôç 'tronqué, mutilé'; koXoPoûv 'tronquer'. Voy. s. v. kôXoç
'tronqué' et cf. KXaiapôç (Hippiatr.) 'mutilé' (Fick I' .389), lett.
Mcimhût 'marcher lourdement' lit. Jchimbas 'boiteux' (p. ex.
Niedermann BB. 2.5, 294. Walde IF. XXV 165j, skr. kllbd-h
'impuissant, dévirilisé' (? p. ex. Niedermann 1. cit.); -Pc-, qui est
primaire, et non issu de *-gUo- (cf. aussi got. haJbs 'iî)uicruç'
< i.-e.*qoIbho-s) exclut le rapport (Fick BB. 6,214. Wb.P 389.
Persson KZ. 33, 290. Zupitza Gutt. 107. L. Mcyer II 432.
Prellwitz^ 234) avec l'obscur gothalks 'tttujxôç, miséreux'. —
KoXopéç en tant (pie dialectal = *koXoF6ç, cf. koXoûuj i Liddell-
Scott s. V. Bréal MSL. X 66. Uhleubeck Got. Spr.* 12) est à
écarter ^).
KoXoioç m. 'choucas, Corvus monedula L. ; — petit cormoran,
Phalacrocorax pygmaeus'; KoXomv 'pousser le cri du choucas'
Poil. Origine obscure; prob. onomatopée. — Le rapport avec
KoXojôç m. A 575 'trouble, 6ôpupoç, àtaHia, xapaxn- n lueia-
qpopà aTTÔ toû Z^uûou Hésych.', koXujûv B 212 'causer du trouble',
KoXoni • qpuuviî H., eux-mOmcs obscurs, est douteux, malgré Be/zen-
berger BB. 27, 169 et Fick KZ. 41, 200. — Pour i>ol jaskôlka
'hirondelle', qui en a été rapproché à tort, voy. Berncker
EW. 448. — Russ. solovéj 'rossignol' (Bezzenberger 1. cit.)
est à écarter.
1) Niedermann IF. XIX Anz. 32 S(i. IF. XXVI 53 note une
alternance des suff. -ho- -mo- dan.s les adj. indiquant des défauts
pliysi(iues, p. ex. skr. kllbà-h v. slav. .sfritbit 'nianeus' lit. szlùbas
'boiteux' gr. ûp6ç 'bossu' : skr. srùmd?i v. slav. chromû 'boiteux'
nhnû 'muet', et voit daus lat. incoluvxis 'intact' un proche parent
de KoXopôç; cf. encore yiai\i6v KaiuTTÙXov Hésych. : x"P6v KOiuTrùXov,
OTevôv H.; voy. pourtant l'étym. de Vetter Glotta II 247 sq(|. {in-
coluviis sens prim. 'qui est debout, opGoç' : columen culuiiuia).
— 486 —
Ko\ÔKO)ua, -aToç n. Vague lourde, longue lame', signe de tem-
pête (au fig. Ar. Cav. 692). Le P"" élément (koXgç 'tronqué'
selon les gramm. ; cf. la glose tô Kuucpôv KO)aa, Kai \ir] èmKaxXà^ov
Suid.; — *KoXo- 'haut' : KoXoqpuûv 'faîte' selon Prellwitz^ 234)
est obscur.
KoXoKÛvBri ou -ûviri (6 et t alternant dans les mss. d'Hpc. Arstt.
Théopbr. ; t chez les Att. purs), poster. -uv9d -uvia (cf.Solmsen
Beitr. 1 263) f . 'lagénaire, Lagenaria vulgaris'. Etym. incertaine.
Prellwitz^ 234 rapproche KoXo-Ku-vTri de KoXô-Kû-)Lia et kuêîv,
cf. KÙajLioç 'fève' lat. cucumis 'concombre' kûkuov* tôv aiKuôv
. Hésych. — Pott rappelait kurd. Jcalak 'melon' skr. Tiâlinda-m
'angourie', cf. Ath. II 58 f., ce qui vaut prob. mieux. — Hypo-
thèse sans valeur chez L. Meyer II 432. Voy. Hehn*^ 304 sqq.
Schrader RL. 483 sq.
KoXov 'côlon, gros intestin' (Ar. Cav. 455. Nie. Al. 23; souv.
écrit à tort kujXov). Etym. douteuse; un rapport avec kuXXôç
'courbé' KeXXôv cTTpepXôv Hésych., i.-e.*(.s')g'e?- 'courbure' n'est
que possible.
KÔXoç 'tronqué; aux cornes écourtées' ; KoXàZ^uu (voy. s.v.) ; koXouuu
'tronquer'; KoXopôç (voy. s.v.); KoX-epoç 'à laine courte' (Arstt.,
cf. éol. ÊTT-epoç m. 'bélier' p. 228 s.v. eîpoç); KÔX-oupoç 'tron-
qué' ( : oùpd 'queue, pointe'). Appartiennent au vaste groupe
gr.KXàuu KXfjpoç KXabapoç kXàboç (voy.s.vv.) \at. cladès pei'-ceUô
(< *-caldo) etc., \.-Q.*qola-*qolâ-d-\ cî.si^éa.got.halts v.h.a.
halz 'paralysé' (< germ. comm. */«Z^a-), russ. Jcoîdi/Jca Jcolca
'boiteux', etc.
KoXo(Ta6ç m. 'colosse (Esch.), statue des temples égyptiens (Hrdt.)'
< *KoXoKtô-ç, cf. KoXeKttvoç KoXoKavoç m. 'grand homme long
et maigre' (Strattis. Hésych.). — Les rapprochements de Cur-
tius'' 152 sq. (v. lat. cracentès 'graciles', skr. Irçci-h 'maigre')
sont désuets; — la parenté avec le groupe koXuuvôç KoXocpûJv
incertaine.
KoXoo"upTÔç m. et (gramm.) -crupiriç m. 'tumulte, tapage' (Hom.
Hsd. Ar. Guêp. 665); KoXoaupTeî" Gopupeî, Tapàcrcrei Hésych.
Etym. obscure; on a supposé un rapport de l'élément koXo-
avec KoXMJÔç 'trouble' (L. Meyer II 433) ou avec KoXocpuûv 'faîte'
— 487 —
KoXuuvôç 'hauteur, colline' (Prellvvitz^ 234 j, de -aupioç avec
aùpuu 'traîner' (!? Cf. 8nid. s. v.).
KoXoqptûv, -ujvoç m. 'faîte, sommet' (Plat.) < *KoXa(piwv dérivé
d'un *KoXaq)o ç, \.-ù/'goln-hho-.s, voisin de lat. collis < *coIni-s,
cf. Brugmann Grdr. IP, 1, 301; voy. s. v. kgXujvôç.
koXttoç ni. 'sein; i)li, repli, sinuosité, golfe; cf. les sens de lat.
sinus"-^ KoXTTiâç, -ou 'sinueux' (Esch.j; koXttoOv 'gonfler qc.':
KoXTTUjbriç 'riche en golfes; sinueux; prolixe'. \.-(t.^quolpo-s,
dissim. en *qolpo-s (resp. *ttôX7toç en kôXttoçj par le -p- sub-
séquent (Granmiont Dissim. 175. Solmsen Javlenija p. 8), cf.
Y.noYi'.hualf voûte" huelfa 'voûter' v. h.a. (Iiiwelban 'voûter'
got. dat. \)\.hiJftjom 'cropoç, cercueil' *). Zupitza Gutt. 54 (bibl.).
Torp chez Fick III* 117. Falk-Torp EW. 442. — Le groupe
gr. KdXTTri f. 'trot' (< i.-a. équipa), \.\i\-uss. jio-quelbtou 'age-
nouillé' Idupstis 'genou' lit, Idiipti 'trébucher' etc. (Zupitza
l.cit.; voy. s. v. p. 399) doit en être séparé en raison du sens
(Solmsen l.cit.). — Ij-Ai.cidcita 'coussin', skr. l-ûrcdh 'paquet,
ballot, faisceau' (Zupitza l.cit. L.Meyer II 439), même dans
l'hypothèse d'un i.-e. *quel-q- à côté de *quel-p-, sont vrais.
à écarter; voy. Walde- s. v. (bibl.).
KÔXuiLipoç m. -l'ç, -iboç f. -dç, -àboç f. 'petit grèbe, Podiceps
miuor L.' (cf. Thompson (îrcek birds 90 sq.); KoXuupâv 'plon-
ger'; -r|Trip -fîpoç, -riTriç -où m. 'plongeur' : lat. coJumha -us '\n-
geon', les deux oiseaux étant dénommés d'après leur couleur
sombre, cf. KeXaivoç 'noir, sombre', puis lat. palumhès et -is
'ramier' : -rréXeia 'pigeon sauvage' neXiôç 'bleu foncé' ttoXiôç 'gris',
lat. palîeO 'être pâle' (Walde- s. v. bibl.); sur le suff. i.-e. -bho-
voy. Brugmann Grdr. P224s(i. Il-, l,386sq. Walde voit dans
V. slav. golqbt '\)\<^co\\' un emprunt latin; sur le groupe letto-
slave (russ. golubâj 'bleu' v. pruss. golimhan 'bleu') et ags. cii-
hifre 'pigeon' voy. Bernekcr EW. 322 sq. (bibl.).
KoXujvôç m. KoXujv)! f. 'colline' : lat. -cellô {^-celdô) dans anfe-
eœ- prae-ceUo 'surpasser' celms 'élevé' collis 'colline' {*cohiis,
cf. s. V. KoXoqpiûv; mais Kluge Glotta I 55 pose *qh}i-s : ags.
1) Fait de deux demi-troncs d'arbre creusés, cf. Schrader KL
705 sq. Feist EW. s. v.
— 488 —
hyll 'colline') colûmen cuJmen 'sommet', got. hallus {< i.-e.
*qolnû-s) 'rocher' ags.heall v.norr.^rtZ7?-'eolline; versant' v.sax.
7?oZm 'colline' v.norr. holmr 'petite île' (<germ. comm.*;i;w/ma-
i.-e. *qlmo-), lit. Jcéiti 'soulever' JccUîias 'montagne' kalcà 'émi-
nence', puis ags. heolor 'balance', v. slav. ceZesmw 'praecipuus'
celo 'front' (Zupitza Gutt. 106 sq. bibl. et 51; cf. aussi Meillet
MSL. XIV 375), skr. hûta-m 'corne, crâne' ('*élévatiou, pro-
éminence'. -t-<C-lt-. von Bradke KZ. 34, 158 sq.; Jcàta-in'mav-
teau' est parent de lat. clâdës gr. KXabapôç kôXoç etc.) l:ûl-
malaiïi (Zupitza Gutt. 51) 'col (de la pointe du javelot ou de la
lance)', prob. lat. collum -us 'cou' {*colso- : got. etc. hais 'cou',
y.slsiY.Masû'épV-^ voy. Walde^ s.v. bibl.); i.-e. *g'e?e- 's'élever'.
Curtius^ 153. Fick P 386. IIF 81. Falk-Torp EW. 416 sq.
373 sq. Etc.
hom. KoXujôç m. KoXujdv. Voy. s.v. koXoiôç.
K 6 |Li a p 0 ç f . (m.) 'arbousier, Arbutus unedo L.' (Aristoph.
Théopbr.); KÔjuapov 'arbouse'. A été rapproché par Fick IP
52 de V. h.a. heniera 'ellébore', mais voy. s.v. Kd|uapoç; pour
le suff. -apo-ç voy. Kicrcrapoç s. v. kictctôç p. 460; l'élément ini-
tial est obscur^). — Étym. sém. erronée chezLewyFremdw. 27.
helléu. KÔ|upoç m. 'lien, lacet'; KOjupoûv 'nouer', cf. KO)LiPuu(Taa0ar
(JToXicraaGai Hésych.; èYK6)upaj|ua n. 'vêtement grossier' : uorv.
dial. hempa 'lien' (Bugge BB. 3, 103), lit. l'inihù l'ibti 'rester
attaché, suspendu' Icablys l'ahè 'crochet' lett. l'ablis 'crochet,
agrafe' v. slav. sTcoba' îihnle'' russ. «A:o&a'crampon', i.-e.'^{s)qe{m)h-
'être recourbé'; cf. encore (Fick ÏP 78 sq. Henry Bret. 51) gaul.
Cambo- 'courbe', cité s. v. Kaiumi sub fin., irl. cimbe 'prison'
cimhid 'prisonnier' bret. hamined 'jante de roue'. Cf. Zupitza
Gutt. 22 (bibl.). Fick P 383. IIP 71. Falk-Torp EW. 397 sq.
Etc. 2).
1) [Selon Niedermanu KÔiiiapoç <; *Kpô)Liapoç ou *KÔp|uapoç : lit.
szermùkszlé 'sorbier' (sur ce mot voy. Berneker EW. 145 s. v. *cer-
mûcha 'bourdaine, Rhamnus frang-ula L.'); pour des ex. de confusion
entre le sorbier et l'arbousier voy. Schuchardt Zeitschr. f. rom. Phil.
24, 412.]
2) ÔKKaPoç 'bracelet' Hésj'ch. est-il éol. et issu de *àT-Ka3oç
*ôv-Kapoç, i.-G. *-q7ïib- (Fick BB. 6, 214. Bezzenberger BB. 16, 251)?
— 489 —
KOjaéuu -u) 'soigner'; KOjniZiuj 'soigner; mettre en lieu sûr; emporter
sur soi ou avec soi, etc.'; KOjuibri f. 'soin; vivres, provisions
(Hom.) ; att. transport de fruits, etc.'; eipo-KÔ)ioç F 387 'qui tra-
vaille la laine'; itttto-kÔ|uoç m. 'palefrenier' : skr. c/inm-h 'tra-
vaillant' (<i.-e.*Â;oy//o-6') çâ/y/ï f. 'ouvrage' (Fick P 422. Hirt
BB. 24, 233); voy. kûiuvuj et son groupe p. 403 sq.
KÔ\xr\ f. 'chevelure'; KO|uâuj -ûj ion. -éuu ép. -ôoi 'être chevelu': ko-
)ntÎTriç, -ou 'chevelu'; hom. îïuKO)aoç A 36 'à la belle chevelure';
hom. iTTTTÔKOiLioç 'garni d'une crinière de cheval'. Pas de cor-
respondant connu; lat. coma est un emprunt grec. — V.slav.
Â'o.sww 'chevelure' /v0.sa'chevelure' lit./trts^'natte', y.woxv.haddr
ags. heord 'chevelure féminine' (<germ. Q,o\\\m. *yazda-), i.-e.
*qes- dans v. slav. cesatl 'peigner' (p. ex. Fick V- 390) sont à
écarter; lat. c'«/'/'ô 'carder' est issu de *crtr.so (Walde- s. v.);
arm.Arem 'fil ou cordon fait d'herbe' (Scheftelowitz BB.28,304)
est à rejeter. — On a soupçonné un rapport entre Y.ô\xr\ et K0)iieîv
KOjaiZieiv 'soigner', analogue à celui qu'on croyait exister entre
hom. èGeipuD 'soigner' et hom. è'Btipai 'crinière, cimier'; l'un et
l'autre sont précaires.
k6|li)hi n. (Hrdt. Théophr. Etc.) indécl. ou -euuç -ei et -ibi 'gomme'.
Emprunt égypt. l-enial keinà\ voy. Sehrader RL. 314.
att. KO|U)Lioûv 'parer, farder', dénom. d'un •'•K0)U)a6ç m. < *KO)aK-
-\xo- : KO)nvpôç (voy. s. v.) selon Brugmann IF. XXVIII 359 n.2.
De là KÔmauujaa n. 'parure', KOjuiauuaiç, -eoiç f. 'action de parer',
K0)U)LiuuTriç, -où m. 'coiffeur'; KO)a)aujTpia f. 'femme de chambre'.
— L'étym. de Solmsen Rh. M. 56, 501 sqq. (KomuoOv formé
sur KO|a)auO* x] KO(T)Lioûaa tô ëboç if\c, 'A6rivdç lépeia BA., lequel
K0)U)uuL) serait né par gémination hypocoristiquc d"un *ko,uiû f.
'femme de charge, ménagère" : K0)aeîv 'soigner') est compliquée
et moins plausible. — L'hypothèse d'un *KO)a)aoç dialectal =
KÔcr^oç (L. Meyer II 342) est erronée.
k6|littoç m. 'bruit sonore (Hom.); emphase, jactance: renommée';
K0|UTt6ç m. 'vantard' (Eur. Ph. 600); KO|UTrâriu 'jinrler avec em-
phase, se vanter de'; KÔiuTraaoç (*K6)LiTrab-(Toç) m. 'vantard';
KOiaTTeîv 'résonner; vanter'. Etym. obscure. — V.norr.ijainbra
'se vanter, bavarder' (Noreen Abriss 133) s'exclut de par son
(j- initial. — L'obscur got. kôpaîi 'se vanter de' (L. Meyer II
— 490 —
343) est à écarter. — Lett. swampa 'lourdaud' swempis 'lourd'
(i.-e. "^îcuemp-. Prellwitz^ 235) ne cadrent pas pour le sens.
ko)ui|j6ç 'élégant, joli ; fin, délicat; habile'; K0|m|jeiâ f. 'élégance'.
Un ])nn\.'^kuo')dqUs6-s : lit.. vz^a/iA-MS 'convenable' (Bezzenberger-
Fick BB. 6,237. Zupitza BB. 25,93) a pu se dissimiler en
*kotdqV-sô-s (Solmsen Javlenija 1 sq., répondant à une objec-
tion de Brugmann Ber. d. sâchs. G. d.W. 1899, p. 216, qui ré-
clamait gr. *Tr- = lit. S2V-).
hom. etc. Kova^oç m. 'bruit sonore, retentissant'; hom. Kovapeîv
-ileiv 'retentir'. La parenté (Curtius^ 141. Etc.) avec gr. Ka-
vdaauj Kavaxiî îiï-Kav6ç (voy. p. 405), mise en doute parWalde-
123 en raison du sens, me semble évidente et permet qu'on
pose avec Hirt Abl. § 314 un i.-e. *g'0w<5- 'résonner', cf. lat.cm^ô
(*q°nô) canôrus cicônia v.h.a.huon 'coq, poule'. — Skr.lcunjati
gramm. 'bruire' (L. Meyer II 315) ne se sépare pas de l'ono-
matopée Jcûjati 'gronder' et s'exclut.
Kovapôv eÙTpacpfî, iriova. bpaaTripiov Hésych. Voy. s. v. èfKO-
vëuu p. 213. — Véd. çvàntâ-h de sens imprécis (Bechtel Hptpr.
221; cf.WackernagelAi.Gr. 116. Hirt Abl. §315) est à écarter.
KovbuXoç m. 'articulation; poing fermé, coup de poing; bourrelet
(des gencives)'; KOvbùXuuiaa n. 'grosseur calleuse', cf. KÔvbor
Kepaîai. àaipàtaXoi Hésych., KOvbuXoûinevai • àvoiboOaai (eaux
en ébullition) H. : skr. kanda-h 'bulbe' kandûka-h 'balle' kan-
duka-m'cow^ûxi. FickP28. Uhlenbeck Ai.Spr. 42. Hirt BB.
24,271.
K 0 V î X ri f. 'sarriette' (Nie. Diosc.) > lat. (Plaut.) mmlla v. h. a.
quenala ags. cûnelle 'sarriette'. Etym. inconnue; patrie : Grèce
et Italie.
KÔviç, gén. ion. -loç att. -euuç f, 'poussière; cendre'. Ancien th.
sigmatique neutre kovict- (cf. hom. KOvia-craXoç m. 'nuage de
poussière', pf. pass. Ke-KÔvia-xai Théocr. I 30, hom. Koviri f. <
*KOviaâ 'poussière: sable; cendre; chaux, eau de chaux') : lat.
cinis, gén. cineris m. f. 'cendre' (< *cinis-is'^ suff. -is-, cf. ci-
niftci(hifi et voy. Danielsson Gr. u. et. St. I 51), d'un *cenis
(Sommer IF. XI 328. Brugmann Grdr. II-, 1 , 533 sq.) issu de
R. qen, dont on a des élargiss. dans skr. kiknasa-h m. 'partie
du grain moulu, gravier' {^qn-es- ou *qn-as-, voy. s.v. Kvéuupoç
— 491 —
-ov) gr. Kvf|V "gratter' {^rpi-f'-). De là Koviuu (*kovi(J-iuj; 'rendre
poudreux', KoviopTÔç m. 'nuage de poussière' (ôpvOni).
Koviç, -iboç f. 'lente' (Arstt.), prob. *{s)qonid- : irl. sned gall. pi.
nedd 'lente' (Fick 11^316. Henry Bret. 211 s.x.iiéz. Pederseu
K. Gr. I 41; < celt. *s[k]?iid(i), ags. hnitu v.h.a. (^);?i2 'lente';
arm. anic 'lente' est issu de ^qonid-n, ou de *knid-s avec a-
prothétique, voy. Scheftelowitz BB. 29, 30. Pedersen KZ.
39, 343. 387. 424; alb. Ofiti 'lente' < alb. conmi. *snidà i.-e.
*knida selon G. Meyer EW. 90. Alb. St. III 13; lit. glnida
'lente' est dissim. de "^(jnlnda, cf. lett. gnida russ. etc. gnida,
et l'initiale est différente {\.-e.*sghnid- à côte de *sqnid-'n. Le
groupe est génér. rattaché à KviZiuu 'gratter', forme parente de
Kvfîv Kvri0eiv, qui supposent *gn- (base qenêl), tandis que l'alb.
et peut-être l'arni. supposent *Âv?-; à tout prendre, le groupe
contient encore des inconnues; bibl. chez Walde- 421 et Ber-
neker EW. 313 sq.
Kovvapoç m. nom d'un arbrisseau épineux et toujours vert.
Étym. obscure; -apo-ç est suff. formatif de noms de plantes,
cf. s. V. Kicraôç. — Le rapport avec Kovapoç gl. 'bien nourri'
(Prellwitz^ 235) vient d'une méprise.
Kowéiu-û 'connaître, cTuviévai, èTTÎcTTaaGai Ilésych.' (Esch.Suppl.
164; voy. Diudorf Lcx. Aesch. s. v.) est tenu par Ciirtius"' 152.
Verb. F 267, Hoffmann BB. 15, 60, Frohde BB. 17,307sq.,
Fick BB. 18, 136. 137, Reichelt BB.27, 74 pour un élargiss.
de Koéuj -uù 'remarquer', R.koF; le fait est incertain et le détail
obscur; l'analyse *KoF-vé-(ju est erronée; èVoiuev Jicr06,ue6a et ptc.
ntr. k6v • eibôç Hésych., que l'on invoque à ce propos, appar-
tiennent à R. Jiô 'être aign, avoir resjirit i)énétrant', cf. kujvoç
lat. cas cafiis = skr. çitàh 'aiguisé' irl. vatli 'sage', p. ex. lirug-
mann Grdr. IP 901. Gr.Gr." 273. Reichelt KZ. 39, 10 fautre
avis chez Walde- 142).
KOVTÔç m. 'perche, gaffe de batelier'. Voy. s. v. kêvtêoi. — Lit.
Icandù.s 'mordant' (von Grienl)erger Lut. 110) est à écarter, cf.
lit. kqxti 'mordre' s. v. att. Kvuubujv.
KÔvuZia (Arstt. Théophr.) kvùZIcx (Théocr.") CTKÔvu^a (Phérécr, »
f . 'conyze ou herbe aux puces ou eneensier, Erygeron viscosum
L.' plante aromatique; un gr. comm. *((T'KovuY-ia est possible;
— 492 —
on en rapproche v. norr. hnykr m. (< germ. eomm. *'/miM-)
'mauvaise odeur', en supposant un i.-e. *{s)qmig-, élargiss. de
*qmi- p. ex. dans Kvùuu. Cf. Tomasebek BB. 9, 102. Persson
AVzerw. 177. Torp chez Fick III ^ 100. Falk-ïorp EW. 247
s. V. f'nok. Pour la filière 'gratter > odeur' voy. s. v. Kvîcyâ.
KOTTOtÇ, -dbOÇ f. Voy. s. v. KOTTTUD.
KÔTTiç, -euuç m. 'bavard, menteur, querelleur' (Eur. Héc. 133.
Lycophr. 763. 1464); Koirileiv ipeùbeaBai Hésych. Parent de
KÔTTTuu, cf. briiuo-KÔTToç m. 'démagogue' -kottéîv 'capter la faveur
populaire' -KOTTrijua n. -KOTtiâ f. 'brigue'. — Le rapport supposé
par Slitterlin IF. IV 99 avec skr. capald-h 'mobile, vacillant,
irréfléchi' est nié par Uhlenbeck Ai. Spr. 88, qui ne sépare pas
capalâ-h de câpa-h 'arc', i.-e. *qëp-'&e courber',
KOTTTTa (Parménon chez Ath. V 221a) emprunt phénicien, cf.
hébreu qôp; KOTriraTiàç, -ou (ïttttoç) '(cheval) marqué d'un 9'
sur la cuisse, initiale de çôpivBoç (Ar. Nuées 23, avec un jeu
de mots sur kôtttuu, 438).
KÔrrpoç m. 'fiente; fumier; saleté'; KOTrpuuv, -uùvoç m. 'cloaque';
KOTTpeîv p 299 -iZ^eiv (Théophr.) -eûeiv Hésych. 'fumer (la terre)':
skr. çâkrf gén. çaknâh n. 'fumier', lit. szîMi 'cacare' (Bartho-
lomae BB. 15, 41. Kretschmer Einl. 353. Hirt BB. 24, 230),
i.-e. *koqy-. — Gr. KaKKdv et son groupe ne sont pas des parents
immédiats.
K 6 TT TU) 'frapper; forger; couper; fig. rebattre, fatiguer' ; kôttoç
m. 'coup (Esch.); peine, souffrance, fatigue'; Konàln) 'être fa-
tigué; se relâcher, se reposer'; KOTtiâv 'être las'; kotth f. 'inci-
sion'; KOTTÎç, -iboç f. 'couteau' ; Korreùç, -éujç m. 'ciseau de sculp-
teur'; KÔTTavov 'glaive; pilon de mortier'; Korraç, -àboç (èXaiâ,
auKfi) '(olivier, figuier) taillé' (Théophr.); kôttiç, -euuç m. (voy.
s. V.); K6|U)Lia n. 'morceau, tranche' : lat. capô (> gr. Kàirujv gl.)
capus 'chapon' capulare gl. 'concîdere, etc.' (voy. Walde- 127),
alb. kep 'tailler la pierre' {^'^kap-, i.-e. *qopô. G. Meyer Alb.
St. III 4), y.h.a.heppa 'couteau eu forme de faucille', v. slav.
kopati 'creuser' kopyto 'sabot' ^) kopije 'lance' lit. kapôtl
1) V. h. a. huof 'sabot (de cheval)' a été rapporté à ce groupe,
cf. p. ex. Brugmann Grdr. P 582; il est plus génér. rapproché de
skr. çaphd-h zd safa- 'sabot, griffe', cf. p. ex. Uhlenbeclc Ai. Spr.
— 493 —
Ictt. kapcit 'hacher menu' lit. kapônè lett. Ixcipans 'couperet',
puis avec .s- initial gr. aKÔTreXoç m. 'rocher *taillé à pic,
écueil' (Solmsen Beitr. 1 210sq., cf. B 394sqq. \x 73sqq.),.v.slav.
.slcopitl 'châtrer' lit. i<kàpfas 'couteau recourbé' etc., voy.
s. V. aKÉTTapvov. Curtius^ 153. 167. Persson Wzervv. 58. Zu-
pitzaGutt. 114. 150(bibl.). Hirt BB. 24, 271. — Solmsen 1. cit.
semble trop scrupuleux quand il sépare gr. kôtttuu alb. Av-y; des
autres dérivés de R. sqcp sqop-^ les instruments contondants
primitifs servaient également à tailler, à racler, à creuser, cf.
Walde 1. cit.
KOpdWiov (Diosc), ion. KOupdXiov (aussi Tliéophr.) 'corail, XiGoç
ôaXdcraioç èpuGpôç Hésych." Lewy Fremdw. 18 sq. croit à un
emprunt sém., cf. hébr.^ôr^Z 'petite pierre' arab.^rtra/ 'caillou'.
Il y eut influence de ion. Koûpoç dor. Kuùpoç 'garçon', cf. kuu-
paXXeîç' 01 àvaXéYOVTeç tô KoupdXiov Trepi ZiKeXiav llésyeh. en
face de (dor.) KuupdXiov -rraibdpiov, KÔpiov H.
KÔpaS, -aKOç m. (i.-e. *-w-A'-, cf. lat. corn-îx. Brugmann Grdr. II-,
1, 494 sq.) 'corbeau' (v 408. Pind. Esch.); dim, KopaKÎvoç m.
(Ar. Cav. 1053) KopaKÎaKoç gloss. ; KOpdKiov 'bec de corbin',
plante (Arstt.) ; att. aKopaKÎZiuj 'envoyer aux corbeaux' (formé
sur ic, KopaKaç [àîràYeiv, eppeiv, pdXXeiv]; étym. erronée che/
Fay Class. Ecv. 20, 253); — Kopuu vn f. 'corneille' (Hsd. Archil.
Arstt.); dim. Kopuuvibeùç, -éuuç m. (Gratin.); KopuuviZiuj 'quêter
pour la corneille'; -ktttiç m. 'bateleur' (voy. p. ex. Liddell-Scott
s.vv. ^). Dérivés, comme les autres noms ci-dessous du corbeau,
d'un élément onomatopéique *A-o>'- 'croasser', qui montre tantôt
fc-, tantôt q- ; cf. lat. cornix -îcis 'corneille' corro.s- 'corbeau' ombr.
cut-naco 'cornicem', v.h.a. hnioh ags,.hréc v. norr. hrâkr 'cor-
neille' a.gs.hrœf'n v.h.a. Iirahan norr. prim. Hrabna^' v. norr.
lirafn v. h. a. hram 'corbeau' (le rapport immédiat de ces der-
s. v. Torp chez Fick IIP 00. Falk-Torp EW. 422. V. li. a. hamal 'mu-
tihis' (Solmsen Beitr. I 210) est vrais, apparenté à tehèq. koinobj
'énioussé, écourté' cité s. v. Kefuctc; sub fin.
1) On a joint à ce groupe KÔpacpos" iroiôç ôpviç Hésych. (p. ex.
Brugmann Grdr. II^, 1, 386), que d'autre part Schuize KZ. 29, 261
a rapproché de \\i. i.v)rhlis 'moineau'; l'ignorance où nous sommes du
sens du mot grec ne permet pas de conclure; cf. Hirt n\ XNII 3'.>1.
- 494 —
niers mots avec lat. crepO 'craquer' skr. krpatè 'se lamenter'
n'est pas sûr, cf. Walde ^ s. v. et bibl.), lit. szârka v. pruss. sarke
russ. .soroka v. slav. svraka serb. svràka'p'ié' ^) ; l'élargiss. par -u-
dc lat. corvos est aussi dans skr. kâravah (gramm.) 'corneille'
m. irl.O'M {*k)'ouo-f>) 'corbeau' v.uorr. liraukr 'cormoran' ("? avis
un peu différent chez Falk-Torp EW. 866 s.v. raage II.) v.slav.
ki'ukû 'corbeau' lit.kraukJps; 'corneille' (Walde^ s.v.); base
korô, cf. Hirt Abl. § 203, et voy. s. vv. Kpuûluj KpàZiu) Kpaufri
KpiTiî. Curtius^ 153. Fick P393. IIMOO. III^ 105. Zupitza
Gutt. 123 sq. (grand choix de congénères). Etc.
KÔpbaE, -ûKOç m. (Aristoph. Théophr.; noter l'-â- non att.) 'cor-
dax', danse animée et lascive, voy. Saglio IV, 2, 1043; cf. Kop-
buXri • Kopuvr). pÔTtaXov Hésych. xpàbr) f. 'la ramille branlante au
bout de la branche' Kpabaîvuu et hom. ptc. prés. Kpabdiuv 'ba-
lancer, brandir, secouer' KpabaXôç 'branlant' Eust., skr. kânlati
{*qfd-) 'danser, sauter', lat, cardô -inls {*qfd-en-) '*pivot >
gond',m.irl. ceird (*kerdi-) 'marche' v.irl. fo-cherdaim'je lance'
gall. cerddaf 'je marche', v. norr. lu-ata 'chanceler, vaciller'
ags. hratian (hrap/an, hradîan) 's'élancer, se hâter' (cf. v.h. a.
hardiUa 'hochequeue' selon Lehmann KZ. 42, 87), lit. (Zu-
pitza Gutt. 123) pakîrsti 's'éveiller en sursaut', i.-e. *s'qerad'
'se mouvoir eu tournant, balancer'; voy. s. vv. CTKaipuj (yKipTclv
'bondir'. Curtius^ 154. Persson Wzerw. 32. 86 sq. 166 sq. Fick
P25. IPSO. IIP 101.455. Falk-Torp EW. 869. Walde-^ 130sq.
KOpbûXri f. 'lûXri, bosse, gonflement' est peut-être identique à
KopbùXr)' Kopùw). pÔTTaXov Hésych., qui est rattaché à hom. ptc.
prés. Kpabàuuv, voy. s.v, KÔpbaH; cf. Kopbu[Xo]PaXXiJÙb€ç (Trébov.
Luc.) '(sol) aplani à coups de hie'. — KopbuXri f. sorte de
coiffure, 'Kpou^ùXoç', cypr. d'après scol. Ar. Nuées 10 (et sur
quoi Ar. 1. cit. forme comiquement èYKeKOpbuXimévoç 'enroulé')
et rapproché de KÔpuç Kopucpti KÔpujupoç par Hoffmann Gr. D.
I 152, est il identique au préc?
1) Ceux-ci conservant, selon Hirt IF. XVII 390 sq., la trace d'une
initiale i.-e. Â-m-, attestée aussi, selon G, Meyer Alb, Spr. 390. Alb,
St. III 15, Pedersen KZ. 36, 337 sq., par alb, sors 'corneille' <*Â'«â?'A:â;
autre avis chez Torbiôrnsson LM. I 30 n., Vondràk Vergl. slav. Gr.
I 309 (influence de v. slav. svruiati 'émettre un son').
— 495 —
KOpbûXri f. espèce de tlion (Stral).), cf. aKopbùXr) f. 'jeune thon'
(Arstt.). Y a-t-il queU[ue rapport avec les préc.? Cf. aussi
KopûbuXiç Nouménios chez Ath. VII 304 e.
KopbûXoç m. Mézard d'eau, Triton palustris' (Arstt.). Etym.
obscure; y a-t-il un rapport qlcq entre ce mot et l'un des sens
de KopbùXri"?
prés, tardif KopévvLi|ui 'j, fut. -écTuu hom. -éo), aor. iKÔpea{0)a,
pf. pass. KeKopeaiuai, ptc. pf. act. avec sens pass. ion. K6Kopriuuç
'rassasier'; tardif poét. KopëcJKUj ni/sens; KÔpoç m. ^satiété; suffi-
sance, dédain, insolence'; irpoaKopriç, -oûç 'qui rassasie'; att.
AÎYi-Kopeîç ni. pi. '*chevriers' : Vit. szérfi 'nourrir (le bétail)' pà-
szaras 'nourriture, pâture' szeT-rneiDi et szermenys pi. 'repas
d'enterrement', osq. caria 'pain' karanter 'vescuntur', peut-
être V. h. a. hlrsi hirso 'millet' (< germ. corara. *yjr-s-ia- et
'^yji-s-ian- '*servant à la nourriture'), bibl. chez Osthoff Et.
Par. 1 26 sqq.; il faut prob. y joindre lat. Ceirs -ëris 'déesse de
la culture du blé' osq. Kerri 'Cereri' < ital. connu. *kere.s-
(Biigge KZ. 22, 423 sq.), bien qu'Osthoff 1. cit. préfère l'étym.
antique «Ceres a creando», i.-e. *kei-- 'croître'; il y a du reste
prob. identité entre *ker- 'croître' et *ker- 'rassasier, nourrir,
faire croître', cf. i.-e. *«7- 'croître; faire croître, nourrir' (gr.
àXbaivuu etc. p. 41), cf. Osthoff op. cit. 58 sqq.
hom. att.Kopéuu -lî) 'balayer, nettoyer'; Kopoç m. 'balai, KcxXXuvTpov
Hésych.'; ion. Z^a-KÔpoç (voy. s.v. p. 306) att. veuj-KÔpoç m. 'gar-
dien d'un temple', hom. crriKOKopoç p 224 'garçon d'étable'.
Hirt IF. XVII 391 croit à une initiale i.-e. *Â*m- et en rapproche
lit. szvarùs- 'propre, pur' szvàrinfl 'nettoyer'. — Les rapports
supposés par Prellwitz^ 237 sont faux, et, au surplus, inconci-
liables entre eux ; pour v. norr. harka 'amasser en grattant' harke
'balai' ail. mod. luirke 'râteau', voy. Falk-Torp EW. 381 ; — lit.
szàrmas 'lessive de cendres' X^ii.sâi'ms 'lessive' srîr»/ 'scories,
impuretés qui se détachent' v. pruss. sinnes (pour *sinnis)
1) Innovation d'après à|Ltqpi-évvû|Lii provoquée par le rapport
ri|i(p(-eaa -eo|aai : ^KÔpeoa KeKÔpeoiaai. Brugmann KZ. 27, .^89 sqq. Grdr.
III 1012. Gr.Gr.3 291. — Tour 'AEiÔKepaoç -a voy. 0.-;thoff Et. Par.
I 32, mais le mot peut être étranger (tliracopiirvg.'?) et avoir été
modifié par étym. pop.
— 496 -
'lessive' ne sont pas clairs ( : lit. szirmas 'gris'? Leskien Abl.
348 avec doute); sur lett.sârni voy. aussi Gutmann BB. 29,
161; — v.h.SL.horo m. h. a. hvrwe'fieute' m.h. a. hurmen 'îumev
(la terre)' : russ. som 'fumier' slav. comm.*.sera strati 'cacare',
zd sa'nja- n/fumier'(SolmsenW.f.kl.Ph. 1906, col. 871. Beitr.
I 161 n.2).
att. KÔpri f. 'jeune fille; poupée de cire, de plâtre (cf. Kopo-TTXd6o^
m. 'coroplaste') ; pupille de l'œil'. Voy. s.v. Kopoç IV.
K6p9iç' (Tujpôç Hésycli. Voy. s.v. xôpToç.
KopGuç, -uoç f. 'meule de blé' (Théocr. X46); KopGûvuu 'amon-
celer (Hsd.); boni. Kop9ùo)Liai an. eip. I 7 's'élever'. Selon Ost-
hoff Et. Par. I 8 sqq. dérivé de R. ker 'croître' dans a,vm. ser
'postérité' etc., voy. s. v. KÔpoç IV.; cf. spéc. zd sar^ôa- v. pers.
êard- 'espèce' skr. çârdhah m. et n. 'troupeau, troupe' (i.-e.
*kerdho-s ^kerdlios), got. hairda (i.e. *kerdha) v. b. a. herta
'troupeau; — *série, changement', irl. crot? 'troupeau > ricbesse'
gall. cordd 'tribu, clan, famille' (i.-e. *kordJw-. Stokes BB.
25, 254). Sur des groupements divergents voy. Osthoff op. cit. I
36 sq. V. slav. créda i^cerda) 'ècpriiaepia ; troupeau' v. pruss.
kêrdan ace. 'temps < *série' lit.kefdzus 'berger' (<C*kerda
'troupeau') sont des emprunts anciens au germ. (Hirt PBrB.
23, 332. BB. 24, 233) ou mieux des emprunts d'une partie des
langues de satdm à un dial. de centum (Brugmann Grdr. P 547) ;
cf. Walde^ s.v. creô. Berneker EW. 144; — Torp chez Fick
III^ 78 admet pour les mots germ. et letto-slav. une initiale g-
et les sépare de skr. çârdhah gr. KÔpGuç; Falk-Torp EW. 412
s.Y. hjord ne tranchent pas le débat; cf. aussi Feist EW. s.v.
KÔpiç, -loç et (f.) -iboç, att. -euuç m. 'punaise, Cimex leetularius'.
Etym. indiquée s.v. ion. Kdp sub fin.; voy. aussi Lidén Arm.
St. 82 sq. De là Kopiavvov Kopiavbpov KoXiavbpov (par dissim.
du préc.) et Kopiov 'coriandre, Coriandrum sativum L.', cf. les
noms vulgaires fr. punaise mâle, mâle de la punaise, donnés
à la plante à cause de son odeur forte, nauséeuse.
KopKopuYi'l f. 'bruit sourd des intestins vides; tout bruit sourd,
tumulte d'un combat' (Esch. Aristoph. Hésych.); KopKopuT-
|Li6ç m. m/sens (Luc. Suid.) ; biaKopKopuYeîv 'faire crépiter (niv
Yaaxëpa. Ar. Nuées 387)'. Onomatopées, comme popPopuT-i'i
— 497 —
-)u6ç -ùZuu. — Lut. rorcus ni. '■ifi:argouillenients' ''Prelhvitz- 238)
n'est f|u'un abrègement tardif du mot grec.
Kop|u6ç m. 'tronc d'arbre' dépouillé de ses branches. Voy. s. v.
Keipuj.
I. Kopoç m. 'satiété?'. Voy. s. v. KopëvvO)ai.
II. KÔpoç m. 'balai'. Voy. s. v. Kopeiw -uj.
III. KÔpoç m. 'mesure de six médimnes attiques' (Jos.), emprunt
sém., cf. hébr. lor 'vase rond'. Lewy Fremdw. 116 (bibl.).
IV. att. KOpoç m. 'enfant, adolescent', plus tard aussi 'pousse,
rejeton, scion', hom. ion. Koûpoç dor. Kujpoç, att. KÔpn 'jeune
fille' 'voy. s. v.), hom. ion. Koûpri thess. lesb. KÔpâ dor. KuOpâ
arc. (Buek Gr. D. p. 174) KopFa dat. sg. GDI. 373 < *Kop-Fo-ç
Kop-Fû, cf. KÔpiip* veavi(TKOç Hésych., i.-e. *Â:e>'- 'croître' dans
poét. KcXujp 'fils' < *Kép-ujp (voy. s. v. p. 433), puis arni. ser
'lignée, descendance, postérité, race' serem 'j'engendre" .serim
'je suis procréé, je descends de, je crois' sei- 'race, descen-
dance' serm sermn 'semence', lat. creô {*crèiô, dénom. d'un
*crê|V? 'croissance') 'créer' crê.vco 'croître' Ccnis manus 'creator
bonus' (Osthoff Et. Par. I 36sciq., bibl. Walde- 200), et les
mots groupés s. v. KÔpGuç; cf. encore hom. Koùprixeç T 193. 248
'jeunes hommes'.
ion. KÔpari att. Koppr) dor. (Théocr.) Koppà f. 'tempe, tête' <i.-e.
^kî-sa : skr. c'trsd-m 'tète' < \.-e.*kf:st)-7n (F. de Saussure Mém.
263. Mahlow AEG 70. Brugmann Grdr. I^^ 474. 671. 744.
Danielsson Gr. u. et. St. I 32), cf. Kctpâvov Ç^krr-as-no-m), puis
v.noYV. Iiiarse 'sommet de la tcte' (< germ. comm. *yérsan-)
uéevl. herse it 'cerveau' v.h.a. hirni 'cerveau' {^-/irznià-) lat. ce-
rebrum, etc. cités s.v. Kepaç. — hdit.i-rînu {^cris-ni-s) 'cheveu'
crista 'crête' (J. Schmidt Plur. 374) sont, en tant que '*se se-
couant, oscillant, flottant', selon Walde- 202 (bibl.) jtarents de
got. af- uft-lirisjan 'secouer loin de' v. norr. hr/sfa 'secouer'
skr. krîdati {*kriz-(l-) 'jouer, danser'').
1"; V. 11. a. Itursfi "cristns' v. slav. sriîsft 'cheveu' russ. serstî
'laine' v. slav. si'r/chukû 'rude' rr/srasati 'faire se dresser les che-
veux' lit. szurkszfus 'rude' etc., cjue J. Schmidt 1. cit. rapproclie de
KÔpon (qu'il sépare du fiTOupe ç'irsàm cerehrum etc.) se ramènent
à une K. kers 'être rude, hérissé'; en dernière analyse et en ad-
32
— 498 —
KopcTÔv Kop^ov Hésycli.: KopaoOv Keipeiv H. Voy. s. v. att.
Koupd.
KÔpuboç (Kopubôç) m. (Plat.), f. (Aristopb.) "alouette huppée,
Alauda cristata'; cf. surtout le th. germ. comm.'^ yertitia)- dans
V. non-, hiorfr ags.heorot \.s,a,\.Mrot y.h.a.hiruz 'cerf (p. ex.
Danielsson Gr. u. et. St. 30 sq.); cf., sans le suff. -c?-, gr.Kepa[F]6ç
'cornu' = Isit.cervos (R.kerâ^u), <j:<i\\.canc (*îcruo-) 'cerf; le
sens premier est 'cornu'. De là KopûbâXoç -baXXoç -)î -iç Kopù-
baXiç KopubuLiv KÔpuBoç Hésych., aussi Kâpuboi* KapubaXoî H.;
textes et légendes chez Thompson Greek birds 95sqq. — Skr.
cûda-h cildà 'toupet, touffe de cheveux, crête' (Frohde BB.
3, 131. 5, 288. Bloomfield BB. 23, 114. Wackernagel Ai. Gr.
1 169), qui est sans étym., est à écarter.
KÔpuZia (*-ub-ia) f. 'rhume* (Hpc.) : v. norr. hriôta ags. hrïifan
'ronfler' ags. Aro^ 'fluide épais, écume' v.h.a. (^);'02 'morve',
puis \. woxY.hr y da 'crachoir' '\û.lirodi 'salive'. Fick P 540.
1*393. III* 107. Zupitza Gutt. 208. Hirt Abl. §§480. 518.
Falk-Torp EVV. 1033. — Le rapport du groupe avec lat. screa
'crachat, pituite' exe renient utn (Persson Wzerw. 222 n. 3) n'est
pas probable. — Pour Danielsson Gr. u. et. St. 31 KÔpu^a, eu
tant que 'Trepi KecpaXfiv TtàGoç' Hésych., est parent de KÔpuboç
et de KÔpuç, cf. Kpiiviiùv Kapri^apOùv H., Kapoû(J6ai 'se sentir la
tête lourde' (cf. s. v. p. 414), ce qui ne convainc pas.
KopuiuPoç m., pi. -a n. 'sommet; pi. âcpXacTiov, barre d'hourdi
1 241; touffe de cheveux; grappe de fleurs, spéc. de lierre'^) :
Kopuqpri. — Le rapport avec skr. cpjga-m 'corne' (Frohde BB.
10, 300) n'est pas immédiat; voy. s. v. KpaYTiuv.
hom. etc. Kopiivri f. 'bâton à gros bout, massue; houlette; touffe
de fleurs (cf. KÔpu|upoç)'; cf. le préc.
KopÛTTTUJ 'frapper de la corne, cosser' (Théocr.); KopuTiTiXoç
m. 'bélier qui donne des coups de corne' ; KopuTTTÔXriç • Kepa-
TKJxriç Hésych. : KÔpuç KÔpuinpoç Kopucpi'i (p. ex. Danielsson Gr.
mettant le sens premier de 'se dresser', ces mots peuvent eux aussi
se ranger sous i.-e. *ke)-- qui est dans Képaç cerebrum etc.
1) Cf. KÔpu|uPoç' ô KOuXôç ToO àairapàYOu Hésych. Lat. corr?7cf a
cdrûda 'asperge sauvage', d'origine obscure, n'a qu'un rapport ex
térieur et fortuit avec le mot grec. cf. Walde^ s. v.
— 499 -
u, et. St. 31)'); cf. Kopu-ffeîv KepaiiZleiv Hésycli. et skr. (Zu-
pitza KZ. 86, 60) çnjgatjate (: çnjga-ni 'corne'j 'cosser'.
KÔpuç, -u6oç, aec. KÔpuGa et KÔpuv f. 'casque' <th.KOpu- + mor-
plième -(/h-; cf. (lac.) KÔpup frhotacisme final)" GpifKÔç ('faîte,
comble') Ilésych., KÔpuBoç" eîç tiç tûjv TpoxîXuuv (TeXxivuuv conj.
M.Schmidt), KOpùBuuv àXeKTpuubv H., KOpuvôeOç*... àXeKTpuûjv
H., hom. Kopu(7Tr|ç, -où m. 'guerrier (casqué)'. Voy. s. vv. KÔpu-
bo-ç Kopu -cpri etc. De là aussi KopûacTuj (*K0pu6-ia)) seul. prés,
et ipf. act., ptc. pf. i)ass. KeKopu6)névoç P3 'armer d'un casque;
armer; dresser en forme de crête', moy. 's'armer; se dresser;
se soulever (flot A 424 )'. — Le rapport avec ags. Viréodan,
T^ic. {(je)hf()di'n 'chargé, rempli; orné de' (germ. *;i;n<^/-), skr.
l'i-nôfi 'faire', \.h.3i.hrnst 'équipement' (Fick BB. 1, 339. Hirt
Abi. §§ 484. 517. Wood Mod. Phil. 5, 276 sq.) n'est pas probant.
hom.etc.KOpuqpiî f.'sommct (de la tête, d'une montagne, d'un angle,
d'un triangle, d'un cône, etc.); fig. achèvement; point culmi-
nant'' ; KÔpuqpoç • KÔpuiaPoç YuvaiK€Îoç Hésych. ; Kopuqpaîoç m. 'chef ;
Kopucpoûv 'achever', -oûaBai 's'élever (KÛ)aa A 426)'. KOpucpri
KÔpuqpoç < th. Kopu- + morphème •hlià- -hho--^ cf. KÔpuiaPoç
K6pu-9- 'casque' Kopu-bo-ç 'alouette iiuppée' etc. et voy. s. v. kê-
pàôç p.437sq. — Avis divergents chez Bezzenberger-Fick BB.
6, 237 ( : V. slav. grfibu 'dos', mais voy. Bcrneker EW. 368 sq.)
et Hirt Abl. §516.
Kopuuvii 1. 'corneille'. Voy. s.v. KopaH p.493sq.
Kopuuvéç 'recourbé (tô Kopuuvov 'le coude' Hpc); aux cornes re-
courbées'; hom. etc. Kopûjvn f. 'extrémité recourbée id'un arc,
d'un marteau de porte, etc.), boucle, crochet; encorbellement;
apophyse; fig. couronnement, fin {> \&t. corôna)'; hom. etc.
Kopuuviç, -iboç adj. f. 'recourbé à l'extrémité (vaûç)', subst. f.
'ligne recourbée; fin'; cf. Kuprôç 'courbé' : lat. curvos 'couri)e'
coluher 'couleuvre' (dissim. de ^cont-hro-s selon Sommer Gr.
Lautst. 63. Brugmann Ordr. 11-, 1, 280. Walde- s. v., v. irl.
(•o>- 'circuit" (< ceh.*ki(ro-s) j^aW.cor-ict/nt luoy.-hret.cor-ucnt
'tourbillon' (< ce\i.*kur()-V(o>f<)-s 'vent en cercle'» v.hl.cruind
{< ce\t.*kr-i(n(U-, cf. lat. rot-uiidn-S' gall. cnm hrct. krenn
1) Lat. coruscâre 'cosser' est piol). un emprunt sirec (*KopûEai?).
cf. Tluirneysen GGA. i;>07, p. 80G.
— 500 -
'rond'(CiirtiusMr)8. FicklPOo. Henry Bret. 77.81), Si\b.7cei-iis-
kui-ûs 'je ploie' (G. Meyer Alb. Spr. 190); i.-e.*qe)-e- 'ployer,
tourner'; cf. des élargiss. dans lit. kreîvas 'tourné, oblique'
et bcp d'autres mots cités s. v. KÎpKoç K.piKoç 'anneau' p. 458,
lit.^:>'e/^^/ 'tourner x.noir.hrei/i 'carpe, m.' cités s. v. Kpanrvéç,
gr. K(xpTaX(\)oç KpoTUJvri KÛpTOç 'nasse', voy. p. 416sq. Cf. spéc.
Persson Wzerw. 30. 106. 165 sq. — Arm. kor 'courbé' (HUbsch-
mann Arm. Gr. I 520. Scbeftelowitz BB. 28, .304) est à écarter;
voy. s. V. Tûpôç p. 159. — Skr. kfmih lit. kirmu v.slav. crûvï
V. irl. cniim 'ver' ont i.-e. ^qU-, cf. gall.^r^/"ver', et s'excluent.
— Le parallélisme *{s)qer- : *{s)qel- (voy. s. v. aKoXiôç) se
retrouve dans y.h.si.hring 'anneau' : \at. clingo gl. 'ceindre';
voy. Walde ^ s. v.
k6(Tkivov 'crible' (Plat. Aristoph.). hït.késziu kôszti lett. kdst
'filtrer' (Zupitza Gutt. 103. Hirt BB. 24, 272) supposent i.-e. -a-
et semblent s'exclure. — Un rapport de kô-cjki-vo-v avec R.
sk{h)ëi 'séparer' (Persson Wzerw. 113. 176. Prellwitz- 239.
Iljinskij Archiv f. slav. Phil. 29, 165) se heurte au fait que le
red. présenterait la voy. -o- alors que la R. ne contient pas d' -u-
(Walde- 177), comme au fait que laR. apparaît en gr. avec-x-
{oxil^)' — Lat. côlô are 'filtrer' côlum 'tamis, sas, filtre, nasse'
est très prob. à écarter; voy. Walde ^ l.cit. — Ion. KCCTKéov
'étoupe' (bibl. s. v. p. 443 sq.) n'est point parent.
KoaKu\|LiâTia pi. n. 'rognures de cuir > fig. vétilles, niaiseries'
(Ar. Cav. 49) < *crK0-aKuX- : (JkûXXo) 'écorcher'; lat. qui-squil-iae
■arum 'déchet, rebut, scories' n'est pas tant un parent du gr. (Fick
BB.3,164. Curtius-'169. NoreenAbriss231. BrugmannGrdr.I-
727. 835. 856) qu'un emprunt gr., soit KO-(TKuX[|LiàTia], soit une
formation congénère, cf. Walde ^ 637 (bibl.).
hom. etc. KÔCTfioç m. 'ordre > bon ordre, bienséance; organisa-
tion, ordre établi dans un état; en Crète, magistrat suprême; ordre
de l'univers, d'où (d'abord chez les Pythag.) monde; — parure,
ornement' ; Koajaeîv 'mettre en ordre, arranger; parer'; KÔaiariiua
n. -a\ç f. 'parure'; K0cr|Lir|Tr|ç, -où m. 'ordonnateur'; KÔcriuioç 'bien
réglé, décent'. KÔa^oç < *K6va|uo-ç (Frohde KZ. 23, 311. Zu-
])itza Gutt. 109), i.-e. *kens- 'annoncer avec autorité, dire de
façon solennelle', cf. lat. censeô 'apprécier, juger' = skr. çqsà-
- 501 —
yati 'aunoncer' çâsafi 'léeiter, crlrhrer, recommander' zd sah>
haHi v.pers. i)atiy 'pronuntiare', ail). î)<ni/ 'je dis' (<*i)0s7ni,
i.e. *kènfimi. G. Meycr Alb. Spr. 91), v. slav. sqfu 'iuquit' (Brug-
maiin IF. I 177), le sens fondamental de *Jxens- rtant selon
lirugmann Distr. 19 'annoncer d'après un ordre et une mesure
déterminés, par voie d'autorité', d'où aussi \.-e.*-Jc7is dans skr.
dviçdh 'deux par deux' zd navasô 'neuf fois' gr. àvbpaKctç 'vi-
ritim', voy s.v.-Kaç p. 418. — Got. y.h.n. hansa ags.hôs 'foule'
(Zupitza 1. cit. Brugmann 1 cit.), v. pruss. l'dnxfin 'discipline'
(Zupitza 1. cit.) sont à écarter, hansa étant prob. (Bugge PBrB.
12, 418 sqq.) issu d'un *kom-sOd- (cf. lat.ro/y/, sedeo) 'assemblée'
et kanxfin ayant une autre gutt. que *k('ns- et un sens
divergent. — Arm. çasmim 'je suis en colère' (Scbeftelowitz
BB. 28, 288) n'est point parent. — Le rapport avec ptc. KeKab-
ILiévoç Kdb)uoç Kab|uîXoç est décevant. — \^?i\..coiins v. lat. cosm'is
'affable, courtois' {-.'^kv.snidyati' gr. |ueib(i)âv 'sourire') est à
écarter ').
KÔacJucpoç, att. KÔTTuqpoç m. 'merle, Tnrdns merula L.' (textes
cbez Tbompson Greck birds 101 sq.); -cpoç est sulï\ formatif
de noms d'animaux, cf. Brugmann Grdr. IF, 1, 389 s(i., Sturte-
vant Cl. Pbil. VI 199 sqq.; l'élément initial est obscur; Prell-
witz BB. 22, lOô. Wb.- 240 croit à une onomatopée, et rappelle
skr. kukkuhlia-h 'faisan', qui est moy.-skr. ^Hurkubha h, cf.
kurkutah 'coq', selon Ublenbeck Ai. Spr. 55; il n'y a du reste
aucune analogie entre le cri de ces oiseaux.
hellénist. K0(j(a)iJ)apji f. KÔauiapoç m. 'frange; vêtement j)oilu
des bergers'. Etym. dbscure; le rapport avec un *KÔa(ya =
1) [Brugmann tire auj. (IF. XXVIII 358 sqq.) K6a,uo; d'un
*KOp[iT]-ano.ç : skr. kalp- 'ordonner* klptd-h 'mis en ordre' kdlpa-h
'ordonnance, usage, règ-le' zd hu-kar^pfa- 'bien formé' skr. kip- 'con-
formation, forme, beauté' zd kar^p- "conformation, corps' hu-kar^p-
'bien conformé', lat. corpus 'corps', v. h. a. {h)ref "corps, matrice'
ags. hrif 'matrice', m. irl. cri 'corps' {*q'~' rpes-?) etc. (voy. Walde-
H. V. corpus), i.-e. *qVerp-, élargiss. de *qUer- (skr. kar- 'faire', lit.
kuriù 'je bâtis' etc.), avec délabialisation de (/'-'- par le -p- sub-
séquent, cf. Koii^fôç kôXttoç àpTo-KÔTTOs KapTTÔ; 'poig-net'. Lat. cômis
V. lat. cosmis serait né de *corps7)iis ou serait un emprunt ancien
gr. KÔOILIIOÇ.]
— 502 —
KÔTTtt 'tête', lequel aurait aussi pour parent le tardif Koaaoç m.
'soufflet, gifle' (Prellwitz^ 239) n'est pas évident.
KOTivoç m. 'olivier sauvage' (Aristoph. Théophr.). Etym. in-
connue ; cf. 8chrader RL. 590.
att. k6 T T a p G ç , ion. KÔcrcraPoç m. 'cottabe', jeu d'origine sicilienne,
consistant à lancer le résidu de la coupe de manière à attein-
dre un but, lui-même KÔTTa^oç ou KOTiaPeîov, qui prini. fut un
bassin; cf. Saglio III, 1, 866 sqq. (bibl.). Prob. *K6TFapoç : k6-
TÙXri et KOTTiç.
liom. poét. KÔTOç m. 'ressentiment, haine'; hom. poét. kot6îv (aor.
moy. boni. KOTéaaaxo) KOTaiveiv 'être irrité, garder rancune';
KOTrieiç E 191 'vindicatif; TtaXÎTKOTOç 'qui a des retours de
haine; fig. qui se réveille, s'aigrit, s'exacerbe' (Hpc). On
en a rapproché v. irl. cath gaul. catu- (en des noms propres)
'lutte', skr. çatdijati{?) 'abattre' çatrû-h m. 'ennemi', v. norr.
hoâ?' nom d'un dieu ags. heapo- v. h. a. hadti-'gnen-e'' (en com-
pos.; cf. ail. Hedwig). Fick P 45. 425. IP 67. IIP 69. Zu-
pitza Gutt. 184. Hirt BB. 24, 232. Brugmann Grdr. irM,384.
— Lat. cafus 'd'esprit aiguisé' (Fick P 45) et son groupe sont
à écarter; voy. s. v. kujvoç.
KOTTÎç, -iboç f. (dor. selon Poil. II 29. Phot.) 'tête, KeqpaXii; —
cervelet, TrapeTKecpaXiç (Hpc. Gai,)'; aussi KÔria ou kôttit f.,
dim. KOTTapiov Hésych. (KOiTàpia* xà ctKpa xfiç kêyxpou), cf.
TrpoKoxxa Poil. Phot. Hésych. 'mode de porter les cheveux
courts sur la nuque, longs sur le front', TrpoKoxxiç' fi xaiin H.,
KÔxxoç m. poisson de rivière, prob. 'le chabot, Cottus gobio',
KôxxaXoç KoxxdXn Koxxiç noms propres (Hrnd., cf. Meister Die
Mim. des H. 697). KOxxiç < *K0xFiç : KOxûXr) selon Scheftelo-
witz BB. 28, 146; voy. s. v. att. KôxxaXoç. — Autre avis, non
convaincant, chez Mucke De conson. in lingua gr. geminatione
II 39 (kOXX- < *K07TX-).
KOxûXri f. (aussi kôxuXoç m.) 'creux, cavité; tasse, écuelle: me-
sure d' ^2 ^taxnç pour les liquides; cotylecoxofémoralVi'. Cur-
tius^ 154 en a rapproché skr. catvâla-h {grsimm.) câtvâla-h -m
'cavité'; doute de Hirt BB. 24, 249; on y a joint lat. catlnus
1) Cf. lat. acëtâbulmn, gr. aKaqpîov Poil. II 183, skr. kapàlam
m/sens.
— 503 —
'bassin' (> got. Icaiils: v. sax. ketil etc. > v. slav. l^otilù lit.
kàtilas V. pruss. (Y/^/Vi- 'chaudron') = ags. heden 'batterie de
cuisine' < i.-e. *qdtinos, puis m. h. a. schedel "crâne' {*sqdteIo-)
V. h. a. scûla V'cale, etc.' (*fi(jeflâ; cf. |)our le sens lat. testa >
fr. tête, etc.); -o du gr. fait difficulté; Walde- s. v. (bibl.) po-
stule un gr, cornni. *KaTuXâ, ce qui rendrait impossible le rap-
port au moins aussi vrais, avec kottiç < ^kotFîç 'tête', voy.
s. V. De là KOTuXr|bâ)V, -ôvoç f. 'cavité', kotuXîZ^uj 'vendre par
cotyles, c.à d. en détail', kotùXuuv, -uuvoç ni. 'ivrogne'.
att. Koupd, ion. Koupiî f. 'action de couper ou de raser; boucle de
cheveux coupée'; att. Koupeùç, -éuuç m. 'I)arl)ier'; att. Koupeîov
'échoppe de barbier'; att. Koupiç, -iboç f. 'rasoir'; att. Koupiûv
'avoir la barbe ou les cheveux trop longs'; att. Koûp.iiaoç 'tondu ;
(pli sert à tondre'; Koupiaç, -ou 'tondu' (Luc). Koup- < *Kuup-
*Kopcr- (Koupd < *Kopaiayj, cf. Kopcrôv Kopiuôv Ilésych. ^), Kop-
ffoûv" Keipeiv H., KopaoïTÔç 'tondu' (Lycophr.), KopauuTeùç 'bar-
bier' (Ath. XII 520e), KopcjuuTrip 'KOupeOç' Poil. EM., Kopaujin-
piov 'échoppe de barbier' (Ath. 1. cit.), KÔpcriiç 'rasé, tondu'
iChrysippe chez Ath. XllI oljôai, R. Kepcri.-e. ^Vy^';*^-, élargiss.
de *qer- (voy. s. v. Keipuj), cf. à-K€p(JeKÔpiiç Y ^59 'dKapioç xàç
KÔMttç'. Wackernagel KZ. 2;', 1 28 sq. Solnisen KZ. 29, 354.
Frohde Bli. 20, 218 sq. G. iMeyer» i:35. Ehrlich KZ. 39,557-).
att. KoOpeiov épigr. Koupeov (iMeisterhans-Schwyzer^ 43) 'vic-
time' immolée le 3*^ jour des Apaturies ou KoupeuÙTiç; cf. aipa-
Koupiai 'sacrifices sanglants' (Pind. 01. 1 93), att. épigr. Koupov
'lignum sectunT Ditt. Syll.- 568, 6. Je ne crois guère à un th.
*KOcrpo :Keiiu KeâZiiu (voy. s. vv.), supposé par Ehrlich KZ. 39,
557 n. 1 et ne puis séparer KOÛpeiov de R. Kepcr i.-c. ^qcrs-,
élargiss. de *qer- dans Keipuu; voy. l'art, prcc.
hom. poét. Koupibioç 'nouvellement marié, marié jiour la pre-
mière fois, uni par mariage, légitime (Tiôaiç, dXoxoç, ukoitiç,
fuvri); conjugal: nuptial', cf. KoupiLiuv (x l'^5)- àKuâ2[ujv, ved-
1) Gr. Kopaôç = irl. cori' 'nain' dans corr-aball 'poiiiinier nain'
selon Stokes KZ. 38, 462.
2) Sur le double traitement de gr. coniin. -pa- et la distinction
Çi\\\rç, -rs- %t -rsl- -rsu- voy. Brui^mann Gr.Gr.^ 119 sij. 12() et la vaste
bibliographie.
— 504 -
Ziuuv, véoç uTTdpxuuv Hésycli., KOupiZiôinevoç • u)LievaiOLi)Lievoç H.,
dor. KUjpi(j)aoi lueXiqppoveç Kaibel Epigr. gr. 1028, 41 : KoOpoç
Koûpri, voy. Zubaty Listy filologické 31 (1904), 405-19 et s.v.
att. KÔpoç IV.
KOupiE adv. 'par les cheveux' (èpuaav hé |uiv eïau) k. x 188, k.
ë\Ke(79ai Ap. Rh. IV 18). A été rattaché à KÔpan f. 'tempe' (cf.
KÔpcTai 'xpixeç' Esch.) par Wackernagel KZ. 29, 128 (qui ap-
parentait à tort KÔpcTri et Koupeûç "barbier'). — Selon Ehrlich
KZ. 39, 557 sq. KOupîE < *KOup( (loc. de *KOÙp < *K6pç 'tête',
voy. s.v. Kâpîç p. 413) + -E. — Le rapport ord. admis avec
Koupd, l'adv. KOupiE signifiant ^*en saisissant le chignon comme
pour le tondre, ail. wie heiiu Scheren', est prob. plus simple et
plus vrai.
ion. Koûpoç KOÙp]-|. Voy. s.v. att. KÔpoç IV.
KO ûcpoç 'alerte, léger; doux; d'esprit léger; médiocre, insigni-
fiant; vain, vide'; hom. poét. Koûqpa adv. 'alertement'; KOuqpîCuj
'rendre léger'; ion. KoucpÔTrjç, -riTOç, att. -iriç f. 'légèreté'. Étym.
douteuse; bibl. des tentatives chez Osthoff MU. VI 17 sq. Ni
skr. R. çubh 'passer' (Uhlenbeck Ai. Spr. 317), — ni *xoOq)oç
'*raobile' : v. slav. gyhati 'movere, periclitari' (Bezzenberger
BB. 4, 352. Fick BB. 7, 94. Wb. P 414; mais voy. Berneker
EW. 366 sq,), — ni m. h. a. hupfan 'sauter' (L. Mej^er II 285;
voy. s. V. KuPicfTdv), — ni v. slav. chudû 'petit, médiocre, mi-
sérable', arni. xîin m/sens, got. hauns 'bas, humble' (Meillet
Etudes 174; pour got. hauns voy. s.v. Kauvôç p. 423; pour
V. slav. chudii voy. Berneker EW. 405) ne satisfont.
KÔqpivoç m. 'corbeille, couffin; béot. mesure de capacité', voy.
Saglio I, 2, 1497. L'étym. proposée sous réserve par Solmsen
Beitr. I 205, KÔqpivoç en tant que '*suspendu, attaché' : mess.
Kicpoç 'couronne' (Paus. ; i < voy. réduite, cf. Tticupeç TTiTvrmi
etc.), lit. liblras 'seau' (/ < i.-e. g?) kiuihù l}btl 'demeurer sus-
pendu', V. slav. skoba 'fibule' etc., est bien douteuse. — Autre
avis non convaincant chez Prellwitz- 240. — Etym. sém. sans
valeur chez Lewy Fremdw. 115. — Le mot est peut-être mé-
diterranéen.
KÔxXoç m. Voy. s.v. kôyx'I !>• 479.
— 505 —
KÔxu* TToXù. TrXfipeç Hésycb.; Koxubeîv (Pliérécr.), ipf. KOxûbeaKe
Théocr. II 107 's'écouler en abondance': kôxoç 'flux al)on(lant'
scol. de Théocr. ad 1. Formations par rcd., cf. xt[F]uj 'verser'
xObriv 'en versant'. Curtius^ 717.
Koxûjvri f. 'périnée' (Hpc. Aristoph.) < *KaxuOvn : akr. Jaghâ un-
m. n. 'fesse, pudenduin', i.-e. *<jhidgh-, cf. skr. jàtaghcl 'jambe'
zd zanga- 'cbeville du pied', got. gaggan 'aller', lit. zengiù
zeùgti 'marcher', i.-e. *(y//ew5/«- 'aller'. J.Schmidt KZ. 2.ô, 112
(bibl.). 116. 32, 373. — Pour arm. gavak 'le derrière' (Hugge
IF. I 44;'). 454) voy. Lidéu Arm. 8t. 32 sq.
att. KÔipixoç m. 'merle'; -ixoç est suff. diin., cf. v. slav. Ao.v<7
"merle' < H-o/>.s-. Be/zenberger Fick HB. (), 237.
KpafYujv, -6voç f. 'sorte de crai)e ou de crevette' (Arstt.j. Pa-
renté incertaine (Bruguiann Grdr. ll-,l,508j avec skr. çriàga-n/
'corne', d'une base kereug Â-rw^, qui, selon Niederniann IF.
XVIII 76, serait le produit d'un mélange déjà indo-ear. avec
la famille de v. slav. rogtl ht.ràgas 'corne'; cf. làt.corim, got.
haûrn v.h a. Aory/ 'corne' et autres mots cités s. v. Képaç p.4.'>8s(j.
et voy. Johansson Beitr. 13, Strachan KZ. 33, 31)0, Znpitza
KZ. 36, .09. 60 sqq.
Kpàbr] f, Kpabâv. Etyni. indi(iuée s. v. KÔpbâE p. 494.
ion. Kpabiri f. Voy. s. v. Kupbia p. 412.
posthom. KpâZiuj (rare), fut. KeKpâEo|uai, aor. eKpûfov, pf. au .sens
du prés. K€KpâYa 'croasser (corbeau), coasser (grenouille i; vo-
ciférer'. Onomatopée, cf. KpûjZluj 'croasser' et voy. s.vv. Rpaupi
et KopaE.
hom. Kpaiaivuj 'couronner, achever, accomplir, réaliser', cf.
Kpdavov TeXeaov Hésych., èmKpaâvar tiî) KecpaXi] éiriveGoui.
leXéaai, fut. èTTiKpaveî < *-Kpaaveî Esch. Ag. 1294 K.; hom.
aKpdavTOç 'inachevé, vain'. Le mot a été tenu à tort par l'an-
cienne grammaire pour un allongement de Kpaîvuj (voy. Part,
suiv.): Brugmann MU. I ôO et Danielsson Gr. u. et. St. I 36 ont
séparé les deux mots, qui ne sont (|ue congénères, et le 2"' a vu
dans Kpaiaivuu une modification purement niécanique, d'ai)rès
KpaivLu, d'un *Kpâaiv(ju, dénouK du th. en -//- contenu dans hom.
Kpdaioç gén. 'tète' et skr. i;h-snâh gén. 'tète', cf. aussi Osthoff
Et. Par. I 4 bibl. ; un i.-e. *Â'/-5 ii-iô n'est pourtant pas admis-
- 506 —
sible dans l'espèce; aussi Brugmanii IF. XVIII 432 sq., pour
qui gr. -puu- seul, et non -pâ-, répond à i.-e. -f- et à skr. -îr-
-û)'-, croit-il à des ail. métr., dans la tliésis, d'un Kpdaivai, p.
ex. A 455 xob' tTTiKpririvov èéXbuup fsuite crétique de syll. -^-,
cf. p. ex. ÔKvéuj > hom. ÔKveiuu E 255); Kpdaivu) < *Kpc((Tav-iuj,
cf. gén. bom. KpâToç < *Kpà[cr]âT0ç.
boni. att. Kpaivuu 'acbever, accomplir; être le maître, comman-
der (6 391. Sopb.)' < *Kpàv-iuj, dénom. d'un tb. *k{e)r-)}- *Â-;'-»-
"pointc' attesté par lat. cornu got. haûrn '"corne' gr. Kpdvoç m.
'casque' etc. (Danielsson Gr. u. et. St. I 33 sqq.; cf. Ostboff Et.
Par. I 4 sq.); cf. KpâvTuup, -opoç m. 'ebef, roi (Eur. Andr. 508.
Antb.); qui accomplit (épigr. cbez Paus. VIII 52, 3)', xpavirip,
-fipoç 'qui acbève' (Lycopbr.), KpdvTeipa f. 'maîtresse' (Anth.
Plan.), pi. KpavTfipeç 'lat. genuini, les dents de sagesse (Arstt.
Poil.); dents; sg. boutoir'; aÙTOKpavoç 'qui s'accomplit de soi-
même' (Escb.). — Skr. Jcarôti Irnôti 'faire' (i.-e. *q'-er-), lat.
creo etc. (Curtins'' 154 sq. Ficlc P 24. Etc.) sont à écarter. —
Ebrlich Z.idg.Sprachgescb.22sq. distingue sans besoin Kpaivuj
'acbever', qu'il apparente à skr.Jiarôtiil), de Kpaivuu 'dominer',
qu'il rattacbe à Kpeiujv Kpovoç Koîpavoç (!); cf. pour la séman-
tique fr. ocherer et chef, att. Kapdvoûv 'acbever' (Escb.).
KpaiTTdXii f. 'ivresse, mal de tète' (Ar. Acb. 277. Hpc.) a été
rattacbe à Kpamvéç 'prompt' (p. ex. Curtius-^ 679 sq.) en tant
que '*tonrnoiement' et à lit. kraipyti 'tourner de ci de là' (G.
Meyer Gr. Gr.^ 168) v. slav. krèsâ 'rpoTTri, temporum mutatio'
{*krép-sû. Fick BB. 8, 330), mais le mot lit. est en rapport
apopb. avec kri/pti 'se tourner involontairement' krelpti 'tour-
ner' et son -ai- remonte à un *-oi- (Leskien Ablaut 276. Solm-
sen KZ. 30, 602 sq.). — Solmsen I. cit. pense que le mot grec
a pu être modifié d'après Kpamvoç et qu'au surplus rien
n'oblige à les unir. — L'étym. de Fay KZ. 41, 208 (KpaiTrdXri
'*brisement de tête' < *Kpdi- 'tête' -f -ixdXii U. pel 'mettre eu
pièces, beurter') ne convainc pas. — Le rapport avec v. slav.
Tcropiti 'iomhcv goutte à goutte' (Wood Am. J. Pb. 21, 178) est
à rejeter. — h-Ai-crclpula est un emprunt grec dont V-â- étonne:
Stolz Lat. Gr.* 66 n. 6 (bibl.) croit à un vulgarisme et rappelle
lat. sâpô 'savon' < germ. '^'saipô.
— 507 —
hom. KpaiTTVÔç 'i)ron)])t, rapide; impétueux'. L'hypothèse d'un
prini. *KpaTTvio-ç et d'une parenté avec KapnâXiuoç ni/sens (<
i.-e. *kurp-), admise par Solmsen KZ. 3U,6U2, n'est pas plau-
sible; cf. G.Me}erMT4. Bru^mann Gr.Gr.'' 69. Mansion Gutt.
I0.3. — Le rapport avec lit. Jxr(iij)i/ti etc., puis avec v. norr.
Jireifi m. 'carpe, m.' (< germ. *yraiban , p. ex. Zui)itza Gutt.
125 bibl. Hirt BH. 24, 272. Torp chez Fick III' K'ô. Falk-
Tor]) EW. 576. 879) est à écarter pour le motif indiqué s. v.
KpaiTTdXn- — Avis désuets chez Legerlotz KZ. 8, 397 et Cur-
tius-^ 680. — Dans le rapport KpaiiTvôç : irl. cr'ii) crib 'rapide'
iZui)itzal.cit. etKZ. 3(5,244; vuy. d'autre part8tokesIF.il 173),
le -h au lieu du -p attendu n'est pas clair (Pedersen K. Spr. I
161).
Kpaîpa* x\ KecpaXn, Kai àKpo(TTÔ\iov Hésych.; Kpaîpor aiôXoi
veûjv. uéTuuTTa. xecpaXai H.; en compos. dans att. niaÎKpaipa 'x\\x\-
Kpavov', bi-Kpaipoç 'à deux cornes; fourchu', eu- 'aux belles cor-
nes; à l'éperon solide (navire)', hom. ôp96- 'qui dresse les cor-
nes; à la proue ou à la poupe relevée', xavù- 'aux loni,aies cor-
nes'. Kpaîpa appartient au vaste groupe Kcpaç Kcxpâ Kotpavov
à|a(pî-Kpâvoç etc., mais il est malaisé d'en préciser la forme
prim.; voy. les avis de Wackernagel BB. 4, 312 (*Kpà€ipa), de
Brugniann MU. II 242 sq. (*Kpâeipa *Kpa(J-eipa, ou *Kpaaipa
*Kpaa-aipa : *Kpaa v- *Kpa(j-â ), de Danielsson Gr. u. et. 8t. I
33 sq. et Johansson BB. 18,27 (*Kpâp-ia, d'un th. *Kpap-["?] al-
ternant avec *Kpav- dans Kpaivuu Kpâvoç), de Brugniann IF.
X\'III 432 n. 1 (^^Kpûapm, (|ui est probable;.
KpâiaPoç 'desséché, recroquevillé, etc.' (syn. de Ka-rrupôç, voy.
s. y. p. 410. Arist. Cav. 539. Hésych. Suid.V, KpaïupaXeoç 'des-
séché, rôti'(Ath.); Kpâ^Poçm.'grésillcment du raisin'(Théophr.);
RpciiaPn f. 'chou (*riilér; KpoMpoOv 'faire rôtir' (Diph.) : v. h. a.
hi-iiiifan rinipfan 'contracter, courber, rider, froncer' v. norr.
hreppr (< ^yriiiipa-) m. 'district' ags. hrt/n/jx'I 'ride' m. b. a.
/v/7»y< 'crampe, spasme' m. h. a. r«w/Y" crampe, malheur' norv.
dial. raii/p 'homme maigre' angl. dial. riinq) 'vache maigre
(dont les os saillent 1' etc., lit. krembh)s '\m chanq)ignon ♦le
ridé ou ratatiné/, cf. encore m. h. a. schrimpfen 'se ratatiner'
v. norr. skreppa 'se contracter' angl. shrimp 'nabot' etc., i.-e.
— 508 —
*{s)qremb-, et, sans insertion de uas., russ. korôbitt 'courber'
V. norr. skorpinn skarpy russ. skôrhlyj 'ratatiné' lit. skrehiu
skrepH 'être ou devenir sec', i. e. \s)qereh-. J. Schmidt Voc.
II 491. Bugge BB.3, 107. Zupitza Gutt. 115. Torp chez Fick
III* 78. 103. 456. 474. Falk-Torp EW. 3.-2. 900sq. 1032. Etc.
Voy. s. V. Kapcpoç p. 417.
liom. etc. Kpava[F]6ç 'dur, âpre, rocailleux; pointu (ortie, pin)'
a été rattaché à Kapuov "noix' Kpàvoç n. 'casque' ('*le dur', mais
voy. s. V.) g-ot. hardus 'dur' (Curtius ^ 144 bibl. L. SIeyer II 392.
Prellwitz^ 241), le tout remontant à une R. gar'être dur', i.-e.
*qrndUos (cf. Tava[Fjôç), ce qui est plausible. — Johansson
BB. 18, 26 sq. poserait i.-e. ^krnduo s : Kdpvoç" pôŒKrma. Tipô-
Paiov Hésych., Kpaivuu, Kpàvoç etc., ce qui pèche peut être
quant au sens^). — Ehrlich Z. idg. Sprachg-esch. 21sq. groupe
Kpavaôç, Kpàvoç 'casque' Kpdveia f. 'cornouiller' ('mais voy. s.v.)
et lat. cornu got. haiiru skr. çpaga-nt 'corne', en séparant le
tout de la famille de Kàpâ 'tête', ce qui ne convainc pas et
groupe des inconciliables.
hom. (0 84) etc. k p à v i o v 'crâne, KeqpaXfiç xô TpixtuTÔv luépoç
Arstt.; att. tête' <*Kpaa-v-, cf. Kiô-Kpavov 'chapiteau', ô\é[vo]-
-Kpâvov iLXeKpavov 'coude', Kpàva* KeqpaXrj Hésych., (ion.) Kpr|-
viLÙv KapriPapûùv H., KpaviHar è-rri KeqpaXfiv dîToppiipai H., (ion.)
èiriKpnvov KecpaXobecTjaov H., att. àjaqpÎKpâvoç '(hydre) hérissée de
têtes', otTTOKpâviZ^uu 'faire tomber de la tête; décapiter' etc. Da-
nielsson Gr. u. et. St. I 23. J. Schmidt Plur. 371. Schuize Qu.
ep. 401; voy. s.vv. Képaç p. 438 sq., Kpamivuu, Kpaîpa, Kpà-
(îTTebov, etc.
posthom. Kpàvoç, ouç n. 'casque' a été rattaché au groupe Kap
Kcipâ (Kdpii) Kdpavov 'tête' Kpâviov 'crâne' et par là à la famille
de KÉpaç \si\. cornu; bibl. s. v.Kpaivuj. — Got. hairneiï. 'craue'
(Prelhvitz^ 242) v. norr. huerna 'pot, coupe' huerr ags. v.h.a.
liwer 'chaudron' supposent \.-Q,.^qUer-, cf. \.\v\. cotre gall.y;«/r
corn.pê?' 'chaudron', et sont à écarter. — Y.woywhîarne v. h. a.
hirni 'cerveau' (Prelhvitz^ 1. cit.) sont parents de Kpàvoç, mais
remontent à un germ. comm. *yirzniâ-, i.-e. *kersnii6-m. —
1) Sur KÛpva- Kpavia Hésych., anibig-u et inutilisable, voy. J.
Schmidt Plur. 371 n. 2.
— f)09 —
Autre étym. de Kpdvoç s. v. Kpavaoç. — Pour gr. Kepvoç voy.
s. V. p. 442.
Kpàvoç f. 'cornouiller' = lat, cornus, -i f. m/sens < i.-e.*q)'no-s;
Kpdvov'cornouille' = iRt.roniuni m/sens (cï. Curtius^ 147), cf.
lit. *kirnas 'cerisier' dans Kiniis (< hR\t. ^Kirnijas) "déesse
protectrice des cerisiers' (Sclirader RL. 429. 458. Sprachvgl.^
II 175. Niederniann Mél. Mcillet 97); voy. s. v. Képaaoç. De
là hom, Kpaveiri att. Kpdveiâ f. 'cornouiller'. — Alb. îNiiu f.
'cornouiller' ((;. Meyer Alb. Spr. 8«, Pedersen KZ. 36, 332 et
Waldc- 193 avec réserve) est à écarter, cf. lioisacq MSL.
XVII 56 sqcj. — Irl. cranu 'arbre' gall. ^;/-e;? 'arbf>r, lignuiii'
hxGi. prerm 'bois en (uuvre' (Hezzenberger chez Fick 11^ 63.
Henry Bret. 227 sq.) s'excluent de par leur i.-e. *qu-, voy. s. v.
TTpîvoç. — .Je n'ose joindre, en raison du sens, lit. A-c^rff.s- 'tronc
dépouillé' v. pruss. ker-berse 'sorte de bouleau' lit. kirna 'lien
d'osier maintenant les bûches' kirnos 'endroit marécageux
planté d'arbres' A;/>ms" 'marais' v. pruss. kirno 'buisson', v.h.a,
rono 'truncus', v. slav. A-«r? 'radix' pol. A /ers 'buisson' etc. (bibl.
chez VValde^ 193 sq. et Trautmann Apr. Sprd. 358; voy.
von dcr Osten-Sacken IF. XXII 315 sq. Schwyzer IF. XXIII
308 sq.).
KpàaTtebov '"^extrémité supérieure et proéminente dune chose
(cf. KpriTripouv Kpâia Soph. OC. 473 'bord de la coupe'); bor-
dure, frange; lisière; aile d'une armée (Eur. Suppl. 661. Xén.
Ilcll. III 2, 16, cf. KÉpaç)'; cf. xpaainpia* tujv èviiXâriuv ai kc-
cpaXai, Kai au)apoXai, Kai tù ctKpa Hésych. (formé connue ÙKpiu-
-Tripiov), KpacTTÔbeTov aqpevbôvnv bebejnévriv tù -fwp «Kpa ifiç
(Tcpevbovîiç KeqpaXcxç èKciXouv H. Composé de Kpûa- (voy. s.vv.
gén. hom. KpoiTÔç, Kpaviov etc.) + -Trebov, cf. -aéla f. 'lisière',
cf. aussi b 616 XPuO'Où b' èm xei^^a KeKpâavrai 'et les lèvres
(de la coupe) sont par le haut bordées d'or'. Uanielsson Gr.
u. et. St. 1 33. J. Schmidt Plur. 365. Brugmann IF. XVIII 430.
KpâraiYOç m. et KpaTaifuuv, -ovoç m. 'aubépine, Crataegus
Oxyacantha' (Théophr.) < KpaTÛç 'dur'(?) -f aiY-, cf. aifiXaiv^j
'species roboris' arfeipoç f. (arfipoç selon Fick BH. 30, 27.3)
'peuplier noir, lat. ae[y]sculus 'chOne rouvre'; bibl. s. v. aïfeipoç
p. 20.
— 510 —
KpaTÊUTai, -ûjv m. pi. 'pierres soutenant la broche'; att. épigr.
(IV'' s.) KpabeuTtti terme d'architecture. On a rattaché Kpa-
xeuiai à KpâToç etc., cf. Aristarque àîrô toû biaKpaTeîcrGai toùç
ôpeXiaKOuç ém toùtuuv (tujv pàcreuuv) Keiinévouç, et vu dans
Kpabeurai un cas de dissira.; il est plus prob. que Kpab- est un
cas d'étyni. pop. d'après Kpabâv rSolmsen KZ. 42, 221 sqq.
bibl.); l'opinion inverse de G. Meyer^ 272 et Brugniann Gr.Gr.^
108 n'est pas plausible.
KpaToç, ép. et ion. KÔpToç, -eoç -ouç, éol. (gTanini.) xpétoç n. (cf.
arc.-cypr. Tî|uo- Zuu-Kpeiriç etc., Hoffmann Gr. D. I 141 .sq.);
hom. KpaTÛç seul. nom. m. sg. 'fort', comp. ion. dor. Koeacrujv,
att. KpeiTTUJV (voy. s. v.), sup. KpàTiaTOç, ép. Kapi- 'très fort;
très puissant; excellent'; ion. tragg. Kàpia 'fortement, tout à
fait' (: v.h.a. harto 'très'; voy. s.v. p. 413); KpaiiJvuj 'affermir,
fortifier; se rendre maître de; gouverner'; Kaprûvuu 'fixer soli-
dement; tenir fortement'; Kpaieîv 'être fort; dominer, régner;
commander; s'emparer de; l'emporter sur'; xpataiôç 'fort, ro-
buste, puissant'^); Rpaiepôç et Kapr- 'fort, vigoureux, solide;
véhément'; Kaprepeîv 'être ferme, patient'; Kapiaiveiv KpaTeîv
Hésycb.; — dKpairiç 'qui n'est pas maître de; intempérant';
oiKpdTeia f. 'intempérance'; èYKpair'iç 'qui est maître de soi';
èîriKpaTiîç 'ayant contrôle sur'; aÙTOKpàTuup, -opoç 'investi de
pleins pouvoirs, indépendant, libre' ^); etc.; pour Kapiai- Kapii-
1) KpoTaiôç est un *KpaTai adv. introduit dans la dêcl. des th.
en -0-, cf. ixdXai : iraXaiôç (Brugniann IF. XVII 356^; cf Kparai-poXoç
'lancé avec force*, hom. -YÛaXoç 'aux pièces (*membres) fortement
assujetties', tragg-. -\eu)ç 'rocailleux' (*-\>tFoç : Xâaç dor. Xcûç < *X.i-|"Ç
'pierre'), hom. -ireboç 'au sol ferme', -ttïXoç 'à la chevelure vigoureuse'
(Esch.), hom. -ttouç, gén. -iroboç KapTai- (Pind. 01. XIII 81) 'aux pieds
robustes' crét. Kaprai-TTOç, pi. -iroba 'gros bétail', Kporaî-pivoç 'au cuir
épais' (or. chez Hrdt. I 47).
2) -KpÔToip est issu par haplologie syllabique de *KpaTtiTLup
(lequel a été refait à l'époque hellénist., comme terme d'astronomie,
Ptol., cf. èTTiKpaT/iTUjp id), cf. hom. Kévxojp < *KevT)i-Taip; étym. erronée
chez Curtius'' 154 (: Kpaîviu!); les objections de Frankel KZ. 42, 116sqq.
Nomina agentis 15 ne prévalent pas; cf. àKpdxtup 'impuissant, faible'
vau- 'qui domine sur mer;, qui gouverne un navire' eaXaaao- 'qui
domine sur mer'.
- 511 -
KpaT- KpaTe- KpuTO- -KpÛTiiç -KpéTriç etc., voy. Fick-Becbtel
Personenn.- 173-176; éol. Kpéroç est la forme normale, KfipTOç
ctKpàTOç sont des modifications d'après *KapTijç KpaTÛç, cf. lesb.
eépaoç :ion. v. att. Bàpaoç att. Gpdaoç, p. 834. Cf. got. ha rd us
(< gerin. eomni.*^^''^''") '^^^^'^ ^) v.norr. hardr 'dur, fort' ags.
heard 'dur, vaillant' v.h.a. hart harti herti 'dur, solide' (p. ex.
Brugmaun Grdr. P 463. IP, 1, 176. 521. Torp chez Fick IIP
78. Torp-Falk EW. 370. Feist EW. s. v.); i.-e. '^qref- *qrf-
semble élargi de *qar- 'être dur' dans Kdpuov ('p.413), redoublé
dans KapKivoç KapKapoç (p. 414). — Sont à écarter : hit. crassus
'épais' V. slav. cn'(sf{v)â 'solide, massif skr. Irtsnâ-h 'complet'
(voy, s.v. KàpTttXoç p. 416), — arm. (Bugge KZ. 32, 49 j l-arcr
'dur' (cf. HUbscbraann Arm. Gr. I 459. Pedersen KZ. 39, 379),
— skr. (p. ex. Weise BH. 6, 116. Hirt lîB. 24, 272) Irdfu-h
zd œmtu.s 'force spirituelle'. — Skr. kathind-h kdf/iora-h Mur,
ferme, raide' est ambigu {-th- < -rth- ou -Ith-), mais plus prob.
parent de v.slav. kalifi 'durcir', gaul. -tudetos irl. c(d(if/i gall.
caled 'dur',
.hom. tragg. gén. Kpaxéç (KpdaTOç =. 177), dat. KpâTÎ (KpdaTi
X 218), pi. gén. Kpdiujv, dut. Kpacriv et Kpdieaqpi K 156, ace.
KpÔTa (KpdaTa T 93) 'tête' < *Kpù[a]ùT0ç etc. d'oxytonaison
s'est produite quand le thème fut devenu monosyll. par con-
traction, cf. ùjTÔç TTaibôç etc.); KpdaTOç etc. par ail. métr., cf.
dvëpoç ùbaTOç etc. (Brugmann IF. XVIII 430 sq. bibl.); voy.
s. V. att. Kpda-Tiebov.
KpauYri f. 'cri'; KpauTdluu 'crier' : got. hriik ace. sg. 'chant [dn
coq)' hnikjan 'chanter (co(i)' v. norr. hraukr 'cormoran', i.-c.
*qraug-, à côté de quoi ^qiuuiq- dans lett. kruukJx 'cori)eau'
kraiik'is 'corneille moissonneuse ou freux' lit. kniKklf/s 'cor-
neille' v.slav. knikil 'corbeau' etc., isl. mod. hri/gla 'râle' et
bcp d'autres cités par Lidcn Blandade sprakhist. bidrair
33 sqq., et *qrauk- dans skr. krâçati /.d xntosu'fi 'criailler,
crier' skr. krôçali 'cri' pers. mod. (Horn Npers. Et. § 480)
1) On a rapproché à tort (Zupit/a Gutt. 109. Meillet Etudes
325) got. hardus 'dur' de lit. kartùs 'amer* skr. katû-h (forme prâ-
krite sanskritisée de *krtû-) 'tranchant, Apre, mordant', qui remon-
tent à *qert- 'couper', voy. s. v. K€ipiu p. 427.
— 512 —
œurOs'coq^; cf. i.-e.*qrô(i- ^qrOq- clans gr. KptuZuj 'croasser'
KpujfMÔç m. 'croassement' lat. crôcio -ire crôcô -are 'croasser'
V. slav. hrakaii 'croasser' lit. l-yoJîiù T^rogni 'grogner (porc)'
lett. ki'âzu 'ronfler, croasser' lit. kranldk 'croasser ; ronfler, râler'
etc.; voy. aussi s. vv. KpdZluu et Kpitr). HirtAbl. § 107 réunit les
deux groupes sous un i.-e. *qr6uq- {-k-) *qr6ug-, prob. élargiss.
d'une base qorôii, cf. la base korô{u) s. vv. KopaE Kopuovri.
Kpaûpoç 'sec, friable'; KpaupÔTrjç, -Tr|T0ç f. 'sécheresse, friabi-
lité'; Kpaupoûv 'rendre friable'; KpaOpa f. Kpaûpoç m. ou n. (?)
'fièvre du bétail'; Kpaupâv 'souffrir de cette fièvre'. Étym.
obscure. — Sont à écarter : skr. krnm-h zd xrûra- {-u- : -eud-)
'écorcbé, sanglant, cru' (Fick P 31. 191. Uhlenbeck Ai. Spr.
68), comme parents de skr. kravih gr. Kpé[F]a<; 'viande' et ne
convenant ni pour le sens ni pour la phonétique; — skr. çrôim-h
'paralysé' (Persson Wzerw. 147); — v.norr. Ji)'uin{m)}' 'faible,
infirme' (Persson 1. cit. Zupitza Gutt. 124), comme parent de
ags. liremnian 'empêcher' néerl. venin) en 'enrayer'; — v. norr.
/iWd.vfl 'frissonner' (Zupitza 1. cit., dans l'hypothèse d'un*Kpaua-
-po-ç), comme appartenant à la souche de Kpvjoç 'le froid' lat.
cn^S'#« 'croûte', laquelle s'apparente à Kpé[F]aç; — \ç^Xi.krausét
'mettre en pièces' v. slav. ?^'r?^c7i« 'frustum' (Frôhde BB.5, 272),
comme i)arents de gr. Kpoûuu (voy. s. v.); — zd srû- sri'â- f.
'ongle, corne' fEhrlich Z. idg. Sprachgesch. 21 sq., détachant
srû- de la souche de Kâpâ KÉpaç).
Kpéaç (*KpéFaç i.-e. '^'qreuas-, cf. skr. kraviJi, base qveua), még.
Kpnç (Ar. Ach. 795), att. gén. Kpéujç, pi. Kpéâ (xpéaia Hésych.),
att. gén. Kpeûjv ép. KpeiOùv, dat. Kpéacfi ion. KpéecrcTi n. 'chair,
chair à manger, morceau de viande' : skr. kravih kravyani
'viande crue' zd xrvisyanf- 'ayant soif de sang, provoquant
l'effroi' ace. xrûm 'viande sanglante' skr. krârd-h 'écorcbé,
cru, sanglant' zd xrRra- 'sanglant, cruel', lat. crnor{< *cruos
^crotios *creuos) 'sang répandu' cruentus ( : lit. krùvintas)
'sanglant' crfidus '*sanglant, cru; dur', v. irl. crû {*krovo-s)
gall. cr«M corn, crow 'sang', v. norr. hrâr ags. hrémv v. sax.
Jinl v.h.a. (/0?'ô {h)raicèy all.mod. ^'oA 'cru', v.pol. At^ v.slav.
krûv^i 'sang' lit. kraùjas 'sang' krkvinas 'sanglant' v. pruss.
cfaii2jo krawia 'sang'. 'Sang' étant ici entendu au sens de
- 513 -
'*(sang) qui se caille', le groupe s'apparente à la souche xpûcç
'gelée' lat. c/'«.s-^/ 'croûte', voy. s. v. Cf. Curtius'' 15G sq. J.
Schraidt Plur. 321 sqq. 337 sqq. Joliaiisson Beitr. 138. Fick
P31.191.394. IIM)8. IIIM06. Zupitza Gutt.124. KZ. 40,252.
Brugniann Grdr. P 171. 448. 499.' 570. IP, 1, 515. Etc. De
là Kpeà-fpâ f. "havet' (cf. p. 9 s. v. ctYpâj, hom. Kpeîov (*KpeFeïov)
'table de cuisine', Kpeâvoineîv 'partager les viandes du sacri-
fice', KpeoKOTTeîv 'dépecer', KpeuuTTuûXriç m. 'boucher', et bcp
d'autres.
att. KpeÎTTUJv. Voy. s. v. ion. dor. Rpéccrouv.
hom. poét. Kpeiujv, Kpe'uuv (Pind. Esch.), -ovtoç 'no))le, ])rincier,
maître' : skr. comj». cirijan 'plus beau, meilleur, préférable'
sup. çr(\^fha/i 'le plus beau, etc.' zd srayah- siuièètd-, cf. véd.
çrénidn- 'distinction, préséance', puis skr. çri-h f. 'bonheur, fé-
licité, beauté, richesse, etc.' zd sri- 'beauté' skr. çrlrd-h zd
s/7rrt- 'beau' f cités s.v. Kaipôç p. 393), cf. OstbotlMU.VI 93sq.
116 (bibl.), pour qui Kpéaiv < *Kpei-ovT- est un ptc. prés, sub-
stantivé, cf. -fépuuv juéboiv apxuuv etc., et Kpéouaa f. ; hom.
Kpeiuuv eùpu-Kpeiuuv Kpeiouaa f. X 48 seraient des ail. métriques.
KpÉKUJ 'frapper la trame avec la navette > tisser; frapper en ca-
dence un instrument à cordes'; KpoKri f., aussi KpôE Hésych., ace.
KpÔKtt (Hsd.), nom. \)\. KpoKeç (Anth.) f. 'trame'; KpoKoOv 'tisser';
KpoKÙç,-ûboç f. 'flocon de laine': v.slav. A- roswo 'métier à tisser',
V. norr. hrœll (< germ. comm. "^yra/ila) 'navette' ags. hréol
(< */i'ayuî(i-) angl. rei^I 'dévidoir', cf. aussi ags. hrœgie)!
'vêtement' v. h. a. /;/r^/7 'indumcntum, spolium', i.-e. *qrek-
'fixer en frappant (le tissu)'. Bezzenberger BB. 27, 170. Torp
chez Fick IIP loi. — Pour gr. KepKÎç f. voy. s. v. p. 441.
Kpe)aàvvû)ni, fut. att. Kpeiaô), adj. verbal KpeiuacTTÔç, et poét.
Kpiî|avri|ni {*qrêm- : *qre)n<)-) 'pendre'; Kpë|ua)Liai et tragg. Kpriuva-
)Liai 'être suspendu'; Kpeinâç. -àboç f. 'suspendue' (Esch."»; att.
KpeiLidSpâ f. 'corbeille susiiendue'; hom. etc. Kpriuvôç m. 'lieu
escarpé, précii»iee' (cf. ail. (ihhang : /latu/en): got. Iira/i/Jan
'crucifier'; élargiss. par -m- de laR. attestée par lit. karin kdrfi
'tuer i)ar i)endaison' j)ak()rr 'gil)et' \ett. p(ik<n:s 'crochet à (pioi
Ion suspend' = v. pruss.^rttcrtr/*- 'courroie', ags. Ju^orr v. norr.
hiai're 'gond' (pour lat. cardo 'gond' voy. s. v. KÔpbûE p. 494).
33
— 514 —
Curtius^ 155. Persson Wzerw. 67. Ziipitza Giitt. 114. Hirt
Abl. §§ 199. 339.
KpéjuPaXa pi. 'castagnettes' (Ath. XIV 636e). Pour le suff. cf.
KpôxaXov ; Kpeup- est une forme nasalisée parente de lit. skrebëti
'crépiter' v. slav. nlxrohotû 'bruit' v. norr. .<<l:rap 'froufrou, ba-
vardage' slcrapa'Q,xé^\iQ,x, bavarder', \.-Q.*sqreh-\ cf. *{s)lcrep-
dans lat. crepô 'craquer' crepnndia n. pi. 'cliquet, hochet',
V. norr. sA;/"a/« 'bavarder, papoter'. — V. norr. (Prellwitz- 243)
skark 'bruit' n'est qu'un parent très éloigné (voy. Falk Torp
EW. 381 s. V. harke 'graillonner'). — ■ Tous ces mots appartien-
nent à la vaste catégorie d'onomatopées avec l'initiale kr-,
KpéH, gén. KpeKoç f. (Hrdt. Aristoph. Arstt.)» aussi KepKotç Hésych.
'râle de genêt, Rallus crex L., ou Crex pratensis' ('? voy.
Thompson Greek birds 103), d'où fig. 'criard, fanfaron' (Eupo-
lis). Voy. s. V. KépKttE' lépaE p. 440 sq.
ion. dor. Kpécrcrujv 'plus fort, plus capable, meilleur' < *KpeT-
-lujv : éol. Kpéioç n. 'force', voy. s. v. KpotToç ; — dial. Kpàa-
aujv Hrdn. Dracon fut influencé par sup. KpàTKJTOç; — dor.Kcip-
piuv (<*Kàpcr[a]ujv) crét. KapTuuv (<*KapTTUJv) dans gort. Kap-
Tovavç ace. pi. le furent par KapTicTTOç; — att. KpeÎTTUJv doit
son -ei- à l'antipodique xeîpuuv 'pire'. Osthoff MU. VI passim,
spéc. 188 sqq. (bibl. et critique des avis divergents). De là
KpeiTTOûcrGai 'souffrir d'excroissances' (Théophr.), KpeÎTxujaiç,
-eujç f. 'maladie du raisin' (Théophr.).
KpriTuoç 'honnête, bon (A 106. Hrnd. IV 46. VI 39. Etc.); —
vrai (Théocr. XX 19 [éol.!])'; KpriYuujç adv. 'utilement' (Stob.).
Etym. obscure; Kpn- rappelle hom. Kpfi-6ev : th. *Kepâ- selon
Brugmann IF. XVIIl 431 n., mais l'appui de Kpiîbeinvov lui
échappe, voy. s. v. ; on a rattaché -tuoç en tant que *-tuO'oç à
YeOoiuai 'goûter' ûiw jusdtè 'jouir de', ce qui est très douteux,
car la forme normale Teu((T)- a été généralisée dans tout le
groupe; le rapport entre *Kpr|(b)- et Kfip 'cœur' (Pott. Curtius
Leipz. Stud. III 200 sqq.) est à écarter.
ion. Kpr|b€|uvov, dor. Kpdbeiavov Hésych. (cf. Kpdbeiava Eur.
Phén. 1490, qpoivîKOKpdbeiuvoç Bacchyl.XII 222) 'ornement de
tête, mantille; couvercle de vase t 392; pi. créneaux de mu-
raille TT 100. V 388'. Kpdbe|uvov <C *Kpâvô-be)Livov (*Kpâvo-
— 515 -
< *Kpâavo , voy. s. V. Kpaviov), cf. Elirlicli Z. idg. Sprach-
gescb.Gsqq. ; — *-be-|uv-o-v : béa) hoin. bibrim, biâbr|)aa, voy. s. vv.
p. 1801).
Kpfîeev 'a capite \588', cf. Kaià KpfjGev TT548. àTrô Kpfi0ev Hsd.
Boiicl. 7 'de la tête ('aux pieds), entièrement'. Kp^- est en rap-
port apopli. avec le tlième non signiatiqiie *K6pâ- (: Kepaç).
J. Sehmidt Plur. ;^T0. Brugmann IF. XVIII 431 n.
Kpri)Ltvr|)ii et Kpriiuvôç m. Voy. s. v. Kpeinâvvùui p. 5l8sq.
ion. att. Kprjvri dor. Kpdva lesb. Kpdvvâ (aussi thess., cf. Kpav-
vouv nom de ville. Prellwitz de dial. Thess. 30) f. 'source';
Kpouvôç m. 'jet d'eau', cf. Kpoûvai* Kpfjvai TéXeiai Ilésych.:
v.norr. (H. Zimmer Nominalsuff. a und cl 291 sq. F. de Saus-
sure MSL. VI 119) hronn f. ags. hrœn hœrn f. 'flot', mais le
détail phonétique n'est pas totalement éclairci^i. — Alb. ''G.
^leyer BB, 8, 185. Alb. Spr. 207j l-rua, pi. hroûf 'source'
n'est qu'un emprunt grec, cf. Thumb IF, XXV^I 13 sq.
KpriTTiç, -îboç (Kpr|TT- aussi Pind.) f. 'chaussure d'homme, demi-
botte; fondement d'une construction, fig. fondement; quai';
Kpr|TTlboOv 'fonder' : lat. varpisciihnn 'sorte de chaussure' (Vo-
pise. : voy.Walde- s. v.), v. '\\\Aairem 'cordonnier' {*kar[p]imon-)
gall. cvydd (*cerf/d(l *kar[p]io-i>) corn, chereor bret. kéré ké-
1) Lut. red-imiô 'couronner', cité s. v. béuj, e>t plutôt parent
de skv.yaviafi yacchati 'brider', cf. Niedermann IF. XIX Aiiz. 34(bibl.).
2) Selon Bru^mann MU. II 173, Selmsen KZ. 2!», 69 dor. Kpavd
lesb. Kpdvvâ <1 *Kpaa-vâ i.-e. *krs-nû, et Kpouvôç << *Kpoo-vo-(;, mais le
rapport avec Kpâv- 'tête' (Lobeck Rhem. 128. Curtius'' 143) est à
écarter, cf. Soiiuner Gr. Lautst. 80; celui avec KfpdvvOui 'mélanger,
ébranler, remuer' (F. de Saussure 1. cit.) ne convainc pas; il est
difficile de ne pas voir, avec Wackernagel KZ. 29, 126 et Danielsson
Gr. u. et. St. I 25, dans att. Kprjvri un ionismc; \. norr. hi-onn aurait
pour correspondant got. '^hrasna < i.-e.*ki'o.snâ = gr. Kpoùvâ Hésych.
(F. de Saussure 1. cit. Torp chez Fick IlIMOi): la qualité de la gutt.
ne peut se préciser. — L'explication nouvelle de Petersson IF. XXIV
46 sqq. (ion. att. Kpnvr) < *KprivFd i •e..*grënijà; lesb. Kpdvvâ dor. Kpava
< *qrnuâ; Kpouvôç <Z *KpovFo(; \.-e.*(jromjo s: v. norr. hronn <C germ.
comm. */rannô i.-e. *qroni(('r, i.-e. *qrêmj- *qrontj- *qrnii- : *qrt^u-
"être froid', cf. Kpùoç KpûoTaXXoç 'glace') ne lève pas tous les doutes
et surtout n'explique bien ni dor. Kpdvâ ni att. Kpouvôç. — Autre
avis non probant chez Schoftelowitz BB. 28, 303.
- 516 —
réour m/sens (Rliys Rev. celt. 2, 329. Fick II* 70. Heuiy
Bret. 03. Pederseu K. Spr. I 94), lit. kûrpè lett. Tcui'pe v.pruss.
Tiurpe 'soulier' (Bezzenberger BB. 17,214) serb. Zr/p/Je "soulier
de neige' pol. hierpce 'sorte de chaussure' tchèq. Tcrpec 'soulier
d'écorce' (Mikkola BB. 21, 120 sq.), v. norr. hriflingr ags. hri-
feling 'soulier' (Zupitza Gutt. 125) v. norr. hrefni 'la planche
inférieure dans le flanc du navire' (<germ. comm, "^yrafnïa-.
Torp chez Fick 111"* 103). Lat. crèpida f. 'soulier' crëptdô f.
'base, socle; saillie, môle, quai' sont empruntés (Saalfeld Tens.
it.-gr. 354 sq.).
Kpriaépâ f. 'bluteau'(Ar. Eccl. 991. Gai. Phot.) contient la forme
forte de i.-e. *{s)q{e)rè{i)- 'cribler', cf. lat. pf. crècl ex-crèmen-
tum, et voy. s. v. Kpivuu; la fin du mot n'est pas claire. — L'avis
de L. Meyer II 105 (: got. hrisjan 'secouer') est à écarter^).
ion. KpriCTqpiJYeTOV 'lieu de refuge, asile' (Hrdt.) < *Kpr|ba-
-qpiJYeTOV (: qpeÛYUJ); *Kpâb(e)(T- : got. hrôt v. norr. hrôt 'toit'
(< i.-e. ^krâdo-m)\ sens prim. 'refuge sous un toit' (Char-
pentier BB. 30, 155 sqq. bibl.), puis pers. mod. sara(y) 'palais'
< préiran. *srâda- i.-e. *knldo- (Lidén Nord. stud. till. A. No-
reen, 1904, p. 432 sqq.).
att. Kpipavoç m. Voy. s. v. KXtpavoç p. 470.
KpiT^f. 'son aigu ou vibrant (Hippon.); grincement de dents
(scol. Ar. Ois. 1521)', cf. KpiYri" ^ yXavi Hésych.; Kpi2;uj (Mén.;
inf. béot. Kpibbé)Liev 'rire'), aor. KpiEai (El. Hésych.), pf. au sens
du prés. KeKpïYa (Ar. 1. cit.) 'rendre un son aigu' : v. norr. hr/ka
lirikta 'craquer, grincer', i.-e. ^qrlg-, cf. i.e. *qnq- dans aor.
KpÎKe (bè ZiuYÔv) n 470 \ti le joug) cria', v. slav. krîkû 'cris'
kricati 'crier' lit. krykstl 'criailler' kriksèU 'coasser', v. norr.
Tiegri — ags. hrdgra v. sax. rëgera et heiger v. h. a. heig'ir
m.h. SL.heiger (>• — r > 0 — r) et reiger ail. mod. reiher 'hérou''
(bibl. chez Osthoff Perf. 618)^) norv. (Falk-Torp EW. 391. 16)
1) Dial. Kpââpâ' kôokivov Hésych. n'est pas laconien (M.Schinidt
s. V.), mais éléen, de par son -ô- < g'i". comm. iv et de par -ap— <-ep-:
•a- intervoc. > -h- en lac. él. arg. etc.
2) Ital. aghirone esp. airon fr. héron sont des emprunts germ.;
— pour V. h. a. hehara 'geai' ags. Mijora 'picus' voy. s. v. Kxaaa 'geai'.
Brugmann IF. IX 354 rattache au groupe ci-dessus lat. crîmen (eu
- 517 —
af/eï'-ril-s''rîi\c de genêt, Rallus crex'L.; cf. d'autres onomatopées
analogues (i.-e. ^qrauq- *qr((uq- '■^qrauTc- *qrog- "^qrôq-j s. v.
Kpau-fn p. 511 sq.
honi. etc. KpîGri f. 'pi. orge; — sg. orgelet; TT6a0r|(Ar. Paix96ô,
cf. KÔxKoç/; lioni. Kpî n. < *Kpî6 'orge'. A été rattaché à lat.
hordenni i\'\?i.\. lordeum 'orge' {<C*(/horzdeio-m, i.-e.*ghrzd-),
y.h.a. (/ersta'orge' {<*gherzda. Curtins'' 156. Danielsson Gr.
u. et. 8t. I .54 bibl. J. Scliniidt Plur. 117. .362. Etc.), arm.,7^/W,
gén. //rtrfo</ 'orge' (? voy. Htibsclimann Arni.Gr. I 4;32), Walde
KZ,34,528 proposant pour le grec un ^prîm. *gher2da (sic), qui
suppose une plionéti(|UC bien compliquée; peut-être KpîOri < i.-e.
*g/irtdhâ : ags. (jrdfan angl. groats 'gruau' < *graitf-, i.-e.
*g/ir<,id/i-n-, cf. Wood Mod. Phil. 1, 240. Hoops Waldbaume
364 sqq., spéc. 369 (bibl.). Ublenbeck KZ 40, 5.55 ^).
boni. KpÎKOç ni. Voy. s. v. KipKOç TT. p. 458.
Kpî)avov ou Kpi)avov 'farine d'orge grossière (Hpc. Arstt.); pi.
mie de pain (Lycophr.)' peut être parent de boni. Kpî (voy. s. v.
KpiBr)) 'orge' (Brugmann MU. II 179) autant que de Kpivuu
'cribler' (p. ex. Curtius"' 156. L. Meycr II 411. Brugmann
Grdr. II-, 1, 231). — Le rapport avec àKpïPnç 'exact' (Fick I'
394) est plus que douteux.
Kpîvov, ])]. Kpivea (Hrdt.) dat. KpivecTi (Gratin. Aristopli.'i 'lis'.
Etym. et patrie inconnues; voy. Hebn'' 243 sqq. Sclirader
tant ([lie *cr'icvien ou *ci'l</men ou *cr7r.s'me?t), dont le sens premier
a pu être 'eri, par quoi l'on accuse celui ({iii vous lèse'; un *c)'i{s)men
est aussi possible, cf. la H. non élargie *qrei- dans v. norr. hrina
'crier' etc.
1) Wood et Hoops cherchent en outre à rattacher Kpïef) gràtan
à gersta \M.*ghorzdâ '*égrugé' en \>o&Kx\\.\u\*ghrei-*ghroi-*ghrï-,
d'une base ghrè-io-, élarpiss. de ^gher- (cf. *gher{e)s- dans skr.
ghcïrsati 'broyer' ghi-stn-h 'broyé'), IIoops admettant pour tous les
mots du groupe un sens collectif de 'gruau, orge mondé ou perlé',
d'où se serait spécialisé un nom de l'orge comme céréale; cf. aussi
(Hoops 1. cit.; voy. aussi Berneker EW. 331 s. v ) le groupe slav.
*5forc/ju « i.-e. ""grAor*-) désignant des fruits A gousse et \\t. garszvà
lett. gàrfchas, v. h. a. gers gires girst ail. mod. giersch 'égopode on
podagraire, Aogopodium podngraria L.'; voy. enfin les art. KÔxpi';
'orge grillée' p. 424 et Ké^xpi^s 'millet' j). 425.
- 518 —
RL. 502^). — Le rapport avec got. hrains 'pur' (Prelhvitz^
245; voy. s. v. Kpivuj) est à rejeter.
Kp ivuj, lesb.Kpîvvuu (*Kpîviuj), fut.Kpïvui, aor. è'Kpïva, pf.KÉKpÏKa/sé-
parer, trier, distinguer ; décider, juger'; KpiToç 'trié, choisi (Hom.) ;
supérieur (Pind. Sophr.)' = lat. certus '*séparé; décidé, sûr';
Kpî|ua (et Kpî)Liaj, -aTOç n. 'jugement, décision'; Kpitriç, -oO m.
'qui décide, juge arbitre' (cf. pour le sens m. irl. cert 'le droit'
< *{s)qer-)'^ Kpiaiç, -euuç f. 'faculté de distinguer, choix; dis-
sentinaent; décision; interprétation'; biaKpibôv adv. 'avec dis-
tinction' : lat. cernô (< *crînô) pf. crêvi (sur quoi un sup. crë-
tum, cf. Pedersen IF. II 315) 'cribler, séparer; percevoir clai-
rement, distinguer' ex-crêmentum 'criblure, déjections' (cf.
pour le sens, et aussi pour la parenté, skr. apa , ava-skara-h
'déjections' gr. «TKÛip m/sens, voy. s. v.) crlhrum 'crible, sas,
tamis' {< *qreidhro-ni, cf. ital. dial. crefrat — entrât) dis-
crimen 'intervalle; distinction; moment critique' (mais pour
crïmen 'inculpation' voy. s. v. Kpiyri), v. irl. crlatliar 'crible'
V. gall. ci'ultr 'pelle à vanner' corn, croider bret. mod. krouer
'crible' (< *q7'êl-tro-m. Fick 11"^ 97. Henry Bret. 83), puis gall.
gwa-gr gogr 'crible' go-grynu 'cribler' bret. gourtier 'crible'
(< celt. %[^]o-/jr — M-, p.ex. Henry Bret. 140. Pederseu K.Spr.
I 124), ags. hridder -el 'crible' v. h. a. ritera ail. mod. reiter
'tamis' (<; *qrèi- ou *qrl-dhroni) got. (Kluge PBrB. 8, 525)
hrains (< germ. comm. *xrai-ni) v.norr. hreinn v. sax. hrèn{i)
1) Hehn et Schrader tiennent, sur la foi de Pline {est et rubens
liliuni quod Graeci Kpîvov vacant), Kpîvov pour 'le lis rouge, Lilium
chalcedonicum et bulbiferuni, ail. Feuerlilie', ou «plus vraisemblable-
ment encore» pour une sorte de 'couronne impériale, Fritillaria';
cette opinion se concilie mal avec les textes suivants : Chérémon le
trag". fr. 8 N^. ^o6' ôEuq)€YTn Kpîveaiv àptewoiç ô|uoO, Théocr. XI 5fi
ëqpepov bé toi j^ Kpiva XeuKoi, XXIII 30 XeuKÔv tô Kpîvov èOTi; on pour-
rait dès lors croire qu'il s'agit du 'lis blatic, Lilium caudidum L.',
mais Kpivov est un terme générique qui se précise par un adj. de
couleur; on lit même chez Fritzsche-Hiller Theokr. Ged.^ 158: «Le
nom de Kpîvov est si générique, qu'on peut ici entendre aussi bien
le perce-neige, Galanthus nivalis, que le narcisse à bouquets ou
tazette blanche, Narcissus poeticus.» Les Kpîvea égyptiens sem-
blables à des roses et croissant dans le fleuve (Hrdt. II 92) sont le
Nymphaea Nelumbo L.
— 519 —
V. 11. il. (h)relni 'propre, pur' ''cf. franc, rhénan et suiss. rein
'finement moulu, criblé'; pour le sens cf. v. slav. ci.stil 'pur':
céditi 'cribler'). Cf. Curtius"^ 156. Zupitza Gutt. 207. Torp
chez Fick IIP 104. Falk-Torp EW. 889. Walde ^ 154 sq. Etc.;
i.-e. *{.'i)q{e)rè{i)- 'cribler, séparer' (la forme forte dans lat. pf.
crêvi ex-crêmentum gr. Kpriae'pâ f. 'bluteau', voy. s. v.) est un
élargiss. de *iiqer- 'séparer, couper, trancher', voy. s. v. Kcipuj
et cf. Hirt Abl. § 448; voy. aussi s. v. Kaipôç p. 392 sq.
hom. etc. Kpïôç (*KplF6ç) m. 'bélier'. Efym. et bibl. s. v. hom.
etc. Kcpâoç 'cornu' p. 437 sq.
Kpiôç m. 'pois chiche' (Théophr. Diose.) dissim. de *KeKpiôç, cf.
arm. si.sern 'pois chiche' i <*yjoifier-, voy. Hul)schmann Arm.
Gr. I 490; cf. une forme iran. dans véd. çiçnd- '[ioi^'? Voy.
Brunnhofer HB. 26, 107 sq.), lat. cicer m/sens (^Curtius'' 144),
V. pruss. (avec *</ — q-) A'ecAvr* 'pois' lit. AvAt lett. Kel'cws 'rai-
sin' (Pott. Be/.zenberger GGA. 1874, p. 1242. J. Sciimidt
Plur. 177)').
hom. Kpoaivuu 'piaffer'. Voy. s. v. Kpouuu.
I. KpÔKii f. 'fil de trame, duite'. Voy. s. v. KptKuj.
II. KpÔKiT f. KpOKdXri f. 'galet; grève'*) : skr. rarkara/i rdrkanl
'caillou, pierre' (Curtius'' 144. Pedersen KZ. 36, 78; voy. s. v.
aÛKxap aoïKxapov) — Skr. çnidti 'briser' a été cité s. v. ion.
Kcpailuu, i.-e.'^îcerd-; il est au surplus ambigu et pourrait
être issu de i.-e. '^sqel- 'fendre, briser' (: lat. siliqua 'gousse'
dîssim. de *sciliqua "^sceliqiid, v. slav. skol/lui 'ostreum' etc.;
voy. Walde - s. v. ca/x 'pierre, chaux').
1) Trantmann Apr. Sprd. 3.ô'> verrait dans v. j)russ. kcckers
un emprunt au i)ol. cieciorka cierierzyca pois chiche' influencé par
le correspondant perdu de lett. Kekars. Selon Walde^ in8, ce nom
de plante, en raison de la différence des putt., analojj^ue à celle
constatée dans la famille de Kdvvapiç, et des variations du red.,
provient d'une l-;- non indo-eur. de l'est de l'Europe, dont la «iutt.
fut sentie comme palatale k chez les peuples asiatiques du gfroupe
satain, et comme vélaire 7 par les peuples européens du même
j^roupe.
2) L'existence dun adj. KpoKaXô; 'caillouteux' est contestable
et ne tient (ju'à un passage discuté d»' l'Antli. pal. VII 294: cf.
Stadtmiiller ad 1.
— 520 —
ion. KpoKÔbîXoç m. ( i- est la graphie prim., attestée par les
pap. ptolémaïques; -ei- par itacisme sous l'empire) 'lézard
(Hrdt.1169; Kp. xepo'câoi 'grands lézards de l'Afrique centrale'
Hrdt. IV 192); le lézard du Nil, le crocodile (appelé par
les indigènes xà^\\)a = ég.'nish? Hrdt. II 69); l'alligator de
l'Inde (Hrdt. IV 44)' est dissini. de *KpoK6-bpi\oç '*ver des
pierres' < KpoKri 'galet' -|- bpîXoç 'ver' (voy. s. v. p. 200), le
lézard se chauffant volontiers au soleil sur des pierres lisses;
skr. krJcalâsâh JcrJcala-h 'lézard, caméléon' (Ulilenbeck Ai.
Spr. 62) < '^çarJcara-h (voy. s. v. KpÔKri II.) -|- âsê 'fi)uai, je
suis assis' est une création analogue et indépendante; nombreu-
ses variantes, tantôt par métathèse de -p- : KopKÔbïXoç (Koivri),
tantôt par résultat divergent de la dissini. du prim. *KpoKÔ-bpi-
Xoç : lat. cocodnJus (> ital. cocodriJIo), tantôt par l'emploi
d'un th. en -u- *KpéKu-ç : KpcKÙbeiXoç Et. gen. s. v. Voy. Diels-
Brugmann IF. XV 1 sqq. Solrasen BPhW. 1906, col. 758 sq.
hom. etc. KpÔKOç m. 'safran. Crocus sativus L.'; KpÔKeoç (Pind.
Eur.) KpoKriïoç (Hymn. à Déni. 178) KpoKÎâç ou (Plut. KpoKÔeiç
-evTOç (Eur. Théocr.) 'qui a la couleur du safran'; KpoKivoç
'de safran'; KpoKuuTÔç 'teint avec du safran' (Pind.). Emprunt
sém., cf. liébr. karl^ôni arani. kûrkamcl arab. et pers. kiD'l-iini
'safran'; skr. kuidlxuma-m 'safran' (cf. KétYKajaovTTap' 'Ivboîç
HùXou bttKpuov Ktti 9u|uia|aa Hésych., cancamum Plin.) est un
emprunt analogue, cf. arab. hmnkùin 'une résine'; bibl. chez
Lewy Fremdvv.48; voy. aussi Hehn"2.ô5 sqq. ScbraderRL.698.
Kpoia^oûv 'faire rôtir'. Voy. s. v. Kpd)apoç p. 507 sq.
hom. etc. Kpô|Li(]a)uov 'origan', assim. de Kpéjuuov Hésych.
(J.SchmidtKZ.32,346 bibl.), cf. KpejUfiuuûv Kpo)a()a)uâ)V, -Oùvoç
lieu près Coriiithc; d'un prim. *qreniuso /it, cf. ags. hramsa
norv. ail. niod. i-ams lit. l'ermtiszè russ. ceremica ceremsa
'ail d'ours, Allium ursinum', irl. crem gall. c*rr//"air(FickIP98;
alternance -em- : -mm-, cf. Federsen K. Spr. I 121), puis
(? Uhlenbeck Ai. Spr. 67) skr. kramnka-h 'Piper Betle L. (et
autres plantes)'. Voy. p. ex. Schrader RL. 1003 sqq. Torp
cbezFicklim03. Falk-Torp EW.875. BernekerEW. 145 sq.
Kpôaaai f. pi. 'pierres saillantes ou corbeaux M 258. 444; as-
sises ou degrés des pyramides, Puu^ibeç, àvaPa0|uoi(Hrdt.II 125)'
— f.21 —
< i.-e. *qroqia : pol. etc. Irol'ira 'chevrons' (Bez/.en berger
BB. 12, 239j, ags. of'(^r-/irajian 's'élever au-dessus de' m. h. a.
ragev 's'élever' (Zupitza Gutt. 122). De là lioin. etc. TTpÔKpoa-
cfoi adj. pi. 'rangés à des intervalles réguliers, comme des de-
grés ou les créneaux d'un mur'. — Ags. hrôf'toit' got. hrof
'toit'(voy. 8.V. KpriaqpÙYeTOv), gr. KpoaTiva* qpuXaKTnpialIésych.,
V. slav./irflc?« 'foyer' (:lat, crtrôô <*cnr-d/io), cités parBezzcn-
berger 1. cit. et BB. '21, 170, sont à écarter.
KpoacToi m. pi. 'Gûaavoi, frange, bordure'; dim. Kpocraiov: Kpocr-
(TuuTÔç 'garni d'une frange'; bÎKpocraoç 'à doul)le frange' Poil.
Prob. parent du préc. en tant que '*faisant saillie'.
KpÔTOç m. 'battement des mains, frappement des pieds'; KpoTeîv
'faire claquer; applaudir; forger'; KpÔTaXov 'cliquette, casta-
gnette'; KpÔTaqpoç m. 'tempe, Koppri; flanc de montagne; face
latérale', prim. terme abstrait:'frappement'(Brugmann Grdr.lP,
1, 390); KpoTaqpiç, iboç f. 'marteau de fer, aussi KeaTpa'lIésych,
Poli. I. e. *k)'et-, nasalisé dans v. noir, hriinhi ags. Jirindan
'licmter', p. ex. Torp chez Fiek 111* 1('2. — SUr. kdtakafà
'bruit de deux objets que l'on heurte' A*/'»^«7rcouper' (voy.s.v.
KeipLup.427n. l)etc. (FickBB.1,11. BezzenbergerBB. 16,246.
llirt BB. 24, 201. 273. Prellwitz-' 246) sont à écarter.
KpÔTuuv, -oivoç m. 'pou de brebis, Pediculus ovis; tique des
chiens, Ixodcs caninus = KuvopaiaTriç p300 (:paiuj 'tourmenter'),
lat. riciiiiis; — ricin, Ricinus comniunis = kîki (dont les fruits
ressemblent à dos ti(pies. Diosc. IV 161); — grumeau de pus
(IIpc.i'. Prob. parent du suiv.
KpoTLÛvJi f. 'excroi.»;sance, loupe'. Voy.s.v. KÛpToXoç p. 41(î.
Kpouvôç m. 'source'. Voy. s. v. Kpr|vr| p. ôlô.
KpoÛTielai f. pi. 'sabots de bois' utilisés en Béotie pour écraser
les olives, et portés sur la scène par l'aulète pour battre la me-
sure, Pans, chez Eust. 867, 29. Poil. VII S7. Phot. Étym. obs-
cure; le mot a subi l'influence de Kpoûuu et de Tiela, s'il n'en
dérive'); aussi dim. KpouneZiia n. pi. Ilésych Poil., KpouTreilo-
1) Dissim. di' *Kpoua-TTeLaV De là se serait déj;aj;é le ii.seudo-
thèiue KpouTT-, sur quoi lou fit KpoûiraXo n. pi. m/sens (Soph. fr. 41 N.-;
suff. -aXov : Kp^uJ} a\ov Kp6T-a\ov), Kpoûirava' EûXiva înro&t'iuaTa Hésych..
KpoÙTTexa ni/sens H.
— nPO _
-qpôpoç 'qui porte des sabots' (Cratin. chez Poil.), KpouireZioii-
l^evoç 'chaussé de sabots' H.
Kpoùo) (*Kpoû(Tuj) 'heurter', cf. aor. pass. èKpoûaGriv, adj. verb.
Kpouaieoç; KpouaTiKÔç 'qui heurte; retentissant'; hom. Kpoaivuj
(*KpoucTav-iuj) 'piaffer' : lit. kruszù Ji'rùs2ti''h'a.Qa&ser^ lett. krausét
'frapper dn pied' v. slav. Icruchil 'frustum' hrusiti 'détacher en
brisant' (J. Schmidt Voc. II 341 n. Solmsen KZ. 29, 97. Peder-
sen IF. V37. Hirt BB. 24, 273), puis cf. v-norr. hrei/sai- f. pi.
(< gerni. comm. *xrausi-) 'tas de pierres' b. ail. 7'use 'tas'
fris. or. aussi 'tas d'orge trempée' v. norr. ^ros^i in. 'malt trem-
pé', lit. Jxruszfîné 'orge mondé ou perlé, gruau' (Torp chez
Fick IIP 109. Falk-Torp EVV. 912).
Kpùoç, -ouç (*Kpij(Toç) n. 'froid glacial'^); Kpuepoç 'glacé; qui
glace'; Kpuoeiç 'glacial; qui glace d'effroi'; KpO|uôç (*Kpu(y-|uô-ç)
m. 'froid; frisson'; KpùcTTaXXoç m. 'glace ; — cristal': Kpocriaiviu
'geler' (Nie); KpuaTaXXo-TrriE, gén. -TTfjYOç (Esch.), KpuaiaXXé-
-TtriKTOç (Eur.) 'congelé': lat. cnista 'surface dure d'un corps,
écorce, écale, écaille, enveloppe, croûte', v.h.-à. {hjroso {h))'osa
'croûte, glace' (cf. selon Kôgel PBrB. 16,511 le nom de Monte
Eosa) ags. hrûse 'terre' v. norr. hriôsa 'frissonner' hrûdr 'croûte',
lett. Tcruësis kruwesis 'boue gelée rendant le chemin raboteux',
puis \.'w\. crûaid 'dur, ferme' (prob. <*krf(zd-). Curtius^
155 sq. Fick 1^ 394. IIl^ 106. 108. Zupitza Gutt. 124 (bibl.).
Falk-Torp EW. 354. 917. Etc.; ce groupe est tout proche pa-
rent de la souche de gr. Kpé[F]aç lat. cruor crûdus (: skr. Ixrû-
dayati 'rendre épais' < ^kriizd-, i.-e. ^qruzd-, zd xruzdra-
xraozdva- 'dur'), voy. s.v. p.512sq. — La souche de gr. Kpoùuu
s'en sépare.
KpiiTTTa) 'cacher'; Kpùqpâ (Thuc.) dor. Kpuqpd (Pind.) att. Kpucpf)
(instrum., cf. J. Schmidt Plur. 40. Brugmann Grdr. Il-, 2, 190)
Kpucpnbov (Hom., cf. Kpucpavbôv Hésych., influencé par l'anti-
podique àvacpavbov) Kpûpbrjv Kpùpba 'secrètement'; Kpuqpaîoç
KpûcpiGç KpuTTTCxbioç 'secrct'; tardif Kpupâleiv Hésych. Thème
1) Sommer Gr.Lautst. 81 n'imagine un *qruuos que pour sauver
sa théorie du changement en aspirée de la forte initiale quand un
-.S'- iiitervocalique et posttonique a disparu.
- 523 -
Kpucp-, prob. élargiss. de la R. attestée par v. slav. Iryja krt/ti
'couvrir' (Persson Wzerw. ôl n. 1. Meillet MSL. VIII 297.
L. Meyer II 415), qui est parent de lit. krduju Irôviau kràuti
'mettre en tas, charger'. — Autre avis, inadmissible, chez Prell-
witz- 247. — Lat. crêper 'obscur' est à écarter; voy. s. v.
KV€(paç p, 475.
KpûaTaXXoç m. 'glace'. Voy. s. v. Kpùoç.
KpuupûXoç m. 'toupet (des vieillards. Thuc. I 6. Etc.;', cf. Sagliol,
2, 1357 sq. — Le rapport avec KÔpuia^oç m. 'chignon (des
femmes/, p. ex. Hirt Abl. §516 (base qoroue, d'où lit. kràuti
cité s. V. KpÙTTTO), mais voy. s. v. KÔpuinPoç p.4î)8) ne repose que
sur une vague ressemblance; -p- de KÔpuia^oç est issu d'un -qp-
(: Kopuqpri) au contact de la nasale. — Le rapport avec ku-
px]^àl[xj 'cosser' (Bezzenberger BB. 5, 31 6 j ne satisfait pas la
phonétique.
Kpuûluj 'croasser'. Voy. s. vv. Kpaufn KpdZiuj KÔpaE.
Kpuù|LiaE, -aKoç m. 'tas de pierres, rochers' Drac. Hésych.; Kpuu-
paKÔev KpninvJJbeç H.; KpuuiaaKUJTÔç mot paphlagonienf?) selon
Kust. 33U, 40. Bezzenberger BB. 5, 315 et (1. Meyer ^ 79 ont
vu dans Kpâ))aa£ un parent de Kprmvôç 'versant de montagne'
(rapport apoph. 0 : e). — L'avis de Bugge KZ. 19, 42i> est à
écarter. — Il se peut enfin que KpuùiaaE soit une fausse leçon
pour KXûj)aaE, cf. KXuuinaKÔÉcrcrav ace. f. sg. B 729.
KpâjTTiov 'faucille' < i.-e. *qrp- : lat. carpo 'cueillir' {*qfpô)f
m. irl. (-(irrân 'faucille' {-rr- < rp ) etc.; voy. s. v. KapTTÔç I.
p. 415.
Kpiuaaôç m. 'cruche, urne' < i.-e. *qrOkios : irl. crocan gall.
i-roc/tan (Frohde BB. 3, 130. Fick II"* 99; emprunt germ. selon
Thurneysen Keltoroman. 97). — Arm. kardft 'grande jarre'
(Bugge KZ. 32, 51) est à écarter, cf. Pederscn KZ. 39, 378. —
Lit. kr(hj(is v. ])russ. kragls 'cruche' sont des emprunts germ.,
cf. V. h. a. kruog 'cruche' l'd'origine <tbscure).
KTÔoiaai 'acquérir', pf. KtKTiiinai 'jxjssédcr': ion. Kie'avov (dissim.
de *KTa-avov. Hotl'mann (Ir. I). III 24G 'liiL'n, proitriété'; poét.
KTeap n., ord. dat. pi. KTeâieaaiv m sens; KTfma, -aïoç n. 'I)ien.
propriété, chose précieuse'; ktîivoç n., pi. KTiivea -n 'biens,
richesses', sg. 'tète de bétail"; ÙKTnveç" Trevriieç, iTPYnKÔTeç
— 524 -
EM. prob. < ^àKTiifiveç (Solnisen Beitr. I 143) : skr. ksdyati
'dominer, posséder' zd xsayeHV?i\ oh- autorité sur' skr. Tisatrà-m
zd V. pers. .r6'«/-'ra-''imperium' v.])eY». .Tsâyadiya- 'roi' xsayar-
san- '*le héros parmi les dominateurs, ZépEriç' (J. Schmidt Plur.
418), i.e. R. qpêiï). — Gr. ïcpeï^oç (Collitz BB. 18, 226 sq.:
voy. s. V. p. 387), lat. satelles (cf. Walde ^ s. v.) sont à écarter ^).
KTeivuj, fut. KTevûù ép. KTevéuu KTÛvéuu, aor. è'KTeiva è'Kxavov eKTdv,
pf. àTT-ÊKTova, moy. aor. poét. èKTa)uriv pte. Kidiaevoç, aor. pass.
ép. ÊKToiGriv 'tuer', tardif KTeivû)ui -ôuu, aussi écrit KTeivvO)ai
KTÎvvûm -uuu, seul. prés, et ipf. 'tuer' (voy. Kiiliner-Blass-^II
468 sq.); àvbpoKTaairi f. ord. pi. 'massacre d'hommes' (Hom.
Esch.); KTÔvoç m. 'meurtre' (seul, cité par Zonaras) : skr. ksa-
nôti 'blesser, briser' l-safâ-h 'blessé, anéanti' Icsati-h 'lésion,
anéantissement, dommage' v. pers. a-xsafa- 'indemne' (Curtius^
157. Etc.), i. e. R. qpe?i (Brugmann Grdr. P 791); une alter-
nance OK- : KT- dans gort. Kaia-aKevei. Pour trag-g-. Kaivuu 'tuer'
voy. s. V. p. 392.
Kieiç, g:én. Kievôç m. 'peigne; tout objet dentelé, herse, etc.';
dim KTÉviov ; KTeviZiuu 'peigner', kteiç est une formation nouvelle
pour *KTriv (Brugmann Grdr. IP, 1, 298); gén. Kievoç < '^TTKTe-
v6ç : lat. pecten -inis 'peigne' (von Sabler KZ. 31, 275. Frohde
BB. 17, 316. J. Schmidt Kritik 4. Hirt Abl. § 689). Voy.
s. V. TTÉKuu 'peigner'.
hom. etc. KTépaç n. sg. 'cadeau' ou 'possession', pi. hom. Kiépea
'honneurs funèbres, présents et sacrifices pour honorer un mort';
hom. tragg. Kiepi^uu et (pour le mètre) hom. KTepeîIuj 'rendre
les derniers devoirs à (jn., tivâ'; tragg. KiepiaiuaTa n. pi. 'hon-
1) J. Schniidt Plur. 411 sqq et Hirt IF. XVII 390 ont clu-rclié
à concilier dor. irâina (béot. ra TnrâiuaTa) 'KTr||na' et TrâaaoOai 'KTi'iaa-
oGai'; selon Hirt, un i.-e. *qpîtè- s'est alléf^é eu *qpé- et en '*qijè-:
selon J. Sclimidt, gr. ttîtô- est obtenu par un compromis entre
KTr)- et un *TTTrà- < *qita- indémontrable; voy. s. v. dor. etc. -rrô.ua.
Pour la répartition de KTr)- et de Txnâ- voy. Buck Greek dial. 43;
ëYKTaoïç (prob. -â-) f. 'acquisition', qui n'apparaît que sur le domaine
de TTTTâ-, serait un compronus entre ion. att. êTKxriai; et èuuâoiç (Ehr-
lich Z. idg-. Sprachgesch. 53 sq. Meillet Bull. Soc. Ling-. no 58,
p. 287 sq.). Il y a une alternance ok- : kt- {*qp-) dans <î)i\oaKriT . .
d'un vase att. (P'hrlich 1. cit.), cf. gort. KOTa-aKevei : Kigiviu.
- 525 -
neurs funèbres'; poét. aKiepiaioç et aKTepeïaTOç 'privô des
honneurs funèbres'; Kiepiatriç ni. 'entrepreneur des pompes
funèbres' Hésych. s. V. Tacpneç; hom. biâ-KTopoç m. 'dispensa-
teur' (voy. s. V. p. ls4sq.); boni. TToXû-KTuup, -opoç n. jir. R.
KT€p "donner un cadeau', sans correspondant connu; voy. Solni-
sen IF. III 96 sq. (bibl.). — Étyra. erronées de Darmesteter
M8L. II 309 sq., Collitz BB. 18, 210 et J. B. Bury BB. 18, 295,
non convaincantes de Kretschnier KZ. 31,414, de Pedersen
IF. V 65 et Brugmann Grdr. U 791 (v. slav. chrana 'nourriture'
chranitl 'garder'; cf. Berneker EW. 398).
Kiribiûv, -ôvoç f. ord. j)!. 'fil)re8 du bois (Théopbr.); cercles con-
centriques du bois (Héron); fibres du corps (Hpc); veines des
l)ierres (Diosc.) ; brins de laine (Gai.)'; eÙKiribaiv, -ovoç (Tbéophr.)
eÙKTÉavoç (ïhéoplir. Plut.) 'facile à fendre'. Etyni. obscure; i.-e.
Hpfii)-?^) — Le rapport avec neKTeîv 'peigner' (par un *rrKTii-
buOv. Frolide BB. 17, 316) ne convainc pas; celui avec KeâZ^ai
'fendre' (Kir)- < *f>-s-è-. G. Meyer-'^ 344) heurte la phonétique.
honi. KTÎbeoç 'en ])eau de fouine'. Voy. s. v. ïktiç j). 372. .
KT il LU 'asseoir des constructions, fonder, instituer'; honi.feuKTi)aevoç
'bien bâti; bien ordonné iverger/; ép. èOKTiTOç 'bien bâti'; ktîctiç,
-euuç f. 'fondation; création; créature ('Spt.)'; ktoivû f. 'demeure,
district (Rhodes, Carpathos)'; att. épigr. 'AuqpiKTioveç (V® s.),
-KTÛoveç (IV^s.j m. pi. ^); hom. Pind. -rrepi-KTioveç m. pi., hom.
TTepi-KTÎTai, -â)v m. pi. \ 288 'habitants d'alentour' : skr. l-sëti
Jcsii/dti zd saêHi 'demeurer' skr. Jcsiti-h vA èiti-s 'demeure,
établissement' skr. Txsetra-m zd soiâra-m 'bien-fonds' skr.
Ixshna-h 'séjour paisible', lat. situs 'bâti, érigé, élevé (Tac),
situé, sis' sitns -Us 'position, assiette d'un lieu, site', arm.
(Hlibschmann Armeniaca dans Strassb. Festschr. 1891, p. 70 sq.)
1) Lat. sL'ta saefa ord. pi. "soies (de porc), crins (de cheval)'
ne serait il pas parent ["^ks-)'? On le rapproche de v. h. a. aeid et
seita 'corde', lit. j!)o-sa///.s- 'courroie' etc. voy. s. v. iuâç p. 374sq.;
il faut pourtant avouer que rien dans l'emploi du mot latin n'évo-
que l'idée de 'lien'.
2) L'origine de i'-u- (cf. béot. 'AuqpiKTomuv GDI. 485, 7) n'est
pas élucidée; avis non plausibles chez Kretschmer KZ. 32, 42!' sq,
et Hoffmann Gr. D. III 2y0.
— 52G -
sén {— rliod. KTOivài, gén. aini 'habité, construit, florissant,
village'. Frohde BB. 1, 198. CoUitz BB. 18,214. Kretscbmer
KZ. 32, 429. Brugmann Grdr. P 675. 790 i). Walde^ 718 sq.;
i.-e. *kpei-] voy. le suiv.
KTiXoç 'doux, docile'; ktiXoûv dans aor. moy. 3. pi. eKxiXuuaavTO
Hrdt. IV 113 'se concilier'; KxiXeûuj 'apprivoiser' (Pind. fr. 238
Bgk.*). Semble appartenir à ktiZ^uj Kiiaiç (Pott. Ostboff L. von
Patrubâny's spracbw. Abb. II 72sqq. 130 sq. Et. Par. I 68),
avec le sens premier de 'apprivoisé, domestiqué'. — Lat. sïleô
'être silencieux', got. ana-sUan 'se calmer (vent)' (Frobde
BB. 21, 329. Prellwitz^ 248) remontent à un i.-e. *si-Jo-s 'qui
est en repos', R. sêi 'faire se reposer' (Ostboff 11. ce. Brugmann
IF. XVII 320) et s'excluent.
bom. att. KTUTTOç m. 'bruit retentissant'; ktuttêîv intr. 'faire du
bruit en frappant, en tombant', trans. 'frapper avec bruit'.
Etym. obscure. — Skr. ksôdafi 'broyer' (Prellwitz^ 248) est
parent de ksudrâ-h 'petit' et de v. slav. chudû 'petit', i.-e.
*Tcsoiido-\ Jcsûbhyafi Jtsôbhatë 'vaciller' (id ibid) <^*kseuhh-
(cf. *><lceubh- dans got. afskiuban 'rejeter', v. slav. sJcuhn 'je
tiraille' lit. skùbfl 'se bâter'), dont l'initiale est pareillement
inconciliable avec gr. kt -). — Pour lit. szaùkti 'crier' (Frobde
BB. 21, 330) voy. s. v. KaOxn p. 423.
KÛaGoç m. 'vase à puiser le vin', cf. Saglio I, 2, 1675 sqq. Voy.
s. V. Kueîv.
hom. etc. KÙa^oç m. 'fève'. Pas de correspondant connu. Le
rapport avec Kueîv '*être gonflé' trouve auj. un parallèle dans
V. norr. baun ags, béon v. b. a. bôna 'fève' < germ, comm.
*baunô, i.-e. *bhounâ '*qui gonfle, gonflée' R. bheu bhou bhtc
1) Mais lit. szeimyna 'domestiques' est parent de Jat. cîvis,
voy. s. v, Keîfiai p. 426, et v. h. a. sedal 'siège' sidilo 'agricola' (cités
p. ex. par Brugmann Grdr. 1- 790) appartiennent à la souche de
gr. ëZoïaai lat. sedeô (F. de Saussure MSL. VI 246 sqq.; i.-e. *setlo'
< *sed-ilo).
2) La même objection atteint l'hypothèse d'un i.-e. *ks-up-
*ks-ifep- *sup-*sîiep-, qui expliquerait selon Trautmann chezWalde^
235 gr. KTÛTTOç : skr. vdpati 'jeter', lat. supâre 'jeter' dans dissipâre
etc., v. slav. sûpatl 'fundere' lit. sùpti 'ébranler'.
- r>27 -
'croître, gonfler', cf. g-ot. uf-hauJjan 'lucpoûv', etc.; cf. aussi
lit. pupà lett. pupa 'fève' : lett. paupt 'gonfler' (Peterssou
IF. XXIII .390). De là Kua^euuu 'désigner ou décider au
moyen de fèves', Kuamjûv, -ôjvoç m. 'champ de fèves'; Kuauiloi
'devenir nul^ile' (Aristopli.; cf. KÛaïuoç au sens de 'grossisse-
ment des seins qui se gonflent de lait'). Sur les noms indo-
eur. de la fève voy. Schrader RL. 106 sqq.^).
KÛavoç m.'lapis-lazuli (aùiocpuriçTliéopbr.); pâte vitreuse colorée
en bleu (xutôç, TreTTupujiuévoç, arfÙTXTioç id»; carbonate bleu de
cuivre (âirupoç id); verre bleu ou smalt A 24. ?)h. x\ 87'^).
Etym. inconnue; mot emprunté? — Le rapport avec lit. szrinas
lett. sirins 'plomb' (Prelhvitz ^ 249 avec doute), qui sont prob. des
emprunts slaves (cf. l'obscur russ.*n«^CM 'plomb') est fortuit. —
Pour skr. çyânid-h 'noir, bleu foncé' (= lit. szèmas 'd'un gris
cendré') voy. s. v. Kijauuv p. 456. — De là liom. Kûdveoç 'û par
ail. métr.) 'd'un bleu sombre" et nombreux composés en Kuavo-.
KÙap, gén. KÙapoç n. 'chas d'une aiguille' (Hpc). Voy. s. v.
Kueîv.
hom. etc. Kupepvâv 'diriger (un navire, des chars)', p — v est
dissim. de )a — v (Grammont Dissim. 4:5. 46. IJuck Gr. D. 70;
voy. aussi J. Schmidt Kritik 27 n. 1), cf. cypr. Kuiaepnvai inf.
'gouverner' GDI. 68,4 et le prétendu éol. KuiaepvrjTriç '-dTâçi
EM., puis att. TepPivGoç à côté de TepmvOoç, papva)nai <)Liâp-
vaiaai (inscr. métriques d' Ath., de Corcyre, etc.). La parenté
avec skr. kiihant- m. n. kfibari f. 'timon', lit. kumhras 'poignée
recourbée du gouvernail' kumhrys 'mancheron de charrue,
genou de varangue' kianhri/fi 'gouverner' ( bibl. chez ( )sthoff
IF. VI 14, qui tient ku^- pour ancien, à côté de quoi un *kum^-
1) On doit supposer des doublets *kuH- (^KÙFanoç) et ^ku-
>7r-, cf. TTav-ÔHiia (forme employée hors de l'Attique, cf. Harpocr.
161,30) Kuav-o^in V GDI. .5703 (Samos; c-f. 6[F]u)î)eKa : bvu): alternance
des suff. -fio- ->o-); att, irùavoç TTuaveipiijûv est une formation mixte.
Bru<:;:mann Gr.Gr.» 3J n. 1. M3: voy. aussi J. Schmidt KritiU l-2Ss<\.
Solmsen Javlenija 17 sq. Mansion Gutt. 132.
2) Cf. Lepsius Die Metalle lu den H^ypt. Inschr , Abh. d. Berl.
Ak. d. W. phil.-hist. Kl. 1S71, p. 117 sq., analysé chez Helbig L'épopée
hom. 127 sqq.: voy. aussi Schrader RL. 95.
- 528 -
= lit. kumh-) est probable, mais le détail est peu clair. Ue là
KuPepviiTrjç, -Trip m. 'i)ilote', etc. Lat. (juherno est un em-
prunt grec,
Ku picTiâv 'se précipiter TT 745, plonger 0 354; faire la culbute';
KupiairiiLia, -cTiç 'culbute'; Ku^iatriTrip m. (Ku^iaTrip Hésych. par
haplologie syllab.) 'faiseur de tours I 605. b 18; plongeur
TT 750; qui se précipite la tête la l""^ (Eur. Phén. 1151)'; cf.
KÙpri 'KeqpaXri' EM., KÛpriPoç 'ô KaraKÛvjjaç' EM., KuPnPâv 'Kupiujç
TÔ èm Triv KeqpaXfiv piTTieiv' EM. 'être pris de frénésie' Hésych.
Poil. Le groupe est suspect d'emprunt thrace ou macéd.; on
attendrait *Kuqpi(TTav; cf. ûw .Txubhanyû-h 'dansant, pirouettant',
V. norr. hoppa ags. hoppian lioppet{t)an 'sautiller', russ. kiihàrl
Tcuhéc 'toupie' hiiharëmû 'la tête la l*"^'. Zupitza Gutt. 121.
Ublenbeck Ai. Spr. 58. Torp chez Fick III^ 94. Falk-Torp
EVV. 418; i.-e. *qubh-\ voy. s. vv. kûtttuj Kùcpôç Kûqpoûv.
KÛpiTOV 'coude' (Hpc. etc.) est un emprunt latin, cf. cuhitum
cubitus; KÛpuuXov 'coude' Poil, en est une modification d'après
ùXévTi f. 'coude' ou bien (Solmsen Beitr. I 7) est tiré de Kupoç
m. 'cavité iliaque' au moyen du suff. -ujXo v. Voy. le suiv.
Ku^oç m. 'cavité iliaque' : lat. cuhifum -tis 'coude' (cf. KÛpuuXov
'kù^itov' Poil.), got. hups (<germ. comm. *yupi-) ags. hi/pe
V. h. a. Jiuf 'hanche', puis lat. cubô -are 'être couché' cumbô
■ère 'se coucher' (sens prim. 'se baisser pour s'étendre', cf.
Walde2 205) sab. cumha 'lectica' (Curtius° 529. Fick P 380.
Pedersen IF. Il 301.304), i.-e. *qeub- *qnb- '(se) ployer, (se)
voûter'; une forme nasalisée de *qub- aussi dans v. norr. ajjtr-
-huppr norv. dial. hupp et hump 'les flancs des animaux'
(p. ex. Ublenbeck Got. 8pr.^ '6b. Torp chez Fick III^ 93 sq.
Falk-Torp EW. 414. 429 sq. Feist EW. 148); Kupoç m. 'ver-
tèbre (Rhianos — ou Arrianos? — chez Poil. II 180) > dé, cube'
(cf. les sens de àcTTpaYaXoç) est identique au préc; le sens pre-
mier fut 'saillie, bosse — ou dépression'. De là Kupeûuj 'jouer
aux dés; courir un risque', att. Kupeiâ f. 'jeu de dés; risque'. —
Véd. çûpti-h zd supti-s 'épaule', alb. (G. Meyer Alb. Spr. 396)
sup {-p < -b-) 'épaule, dos', qui supposeraient i.-e. ^kub-, sont
à écarter, Voy, s, vv. kùttvi kÙ|uPî-| kùtttuu Kùqpôç,
— 529 —
Kvhàlvj, -o)uai "injurier'; cf. ô KÙboç* Xoibopîa, KttKoXofîa Hésych.
(KÛboç ms.)';, Kubâ-fX«Ç' Maxaç. Xoibopiaç IL, Kuba-fXÔ)neva • \oi-
bopou)iieva H., KubdTTeiv èTTiqpuuveîv H., Kuboi)Li6ç (K 523 etc.)'
TTÔXeiLioç. Oôpupoç, Tapaxn II., hom. Kuboi)Li6Îv 'faire du tumulte',
KuboiboTTÛv "faire du tapage' (Aristoph.) : v. slav. kudifi 'injurier,
blâmer', skr. Icutsdyati 'blâmer', m. h. a. hiuze 'gaillard, hardi'
hiuzen 'avoir le front de, oser' v. h. a, v. sax. /losc 'raillerie'.
Zupitza Gutt. 117. Le groupe appartient, selon Johansson
IF. XIX 1^7 sq., à une K. dont le sens général est 'être aigu,
piquer, heurter, percer, etc.', soit *(s)qeue- dans v. slav. kovati
lit. kâufi lett. JxOKt v. b. a. houwan 'frapper', — gr. (jKÛpoç
aKÙpoç 'éclat d'une pierre qu'on taille' m. h. a. tichiel 'éclat', —
lit. sku-t-ù skùsti 'racler, raser' etc., — lat. cûdo 'forger'
{*qeu-d ô; mais voy, Walde^ s. v., pour qui cûdô est abstrait
des compos., et remonte à un *caudô : candex 'souche d'arbre'),
skr. côdati 'pousser qc. vers', — v. h.a. .sciozan ags. scéotan
'lancer, tirer', alb. heî> 'je lance' (pour "^heô < *.sqeudo), —
*que-d- dans got./rô^r/ 'menace' hassaba adv. 'àTTOTÔ^uuç, d'une
manière tranchante' (< germ. eomm. *yuassa- <^\.-t.'^qiiod-to-)
V. h. a. {h)îvas 'tranchant' v. norr. hudta 'transpercer' (cf. kvjv-
baXoç m. 'cheville') v.h.si.fai'-hicàzan 'maudire' etc.; voy. aussi
Torp chez Fick III* 115. Falk-Torp EW. 437. Feist EW. s.vv.
Kubiaç* TÙ àv9n tôjv ôbovTuuv Hésych. : v. slav. ki/dati 'lancer',
ail. dial. hutzen 'lancer (les chiens) après' (Zupitza Gutt. 127.
Johansson IF. XIX 127) et voy. s. v. KÛvbaXoç.
hom. poét. KÛboç, -ouç n. 'gloire, honneur; sujet de gloire; ma-
jesté A 405'; compar. Kubiuuv 'plus avantageux' (Eur. Aie. 960),
sup. hom. poét. KObiaioç 'très illustre'; poét. Kub»)iioç 'illustre',
cf. Kûbi-àv€ipa adj. f. A 490. Z 124 'aux hommes glorieux';
hom. poét. Kûbiâv 'se vanter'; hom. poét. att. Kûbpôç 'illustre';
hom. poét. Kûbaivuu 'glorifier'; Kubdvuu 'célébrer £ 73; se
vanter Y 42': boni. KûbâXi)uoç 'illustre'. KÛboç < i.-e. *qûdos
est tout proche de v. slav. éî/ffo n. 'miracle, ])ro(lige' (< i.-e.
*qêudos), cï.ciijq cuti 'percevoir, entendre' gr. ko[F]6îv 'remar-
1) Le mot est vrais, dorien, et, pour pri-eiser, sicilien; cf. Aiy
de Aeschyli copia verb. 102 sq.
34
— 530 —
quer'. Bezzenberger BB. 27, 145. Berneker EW. 161. — Le
rapport avec gr. KÛeiv Kueîv (voy. s.v.) et skr. çfàyati 'gonUer,
devenir fort, puissant', i.-e. *keuâ-, p. ex. L. Meyer II 277.
Prelhvitz^ 249, est à rejeter.
Kubuuviov ludXov 'coing' (Stésich. fr. 29 Bgk^; cf. Ar. Ach. 1199);
Kubujvëâ -lâ f. 'cognassier, Piriis Cydonia L.' (Géop.); Kubuu-
vmv 'se gonfler comme un coing, lat. sorôriâré' (Anth.); Kubiu-
viiriç oîvoç'vin de coing' (Diosc.) ; Kubuuvô-ineXi (Diosc). Le coing
est dénommé Kobii)uâ\ov par Alcman fr. 90 Bgk, Kobu- étant
vrais, le nom asianique du fruit (cf. KOKKu-|uriXov 'prune'); ku-
biuviov n'est dû qu'à l'étym. pop., cf. Kubuuviâ f. 'ville de
Crète, auj. la Canée', sans qu'on ait jamais signalé spéciale-
ment le coing en Crète. Le mot grec a fourni à l'Europe le
nom du 'coing' (> angl. quince), lat. mâlum cotôneum et cy-
dônium > ital. cotogyia v.h.a. cozzan cottana chiitina m. h. a.
quiten sigs.cod-, god-œppel m.néerl. quëde v.russ. gduïia. Sur
la patrie du coing et son expansion voy. Hehn'"' 241 sqq.
Schrader RL. 646. Hoops Waldbiiume 549 sq.
Kuéuj -ô), et KÛuu (seul. prés, et aor. è'KiiO"a), ptc. prés. cYKiioucra
'être ou devenir enceinte'; kuÏcTkuj 'féconder', intr. et pass.
'concevoir'; kùoç, -ouç n. 'fœtus' (Kuo-TOKÎâ f. 'accouchement',
KÛoupâ f . 'plante abortive', è'YKuoç 'enceinte, pleine' : skr. çîçii-h
'petit d'animal, enfant', y.non'.hûnn m/sens); Kvjap, gén.KÛapoç
n. 'chas (Hpc); trou de l'oreille Poil.' (: arm. sor, gén. soroy
'trou, caverne, tanière', lat. caverna < *îiOU-. Meillet MSL.
X278; sor < arm. comm. *.soMo>'o- i.-e.*Â-oMero- resp. *Â-OM;'ro-.
Lidén Arm. St. 111. 113. Meillet MSL. XV 354), KÙaGoç m.
KuXa pi. KÛ)aa n. KÛpoç n. (voy. s.vv.) : skr. çvdyati 'gonfler',
lat. inciens {^en-cuiens) 'enceinte'; i.-e. ^Jceuâ- '(se) voûter',
voy. s. V. KOÎXoç p. 481.
KuGvôv TÔ âKuov cpàpiuaKOv. Kai TioXÙKuGva TToXûcTTrepiaa. kuGvov
Yàp TO (TTiépiua Hésych.; KuBujbeoç" buaôcTiaou H.; uaKuGd" ùôç
dqpôbeuiiia H. : lit. szûdas lett. sûds 'ordure, excréments', i.-e.
*kûdh-, selon Fick I* 426.
hom. etc. kukcîv 'troubler en remuant, bouleverser'; KUMicrî-Teqppoç
'mêlé de cendre (Ar. Gren. 70)'; KUKeibv, -ûvoç, épid. KUKâv
GDI. 3339, 104, ace. hom. KUKeiûJ (c.-à-d. KUKrnjù) KUKeô) (*ku-
— 531 -
KâFujv) m. 'breuvage composé'; KÛKriGpov 'spatule pour mé-
langer; fig. brouillon (Ar. Paix 654j'. Etym. incertaine. Selon
Bezzenberger BB.27, 170 cf. lettsusla'boiason sirupeuse' lit.
szàuksztas 'cuiller' sziiikszmès 'éboulis, balayures' .sziùhsztus
'(pain) mêlé de balle ou de son', i.-e. *kuk-. Selon d'autres,
p. ex. Vanicek Lat. Spr.^ 207, Fick P 8(J4 (alternance -I- : -g-;
-u- par réduction, cf. vûE, i.-e. '^sqoîc- *8qog- 'remuer'), cf. skr.
Idiâjat'i granmi. 'remuer' khoja-h khajal'a-h khajâ 'bâton à
remuer, pilon de baratte, cuiller', v. norr. skuka 'secouer,
ébranler' skaka strokk 'battre le beurre' ags. ftceacan angl. shake
'secouer'. — Got. gén. /i?^_(/is 'esprit, voûç' (en tant que '*bouil-
lonnement, agitation de Tesprit'. Uhlenbeck PBrB. 22, 541 sq.
Ai. Spr. 313. Got. Spr.- 83) v. norr. Jiugr y.h. a., hugi 'pensée',
pour lesquels les étym. sont multiples autant que peu sûres
(voy. Charpentier BB. 30, lô^îsqq. Feist EW. 146. Torp chez
Fick Iiri 91. Falk-Torp EW. 424 sq.) sont à écarter. — Lat.
cocêfu m 'gemis edulii ex melle et papavere factum' Paul. Fest.
(Prellwitz^ 251) est un emprunt gr. KUKriTÔv, avec -o- pour -u-
d'après coquô (Walde^ 173). — Lat. cinnns 'breuvage com-
posé', d'origine obscure (voy. Walde- 162), est à écarter.
kûkXoç m. 'cercle, rond; roue V 340; mouvement circulaire, etc.',
pi. kûkXoi et Ta KÛKXa 'roues (Hom.), etc.' : yéà.cal:rd-h 'cercle,
roue', pi. cakrd (sur quoi Ton fit dès l'époque présanskrite un
sg. cakrd-ni, cf. Meillet IF. V334) zd caxra- m. 'roue' < i.-e.
*qVeqiilo-s, ags. hicéol {hiceoivol) v. norr. hiôl 'roue' < germ.
comm. *;^Mefjlw/o-, lit. kàklas 'cou', phryg. (Fick BB. 29, 239)
kîkXtiv 'la grande Ourse' (e.-à-d. 'le Chariot'), formes redoublées
de i.-e. *qiJel- 'tourner qc.', cf. v. pruss. kelan = v. norr. huel
'roue', v. slav. kolo 'roue' '), puis gr. TTëXo|iiai ttôXoç, voy. s. vv. ;
il y a eu délabialisation des labiovélaircs devant et ajjrès -u-
(p.ex. Brugmann Gr.Gr.s 116. 176. KVG. § 178). De là kO-
kXioç 'rond, circulaire', kukXêîv 'faire tourner en rond', kukXoOv
'arrondir en cercle', etc.
KUKXo-TÊpnç 'arrondi au tour dlrdt. IV 36); hom. (|ui s'arron-
dit; rond, circulaire' < kûkXoç + R. tei\,->') 'tourner', cf. aor.
1) QrixW. pcl 'boule' (Zupitza (tutt. 56 sq.) est selon Thunieyson
GGA. 1907, p. 805 l'eniprunt lat. pila.
— 532 -
€Tope A 236 Ml transperça' Topoç m. 'ciseau' Topvoç m. 'tour' etc.
Fick BB. 1, 236. Flensburg Stud. auf d. Geb. d. idg. Wurzel-
bild. I 69. 94.
KÛKvoç m. 'cygne', prim. 'le blanc' : skr. çôcafi 'briller' çûci-h
'brillant, blanc' selon Wood Ara. J. Ph. 21, 179, cf. v.b.a. elbiz
'cygne' : lat. albus 'blanc', voy. s. v. àXcpoç p. 48. — Skr. ça-
kunàh 'oiseau, souv. grand oiseau ; — geai ou gelinotte' (Fôr-
stemaun KZ. 3, 52. Zimmer Ai. Leben 430 et bcp d'autres;
bibl. cbez Osthoff Et. Par. I 246), v.slav.soA'oZ^î 'faucon' (Fick
P 45. 425), lat. cicônia 'cigogne' (prob. : v.b.a. huon 'poule',
lat. canô 'chanter') sont à écarter. — L'hypothèse kû-k-vo-ç :
arm. sa^ 'oie' (Osthoff 1. cit.) tombe, sag =\.s\a,y. sova'chonette^
étant i.-e. '^kauâ, voy. s. v. KaûâE p. 422.
KVJKuov TÔv aiKuov Hésych. ; KUKÙiZa' Y^^xeîa KoXoKuvTa H. :
lat. cucumis -eris 'concombre'; voy. Hehn^ 304 sqq. Si ces
mots sont indo-eur., un rapport est possible avec skr. çvdyati
'gonfler' gr. Kueîv lat. cavos inciens\ O'îkuç m. *(TéKuç (cf. Ze-
Kuuuvioi GDI. 3162. 3167. 3169 etc.) aiKuoç et ctikuôç m. 'con-
combre', ion. CTiKÛri att. (TiKÛâ (lac.) aeKOvjâ H. 'melon (?)' pour-
raient être des emprunts thraco-phryg. (Hirt IF. II 149 n.; voy.
aussi Kretschmer KZ. 31,335); cf. v.slav. #ï/fc// 'courge'; selon
Walde- 206, cr- et t- ont pu rendre diversement un^- ou un t'-,
un k'-. — L'hypothèse d'une assim. eu gr. et en lat. (kuk- cuc-
< Huq- : *tueq-. Johansson IF. II 14) n'est pas plausible.
KÛXa* Ta ÙTTOKàriu tOùv pXeqpàpiuv K0iXu)|uaTa Hésych., cf. Suid.
Phot., aussi KuXdbeç f. pi. Eust., KuXibeç f. pi. Poil. Appartient
à la souche de kuêÎv koîXoç (Curtius^ 157); cf. KûXuuv (Xén.)
KuX[a](Joç (Larisa) = KuXahoç (Argos) '*qui a de forts KÛXa'
(Solmsen Beitr. I 88 sq.), KuXoibmv 'avoir les yeux gonflés'
(Ar. Lys. 472 ; cf. Sutterlin Vcrb. den. 30 : oîbdv oibeîv 's'enfler').
— Le rapport avec lat. cilium 'la paupière inférieure' (< *ce-
lio-m '*qui cache' : lat. cëldre), kùXov ayant signifié 'paupière'
(Frôhde BB. 17, 317), est moins probable. — Pour v. h. a. hol
'creux' got, us-Jiidôn 'creuser' (Curtius 1. cit.) skr. A'wZ^tt 'canal'
(< i.-e. "^q-) voy. s. v. KauXoç p. 422 sq.
KuXivbuu (< i.-e. *q'^î-), att. KuXivbéuu -uj, kuXiuu (prés, refait sur
aor. èKÛXîaa < *-ivb-(Ja) 'rouler'; KÙXivbpoç m. 'cylindre, rou-
- 533 -
leau'; KuXicTTpâ f. 'l'endroit où le cheval se poudre' (Xén. Eq.
V 3); ion. att. KaXivbeîaBai (< i. e. *g/-; sur cette alternance
voy. Brugmann Gr. Gr.^ 85 bibl.) 'se rouler* : skr. kundâ-m
Vase de forme ronde, cavité ronde dans le ?>oV{<.\.-Q.'^qlnd6-m)
Tcundald-ni 'anneau' (Fortunatov Bli. 6, 216); voy. s. vv. kêXXôv
gl. KuXXôç; \.-Çi.*{s)qel- 'idée de courbure'. — Le rapport avec
arm. holov 'le fait de rouler, mouvement circulaire' holovim 'je
roule' (Meillet MSL. X 282. Pedersen KZ. 39, 387) est révo-
qué eu doute par Lidén Arm. St. 131 sq. (i.-e. *ç[- > arm. TcJi-,
non h-).
KÛXiE, -iKOç f. 'coupe, vase à boire' < '^q°l-, voy. s. v. kûXuH
p. 400; dim. KuXixvr) f. < *KuXiK-avci. Brugmann Gr. Gr.^ 97.
Grdr. IP, 1,265. — L'opinion qui rapproche KuXixvn des dim.
en -ixo-ç (G. Meyer^ 284. Solmsen Beitr. I 192) n'est pas pré-
férable.
KÛXXa* aKÙXa£. 'HXeîoi Hésych. Voy. s. v. (TKÛXaE et Osthoff Et.
Par. I 275 sqq.
KuXXôç 'courbé (main), tortu, déformé'; KuXXaivai 'courber' (Soph.
fr. 625N.^); hom KuXXo-iTobiujv 'aux pieds tortus', épith. d'Hé-
phaistos 0 331. kuXXôç < *kuX-vo-ç, \.-Q.^q"l-no-s : skr. liini-h
(< skr. conim.*Ar?î<'-, i.-e. *ql-ni-) kûnàni-h 'paralysé du bras'
(Fortunatov BB. 6, 216), R. {s)qél 'idée de courbure' (cf. ku-
Xivbuu), dont le degré normal est attesté par kéXXôv {^qel-no-)'
aTpepXôv, ttXoitiov liésych. — Sommer Gr. Lautst. 63 ramène
ces mots, en tant que *Kup-X6-ç *K6p-X6-ç kuni-h < *qr-nl-, à
la R. parallèle </<?>• 'courber' (cf. gr. Kupiôç Kopuj[îf]v6ç lat.cwr-
ro.s coJiiher '*qui se courbe, *qui se tortille, couleuvre' dissim.
de *con(-hro-s), ce qui est phonétiquement possible, mais non
plus vraisemblable.
hom. etc. KÛ)na, -aïoç n. 'ce qui s'enfle, flot, vague; cimaise;
fœtus; fruit de la terre, jeune pousse'; hom. KOiuaivuu 's'enfler
(mer), onduler, être gonflé (de sève, de désir, de colère, etc.);
être enceinte (TacTTcpa)'; KûiaaTiâç, ion. -ir|ç 'houleux (Esch.
Hrdt.); qui soulève les vagues(Hrdt.)'; èTKuuiuv. -ovoçf.'j)leine,
grosse'. Voy. s. v. Kueîv.
hom. KÛjaPaxoç 'qui tombe la tète la 1" E 5St); ni. cimier d'un
— 534 -
casque 0 536' : KÙiupri 'tête, KÛcpri' EM. Suid.; voy. s. vv. ku-
Picrrâv kvjtttlu.
KU|upri f. Vase, tasse, coupe; petite barque' ^); KÛiapoç, -ou m. et
-oç -ouç n. 'coupe' (Nie); KU)uPaXov ord, pi. 'cymbale'; hom.
dtvttKujLiPaXiZiuj 'se renverser avec fracas' TT 379; dim. KU|Lipiov
'petite tasse' : skr. Tcûmba- m. ou n. (= KU|upo-ç) sorte de coif-
fure de femme (sens premier : 'courbure'), gaul. Cumha n. pr.
(> fr. combe) '*convallis' irl. (Stokes KZ. 40, 247) cum 'vase'
cummal {'^kumhalo- ou *kumbalâ) 'coupe' gall. cicm 'vallée'
bret. Tioinh 'vallon' Jcomn/'augé' (Fick II* 93. Henry Bret. 74.
Pedersen K.Spr. 1 119. 187), ail. raod. hiimpe ^M;»jjew'hanap'-)
angl. hump 'bosse' néerl. homp 'quignon' norv. mod. hiimp
'monticule' (p. ex. Falk-Torp EW. 429 sq.), i.-e. *qumb- '(se)
courber', cf. les formes non nasalisées *qeub- *qzib- s. v. kû^oç
p. 528, puis skr. kumbhâ-h m. 'pot, cruche' (au duel, 'les globes
frontaux de l'éléphant') zd xumba- 'pot, cavité' (Curtius^ 158)
pers. mod. (Horn Npers.Et. § 493) xum{by ^oi, cruche'<indo-
iran. ^khnnibha- (alternance i.-e. q- : qh--^ -b- : -bh-), enfin gr.
KÙpoç* . . . TTàqpioi bè tô rpu^Xiov Hésych., et, avec un -b- am-
bigu, wakhi (dial. du Pamir) l'ubûn 'coupe à boire, en bois',
pol. Jcubek 'coupe'; voy. s.vv. KÛrrri kûtttuu Kûcpôç. — Etym. sém.
(Lewy Fremdw. 151 sq.) à écarter.
KÛjuivbiç, -loç et -iboç m. prob. 'une chouette' (Z 290. Ar. Ois.
1181. Plat. Arstt.), cf. kikujuiç kikuilioç kîkuPoç cités s.v. KauâE
p. 422. Textes et hypothèses chez Thompson Greek birds
108 sq.
KUjulvov 'cumin' (êirpiaev Sophr. fr. 110 K.); KU|aîvo-TTpi(JTnç, -ou
m. (Posidipp. Arstt., cf. Ar. Guêp. 1357) 'qui scie un grain de
cumin, c.-à-d. ladre, avare' ( : Trpiuu 'scier'), emprunt sém., cf.
hébr. kammOn 'cumin', bibl. chez Lewy Fremdw. 38 sq.; voy.
aussi Hehn ^ 203 sqq. Schrader RL. 486 sq.
1) L'oiseau KÛjupr) (TTTepopd|noveç KÛ|LiPai Euipéd. 188) n'est pas
identifié; cf. KÛ|npar ôpviBeç Hésych., KuiaPaTeuToi • ôpvieeuTaî H., KÔ|Li3a'
Kopiûvri. TToXuppnvioi H.; voy. s.v. okuûv};.
2) AU. humpen est rattaché par Schroder Z. germ. Abl. 19 sq.
à ail. napf (v. sax. hnap < *hanap-).
— 535 —
boni. Kuvd)auia, -àç f. 'mouche impudente, litt. mouche qui at-
taque les chiens', injure O o94. 421, pour *Kua- < \.-e.*hiU)>-
(cf. véd. çurà-hhih instr. pi.) par insertion du v de kuvôç etc.
Rru-mann MU. II 255. Grdr. II-, 1, 84.
KÛvbaXoç m., pi. -a n. 'cheville de bois' Poil.; KuvbaXicriaôç m.
(KuvbâXri f. Hésych.) 'jeu de la toupie' Poil.; KuvbaXo-TraÎKTnç
m. 'qui joue à la toupie' H. Contient une forme nasalisée de
i.-c.*quë-d- 'être aigu, piquer, percer' attesté par x.uovr.hudta
'transpercer' v. b. a. {h)fcas 'tranchant' etc. (Bugge Nord, tidskr.
f. fil. 3, 204. Johansson IF. XIX 127. Falk-Torp E\V. 437
s. V. hvas 'tranchant'], cités s. v. Kvhâlvj sub fin.; cf. aussi
Kubiaç gl.
Kuveuj -Où 'baiser' (-0- p. ex. Ar. Paix 1138. Eur. Or. 1507) pour
*Kuvécruj < *Ku-ve-(T-)ai avec infixe -ve-, R. lus, cf. boni. aor.
è'Kucrcra, selon Johansson Verb. deriv. 108, Kretschmer KZ.
31, 470, Schulze Qu. ep. 79 n. 1, Hirt Hdb. § 433. — Got.
kukjan 'baiser' v. norr. koss v. h. a. kus (th. *ku.ssu-) 'baiser,
subst.' ne sont pas éclaircis; bibl. chez Fcist EW. 169 sq. —
V. corn, citssin m. gall. ctissan 'baiser, subst.' (Curtius'' 159)
sont des emprunts germ. (Brugmann Grdr. IP 971). — Skr.
cumbati 'baiser' < '^cunv-antf (Wackernagel Ai. Gr. I 184)
n'est pas conciliable avec l'explication ci-dessus; skr. kics ou
kuç 'amplecti' {kûsi/ati) n'est pas attesté, cf. Curtius 1. cit. —
Le rapport de Kuvéuj en tant que dénom. avec véd. ciindm
'bonheur' (Zubaty Listy filologické '2S [1901], 81-91 bibl.) ne
convainc pas.
boni. etc. KUTràpiacroç, att. -ttoç f. 'cyprè.s'; hom. etc. Kuirapia-
aivoç adj. Emprunt à une Ig méditerr. Sur les mots en -acroç
voy. Kretschmer Einl. 405 sq(i. Fick Vorgr. Ortsn. passim.
Hirt Indog. 570. Lat. cupressus est plutôt un emprunt direct
à la même source qu'un emprunt grec, cf. Meillet MSL. XV
162. — L'étym. sém. (Lewy Frenuhv. 33) ne satisfait pas;
voy. aussi Hehn'' 276 sqq. Schradcr KL. 492 sq.
hom. etc. KÛrreipoç m. (f.) et -ov, dor. KÛTtaipoç (Alcm.), ion.
KÛTTepoç (Ilrdt.) 'souchet, Cyperus L.', plante. Etym. obscure,
sém. selon Lcwy Frcmdw. 40 sq., qui rapproche KÛTreipoç et
KÛTTpoç (voy. s. v.) d'uu même hébr. kôper.
— 536 —
KVJTTiv TpuJYXr) Ilésjch. (-0-?); hom. etc. KÔîreXXov 'coupe, vase à
boire'') : skr. M/)a-A 'fosse, caverne, source', lat. cw/ja 'cuve'
(Curtius^ 159), ags. hyf'ruche' v. norr. hûfr' coque d'un vais-
seau' (Zupitza Gutt. 128), i.-e. *qëup- '(se) voûter (soit vers
l'intérieur, soit vers l'extérieur ou le haut)' dans zd kaofa-
'montagne ; bosse du chameau' v. pers. kaufa- 'montagne', ags.
liéap V. sax. hùp v. h. a. Aow/"mouceau, troupe' (< germ. comm.
*xaupa-, i.-e. ^qoupn-) v. h. a. hûfo ail. haufe 'monceau'
(<g-erm. comm. *;^âip«w-), lit. Jcaûpas v. slav. kupû' monceau',
V. h. a. hovar 'bosse' (<gerni. comm. *yufra-), lit. kuprà lett.
Jcuprs 'bosse', v. h. a, hubil 'colline', lit. hùpstas 'colline' l'ù-
peta 'petit tas de foin ou de paille' lett. kupt 'se prendre en
boule', puis cf. i.-e. *qô{u)p- (Trautmann Germ. Lautges. 23)
dans V. norr. hâpr 'monceau' lett. Mpa 'tas'^), aussi v. norr.
hoj) 'baie, golfe' ags. hôp 'cercle, cerceau' (cf. i.-e. *qô{u)hh-
*qubh- gi'.KXJçpôç), — i.-e.*g'M9^-(lljinskij Archivf.slav.Philnl.29,
169 sq.) dans russ. Jcopîï 'monceau' &\oy. Jcop 'touffe, toupet' 3);
cf. encore skr. kûmba- 'coiffure féminine' (cité s. v. KiJ|aPri)j
V. norr. Mfa ags. hûfe v. h. a. huha 'bonnet' (Johansson Beitr.
135 sq.). I.-e.*qeu-2}- *Qeu-b- (ku^oç, got. hups, lat. cubitum)
*qeu-bh- (Kûcpôç) (cf. avec d'autres déterm. *qeu-g- : lit. A'itgis
m. h. a. schoc 'tas de foin', *qeu-q- : skr. l'ucàfi luncatë 'se
courber, se contracter', goi.hauhs'hau^Ù , Mt.kaukarù 'colline',
*qeud- : skr. kakûd- 'sommet, voûte', lat. cacUmen 'sommet',
*qeu-t- [voy. s. vv. KÛTOç (TkOtoç], *qeu-dh- [voy. s. \. KevQw],
etc.) sont des élargiss. de *{s)qeu- 'se courber, se voûter; en-
tourer, couvrir' dans lat. cuirmJus 'monceau', etc. Johansson
IF. XIX 129 sqq. (bibl.) Walde^ s. vv.
1) Sur hom. àiuqpi-KÛireWov (béiraç) 'vase à double coupe' voy.
Helbig- Ep. hom. 461 sqq. (bibl.), dont l'interprétation 'vase muni de
deux anses' veut s'étayer d'une étym. erronée; l'avis de Bezzen-
berger chez Helbig- 475 n. 2 (KÛireWov '*anse': v. h. a. fwva?' hubil
etc.) n'est pas meilleur.
2) Ambigu; a été aussi rattaché à la souche de gr. KâiTTiu
lat. capiô.
3) La souche de got. skuft 'chevelure' russ. cubtt et cupii
'chignon' (i.-e. *sqêub- "^sqêup-) s'en sépare vrais., cf. Berneker EW
160 sq. (bibl.).
— 537 —
Kuirpîvoç m. 'carpe' (Arstt.). On a supposé une chute par dis-
siui. d'un p radical et rattaché le mot à skr. caphara-h 'une
carpe, Cyprinus sophore' lit. szàpalas 'dobule, Cyprinus do-
bula', puis au groupe v. h. a. karp{f)(> lit. karpa gall. karp
russ. karpkorop serb. krap mAat.carpa 'carpe', oùG. Meyer
(AlbSpr. 204 s. v. Rlh.kmp 'poisson rouge de la Bojana') voit
un mot préaryen d'Europe; cf. Uhlenbeck PBrB. 19, 331. 26,
288 sq. Schrader RL. 408 sq. Niedermann BPliW. 1903, col.
1305. Walde^s. V.
KÛTTpoç f. 'cyprus ou henné, Lawsonia alba' (Diosc.j; KÙTrpïvoç
adj. Emprunt séni., cf. hébr. kôper m/sens; bibl. chez Lewy
Fremdw. 40 sq. : voy. s. v. KÙireipoç.
KÛTTpoç 'mesure de capacité pour les céréales, laëipov aitnpôv
Hésych.' (Alcée chez Poil. X 113. Dittenb.^ 155, 14), cf. fi)ii-
KUTTpov 'boisseau' (llippon. chez Poil. 1. cit.). Emprunt sém.,
cf. hébr. k'^por 'coupe'? Lewy Fremdw. 263.
hom. etc. kûktuu, pf. KÊKuqpa 'se baisser en avant': KUTTiétZ^uj 'être
penché sur, être aux aguets'; KÙpbaadv. 'tête baissée' (Aristoph.) :
Kûqpôç, voy. s. v.
K û p p i ç, -eujç, ord. pi. KÙpPeiç, ion. KÙpPieç. Etym. indiquée s. v. Kap-
TToç II. p. 415 sq.
Kuptîpia pi. n. 'paille de blé' (Ar. Cav. 254. Hpc); KupiiPio-TTiO-
Xnç, -ou m. 'marchand de son'; att. KupnPiujv, -luvoçm. '*rhom-
me au sou', sobriquet. Origine obscure; étym. impossible de
Fick P 294.
att. KupÎTTUj 'cosser' (Esch. Plat.); KupiiTiXoç (cf. koputttîXoç
Théocr. V 147)* kopùtttîiç. tiXiiktiiç Hésych.; — KupriPâZ^uu
'cosser' (Ar. Cav. 272); Kupripâtriç koi KÙpri^oç' ô àcreX-friç èv
TLÙ Xoibopeîv H. Kup- < i.-e. *k''r- : KopuTmu 'cosser' (voy. s.v.
p. 498), de la souche Képaç cerebrum. — Pour skr. çnaga-m
'corne' (L. Meyer II 384) voy. s.v. KpaTToOv p. 505. — La t.
coniscô 'cosser' est suspect d'emprunt 'Thurneysen GGA.
1907, p. 806. Walde'-^ 195).
KupKavdv 'mêler, brouiller' (Hpc. Ar. Th. 29). Étym. obscure;
on trouve KÛKùvâv Ar. Th. 552 à côté de kukcxv m/sens; voy.
DebrunnerIF.XXI 27. — V.pruss. (Prelhvitz-252 avec doute)
(6/rg'rt-)A-arA76' 'cuiller' est un emprunt au \)o\.korzkieic 'eu
— 538 —
que l'on a apparenté à lett. 'kai-ote 'cuiller' (bibl. chez Traut-
mann Apr. Sprd. 312), «e qui rompt le rapport avec un KupK-.
KÛpva* Kpavla Hésych. Voy. s. v. Kpâviov p. 508.
KÙpvoi* 01 vôGoi Hésych. (macéd. selon Phot. s. v. Kûpvoç; cf.
Solmsen Beitr. I 104) : skr. Txiindd-h {-nd- < -rnd-) 'fils illé-
gitime'(?), \.wo\'\'.ho)'miiigr''\)2ii-à\à\ ZupitzaGutt.207. Falk-
Torp EW. 54.
KÛpoç, -ouç n. 'autorité, puissance; sanction'; Kupioç m. 'maître'
(thess. Kùppov < *KOpiov GDI. 345, 20. 46) ; Kûpoûv 'sanction-
ner'; â-Kûpo^ 'qui est sans autorité, sans valeur' : skr. çûra-li
'fort, vaillant; héros' zd sûra- snm- 'fort, puissant' skr. çâ-
vïra-h 'puissant' (< *çai'l-vira- '*possédant des hommes forts'
selon Charpentier IF. XXVIII 171), gaul. Kaûapoç irl. caur
'héros' gall. caicr corn, caur 'géant', puis ^\\ Kuàpn' fi 'AQnvâ
Hésych.; i.-e. *keua-. Curtius'' 158. Brugmauu Grdr. P 434.
557. IP, 1, 351. Îf. XXVII 275; voy. s. v. Kuéiu -iL.
lac.Kupcràvioç m. Kupcrîov Hésych. 'jeune homme' (lac. ■(?-< -8-).
Voy. s. V. (JKupBdXioç.
KÛpTOç m. 'nasse de pêcheur; cage' et dérivés; voy.s. v. Kapta-
Xoç p. 416 sq.
Kupxôç 'courbé, voûté, bombé, arrondi, bossu (chameau), con-
vexe'; Kuptôiriç, -xriTOç f. 'courbure, convexité: dos courbé';
hom. KupToOv 'voûter' ; KÛpTuj|Lia, -aTOç n. 'convexité : bosse' etc. ;
voy. s. V. Kopuuvôç p. 499 sq.
hom. poét. KÛpu), fut. KÛpcruj, aor. e'Kupcra, et (depuis Hsd. Trav.
755) Kùpéuj -lî), fut. Kupri^uj 'rencontrer par hasard; atteindre':
hom. KÛpjua n. seul. nom. et ace. 'trouvaille, proie'; — 'escroc'
(Ar. Ois. 430). Pas de corresp. connu. — Gr. koplitttuj KupÎTiiu
'cosser' (Prellwitz^ 253) ont un sens bien spécial; — sabin
curis 'lance' (L. Meyer II 382) étonne ^).
1) Le rapport Gûp-â 'porte' : Baipôç 'gond de porte' (<:*6Fap-io-
i.-e. *dhyr-iô-) me suggère un rapport *Ki3p-iuu : Kaipéç 'occasion'
(<;*KFap-io- \.-Q,.*knfiô--, pour i.-e. *fc«- > gr. k- cf. Koirvôç < *9i,'^/>-
-nô-s^ KapTTÔç 'poignet' < *kurpô-s, chez lesquels on explique la chute
du -11- par la dissim. vis-à-vis de la labiale siibséquente, mais aussi
Kopeîv < *Â;w- : lit. szî;arùs 'propre'), R.kuer {kuer o\\ que)'?)\ l'étym.
de Kaipôç fournie par Brugmann IF. XVII 363 sq. et reproduite plus
haut p. 392 est à coup sûr compliquée et n'emporte pas la conviction.
— 539 —
KucTÔç (m.)" r\ TTUYr). r] "fuvaiKeîov aiboîov Hésycb., cf. Hrnd. II 46.
VIII 4. fr. 19 (< *Ku6ioç ou *kut!OÇ, ou *kvQ-Ooç, *KUT-aoç; :
KÙcfGoç m. 'pudeuda muliebria' ('Eup. Ar. < *ku6- ou *kut-[ct]-
-Goç); Kvjcraapoç m. 'anus'(Hpc.Gal.j KiiTfT)apoç m/alvéole
(Ar, Guêp. 1111. Arstt.); voûte (du ciel/ ( < *KUTFapoç i :
lat. (Frohde BB. 14, 100. 16, 196) cuniitis i*kuf{s)no-s ou
Vcudhsno-s-^ pour lat. cutnrmuni 'vas, quo in sacrificiis vinuni
fundebatur' Paul. Fest. voy. Walde^ s. v. ; pour lat. custos
'gardien' voy. l'étym. indiquée p. 444 s. v. Keùôuu), gall. civthr
'anus, vulva' (Strachan KZ. 33, 306 ; voy. Pedersen K. Spr.
1 134) m. irl. cuthe 'fosse' (Zupitza Gutt. 128), gr. kùcttiç, -eujç
et -iboç f. 'vessie; pocbc ou sac de peau', skr. hûsthah 'cavité
lombaire' Mstha- m. 'entrailles, bas-ventre', n. 'chambre aux
provisions; mur de clôture; surface enclose, etc.', i.-e.*qeu-dh-
*qeut-\ voy. spéc. Johansson IF. XIX 128 sq. fbibl.). A ces
mots dont le sens P'" est 'trou, cavité, convexité' (cf. avec un
élargiss. différent '\.-Ç:.*qeu-Tc- *qeu-g- dans lat. cûJus [*qug-slo-
*qi(Jc-slo-? Voy. Walde- s.v.], lit. lûHzys l-fizi/s lett. lûse 'cun-
nus', etc.) sont apparentés gr. kùtoç, -ouç n. 'vase, coupe, urne'
KUTÎç, -iboç f. 'petite caisse, boîte', lit. kufi/s 'bourse' (Frohde
BB. 14, 100), x.h.a.hodo wAris. hotha 'testicule' (Berneker IF.
X 155; th. en -en- : lat. ckujius < *cutn-o- pour Brugmann
Grdr. IP, 1,264), gall. i-ird 'scrotum' (Zupitza Gutt. 12Si, qui
ne se séparent guère de la famille de gr. kùtoç 'voy. s. v.) lat.
cutis 'peau' et mènent à un i.-e. *is)qeu- 'couvrir, envelopper',
d'où 'disposer en voûte autour de qc, voûter, bomber; con-
vexité vers le dehors ou le dedans', cf. Walde* 212 et voy. s.v.
KÛTiri, p. 536.
KÛTicroç f. (m.) 'cytise, Mcdicngo arborea L.' (Gratin. Eupol. Hpc.
Théophr. Tliéocr.) est rapproché de kutIç 'boîte' kûtoç 'enve-
loppe, peau' par Brugmann Ber. d, siichs. G. d. W. 1899,
p. 185 ; le rapport ])Ourrait n'être que fortuit, et kùtictoç irait
de pair avec Kepaaoç Tiiaoç KÛpTracroç ttùEoç, suspects d em-
prunt; voy. s. vv. et Boisacq MSL. XVII 56 sqq., spéc. 59. Sur
la plante voy. Hehn*' 399 sq. Schrader RL. 493 sq.
KÙTOÇ, -ouç 'creux, cavité (d'un bouclier, d'une cuirasse); vase,
coupe, urne'. Etyni. indiquée s. v. kuJôç. — kùtoç 'enveloppe'
— 540 —
n'en diffère pas ; voy. le même art. sub fin. et cf. (Tkûtoç 'peau,
cuir ion. èYKUTt 'jusqu'à la peau', lat. ciitis 'peau', ags. h//d
V. h. a. hût 'peau' (< germ. comm. *xûdi-, i.-e.*qUti-), lit. Mau-
taî m. pi. 'balle (du blé, etc.)' v. pruss. Tceuto 'peau' (Curtius^
169) etc., puis, dans un autre sens, prob. v. h. a. hutta 'hutte'
got. V. h.a. etc. /m.s- 'maison', lit.^7*^is 'étable' lett. ^^M^s'étable;
cadenas', i.-e. *sqeu-t- 'couvrir, cacher' (élargiss. de *sqeu-;
voy. aussi s. v. kùtth sub fin.j; ags. hos 'cosse' v. h. a. hosa 'cu-
lotte' (Zupitza Gutt. 127 bibl.) représentent *qudh-so- ou *quf-
•so- (Walde^ s. v. cutis)'^ cf. encore m.irl. codai 'peau' (Stokes
Rev. celt. 27, 87) < *qudh-.
hellénist.KuqpeWa n. pi. 'creux de l'oreille (Lycophr.); — nuages
(Call. Lycophr.)' < *qubh- : *qûbh- dans Kûcpôç, voy. s. v.
KÛxpajuoçm. (Arstt., aussi k(- kI- mss., KiYKpâ)aaç Hésych.) prob.
'râle, Rallus crex et Rallus aquaticus L.', cf. Thompson Greek
birds 109. Etym. inconnue; onomatopée?
KDqpoç 'courbé en avant, voûté' (P 16. Ar. Ach. 703); KO(poç,-ouç n.
'bosse'; Kûqpoûv 'courber; pass. devenir bossu'; KûcpÔTriç, -iriTOç
f. 'gibbosité'; KOcpuuv, -uuvoç m. 'manche de charrue; carcan'
< i.-e. *qubh- dans skr. huhjd-h (< i.-e. *qi(hgho-s c.-à-d.
*quhh-îco-s) 'bossu' = m. h. a. hogger Jwger 'bossu" (Bartholo-
mae IF. X 18 sq. Brugmann Grdr. IP, 1, 476); cf. kutttuj
p. 537 et voy. le groupe skr. kuhhanyii-k etc. s. v. KuPiaïav
p. 528. — Le groupe Wt.gîiha "moncesin' su-gcmbti 'récolter le
blé' dvi- tri-gubas 'double, triple' lett. guht 'se courber' v. slav.
gûnatl 'ployer' v. slav. russ. gûhezl 'courbure' (Fick BB. 7, 94.
Wb. I* 414) est à écarter; voy. Berneker EW. 366 sq.
KuipéXri f. 'boîte, coffre; cellule d'abeille; cavité de l'oreille >
(comme KuqjeXiç, -Iboç f.) cérumen' ; KÙipeXoç m. 'hirondelle de
rivage, Hirundo riparia L.' (vivant dans des trous du sol), cf.
Thompson Grcek birds 109. Appartiennent, eu tant que *quh-
"^qup- ou *quhh-s-ela -eJo- aux groupes étudiés s. vv. kû^oç
KÛTTr) Kûqpôç, l'idée dominante étant 'cavité — convexité'.
KLiujv, gén. Kuvôç, voc. KÙov, ace. KÛva pour *KÛova, loc.pl. Kvai
pour *Kua-ai m. 'chien', f. 'chienne' : véd. çâvâ skr. class. çvà
(th. cran-, gén. çûnali) zd spà, gén. sûnô, ace. spansin méd.
(îTTàKa (Hrdt. 1 1 10 ; nom. sg.)'chien' (d'où, prob. par la voie scy the,
- 541 —
rusf>. sohâka 'chien', cf. Osthoff Et. Par. I 255 sq., et cTTrcibaKeç
c.-à-d. aTTaKabeç- KÙveç Hésycli. selon Niedermann IF. XXVI
44 sq.), arm. hin, gén. san 'chien' (Hiibschmann Arm. Gr. I
480; .s- est inexpliqué, malgré Osthoff op. cit. 229 sqq. bibl.,
PedersenKZ. :38, 197 et Scheftelowitz BB. 28, 290), lyd. Kav-
-baùXriç "^l'Etraugleur du chien, Kuv-dxxnç' (cf. Hippon. fr. 1
Bgk; -baùXriç : v. slav. daviti 'étrangler'. Solmsen KZ. 34,
77 sq. Herm. 46, 286 sq. Kretschmer Einl. 388 sq. bibl.
Rozwadovvski Materyaly i prace II 344, qui rappelle le nom
de ville illyr. Canddvia), lat. canis 'chien' f < *cu{u)on- par
une voie obscure; bibl. des essais d'explication de V-n- chez
Walde^ s. V.), v. irl. cû (< \.-e. *ki(uo), gén. con (= kuvôç)
gall. ci (pi. cwn : KÙveç lit. szùns) corn. ^7 bret. kî 'chien', got.
hunds v. h. a. Imnt v. norr. hiindr 'chien' (< germ. comm.
^yuim-ddz, i.-e. *kuri-tô-s, cf. arm. skund <C*kuon-fà 'petit
chien'. Osthoff op. cit. 240 sq.), lit. szà {^-szvâ), gén. szuns
lett. siCnx V. pruss. sunîs 'chien' (= lit. szunis, th. en -i-) russ.
pol. .s7/À:rt'chienne'(<i.-e. Vceu-qd? Osthoff (ip. cit. 256 sqq.) ^).
Curtius^ 159. Etc. Étude approfondie d'Osthoff Et. Par. I
199-277 (bibl. complète). — On a rattaché, sans convaincre,
i.-e. *kuuon- *kuou- à *keu- 'gonfler', soit au sens de skr. çâ-
vlra-h 'puissant' (<*çavi-vl)'a- '*possédant des hommes forts'
selon Charpentier IF. XXVIII 171) etc., soit, en tant (jue '*pe-
tit d'animal' (cf. gr. kûoç 'fœtus', skr. çiçuh 'petit d'animal,
enfant', v. norr. hinin m/sens) à skr. çcdyafi 'enfler' gr. kuêîv
'être enceinte' èYKÛeiv etc., lat. incieus 'enceinte', voy. p. ex.
Vanicek Lat. Spr.- 70, Hirt Abl. §386, Persson BB. 19, 2S2.
— Osthoff croit à une dérivation de i.-e. ^peku- 'bétail',
*(p)kniiôu- 'gardien du bétail, \sit. pecu(lriiis\ abrègement d'un
i.-e.*{p)ku-s(')-uo-s, cf. /,d^)</.s"//.v//a"/To m/sens (op. cit. 221 s(|.):
v. slav. p7sû 'chien' serait un abrègement analogue (op. cit.
263 sq.; nié par Vondrâk Vcrgl.slav.Or. I 37 sq.); conjectural.
De là hom. poét. KÛvTepoç comp. '*plus chien, plus impudent'
1) Le sens de 'coup niallieureux au jeu de dés' est commun
à gr. KÙLuv Poil. Eust., lat. canis et skr. çva-ghtiî '*tneur de chiens',
c.-à-d. 'le joueur qui évite les mauvais coups, l'Iiahile et aussi le
malhonnête' (Scliulze KZ. 27, G04 sq.).
— 542 —
KÙVTaTOç sup. ' j, Kuvdç, -àboç f. adj. 'caniculaire', subst. 'stercus
caninum (Théocr.XV19)', hom. Kuvéri (bopd) "casque *en peau
de chien', Kuveioç Kuveoç kuvikôç 'de chien, canin; cynique',
Kuvà|Liuia f. (voy. s. v.), kuvtitoç m. 'chasseur' (:âYuj; nombreux
dérivés).
hom. poét. ion. KÛjaç, pi. hom. Kwea dat. Kuuecri n. 'toison'; dim.
att. ion. KÛjbiov Kiubiov Kuubâpiov (W. Petersen Greek dim. in
-lov 215. 262). Un *KiJÙFaç i.-e. ^qôuds 'enveloppe', de R. {s)qeu
{sqeticl Hirt Abl. § 425) 'envelopper, etc.' (voy. s. vv. kOtth sub
fin. Kuaôç sub fin.) est plus vrais, que le rapport (Curtius^ 145.
Prellwitz- 254) avec Keî)uai; skr. chavih chad {FickBB. 1, 233)
'peau, teint, beauté' {<C*sqeui- Zubaty KZ. 31, 12 : gr. aKÛioç
et KÛTOç 'peau') est donc bien parent.
KuuPiéç (Kuupioç) m. 'goujon' (Epich. fr. 66 K. Hpc. Plat. Etc.);
KUDpÎTriç, -ou m. kojPîtiç (àqpùr|) f. 'qui ressemble au goujon'
(Arstt.); dim. Kuupibiov. Etym. inconnue; mot prob. méditerr.
Lat. gôh'ms gôhiô est un emprunt grec (J. Schmidt Voc. II 351 n.
Saalfeld Tens. it.-gr. 503).
hom. Kuubeia, att. Kuubia (Aristoph. Théophr.; k. xfiç KXeipûbpaç
'ventre de la cl.' Arstt.) att. épigr. Kuubùâ (aussi Théophr.)
f. Kuubuov (Théophr.) Kuubiç Hésych. 'tête de pavot (et de
plantes similaires)' < kûjoç m. 'cavité' (Scheftelovvitz BB. 28,
148). — Lit. Tcôdas 'huppe (des oiseaux)' (Prellwitz^ 254) est
à écarter.
KuOboiv, -uuvoç m., att. f. 'cloche, clochette; pavillon (de la trom-
pette) > trompette (Soph. Aj. 17, cf. Ar. Paix 1078)'. Même
étym. que le préc.
Kiju6ujv, -uavoç m. 'grande coupe laconienne' (Ar. Cav. 600. Etc.);
KuùOa- îTOtripia Hésych. Si -0- est suffixal, rapport possible de
KuùOov avec kûjoç, voy. les deux préc. et cf. KÙa-9o-ç. Voy. s. v.
KTiGîç p. 446.
KUJKÛuj (-Û-) 'se lamenter'; KuuKO|Lia n. kuukûtôç m. 'lamentations';
hom. etc. Kuukûtôç m. 'Cocyte': m. h. a. Iiimceln 'hurler, se
plaindre, crier' v. h. a. hûioïla hiuwila 'chouette', skr. kànti
1) KuvTÔTaxoç gramm. pourrait contenir un *ki)vto- apparenté
de tout près à germ. "^xiiundà-z, ai'm. skund, lett. suntana 'grand
chien'; cf. Brugmann MU. II 255 n. Grdr. W, 1, 421.
- 543 -
'crier' et autres mots relevés s. v. KaûâH p. 422. — Brugmann
Grdr. IP, 1, 247 songe d'autre part à v. slav. .sumû 'bruit'
< i.-e. *këumo-s. — Lat. queror 'se plaindre' (Brugmann
Grdr. IP 1026. P 320) est à écarter, cf. Walde^ s. v. — Sur
des parents celt. voy. Pedersen K. Spr. I 125.
att. KUjXaKpëTTiç, -ou m. "prira. celui qui dépeçait les victimes;
— percepteur des frais de justice'. Assim. de KuuX-afpéTriç
(KÛùXan.pl. + à-feipuj 'recueillir, qu ê ter', cf. lier. aix-a-fepTâç m.
'receveur des grains' etc.). Kretsclimer Gr. Vas. 145. Solnisen
Beitr. I 14.
att. KiJÙXov "membre d'homme ou d'animal, spée. jambe' : skr.
kdta-h Jcafi-h kati 'hanche' (-^< ■Z^), v.slav. *clém1 'membre'
{<*cel7iû, i.-e. *qeï-no- ou [Meillet Etudes 454] *qe,l-nu-), got.
*halps V. norr. hallr v.h.a. halcl 'penché' got. -halpei 'pro-
pension', lit. at-si-kolti 's'appuyer' àt-kalta 'dossier', et gr.
(JkéXoç n. 'jambe' (voy, s. v.), i.-e. *{s)qel- 'ployer'* Persson
KZ. 33, 288 n. 3. Uhlenbeck Ai. Spr. 39. Got. Spr.^ 171.
Meillet MSL. XIV 375. Feist EW. 316. Berneker EW. 139 sq.
(bibl.). — V. slav. koleno 'genou' lit. keli/s 'genou' kenklè 'jar-
ret'sont ambigus. — Pour arm. o??i 'vertèbre dorsale' (Pedersen
KZ. 39, 387) voy. Lidén Arm. St. 127 sq. — De là KUjXéa,
att. KUDXfj f. KUjXr|v, -fivoç (Solmsen Beitr. I 124) m. kluXêôç
(Epich. fr. 82. 92 K.) m. 'cuisse (d'un animal)'; liom. koûXiih;,
-rjTTOç f. 'jarret' (-iitt- : lut. *âj)iô 'lier, attacher'), puis KiuXiÛTriç,
-ou m. 'lézard tacheté', Iitt. 'pourvu de membres', cf. hit. (Jo-
hansson PBrB. 15, 518) lacerta 'IqzîiwV : Icicertus 'le haut du
bras'.
att. Pind. kuuXOid (u) 'écarter, détourner'; KuOXû)Lia, -axoç n. 'ob-
stacle'. Etym. douteuse; on a supposé un rapport avec gr.
KoXoùuu 'mutiler, tronquer' aKoXÛTTTUJ 'mutiler', arm. çeJum 'je
fends' et la famille de lit. skeliù 'je fends' gr. kôXoç 'mutilé',
voy. s. V. p. 486 (Meillet MSL. XVI 244). — Lat. ailumnia
(Solnisen KZ. 38, 448) est à écarter, voy. s. v. KnXeiu -lu
p. 447 sq.
houi. etc. Kiû)ua, -aïoç n. 'sommeil profond'; Kuujuaivuu, KUJ|aaTiZ[o-
)uai 'dormir d'un sommeil lourd" (llpc). KÛJiaa < i.-c.*À"o[/]-///;/,
tandis que koith représente un ancien *KUJi-Tâ ou fut créé plus
— 544 —
tard d'après Keîjuai (voy. s. v. \). 426), selon Brngmann Gr.Gr.^
272 (bibl.).
Kd)|Liri f. 'bourg-, village; quartier d'une ville'; KUJ|ar|Triç, -ou m.
'villageois', kmiàx] est, en tant que i.-e. *qô[i]-mâ R. qôi 'se
réunir', apparenté par Bezzenberger BB. 27, 168 à got. haiins
Village', V. pruss. caymis lit. kaimas këmas lett. zwns 'village'
(<i.-e. *qôimo-s), mais got. haiins a été rapproché de Keî)aai
en tant que < i.-e. *koi-mi- (cf. p. 426), et les mots baltiques
sont, d'après von Grienberger Unters. 105 et Uhlenbeck BB. 30,
286, et malgré Feist EW. 123, suspects d'emprunt germ.; reste
la voy. longue de KiuiLiri, qui n'est pas éclaircie, à moins que
l'on ne recoure à un i.-e. *J{:ô[i]-nia., cf. s. v. KÛù|Lia.
KUJ|Lioç m. 'banquet; fête dionysiaque'; Kojjuujbôç 'qui chante au
Kâ))aoç; comédien'. kuù|lioç est, en tant que i.-e. *qô[i]mo-s, appa-
renté par Bezzenberger BB. 27, 168 à Kâ)|ur| lit. Tiëmas etc.,
invoqués en faveur d'une R. qôi dont l'existence est toute pré-
caire, voy. le préc. — Osthoff Et. Par. I 7 (bibl.) apparente le
mot, en tant que i.-e.*Â;ô[i]-?/?o-5, à skr. çiçàti 'partager avec
qn., héberger', arm. san, gén. 5«w?( 'nourrisson' (< i.-e. ^kdnu-s)
-sun 'nourri', lat. cihus m. 'nourriture' (< i.-e. ^îci-bho-s, cf.
pour le suff. lit. dâr-bas 'travail'), v. irl. caithhn 'je dévore'
(< celt. *Jca-t'W, i.-e. *kd-), base i.-e. {e)kôi (d'où skr. aç-nâfi
'manger'); \'-i- n'est supposé dans la base qu'à cause du seul
lat. cibus.
Kojjuûç, -uBoç f. 'botte de fourrage' (Crat. Théocr.), m. 'lieu planté
de roseaux' (Théophr.); voy. Hésych. s. v. Etym. inconnue.
Kuuveiov 'ciguë, Conium maculatum L.' (Hpc. att.). Le rapport
souvent proposé avec kuùvoç se justifie si la plante doit sou
nom à ses «grandes feuilles pétiolées et pennées, décomposées
en segments pinnatifides et dentés». De même Walde^ 159,
niant le rapport Kuûveiov : lat. cicûfa, rapproche cicfita, comme
forme redoublée, de lat. coûtes 'rocher aigu', et Lehmann
KZ. 41, 394 rappelle irl. mod. min-mhear 'Cicuta', c.-à-d.
'*aux doigts effilés' et ifeodha 'Conium maculatum' (: ife iteog
'plume'). Pour les noms europ. de la plante voy. Schrader
RL. 710 sq.
— 545 -
kOjvoç m. (f.) 'pomme de pin, aipôpiXoç (Tliéocr. Théopbr.); pin,
TTevjKn; poix; cône (Arstt.); cimier; PcmPiE Hésych.' = skr.
çâna-h 'pierre à aiguiser' (moy.-skr. <i*çâna-h, cf. pers. mod.
San), cf. çi-çà-ti çyâti 'aiguiser', lat. côs cotis 'pierre à aiguiser'
(sab.)crt<M.s' 'd'esprit aiguisé' = skr.ç/Yrt-/i 'affilé'm.irl.c^/fA'sage',
v.norr. hein ags. hdn (< germ.*;famô- f.) 'pierre à rasoir', zd
s«êw^-6• 'pointe, sommet' (Curtius^ 159. Fick I* 45. 425. III* 64.
Falk-Torp EW. 391. Etc.), arm. sur (*kô-ro-) 'tranchant, adj.'
sur, gén. sroij 'épée, poignard, couteau, rasoir' ( voy. s. v. âop
p. 66) sayr 'le tranchant' (Lidén Arm. St. 80 bibl.), i.-e. *kô(i)- :
*kdi- : *Â:<?-'aiguiser', ou mieux *Jcê{i)- : *kO{i)- selon Hirt
Abl. § 64 et Walde^ 141 sq., lequel ajoute m. h. a. /iih- 'outil
pour aiguiser la faux' (autre étym. de Torp chez Fick III* 75);
cette R. est prob. un dévelopi)ement de *ak- 'être aigu' (voy.
s.v. ctKaiva I. p. 32 sq.; bibl. chez Walde^ 1. cit.). De là kuuvûv
'faire tourner une toupie; porter en rond TAristopli. Hésych.
Etc.); — enduire de poix Suid. Phot. EM.', TiepiKiuveîv 'en-
duire de poix' (Ar, Guêp. 600). — Lat. cuneus 'coin' (Curtius^
159. F. de Saussure Mém. 112) est à écarter, cf. Walde^ s.v.
KUJVUJHJ,-ujTTOç m. 'cousin' (Esch.Hrdt. Arstt.); KiwvuuTreîov 'mousti-
quaire' (Spt.). Etym. obscure. — Spiegelberg KZ. 41, 130,
écartant le rapport Kiûvuuip : kluvoç en tant qu' '*aiguillon' (p.
ex. Prellwitz- 255; cf. aussi Wharton Et. gr. 77 Kuùv-uuiy 'with
projecting eyes'!), voit dans kiwvuuhj (Hrdt. II 95) un égypt.
^w///.v 'cousin' > *Kvuji4J, qu'a pu influencer kojvoç ; non con-
vaincant. — Le rapport kiûvuuvjj : rvuD^j, riviûttctov (Persson
Wzerw. 177 ; voy. s. vv. p. 457) se heurte à la phonétique.
kOùoç m. ord. pi. 'tanière'. Voy. s. v. koîXoç p. 481.
KiÔTiri f. 'poignée, manche; manche de rame > rame' < i.-e.
*qôpâ, présente le degré fléchi de '^qêp- 'saisir, prendre' i : lat.
cêpt), cf. m. irl. cdin 'tribut' < i.-e. *(/ôp-7ïi-\ le degré réduit
*qc)p- dans gr. Kâ-rmu 'happer' lat. C(ij)ul us 'lunnchc' ; voy. s.v.
p. 409sq. De là boni, kiotthciç 0 713 'garni d un manche', ion.
KUJTTéeç att. kujtttiç m. pi. 'bois à faire des rames'.
hom. etc. KuOpuKoç m. 'sac de cuir, besace'. Si la phonétique le
tolère (degré -ô-), le rapport (Prelhvitz * 255) avec skr. caniKin-
'peau' lat. coriiun 'cuir' cortex 'écorce', i.-e. *{8)qer-'^[s)qer-t-
35
— 546 —
'tailler', n'en est pas moins douteux. — V. h. a. haro, gén. hances
'lin'(Prelhvitz2 comme alternative) = v.norr. /iorr, est, en tant
que < germ. comm. *;^«2M«-, rattaché par Falk-Torp EW. 454
à i.-e. *qesâ- "peigner', cf. ion. KCCTKéov 'étoupe' p. 443 sq., et
dès lors s'exclut. — Wharton Et. gr. 77 tenait le mot pour
cilicien, cf. KuûpuKOç promontoire de Cilicie (Hymn. à Ap. 39.
Thuc. VIII 14; d'où KuupuKaîoç proverb. 'espion')?
KUJTi\oç 'babillard' (Théogn.Soph.Etc): KUJTl\Xa)'babiller'(Hsd.
• Etc.) : lit. A-atilpiti 'papoter' (Fick P .516. P 28. Curtius^
159. Prellwitz^ 255; non garanti par Kurschat). — Skr. kdf-
thaté 'se vanter, louer, blâmer' (les mêmes) est inexpliqué pour
Ublenbeck Ai. Spr. 41; skr. Icatkrta-h (Prellwitz) 'honni, mé-
prisé' est apparenté à v. norr. hdd 'raillerie' htéda 'tourner en
dérision' et s'exclut.
Kuuqpoç 'émoussé, silencieux, muet; sourd, sourd-muet; stupide';
etc.'; Kujqpâv -eîv 'rendre muet, hébéter' -euuu 'être sourd ou
muet' (Spt.); KuucpÔTriç f. -ojctiç f. 'surdité; hébétement; sottise';
KuucpoOcyBai 'être sourd ; être impuissant'. Étym. indiquée s. v.
Krjcpriv p. 451 sq.
Kuûvp m. 'une chouette' (Arstt.). Voy. Ostlioff BB. 29, 268 et s. v.
A.
hom. Xdaç, gén. Xâoç, dat. Xai, ace. Xâav (ép. poster. Xâa refait
sur Xdç), att. Xdaç et Xâç, gén. Xdou (Soph. 0. C. 196) gort.
XSuj m. 'pierre'; cf. f] Ad, ace. Adv hom. Adav ville laconienne,
tragg. KpaTai-Xeujç (*-XriFoç) 'aux durs rochers' *) ; — att. Xeu o),
aor. pass. èXeiJ(j0riv (*èXriucr-6r|v) 'lapider'; Xeucririp, -fipoç 'qui
lapide'; Xeuaid* XiGopôXriTa Hésych., tragg. Xeucfiuôç m. 'lapida-
tion'; — hom. XdïYH, pi. XdïYïeç f. e 433. l 95 'petite pierre'
(-T- est secondaire, cf. celt. comm. HëuhaJi- et voy. Jacobsohn
1) Cf. (dial.) XiubXriç (\iu)6r|Ç ms.)' XiGôXeuaToç Hésych. <[ *Xea>\Jiç
<C*Xri-ujXriç *Xr|F-iûXiiç (et XriPôXe" XiôopéXe, dEie XiBoaGrivai H., d'après
*Xrid)Xriç, pour *Xûp6Xe).
— 547 —
KZ, 42, 271); liom. Xdïvoç Xaiveoç Me pierre'; posthoni.XaTOuiôt
f. 'carrière de pierres'; XâiÙTTOç m. 'carrier', Xâ- étant abstrait
de Xâç géii. Xûoç; Xeîai f. pi. 'pesons, fusaïoles, âtvuGeç' Poil.,
Xeaç ace. pi., Xe'a EM. < *XriFm- ou *Xr|Fiâ-; UTTO-Xâîç, -îboç
(Arstt.), -Xriïç H. prob. \Saxicola oenanthe, motteux ou traquet'
(oiseau qui fait son nid sous une pierre ou une motte). Xdaç
est un ancien n t r., cf. Kpéaç xnpaç etc. (gén. Xâoç<<*Xâ[F]d[a]-oç,
dat. Xâï < *Xâ|F]û|(j]-i;, devenu masc. d'après 6 XiOoç et ô -rré-
Tooç et refait sur gén. Xdoç etc. en place de *Xriaç, i.-e.*lêu<).s,
cf. XnuJ- dans Xevjuu (d'après fut. XeOauu, aor. èXeucra), aor. pass.
èXeûa-Giiv; gén. att. Xdou gort. Xâuj indiquent un nom. Xdo-ç
< *XdFdao-ç. Cf. irl. lia, gén. lïac {*léu'mk-s. Stokes BB.
19, 91. Fick II* 249. Henry Bret. 186. "Pedersen K. Spr. I
251), v.sax. le'ia 'dalle de pierre' m. h. a. lei leie "roche, pierre,
ardoise' (p. ex. Kluge^ 284)V Brugmann IF. XI lUl-104(bibl.);
\.-G.*lëu *h)u-, identique à *Iêu- *ldu- 'cou\)er\ cf. lat. saxuni:
secdre, rûpës : rumpere, ail. schere 'écueil' : scheren? Voy.
s.v. Xaûpâ. — Ags. léad m. h. a. lût (< germ. comm. *hmda-)
m. irl. luaide {*îoudia)''^U)mb' (Prelhvitz^ 256 avec doute), cf.
lit. liûdè 'fil à plomb' (skr. lohd- m. n. 'cuivre, fer', litt. 'métal
rouge' a été cité s. v. èpeûBuj p. 276 sq.) sont à écarter; Schrader
RL. 96 croit à des emprunts celt. — Lat. lausa 'dalle de
l)ierre' lausiae pi. 'petits morceaux de pierre ou déchets de
carrière' sont des emprunts grecs (Biicheler) ou celt., voy.
Walde^ s. v.
honi. etc. Xdppoç 'violent, impétueux (vent, eau, fem; vorace,
avide'; XdppaE, -dKoç m. 'loup de mer (poisson)' (Aristoph.
Arstt.); hom. XaPpeûoiiai 'parler avec effronterie' T 474. 478,
cf. Xappdiuu (Nie.) m/sens, XappoûaGai 'se ruer' iLycophr.),
hom. XappaYÔpnç 'bavard insupportable' Y 479. Xdppoç prob.
<C*lagli-ro-8, B..{s)Iag>J attestée par XdZioiaai, aor. Xa^eiv 'saisir'.
— Selon Schuize KZ. 42, 23;î Xdppoç est dissim. de *pdppoç :
lat. rahies 'fureur', cf. ctKpoç 'aigu' : lat. aciês 'pointe', mais il
n'est point de p- initial en grec répondant à Tr- initial indo-our.
de lat. r(d)iês; il faudrait admettre pour le grec un i.-e. *sr(d)-
(> gr. p-) parallèle à *slidih- i^voy. s.v. XdqpOpov), pour le latin
ce même *snib- dépourvu de son s- initial.
— 648 —
Xa^pubviov, aussi -loç, -m, prim. adj. (se. kuXiH etc.) 'grande
coupe à boire avec anse' (Mén. chez Ath. XI 484 csq.); rap-
port prob. avec Xàppoç, cf. Ath. loc. cit. èK7Tub|uaT0ç TTepcTiKOÛ
eîboç à-no Tr\c, èv tuj Triveiv XaPpoTriTOç djvo)Liaa)uévov.
XapûpivGoç m. 'labyrinthe (d'Egypte, Hrdt.; de Crète, Diod.)'
Emprunt carien ou lydien; litt. 'le palais de la Xdppuç ou bi-
penne' (mot lydien selon Plut.), cf . AaPpauvbeuç 'Zeus carien'?
Voy. Kretschmer Einl. 404. Fick Vorgr. Ortsnamen 28. Ass-
mann Philol. 67, 1 90 sq. Dussaud Les civilis. préhell. 6 sq. 11.
209 (bibl.). — Les hypothèses de W. VoUgraff Rh. M. 61,
149-165 heurtent toute phonétique.
XàYctvov 'gâteau mince et large; feuille (étirée) d'un gâteau, lat.
tracta' (Ath.). Appartient au suiv.; cf. au point de vue formel
germ. comra. Hakana- dans v. norr. lahan dan. lagen 'drap
(de lit)' V. sax. lakan 'drap' etc., sens prim. 'chiffon', p. ex.
Torp chez Fick III* 356. Falk-Torp EW. 619.
att. XaYccpoç {^sUg-) 'flasque, mou; flexible; grêle'; ion. att
XaYtuv, -ôvoç ord. pi. 'creux des flancs' (au point de vue formel
= norv. laJce '*qui retombe mollement > feuillet ou 3*^ estomac
des ruminants'); Xà^voç 'libertin, débauché' (Xa^veis f. 'com
merce intime'; XaYveuuu 'avoir un tel commerce'); hom. etc
XriYuu intr. 'cesser', litt. 'se lasser', trans. 'faire cesser'; hom
â-XXr|KT0ç (*-sZ-) 'incessant'; "Ka^àooav àcpeîvm Hésych., cf
gort. XttYaaai; XuuYaç* TTopvîi Hésych. (Solmsen KZ. 35, 473);
voy. aussi s. v. XaYuuç 'lièvre'. Cf. lat. laxiis 'relâché' langueô
(voy. s.v. XttYYUJv), v.irl. lace 'mou, faible' (Stokes IF. II 169.
Fick IP 238. Pedersen K. Spr. I 161; <nagn6-s), v.norr.
slaTcr ags. slœc sJeac v.h. a. slah 'mou' (Curtius^ 183. 738),
lett. legéns 'lâche, mou' (Fick 1. cit.); voy. encore Fick P 577.
IIP 356. Zupitza Gutt. 165; i.-e. \s)lêg- : *{s)ldg- : *{s)îôg- 'être
lâche, détendu, mou'; voy. la R. nasalisée dans XâYYiuv et son
groupe.
XÛYYiAJ V (XaYY^v m s.) 'traînard, musard'EM.; XaYYÔZiuj 'se relâcher,
se détendre, èvbibuujui BA.' (Antiphane, cf. Hésych. Phot.) : skr.
laTdga-h {*ln3go- ou *Zo?3â[o) 'perclus', lat. langueô (suff. -u-) 'être
mou, languissant, épuisé', m. h. a. Zmc 'gauche, maladroit' v.h. a.
lenla 'la gauche', lit. lingot i 'se balancer en volant; branler la
— 549 —
tête' lingiiti (su gdlva> ^dodeliner de la tête' (?), puis suéd.
slinka 'vaciller, branler' v. h.a. .slinc 'gauche'. Lidén Stud.46
(bibl.). Uhleobeck FBrB. 27, 131. Voy. le préc.
XciTûvoç m. (f.), aussi -û- (Anth.) 'bouteille' (Arstt. Plut. Atb. X
422 csq. XI 499bsqq.). A été rapporté (p. ex. L. Meyer IV
545. Prellvvitz* 256 sq.) à Xa^wv Xatoveç 'creux (des flancs)'?
De là lat. lagoena {-èna, -Ona, -ûna) > v.h.a. Iclgilla -ella ail.
legel 'tonnelet'; bibl. chez Walde- 408.
XaYX^vuj, fut. Xr|£o)Liai, aor. è'Xaxov, pf. poét. et ion. XéXofxa att.
eïXrixa (ei- analogique de eïXriqpa) 'o))tenir par le sort'; Xàxoç,
•ouç n. 'sort, destinée, part'; ion. XôtxH f. XfiEiç, laepiç' Hésych.
EM. Michel 708, 12 (Chios), cf. pf. XéXofxa, eùXo-fX^ïv' eù|ioi-
peîv Hésych. : Vit. per- le fikis 'part qui échoit à qn.' v.pruss.y^er-
•Idnkei 'il appartient à qn.' v. s\a,y. polqciti 'obtenir', i.-c.*le)3qîi-.
Fick P 536. Trautmann Apr. Sprd. 396. Osthoff MU. VI 5sqq.
— V.h.a. gilingan 'aller de l'avant, avoir du succès' fSolmsen
Unters. 82 sq.) est à écarter; voy. Osthoff MU. V^I 1. cit. et
passini.
hom. XttYUJOç, ion. Xa^oç (Hrdt.), att. XaTtOç (-ûùç), gén. Xafuu
(-(jù) m. 'lièvre; — nom d'un oiseau mentionné avec l'hirondelle
(voy. Thompson Greek birds 110); — lièvre de mer (poisson)'
< *{s)Ligou.'ios 'flaccis auribusinstructus' (cf. XaYapôç XriTuj et
att. oùç < *ouiios, dor. ion. ujç < *o[//J.v 'oreille'i, le nom de
la fable étant devenu le nom générique du lièvre, cf. s. vv.
àXÉKTiwp TTi0riKOç. Schwyzer KZ. 37, 146 sq. ').
ép. ion. XâZ:o)Liai seul. prés, et ipf. 'prendre' < *XaT?/-îo-)iiai (ou
*XafT'>I0-), i.-e. *(s)L)gU-, cf. aor. hom. e-XXape < *é-crXap- et
voy. s. v. Xaiapdvuu ; — ion. att. (poét.) Xà2[u|Liai, béot. inf. Xab-
boucrGri, est peut-être modifié d'après aïvu|uai 'prendre', et.
Brugraann Gr. Gr. ^ 292 et voy. Solmsen Beitr. I 70.
XaOpôç* XaGpaîoç, Kpuqpoç, lauxôç Hésych.; ion. Xà6pr| att. Xâ6pâ
'secrètement' (instr. sg., et non, avec J. Schmidt Plur. 40, ace.
pi. ntr.; voy. BrugmannGr. Gr. ^229 sq.^; att. Xa9paîoç 'caché,
clandestin'; hom. Xa9i-Knb»iç 'qui fait oublier le chagrin' isur
1) [Ce nom pourrait être aussi un emprunt à rar'z;ot des
chasseurs.!
— 550 —
les formes en -i- alternant avec celles en -ro-, p. ex. Kùbi-
-àveipa : Kûbpôç, àpYi-KÉpauvoç : àpfàç <*àpYp6ç, voy.Wacker-
uagel Verm. Beitr. 8 sqq.)* Xri0uj XavBàvuu.
\d6upoç (pi. -a Babr.) m. Vesceron' (Anaxandr. Tliéophr.); Xa-
6upiç, -iboç f. "épurge' (Diosc. Gai.) : lat. lens -tls 'lentille', R.
lenfh (Scbrader chez Hebn*^ 215. RL. 503 sq.); semble con-
tenir, avec la famille de lat. lentus, l'idée de 'flexible' (= 'grim-
pant'), cf. Walde- s. v.
Xaîai f. pi. 'fusaïoles, âyvuGeç' (Arstt.); faut-il rétablir Xeîai?
Cf. Xeîai Poil., etc. s. v. Xdaç.
Xaibpoç 'impudent' (Nie.) contiendrait un i.-e.Hdid-, élargiss. de
Hdi- : *hii- *lëi-, cf. Xaijuôç I. II.
Xaieiv et Xarmevar (p0éTTecr6ai Hésycb. contiennent une forme
réduite, i.-e. *]di- *h-, soit de i.-e. *lâ{i)- dans skr. ràyati
'aboyer', arm. lam, 3. sg. aor. elaç 'je pleure' (Hiibschmann
Arm. Gr. I 451), lat. lâmentum 'plainte' Zâ^7"«re 'aboyer', alb.
(G. Meyer Alb.Spr.240) Te^ 'j'aboie', v.slav.ZaJa lojati'&boyei',
insulter' lit. lôju loti lett. Idt 'aboyer', soit de *Zê(ï)- dans got.
laïlôun 'èXoibôpriaav, ils injurièrent' (prés. *laia <i.-e. *hiô),
m. irl. lihn 'j'accuse'. Cf. Brugmann MU. I 39. Hiibscbmann
Voc. 106. Persson Wzerw. 13. 116. 198. Fick P 119. 532.
IP 249. IIP 354. Lidén Arm. St. 49 sq. Voy. s. vv. Xàpoç
Xnpoç.
XaOapYOç 'qui mord en silence, sournois, perfide' (kûiuv. Soph.
fr. 800 N.2, cf. ArjBapYoç '*Sournois', nom d'un chien chez Pi-
sandre de Rhodes [Bergk PLG. IP 24]), cf. XaiGàpYip irobr
XaBpaiuj un trag. (?) chez Hésych., à côté de XiiBapYoç 'pares-
seux; léthargique', permet de conclure à un i.-c.*I â{iydh- *ldi-
-dh- (Fick BB. 28, 101 sq.); voy. s. v. Xaveàviu.
XaïKcxç, -âboç f. 'prostituée'; XaïKd^uj 'scortor' (Aristoph.); Xai-
KaaTriç, -où m., dcTTpia f. 'prostitué, -ée'. Rapport prob. avec
XriKuO, -oOç f. 'membrum virile' Hésych., inf. aor. Xr|Kficrai 'futu-
ere', XrjKaXéoç 'paillard' (Luc. ; voy.DebrunnerIF.XXIII24.37),
skr. (Brugmann Grdr. 1-578; nié par Uhlenbeck Ai. Spr. 246,
mais voy. Oldenberg La religion du Véda, trad. Henry p. 201)
ràkâ 'déesse de la multiplication'; i.-e. Hû^{i)q- : *Idiq-. —
L'étym. d'Osthoff PBrB. 13, 399 sq. (X- < *tX- : lat. lèna
— 551 —
< Hlaicsna, mais voy. Walde^ s. v. et plus bas l'art. Xnvar
pàKxai, got. (ja-pldiJuni 'caresser, embrasser' v. h. a. flèhan
'prier avec instance'; est à écarter.
hom. etc. XaiXaiy, -anoç f. 'ouragan', formation intensive par
red. (cf. TTtti-cpâaauj )aai-)aduj zd caê-casta- 'jetant des lueurs
blanches', nom d'un lac, bôiicra- [<indo-ir. comm. *hhai bhra-]
'combat'; cf. lirugmann KVG. § 624 III A 3. Grdr. IF, 1 § 73);
Prellwitz '^ 257 retrouve Xa-rr- dans XaTriZiuj 'se vanter', litt. 'se
gonfler de vent'(?); voy. s. v.
hom. etc. I. Xai)u6çm. 'gorge, gosier'; ion. XaiiuuucTaiju (Hippon.),
att. Xai^ÛTTU) 'être vorace'; Xai)aapfoç 'glouton' (< *Xaiuo-
-laapTOç, voy. s. v. |uàpY0ç); XaijaaffTpov comme injure, 'vorace'
(Hrnd. IV 46, cf. Meister Herodas 709). Écartant un *XaiT|iv6-ç
(SchwyzerKZ.37,150) et un *Xa)nio-ç : Xa|a6ç ('Prellwitz' 173.-
257), je verrais dans Xai|Li6ç un i.-e. *hi-mô-s, tiré du degré
réduit *Jdi- de */«/- ou *U'i- onomatopée, 'crier (voy. l'art. Xaieiv
Xarmevai), et aussi : avoir la bouche ou la gueule ouverte' ; —
hom. XaÎT)na n. 'abîme de la mer' vaut Xaî-T-)aa, cf. ae-x-ua '
cpXôE Ilésych. — II. Xaïuoç adj. 'effronté' (Mén., cf. scol.
Ar. Ois. 1563), cf. Xaiiaà" Xainupà Hésych., s'expliquerait de
même, cf. un autre degré d'apoph. de '^Id'^i- dans ép. tardif
Xîpoç 'effronté, impudent'. — Got. /"rrt-.s^//;?f/rt» 'dévorer' lOst-
hoff Zeitschr. f. dtsch. Phil.24, 215, supposant la nasalisation
d'un *sU.-t-, cf. le-T-de XaîTina) n'est pas clair; voy. Torp chez
Fick III' 536 sq. Feist EVV. 87. — L'étym. de Prellwitz -
s. V. XaÎT)aa (: skr. rhuiti 'faire couler' riti-h 'cours', (pii ont un
r- primaire, cf. lat. rivos 'ruisseau' et voy. s. v. ôpivuu) est er-
ronée.
Xaîov 'faucille, bpéTravov' (Ap. Rh.) <*XâFio-v : skr. lavi-li la-
vitra-m 'faucille' (: lunâti -ofi 'couper'), v, norr. lé {*leuan-)
'faucille' (Fickl^ 121. III' .".70. Falk-Torp EW.650 8.V. IJaa);
voy. s. V. Xùu).
Xaiôç gauche, adj.' <*XaiF6ç = lat. laeros (prim. 'courbé'^
V. slav. lévû m/sens (Curtius"^ 361). Lett. /'au us 'gauche,
mauvais', que lîerneker IF^. X 162 oppose entant (pie ^lêioio-s,
en ramenant v. slav. lévû à un */rw-o-.>.'. lat. laeros Ix un *lêu-o-s
modifié d'après scaevos et gr. Xaiôç à un '^hu-iô-s, serait un
— 552 —
élargiss. d'un emprunt v. slav. lèvû par le suff. -no- de lit.
deszinè v. slav. des7ia f. 'qui est à droite', selon Walde'^ 408. —
Pour got. hleiduma 'gauche' etc. (Siebs KZ. 37, 279) voy. s. v.
kXÎvlu p. 470 sq. — Gr. Xiapoç 'tiède; doux' et son groupe
(Prellwitz- 270) sont à écarter.
ion. XaicTriïov 'peau velue servant de bouclier' (E 45.3. M 426.
Hrdt. VII 91); voy. W. Reichel Hom. Waffen^ 50 sq. Étym.
inconnue; le rapport connu avec Xàaioç 'velu' se heurte à la
phonétique.
hora. XaÎT|Lia n. Voy. s. v. Xaijuôç I.
hom. Xaîqpoç n. 'haillon' (Xai(pr| f. Call.) ; chez les tragg. 'q)âpoç,
pièce d'étoffe, voile de vaisseau'. Etym. inconnue.
hom. poét. Xaiijiripoç 'véhément, rapide, agile' < Xâ- préf.
augmentatif (cf. XâKaTàpaxoç 'tout à fait maudit' Phot. XâKa-
TaiTÙYUJV Ar. Ach. 664) + aiijjripôç 'prompt' (voy. s. v. aîipa
p. 31).
XaKepoç 'bavard' Hésycb.; XaKépvIa f. 'qui crie' (Kopuûvri Hsd.
Aristoph.; kijujv); XaKepùIuj 'faire du bruit' Phot, Suid.; voy.
s. V. XàaKO).
att. XaKÎç, -îboç f. 'déchirure; lambeau'; XaKÎZiuj 'déchirer'; Xa-
Kia^aia pi. n. 'haillons' (Eur,); cf. àîréXriKa* àTiéppuJYa. Kiinpioi
Hésycb., XàKn* paKri. KpfÎTeç H. : lat. lacer 'déchiré' Jacinia
'bout, frange, pan d'un vêtement ; segment, morceau, parcelle'
lancina 'écorcher' (Curtius^ 160), pol. lach lachmana 'lam-
beau, haillon, vêtement déguenillé' russ. lâchma lôchma m/sens
{-ch- < -qs-, cf. le th. sigmatique de pi. XaKri. Solmsen KZ
37, 580 sq.) v. slav. Iqcq je sépare' (Fick I* 53 1), prob. R. ulèq
élargiss. de *we7- 'briser, déchirer' ( : lat. vellô < "^uel-sô. Jo
hansson Beitr. 71sq. Walde^ 403 sq.). — Skv.laktaka-h'haW
Ion' (Prellwitz 2 258) est inexpliqué pour Uhlenbeck Ai. Spr
256 et n'est du reste pas conciliable avec i.-e. *ldq- {*uldq-)
que supposent les mots européens.
XétKKOç m. 'trou, fosse; vivier (Hrdt.); citerne, réservoir ; silo'
< *XaKM0 ç : lat. lacus Us 'eau stagnante, lac; bassin; cave,
etc.' (= irl. loch 'lac') lacima 'mare; enfoncement; lacune' la-
c^^/^rt>' 'soffite' ZrtÇMear 'plafond lambrissé', ags. v.sax. lagu'l&c'
(< i.-e. Haqû-) v.norr. Zogrr 'lac, eau, liquide', v.slav. lohy, gén.
— 553 —
lokûve 'pluie' (< '*f laque d'eau de ])luie', cf. slov. bul^. serb.
lohva 'flaque d'eau'). La filière 'concavité > dépression >
dépression humide, raarécageuse' a fait rattacher le groupe à
i.-e. *{ô)Iëq- 'ployer' (voy. s. vv. tiXaKàTr) p. 318 n. XàH XeKÛvri
XoSôç etc.), cf. pour le sens lit. lanJtà v. slav. laka 'dépression,
concavité, prairie, marais' : v. slav. .s/qkû 'courbé'. Cf. Fick
KZ. 22, 553. Wb. I* 531. 11^ 237. IIP 356. Falk-Torp EW.
613. WaldeMOe.
XaKTiZiuj. Voy. s. v. XàE.
XdXoç 'bavard'; XaXeîv 'bavarder'; XaXiâf. 'babil'; XaXapî f. 'mur-
mure léger' (cf. XdXafeç* x^ujpoi pârpaxoi Hésycli.); XaXafeîv,
-âz;eiv 'gazouiller', onomatopées comme skr. lalallâ imitation
du bégaiement, lat. lallare 'chanter pour endormir un enfant'
lallus m. ou -uin 'chant de nourrice', ail. lallen 'bégayer, bal-
butier' (cf. v. norr. lalla 'tituber en marchant, comme un en-
fant'), lit. Zrt/«7i 'bégayer'; p. ex. Vanicek Lat. Spr.2 251. Ulileu-
beck Ai. Spr. 259. Falk-Torp EW. 620. Walde-^ 408; cf. le
même élément non redoublé dans la famille de Xaîeiv Xaiiuevai ;
voy. aussi s. vv. àXaXri p. 4(J et Xfipoç.
Xaiapdvuu (Pind. tragg.) 'prendre, saisir' a été créé sur aor.
è'-Xapov, cf. )Liav6âvuu : è ^a6ov etc.; fut. att. Xrm^Giaai dor. 2.sg.
Xaiprî (Epich. fr. 34 K. Théocr. I 4) ion. Xdipo)uai dlrdt.; et
non Xd)ni|J0|uai ; voy. Brugmann Gr.Gr.^ oOl n. 1 bibl.i; aor.
hom. ê-XXa^e < *è (JXaP-, cf. ptc. égin. Xha^iuv att. épigr. Aha-
Peioç nom. ou Ahap^T-oç gén. (Xh- < *jî/-), puis èXa^ov refait
sur ptc. Xapdjv d'après le rapport êXiTTOV : Xittûjv; pf. att. eïXriqpa
(phocid. pqpf. eiXàqpei) < *ae-aXa(p-a, att. eïXricpa par assim.
régressive, ion. XeXdpnKa crét. XéXo|aPa avec Xe- analogique des
verbes à initiale Z-, tel Xé-Xoma; pf. pass. att. eïXrmuai ion. Xé-
XriMMCti- 11 y ^iit en grec contamination de *aXaP- < i.e-.*shgli-
(voy. s. V. ép. ion. XdIo|iai) et de *(jXdqp- < i.-e. *slàbh- (voy.
s. v. att. XdqpOpov); Xa^rj f. 'action de prendre; anse, manche,
poignée', Xapiç,-iboç f. 'pince (Hpc); agrafe; poignée' sont des
postverbaux de XaXeîv.
Xdia^ba Xdpba emprunt phénicien, cf. hébr. Idnied.
Xa^éç m. 'ingluvies' (scol. Hor. Ep. I 13, 10); Xàuid f, 'monstre
féminin qui dévorait les enfants (Ar. Guêp. 1177. Etc.): — un
— 554 —
poisson vorace (aussi ion. Xd)avri f. 0pp., Xâ|upai pi. Hésych.)';
Xd|Liia pi. n/x«crM«Ta'EM. Etc., aussi Xàia^ai Hésych.; Xaïaupôç
'plein d'abîmes (BàXaaaa); goulu; effronté' : lit. ?ewofnécber'
lett. lamcit 'insulter' lamata 'piège à souris' (Prellwitz^ 174.
^258), \2ii.lemu)'ës 'esprits nocturnes, fantômes; âmes des tré-
passés' (Walde ^ 420) ; l'idée dominante est celle de 'gueule
ouverte'. — Lat. lamia pi. n. 'vampires' lamium 'lamier, litt.
fleur en gueule, labiée' sont des emprunts gr. (cf. Walde^s.vv.);
bulg. lamja 'un serpent' (Prellv^itz^ 258) est le gr. mod. Xaïuia
selon Leskien TF. XIX 206.
hellénist. Xàiuirri f. 'écume, scorie, pellicule qui se forme sur un
liquide'; — Xàirri f. 'pituite' (Hpc; cf. àvâXitu Xd-rraEsch. Eum.
387 selon Wieseler 'dans l'ordure, dépourvue de soleil, des en-
fers', cf. hom. bofiov eùpuuevTa, loca senfa situ Virg.). Pas de
correspondant connu.
Xd|Li7Toupiç f. Voy. le suiv.
XdjUTru), ép. ptc. prés. XajUTreTOuuv 'briller', forme nas. (Hamp-) :
lett, lapa 'torche de pin' v. pruss. lopis 'flamme', irl. lassar
'flamme' gall. llachar 'coruscus, igneus' (< *laps-. Foy IF.
VIII 203), Wt.lëpsnà lett. Zèswrt 'flamme', v.norr. leiptr%Q\a\v .
Fick IP 765. P 532. IP 238. Bugge BB. 3, 104. Persson
Wzerw. 187 ; i.-e. nè\l]p- : Hèp- : Hdp- (Reichelt KZ. 39, 12);
V. slav. lépû 'brillant, beau' (p. ex. Petr BB. 25, 142) peut être
i.-e. Hoipo-s ou Hépo-s. De là XajUTrdç, -dboç f. 'flambeau',
XafiTTpôç 'brillant', XaïuTrpovuu 'rendre clair ou brillant', XajUTTTiip,
-fipoç m. 'torchère (Od.); flambeau, lampe, lanterne'; XajUTrupiç,
-iboç f. 'ver luisant', Ad|Li7Toupoç nom d'un chien (Théocr. VIII
65 àîTÔ ToO Xa|UTrpàv è'xeiv xriv oùpdv, fiyouv TTuppdv scol.) et
Xà|LiTT0upiç, -iboç f. 'renard' (Esch.), dissim. de *Xa|UTTpoup-, cf.
XajUTTp-eijuujv (Hpc.) 'aux vêtements brillants' (Wackernagel
Verm. Beitr. 9). — Lat. (Fick 11. ce.) Umpidus 'clair (se dit
surtout de liquides)' est un dérivé de limpa hiinpa 'déesse des
eaux; eau' < gr. vûiucpr), cf. Walde - 431. [Voy. s. v. Xoqpviç.]
XavOdvuj, fut. XriCuj dor. Xdauu, aor. èXaOov, pf. XéXr|6a 'être
caché'; XaBpôç (voy. s.v.) XdBpioç Xa6paîoç 'clandestin'; Xri9r|,
dor. Xd6â f. 'oubli'; dXrjôi'iç, dor. àXôtOriç 'non caché, vrai, véri-
dique' (voy. s.v. p. 43); XriBoj, dor. XdBuu 'être caché': i.-e.
— 555 —
*ld-dh- '^Irj-dh- (cf. peut-être skr. râhû-h 'déinon (jui obscurcit
le soleil et la lune\ Nazari Riv. di fil. 32, 101 j et ]n'oh*lû{i}-dh-
*ldi-dh-, cf. (Fick BB. 28, 101 sq.) Xai6apY0ç f^voy. s. v.) à côté
de \ri0apYoç ""oublieux' et Xr^TO, XriïTO' èTTeXâ6eT0 Hésycli.: cf.
lat. lateo 'être caché' (dérivé d'un ptc. *h-t<j-. Ostlioff IF. V
305 sqq. bibl.j, R. la{i) 'être caché'; cf. ensuite v. slav. lajati
Mnsidiari' (Prellwitz BB. 19, 168) et selon Osthoff 1. cit. Ar|TuO
dor. AaTÛJ, gén, AtitoOç '*la Nuit, qui enfante les deux irrands
astres, A])ollon et Arténiis', skr. ràtrl 'nuit', v. nurr. /o/^y'ruse,
tromperie' i lominge 'clandestinement, furtivement' m. h. a. luo-
der (< germ. comm. *ld-pra-n) prim. 'cachette, embuscade >
tentation, embûches' v. h. a. luog (< i.-e. Hû-qo-m) h/oga 'ca-
verne, repaire',
hom. etc. XàH adv., XÛYbriv (Soph. fr. 622 N.^) "avec le talon':
honi. etc. XaKTÎ^uu 'frapper du talon on du pied, ruer, rei^iniber';
XaKTiç, -loç f. 'pilon de mortier' (Call. Nie); Xax^ôç (=*'XaK-a)a6-ç)
m. (Antim.) XaKTia)n6ç m. Hésych. (s. v. CTKapeiuoîçi 'ruade'; cf.
*Xà2!u), seul. ptc. aor. XdEaç 'renverser à coups de pied' (Ly-
eophr. 137). à\al{à\l?)' Trfixuç. 'AGaïadvuuv II.; Xr|Kâv tô irpôç
ujbriv ôpxeîaeai 11. (: lett. léJcdt 'sauter', von Rozwadowski IF.
lV410sq.), XriKfiaar TTaidEai H., XiKepTÎZ^eiv (JKipTâv II. : skr.
JaJxiifa-Jt (moy.-skr. < *lal-Ha-) prâkr. hiiiudu-h 'rondin' (Jo-
hansson IF. VIII 164 sqq.) rk-sàla (< i.-e. *lqse/a) 'l'articu-
lation du paturon chez les ongulés, le pied du cheval, du talon
au sabot' {*lqs' forme réduite du th. sigmatique atteste par
v. norr. leggi' et lœr v. irl. less, voy. plus loin; cf. aussi lat.
7(5cus^rt 'sauterelle; — langouste, litt. *sauteuse'. Lidén KZ.
40, 264sq. bibl. WaldeM38 sq.), arni. olokh 'til)ia, jambe'
(Lidén Arni. St. 95 sqq. bibl.), lat. lacertiis ord. pi. 'les mus-
cles, partie, le bra.s', v. irl. lexs 'hanche' {^leq-.sa. Stokes KZ.
35,594), V. norr. Icggr 'mollet' (< germ. comm. *Iajiz- ntr.
selon Lidén Arni. St. 1, cit.) lombard lagi 'cuisse' v. norr. /œr
V. suéd. /rtr 'cuisse' (< germ. comm. '^layaz ou *Jêyaz ntr.),
V. slav. lakùtî {^olkùt'i) lit. iHektis ôlektis lett. ùlekfs aune'
russ. dial. (Zubaty BB. 18, 253) àllcikà 'talus' lit. alk/'inè el-
A'M/?ë 'coude' v. pruss. rt/A««/.ç 'coude' (voy. TraïUniann Apr.
Sprd. s. V. I)ibl.j higno pi. n. [*/ak-) 'pantalons' (coalfis u-olfis-
- 556 —
'aune' lit. lekiù lèkti Voler* lakstyti Voltiger, sauter' lakinëti
Voleter' lett. lezu lékt 'sauter' etc.; i. e. *ôlêq- 'ployer, courber',
cf. aussi gr. XoHôç 'oblique' XeKpoi gl. 'andouillers du cerf XéKOç
XeKavr) etc. et voy. s. v. riXaKairi p. 318 n. 1 ; bibl. de la famille
chez Lidén Arm. St. 9Gsq., voy. aussi Torp chez Fick III^ 357.
Falk-Torp EW. 631. Walde^ 404 sq.; ces mots désignant des
membres flexibles, bras et jambes (cf. pour le sens (TkoXiôç
'courbé' : cTKéXoç "jambe') ont formé dès Findo-eur. des groupes
indépendants, affranchis de l'idée prim. de 'fléchir'; le sens de
'battre des bras, des pieds, des ailes, voltiger' peut aussi bien
dériver de la signification secondaire de 'bras, jambe' que re-
poser directement sur la signification de 'se ployer et se ba-
lancer' (Walde^ I.cit.). — Gr. XÉKpava- toùç aYKUJvaç H. (p. ex.
Johansson 1. cit.) doit être interprété avec Brugmann Ber.d.silchs.
G. d.W. 1901, p. 34 comme [ôjXéKpâva, cf. ujXë-, ôXéKpâvov.
hom. etc. Xâoç, ion. Xr|6ç (Hippon. Hrdt.), att. Xeujç m. 'peuple,
foule, masse', cf. cor. AâForrToXeiuoç GDI. 3151 FioXsFoç GDI.
3132; en compos. Xâo- Xeuu- Aâ(F)o- Aâ- Aeo)- Ae- -Xâoç -Xâç
-Xeujç (Fick-Bechtel Personenn.- 184-189). Etym. inconnue. —
Le rapport supposé (Prellwitz^ 259) de Hâu- o- s '*hnt\nsLnV
avec Xeiâ f. Xrjîç f . 'butin' XriiZo)Liai 'prendre comme butin' n'est
pas clair. — Pour v.h.a. liut v.slav. Ijudlje lett. V audis ' \)^m-
ple' (Curtius^ 362. Weise BB. 6, 114) voy. s. v. èXeùeepoç
p. 241 sq. — De là XriïTOV 'la maison commune où se traitaient
les affaires publiques' chez les Achéens (Hrdt. VII 197) dor.
XdïTov TÔ àpxeîov Hésych., dor. XâÏTUJV tujv brunoaiuuv tôttujv
H., XriïTiai" fiYe|uoviai. (TTpaTiai H., XrjïTOupYol * ÙTioupYoï. hx\-
juoupYoi H., XriïTOupYeîV XeiTOupYeîv. Ar|ïT0v yàp br||u6(Jiov H.
I. XàTTaBoç m. BA., -ov Phot. Suid. 'cavité, fosse, piège pour les
bêtes sauvages' : XaTràcrauj. — II. XàtraGoç m. f., -ov n. et -r| f.
'oseille, Rumex acetosa L.', agissant comme «apéritif»
(Théophr.) : XaTrcit(T(Tuj, — à moins que ce nom de plante ne
soit préhellénique. — Le rapport cherché par Walde - s. v.
entre lat. lappa 'glouteron, bardane' et XàTraBoç, rapport fondé
sur l'existence de lobes à la base des feuilles chez les deux
plantes (cf. v.h.a. lappa 'morceau d'étoffe pendant', lit. lapas
'chiffon') est conjectural.
— 557 —
Xa-nàaauj, att. -ârTuj (-àluj Atli. VIII 362 f. Hésycli.j 'vider,
évacuer (Tr]v Yacriepa Hpc.j; piller, saccager (une ville. Esch.)',
cf. è'Xaiya- biécpSeipa. KOirpioi Hésych. (Hoffmann BH. 15, 95.
Gr. D. I 113;; Xarrapoç 'flasque, vide, creux, efflan(|ué; mou'
(Hpc); Xairâpâ, ion. XaTrâpri f. 'partie creuse du corps entre
les fausses côtes et le ventre, flanc'. Voy. s. v. àXaTrâZuj p. 41
et Debrunner IF. XXI 221. Pour lat. lepidus 'gracieux' lepôs
■ôris 'grâce, délicatesse' (Trelhvitz- 259; voy. s. v. Xeiriôç; lat.
lepus -dm 'lièvre' (Prellwitz^ 1. cit.), en tant qu' '*auima! aux
flancs creux' ne convainc guère, cf. Walde^ s. v.
XttTTÎZiuj'se vanter'; XamaTriç, -où (XaTrieriçAnth.; 'fanfaron' (Spt.):
XaTTiKiriç, fém.XaTTÎcTTpiaPhot.Suid.; XÛTTiaïaa n. 'fanfaronnade'
(Cic. Att. IX 13, 4). Prellvvitz2 260 évoque lit. Ze/)îVs 'délicat,
douillet, gâté' lepduti zémaïte lapàuti 'vivre en délicat' lèplti
'dorloter' lett. lepns 'fier, orgueilleux', ce qui ne semble pas
satisfaire la sémantique, — puis skr. Idpati 'bavarder, chu-
choter, se plaindre, causer', lequel est plutôt parent (cf. Fick
11^ 248. Henry Bret. 183. Uhlenbeck Ai. Spr. 258) de gall.
I/ef'voix, son' bret. mod. lenv 'gémissement', russ. Jépetn 'ba-
vardage', — enfin got. luftus 'air', alors que le sens premier
de ce mot est prob. '*toit (d'écorce)*, voy. s. v. Xéiriu.
XàîTTiu, ptc. fut. Xàii^ovTeç 17 161 'lécher': Xaqpûcrauj.
Xàpîvôç 'engraissé, gras' (Aristoph.) < i.-e. '^laicsmio-s : lat.
laridum lardum 'lard' < *Iaies-ido-ni selon Osthoff PBrB.
13, 401 sqq. (bibl.), chez qui d'autres rapprochements ilat.
largus 'riche, généreux', v. norr. fhfik- 'lard' etc.) sont erronés
ou suspects; un rapport avec lat. laetiis 'gras' laetare 'en-
graisser' laetamen 'engrais', en tant qu'issus d'une R. lai 'gras'
(Osthoff 1. cit.) n'est pas impossible; voy. Waldc- s. vv. lari-
dum laetiis.
XâpKoç m. 'panier à charbon' (Ar. Ach. 351); dim. XapKÎbiov
(Ar. Ach. 340). Ktym. inconnue. — Le rapport avec XctpvaE
< vàpvaE (Prellwitz- 260) s'explique mal phonétiqueiiieut;
voy. le suiv.
boni. etc. XâpvaH, -koç f. (m.) 'coffre pour les provisions; urne
funéraire; cercueil; arche' est dissim. de vdpvaE* kiPuutôç Hé-
sych. (p. ex. Grammout Dissim. 43. 46. Brugmann Grdr. I-
— 558 -
8ô2j. Un rapport avec R. (s)ner 'tourner, tordre, tresser', at-
testée par lit. 7iérti 'enfiler (une aiguille)' war^s 'lacet', v.li.a.
7zan(;rt 'cicatrice' ag-s. nearo 'étroit' etc. (Prellwitz'^ 260; sur
ce groupe voy. p. ex. Palk-Toip EVV. 755 s. v. narv et Walde-
s. V. nervus) se comprend mal.
hom. poét. \âp6ç 'délicieux, tô KaTÙ Ytûaiv fibû' <:*XaFapô-ç ou
*XaF€pô-ç, i.-e. '^Jau- dans àîTO-Xaûiu 'jouir de' ''p. 70) : Hâti-
dans dor. Xâîâ ion. Xriîri att. Xeia 'butin', selon Schulze Qu. ep.
25 sqq. (bibl.), le superl. hom. XâpujTaTOç p 349 étant normal
si l'on part de *XaFa/epLUTaTOç. — Kretschmer KZ. 31, 295
suppose un *Xa(Tepô-ç : XiXaio|uai 'désirer vivement' skr. lasati
(Ha-h-ati) 'désirer', ce qui vaut moins pour le sens et n'expli-
querait pas l'uj de XâpiÛTaioç.
Xccpoç ni. 'mouette' (e 51. Arstt.; voy. Thompson Greek birds
111); Xapiç, -iboçf. (Anth.) m/sens. Prob. onomatopée, cf. arm.
lor, gén. pi. loriç (ou -oç) 'caille' (Lidén Arm. St. 49 sq.), R.
là 'crier', voy. s.vv. Xaieiv Xfipoç; cf. Falk-Torp EW. 391 s. v.
heilo {*heid-lô) 'pluvier doré, Charadrius pluvialis'. — Le rap-
port avec XàpuYH, en tant que '*dévorant' (Prellwitz^ 260) est
moins plausible.
XccpuY^, -UYTOÇ m. 'larynx' (Arstt.), confondu par les poètes att.
avec cpàpuyS 'gosier', d'oii 'gorge, gosier' : v. norr. slai'Jc 'dé-
bauche' m. h. a. slurc 'gosier', peut-être lat. lurcâre -ârî 'dé-
vorer' lîD'cô -ônis 'gourmand' (d'un Hurgico-s?), cf. Fick P
577. Prellwitz^ 261. Walde'-448; cf., avec une autre finale
de la R., néerl. slurpen ail. schlûrpfen 'humer, siroter'; sur
le suff. -go- après des th. à morphème nasal voy. Brugmann
Grdr. IP, 1 § 390.
X à a a V a pi. 'trépied de cuisine (Ar. Paix 893) ; chaise percée
(aussi -ov sg.; Hpc. Etc.)' < *Xa0- i.-e. *lndh- : skr. randh-
'cuire, préparer des mets' randhana-m 'cuisson' randhi-h 'le
fait de cuire (intr.)', v. pruss. landan 'mets' (autre étym. chez
Trautmann Apr. Sprd. 368), irl. (Lidén) lann v. corn, lann 'sar-
tago, poêle à frire' (< i.-e. Handlia)\ cf. XàcTa* TpdneZia itXri-
peaxàTri Hésych. (*Xa0-ia). Lagercrantz Z. gr. Lautgesch. 14.
XàaBri f. 'insulte, moquerie, x^e^JH Hésych.' (Hrdt. VI 67), cf.
XâaGai (< *X(Xcy-e(y9ai)* iraiZieiv. Xoibopeîv H., Xaa9aiveiv Ka-
5Ô9
KoXoYeîv H., XdaBuu" xk^valérw 11., XàaBujv KaKoXo-fûv H.
Voy. s. V. XiXaio|uai. — Un "■"XaETa : v. li. a. histar 'hlâiuc' < <
germ. comm. 'Haxstra-) v.norr. /osf/- 'dommage, faute, défaut,
blâme' (< *laystu-), proposé par Fick P 532, n'est pas pos-
sible; les mots germ., avec irl. locht 'erimen', sont parents tle
gr. èXéTXw (Osthoff MU. VI 10 sq.; cf. Add. s. v.).
hom. etc. Xdcrioç 'velu, touffu; couvert de bois ou de planta-
tions* < *FXâT-io-ç i.-e. *ult-io-,s : \. irl. folf v. bret. guolt C(»ni.
gols "chevelure' (< celt. *uoI-to-s), gr. russ. vôloti 'fibre, fila-
ment' p.russ. i^oZd^rpanicule' serb.î;Zf?répi'etc. (<8lav. comm.
*vol-ti) lit. frtZ^/6-'paniculc d'avoine, épi d'avoine' y.pnxaa.wolti
'épi' (Fick U^ 2(33. Torbiornsson LM. I 105), ù quoi .Solmsen
KZ. 42, 214 n. 4 (bibl.) ajoute v.b.a, v.sax. wald ags. iceald
y.norr.vollr got.*wa]pUfi 'ïoi-gV (< prégerm.*Mo/-^?^s; autre
étym, de wald s. v. âXaoç p. 47). Le groupe *uo/-to- *uo]-ti-
est parent de lat. vellus 'toison', got. wulla — lat. làmij etc.;
voy. s. vv. Xfjvoç ouXoç. — Le rapport de *FXaTio- en tant (pie
i.-e. *ulntio' avec v. norr. lundr 'bois, forêt' < germ. comm.
*ulundi- (Lidén PBrB. 15, 521 sq. Brugmann Grdr. IM05)
est à écarter.
hom. XàcTKUJ (*XaK-crKUL)), fut. XaKncroinai, aor. eXaKOV, pf. XéXnKa
dor. XéXaKtt 'crier, pousser un cri retenti.ssant'; Xr|Keîv, dor. -a-
(Théocr. Il 24) 'résonner, crépiter'; XaKepôç 'bavard' Hésycli.
(voy. s. v.) : lat. loquor (< Haquov '^'laq-uo-; fut influencé par
i^eqiior). Curtius'" 160. Fick F 532. Osthoff MU. IV 346; i.-e.
*hq- élargiss. de *h- forme réduite de *ld{i)- 'crier' étudiée
s. V. Xaieiv. — V.b.a. v.sax. lahan ags. léan 'insulter, blâmer
ags. Zea/iior 'blâme, reproche, péché, faute' v. h. a. v.sax. Instar
{*laxstra-7i) 'blâme, etc.', irl. locht 'crimen' (Fick BB. 2, 202.
Wb. 1' 5:52. II* 254. III' 357. Etc.) sont à écarter (Zupitza
Gutt. 209. Walde-s.v. Osthoff MU. VI 11 sq. bibl.); voy.
Add. s. v. èXe'YXUJ-
XdaTaupoç 'lascif, débauché'. Voy. s. v. XiXaio^ai.
XÔTaH, -Toç '), pi. XàiaTeç f. et XaTaYn f. 'reste de vin (pion
lance au jeu de cottabe' i^Alcée, etc.); XardacToi (tiv Tavbe X.,
1) Au sens de 'quadrupède aquatique, castor (?)' (Arstt), le
mot est vrais, étranger.
— 560 -
Aca-fpfe] vase d'Euphronios, cf. Kretschmer Gr.Vas. 87. Saglio
III, 1, 866 sqq. s.v. Jcottabos, fig. 4304 bibl. S.Reinach Vases
peints I 32) "lancer les XdiaYeç', cf. XaTayeiv kott(xPouç (Luc.
Lex. 3); XâiaYeiov Me vase où tombent les XâtaYeç' Suid.; Xa-
TÛcrau) 'battre' (0pp.). Cf. irl. lathach {*latakâ) gall. llaid
{*latio-) 'boue' gaul. Lato-vici (?) irl. laith iHati-) 'bière' v.gall.
liât corn. ZafZ'liquor', v.h.a.Ze^fo'argile' v.norr. ledia{*lapiôn-)
'limon, saleté'. Persson Wzerw. 111 n. 2. 171. Fick 11^ 238.
Stokes BB. 23, 53. Lat. latex -icis m. (f.) 'toute sorte de li-
quide' est un emprunt gr., comme aussi bl.-russ. iotôk 'rigole',
cf. Walde ^ s. v. (bibl.) ; XaïaE a dû avoir prim. -aK-, cf. lat.
gén. latic-is irl. lathach bl.-russ. lotôk (Brugmann Grdr. II-,
1, 511) et Xaiàcrcru).
XttTpov 'salaire' (Esch.Suppl. 1011); Xàxpiç, -loç m. f. 'serviteur
ou servante à gages'; XaTpeûç,-é(juç m. 'mercenaire' (Lycophr.);
att. XaTpei'uu 'servir'; att. Xarpeiâ f. 'service de mercenaire;
(toû 0eoû, Geujv) culte'. Xa- < i.-e. Hd- forme réduite de i.-e.
*lê{i)' 'possession, accorder à qn. : moy. acquérir, gagner' dans
hom. àXriïoç I 125. 267 'àKTrjiuujv' hom. 7ToXuXr)ïoç E 613 'rro-
XuKTriiaujv' (voy. Frôhde BB. 20, 211 sqq.), got. unlèds (<i.-e.
*)}-lèto-s) 'tttuuxoç, pauvre' ags. unlœd 'misérable', v. slav. létî
{létijq jesti) 'licet' lit. (Uhlenbeck Ai. Spr. 247 sq.) Idima
'bonheur' Zamits 'heureux' laimëti' gagner'. FickP120.539sq.
Prellwitz2 261. Walde ^ 417. I.-e. *Zèi- 'accorder' est prob. un
développement de */ê/- 'laisser', cf. Prellwitz 1. cit. Lat. latrô
-ônis 'serviteur à gages; soldat mercenaire; brigand' est un
emprunt gr. (Curtius^ 363. Saalfeld Tens. it.-gr. 612 sqq.)
avec finale ampliative. — Le rapport avec i.-e. *lâ(î()- 'jouir'
(dans àîTO-XaiJUj etc. Curtius^ 1. cit.) est à écarter ^).
hom. XauKaviT] f. 'gorge, gosier, Xai|Li6ç' X 325 (variante Xeu-
Kaviri, qui prévaut dans l'épopée postérieure) : lit. pa-laùlis
'fanon'. Fick BB. 1, 332. Wb. P 531.
1) Skr. ràti-h 'disposé à donner' râti-h zd râHis 'prêt, don'
skr. râti 'prêter, accorder' peuvent aussi bien avoir i.-e. *r-, et dès
lors cf. lat. rës 'chose', i.-e. *réi- sj'nonyme de *lëi-; je n'irai pas
jusqu'à dire avec Prellwitz^ i. cit. que ce *rêi- et ce *lëi- sont de
simples doublets dus à la phonétique syntactique.
— 561 —
att. Xaupâ, ion. -r| f. 'chemin taillé dans le roc; rue; rigole';
XaOpov laéTaWov àp-fvjpou napà 'ABrivaioiç Hésych,; Aaûpiov :
*\dFap, forme collatérale de hom.Xâaç 'pierre'. JohanssonNord.
^ tidskr. f. filol. 8, 199 sqq. Briigmann IF. XI 100 sqq. Grdr. IP,
1, 348. — Lat. Jura 'outre' (Fick P 538) est obscur; pour g-r.
Xeupôç 'ouvert' (Fick ibid) voy. s. v.
att. Xdqpupov ord. pi. 'dépouille; butin'; à)uqpi-Xaqpr|ç litt. 'qui
prend (la place) tout autour', d'où : 'grand, fort ''arbres, ani-
maux, Hrdt.j, vaste, spacieux, etc.'; cf. pf. eïXricpa <*(Te-a\â(pa
et skr. Idbhatë Jamhhatè râhhatè 'saisir, atteindre, obtenir'
Iflhha-h 'acquisition, gain, avantage', lit. lobis 'possession,
richesse' làhas'hon", i.-(\*{s)Jâbh-. Curtius'' 531. Fick P 120.
532. — Axm.akiphem 'je pille' (XIPs., cf. Iliibschmann Arm.
Gr. I 412) est prob. à écarter.
hom. etc. Xaqpùao'uj 'dévorer' contient i.-e. *Japh- et est proche
de arm. laphel 'lécher' (Bartholomae BB. 10,289; cf. Iliibsch-
mann Arm. Gr. 1451. Meillet MSL. XVI 242), alb. Vap 'je
lèche de l'eau, je mange' (se dit du chien et du chat; G.Meyer
Alb. Spr. 237), russ. dial. lojxift 'dévorer' lopa 'gourmand'
(? Kozlovskij Archiv f. slav. Phil. 11,390; objection dChlen-
beck IF. XVII 94), — ou bien, en tant que < i.-c.*I ahhuk-io, est
tout proche de v. slav. lobilzati 'baiser^ en tant que < \.-Q*labhu(j-
(Charpentier KZ. 40, 439j; cf. i.-e. ''^Juh- dans lat. hnnbo -etr
'lécher' (voy. Walde^ s. v.), v.h.a. Joffan 'lécher' le f fil m.b.a.
lepél 'cuiller' (< germ. comm. *l(ipina-', v. pruss. /ajyiuis
m/sens est prob. l'emprunt gol. '''lapins. Kluge IF. XXI 3G1)
ags. hipian 'lécher, laper, humer' isl. norv. mod. Jepia 'lécher
comme un chien', v.slav. (-&- ambigu) lobûzati 'baiser' (Curtius^
36.'). Torp chez Fick III» 362). Xairnu. ptc. fut. Xâivovreç n 161 .
contient une labiale imprécise ')•
Xaxcxivo), aor. èXâxnva 'creu.ser, fouiller, fouir' .Ap. Kh.;; att.
Xàxavov 'légume, plante potagère'; Xaxiî f. 'fosse, trou creusé'
(Esch.) : irl. laiije 'bêche' (< celt. *lagii'i) luigen 'lance' (*/(7-
glnà). Fick II* 238. — Lat. Vhjô ônis 'hoyau' ibibl. che/
Walde- 429) est à écarter; voy. s. v. Xifffoç.
Xàxeia (vrîaoç, ÙKiri) mot d'origine et de sens obscurs, lu prob.
1) XôEaç (JÎTT. eip. Lycophr. 137 n'.'i pas lo >ciis de 'léchant' que
36
— 562
par Aristarque i 116. k 509 (Zénodote lisait èXàxeia 'petite'),
expliqué par euaKacpoç Km euTCioç, irapà tô XaxaiveaGai ô ècTii
aKàîTiedeai ttukvOùç, c.-à-d. 'bien cultivé, fertile' (cf. Liddell-
Scott s. v.), ce que le contexte dément. — Maosion Gutt. 185
rattache Xdxem en tant que 'plane, fertile (?)' à v. slav. Iqgii
russ. lugû 'prairie'. - Fick I^ 531 et Prellwitzi 177. 2262
(aussi Torp chez Fick III* 358 avec doute) voient dans Xàxeia
'plate, unie' un i.-e. Hdgh- : Hêgh- 'être couché' dans v. norr.
Idgr 'bas' (>angl. îow) m.h.a. lœge 'bas', lett. léfs léfns 'plat'
lé fa 'banc de sable dans les fleuves',
hom. poét. Xàxvn f. 'poil'; Xdxvoç m. 'laine' i 445; hom. Xaxvneiç
'poilu'. Gr. comra. *XaK(Jvâ -(Jvo-ç < i.-e. *ulk-sna -sno-s :
v.slav. vlasû (*volsû, i.-e.*uol-k-o-) 'poil, cheveu' = zd var'sa-
m. n.'poil, chevelure' (voy. sur ce mot Bartholomae Airan. Wb.
1374 bibl.) ou i.-e. *ulq-sna : v. slav. vlakno 'capillus' russ. vo-
lohnô 'fibre, filament' (Prellwitz^ 262. Brugmann Grdr. 11^,
1, 265); partant du sens de 'poil qui boucle, qui frise', on rat-
tache ce groupe à la R. uel 'tourner, rouler, tortiller, etc.' étu-
diée s. V. eiXuuj p. 224 sq. (cf. Lidén Stud. 48 sq. Walde 2
856 sqq.); voy. aussi s. v. ouXoç 'crépu'. — Lat. (p. ex. Frôhde
BB. 16, 214. von Bradke IF. VIII 151 n. 5, posant HaJcsna)
îcina'lsime {= skr. ûrnà got. wuUa 'laine' etc. < i.-e.*u7na:
voy. s.v. Xfivoç) est à écarter. — L'hypothèse d'un gr. comm.
*Xaxvâ < i.-e. HlagTina : irl. tlacht {*tIagto-, i.-e. *tlgh-) Vête-
ment' tlâm {Hlagm-) 'poignée de laine', v.h.a.^occ/io (en tant
que germ. comm. ^pluMen-, mais voy. p. ex. Falk-Torp EW.
239 s.v. floJc II.) 'lanugo' (Osthoff PBrB. 13, 401. vSutterlin
BB. 17, 164 sq. Stokes BB. 19, 115. Strachan BB. 20, 17)
n'est pas recevable.
hom. Xàuj, seul. ptc. Xàuuv et ipf. 3. sg. Xde 'voir' : skr. Zrfsa^i
'briller' (cf. pour le sens hom. Xeuacruu 'voir' : lat. îûx 'lumière').
Fick P 120. Voy. s. v. XiXaioinai. De là hom. tragg. dtXaôç
'aveugle'; voy. s. v. p. 41 ^).
lui prêtent p. ex. Fick P 531 et Veitch* 406, mais celui de 'XoKTiaaç' :
XàEaç TpdTr€Z:av KàvaKU-rrijOaaç 0é|uiv, cf. s. v. Xàs p. 555.
1) L'hypothèse d'un *dl9usô-s et d'une parenté avec l'obscur
lat. luscus 'borg-ne' est à rayer.
— 563 -
I. Xepnpîç, -îî)oç f. 'cosse, tô Xenoç toO Kud|uou Hésych.', par
analogie 'peau dont se dépouillent les serpents et les insectes,
lors de la mue, lat. exuviae' fHpc). Est en rapport apoph.
avec Xopoç 'cosse, gousse, lobe de l'oreille' (voy. s. v.), cf. Xé-
piveor èpepivGoi IL, lat. legUmen 'fruit à gousses', i.-e. *leqU-.
Bezzenberger BB. 5, 1 7 1 sq. Fick I* 1 22. 535. Brugmann Grdr.
P 604. — Sur lat. legula {auris) 'lobe' (les mêmes) voy. Walde ^
s. V. (forme tardive de Uçjiila 'petite cuiller'). — La parenté de
skr. hlgati 'pendre à' est problématique. — II. Xepripîç 'lapin'
(Strab. 144), massaliote selon Polémarque chez Érotien, est
prob. un emprunt espagnol ou baléare; voy. Hehn** 444 sqq.
586 sq. Boisacq Rev. Univ. Brux. X 527 sqq. (bibl.).
hom. etc. Xépnç, -nToç, béot. Xépeiç (Meister Gr. D. I 223) m.
'chaudron' (voy. Saglio III, 2, 1000 sqq.). Origine obscure. —
Le rapport avec Xe^npiÇ 'cosse' (Fick BB. 6, 214. Prellwitz*
263) se comprend mal ; la parenté avec Xapeîv < i.-e. *(8)hgV-
est condanmée par la phonétique. — Étym. sém. (: hébr. l-eleb
'vase') non convaincante chez Lewy Fremdw. 104 sq.
Xe'Tvov 'frange, bordure (de la matrice. Hpc.)' Poil., aussi Xéfvn
f. Hésych.; Xêtvujtoç 'garni d'une frange'; XeTvuQbeiç- TTOïKÎXaç
H.; XeTVÔJcrar ttoikîXqi H. Skr. lagna-h ptc. de lâgati 'pendre
à' (Prelhvitz- 263) est trop peu clair (voy. Uhlenbeck Ai.Spr.
257) pour que le rapprochement soit convaincant.
hom. etc. Xéroi, fut. XéEuu 'rassembler; choisir, cueillir, trier,
énumérer; (f ut. att. èpiJù, aor.emov, pf.eïprjKa) dire'^) = lat. legô
'recueillir; choisir, lire', cf. lat. legiù -unis 'troupes levées, lé-
gion'(= osq. legiuum 'legionem') leguJus 'celui qui cueille
les olives' (Cat. R. R.) êJegans 'qui choisit, qui discerne, plein
de goût' (Curtius-' 363 sq.\ aXh. mh-l'el), aor. mb-I'oôa, pass.
mbl'iôem 'je recueille, je récolte' (G. Meyer Alb. Spr. 265. Alb.
St. III 17), th. Veô-, i.-e. *Ieg- 'recueillir' (la palatale est révélée
par l'alb.), d'où aussi Xotoç m. 'parole; récit; raison, compte,
etc.', Xe£iç, -eujç f. 'parole, mot', XoTiZ:o|nai 'calculer, compter',
KaTa-XoYtî f. 'enrôlement' ( : KaTa-Xe^iu 'passer en revue, énu-
1) Xé-fo) au sîMis de 'dire' a servi à fournir un prés, à R. ijeq^/,
qui n'en a pas normalement.
— 564 —
mérer'), èKXoTn f /choix', (TuXXoTrî f. 'réuiiion, collection' (: auX-
Xé-fuJj pf. att. (Juv-eiXoxa avec ei- emprunté à pf. att. eïXncpa),
etc.
att. Xeia, dor. (Pind.) Xaïâ, ion. Xtiîri (*XâFiâ), ion. att. Xriïç, -ïboç
f. 'butin'; hom. Xrjïdç, -àboç f. 'captive'; Xriîro^ai 'emmener
comme butin'; hom. Xriï(îTrip, XnîcTTUjp, att. XriaTiîç, -où, ion.
XnïaTriç m. Voleur, brigand; pirate'; hom. Xnîtiç, -iboç f. 'qui
préside au pillage = àTe-Xein', épithète d'Athéna; etc. Étym.
indiquée s. v. aTTO-Xaûuj p. 70; i.-e. Vmi- 'gagner, jouir de',
hom. etc. Xeipu), aor. êXeiHJa (hom. ôqppa XXeiipavTe) Verser goutte
à goutte, épancher; faire une libation (oîvov, )aé0u)'; hom. etc.
XoiPn f. 'libation' (= lat. */^6ô, d'où dénom. lîhâre = Xoipâiar
(jTTévbei, eùei Hésych., cf. Hoffmann BB. 26, 138); Xl^oç, -ouç
n. 'larme' (Esch.); Xi^àç, -dboç f. 'tout liquide s'égouttant'; Xi-
pàbiov 'prairie' ('that which is well provided with streams, Xi-
pàbeç' W. Petersen Greek dim. in -lov 72); Xi^àZieaeai pass.
'couler goutte à goutte'; *XiHJ f. seul. gén. Xi^ôç ace. Xipa
'goutte (Ap. Rh.); larme (Esch.); libation (Esch./; Xlip, géu.
Xipôç m. 'veut (pluvieux) du S.-O.' (Hrdt. Arstt. Etc.) ^) : lat.
Ulô -are 'verser, répandre un peu de qc, offrir aux dieux en
libation, consacrer' dëlihuô- ère 'arroser', i.-e. ^{s)Ieih- 'dé-
goutter'. Curtius'^ 365. — Walde^ s.v. distingue avec vraisem-
blance lat. Uhù : gr. Xei^uj de lat. lîhô 'toucher légèrement,
effleurer, retrancher une petite partie d'un tout, goûter' dêllbuo
'frotter' dëllhô 'entamer, diminuer, altérer' gr. Xi^pôç- Xixvoç
('gourmand, friand') Hésych., Xi|upeûuj 'être sensuel', Xi)ipeiâ f.
'sensualité' (Prellwitz^ 271), m.irl siemun 'lubricus' gall. mod.
llyfn 'laevis, aequus'(*5?i6rto.s'), y. h. a. slï fan 'glisser", etc., i.-e.
*s]eib- 'être glissant, glisser, toucher légèrement qc. (aussi
manger par gourmandise), passer la main sur qc.', élargiss. de
*slei- dans Xel^aE Xei|Liu)v Xeîoç etc. ; i.-e.*(s)/ei&- 'dégoutter' est
un élargiss. de %s)lei- dans lit. hjtns lett. IMs 'pluie' lit. leti
'verser' li/ti 'pleuvoir' got. hipu{s) 'vin doux' v.h.a. M 'latex,
poculum' gr. hom. àXeiaov 'coupe' (*(x-XeiTFo-v, voy. s.v. p. 42).
1) Pour XÎHJ- TTérpa àqp' y\c, xibwp aràZei Hésych., qui semble
abstrait de hom. aÎTi-Xi^J, voy. s. v. aÏTiXivv et bibl. p. 20 sq.
— 565 —
— Le rapport avec poét. eïpuu 'répandre goutte à goutte' en
tant que Hieib- (J. Schniidt KZ. 25, 23. Plur. 198 sq.i ou par
perte du \- initial (cf. rouni. iepiire < lat. leporem. Bréal
MSL. XIII 378) est erroné; voy. s. v. p. 219 sq.
Xei|ua5, -aKOç 'limace', cf. e(7Ti bè Kai ^lîjov 6\xo\ov KOxXia, ô kq-
Xoûai XeijaaKa Hésycb., s. v. Xei|udKeç : russ. slimal-û pol. sUmak
'escargot'; cf., avec un autre suff., lit. sUJx-as v. pruss. slayx
'lombric' (J. Schraidt Voc. II 259 sq. Pedersen IF. V69), ags.
sldw-ict/rm ( Johansson PBrB. 15, 233), i.-e.*.s7e«- 'gluant' dans
m. h. a. sînn 'fluide visqueux, ])Oue, humidité collante' ags.
v. norr. s/hn 'fluide visqueux, nmcus, pituite', v. slav. slina
'salive' (J. Schmidt 1. cit.), v. h. a, slïo ags. sHw (< germ. comm.
*slluaz) 'tanche' ('*poisson à écailles visqueuses'. Persson
Wzerw. 110), russ. îinî lit. li/nas lett. Unis v. pruss. l mis' ta.nche%
gr. Xiveùç 'Keaxpeûç, muge, lat. mugir (Prellwitz' 183. 2 271.
Berneker Pr.Spr. 3Ù4i '); ce *slei-{yoj. s.vv. Xei|uuOv Xeîoç etc.)
est selon J. Schmidt et Persson un élargiss. de *saJ- 'visqueux'
p. ex. dans lat. saliva, d'où aussi *sl-eu- dans gr. XO)Lia n. 'sa-
leté' lat. h'ituni 'boue'; cf. Walde- s. vv. Lat. llmax -âcis m.
et f. 'limaçon' est prob. un emprunt grec (Walde- s. v.).
hom. etc. Xeiiaujv, -ôjvoç m. 'tout lieu humide, prairie, pelouse'
(pour les sens figurés voy. lexx.); Xeî|uaE, -ûkoç f. (Eur.) m/sens;
boni. etc. Xi|uiîv, -évoç m. 'port; tbcss. marché, à-fopd l'voy. Hoff-
mann Gr. D. II 226)'; hom. etc. Xijuvri f. 'eau stagnante, marais,
étang, lac'. Cf. lat. llmus 'limon' {*sllnio-s : m. b.a. slim 'boue')
et les mots cités s. v. Xei)nàE, i.-e. *slei- (J. Schmidt Voc. II
259sq.i, puis peut-être lat. lîtus -oris 'rivage' en tant qu' '*en-
droit humide' {*leitos), gaul. *Litai-ia 'pays côtier' Litaiiccus
1) Étudiant le groupe letto-slave, Uhlenbeck KZ. 39. 250 sq.
écarte yr. Xiveûç, croit que les mots baitiques sont des emprunts
slaves et tire slav. comm. *linî de Hipnï, R. leip 'coller'. — Hirt
IF. XXII 72 rattache v. h. a. silo à lat. llved 'être bleuâtre', v. slav.
sliva 'prune', puis ;\ lit. lynas russ. linX etc., le poisson étant dé-
nommé d'après sa couleur; l'analogie de lat. mûijU (: lat. émungô,
gT. t(TTO-uùaaiu. i.o,. *ineug- *meuq-, voy. s. v. p. 71) milite en faveur
du maintien de Xiveûç dans le groupe et rend précaires l'un et
l'autre avis.
— 5G6 —
irl. Letha 'Aremorica' (aussi 'Latium'), lit. Lëtuvà 'Lituanie'
(voy. Fick IP 248 sq. Walde ^ s. v. lïtus, bibl. et avis diver-
gents). — L'étym. de Fick P 123. 538, Prellwitz^ 263 sq. et
Solmsen Beitr. I 217 n. 1 (Xeijuubv '*dépression' : hom. XiàZioiuai
'se pencher, se coucher', lett. leija 'vallée, dépression' leijisch
'situé en un lieu bas', avec d'autres rapprochements plus que
douteux ; i.-e. *leid- *li- 'se courber') est-elle préférable ?
Xeîoç 'lisse, uni, poli, aplani' < *XeiFo-ç, i.-e. Hei-uo- : lat. lêvis
{Heiuis. Sommer Lat. L. u. FI. 87) 'lisse, glabre' (Curtius ^ 365),
puis V. h. a. slimen 'rendre lisse, polir', lat. lima 'lime' en tant
que Hlei-ma (KlugeMOl. Brugmann Grdr. I- 764. IP, 1, 477 ;
pour lat. lima voy. les autres possibilités chez Walde ^ 430
et s. vv. Xicrcrôç et Xitbrjv), i.-e. *sZei- 'être gluant, visqueux;
glisser; passer sur qc. en glissant et en lissant'; voy. s. v.
XeiiuâH.
XeiTTiu, aor. èXiTtov, pf. XéXoiTra (: lat. Uquit got. laïh skr. rirêca)
'laisser, quitter, abandonner' ; XijUTtàvuu m/sens (Hpc. Etc. ; voy.
Thurneysen IF. IV 78); Xeî)H|ua n. Xeivpavov 'reste, m.'; Xomoç
'restant, qui reste'; Xicrcruuiuev èdauj|uevHésych.(<i.-e.*Zig'W-io-.
Brugmann Gr.Gr.^ 302) ; X(e)i[Tro-]7Tupiri f . 'fièvre intermittente'
(Hpc). Cf. skr. rindkti pi. rincânti 'laisser, lâcher, aban-
donner' zd h'inaxti 'délaisser' skr. réknah n. 'biens légués' =
zd raèxdnah- 'héritage' ( : v. norr. Imi ags. lœn v. h. a. Jehan
'prêt'; cf. Meillet MSL. XV 254 sqq.) skr. réku-h 'vide', arm.
ll'hanem 'j'abandonne' aor. e-likh 'il quitta' = è'Xnre (Hilbsch-
maun Arm. Gr. I 455), lat. Unquô 'abandonner, délaisser, quit-
ter' relictus 'laissé en arrière' ( : skr. riktà-h 'vide, libre de')
relicuos 'qui reste' (licëre 'être à vendre' licëri 'miser' sont à
écarter, cf. Walde ^ 428), irl. lèicim lëcim 'je laisse, j'aban-
donne' « i.-e. *li?aqy-. Strachan BB. 20, 31. Fick IP 242.
Pedersen K. Spr. I 130. 152. Meillet 1. cit.; — nié par Thur-
neysen IF. VI Anz. 195), got. leiJvan 'bavelZieiv, prêter' v.norr.
lid v.h.a. //^««'prêter', lit. lëkù Zè/t'^i 'laisser' àtJëJcas pâlaikas
'reste' lêkas 'restant, impair, onzième' v. pruss. polinka 'il de-
meure' v.slav. otû-Ukû 'reste' (: s\iY.ati-réka-h 'surplus, reste')
lichû {-ch- < -qUs-) 'redundans', i.-e. *leiqU- 'laisser'. Curtius ^
462. Fick P 120. 533. IIP 367. Zupitza Gutt. 65. Etc.
— 567 —
Xeipiov 'lis, spéc. lis blanc, Lilium candidum L. ''Hymn. à Dém.
427. Théophr.); — sorte de narcisse (Théophr./; Xeipioç 'de
lis' (Pind.); Xeîpivoç 'fait avec des lis (Diosc); qui ressemble à
un lis (Théophr.)'; hom. Xeipiôeiç 'blanc comme un lis N 830;
douce comme le lis, orra rib'2\ Peut être dissim. de*p€ipiov,
cf. copte pripe pripi 'âv0oç, Kpivov' (P. dcLagarde); voy. Hehn''
243 sqq. Schrader RL. 502 sq. — L'étym. de Fick I' 538
(Xeipiov < *XeiXiov : Xeipoç 'maigre, blême' = lit. leilas'mmcé')
est à écarter. — Lat. lilium peut être un emprunt grec, avec
as8im.(Z — r>l — /), cf.Walde^s.v.; lilium > w.h.diMlja russ.
lilija alb. (G. Meyer Alb.Spr. 250) l'ul'e 'fleur'; Meillet MSL.
XV 163 croit à des emprunts indépendants du gr., du copte et
du lat. à une même Ig méditerranéenne.
Xeipoç • ô iaxvôç kui ùjxpôç Hésych. (XeipuOç ms.) : WX.leilas
'devenu mince par l'usage, grêle' lëlas lett. lils 'grand' (prob.
-la- dissim. de -ra-, cf. Brugmann Grdr. IP, 1, 351 ; Fick I^ 538
croit à une dissim. l — / > X — p dans le gr.) lit. Usas Usas
'maigre' lainas 'grêle' v. slav. libivil 'gracilis', sans doute
par allusion à la disparition de la matière et de la couleur,
puis, selon Ilolthausen IF. XX 323 sq., ags./é/* v.sax. /ê/"faible,
malade, paralysé, infirme' (<germ. comm. *lêba- <Hëiba- i.-e.
*lêi-hho-), cf. skr. lincïti (gramm.) Idi/afê 'se serrer contre qn., se
cacher, disparaître' ri-ll- 'disparaître, faire disparaître, anéantir'
(Fick 1. cit.), et voy. s. vv. Xoi|u6ç Xl)n6ç ^). — Il n'y a pas lieu
de supposer avec Walde * 423 s. v. Utum que Xeipôç pourrait
être né du nom de la plante Xeipiov Mis'.
XeiTOupYoç m. 'qui remplit une fonction publique'. Voy. s. v.
Xâôç p. 556.
Xeixnv, -nvoç (ion., cf. Solmsen Beitr. 1 124) m. 'lichen (Nie. Thér.
945. Diosc); dartre (Esch. IIpc), litt. *le lécheur' : Xeixtu. —
Lat. U<jo -are 'lier' (Hoffmann BB. 26, 136) est à écarter. —
L'hypothèse d'un *tleigh; qui expliquerait aussi lat. dê-licfus
'couvert de verrues' (SUtterlin BB. 17, 162) ne convainc pas;
voy. Walde * s. v.
1) Lat. luridus livide' {<C*loiro- selon Bechtel Dissim. 22) est
parent de gr. x^i^poç 'verdàtre, jaunâtre', voy. s. v.
— 508 -
XeiXLU 'lécher' 1); Xixvoç 'gourmand'; Xixveûuu 'lécher'; Xixavôç
(bdKTuXoç) m. 'l'index, litt. *le lécheur'; Xixinâv, -àZeiv, -aiveiv
■"darder sa langue, lécher' : skr. lihati lédhi (< Hêzdhi, i.-e.
*Jeigli-ti) rêçlhi zd raëz- (Bartholomae IF. V 369) 'lécher', ariu.
lizein Uzum 'lécher' (Hiibschmann Arm. Gr. I 452), lat. liiigo
pf. Unxî 'lécher' ligula (< *Ug-la) 'cuiller' ligûriô 'lécher',
v.irl. ligim 'je lèche' gall. llyad 'lèchement' Uyfu Uyw m. bret.
leat 'lécher' v.irl. liag (< celt. *Jeig-a) gall. llwy corn, lo bret.
mod. Zo« 'cuiller' (Fick IP 241. Henry Bret. 188. Pedersen
K. Spr. I 100), got. bilaigôn 'èTiiXeîxeiv ti, lécher qc' ags. lie-
clan Y.h.a.lecchôn{<.i--Q.*ligh-nà-mi)'\échei'\ lit. lëziit lëszti
v.slav. lizq lizatl 'lécher'. Curtius^ 194. Fick P 121. 533. IIP
367. Brugmaun Grdr. P 178. 428 (bibl.). 432. 551. 560. 726;
i.-e. Heigh-\ un s- initial dans v. norr. sieikia 'lécher' m. b.a.
slecken 'manger par gourmandise ou friandise'.
XÉKieoç m. 'cœur de légume (Hpc); purée de légumes (Aris-
toph.)', f. 'jaune d'œuf (Hpc). Étym. obscure.
XéKoç, -eoç n. 'assiette' (Hippon.); dim. XekIç, -iboç f. (Epich. fr.
70. 126 K.), XeKidKOç m., XeKiaKiov; att. XeKdvii, tardif XaKdvii
(forme d'allegro, issue de la P^ par assim. régressive) f. 'cu-
vette, bassin, baquet'. Cf. lat. 7«wa?, gén. Zrtwc/s 'plat' (Curtius^
165); Mikkola BB. 22, 246 y joint v.slav. lono 'sinus, testi-
culus' lona 'pudenda' tchèq. limo 'giron' etc. < slav. comm.
Hoqs7io- ou Haqsno- '*pli, *repli', ce qui n'est point sûr, cf.
Meillet Études 131. Walde^ 412. XeKàvri contient une forme de
i.-e.'^Iëq- "^ôlëq- 'fléchir, courber' étudiée s. v. nXaKdTn p.318u.
XÉKTpov 'couche'. Voy. s. v. Xéxoç.
hom. XeXiriiaévoç. Voy. s. v. XiXaio^ai.
Xé|nPoç m. 'chaloupe (Dém.), bateau de pêche (Théocr.)'. Etym.
inconnue. — Les rapports avec XdYTuuv m. 'traînard, musard'
EM. (Fick P 537) ou gall. Uy m bret mod. lemm 'aigu, tran-
chant' (<celt.*/em6o- selon Zupitza BB. 25, 92 [<celt.*sZ/6-
-mo- selon Henry Bret. 182?]; Xejupoç serait une forme abrégée
pour *Xe)ap67Tpujpoç) ne convainquent pas.
1) Ce prés, thématique est secondaire; l'état ancien est re-
présenté par le prés, athématique radical véd. redhi skr. class. lédhi;
cf. Meiliet MSL. XVI 239 sqq.
— 569 —
Xé|uqpoç m. ou n. ""KÔpuZ;a, |u\jEa' fLib.), adj. ""morveux' l'Mén.) :
a\\. schlamtu 'limon, bourbe, vase, fange' (Prellwitz- 265), qui
semble issu d'un germ. comm. '^slamha-, R. germ. slemh, cf.
norv. mod. slemha 'catin' (Torp cbez Fick III* 537 sq. Falk-
Torp EW. 1055).
XéEiç, -euuç f. Voy. s. v. Xé-fuj p. 5().3.
boni. Xéirabvov ord. pi. (> tardif Xéîraïuvovj 'sangle' retenant le
poitrail du cheval au joug. Etym. inconnue. — Lat. laqueus
'lacet' (p. ex. Ilirt Abl. § 29) est à écarter, cf. Walde^ 405.
tragg. etc. Xéîraç n. seul, nom, et ace. sg. 'rocher nu'; XeTiaîoç
'rocheux' (Eur.) : lat. lapis, -zc^i* 'pierre' (Vanicek Lat. Spr. 250.
Hirt Abl. §29. Waldc^ 412; i.-e. Hyad-)\ le sens ne recom-
mande pas un rapprochement avec XéTTuu.
Xenâç, -âboç f. 'patelle', coquillage qui s'attache aux rochers
(Epich. fr. 42. 114 K. Aristoph.) : Xérraç 'rocher nu'. De là
XeTTacTTri ou Xendaîn f. 'vase en forme de patelle" (Aristoph.),
aussi XeiracTiiç, -îboç f. llésych. Sur les emprunts lat. lojyas
(ou lopada) 'patelle' lepista lepesta 'genus vasis aquarii' voy.
Saalfeld Tens. it.-gr. et Walde- s. vv.
Xéirpâ, ion. Xéirpr) f. 'lèpre' (Ilrdt. Ilpc); poét. XeTrpdç, -dboç f.
'raboteux', subst. 'colline raboteuse'; XeTTpâv XeTrpiâv 'avoir ou
gagner la lèpre'; Xeirpôç 'ècailleux, lépreux; raboteux'. Voy.
s. v. XéTTUU.
XeTTTÔç 'dépouillé de sa ])ellieule (grain Y 497); mince, menu,
fin; grCle, petit'; Xeiriuviu 'écosser: amincir, amoindrir; faire
maigrir'. X6tt-t6ç est propr. l'adj. verb. de XëTTuu 'éealer', cf. lat.
lepidus 'charmant, gracieux, joli' hjjôs -ôris 'grâce, agrément,
séduction' (Fick 1' 536), lit. lepùs 'mou, amolli' (Wood a'
n" 217 a, qui ajoute ags. Ii/ft Jeff 'faible' angl. left 'gauche' <
germ. '-^luffi- ou */uji//'(i- selon Kluge-Lutz Engl. etym. s. v.?).
— Gr. \aixàl[X) 'vider, piller' et son groupe (Wood 1. cit.) sont
à écarter; cf. Walde- 422 scj.
boni. etc. Xerriju 'éealer, écosser, peler'; hellénist. Xêttoç, -ouç n.
'cosse de fève; peau de raisin'; Xeniç, -iboç f. 'cociuc, coquille,
écaille'; XeTTiboûa9ai 's'écailler' (Hpe.): XeTTibuuTÔç 'couvert
d'éeailles' (Hrdt.); Xéirpû f. (voy. s. v.); XtTTùpov 'cosse' et Xe-
— 570 —
TTûpoç 'recouvert d'une enveloppe' (cf. Ostboff BB. 24, 157);
— XoTTOç m. 'pelure (d'oignon t233); peau qui pèle (Hpc.)';
Xomç,-iboç f. 'écorce, pelure'; Xôtti)uoç 'qui s'écorce facilement';
XoTtàç, -àboç f. 'écuelle'; XuÛTrri f. (voy. s. v.) : lit. lapas 'feuille'
slov. raod. lepen 'feuille', i.-e. Hep- 'écaler' (cf. aussi lat. lapit
'dolore afficit' Fest. < *Z>. Wood Cl. Phil. III 82. Walde^
s.v. bibl.); ai.Hup- m/sens dans \\Llupinaî pi. 'écales de fruits'
lupii lùpti 'écorcer, peler' v. slav. lupiti m/sens, got. liiftus
'air' V. norr. lopt 'toit, air' v. h. a. Juft 'air' (< germ. comm.
Hnftu-Hufta- 'ioM [d'éeorce]; air'), puis Hubh- dans lit. liihas
'écorce d'arbre', lat. liber 'aubier' (< *lûh?i7'0-s', la parenté de
dêlûbrum 'souche écorcée vénérée comme dieu' Fest. Paul, est
niée par Walde^ 227; dêlûbrum 'sanctuaire' est le '*lieu de
purification' : lu6, cî. pollûbrum 'bassin pour se laver les mains',
suff. -dJilo-m); voy. s.v. Xuirri. Persson Wzerw. 187 sq. Brug-
mann Grdr. P 107. 454. Torp chez Fick IIP 376 sq.
Xéaxn f., rhod. -â 'lit funéraire, tombeau (GDI. 4127 Camiros);
— lieu couvert accessible aux mendiants la nuit, aux oisifs le
jour (Hom. Hsd.), portique ou galerie pour les citadins (voy.
Saglio III, 2, 1103 sqq.); entretien, conversation, causerie;
réunion, assemblée' < i.-e.Hegzghà (i.-k-d.'*leghs-qa, cf. Xéxoç
n. 'couche', i.-e. Hegh- (Grain Philol. 10, 581. Curtius Verb.
12 278. Pott KZ. 26, 118. Meister Gr. D. II 50. Wackernagel
KZ. 33, 39. Walde KZ. 34, 483. Brugmann Gr.Gr.^ 162. Hirt
Hdb. 134) : v. irl. lesc 'piger' gall. llesg 'infirmus, languidus'
< i.-e. Hegzglw- Heghs-qo- (Brugmann Grdr. IP, 1, 478). De
là XecTxa^iuu 'bavarder' (Théogn.), (ion.) Xecrxiîv, -fivoç m. 'bavard'
(Timon de Phlionte), d'où ion. Xedxnveûeiv 'bavarder' -eaGai
's'entretenir', ion. Xecrxaivuj 'bavarder' (Call. ; voy. Solmsen
Beitr. I 124sq.), è'XXecTxoç 'dont tout le monde parle' (Hrdt.),
TTpoXeaxoç 'procax' (Esch.), aboXécrxilÇ -Xecrxoç 'odieusement
bavard' (< *à-Fâbo-. Schulze Qu. ep. 452 sq. Eulenburg IF.
XV 144 sq.; voy. s.v. p. 13). — V. pruss. liscis 'camp' (Prell-
witz^ 265 sq.) est prob. un emprunt pol. lezisko 'camp' (Ber-
neker chez Walde ^ 708. MIQ. Trautmann Apr. Sprd. 371). —
Hébreu lisTca 'chambre' (bibl. chez Lewy Fremdw. 94 sq.) est
à écarter. — Le rapport avec Xéyuj 'dire', en tant que 'lieu de
— 571 —
conversation' (p. ex. Curlius'' 364. Lewy 1. cit.) est désuet et
ne satisfait ni la phonétique ni la sémantique.
hom. XeufaXéoç 'malheureux, cligne de pitié; triste'; hom. tragg.
Xufpôç 'fâcheux, triste, malfaisant; misérable N 119. 237.
a 107' : skr. rujâti 'briser, torturer' rngnâ-h 'mis en pièces'
rôga-h 'défaut, maladie' ruj- f. 'douleur, maladie' rujû 'le fait
de briser', lat. lûgcO 'être affligé' Jiictus 'deuil', lit. lûszti prêt.
lûéau 'casser, intr.' lâuzytl fréq. 'briser qc' (cf. aussi szirdis
Jûszta 'le cœur se brise') lett. laiifU 'briser' lit. lùzis 'cassure'
lâuzis 'carrière' (Curtius^ 183), ags. tôlûcan 'disloquer, dé-
truire' V. h. a. liohhan 'tirer, arracher', russ. luznutl 'battre,
frapper' (Schade Altdtsch. Wb. .574 sq.j, v. irl. licclit 'partie,
portion, section, etc.' (Pedersen K. Spr. I 123); voy. aussi s. v.
poét. àXuKTO-TTébn f. ord. pi., p. 47. Les mots letto-slav. indi-
quent un i.-e. *leu-g-, les mots skr. un *leii-g- ; pour la filière
'briser > faire mal' cf. skr. lumpdti 'mettre en pièces' : gr.
XuTTri f. 'chagrin' (contre Mansion Gutt. 200); *Ieu-g- *leu-g-
peuvent être des élargiss. de */ew-, cf. Curtius^ 183. Prelhvitz^
266. Persson Wzerw. 16. Walde- 445. Ce *Ieug- est-il iden-
tique à *Ieug- 'fléchir' dans gr. Xuf iZ;uj 'courber' lat. lucfa 'lutte'
('fléchir' : 'briser')? Ou *Ieug- 'fléchir' a-t-il en skr. remplacé
*leiig- 'briser'? V. h.a. lucka 'ouverture, trou, brèche' loh
i^luka-) 'trou' ail. mod. (< b. ail.) luke 'lucarne' (Prellwitz*
1. cit. Walde- s. V. /ïlgré^ô) sont ambigus et souvent rapportés
à un ^Q.\'iï\. Hûkan 'tirer à soi, fermer, prim. ployer' : v.norr.
lykna 'se pencher' et germ. ^lakka- < i.-e. Hugnô- 'boucle',
voy. s. V. XuYÎZiuj et Torp chez Fick III"* 371 sq. Falk-Torp
EW. 613. 653. 661. 681, lesquels confondent du reste la pa-
renté de gr. XuYÎ^uj et celle de gr. Xufpôç.
ion. XeuKaviri f. Voy. s. v. hom. XauKavin p. 560.
X e u K 6 ç 'brillant, éclatant > blanc' ; XeÙKn f . 'peuplier blanc
(Aristoph. Théophr. Déni.; cf. lat. alba fr. aiibeau ohean);
lèpre blanche iHrdt.)"; XeÛKOç 'un poisson' (Théocr. Arstt.)M;
1) htit.lucius 'brochet' (Aus. Mos. 122) est selou moi tout proche
de ce XeÛKOç; cf. aussi v.norr. lyrr «germ. *l€uxiza-) 'lieu, merlan
jaune, Gadus pollachius' {Torp chez Fick III* 373. Falk-Torp EW.
670), ce qui n'exclut point la parenté avec irl. loch 'noir' gall. llwg
— 572 —
XeuKicTKOç ra. 'mulet (poisson. Atb. VII 284 a)' ^) ; XeuKoOv, -alveiv
'rendre blanc'; XeuKoinç, -titoç f. 'couleur blanche'; XeuKaç, -étboç
f. adj. 'blanc; — clair, éclatant (Nonn.); subst. lamier'; hom.
poét. Xeucrao) prim. seul. prés, et ipf. 'voir, regarder' (*XeuKiuj,
voy. s. V.) ; — la forme réduite Huq- dans à,uqpi-XÙKri f. (vûE)
'*nuit à demi-lumineuse, c.-àd. aube', XÛTboç f. 'marbre blanc',
bom. XuKàpaç (voy. s. v.), XuKauYnç 'crépusculaire', XuKÔqpuuç,
-uuToç n. 'crépuscule', hom. etc. Xi'ixvoç (< i.-e. ^Jiiqsno-s) m.
'lampe', d'où XuxviTrjç, -ou m. (XiGoç) 'marbre de Paros (extrait
aux lumières)', Xuxvîxiç, -iboç f. (qpXojLiiç) 'molène', plante dont
les feuilles séchées servaient de mèches; — la forme fléchie
"■'louq- dans XoOaaov 'le cœur blanc du sapin' (cf. pour le sens
lat. alhurnum v. f r. auhour fr. aubier et voy. Osthoff Et. Par.
177 sq.). Cf. skr. rôcatè 'luire' rôcanâ-h 'qui luit' zd raocant-
'qui luit' skr. rôcâyati zd raocayeHi 'éclairer' = lat. lûceô
ÇHouqéiù) 'luire, être clair' (v. lat. aussi 'faire luire') skr. rôcas-
rôcih n. zd raocah- 'lumière, éclat' ( : XeuKÔç, irl. luach-të 'chauffé
à blanc' Juachair 'éclair' gall. Uûg 'lux, lumen', lit. laùl'as 'qui
a une tache blanche au front') skr. rucd-h 'clair' (: Xuko-, gall.
am-licg cyf-lwg eg-lwg 'conspicuus' go-lwg 'regard, coup d'œil',
V. norr. log n. Jogi m. 'flamme') ruksâ-h 'brillant' zd raoxsna-
'clair, brillant' (: Xûxvoç, XdX.lûna < H^jouqsnci prénest. Lôsna,
irl. lôn Ifian 'lumière, lune' < Houqsno-s gall. lluclied corn.
Zw^eréclair' < Houqsetà, v. norr. Zm 'lumière' < gç,Ym*Jeuym-
ags. llxan 'luire' v. h. a. Jiehsen 'lucidus', v. slav. hina "lune'
< H^louqsna v. pruss. ZaMd???o.9 pi. 'astres'; avec i.-e.-Â%s- v. slav.
lysû 'chauve') skr. rukmà-h 'ornement d'or' rukmâ-m 'or' ml-
mân 'brillant' (voy. plus loin) lôM-h 'l'espace libre, le plein
'jaune foncé' (Stokes BB. 23, 53), mais la raison de cette appellation
n'est pas celle qu'invoque Stokes citant Ausone : hi dus, obscuras
ulva coenoque lacunas obsidet. — Niedermann IF. XXVI 55 sq.
croit à un transport facétieux (très douteux pour moi, cf. aussi
Klug-e Glotta 3, 280) du prénom Liichis, qui, quel que soit son sens
initial (voy. Usener Gôttern. 356 sq. Wissowa Rel. d. Rom. 97. Schulze
LE. 469), dérive au surplus de la m/R. leiiq.
1) Le sens d"able, ablette' (Bailly Dict. gr.-h: s. v.), inspiré
visiblement par l'étym. {able <*a[l]bula. Meyer-Liibke Rom. et. Wb.
§ 328) est erroné, cf. Ath. 1. cit.
— 573 —
air, le monde' (: Ut.ïaùlas 'l'espace libre, le champ', \at.Iucus
v.lat. loucom 'bois sacré, propr. clairière', cï.coUùcûre 'faire
une éclaircie dans une forêt', osq. lûvkeî 'in luco', v. h. a. loh
'bocage, clairière'), lat. himen 'lumière' {*leuq-sineu, modifié
d'un '-^leuqnien, cf. v. norr. Uômi ags. léoma v.saxJ/o?«o 'éclat'
got. Iduhmuni 'éclair', skr. rulmd-Ii etc., bibl. chez Walde^
446; analyse un peu différente chez Brugmann Grdr. II-, 1,264 :
un i.-e. ^leuqsmno- ^'luqsmno-, à quoi se ramèneraient aussi
zd raoœsna- et son groupe) lûx -cis 'lumière' hicerna 'lampe,
lumière' hicahrô 'veiller, travailler de nuit, à la lumière' f-^^?
à'unHucubruin < ï.-c.*l{e)tcqo.s-fo-iii, cf. Johausson Beitr. 14)
illûstris i^en-loitc-s-tr-is), v. irl. lâche 'éclair' hiaic/ttide 'bril-
lant' gaul. Leucetios surnom de Mars (cf. lat. et osq. Lûcetius
surnom de Jupiter), got. liuhap ags. léoht v. h. a. lioht 'lumière'
got. lauhatjan 'luire, éclairer' v. h. a. lohazzan et loufja.i.:an
'flamber' v.norr. (Kock IF. X 9Usqq.) LoA-i 'dieu du feu', v.slav.
liicî f. 'lumière' (= v. h. a. lauc long ags. Ue;^ th. msc. en -/-
'flamme', cf. skr. rocih n.) luî-a 'rayon' slov. mod. 'Zupitza
Gutt. 134 n. 1) hic 'bûche' russ. Jucd 'bois résineux' v. pruss.
luckis 'bûche' (= skr. ruci-h f. 'lumière', i.-e. *Iuqi-); — arm.
Jof/s, gén. lu.'ioij 'lumière' lusin, gén. lusni 'lune' lusn, pi.
Ii(su?i Jih 'XeÙKUj)ua' lusaicor 'lumineux' ont un -s- issu de -q-
après -«-, ou de 4-- (voy. Hiibschmann Arm.Gr. I 4.Ô3. Meillet
Esq. 17. 23); — une R. parallèle letifc dans ?,kY.ruçaut- 'clair,
blanc', v. slav. It/sn 'chauve' (voy. plus haut), gr. Xù-fH 'lynx'
(voy. s. V.). Curtius-' 160 sq. Bezzenbergcr BB. 16, 252 sq.
Bartholomae IF. II 265. Johansson IF. II 10. Fick I* 121 s(|.
304. 5.34. II* 242 sq. IIP 372 sq. Zupitza Gutt. 74 sq. 134
(bibl.). Waldc^s.vv. Feist E\V. s. vv. Etc.
Xeupoç 'où la vue s'étend sans obstacle (\. olpioç aieépoç Esch.
'les libres espaces de l'air'); uni (xâ»poç n 123, Trebov, vpdtuaGoç)' :
lat.//^m 'ouverture de l'outre' (? Fick I' 538; voy.Walde- s.v.),
v.norr. //o/7 'ouverture dans le toit, livrant passage à la fumée
et à la lumière' (Mucb Hist. Zoitschr. 42, 163-172 [IF. XI
An/.. 204]. Falk-Torp EW.G50s.v.//o>v; germ.comm.*/<^î/m»-;
selon Xoreen chez Ji>liansson Beitr. 14. 120 et Abriss 196
gérai, ^leuyran- : gr. XeuKÔç etc., i.-e. *Jeuq-).
— 574 —
bom. poét. XeûacTuj (*\euKiuj) prim. seul. prés, et ipf. 'voir, re-
garder'; cf. tout d'abord skr. lôcatè lôkatê 'regarder' lôcdyati
lôlidyati 'considérer' {lôc- et lôk- par nivellement des rapports
apoph. *îeuqo- Heuqe-) lôcanam 'œil', lett. lûMit 'regarder,
chercher des yeux qc' lit. Idukiu lâuJcti 'attendre qn., exspec-
tare' v. pruss. laukit 'chercher qc' (< i.-e. *louqë- = v. h. a.
luogèn ail. mod. lugen 'regarder, guetter') slov. mod. lûkati
'épier', tokharien B Ik- lyk- 'voir' (S. Lévi et Meillet Journ.
As. 1911, 1444. 462 sq.); \.-Q.Heuq-, identique à *huq- 'luire',
voy.s.v.XeuKoç. Johansson IF. II 10 (bibl.). Uhlenbeck Ai. Spr.
264. Etc. Pour la sémantique cf. p. ex. ail. scheinen, puis
v. slav. zh'éti 'voir, regarder' 207'il 'visus' : Z07'inû 'brillant' zorja
'éclat' lit. zerêti 'briller', et aussi v. slav. glqdqti '^Xérreiv' :
m. h. a.glanz 'éclat', i.-e. *ghlend-, m. h. a. blick 'éclat, éclair;
— regard', etc.
att. XeOuu 'lapider' etc. Voy. s. v. hom. Xâaç p. 546sq.
hom. tragg. Xéxoç, -ouç n. 'lit, couche; lit nuptial, lit funéraire;
nid'; hom. tragg. âXoxoç f. 'compagne de lit, épouse' (: v.slav.
sq-logû 'consors tori'; sa- < *sm-); hom. act. aor. èXeHa, impér.
XéSov 'coucher; endormir (Aiôç vôov Z 252)', moy. XéxeTai"
K0i|nâTai Hésych., fut. XéHojuai h 413, aor. (è)XéEaTO (ipf. XéEo
Q 650. k320 XéHeo 1617. t598) et (flexion athématique) Xékto
h 451 'se coucher'; ptc. pf. XeXoxuîa* Xexih Yevo|aévri H.; hom.
tragg. Xôxoç m. 'embuscade, etc.' (voy. s. v.); Xexuj, -oOç f.
'femme qui accouche' (Hpc. Eur. Aristoph.); hom. Pind. tragg.
XeKTpov 'lit, couche' : lat. lectus -ï 'lit, couche' lectîca 'litière',
V. irl. lige 'torus, lectus' (th. sigm.) gall. Ue 'lieu' m. irl. laige
'concubitus' v.irl. laigim, pf. dellig 'je me couche' ^?iw\.legasit
'posuit' m. bret. lecli bret. mod. Uacl} {*leg-s-o-) 'lieu' etc.
(Fick II* 245. Henry Bret. 181. Pedersen K. Spr. I 97. 98),
got. ligan v. h. a. liggan lickan ligan 'être couché' got. Jagjan
y. h. a. leqen 'riGévai' v. h. a. laga 'situation' (i.-e. *lëghà)
legar got. ligrs 'KOiTri, KXivri', v. slav. Iqgq Jestl 'se coucher'
lezati 'être couché' loziti 'mettre' loze 'couche' lit. at-laqaï
'terre en jachère' lett. pdrlags 'pièce de terre demeurée en
friche' \\i. ])âlègis 'séjour au lit'; i.-e. Vegh-. Curtius^ 194.
Fick P 536. IIP 357 sq. Walde^ 419 sq. M. van Blankenstein
— 575 —
Unters. 37. Etc.; cf. aussi v. irl. lesc 'piger' gall. lles(i 'infirnius.
languidus' (cf. Walde- 415 sq.); sur v. h. a. ir-lescan 'extingui'
lesken 'extinguere', queWalde- s. v. suhlestu.s rattache à *legh-,
voy. Osthoff MU. VI 38, qui maintient le rapport avec got.
lasiws 'faible' v. slav. losî 'maigre' etc. Pour hom. Xâxeia f.
(vfiaoç) voy. s. v. p. 061 ; voy. aussi s. v, Xéaxti p. 570.
att. Xéxpioç 'couché de côté, incliné, penché'; Xéxpiç adv. 'de
côté, obliquement' (Ap. Rh.) < '\.-Q.*leq8r-\ hom. XiKpiqpiç 'obli-
quement' dissim. de *Xixpi9Îç (Hirt IF. XII 226; le P'"-i-<e
[Hirt Abl. § 28] ou est assimilé d'-e- [Hrugmann IF. XXVII 265] :
la forme XiKpoi Hésych. à côté de XeKpoi 'andouillers du cerf
recommanderait la l""^ hypothèse, si elle était plus quune
simple glose; cf. aussi Xi^H \\l' uXotYioç H.). Etym. indiquée
s. v. îiXaKaTri p. 318n. 1. — L'avis divergent d'Ehrlich Zur
idg. Sprachgesch. 78 (*FXéxpioç, cf. Xo5ôç < *FXox-ao- : lat.
valgus 'bancal' < *uIgho-s, irl. losc 'perclus' < *htsco-s = lat.
luscus 'borgne', i.-e. *lu(jh-sl^o-s : *ulgh-sTcos, cf. lat. luxure
'disloquer', d'un i\\,*luxo- < Hugh-so- : *u/gh-so) ne convainc
pas.
hom. etc. Xéuuv, gén. XéovTOç (dat. pi. Xeiouai E 782. 0 592) m.
'lion', ancien th. en -ii-, cf. Xe'aiva f. 'lionne' (Hrdt. Esch. Aris-
toph.). Xéuuv > lat. leu > m. irl. lèu lèo v. gall. leu lou (Fick
II* 242. Vendryes de Hib. voc. 150); Xeuuv ou leO > v. h.a.
leico lëico louico lit. levas v. slav. 7?r«; ni la parenté avec lat.
lividus 'd'un gris jaunâtre, plombé' (Pauli) ni l'emprunt séni.,
cf. hébr. hihf assyr. labbii ég. lahii (Curtius' 366 1 ne convain-
quent, cf. Schrader Sprachvgl. IF 136. RL. 508 sq. (bibl.).
Walde- s. V.; Schulze Qu. ep. 70sqq. rapproche Xéuiv (initiale
XX-) de R.sZc^rdéchirer' dans v. h.a..d/2an 'fendre' i^W.schleisseii
'user'C?). — Ep. Xîç, ace. Xîv m. 'lion' est emprunté, cf. hébr.
lajis 'lion' (bibl. chez Lewy Fremdw. 6 sq. Schrader RL. 508).
ion. att. XeiupTÔç 'scélérat, TravoOp-foç' i Archil. Esch. Xén.) <
*XiioupTOç "^XnFo-FepYO-ç *XaaFo-FepYO-ç a été rattaché par Ehr-
lich KZ. 41, 299 sqq. au groupe âXaaroç (en tant que *dh8-to-s)
'violent' àXaaieîv 'être en colère' àXâaTLup 'esprit aveugle'
(idée dominante : 'mouvement violent'), puis dXaaioç 'criminel'
àXâcJTUjp 'fléau' (idée dominante : 'léser, endommager'). — Le
— 576 —
rapport avec ion. Xiîiua n. 'volonté' crét. Xeïuu 'je veux' l'Prell-
witz- 268. Ehrlieh 1. cit.) ne convainc pas, \fi)Lia étant un *FXfi-|aa,
voy. s. V. dor. Xfiv p. 577.
hom. etc. Xiîyuj {-y\- primaire) 'cesser, etc.' Voy. s. v. att. XaYapôç
p. 458.
Xr|beîv 'être fatigué, Korriâv, KeK|UTiKévai Hésych.'; Xribncraç* kê-
KjuriKujç, KOTTiàaaç H. Cf. (Siitterlin IF. IV 99 sq.) lat. lassu>;
'ïatigué' {*hd-to-s), got. lêtcm (prêt, lailôt) y.h.a.lâzan v.norr.
làta 'laisser' got. îats v. h.a. laz v. norr. latr 'ÔKvripoç, pares-
seux' caus. ail. mod. verletzen 'blesser' (Osthoff Perf. 546.
Hiibschmann Vocalsyst. 81) v. norr. IqsTcr 'paresseux' (< germ.
Q.oxmii.Hat-skua-. Brug-mann Grdr. P 687. Noreen Altisl. Gr.''
205. 260), alb. l'od' 'je fatigue, trans.' l'oôem 'je me fatigue'
guèg. l'a tosq. l'è 'je laisse' {Hddno) ptc. guèg. l'ane tosq. Veiu
'laissé' (*Z3C^/20-. G.MeyerBB. 8,188. Alb.Spr. 242); pourv.irl.
lesc 'piger' gall. llesg 'infirmus, languidus' voy. s. vv. Xéaxn Xéxoç ;
i.-e. */êc?- Had- 'délaisser' : Hêid- dans lit. léidàiu léidmi 'je
laisse' (Fick V- 540), élargiss. de *Zê(i)- dans lat. Unis 'doux'
v. slav. lénû 'indolent' lett. Uns 'paresseux, doux, indulgent'
(Walde^ 421), dont une forme réduite Ha- a fourni gr. XaTpov
Xaipeûç Xarpiç etc. voy. s. vv. p. 560.
*Xfiboç, Alcm. béot. Xctboç n., Xrjbiov (et Xrjbiov), Xribdpiov 'léger
vêtement d'été' (Ar. Ois. 715. 915). Prellwitz^ 269 rattache
*Xfiboç à Xfivoç dor. Xâvoç 'laine' (< i.-e. *w/w-e5-) et par là à
lat. Uina etc., ce qui est pure conjecture pour le sens comme
pour la phonétique.
Xi'iG-apTOç 'paresseux; léthargique; oublieux' (apyoç 'paresseux',
voy. p. 75) ; ion. XriBapYiri, att. -lâ f . ; Xri0apYeîv 'oublier'. Voy.
s. vv. XavGdvuu p. 554 et XaîGapYOç p. 550.
hom. etc. Xriem, dor. XdGuu 'être caché, échapper à'. Voy. s. v.
Xavôàvuj p. 554.
ion. Xriïri Xriïç etc. Voy. s. v. att. Xeiâ p. 564.
ion. Xriïov 'récolte sur pied', dor. Xaîov ou Xdov (Théocr. X 42)
'champ ensemencé'. L'hypothèse (Benfey. J.Schmidt. Kretsch-
mer KZ. 31, 386 sq. Hirt Abl. § 115) d'un gr. comm. *XdFiov :
skr. Ulva-h 'qui coupe' ( : skr. lunâti 'couper, moissonner', voy.
s. V. Xûuu) est inconciliable avec i.-e.*Zê«-, qui s'impose comme
— 577 -
base du groupe liuiàt'i Xûuj, — à moins qu'on ne veuille voir
dans dor. Xâov de Tliéoerite un hyperdorisnie; *XdFiov doit
dès lors être entendu au sens de '*gain, *profit' et va rejoindre
la famille de gr. àiroXaumu 'jouir de', p. 70, cf. dor. Xdiâ ion.
Xnîn Xnïç att. Xeia f. 'butin' '), i.-e. Hau-\ cf. pour le sens v.fr.
guaïn (fr. regain) wall. waii : v. fr. gaignier. — De là dor.
Xà0T0)neîv 'moissonner' (Théoer. X 3). — Pour liom. â-Xriïoç
TToXu- Xri'ioç voy. s. v. Xdxpov p. 450.
att. XrjKâ V 'Piveîv' : lett. lezu lékt 'sauter' (itér. lékdf) lékas f. pi.
'battement de cœur' lit. Jekiù Ukti 'voler', lat. lôcusta 'saute-
relle; — langouste'. Osthoff PBrB. 13,412sqq. Lidéu PBrB.
15, 516sqq. Jobansson Beitr. 143 sq. 154. Wiedemann Priit.
128. Walde^ 438 sq. M, van Blankenstcin Unters. 37 sq. Voy.
s V. XàE p. 555. — Autre bypotbèse s. v. XaïKaç p. 550.
XrjKeîv, dor. XaKeîv 'résonner, crépiter'. Voy. s. v. liom. XâaKUj
p. 559.
boni. att. Xr|Ku6oç f. 'Iiurette à luiiK', fiole à parfums; fig. em-
phase; — pomme d'Adam' pourrait contenir une des formes
de i.-e.*(o)Z('^<7- 'ployer' (voy. s. vv. i^XaKciTri p. 318 n. XdE XeKâvri
XoEoç etc.). De là XrjKuGiZiuj 'enfler un style; intr. brailler, se
vanter, parler avec enflure'.
Xiiiun r. 'chassie (Hpc. Etc.); pi. chimères (Aristoph. Plut. 581)';
Xniuâv 'avoir les yeux chassieux' (Hpc); Xr|uiip6ç XiiuaXëoç
Xriiaiùbiiç 'chassieux'. Lit. elmès aiment 'liquide sortant de la
bouche des morts', m. h. a. ?//m^c 'pourri' bas-ail. mod. ohn 'bois
qui se corrompt' (Bezzenberger BB. 1, 339 sq.) semblent rap-
peler le mot grec, mais le détail phonétique n'est pas clair. —
Skr. laltl 'salive' (Pcrsson W/.erw. 2U7 n. 1) est ononiatopéique
pour Uhlcnbeck Ai. Spr. 260; lat. (Persson 1. cit.) lino pf. lêvî
'enduire' (i.-e. */e/-) est à écarter.
dor. Xfiv 'èGeXeiv', él. opt. XeoiTâv 'tGeXoÎTiiv' etc. gort. Xei Xeioi
XeiovTۍ Xeiovaav Xeiovri (cf. van Herwerdcn Lex. suppl.- s.v.);
ion. Xfî)na, -aTOç n. 'TÔXiaa, àvbpeîa': (lac.) Xfiïç (< *Xricriç)- Pou-
Xiidiç Hésych. Or. comm. *FXiv : v. slav. n'h't'i '(»rdonner', base
1) Hirt 1. cit. g;roiipe à tort sous un i.-e. *[âu- (sens?) skr.
lâva-h g'r. Xdiov : gr. àKoXaOïu yot. taun 'salaire' : skr. Ifind-fi 'coupé'.
37
— 578 —
uelê[i] 'vouloir' (Brugmanu KVG. §§ 660. 81 7 j, cf. lat. volo et
tout le groupe cité s. v. poét. è'Xboiuai p. 239 sq. — Le rapport
avec V. irl. air-îe Volonté' lithe 'obéissant' (Prellwitz^ 268.
Torp chez Fick III '^ 359), puis avec got. lapon 'inviter' (les
mêmes), dont la parenté extragermanique est mal connue, est
à écarter. — L'avis d'Ehrlich KZ.41,299 sqq. (i.-e.*/ë5-, d'où
une parenté avec âXacTTOç 'violent' etc., voy. s. v. XeiupYÔç) se
heurte tout d'abord au dial. \r\iç, car on attendrait dans l'oc-
currence un *\ficTTiç ; voy. aussi s. v. XiXaio|uai.
Xfjvoç, -ouç, dor. Xâvoç n. 'laine' (Esch. Etc.) : lat. lâna {*vJânâ)
f. 'laine', i.-e. *ulânes- *ulûna, cf. skr. lirna {*uûrna) = got.
wulJa V. h. a. wolJa 'laine' lit. vUna 'brin de laine, pi. laine'
lett. wilna 'laine' v. pruss. wUna 'habit' v. slav. rlûna serb.
rwrtrt "laine', i.-e. '^'uhifr^ cf. irl. oJand gall. gicJan corn, glticni
bret. gloan 'laine' (< celt. *ulâno- *uîdncl, i.-e. *uldn-; cf. Fick
IV 276. R. Schmidt IF. 1 47 sq. Henry Bret. 134 sq. Pedersen
K. Spr. I 179). — Walde^ s. v. lâna, adoptant l'avis de Hirt
IF. XXI 162 quant à gr. Xâ issu de i.-e./, identifie (avec Brug-
mann Grdr. V^ 104. 137. 141) lat. lâna à skr. ûniâ et voit dans
dor. Xâvoç un i.e. *uîn-es-, qu'il retrouve dans lat. lâneriim
'vestimenti genus ex lana sucida confectum' Paul. Fest. et
lânestris 'de laine'. — Voy. s. v. oùXoç 'crépu'. — L'hypothèse
d'un Xâvoç < *FXao'-voç apparenté à v. slav. vJasû {*volm)
'poil, cheveu' (G. Meyer^ 168) est à écarter, *vohu étant né
de i.-e. "'uol-k-o-, voy. s. v. Xdxvri p. 562.
Xrjvôç, -oO, dor. Xavôç f. 'pressoir; auge; huche; cercueil'; m.
'emplanture du mât' (Ath.). Étym. obscure. — Lit. lova lett.
lava 'bois de lit' (Prelhvitz^ 269) sont des emprunts slav., cf.
V. slav. lava 'banc' russ. lava 'planche, banc, prim. bloc de bois
taillé' (Uhlenbeck KZ. 39, 259), i.-e*lëu- : *ldu- : *Zm- 'couper, etc.'
(voy. s.v. Xûuj), et sont à écarter; — lett. Idim 'forêt impraticable,
marais' Idni pi. 'flaques' Idma 'enfoncement, flaque, fosse' = lit.
lôma 'dépression de terrain' = lat. /«>»« 'fondrière' (Prellwitz-
l.cit.) forment un autre groupe, qui s'exclut de même; — lit. or.
lobas- 'lit d'un fleuve' (Prellwitz ^ 1. cit.) diffère des précédents
par la forme et par le sens, et il n'y a pas lieu d'admettre un i.-e.
*lâ- 'être bas', identique à *la- ( : */a-) contenu dans gr. Xav9dva)
— :û9 —
XrjOuj lat. lafeô (cf. Wakle- s. v. lâina). De là att. Arivaia pi. ii.
'fêtes du pressoir', Aiivaiuuv m. 'le mois L.' (Hsd.j, Arivaîoç m.
'le dieu du pressoir', Ariveùç, -etuç, ép. -fioç m. 'Lénée', fils de
Silène; etc.
ion. att. Xfipoç m. 'radotag-e, bavardage, niaiserie; délire; baga-
telle'; ion. att. Xripeîv -aiveiv 'déraisonner; délirer'; att. Xiipuûbiiç
'radoteur'. Gr. conini.='=Xri- ou *Xâ- est une forme de i.-e. */<'/-
ou *ld(i)- étudié .*^. v. Xaieiv p. 550; cf. aussi XdXoç XâaKuj. —
L'alternative de Prellwitz- 269 (: v. b. a. /«/•/ ail. mod. leer
'vide') n'est pas plausible.
Xi;1toupy6ç etc. Voy. s. v. Xâôç p. 556.
AiiTUJ, -oOç, dor. AâTuu f. Voy. s. v. Xaveàvuu p. 554 sq.
(dor. occ., cf. Frankel Nomina agentis I 145) *X)ÎTUjp, -opoç,
thess. XeiToup 'prêtre', cf. tlicss. Xeiiopeucravcra XeiTopeuovTOç,
(thess.) XeÎTeipar lépeiai llésycli., XeÎTopeç" lepeiai II., X)-|Tiîpeç*
lepoi aTecpavoqpôpoi. 'AGapûveç H., Xrixeipai (Callini.)* iepeiai
Tiïiv crepvOùv Geujv H. L'bypothèse (Prellwitz ^ 269) d'un *XriTuup
XriTiîp : XttTpov (i.-e.*/é^, voy. s. v. p. 560) est plausible, autant
(pie celle d'un rapport (Hoffmann Gr. D. II 328) avec boni,
tragg. XiTti f. 'prière' (i.-e. *lèi- : *lei- : *//-).
hom. i)(>ét. XiâZ;o|uai (un ipf. act. Xialov 'faire fléchir' Lycophr.
21) 'se détourner, s'écarter; s'abattre, tomber', cf. Xivauar
TpÊTTopai Hésycb., got. «flinnan {^-Hnuô} 'ÙTTOxuupeîv' v. uorr.
linna 'cesser' ags. linnan 'se séparer de' v. h. a. hi/innan 'laisser
après soi, céder', i.-c. *lei- (Osthoff MU. IV 46. Johansson IF.
XIV 331), et voy. s. v. èXlvvjuu p. 243; voy. d'autre part s. v.
Xeipuuv p. 565 sq.
Xiàv, ion. Xirjv (ï) 'tout à fait, extrêmement, trop'; Xî 'Xiav' ( Epich.
fr. 223 K., selon Strab VIII p. 364). Un i)réf. intensif Xi- ap-
l)araît dans XiTTÔvnpoç* Xiav TT0vr|p6ç Hésycb.; sous un */r/-
( : *lc>i- : *I<i- : *lî-) peuvent se grouper Xi'i-v Xiav H., Xai-aTTobiaç
'débauché' (: (TTTobeîv 'Piveîv'), *Xû- prêt", augmentatif V», Xeoiç
(*XiiFoç'i ion. Xeiujç adv. 'entièrement' (Xeuu-KÔpnToç XeiûXeepoç
XeujXnç gl. 'entièrement détruit'), Xi-, mais le rapport supposé
1) Dans l'hypothèse, fondée soinn moi isinoii l'on attendrait
att. *X>1-), où Xd- préf. augmentatif dans XâKaTdpaTOs; et XûKaxaTru-fuJv
devrait son â à un ail. rythmique.
— 580 -
(p. ex. Liddell-Scott 891. Prellwitz- 268) avec dor. \r\v 'vou-
loir' (R. FXri) n'est guère plausible.
hom. Xiapôç "doux; tiède'. Osthoff MU. VI 92 n. apparentait
le mot (en tant que *liudrô-s) à gr. Xïtôç 'uni' et Xeîoç lat. lêvis
'lisse', mais op. cit. 324 il rompt ce rapport et approuve Kluge^
286, rapprochant Xiapôç (dès lors en tant que ^Usdrô-s) de
v. h. a. lïso 'sensini, pedetentim, leniter' m. h. a. lise 'à peine
perceptible, doux, faible, etc.' (i.-e. His-) lit. It/sti 'devenir
maigre'; voy. s. v. hom. tragg, XoîaBoç. — Le rapport de Xia-
pôç en tant que *sliudrô-s avec v. h. a. sièo ags. sldic v. norr.
.sliér slcèr 'épuisé, faible, inerte' (p. ex. Prellwitz ^ 270. Torp
chez Fick III^ 533. Falk-Torp EW. 1075) ne convainc pas,
ni non plus (les mêmes) celui avec gr. Xaiôç = lat. laevos, voy.
s. V. p. 551 sq.
Xipavoç m. (f.) 'arbre à encens (Hrdt. Etc.); encens (Pind. Eur.)';
XiPavuuTÔç m. 'encens (Hrdt. Aristoph. Plat.)'. Etym. séin., cf.
hébr. Vhônâ 'encens'; bibl. chez Lewy Fremdvv. 44 sq.
Xipoç, -ouç n, 'larme', etc. Voy. s. v. Xeipua p. 564.
hom. XÎTÎiTlv adv. 'en effleurant' x 278; Xi^boç m. 'mortier à
piler' (Nie); XÎYba" n aKÔvr) Hésych. < i.-e.*Iig- (*sZe/^-) 'passer
en lissant sur qc.', cf. v. norr. diJcr (> m. angl. .s-Z/A") 'lisse'
slïki-steinn 'lissoir' v. h. a. slicJian 'glisser' sJeicha 'traîneau'
m. bas-ail. sJik slick m. h. a. sl'ich 'vase, f., limon', Y.ûsiX.sUzûhû
'eiç ôXiaGov' russ.sZzz^i/ 'glissant' sZizï'fluide visqueux' slizy pi.
'une sorte de traîneau' etc., v. irl. sligim 'lino' (Trautmann
PBrB. 32, 151 bibl,), et peut-être lat. Hma 'lime' en tant que
*dîg-smâ ou *sleig-smâ (voy. d'autres possibilités s.vv. Xicrcrôç
et Xeîoç et chez Walde^ 430); \.-e.*sleig- est un élargiss. de*.s7(^/-
'être gluant; glisser; passer sur qc. en glissant et en lissant'.
ion. att. XiYvuç, -ûoç, ace. -vjv f. 'fumée noire et épaisse'. Holt-
hausen IF. XXV 148 rapproche Xitvùç de èXeXi^uu II. (voy.
s. V. p. 241), en rappelant lat. fûmus : gr. Guvuu skr. dhûnôti. —
Lat. (Lottner KZ. 7, 174. Osthoff IF. VIII 30 n.) Ugnum 'bois'
(: lat.Ze^ô 'ramasser'. Walde^ 429 bibl. Solmsen Beitr. 1201)
est à écarter, comme aussi un rapport (Meringer IF. XVII 1 62 sq.)
entre Xiyvuç en tant que *XeYvôç et lat. legô Ugnum '*bois ra-
massé > *bois à brûler'.
— 581 —
Iiom. att. Xrfvjç Xifeia Xi-fu 'au son clair, aigu; mélodieux (cp6p-
)Lirf2j'; hom. att. Xrfupôç m/sens; liom. Xi-fa Xrféujç adv. ; boni,
poét. Xrfotîvuu 'crier d'une voix claire; trans. chanter'; *XiTYU),
seul. aor. Xi-fSe (^xôç) 'résonner avec force'. Pas de corresp.
connu. — L'hypothèse d'un Xifùç dissini.de*XuYÛç : akr. rai g û-fi
'agréable, joli' (F. de Saussure MSL. VII 77. 78) ne convainc
pas. — Autre avis non plausible chez Prcllwitz^ 270.
X{2[€r TtaiZiei Hésych. Voy. s. v. Xoibopoç.
Xi0oç m. et (d'après fj TTéipà) i. 'pierre'; boni. Xi6âç, àboç f.
'jjctite pierre'; Xi0aE, -aKoç 'de pierre' e 415; subst. f. 'caillou,
etc.' Le rapport avec lit. lèdcis 'glace, pi. grêle' (Fick I' 536)
est conjectural.
XiK)Lt6ç m. 'van' (Spt.); boni. etc. XiK|iâv 'vanner'; hoin. XiKuiiTiîp,
■fTpoç m. 'vanneur' N 590; — Xîkvov 'van; corbeille, berceau
d'osier'. Il y eut dissini. d'un *viK)a6ç et d'un *vîkvov, cf. veÎKXov
et vîkXov Hésycb., formés avec un autre suff. fBugge Curtius'
Stud. l\ 335. Grammont Dissim.43) ou dissimilés différemment;
cf. veiKTiTr'ip* XiK|ur|Tiîp. Me-fapeîç H., vikû- \\k\jlu. H., vikciv (prob.
viKÊÎv)' XiK|uâv II., veiKe(a)(Tev . . . è'Kpivev II., eùvikcç' eÙKpivéç
H., eùviKoi" eÙKpiveî II., eùv(K)uriTov eùXÎKiariTOV : lit. nrkuti
lett. nikât 'vanner'. — J. Schmidt Kritik 108 sq. isole une
R. Jeiq 'venter' et une R. neiq 'vanner', distinction qui n'ex-
plique en fait que l'initiale de lett. lilacha 'pelle à vanner'.
Quant à vK)aâv XiKjudv aÎTOv KaGaipeiv H., ikihOùvto' éaeiovTO"
èTTveovTO H., un *àvaviK)Uuû)neva a donné par baplologie àviKuuû-
laeva (Plat. Tim. p. 525), sur (pioi Ton fit ÙTriKiunaai (Théophr.)
5iiK)aûjVTai (Théophr.) et enfin le simple iK|aâv (J. Schmidt l.cit.).
hom. XiXaio|uai (*Xi-Xaa-io-|aai'), ])f. XeXirmai 'désirer vivement,
faire effort vers ou pour', cf. Xào"Tr| • TTÔpvri Hésych., Xûaraupoç
'Kivaiboç', Xâaen f. 'dérision' (Hrdt.), Xtival* pÛKxai. 'ApKcibeç H.,
Xiiviç, -iboç f. 'bacchante' Eust. Suid. (*Xaa-v6-, cf. Jacobsohn
KZ. 42, 264 n.) : skr. Jdsati (*Ia-Is-afi. Fortunatov HB. 6, 218.
J. Schmidt Kritik 2 n.) 'désirer' Idsatl 'faire effort, jouer, être
satisfait' (aussi 'briller', voy. s. v. hom. Xâuj p. 562) lalasa-h
'désireux, violent' uJ-Uixitu-h 'effréné, relâché, pétulant', lat.
hisaros 'pétulant, peu réservé, lascif, dissolu; folâtre" amplifié
d'un a(lj.*/</6--(2o-.s-, cf. ci-dessous les mots slaves. Walde'^ s. v.
— 582 —
bibl.), g'ot. liistus (< i.-e. */s-tH-) v. b.a. lust 'envie', v. slav.
laska 'flatterie' laskati "flatter' tchèq. Idsha 'amour' pol. laska
'faveur' russ. (Prusik KZ. 35, 51)8) lâsyj pol. lasij 'désireux,
cupide'; cf. Curtius^ 361. Uhlenbeck Ai. Spr. 260. Torp chez
Fick IIP 378; à cause de v. norr. elska 'amour' elska 'aimer'
ehkr 'très dévoué à qn.' (cf. J. Schmidt Voc. II 148. Brugmann
IF. XVII 371), Uhlenbeck 1. cit., suivi par Feist EW. 183 sq.
et Franck-van Wijk 404, admet une R. dissyll., soit *elà^s-. —
M. irl. lasc 'mou, paresseux' (Prellwitz^ s. v.) est à écarter (mé-
tathèse de v. irl. lax < lat.laxus selon Thurneysen chezWalde^
l.cit.). — Dor. \fîv 'vouloir' (Ehrlich KZ. 41, 299 sqq., dans
l'hypothèse d'un i.-e.*lès-) est à écarter (R. F\îi, voy. s. v.). —
Le rapprochement avec âXadToç et son groupe (le même; voy.
s. v. XeojpYÔç) ne convainc pas.
\i|up6ç- Xixvoç Hésych.; Xi|Lipeùuj 'être sensuel'. Voy. s. v. Xel^uu.
Xi|uriv, -évoç m. 'port'; Xi|uvii f. 'eau stagnante'. Voy. s. v. Xei)Li(JUv.
ion. att. Xï|uôç m. (qqf. f.) 'faim'. Cf. ion. att. Xoi^ôç m. 'peste'
Xeipôç • ô laxvôç Ktti ujxpoç Hésych. et les mots cités s. v.
p. 567, puis lat. (Walde^ s. v.) lètum 'mort, anéantissement'
(en tant que i.-e. Hë[i\to- ou Hèieto-)] voy. aussi s. v. Xoiyôç.
De là XijLUjucraLu, att. -ttuj 'souffrir de la faim'. — Un \\\xôç,
< Hlpmo-s '*désir impétueux': Xiip' èTTieuinia Hésych. (Wacker-
nagel KZ. 30, 295) ne convainc pas.
Xi|U7Tàvuj 'laisser'. Voy. s. v, XeiTiuj p. 566.
Xificpôç- (TuKoqpàvTtiç. r\ jurjvuTfiç 7Tapav6)auJV Hésych. ; Xiiaqpeijeiv
àiraTâv H. Ni le rapport (Prell witz ^ 27 1 ) avec àXeiqpuj 'oindre',
où -qp- est d'origine secondaire, et Xittoç n. 'graisse', ni celui
(Fick GGA. 1890, p. 240) avec m. h. a. >iUmp (v. h. a. *s?/?«6)
'de travers, oblique' (: lett. slips < *slimpas 'oblique, escarpé'
selon Trautmann PBrB. 32, 151) ne sont convaincants.
Xîvboç m. 'une plante aromatique' (Mnésimaque chez Ath. IX
403 d). Étym. obscure (asianique?). — Skr. Undu-h 'gluant'
(Prellwitz^ 271 avec?) est lui-même obscur (voy. Uhlenbeck
Ai. Spr. 261) et vrais, à écarter.
Xiveûç, -éuuç m. 'muge'. Voy. s. v. Xei^ûE p. 565 et n. 1.
hom. etc. Xivov 'lin; fil; ligne à pêcher; filet; tissu de lin'. La
parenté est évidente avec XdX.llnum 'lin' (> w.'uX.lîn, gotlein
— 583 —
V. h. a. hn, ail), g-uèg. l'ini [G. Meyer Alb. Spr. 244 sq.]/ et
V. slav. lînû lit. Unal pi. 'lin' linas 'tige de lin', mais on ne sait
jusqu'où va l'emprunt, cf. Walde^ 434 (bil)l.); boni. XÎTa ace.
pi. n., XiTi dat. sg. 'tissu de lin' indiquerait un europ. *//;?o-w
et une R. U, celle-ci de sens d'ailleurs imprécis; skr. Jltia-h
'se collant à', gr. Xeîoç 'lisse' (i.-e. *[s\h'i-), v. irl. lîan {Heino-)
'doux', V. norr. linr 'mou, flexible' m. h. a. lin 'tiède, languis-
sant'justifient mal la parenté proposée parUhlenbeck Ai. Spr.
262 et Prellwitz- 271. Sur le lin en Europe voy. Scbrader
RL. 246 sqq.
Xîvoç I 570 prob. 'chant de Linos' (bibl. de la (picstion complexe
clie/ Ameis-Hentzc H. s II. Anh.); — 'cluint funèbre' i? Hrdt.
II 79; voy. Liddell-Scott s. V.). Étym. vrais, asianique, mais
imprécise; voy. le parent probable aïXivoç p. 24.
Xinepvriç, -éç, gén. -éoç et -tÎTOç 'abandonné, banni, proscrit"
(Archil.), cf. XiTrepvniiç (Anth.)- fi TTTUJxn. rrapà tô XeiTreaGai
èpvéuuv, ô èaTi qpuTUJV (?) Suid., XmepvoOvTaç • Trevixpouç S.
XÎTTOç, -ouç n. 'graisse d'animal; corps gras'; hom. Xittû (Xîtt'
èXaio)) ace. > adv. 'en graissant'; XiTiapéç 'gras, onctueux, bril-
lant d'huile; luisant; opulent'; XiTrapi'iç 'qui s'attache à, per-
sistant, tenace'; Xmapeiv 's'attacher à, insister; supplier'. Cf.
(avec -cp- d'origine secondaire; voy. Osthoff Perf . 3U1 1 àXeiqpuu
pf. àXrjXiqDa 'oindre' ctXeicpap n. dXei9a n. âXeippa n. àXoicpq f.
'onguent; poix', skr. ?/wj;«</ 'enduire' Uptd-h 'collant' rêpah n.
'tache' lêpa-h 'onguent, pâte, etc.', lat. lippus 'chassieux' (<
^Jipuos, cf. Wi.HpiiH, selon Stolz Lat.Gr.* 143, ou ^Vipns avec
red., à la façon des hypocoristiques, selon Walde-s. v.), lit.
limpù Vipti 'rester attaché' lipsznùs lipuiis lipùs 'collant' lett.
lipt 'adhérer à (jc' v. slav. pri-l/pljq -I/pcti -lî[p\n({fi -lipati
'rester collé, attaché' lèpiti caus. 'coller sur qc' lèpû 'oing;; glu',
got. hi-leih(in ags. hel/fan v. h. a. hilîhan 'demeurer' (prim.
'être attaché'; pour -/- voy. Meillet MSL. XIV 351 bibl ) got.
bilulhjan v. norr. Icifd ags. hvfen v. h. a. leihen 'faire rester
(avec influence de la R. germ. *//h-- : gr. Xeiniu lat. litKjuO)
got. uf-lifnan (suff. i.-e. -na- : ■n,)-) 'être de reste' v. norr. lifa
'être de reste' et 'vivre' got. liban ags. /ihhdu v. h.a. lehen
'vivre' (= 'être de reste') got. laiha f. (< i.-e. *hipa) ags. Idf
— 584 -
V. li.a. leipa 'reste'. Curtius^ 266. Persson Wzerw. 49. 171.
Zupitza Gutt. 1 1 sq. Ublenbeck Ai. Spr. 261 sq. Torp chez
Fiek IIP 368. AValde^ 1. cit. Etc., i.-e.Heip- 'graisse; graisser'
prob. amplifié de *lei- dans gr. àXiveiv dXeicpeiv, Xeîoç Misse';
cf. i.-e. *(.s')/e/6- 'dégoutter' s. v. hom. etc. Xeipuj p. 564.
XÎTTTUJ (Ap. Rh. Lycopbr.), ptc. pf. moy. au sens act. XeXimiiévoç
(Esch. Spt 380) 'désirer vivement'; Xiip • èTTi6u)Liia Hésycb.;
Xiijjouplâ f. 'désir d'uriner' (Esch.) : v. pruss. paUaipsa- m. 'or-
dre' pallaipsltwei 'désirer' lit. lëpiù lêpti palëpti 'ordonner'.
Bezzenberger GGA. 1874, p. 1246; cf. Brugmann Grdr. 11^
1, 543.
Xïpôç 'impudent' (Call.); Xïp6(p9aX|uoç 'aux yeux impudents'; Xi-
paiver àvaibeûeiai Hésycb.; ion. épigr. AîpoKXeôç gén. Etym.
indiquée s. v. Xaijuôç adj. 'effronté', p. 551. — Autres avis de
Hoffmann Gr. D. III 372 et de Prellwitz^ 272; à écarter.
ép. Xîç, ace. Xîv m. 'lion'. Voy. s. v. hom. etc. Xeuuv p. 575.
tardif X i a y o ç ni. 'bêche, boyau' prob. < *XiY(JK0-ç (cf. fiicfYUJ
< *)LiiYcrKuj) : lat. ligô -ôm^'hoyau'. Prellwitz^ 184. ^272. Fiek
BB. 24, 303. 29, 235. Voy. aussi s. v. XiffTpov.
XiCTTOç 'affilé, aiguisé' (Ar. Gren. 826), att. selon Tzetzôs Xidqpoç
<i.-e.*sliq-sqV{h)o-s, cf. XicTcroç 'poli' <*5%jo-s : got. sla/hts
'lisse, Xeîoç' y.novi'.slétfr 'uni, lisse, doux' m.angl. slight .sîeghf
'uni' v.h.a. sleht 'droit, uni, simple' (les mots germ. ayant pour
sens prim. 'poli, lisse'), lat. lima 'lime' en tant que "^sl^c-smâ
ou *s]eic-sma, i.-e. *sleiq- ou *sleiqV- selon Siltterlin IF. IV
96 sq. (cf. des vues un peu différentes sur germ. *slixta- en
tant que ptc, R. germ. sUk 'polir', chez Falk-Torp EW.
1061 sq.; autres hypothèses sur lat. lîma s. vv. Xeîoç et XÎYbriv.
XicTTpov 'bêche ou boyau x455; batte ou pelle; cuiller'; Xi^Tpeûiu
'fouir, rechausser une plante' uu 227; att. Xicripiov 'cuiller'; Xi-
axpujTÔç 'aplani' (Nie.) : lett. lidti list 'essarter' lit. zémaïte hj-
dimas 'essart' (Bezzenberger-Fick BB. 6, 240), i.-e. *Z/rf- 'essar-
ter, niveler le sol', cf. la famille de Xeîoç 'lisse', selon Frelhvitz-
273, qui admettrait aussi l'alternative de Xiayoç (voy. s. v.)
issu d'un gr. comm. *Xib-crKo-ç. — Pour Niedermann IF. XVIII
Anz. 80, Xiaipov est '*rinstrument pour sillonner', cf. lat. Jh-n
'levée de terre entre deux sillons, ados, billou' (Heis-û), m. h. a.
- 5H5 —
?eî.s 'trace, ornière', v.slav. /<^c7irt v. pruss. /,yso lit. ///se 'planche',
got. laists 'ïxvoç, trace', i.-e. *leis- 'trace, ornière', ce qui ne
semble pas préférable.
hom. XÎTtt ace. pi. n. Voy. s. v. Xîvov p. r)82 sq.
hom. tragf;;. Xixri f., ord. pi. 'prière, supplication'; boni, tra^rg.
Xî(jao|uai (*XiTio-), aussi XÎTOjLiai (prés, refait sur inf. aor. XiTé-
(T0ai par changement de ton, cf. Brugmann Gr.Gr.^ 279), fut.
Xiao|uai, aor. èXiaâ)uriv et èXiT6|ur|v finf. XnlaQai TT 47) 'prier,
supplier'; Xiiavoç 'su[)pliaut' (Esch.); hom. etc. XiTaveûai, Xi-
Taivuu (Eur.), tardif XiTotZioiLiai 'prier'; (trag.) XiTfîpa GaXXôv tôv
iKc'aiov Hésych. Ipf. èXXiaaeio Z4'y. 0 71. k 264 et TpiXXiaioç
0 488 'trois fois souluiitc' indiquent une initiale *aX- (seule ad-
mise par Schulze Qu. ep. 413 bibl.) ou *FX- (cf. Solmsen L'nters.
136). Etym. obscure. — Lat. Uto 'sacrifier avec de bons pré-
sages; apaiser, venger' est le dcnom. d'un ]Rt.*Ilta sans doute
emprunté. — Le rapport (Prcliwitz- 272) avec i.-e.*/e/- 'eoUer
iV (: skr. làyatê etc. 'se serrer contre qn.') est en l'air.
XïToç 'uni > simple, sans ai)prêts; pauvre, ehétif; Xîtotiiç, -riTOç f.
'simplicité; litote' : àXiveiv 'oindre' Hésych., Xeîoç 'lisse' etc.
XiTpâ, sic. XÎTpâ (par innovation) f. 'livre, f. ; monnaie d'argent
sicilienne' est une tentative de représenter un V/pra prob. mé-
diterranéen, qui a fourni d'autre part au latin //hra 'balance;
livre, f.' (Schulze KZ. 33, 223 sq.); on ne va pas au delà.
Xixavôç m. Xixvoç, -eûuu. Voy. s. v. Xeîxm p. r)68.
*\[\\), gén. Xipoç f. 'goutte, ete.'; Xiip, gén. Xipôç m. 'vent du S.-< >\
Voy. s. V. Xeipuj p. 564.
Xopôç m. 'cosse, gousse; lobe de l'oreille, du foie' <\.-e*IoijL'ôs :
Xe'PivBor èpépivGoi Hésych., lat. Ze(5ff<we7i 'fruit à gousses'; voy.
s. V. XePnpîÇ I-
XoYabeç, -aiv f. pi. 'blanc de l'œil, rà XeuKà tûjv ôcpGaXuûjv Hé-
sych.; pui)illes' : ags. hkian (angl. ta look) v.sax. lùkoii 'v(»ir',
selon Zupitza Gutt. 215.
XoTcxç, -dboç m. f. 'choisi, d'élite (Hrdt.); recueilli (XiGoç. Paus.V :
Xéfiu 'choisir, etc.'.
XoTTcxZiLu 'hésiter'. Voy. I)ind<trf Lex. Acsch. s. v.
X6-foç m. 'parole, etc.' Voy. s. v. Xé-foi p. "Hî."'..
— 586 —
posthom. ion. att. Xôyx'I» tlor. -a f. 'pointe de lance; lance, jave-
line'. Walde- 411 voit dans Xoyxh i^h *Xâxtl f. ' ii'l. laigen
'lance' (< celt. Hagîna) gall. Jain 'gladius, lamina' (cf. Fick
W 238 et voy. s. v. Xaxaivoi 'creuser, fouiller, fouir'), influencé
par un fém. *XÔTXn 'la longue', parent de lat. Jongus (i.-e.
HoTdglio-s) 'long'; lat. lancea (> v. slav. laMa 'lance') est un
emprunt celt., cf. (Thurneysen IF. VI Anz. 195 n.) m.irl. clo-
-lëcim 'je lance'. — Prellwitz GGA. 1886, p. 760 n. 1 et Solm-
sen Unters. 83 rapprocheraient le mot de gr. XaYxâvuu (voy.
s. V. p. 549) en tant que '*celle qui atteint, qui touche', i.-e.
HewqJi-, ce qui n'est pas plus sûr. — L'hypothèse d'un gr.
comm. *bXÔYXâ : bôXixoç 'long' (Prellwitz ^ 273) est auj. con-
damnée; voy. N. vanWijk IF. XXIII 375. Walde ^ ?,.y.Iongus
et Add. s. V. bôXixoç.
hom. poét. Xoiyôç m, 'fléau, malheur, mort'; hom. Xoîyioç (Xoiyoç
Xoiyriç XoiTneiç Nie.) 'funeste' : lit. ligà 'maladie', alb. /'iA: 'mé-
chant, maigre' (Higofi), puis gr. ôXîyoç 'peu, petit' (Bezzen-
berger BB. 4, 332. G. Meyer Alb. Spr. 245. Alb. St. III 7.
Persson Wzerw. 15. Hoffmann BB. 26, 138 sq. Etc.). Persson
I. cit. voit dans i.e. */e/g- 'ronger, abîmer; pass. être rongé,
dépérir, disparaître' un élargiss. de *lei- Hoi- dans gr. Xoi)ii6ç
m. 'peste' \\\xôç m. 'faim' lit. Jeilas 'mince' etc. (voy. s. v. Xeipôç
p. 567), puis germ. Q,omm.*lai-pa- (cf. Xoitôç' Xoijuôç Hésych.)
dans V. h. a. leid 'affligeant, fâcheux, odieux; subst. souffrance'
ags. Idp 'hostile, odieux; subst. offense, tort' v. norr. leidr
'hostile, odieux'.
Xoibopoç 'injurieux'; Xoibopeîv 'injurier'; cf. Xilei (*Xivbiuj. Brug-
mann Gr.Gr.^ 301 sq.)' rraiZiei Hésych., XiZioucrr TraiZ^oucfi H.,
XivbëaBar à)uiXXâ(j6ai H. : v. lat. loidos la,t. ludus 'jeu' lûdô
-ère 'jouer' (voy. Walde - 444, bibl. et critique des nombreuses
étym. divergentes de lûdô). Fick I"^ 533; prob. aussi m.irl.
laidhim 'je réprimande' et celt. *Zmo- (< *Ud-fo-) 'blâme' dans
gall. llys- V. irl. less- bret. les- dans llys-enw less-ainm hs-hanô
'sobriquet' (Fick II* 241. Henry Bret. 184). — Fick et Persson
Wzerw. 116. 198 y joignent gr. Xaibpoç 'impudent', mais voy.
s. V. p. 550. — Got. îeitils 'petit' (Fick) est à écarter.
— 587 —
\oi )i6ç m. 'peste'. Étym. indiquée s.vv. Xijliôç et Xoifôç. — Avis
divergents chez Wackernagel KZ. 3<), 295 et Prellwitz^ 273.
XoiTTÔç "restant'. Voy. s. v. XeiTTUJ p. 566.
hom. trag-g. XoîaGoç 'qui arrive après tous les autres, dernier;
qui est à l'extrémité', cf. XoicrBuj- èax«TUj, TeXeuTaiuu Hésyeli.;
tragg. Pind. Théocr. XoiaGioç m/sens; superl. XoiaBôiaTOç 'le
tout dernier' fUsd.); XoicrOriua* TéXoç, Trepaç. è'axaTOç H.: liom.
Xoia9jîïoç 'destiné au dernier: n. pi. prix réservé au dernier'.
Xoîaôoç < *Xoibicr-6F-o-ç '*qui court le moins fort' < gr. comm.
*Xodii(y-, i.'e*îois-is 'plusfaiblement' : germ.*lais-iz adv. 'moins'
dans ags. liés angl. less v. sax. lès + -BF-o-ç : eé[FJa) fut. beû-
aojuai 'courir' eo[FJ6ç 'rapide' skr. (^//idfrt^é 'courir; couler' ^oy.
s. V. p. 342sq.); cf. encore v. b, a. liso 'sensim, pedetentim,
leniter' m. b. a. lise 'à peine perceptible, doux, fail)le, etc.',
i.-e. ms: Ostboff MU. VI p. 314-326 (bibl.). — Lit. I>)sti 'de-
venir maigre' lésas {*loisos) 'maigre' (Ostboff 1. cit.) me pa-
raissent plus procbes de la famille de Xeipôç, voy. s. v. p. 567.
postbom. XoEoç 'oblique' (*loq-sô-s). Etym. indiquée s. v. nXa-
Kâni p. 318 n. 1 ; voy. aussi s. v. att. Xéxpioç p. 575, et cf. gall.
llechwedd 'clivus' gaul. Lexovii Lixocii nom de tribu (Bezzeu-
berger cbez Fick II' 244. Pedersen K. Spr. I 78).
XoTTÔç m. 'pelure'; Xottîç, -iboç t", 'écorce', etc. Voy. s. v. Xeiroi.
Xopbôç 'courbé, penché en avant' (Hpc); Xopboûv -oû(j9ai '(se)
))encber en avant' (Hpc. Aristopb.); Xôpbuuaiç, -euuç f. 'attitude
d'un corps voûté' (Hpc.) : m. b. a. lerz liirz (< germ. comm,
Verta- *linia-) 'gauche, prim. courbé' m. h.Si.liirzen 'tromper'
(Fick P 752. l* 538. IH* 364), arm. lorç-kJi pi., gén. lorçiç
'convulsio partinm in posteriora, partium j)osteriorum distcntio',
gaél. loirc 'pied bot' loirach lurcacJi 'perclus" uirm. et gaél
< i.-e. Hordsîc-o-, -a-. Lidéu Arm. 8t. 46 sq.).
XoOaaov 'cœur du bois de sapin' (Théophr.). Voy. s. v. Xêukôç.
j. ion. att. Xoûuu '), ép. Xôiu (XôeaSai Hsd. Trav. 740 > XoOaBai
l 216, Xôe K 361 Xôov Ilymn. à Apoll. 120) < *X6F(ju, fut. Xou-
cro|uai, aor. Xoûaai, pf. moy. XeXouiuevoç, — et Xoeuu (Xôeov
b 252; èXoùeov Hymn. à Dém. 289 est un ail. métrique pour
1) Xoûuj par innovation pour Xôuu d'après XoOaiu éXouau XéXoiijiai.
Solmsen Unters. 13. 118. Eulenburg IF. XV 171. 210 S4.
- 588 —
€\ôeov; XoûeaBai Z508. 0 265 doit être lu XoéeaGai) < *XoFéuj,
fut. Xoéaaoïaai, aor. Xoéacrai 'laver, baig-ner'; hom. Xo[F]eTpôv
> j. ion. att. XouTpôv 'bain'; att. Xcurpubv, -ûùvoç m. 'salle de
bain' : arm. loqanam je me baigne' (Hubschmann Arm. Gr.
I 452), lat. lavô -ère (= ép. Xôuu) et -are, pf. Jâvî etc. (<*Zo-
vâre] vaste bibl. cbez Walde- 418; luo -ère "laver' est abstrait
des composés de lavô -ère) 'laver, baigner' poUubrum 'bassin
pour se laver les mains' dèkihruni 'lieu de purification, sanc-
tuaire' Jûstrum 'sacrifice expiatoire' Jûtor 'laveur' dîlumum
'inondation' adluviês 'eau débordée', gaul. Jautro gl. 'balneo'
V. irl. loathar lôtJiur 'pelvis, canalis' m. bret. louazr bret. laouer
'auge' (< celt. '-VoMfl^v'o-) irl. lô-chasair 'pluie' gall. g[w\h(w
bret. mod. glaô 'pluie' (< celt. *uo-lau-o- 'petite lavasse'. Cur-
tius^SeSsq. Fick 11^ 249 sq. Henry Bret. 133. 179. Pedersen
K. Spr. I 60 sq.), v. norr. Jaiig 'bain chaud' ags. Jéah v. h.a.
Joîiga 'lessive' (p. ex. Kluge'' 280) v. norr. laudr 'lessive' ags.
léapor angl. lather 'écume de savon' (germ. '^Imipra- u. Fick
P 539. IIP 371), à quoi Pedersen 1. cit. joint v. irl. lûaith gall.
lludw corn, ha^oiv bret. ludu 'cendre' (< celt. Hou-tui-)\ i.-e.
^Jou-, — Gr. Xûjua 'souillure' et son groupe sont à écarter.
Xocpviç, -iboç f. 'torche, brandon' (Anth. Lycophr,), aussi Xoçvlà
f. (CMitarque chez Ath. XV 701 a, cf. XV 699 d) ; dim. Xocpvibiov
Hésych. A été génér. rapporté à XéTTUj 'décortiquer' en raison
des mots d' Ath. 11. ce. Triv êk qpXoioO Xaïairàba, xf^v ék toO cpXoioO
Ktti à|UTTéXou Xa|LiTTdba. Selon Osthoff MU. VI 64 Xoqpviç re-
présente *Xo'n:-(5'-viç, où Xott- est un degré de la R. nasalisée dans
Xà|LiTTiJu 'briller', cf. iett. Jâpa 'torche de pin' v. pruss. lopis
'flamme'.
Xôqpoç m. 'nuque d'un animal (Hom. Soph.); aigrette, panache,
huppe d'oiseau, crête de coq, toupet; colline'. Etym. incertaine.
Selon Walde- 23 Xocpoç pourrait dériver d'un i.-e. *aJohh- et
s'apparenter à ital. Alba (en tant que '*ville située sur une
hauteur') Alhurmis 'montagne de Lucanie' Alha 'Alpe de
Souabe', irl. Alha 'Ecosse, *highland', lat. Alpes pi. gr. "AXireiç
(emprunts celt., avec -p- < celt. -h-), si l'on sépare ces mots
du groupe lat. albus ombr. alfo- gr. àXcpôç àXuuqpoç 'blanc'. —
La phonétique et le sens écartent v. slav. (Bezzenberger BB.
— 589 —
4, 333. Schulze Qii. ep. 257. Prellwitz^ 274) lâhà 'Kpaviov,
calvaria'. 11 n'y a pas lien de distinguer avec Schulze 1. cit.
un Xôqpoç (*XX6(poç) 'aigrette', qui serait un emprunt carien;
âXXoçoç K 258 résulte d'un ail. métrique. — L'hypothèse d'un
i.-e. '-^uloqUho- : arni. glux 'sommet, pointe, tête' (en tant que
< i.-e. '^ulôquho-. Scheftelowitz BB. 28, 157. 29,44) ne con-
vainc pas.
hom. tragg. Xôxoç m. ( : v. slav. pir-Ioyû 'changement'; 'embus-
cade; troupe d'hommes armés et à pied, compagnie (Xén.
Thuc.) ; réunion de citoyens (Xén.Arstt.); - enfantement (Esch.)';
ion. att. Xoxâv 'dresser des embûches'; XoxiZ^iu 'mettre en em-
buscade; — partager par compagnie'; att. Xoxiiriç, -ou m. 'sol-
dat'; XoxâTÔç m. (-â- dor.) 'commandant dune tn»upc armée';
— att. Xoxeiâ f. 'accouchement'; Xoxeûeiv 'accoucher, intr. et
trans.'; Xoxeîoç et Xôxioç 'qui concerne l'accouchement'; —
hom. postbom. Xôxinri f. 'fourré servant de repaire ; taillis'; etc.;
i.-e. Hogh-, degré fléchi de *legh-, voy. s. v. Xéxoç.
tragg. XûTaîoç 'obscur'. Etym. inconnue; voy. s. v. lïXôfri p. 322.
— Hypothèse de Fick BB. 29, 197 ( : v.h.a. lo.'iA-èn 'être caché').
XuYboç f. 'marbre blanc'. Voy. s. v. Xêukôç p. 571 M[.
att. et Théocr. XuYiZ:uu, dor. fut. XuTitûJ, aussi XuyoOv (Anth.)
'courber, comme on fait d'une baguette; assouplir les membres,
dompter'; hom. etc. Xûtoç f. (m.) 'gatilier, àfvoç; pi. ses bran-
ches flexibles, lat, vlmina^; Xvjyivoç (aiéqpavoç) 'de gatilier,
lat. viétus^- \v(\(Jxr\<;, -ou m. gl. 'vannier, lat. riètor : lat. lucfor
-an 'lutter' lucta 'lutte', gaul. LVXTIIKIOS (c.-à-d. luchferios)
V. irl. Iuchtaire'\&mst?C (Fick 11" 257; un emprunt lat. est pos-
sible) gaél. lugach 'Ijancal', lit. lugiias 'souple, flexible' (Cur-
tius"' 183), v.h.a. loc ags. locc v.norr. lol-kr {^otJïukks < i.-e.
*hign6-) 'boucle (de cheveux)' v. norr. Jijkna 'ployer le genou'
(Kluge^ 293. Torp chez Fick III^ 371 sq. Falk-Torp EW. (353),
puis lat. Itixuft 'luxé, démis' Iilvù dre 'luxer, déboîter' *), i.-e.
'^lug- : *ufg- (cf. pour la phonétique gr. Xûkoç : skr. rï-ka-Ii,
i.-e. HuqUo-s *u(q>Jo-s), cf. lat. valgus 'bancal', skr. ralgd
1) Lat. luxas confirmerait io rapprochement (repoussé par
Hubschniann Arm. Gr. I 454) de gr. Xuficiu et de arm. liicaiiem 'je
dissous' (^Moillet MSL. VII 57).
— r)90 -
'bride', lett. icalgs 'corde, licou', i.-e. ^'ualg- 'touruer, ployer'
(VValde^ s. vv.). — La famille de hom. Xeu-faXéoç Xuypoç est-
elle distincte de ce groupe?
I. \vjï, gén. Xu-fTÔÇ f- 'boquef. Voy. s. v. XûIuj.
II. XûyH, gén. XuYKOç m. 'lynx, loup cervier' : arni. Jnsanun-Tch
pi. âîT. eip. (Hiibschmann Arm. Gr. 1454), m.ivl.Jug, gén.loga
(Pedersen K. Spr. I 186. 188), v. suéd. lô fgerm. Vtiya-) v. b. a.
luhs ags. lox, lit. lûszis lûszf/s lett. lûsis v. pruss. luysis 'lynx'
V. slav. r/y^^'pardalis' (r- secondaire, d'après rilvafl 'décbirer'?
Selon Ôtrekelj Arcbiv f. slav. Pbil. 28, 488 le sens prim. est
'le roux', cf. gr. èpuGpôç etc.) slov. mod. ris 'lynx'; i.-e. */e«Â'-
(à côté de *leuq- dans gr. XeuKÔç etc., voy. s.v.), l'animal étant
ainsi dénommé à cause de ses yeux étincelants, — ou de sa
robe d'un blanc gris, cf. skr. 7'uçanf- 'de couleur claire'; un
i.-e. *leu-k-, parallèle à *leup- : ^reup- 'briser, décbirer', avec
la parenté lointaine de gr. Xùkoç 'loup' (Noreeu Abriss 225),
est moins plausible, cf. Walde^ 442. Sur le lynx en Europe
voy. Scbrader RL. 509 sq.
hom. tragg. XuYpôç 'fâcheux'. Voy. s. v. hom. XeuYaXéoç p. 571.
XiiZ:uj (*XuTTluJ. Osthoff MU. VI 23) 'avoir le hoquet' (Hpc. Etc.);
aussi XuYTâvo)Liai Hésycb., Xu^Kaivo) Suid.; Xù^E. gén. Xuytoç f.,
et XuYiuôç m. 'hoquet' (Hpc. Etc.) : irl. sluchn (chute d'une nas.
devant gutt.) 'j'avale' ro-sîogeth 'absorpta est' gall. inf. lli/ncu
bret. Joiika 'engloutir, avaler', m. h. a. shicken 'avaler' v. h. a.
slucko 'glouton, viveur' (Curtius^ o69. Fick P 577. Il'* 321.
IIP 540. Brugmann Grdr. IP 1000. I-' 108. 770. Henry Bret.
189. Pedersen K. Spr. I 151).
hom. XuBpoç m. 'sang souillé de poussière'. Voy. s.v. XO|ua.
hom.XuKdpâç, -avxoç m. E 161. x 306, ace. sg. XuKàpcxv (Anth.),
-avia (Ap. Rh.). Le sens est imprécis chez Hom.; les poètes
qui l'imitent l'emploient au sens d"année'. Etym. douteuse:
selon Fick GGA. 1894 p. 240 '*cercle de lumière' < Xuk- ( : Xeu-
KÔç etc., voy. s. v. p. 571 sq.) -f «Pot" Tpoxôç ('roue') Hésych. —
Autre avis chez Johansson Beitr. 14sqq. Bibl. d'autres essais
infructueux chez Ameis-Hentze H. s Od. E 161 Anh.
XOkoç m. = lat.(c.-àd.sab.)/w^2fs 'loup' en place de lat.*/«2M0.y,
i.-e. *Iuqyo-s : skr. rfkah zd vahrka-, got. icidfs v. h. a. icolf\
— 591 -
lit. vilkas v. pruss. icilkis lett. wVlks v. slav. vlûkû riiss. volk,
\.-e. *ulqlio-s, cf. fém. skr. vrM v. norr. i/lgr v. li.a. vulpa
lit. viïké (Curtius- 161; bibl.° chez Ostlioff If. IV 279j, alb.
ul'k 'loup' (< alb. comra. *velqos. G. Meyer BIÎ. 8, TJl. Alb.
Spr. 457. Alb. 8t. 111 2sq.), arm. (jdyl 'loup' (Hiibsclimann
Arni. Gr. I 431 ; pour le détail phoûétique voy. Pedersen KZ.
39, 364). I.-e. *ul-qU- '*bête de proie' est peut-être apparenté
à *u/-p- dans lat. volpës 'renard' lit. vilpiszya 'chat sauvage',
lequel alterne avec *lup- dans v. bret. corn, louuern bret. mod.
louarn 'renard' gall. Lli/wernog irl. Loarn (nom de lieu) gaul.
Aouepvioç < celt. -'"liilpjenw- (voy. s. v. àXtÛTtriE p. 48; sur
l'hypothèse d'un lat. hqjiis < i.-e. *lup- voy. les considérants
de Walde^ 448); i. e.*ul q'J- et *ul-p- seraient des élargiss. de
R. uel 'déchirer' (lat. vello 'arracher' roltur. Solmsen KZ.
32, 279sqq.), cf. aussi '^'uel-q dans lat. /«cer 'déchiré' (Walde-
8. vv.). XÙKaiva f. 'louve' avec transport de -aiva comme suff.
désignant des êtres fém., d'après Xéaiva 6epâTTaiva.
hom. tragg.etc.Xû|aa, -aTOç n. 'souillure, ordure; tache; malheur';
hom. Xûepoç m. 'souillure, sang souillé de poussière, sang impure
ion. att. Xu)un f. 'souillure; dommage'; ion. att. Xu)aaivo)aai (act.
seul, aor., rare et tardif, inf. XOuâvai ptc. Xûmîvavia) 'souiller;
ruiner; maltraiter' : lat. lutuin {^slatom ou ^lutom) 'boue, bour-
bier' polluô 'souiller' lustrum 'bourbier', v. irl. loth 'palus,
coenum' gall. Uudedic 'boueux' gaul. Lufeia Ltitetia m. irl.
conluan 'stercus caninum', lit. Jufi/nasJtifynè 'marais, fondrière'.
Vanicek Lat. Spr.-' 253. Osthoff MU. IV 89. Fick II' 250.
L-e.*is)leu- semble un élargiss. de*sal-, comme *(.s')/e/- en est
un autre, voy. s. v. Xei)aâ2; cf. Walde^ s. v. lutum. — Le rap-
port avec Xiii.lavere lavare (Curtius'' 368 sq. Osthoff l.cit.
Fick 1. cit., 'saleté' valant 'ce qu'on enlève par le lavage') n'est
pas plausible. — Pour gr. îXùç 'boue' voy. s. v. p. 374.
Xu|Liv6ç" Tu^vôç Hésych. est dissim. de *vu|uv6ç < *vut)iiô-ç i.-e.
*nogUnHJ s; cf. Grammont IF. XXV 372 scj. et voy. s. v. yuuvôç
p. 158.
XÛTTri f. 'chagrin'; XOtteiv 'affliger'; XOttitpôç 'affligeant'; XûTTpôç
'triste' : skr. luvijxiti 'briser, endommager, piller', lit. h'ijyti
V. slav. hq)ifi 'décortiquer', got. etc. luf'tus 'air', cités s. v. Xéiriju
— 592 —
p. 569 sq. I.-e. Heu-p- pourrait être un élargiss. de "^'leu-, cf.
Heu-g- *Ieu-(j- attesté ])ar le groupe g-r. XeuYaXéoç lat. lûgeô ;
Heup- (cf., avec une autre liquide, lat. ynimpô 'briser', lit. rû-
pëti 'chagriner' rùpestis 'souci') Hep- et Heubh- (lat. liber <
'Hûbhro-s 'anhier > livre', v. slav.Zw&mw'fait d'écorce d'arbre')
ont pu coexister dès le début, mais Hup- 'décortiquer' a pu se
développer dès l'indo-eur. de *lp-{: Hep-) et différer de Heup-
'briser', ï.-Q.Hep- etHeubh- restant seuls en présence (Walde^
425 sq.).
(dor. ou éol.) XoTTià* éxaipa, Ttôpvri Hésych. : skr. Iiibdhd- 'avide,
lascif, libertin, débauché', ptc. de lûhhyati 'désirer', cf. lat.
lubet lîbet 'il plaît à' lubido Ubidô 'passion', got.liuf.s (Hiiiba-)
'cher', v.slav. Ijuhii 'cher' Ijubiti 'aimer', i.-e. Heubh- 'désirer,
plaire'. Hoffmann BB. 21, 139.
posthom. \vpcL, ion. Xûpri f. 'lyre' (Hymn. à Herm. 423. Pind. Eur.
Etc.). Pourrait remonter à un \.-e.*lû- : Hëu-, élargi en Hëu-d-
dans \&,t.laus, gén.laudis {H^ud-) 'louange', vArLlUad {Haudo-)
'conversation, discours' lôid {*ludi-s) 'chanson', en Hëu-t- dans
got. Uupôn ags. léodian v. h. a. liudôn 'chanter' v. h. a. etc.
liod (Heupa-) 'chanson' v. norr. (Walde^ 419. 434. Petersson
IF. XXIV 267 n.) Judr 'trompette'. Bezzenberger chez Fick'*
IP 237.
att. XuaixeXriç '*qui acquitte la dépense faite > avantageux,
utile; qui vaut son prix, qui est à bon marché' < Xûuu + léXoç.
hom. etc. XvOOa, att. Xùttcx f. 'rage'; Xvaoâv att. Xuttûv 'être
enragé ; être en fureur contre' (aussi Xucrcraiveiv Soph. Ant. 633) ;
Xucrcrdç, -àboç f. 'furieuse'. Lagercrantz Zur gr. Lautgesch.
88 sq. (bibl.) admet un gr. connu. *XuKia et rappelle XeuKaîç
cppaaiv (Pind. P. IV 194), XeuKai qppéveç' |uaiv6)Li£vai Hésych.,
XuKeîov qpopepôv H., |Liop)ao-XuKeîov'épouvantair, puis àXûcraeiV
Tpe'iiieiv H., cf. hom. àXûuu éol. dtXuiuj EM. (*dXuaiuj) 'être hors de
soi', skr. rôsati rûsyati 'être de mauvaise humeur' rôsa-h 'colère'
(cf. s. V. p. 47), i.-e. %a)leu-q- *{a)leu-s-\ l'ancienne hj'pothèse
d'un gr. comm. *XuTia (Hoffmann Gr. D. I 331. Berneker IF.
X 153. Etc.) tombe dès lors, mais v. slav. Ijutû 'cruel, violent,
sauvage, etc.' lit. lufis 'tempête' hitimjas 'tempétueux' demeu-
rent selon moi parents du mot grec en tant qu'issus d'un Heu-f-,
— 693 —
autre élargiss. de i.-e. '^leu- 'être agité (par la tempête, par la
passion, etc.)'; cf. sans doute aussi i.-e. *Ieu-bJi- 'désirer' s. v.
XuTTTa.
Xéxvoç m. 'lampe'. Voy. s. v. XeuKoç jj.-ôTI.
liom. att. Xuo), hom. ép. Xuiu 'délier; affranchir; dissoudre; ré-
soudre'; dor. Xûa f. 'dissension' (Pind.); Xûcriç, -eujç f. 'libéra-
tion; solution; relâchement'; poét. Xuirip, -fipoç m. 'libérateur;
arbitre'; Xûxpov 'rançon' : skr. lunàti Junôti 'couper' Javltram
'faucille' lavi-h 'faucille' (: v. norr. lé gr. Xaîov m/sens, voy.
s. V. p. 551) lûnali 'coupé' {: irl. lûn ou luii 'mouton'. Fick
II* 258); lat. hio -ère 'payer, acquitter' (différent de hiO 'laver',
voy. s.v. Xoûo)') re/wô 'resolvo' solvô 'dissoudre, désunir, séparer,
disjoindre' (poét. soluo < *.se-JuO, ptc. solntiis) lues '*disso-
lution; liquide impur, neige fondue, etc.', got.fra-liiisan v.h.a.
/'(()'■ /iosa)) 'perdre' got. fralusnan 'périr' fraJusfs v. h.a./brhisf
'perte' got. la/is'Kevàç, vide, vain' v. norr. lau.ss 'lâche, relâché,
libre' v. h. a. las 'libre, dégagé, dépouillé, pétulant' ags. léas
'dénué de, etc.' got. lausjan v.h.a. lôsjan lôsôn 'affranchir,
sauver' (élargiss. par -s- dans les mots germ.) got. lun i-Ci- ou
-?/-?) 'XÛTpov' ags. dlynnan 'affranchir' (^Curtius^ 368. Fick
I* 121. 538. 111*370), puis prol). v. norr. /?a 'lassitude (de
l'âge, du travail)' ///m 'battre, frapper, léser, lasser' ptc. lûinn
'brisé, lassé' (cf. hom. Xûto Yoévaia, -fuîa XeXuvto) < germ.
Hû'ian (Osthoff MU. IV 32) et v. slav. lata 'banc' russ. hica
'planche, banc, prim. bloc de bois taillé' ^ Uhlenl)eck KZ. 39,
259); i.-e. */ëu- :*Lm- :Hii- 'couper, détacher, délier, etc.' ^).
Voy. aussi s. v. hom. Xâaç p. 546 sq.
1) Skr biHiiti ;i été cité à propos de ép. à\\jjr\ f. att. (Ï\ili<; f.
'aire'; Solmsen Unters. 104 sqq. rejette cette étyrn.; il pense <iue le
sens premier do dXujç dXiuri (i souscrit par rapprochement étym. avec
dXojâv. Solmsen p. 108) ne fut pas 'aire', mais 'terrain fertile, cul-
tivé', cf. liort. aXiuç ace. pi. 'champs cultivés' cypr. dXoua" Kfinoi
Hésych. dXFov, jçén. ciXFuu 'terre de culture' et la plupart des passages
d'Homère; le sens restreint d'aire' (E 45>9. N 588. Y 406, j. ion. et
att.) fut favorisé par un rapprochement aisé avec àXoàv, dénom.
d'un *(iXoa d'étym. inconnue, verbe qui a sig'nifié tout d'abord 'battre'
(cf. TTarpaXoids laiiTpaXoidç), d'où, chez les laboureurs, 'battre en grange';
38
- 594 —
boni. etc. \uu ^n f. 'outrage''; Xuupâv -âa9ai 'outrager, endommager';
Xuupeûuu 'outrager' \\} 16. 26; etc. Selon Trautmann chez Walde-
s. V. Jahor, cf. lit. lahà 'tâche journalière, journée' lett. lûhf
Vaquer dans la maison aux petits travaux féminins' (i.-e.*Zô6-)>
lat. /«&or 'peine, fardeau, tourment, effort > travail' (i.-e.*Z9&-).
— Lat. Jâhês 'tache' (Curtius^ 369) est à écarter, cf. Walde^
s. V. — ^Xu-.lajjatè 'avoir honte' lajjâ 'honte' (Fick BB. 7, 270.
Wb. I'' 540. Prellvvitz- 276, dans Ihypothèse erronée d'un
Xuûpri < Hôzguâ : ^lazgUé-) est inexpliqué. — Irl. lohaim 'pu-
tresco' V. irl. lohar lobur (< celt. Hoh-ro-) 'faible' lobre 'infir-
mitas' gall. Uwfr 'souffreteux' m. bret. loffr bret. mod. lovr
'ladre, lépreux' (Pedersen K. Spr. I ll6sq.) est critiqué par
Walde^ 1. cit. et rattaché par Ceci Rendic. d. R. Ace. d. Linc.
1894, p. 402 à la famille de lat. /r^^Hc^^cs'glissant', cf.Walde ^ s. v.
XtufiT auvaTaiYn aiTOu Hésych. ; dor. éXub-fri" eXeY€v H. Alter-
nance uj : e, voy. s. v. Xé-fuJ. Schulze Qu. ep. 507. Buck Am.
J. of Ph. 17, 462 sq. M. van Blankenstein Unters. 36. 112. 113.
hom. etc. compar. Xuuïouv, att. Xiijuuv, boni. XuuÏTepov 'meilleur',
sup. XuùïaTOç, att. Xlùcttgç 'excellent'; le positif Xujïoç 'bon,
avantageux' est attesté par Théoer. XXVI 32, Théognis, Héro-
dien ; c'est le ntr. Xuûïov, senti comme compar., qui a servi de
base aux deux degrés. L'ancien rapport (Passow) avec ion.
Xfiiaa n. 'TÔX|ua, àvbpeîa' est confirmé par Giintert IF. XXMI
69 sq*}. ( bibl ) en tant que *FXujïoç (cf. lôjç, luuïoç : l\]v) présente
le degré fléchi de *FXri- ( : v. slav. veléti 'ordonner'; voy. s. v.
dor. Xfjv p. 577), cf. skr. ràrah 'le préférable' vâratn 'mieux',
gall. corn. bret. giiell 'désirable, préférable, meilleur' (< celt.
'■■uel/o- K'^uelno-), i.-e.^ijel- 'vouloir'. — La parenté, supposée
par Curtius^ 363, Osthoff Perf. 447 n. 1 (bibl.), Fick 1' 54(i,
Pedersen K. .Spr. I 54, etc. de *XuuFiul)v '*plus lucratif avec
gr. otTTO-Xauuu 'jouir de' Xiiïàç 'prisonnier de guerre' att. Xeiâ
dor. Xaïd f. 'butin', i.-e. '^Idu- 'gagner, jouir de', est à écarter.
— L'hypothèse dun gr. comm. *0Xuj-Fo- (< i.-e.*A.7-M0-. Brug-
mann Total. 45 bibl. Grdr. F 477) : arm. laïc 'meilleur' (en
tant que '^sldw-, i.-e. *s/u-', doute de Htibschmann Arm. Gr.
ci\a)(; serait parent de ë\oç n. dépression humide et fertile', ce qui
me semble tort risqué, voy. s. v. ë\oç p. 246.
— 595 —
I 451), alb. ('jale 'vivant, courageux, puissant, gras' (*s(iIuo-),
Isit.sa/îios sah'o.s 'sauf omhr.saluuoni, v.irl..sV^//? 'sain' (*sl-no-,
cf. lat. Salliistins <i*sah}o-s) n'est pas moins douteuse; cf.
Solmsen KZ. 37, l.ôsq. et voy. s. v. att. oXoç ion. oùXoç.
\â)|ua, -axoç n. 'frange ou bordure d'un vêtement' (Spt.y: dim.
\uj|uàTiov (Ath.); àcrùXXuuTOç '(épaule) qui n'est pas recouverte
par le chiton' (Callim.i; eùXuuaTor eùucpeîç liésych. R. Xuu
'tisser', sans corresp. connu. — Le rapport cherché par Da-
nielsson IF. IV 158sqq. avec lat. lodix -icis 'couverture tissée'
(emprunt prob. septentrional) n'est pas probant; cf. Walde ^ s. v.
XtÛTni f. 'manteau en ])eau' (Hom.Tliéocr. Ap.Rli.), aussi XOùttoç,
-ouç n.; dim. XuuTTiov; Xuûvjj" xXaiaùç llésycii. Contient le degré
long fléchi do i.-e. *lep- dans Xentu, voy. s.v. p. 569 sq. — L'hy-
pothèse d'un \.-e.'''l()iqia (Prellwitz- 276) est superflue. — De
là XuuTTi^uj 'dépouiller' Hésych. Suid. (àîro-, nepi-, ék-), Xuutto-
-bÙTnç m. cbûouai) '*qni revOt les habits (d'autrui), détrous-
seur; pillard'.
XojTÔç m. 'lotus grt'c, Trifoliiim melilotus ou Lotus corniculatus
L. (Hom.); lotus de ('yrénaï((uc ou jujubier, Channius lotus ou
Zizyphus lotus L., d'où jujube (i 91); lotus d'Egypte (Hrdt.
Ath. ) ; lotus du nord de l'AtViciue, Celtis australis L. Théophr.;,
flûte en bois de ce lotus (Eur.)'; XuuieOvTa ptc. pi. n. M 'JS4
mss. 'fleuris de lotus'; adj. XuOtivoç. Emprunt sém., cf. hébr.
Jôf, selon Muss-Arnolt Sem. words 12<> rem. 30 et Lewy
Fremdw. 46.
hom. etc. Xtuqpdv'se reposer; se relâcher, cesser (maladie i; trans.
soulager, libérer'; Xuùcpap' XuO(pri|Li« Hésych. Cf. èXaqppôç*) 'lé-
ger, leste, agile', lat. Irvis 'léger' levo 'alléger' (Wharton Etym.
gr. 82. M. van Hlankcnstein Unters. 37 ; pour des rapports ana-
logues au point de vue sémantique voy. Osthoff MU. VI .'îsqq.).
— Le rapport avec v. h. a. /abon 'ranimer, récréer, rafraîchir'
Idha 'récréation, rafraîchissement' (He/./eubcrger BH. 5, 31S)
est moins probal)le. — V. slav. shibifi 'rendre mou' s/ahèfi
'negligere' (Frohde HB. 23, 330) est à écarter.
1) En tant (|\u' <; i.-e.*(r)l'>gi'h-r<'i-s vt non *{e)l^^gl'Il•l•6-s: voy.
s. V. et Add.
596 —
M.
ion. att. pi a particule affirmative (où luà yàp 'ATrôXXuuva A 86, vai
)uà TÔbe (TKTÎTTTpov A 234j : thess. |uâ ^mais, bé' = skr. sma par-
ticule emphatique : hom. etc. |uév : ion. att. |ur|v lesb. dor. fxâv
'il est vrai, pourtant' {r\ jniîv, Km |ur|v, où |ur|v, xi luriv;) hom. |udv
m/sens (fj |udv, où ladv, dpYei piàv)-, )nriv dor. )udv serait élargi de
*^d = skr. sDiâ, forme accessoire de srna, cf. Kèv : Ke, vùv : vu.
Brugmann Gr.Gr. ^ § 609. KVG. § 85.5.
dor. \xô. '|u^T€p, voc' (Esch.) dans fid yd V) terre notre mère' est
un hypocoristique de dor. ludTiip, ou mieux un mot enfantin,
cf. syrae. ud 'TraTrip' EM. (corr. Valkenarius, cf. Kaibel Com.
gr. fragm. 1, 1, p. 201 § 35). De là ion. att. jnaîa f. ""mère; nour-
rice; sage-femme', dor. 'grand'mère' fDelbriick Verwandt-
schaftsnamen 73); voy. s. v. )nd|U)ur|.
lud^cbiç, -iboç et -loç f. (m.) instrument à cordes et à chevalet,
d'origine lydienne (Alcm); voy.Saglio III, 2,1449sq. < nayaç,
-dboç f. 'chevalet de lyre', mot vrais, asianique. — Étym. sém.
chez Lewy Fremdw. 162 sq.
ludYTCcvov 'sortilège; chape d'une poulie mouflée; mangoneau';
att. juaYïaveùuu 'user de philtres; fig. imaginer des ruses' : m.
irl. 7neng 'tromperie, dextérité, ruse' mengach 'traître, perfide'
(Fick II* 210), V. pruss. manga 'courtisane' (Berneker Prenss.
Spr. 306), skr. manjû-h manjuld-h 'beau, aimable, charmant'
(Uhlenbeck Ai. Spr. 210); lat. niangô 'marchand qui emploie
des moyens artificiels pour parer ses marchandises; marchand
d'esclaves' est un emprunt grec; i.-e.*mawgr- 'rendre plus beau,
parer, embellir d'une manière charlatanesque', mais le sens le
plus ancien paraît avoir été 'pétrir', ^niang- étant une forme
nasalisée de *7nag-, germ.^mak- dans v.h.a.ma/f/iôw'faire'etc,
groupe où le sens premier est 'pétrir, former d'argile' (voy. s. vv.
lud^eipoç jaaxeùç luaYiç, puis ludaauu), cf. Prellwitz- 277. Walde ^
365. 2451; Meringer IF. XIX 436 sq. XXI 282 tire du sens
de 'chape d'une poulie' donné à gr. ludYïavov et du sens de
'*bois cylindrique'commun aux emprunts \sLt.manganum m. h. a.
■mange 'baliste' et [cf. ail. mod. niange{l)] 'calandre' la conclu-
— 597 —
sion que i.-e. *man(j- a si^niifié spéc. 'rendre le linge doux,
souple et beau au moyen d'une calandre'.
posthom. iLictYeipoç, dor. laafipoç (voy. van Herwerden Lex.
suppl.- s. v.j m. 'cuisinier', propr. 'qui pétrit, qui prépare le
manger'; \Jiaf\c, -iboç f. 'pâte pétrie, pain (IIpc): — uâKxpa,
huche, pétrin (Épich. fr. 118 K.; > lat. tiiayis h: dial. et wall.
maieY^ )Lia-feùç, -ëuuç m. 'boulanger' Poil. Hésycli. : v. irl. maistre
{*niagstrià) 'baratte' m. irl. niaistir 'battre le beurre' (Stokes
BB. 25, 256) bret. meza 'pétrir' gall. nuiedd 'lutter, mélanger
par des chocs' {^maged-, Loth Rev. celt. 25, 40), v. slav, ma-
zati 'enduire' mazl 'onguent' maslo 'beurre, huile, onguent'
(Schrader KZ. oO, 477), arm. niacanim 'je me colle' (Meillet
M.SL. X 279), puis (selon Meringer IF. XVII 146 sqq. bibl. ; voy.
s. V. MÛffavov et cf. Torp chez Fick III ' 303) ags. macian 'faire'
gemacidti 'faire, causer' mnca yenidca 'compagnon' gemcvcra
'compagnon, -gne, mari ou épouse' v.sax. tnakôu gimdlxOn'fRire,
ériger, bâtir' v. h. a. mahhon 'componere, juugere, instituere'
gamahlm 'conjux' gainah 'commodura, voluptas' gimahho 'so-
cius' gaiinih 'aptus, idoneus' iinganiuh 'malus, minus idoneus'
y.noxv.makara compar. 'plus convenable, plus commode', i.-e.
*tnag- 'frotter en pressant, pétrir; germ. spéc. faronner en ar-
gile > bâtir > faire' '); à côté de quoi i.-e. ^wàf/- 'pétrir, pres-
ser' dans lat. maceria 'mur en tant que clôture de jardin, de
vignoble, etc.' (> fr. Mézières Maizières etc.; cf. pour la sé-
manticiue lat. fingo : gr. xeîxoç toîxoç) milccru ârr 'pétrir,
amollir, détremper', lett. niâkf 'presser, tourmenter' tehé(|.
mackatl 'presser' bulg. mackam 'je pétris', gr. luàcrcra) 'pétrir'
(en tant que < i.-e. ^maq-w; voy. dautre part s.v.); sur tmit
le groupe voy. Walde- s.v. maceria (^bibl.j.
MÔYOi m. pi. tribu médique (Hrdt. I 101), qui formait la caste
sacerdotale; les mages étaient en possession de toute science,
interprètes des songes, médecins, nécromanciens, etc.. d'oîiuâ-
•foç m. 'n)agicien, sorcier'; uaYiKÔç 'de magicien'; juafeûuj 'user
de moyens magiques; charmer par des sortilèges'; uafeia f.
1) Fr. maroii est un emprunt jierni., cf. pi. machiones Isid.
Orig. i;) ch. 8, désignant l'ouvrier «jui pétrit l'argile pour les maisons
en torchis, cf. Meyer-Liibke chez Meringer I. cit.
— 598 —
'"religion des mages; magie, sorcellerie'. Emprunt iranien, cf.
V. pers. magné "mage' (zd moyu-fbis- 'qui veut du mal aux
mages') pers. mod. muy môy 'mage, adorateur du feu' (Pictet
KZ. 5, 41. Vanicek Fremdw. ?A. Horn Npers. Et. § 984. Bar-
tholomae Airan. Wb. 1111. 1176 bibl.); l'origine assyr. du
mot iranien est contestée ^).
ILittYobapiç (Théopbr.)- ôttôç criXcpiou Hésych/graiue (Tbéopbr.)
ou racine (Diosc.) du silpbium'. Mot exotique, prob. cyrénéen.
— Essai d'étym. sém. cbez Lewy Fremdw. 37.
inabdv "être bumide, couler; tomber (cheveux, poils), d'où : être
cbauve'; fiabapôç 'flasque; glabre, lisse, chauve' (Hpc); \xo.-
botWer TÎWei Hésych.; juabiZiui 'perdre ses cheveux' (Hpc);
liiâboç n. 'qjiXuj9pov, dépilatoire' H.; |uaZ;6ç (laaabôç Théocr. III
15) m. "sein' (< ^mdd~dô-s)] juaaeôç m. GDI. 3246, 41. 47
( Akrai) "*raamelle > mamelon, colline' (< ^mdd~dJiô-s)\ laaaTÔç
m. 'mamelle, sein; mamelon' {<i*mdd-fô-s) : \?itmadeô 'être hu-
mide, dégoutter' matins 'ivre' (< *mad[i]to-s) inamma 'ma-
melle' (*niadma. Osthoff MU. V 69 sq. bibl.), skr. (Curtius^
326 bibl.; titddati màdyati manuUfi màndati 'être ivre, sa-
vourer qc. à longs traits, s'enivrer de' màda-h 'ivresse, orgueil,
joie' = zd 7//af^rt- 'inspiration due à l'ivresse, boisson enivrante'
skr.w.e<?a/«n.'graisse'(mé(Z-<*mec^~f^. BrugmannGrdr. 1-624)
médyati 'devenir gras' mêdana-m 'engraissement' mëdurd-h
mèdya-h 'gras, épais' zd azdya- 'gras' {a- < m-. Bartholomae
Airan. Wb. 229), arm. fScheftelowitz BB. 29, 28; voy. aussi
p. 30) 7y/«^«^ 'jeune, frais, tendre', alb. (G. Meyer Alb. Spr. 259)
w^r^?^ "j'engraisse, trans.' (*//mc?«|o) maim'gra.s' wdrne 'graisse',
irl. mat f. "porc' (< i.-e. *môd~d{Jt)a. Fick 11^ 203) maistir
"urine' (^madstn- *mad-tri . Stokes BB. 25, 256) v.irl. in-made
"vainement, sans succès' madach "vain' v.bret. in-madau 'pes-
sum' {'''mad- 'se dissoudre, se liquéfier, se désagréger comme
un aliment bien cuit', selon Thurneysen IF. XIV 132 sq.) 2),
1) juayujbôç m. 'pantomime' (Atli.) ne contient pas yià^oc. (lexx.),
mais est né de *|aaY[a6]-Lu6ôç par hyphérèse syllabique, cf. Crusius
Philol. 53 (1894). p. 543.
2) V. irl. 7)iaisse en tant que 'mets' n'existe pas. cf. Thurn-
eysen 1. cit.
— .-.99 —
got. ^Kluge^ 305. 32r3. Toip clie/ Fick 111^ 305. 318. Falk-
Torp EW. 688) mats (< geim. coruni. *mati-z) v. non*, nmtr
ags. mefe v. h.a. maz (cf. v.li.a. mezzi-rahs \< -saJts] ""couteau
(le cuisine' > ail. nuisser ''couteau'j 'mets' ags. mus (< genn.
c<)mm.*tiiôsa-, i.-e.*mrtr/-.s-o-) 'bouillie, nourriture' v.h.a. n/uos
'manger, repas' v.b.a. (Sclirader KZ. 30, 476) mast (=gr. ^a-
lôç) 'engraissement, glandée, pâture' ags. n/œst 'faîne', puis
gr. bom. iLtribea ('cpuuTÔç) pi. n. 'parties génitales' piélea (Hsd.
Trav. 512) piébea fArcliil. fr. 138 Bgk) pi. n. m/sens iLieaiôç
{*med-té-s) 'plein, rempli, rassasié', v.irl. (Fick II* 215. Henry
Bret. 201) mess gall. mes 'fruit' bret. méz 'gland' (< celt.
■■iiK'SSU-, i.-e. *tned'tu-) et (?) skr. vtedha-h 'jus de viande,
bouillon gras, boisson fortifiante' (< *med=dho-s); i.-e. *iiied-
{*niad-) : *iiiàd-, alternant avec *m<'d- fcf. Rrugmann Grdr. I-
486. 624. 658), peut-être à réunir sous un i.-e. '"^medd- : *'m(ïd-
'dégoutter, T'tre gonflé de suc ou de graisse' (Walde^ 453 sq.,
avec la bibl. des essais incertains ou infructueux).
I^idbpua pi. n. 'prunelles, crèques' (Séleuc. cbez Atli. II 50a).
.Mot asianiquc ou niéditerr. (?); le rapprocbement avec v.slav.
modrû 'bleu' (Scbrader RL. 629 avec?) est en l'air.
|Li à Z; a (v. att. selon les gramm. ) ou \xàla (mss.) raég. laâbba Ar.
Acb. 732 (c.-à-d. mâdda) f. 'pâte de farine d'orge, galette'^);
ua^iov dim.; lidlivoç 'fait de \xo.la.'' Ilésycb.; \xoI.à\ 'pétrir des
galettes' H. \xùLa peut être né de *(LiaY-ia, cf. (iLxdacruj), aor.
pass. jUttYrivai 'pétrir', laétYCipoç et son groupe; 1 -à- de [xàla.
s'expliquerait par une forme nasalisée *|LiafY-ia, cf. Ostboff
Perf. 46*.). Perssou W/.er\v. 11 n. 1.^) — Assmann Pbilol. 67,
p. 199 tient le mot pour un emprunt séni,
uaZôç m. 'sein'. Voy. s. v. |uabâv.
dor. éol. |uà6a f., ion. jnâGoç, -€oç n., ion. att. )uâ9ricriç. -eujç f. 'ac-
tion, désir d'apprendre; instruction'; |udt6iiua, -aïoç n. 'étude,
1) Sur le sens du mot voy. Willeins Bull. Aead. Beig-, Cl. d.
L. 1903, nos 9-10, p. 21 sqq. du tiré à part.
2) Le fait que Yi évolue en Z n'entraîne pas pour latt., malgré
Lagercrautz Z. gr. Lautgesch. 40 sq., l'ail, compens. de la syll. au-
técédonte; compar. laeicmv est un produit de l'analogie, voy. s. v. MéYaç.
— 600 —
science; pi. mathématiques'; )Lia9iiTriç, -oO m. 'disciple'. Voy.
s. V. )uav6àvaj.
)iiâ9uiar yvàGoi Hésych. Voy. s. v. \xaoâoQai.
ion. att. fiaîa f. 'mère; dor. grand'mère; nourrice; accoucheuse':
laaievjuj |naiôuj -uù 'délivrer une femme en couches; pass. être
délivrée-, moy. faire office de sage-femme'. Voy. s. v. )aâ p. 596.
)aaî|uaH" xapaxujbriç Hésych.; att. luaijutxKTriç, -ou m. Tinipétueux,
le violent', épith. de Zeus, par opposition à jueiXixioç (Preller-
Robert Gr. Myth. P 129 sqq.); de là juaiiaaKTripiûjv, -ujvoç m.
5^ mois athénien; |uai|Lià(JO"uj 'être agité violemment' (Anth.);
)iiai- est un red. intensif, cf. hom. |Liai-)Liâv; la R. est obscure;
hom. à|uai)udKeT0ç, dont le sens, en fait, est imprécis, est prob.
parent et interdit un rapprochement avec |uâxo)nai^); un rap-
port avec lifiKOç laaKpôç (Prellwitz^ 30. 277) se comprend mal.
hom. )uai|Liâv (-juai|udei Y 490, luaiiaujujai N 75, |uai|uu}ujv 0 742,
aor. ^ax}Àr]ae E 670, etc.) 'être violemment excité, être plein
d'ardeur guerrière, s'agiter impétueusement, désirer fortement'.
'''(ixai-)\iâ-m : *(]uai-)|uâ-iuj, cf. éol. |uaio)Liai < *)uâio|uai. Schulze
Qu. ep. 366.
)Li a 1 V r| (Anth. > lat. maena), luaiviç, -iboç f. (Aristoph. Arstt.)
'esprot', petit poisson de mer : slav. comm. *tiiim 'lotte, Ga-
dus Iota' lit. nieïikè lett. men?:a 'dorsch, Gadus callarias et G.
morrhua'. Solmsen KZ. 37, 584 sqq. Beitr. I 122 n. 2.
hom. posthom. moy. |uaîvo)iiai, aor. fc)urivd|uriv i\xô.\r\v, pf. |ué-
)x\\va -) 'être furieux', tardif prés. act. luaîvuu (èK-)aaivuu Eur.
Aristoph. Hpc), aor. l\xr\va 'rendre fou, rendre furieux': hom.
tragg. Pind. laaivàç, -dboç f. 'agitée de transports furieux; —
qui inspire'; laaivôXriç m. -iç f. 'furieux'; laaviâ, ion. -x\ f. 'folie,
démence'. |uaivo|nai < i.-e. *m))i-é- : v.slav. inhijq 2.sg.mtnisi
inf. mînèti 'penser', miné 'il pensa' lit. miné {— è|uàvii) 'il pro-
jetait', Hkr. mdni/atè 'penser', got.mnnaip 'il songe à, il veut',
v.irl. domuiniur 'je pense, je crois' etc., R. men 'penser, avoir
1) L'étym. indiquée p. 48 est à rejeter; le -x- de att. 6éxo,uai
est .secondaire. Selon Vanicek Gr.-lat. etyni. Wb. 671 sq. n. 30 *a-
-^aiiuàKCTOç = 'd'une nature impétueuse'.
2) Gr. comm. *)Lié|uâva créé sur luaviîvai |ua{vo,uai d'après le rap-
port de TéTr|Ka à TaKfjvai. Brugnianu KVG. § 216.
— 601 —
l'esprit ag-ité' {'''ntnnè' i)- 'itenser' à côté de ^nnià- dans dor.
Mé-Mvct-Tai etc.). Briigmaim Grdr. IP 10(51. P 26o. 398. KVG.
§ 190. 653. 690. Meillet de I.-e. rad. *nien- 11. 16sqq. 23.
Voy. s. V. i^évoç. — Contre cet avis, .1. Scliniidt KZ. 37, 45
dérive |aaivo|uai en tant qne '■'iji.t-nio- de R. ii/ë{i) 'î'tre excité
mentalement', cf. boni. )aai)aâv, got. mops "colère', etc.; 1 iden-
tité de laaiv- et de v. ^]a.v. tuinja, de 3.sg. i\iâvr\ et de Vit. iNiné
serait fortnite, et la sémantique n'admettrait pas que le sens
P*" de 'penser' (skr. irl. got. letto-sl.) évoluât en 'être dément' (? i.
hom. (éol.) )Liaio)aai (< i.-c. *md-.s-io-), fut. ludcJcreTai I 394, aor.
|ià(T(yar IriTficTai lïésycli. 'rechercher, chercher avec ardeur':
hom. émiuaioiuai 'toucher, frapper du fouet E 748: saisir', erri-
^aatoç u 377 'rompu, roué, subtil'; hom. àTTpoTi)Lia(JTOç T 263
'non touché, non outragé'; aor. impér. 2. pi. àuqpiiuâo'aaBe ul52
'essuyer'; cf. l'intensif hom. jaai^ûv, imJùaGai 'chercher', uuùXoç
m. 'effort', got. môps (gén. môdis) 'courage, colère' v. norr.
môâr 'colère' v.h.a. miiot 'courage, c<cur' got. af'-mauips (inf.
af'-mujdn) 'fatigué', prob. lat. mus (gén. iitOris) 'volonté d'un
homme, désir, caprice; usage, coutume, genre de vie, nniurs':
\.-e.*mâ- (degré fléchi *mô-, degré réduit *W5-; ou */y/ô- comme
degré normal V mais voy. s. v. lafiviç) 'faire effort, être énergi-
que'. Cf. Fick I' .507. Prellwitz BB. 26, 315 sqq. (avec d'autres
rapports non convaincants). Wb.- 278. Walde-496'). Lélar-
giss. *ma-.s- aussi dans |ud(JTi5 f. 'fouet' \xaaTr\ç) 'qui cherche'
MacTTeÛLu 'chercher' inacrTpoTTÔç m. 'entremetteur'. Voy. s. v.
luaTeûiu.
laaîpa, ion. iLiaipn f. 'la canicule (Anth. Nonn.); chienne (eu par-
lant d'Hécube. Lycojjhr.)' : luapiaaipuj 'briller' juapfidpeoç 'bril-
lant'.
liàKap n. 'félicité', dOii un adj. niasc. hom. etc. uÙKap luÛKapç
(Alcm.) 'bienheureux', sur (pioi l'on fit un fém. laâKaipa (Brug-
1) I.-e.*7«ê- ne reposerait que sur v. slav. sri-mi'jq 'j'ose' sûttiHu
'téméraire'; or Meillet Ktudes 4o suppose un *sftmjû 'audace' < i.-e.
*kom- : skr. ràmafi çanmltê >>r. KÛiaviu Kouiâu etc. — Lit. inozôti
'agiter avec un éventoir' (Prellwitz) doit être lu mosi'tti\ lit. 7/irt-
stëgiiti 'brandiller' et si's variantes sont étrangers au groupe, cf.
Leskien IF. XIX 209; v. slav. mazati 'oindre' rnaslo {*maz-slo) 'huile'
sont parents de uaYCÙç etc. selon Schrader KZ. 30. 477.
- (302 -
inann Gr.Gr.^ 415. IF. XVIII 434 sq. Grdi-. 11-^ 1, 193j, o'i ^à-
Kttpeç 'les dieux'; boni. etc. |uaKapiZ;uj ""estimer heureux'; i^aKa-
piâ f. "bonheur, félicité'; luaKÔpioç 'heureux ; bienheureux (en
parlant d'un défunt); opulent': jaaKapÎTrjç (Esch. Etc.)' ô xe-
Oveûjç. ô luaKàpioç. ô veKpôç Hésych. — Curtius^ 161, rappro-
chant juâKâp adj. de luaKpoç 'long', suppose que )uàKâp eut le
sens premier de 'riche', cf. àvbpôç luaKapoç kqt' dpoupav A 68;
ILiaKap subst. ntr. serait dès lors '*richesse'; — Fick I'* lUl. 279.
508 et Prellwitz - 278 laissent supposer que ladKâp fut tout
d'abord 'grand, élevé' ou 'puissant', d'où |uàKap subst. '*gran-
deur' ou '*puissance', toutes hypothèses indémontrables. —
Lat. mactn.s doit être écarté; voy. s. v. |uéYaç-
boni. fittKebvôç 'long, svelte, élevé (peuplier x] 106, sapin Nie.)',
cf. TÔ MaKebvôv è'Gvoç '*la race de haute stature' (Hrdt. I 56.
VIII 43), MaKÉiai pi., MaK€Tiâ, MaKebéveç pi., MaKeboviâ (p.
ex. Hatzidakis IF. XI 316); posthom.^nKebavéç (Anth.) m/sens;
luaKÊCTTrip (-xfip |u06oç Esch. Pcrs. 698) 'prolixe' : fiaKpoç 'long'
lufiKoç n. 'longueur'; sur -bv6-ç voy. Brugmann Grdr. IP, 1, 258.
Solmsen Beitr. I 46. 257. — Hypothèse non convaincante (: got.
magaps 'rrapOévoç') chez Charpentier KZ. 40, 446.
(lac. ion.) laaKéXa' cppàYMaia, bpûqpaKTOi Hésych., luàKeXoç" bpu-
qpaKTOç H., ladKeXXov 'marché à la viande NT.: marché', avec
]a.t. iDacelhiii/ 'marché aux vivres' et MuKeXXa nom de ville si-
cil., sont des emprunts sém., cf. hébr. yniJcIâ 'claie, clôture, en-
clos'; laaKeXXuuTà" Ta aùià H. = pi. 'miklaôt\ bibl. chez Lewy
Fremdw. lllsqq. — Le rapport traditionnel avec Vài.maceria
'mur de clôture' est à rejeter.
hom. etc. laaKeXXa etjuaKéXr) f. 'pioche, boyau'. Etym. obscure.
— Le rapport entre )ua-K-éXri |Lid-K-eXXa et lat. ma-t-eola 'instru-
ment pour enfoncer qc. en terre' (Plin.), v. slav. mo^«/A'rt 'pioche'
(Persson Wzerw. 34) est pure conjecture. — Un gr. comm.
*(T|i>ia-KeXXa, où *a)iia- vaudrait 'un', par opi)Osition à bi-KeXXa
(voy. p. 189) 'boyau à deux pointes' (Prellwitz^ 116) séduirait
pour le sens, mais i.-e. *sem- 'un' ne ])eut en aucun cas fournir
*cr)Lia-, car laiDvuH invoqué est issu de '^(5\x- -\- ôvuE. — L'avis de
Fick BB. 3, 161 (|ua- : d)Lia àjud-Kiç) ne se défend plus.
— (i03 —
luuKKoâv (Ar. Cav. 395/ ''être idiot, napaqppoveîv, TTpoaTTOieîaôai
mi ÔKOùeiv Hésycli.' Lat. /i/accu.s 'niais, Ijoufron' est un em-
prunt grec, par un intermédiaire osque; l'iiypothèse dun -luaK-
k6ç : |uaKp6ç 'lon;^- > lourdaud' «'St à écarter; Macetts nom \n\
est étrusque; bibl. clie/ Walde '"^ 450.
jaaKpôç 'long' = lat. macer 'maigre' (sens fondamental : 'long
par rapport à l'épaisseur', d'où 'long' et 'maigre') v.h.a. n/ngar
ags. vKi'jer v. norr. maip' 'maigre', cf. gr. iurlKCç dor. juâKCç n.
'longueur', compar. ion. ludcraujv ('*|uûk-iujv) -ov (et ^ùaoov 'plus
loin' d'après l'antipodique àaoov < *dYxiov 'plus près'. Ost-
lioff MU. VI 61 sq.) sup. (formé sur tô lufiKOç) miKiaroç, ijiikuvuj
'allonger', lat. inaceu 'être maigre' macies 'maigreur', /d mas-
'long' masah- n. 'longueur, grandeur' mast/d 'plus grand' n/a-
sisfô v.pers. maDisfa'' 'le plus grand, le chef; i.-e. *///(/ Â'- 'être
long et svelte'. Curtius-' 161. Fick I^ loi. 279. 508. III' 304.
J. Sclimidt KZ. 26, 380. Walde- 450 (bibl.). Etc. — Lit. mo-
Jcëti 'pouvoir' lett. iiuLiéf 'comprendre, pouvoir' (Fick 1 ' II. ce.)
sont à écarter.
att. juâKTpà f. 'huche, pétrin; mortier': luuKTiîp- r\ KapboTTOç. r\
TTueXiç. Ktti biqpGépa : Km ôpxrjcreujç (TxniLi« (c.-à-d. ')uaKTpi(y|n6ç')
Hésycli.; uaKiai* o'i luâiTOVTeç làç \xàlaç H. Voy. s.v. uâcrauj.
ion. att. luâXa adv. 'très, tort, beaucoup', compar. hom. att. |uâ\-
\ov (en place d'un plus ancien *|uéXXov -^ lat. nielius:, d'après
Qàooov GÛTTOv adv. < *6dYXlov. Usthoff Perf. 450 n. MU. VI
51 s(i. bibl.), sup. uâXiaTa : lat. luelior 'meilleur', i.-e. *niel-
'grand, nombreux > fort, capable, bon'(Alirens KZ. 8, o58sq.
Walde^ s.v. bibl. ^Solmsen Bcitr. I 171), cf. boni, tragg. uaXe-
p6ç 'fort, violent' à-|uaX6ç 'faible, tendre' (Hom. Eur.) '), lat.
midtus 'nombreux', lett. /////;/.s" 'très nombreux' (Fick I* 517.
Bezzenberger-Fick BB. 6, 239) v. slav. izmolèfi 'emincrc' slov.
1) Cf. W;u-keriia{>el KZ. ;30. 301; cette étym. doit être préférée
ail rapproclieiiieiit que j'ai fait ]>. 49 do àuaXoç avec ua\6«K6ç uaXa-
KÔç etc., et àuaXôuu -lî) doit être .séparé de ùuaXbijviu, celui-ci étant
dérivé d'un *à|aa\6ù; = skr. jnrrf»// 'mou, tendre, doux', cf. Int. mollis
(*moldijis) 'mou', v. slav. inladii (*moldri) 'jeune, tendre'; de même
(i|up\ûç (p. 49. 51) 'sans forces, faible, émoussé' s'analyse le mieux en
à- nùg. -\- *-|Lip\u-, cf. *|LiaXviç 'fort', dont uûXa est i'adv. (cf. Taxu^ :
Tctx«, ^Ga^ùç : Baïuâ)
— G04 —
molèti 'saillir, dépasser' serb. izinoUti 'premere' (Fick IP218),
mais pour v.irl.moZaiwi'je louange' et son groupe cf. gr.|aé\iTUD
)iioX7Tr|. — Ion. ^eiXixoç 'aimable' (^Wood Cl. Phil. III s2j ap-
partient à un autre groupe.
ion. att. iLiaXaKÔç 'mou, moelleux: doux, agréable; sans vigueur';
luaXaKÎâ, ion. -ir| f. 'mollesse'; luaXàaauj, att.-TTuu (*-kiuu) "amollir,
assouplir; fig. adoucir, calmer'; |uàXa-f|ua n. "cataplasme émol-
lient'; etc. Cf. (?) m. irl. hlën f. "défaut des côtes' v.irl. mehni
(c.-à-d. mlèn) 'inguina' {*mlaknâ. Fick II* 221. Pedersen K.
Spr. 1 125 avec ?); i.-e. *mPld-qô-s est issu de ^melà-''- 'moudre,
pulvériser' dans gr. )iiOXXu) (vo_y. s. v.) lat. molô 'moudre', voy.
s. vv. laaXGttKÔç, diuiaXôç (en séparant celui-ci et àupXûç du
groupe, cf. p. 603 n. 1) pXabapôç, ^\àl (à)pXriXPÔÇ pXévvoç etc.
— Lat. mulceô 'caresser, palper' (Fick 1. cit. Prelhvitz- 279)
inulcô -are 'maltraiter' (Prelhvitz^ 1. cit.) sont à écarter; voy.
s.v. pXdpn p. 120.
juaXdxri f. 'mauve'') (Hsd. Batr. Aristoph,), prob. assim. de gr.
épigr. juoXàxri, cf. l'assim. inverse MoXôxn (Antiph. et Epich.
chez Ath. II 58 d; cf. Solmseu KZ. 37, 16 sq.) : lat. malva
'mauve'; il n'y a pas identité entre juiaXdxri et malva dans l'by-
pothèse d'un '^tnal{a)ghua, malgré Kretschmer Vaseninschr.
225. Einl. 164, cf. Stolz HG. 1 627. Ciardi-Dupré BB. 26, 193.
Walde - s. v. On y joint skr. mariiva-h manivaha-li noms de
diverses plantes, entre autres de la marjolaine (Fick V l(»9j et
skr. mûrvà 'Sanseviera roxburghiana' (Walde ^ 1. cit.), ce qui
est sujet à caution; ou suppose une parenté du groupe avec la
famille de luaXaKÔç (à)pXrixp6ç etc., à cause des propriétés
émollientes de la plante (Fick 1. cit. Bechtel Glotta I 72); peut-
être au fond ne s agit-il que d'un nom méditerr., préhell., qui
aurait un écho dans hébr. (bibl. chez Lewy Fremdw. 31 sq.)
mallûah (Job XXX 4 dît. eip.; 'dXiiuoç, arroche de mer'; voy.
aussi Schrader RL. 519 sq.
ladXeupov 'farine' (Heliad. chez Phot. Bibl. 531, 17. EM.Théocr.
XV 116) est modifié de dXeupov 'farine' sous l'influence de
|LiuXr| f. 'meule' jaûXXuu 'moudre'.
1) Un gv. luâXpat ou judXt^aKov est hautement suspect, cf. Solmsen
KZ. 38, 447.
— r,o:. —
att. fjoiX)! f. dans utto uâXiiç ^'«(Us laisselle; fig. en cachette'.
Le rapport avec gr. nà-px] '"main' lat. ma-niis (Prellwitz BB.
26, 309. \Vb.2 279) ne convainc pas, dès (|iie l'on attribue à
i.-e. *7n9- fbase (imc) le sens de 'saisir'; voy. s. v. \xa(5\aK\\.
liaXOttKoç {^mldh-'^-qô-s; pour -id- voy. Solmsen Beitr. I r»5)
'mou; tendre, délicat; agréable, calme; — efféminé'; luâXGujv
m,''efféminé'(Socr. chez Stob.); |aàX0r| (voy. le suiv.j: laaXGciacrLU
laaXGaivuu 'amollir'; juaXGÛjaoi' laaXaKuûauj Hésycli.; MâXGiov
nom de femme : skr. nidrdhati mnl/idfi 'négliger, dédaigner',
got.-milds vAmrr.iirUdr v.h.n. mi/trdovix' {<i.-e.*iiieldhi{o)-);
V. irl. meldacli 'acceptus, gratus' (Pedersen K.Spr. I 114) est
aussi bien parent de skr. mnlû-h = gr. *à|uaXbvjç 'mou', lat.
mollis {*molduis) v. slav. mladû 'tendre'; '^mel-dh- et *mel-d-
( IneXbo), àjaaXbtivuu, pXabapôç i sont des élargiss. de *we/- {*n>ela'^-),
cf. MaXaKoç. Fick V 1U9. 517. II' 212. IIP 317. Brugmann
Grdr. IP 1047. Persson W/erw. 46 sq. Osthoff Et. Par. 1 51.
Falk-Torp EW. 720 sq.
laâXeii f. (iLidXed citt. eip. AristDph. i)ar raison métrique. Solmsen
Beitr. I 265) 'enduit mou; cire Ii(iuide; — poisson de mer à
chair molle', fém. d'un *)LiaX9oç 'mou', encore adj. dans la gl.
uâXeiv . . . Ktti Tpuqpepri Hésych. Solmsen op. cit. I îtvt.
hellénist. fiâXKii f. "engourdissement i)ar le froid, onglée': uaXKiuj
(et ptc. prés. éj). dat. luaXKiéujVTi Arat.) 'avoir les membres en-
gourdis de froid' (Esch.Dém.); luàXKioç 'qui glace, qui engour-
dit'; dial. luaXKifiV ùttô Kpùouç KaxecTKXriKévai Km buaKÎviiTOç
€Îvai Phot. Selon Persson BB. 10, 262 n. 1 uâXKri {■''t)>/<j-(i) est
parent de v. slav. ndûcafi 'se taire' (< slav. comm. *iiillcèfi,
i.-e. *mlqe-) lett. mûlkis lit. 7nhll-is 'sot, niais' (< i.-e. *m/q-),
puis de got. ioi-fila-malsks 'npoTreiriç, téméraire, emporté'
V. sax. /^/«/,sr 'fier, outrecuidant' isuff. -.s'A-) et le groupe est
tout proche de la famille de gr. (à;PXr|Xpôç pXdî laaXaKÔç lat.
flnccus 'mou, flasque' (cf. plus haut p. 121 et n. 1); le lien sé-
mantique entre le gr. et le germ. me paraît fragile et la famille
de luaXaKÔç plutôt éloignée. — Skr. (Persson 1. cit.) niûrcchofi
'se coaguler, se durcir; avoir un trouble de lesprit, tomber en
pâmoison' ptc. nnirtàh 'caillé' nuwti-h f. 'corps solide' a un -v-
indo-eur. (et ceci précise les art. Ppéiaç p. 133 et ppôioç 'sang
— (506 —
caillé' \). 135) et skr. unirMid-h 'niais' est ime iimovation in-
dienne, selon Luclers KZ. 42, 194. — Irl. malcaim 'je pourris'
(Pedersen K. Spr. I 130 comme alternative) est plutôt parent,
avec qU-, de v. h.a. molaioën 'tabêre' (Bezzenberger chez Fick
IP 203).
|Lia\\6ç m. (*iiil-nô-.s?) 'touffe de cheveux, de poils' (Hsd. tragg.
Hrnd.); inaWuuTÔç 'fourré' : serb. maJje'diweV lit. milas {*inll-)
'drap' lett.m^7a'drap grossier', selon Fick KZ. 20, 176 et Prell-
witz BB.25,285, qui rattachent le tout à inaXaKÔç; incertain. —
Lat. floccus 'flocon' {<.*ml-. Prellwitz) est bien plutôt né de
'^'hhlod-lco s : g-r. qpXabeîv qpXâluu 'déchirer' (Brugmann Grdr. I-
531. Walde^' 300 sq.).
dor. ).ia\6ç 'XeuKÔç' (^Théocr. épigr. 1); indXoupiç" XeuKÔKepKOç
Hésych.; ladXoupoç' XeÙKOupoç H.; éol. luâXoTrdtpauoç (Théocr.
XXVI 1) • XeuKOTrâpeioç H. (y ou 'gênas habens mtilis similes' ?).
Etym. inconnue. — Gr.iufjXov dor, ^âXov 'drupe > pomme' est
à écarter.
ion. att. \xa\x\xy\ et |uà|Li)ud 'maman, mère (Anth,): grand'mère
(Hrnd. III 34. 38. Plut. Spt.)'; )uà|a)ud est le mot enfantin, em-
ployé comme voc, sur quoi Ion fit nom. iiiàmuiT ace. luâiaïui-iv
(Solmsen Beitr. I 268); cf. lat. tiiamma 'maman', irl. gall. etc.
inaiii (Fick IP 199) Mi.mània inoiiià (= bulg. pol.?>?^////rt) même
dim. mamjjté'mhré', v.h.a. muoma 'tante maternelle', skr. mci-
ma-h 'oncle', alb. (G. Meyer Alb. Spr. 272) même 'mère'; sans
red. skr. ma 'mère' gr. |ud fiaîa (voy. p. 600); cf. aussi v. norr.
môna 'mère', gr. mod. |uàvva 'mère', asian. M^vii ; cf. p. ex.
Uhlenbeck Ai. Spr. 222. Torp chez Fick III^ 323. Walde^ 458.
Franck-van Wijk EVV. 435. Etc.; voy. s.v. luriirip. — kvm.inam
'grand'mère' est un emprunt grec selon Httbschmann Arm. Gr.
I 341. — De là |ua|U|uîâ f, 'mère' (Aristoph,), dim. luamuibiov
(Plut.), |ua|andKu9oç (: kêùGuu) m. 'nigaud' (Aristoph, i.
ludvbpâ, ion. -ii f. 'enclos, étable, écurie (Soph. Théocr.): chaton
dune bague, \-At. pâla, funda {XwXh.)] eccl. monastère (d'où
àpxi)iiavbpiTriç)' : skr. mandurâ 'écurie' mandiràm 'chambre,
maison, château, palais, temple' (p. ex. Brugmann Grdr. IP
172. 433), cf. ludvbaXoç m. 'verrou', juavbaXoûv Hésych. 'ver-
rouiller' (cf. Ar. Th. 132. Ach. 1251), thrac. luavbdKriç m. 'lien
- 607 —
(lune Ixjttc (le foiiv; prol). i.-o. '''indiid- 'enclore, enserrer'. —
Les autres rapports ])roposés par Fick I^ 106. 509. 514 et Prell-
witz 2 280, skr. manda-h 'lent, paresseux, raédioere' (: v. slav.
niqditi "cunctari' inqdinï 'tardus'i, lat. mendum -a 'défaut,
faute' (voy. Walde^s. v.), got. (jan/Ofan 'trouver place' (ja-
•tnôtjan 'rencontrer' v. li. a. miiozan 'pouvoir' (pas d'étym. cer-
taine, cf. Franck-van ^^'ijk EW. 437) sont à écarter.
fiuviiç, -ou m. désigne une figure d'esclave, placée au-dessus du
disque dans le jeu du cottabe; emi)runt au phryg-. Mdvr|ç nom
pr. souvent porté par des esclaves phryg. (cf. phryg. )nâvia
'KaXri' : lat. iiulnès -mm 'les (bons) esprits'(?) ') mdiiwi 'bon', voy.
Kretschnier Einl. 107 n. 4 sub fin. Walde- 460 sq.) et devenu
nom connuun an sens d''esclave', cf. OpùE > 'esclave'. — udvnç
signifiant aussi 'TTOT»-|piou eîboç i Ath. XI 487 o, Boelim tient
indvriç pour le disque inférieur non fixé, résonnant au choc de
la TiXâffri-fE, mais voy. Sopli. chez Ath. XI 487 d = Nauck-
fr. 494, où le )Lidv)iç est désigné par xw^kéiov KÛpa; bii)I. chez
Saglio ni, 1, 868.
iLiavbpaYÔpaç, gén. -ou ou -â, ion. nom. -r\c, m. 'mandragore',
plante stupéfiante et soporifique. Ktym. inconnue, vrais, pré-
hell.; habitat : midi de l'Europe. Rapport fortuit, ou amené
par l'étym. pop., avec iiiàvbpà et àfopd àfeipo). Voy. aussi
Sebrader RL. '6h sq.
(iavGâvuj, tut. |Lia9r|(J0|aai, aor. e|ua9ov 'étudier, s'instruire; re-
marquer; comprendre'; prés. !nav9âvuj est né de l'aor. e-uaG-o-v
(cf. dor. éol. laâBcx ion. juâBoç etc. p. 599) < \.-e.*mtjdlt-, forme
réduite i\G''^'inen-dh-{<.''-'men-dhê) 'appliquer son esprit à qc.',
élargiss. de *iite»- 'j)enscr' (voy. s. v. ,uévoç etc.i, cf. skr. maii-
dliiifa m. 'Ihoninie pieux' {*ntanz-dJidt((r) < mànos'sens, in-
telligence' -f- dhatdr- (R. dhè 'placer', cf. TÎGniai) zd mqz-dni-
'raisonnable, sensé', got. nmiidOii av-s' 'cj^KOTreiv' mu ndrei'o kotxôç,''
v. norr. manda 'diriger une arme contre qn.' v. h. a. mendan
v.sax. iit(Oidia)riiG réjouir, lit. unnidnis jniuidri(s'C'\e\\\v' lett.
ii//(du m/isthii, inf. n/iisf {*m<n)dh-ti) 'éveiller' v. slav. madrâ
'sage'. Curtius'' 31 1 s(i(|. Meillet de I.-e. rad. *///<'«- 41 s(j.
(bibl.); voy. s. vv. uevGi'ipn f- 'souci' et laoOaa.
1) Voy. uno antre étyni. lie lat. Mânè.s s. v. .up,viç.
— 608 —
dial. luâvvoç ou |u6 vvoç m. 'collier' Poil. V99, cf. laavvo-cpôpoç
Théocr. XI 41 (cf. scol.), gaul. inavmKîiç m. 'collier' d'or des
barbares (Pol. Plut. Spt.) = v. irl. mnince "chaîne de cou', cf.
lat. tnonïle ""collier , v. norr. men i^ntania-) ags. mené v. h. a.
mewni "parure de cou', v. slav. monisto "collier', puis skr. mânyd
f. "nuque', irl. miiin- {*moni-) "cou' niuinèl {*moniklo-) gall.
mwnwgl "cou', v. norr. mon ags. manu v. h. a. mana "crinière'
(< germ. comm. *wawô"cou'); i.-e. *in,e7i- "eminëre', p. ex. Fick
P 110. 519. 11^ 216 sq. IIP 309. Walde- 493 sq. (bibl.). Falk-
Torp EW. 693. — Skr. mani-h "joyau, pierre précieuse, perle'
n'est pas clair: autres avis chez Bezzenberger BB. 27, 171
i*nialmni- : got. malma "sable', lit. melmû "pierre rénale'? cf.
s. V. luuXri) et Pedersen KZ. 36, 92 (^'nielni- : lat. mellum "collier
de chien', mais voy. Walde' 474 s.v. 494); — sur zd minus
"parure de cou' voy. Barthoiomae Airau. Wb. 1186; zd nia-
naoêrl- f. "cou, nuque' est inexpliqué pour le même, col. 1126.
ILiâvôç, att. luâvôç "apparaissant isolément, rare, clairsemé; peu
compact, mou, lâche' < *fi«vF6-ç, cf. |uàvu- |niKp6v (ttikpôv ms.).
'Aea^âveç Hésych., |uàvu2a " ^lovoKÉqpaXov aKÔpobov, ion. luoûvoç
dor. iniîjvoç att. |u6voç "seul' (< *|uôvFo-ç. Kretschmer KZ. 31,
444), arm. manr i^m^nu-) "mince, délicat, petit' v/^rnmA- "enfant,
garçon' (Meillet MSL. VIII 164. Bugge KZ. 32, 18. Hubsch-
mann Arm. Gr. 1 472. Brugmann Grdr. 11^, 1, 178. 200), irl.
menh (*mewMo-;?) "petit' mew&ac/? "parcelle', cf. aussi lit. menkas
"médiocre'^), skr. manâk "un peu', i.-e. ^men- "être petit' (p. ex.
Meillet de I.-e. rad. *men- 9), puis, selon Brugmann Rh. M.
62, 634 sqq., att. pàvauffoç dissim. de *|a(Xvau(Joç (créé sur un
prés. *|uavaiuj [-aFiuu] ou *|uavauuj) "*qui s'isole, se tient à l'écart,
vit et œuvre chez soi', d'où "l'homme du vulgaire, dont l'hori-
zon, la pensée et le travail sont bornés', cf. laavaûeTai • rrapéX-
Kerai H. "il se cache, il s'éloigne en glissant, *il s'isole', Pavov
(= |uav6v)" Xêtttov H.
hom. etc. indvTiç, gén. ion. -loç att. -euuç m. f. "devin, prophète
ou prophétesse', cf. uttô toO GeoO ^aiveTal Hrdt. IV 79 : skr.
1) [Et tokharien B menki 'moindre' (S. Lévi et Meillet Journ.
As. 1912, 1 112.]
— 609 -
mtinl-h (*m''ni-, cf. germ. comni. ■^muni- < i.-e. '''m"ni- daus
got. rmms 'pensée' v. norr. muni- 'esprit'; m. 'inspiré, voyant,
pénitent', i. e. '^men- 'mente agitare' (cf. gr. \xa\và.c, uaivoXnÇ
laaivoXiç s.v. |naîvo)aai, skr. mdntra-h zd mqdrô 'parole sacrée'
skr. itfan/sâ 'réflexion etc.); luâviiç serait un compromis de
*|LiaTi- = skr. mati- lat. mens et *fiavi- = skr. muni-. De là
laavTeuoMai 'rendre des oracles', inavieiâ f. 'prédiction, oracle;
divination', laavTeîov, ion. -riïov 'oracle', hom. uavTOCTÛvri f. 'sci-
ence prophétique', etc. Meillet de I.-e. rad. *)nen- 11. ;j<». —
Le rapport (Osthoff IF. XV Anz. 104 sq.) )aâ-v-Tiç 'voyant' :
uaieùeiv 'chercher' : got. mundôn sis 'cTKOTTeîv' (voy. s. v. laav-
Gctvuj) ne convainc pas.
aor. inf. luanéeiv, opt. avec red. '■). pi. laeuârroiev 'saisir' (Hsd.),
prob. élargiss. par -p- d'un i.-e.*wa- contenu dans gr. ,ud-p)i f.
lat. nia-mis 'main , base amè 'saisir'; est à séparer de uâpTTTuu'sai-
sir' ; bibl. du mot et avis divergent chez Lagcrcrantz KZ. 34,
.392 sqq. (voy. s.v. poét. èjLiTTàZ:o)aai p. 247). De là ép. è,u|iaTTéujç
'vite, rapidement'. Voy. s.v. hom. udui.
MdpaTboç (Mén. chez Ath. III 94 b) et (JMOtp- (Hrdt.Plat. Théo-
phr.) m. 'émeraude', emprunt prakr. marafjiida-, cf. skr. ma-
rak{a)fa)n, emprunt sém. *hâraqt hébr. bcweqet {:hàraq'hr\\'
1er); (TiaâpaYboç est dissim. de *(y|aa|udpaTboç : <ir>iiâ marcK/n-
do selon Uhlenbeck Ai. Spr. 216; une influence de (J|uâuj 'en-
duire, frotter, nettoyer' (Keller) n'a pu se produire, criLidai étant
une invention des gramm. (att. (JinOù < *cr)ar|liJu ' : hom. cr^apa-
feîv 'gronder (mer, tonnerre)' (Lewy Fremdvv. ôT. Schrader
RL. 152 sq.) n'a guère pu intervenir davantage; peut-être y a-
t-il simplement action des nombreux doublets gr. u- et aji-
att. jiiâpaYvû f. 'fouet', avec syr. mâraynà 'flagelli genus', est
un emprunt au v. pers. *///rtrrt7??(7- 'qui tue lcsscrpents'(*/»<?/v^
-\- R. gVhen), selon Hiibschmann KZ. 36, 175sq. (bibl). —
Doit être détaché du groupe ppôxoç m. 'lacet' etc. (voy. s. v.
p. 1301, où Lidén Stud. 14 l'a fait entrer.
laàpaGpov 'fenouil' (Diosc.) dissim. en |adpa6ov(Epich. fr. 159.
161 K.), cf. Mapa6uOv, -lùvoç m. '^^champ de fenouil' ',Pott BB.
8, 46). Etym. inconnue, préhell.? — L'idée d'un rapport avec
hom. pXuuOpôç qui pousse haut' t^en tant (jue dissim. de *^pcu-
39
— GIO —
9p6-ç, i.-e. ^'mrodh-ro-, voy s.v. p. 124), émise par Prelhvitz'
191.2 281, est en l'air.
luapaivuu, fut. jaapavô) 'consumer; pass. s'épuiser'; )napacru6ç m.
'consomption (Gai.), cf. inàpvaiaai fvoys. v.i,skr.?/i?'n«^rbroyer,
écraser, fracasser' mûryid-h 'moulu', irl. meirh (*memi-) 'mou',
V. non*, meria marâa'h^mtav, piler' v.h.a. maro marair'i 'mûr,
tendre' m«Kî^)M5i 'tendre, mince', slov. serb. mrva 'miette', i.-e.
'^'merà'- *///ere-, cf. aussi lat. morfurhim v.b.a. woAVfâr/(germ.
*mur-s-) 'mortier' ; — un élargiss. i.-e. '^merû^q- *mereq- dans
lat. marcëi-e {*mfq-) 'être flétri' marcidus 'flétri' marcor
'pourriture' murcus mutilé' (: got. ^rc-//?ftMr^Jf/;? 'raccourcir')
fracês pi. 'marc d'olives' (lat. fraci- — celt. ^iirraM- dans irl.
mraich > braicJi gall. hrag 'malt'. Ostboff MU. V 103 sqq.)
fracidus 'pourri', gr. à)a6pYn f. 'marc d'olives' (<*à|uopKà, mo-
difié d'après otjaépYUJ otiuopYoç, voy. s.v. p. 55; autre étym. cbez
Tbumb IF. XII Anz. 64 : en tant que 'ce qu'il y a de trouble
dans l'buile' : à^épbu} < *à|uepYiuj 'obscurcir'), irl. hrên gall.
hraeu {^/nrali-no-) 'pourri', lit. inirJîfi 'être trempé' marlxijti
'rouir le lin' p.-russ. morokva 'marais', etc. (cf. Walde-463 sq.
bibl); voy. aussi s. v. )ui|aapKUç; — un élargiss. *inrei- dans lat.
friâre 'broyer, concasser', skr. mntijatl (d'un ptc. i.-e. *niri-f6-)
'se désagréger', v.b.a. hrlo ags. brîic 'bouillie, purée' (< *mrî-
uo-.s), lat. frlvolus 'fi'agile' fricdre 'frotter' (déuom. d'un ^fri-
co-s 'qui frotte'. Ostboff MU. V 107 sqq. bibl.). Cf. p. ex. Cur-
tius5 331. Fick U 107 sq. 285. 515. IP 211. IIU 310 sq. On
tient pour identiques i.-e. *mer{à^)- 'broyer, briser' et '''mer-
'mourir' dans lat, morior gr, ppoTÔç, cf. s.v. p. 134.
liidpYapov n. -iTiiç, -ou m. (Théopbr.), -îtiç, -iTiboç f., )uapYapiç,
-iboç f. 'perle'; |uàpYapoç m.etf.'buître perlière'. Origine orien-
tale; on veut y voir un emprunt au skr. mafijava-m n. manjari-h
wmy«nf. 'bouquet de fleurs, panicule cbargé de fleurs, bouton de
fleur; bandes ou séries parallèles; perle'. Vanièek Fremdw. 32.
Schrader RL. 617.
hom. etc. )li à p y o ç 'f ou, furieux; insolent; libertin; glouton': fiap-
Yotv -aîveiv -oûaGai 'être en démence'; luapYOTriç, -xriTOç f. 'fo-
lie; débaucbe; gloutonnerie'; laépYiZ^e" à6p6ujç ê(T0i6 Hésyeb. ;
(éol.) iLiopYiaç' Y«(yTpi|uapYiaç, Kai ÙKpaaiaç H.; (éol.) luôpYOç*
— ml —
aTTXr|(TTOç }[. Etym. obscure. - Hypothèse de Prelhvitz^ 282
( : lett. mur['(t miirlds 'brouillon Vj.
|nâpr| f. 'main'; eùiuapriç 'facile à manier'; i^âpiç, -euiç ni/mesure
pour les liquides . Il faut ])artir d'un i.-e. *ind-, degré réduit
d'une base ame saisir' (:lat. (impla ànsa), cf. ital. ma- dans
lat. mawMs'niain' inan- [maUuvlum vianceps mandâre mantêle
manHUès ombr. raanf ace. pl.'manus')m«-^«Zrt'va8e', puis i.-e.
*m-nt- dans j^erm. comm. *mun(lu-z f. 'main' > v. norr. ags.
ii/und v.h.a. iimnt\ bibl. chez Osthoff MU. VI 344; il y a alter-
nance -r-j-n- dans le suff., cf. Brugmann Grdr. IP, l, .581.
Walde- 463 (bibl.).
liapiXri f. 'braise' (Hpc Ar. Acli. 350. Etc.;; luapiGdv m. (Arstt.)
-euç m. 'pierre qui brûle sous l'action de l'eau' Hésych. (voy.
Solmsen Beitr. I 143 sq.) : |Ltap|aaipuj, cf. le suiv.
boni. poét. laapiaaipu), juapiuapiZ^uu (Pind.) 'briller, rayonner,
resplendir', cf. )adp)napa" Xaiairpà Hésych.; hom. etc. |aap)aâpeoç
'brillant, rayonnant'; laaîpa, ion. luaipr) f. 'la canicule' (voy.s.v.
p. HOl) : skr. indvic'i-h tnarlcl 'rayon de lumière, mirage', lat.
nicrus '*clair, i)ur', irl. (Stokes BB. 25, '2b~i)('-mer 'not bright',
ags. (Holthausen IF. XX 316) â-merian 'purifier; éprouver,
examiner' (:got, *marjan < i.-e. *nior-); voy. s. v. àpapûaaiu
p. 50 sq.; i.-e. *»ier- 'briller'';. — Got. (icaila-)më'rs'ay fini bon
renom' (Prellwitz^ 282) est à écarter, voy. s. v. boni, èfxecfi-
.uuupoç et Osthoff MU. VI 83 sq.
pôpiuapoç m. (f.) 'pierre, bloc de rocher M 380. i499: > marl)re';
cf. )aàp)aap' cTTepeôv Hésych. (leçon douteuse), ludpiaapov 'duril-
lon du pied de l'âne' (Hippiatr.). Le sens de 'marbre' est secon-
daire et provoqué par |.iapiuaipuu |uap)aâpeoç, qui ne lui sont pas
apparentés; cf. pàpvajuai 'combattre' (propr. 'se briser, s écra-
ser'), skr. mfuât'i 'broyer, concasser' (voy.s.v. laapaivuj), i.-e.
*meriV-, cf. \un\v la séinanti(pie lat. rnpes 'roche' : riinipo 'bri-
ser'; lat. mnniior est 1 emprunt gr. pcipiuapoç influencé dans sa
finale par les subst. en -oj\ Prellwitz- 282. Walde- 466 (bibl. \
hom. poét. Map va)nai 'combattre' est le moyen corresp. àskr. ///r-
1) ^apjuapufii f. inouvoiiieiit rapide vi (pii éblouit (Hom.); mou-
vement vibratoire de la lumière Hpc. Plat.)" et uapuapùaaui 'briller'
résultent du croi.semeiit de ùitapuYn -Oaauj avec ijupiiiap-.
— r,i2 —
nâti 'broyer', voy. l'art, préc. *) Walde^ 466 sq. y rattache lat.
Mars 'tis ombr. Marte 3Ia)'te 'Marti'.
hom. poét. iLiàpTTTuj, aor. luàpvjjai ""saisir' ; ludpTTTiç, -loç m. 'ravis-
seur' (Esch.); cf. Ppàqjar duWapeîv k.t.X. Hésych., PpàiiTeiv
èaGieiv K.T.X. H., i.-e. *mer-qu- (:m. h. a-onerioen 'attacher, at-
teler; unir; allier par mariage'. Wood cité par Walde- s. v.
merx), cf. i.-e. ^'mer-q- dans ppdHai * (TuXXapeîv H., PpaKeîv cru-
viévai H., buaPpaKavov bucrxepéç k.t.X. H. (voy. p. 131), skr.
mrçciti 'toucher, saisir' (à séparer de lat. mulceô 'caresser, pal-
per'), et peut-être (Fick P 108. 515. Osthoff IF. VI9sq. bibl.)
lat. tnerx -cis 'marchandise' mercPs -êdis 'récompense, solde'
mercàrl 'trafiquer' Mercurius. — A cause de luopqpr) f. Ost-
hoff BB. 24, 137 n. 1 attribue à la R. de laàpTrTUi luàpnjai (les
formes posthom. |ue|uapTTuuç lueiuàpnei luéiuap'rTOv étant dues à
l'analogie des thèmes en -tt- ou étant contaminées par le syno-
nyme non parent lua-rréeiv )Lie|uà7T0iev) un -qp- << i.-e. -hh- ou -guh-,
mais juopcpri est bien obscur, voy. s. v.
|uàp(TiTT0ç m. (Xén.), aussi luàpauTTOç et ladpcTiTTTTOç lexx., 'sac,
valise, bourse'. On conjecture une origine asiatique; < zd marèû-
'ventre' selon Buck IF. XXV 257 (bibl.).
hom. jadpTupoç m. ord. pi. B 302 etc., sg. tt 323, et posthom.
att. laàpTup- (nom. luàpTuç, dat. pi. laàpTum sont dissim. de *|uap-
Tup-ç *)LiapTupai. Brugmann Grdr. P 435. II-, 1, 358 n.; gort.
luaiTuç est aussi le résultat d'une dissim., sans autre exemple,
entre les deux p de laàpTup-, cf. Brugmann Gr. Gr.^ 80 bibl.
82. KVG. § 177. Thumb Gr. D. 127. BuckGr. D. 60) 'témoin',
formé sur un th. *|u«Pto- : gr. |uépi|uva 'souci' (voy. s.v.) luép^e-
poç 'mémorable', skr. smârati 'se souvenir', lat. memor, got.
maûrnan 'soigner' etc. (Curtius-'' 330 sq.), i.-e. *sme)'-. De là
|LiapTupo|uai 'prendre à témoin', |uapTÙpiov 'témoignage'.
ion. att. luaaâaGai 'mâcher, manger' (< *|aa6iao|uai, d'un *|Lia-
Qm, i.-e. *mnth-ia, cf. luàBuiar YvâGoi Hésych.); |ua(JTàZ;uj 'mâ-
cher'; hom. juâCTaH, -qkoç f. 'bouche; pass. pâtée I 324', cf.
1) Att. épigT. corcyr. (GDI. 3175. 3189) etc. papvaiuevoç (inscr.
métr.) est dissim. de |aapvâ|aevoç, cf. att. TépPiv6oç : Tépfiiveoç, att. kv-
Pepvôv •< *KU|uepvâv : cypr. Kuiiiepiivai ; autres explications chez Osthoff
IF. VI 9 et Brugmann Grdr. I-' 361. 463 (bibl.).
— G13 —
liécJTaKa* Triv ^€pia(5r\\jiévr\\/ xpoqpriv H. (< th. *na(TTO- *ua9-T0-,
i.-e. *nnith-tn-, et tli. *|uevaT-, i.-e. *menth-fo-): laacyTapûZuj
'mâchonner'; inoaaûveiv )uaaâa6ai Ppabéuuç H. (concilierait
*^ov(y(Jùv€iv, tli. *|Liov9iu- et *)ia(ycrDveiv, th. ••)aa6iu-, cf. att.
MaauvTÎâç Ar, Giicp. 43^», TrapaïuacriJVTriç ni. 'parasite' Alex.
Kphipp.); ptc. prcs.ép. laaaTixôuuv iHsd.j 'grincer des dents"; ua-
aTixn f., 'gomme, bonne à mâcher, du lentisque" : lat. mandô -ère
'mâcher' ('< ital. *manpo, i.-e. *mnth-o), gall. 7)iant 'maxilia',
got. tnunps V. norr. munnr mûdr ags. mûd v. h. a, inunt' bouche'
(germ. ^munpa- m.) v. norr. mél ags. midi v. h.a. (gajmindil
'mors' (germ. *menp{i)la- d.); i.e. *menth- 'mâcher'. Ehrlich
KZ. 41, 288sq. Torp chez FicklIP^lO. Falk-Torp E\V. 738.
)iâa0Xr| f. 'lanière de cuir (Soph.). Voy. p. 375 n. 1.
^aa06ç m. 'mamelon'. Voy. s.v. inabâv p. 598.
ion. judacTuj, att. luaTTio 'pétrir' < i.-e. *nmq-iù R. meiiq 'pétrir',
cf. inaKapia" Ppuù)aa èk L^x)\xo\j Kai àXqpirujvHésych.; att. /aâKipa
f. 'huche, pétrin; mortier": v. slav. m^AwA'w 'tendre' nieJxiiqti
's'amollir' uiqcq mqciti 'amollir' mqka 'farine' mqJca 'tourment'
lit. ininkyti 'pétrir' ininksztafi 'tendre', v.h.a. nteiif/en ai:s. men-
(jan 'mélanger', prini. 'pétrir ensemble', irl. nialsfi-e 'l)aratte'
(en tant qu'issu de i.-e. *m?dqstnià, selon Pedersen K. Spr. 1 53.
81 ; voy. s.v. luaTeûç). Fick I' 106. III' 309. BB. 2S, 105. Brug-
mann Grdr. IP 1072. Meillet de I.-e. rad. ^men- J^. Etc. A
laâacTuu on rattacha un aor. pass. iLia-fnvai, apparenté à |aa-f6Ùç |ua-
fiç laâYeipoç, voy.s. vv, p.597. PerssonWzervv. 75 tient *///ew^-
pour un élargiss. de '^men- 'comprimer, fouler' dans lit. minù
m)nfi 'fouler, etc.' v. slav. vitnq niejl 'nXi^eiv', puis gr. uviov
et MVoOç, voy. s.vv. — Skr. macatê mancatë gramm. 'broyer,
écraser, à cause de maiàkû-h 'faible, chancelant', pourrait être
plus proche de lat. mancus 'manchot'. — Un i.-e. '''nicXf-io R.
■mdq 'pétrir' (:lat. mclceria 'nmr d'argile') est moins probable;
^memi- : *inaq- = *glfeiii- 'aller' : *</'-'<?- = *wr«- 'blesser' :
*M«-, etc.
hom. laâcTTaE, -ukoç f. Ixtuclic; — pâtée'. Voy. s.v. uacrâcfOai.
laaaTeùuu 'chercher'. Voy. s.v. boni, .uaioucn.
ion. att. |U(x(TtiE, -ffoç f. et hom. dat. udaii, ace. udativ f . 'fouet'.
' Voy. s.v. hom. )aaio|aai. De là luaaiiai -ilw -iyoùv 'fouetter'.
— 614 -
pte. prés. ép. luaffTixoujv 'g-rincer des dents'. Voy. s. v. juadâcrSai.
ILiaaToç m. ^mamelle'. Vo}'. s.v. |uabâv.
ILiacTTpoTTÔç m. 'entremetteur', Voy. s.v. hom. |ua{o|Liai.
}Aaaxà\r\ f. 'aisselle; p. anal, bifurcation des branches d'un ar-
bre (Théophr.); angle rentrant d'un promontoire (Strab.)'; ua-
axaXicTTrip, -fipoç m. 'axillarum vinculum'(Hrdt. Esch.); juacrxa-
Xi^uj 'placer sous les aisselles d'un cadavre les tronçons de ses
membres' (Esch. Soph.). L'étym. de Prellwitz BB. 26, .309. Wb.^
28.3 (autre étym., à rejeter, Wb.^ 192), |ua-:|LiàXri 'aisselle' (voy.
s. V.), -(TxaX- : (Tx^Xiç 'fourchette' ne convainc pas.
éol. iLiàxeiaai nom. f. pi. (*|uàTri)ni) 'foulant aux pieds' (Sapph,),
cf. iLiaTeî' Trareî Hésych. |ua- < i,-e. *mw-, cf. lit. mim( rninti
'fouler' v.slav. m7î?q wçfi 'presser', i.-e. *men- 'comprimere,
conculcare' (Fick P 513. BB. 2S, 104. Prellwitz^ 192.-' 293),
mais lat. mous -tis et son groupe (i.-e. *men- 'eminëre') sont à
écarter.
hom. poét. iLiareiJUJ (et 2. sg. ind. prés. juétTiiç Théocr. XXIX 15
de éol. *jiiàTr||Lii) 'chercher'; luàioç, -eoç n. 'recherche' (Hpc);
inaxeî* Iriieî Hésych. : lit. mataù mat ijfti Woir^ v. slav. sû-motriti
'spectare'; i.-e. *md-t- est élargi de *mc>-, degré réduit de *?«ff'-
'faire effort', cf. juairip" èTriaKOTTOç, èTTi^riTUJV, èpeuvr|Tr|ç H , |Lia-
xripeùeiv jnaaieûeiv. Z^rixeîv H., et i.-e. *m9-s- dans hom. (éol.)
|aaio)aai p. 601; voy. p. ex. Brugmann Grdr. 1- 173. Prellwitz
BB. 26, .308.
|Li(xxr|V, dor. -âv (adv.) 'vainement', ace. de laàxri f. 'chose vaine'
(Esch. Soph.); ion. att. inàxaioç 'vain, inutile'; iiaiàlw 'agir ou
penser vainement' (Esch. Soph.) ; juaxccv 'être vain, sans effet,
perdre sa peine ou son temps' (Hom. Esch.); — hom. etc. laexa-
lULUvioç 'vain, frivole', cf. luuuviôv luàxaiov, àxpeîov Hésych.,
)Li(juviri' ôXiYuupia H. Cf. (Fick II* 217) lit. môna}\}\. 'sorcellerie'
lett. mân'i, pi. -u 'images trompeuses, fantasmagorie' mânis
'charlatan' mânit mânét' éhXomv, tromper' v. slav. maniti'ivova-
per' russ. ohmdn 'imposture' manitt 'attirer' o?)y»a;?îrf/ 'tromper';
-X- est suffixal; on a tenu \xà.- pour issu de i.-e. *w;/- : ^uiôn-
degré long fléchi d'un ^men- 'decipere' (p. ex. Meillet de l.-e.
rad. *men 9),- mais il est plus prob. que -??- est aussi suftixal
et que |ua- représente i.-e. *mcf-, degré réduit de *»/(>, cf., selon
— 615 —
Prellwitz BB. 26, 310 sq. et Zubaty Archiv f. slav. Pbil. 16,
398, lett. mâfch.s 'charlatan' mâfchi, pi. -ii Mantasiuagorie' ma-
ditis "faire des tours de passe-passe, faire des farces, etc.'
V. slav. wrt7«?ï 'imposture' mamit'i 'ixompax pol. ///r^rrt 'fantôme'
V. slav. mara 'mentis emotio' slovaq. ludtoka 'fantôme' pol.
matolka 'esprit familier', skr. majjà f. 'vertu miraculeuse, im-
posture, image trompeuse' durmayû-h 'qui use d'artifices ma-
léfiques'. — Irl. mou 'malice' (< '*travair), lat. menfior 'men-
tir' (dénom. de i.-e. '^méiifl-s 'imagination', cf. v. pruss. m<;nfi-
mai 1. ])1. subj. '(jue nous mentions') numficulor'yoler, fouiller
les valises' (cf. nianfictda, dim. de [celt.V] tnantica 'bissac'),
évoqués en outre ]>ar Fick 1. cit., sont à écarter, cf. Walde -
s. vv.
laaTÎç* uétaç. Tivèç èm toû pacJiXéujç Hésycb. < i.-e. *///.>-f/- =:
V. irl. niaifh gall. n/aff corn. ?m/.sbret. mod. niâd'hoxr, cf. gaul.
Teuto-mâtos (Fick II* 199. Brugmann Grdr. I- 176. Henry
Bret. 193); pour une i)arenté plus étendue voy. Walde^470 sq.
s.vv. Matûfa matâms (bibl.).
juartOn f. (> lat. mafff'd -ym, luaTTÙriç, -ou m. mets riche, dorig.
thess., fait de viande hachée, de volaille et d'herbes aromati-
ques (cf. Ath. VI 663asqq.) < *|ua9iuâ i.-e. *///»/*//- : jaovSu-
Xeûeiv 'farcir', R. inenth, étudiée s. v. \xaaà(5Qa\, selon Ehrlich
KZ. 41, 289.
1. laaûXiç, -iboç ou -loç f. 'entremetteuse' llésych.; laauXiLuj ',ua-
aTpOTTeùuj' H. ; ^auXicîTriç, -où m.'juacfTpoTTÔç'Phot. Suid., fém.
-icTTpia Suid. EM. Selon Prellwitz BB. 26, 308 *,ua(j-uXib- con-
tiendrait i.-e. ^iii,)-s- étudié s. v. hom. (éol.) )aaio)nai, cf. )aaaT)Îp
m. ludaipoç m. '(jui cherche', uacrtÉuer Lr\\^\, èpeuvâ H., |ua-
CTipoTTÔç m. 'entremetteur', puis ^in,>- dans uaTpùXn f. 'lena'
Eust. Suid., LiarpuXeîov uacTTpoTTeîov. Tiopveîov' ^ Mén. Etc.) :
pàTiîp 'qui cherche'.
IL i^aOXiç, dat. paûXibi (Nie), nom. pi. paûXieç iAntb.)f.. aussi
pauXiâ f . scol. Thuc. 1 6. Suid. 'couteau'. Étym. obscure. — Hypo-
thèse sans valeur chez Wood IF. XVIII 33.
ILiaupoOv 'obscurcir, aveugler', employé en place deduaupoûvpour
le mètre; cf. paOpoç ^ dpaupôç Arcad. llésych.; byz. u-'uéXaç'.
— t)16 —
judxXoç (Hsd. Esch.) "lascif, impudique (femme); qui épauche
sa sève (vigne), sa fureur (Ares)'; ^axXocrûvri f. 'lubricité' (Hoiii.
Hrdt.); luaxXàç, -étboç f. 'lascive'; laaxXâv, -eûeiv 'faire la dé-
bauche'. On a supposé un rapport avec skr. rtiakhà-h 'alerte,
g-aillard' (Prellwitz^ 193.- 284. Ublenbeck Ai. Spr. 209. Man-
sion Gutt. 170), i.-e. *'maqh-. — Pour v. pruss. manga 'courti-
sane' (Bezzenberger BB. 5, 314; comme alternative chez Prell-
witz 11. ce.) voy. s.v. ludYTavov.
)adxo|uai, fut. hom. |uaxri(T0)aai ion. \xaxi- att. )uaxoO)iiai 'combat-
tre'; luâxri f. 'combat, bataille'; hom. juaxrjTriç, dor. -aTdç m. 'com-
battant'; — ladxaipa f. 'coutelas'. Fick BB. 26, 320 rappelle les
Xeipojadxai ou 'parti ouvrier' de Milet, hom. Maxduuv '♦l'agis-
sant' et rattache le groupe à lafixoç )Lir|xavr| |ifixap ( : judxaipa),
i.-e. */nagh- : *mdgh- 'pouvoir, avoir la puissance ou les moyens',
d'où 'réagir' (?). — Autre hypothèse de Prellwitz BB. 26, 310
n. 1. Wb.- 284: jud-xn < i.-e. *wa- : */w«^- 'faire effort' (voy.
s.v. |uai0)nai). — Le rapport (Fick BB. 3, 162. Frôhde BB. 6,
173. Wiedemann BB. 28, 66) de )Lidxo)aai '*tailler' avec lat.
mactô -are 'immoler (hostiam)' est })roblématique (Walde2452),
mais celui de mactô avec got. mëkeis v. sax. mâhi 'glaive'
(germ. *mêMa-) ne l'est pas moins, cf. Feist EW. 192 s.v. —
Le rapport de ludxn en tant que 'mêlée' i.-e. ^mtdgJi- avec
v.h.a. mengen ags. mengan 'mélanger' (p. ex. Hoffmann Gr. D.
I 170) est désuet; voy. s. v. ion. luàacruu.
hom. iLidvj; 'précipitamment; vainement; sottement; au hasard'. A
été rapproché de skr. maksû- 'se hâtant' maksù adv. 'bientôt' zd
mosu 'aussitôt', lat. mox 'bientôt', v. irl. mos 'bientôt' ; cf. skr.
maïaJcsn 'bientôt', plus proche dans l'hypothèse d'un ladijj < i.-e.
*ni'^qU-s (Schrader KZ. 30, 477. J. Schmidt ibid) ; selon Solmsen
Beitr. 1179 indqj et mousseraient des nom. sg. masc. fém. de th. con-
son. - Un rapport avec aor. inf. laaTréeiv 'saisir (Hsd.) est
aussi possible. De là )uavp(bioç 'vain, faux' (Eur.), hom. -luuç
'vainement', iLiaipiXoYOç 'qui parle en vain'.
lue-faipo), fut. -apOù '*regarder comme (trop) grand, (trop) beau,
d'où : porter envie à; refuser par jalousie' : arm. mecareiii 'je
prise haut' (cf. jueydXoi, got. mil-Us 'grand' s.v. |uéYaç). Brug-
mann Grdr. IP, 1, 356.
— 617 —
horu. )aéf apov 'cliambre, salle; pi. grande luaisoii; palais' serait
né par haplologie de *)uefu-fapov ou *)LiefâTapov < néfa + ini
élénaent parent de skr. d-ijara-m 'eliambre, espace couvert, de-
meure' nd-(/am-iit 'ville', selon Brugmann IF. XIII 147 fbibl.);
hom. èvi )a)uefctpoicri, avec p. sourd, a subi linfluence de laeipo-
^lai et de ses dérivés et com])Osés (i.-e. *siner-), jjéYapov (cf.
encore att. épigr. tuj MlieTa[peil) n'ayant jamais eu l'initiale
*stn-. Brugmann Grdr. I- TôU. — Lctym. sém. (hébr. nuiyùr
'lieu de séjour, demeure' ; bibl. chez Lewy Fremdvv. 93 sq.) ne
s'impose pas. — )uéYapa, att. inaYapa n. pi. (Ar. Ach. 747.
764) 'trous où l'on jetait, lors des Thesmophories, de jeunes
cochons vivants' en est distinct, cf. hébr. /««'â/d 'caverne'.
Muss-Arnolt Sem. w^ords 73. Brugmann IF. XIII l.cit. (nié par
Lewy 1. cit., qui identifie nuif/ùr jaéYapov et xà ladiYapa).
laefttç, )ae-fdXri, ^éva 'grand', compar. ion. dor. arc. laéi^ujv i*ue-
•fiuuv) att. (d'après xtipujv. Osthoff MU. VI 188 sqq.) laeilujv,
sup. luéYicTTOç : skr. maj-mân- 'grandeur' (cf., issus de i.-e.
^inegh-, skr. itiahân zd mazant- mazat 'grand' compar. skr.
niahiijdn zd mazija sup. skr. nialnsth((-h zd mazisfo. skr. nn'i-
Jiah zd mazô 'grandeur skr. ii/dhi zd mazi- ntr. 'grand', et,
pour l'alternance i.-e. g : gli voy. s. w. ft'vuç èyuj, cf. i.-e. -g- :
•gh- dans Bufâiiip : skr. duhifà), arm. (IIiib.schmanu Arm. Gr.
1 473) mec, instr. mecaœ 'grand' i), alb. (G. Meyer Alb. Spr. 252}
ma&, déterminé ma'H 'grand' maôôii 'j'amplifie, je loue', lat.
magnus'gra.\uV {^m^gnos. Osthoff MU. VI 2U8sq(i.) )itacfns
'honoré par un don, fêté, glorifié' (ptc. d'un *tnagO 'augeo'.
Osthoff op. cit. 219, contre Walde^ 358. [^452]) magmenfutn
'addition aune offrande '-'i, m. irl. nuiighne 'grand' f-^ celt.
*7)iag^liii-io-s) celt. '''luagio- dans m. irl. niaiye 'grand' gaul.
Magio-i'ix Are-magio-s Dûno-itiagio-s etc. (= lat. Mains dans
1) [Et tokharicn B mah'l- 'beaiu-oup' (S. T.évi et Meillot Jourii.
As. 101-2, I 114. i
2) Si lat. ingens était i.s.sii (Biiiv BB. 7,82. Fay Cl. Rev. 11. 12 sq.
12, 17 sq.) de *w</{/<)*'«^ parent de skr. mahdnf- 'grand', ou ne voit
pas d'oii lui viendrait le sens de 'trop grand, extraordinaire, dé-
mesuré'; Je tiens in- pour néjiatif: pour l'étym voy. s. v. YÎf"^
p. 147 et Walde" 386.
— 618 —
deus Maius '"Juppiter") *maglo- dans m. irl. mal gall. mael
'noble, prince, roi' ganl. Maglo dat. sg. (dans v. brit. Maglo-
cune V. celt. Maglo-cunus gall. Mael-gwn v. brit. Cono-maglus
V. gall. Con-mael gall. mod. Cipifael v. bret. CunmaiJ etc.)
gaul. Magl-io-s n. pr. v. brit. Magl-agril etc., *mag-alo- dans
gaul. Magalu dat. Magalus Magalius, puis m. irl. wasi- 'im-
posant' {*/na1cso-s) v.irl. i)>aissii( compar. et m. irl. mag-lorg
"massue' (< celt. ^ntago-Iorgà 'grand gourdin ; bibl. chez Ost-
hoff op. cit. 215 sqq.), enfin (Osthoff op. cit. 217 sq. bibl., con-
tre l'opinion reçue qui joint ces formes à gr. lufîxoç inrixavri)
v.irl. do-for-maig 'auget' do-for-magar pass. 'augetur'(<celt.
*magô aor.-prés.) tôr-mach 'accroissement', v.norr. mjoJc 'très,
fort, adv.' (< gerni. comm. ^miku-) angl. much got. mikils
v.norr. miJceîl ags. micel v. sax. miJ^-il v. h. a. michil mihhil
"grand' (<germ. comm. *niiMla-z; d'un *mikma -z ^elon Walde^
s. V. magnus?)', cf. aussi gr. à-ja- dans ctYav et àya-KXeriç àfà-
vviqpoç etc. (< i.-e. ^mg^- selon Fick GGA. 1881, p. 1425 sqq.
BB. 5, 168. Brugmann Grdr. II^ 726. 949. I^ 394.Gr.Gr.3 83;
doute d'Osthoff MU. VI 215). luëya peut avoir été un ancien
subst. ntr., prim. "grandeur'; devenu adj., on forma sur lui
ILiCYaç luÉYav d'après le modèle de BfjXu: 6fiXuç Qr\Kvv etc.
(Brugmann MU. Il 175. Gr. 11^ 328. Gr. Gr.^ 188; pour
J. Schmidt KZ. 26, 408. 27, 283. Plur.247,Bartholomae KZ.
29, 565 juéTCx < *megnf : skr. mahdt ; pour Prellwitz- 285 et
d'autres luéya < *megd : skr. mâhl < *meghd, ce qui est sûr:
*megn [Brugmann 11. ce] est en l'air). — Voy. s. v. lufixoç. —
Pour épigr. luheTaXou "magni' hom. bopù |U)aéYa, Te |uu6YâX)iv
voy. s.v. luÉYapov.
att. )uéYe6oç, ion. (p. ex. Hrdt. IV 52) jaéYaGoç n. 'grandeur'. La
forme ionienne est ancienne; att. -e- par assim.; voy. J. Schmidt
KZ. 32, 369.
poét. ptc. prés, luebéujv, -ovtoç, ind. prés. 3. pi. juebéoucTi 'pren-
dre soin de, protéger, gén., d'où : régner sur ; hom. jaébuuv,
-ovTOç m., ord. pi., sg. a72''chef, roi'. Voy. le suiv.
Iiiébuu seul. prés, 'prendre soin de, protéger, régner sur' (Soph.
Ant. 1119); luébo^ai seul. prés, ipf . et fut. |uebr|ao)aai 's'occuper
de, souhaiter, méditer (KaKà Tpubecrcri A 21)'; inébiiiivoç m. 'mé-
— (jl!^ -
dinine' (voy. Solmsen Beitr. I 41 sqq. 67) ; Méipov 'mesure' (<
i.-e. '^'iiietro- */itetfro- *nu'd-tro-, voy. s. v.) : lat. 'ineditor 'ré-
fléchir sur' ttiodus 'mesure, manière' modesttis'moàé\ë mode-
1-0 'imposer une mesure à' modiuH 'i)oisseau omhr. raeîs mers
jus' inersto 'justum, legitinium' os(|. med- diss 'judex", v. irl.
mldiur (pf. ro inidar) 'cogito. judico' me^s C^'iued-tu-) judi-
cium' med {*medâ) 'balance' gall. meddirl 'animus, mens, co-
gitatio', got. mifan v.h.a. mezzan 'mesurer' got. mifùn 'juger,
estimer' v.li.a. mezzon 'modérer' v.norr. ;n/o/î^(//- v.sax. metod
'sort', skr. (selon Joliansson IF. XIV 310) masti-h 'mensura-
tion, pesée' (*n/ed-ti-s); le degré '-dk^iI- dans arm. mit 'i)envsée'
( Hubschmann Arm. Gr. 1 414), gr. boni. poét. lan^^Ç- seul. pi.
Mnbea 'pensées, desseins, soins, soucis' boni. etc. mîbouai 'mé-
diter, penser à' boni. uri(îTujp, -uupoç 'qui prend soin de, qui di-
rige, prudent', v. irl. ro m/^/r//- 'judicavi', v. norr. mâf 'évalua-
tion" got. iis-mèt n. 'conduite, àfujfiî, etc." iii.b.a. mûz n. 'me-
sure; manière' v.b.a. mûza f. 'modération' v. norr. inœtr 'con-
sidérable, de prix', etc. (,'urtius'' 243. Osthoff Perf. lOGsq.
FickP512. II' 204. III'oU4sq. iM. van Blankensteiu Unters.
39. I.-e. *med- est un élargiss. de *wr- 'mesurer' dans gr. \x\\-
Tiç 'sagesse' fvoy. s.v.) lat. mêtlor 'mesurer' skr. niàfi/j 'me-
siire' etc.
ueZea pi. n. (Hsd.). Voy. s.v. )uabâv p. 09)^.
boni. etc. |Lié0u (gén. |ae6uoç Nie. Aiitb.i u. 'boisson enivrante' ') =
skr. miidJin n. 'miel, li<iueur douce et enivrante' ule là iiuklhn-h
'doux') zd ma<Su 'vin de baies' irl. mid (n. on f.Vi gall. ivedd
bret. méz 'bydromel' (< celt. *medu-), cf. v. b. a. tnefu lu.
v. norr. miodr m. ags. inedu meodn m. n. 'liydromel', lit. mc-
dùs lett. ii/edus v.slav. niedû m. 'miel' v. pruss. m ed do n.'imeV
(lit. ////</ ;V.s- 'bydromel' < got. "^u/idus. Trautmann Apr. Sprd.
s.v.). De là boni. etc. ueeùuu 'être ivre", ion. att. neGûcrKUJ 'eni-
vrer', ion. att. ue'Bii f. 'ivresse', att. ué9u(Joç 'ivre', .ueBuuvaîoç
épitbète de Dionysos (voy. Solmsen Beitr. I 48), etc. Curtius'
2.^9 sq. Fick IM05. 28I..Ô12. II' 207. IIP 306. Brugmann
1) liéeu a ("'té losiTvr au si'iis de 'boisson fermentée' parce que
liéXi a revu celui (le 'inier: voy. s. v. uéXi et cf. Oautliiot .MSL. XVI
268 s<i.
— 620 —
Grdr. IP, 1, 181. Etc. — Pas de trace de i.-e.^ntedhu- eu lat.,
malgré Ehrlich Z. idg. Spraehgesch. 68 sq. (medullal).
hoiii. i^eibâv (seul. aor. ineibricja), lioni. att. laeibiâv 'sourire': laei-
brma (Hsd.j, )ueibiâ)ua ii. 'le sourire'; hom. q)iXo-)a)aeibr|ç (,u|u- <
^sni.-) 'qui aime à sourire, aimable, gai', cf. iiieîboç" xéXuJç Hé-
sych.) : skr. sniàyatê -ati 'sourire' smita-h 'souriant' smaya-h
'étonnement, admiration' sinàyayati causât, smèrà-h 'souriant'
= lat, mii'us 'admirable' mlrô et mlror 's'étonner', m. angl.
smilen (angl. to smile) dan. norv. smile'sonrnt'y. h. a..hl-sii>er
'raillerie' hismerôn 'railler' ags. fUhlenbeck PBrB. 26, ôTOsq.)
smcére 'lèvre' gàl-smcèi'e 'given tojoking and laughter', v.slav.
smèjq se (inf. smijati sq) 'je ris' sméckû 'le rire' lett. sméiju
(inf. smît) 'je ris' smaida 'le sourire', i.-e. *smei-. Curtius^328sq.
Fick V 151. 575. IIP 529. P"alk-Torp EW. 1082. Etc. —
M. h. a. smeicheln 'flatter' (Prellvvitz^ 286) n'est pas un parent
immédiat ( : norv. dial. smïka 'lisser').
att. lueiZiuuv etc. Voy. s.v. luéyaç.
poét. JLieiXiov, ord. pi., sg. 'charme (aTiXoiaç, pour conjurer les
périls d'une navigation. Call.); pi. présents I 147. 289; jouets
d'enfant (Ap. Rh.); offrande expiatoire (Ap. Rh.)'. Voy. le suiv.
hom. etc. |uei\ixoç, éol. inéXXixoç gramm. ()aeXXix6|aeibe voc, fém.
'au doux sourire' Alcée) 'doux, agréable, aimable'; hom. etc-
ILieiXixioç, éol. jueXXixioç (Sapph.), dor. |ar|Xixi[oç] GDI. 4752
Théra 'agréable ; qui adoucit^ calme, apaise'; hom. poét. juei-
XicrcTuj 'adoucir, apaiser; séduire' <*|LieX-v-, cf. i.-e. *y«ê-/- dans
lit. inalônè 'grâce' : *méi-{l-) dans lit. méilè 'affection' mêlas
'cher' myliu 'j'aime' myliis 'cher' v.pruss. mijls 'cher' v. slav.
milû 'doux, pitoyable', att. béot. juîXixoç (prob. )aîX-), lat. mUis
'doux' (et moenus mûnus 'don amoureux'), v. irl. môith 'doux,
tendre', skr. mdyah n. 'joie, plaisir'. Reichelt KZ. 39, 10(bibl.) ;
base me'uv" (Hirt Abl. § .•)69j. — Sur skr. wi/ï/Y/'-'ami' iran. mi-
Ora- 'contrat' voy.BrugmannGrdr.il-, 1,345 sq. Meillet Journ.
As. 1907,11 143 sqq.
)ieîov dans àîTO tou ^eiou CIA. II add. 841 b5 = Michel 961 A
nest pas le ntr. i^eîov entraîné dans la flexion des th. en -o-
(Meisterhans-Schwyzer^ p. 151), mais un subst. 'victime > sa-
— 621 —
crifice', cf. Koùpeiov ibid, pareut de skr. mem-li vA moësa-
'mouton, cf. Osthoff MU. VI :îlO u. '2.
lieîpaE, -ttKOç f. m. 'fille; garçon'; dini. ueipÔKiov, lueipaKÎcTKOç
-{(JKr|. Gr. comni. *|uepîaK- : skr. maryakâ-h 'petit homme i <
indrt/a-h "jeune homme ; étalon' i.-e. *mér-io-s), \a.t. mantus
'marié, mari' (< *marï, i.-e. *ni''rt 'jeune femme'), gall. bret.
iiierch corn, myrgh 'fille' gall. n/or/n/ti corn, moroin 'fille,
vierge' gall. mor-fonryn 'sirène' (< celt. *inoreind\ v. irl.
mu/r-moru 'sirène' est un emprunt hrit. selon Pedersen K. Spr.
1 104), got. de Crimée (Solmsen KZ. 35, 481 sqq.) marzus
(^ =j^j 'nuptiae', lit. marVi v. pruss. marfin ace. sg. 'fiancée,
jeune femme' lett. mârscha 'femme du frère' (cf. gr. Bpiiô-uap-
Tiç 'virgo dulcis', nom. crét. d'Artémis. Hartholomae 8tud. II
02 n. 2) lit. mergâ v. pruss. mergo ineriju 'jeune fille'. Fick II*
211. 217. Osthoff Suppl. (iOsqq. Et. Par. I 276 sq. Wiedemann
BB. 27, 206 sqq. (bibl.).
hom. Lieipo|uai (*a|Liep-io-)Liai) 'obtenir en partage', pf. act. 3. sg.
hom. poét. ë-muope, 3. pi. dor. èuuôpavTi Hésych. 'avoir en par-
tage', pf. pass. 3. sg. hom. att. eï|uapTai (< *(ye-a)uap-Tai, i.-e.
^se-nmr-) 'il a été attribué par le sort', cf. fi eijuapiuévn (inoîpa)
'le destin'; luépoç, -ouç n. luepîç, -iboç f. 'partie, part': uepiZluj
'partager'; laoîpa f . '])art, portion; parti, classe; lot, sort' (hom.
KttTà |U|Lioîpav): ion. att. inopoç m. 'lot, sort, destin; malheur';
lac. laôpâ f. '*section, corps d'infanterie'; uôpiov 'partie'; cf.
aussi hom. poét. â|U|uopoç 'privé de', ion. àuuopiii f. 'malheur'
u 76, Kàcf|iiopoç (< *KaT-cr)uopo-ç) • bùcTTrivoç H. : lat. mereo -or
'^obtenir une part, mériter, acquérir' (Curtius'' 3.'>1. (Osthoff
IF.VI 8 sq. bibl.), peut-être gaul. Ro-amerta déesse des acquêts
ou du bonheur (Osthoff 1. cit.j, i.-e. ^snier-, que Solmsen Beitr.
1 408q. (bibl.) juge identique à *.s'mer- 'penser, songera, soigner'
(voy. s. v. luepiuva), ueipouai et mereo ayant signifié '*être
pourvu de qc.', cf. aW. jemanden mit cticas bedenken 'jem.
mit etw. begaben' et vcrsorgen 'pourvoir de'; cf. aussi lat.?»^-
rewrfa 'goûter : repas des bêtes', prim. 'ce dont il faut pourvoir
bctes et gens'. Voy. s.vv. riuopiç p. 320. Kâuuopoç p. 40.'). a-
liaprâvuj p. r)U.
laeiLuv m. f., ueîov n. 'moindre' a remplacé un *|iieivujv *)H€Îvov
— G22 -
(conservé dans à-|aelvujv à)iieîvov '*non moindre = meilleur') ;
*)aeî vo-v n'est autre qu'un subst. ntr. '*amoindrissement', qui
tut entraîné dans la flexion des eompar., mais *|ueiva)v>)Lieiujv
j3ar influence de l'antipodique nXeiuuv: i.-e. *mei- 'amoindrir',
voy. s. V. luivûuj. Delà lueiôvuuç adv. 'de moindre valeur' (Soph.),
laeioûv "diminuer qc.', |ueiuj|ua n. 'déficit' (Xén.), )iieiuij{Jiç. -eujç
f. 'amoindrissement', lueioveKTeîv 'avoir trop peu', lueioupoç 'qui
a la queue écourtée', )nei6qppuuv 'irréfléchi' Hésych.; sup. ueîa-
Toç (Bion. EM. Hésych.) est une innovation d'après tiXêicttoç.
Osthoff MU. VI 308 sqq. (bibl.).
hom. poét. |uéXa0pov 'poutre du toit; toit; maison, demeure, ord.
pi.'; |LieXa6poûv 'garnir de poutres' (Spt.); a été apparenté par
Fick GGA. 1894, p. 241 (autre avis Wb. P 519) et Hirt Abl.
§ 292, en tant que */tiela-dh-ro-ni, à hom. pXuj9pôç (*)LiXiu-6-po-ç)
'qui pousse haut (ttituç N 390. ÔYXvn uj 234)', skr. mûrdhà m.
'tête' (< i.-e. "^'mîdh-), ags. mtdda 'tête', hsLsemelô 'haut'. —
Le rapport avec KiuéXeGpov 'poutre' EM. ''voy. s. v. Kauctpâ
p. 401 sq.) n'explique pas labsence de k-. — L'étym, ancienne
( : fneXaivo) 'noircir' EM.) n'est nullement étayée du rapport lat.
atrium : Citer 'noir', atrium paraissant être un emprunt étrus-
que ; voy. Walde- s. v.
liiéXaç (éol. néXaiç Sapph.), |uéXaiva, |uéXav 'noir'; ineXaivuu 'noir-
cir, trans. et intr.'. jueXâç est prob. pour *|LiéXavo-ç d'après le
fém. luéXaiva = skr. maJinl f. à côté de tnalind et le composé
)ueXav6-xpooç t 246 (Brugmann Grdr. IP, 1, 256 n.); cf. skr.
mdla-iii 'saleté, péché' mcdind-h (< i.-e. ^melano-s) 'sale, im-
pur, noir', gaul. (Stokes BB. 29, 169) 7»eZi»t<sgl.'color nigrus'
(sic) gall. luelipi corn, inilin bret. mélen 'jaune', lett. melus
(= lit. *mélnas) 'noir' tneJu meJt 'devenir noir' v. pruss. niehie
'tache bleue sur le corps', i -e. *//?e/- 'souiller; sale; se dit aussi
de couleurs sombres, enfin de couleurs en général'; cf. "^mêl-
dans got. mêla n. pi. 'signes d'écriture' v. norr. mal ags. mad
v.h.a. mal 'signe', lit. melijs pi. 'matière colorante bleue' me-
li/nas 'bleu' et peut-être lac. (van Herwerdeu Lex. suppl.^ 956)
)ai|LiiiXàç 'ZiuJYpâcpoç', — *mol- dans )iioXôviu 'salir, souiller', —
*/y/ô?- dans ^uûXuuijj, -uuttoç m. 'marque de coups, meurtrissure'
(Curtius» 370. Fick F 109. 516. IF 213. IIF 315. M. van
— 623 —
Blankenstein Unters. 40); cf. encore lat. muîleus {*ttiulneio-s
'^m^'lneio-s) 'de couleur rouge, pourpre', lit. miilvas 'rougeâtre,
jaunâtre' innh-ijti mulvinti 'salir de boue' mulvé 'bourbe, ma-
rais'; bibl. chez Walde^ s. v, Voy. aussi s. vv. \i\kxoc, mûXXgç.
lueXbuj seul. prés, 'faire fondre' (Call.j, -0|uai moy. m/sens O 363
(Kvicrriv) = ags. meltan 'se résoudre, fondre' v. nf»rr. nielta 'di-
gérer', cf. v. norr. />mZfr 'pourri, corrompu' v.li. a. m r//^: 'fon-
dant, dénué de vigueur' ^oi. ya- nf(iltel)i.s'àvà\va\ç,\ puis v. h. a.
smeltan 'fondre', etc., i.-e. *{st)meld- et cf. diaaXbuvo) s.v. àua-
X6ç (lequel ncst point parent, cf. p. 60.'î n. 1 :, pXubapéç. laaXa-
KÔç, juiaXGaKÔç.
att. iLiéXe, iJu )néXe 'mon ami! mon bon ami!' est le voc. d un '■''}xé-
Xoç 'bon, cher ( : lat. compar. melio)', voy. s. v. ladXa), cf. uéXei
pLOi 'il m'est à cœur s.v. hom. laéXuu. Prelhvitz- 287.
jaeXeaTpîç, -îboç l". 'pintade' i textes et légendes chez Thompson
Greek birds 114 s(iq.i; patrie : Afrique. On a conjecturé une
déformation par étyni. ])op., d'après lo nom du héros grec Me-
XeaTpoç, d'un emprunt asiatique, cf. zd mar-'ya- pers. mod.
nmry afghan niarya 'oiseau' skr. mrgâ-h 'animal forestier (ga-
zelle); — aussi : oiseau'; cf. Schradcr RL. 617.
hom. tragg, )uéXe[(T'oç 'vain, inutile; misérable'; cf. le degré long
fléchi dans imJùXuç, -uoç') 'fatigué, affaibli, émoussé', d'où muj-
Xûuu 'émousser, affaiblir', |LiujXôvo)aai 's'affaiblir; se résorber',
puis (Fick 1' .016) lit. /»r^^9 'mensonge' (mais m////// 'manquer'
est l'emprunt pol. bl.-riiss. mi/lic. Leskien IF. XIX 2ii(), lett.
nialcUt 'errer, se méprendre' mu'ldét 'errer de ci de là' me'lst
'parler confusément', arm. (bibl. chez Hiibschmanii Arm. (îr. I
473) mel-l-h pi. 'péchés', m. irl. mell ' < "^niehos. Hrugmann
(îrdr. Il-, 1. 041 scpj.; voy. s.v. pXâcr-cpriliioç < *////.s- p. 122)
'péché, faute' melluim (Strachan IF. II 369) 'je trompe', zd
(Bartholomae Airan. Wb. HT)!) ///(/'r//^?- 'trompeur, fourbe'. —
Autres rapports, conjecturaux ou erronés, chez Prciluitz- 2S7 s(|.
— Lat. inahis 'mauvais' i Fick 1. cit.) est plus proi)., en tant
que '*petit, *médiocre', apparenté au groupe gr. ufjXov 'petit
1) Ceci '(''tniit le rapport indiqui' p 4!» avec à^nÀoç «à- wv^j:.
-f- *MaXo-, voy. p. UOS) à.ut^X'JÇ «"- ncg. + *f.iXu-) à^l(lX^évul uaXGaKÔç
HoXaKÔç.
— 624 —
bétail' got. smals v. h. a. sinal 'petit, médiocre': voy. Walde^
s. V. (bibl.). — Pour g-r. àXaoç (p. 41) voy. s. v. boni. Xduu
p. 562 et u.
liiéXi, gén. luéXiTOç n. 'miel' : arm. melr, géo. inelu 'mier(Hiibscb-
mann Arm. Gr. I 473), alb. mjaV mjal'te 'miel' (G. Meyer Alb
Spr. 281 sq.), lat. mel, gén. mellis 'miel' (i.-e. *meUt > ital.
*melid, sur quoi l'on fit gén. *melidos > *meîdos meUis.
J. Scbmidt Plur. 248 sq. Solmsen KZ. 38, 445. Stoltz Lat. Gr.*
177 n. 2 bibl.), v.irl. mil 'miel' m. irl. milis 'doux' g-all. corn,
bret. mel 'miel', got. mïlip (= gr. comm. *)uéXiT-) 'miel' ags.
mil-déaw 'miellat, nectar' milisc 'miellé'. Curtius^ 330. Fick
P 516. IP 213. IIP 315. Etc. De là hom. lueXî-qppujv, -ovoç
'doux comme le miel', luéXKTcra, -xTa f. 'abeille' (*)LieXiTia), pXiT-
TO) 'châtrer les ruches' (voy. s. v.). Voy. s. v. )ué9u et cf. Gau-
thiot MSL. XVI 268.
ép. lueXiri f. 'frêne; lance en bois de frêne'; hom. laéXivoç fiei-
Xivoç att. lueXéïvoç épigr. lueXiivoç 'de frêne'; ép. èu)a|U€Xiriç
'armé d'une bonne lance de frêne'. Schulze Qu. ep. 118 sup-
pose un *)Li€XFiâ (*(TjueXFiâ) *|ueXFivoç, sans aller au delà. Le
sens premier de 'gris cendré', suggéré à Prellwitz^ 195.^ 288
(cf. Schrader RL. 205) par la couleur du bois, et le rapport
avec lit. smelns 'gris cendré' pasmèlys 'brunâtre, hâlé par le
soleil' (cf. v.h.a. hlrcha v. slav. hrëza 'bouleau' : gr. cpopKÔv
XeuKÔv, TToXiôv Hésycb.) méritent l'attention.
ion. att. lueXivii f. 'è'Xujuoç, lat. pânictini : lat. niil'mm 'millet,
KÉYXPOç' (assim. de *mèl'ioni), lit. (Hehn^ 59) malnos f. pi. 'pa-
nic'; voy. Hoops Waldbâume 354 (bibl.). Un rapport avec i.-e.
*mel- 'moudre' (Curtius"* 595. Schrader Sprachvgl.- 424 et chez
Hehn*^ 545) est probable.
épigr. laeXXaS, -aKOç m. 'jeune homme, page', cf. ^éXaKeç* veiO-
lepoi Hésych. On y a vu (Liddell-Scott, Prellwitz- s. v.) un
hypocoristique de lueXXéqpriPoç ineXXeipriv. — Skr. manavà-h
'garçon, fils de brahmane' (-v^<i.-e. -In- selon FortunatovBB.
6, 218, mais -n- < i.-e. -m- : skr. mârya-h 'jeune homme' gr.
MeîpaE selon Frohde BB. 3, 131 et Wackernagel Ai.Gr.1 193)
ne serait pour Uhlenbeck Ai. 8pr. 221 qu'une forme dial. de
mânavà-h 'homme' ( : mdnu-h 'homme').
- 625 —
ion. att. luëXXuj, fut. lueXXiîauu 'liésiter, tarder; — être sur le point
de; être eu situation de, être destiné à, devoir; être à venir'.
Frôhde BB. :5, :}0T et Fick I' 517. Il-* 214 comparent ht. pro-
niellere Miteni promovere' Paul. Fest. (*melnô), v. irl, mail
'lent' a mail lu. irl. tainall 'hésitation, temporisation'. A cause
de lat. remulcmn proniuh-mn 'câble i)our haler', i.-e. *inel-
semble avoir dcveloppé le sens de 'hésiter, traîner' du sens
physique de 'tirer, cf. aussi lat. remellgô 'remoratrix' et voy.
Walde'-^ 610. 648. De là laeXX-écpripoç )aeXX-eipr|v ueXXô-fauoç
M€XX6-vu)ncpoç etc.
laeXoç, -ouç n. 'membre, articulation (ord. pi.;; membre de phrase
musicale, d oîi : chant rythmé avec art, mélodie; redite': jae-
Xiz;uj 'chanter; moy. jouer d'un instrument' : gall. ri/m-mcl
'jointure' corn, mal, pi. inell-oir bret. mod. mell 'articulation,
vertèbre' (< celt. *meZ.9â 'membre'. Fick II"* 21f). Henry Bret.
198. Brugmann Grdr, IF, 1,542;. — Surskr. indnnii V[.h\\<im-
bre, partie du corps exposée à un coup mortel' voy. Uhlenlieck
Ai. >Spr. lM8 ( : skr. nuimtê 'mourir';.
houi. poét. laeXTTuu 'chanter'; hom. |aéXTrr|0pa n. pi. 'jouets'; hom.
poét. luoXTTri f.'chant'; ,uoXttôç • lùbôç, ùiuvujbôç.TToniTnçHésycli. :
irl. molaim 'je loue' molad 'éloge' (i.-e. -Ip- > celt. -l-) gall.
iiiaid 'éloge' moZ/ bret. mod. ///e«/i 'louer, honorer'. Stokes chez
Fick II* 218. IF. XII 191. Federsen K. Spr. I 94.
laéXuj, fut. ^eXncTuj (cf. Brugmann Gr.Gr.^ ;îl2), pf. poét. ^iémi^"
'être à Cd'ur à, être un objet de soin pour'; pass. \xi\o\xa\, pf.
ép. 3. sg. |uë)apXeTai m/sens; moy. 'prendre soin de, tivoç', cf.
att. luéXe voc. i voy. s. v.), ueXebii f. ineXebûjv, -ûJvoç f. ueXebriua n.
'soin, souci', laeXebaivuu 'soigner', laeXéTn f. 'soin', MeXeiùv 's'oc-
cuper de', laeXéTOjp m. 'qui prend soin de' (Soph.), lat. ntelior
et l'art. laàXa p. 603. — ^eiXixoç 'doux, agréable, aimable'
(Prelhvitz- 288 sq.) n'appartient pas à ce groupe, voy, s. v.
laeiavuov 6 ôvoç Hésych. nom de lâne, par allusion à sou entê-
tement (: luévuj), cf. A 558 sqq.; de là |U€)Liv6veia n. pi. 'viande
d'âne H., marché à la viande dâne Poil.': cf. Krotschmer KZ.
33, 559 sqq. Gr. Vas. U)9 et voy. s. v. ùXtKTUjp p. 43.
hom. poét. pf. laeiuova au sens du prés, 'projeter, avoir en vue:
avoir l'intention de' (pi. MéMaiaev ^ *nie-nnt-, pUjpf. ueuaaav,
40
- 626 —
ptc. )Lie|aâ[F]ujç laejaauîa, pi. laeiuâoTeç par ail. métrique) : lat. /y<e-
minl {*mem°naï) 'je me souviens', got. prét.-prés. man, pi. mu-
miiii, inf. munan 'penser, croire' muns m. 'pensée, décision'
V. norr. tminr 'esprit, désir, envie' ags. 7nyne 'souvenir, désir,
amour' v. norr. muna ags. je-munan 'se souvenir' v. sax. /«r-
-munan 'nier, mépriser' (tous prét.-prés.) ags. manian v. sax.
nianôn v. h. a. mr/wê/? ( = lat.woweô) 'rappeler qc. à qn., avertir
de', i.e.*me«- 'mente agitare' dans skr.Hidni/afè maiitité'ytensev'
mânati 'mentionner' zd man- ima^nya-) v.pers. wzaw- {manya-)
'penser', gr. |uaivo)Liai (voy. s. v.) MévTuup (: skr. mantâr- 'pen-
seur') lat. mens, gén. mew^w 'esprit' (=skr. inati-h 'pensée, in-
tention' zd -maHis 'mémoire' got. ga-munds ags.jemynd [angl.
mind] 'souvenir' v. slav. pa-m^tî lit. at-mintis 'mémoire', i.-e.
'^rrmti-) mentiô-ônis (: irl. armit'm 'reverentia'), v. irl. domoiniur
'je pense' ineiime 't^mV (= skr. màmnan- 'esprit, pensée'),
V. h.a. niinnea mînna mhinl î. {*meniô) 'souvenir, amour' got.
gaminpi v. norr. mimie 'mémoire' et bcp d'autres mots; du th.
verbal i.-e. *mm?ê/- dérivent véd. manàyasi, v.lat. minl-scitur
(cf. skr, manlsà t". 'réflexion, intelligence') lat. reminiscor 'se
remémorer', gr. inf. luavfivai 'être furieux', lit. inf. tninëti (l.sg.
menh) 'mentionner' v. slav. inf. mhietVQvo'w^, penser', got. nm-
nau, prêt, munaida 'projeter, vouloir'; — à i.-e. *nten- se rat-
tachent ensuite gr. inévoç et son groupe, voy. plus loin; cf. un
i.-e. *m(e)na- dans |ué|avrifiai m^vricTKUj, voy. s. v.; pour Télar-
giss. *)nendh- voy. s. vv. )uav9àvuu laoûaa. Curtius'^ 311 sqq.
Fick P 105 sq. 281 sq. 512 sq. IV 209. III^^ 307 sq. Meillet
de I.-e. rad. *men- 37 sqq. Etc.
laé^cpoiLiai 'blâmer'; ^oiuqpiî f. 'blâme, reproche'; à|ue^cpnç â|uo|a-
cpoç 'irréprochable; qui ne fait pas de reproche'; jae^qpuuXi'i
')ué|uqjiç, blâme, censure' Hésych. Suid. : got. blmampjan 'rail-
ler', dans l'hypothèse d'un \.-e.*met>ih- alternant avec *7ne/y-'?)/<-
(Fick W 208. IIP 310); v.irl. mebid 'honte' gall. mefl corn.
meul 'déshonneur' (Stokes chez Curtius^ 742) ont peut-être
contenu un i.-e. -mbl-, cf. Pedersen K. Spr. I 119.
luiév 'vraiment, certes'. Voy. s. v. na p. 596.
laevOripr]- cppoviiç Hésych.; |Li6v0ripiuj • )aepi|uv)i(J(jj. biaiàEeu H.
Contient i.-e. ^uiendh- (< '^men-dhê-) 'appliquer son esprit k%
— 627 -
élargiss. de *m('n- 'penser'; voy. s. vv. |uav0àvuj uoOcra
(< *|Liov0-ia;.
hom. poét. iLievoivâv 'songera, méditer, désirer'; laevoivr) f /désir'
(Ap, Rh. Call. Anth.; subst. postverbal V ou repris de la vieille
Ig épique?). Selon Solnisen Beitr. I ôl sq. (bibl.i, dérivés d un
subst. *)Li€vuj(i), th.*)Lievoi- (cf. t^x^w TreiGuu etc.) 'intention, visée,
désir', attesté aussi par Mevoixriç Mevoîxioç; le rapport avec
laévoç est immédiat. — Autres avis chez Brugmann IF. XII 152
et Wiedemann BB. 27, 51 n.
(iévoç, -ouç n. 'esprit, cœur, âme, courage, ardeur; colère' =skr.
indnah n. zd manah- m/sens, cf. v. pers. -manis- dans Haxa-
mams-"\xa\\xiv\\c„ *(|ui a les sentiments d'un ami', i.-t.^men-,
voy. s. V. })f. jué|aova. De là ép. juevoeiKiiç ( : *FeiKUJ, voy. s. v.
eiKiûv p. 222) 'qui répond au désir, qui l'apaise > abondant':
ép. lueveaîvuu 'désirer', issu d'un *|uevéujv, tli. laevecr- (Solmsen
Beitr. I 51 n. 2).
laévTOi 'cependant' < \xiv + -toi, cf. Kai-Toi loi-vuv Toifûp, th.
déra.*^o-. Wackernagel IF. I 377. Verni. Beitr. 2.3. Brugmann
Or.Gr.3 533. ')
jLtévuj 'demeurer, rester' : skr. man- {pariinamandh't, âmaitmn)
'hésiter' zd v. pers. man- 'attendre' zd f'rn-man- 'persévérer',
arm. (Hiibschmann Arm. Gr. I 475) innam 'je demeure, j'at-
tends, je reste en surplus', \Ai.maneô {*m'^n-[ cf. pf. laeue'vnKa)
'demeurer', v. irl. ainmnc gall. mod. amynt'dd {*an-menià)
'patience' (contesté par Pedersen K. Spr. I 16*.)) v. \\\.ana'iin (?)
'j'attends, je demeure, je cesse'. Cf. Curtius'' 311 s(|. Fiek I*
100. 513. II' 210. Selon WaldeM50 (bibl.) i.-e.*me/?-'attendre,
demeurer' serait identique à "^men- 'penser' par l'idée inter-
médiaire 'se trouver là réfléchissant' (cf. lat. inoni 'retard":
menior). — Cf. aussi poét. ion. )Lii-)avuj 'rester; traus. af-
fronter, braver', laovtî f. 'halte, retard, pause; auberge', |a6vi)Lioç
'stable, fixe'.
|iepi|avdv 'être soucieux, préoccupé de' (Soph. Etc.); uépiuvâ f.
^subst. postverbal, cf. Solmsen Beitr. I 39s(i. 25S) 'soin, souci,
1) liévTov de la xoivr] (aussi tlie.ss. (îl)!. .'545,38) est une inodi-
l'ication de litvxoi d'après le rapport tv^ov : èvhoi. Wafkerua<;-el Verni.
Beitr. 41; autre avis chez But-k Gr. D. p. 10-2.
— 628 —
sollicitude; esprit, pensée (tragg.)'; poét. ^épiuripa f. 'souci';
ILiepjLiripîZiuj juepiLiaîpuj "s'inquiéter; machiner t 2'; hom. etc. |uép-
fiepoç 'qui cause des soucis, triste, pénible: — fin, rusé (Plut.)';
ludpxuç m. 'témoin' (^voy. s.v. p. 61.?) : skr. smârati 'se souvenir'
smafana-ni "mémoire' zd maraHl -smaraHi 'se souvenir', lat.
(voy. Walde^ 475) meii/or 'qui se souvient' fCurtius^ 330 sq.
Fick P 151. 575), got. maûrnan ags. murnan v. li.a. mornên
'avoir soin de' (Fick IF 201. III* 312), i.-e. ^smer- et *mer-
'penser, méditer, soigner'; Curtius^ et Walde- 1. cit. y joignent
lat. mora retard' ('*le fait d'être là réfléchissant'), v. irl. ma-
raim "je reste' 7nall {^marlo-s) 'hésitant, lent' gall. merydd
'lent, négligent' corn, mar bret. mâr 'doute'; Solmsen 1. cit.
tient cet i.-e. *(s)mer- pour identique à *{s)mer- dans gr. juei-
pouai etc., voy. s. v.
ILiépfiïç, -ïGoç f. 'fil' k23; ^ep^lGn f. 'fil' (Agatharque chez Phot.).
On conjecture un rapport avec ((y)|ur|piv9oç m. 'fil'.
poét. laépOTTÊç, -uuv m. épith. de sens et d'origine obscurs, qui,
de son emploi dans luépoTieç âv6pujTT0i (Hom. Hsd.), )a. PpoToi
B 285, ^epoTTeam Xaoîç Esch. Suppl. 89, prit le sens de âv-
epuuTTOi Esch. Cho. 1018. Eur. I. T. 1263 etc.; — au sg. luépoMJ
'guêpier, Merops apiaster L.' (voy. Thompson Greek birds
116 sq.). Hypothèses non convaincantes p. ex. de Fick KZ. 20,
172 ('*les pirates' = jnâpTiTieç : luàpvpai), BB. 26, 239 ('*au re-
gard intelligent' : )aépi|uva etc.), Bréal MSL. XIII 105 ('*ceux
qui ont un visage d'homme', i.-e. *me/'- 'mourir'), Prellwitz- 290.
laépoç n. 'partie'. Voy. s.v. jueipojuai p. 621.
luéaapov (Hsd.), ép. pi. luécraapa (Call.), ^ecrôpoiov Poil. 'courroie
qui assujettit deux bœufs au joug' < ^écr(a)oç4-Po0ç, cf. éKa-
TÔju pr| s.v. poûç p. 129 sq. De là ^ea(JapoOv 'atteler au joug
une paire de bœufs' (Lycophr.).
|Lieaii|uPpiâ, ion. |ue(Jâ|uppûi (Hrdt.) f. 'midi; le midi', cf. dor, tô
)Liecro[|Liépiov Théocr. VII 21 : piéaoç -f rjiuap fiiuépà; l'origine de
l'd est ambiguë; y eut-il apophonie a : ri et introduction de -r|-
par influence de fjiLiap fi)uépa (Brugmann Gr.Gr.^ 71) ?
hom. |u e (T 6 b |Lirij ^tt. épigr. |aecro)avn f. 'fosse du mât, icTroGriKri,
i(yTobÔKr|' < jLiécroç + *d}ti-, voy. s. v. bô^oç p. 195 sq.
— 620 —
ILiecTTTiXov ""nèfle' (An-hil. Etc.); MecfTTiXn T. ^léflier: nèfle'
(Théophr.). Étym. inconnue: voy. Schratler RL. 542 sq.
Hoops Waldbaume 550 sq.
liom. poct. laecrarifvj -fûç %au niilicu; dans l'intervalle de'. L'élé-
ment --fu semble remonter à R. gea 'courber' et cacher un an-
cien nom du creux de la main, cf. \-At.col(i Me creux de la main'
< *gu-el-a ou *gu-ol-a s. v. -fûaXov p, ].")7 et, sans -/- suffixal,
èYTUTip. 211; èYTÛç 'près' serait donc bien parent de effûr))
voy. s. V. p. 212. — Explications divergentes, et parallèles à
celles qu'ils fournissent de eYfûç, chez Brugmann Ber. d. siichs.
G. d. W. 1889, p. fvj sq. IF. XIV Anz. 47 et Meringer IF.
XVllI 265.
ép. poét. iLiéaaoç > att. laéaoç 'situé au milieu' = skr. mdd/iija-h
7a\ tit(éô//a- lat. médius osq. méfiai 'in média' gaul. ^medio-
(p. ex. dans Medio-ldnuin ""plaine centrale' > Milano) 'qui est
au milieu' irl. mid- en compos. (v.irl. immedon 'm medio' m.irl.
Mide '*province centrale') got. midjis v. norr. mii/r ags. niidd
v.h.a. n/iftiU{\\i est au milieu' v. slav. meirfrt ""milieu, frontière'
arm. i Hiibschmann Arm.Gr.I4T4) iifèjle milieu', i.-c^ii/edhio-s
'médius' (Curtius' 332. Fick I* 105. 281. 512. I1>2<J7. iIP307.
Pedersen K.Spr. I 112, Walde^ 472. Etc.); gr. |Liecr(a^6Triç =
lat. inedietàs. Selon Brugmann IF. XVIII 06 n. ^medhio-s re-
pose sur un *)ne-(lhi 'au milieu' parent de |ie tû; — compar.
Ineaai-Tepoç, comme lion». ueaui-TTÔXioç "'à demi blanc, grison-
nant', où |ueaai- est un loc. (Brugmann Gr.(îr.^ 171. 195>
)a e aiô ç 'plein, rem])li'; )ae(JTOÛv 'remplir'. Voy. s. v. uabâv. —
Autre avis chez Osthoff IF. V Anz. 10 n.
^eTà |iéTa 'entre, au milieu de, avec (gén. dat.i; à la suite de,
après lacc.)' < |li€-, cf. \.-e.*m€-dhi 'au milieu', d'on'^'ntedhio-s
> gr. Lie'aaoç utaoç, voy. s. v., + niorj)hème -la : got. niip
V. norr. niei/ ags. mid v.h.a. niiti mit 'avec', d'un gcrm. connu.
''■'nii-di < i.e. *me-fi ou "^mc-dhi^ zd niaf 'avec' est à écarter.
Curtius'' 209. lîrugmaini (ir.Gr.^ § 503. KVG. ij§ 581 .S(i. t')<>7.
Voy. s. v. Liéxpi. De là iiitTale 'dans l'intervalle' 'Ilsd. , avec
un suff. -^e abstrait de formes comme GOpace 'AGiiva^Ie c.à-d.
'ABiîvùz-be), cf. Brugmann Gr.Gr.'' 257, et neTaEu 'dans Tinter-
— 630 —
valle, au milieu', où -Hù est uue forme plus brève de Eùv, cf. vu
à côté de vùv etc., cf. Brugmaun op. cit. 454 ('bibl.).
posthom. jLiéxaXXov "mine, tranchée, carrière, gisement (àXôç 'de
sel' Hrdt. IV 185)'; hom. lueiaWâv '*fouiller > chercher à sa-
voir, questionner'; jueTaXXeùç, -éujç m. 'mineur'; lueiaXXelâ f. 'tra-
vail de mine; mine, fosse'; jiieTaXXeùuu "extraire des métaux
d'une mine; fouiller'. L'hypothèse de Fick BB. 1, 335 et Ost-
hoff IF. XV 104 sq., laéxaXXov '*lieu de recherche' : éol. *|uà-
rrim (2. sg. MOtTiiç Théocr.) hom. juateimu '"chercher' ne se con-
cilie pas avec notre étym. de juaieuuj (< i.-e. *ma-t-, R. mà^);
— lett. ineklêt "chercher' {-kl- < -tl-, cf. Tétym. des anciens
MCTà àXXa. Bezzenberger BB.9, 134. Prellwitz^ 197. ^291) ne
convainc pas; — avis désuet chez Curtius '^ 551 ; — le rapport
d'un gr. *àXXo- < *àbXo- avec skr. âdri-h m. "pierre, rocher'
< i.-e. *ndU-, cf. v. irl. ond onn, gén. tiinde (< i.-e. ^ondes-)
"pierre' (Lagercrantz Z. gr. Lautgesch. 95 bibl.) est des plus
douteux; — reste l'étym. séni., mais le thème mâtal "forger'
(Renan) est écarté par A. Millier BB. 1, 293, et hébr. m^sùlà
m^sûlâ m^sula "profondeur, fond de vallée' (Lewy Fremdw.
131 sq. bibl.) ne va guère pour la forme, sinon pour le sens;
voy. enfin L.Meyer IV 309 et Sehrader Sprachvgl.^ II 123 sq.,
qui supposent un préhoni. *^eTaXXà "recherche' *^éTaXXov "lieu
de recherche', sans pouvoir aller au delà.
hom. etc. )ueTa)Lid)vioç "vain, frivole'. Voy. s. v. inàtriv p. 614.
ion. jLieTavdaTriç "émigré, exilé' : hom. vaiuj (*vacr-iuj, cf. aor.
vàcraai) "habiter'.
hom. ^éxaacTai f. pi. 'brebis d'âge moyen' i 221. Voy. s.v. êmcr-
(Tai p. 267.
hom. iLieiiiopoç > att. iLieiétupoç "sublimis' < lueià + *-aFopoç :
àeipuu, voy. s. v. p. 15; éol. irebdopoç avec éol. rrebà "luexà'.
ILiexÔTTri f. "lat. interfignium, métope', c.-à-d. l'espace compris
entre deux ônai (voy. s. v. ôttii) ou "trous' ménagés dans la frise
pour recevoir l'extrémité des poutres (Vitr.). Voy. Saglio III,
2, 1886 sqq.
hom. etc. juéxpov "mesure; espace, longueur; juste mesure, etc.';
I^éxpioç "mesuré, modéré, moyen'; luexpiKÔç "qui concerne la me-
sure des vers'; luexpeîv "mesurer'; itiexpiixnç, -oO m. "mesureur; att.
— 631 -
mesure pour les li(|uides, raétrète'. l.-Q.*mi4roiii < '^mt^d-from
selon F. de Saussure MSL. VI 246 sq., cf. *med- dans gr. ,ué-
boiaaietc., \.-e.*tHéd-. — Brugraann Grdr. P635. KVG. §412
rattache iLiéipov directement à skr. mùtram mûti-cl 'mesure'
prâkr. tnettam = skr. *mitra-m skr. mirnâti 'mesurer' ( : gr.
\xx\T\c, lat. iiiètior)^ i.-e. *mê-, étym. qui, en fait, ne diffère de
la préc. (|ue par l'analyse. — M. van Blaukenstcin Unters. 42.
111 tire iLiÉTpov de i.-e. *met-, dont le degré long apparaîtrait
dans gr. lufiiiç lat. mêtior.
boni. etc. laéTonrov 'espace entre les yeux (Arstt. H. A. I 8),
front' < ,u6Tà 4" '^^^
ion. att. luéxpi 'néxpiç ^ 128. Ap. Rh.) 'jusque' : arm. merj adv.
'près' (< *mejr, i.-e. -{jh-). Meillet MSL. VII 160. Bugge KZ.
32, 19. Brugmann Grdr. I- 433. 565; doute excessif de Hlibsch-
niann Arm. Gr. I 473; voy. s. v. âxpi -iç p. 109. Cf. en outre
les conjonctions de même sens crét. laeaxa arc. laecrt' àv tliess.
ILieffTTobi (*-TTob- = lat. quod + particule -i) gort. netreç resp.
Iliêtt' èç (lueTTÊÇ to beKadiaTripov 'jusqu'à la somme de 10 sta-
teres') < ueaT' èç et liom. inèacp' (dans laéaqp" r|oOç riprfeveinç
0 5U8), luéaqp' oie- luéxpiç ôre Hésycli., uéaqpa (Call. Ap. Rh.
0pp.), toutes formes se ramenant à un i.-e. *///e, d'où uêtù et
|uéa(cr)oç, et le sens de 'au milieu' exprimant l'idée d'atteindre
pleinement; un adv. *|aeç serait à la base de toutes ces formes,
sauf inéxpi. Brugmann Gr.Gr.^ § 626.
ion. att. dor. \xx\, él. \xô. 'ne . . . pas' = skr. wâ zd v. pers. ma
(Curtius'' 332 sq.) arm. mi (Hiibscbmann Arm. Gr. I 474), i.-e.
*ïrtê particule prohibitive, \xr\hi mh^^îÇ lari^otMoû etc. sont for-
més parallèlement à oùbé etc.; uriKéii 'ne . . . plus' est calqué
sur oÙKÊTi, c.-à-d. oùk en; i^ri-xi (Euboulosi comme vai-xi 'oui';
cf. Brugmann Gr.Gr.» § 589.
I. hom. uribea (qpuuTÔç) pi. n. 'parties génitales'. Voy. s. v. uabâv.
II. hom. mîbea pi. n. 'pensées, desseins'; uqbouai 'méditer'. Voy.
s. v. ,uébo|uai p. 618.
hum. uiiKÛaBai, aor. ])tc. luâKcûv, pf. ptc. i.ie.uqKÛJç |ne,uàKuîa (d'où,
au sens d'un ipf., èuèLU-iKOv) 'bêler"; uiiKâç, -âboç f. 'qui bêle
(chèvre, brebis); qui mugit (taurello". Onomatopée, cf. skr.
niéka-h 'bouc', arm. (^bibl. chez Pedersen KZ. 39, 390) malhi
— 632 —
'mouton', lat. nncclre 'chevroter', ni. h. a. n/echzen ail. mecl-ern
'chevroter', serb. mekati slov. mel-etafi 'bêler' lit. ineTiénti 'bal-
butier', skr. màkamakâyatê 'coasser', p. ex. Uhlenbeck Ai. Spr.
208. WaldeMSS (bibl.).
jafjKoç, -ouç n. 'longueur'. Voy. s. v. laaKpôç p. 603.
hom. etc. iutîkuuv, dor. judKuuv (Théocr.), -uuvoç f. (m.) 'pavot'. Les
mots suivants sont empruntés plutôt que parents : v.h.a. mûgo
m.h.a. mà^e et mdhen luàn ail. tn.oh7i{<.^e,Ym.comm/nn(';^an-
Yesp.*mèxa'n-) y.slâv.tnokû 'pavot" (lett. magone — à côto de
l'obscur lit. agûnà — est un emprunt germ.; v. pruss. ?noAe est
l'emprunt pol. tnal')-^ bibl. chez Zupitza Gutt. 135; la plante
est d'origine méditerranéenne, voy. Schrader RL. 545. Hoops
Waldbàume 350. — Pedersen K. Spr. 1 159 y ajoute v. irl. viec-
cun gl.'radieem' irl. mod. ineacan 'carotte, panais' (l'assim. qui
s'est produite dans une forme thém. *meqn- ayant été trans-
portée à une forme *meqon-), ce qui est très douteux.
ion. }JLY\\r\ f.'sonde (de chirurgien)' fHpc); )UTi\oOv'sonder'(Hpc.).
Etym. ambiguë. Stokes BB. 23, 51 en rapproche irl. mtlech
C^'inëliko, -l'a- ?) 'broche, épingle'; — Prellwitz BB. 26, 306.
Wb.^ 292 suppose un *|ia(J-Xâ ou *\xO.-\â '*ontil pour tâter', cf.
luaioiuai {*\xao-).
lariXoXôvOii (Ar. Nuées 763. Arstt.), aussi f.in^o^«veii f . 'han-
neton'. Etym. inconnue; hypothèse chez Prellwitz- 292.
1. hom. etc. lufjXov, dor. |uâXov 'drupe, pomme et fruit analogue'
> lat. maliini 'pomme' mâlu.s 'pommier'; hom. etc. luiiXéâ f.
'pommier'. Etym. inconnue; voy. s. v. kokku-|utiXov p. 483; sur
le fruit voy. Schrader RL. 42 sqq. Hoops Waldbiiume 477 et
passim. Willems Bull. Acad. Belg. Cl. d. L. 1906, n^ 12, p. 37 sqq.
du tiré à part. — Lat. mdtni'ns 'mûr' (Prellwitz BB. 24, 105)
est à écarter; voy. le mot chez Walde- 470. — De là hom.
)LifiXov|j, ace. luriXoTia '(blé) blond' y\ 104, fiiîXuj6pov 'couleuvrée
ou vigne blanche' (Théophr.).
IL hom. etc. jnfiXov (aussi dor. arc.) béot. jueîXov en des noms pr.
'animal de petit bétail, mouton, chèvre' — v. irl. mil n. 'bête',
cf. V. norr. v. norv. smale m. 'petit bétail' v. h. a. sinala-nôz
smalaz fihti m.h. a. .siiial-)>ôz siiml-i'ihe, ])ms m.h. n.sii/al-hirft'
'berger du petit bétail'; bibl. chez Osthoff Et. Par. I 209 sq.;
— 633 —
k ce groupe se rattache prob. lat. ntalus '*petit, "''nK'-diocre >
mauvais', voy. Walde=^ s. v. (bibl.j.
larjv, col. dor. (aussi lioiii. i udv 'certes'. Voy. s. v. |ua.
att. \x x\ V, Ih't. nnç, ion. corcyr. iiiég. \JLe\c,, cl. ueuç ' prob. dû à
l'analogie deZeûç, gén.Znvôç), gén.|aTiv6ç, lesb. nnvvoç, thess.
lueivvoç laeivoç ni. 'mois'; th.*nnvcr-, d'où gcn. lesl). Mnvvoç etc.;
nom. *|ar|vç > *|uevç (par abrègement de voy. dev. v + cons.,
postérieur à l'assim. de -va- médial), d'où régul. ion. etc. ueiç
hér. )nr|ç; en att., )aeiç fut remplacé par innv, formé d'après
l'analogie des th. en -nv, -nvoç. Cf. skr. màs- mà.sa-h m. 'lune,
mois' zd V. pers. mrî/«- 'lune, mois', arm.(Httbschmann Arm. Gr.
I 417) amis, gén. (tmso//'mois\ alb. wmaj'mois' (< *mOn, i.-e.
*mên-. G. iMeyer Alb. Spr. 288), lat. mt'n.s-i-s 'mois' (gén. pi.
ntëns-tim, ace. sg. mens-em = ]xf\\ay gén. sg. mens is = \xr\\i6ç,)
ombr. menziK' sab. me.sene 'mense', v. irl. ni/, gén. m/s gall.
mis bret. mîz 'mois' (< celt, *7nlns- < *ntêns-), got. mena
V. h. a. mduo m. (d'un nom. sg. '^ménôt, avec passage dans la
décl. des th. en -»-) 'lune' got. mènôp.s v. h. a. manod ags. mô-
nad v. norr. mânadr 'mois' (morphème -uôt-, cf. gr. *Feib-Fiijç,
-FoT-oç, et cf. J.Schmidt KZ. 2(i, ;>45sq(i. Plur. 194 sq. Brug-
mann Grdr. II-, 1, 426 sq.), v.slav. mèse^à 'lune, mois' Mi.mënù
i*iaënùt), gén. menesio 'lune, mois' mënesis 'lune, mois' lett.
méness v. pruss. menig (1. menins) 'lune'. Curtius '' 333. Jo-
hansson Beitr. 129 sq. (bibl.j WaldeMT6 sq. ^bi»)' )• Etc. I.-e.
i\\.* menés- (lit. mënes-i-s et menas, gén. mëno ntr., d'un ""'me-
nos. Brugmann op. cit. 52(3), ""mens- (gr. lat. celt.; cf. \v\\, gén.
Xqvôç 'oie' < *xavO'- et voy. Brugmann op. cit. Ô26 n. 1\ *mês-
(aryen et slav., issu du nom. sg. *///<' «.v selon J. Schmidt l.cit.),
enfin '""it/en- (germ. ail), balt. */«f^?i/0, K. ;/jé 'mesurer' (voy. s. v.
lafiTiçj, la lune étant prise comme mesure du temps.
ILinvri (Hom.Esch.), dor. f.uiva (IMnd.) f. 'la lune' <*/»f'».sv?« : uriv,
voy. le préc. — Lat. tardif mena 'dea menstruationis' est un
emprunt grec; cf. Walde- s. v.
lanviY^. iffoç f. 'méninge illpc Arstt. Gai.); tunique de r(cil
lEmpéd. Arstt.); cartilage tle l'oreille ' Arstt. r < ^mcsn- ou
*mênisn-, voy. s. v. uqpoç.
— 634 —
ho m. etc. i^nviç, -loç, poster. -iboç, dor, juûviç (GDI. 4524. Pind.
Baccliyl.), col. luaîviç (selou Tzetzès [?], et, dans ce cas, in-
fluencé par ^aivo)aai. Hoftmann Gr. D. II 422) f. 'colère, res-
sentiment'. Ebrlich KZ. 41, 294 sq. voit dans l^t. Mû nés 'simes
des défunts', en tant que '*les irritées', le pi. d'un *mânis =
dor. |uâviç, cf. lat. immânis "furieux, sauvage', prop. qui est Hn
màni 'en fureur', à quoi Jacobsthal IF. XXI Beib. 140 sq.
ajoute crét. è)uf.iaviç (ace. pi. è)a^âviaç) Mrrité'. De là uriviuu
'éprouver du ressentiment', )ur|vï|aa n. boni. |Lirivi6)Liôç m. 'colère,
ressentiment'.
inrivvjuj, dor. juâvOuj 'indiquer, révéler; dénoncer'. Éty m. obscure;
hypotbèses de Meillet de I.-e. rad. '^men- 21 sqq. (tb. athém.
Iiiavu- < *nacr-vô- *)aava-vô- ?) et de Prellwitz ^ 293 (lit. môjn
môt'i lett. mât 'faire un sig-ne de la main').
ion. att. )uripôç m. 'cuisse'; pi. bom. laflpa et )ar|pia (sg. .uripiov
Posidon. cbez Atb. IV 54 b) 'os des cuisses dune victime'.
)nr|po-ç est issu d'un ^mê[m\s-ro- (p. ex. Prellwitz ^ 293) ou d'un
^mês-ro- (sans nasale), qui a pu donner dès l'i.-e. (cf. Hirt Abl.
§ 807, 5) "^mèro-'^ cf. lat. membrum 'membre' (< ^mêinsj-o-m)
membrâna'}^ea.n fine', irl.wM" 'morceau de viande'(<*mê/;/s>'o-),
V. slav. wç.cf?/-a 'peau fine sur une blessure récente, partie cbar-
nue de qc' (avec morpbème secondaire -dhro- pour -i-o-, selon
Brugmann IF. XYIII 436 sqq. Grdr. II-, 1, 381 bibl.), puis skr.
mqsâ-m 'viande' {mqs-ijacana-h 'qui cuit de la viande') tokb. B
misa 'viande' (S. Lévi et Meillet Journ. As. 1911, II 145), arm.
(Hubscbmann Arm. Gr. I 474) mis, gén.msoy, a]h. mis (< alb.
comm. *minsa-. G. Meyer Alb. Spr. 280), got. mimza- n., v. slav.
meso lett. mi^sa v. pruss. mensâ 'viande', i.-e. "^mèmso-; une
forme i.-e. *mès- dans skr. mâh. n. lit. mésà 'viande' (J. Scbmidt
KZ. 26, 340. Mikkola BB. 22, 241 sq. ? ou emprunt russ. mjàso ?)
et gr. luiipôç si <C*mësro-\ un dérivé dans gr. lurjviYE, voy. s.v.
Bezzenberger BB. 1, 340 sq. Curtius^ 595. Fick P 107. 514.
IIl^ 310. Pedersen K. Spr. I 82. 'V\^alde2 474 (bibl.). Etc.
bellénist. inTipDKâaOai, -dZieiv, -îZieiv 'ruminer'; -i(T)uôç m. 'rumina-
tion'. Etym. inconnue.
bom. etc. juiipuuj (fiàpûeTai Tbéocr. 1 29) 'rouler, enrouler'; bom.
etc. |ar|piv6oç m. 'fil, corde ; ligne à pêcher'. Voy. s. v. cjuripivGoç.
— 635 —
ILiriTiip, dor. M"TriP, gt'U. }jir\jp6ç, ace. luriiëpa f. ""mère' = skr.
nuitdr- zd mâtar- arm. (Hubschmann Arm. Gr. I 4T2i ///f////-
(gén. maicr < i.-e. *iitatr6.s) 'mère' alb. wîof /•£ 'sœur' (prim. Ma
sœur aînée' remplaçant la mère. G. Meyer Alb. Spr. 287 sq.)
lat. mater, gén. nuitris, osq. niaatrcis orabr. matrer 'matris'
V. irl. mathir v. li. a. nniofer v. norr. môdr ags. v//rJc?o/- 'mère'
lit. mole 'femme, épouse', gén. moters {moffjna 'mère'; lett.
mate 'mère' v. pruss. po-matre 'belle-mère' v. slav. iiH(ti, gén.
mater e'mhvt\ Curtiu8^333. Delbriick Verwandtschaftsn. 72
et passim. Etc. I.-e. *matér a été formé sur l'épel enfantin
==v//rt, voy. s.v. |Liâ (Kretschmer Eiul. o53 sqq.; le sens premier
de '*qui conçoit' et le rapport avec lat. m anus '*qui saisit >
main', proposés par Wiedemann BB. 27, 219. sq. ne convain-
(juent pas). Pour le recul de l'accent, dfl à l'opposition des
genres, dans gr. larjTnp : Trauip voy. Vendryes MSL. XllI 139
et cf. GuYciTrip p. 355. De là luriipuid ion. |ur|Tpuiri dor. uarpuid f .
'marâtre' = arm. mairrii, gén. matrrui 'belle-mère', lunfPMJOÇ
'maternel', fiiÎTpmç, -uufFjoç m. 'oncle materner. Voy. s. v. urirpâ.
hom. tragg. Pind. miTiç, -loç (att. -iboç Escli.) 'sagesse, prudence;
ruse V 299'; hom. juritiâv, moy. )ar|TicicJ0ai, ,uriTiea0ai 'méditer,
songer'; lioni.|ariTieTâ fZeùç, Zeû; -êtû :'ni,ui, R.?e) 'conseilleur' :
skr. m</^/ï/-/;i 'mesure' nulna-m 'mesurage, mesure' màt'i-h [ =
ILifÎTiç) 'mesure, connaissance exacte' màti niin/afi 'mesurer' zd
V. pers. ma- 'mesurer' skr. mitih zd -miti- 'mesure, poids, va-
leur' (gr. iLiaTiov 'petite mesure' est mal attesté), alb. (G. Meyer
Alb. Spr. 262 sq. Brugmann Grdr. P 172. 278) mat mas {*iiia-
tio) 'je mesure' mate 'mesure' mot {*mét-) 'année, température',
lat. iiiëtior nicnsus sinn 'mesurer', v. irl. do-ni-inadir 'fuerat
emensus' air-med 'mesure' etc. (Fick II' 2U3 sq.'i, got. mêla
'boisseau' got. etc. vièl 'temps' ags. mœp 'mesure, degré, pro-
portion' ( < i.-e. *mêti- = gr. |LifiTi-ç skr. mati-fi), v.slav. mèra
'mesure' lit. mètas 'année, temps' (avec apoph. secondaire :)
matdjii 'je mesure'; i.-e. *7nê- 'mesurer'. Cf. Curtius'' 327 s(|.
Hubschmann Vocalsyst. 77 sq. Fick P lUl. 518. 111*301.
Waldc - 482. Voy. s. vv. lui'iv uébo)aai. — M. van Blankenstein
Unters. 42. 111 voit dans [xf\T\ç lat. mêtior le degré long de
i.-e. '^met-, qui serait attesté par liéTpov (voy. s. v.).
— 636 —
att. jLiriTpâ, ion. -rj f. 'matrice (Hpe. Hrdt. Plat.); moelle des plan-
tes (Théophr.)' : lat. mâtrîx 'matrice; femelle nourricière',
V. h. a. muodar 'ventre d'un serpent' v. b. a. môder v. fris, ma-
ther 'plastron des femmes' m. h. a. //nV>rfe>' ail. m«>rfer 'corsage'.
Fick P 508. IIP 323. Voy. s. v. ^ntrip.
jLiTiTpujç, -uu[F]oç, -uuï LU, -uua -uuv, pi. -uueç etc., dor. uaTpujç m.
'oncle maternel (Hom. Hrdt. Pind.i; aïeul maternel (Pind. 0.
IX 63)'; )ar|Tpuid, ép. ion. -r\, dor. inârpuid (lesb. épigr. luarpoiâv,
voy. van Herwerden^ s. v. Brugmann Gr.Gr.^ 27) 'belle-mère,
marâtre' (Hom. Hrdt. Plat. Pind.). Cf. TraTpuuç iraipuiôç s. v.
TTOTrip; pour le suff. voy. Brugmann Grdr. IF, 1,206; laiiipuid
= arm. (Hiibschmann Arm.Gr. I 472) muirru (gén. maicriii) <
^mâtruuià, cf. ags. iitôdrie''s(vm' de la mère' (< germ. comm.
*m6di'uu-iô-, devenu th. en -n-j: sur imiipiuF- on fit, avec mo-
dification du sens fondamental, luriipuuïoç 'maternel'; cf. aussi
lat. matrôna {*mâtrôu-)\ voy. encore Delbriick Verwandt-
scbaftsn. 108. 116. 123 sq.
lafixoç (Hom. Hrdt. tragg.), dor. inâxoç (Tbéocr.) n., lufixap Œscb.)
n. 'expédient, préservatif; laiix^vri, dor. ,uâxâvâ (> lat. mû-
cliina) f. 'moyen, expédient; ruse; invention ingénieuse, engin,
machine'; ion. att. lUTixctvâv 'machiner' -âcreai 'fabriquer; ma-
chiner; causer, occasionner'; à-|uiîxctvoç 'incapable; — impos-
sible' : got. (Osthoff PBrB. 15, 21 1 sqq.) magan 'pouvoir v.norr.
md inf. mega ags. mœj v. sax. mag v. h. a. inag 'je puis' got.
mahfs {*mayti-) L v.norr. mdttr {*nia/fu-) m. {\gs. meaJif miht
V. sax. V. h. a. mahi f. 'force, puissance' v. norr. megin n/agn
'force, puissance' = ags. mœgen (angl. main) v. sax. megin
V. h. a. magan megin:, i.-e. *nmgh- : ^nidgh-. — Tout rapport
avec la famille de gr. inéYaç lat. tnagnus skr. niahdnt- 'grand'
(Curtius' 333 sq. Fick P 104. 279. 508. IP 197) est probléma-
tique; cf. Walde- 4.54 sq. — Skr. maghâ-m 'don, présent'
mdhatë 'donner, prodiguer, être libéral' (p. ex. Uhlenbeck Ai.
Spr. 209. Falk-Torp EW. s. v. maatte 687 sq.) est à écarter
(sans qu'il doive être rapproché de \xi^ac, mahdnt-) ^). — Pour
V. irl. do-fof-maig 'auget' voy. s. v. luéyaç p. 617.
1) Wiedeniann BB. 28, 62 sqq. ramène, sans convaincre, le
groupe germ. à un i.-e. *mâk-, qu'il retrouve dans gr. laaKpôç zd
— 637 —
|iia f. 'ime'. Voy. s. v. eiç p. 230 sq.
hom. etc. iiiiaivuj, fut. juiavOù 'souiller'; hom.etc.)Liiapôç(*y»m^ro-.v;
sur le rapport -po- : -aivoi voy. Debrunner IF. XXI 31 sqq)
'souillé, impur'; att. laiaaMa u. 'souillure (d'un nieurtre;: per-
sonne souillée'; â-.uiavToç atlj. 'pur', subst. m. (XiBoç/ 'amiaute'
(Diosc.)- ^>u reconstruit une base m{i)eua'' 'souiller', attestée
aussi par skr.(FickGGA.1881, p. 1427. Becbtel Hpti)r.l45sq.)
iiiûtra-tn 'urine' zd nmûram 'impureté, saleté' ( : ail. moder
'bourbe, vase, limon' < germ. *)iiupr(i- m. Torp chez Fick IIF
o24), m. irl. mtm 'urine', v. slav. ntyti 'laver, baigner' mylo
'savon' lett. maut 'nager, boire avec excès' (pour lit. nidudyti
'baigner' voy. s. v. laûboç) v. pruss. aumuanan 'lavage', puis
cypr. )nu\à(Jaa6ar tô G^\xa Km inv KeqpaXnv aiuriEecreai Hésych.;
un élargiss. *nteiid- dans gr. uOleiv -âv 'sucer' fiûboç m. 'moisis-
sure' (voy. s.vv.). Cf. Fick 1' 1U3. Persson Wzerw. 24. 155.
182 sq. Hirt Abl. §§ 417. 777 ').
)uiiYvû|ui, plus correct. jneiYvOiui laeiYVÔuj (voy. Kiihner-Blass II'
482 sq. bibl.), fut. ^eiEu), aor. eueiEa, aor. moy. ép. è',u(e ikto et
)a(€)ÎKT0 ou luiKTO, aor. pass. èjaixiiv, prés, forme accessoire bom.
liicTYUJ (< *|aiTaKUj; autre avis chez Wackernagel KZ. 33, 39.
Bally MSL. XII 327 : un *nii-mzgô, i.-e. ^m^z^- 'plonger', sup-
plantant un *)aicrKUJ <C'^nnk-skO.) 'mélanger'; |aiYa(Pind.) laifba
(Hom.) aûmuiYa (Hrdt.j 'pêle-mêle': ^iTâç, àboç m. f. 'mêlé':
hom. |urfâZ;o|uai 's'unir' 9 271 : skr. iniks- 'mêler' nièksaf/afi
'remuer, agiter' micrâ-h 'mélangé' zd (Hartholomae IF. X 11.
Airan. Wb. 1186sq.) misraii- 'contenant les mélangés', lat.
masyô 'plus grand' lat. macer 'maigre' v. pruss. massi 'je puis' (mais
celui-ci est r'Muprunt pol. mote 'il peut'; v. pruss. vuislntjin adj. n.
'possible' est l'emprunt pol. motxy 'possible, puissant'. Briickner
Archiv f. slav. Phil. 20, 490. Trautniann Apr. Siird. 87(>. ;^8r ; v. .««lav.
moga 'je puis' moMî 'puissance' ne sont prob. pas des emprunts germ..
mais se joignent à got. mayan gr. lufixoç et révèlent dès lors un i.-e.
*mâgh- *mdgh--^ lit. magoti 'être utile à qc' est l'emprunt slav. -inayati.
1) Pi-rsson Wzerw. lôîî suppose un gr. couim. '^uiFû souillure',
dont le loc. *(aiFai apparaîtrait dans ion. att. |uiai -qpôvoç 'souillé d'un
meurtre, homicide'. — Kp. à|uOuuiv 'irréprochable' hom. etc. mJùuoi;
m. 'blftme' (voy. s. vv.) pourraient contenir les degrés réduit *mH-
et fléchi *mO[u\' de la base susdite.
— 638 —
tnisceô (développé d'un *77iik-s7cô), ptc. mixtus (< *miœito-s,
cf. VValde^ 488) 'mélang-er', m. irl. mescaim 'je mêle' gall..
tiii/sgu'mè\eY% y.h.a.misJxan Sigs. miscian "mêler' {geYn].*misJc-
< i.-e. '^mik-sk-), v. slav. (*-As-. Pedersen IF. V 58) mésit'i
'mêler, pétrir lit. maiszytl 'mêler, mélanger' .su-miszti 'se con-
fondre' V. lit. mischlumas 'mélangé' ; cf. encore (Pedersen K.
Spr. I 88) m. irl. medg gall. maidd gaul.-lat. *mi.sga (;> fr.
mêf/ue) 'petit-lait' {*mizgâ, cf. gr. ihicty-, puis v. uorr. mt/sa
'petit-lait' < ^mixsuôn-, skr. â-miksâ f . 'caillebotte') ; le gr. a la
gutt. douce (iiieiY- |uiT-) ; la R.i.e.est nieik 'mélanger, mêler', d'où
*nieiks- '^iniks- *nioiks-. Curtius^ 334. Fick P 103. ôlO. IP
216. IIP 321 sq. Etc.
laïKpoç, dor. béot. iuikkoç (*|liTkFo-ç) 'petit''); MikuGoç MikuXXoç
MïKÙXoç MiKiov etc. Voy. s. v. cfjxîKpôç,.
att. luîXaE, -aKOç f. 'liseron épineux'. Voy. s. v. criaîXaE.
IuiXtoç f. (Hrdt.) 'vermillon' (d'où MiXiiabriç MiXiâç MiXtuji, eu
tant que ^nielto-s, est rapproché du groupe de luéXâç, voy. s. v.
p. 622; liom. fiiXTO-Trâprioç B 637. i 125 'aux flancs (litt. aux
joues) d'un rouge vermillon', épith. d'un navire.
miuaÎKuXov (|ue-) 'arbouse', fruit du KÔ|Liapoç. Etym. inconnue;
mot méditerranéen?
)Lii)LiapKuç, -uoç f. 'KOiXia Kal è'vTepa toO lepeiou )ue0' aï|uaT0ç
(TKÊuaZiô^eva Hésych.' (Ar. Ach. 1112. Etc.) : ags. mearh 'sau-
cisson' (< germ. comm. ^marxu-- Lidén W. XVIII 407 sqq.),
puis lat. marceô selon Walde2 463sq., voy. s. v. laapaivuj p. 6 10.
lac. pi)H)iXdç m. 'peintre'. Voy. s. v. péXâç p. 622.
m)av(iaKUj, fut. iLivncTaj 'faire souvenir'; moy. ^ipvr)aK0)uau pf.
|ué|uvri)aai 'se mettre dans l'esprit, penser à; pf. se souvenir;
faire mention de'; luvrmuuv, -ovoç 'qui se souvient'; |uvn)a)"i \x\r\-
|no(TÙvri f. 'mémoire'; pvfîiaa, dor. luvâina n. 'emblème commé-
moratif; tombeau'. Voy. s. v. hom. laépova p. 625.
posthom. |a î u 0 ç m. 'imitateur, acteur, mime; mime (drame eu
l)rose)'; pi|U6Îa9ai 'imiter, mimer'. Etym. obscure. — Skr. mâ-
yatè lett. miju mit 'troquer, échanger' (Prellwitz Wb.'- 295;
1) f-iiKKoç pourrait être aussi une forme expressive du type de
lat. Lippus 'chassieux' (voy. s. v. Xitroç p. 583), gr. yûvviç m. 'homme
efféminé'.
— 639 —
autre avis BB. 26, 310) sont à écarter (voy. s. v. moîtoç). —
Lat. imita -tor (Pott BB. 8, 62. Bréal M8L. XV 139) est, avec
imaqô, parent de aemuliis 'rival' et s'exclut.
hom. féol.) \x\\ ace. 'lui, elle, cela', semble, avec dor. ' Pind. trag^c.
épidaur.) viv ni /sens, contenir lace s^-. (cypr.) ïv 'euiii, eain' du
th. pron. *i- (voy. s. v. p. 376); l'origine des nasales initiales
demeure obscure; liypotlièses chez Brugmann Ber. d. siichs.
G. d. W. 1908, p. 74 (bibl.).
)aiv6Ti (Hpc.) |Liîv6â (Théophr., voy. Solmsen Beitr. I 264) |niv6oç
(Théophr. Plut.) f. 'menthe' semble, avec lat. menta, être un
emprunt à une Ig du sud de l'Europe (Meillet MSL. XV 162);
lat. menta > ags. minte v. h. a. minza. — L'avis de Fick 1*
014 est à écarter.
|ai v6oç ()Liiv6aHésych.) m. 'excrément humain' ^Mnésim. ) ; uivGoOv
'souiller d'excréments (Ar. Gren. 1075. Plut. 313); àTTOCTKopa-
KÎZieiv'. Persson Wzerw. 155 rattache )Lii-v9o-ç R. (.«*)/>// à got.
{(jd-, hi-) smeitan v. h.a. smizan 'oindre', v.slav. smèdû 'fuscus',
puis got. mail v. Ii. a. m. h. a. meil ags. mal 'tache' angl. mole
'marque de naissance' (autre avis sur ces derniers mots chez
Feist EW. 185); *smi- serait parallèle à *s)nu- dans gr. auu-
piluu et laùboç (voy. s. vv.), cf. encore *(.s im-i-?/- dans mfFjaivoi
)m[F]ap6ç.
hom. etc. juivôGai ') trans. 'diminuer', intr. 's'amoindrir"; hom. ui-
vuvGa adv. 'un moment' (< |liivu-v- ace. sg. masc. de *,uivû ç,
s.-e. xpôvov, -f -6a, cf. bri-6â uTTai-6a ev-6a èvTaûGa etc. Osthoff
MU. VI 234 sqq.j; hom. imvuvBdbioç U\\\\ dure peu'; )mvu-avt)i'iç
'<|ui fleurit peu de temps'; mvûujpoç et mvuiûpioç 'qui vit peu
de temps lùjpâi'; uivùZ^riov ôXifôpiov Hésych.; ueîujv'plus petit'
(voy. s. V. p. 621) : skr. minât i minofi 'endommager, amoin-
drir', lat. niinuô 'diminuer qc' minor 'moindre' mini/nus 'le
moindre' m/n/s^er 'subordonné, serviteur' osq. menvum'mi-
nuere' (avec e incorrect pour /), corn, minon- 'amoindrir', ags.
minne 'mean, vile' (< i.-e. *mini'(-s 'moindre') got. minniza
v.h.a. minniro 'plus petit' got. minnists v. h.a. minnisf^h plus
petit' got. mins v.norr. minnr ags. v.h.a. min luoins' (<genn.
1) Gr. luvOiu est mi nivtlio. cf. Osthoff I. cit.
— 640 —
comm. *minn-iz, où ^minn- < ^minu), v.slav. mînjijî {*inïnv-
■jîjî) "plus petit, moindre, plus jeune'; i.-e.*minu- est un élargiss.
de *meî- 'amoindrir' dans skr. tnii/afë mli/dtë 's'amoindrir, dé-
périr' ^r. lueiuuv, prob. identique à ^mei- 'troquer, éc*liang-er'
dans gr. sic. iuoîtoç (voy.s.v.) lat. commûnis mûtuos etc. (Fick
P 102). Curtius^ 334 sq. Fick P 102. 509. IV 200. IIP 319.
Osthoff MU. VI 230 sqq. 308 sqq. Etc.
|u i V u p 6 ç 'qui gémit doucement' (Escb. Théocr.) ; hom. att. juivupiJliu,
att. |uivupo|uai 'murmurer plaintivement; fredonner, gazouiller'.
Onomatopée, cf. ,ui,uix|ii6ç* toO ïtittou qpuuvi'i Hésych., \x\\xàlo.(5a'
XpeMÊTicracTa. qpuuvi'icraaa H., lat. (emprunt?) y/^/»^<>•(r)/ô 'gazouil-
ler, roucouler', d'où (cf. Niedermann Mélanges F. de Saussure
52 n. 2) mintnô 'ravir, siffler (souris)', skr. mhpninah 'parlant
indistinctement du nez', puis v.ûsi\.mûniati mïntafi 'bégayer',
skr. mimâyat dmlmèt 'il rugissait, bêlait' mâyû-h 'bêlement'
et gr. \xy\Kâ(5%a\ (voy. s. v.). Curtius^ 335. Fick P 102. 509.
Ublenbeck Ai. Spr. 222 sqq. Walde^ 487 (bibl).
|ui(7Tuu 'mêler'. Voy. s. v. luiYVûm p. 637.
hom. etc. )ui(T06ç m. 'salaire, gages, paye, honoraires, solde' : skr.
mîdhâ-rii 'prix de la lutte, concours' (< ar. comm. *mizdha-)
zd mizda- n. pers. mod. nmzd got. m'izdô f. Rgs. lueord v.slav.
mïzda f. 'salaire' (v.h.a. meta 'loyer' < i -e. ^mêizdhà, cf. van
Helten IF. XXIII 99 n.l). Curtius'^ 260. Fick P 110. 289. 520.
IIP 322. — Lat. miles -itis 'soldat' est à écarter, voy. s. vv.
ô-fAîXîâ ô-|uiXoç et Walde- 484.
att. luîffoç, -ouç n. 'haine, aversion'; hom. att. juïcfeîv 'haïr, dé-
tester'. luîcJoç en tant que *mif-s-os serait parent de lat. inifto
{*))iïtô) 'laisser aller, laisser courir', selon Fick I^ 511, ce qui
dit peu. — Lat. miser 'malheureux' (Johansson KZ. 30, 422.
Prellwitz- 296) est à écarter, étant prob. dial. (Ernout El. dial.
197 sq.) et parent de inaereo 'être triste' m aestu s 'triste^; bibl.
chez Walde M88.
att. luiffTÔXr) |ui(yTLi\â(T6ai. Voy. s. v. juucTTÎXri-
hom. etc. laicTTÛXXu} (dénom. d'un th. *}jL\aTO- < *fiiT-TO- + suff.
dim. -uXo-) 'couper la viande en menus morceaux, hacher'; |ai-
TuXoç 'mutilé, tronqué, sans cornes' (Théocr. VIII 86; fiÛTiXoç
Hésych. est dû à la métathèse) < i.-e. *mei-t-, cf. *niei-d- dans
- 641 -
^oi. maitan y.non'.melfa y.h. a.77tei2au 'couper, tailler' v.norr.
meitill v. h. a. nieizU 'cisean' etc.: *mei-f- et *me/-d- sont des
élargiss. de *mei- 'amoindrir' dans jneiuov nivùBuj etc. — Lat.
vintilus n'est pas un emprunt grec, mais est parent de v. irl.
vnit 'court' (bil)l. chez Walde^ jIOôi.
luiaxoç m. 'pédoncule des feuilles, des fruits (Théophr.); écale
des fruits (Poil., sous la forme luiaKoçj; — en Tliessalic, houe'.
Etym. inconnue.
hom. etc. mîtoç m. 'Jeu de lisses' ou cordelettes en forme d an-
neaux, dans lesquelles passaient les fils de chaîne, auj. 'har-
nais'; |uiT0Ûff9ai (Anth.) )ai(Jaa6ai (Poil.) 'faire le rentrage des
fils': biuiTOç TpîuiTOç Tpi)uiTivoç Tro\û|LiiToç adj. '(étoffe) dont le
tissage exige de doubles, de trii)les, de nombreuses lisses' ').
Le sens exact de laiioç, qui n'est pas 'duite ou fil de trame"
(KpÔKri, pobdvi-), épuqpri, m'iviaïua), n'est pas favorable au rap-
prochement, en tant que '*lancé à travers', avec lat. initfo
{*mltô) 'envoyer' zd maèi}- 'mittere', proposé i)ar Zupitza BH.
25, 99. — Les mots baltiques évoqués par Prellwitz- 296 ne
satisfont pas la phonétique.
laixpa, ion. MÎTpq f. 'ceinture; — l)andeau p<»ur la tête, turban,
tiare'. Le rapport avec Iliitoç Hexx.) n'est pas sûr et le mot
est peut-être asianique. — Les mots lit. ' ////VA/n-^/v 'mouchoir
de tête tordu en turban' etc.) évoqués par Prelhvitz- 296 s en
écartent au point de vue phonétique.
|a va, ion. luvea (Hrdt.) f. 'mine, poids et monnaie de cent drach-
mes'. Emprunt sém., cf. hébr. mdnt' (skr. nïanâ f. 'un poids
d'or' est emprunté]; bibl. chez Lewy Fremdw. 118 et voy.
Schrader RL. 284; gr. luvâ > lat. mina.
L LivâaBai <hom. ptc. ^vuuôuevoç ipf. lè iuvuOovto) 'penser à, s'oc-
cuper de: se souvenir de'. Voy. s. v. |ui)avriaKU) p. 6o8.
IL hom. etc. |uvâ(J6ai 'désirer comme femme, rechercher on ma-
riage; convoiter' contient un *|uvâ- < *Pvâ- 'femme' = \ëd.<jntf-
'femnie d'un dieu', i.-e. *gl'iHi-, cf. v.irl. ninâ gén. 'de la femme'
<*bnils, à coté de cpioi i.-e. '^gUtnuh dans béot. Pavd etc., voy.
s.v. Yuvri p. LÔ8. OsthotV KZ. '26. '.V2i\. De là hom. etc. uvncTTtîp,
1) Cf. Sosset ]{oy. l'iiiv. l'.rux. I (189:.-(j), p. 481 sqq.
41
— 642 —
-fjpoç m. 'préteudanf, hom. lavricrifi àXoxoç 'épouse légitime',
hom. lavriaïuç, -ùoç f. 'demande en mariage', invrjaTeûuu 'recher-
cher une femme en mariage; moy. briguer' (pour *)avâTr|p etc.,
avec un -o- dû à l'influence des verbes primaires. Solmsen KZ.
29, 102 sq. Brugmaun Gr.Gr.^ 286;.
iavfi|iia n. 'emblème commémoratif, etc. Voy. s. v. )Lii)avi';|crKuij.
ILivîov (luvîov) 'mousse, herbe marine'; luviapôç laviôeiç 'moussu,
laineux, doux'; |uvôoç, att. luvoOç m. cf. kvôoç kvoûç : R. qen
dans KÔviç) 'duvet (fi TipiÛTri tujv àjiivujv Kai ttuuXujv èEdvBncTiç,
è'piov àîTaXoiTaTOv Hésych., otTraXri 9piE Suid.; cf. pour le sens
Xvôoç \vox)ç, lat. JânûgO)' : lit. mniiava 'herbe courte et velue',
R. Dien 'comprimer, fouler' dans lit. niînti cité s. v. ladaao)
p. 613. Fick P 521. Persson Wzerw. 75.
crét. lavujà f. 'population serve', etc. Voy. s. v. ion. bjiiûjç p. 193.
ILiÔTOç m. 'travail pénible, effort (Hom.); souffrance (Soph.)';
tragg. |U0Yep6ç ((J)aoYepôv . . . |uox6ripôv Hésych.) 'pénible';
hom, tragg. jaoTeîv 'faire effort; souffrir'; hom. etc. )li6tiç adv,
'avec peine' (sens premier '*qui fait effort', cf. Solmsen Beitr.
I 169 sq.); laoYoaiÔKOç 'qui provoque les douleurs (EiXeiGuia
TT187; iLiOYOcr- < *|lioyovç ace. pi.)' : lett. smags smagrs 'lourd,
pesant' lit. smagtis 'lourd à porter ou à tirer' (Solmsen KZ.
29, 85 sq.); voy. s. vv. inoxXôç (<*|aoEXo-ç) )uôx6oç (<*)aoETO-ç).
— Pour lat. //^o/ê.s• 'fardeau, masse' voy. Walde-490sq. et s.v.
)aâ)Xoç.
ép. |uô6oç m. 'tumulte' du combat, des chars de bataille; laoeoû-
paç" xàç Xapàç tOliv KuuTriJùv Hésych. (hypothèse chez Solmsen
Beitr. I 56 n. 2); dor. jaoôinv, -udvoç m. 'enfant de métèques,
élevé avec les jeunes Spartiates (lac. laoGaKeç m. pi., -a- <;<-);
— esclave né dans la maison > familier, effronté; — danse
lascive, en Laconie' (sens premier '*qui se trémousse', cf. Solm-
sen op. cit. 119. 56) : v. slav. motafi sq 'agitari' pet.-russ. /«o-
f^f// 'secouer'. On a voulu voir une forme nasalisée i.-e.^nienfh-
dsius skr. matJnuJti mânthatl mdthati 'secouer, remuer, battre
avec un moulinet, etc.' zd manf- 'remuer' (Bartholomae Airan.
Wb. 1135), osco-ombr. inanipJmr (à corriger en manf'ar) 'une
pièce du tour', v. norr. mqndull 'barre d'un moulin à bras' ail.
iHandel{ho1z) 'rouleau de calandre', v.slav. meta 'je mélange, je
— 643 —
brouille' lett. mente 'pelle de bois pour remuer, four(|uet, rame'
mentét 'remuer avec la pelle' lit. inentùris mentkrè 'mouliuet,
brassoir' (Curtius^ 335. Fick I^ 106. 514. Ublenbeck Ai. Spr.
212), mais -w- dans i.-e. nieiith- n'est pas linfixe nasal. Voy.
s.v.ion.att. |ua(Jâa0ai. — L'bypotbèse(Ebrlicli KZ.41,2>!7 sqq.)
d'un |a69oç conciliant *|ua9- et *|aov6- (cf . jaoveuXeûeiv tô |uoXO-
vovra TapÛTieiv, scil. iibuup Phryn.) et d'un rapport avec uev-
Gr)pri 'souci' et (ioûaa (*|uov6ia), la R. ayant pris le sens d'avoir
l'esprit ému, excité', ne convainc pas.
ILiGÎpa (*|Liopi«)> i^'i- Moîpn f" 'part, portion'. Voy, s. v. laeipoiaai.
sic. juoÎTOç m. 'récompense, gratitude' Hésycb. (voy. Sopbron
fr. 168 K.) est un emprunt ital., cf. lat. nnitô -are 'changer,
échanger' mïituos {*moit-) etc. et voy. Walde^ s. v. (bibl.).
laoïxôç ni. 'homme adultère'; laoïxâç, dboç f. 'femme adultère';
lioixâv 'obtenir les faveurs de'; inoixeOeiv 'commettre un adul-
tère'. Voy. s. V. ô|uiX€Îv.
)ao\YÔç m. 'sac de cuir, outre; débauché' (Aristoph.), tarentin
pour PoUux X 187 : v. h.a. malaha m. h. a. molhe 'poche de
cuir' v. norr. n/alr 'sac', p. ex. Fick GGA. 1894, p. 241. Torp
chez Fick lU* 316. — G. Meyer IF. I 325 a eu tort de croire
que laoX fôç n'était que tarentin et d'y voir un *PoXy6ç, emprunt
messapien, c.-à-d. illyrien = got. ba/gs 'sac'.
inf. aor. luoXeîv 'aller, venir'; aÙTÔiuoXoç 'qui vient de soi-même;
transfuge'; aÙTO)aoXeîv 'être transfuge'; luoXeOuj Poil. VII 146,
ILioXoûuu jLiuuXùuj Hésycb. 'couper et transplanter les surgeons
des arbres'. Voy. s. v. pXuuaKuu p. 124.
|Li 6 X i ç 'avec peine, difficilement' s est propagé aux dépens de
|u6yiç ; est peut-être parent de (nOùXoç m. 'travail i)énible' (voy.
s. V.), conmie luô^iç l'est de laÔYOç; son o serait dû à l'influence
du synonyme moyiç, iuûjXoç n'ayant pas survécu à Homère; ou
bien )n6Xiç (Osthoff Perf. 450 n. 1. Wackernagel KZ. 3U, 30l):
laeXXeiv'être sur le point de, hésiter à faire qc.', \At.pi-ô-mellere
'différer, ajourner' re-meligO 'ajournement'; sens j)remier '*qui
toujours est sur le point de, qui tarde'; voy. Solmsen Hcitr. I
169 sqq.
luoXôppiov n. (Klien), -iiiiç uç m. (Hippon.') 'marcassin': rapport
probable avec l'obscur hom. uoXo^pôç gourmand, parasite'
— 644 —
(sens premier '*poiircean'V). — Hypothèses chez Ciirtius'' oTO
et Fick BB. 28, 97.
lioX-m'i f. 'chant'. Voy. s. v. luéXTTuu j). ()25.
|u6Xupboç (Hrdt. Hpc. att.; att. épigr. 1 fois poXuPboç), |u6XiPoç
(A 237. Ap. Rh. Nie. Etc.), hellénist. (par contamination) ^6-
Xipboç, épid. poXi|uoç, rhod. *poXipoç (dans irepi-poXipuucrai) m.
'plomb'. Mot étranger, emprunté peut-être, comme lat. pïuiit-
hum, a l'ibérique; voy. Solmsen Beitr. I 59 sqq. (bibl.). Walde^
s. V. (bibl.). — De là luoXupbmva f. Q 80 'morceau de plomb
attaché à l'hameçon'.
ILioXuvui 'salir, souiller'; )u6Xucr|Lia n., -cT|u6ç m. 'souillure'. Voy.
s. V. iLiéXâç p. 622.
att. |u6vi|uoç adj. m. f. 'qui reste' : luévou.
att. |u6voç, ion. jlioOvoç (*)uôvFoç) 'seul, unique'. Voy. s v. ladvoç
p. 608.
juopjuijpoç (et -ûXoç?) m. 'un poisson de mer' (Arstt.). Emprunt
prob. à une Ig- méditerranéenne. A fourni au lat. iinn'millô
{myr-, inlr-) sorte de gladiateur qui portait l'image d'un \xoç)-
luùpoç sur son casque; p. ex. Saglio II, 2, 1587 (bibl.j.
hom. etc. |uop|aupuj (*-upiui) 'murmurer en bouillonnant, gronder' :
skr. v/armara-h 'bruyant' murmura-h 'feu de gousses, gousses
en feu' (prim. adj. 'crépitant'), arm. inrmram {*'tnurmui-ain)
mrinriin 'je murmure, je gronde' (Httbschinann Arm. Gr. I 476),
lat. inuymuf mnrmurô, y.h.a,.mu7'murôn murmulôn, Wi.mur-
iii{l)énti murniëti slov. mrmrati 'murmurer'; onomatopéique,
cf. Grammont Dissim. 165. 181 ; le redoublement brisé apparaît
dans i.-e. *mrem-, d'où gr. Ppé|uuj lat. fremô, voy. s. v.p. 132.
|aop)LiuO, -oûç (aussi fiopinuOv, -ovoç, et |uo)nPpa) pcjUjutO Hésych.) f.
)uop|uoXuK6Îov n. -XÛKii f. -XuKeiâ f. 'image effrayante, épouvan-
tail'; |uôp)U)v . . . èKirXriKTiKri H.; )aop|uii(y(yo|uai 'effrayer'; pôp-
ILiopoç" qpépoç H.; juopiuopujTToç 'à l'aspect effrayant'; i^oppo-
pÛTTuu, )Liop|uoXuTTO)uai 'cffraycr'; pop|uûver beivoiroieî H. : lat.
(Fick ir^ 168) formldô -inis 'épouvante' (avec dissim. de vi — m
en *5 — m, f — m^ cf. s.v. |uùp|U]iE. Brugmann Grdr. F 369); voy.
Grammont Dissim. 171.
hom, |u 0 p 6 e i ç dans eppaia . . . ipiYXiiva, luopôevra, sens prob.
'pendants d'oreilles à trois prunelles, rappelant la mûre (|Lt6-
- fi4ô —
pov)'; voy. Helbig Ep. lioni. I»4ô.sq(|. bibl. et avis (liver^a'iits).
juôpov 'mûre' (Epich. ira^g.), cf. laôipa* auKOtiLiiva Hésycb. : m. irl.
meremi gall. meric//dden 'mûre' (Fick H* 212). Lat. moruia
(d'où V. h. a. mû)'-, môr-beri m. h. a. malber 'mûre', lit. niùiuis
'mûre') est un emprunt grec; voy. Walde-s. v. ^l)ibl.j Scbrader
RL. 532 sq.
iiom. etc. MÔpoç m. 'sort, destin'; )iopTr| f. 'part' Poil.; |u6paiM0ç
]u6pi|uoç laôpioç 'fixé pai" le destin'. Voy. s. v. \it\{)0\xa\.
luôpoxBoç (Diosc.j )u6po£oç (Gai.) m. 'argile' qui servait à blan-
cliir les vêtements. Origine prob. étrangère, cf. L. Meyer IV
404. — Hypothèse chez Prellwit/^ 299.
jLiopTÔç 'mortel' (Oall.). Voy. s. v. ppOTÔç p. 134.
ép. |u 0 p vj cr a ou (*-ux!^) dans ptc. pf . pass. laeiaopuXMévoç v 43.Ô
'noirci, souillé (Kairviù)', cf. inopuxoç 'crKoreivôç' (voy. Praechter
Henu. 42, B47i. On a supposé (p. ex. L. Meyer IV 4U4 sq.
Torp chez Fick III' 527. Falk-Torp EW. 1086 sq.) un rapport
avec v.slav..s/;/mAw Wi. smarlcatà^ï\\o\'yQ\ v.norr.smiç»' 'beurre,
graisse' v. h. a. sniero 'graisse' got. smairpr 'graisse' snuirna
'excrément' etc. (voy. s. vv. inùpov a^ûpiç), i.-c. *.si//to-- 'enduire,
salir'. — Lit. murkszlinfi 'souiller' (Be///.enl)erger-Fick 1>B.
6,239) est onomatopéique selon Kurschat s. v. — Si l'idée K^
est celle d"(>bs('nrité', im *morognho-s, apparenté à uépcpvoç en
tant que né de ^moi'rfi'h-no-s (voy. s. v. , est au moins aussi
plausible.
Mopcpri f. Tormc, beauté'; diaepqpeç' aiaxpôv Hésycli. Lat. forma ^)
n'est pas clair; voy. les hypothèses chez \Valde-30T sq., entre
les((uelles celle d'un gr. comm. et dor. laopqpd < *morg'Jhâ :
lat. forma dissim. de *niorgVhm(i ou *w.rgijhm(i (Brugmann
Grdr. l- 369) me semble i)laiisible, cf. l'art. ,u6pcpvoç sub fin.:
voy. d'autre jjurt Osthoff \\\\. 24, 137 n. (^bibl.) cité s. v. boni.
poét. indpTTTLu p. (H2. [Voy. Persson Beitr. II 687. 689.]
ép. MÔpqpvoç 'de couleur sombre (aigle)'; désigne chez Arstt. un
'aigle' ou un 'vautour' (voy. Thompson Greek birds 117 . Mot
ambigu, né de gr. comm. *)aopTT(Tvo-ç, où tt est issu d'une labio-
vélaire, selon Brugmann (Jr.(ir.'' 97. KVG. i? 2t)4. Crdr. 11-,
1) Lat. fôniut n'était que la })ionoiiciatioii de certains milieux;
cf. Brugmann KVG. § .Ul. .Stoiz Lat. (Ir ' 93 .sq.
- 646 —
1, 256. Walde KZ. U, 177 sq. Hirt IF. XII 221 sq.; un *mor-
. gu-s-no-s serait parent de v. norr. mt/rkr ags. mierce v. sax.
mirJci 'sombre'' v.novr. mioî'icue 7uyrkue' obscurité'' et peut-être
de lit. mirgët't lett. itdrgt 'scintiller' lit. màrgas 'bigarré'; —
un *morqU-s-no'S serait proche de v. slav. mrakû {^morkû)
'obscurité' mrûknqti mriicafi 's'obscurcir' tchèq. w)'A;a^i'cligner
les yeux' lit. niérhti niirksëti m/sens mirklys 'qui clignote' (voy.
s. V. àjuapûcrauj p. 50), skr. markd-h 'obscurcissement, éclipse'
= /d mahrlcô 'mort, anéantissement'; — un '^morguh-no-s
est aussi possible et serait voisin (cf. Solmsen KZ. 34,
24 sqq. bibl.) de lit. mifgëti nidrgas, dont le -g- peut être un
i.-e. -gl'- ou -guli-'^ i.-e. *mer-gU- *mer-qV- et*mer-gvh- peu-
vent être des élargiss. d'un *mer- 'briller', voy. s. v. )uap|uaipuLi
p. 611. — Solmsen 1. cit. revendique pour inôpqpvoç le sens de
'bigarré' et l'apparente à luopqpiî, dont le sens prim. aurait été
'extérieur l)igarré'.
I. |u6(Txoç m. 'rejeton d'une plante, jeune pousse A 105, marcotte,
> garçon, fille, — petit d'un animal, veau, génisse' : lit. màzgas
lett. mazgs 'bouton, bourgeon', i.-e. *mozgho-s. Fick P 518.
Walde KZ. 34, 514. — Lit. màzgas 'nœud' mezgù mègsfi 'tri-
coter, faire des nœuds, des filets', v. norr. mosJcui ags. max
v. h. a. masca 'maille' (Fick 1. cit.), i.-e. *mezg-, forment un
autre groupe (cf. Walde 1. cit.). — Skr. majjdn- 'moelle' zd
mazga- 'moelle, cerveau', v. h. a. nmr[a)g mar{a)k 'moelle',
v. slav. mozgû 'cerveau' v. pruss. musgeno 'moelle' supposent
i.-e. "^mazgli- et sont aussi à écarter (bibl. chez Walde KZ.
34, 51 1 sq.). — L'hypothèse d'un |liÔ(Jxoç < *mozgh- : skr.
mahisâ-h 'taureau, buffle' (Bartholomae Stud. II 40. Brugmann
Grdr. I- 569) ne satisfait guère la phonétique skr. et ne tient
pas compte de l'emploi hom.; Ulilenbeck Ai. Spr. 220 tire ma-
hisâ-h de mdhi 'iJiéfa\ — Arm. (L. de Patrubâny IF. XIV 56)
moz 'cheveu' < i.-e. *7nozgho s = gr. laôcrxoç, ef. lit. màzgas
{-g- < -gh- !) ne convainc pas.
II. ^ôaxoç m. 'musc (le parfum animal)' (Aétius) est l'emprunt
pers. nm.sJc, cf. skr. muskd-h 'testicule, litt. petite souris', dim.
de mûh 'luûç', gr. juucfxov tô àvbpeîov Kai YuvaiKeîov iiiôpiov
Hésych. Vanicek Fremdvv. 35 (bibl.).
— 647 —
|uot6ç dlpc'.j m., |uoTri (Q. Sm.) f., iuôtov n. Hésycli. 'charpie';
laoToûv 'garnir de cliarpie'. Etyni. obscure. — Hypothèse chez
Prellwit/^ 300 ( : lit. metù mèsti 'jeter', etc.).
ion. att.jnoOaa, col.iaoîaa, dor. luOùCa lac.|uâ)d f. 'muse' <*|nov9-ia
(Elirlich KZ. 41, 287 sqq., (jui joint v. li. a. mendi '*excitation,
joie' [< gerni. *mânpt i.-e. *m6nthî\ menden v. sax. mendian
'se réjouir'); voy. s.vv. )Liav6û!vuj )aev0)îpr|. — Les rapports avec
R. mr^w 'penser' (p. ex. Hruginann IF. III 253 sqq.) ou hàt. tuons,
gén. montis, en tant que *)LiovTia 'montagnarde' (Wackernagel
KZ. 33, 571 sqq.) sont désuets.
|aôx6oç m. 'peine, travail, fatigue' < *|aoETO-ç, cf. ,u6toç m. 'tra-
vail pénible' p. 642. — 8cliulze KZ. 28,270 n. en a rapproché
iat. môles 'fardeau, masse' en tant que ^mogzdhes-, ce qui ne
convainc pas; voy. s. v. jlilDXoç. De là laoxOeîv 'se fatiguer,
souffrir', |uox6r|p6ç 'pénible'.
juoxXôç m. 'levier; verrou' < *)aoE\o-ç, cf. môxOoç et laÔYOç *). —
Lat. môles 'fardeau, masse' en a été rapproché eu tant ({ue
*/>/o(/-sli- (Vanicek Lat. Spr.- 205) et lat. môlirl 'faire qc. qui
demande des efforts" comme dénom. d'un *mOlos = gr. uéxXoç
(Schuize KZ. 28, 270 n.), ce qui ne convainc pas; voy. s. v.
laOùXoç. De là luoxXeîv M 259, jnoxXeûeiv (Hrdt. att.) 'remuer
avec un levier', uoxXoûv 'verrouiller'.
|LiO, ion. iLuL, emprunt phénicien, cf. hébr. mem.
|Liû ou }JLV onomatopée pour exprimer un gémissement, un grogne-
ment, etc. (Ar. Cav. 10) : lat. mu 'son faible, grognement {/tm
l'ave rc 'souffler le mot. rendre un son'); exclamation de dou-
leur', i.-c. *///w; de la des mots signifiant 'émettre des sons la
bouche fermée, produire un son sourd', tels \x\}tyxy uu-f)i6ç \x\)-
KÛaôai uux6i2;iju et l)cp d'autres, voy. s. vv. et cf. Fick D 1U4.
511. IIP .323 sqq. Prelhvitz-^ 301. Uhlenbeck PHrH. 27, 118.
Etc.
\x\)al. -ttKOç m. 'moule, f.' <. *,uuaaK-ç : lat. mmuw, -icis 'le mol-
lus(iue puipurifère' (influencé par inûx inorinnx 'un crustacé'
1) Ion. iliokXôc; (Anacr. S.S B '.j e^t mal explitjué par Hoffmann
Gr. I). III 602: selon Solmsen Beitr. I 189 moxXôç : iuckAô; = nuxXôç <
*|LiuK(j\o-(;: mùkXos, mais c'est rompre tout rapport entre liokXôç lioxXôi;
d'une part et ,uôTOs d'autre part.
— 648 —
et \)ï^Y tmisculus 'inou\e', cf. Walde-s. v. ; on conjecture un
rapport avec lat. musciis 'mousse', v.li.a. mos 'mousse, marais'
(< germ. ^nm.sa-, cf. *meu.sa- dans v. h. a. mios 'mousse', ail.
mies-muschel), lit. musai 'moisissure' v. slav. miichû 'mousse'
(Fick 1* 511. III* 327. Kluge' s. v. Moos), à quoi se rattache
peut-être (Bugge KZ. 32, 17. Pedersen KZ. 39, 416j arm. rna-
mui' 'fucus, alga, muscus, situs'. — Autre hypothèse chez
L. Meyer IV 291 sq. ( : inôeiv 'se fermer').
laûboç m, 'moisissure par suite de lliumidité'; inubâv 'être hu-
mide; moisir'; hom. etc. |uuba\éoç 'humide, moisi' (hom. -0-par
ail. métr., cf. Schulze Qu. ep. 169 sqq. bibl.); )dûbaivuj 'mouiller,
humecter' (Ap. Rh. Lycophr. ; -v- d'après hom. ^ObaXéoç): \xv-
buuv, -ûvoç m. 'chair fongueuse dun ulcère' Poil; laiiZluu 'sucer'
(Xén. An. IV 5, 27), tardif \x\ilà\M -ûj 'sucer, téter' : lett. ntudas
pi. 'herbe marine pourrie' mndéf 'se ramollir, moisir', m. h. a.
(avec -s- initial) sniuz 'saleté' angl. smiit 'noir; charbon, nielle;
obscénité', lit. mâudyti 'baigner' lett. maudâf 'baigner' lit.
mâusfau nidusfyti 'haiguer" v. slav. muzga 'saumure, vivier'
(< *maud-z-ga), skr. ('? Johansson IF. XIX 121) môdaU 'être
joyeux', prim. '*être humide', cf. suéd. dial. muta 'bruiner',
skr. mudirâ-h 'nuage; gramm. grenouille', v. irl. niuad 'nuage'
i*moudo-) muad-rosc'Mppu^' m. irl. muim me 'nourrice' {'^mud-
mia), etc. (Fick IP 206. Persson Wzerw. 24. 15.5. 182 sq.},
lat. (Johansson 1. cit. Brugmann Grdr. IF, 1,514) mustum {vl-
num mustum) 'moût' i<*mutsto- *mud-s-to-, cf. s.v. mjaoç);
i.-e. *meud- 'être humide; sucer', élargiss. de *m{i)euâ'-- dans
laiaivuj etc., voy. s. v. p. 637. — Lat. mulier 'femme' (en tant
que forme dial. triviale, avec -l- sabin <-d-) est à écarter, cf.
Walde- s. v.
laûbpoç m. 'masse de fer rougie au feu (Esch. Hrdt. Soph,); bloc
incandescent rejeté par un volcan (Arstt.)', cf. aiaûbpoç" bid-
TTupoç (Tibripoç Hésych. — Le rapport souvent admis avec le
préc. n'est pas sûr.
)nue\6ç (honi.-û-, att.-û-) m. 'moelle'. Pas d'étym. convaincante;
hypothèses chez Persson Wzerw. 155 (: jnupiiluj 'oindre' etc.,
voy. s. v. (T|uupiç) et Prellwitz ^ 302.
— tî49 —
I. jLiLiZ^uj 'gr(jgiier, gronder' (> lat. niusso 'dire à voix bai^^^e, mur-
murer; taire'); laurMÔç m. 'murmure': lat. nniiiio'mw^xY, beug:ler'
y/m^m«>'ï'"murmurare, Noiin.' ombr. mîf^e^o'muttitum' /nia/afn
'muttito', skr. mibyati mojati ^ramm. 'émettre un son', v.Ii.a.
niuckazzen "parler doucement, grogner', i.-e. *iiiûg-, élargiss.
de *tnû-, voy. s. v. \jiv fiû.
II. jjivluj juu^duj -m 'sucer'. Voy. s. v. inûboç.
)a09oç m. 'parole, discours, etc.' A été rapproché par Wood Mod.
lang. notes 15, 96 et Pedersen K. Spr. I 1 13 de got. maudjan
ga-maudjan 'se souvenir', lit. niaudzià ntaùsti 'désirer pas-
sionnément' àp-maudas 'cba^rin, souci' v. slav. mysll 'pensée'
{-d-sl-}, pers. mod. moja 'plainte' '-y- < -d-, cf. niust 'plainte'
avec -s^ < -dh-f-), v. irl. smuainim {*smoudnlô) 'je pense'; in-
certain. De là bom. etc. )au9eîcrBai 'parler, converser: dire: dé-
libérer en soi-même', lac. /aouaibbo) — att. *|iu6i^uj.
ILiuîa f. 'mouche' {*mus-) : lat. mu.sca 'mouche', v. norr. ///// ngs.
tnycj V. sax. muyyia v. h. a. mucca 'moucheron' (suéd. <lial.
maiisa 'mouche' <germ. ^mùsd. Hugge KZ. 32,20sq.), v.slav.
iinicha (*wo«srî) 'mouche' ///M.svVa 'moucheron' lit. miixe v.pruss.
niuHO lett. niûsa muscha 'mouche' (Curtius'' 'i\'MS), arm. mini,
gén. mnoy 'cousin' (Hugge 1. cit. Ilubscbmann Arm. Gr. I 476),
alb. niizF 'moucheron' {-ze dim. (i. Meyer Alb. Spr. 2S1); ces
mots sont onomatopéiques et tirés d'un *mH- ^imi.s- imitant le
bourdonnement. — La relation avec i.-e. '^nnis- 'souris' < Tederseu
IF. V ;>4) ne convainc pas.
jLiûKâaôai 'mugir' : russ. tin/riift 'mugir" /////A 'iiiugissciiu-nt' serb.
slov. tchèq. /MMA'«i/ 'mugir', m. h. a. muhcn muwcii tn/h/rii 'mn-
gir', i.-e. *inûk-, élargiss. de *iiiâ-, voy. s. v. |uû uù.
MÙKiTÇ, -HTOç. aussi -ou, ion. -euu 'Archil.), pi. uÛKai (Kpicli. fr.
155 K.) m. 'champignon; excroissance fongueuse; champignon
d'une mèche de lampe ou moucheron; membre viril" : uvla
'morve, mucosité; bec de lampe"; voy. s. v. De là MuKrivai,
dor. âvai 'My cènes' (Solmscn IF. XXX '21 .
I. hom. etc. laùXii f. 'meule: pi. molaires: rotule": tardif laûXoç m.
'meule; pierre meulière' : arm. maJcin 'je pile' iHiibschmann
Arm. CJr. I 471) mlndem je frotte', alb. ntjei 'farine' y^nu'lra-.
G.Meyer Alb. Spr. 282 1, lat. mo/o 'moudre" mohi 'meule" ombr.
— 650 —
kuiualtu kumultu comolto 'commolito' etc., v. irl. meUni 'je
mouds' gall. malu m. bret. malaff "rnowàrt" m. gall. hlawt 'fa-
rine' C^ntlâto-), got. v.h. a. tncûan v.norr. ///r//a "moudre' v.h.a.
muljan 'broyer' m. h. a. uialmen "broyer' got. malma "sable'
V. sax. V. b.a. me/m "poussière' (et lit. meJmû malmù 'pierre
réuale') v. h. a. gimulll "poussière' v. li. a. v. sax. melo v. norr.
iniol 'farine' v. li. a. miJiwa {*melu-w-) got. malô v. norr. 7nolr
C^malt(-) V. slav. /noU "luite' (en tant qu'"animaleule broyant,
créant de la poussière ou de la farine'. Kluge ' 314; cf. selon
Lidén Arm. St. 82 sq. arni. ndul'n, géu. ndkan 'punaise' et se-
lon Ublenbeck Ai. Spr. 219, sous réserve, skr. nuduJca-h granini.
"sorte de ver') got. gamalicjan "broyer, piler' v. norr. mulua
"mettre en pièces' got. midda v. b.a. molta "poussière' (<i.-e.
'"'mltà) etc., V. slav. meljq ndét'i lit. mcdù mâlti "moudre' lit.
ndlhiys lett. ndJna "la barre du moulin à bras' lit. mdfai lett.
7>nlti V. pruss. meltan "farine', i.-e. *mel- {*melâ^-) "broyer' >
europ. "moudre'. Curtius"' 337. Fick F 516. II*212sq. III'*
314 sq. L. Meyer IV 442 sq. Walde^ 492. Etc. De là mûXXuu
"Pivô)' (Théocr. ; cf. lat. iiiolô m/sens), ép. |uuXaE, -aKOç m. "pierre
meulière', luuXiâç, -ou m. m/sens, ptc. prés. ép. )iiOXi6uuvTeç (-ù-
par ail. mctr.) "grinçant des dents' (Hsd. Trav. 530), |uuXuj9p6ç
m. "meunier', etc. Voy. s. v. uaXaKÔç. — Gr. àXéuu -lîj "moudre'
âXiiTOv "farine' (Fick BB. 5, 1H8. Wb. P. 11^ 11. ce.) est à écar-
ter; voy. s. vv. p. 43,
II. juuXri f. "embryon qui avorte, avorton' (Hpc.Arstt.), bomonyme
du préc. : à|upXiaKUj, fut. àjupXiucruu "avorter' selon Fick IP 189.
KZ. 20, 169 sq. Frobde BB. 7, 327. L'bomonymie chez le gr.
fit donner à lat. imda le sens d'"avorton' (Plin.), cf. fr. môle.
|a u X X a i V uu Phot. -iZ^uu Pliot. Suid. "tordre la bouche, faire des
grimaces, se moquer'; luûXXu) "serrer les lèvres' Suid. Eust. ;
I^liXXgv "lèvre' Poil. : )uOuj, fiû luû.
luûXXoç (jaéXoç 0pp.) m. "mulet (poisson)'. Etym. indiquée s. v.
luéXâç. — Lat. nmlhis m/sens est un emprunt gr., cf. Walde ^
s. V. )indleus.
ILiOXXuu "piviî)' (Théocr. IV 58); |uuX(X)âç, -âboç f. "prostituée' Phot.
Suid.; sic. )auXX6ç ni. "pudenda muliebria' (Ath. XIV 647 a).
Voy. s. V. iliûXt] I.
- 651 -
luuvbôç (nûvboç; 'muet' (Sopli.^, cf. (paniphyl.j laûboç* dq)ujvoç
Hésyeh., dérivé de l'onomatopée */ym- 'émettre des sous inar-
ticulés', cf. les g). MUKÔç juuvapôç Mvjthç MÛtiç |hutt6ç 'muet'
Hésyeh., lat. niutiis skr. miika-h arm. (cf. Sclieftelowitz HH.
29, 31) mnn) 'muet'; voy. s. v. |uû |uO.
liom. |uiivr| f. 'prétexte [)Our traîner en longueur, retard, délai'
qp 111: ^uvo)iiai 'prétexter' fAlcée fr. 81» H.') Voy. s. v. à|uOvuj
p. 57.
|u\jEa f. 'morve, mucosité; bec de lampe' (a supplanté un *)huEti
fém. de *)uuEôç adj. 'glaireux, morveux' selon Solrasen Beitr. I
23s sq.); laûfcoç m. (< *nuE6ç adj. Brn.irmann CJrdr. 11'^, l,ô41;
|uu£îvoç m. juûEujv m. 'un poisson à peau visciueuse'; lauKirip,
-flpoç m. 'nez, narines, naseaux, trompe; l)ec de lamjje; fig.
raillerie (cf. lat. nâ.siisf. Voy. s. v. àixo-jivaa^v p. 71.
pûpaiva (Esch. Aristopli. Arstt.), laûp- (Nie.) f. 'murène'; laOpoçm.
'mâle de la murène' (Atli. Plin.). Voy. s. v. OjÀvpoç,.
hom. etc. pûpioç 'innombrable, infini, inunense'; pl.)aOpioi'lUOOO'.
Stokes BB. 10, 97 en rapproche m. irl. uiur 'abondance' (?),
puis TiXiip-pupa f. 'flux'i^?!, voy. s. v. — Skr. hhùri-li zd hù'ris
'riche, nombreux' (Prellwitz- 3U3) sont à écarter (: arm. harel
'suffire'. Bartholomae .Xiran. Wb. 969).
pûppiiE, -11K0Ç (Esch. Etc.), dor. -ag (Théocr.i m. 'fourmi", aussi
ptippoç m. (Lycophr.), pûppâE pôppâE Hésyeh. (où P- vaut F-,
cf. J. Schmidt Kritik 29s(iq.; cf. aussi ôppiKaç" luûp^ri^ H.). Si
pûppriE est un produit de l'assimilation '), les formes gr. se
ramènent à '"'unnn- ^u'^nit-, cf. skr. noitrâ-li vomri {<.^'va)'nia-
-î) 'fourmi' C((hiiih(i-li 'nid de fourmi.^'; lat. ('(innivii est pi(»l).
dissim. de ^niornuca (cf. /'nniinlo : gr. popiaujy, lui-nirme assim.
de *U()i'i)tt('<i (bibl. chez Walde- .'îOyi; — irl. moirb gall. tuor
ni//r m. bret. mericu 'fourmi' sui)posent inversement un celt.
'^morui-, (^ï. Y.»]i.\\. Dirariji i^morrijt) vu'ii^. rnnravéj -), puis
zd jna''h'i.s (< *maru- ou '^margu-), arm. (Hiibschmann Arm.
(ir. l 476) iiff/inn, v;cu. mrjnnin (th. innrj-), v. norr. maiirr
1) J. Sclniiidt 1. cit. voit dans iLiùpiuôE un croisement de Fôp.udE
Fùpjiâs avec *|LiopF- *|uupF-.
2) Pedcrsen KZ. 38, 372 admet \\o\w le .slave une dissim. de
*m<>nn- qui n'est pas nécessaire dans notre hypothèse.
— 852 —
{*maru()-) ags. mtjfrr mire m. iiéerl. miere got. de Crimée miera\
le groupe remonte à un i.-e. ^uormiài)- alternant ayeQ,*moruiâi)-,
mais fies détails demeurent obscurs^). Curtius^ 337 sq. J.
Scliniidt 1. cit. .Solnisen KZ. 34, 18sqq. Uhlenbeck Ai. Spr.
271. Etc.
ép. )Liûpo)Liai (|u0pov3.])l.ipf. act. Hsd,B«»ucl.l32; <i.-e.*///''>--/o-)
'couler, fondre en larmes bdKpuai), pleurer, fce plaindre: trans.
pleurer qu.'. Cf. poét. à\i-jaùpr|eiç -^Opriç (-0- par ail. niétr. dans
une série de trois brèves) ""ruisselant ou inondé d'eau de mer'
TT\q|u(,u)opiç 7T\r||a|uDpa f. "flux', lat. unifia 'saumure, eau salée'.
Fick P 507. Walde-'Ô02.
ILiûpov 'essence parfumée'. Voy. s. v. (T|uùpiç.
ILiûppâ f. 'myrrhe' ('Sapph.). Emprunt sém., cf. liébr. mOf 'amer'
arani. niûrâ; bibl. chez Levvy Fremdw. 42 sq. Ion. auûpvri,
liellénist. Oj^vpvu f. 'myrrhe' doivent leur cr- à linfluence d'un
*a|aùpov 'onguent' selon Schrader KZ. 30, 477 sq. — ^\JpT0ç f.
'myrte', )uûpTov 'baie de myrte', juupaivri )nuppivn f. 'branche ou
couronne de myrte, etc.', laupcTivo-eibriç 'semblable au myrte'
(puis dial. occ.MupTÎXoç éol. MûpcriXoç att.Mupp(vq<Mup(Jivr|
*MupT{vri, cf. Solmsen Beitr.I lôosq.» ont la même origine sém.
selon Hehn" 573 (contesté par Schrader chez Hehn" 231, qui
groupe inùpioç et juupiKri f. 'tamaris').
I. ixvç, gén. luûôç, ace. juûv^) m. 'souris' = skr. mâh (cf. inûm-h
mûsaha-h mùsi'ka-h m /sens) 'souris, rat' pers. mod. mus lat.
miiSj gén. mûris v. h. a. etc. mas alb. (G. Meyer Alb. Spr. 278)
ml 'souris', cf. arm. mii-kn, gén. nikan (Hitbsclimann Arm.Gr.
I 475) v. slav. mysî 'souris'. Employé métaphoriquement pour
des parties charnues du corps : |nûç arm. w«A'n 'muscle', v. h.a.
mus 'muscle (surtout du bras)', v. slav. myèlca 'bras', cf. lat.
musculus, ép. iLiûiOv, -Ojvoç m. 'point d'attache de plusieurs
muscles', fr, souris et voy. s. v. môcfxoç H. Curtius' 338. Fick
IMll. 289. 520. 111^.327. Etc.
1) Solmsen Beitr. I ]2St n. ne croit pas à l'alternance (J. Schmidt)
â (i) : î dans les suff. luûpia-âK-ç : form-lc-a valm-ik-a-h.
2) Formations analogiques d'après ûv ûôç, ix6ûv ixOOoç ; cf. Brug-
mann Gr.Gr.» 178. Grdr. 112, i^ 137.
— 653 —
II. )a 0 ç dans irpôç aoi paXéuu tôv |uOv 'je te mettrai le bâillon'
(llrnd. III 85) est tiré de fiviu ""fermer' selon Meister Die Mim.
d. H. 699.
iou. iragg. MÛaoç n. 'action ou parole infâme' < *|aub-(y-0(; '*liu-
midité > *soiiillure', cf. le même th. en -a- dans irl. mosach
"iramundus, spurcus' (<'^muts-û1co-) gall. /M^c« 'spurcus' (Fick
II' 2U6); voy. s. V. luûboç p. 648. De là luucrôç Ilésycli. luucrapôç
'infâme', att. )au(JàTTO|Liai 'éprouver de l'aversiGn'.
dor. laûcTTaE, -aKoç m. 'lèvre su])érieure, moustache', cf. laÙTiaKeç*
MÛKai. ZiKeXoi. "luaveç (1. AdtKuuveç i iidjjyxjva Hésych.; est dû à la
contamination de ladaïaE f. par pùaïaE, -aKoç m. l'Antiph. chez
Ath. IV \4:U\). Ehrlich KZ. 41,288. — Johansson IF. XIV 333
rattacherait pivajaï, eu tant qu'influencé par inàaraE, à v. norr.
inûîi v. h. a. mftla 'gueule', lett. mute 'bouche', skr. u/ùk/ut m
'bouche, gueule, gorge' etc., ce qui est douteux.
luuaTripiov 'mystère'; iÀ\)OTr\ç, -ou 'initié'. Voy. s. v. fiuuj.
att. uuaTiXn f. et Mvjcrxpov 'morceau de pain creusé en cuiller';
dim. luuaTiXâpiov Poil.; att. f-iuaiiXâcrGai 'tremper du pain dans
la soupe ou du jus de viande et le manger'. Etym. obscure;
uiaruXri )Lti(jTOXâaBai mss. sous l'influence de iLuaxùXXLU, voy.s.v.
)uux6i2uj 'souffler par le nez en fermant les lèvres > se plaindre,
soupirer; railler; grogner, gronder'; Mux0i(Tf.i6ç m. 'grondement'.
Voy. s. V. |uû }ÀV.
phocéen luuxXôç m. 'âne reproducteur' Hésych. < *ntu.vlo-ii
*nmgh-slo-s = h\t.mi(his'\m\\cf, cf. alb inusk'nm\ei'{<*ii/ugh-
-sqo-s. G. Meyer Alb. Spr. 29.'î. IF. I }V2'J s(|. Xiedermann Mél.
Mcillet lui sqq.), zd gén. sg. >SV// muzois nom pr. '*qui |)0.ssède
des mules ou des ânesses pie, marquetées' (< i.-e. "^nmf/zhh-
*i>ni(j/i-s-l(t-. liartholomae WfklPh. 1898, col. 106»» sq. Brug-
mann Grdr. 11-, 1, oTl), cf. aussi mj(TKXoi' ci (JkoXioî ('pervers')
Hésych. < ^juukctkXo-, contamination de ^mtigh-slo- et *mii()h-
■sqo- (Nicdermann 1. cit. Walde- s. v.).
hom. etc. M^xôç m. 'partie la plus reculée (d'une maison, il une
grotte, etc.); intérieur (d'une ville, d'un pays); fond': uuxoÎTa-
Toç 9 146, laùxaioç '(|ui est tout au fond': \A\(\xv.f<iniùga iprét.
siuauy) 'se glisser, ramper à travers un passage étroit' — ags.
sn/ûgan 'pénétrer graduellement', lctt..v///rtî/(7.s-'svclte' \io\. sniug
— 654 -
'haiule étroite, défilé', i.-e. ''smugh-, à côté de quoi *snieuq-
dans lit. smunkk smùkti 'glisser de haut en bas' v. slav. smy-
kati sq 'se glisser' smucati 'ramper', selon Fick I'' 576. III*
531 sq. Falk-Torp EW. 1085. — Le rapport supposé avec
skr. màkham 'bouche, gueule, gorge, etc.', prim. 'entrée', arm.
mxem (*muxem) 'je plonge, je trempe (de l'acier)' (Bugge KZ.
32, 20) est au moins aussi séduisant.
hom. etc. laûuj 'se fermer, être clos (lèvres, yeux, ulcères)' : )aû nu.
— laueîv 'initier aux mystères'; iuùcttiiç, -ou 'initié'; lauffTiKÔç
'qui concerne les mystères'; fiucTTripiov (gr. com. -r)-) 'chose se-
crète; cérémonie secrète, ord. pi.'.
)LiuuuE6ç m. 'loir' (0pp.). Etym. obscure. — Hypothèses chez Fick
GGA. 1894, p. 241 et Prellwitz'-^ 302 sq.
I, )duujviJ, -uuTTOç m. 'taon (Esch.), d'où : éperon, aiguillon 'Xén.
Plat.)' : }Àma 'mouche'. De là lauouTriluj 'éperonner' (Xén.j.
II. [xvvj\.\), MjuTTOç m. f. 'qui cligne les yeux pour mieux voir, myope'
< juôuj + ÙJHJ.
)LHjuKÔç 'moqueur'; |uuuKda9ai 'railler'; iuûùkoç m. (Osthoff BB.
24, 15()) luiuKiâ f. )au)Kr||ua n. 'moquerie'. Y a-t-il un rapport
entre |uuj-k6-ç et |uuJ-)uo-ç (L. Meyer IV 300. Prellwitz- 304)'?
hom. etc. mûXoç m. 'travail pénible, effort, guerre, combat; crét.
conflit juridique, procès (d'où gort. inuuXriv 'plaider')' : lat. môles
'charge, masse' môlestus 'pénible, incommode' (bibl. et avis
divergents chez Walde - 490 sq. et voy. s. vv. laôxOoç laoxXôç),
lett. malifis 'se donner bcp de peine' inuldinât 'ne pas laisser
de repos à d'autres' (Bezzenberger-Fick BB. 6, 239. Fick I*
520. III"^ 322) russ. mdjatl {*mô-) 'fatiguer, épuiser' majci ma-
jatâ 'travail pénible, tourment, fléau', got. af-mauipx 'fatigué'
v. h.a. miioan 'agitare, fatigare' v. norr. môdr v. sax. mOthl
v.h.a. mMO^rfatigué', i.-e.*/«d-(J.Schmidt KZ.26,5. Solmsen
Unters. 268. Brugmann IF. XII 402) : voy. s. vv. môXiç )aiî)a6ai.
lauJXu 'plante magique k 305; — ail à fleurs jaun^ (Théophr.
Diosc, gén. luuuXeujç)'; luubXuZia f. 'tète d'ail' (Hpc.) <*môul- :
skr. màla-ni 'racine', cf. niûla-kornia n. 'enchantement au
moyen de racines'. Kretschmer KZ. 31, 386. Hirt Abl, i? 114.
ILiOùXuç, -uoç (dor. juOùXuH, -ukoç; )aujXup6ç Hésyeh.) 'affaibli'; )auu-
Xùuj 'affaiblir, épuiser; intr. devenir flasque (viande)'; laiwXû-
— 655 -
vo|uai 's'affaiblir; se résorber (abcès. Ilpc.)'. Voy. s. v. ué-
Xeoç.
|Liuû\ujijj, -ujTTOç m. ord. pi. 'meurtrissure'; iuuuXujttikôç 'meurtri';
-iZiuu 'meurtrir'. Voy. s. v. jneXâç p. 622.
hom. etc. |uâ)|aoç (|uuù)Liap n. Lycophr.) m. 'blâme, reproche; rail-
lerie'; éol. )uû|uap' aîffxoç. qpôpoç. vpôfoç Hésycb.; luOiuapiIei •
TcXoiâZiei H.; hom. etc. )Liuj)aâa6ai )Liuj)ueijeiv (et 3. pi. ion. )liuu-
lnefjvTai Théog-n.) 'blâmer'. Voy. s. vv. à|uO|aujv p. 57 et )niaivuj
p. 637. — Pour lat. niacula 'tache' (Persson Wzerw. 65. 155.
182 sq. Torp chez Fick \\V 318) voy. Walde- s. v.
att. inôiVuS, -uxoç 'dont le sabot est un, solipède'< *cC!uu)vuE, (Tu-
étant la forme réduite (cf. \xm 'une' < *a,u-ia) de i.-e. *sem-
dans crét. èvç (: att. eîç), cf. ôjaoç 'semblable', lat. f<emel etc.,
+ ôvuE 'ongle, sabot', avec uu pour o; p. ex. Brugmann Grdr.
V 171. 195. 417. IF, 1, 84. 92. 2,7.
ILiuupoç, att. luujpoç 'émoussé, hébété; sot, fou, insensé'; att.)iujpia,
ion. -Tif. 'folie'; |uujpaivuu 'être sot; trans. rendre fou' :skr.//»7rrt-^
'hébété, idiot' (Curtins^ 338), i.-e.*mô(?*)r- : *mûr- (Kretschmer
KZ. 31, 386. Bechtel Hptpr. 274. 289. Hirt Abl. § 113). —
Lat. mOrus 'sot' est un emprunt grec.
inf. \x(b(5Qa\ fThéog-u. Plat.), ptc. imûpevoç 'rechercher, désirer,
souhaiter', cf. \xwia\ (Epich. fr. 117 K.)* ZiriTeî, Tcxvâletai Hé-
sych., lauuiaeGa" lr\TO\)\x^\ H., jmJùao ([Epich.] fr. 2^^ K./ Iniei.
Voy. s. V. hom. luaiouai p. (><)1,
vâpXa f. (Soph.i vâpXaç, -a m. (Philém. Strab. . 'lyre phénicienne
à 10 ou 12 cordes'. Emprunt sém., cf hébr. nèhel 'une harpe";
bibl. chez Lewy Frenuhv. 161. De là va^Xiaiiiç, où m. va-
pXiaT0KTU7T€Ùç \\\. 'jducur dc n:ii)la\
vai particule affirmative dans vai bq, vai laiiv dur. vai )aav, val
iLiév, va\ luevTOi 'oui certes', vai uà Aia 'par Zeus' etc.; vai-xi
'oui certes' (cf. où-xi hom. iVxi 'ubi' A 607 dor. d-xi : skr. lu
zd zi particule emphatique < i.e. "^ghi)-^ \\\ (béot. vei Ar.
Ach. 867) m/sens dans vii toùç 0eoûç, vr] Aia : lat. nae ne, skr.
— 656 —
nâ-nâ 'de façon diverse', priiii. "ainsi et ainsi', i.-e. th. *;io-;
vaî : vrî = ai : ti = bai : br|. Persson JF. II 204 sq. Brugniann
Gr.Gr.3 §610. KVG. §839. Grdr. II-, 2, :].35.
vaïdç, ion. vriïàç, -âboç, aussi vaîç, ion. vr|îç, -îboç f. 'naïade,
nymphe des rivières et des sources'. Voy. s. v. vàuu.
poét. vaioj, fut. vàccroiLiai intr. 'habiter; — être situé'; trans.
'habiter; donner à habiter (aor. è'vaaaa vdcrcra); bâtir; pass.
s'établir, se fixer (aor. èv(X(j9r|v)' < *vaa-iuj, dont le v- est repris
de vecT- voa- (cf. d(J|uevoç < *ns-meno-s p. 88 sq. et véo|Liai
< *vecro|aai) selon Brugmann Gr.Gr.^ 84 (bibl.). — De là boni,
vaierdv 'habiter ; être peuplé', vaérriç, -ou et vacTrip, -fipoç m. 'habi-
tant'. — Sur ion. )neTavà(JTriç 'émigré', voy. P^rànkel KZ. 42, 262.
vaKOç n. vàKii f. 'toison (spéc. de la chèvre et de la brebis)';
vaKÙbpiov bëpiaa Hésych.; Katiu-vàKTi f.'un vêtement d'esclave';
àpvaKÎç, -iboç, f. (*dpvo-vaKiç) 'peau de mouton': v.pruss. nogncin
'cuir' (pour *nol'7ian < i.-e. "^ndq-no-), ags. nœsc 'cuir, cuir
souple' (< germ. "^'naska- ou *nas7cô-, i.-e. '^naq-s-Jco- â-).
Lidén Stud. 66 sq. IF. XVIII 410 sqq. — Got. snctga 'vête-
ment de dessus, manteau' (Bezzenberger GGN. 1875, p. 229;
est obscur.
vâvoç, mss. vdvvoç m. 'nain; — gâteau à l'huile et au fromage
(Ath. XIV 646 c)'. Étym. obscure. Lat. nclnus (voy. Saglio
IV, 1, 1) est l'emprunt grec.
dor. thess. vâoç, lac. vàFoç GDI. 4415, lesb. vaOoç (c.-à-d. vdFFoç),
ion. vrioç, att. veu)ç m. 'temple (*demeure de la divinité) ;
sanctuaire' < *va(J-Fo-ç : vaiuj aor. vda -crai. De là gort. vdeuiu
'se réfugier dans un temple', cf. vaûeiv iKeteueiv -rrapà tô im
i\\v écTTiav KaTacpeÛYeiv toùç keidç Hésych.; delph. vaoKOpoç
delph. épid. Cos vàKopoç ion. att. veuuKÔpoç 'gardien d'un temple'
(: Kopeîv ]). 495); Cos pi. vâTTOiai ion. veuuTToniç m., delph.
vâOTTOioç béot. vâTTOioç ion. veuuTToioç m. 'administrateur d'un
temple'.
hom. etc. vdini f. vdTTOç n. 'vallon boisé', cf. dor. ou éol. vând*
(JuiLiqpuTOç TOTTOç Hésych. L'hypothèse d'un i.-e. *nmqV(l- : lat.
nemus 'forêt' (voy. s. v. véfioçi, v. irl. nem 'ciel', skr. luU-a-h
'voûte, voûte du ciel' en tant quissu de i.-e*)upqUo- (Johausson
IF. II 54 sqq. bibl. Brugmann Grdr. I- 420) est ébranlée, sinon
— 6Ô1 —
par la gl.vevuuTTïiTar T€TaTTeivuuTaiHésycli.(voy. s.v.vuuTreîcrôai),
du iiioins par irpovujTniç 'qui penche en avant', indiquant un
VttTT- issu de *»3^7- ou *nàqU-\ skr. nàka-h demeure obscur. —
Autres hypothèses chez Prellwitz^ 306.
att. vÛTTu, -uoç n., vaneiov fNic. Al. 430), hellénist. crivâTTu, -uoç
et aivani, -eoiç n. 'moutarde'. Origine égypt., cf. criXi : aécreXiç,
adpi (plante aquatique égypt.) raidapov; Hehn'' 206 sq. rattache
à gr. vârru lat. napus 'rave en navet'; voy. Vanicek Fremd\v.35.
Sehrader RL. 761 sq. Walde'-' 507.
vâpboç f. 'nard, sorte de valériane (Théophr. Diosc.i'; adj. -ivoç.
Emprunt sera., cf. hébr. nèrd (bibl. chez Lewy Fremdw. 40),
lui-même issu d'un skr. *narcla- selon Uhlenbeck Ai. Spr. 144,
Horn Npers. Et. § 1060, skr. naJadam 'nard' n'étant qu'un
vdpboç sanskritisé. — vàptr) f. 'aromate de l'Inde" (ïhéophr.)
semble avoir la même origine.
vâpOriS, -11K0Ç m. 'férule (Hsd.); tige de férule (Eur.); bâton pour
frajjper; cassette'; adj.-ivoç (i.-e.-dh-r.skr.iuidd-hnafd-h naJd-h
'jonc', avec d{l, 1) moy. -skr. < *nardo- (voy. s. v. vdpboç) =
per8.mod.w<?rtigede roseau, tuyau'; lit. néndré (/ewd/-e) 'roseau'
est à écarter. Uhlenbeck Ai. Spr. 141. (Dor. ou éol.i vdepaE
(-pâ-)' vâp6r|5 Hésych. a subi une métathèse à l'intérieur du
grec.
ion. att. vâpKii (vàpKà Mén., cf. Solmsen Heitr. I 268 sq.) f.
'engourdissement, torpeur'; liom. etc. vapKÙv 'être engourdi';
vapKoOv 'engourdir' ( llpc.) : arm. nerger 'tennis, gracilis, XeTTTOç',
])rim. 'contracté, serré, étreint, ratatiné' (cf. ail. kranl- 'malade'
m, h. a. kraiK' 'étroit, svelte; faible', R. germ. kr'ndl: 'tourner,
tordre'), v. norr. ftnara {*snaryôn) ags. snenre 'n(cud coulant,
piège' v.h.a. s)mr[a)ha 'lacet', i.-c. *xuerq-, élargiss. de ^aner-
'tourner, tordre' (ail. .sc^wvo' 'cordon" etc.); une variante *js-Ȏ'r(jf-
dans ags. -^psneorciin 'se rider' v.norr. snerkia 'rider' etc. Lidén
Arni. St. (ifjsq. (bibl.).
vâpRiccroç m. f. 'narcisse'; -îcTcnvoç adj. La finale -aaoç fait
songer à une origine méditerr., cf. KUTrâpicrcroç p. 535; il y
aurait eu influence do vdpKii sur le radical, d'autant que la
plante est sédative.
42
— <;58 —
tragg.vâpoç 'qui coule' <*vc/.Fepoç; att.vciTOp voc. (Sopli. fr. 256,
1 D.) < *vâFeTop, cf. vaéToip* peuuv, TToXùppooç Hésych.; vâua
(*vâFe)Liaj ii. vaa)u6ç (*vaFecr|Lioç) m. 'couraut d'eau, source,
ruisseau'; Nripeùç Nr]pr|îbeç < *vaFepo- : vâuu. Brugmaiin Ber.
d. siichs. G. d. W. 1899, p. 213 -bibl.j
vàacTuu (att. vàxTU), aor. èvaEa, pf. pass. vévaa^ai et vévafiaai
'presser, fouler cp 122; bourrer, emplir'; vaarôç 'foulé, compact;
m. pâtisserie lourde'; hellénist. vd^iua ii. '*masse compacte
> mur de pierre'; vaKTOç 'foulé' (Plut.). Etym. inconnue; voy.
Sommer Gr. Lautst. 57 (:6pîvaE < *Tpi avaK-) et Kretschmer
BPhW. 1906, col. 55.
vauâYOç, ion. vaurjYoç m. 'naufragé' < vaûç -|- *Fd-fVU|Lii 'briser'.
att. vauKpâpoç m. 'président de section de chaque tribu', qui
devait armer un vaisseau, dissim. en vauKXâpoç vaÛKXripoç
m. 'armateur; propriétaire qui loue sa maison' < vaûç +
*-Kpa(Tpo-ç '*chef du navire', cf.KpàaTrebovKpacTTripiapl. ('p.5<i9 1,
*Kpaa- 'partie supérieure, extrémité' ; cf. béot. AâKpâpibâç, qui
suppose un *AâKpâpoç 'chef du peuple' (cf. Aéapxoç, Aàfoç
<*Xâ-aY0ç, AéavaE). Danielsson Gr. u. et. St. 42 sq. Solmsen
Rh. M. 53, 151 sqq.; voy. s. v. KÉpaç p. 438 sq.
vaûç, dat pi. vaucri (< *vâuç *vâuaij m. 'navire' = skr. nâûh',
ion. vriOç, dat. pi. vrjuai, doit son -r|- aux autres cas (ion. veûç
Hérodien est déduit de pi. véeç veûjv etc.); gén. vr|[F]-ôç > att.
veuuç j. ion. veôç; ace. vfi[F]-a j. ion. vea (att. vaûv d'après vaOç);
pi. nom. vfi[Fj-eç j. ion. véeç; gén. vr|[Fl-iî)v dor. vâuJv j. ion.
veujv = skr. vfivâiir, dor. (gramm.) sg. nom. vctç, ace. vàv, pi.
ace. vdaç (Théocr. VII 152); voy. Kiihner-Blass F 462.
G. Meyer 3 418. Brugmann Grdr. II -, 1 , 137 sq Cf. zd v. pers.
nar- (en dérivation), arm. nar 'vaisseau' (emprunt pers.'?
Hiibschmann Arm. Gr. I 17. 201), lat. nàris (ancien th. cons.,
cf. ace. ndrem = skr. nàvam liom. vfi[F]a), v. irl. non, gén. nôe,
dat. pi. nolh 'vaisseau' gall. noe 'récipient peu profond, pétrin',
V. norr. nâr 'vaisseau' nau-st 'hangar pour les bateaux' nôu-tùn
'*ship tovvn' (où nôa = gr. vnûv) ags. uôicend 'nauclerus'.
Curtius' 313. Fick V 94. 499. II ^ 189. III* 288 sq. Etc. —
Partant du sens de '*tronc d'arbre creusé', Meringer IF. XVII
149 sqq. cherche à rattacher cette souche à got. h-nauan
— 659 —
V. norr. h nûa 'user par le frottement' v. h. a. nûan m/sens mioil
"runcina'; conjectural. — Le rapport ordin. admis avec vcituj
VTÎxuJ etc. est désuet. — De là vaOXoç m., -ov n. 'naulage',
vaucr9\oûv 'transporter sur un navire' -oûaSai 'naviguer',
vaÙTiiç dor. -âç m. 'marin, matelot', vauriâ, ion. -ir| et vaucjîri
f. 'mal de mer, nausée', vuutîXoç m. 'marin', vauTiXia, ion. in
f. 'navigation', vauriXXoiaai 'naviguer', vrjïoç 'naval' etc.
vduj (*vaFiujj, éol. vaûer péei, pXû^ei Hésycli., ipf. vaîov i 222
vâev Call. li. Dian. 224, att. vûJVTaç' péoviaç Pliot. 'couler',
cf. véuj (fut. veûcfoinai) 'nager', v6a' TiriTn. AàKuuveç Hésycb.,
è'-vvu0ev éKÉxuvTO H., i.-e. '^sna-n- et *.s//-é;M- : skr. snduti 'dé-
goutter' ptc. snnfd-/), got. sninaii ags. snéowan 'se bâter' (cf.
pour le sens ail. rennen 'courir" : rinneti 'couler'), cf. *sneu-d-,
-dh-, -t- dans m.irl. (Frôhde BB. 21, 194) snuadh 'fleuve' simad
'caesaries' ('*qui coule en bas'), v. norr. sni/dia 'renifler, flairer
(cbieu)' sni/fci v. b. a. snuzen 'moucber' ags. je snoft 'morve',
zd snaoôa- m. 'nuages', m. b. a. snudel sjiuder 'obstruction na-
sale, catarrbe' v.h.a. snûden 'ronfler', lat. (voy. Walde* s. v. et
l'art. vuaTàZ^ai) 7iMft^.«? 'nuage', gall. y/e^r/c? 'brouillard': *s)i(hu-
et *sn-tm- sont des élargiss. de *sna- 'couler, cliose li(|uide'
dans lat. nô nùr<^ 'nager' etc., voy. s. v. vrixuj; voy. aussi l'art.
vÔTOç. Curtius^ .'UO. Persson Wzerw. 142. Fick I* lôU. 574.
IH 316 (autre avis IIP r)25i. lirngmann IF. XX 221 s(i(|.
(bibl.). Walde^ s. v. m (bibl.).
-ve dans tbess. TO-ve 'robe' est parent de gr. v\\ vai lat. nae né
nam slav. na 'tiens, voilà (ta part)', cf. aussi arc. tlu-vi 'loûbe,
Toubi' arc.-cypr. ô-vu 'ôbe, outoç', tli. dém. *//o-. Persson IF.
II 216sqq. Brugmann Gidr. IM. 2, :\?>h. 344.
veaXriç 'qui est dans la force de la croissance, nouveau, jeune,
frais' < véoç + R. al, cf. dv-aX-TOç àX-baivuj àX-brjaKLU àX-eouai.
veâv 'donner le premier labour à une terre en jacbère' <Hs(l.i =
lat. narâre : veoç.
verxviaç, -ou, ion. veiiviqç, -euu adj. m. 'jeune; r(»buste: bardi',
subst. m. 'jeune liomme', formé sur *veFavoç [d'oii aussi *veFa-
viaKoçi, issu d'un '''veFct f. 'jeunesse', cf. aKurivoç 'complètement
déveloi)pé' : ùkiluî 'pointe, plus baut degré", vedv, gén. vectvoç m.
(gramm.) est une création tardive d'après Euvdveç ' : Evvoç).
— 660 —
}jief\OTàv€ç, (: }JLé-^xaTOç,) et uoii le type sur quoi l'on aurait créé
veàviaç. Brugmann Gr.Gr.3 365. 368. Grdr. Il-, 1, 280. 503.
Féru, veâviç, -iboç, bom. vefiviç 'jeune; jeune fille'.
vePpôç m. f. 'faon ; jeune biche'; adj. ve^pn, ve^piç -iboç (bopd);
véppaKeç" oi âppeveç veoTTOi tûjv àXeKTpuôvuuv Hésycb. Étym.
obscure. — Hypothèses chez Bezzenberger BB. 2,190, Frôhde
BB. 7, 327, Baunack Stud. I, 2, 276 (ve- négatif + popd, i.-e.
'^■gUer-), Petersson IF. XXIV 259 sq., Môller Idg.-sem.Wb.l69.
hom. etc. veÎKOç n. 'discorde, querelle, dispute, combat'; boni,
poét. veiKCîv (et veiKeîeiv p. ex. B 277), fut. -écruj, aor. ép. (è)-
veiKe(y((î)a intr. 'se quereller', trans. 'quereller, invectiver' : lit.
nîli'ti lett. apnïkt 'être de mauvaise humeur' nizinât 'mépriser,
honnir' (Bezzeuberger-Fick BB. 6, 238. Fick I ^ 500. BB. 18,
138), ags. nœ^^an (got. *naigjan) 'attaquer, assaillir; s'adresser
à qn.' (Holthausen IF. XX 320), i.-e. *neiq-. — Pour hom.
èvi(î(Tuj èviTTTuu, étrangers au groupe, voy. s. v. èvîTrri p. 254 sq.
hom. etc. veiôç (Yn) f. '^dépression > terre en jachère, champs,
campagne'; hom. veiaxoç, att. véaTOç 'le plus au fond' ^veàin,
scil. xop^'îj > vi'iTiT 'la dernière corde [la plus haute] de la
lyre'); hom.veiôeev 'du fond de'; hom. etc. veiôGi 'au fond (de)';
hom. YCtcfTfip veiaipr) E 539. 616 'le bas-ventre', cf. veiKfjaai
(c.-à-d. veiFfiaai)* àpôaai Hésycb. (Scbulze Qu. ep. 461), vriicrra*
è'cTxciTa. KaTuÔTaia H., tbéb. Ni'iïTTai TTÛXai (Scbulze op. cit. 468).
veioç < *nei-uo- : v. slav. njiva 'champ, guéret' (propr. 'fond,
sol' ; une conjecture incertaine sur njiva chez Brugmann Grdr.
II-, 1, 206 n.), prob. aussi lett. nîwdt 'mépriser, dédaigner,
opprimer, honnir', cf. skr. ni zd ni- v. pers. mij- 'vers le bas',
v. h. a. ni- dur ags. nider v. norr. nidr 'en bas' v. h. a. nidana
ags. neodan 'en bas, dans le bas' ngs.neoicol néol nihol 'pronus'
etc., V. slav. nia '^^xoww^' poniknati nicati 'pronum esse' nizû
'en bas, en descendant', lat. nldus 'nid' (< *ni-zd-o-s = skr.
nldâ-h, cf. v.b.a. nest n., v.irl. w^^^'nid'), \.-Q.*nèi- *nî- {*enëi-
selon Brugmann, qui y rattache le groupe è'vepoi 'inferi' €vep9ev
'de dessous'). Cf. Fick BB. 1, 336. Scbulze KZ. 27, 603 sq.
Osthoff MU. IV 222 sq. Brugmann IF. XI 274 sq.
hom. poét. véKxap, -apoç n. 'nectar', boisson des dieux < *nek-
'mort, f.' (cf. lat. nec-ent et voy. s. v. véKuç) +-Tap 'qui triomphe
— 661 —
de', cf. skr. tai'd-h zd -tara- 'qui triomphe de' c skr. târati 'tra-
verser, franchir, surmonter, vaincre', lat. tr-ans) = 'd^ppoairi'.
Prellwitz- 308. — vuuYaXa pi. n. 'friandises' (Bugge Curtius'
Stud.4, ?}?>!. Fick BB. 1, ^2) est à écarter. — Ktym. sém. non
convaincante cliez Lewy Freradw. 80 (bibl.).
hom. etc. VÊKuç, Ooç 'trépassé; subst. cadavre'; v€Kp6ç m sens;
véKuia f. 'sacrifice jmur l'évocation des morts'; hom. etc. vendç,
-àboç f. 'monceau de cadavres'; véKeç* veKpoi Hésych. ; vuÙKapn.
'engourdissement léthargi(|ue' (Nic.j; véKTap n. (voy. le préc.) :
skr. niiçyati ndçati 'périr, disparaître' pic. nastd-h zd na.^ta-
(= lat. P-7i('ctus 'épxùfié') skr. naçàj/afi 'fsiivc j)érir'(= lat. noceO
'nuire'j zd na.sije'ti 'disparaître' //^^^7(-''cadavre, charogne' nasisfa-
'le plus pernicieux', lat. ik^co -are 'tuer' nex, gén.necis 'mort vio-
lente, meurtre' neqndlia'detrimenta^ perniciês'\)CYte, ruine' etc.,
V. irl. êc corn, ancow bret. aiikou gall. amjcu 'mort, f.' (< celt.
*rtwc-, i.-e. Hku: Stokes BB. 16, 51. Strachan BB. 20, 30.
Pedersen K. Spr. I 46), v. norr. (Noreen Abriss 178) Nagl-far
'vaisseau des morts'. Curtius'^ 162. Fick I' 96. 272. 501. Etc.
La R. est prob. *aiieJc- 'tourmenter, tuer', cf. aussi v. h. a. a/tfa
ags. ôhf {*ai?xto) 'poursuite hostile' selon Hirt Abl. § 629, et
gr. àv-dTKn f. (^avec red.) v. irl. eceu 'nécessité, contrainte' (voy.
s. V. p. 59) selon Walde^ 512. (Sur lat. necess(% (pli est à dé-
tacher du groupe, voy. Brugmann Grdr. II-, 1, 37. Walde- s.v.)
vé)Lieaiç, -eujç f. '*imputatio-^ indignation' que cause l'injustice,
'jalousie; vengeance divine' punissant l'excès du bonheur ou
l'orgueil; hom. ve|uecriZ;o|uai 's'indigner; redouter: avoir honte
de'; hom. etc. ve)nea((y)âv, -dcrôai 's'indigner'; veiaeTuup, -opoç m.
Vengeur' (Esch.) : ve'iauu (Curtius'' 313 sq.), cf. alb. (G. Meyer
Alb. Spr. 297) nainF nenn 'malédiction' innnsô/t 'je maudis'
nenifs 'celui qui maudit, qui blasphème I)ieu'(;/r^m^- = gr.v6|no-),
V. irl. nûniae (pi. namait) 'ennemi'.
ve'iaoç, -ouç n. 'i)acage'(Hom.Soph.), cf.véïaoç- aûvbevbpoç tôttoç,
Ktti yo\x\\\i t'xujv. Ktti TÔ YuvaiKCÎov aiboîov, 'o) Kai vdrroç. kqi
TÔ ToO ôqpeaXMoO koîXov Hésych. = lat. uennis, -oris n. 'bois
sacré, foret avec pacages, groupe d'arbres, bocage', puis, selon
Johansson IF. II 54sqq. (bibl.), skr. ndmah n. 'inclination,
révérence, vénération, hommage' zd lumah- m/sens (: skr. tid-
— 662 —
niati '(se; courber, fse) pencher', caus. nàindyafi zd uàmaHi
namayeHi m/sens;, v. irl. nem gall. ^le/" 'ciel' gaul. v€)ariTOV
Nemeto-dûrutn v. irl. nemed 'sacellum', prim. 'bois sacré', zd
n^mata- nimata- 'ramilles' (cf. Bartholomae Airan.Wb. 1068
s. V.), V. franc. «M«/f/ 'pâture', gaul. nanto abl. 'valle' tri-nanto
'trois vallées' Nantuates gall. bret. nant 'vallis' (th. cclt. nantu-
< *nm-tu- : skr. nafd-h 'courbé'), i.-e. ^néinos; ayant signifié
'courbure, voûte', d'où 'voûte du ciel' et, d'autre part, 'dépres-
sion, vallée, pacage', cf. gr. GôXoç 'coupole' — v. norr. daJr 'arc'
et 'vallée'; i.-e. *new- 'ployer'. Mais peut-être faut-il rattacher
véjuoç 'pacage', en tant que 'lieu de pâture donné en partage'
(cf. aussi vo)a6ç m. 'pacage, résidence') à *nem- 'prendre, donner
en partage' (Curtius^ 313 sq. Fick l^^ 502. Meringer IF. XVIII
238 sqq.; cf.Walde^ s. v.); je vois mal l'identité de *nem- 'ployer'
et de *nent- 'prendre, donner eu partage'.
vé|Liu), fut. ve|uûj, aor. êvei|ua, pf. vevéjuriKa 'distribuer, partager;
spéc. attribuer à un troupeau la partie de pâturage où on le
mène paître, d'où : faire paître; (la mise en pâture valant pos-
session) avoir en son pouvoir, d'où : occuper, administrer, etc.;
moy. partager entre soi; posséder comme sa part; occuper, ha-
biter; spéc. paître' : got. mman v. h. a. neriian ags. nîinan
V. norr. nenia 'prendre' (cf. pour le sens got. gihan 'donner' :
irl. gahim 'je prends'), lett. né'mf 'prendre' lit. nûmas nûmà
'intérêt d'un prêt' (degré long fléchi ô comme dans gr. vuu)aâv
'partager' d'un subst. f. *n6ma. Wiedemann Lit. Prsit. 51),
7A ndmah- n. 'prêt'. Remontent, selon Osthoff Perf. 142 sqq.
IF. V 321 sqq. (bibl.) à un aor. -prés. i.-e. *mmô < *nm6 : lat.
eniô 'acheter' ad-i ma 'enlever', v. slav. imqjqfi lit. imù éiniaù
imti V. pruss. inima imt 'prendre', v. irl. air-f'o-emim 'sumo';
voy. aussi J. Schmidt Kritik 154 sq. Meringer IF. XVIII 238 sqq.
Walde- 253. Berneker EW. 426 sqq. (bibl.) Franck-van Wijk
455. Etc.*) De là vojLiâç, -àboç 'qui pâture; qui erre à la façon
des troupeaux ou des pâtres, nomade', vojueûç, -éuuç m. 'distri-
buteur, répartiteur (Plat.): hom. etc. pâtre; — pi. varangues
1) [II est probable néanmoins que la R. de lat. emo est *em-,
cf. V. slav. jemljq 'je prends'.]
— 663 —
fllrdt./, vo|uri f. 'partage; pacage, fourrage; action de paître',
vouôç m. '*part, *portion, province, district; pacage, herbe,
fourrage, nourriture', v6)lioç m. '^ce qui est attribué en partage,
*ee qu'on possède ou ce dont on fait usage, d'où : usage, cou-
tume, loi', vo|niK6ç''légar, v6)ui,uoç 'usuel, li'gal, régulier, normal',
vo|uiz;uj "avoir en usage ; tenir pour, croire, penser, juger', v6-
luiaua, -aïoç n/coutume, règle; monnaie ayant cours'; voy. s.v.
vé|uoç et Walde- s. v. iiumf^rus 'nombre' (cf. àvavé)ae(J9ai 'dé-
nombrer, compter' Hrdt., m. irl. nos 'usage' < *nomso ? Fick
II' 195, mais voy. Henry Hret. s. v. neùz 'fayon, forme').
veviiiXoç 'insensé' (Call.); vevôç'naïf, simple, sot' Hésycli. Ktym.
inconnue.
ve vvoç m. 'frère delà mère ou du père, oncle' Eust. Poil. Hésycb.:
vavva f. 'tante' Ilésycli., vâvvr) • jurirpôç àbeXqpi'i H., vivvu m 'sens
(cf. van Hcrwerden Lex.suppl.-' s.v.) : skr. nand (cL inbiandar-
f. 'sœur du mari', modifié d'un ^ndnûnà) pers. mod. nana 'mère',
alb. (G. Meyer Alb. vSpr. 297) /?rt/?f 'mère, nourrice', lat. tardif
nonnus 'moine' noiina 'nonne' l'y voy. les réserves de Walde -
s. v.), gall. nain {*nam\ 'grand'mère', serb. nana nena 'mère'
iioxh. nan 'père' etc., mots enfantins. Fick i' 94. 499. II' 189.
lîrugmann Grdr. II-', 1. 127. 385. 602. Etc.
ép. veoYiXXôç 'qui tette depuis peu, veo-fXa-fnç', cf. fiXXoç m.
riXXiç f. fiXXiujv ni., noms propres; *fiXX6ç 'pûpus' < *t>^^ô-ç :
Wi. zindu 'je tette'. Beclitcl BB. 27, 191 sq. — Autre avis chez
Prellwitz' 210. -809 sq. (:v. b.a. chinio 'germe', lit. é/'/dnii
éi/dè'ti 'fleurir'; sens premier 'nouvellement poussé').
veof v6ç 'nouveau-né' : got. niuklahs m/sens < *niu-l)iaha-2
(dissim.;? — n>7i — /), tiré au moyen du »nï\'.-ko- de^niu /^•n(f- =
veo-fvô-ç, cf. v. b. a. knehf ags. cnihf garron, serviteur, béros'
et got. aljalmis 'd'origine étrangère', i.-e. *gen- 'gignerc'; cf.
von Grienberger Unters. 249. Brugmann IF. XII ls4 n. 1.
KVG. 4?§ 218 f. 884. Grdr. II-', 1, 4U2. 494.
bom. etc. véoinai f*»^.s-), ion. V€Û|Liai 'aller, venir, revenir, re-
tourner'; vôcTtoç m. 'retour'; boni. poét. vi(TO|Liai ' voy. s. v.) :
skr. ndsatê 'se réunir, s'associer, se donner pour com])agnon',
irl. fuinint {^uo-nt^i^ot 'je me couclic i soleil)', got. (/a-nisan
V. b. a. gi-nesan 'guérir' got. (ja-nints f. v. li. a. gi-niaf 'guérison'
— 664 —
{suit -fi-) got. ??rt.s;/«« 'sauver' ags. neri-^an v.h.a. nerian'^mux
qn.'; i.-e. *nes- 's'unir, revenir'; le sens des mots germ. 'être
sauvé' s'explique par le sous-entendu 'revenir (à la vie/. Cur-
tius^ 314 sq. Fick IP 194. Voy. s. v. àaiaevoç p. 88 sq.
véoç 'nouveau, neuf, jeune, juvénile; inattendu, extraordinaire" =
skr. ndva-h /A nava- lat. noros v. slav. nom v. lit. navas 'nou-
veau', i.-e. *néuo-s]k côté de quoi i.-e.*wew/o-5 dans gaul. Xovio-
dûnum etc. v. irl. nûe gall. nefci/dd got. niujis v, h. a. niuici
lit. naùjas skr. ndvya-h ion. veîoç (Ap. Rh.) 'nouveau' lat.
Novius\ cf. ensuite gr. ve[F]ap6ç 'jeune, nouveau', arni. nor,
gén. noroi/ 'nouveau' (bibl. chez Lidén Arui. St. lli?sq., qui
suppose un \.-e.*nouero- ou -rro-), lat. noverca 'marâtre' (V voy.
V/alde^s.v.); gr. vectv = lat. novare; gr. veôiriç = lat. noi:ii(is\
le degré réduit de *neuo- dans gr. vu vùv (voy. s. v.). Curtius^
315. Fick 1^98. 274. 503. IIM93. IIP 298. Etc. Delàveâviâç
ni. (voy. s. V.), véâE, -âKOç, ion. véiE m. 'jeune homme', ion. att.
veoicTTi 'récemment' (cf. ép. ion. laexaXuuaTi 'sur un grand espace'}.
hom. veoaaéç, att. veoTToç m. 'petit d un oiseau; nouveau-né,
rejeton' < '•'ve[F|o-Ki6-ç '*nouvel occupant du nid ou du gUe'
(cf. KoiTii KOÎTOç s. V. Keî)Liai et skr. inadhyama ci- 'gisant au
milieu'), cf. eixioaai (p. 267) hom. luéiaffaai ■nepxocôç etc. Brug-
maun IF. XVII 351 sqq. (bibl.). De là att. veoiTeia f. 'nid', att.
veÔTieucTiç, -euuç f. 'action de faire son nid', att. veoTTeùuu 'faire
éclore; nicher', ion. VÉoaairi att. veoiTid f. 'nid', att. veoTTÎç,
-iboç f. 'poulette'; — ion. voamx] (Hrnd. VII 72) Noacrîç (id) ve-
voaaeujaéva (Hrdt. I 159, 10) épigr. Nôcrcroç NocrcToO par hyphé-
rèse de l'e, tout d'abord quand le ton portait sur la seconde
des syll. subséquentes; cf. Hoffmann Gr. D. III 480 sq. (,bibl.).
posthom. veoxiuôç 'nouveau, neuf; étrange' < véoç -f- -XM o-Ç? cf.
Xa^aî xct)iir|\ôç xQdjw, sens premier : 'in (ea) terra novus, inaudi-
tus', et skr. su-lsmd-h 'consistant en bonne terre' (Waekernagel
KZ. 30, 1 sq. Brugmann Grdr. II-, 1, 108); veox)ioûv 'innover'.
hom. vÉTTobeç b 404 (cpiÙKai v. KaXfiç 'AXocrùbvnç). Selon Brug-
mann IF. XX 218 sqq. (bibl. et critique des avis divergents)
vcTTobeç < *veTre-TTob€ç par haplologio syllabique; le sens de
'vïiEifTobeç' est correct; cf. skr. snâjjâi/ati 'faire agir un cours
d'eau sur (|c., arroser, baigner, laver', i^nâpana-h 'eau servant
— 665 —
au bain', peut-être lat. Nt^pfûnu.s, ''snej}- étant un élargiss. de
'■^snn- dans lat. nclre ""nager', voy. s. v. vrixuu. — Autre avis chez
Fick KZ. 44, 146.
hom. trag-g. vépBe(v) 'de dessous'; voy. s. v. e'vepoi p. 2.52sq.;
cf. aussi veîpai" KaTuûxaTai. oi bè KoiXiaç tù KaiuOiaTa Hésych.,
veipfi KOiXri' KOiXia iaxâix] H., veipôv è'axaTOV H., veipôç 'le
dernier, c.-kd. le plus bas ou le plus au fond' ^Lycoplir. 896)
< *vepi6ç; sur (èjvepxepoç voy. Ustboff MU. VI 173s(i(i.; ^^'^y-
s. v. veiôç.
véTuuTTOv et veTuuTTiov Mniile d'amandes amères' (Hpc.i. Ktyin.
séni., cf. hébr. nâtap 'goutte; — résine odorante, qui coule
goutte à goutte'; bibl. chez Lewy Fremdw. o9sq.
boni. etc. veûpov {*suëuro-ii/) 'nerf, fibre; corde; fig. vigueur';
boni. etc. veupd, ion. veupr) f. 'corde d'arc' : skr. snûva n. i^sne-
-W'n) 'lien, tendon, cdrdon' a-siulv'i-rd-li 'sans tendons, sans
liens' zd snàcdi-' 'tendon, cordon' xnauija- 'fait d'un tendon',
arni. (Hiibscbniann Arni. (ir. 1 47Sj neard ^gén. pi. nerd'tç)
'fibre, tendon, ligament musculaire', v. h. a. senfnra 'tendon'
w.uorr. S7iûa 'tordre, tortiller' snugga 'guetter en loucbant',
V. slav. snuja snovati 'ourdir', avec une forme itérative osni/-
V((ti, qui décèle un *sn)/ti, i.-e. *senêi(- '^scnôu- [ Hiri Al)l. § 47''^ :
cf. ensuite lat. y/e/ro.s- 'tendon, muscle', i;ot. snorjo f. 'aapfâvn,
corbeille' v. b. a.. vwwor 'cordon, lien, cordage' (voy.Walde^ 51 7)
et vrais, lat. nnlx) 'j'épouse' (connh'mm < *co-,-innhion/ , v.slav.
slov. ïwod.snubifi 'demander une fille en mariage' tchèq. snoubiti
'rechercher en mariage; fiancer' (voy. s. v. vvj|uqpri); voy. aussi
s. vv. véuu II. vuoç. Curtius'' 316. Fick I II» 523. Hrugmann
Grdr. I- 210. 798. Il-, 1 , 157. 160. .320. 348. 579. IF. XXI 32«i.
V6ÛUJ 'faire un signe de la tête; faire un signe d'assentiment;
incliner la tête' (le prés, veûuj d'après les autres temps, veûac-
luai etc., ou < *veu0iiu. Hrugniann (îr. Gr.^ 50); veO|aa n. 'mou-
vement de tête'; veuaTâZ^uj 'incliner la tête', l.-e.'^nru-is-., cf.
*neu- 'faire un bref mouvement avec (|C., donner un coup bref
dans skr. ndvafë nanti 'se bouger, se tourner' nucayatt^ 'tourner
qc.', lat. UHo (en compos.) 'incliner la tête, faire signe à qn.,
se pencher' nuto 'faire signe par un mouvement de tête, se lia-
lancer, chanceler' nuiioi ûs 'signe de tête, désir, volonté, ordre'
— 666 —
nûmen ( = veO^ia; 'signe de tête, volonté, puissance divine', v. iil.
nô gall. nen 'ou' (2. sg. impér. figée comme lat. rel : velle\ in-
dique le sens de : 'faire un signe de tête impératif. Fick II* 193),
russ. (Uhlenbeck KZ. 39, 261) ponyryj 'penché (tête), baissé
(yeux)', d'un slav. comm. *;??n'?f (suff, -ro-)\ cf. avec élargiss.
l)ar -c?-, skr. nudâti 'repousser', peut-être lit. pa-nmtu {-nûdau,
-nûsti) 'j'ai une forte envie de qc' (cf. veûeiv eïç ti, TTpôç ti
'pencher vers qc, être adonné à') et, avec élargiss. par -1-- (ou
■îih-?) gr. vûcrauj att. vûttuj (fut. vûEuu) 'heurter' (p. ex. 'heurter
un dormeur, pour l'éveiller' E 485), cf. vuKxdaaç* vvlaç Hésych.,
v. slav. (Berneker IF. X 153 sq.) miliati njulati 'exhortari'.
Brugmann IF. XIII 153 sqq. (bibl.). — De ce groupe Brugmann
1. cit. a rapproché got. hi-nmhsjan 'KaiacrKOTTricrai, épief niuJt-
seins 'è7Ti(7K0TTri, Visitation' v. norr. ni/s!<i 'flairer, épier' ags.
iiéoH'i)an 'rechercher' v. sax. niusiai} niusô» 'essayer' v. h. a,
niusen 'chercher', qui sont plus proh. parents (cf. Uhlenbeck
PBrB. 30, 267) de russ. njûchati 'sentir qc, flairer' pol. niu-
chac serb. 7ijusiti 'flairer', i.-e. "^veuks-, — Pour gr. vucttcx^iju
voy. s. V.
vécpoç, -ouç n. 'nuage, nuée' = skr. nàhhah 'brouillard, vapeur,
nuage, air, ciel, éther' v. slav. neho 'ciel', cf. lit. dehes-ts 'nuage'
(d- obscur); vecpeXi] f. 'nuée' : lat. nehula (< *nehhla ou *»e-
?>^eZ«)'nuée', v. irl. nêl (gén. }duil\ i.-e*nehhîo-) gall. niicl corn.
uitil 'nuage, brouillard' (i.-e. *nëhholo-? Cf. Pedersen K. Spr.
I 117; Loth Rev. celt. 20, 346 sq. croit à des emprunts lat.),
V. norr. niôl 'nuit' nifl- 'brouillard' (p. ex. dans nifl-heimr) ags.
î^^/bZ'sombre' v.h.a. nehul 'brouillard'; (Zeùç) Euvvéqpei 'Z. couvre
de nuages' (Ar. Ois. 1502), intr. 'le temps se couvre', pf. Euv-
vévocpe (Ar. fr. 142). Curtius-' 294. Fick ¥ 97. 273. 502. II'
191. IIP 293. Etc. I.-e. ""néhh- est un degré de la base ^lonehh
(Hirt Abl. §638. Brugmann KVG. §213), cf. *w?>/?- dans gr.
àqppéç = skr. ahhrd-h lat. unher, *énthh- ^ônihli- dans skr.
àmhhah n. 'eau' gr. ôjuPpoç 'pluie' (voy. s. v.).
vecppoç m. 'rein' (Ar. Lys. 962), ord. pi. < i.-e. *negVhro-s : pré-
nest. nefrùnês lanuv. nehrundhiês'rems, testicules', v. h. a. inoro
V. norr. m/ra v.suéd. uifire (germ. *ii('{;^]uren-) 'rein', peut-être
(voy. Pedersen K. Spr. I 109) v. irl. dru (pl.r^n/i;?) gall. mod.
— 6«)T —
(ircn 'reiif; i.e. -(juh- alterne avec -(jU- dans gr. âbiîv 'glande'
(voy. s. V ) lat. ingueii 'aine' v. norr. oJckuenn 'gonflé'. Curtius^
31fi. Ostlioff IF. IV271 sq. (l)il)l.). Hriigniann Grdr. 1-588.
613. 634. II-, 1, 29^. :WA. ()07. Walde IF. XIX 102. Etc.
I. honi. etc. véou, fut. veûcroinai, ipf. è'-vveov O 11 'nager'. Voy.
s. V. vduj.
II. ion. *véuj féTTi-, -rrepi-), fut. vriauu .'>uid.. aor. ev^aa, aor. pass.
ivr]( <J )Qr]v : ép. ion. viieoi (refait sur aor. evrjO'a, cf. Brugniann
Gr. Gr. ^ 312), aor. vi'iriaa, aor. nioy. vâridaro Bacchyl. III 33;
lioni. vii-veuj (ipf. -e-viVveov; K. avec red., cf. P>rugniann Gr.
Gr.-' 2()0. 300), cf. (att.t vûjvtoç • crujpeùovTOç Pliot. < *veujvToç
*viiovTOç, gr. comm. *vâF-iuj 'entasser, amonceler, charger".
Etym. obscure. — Le rapport avec vaOç 'vaisseau' (Prellwit/-
312) prête au doute: celui avec *véuj vriGuu 'filer' (Itii)I. cliez
Gurtius'' 316j heurte la phoncti(iue et la sénianticiue.
veuuXKÔç '(pli tire les vaisseaux à sec' (Arstt.j < *vâF-oXKOç,
vaOç + ëXKuu; veoiXKeîv etc.
att. veujpiov, ord. pi. 'chantier pdur les C(»ustructious navales,
arsenal naval', dont les sections sont appelées vetOcT-oiKoi, < veiu-
pôç (< *vri[Fjopoç *vâF-Fopoç) m. 'inspecteur d'un arsenal de
port' Hésych., cf. Scinvci/.cr IF. X 212. W. Petersen Greek dim.
in -lov 41.
att. veôjç, gcn. veuj m. 'temple'. Voy. s. v. vaoç.
att. eiç (ou èç) veuura, delph. [èv v]euj[T a GDI. 25G1 A 12-13
'pour l'année prochaine' < *veo-FaTa, où *FaT-, à côté de Fêt-
(Feioç 'année', cf. p. 293) semble représenter un i.-e. '-'ij'^- dft
à une contan)ination avec la série e (cf. Fadru : *urs- en face
de skr. vdsfu), cf. locr. èTTiFaxeç 'pour l'année'. Muck Glotta
I 128 sq.
préf. vp-, dor. va- est abstrait de composés très anciens comme
viîkoucttoç 'inouï' lioiii. vqKOuaTeuj 'désobéir" ( : dtKoûuj . viÎKeaioç
(Ilsd.) 'incurai)le' ( : ÙKeîcTBaii, lioni. vqYptToç 'qu'on ne peut
réveiller' (: é^eipiu), qui contiennent né- et une contraction vo-
calique héritée de l'indo-eur. en compos.(vr|KOucrToç : àv-riKouaToç
= lat. ne-scius : in-sriiis, iiv-fundus : in-f'andus^ ; cf. ensuite
hom. poét. viTiaepTqç 'infaillible; véridiciuc, vrai' (: àuapTâva»',
boni. poét. vj'iveuoç 'sans vents, calme' ! : dve,uoç), boni. ])oét.
- ms —
vriaiiç, -loç ou -iboç ^qui jeûne' ( : è'biu), hom. poct. vnXeriç 'im-
pitoyable; qui n'inspire pas de pitié' (lè'Xeoç), sur lesquels on
fit hom. vii-Kepbrîç 'sans profit, inutile', hom. vr|-Troivoç dor. vd-
TTOivoç 'impuni; non vengé; privé de', ép. vfjïç, -ïboç 'ignorant
de' (:='=Fib-, oîba), vri-Kepoç 'sans cornes' fHsd.), vri-Kr|biîç 'libre
de souci' (Plat.), etc. Brugmann Ber. d. siichs. G. d. W. 1901,
p. 102 sq. I.-e. *në 'ne pas' > lat. 7ie-fas ne-sdo n{imquam)
n{uUus) etc. osq. ne 'non, ne' skr. nâ zd v. pers. na v. slav.
ne lit. ne 'ne pas' v. irl. ne-ch 'aliquis' gall. corn. bret. nep
'quisquam' got. ni v. norr. ags. ne v, h. a. ni ne 'ne pas': voy.
s. V. à- négatif. Curtius-^ 317. Etc.
vr\ particule affirmative. Voy. s. v. vai.
hom. viiïaTeoç B 43. E 185 épith. de xitujv et de Kpribeuvov,
'beau"? < *vfiT«T- n. : pet. rnss. snaga tchèq. snahn 'propreté'
slov. mod. snazen 'joli, propre'. Brugmann Grdr. I- 572.
hom. viîbu|uoç. Selon Brugmann IF. XI 277 sqq. (bibl.) épith.
du sommeil 'où l'on plonge, qui envelop])e' < *nê adv. 'des-
sous, en bas' et R. bu dans bnoiaai è'bûaa êbùv è'vbÛTOç etc. 'cf.
l'art, bùuu II. p. 206), cf. 'EvbOiuiuuv, -iuuvoç ancien nom du
sommeil et l'art, suiv.; le tardif tîbu|uoç serait né d'un contact
avec fibùç quand vribujuoç cessa d'être intelligible. — Bechtel
BB. 30, 265 sqq. défend avec raison îîbu|uoç i Fdbu)Lioç) 'doux,
réconfortant' chez Hom., proposé par Buttmann, en invoquant
Abu|uoç Abu)aou nom d'un Phthiote GDI. 1470, vr|bu)aoç étant né
de fausses coupes; la tautologie v 79 sq. a son parallèle dans
0 238.
hom. vribùç, -ôv, posthom. aussi vribûç, -ôv f. 'ventre; matrice et
autres cavités dans les parties charnues du corps'; ép. viibuia
pi. u. 'entrailles'. Selon Brugmann IF. XI 271 sqq. (bibl.) viibOç
'*cavité' < *v?é adv. 'dessous' (voy. s. v. veiôç) + bû- nom-
racine : b(j0|uai bùaiç (cf. l'art, bôuu II. p. 206), lat. (dial., avec
■o- au lieu de lat. -ii-. Ernout El. dial. 89 sq.) abdomen 'ventre
(prim. du porc)' (< ^^ahdouemen)-^ incertain. — Selon Win-
disch IF. III 84, Hirt Indogerm. II 668 cf. got. nati 'réseau,
filet' V. norr. nôt 'grand filet', m. irl. naidm et fonaidm 'obli-
gatio', lat. nassa 'nasse', i.-e. "^nàd- 'nouer', vrjboç étant la
'membrane réticulée enveloppant les entrailles'; très douteux.
— 6fi9 —
cj). ion. vr|éuj 'entasser'. Voy. s. v. II. ion. *véuj.
vriGuj 'filer'. \'oy. s. v. vf\v.
hom. vri^enç dnns vnXeèç r|uap A 484 remonte à un *vaXeFiîç
"inévitable' f : à\é[F]o|Liai 'éviter'; et doit être distingué de vnXei'iç
(vr|Xeèç fiTop I 497, vnXeéç voc. ni. TT 33. 204j 'impitoyable'
(: èXe[F]oç 'pitié';, selon Schulze KZ. XXIX 262. Qu. ep. 289.
v)iXÎTT0uç, -oboç 'qui va nu-pieds' (Sopli.) < *vnXiTTO-TTob-, voy.
VllXlTTOÇ s. V. i]\n\) p. .')2I.
inf. vfiv (*(Jviiieiv), ptc. vuùvTa Ilésycb., ipf. é'-vvr| EM. (cf. boin.
ëii-wriTOç 'bien filé'j, jiass. vuO)Lievoç Phot., plus tard vriOoi K-f.
Kvuj KvriGuj), fut. viîaai 'filer' = lat. neô nere 'filer', v. h.a. naan
najan luiwan 'coudre', cf. got. nèpla v. norr. ndl ags. nœdl
'aiguille', v.irl. swdf/te'fil' gall. //-.s- ?«ar/e» 'taeniola, fascia' noden
corn, snod 'vitta' v. irl. aniithat gall. nodu-ijdd 'aiguille' m.irl.
snnn 'filage' sniim je tresse' gall. ni/ddu 'ncrc' ' Fick II' .'^)l.')s(j.
Henry Bret. s. vv. nadoz néza), lett. sndfe 'couverture de lin'
snâf 'tordre de façon lâche', skr. .smi/jati 'envelopper, vêtir"
f<nûiju-h snàyii 'lien, tendon', v. slav. nit't 'fil, corde' nista 'fiT
lit. wî/^is 'peigne de tisserand' serb. w?^/' 'pennes': \.-Q.*s{e)nê{i)-
(cf. Schulze KZ. XXVII 426), à côté de quoi *.s(e)wé(«)- <lans
gr. veûpov et son groupe, voy. s.vv. De là hom. etc. vfiua u.=
lat. ne/nen 'trame, tissu'; vfîcTiç, -euuç f. 'action de filer' = v.h.a.
nàt 'couture', i.-e. *snêti-s: vfiipov 'fuseau' Suid. Cf. Curtius""
316. PerssonWzer\v.63sq. Ulilenl)eck Aind.Spr. 34S. Walde*
514 sq. (bibl.i. — Lhypothèse d'un *snë{ii- 'filer', mêlant ses
formes à celles d'un *nèi- 'coudre', niais issu d'un *spnè- 'tres-
ser, filer', cf. got. spinnan 'filer', lit. />//?// v. slav. /><^// 'tresser'
(Hirt Abl. ij§ MO. 327 sq.i ne convainc pas.
hom. viivéo) 'entasser'. Voy. s. v. ion. *véuj I.
VTiTreXeîv 'être impuissant'. \'oy. s. \. hom. ôXiYnTreXéujv.
hom. etc. vi^ttioç 'déraisonnable' <^*vi'i-ttFioç, cf. hom.vîi-TTÛ-
-Tio-ç m'sens : skr. punàt'i 'purifier, éclaircir'. Osthoff MC
IV 67. 86 s(i. (bibl.i. Hrugmann Grdr. IP 1012. Gr.Gr.^ 293:
dim. hom. etc. vnîriaxoç. — Voy. s. v. ttivutôç.
vripiToç 'innombrable' (Hsd. . Voy. s. vv. àpiGfiôç p. 77 et vr\-.
vncroç, dor. vâaoç rhod. vâacToç (il)I. 4123, 4^ f. 'île' a été rat-
taché à vtvxuu 'nager' lat. lun-e en tant (pi'issu d'un *sna-t t's- ou
— (370 —
*snâ-dh(e)s-. Brugmann Ber. d. siiclis. G.d.W. 1899, p.212s(jf|.
(bibl.). Grdr. IF, 1, 541.
vrjacra, att. vfJTTa, béot. (Ar. Ach. 875 j vùaou L 'canard' 'Vâ-
< *;}-) : skr. âfi-h 'un oiseau aquati(]ue' {a- < *?}-; autre avis
chez Tanim Et. ord. 86. Charpentier KZ. 40, 43.3 : v.norr. œpr
suéd. mod. dda 'eider'), lat. anas -atis = v. h. a. atiut v. noir,
ond ags. œned, lit. dntis v. slav. qti/ serb. àtva 'canard'. Cur-
tius^ 317. Brugmann Grdr. V 419. IP, 1, 219. Etc.
vriqpuj (Théog-nis 478), dor. vdcpuu {^nâgUho) 'être sobre, s'abstenir
de vin'; vriqpâXioç 'sobre, sans vin' : v. h.a. nuohtiu-n 'à jeun'
(Frôhde BB. 3, 14), arni. nawfhi 'sobre' (Pedersen KZ. 39, 349),
peut-être irl. iiâr 'modeste' (< celt. "^'iicu/ro-. Straehan BB.
20, '22. Fick II* 189. Pedersen K. Spr. I 109) narr 'honte'.
vrix^Toç '([ui coule à flot, abontlant' (Ap Rli. Call. Xic, ubuup,
àlpiï], eùpuuç, ibpuOç) < vrj- (voy. s. v. veioç; + xé[F]uj 'verser'.
hom. etc. vï]xw, ord. moy. vrixoM«i "nager' < ^snâ-khô (Brug-
mann Grdr. W 1030) ou ^.snd-ghô (Persson Wzerw. 27) R. *•««
'couler, chose liquide' : lat. nâre gr. vâuu (voy. s. v.).
hom. etc. viluu i^nigUiô) 'laver'; vitttuu est récent et refait sur
fut. viijjuu (*y//gl'.so) aor. êvn|ja etc ; vÎTTTpov 'eau pour se laver';
hom. etc. x^p-viip, gén. -vipoç f. 'eau lustrale' (voy. s. v.); TTobd-
vmipov 'pédiluve' par haplologie < *TTob-a[TTo]viTTTpov (Brug-
mann Grdr. 11-, 1, 102 n. 2) : skr. nènêhti 'laver, purifier", aor.
a-nclikslt, \)a.ssif nijyatè ptc. nilid-Ji ( = gr.-vi7TT0- dans dviiTTOç
'non lavé' et peut-être v.irl. nevht'^uv":, autre avis chez Zupit/.a
BB. 25, 97 : necht : gr. veÎKXov), caus. nPjâijatl intens. zd nm^ni-
zaHi 'laver', irl. nigther 'lavatur' fo-nenaii/ 'il purifia", v. norr.
ti//kr ags. }iko)' v. h. a. nilthtis 'monstre fluvial (démon aqua-
tique)', i.-e.*neigu-. Curtius'' 317 sq. Fick I* 95sq. 271. 501.
IF 194. I1F297. Brugmann Gr.Gr.» 113. Etc.
vJKri, dor. vÎKâ f. 'victoire'; viKâv 'vaincre' : lit. ap-n}Jii/'iitti\({ner^
(cf. lat. i-«wc(> 'vaincre' : got. iceihan 'combattre'; skx.sdhah n.
'violence' : got. nigis 'victoire') lett. mkns 'violent, méchant'
nuilxs 'leste, agile, rapide' naiki 'très, fort', selon J. Schmidt
Plur. 396 n.; l'-î- du grec fait difficulté. — Selon Osthoff MU.
IV 223 sq. vl-Kâv '*abaisser, *abattre en guerroyant' <*y?^ at-
- 671 -
testé par skr. 7ii-ca-h'hi\mb\e'\ très douteux, '''nt- du skr. étant
ambigu. — Autres avis chez Prellwitz^ ;îl4 sq.
vîkXov et véîkXov Van' Hésych. Voy. s. v. Xik|li6ç p. 5S1.
dor. VI V ace. 'lui, elle'. Voy. s. v. liom. mv p 6^59.
lioni.poét.viffO|Liai ^aller, venir; s'en aller, revenir' <*vi-vao-)aai :
vé[a]o |uai et danevoç Voy. s. vv.), i.-e. *7ies-, cf. .skr. 3. pi. n(-
satê 'ils touchent avec le corps, ils embrassent' < *ni-iis-((tè,
pic. m.s-ana-h; le a de vicfoiuai (on attendrait phonét.*vivofiai)
indique un *viv(y|aai *vivcr(Tai etc. correspondant au prés, skr.,
où (T devait en partie subsister comme sourde, et d'où il a en-
vahi la flexion thématiciue du i)rés. Brugmann Ber. d. silchs. G.
d.W. 1897, p. 19(3. IF. IX Anz. 11. Gr.Gr.3 281. KVG. §5 039.
649.
vÎTpov, ion. att. Xirpov 'par dissini. v — t >\ — t. Solmsen KZ.
42, 212. Bcitr. I 2.'5r)) 'nitre" < hébr. netr 'natron' ( Itibl. chez
Lewy Fremdw. 5.'>) ou, directement, ég. nU-\j) (cf. Spiegelberg
KZ. 41, 130 sq.).
ace. sg. vicpa 1". (Hsd., < i.-e. ''^sniguhm) 'neige', cf. hom. àfdt-
-vviqpoç 'couvert de neiges abondantes', lat. nix gén. nir is,
\.%\-A\.siu'(jd Wi.snègax lett. .s-///(/.s- {^sno'igVho-s) v.pruss. sikiji-
fjis, got. snai/rs {^snoiqUho-Sj v. norr. smér ags. snâw v. sax.
v. h. a. snco 'neige' v. norr. snica ags. amican v. h. a. .snitran
'neiger", v. irl. snk/e 'goutte, pluie' m.irl. snrrhfa 'neige' : vi-
qpETÔç m. 'neige (jui tombe , zd snnèédHi 'il neige' snaêtùt 'il
neigera', gr. veîqpei (viqpei), lat. n/nyuit n'ir'it i Pacuv. Paul. 4i,
lit. sninga snPkf, v.irl. siiii/id 'il neige'; i.-e. *.sw?*' /g'.' /<- 'neiger'.
Skr. snèha-h 'viscosité, état glissant, huile, graisse, attache-
ment' siiihi/ati'dQ\cuu- humide, visqueux, s'attacher, éprouver
de l'affcctioif, dans riiypothèsc où .^-i/i/i- auiait signifié t<»ut
d'abord 'briller', seraient parents du groupe (Chlenbeck Ai.Spr.
348). Cf. Curtius"^ 318. Fick I' Ifxi. 33(i. r)T4 s(|. II' .ÎIG.
111*022. !'>.
VÔ0OÇ 'bâtard, de naissance illégitime; fig. altéré, corrompu;
faux'. Etyni. obscure. — Le rapport avec skr. undhiih zd
anda- 'aveugle, obscur', gaul.-lat. anda-bata 'gladiateur com-
battant avec un casque sans ouvertures' ( Hezzenberger BH.
1,.")42. Ilirt Abl.§t337; i.-e.*(f//0(//i 'aveugle') est très douteux.
— r.72 —
— Gr. vuBôç 'secret' vuBoubriç 'obscur' Hésycli. (Prelhvitz^ 315
avec ?) s'appareutent ailleurs ( : lat. nûhës 'nuage'. Wood a^
§ 199. Solmsen WfklPh. 1906, col. 87U. Glotta II 75 sq.).
vojaôç m. '*part, portion, province; pacage'; — v6|aoç m. 'usage,
etc.' et dérivés. Voy. s. v. ve'fiai.
ion. vôoç, att. voûç m. 'intelligence, esprit, pensée'; voeîv 'se
mettre dans l'esprit, s'apercevoir de, avoir une pensée, projeter;
hom. avoir du bon sens'; v6r||ua, -aroç n. 'intelligence, pensée,
réflexion'; vou-6eTeîv 'remettre en mémoire'. Etym. obscure. —
Got. snutrs 'sage' v. h. a. snotfar 'intelligent' (L. Meyer KZ.
5, 368. Hirt Abl. § 537. Prellwitz ^ 315) n'ont pas d'étym. sûre;
cf. Feist EW. 243 (bibl.); gr. veuuj 'faire un signe de tête', lat.
nûmen (Prellwitz 1. cit.) sont à écarter en raison du sens; v. h.a.
sinn 'sens', que Hirt 1. cit. rapproche en tant que *senua- de
vôoç en tant que *sn(m-o-s, i.-e. *seneuo-, s'apparente plutôt à
lat. seutio, cf. Walde- s. v. (bibl.). — vôoç Ç^snouox) en tant
que '*flot des pensées et des sentiments' : véuu 'nager' (Kieckers
IF. XXIll 362 sqq.j ne convainc pas. — Voy. s. v. ttivutôç.
att. vôaoç, hom. voûaoç f. 'maladie'; att. ion. vo(Teîv 'être ma-
lade'. Avis non plausibles chez Curtius Stud. X 328, Bezzen-
berger GGA. 1887, p. 419 (cf. Schulze Qu. ep. 115), Prellwitz ^
315 sq. (d'après Wharton), etc. — Brngmann IF. XXVIII
363 sq., renonçant à son étym. des Ber. d. sachs. G. d. W. 1897,
p. 29 sqq. (vôaoç < *vo0(T-Fo-ç : viuBpôç 'lent, nonchalant, pa-
resseux' vuuBtîç 'lent; qui a l'esprit lent ou lourd', skr. àd/n-d-h
'faible, pauvre, indigent, insignifiant' <*ndhro-, wh.a.anodo
anfo 'mortification, offense, humiliation' v. sax. ando 'irrita-
tion, colère' etc., i.-e. "^onodh-) tire vôaoç d'un *vopT(jFo-ç : lit.
naJ'sas {^narfsa.s) 'violente colère* norsùs {*7ia)'tsùs) 'furieux'
(-narttnti et narsinti 'rendre irascible' etc., v.pruss. 1. pi. subj.
cr-nerfiniai 'que nous fâchions' ace. sg. nertlen gén. sg. niet--
ties 'colère', puis skr. nrti/ati iidfati 'danser' (cf. gr. ôpxeîcrGai
'danser' : skr. rghâyàtê 'trembler de passion, tempêter') ; con-
jectural. — Le rapport de *voTaFoç ou *voeaFoç '*qui consume,
consomption' avec got. nidwa 'Ppuùaiç, érosion, rouille' (Solm-
sen BPhW. 1906, col. 754 sq.) ne convainc pas.
- 673 —
cp. v6aqpi(vj aclv. et prcp. 'au loin, à l'écart, à part; loin de; à
l'exception de'; vocrqpibioç 'enlevé furtivement' (Hsd.; voy.
Schulze KZ. 40, 417 sq. Frankel KZ. 42, 260)-, voacpiruj 'éloi-
gner; détourner, soustraire, dérober', moy. 's'éloigner', -qji
-cpiv < i.-e. ^'-bJii *-h/Nii/ sufF. casnel, cf. è'vvricpiv (llsd.) 'après-
demain', puis ép. (TTpaTÔqpi etc. (Brugmann Gr.Gr.^239); Pers-
son IF. II 204 évoque lit. iiâ lett. nû nilsf 'loin de' T?); voy.
aussi Bruguiann Deni. 119 n.
l)om. etc. vÔToç m. 'vent du sud, c.-à-d. de la pluie; région du
sud'; att.voxepôç 'humide'; lioui. etc. voTÎâ f. 'humidité, pluie';
hom. etc. vôtioç 'humide'; att. voxiç, -iboç f. 'humidité' < i.-e.
*snot-, degré fléchi de *snet-, qui alter4ie avec *6■yM-^ (*snâ-
degré réduit de *snà-) dans lat. natclre 'nager' et arm. narj
'humide, liquide'. Brugmann IF. XX 222 l'bibl. i; voy. s. v. vâuu.
— Le rapport avec ags. .sv/^/'vcrs le sud, au sud' w.h.a.sundar-
-M?mi(Savelsberg KZ. 16,58, Sutterlin IF. IV 102 sq. G.Meyer^
329. Hirt Abl. § 645) est à écarter; germ. *Mii7ipera- 'sud' :
got. sunno 'soleil', cf. Brugmann IF. XVIII 423 sq.
vu, emprunt phénicien, cf. hébr. nûn.
vu, vù-v 'donc', vO-v, att. vuv-i (-i < i.-e. */ adv. pronominal,
cf. oÙTOcr i ôb-i ÊKeivocr-i, ombr. poe/ po-i 'qui', skr. î-drr- 'pa-
raissant tel', lit. //-pticzei 'particulièrement' lett. t-pafs 'séparé-
ment' etc. Brugmann IF. XXIX 212 bibl.) 'maintenant' : skr.
nu nû zd nû, lat. nudiâs (tertius) '(c'est) maintenant (le 3^)
jour' nu)i-c 'maintenant', v. irl. nu- no- préf. verbal, got. nu
V. h.a. nu v. norr. nû nû-na 'maintenant', lit. nu >»7-7îrt/ 'main-
tenant' v.slav. nû ny-n('\ i.-c.*nu *///? : *»eMO- 'nouveau' (gr.véoç,
voy. s. V., lat. nocos etc.); -v dans le gr. est un ancien -m (cf.
lat. nu-ni etiam-niun) ou un ancien -n (cf. skr. nii-ndni v. norr.
nû-ntt). Persson IF. II 238. 251. Brugmann Gr.Gr.^ 255. 544sq.
(bibl.).
vù|aq)i-| f. 'fiancée, jeune femme, nymphe, etc.'; vûiaqpioç m. 'fi-
ancé, jeune époux'; vu|ucpeÛLu 'épouser une jeune fille; pass.
être prise en mariage' : lat. nûho 'épouser' prônùha 'qui pré-
side à l'hymen; fennne qui veille aux apprêts du mariage' co-
nuhiuin 'mariage' (< '^co-snûhioni, cf. Solnisen Stud. 62 n. H,
v.slav. snubifi 'aimer, rechercher en mariage' tchèq. snouhifi
43
- 674 —
'rechercher en mariage; fiancer'. Kretschraer Ans der Anomia
27. Glotta 1 325 sqq. (bibl.); voy. s. vv. veûpov vuôç.
vuE, gén. vuKTÔç {*n°qt6s) f. 'nuit'; vÛKTiwp 'de nuit' (*aee. sg., cf.
Brugmann Grdr. IF, 1, 578); vÙKxepoç vuKiepivoç 'nocturne'
(: lat. nocturnus)] vuKiepiç, -iboç f. 'chauve-souris'; en compos.
vuKTi-, VUKTO-. Cf. skr. nâk (pour *ndkt) nom. sg. 'nuit' ndktam
*acc. adv. 'de nuit' ndktih nom. pi., naktdhhih instr. pi. (thèmes
\.-e.*noqt-,*noqti-,*noqten-), alh.nafe {-t-<C-ft-, •qt-), lat. woa?,
gén. pi. noctmm, got. nahts v.norr. 7i6tt ags. neaht nihf v. h.a.
V. sax. naht, v. slav. nostî lit. nantis lett. naJcfs v. pruss. naktin
f. ace. sg., V. irl. -nocJit {in-nocht 'hac nocte', cf. gall. Jie-noid
m/sens peu-noeth 'chaque nuit'. Fick II* 195. Pedersen K. Spr.
1 123, pour lequel gall. corn, nos bret. noz 'nuit' procèdent d'un
*noqt-stu-) 'nuit'. Curtius^ 162 sq. Brugmann Ber. d. sachs. G.
d.W. 1899, p. 200 n. Walde^ .526 (bibl.j. Etc. On a rapporté
i.-e. *'^qt- (gr. oiktiç 'rayon', skr. aktâ-h 'obscurité, nuit' <
*'^qtu-s, voy. s. v. p. 39 sq.), *07dqt- {Vit. ankstiSidv. 'toV v. pruss.
angst^lainal 'tôt'), *noqf{i)- à une base onoqt (cf. Hirt Abl,
§ 630. Brugmann Grdr. ir-^, 1, 435). Une forme sans t dans
gr. vùxa' vÛKTUjp Hésych., è'vvuxoç 'nocturne', Travvûxioç 'du-
rant toute la nuit', aùtovuxi 'dans la même nuit', gall. he-120
'hac nocte'; sur son origine, hypothèse non convaincante de
J. Schmidt Plur. 254 sqq. (influence de ôvuH, gén. ôvuxoç 'on-
gle'!); chute du t dans lit. nakvynè 'auberge de nuit' nakvôtl
'passer la nuit' nàki-inas 'logeant à la nuit' ^).
VUOÇ f. 'bru, belle-fille; jeune épouse' < \.-e.*snusô-s = arm. nu,
instr. nuov 'bru' (Pedersen KZ. 38, 228 sq. Meillet MSL. XIII
211. Études 246 sq. bibl. Brugmann IF. XXI 317 sqq.), cf.
skr. snusà 'femme du fils' (modifié d'après les fém. en -a), lat.
nurus, -MS 'bru' (modifié d'après socr«s), y.h.&.snur ags. sworw
1) Brugmann Grdr. I- .596. IP, 1, 426. 435 pense que Tu du grec
décèle une labiovélaire et pose un i.-e. '^'noqV't- (morphème -t-\ skr.
ndk ndktam, gr. vûH, lat. nox, irl. in-nocht gall. he-no, got. gén. sg.
nahts, lit. gén. pi. naktïi) à côté d'un *7ioqUti-s (morphème -ti-', skr.
ndkfi-h, lit. nakt'is v. slav. nostî), base onaq'^ ou onogy-. Les langues
congénères ne contredisent pas l'hypothèse d'une labiovélaire, mais
ne la confirment pas non plus, et elle obligerait à détacher du groupe
gr. àKTï'ç, car on attendrait dès lors *àTrTi<; en tant que *iaq-t;
— 676 —
V. non*, sn^r 'bru', v. slav. snûcha 'bru' (Curtius'' 319 sq.j, alb.
nuse 'fiancée' (selon Pedersen BB. 19, 295. KZ. 36, 279. 283.
339 sq.). — Thrac. vuccà 'nymphe' peut remonter à *snud-
'couler' (bibl. chez Walde- li.x. nurus). — Wiedemann BB.
27, 214 sq. et Brugmann 1. cit. rattachent i.-e. *.snus6-s à *.s'é'-
nèu- *senôu- 'lier', attesté par gr. veûpov veupd 'corde' lat. ner-
vos 'corde, muscle' )mb6 'épouser' v. slav. smibiti 'aimer, re-
chercher en mariafi'e' (voy. s. v. vûiucpr)), cf. gr. TTev9ep6ç 'beau-
père' : TTeîa)Lia 'cable, corde', skr. hândhu-h 'parenté; parent',
got. bindan 'lier'.
honi. vuacra f. 'borne' de l'hippodrome, ord. /attaché au suiv. (??).
— Autres avis, non plausibles, chez Schulzc KZ. XXIX 262 sq.
et Bloomfield Ara. J. Ph. XII n«4.ô p. 13 n. 1 [Meringer IF. XII
Anz. 18].
poét. vOaauu, att. vûttuu (fut. vùEuu) 'heurter fp. ex. un dormeur,
pour réveiller, E 485)', cf. vuKxâcraç • vùEaç Hésych. et voy. s.v.
veûuj. — Pour un rapport avec e'YXOç voy. s.v. p. 214.
waràlu) 's'assoupir; être nonchalant'; vCaraXoç 'assoupi'; vu-
aTaXéov ùttviiXov Hésych. : lit. sndudzu 'je sommeille' snau-
ddlius 'personne endormie' snaudulys 'assoupissement' snudù
snùdis 'dormeur, rêveur' (Schuize KZ. 29, 263), puis gr. vuGôv
ctqpujvGV aKOTeivôv Hésych., vuGOùbeç' cTKOTeivûjbeç H., lat. ?2r/-
/>ê.s' 'nuage', zd ,<fw«0(5a- 'nuages', gall. «î^rfrf 'brouillard' (Solmsen
Glotta II 75 sqq. bibl.), i.-e. *sneudh-, élargiss. de *sn(l- dans
lat. nàre, voy. s.v. vâuu. — Gr. veuaidZluj veûoi s'apparentent
ailleurs, voy. s. vv.
att. vuO nom. ace. duel 'nous deux' : skr. nau {*na -\-n) gâth uâ
v.8lav.;?rt,i.-c.*/?ô; vûje Corinna est un élargiss. de vuû d'après les
formes duelles en -e; hom. vujï < *vuj + *Fi 'deux', cf. dial. Fi-
-KOTi lat. vl-gintï skr. v\-qati-h zd vl-sa*ti '*deux décades' (voy.
s. vv. ekocTi p. 221 et ïbioç p. 366); gén. dat. vûjïv vûjv < *vut-
•Fiv (cf. skr. r(-çatrh); possess. vuutTepoç 0 59. }i 185. Brug-
nuiim Ber. d. sachs. G. d. W. 1908, p. 25s(iq. tbibl.i: pour les
autres congénères voy. s. v. fmeîç p. 323 sq.
vÛJYttXa n. pi. 'friandise, mets délicat'. Ktym. obscure. — Dan.
siuige 'fureter dans' snagen 'fureteur, curieux, friand' b. ail.
snokeren 'fouiller du groin, manger par friandise' (Buggc Cur-
— 676 -
tins' Stud. IV 337. Fick BB. 1, 62) sont à écarter; voy. Torp
chez Fick IIP 519. Falk-Torp EW. 1089 et s. v. vÉKTap.
att. vuubôç 'édenté' en place d'un *vû)bujv d'après GTpdpuuv : (Jrpa-
p6ç, Tpnpuuv : Tpripoç etc. (Solmsen Beitr. I 29 sqq.) < *ve-
négatif + ôbuûv.
vmbuvoç 'qui ne sent pas la douleur (Pind.); qui apaise la dou-
leur (Soph.)' < *ve- négatif + ôbûvri.
boni. poét. VLuOriç 'lent'; vuuBeiâ f. 'lourdeur d'esprit'; vu)9pôç
'lent'; vuuGpeûoiaai 'être indolent'; vuuôpérriç f. ion. vuuGpiri f.
'nonchalance' : skr. adhrd-li etc. selon Johansson IF. II 40 sq.
(bibl.), Brugmann Ber. d. siichs. G. d.W. 1897, p. 29sqq., Hirt
Abl. § 312 (étym. indiquée s. v. vôcroç)"? — Autre hypothèse
chez M. van Blankenstein Unters. 45.
vujKap n. 'sommeil léthargique' (Nie). Voy. s. v. vékuç.
hom. vuuXeiLtéç et vuuXeinéujç adv. 'sans repos, sans interruption,
avec acharnement'. Le rapport avec v.slav. lomljq lomiti'bviseY^
zzZomwM 'frustum' v.pruss.Zmiwjerbriser' lett. Z'iw^rs'écrouler
sous un fardeau' lit. lûmas 'paralysé', v. h. a. hiomi 'flexible'
lam 'perclus' etc. (Persson Wzerw. 129; cf. Walde- s.vv. lanio
'déchirer' lanius 'boucher' < Hamios ?), en tant que < *ve-
négatif + *ô\e|uéç, n'est pas sûr.
vuu|udv 'partager, manier habilement, diriger, conduire, observer'.
Voy. s. V. véiauu.
vuuTTeîaGai 'être aveuglé, ébloui, bu(yuu7reî(T9ai'(Ath, XIII 604 b),
cf. pf. vevuÛTTriTai Hésyeh. Phot. : vuuv|) (gén. *vuutt6ç, < *ve-
négatif -|- *ÔTTTOiuai)* àaGevfiç if\ ô^jei Hésyeh.
hom. vuupoTTi (xaÂKUj), viûpOTra (xaXKÔv) épith. d'origine obscure;
on traduit 'étincelant, brillant (?)'.
vuJTOç m. et vu)tov n. 'dos (et sens figurés)' est prob. en rapport
apoph. (i.-e. -0- : -d-) avec lat. ndtis, ord. pi. nàtês f. 'fesses,
derrière'. Curtius ^ 320. Walde ^ s. v.
posthom. vuuxeXi'iç (aussi vuuxaXîîç) 'paresseux, lent, nonchalant';
hom. vuuxeXiii, hellénist. vujxaXia f. 'lenteur, nonchalance'. Etym.
obscure. — Siitterlin IF. XXIX 126 conjecture un rapport
avec germ. ^sna^ela- 'escargot' (got. *snagils m. h. a. snegel
ags. snœ^el), lett. (Prellwitz* 317) neg'éîis 'bon à rien, imbé-
cile'; sens prim. '*leut à la façon de l'escargot' (!?) ; — le
— 677 —
rapport avec gr. ôqpeiXuu (Prellwitz 1. cit.; se heurte à la phoné-
tique; — Ehrlich Z. idg. Sprachgesch. 19 n. évoque lit. ingis
'paresseux' éngiu 'je fais qc. lentement et lourdement' (?).
hom. etc. Eaivou, fut. EavOù 'carder, peigner; tisser, filer' (< i.-e.
*q8nid)\ Eàviov 'peigne à carder' Poil. Hésych.; là.a\xa n. 'laine
cardée' (Soph.). Contiennent i.-e. *^.9-e»-,<;f. lat. sentis%\\h?>o\\
d'épines' 6'e?i^i«.s'horridus' (chez Prud. 'épineux') <H-sen-f/- -to-,
m. irl. (Schrader RL. 730) sèt 'a standard of value, by which
rents, fines, stipeuds and priées were deterinined', prim.'agrafc':
^qs-en- est parallèle à *qs-es- dans Séuu Eéacrai 'racler, polif , à
"^qs-eu- dans Huuu m/sens, Eôavov (voy. s. v.), élargiss. de i.-e.
*qes- dans lit. lcaf>ijtl 'gratter, étriller' v. slav. cesati 'peigner,
étriller'. Persson Wzerw. 134 sq. Beitr. 1356. II 765 n. 1.
Walde^ s. vv. Berneker EVV. loi sq.
SavGôç 'blond' a paru contenir un i.-e. ^Â-frt)^^»-, cf. lat. canus
'gris, gris cendré' <:*cas-no-s osq. pélign. casnar 'scnex' sab.-
lat. cascus 'vieux' (prim. 'rendu gris par l'âge') osq. Casimim
'Forum vêtus', puis gr. HouBôç 'jaunâtre, fauve' d'un i.-e. *k{a)-
s-ou-, germ.*x«*?t- ags. ^««m 'brun grisâtre' v.norr.^ç.s-.ç m/sens
v. h. a. hamii 'gris, brillant, poli' haxo v. norr. hère ags. hara
'lièvre' (*'i'animal gris'), \.\n-\\^^.sasins ^^Q.\\.cei)uich skr. çarti-It
{*çasd-h) 'lièvre' (voy. s. v. KCKfivaç- Xa-fujoûç j). 429). Persson
Wzerw! 135 n. 1. Beitr. II 896. Fick 1' 42. 377. Ilirt Abl.
§§521. 690. Walde^s. v.').
att. Eévoç, ion. Eeîvoç, éol. Eévvoç, dor. EevFoç > Envoç icf. cor.
EevFoKXqç EevFcuv corcyr. él. ZevFapnç corcyr. KpoEevFoç) adj.
'étranger; étrange, insolite', sul)st. m. 'étranger: hôte':lat./KXsV/.s-
'étranger > ennemi' = got, (/^/.s7.s- v. h. a. gast 'étranger, hôte'
V. slav. gostf 'hôte', E-evFo-ç ayant été formé selon Brugmann
IF. I 172 sqq. (bibl.) sur un \)Ycs.*(jhs-enu(t, cf. ("?) alb. huai
1) On peut incttro en doute une alternance *kas- :*ks:
— 678 —
'étranger' (< *ghsên-). — Autre avis chez Zupitza BB. 25, 94
(: irl. 8êt 'chemin', got. sinps 'marche, fois';; à écarter. —
*Hev(rFo-ç : lat. cëna 'repas' (Frohde BB. 16, 211) est à rejeter,
cëna étant un *qert-sna. — Autre avis encore chez Mol 1er
Idg-.sem. Wb. 103.
E e p 6 ç 'sec' seul, dans ttoti Eepôv TiTTÊipoio e 402, ttoti Eepôv
(Anth.), èm Eepov (Nie.) 'vers la terre ferme'. Voy. s. v. Enpôç.
EécTxpiE KpiGri* fi éHâcTTixoç. Kvibioi Hésych. Pourrait être né à
l'époque protohell. par raétathèse de *(jeH-(TTpiE ou *aFeH-(TTpiE,
cf. Brugmann Grdr. P 871. Gr.Gr.-'* 137; autre analyse chez
Osthoflf IF. VIII 13 (bibl.); Fick Wb.2 54 a vu dans -cTipiE 'série,
ligne' un parent de lat. striga 'rangée de blé, d'herbe coupée',
got. strihs V. h. a. strich 'ligne', cf. arpi^E -ïïoç 'série, ligne'
(voy. s.v.)^). Il n'est pas sûr que hellénist. Eécrinç m. 'setier',
EecTTiovdim., contiennent ëE 'six'.
hom. etc. Eéuu, aor. honi. Eéaaai 'racler, gratter, polir'; hom. etc.
EecTTÔç 'raclé, poli, fait de bois ou de pierre polis; lisse'. Con-
tient i.-e. '^qs-es- parallèle à *qseu- et à *qs-en-; voy. s. vv.
Eaivuj EOuj Eoavov.
Erivoç m. 'tronc équarri, bloc, Kop|u6ç' Suid. Voy. s. v. att. ém-
-Erjvov p. 266.
Eripôç 'sec; desséché; décharné' (ép. ion. Eepoç, voy. s. v.) : skr.
Isârd-h 'brûlant, corrodant' ( : Tcsàyafi 'brûler'. Prellwitz BB.
21,92), arm. çamalih 'sec' (?voy. Hubschmann Arra.Gr. 1499),
lat. serênus {^Tiseres-no-s) 'clair, serein, sec' serëscô -ère 'de-
venir sec' (bibl. chez VValde^ s. v.; autre étyni. de serênus chez
Brugmann Ber. d. sachs. G. d. W. 1897, p. 20. Grdr. P 428;
voy. s. v. cpBeipuu), puis, selon Pedersen K. Spr. I 78, v. h. a.
serawên 'sécher, intr.', irl. serb gall. chwerw corn, icheroïc
bret. c'houérô 'amer'; cf. aussi Persson Beitr. II 577.
hom. etc. Eiqpoç (aKÎqpoç Hésych.) n. 'épée ou poignard'; Eiqpiâç,
-ou (aKicpiâç Épich. fr. 58 K.) m. 'espadon' (Arstt.); Ei(piov
'glaïeul' (Théophr.Diosc); Ei(pûbpiov(aKiq)Libpiov Épich. fr.42K.)
1) F. de Saussure, MSL. VII 77 a supposé que EéOTpiE conser-
vait un g-roupe initial *ks-: en fait, *kii(n)- reste le seul moyen d'ex-
pliquer v. slav. iestï zd xsvas 'six'.
— 679 —
'coquillage en forme d'épée'; Eicpn f. ïer crun rabot' H.; Hiqpnv
ô qpépuuv Eiqpoç Suid. Zon.; aKicpilei* Eiqpilei. eau bè axfma ua-
XaipiKTÎç ôpxncTÉUuç H.; lac. aKiqpàTOjaoç (cf. Eicpn-qpôpoçj 'dépe-
çant (la victime) avec le couteau' GDI. 4446, 03. Pas d'étym.
plausible. — Avis désuet chez Fick P 808 et Curtius^ 699. —
Origine orientale (aram. saj^fà arab. mifun ég. Hëf'ét 'glaive')
selon Muss-Arnolt .Sem. words 141, G.Meyer \V. I 328 n., Lewy
Frenuhv. 176 sq. (bibl.), Spiegelberg KZ. 41, 132, Schrader
Sprachvgl.^ Il llOsq. — Brugmann Grdr. I- 867. Gr.Gr.M.Sô
tient le mot pour indo eur., E-<i.-e. *ks- : skr. çclsati 'couper',
hom. KeâZ:uj 'fendre' (voy. s. v. p. 424 sq.).- — Prellwitz- 319
évoque lett. schk'ibit {*sJdbyti) 'couper, tailler', mais voy. Les-
kien Abl. 341. 373. Solmsen Beitr. I 212.
Eôavov 'ouvrage en bois sculpté; statue de dieu en bois ou en
pierre' < i.-e.^qs-ou-nno-m; contient '\.e.*qs-eu-, voy. s. v. Eùo).
EouGôç. Voy. s. v. Eav6ôç.
hom. etc. EûXov 'bois de construction, poutre', pi. 'morceaux de
bois' (pour les noml)reux sens dérivés voy. Icxx.); adj. EùXivoç
(att. épigr. aussi cfuXov, (TuXivov; cf. Kretschmer KZ. 31,417j
< 'i.-e.*qsûlo-in : v. norr. sûla 'colonne' got. sauls v.h.a. siil
(< germ. corani. '^sûli-z, i.e.*qsûlis) 'colonne' : Eùiu, selon Zu-
pit'/a BB. 25,93, Brugmann Grdr. IP, 1,363, Torp chez Fick
III' 446, Falk-Torp E\V. 1233; objection de Franck-van Wijk
EW. s. V. zuil ').
hom. poét. EûXoxoç f. (d'après son synonyme XôxMH ou d'après
uXn) 'repaire b 33ô. t 440. A 41;'); taillis, fourré E 162' est né
par haplologie syll. de *EuXo-Xoxoç, i.-e. */o^^-, degré fléchi de
*Iegh-, voy. s. vv. Xéxoç Xéxoç. Solmsen Unters. 98.
1) [Porsson Boitr. T 37i) sqq. rejette le rapport avec Euuu et re-
construit une base (k)senel {k palatal) 'pièce de bois, poutre, objet
qui en est tiré', d'où *kseul- *ks{n)el- *ksul-, cf. bl.-russ. .^ûla (*Âse«/a)
'bloc de bois' Vit. szùlas 'pilier, poteau, douve' szehnCi 'faîte' szahna
'longue poutre' v. slav. sl&me 'poutre, niât' < *sel-me (lit. sz slav. .s
<.*ks-), puis *seul- *soul- (fjot. sauls), *su€l- *suol- (v.h.a. suellf
'poutre, racinal, dormant, seuil') et, sanswy-, Hgs. sehna seahtia v.sax.
selmo 'bois do lit' et bcp d'autres cités s. v. oA|aa; voy. aussi s. v. OX»i.]
— 680 —
att. tvv 'avec' (et en compos. Euv-aYuj Euv-iri,ui etc.) est la forme
ancienne, que la phonétique syntactique a réduite à aùv, béot.
(Jouv; cf. une forme plus brève Eu (cf. vu à côté de vùv) dans
juexaEi) (Funck Curtius' Stud. IX 143 sq. Brugmann Gr.Gr.^
454); pas de parenté assurée en dehors du grec. — V.slav. su
'avec, instr.; — du haut de, g- en.; — environ, ace' (Kretsch-
mer KZ. 31, 416 sq.) < i.-e. *knt- (voy. s. v. Karà p. 420 sq.);
lit. su 'avec, instr.' n'est pas clair; cf. Meillet MSL. IX 49sqq.
Études 162 sq. Pedersen K. Spr. I 138. M. van Blankenstein
IF. XXI 113 sq.^). Voy. le suiv.
hom. poét. HOvôç (*Huv-i6-ç) 'commun', cf. koivôç < *ko)li-i6-ç;
ion. Huvrjujv, -rjovoç (Hsd.), dor. Huvdv, -âvoç (*Huv-dFujv. Pind.;
'qui a en commun, qui participe à', cf. Pind. KOivdv (*-dFuJv),
att. Koivujv, -Oùvoç; voy. s. v. koivôç p. 482.
gucTTÔç m. 'promenade bordée d'arbres ou de buis; colonnade,
portique' < Hùv 'avec' + -ai-o-ç, où -ai- est une forme réduite
deR.sthâ, cf. l'aTriiui et hvoioç Hrdn. 'bùc^T1^voç' <*bua-aT-o-ç :
skr. duhstha-h et voy. s. v. TtaaTÔç (*TTap-aT-6-ç); sens premier :
'ce qui est joint à autre chose, annexe', cf. Hucriabeç" ai TruKvai
â|UTTeXoi Hésych., xuJv àjuiréXuuv ai auaràbeç H. s. v. TracTTàbeç
etc., c.-à-d. 'pieds de vigne se dressant les uns près des autres
et non disposés en lignes'. Cf. Meister Die Mim. d. H. 718 sq.
Osthofif IF. VIII 4 sqq. Frànkel KZ. 42, 245 sqq.
hom. etc. Etjuu, pf. pass. è'EucTiuai 'racler, gratter, frotter; polir,
lisser'; Hucjtoç 'raclé, poli'; gùaïua n. 'raclure'; Eucr|ur| f. tu(J)uôç
m. 'démangeaison' (Hpc); Eûaipà f. HuaTiç, iboç f. 'étrille':
gu(JTr|p, -fîpoç m. 'racloir, grattoir'; hom. etc. Euotôv 'javeline':
— hom. etc. Hupôv 'rasoir'; Hupeîv 'tondre'; SûpecrBai 'se faire
tondre'. Cf. îoavov (voy. s. v.) et ïupôv to,u6v. iaxvôv. ô£û
Hésych., Hupiç, -iboç f. 'iris fétide', skr. ksurd-h 'rasoir; plante
épineuse', \.-e.*qseu-, peut-être aussi Mt.skùsti'ra.ser" lett. sA:m-
1) Bruf>niann Grdr. Jl^, 2, 852, niant la parenté de gr. kotô
et de V. slav. su, ne sépare pas sil de sa- et de v. pruss, sen = skr.
sam; op. cit. 897 (bibl.) il admet que sil pourrait aussi représenter
gr. Hùv aùv, deux mots différents aj'ant pu se confondre phonétique-
ment; lit. sîi serait un emprunt slave — ce qui n'est pas vraisem-
blable —, ou serait parent de Eùv avv.
- 681 -
wejs 'barbier' (par métathèse de '■'■qsu-); cf., avec infixe nasal,
i.-e. *qsneu- dans skr. ksnùuti 'énioudre, aiguiser' ksnôtram
'pierre à aiguiser' ptc. l-snutd-Ji, lat. »orrfcM/a 'rasoir' (créé sur
un verh.'-^novâre, \.-e.*qsnoua selon Jobansson PBrB. 14, 342;
cf. Kretschmer KZ. 31, 419. 470), v.norr. smggr 'rasé de près',
puis (Zupitza BB. 25, 95) v, norr. snodenn 'coupé ras' snaiidr
'dépouillé, pauvre' m. h. a. hesnotten 'peu abondant, rare' ail.
schnode 'vil'; i.-e.*qs-eu- est parallèle à *qs-eu- (voy. s. v. Saivuij
et à *qs-e.s- (voy. s. v. Eéuj), élargiss. de i.-e. *qes- (voy. s. v.
lioni. KeâZ;uji; cf. encore Eubarpa* ivnKTpiç. vjJi'iKTpia ('étrille')
Hésycb. Cf. Persson Wzerw. 88. 1:54 sq. -232. Bcitr. I 35G.
II 765 n. 1. 812 n. 1. Walde^ 524 sq. - Gr. (Prelhvitz^ s.v.)
Xvaûuu 'gratter, ronger' xvàoç m. 'duvetj^ efflorescence, écume
de la mer' sont à écarter.
().
ô- préf. marquant l'union dans hom. ÔTraipoç 'né du même père'
(ÔTrâipioç Lycopbr., ÔTrâTuup Antb.), bom. ÔTpixeç ïttttoi B TGô
'cavales de crinière semblable' (sg. ôGpiE), ÔTotcîTujp- ôuoTct-
axiup Hésycb., ôZiuYeç' Ô|li6Z:uy€ç H., ôGpoov ôiuéqpujvov, ov}i-
qpuuvov H., ôEuXov iaôEuXov H. < i.-e. *'>- 'avec' dans ôloç 'ser-
viteur' oloç 'brandie' o-axn ô-cTxoç 'rameau' o-KeXXuj o-TpOvoi
ô-Tpnpoç (voy. s. vv.); i.-e. *o- est une des formes de l'adv. *è
*ô (instr. sg. du tb. déu). *e- *o-) 'là', cf. skr. à 'vers', gr. lùpuo-
laai 'burler' ( : skr. a ru- 'mugir, crier') è-GéXuu ('voy. s.v. p. 2 18),
etc. Brugmann KVG. § 5i»3 (bibl.). IF. XIX 379 n. XXI 8.
Grdr. II-, 2, 816 sqq. Voy. s. v. hom. oieieaç.
ô, fém. att. 11 dor. à (pi. att. etc. oi ai analogiques pour dor. toî Tai)
pron. déni. (Hom. tragg.\, art. le, la' < i.-e. tb. pion. *.s7>- *9<;-
= skr. raasc. sa sà-h zd ha hô, fém. skr. sii zd hii, v.lat. ace.
stim sain sôs 'eum, eani, eos', celt. *.90- dans gaul. so-sin ne-
inetoii 'boc sacellum' v.irl. s (infixé) 'il' (etc., voy. Fick II' 292\
got. sa so 'le, la' ags. se, fém. séo v. norr. sa, fém. su v. b. a.
de-se 'celui-ci' got. sai v. h. a. se 'vois' < < sa -\- i.-e. */, cf. att.
- 682 -
oÙToai vûvi, voy. s.vv. -i vûvi). Curtius^ 394. Brngmann Dem.
27 sq. Grdr. IP, 2, 313 sqq. 355.
oà interj., cri de douleur (Escb.); alexandr. oùd oùâ oùaîTiélas!'
sont des innovations, cf. Curtius'' 563; appartiennent an fond
primitif lat. vae got. wai v. h. a. wè lett. wai m. irl. fê gall.
gtvae Vae' etc., voy. Walde^ s. v,
ôâ (Théophr.), ion. 6r\, oix] (Théophr.) f. 'cormier'; ôov 'corme'
(Plat.). I.-e. *o/Mà baie' = lat. wi^a "raisin', cf. arni. aigi i*oiu-
-lia) 'vigne', peut-être lit. ;èw« ëvà 'Rhamnus frangula, bour-
daine' V. slav. iva 'saule'. Lidén IF. XVIII 500 sqq. (bibl.; le
rapport lat. ûra : lit. âga Y.?,\a.v. jogoda 'baie' est à écarter).
bom. ôap, gén. ôapoç, gén. pi. ôâpuuv I 327 f. 'compagne, épouse'
< i.-e. *o- 'ensemble' (voy. s. v. ô-) + *sr : gr. eïpuu, ptc. pf.
pass. èepiaévoç, 3. sg. pqpf. pass. è'epTO (voy. s. v. p. 229j, cf.
*è'ujp f. < i.-G.*.me-sôi' = lat. soi'oi' 'sœur' (voy. s.v.p. 261 sq.),
i.-e. *A'er- 'attacber', spécialisé pour marquer le lien sexuel (cf.
Meringer IF. XVI 171). De là bom. àapilw 'vivre en commerce
intime', poét.ôapicr)uôç m. ord.pl. 'entretien familier', oopUTriç m.
'compagnon familier' t 179, bom. etc. ôapiaTuç, -ôoç f. 'com-
merce intime, relations; troupe de gens vivant ensemble', poét.
ôapoç m. ord. pi. 'commerce intime, relations; discours; cbaut'.
(èç) ôpbriv 'sous les yeux' < R. ôtt 'voir' -\- -briv suff. adv.
bom. etc. ôpeXôç, még. ôbeXoç (Ar. Acb.796) 'brocbe à rôtir (ord.
pi. dans ce sens); p. anal, obélisque (Hrdt.); signe critique'. Le
mot est identique (cf. Arstt. cbez Poil. IX 77) à arc. crét. delpb.
épid. ôbeXoç (arg. ôbeXovojuoi GDI. 3346 b 42, TpiubbeXov Hé-
sycb.) béot. ôpeXoç (rare en vieil att.) tbess.ôpeXXoç att.ôpoXôç
'obole', six 'brocbes' formant une bpaxiuri ou '*poignée'; p, qui
pourrait être pbonétique en béot. et en tbess., est analogique
en ion. att., comme dans péXoç PeXôvri ôEupeXrjç d'après paXeîv
'piquer' C'g'Jll- : lit. {-gélti 'piquer'), auxquels on apparente ces
formes, mais l'initiale ô- fait encore difficulté; att. ô^oXoç (cf.
TpiiùpoXov TrevTuQpoXov beKuupoXov), en face de ôpeXicfKOç ôpe-
Xeiâ biuuPeXiâ fnuiuupéXiov, est dû à une assim. vocalique (J.
Schmidt KZ. 32, 321 sqq. bibl.); cf. G.Meyer^ 64 (bibl.). Brug-
mann IF. III 260 n. — Lat. cerû 'brocbe' (Rotb KZ. 19,218.
Nazari Riv. di fil. 36, 576 sq.) est à écarter. — Sur ôboXKai*
— 683 -
ôpoXoi. KpfiTeç Ilésych. voy. Kretschmer Glotta II 326. —
[Voy. Add.]
ôppia fEscli. Eur.), ôppÎKia Poil., ôppiKaXa (Esch.) pi. 'petits des
animaux sauvages'. Fick BB. 16, 170. Wb. I''o71 rattache ces
mots, en tant qu'issus de i.-e. ^ogl^r-, à une base ôgu 'pousser,
croître', cf. skr. àgra-tn 'pointe, sommet, commencement' zd
ayra- 'le premier, le supérieur' suhst. n. 'commencement, pointe',
\eii. agrs'tvV lit. w(5r//.s' 'jet, pousse d'un an'; incertain*). — L'ana-
ly.se de Joliansson IF. III 239 ne convainc pas.
hom. poét. ôppï^oç 'fort, robuste, violent' < ô- préf. + Ppi|Liri f.
'assaut, colère' Ppi)aâa9ai etc. 'gronder de colère' (voy. p. 133s(i.)
Bpi|auLj 'Hécate' Ppi|u6ç- Méyaç. xaXeTTÔç Hé8jcb.(Curtius^532sq.
Joliansson IF. III 239 bibl. Solmsen KZ. 42,208 n. 2. Brug-
mann Ordr. IP, 2, 817); labrégement de l'i est dû à la com-
position (J. Schmidt). — Skr. agrimâ-h 'le plus avancé, le
premier, en tête' et son groupe (Fick BB. 16, 170. Wb. l* 371;
voy. l'art, préc.) sont à écarter.
ÔYbo[F]oç, hom. ôfbôaToç 'huitième'; le groupe -fh- au lieu de
-KT- attendu (ÔKTub, cf. lat. octàros < *ocfôvos ? \.-e.*okfOuo-s?)
prob. par influence de e^boiaoç (p. 211). Brugmann Or. Gr.^
213. Grdr. Il-, 1, 163. 2,56. Att. Icsb. ô^boriKovra hér. ôtboii-
KovTa(ef.hér.ÔKTU))'80'; hom. ôfbuO-KOVTa est modifié de ÔTboti-
d'après ôktuu. Brugmann Gr. Gr.^ 215 (bibl.).
OYKâaGai 'braire' (> lat. onco), cf. ôkvoç m. 'butor' (*ôtkvoç.
Fick I'* 368), lat. uncô -are 'grogner (ours)', y. i>\a.y. J<(vii fi 'ge-
mere', gall. (Fick II* 50) ôch 'gemitus', alb. iiekôn gucg.angoj
{*eidq-) 'je gémis, je soupire, je me plains' (G. Mever BB. 14, 52.
Alb.8pr.304) et, avec une douce finale, irl.mod.o?ig'gémis.sement,
plainte', m. b. a. f/»A.en 'gémissement'. Lidén Stud.71. Walde-
850. Bcrneker EVV. 267 sq. De là ÔTKwbriç '<iui brait avec force'
(El.), ÔYKr|9)aôç m. (Luc.) ÔYKrjcriç f. (El.) 'braiement'.
I. hom. etc. otkoç m. 'crochet (d'une flèche), etc.' (cf. ôfKi'v fuuvia
Hésych., ms. ÔTKri) = lat. uncus adj. 'recourbé', subst. m. 'cro-
chet'; ÔYKivoç m. Schol. Ar. PI. 431. Poil, (si 0 = h»t. unrînus
1) Sur les dérivés d'un i.-e. *âg- ''ôg- 'croître' voy. Lidén IF.
XVIII 503 sqq.
— 684 —
'crochet' : d'fKOç àYKubv ctTKiaTpov etc., voy. s.vv. p. 7; rapport
apoph. O'.a. — Lit. anszas vàszas 'crochet' CFrohde BB. 14,97.
Hirt Abl. § 790, séparant à tort ôykoç du groupe ci-dessous
[l'autre avis Hdb. p. 192]) a une accentuation primitive peu
claire, cf. Brugmann Grdr. IP, 1, 149 sq.
II. posthom. ÔYKOÇ m. 'charge, poids, fardeau, masse, volume,
grosseur d'un corps' : aor. ève^Keiv 'porter', birivcKriç TTobrjveKriç
(voy. s. vv.), i.-e. *etieJc- 'atteindre, aussi : porter'. De là ôtkii-
pôç 'volumineux', ôxKÔTepoç 'plus gros' -TaToç, ôykoOv 'amon-
celer; exalter; gonfler (d'orgueil)', ÔYKuûbriç 'gros; fig. gonflé
d'importance; enflé (style)', ôykûXov deiuvôv. YaOpov Hésych.,
• ÔYKÙ\Xo|uai 's'enorgueillir' (Aristoph.). — ôykiov 'étui pour les
javelots et la hache' qp 61 peut être dérivé de ôykoç I. ou être
parent de ôykoç IL et de èveYKeîv, cf. Petersen Greek dim. in
-lov 49.
honi. ÔYliioç m. 'sillon X 546. 552; orbite d'un astre; sentier (Nie.)'
est en rapport apoph. (o : a) avec ctYUi, voy. s. v. p. 11. Au sens
de 'javelle, andain' Z 557, ôy|uoç est peut-être un mot différent,
soit ô-Yiu-o-ç apparenté à hom. aor. y^vio, voy. s. v. p. 144. —
Autre avis chez Ehrlich Z. idg. Sprachgesch. 35 u. 1 (: lat. oc-
câre lit. eheti 'herser').
ÔYXvr) (dor. ÔYXvâ Théocr. I 132 'poire') f. 'poirier x\ 115; poire
11 120' : otxpàç, voy. s. v. p. 108 sq. — Lat. admis -um -a 'baie
(de raisin)' (Fick BB. 3, 160) est à écarter (mot prob. médit.).
hom. etc. ôbàS adv. 'en mordant, avec les dents, lat. mordicus"-^
ôbàSeiv (Xén.), -ecrôai, -daOai, -eîaGai 'souffrir d'une morsure'.
ôbàH est un nom. sg. pétrifié, né d'un *bàE ( : bâKvuu 'mordre'i
influencé par ôbuûv 'dent'. Brugmann IF. XII 151. Stolz IF.
XVlll 459 sq. (bibl.). Voy. s. v. àbaYMÔç p. 11.
ôbeîva. Voy. s. v. ô beîva p. 171.
hom. etc. ôb^iri, dor. ôb]ud, att. ôaiuri (*ôb-cr-|uâ. Brugmann Grdr.
IP, 1, 251 sq.), hellénist. ôbuubri f. 'odeur'; ôb|uâv, -àoQai (et
ô(J|u-) 'flairer, sentir'; ôb)aa\éoç 'qui exhale une odeur forte'
(Hpc); — olw, pf. ôbuuba 'exhaler une odeur'; — bua-, eù-uûbiiç
'sentant mauvais, — bon'; — ô(J-qppaivo)aai 'flairer, sentir' (ôa-
< *ods-, cf. le th. en -es- de lat. odor et voy. s. v.) : lat. odor
'odeur, parfum' oleô (Z sabin) 'sentir, puer' odefaclô olfaciô
— 685 -
''sentir, flairer', lit. ddzu d.sti 'flairer' -ud'iina.^ 'exhalaison'
(Curtins'' 244j, arm. hot, gén. ^o^oy 'odeur' iMeillet M8L. VIII
154. Hiibselimann Arni. Gr. 1 468), td\ëq.jadafi 'rechercher'
('Berneker EW. 24j.
hom. etc. ôbôç f. 'route, chemin, voie; marche, voyage; fig.
moyen' = v.slav. chodû 'marche', cf. c^oci^é^é 'marcher' ptc. pf.
net. sïdii 'étant allé', skv. a-sad- 'y aller, s'approcher, atteindre'
ut-sad- 'se mettre de côté, se dérober, disparaître', i.-e. *sed-
'aller' ( = *s€d- 'être assis', sens premier 'poser le siège pour
s'asseoir, poser le pied sur le sol pour marcfier'; voy. s. v. ëlo-
jÀtti p. 216 sq.), cf. aussi lat. cèdô 'marcher' (< *ce- 'ici, de ce
côté' + *zdû, éventuell. *sedo avec synGX)pc latine), pf. cessi
< *ce-zd-si (Hrugmann IF. XIII 84 sqq.), zd na-zdyah- skr.
?îédt//as- 'plus ])roche' zd dsna- {*âzd-na-) 'prèn,' j)azdai/(''ti
(caus. d'un '''pd-zdati \.-Q.^{a\po-zdeti) 'il recule'. Cf. Pedersen
IF. V 62 sq. Voy. s. vv. oùboç épid. ôboç 'seuil' è'baqpoç 'sol'.
Hom. etc. ôboi-Trôpoç m. 'voyageur' < ôboi- loc. (G. Meyer^
454; le tardif ôboiTTOieîv est pour ôboTTOieîv Xén. d'après ôboi-
TTopeîv. Hrugmann Grdr. II'-^, 1, 97).
ôbùvn f. ord. pi., éol. èbûvâç ace. pi. 'douleur'; ôbuvâv 'affliger'.
Hypothèses de Curtius^ 24:î et J. Schmidt KZ. 32, 347 (: i.-e.
*tf(/- 'manger', cf. ciirae edaces Hor.i et de L. Meyer I 523 sq.
et Prellwitz2 321 sq. (ô- préf. + bùn f. 'détresse'). — De là
ôbuvâv 'affliger', ôbuvjiua n. 'douleur' (Hpc), ôbuvripôç dor.
-âpôç 'douloureux'.
ô b ù p 0 |n a i 'se lamenter': tragg. ôbupua n. ord. pi., ôbupuoç m.
'plainte' < ô- préf. -\- tragg. bup0|uai m/sens (cf. tragg. TTtxv-
-bupTOç 'tout à fait lamcntal)le, plaintif) lui-môme obscur? —
Autre hypothèse chez J. Schmidt KZ. 32, 347. — Dcbrunner
IF. XXI 206 rappelle ôbOvn f. 'douleur' et songe à une influence
de iLiupoiuai 'pleurer' (?).
hom.*ôbù(J(JO)aai, mieux *ôbu;^{)o,uai (Schul/e Qu. ep. 341), seul,
pf. pass. 3. sg. ôbiûbucTTai et aor. moy. uubuaâiniiv ptc. obuacrâ-
l^evoç 'se fâcher, être irrité contre' : lat. odî 'je hais' odiuni
'haine' (Frohde BH. 7, Si^), arm. atcani 'je liais' (HUbsehmann
Arm. Gr. 1 422), ags. afol 'haïssal)le, odieux' v. norr. (ifdll Mirus'
(Fick BH. 1, 3;)4), prob. lat. dtro.c 'affreux, abominable'
— 68G -
(< *ad)'-, avec rapport apopb. a : o. Thurneysen KZ. 32, 562) ;
voy. aussi Pedersen KZ. 36, 96. — L'avis de Skutsch Glotta
II 230 sqq. sur lat. ôdî odium (: odor) n'est pas plausible; cf.
Walde'-' 873. IF. XXVIII 396sqq. XXX 139 sqq. Skutsch
Glotta III 285 sqq. — De là 'Obu(j((T)€Ùç, cf. t 407, formé sur
un *ôbu(J-(Toç 'qui est irrité'; les vases att. 'OXu(j(a)euç 'OXu-
T(T)euç '0\uT(T)riç béot.'0\u(y(cr)€uç 'OXuacreibâç cor.'OXia(cr)euç
(i note ion. u = il) ont X pour b par dissim. Solmsen KZ. 42,
207-231 (bibl.).
ion. att. ôbujv, ovtoç, éol. pi. è'bovTeç m. 'dent' (la forme préten-
dument att. ôboùç est un mythe, cf. Solmsen Beitr. I 30 sqq.);
ôbovTeç par assim. vocalique pour *èbôvT€ç ptc. prés, de i.-e.
*ec?-wz 'manger' (8kr.«d!mi,hom.inf.êb|LX€vai fut. = subj.êbo)Liai);
*ébuuv : skr. ddnt- lat. dent- etc. = éol. ion. dor. èojv < *Ig-ujv
: att. ùjv < *o-{jjv dor. êvieç <^ *(y-évTeç skr. sdnt- etc. Curtius""
244. J. Schmidt KZ. 32, 329 (bibl.). Pedersen KZ. 36, 97.
Solmsen 1. cit. Cf. skr. ddn, ace. ddntam gén. datâh (= lat.
dent-is) 'dent', lat. dens 'dent', v. irl. dèt gall. bret. dant corn.
dans'àmV (Fick II* 154. Thurneysen KZ. 37,423sq.), v.h.a.
zand ags. tôd v. norr. tqnn got. tunpus 'dent' ags. tûsc 'dent',
lit. dantis, gén. pi. dantù 'dent' (Curtius 1. cit.), arm. atamn
'dent' (Hubschmaun Arm.Gr. I 422; a- < *"■).
I. hom. etc. oloç, éol.ucrboç (Sapph.) m. 'pousse, branche, rejeton;
nœud d'arbre ou de tige' (Théopbr.) = arm. osf, gén. ostoy
(Iliibschmann Arm. Gr. I 482) got. asts v.h.a. ast 'branche',
i.-e. *o-0fZo-5 <*o- 'avec' (voy. s. v. ô-) + *sed- 'être assis', prim.
'Ansatz, ansitzend am Stamm', cf. ô-axH 6-Gxoç 'jeune pousse,
jeune branche' (: è'xojuai, axebôv) et ags. ôst m. b. a. ôst 'nœud
dans le bois' (< i.-e.*ô-2c^o-). Brugraann IF. XIX 379 n. Grdr.
IF, 2, 816 sq. — Autre analyse, moins probable, chez Johansson
IF. XIV 323 : arm. ost < *ozdo-*od-do-, gr.ocrxoç < *odzgho-,
lat. ô.f, mieux oss < *od-thi-, cf. m, irl. odh gall. oddf 'nœud'.
II. hom. ôZ;oç m. 'compagnon, serviteur' dans l'expression ôZioç
"Aprjoç, cf. ôZieia' BepaTieia Hésych. < i.-e. *ozdo-, c.à-d. *o-
'avec' -|- *sed- 'aller' dans ôbôç v. slav. chodû 'marche'. Schulze
Qii.ep.498. Johansson IF. III 199 sq. Brugmann IF. XIX379.
— Posthom. àoloç 'serviteur', cf. ctoZioi' ÙTTripéiai, eepàîrovTeç.
— (]87 —
àKoXouSoi Hésycli,, corcyr. àoloç GDI. 3212, ààleov é6epâ-
TTÊUOV, àoZ^TÎauu* biaKOvr|(Juj, v-noup-^r]Ouj H., est une modification
de liom. ôCoç d'après *à-ooooç 'auxiliaire' (àoaaeîv, àoaariTrip)
< *87nsogVio- ^voy. p. 66). Brugmann 1. cit., critiquant l'ana-
lyse de Schulze 1. cit.
olu) 'exhaler une odeur'. Voy. s. v. 6b|ar|.
ôGveîoç 'étranger'. Étym. obscure. — Le rapport avec êGvoç n.
'peuple' ne se heurte pas au sens, cf. lat. qeniiUs 'étrangers,
barbares' chez Aus., Cod. Th., etc. — Un *Fio9veîoç (Usthoff
MU. IV 78 sqq.) ne saurait convaincre.
hom.ô9o|Liars'inquiéter de'; cf.ôBéujv qppovii^ujvHésych., Ô9eûer
ttYei. (ppovTiZiei H., Ô6r|' cppoviiç. ujpa. qpopoç. Xôtoç H. Etym.
obscure. — Prellwitz BB. 25, 313. \Vb.- 322 évoque vuuBiîç
'paresseux' en tant que < *ve- nég. + *6eoç n.; un rapport
avec le suff. de lat. cnstos -odi.s 'gardien' n'est pas plausible;
ôcTTpinov 'étable' (Lycoplir. Antim. chez Phot.) n'est pas clair;
voy. s. V. — Voy. Curtius^ 260 (: iheeîv *Fuu6-?).
hom. etc. ôeôvn f. ord. pi. 'linge fin, toile fine' < *F€66vri par
assim. vocalique selon J. Schmidt KZ. 32, 333 : zd fra-vaôdmnu
ptc. prés. moy. f. 'vêtue', v. norr. vâd ags. ivœd v. h. a. icdt
'vêtement', lit. àudmi dudzu dusti 'tisser', i.-e. base auëdh (cf.
Hirt Abl. § 382) selon Fick P 129 et Ehrlich Z. idg. Sprach-
gesch. 51 (?). — D'autres croient à un emprunt sém., cf. Iiébr.
^ètan ctTr. eip. 'fil', lui-même emprunt ég., cf. Lewy Fremdw.
124 8q. (bibl.). Spiegelberg KZ. 41, 129sq.
boni. 6-9 pi S, gén. ÔTpixoç. Voy. s. v. ô-.
tragg. oï, ion. ôî (Ar. Paix 930) interj. marcjuant la douleur;
oi'lLioi 'malheur à moi'. De là hom. etc. oiiuujYn f. oi'iawïMa n.
(Esch. Eur.) oi|uuJY|u6ç m. i^Soph.) 'lamentation', bon», poét. oi-
^d)lu), aor.LU)aa)Ea 'se lamenter': — tragg. bu(T-oiIuj 'être effrayé,
craindre'.
att. oïâE.-ôtKOç (*oicraK-) m. 'barre ou timon du gouvernail' (hom.
oïnK€ç Q 269 'anneaux du joug où passent les rênes'); att.
oiâKÎZluu, ion. oiriK- 'gouverner, diriger'; hom. olriïov 'gouvernad' :
skr. /.s7/ f. 'timon', slov. seri). tchèq. oje {v.»\a,\.*oJe pour *oJo.
gén. *ojese, i.-e. *o/f.s-. Lidén Stud. 60 sqq. bibl.) 'timon'.
oÏTVûm (ipf. pass. 3. pi. ép. ibrfvuvTO B 8U9) oï^uj (pf. pass.
eujYiLiai, lesb. inf. ôeiTHV GDI. 214, 43) < *ôFeÎYVû)Lii *ôFeiTUJ
'ouvrir, c.-à-d. faire céder' : skr. vijâtè, pte. viJcta-h vigna-h
'reculer devant qc, s'éloigner en hâte de, partir', v.h.a. icîhhan
ags. wican v. norr. vikia ykua 'céder', i.-e. *ueig-, cf., avec
alternance g : q, i.-e.*we/g- dans gr. eÏKuu 'céder', voy. s. v. 221 sq.
(bibl.) et Solrasen Unters. 300 (bibl.). Voy. aussi Berneker EW.
240 sq. [Voy. Add.]
oîba (*Foîba) 'je sais' = skr. vécla zd vaêôa prét.-prés. got.
watt V. b. a. weiz 'je sais', cf. v. slav. védé 'je sais' v. pruss.
icaidimai (inf. waisf) gall. mod. gici/ddom 'nous savons', arm.
gitein 'je sais', v. irl. ar-fiadat 'narrant' etc.; i.-e. "^uoida 'je
sais', propr. 'j'ai vu' est le pf. non redoublé de *ueid- 'voir':
g-r. aor. eibov (*èFibov) 'j'ai vu', inf. îbeîv, lat. videô\ou-% v.slav.
vidètl 'voir' lit. véizdmi, inf. veizdëti 'regarder vers' etc. ; voy.
s. vv. eïbo|uai eiboç ibéâ et ('? voy. Add.) wbà\\o|aai.
oibâv oibeîv oibaiveiv 's'enfler,se gonfler'; olbàveiv 'enfler, gonfler,
trans.; se gonfler'; oîboç n. 'gonflement' (Hpc); o\h\xa. n. 'gon-
flement des vagues'; oïbâE, -âKOç m. 'figue non mûre' Poil. :
arm. ayt (th. en -i-) 'joue' ai/t-mi-m 'j'enfle' aytumn 'enflure'
(Hubschniann Arm. Gr. I 418), prob. lat. (rapport apoph. ai : oi)
aemidus 'tumidus, Ttecpuarmévoç' (< *aidmo-do- ou *aidsmo-do-,
voy. Walde^ s.v.i)), v. irl. ôil 'joue' (Lidén IF. XVIII 505),
V. h. a. eiz 'abcès, ulcère' (germ. Q.omm.*aita-z, i.-e.'^oido-s m.),
puis prob. V. h. a. eitar ags. dt{t)or v. norr. eitr 'poison, venin'
ail. e/ïer 'pus' V. norr. eista 'testicule' {i.-e.*oid-s-to-m, cf. gr.
oîboç n.) et (degré réduit) lett. /dm 'la moelle pourrie d'un
arbre' idrût 'se gâter par la moelle (arbre)' (autre avis chez
Bezzenberger BB. 27, 172, qui groupe à part les mots germ. et
letto-slav. en raison du sens) \ 's\a,y. jadra pi. n. 'kôXttoç, sein'
(slav. comm. *édro, i.-e. *oid-ro-, autre avis chez Brugmann
IF. XVIII 436. Grdr. IP, 1, 330, sur quoi voy. l'art. iiTop fjjpov
p. 330; autre avis encore chez Meillet Études 408 sq.) jadû
1) L'avis de Frohde BB. 5, 273, rattachant lat. aemidus en
tant qu"enflammé (peau)' à i.-e. *aidh- (gr. aiGiu lat. aedès etc.) est
peu probant, mais le sens primitif du mot nous échappe faute de
textes (Walde).
— 689 -
'poison' (autres étym. possibles, voy. Berneker E\V. 271 sq.) et,
sans l'idée accessoire de maladie, ruas, jadro 'pépin, noyau',
V. norr. eitill 'enclave (d'une pierre)' norv. eitel 'glande' etc.,
i.-e.*o^V/- 'gonfler'. Curtius'^ 245. Torp chez Fick III* 2. Falk-
Torp EW. s. V. edder 'virus, pus'. Etc.
lioni. oiéxeaç ace. pi. ni. B 765 (m. eip. 'qui sont du même âge' =
ô-ÉTeaç avec ail. métrique de la 1^ de quatre syllabes brèves;
ô- comme dans ô-rpixaç ace. j)l.^ voy. s.v. ô-. Solmsen Unters.
96 sq. (bibl.). J. Schmidt KZ. 36, 397 sq.
hom. ôï-Z;ùç, att. oiZiûç, -ôoç f. 'misère, infortune'; hom. ôilûuj
'souffrir'; att. oiZiûpôç 'misérable'') < ion.ôî att.oïinterj. -|-*Z;ûç,
gén. *ZI06ç '*inisèrc' : û<.\'. j'tv-i'i-h 'violenté, faible et privé de
secours', cf. "'jyu- 'violence' (Th. Baunack KZ. 35, 495 sqq.),
qui contient une forme réduite de i.-e.*g'-'e^V^ 'dominer', cf.gr.
pia et Z;âer piveî Hésycli.; sens prim. 'la misère hélas!' Cf.
Brugmann IF. XIII 144 sqq. XVI 494. KVG. §215. Grdr.
IP, 1, 209. Persson Beitr. II 735 n. — Les avis de Bezzen-
berger BB. 26, 168 (: lett. waidi 'plainte') et de Prellwitz»
323 sq. sont à écarter.
oïn f. 'bourg, village' (Ap. Rh.) < *djF(â (Bally MSL. XIII 13 sq.),
cf. *ùjF<ji 'communauté, tribu, village' attesté par lac.iùpd, ''thess.)
oùai* cpuXai Hésych.; cf. att. 'Oa (Oïà "On Oïr)) nom d'un dème
(épigr. '0-, avec un esprit rude prob. réflexe du F- intérieur),
Oiârai citoyens d'un dème tégéate (Pans. VIII 45, 1), oiaTdv
KUj|LinTûv, oîai Yàp ai Kuj|aai H., et en compos. (noms de dèmes
et de localités) -ôri -6à -uun -iwâ (Oivôri etc.), cf. Meister KZ.
36,458 sep, dont l'hypothèse gr.comm.*oiFa<*ôFiâ 'pacage pour
brebis', malgré Soph. (Ed. à Col. 1(161, ne convainc pas. —
L'avis de iSchrader IF. IX Anz. 172. RL. 799 (oi'ri <^ "^ouiji :
got. gawi 'canton' < ^-^a-auia- 'communauté de villages') n'est
pas plausible. — \.\\.?L.OHica 'prairie, île'(Prell\vitz Bursian's
Jahresber. 1U6 [190U], p. 108. Wb.^ 324) < *rt[j]ttir> (cf. lat.
aqua = got. aha 'eau') est à écarter.
hom. etc. oîkoç, dial. Foikoç m. 'maison, habitation"; posthom.
oiKiâ, ion. oiKin, gort. FoiKia, béot. Fukiû f. m /sens: adv. oÏKabe
1) Hom. ôicûpôç A 417. y 9^ ôiCOpuuTepov P 446 ôiZûpiÛTaTov e 105
par ail. inôtrique de l'u, cf. Brngmann Grdr. II-, I, 357.
44
— 690 —
(et dor. okabiç < *oÎKa ace. pi. n. Brugmanu Gr.Gr.^ 257) okei
oÏKoGev -01 oÏKOi oiKÔvbe oÏKOcre; okeîv 'habiter'; okéTriç, -ou
(thess. ave. FoiKiâràç) m. 'membre de la famille; domestique';
hom. okeùç, -rioç, gort. Foikêuç m. 'parent; serviteur'; okiZuu
'installer, fonder, bâtir', etc. Foikoç = lat. vïcus 'groupe de
maisons, village, quartier d'une ville', i.-e. *uoiko-s, cf. skr.
i-êçâ-h 'maison, lupanar' (vëçyàm 'voisinag-e' véçman- 'maison')
zd vaêsma- 'maison', skr. vit, th. vlç- 'demeure, maison', pi.
riçah 'g-ens, sujets' viç-pàtih 'maître de la maison, chef de la
communauté' zd vis- (p. ex. ace. vîsdm v. pers. vidam) 'maison
seigneuriale, village, clan' vlspaHi- 'chef de clan', skr. vêçùh
'voisin' th. sigm. cf. got. weihs, g-én. iceihsis 'village', v. slav.
vïsî 'praedium' v. pruss. waispattin ace. 'femme' lit. vëszpats
'maître', alb. vise m. pi. 'lieux, places' guèg. amvise 'femme de
laraaison'(G. MeyerAlb.Spr.473). CurtiusM63. FickP125.
307. 544. Walde2 833sq.
bom. etc. oÎktoç m. 'pitié, compassion'; hom. etc. okipôç 'digne
de pitié, lamentable; — plaintif fsuperl. hom. okTiCTTOç formé
sur okTOç); posthom. okriZiuu 's'apitoyer sur'; hom. att. oiKTipuu,
éol. oiKTippuj, aor. cuKTïpa (Kiihner-Blass^ II 498) 'avoir pitié
de, plaindre'; okTipjuôçm.'compassion'(Pind.); etc. :got. ailitrôn
'mendier', formé sur un i.-e. ''^oik-tro-s adj. ou un *oik-tro-m
subst. n. (von Grienberger Unters. 13. Brugmann Grdr. IP, 1,
345; autre étym., moins prob., de aihtrôn s. v. aiTéiu -(b p. 30). — -
Lidén Stud. 70 (bibl.) en rapproche v. irl. ëgim 'je crie' ar-ëifi
'queritur' con-èclifa 'congemiscit', i.-e.*eigf-. — Autre avis chez
Prellwitz- 324 ( : oit- dans bucr-oiZiiu 'être en mauvais point',
formé sur oï interj.). — • Lat. «<^^er 'malade' (bibl. chez Osthoff
BB. 24, 208 sq.), lett. igstu igt 'éprouver une douleur intérieure'
etc. sont à écarter.
hom. 0 î |u a, -aroç n. 'élan impétueux' < *oî(T)Lia (voy. Sommer
Gr. Lautst. 35 bibl.) : oîdipoç (voy. s. v.), zd aësma- 'colère',
lat. ira 'colère' (*eiM), skr. ésati isanyâti 'exciter' etc. De là
hom. aor. oiVn<îe(v) 'fondre sur'.
hom. poét. oijun (avec psilose pour *oÏ|liti) f. 'chant, poème, récit';
oîjjoç I. m. 'mélodie' (Hymn. à Herm. 451. Pind. 01. IX 47.
Call.); Trap-oi|Li{a f. 'proverbe' (cf. pour le sens m. h. a. hïspel
— 691 —
'fable, parabole, proverbe' : gerni.*.s;2^e//rt->? got. spiU 'légende'; ;
TTpo-oi|uiov, att. (ppoi)Liiov (*TTpo-oï)Liiov) 'prélude'; âoi|uov âppriTOv
Hésych. : skr. ftàman- n. 'cliant, mélodie', v. iiorr. seidr m.
'charme, incantation' sida 'pratiquer un enchantement, exercer
un charme par' (prés. i.-e. *s}-fo ou *.s/-(I/fô), lit. sa/tas 'inter-
prétation des signes' saitu ou saiczu, inf. saisti (i.-e. *so/- ou
*,v3i-) 'interpréter des signes, prophétiser', i.-e. *sô/- 'chanter
et dire'. Osthoff BB. 24, IGl sqq. (bibl.j.
11. hom. oî|uoç m. (att. et ép. tardif f.j 'chemin, route, sentier;
bande A 24 sq., trait, ligne; contrée' < *Foî-,uo-ç (cf. KaG' oî)aov
Ka9' ôbov Suid., âoi|uoç* diropoç Hésych.)- hom. aor. è-eicraTO
eïaaTO, voy. s. v. hom. \'e|uai p. 3G7. Osthoff BB. 24, IGSscjq.
(bibl.). Archiv fiir Religionswiss. XI (1907 sq.) 63 (contre
Sommer Gr. Lautst. 29, (pii postule un *oi-s-mo-s : lit. eismè
'chemin, sentier'). Ehrlich Unters. 138.
hom. etc. oiiuaJYn f. 'lamentation'. Voy. s. v. oï.
oivôç m., oivri f. 'l'as sur le dé' Poil. Vil 204 = iRtûnus, épigr.
oi)io{m), ombr. unu 'unum' got. ahis v. h. a. ein v. norr. einn
'un' V. irl. oin gall. corn, un lit. vénas lett. ?f /«.s- (sur lit. r-
lett. ic- voy. Brugmann Dem. 110) v. pruss. ainan ace. 'un'
(Curtius^ 320). — Pour v. slav.*/'»<< (p. ex. ino-royiî 'unicorne'i
< *lm'( {QÏ.jed-ïnù 'un', c.-à-d. 'à peine un, précisément un' :
jedva 'à peine', ot-madï 'tout à fait', cf. Meillet Etudes 158 sq.
433 sq.) Berneker EW. 430 sqq. ne croit pas au rapport apoph.
oi : i et rattache *î-no- au th. ])ron. i.-e.*/-, cf. gr. ïa 'una' hom.
crét. ioç 'unus; ille' V). — Cf., avec d'autres suff., ?k\\ éka-h
'un', gr. oî[F]oç 'seul', voy. s. v. De là olvileiv |.iovâZ:eiv Karù
YXOùacfav Hésych., oivôivia' Movi'ipii H.
hom. etc. oîvoç. éol. Foîvoç (Hoffmann (ir. I). II Al^h sq.) m. 'vin';
oïvri f., oivàç,-àboç f. 'cep de vigne (et oivdtç 'colombin, Columba
oenasL.'; textes chez Thompson Oreck l)irds 120sq.)'; oivdv6ri f.
'bourgeon de vigne; fleur de la vigne\ Cf. lat. vïnum ombr.
vinu riuu volsq. fal. vinu 'vin'; les noms celt. et germ. du vin
sont des emprunts lat.; le mot n'est pasindo-eur. ; l'étym. sém.
1) [La tluvse de Berneker est combattue par van Wijk IF. XXX
382 sqq., pour qui v. slav. ■in/7<;i.-e. *oino-s.]
— 692 —
est à écarter; Foîvoç vlnum arm. gini nih.vëne {*iioinâ. G. Meyer
Alb. Spr. 465 sq.) sont prob. des emprunts indépendants à une
]g médit, ou pontique, cf. Meillet MSL. XV 163; bibl. chez
Walde^ s. V.; voy. entre autres Hehn *' 91 sqq. vSehrader RL.
943 sqq. Sprachvgl.^ II o5. 50. 255.
liom . ô î 0 )u a i (oïo)Liai k 1 93 ; sur -i- tantôt long-, tantôt bref, voy .Solm-
sen Unters. 60 sqq.) posthora. oî|uai, ipf. ujô|ur|V iJJ|ur|v, aor. diriOriv
ép. ôîO'aaTO ôï(T(jà)uevoç et ujîcrSriv, act. 1. sg. prés. hom. ôio)
(î et î) oïuu "croire', cf. hom. àvuuïaxoç 'inopiné' O 39, adv. àvmjïcTTi
b 92, < *ôFicr-io- : lat. ôinen v. lat. ôsmen {*ouis-men) 'un (bou
ou un mauvais) présage'. Kretschmer KZ. 31, 455. Schulze
Qu. ep. 354. Solmsen Stud. 93 sq. Unters. 63. KZ. 37, 12 ^i.
oîoç, oïâ, oîov pron. rel. répondant à toÎoç. Voy. s. v. ôç.
hom. oîoç, oïri, oîov, cypr. oîFoç 'seul, unique' = zdaëva- v.pers.
aiva- 'unus'. Essai d'analyse ultérieure chez Brugmann Dera.
109. 115. Ber. d.sachs.G. d.W. 1908, p. 46. Voy. s. v. oivôç
oivri-
hom. ôïç (*ôFi-ç), att. oîç, gén. hom. ôïoç et oioç, att. oîoç m. f.
'mouton, brebis' = skr. dvi-h (avika-h -ko) m. f. 'mouton, brebis'
lat. ovis ombr. oui uvef ace. pi. 'oves' v. irl. ôi lit. avis 'brebis',
i.-e. *OMZ-s; cf. lit. àvinas lett. cluns v. pruss. moins v. slav.
ovinû 'bélier' v. slav. omca 'brebis', v. norr. ér ags. éowu -e
(angl. eu-e) v. h. a. ouwi ou 'brebis' (th. germ. *auiô-, nom.
*auîy gén.*«M^ô2) got. awistr ags. éowestre 'bercail' got. aicèpi
ags. éowde v. h. a. ewit 'troupeau de brebis' (voy. Feist EW.
s. vv.). Curtius^ 390 sq. Etc. — Arm. Jiovii- 'berger' (< i.-e.
*oui-pâ- selon Bugge KZ. 32, 16) est écarté par Pedersen KZ.
38, 198 sq. — De là ôa Km )ar|Xu)Tri k.t. X. Hésych., oîai • biqpôépai,
ILinXujTaî H., cf. Hrdn. 1 301, ujâ ujâ f. 'peau de brebis' (cf. pour
1) [Brugmann ÏF. XXIX 229 sqq. (bibl.) pense auj. que oiuu
oio|uai sont issus de *ôïaia) (cf. véd. isyati) ou (si î est dû à un ail.
métr.) de *ôiouj (cf. véd. isati); — que oïuu oïo.ucii remontent à *ôiaiiu
ou *ôïaiu; — que oî|Liai (ipf. (i)}j.r]v ijOineBa) 'pensé-je' est né de *ôio-|Liai;
soit préf. ô- 'tout contre, avec', i.-e. *o- (cf. ô-Ké\\uu etc.) + *is- 'voler',
tant en parlant des oiseaux que des pensées; cf. (autre avis chez
Rozwadowski Rev. slavist. II 99 sqq.) lat. opînor {opîniô in-oplmis)
<i*op-isnâ- {: skv. ipiâti 'mettre en mouvement')].
— 693 —
la phonétique lially MSL. XIII 12 sq.), oïeoç adj. 'de brebis'
(Hrdt.), cf. ôéa' |ur|Xujrr) H., (béot.) onaç' tujv TrpopâTUJV xà
0KeTTa(JTr|pia béppLUTa H.
oîaoç (*FoîtFo-ç) rii.oîaov, o\6v^ f., oicTuov. Voy. s. v.ïtuç p.386sq.
et Persson Beitr. II 049.
oi-aTTuÛTri (oicTTTdTri Hésych.) f. 'suint de mouton (*ôFi-çr. Meillet
MSL. XIII 291 sq. rapproche le 2^ élcinent de ce mot, avec
gr. aTraTiXri f. 'fiente liquide', de dor. nù-Xôç -att. nriXôç m. (f.)
'boue' (mais voy. s.v.), cf . lat. .9^wrt/M.s' 'sale', v. slav. A-rt/?? 'boue'
(lequel = skr. adj. kdia- 'noir', cf. KrjXiç lat. càligô selon Schulze
SB. d. preuss. Ak. d.W. 1910, p. 793), i.-e: *s-^l'd-. — Ehrlich
Z. idg. Sprachj;-. 77 n. 1 tient le groupe an pour primitif et
évoque v.slav.^JO^w {*p9to-) 'sueur'. — Petersson Glotta IV 297
groupe oi-aTTuÙTri aTraTiXri airiXoç aiTiXoç m. 'tache, saleté' ttîvoç
m. 'crasse' TTivapôç 'crasseux' TTivâv 'être crasseux' KaKOiriviiç
'malpropre', lat. paedor 'saleté' {*pdi-d-) pôdex 'le derrière'
{*pô[ï\-d-), skr. pâijii-h 'le derrière', i.-e. *spoi- *S2}^- *spt-. —
oïc5"TTn (Hrdt.IV 187) doit sans doute être lu oicrÛTTri (v. 1.), voy.
s. V. OÏaUTTOÇ.
hom. oiaTÔç, att. oicTTÔç m. 'trait, flèche'. Etym. obscure, cf.
Solmsen Beitr. I 15. — Lat. (Fick KZ. 20, 176i arista 'épi'
(voy. s.v. c-pov p. 80), skr. dsyat'i 'lancer' sont à écarter, comme
aussi skr. viddhâ-h, ptc. de mdht/afi 'transpercer', cf. Walde^
s.v. divïdô, ou (Frohde BB. 17, 305) skr. sidhi/ati 'atteindre
le but'; voy. encore Jacobsohn Herm. 44, 92sq. ô- prothéti(|ue
+ *FiaT6ç 'crochet > ])ointe de flèche > flèche"?), Sadee KZ.
43, 251 {*oieStô-s, cf. xQ\làç : xOéç, i.-e.*o?V.s'- : oiaipoç etc.)*).
hom. etc. oiarpoç m. 'taon, Tabanus boviuus, lat. cfsthis: fig.
aiguillon, piqûre, transport de fureur, de douleur, de désir' :
gr. oî|ua (*oia-|aa) n. 'attaque impétueuse', zd aèéma- 'colère'
skr. isnati 'mettre en mouvement', lat. iva {*eisà) 'violence,
colère', v. norr. eisa 'se porter vivement en avant', lit. (von der
Osten-Sacken IF. XXIII 370) ttistni 'passion violente": voy.
en dernier lieu Sadee KZ. 43, 247 sq. — De là oicTTpâv 'piquer
comme pique le taon, aiguillonner; intr. être furieux'.
1) [Brugmann IF. XXIX 231 (liibl.) voit auj. dans hom. ôijtô;
le préf. b--{-*is- (: skr. «.s-) contenu dans îôç m. trait'.]
— 694 —
oïauTTOç m., ion. oiaûmi f. (Hpc.) 'suint du mouton, laine grasse';
ion. oiauTTiç,-iboç f. 'flocon de laine g-raisseuse' (Hpc.) < *ôFi-ç
'mouton' (cf. oicrTTuuTri) + un élément obscur; hypothèse chez
Prellwitz2 326.
oïcTuj (dor. oiauj, -oeviieç Théocr.) fut. 'je porterai', cf. aor. hom.
oiO"é|Lievai j. ion. otvoîaai (Hrdt.) oicrréç 'supportable' (Thuc).
Le rapport avec skr. mti 'chercher à atteindre' (voy. s. v. hom.
îe|uai 'tendre à, faire effort vers' p. 367) se heurte à l'absence
du F- en gw, attestée par v. arc. èîTOicrri subj. aor. Michel 195
= Solmsen^ 1 = Buck Gr. D. 17 et par l'épopée; cf. Osthoff
Suppletivw. 59 (bibl.). — L'hypothèse de Prellwitz ^ 326 (*oÏT-auj
'*je ferai avancer', skr. éta-h "qui se hâte', lat. ûtor (v. lat. inf.
oitier) alqâ rè '*je tire profit de qc.') ne convainc guère.
hom. etc. oîtoç m. 'sort, destin, infortune' = zd aëta- m. 'la part
qui échoit' {\.-Q.^oito-s 'part'. Bartholomae IF. XII 139. Airan.
Wb. 11 sq.), cf. ïcaaaear KX^poûaBai. Aéapioi Hésych. (cf.
Hoffmann Gr. D. II 238. Brugmann Gr.Gr.^ 101), puis (Osthoff
BB. 24, 209 sq. bibl.) gr. aîcra (*aiTia) f, 'part qui échoit' (voy.
s. V. p. 28 sq.), osq. aeteis 'partis'. — Pour lat. iltor v. lat. inf.
oifier ""faire usage de' voy. Walde ^ s. v.
oïqpuj (Théra GDI. 4787 sqq. crét. lac), 2.sg.oi(pdç ou oiqpeîç (Ath.
XIII 568 e) 'f utuo' : skr. i/dhhati slov.jebati niss.jehdtî 'f utuere',
l-(i.*oiehh-. Fick P 522. Hirt Abl. § 653. De là oîcpôXriç m.,
oiqpôXiç f. 'dissolu' Hésych. Eust. ^).
hom. etc. oïxo|uai (et oîxvéuu -w Hom. Pind. Soph.) 's'en aller,
partir' : lit. eigà 'marche' dans leiga 'entrée' iszeiga 'sortie'
(Prellwitz^ 221. ^326), arm. ijanem 'je descends' (J < gh + s
de l'aor.) ijavankli pi. 'auberge' ijavor 'hôte' (Scheftelowitz
BB. 28, 311. Pedersen K.Spr. 1 101), irloegrhdte' (Pedersen
1. cit.), i.-e.*eigh- *oi(fh-.
hom. etc. oiujvôç m. 'grand oiseau, oiseau de proie, oiseau qui
annonce l'avenir; présage, augure'. A l'étym. connue gr. comm
*oFiuj-vô-ç : \at.avis skr.vih etvê-h zd r^Voiseau' (J.Schmidt
KZ. 32, 374 sqq. Solmsen KZ. 37, 12. Osthoff Et. Par. I 247)
1) [Brug-mann IF. XXIX 238 n. (bibl.) voit auj. dans oïqpiu le
préf. *o- + -ibh-, degré réduit de i.-e. *iebh-.]
— 695 —
Brugrnaiin IF\ XVII 487 sq. préfère un i.e. *oiso[u]-n/)-s (qL
hom. u'iuuvoç 'petit-fils' : uiùç), cf. gr. oî)aa (*oîcr-|iia) d. 'attaque
impétueuse' oiiiàv 'fondre sur' (O 252. X 140), zd af'sma- 'co-
lère, emportement', etc., tb. ^oisu-, cf., au degré réduit, skr.
/.sw^gr.îôç<*iaF6-ç 'trait'; voy. aussi SadeeKZ. 43, 245 sqq. ';.
Hrdt. att.ÔKéWuj, aor.ujKeiXa trans. 'faire aborder', intr. 'aborder',
contient i.-e. *o- (voy. s. v. ô- p. 681) + KéXXuu m sens fvoy.
s. V. p. 432).
att. ÔKXâlou (bom. \xç.T-o\Ckàlw N 281 ) 's'accroupir; trans. flécbir,
ployer'; ÔKXabiaç (bicppoçi m. 'pliant'; ÔKXabôv, ÔKXciE adv.
'à croupeton'. Etym. inconnue.
boni. etc. ôkvoç m. I. 'lenteur, bésitation'; ÔKvéuu -ûù, boni. oKveiuj
E 255 par ail. métrique, ipf. ùjkvcov Y 155 'tarder, bésiter à'.
Étym. obscure. — Ublenbeck PBrB. 27, 115 part du sens prim.
de '*réflexion' et en rapproebe got. aha 'voûç' ahjan 'vo)niZ;eiv'
V. b. a. (ihta 'attention' etc. (voy. s. v. 6\x\xa). — L. Meyer I 502
pose un *F6tkvoç : skr. vdficafi 'aller de travers, vaciller'
cahikùh 'cbancelant', lat. racillo (dont la R. est uoq 'courlier,
flécbir'!).
oKVOç m. II. 'butor'. Voy. s. v. ÔYKdaôai.
ÔKpiç, -loç f. 'pointe, protubérance' (Hpc); ÔKpiôeiç (Hom. Escb.i,
oKpiç, -iboç (Escb.) 'âpre, raboteux'; liom.ÔKpiûa6ai 'être irrité';
ÔKpi-pâç, -avToç m. (: paivuj) 'estrade' (Plat.) : v. lat. (dial.. cf.
Ernout El. dial. 205 sq.) ocrls 'nions confragosus' marrucin géii.
»^. ocres ombr. ukar ocftr 'arx, nions' làt.Ocriciilimi, ïrl. oc/tair
gall. oc/tr 'coin, bord' (Fick 11*6. Pedersen K.Spr. I 123. 178),
cf. gr. ôHûç 'aigu', i.-e. *oq- et voy. s. v. ctKaiva p. 32 sq.
bom. ÔKpuoeiç 'qui donne le frisson, effrayant, borriblc' (: Kpùoç
p. 522) est né par fausse coupe, la le(,'on originale ayant dû
être KttKoiurixâvoG KpuoécrariÇ Z 344 et èTribrmioo KpuôevTOç I 64.
— L'avis de F. de Saussure MSL. VII 88 scj. (: skr. drri' lit.
aszarà 'larme') est caduc.
1) [Brugmann IF. XXIX 233 (bibl.), rappelant la forme ôiuivôç
signalée par Tryphon, postule auj. un prim. *o-isô[u]-no-s, c.à-d. *t)-
préf. -f un parent de .skr. isuh gr. iéç: cf. les art. ôîouai et ôïcjtôç
avec les notes.)
— 696 —
ÔKiaXXoç' ô ôcpôaXiuôç rrapà BoiuuToîç Arcad. Voy. s.v. ép. ôacTe.
OKTUJ (hér. ÔKTuu d'après ëE l-nxà, él. ôtttuj GDI. 1168 d'après
éîTTd, béot. ÔKTO lesb. ÔKTO-Kai-beKaioç comme buo, avec une
brève prob. due à l'influence de é-mâ) 'huit' = xéd.asfd {astâû)
zd asta tokh.B okt lat.oc^ô irl. ocM n- (d'après secht n-) gaW.icyth
bret. eiz (< *oJ£tt, plus ane. *oktii ^oktô) got. ahtau v.b.a. ahto
V. norr. àtta, cf. lit. asztûnî, arm. (Brugmann Grdr. P 140.
Meillet Esq. 13. Pedersen KZ. 39,349 sq.) uth (< *opfô avec p
repris de ^septm), alb. (G. Meyer Alb. Spr. 428) tête {*ste-t€),
i.-e.*oktô{n), forme duelle; — v. slav. osmï d'après l'ordinal
os)nû = lit. àszmas v. pruss. ace. asman '8^'. En compos.
ÔKTUU- (p. ex. ÔKTuO-TTOuç = skr. asta-pad-, lesb. ôktuj-ko(Jioi)
et ÔKxa- d'après éîTia- etc. (p. ex. ÔKTà-îTOuç ÔRTa-KÔCioi dor.
ÔKia-Kaiioi '"800', et ÔKT-ripTiç comme éTTT-ripr|ç). Cf. Curtius^
163. Brugmann Gr.Gr.^ 213. Grdr. IP, 2, 19 (bibl.). Cuny
Duel 53. Etc. Voy. s. v. ÔYbooç.
ion. att. ÔKuuxri f. 'soutien, appui' EM.; ÔKuuxeûuu 'soutenir' (Sopb.
fr. 303 D.?). Voy. s. vv. bom. 6Trajx«T0 p. 270 et att. àv-OKuuxn
p. 63.
att, ôXai f. pi. 'grains d'orge du sacrifice'. Voy. s.v. bom. oùXai,
bom. etc. ôXpoç m. 'bonbeur matériel, félicité, jouissances de la
fortune; riebesses'; ôXpioç 'heureux, fortuné'. Etym. obscure. —
Hypothèse chez Prellwitz- 327. — Avis désuet chez Bezzen-
berger BB. 5, 171 sq.
bom. etc. ôXe6poç m. 'perte, ruine, mort, fléau'; bom. etc. ôXé-
Bpioç 'funeste, fatal; malheureux (Sopb.)'; bom. etc. ôXékuj
'faire périr'; ôXeTrip, -f^poç 'destructeur, meurtrier' Z 114; poét.
ôXXO|ui (*ôX-vO-|Lii), fut. ôXécTuu att. ôXiî), pf. ôXuuXeKa (et, au sens
ntr., ôXuuXa 'perii') 'faire périr, détruire' (pros. àTT-6XXû|ui), moy.
ôXXûjuai, fut. ôXoû|uai, aor. ujX6|nnv 'périr, être anéanti' : lat,
ah-oleô 'détruire'. Fick BB. 1, 58. Walde^ s. v.
ôXéKpâvov 'coude' (Ar. Paix 443). Voy. s.v. ibXéKpavov.
ôXiPpôv ôXi(79r|p6v. Xeîov. èTticrqpaXéç Hésych., cf. ôXipàEar ôXi-
aOeîv H. : v. b. a. slîfan 'glisser' s/ey/V/r 'glissant' m. b. a. slipf'en
'glisser' ags. tô-slipan 'périr', v. irl. sleniuu slemain {*slib-no-)
'lubricus' gall. Utjfn 'laevis, aequus' II y fr car 'la partie du char
qui traîne sur le sol' v. gall. limnint "tondent' m. irl. shpaim
— 697 —
{^slîhnô. Stokes KZ. 41, 388 sq.) 'je frotte, je lisse', i.-e.*.x7-^^/-6,
cf. *sl-eu-b- dans lat. lahricus 'glissant', ags. slïipan 'glisser',
peut-être *.s7-«-6- dans lat. lahô are 'chanceler, être près de
choir' làhor -i 'glisser'. Cf. Curtius^ 367. Persson Wzerw. 189.
Fick I^ 577. II' 319 sq. III* 539. Lidén Arm.St. fil. Walde*
402 (bibl.). 441 (bibl.) et voy. s. vv. Xeipuj \^\\x(xl Xei|auuv Xeîoç
(p. 564 sqq.) ôXiaeâvuu. — L'hypothèse d'un i.-e. -^soloigi'-
(: \.ïion\ sleikid 'lécher'. Fick P 577. Hirt Ahl. §5401 est
à écarter.
ôXItoç 'peu, petit', comp. ôXiîlujv att. épigr. oXtiluuv (d'après lauti-
podique neiZiujv; bibl. chez Osthoff MU. VI 206 sq.), sup. ôXi-
'ficTTOç. Étyni. indicpiée s. v. Xoifôç p. 586. Voy. aussi Lidén
Arm.St. 97 sq. — lon.ôXiTnTreXin e 468 'faiblesse', hom.ôXiTn-
TTcXeujv 'étant faible' 0 245. t 356, ôXrpiTTeXriç 'faible' (Anth.)
< ôXiTOç + *à7TeXo- 'force', cf. àv-aTreXàdaç* àvappiuaBeiç Ilé-
sych., ion. àvqTreXiri ' àaGéveia, ion. vriTreXeuu 'être faible', eùriTTeXqç
H., -iâ f. 'prospérité' (Call.j, KaKrjTreXéujv. -iâ f. (Nie), v. norr.
af'l n. 'force, secours' v. h. a. ahalfm 'avoir de la force'. Prell-
witz BB. 24, 215. Brugmann Grdr. H-, 1, 363: voy. Walde-
s.y. op.v*). — ôXif-ujpoç 'négligent' lupiâ f. 'négligence' -uupeîv
's'inquiéter peu' i cf. TioXuuupeîv) : ùjpa f. 'souci'.
ôXiaBdvuj, fut. oXia9iîauu, aor. ùjXiaôov 'glisser'; oXiaGnpôç 'glis-
sant'; ôXiaOoç m. 'endroit glissant-, glissement' (-a6- < -dh-t-) :
V. h. a. slifo (ail. niod. tichJittcn) v. norr. shdi m. angl. slede
'traîneau' ags. .ç//fZo>- 'lisse' sJidan 'glisser', m.irl. slaet 'glissoire'
gaél.,s7rtOf/ 'drag, trail' ["^'shdd/i-iio-?), lit. .s7/c?/Vn 'lisse, glissant'
sli'/sfii slijsti 'glisser' lett. sJidas 'i)atin' v. slav. sh'dâ 'trace',
])eut-ctre skr. sredhaf rcouviv en dévoyé, errer, s'égarer': i.-e.
'^(s)lidh- est un élargiss. de "^''{s)//-, voy. s. v. ôXippôv gl. ; sur
ce groupe voy. Lhlenbeck PBrB. 26, 294 sq.
ôXkii ôXkôç etc. Voy. s. v. cXkuu p. 244: cf. en outre v. irl. <ir-
-osailchu 'j'ouvre' (< *od-,so/citn '*je tire loin de'. Vendryes
MSL. XV 360s(iq.), arm. hehj 'tardus, segnis, lentus; piger',
i.-e. *tieh/- (Lidén Ami. St. 47s(|.t.
1) [Ajoutez auj. TeuTÎanXoç nom d'un Kléen chez Tlnic. III 29
' -b^uxovp-xàc,' <Ci.-v.*feiif(l [got. l)iinl(i) '|>euple' + *ap{c)lo-. Prellwitz
KZ. 45, 159.]
— G9S —
poét. ôXXû|ui 'détruire'. Voy. s. v. ôXeGpoç.
ôX)iioç m. 'pierre cylindrique A 147; mortier à piler (Hsd.Hrdt.);
pétrin (Ar. Guêp. 238/ < R. FeX i.-e.*iiel- (Sommer Gr.Lautst.
111 pose *suel-) 'tourner'; voy. s. v. eiXuuu p. 224sq.
hom. etc. ôXoXvjZ!lu, fut. -uHo|uai "pousser des cris aigus et pro-
longés'; hom. etc. ôXoXûYr) f. 'cri aigu et plaintif; ôXoXDYaiâ
(vuKTep(ç); ôXoXuç adj. m.'({ui pousse des cris de femme > niais,
nigaud'. Cf. uXâv ùXaKieîv 'aboyer', skr. uluUh ulîdu-h 'ulu-
labilis, ululatus', lat. ulula 'chouette' ululô -are 'hurler' ulucus
(:skr. ûlfil'a-h) 'chouette', lit. ulôti ulûlôti 'crier «halloh!»'
uhda hangos 'les flots hurlent' ulbdti 'crier, chanter (pic); —
criailler, piailler (enfant)', arm. oib, gén.olhoi/ 'plainte, lamen-
tation' (: hom. etc. ôXocpôpoiuai 'se lamenter; trans. déplorer',
hom. oXoçubvoç 'plaintif'), m. irl. tilach 'clameur' (Stokes BB.
23,61) ir\.mo([.{t)ul-chahhcM7i'cho\\eite' ( Stokes KZ. 41, 390);
onomatopée, avec ou sans red., *ol- *u]-. Cf. Curtius^ 371.
Fick BB. 1,64. Persson Wzerw. 245 n. 2. Hubschmann Arm.
Gr. 1 481. Charpentier KZ. 40,446. Brugraann Grdr. IP, 1,46.
128. 258. 358.
hom. ôXooÎTpoxoç N 137, ion. ôXoi- (Hrdt.), att. ôXoi- (Xén.) m.
(comme adj. chez Théocr. XXII 49) 'bloc de pierre qui roule'
< R. FeX i.-e.^uel- 'rouler' (voy. s.v. eiXuuu p. 224sq.) + Tpéxuj;
le !«'■ élément est un loc. (G. Meyer^ 454). Cf. Curtius^ 358.
SchulzeQu.ep. 317n.4. Brugmann IF. XI271. L.MeyerI586.
— Le sens de '*qQi roule de façon à détruire' (: hom. tragg.
ôXoôç [voy. l'art. suiv.]) admis parButtmann est moins plausible.
poét. ÔXoôç -1T -ôv (hom. ôXoiôç X 5. A 342, Hsd. ôXuuïoç) 'funeste'
< *ôXoFo-ç, dissim. de *ôXeFo-ç, base ôXe- (: ôXe9poç ôXXdiui),
cf. J. Schniidt KZ. 32, 332 sq. 337. Brugmann IF. XI 270.
Grdr. II-, 1, 203. Hom. ôXoô-qppujv, -ovoç 'malfaisant; redou-
table'. — Le rapport (Bugge PBrB. 13, 182. Osthoff op. cit.
18, 256. Noreen Abriss 126) avec l'obscur got. bahca-wës-ei
'méchanceté', b- étant d'origine suffixale (i.-e.*6A/- *67j/- selon
Osthoff, *[a]po- selon Noreen) n'est rien moins que sûr.
hellénist. ôXôtttuu 'écorcber; peler' (partout aor.), prés. seul.
ôXÔTTieiv Xenilew, xiXXeiv, RoXâmeiv < ô- préf. + hom. Xottôç
m. 'pelure', Xérro) 'écaler, écosser, peler'.
— f39<» —
att. ô\oç, ion. éj). oùXoç 'entier, intact' < *ôXFo-ç, i.-e. *soî-uo-s
= skr. sdrvah 'intact, entier, tout, chacun' zd ha*'rca- v. pers.
haruva- 'intact, entier'; att. ôXÔTriç, -tiitoç f. 'totalité' = skr.
s-arvdtcU- zd JnO'rvatdt- 'intégrité, perfection': cf. gr. ôXoôç <
*6XeFoçSnid.,6\oeÎTarù-fiaiveiHésycli.,lat..w/Mo.s'(<*.vrt?eMO-.v,
i.-e.*.S'''Z-eM0-5? Voy.Walde^s.v.) osq. (JaXaFç ; hom.ouXe 'salve'
est le voc, et lat. salve en est l'exact correspondant, avec ail.
ultérieur de la voy. finale du mot senti comme impér., cf.srt/r^O
(Tburneysen KZ. 28, 160. Schulze Qu. ep. 104. Brugmann IF.
XI 268). Arm. o/-ysain, complet' est peut-(4re issu d'un *.W-/o-.v
(Hiibschmann IF. XIX 476 n. 2r, cf. encore aib.^^/f 'puissant,
gras, courageux, vif'(G.Meyer Alb. Spr. 137. Alb.St. III4o.75.
Solmsen KZ. 37, 15; i.-e.*so/o-.v), \?d.soUdus 'tout d'une pièce;
complet, entier' \.\2l\..so11us 'totus et solidus' i*soI-7io-si, v.irl.
shîn 'sain, entier' (i.-e. "^sld-no-.s selon Pedersen K. Spr. I r)3,
ou *sIno-s). Curtius'^ 'Ml sq. Brugmann Total. 49. Grdr. II-,
1, 202. 451. Walde2 674 sq. (bibl.).
ion. ôXôç m. 'liqueur de la sèche (Hpc); liquide trouble (Antli.)'
est rapproché par Prelluitz'^ 321), en tant que '-'salôs 'Pi, de lat.
salira, v. irl. sail gl. 'hibes' m. irl. salach 'sordidiis', v. Ii. a. salo
'de couleur sonil)re, sale' v. norr. soir 'jaune', y.fi\ay. slamoci/e
'glaucitas'.
ôXo-ax€pr|ç 'entier, complet, accompli' < ôXo- -}- axepôç 'con-
tinens'; voy. s. v. èTTiaxepiû p. 268.
ôXo-q)XuKTÎç,-iboç f. (Hpc.),dissim. en ôXo-cpuKTÎç, et ôXocpuYbcûv,
-ôvoç f. (Théoer.) 'pustule' < ôXôç 'liqueur trouble' + qpXuKTÎç
'qpXÙKTaiva'. — Il n'y a pas lieu d"v chercher un *ôXoç ''""oXFoç)
adj. 'pernicieux'; cf. Brugmann IF. XI 271.
hom. etc. àXo96po|aai, boni. ôXocpubvôç. Voy. s.v. ôXoXûciu.
boni. ôXoqpûjVoç 'funeste (V), perfide (?)' a été rapporté à hom.
éXeqpaipoMai 'tromper', voy. s.v. p. 243; en fait, le mot est ob-
scur, cf. K. Reichelt KZ. 43, 108. — Le sens de 'destructeur
d'hommes' (en tant qu'issu de poét. oXoôç 'funeste' -|- qpiûç
'homme') n'est pas vraisemblable, cf. Brugmann Grdr. II-, 1,536
n. 2.
ôXtt)] f. 'flacon à huih'". Voy. s.v. èXtroç p. 24(i.
- 700 —
ôXuvôoç m. 'figue tardive et qui mûrit rarement' < *FoX-, i.-e.
'^suol- : m. h. a. swil {*sueles-) "durillon' selon Lidén Stud. 98.
Le mot est plutôt médit. (Fick Vorgr. Ortsn. 153) et dès lors
sans parenté connue.
hom. etc. ôXùpâ f. 'épeautre' (*ô\ûpiâ). Voy. s. v. è'\u)Lioç II.
'millet' p. 246.
hom. etc. ôiuaboç m. 'rassemblement, multitude; tumulte'; hom.
ô)Liabeîv 'se rassembler à grand bruit' : skr. samâd- f. 'lutte'
< sâm 'avec, ensemble', voy. s. v. b\x6ç,. Brugmann Grdr. II-,
1, 468. Berneker EW. 345.
b\xa\ôc, 'uni, lisse'. Voy. s. v. ô|uôç.
hom. etc. ôfi^poç m. 'pluie'; èjuppeiv 'pleuvoir (Hsd.); trans. laisser
couler, mouiller qc.'; ô|upprip6ç 'pluvieux' (Hsd.). Voy. s. v. àqppôç
p. 106 (-h- pour -hh- après nasale).
ion. att. ôjuripoç m., aussi -ov 'gage, otage'; hom. poét. ô)aapTeîv
*" *s'ajuster ensemble, accompagner' < Ô|lioû + R.ap,cf.àpapiaKuj,
*àpTÔç adj. verbal. — Hom. tragg. ô|uriTupiÇ> -loç, dor. -â-
(Pind.) 'assemblée'; hom. ôjuriYepriç 'rassemblé' 0 84 < ô|uoO
+ àïeipuj; voy. Solmseu Beitr. 116. — Hom. etc. ôjafiXiE, -ikoç
'de même âge, compagnon'; voy. s. v. r\K\l. p. 320. L'avis de
Prellwitz - 329 est à écarter.
ion. att. ô|uïXoç, éol. ôjuiXXoç (Hoffmann Gr. D. II 488) m. 'ras-
semblement, foule; tumulte': hom. etc. ô|LiîXeîv 'être en relations
avec; se rassembler; en venir aux mains'; posthom. ô)aïXiâ,
ion. -ri f. 'réunion, assemblée; commerce habituel' < *ô|uo-|uiX-
par haplologie syllabique : skr. ;«z7rt7/ 'venir ensemble, se réunir'
mêla-h 'rencontre, relations', lat. miles -itis 'soldat' {tml-it-ês
'*ceux qui marchent en troupe'). Johansson IF. II 34 n. Uhlen-
beck Ai. Spr. 224. — Pour lat. mille voy. s. v. xtXioi.
ô|Liïxeîv 'uriner' (Hsd.); cjuix^a n. 'urine' (Esch.), cf. à)uîtar oùpfiO'ai
Hésych., skr. mëha-h 'urine' mehatt zd maëzaHi 'uriner' zd
ynaësma- maèsman- 'urine', arm. niêz 'urine' mizem 'j'urine',
lat. mlngô mèjô (c.-à-d. meiiô < *meigh-io) v. norr. mîga ags.
mi;^an lit. niëèù mïszti lett. mizt serb. mizafi 'uriner', got.
maihstus 'KOTrpia' v. h. a. iii'tst ags. meoœ 'fiente', i.-e. ^meigh-
(distinct de ^nieigh- s. v. ô|uixXn), cf. inoixôç p. 643 ^). Curtius''
1) Les objections formulées par Wackernagel Hellenistica (Gôtt.
- TOI —
194sq. Fick r 103. 278. 511). Ill'olOsq. HUbschniann Ariu.
Gr. 1 474. Solnisen KZ. 39, 218 sq. - bihl.).
ion. ép. ônix^n, att. ôiaix^n f. 'brouillanr : skr. mêqhd-h 'nuage'
iiùh- f. 'brouillard, vapeur' zd nui^ya- 'nuaire', arni. mêii 'brouil-
lard' (Hiibschmann Arm. Gr. I 474i, alb. nijt'yuh 'brouillard'
(G. Meyer Alb. Spr. 283), lit. iniglù nnjqJà lett. migla v. slav.
mhjla 'brouillard', néerl. dial. 7nif/(/eIrn 'foinber en pluie fine',
i.-e. *tiieigh-, cf. bon». àinixOaXôtacruv ace. f. sg. p. 53 sq. Cf.
Kern IF. IV 106 sqq. Franck-van Wijk EW. 434 s. v. mist.
l.-e.*meigh- (voy. l'art, préc.), *nieigh- et '^leis- (v. norr. 7niiitr
'temps sombre' ags. mist 'brouillard' néerl. dial. miezeUn
'bruiner') sont prob. des élargiss. de *inei , cf. Walde^ 486.
6)Lifia, -aïoç n. 'œil' < *Ô7T)aa, \.-e.*o(/¥'m)if voy. s. v, ôcrcre. Ou
en a rapprocbé got. ahma m. 'esprit' (ihjan 'croire' icf, ôcrcro^ai
< *oql'io-), rapport excellent pour le sens (cf. ail. einsicht
'examen, intelligence, entendement' : sehen 'voir'), sinon pour la
forme (on attendrait got. /f); cf. Zupitza Gutt. 72 sq. Brug-
mann Grdr. IP, 1, 240. Torp chez Fick HP 8. Feist EW. 9.
boni. etc. Ô|livù)lii Ô|uvûuu, fut. ônoO)aai, récent ÔMÔauj, aor. ép.
\jj\xoaaa att. ÙJiaoaa, pf. ô)nuLJ^0Ka 'jurer' : skr. anû-sva impér.
'jure', cf. àmatra-h 'ferme' (aor. auv-o|a6aai : skr. sdinum-).
Voy. le suiv.
hom. ô^oiioç (Ct non 6-) 'funeste', épitb. de Tfipaç, Gàvaioç,
veÎKOç, tt6\€|uoç, est formé sur un *ô^A0i-Fâ (< *à)aujiFa?), cf.
^kx.dm'i-va 'souffrance, détresse, maladie' ( : dmi-ti 'tourmenter')
zd ((tnat/avâ- 'souffrance', v. norr. ((m(( 'tourmenter, léser', ou
sur un *ô|ao-Fà, cf. aor. ô|Li6-crai : skr. <iiir/-sv(i impér. 'jure';
i.-e. *omo- *omr>- 'agir énergi (luenient vis-à-vis de'. Solmsen
Uuters. 101 sq. (bibl.). Brugmann IF. XII 401 s(i. Grdr. II-,
1, 207.
6|noioç, ion. et anc. att. ô)aoîoç 'semblable'. Voy. s. v. 6)a6ç.
liom. poét. Ô|hokXiî (et non ô) f. 'clameur'; hom. poét. ÔMOKXâtu
-t'uj 'crier violemment' < *ô)ao- (voy. s. v. hom. oiaoiioçi +
KaXéuj -û), pf. KéKXriKa, crét. àv-KX^inevoç. Jacobsohn Pliil. .')7,
512. KZ. 42, 160 n.
1007) p. 7, n. 2 contre le rapprochement de uoixo; et de 6uîxeiv et
tirées de la sémantique ne semblent pas probantes.
— 702 —
hom. ô|LiôpYvD)ai 'essuyer'. Voy. s. v. àjuépYUj p. 52.
ô|Liôç 'semblable, pareil, commun' < i.-e. *somôs = skr. saniâ-h
zd V. pers. hama- 'semblable, le même', irl. som 'même', got.sama
(avec passage dans la décl. des th. en -n-) 'le même', cf. skr. sdin
lit. sa- v.slav. sa- 'avec'; le degré long dans v. slav. saynii Mpse,
solus' (zd hama- 'pareil, le même'), subst. irl. sam '*égalité,
*régularité > repos' et, avec un autre morphème, saini 'tran-
quille, doux' {*mmi-s), v. sax. sOmi 'passablement'; i.-e. *sem-
'un', voy. s. V. att. eîç p. 230 sq. et cf. p. ex. Brugmann Grdr. II-,
1, 165. De là ô^iaXôç 'égal, lisse, uni', cf., avec un autre degré
de la R., lat. similis i^semilis) simul (v. lat. semol semul) ombr.
suinel, v.irl. samail 'ressemblance' gaM.hafal 'similis, par' v. irl.
samlith 'simul', puis got.simlë '*une fois, autrefois' etc.; —
ô|uoioç, ion. et anc. att. ôjuoîoç 'semblable'.
o^iTTVii et pi. ôjLiTrvaif. 'fruits de la terre, blé, froment' (Lycophr.
Call. Nie); Ô|littvioç 'qui concerne les céréales; nourricier; abon-
dant, riche' (ôfiTivia épith. de Déméter = aima Celles) : skr.«^-
nah n. 'richesse, possession', lat. ops, gén. opis 'puissance,
richesse; aide, secours' Ops 'déesse de la moisson', v.irl. âne
'richesse', lit. àpstas 'abondance, provision' apstùmas 'plénitude,
richesse' «2^.sf^>.v 'riche'. Curtius^510. Pour des essais d'analyse
ultérieure (: lat. opus, m. h. a. uop 'exercice' et 'culture du sol',
lat. Opscl Oscl 'Osques' ['OttikoI] en tant que ' *paysans', etc.)
voy. Walde s. v. ops.
ôjLiqpd" 66\xr\. AaKuuveç Hésych., cf. ô|ucpr|' irvori, TT0T-6)a(per irpocr-
6Z:ei, eùojuqpoç 'au doux parfum (pôbov)' (Ath.XV682c) < i.-e.
^ojdgUhâ *07dgliliô : v.norr. anga 'sentir' angi m. 'parfum' ang n.
'sensation agréable'. Lagercrantz KZ. 35, 278 sq.
hom. etc. ôjuqpaXôçm. 'nombril; bosse du bouclier A 34; bouton
du timon Q 273; centre' : skr. nàbhi-h 'nombril, moyeu, parenté'
ndbhya-m 'moyeu' nâhhila-m gramm. 'dépression ombilicale' zd
nahâ-nazdista- 'le plus proche parent' (zd nafa- pers. mod. nâf
'nombril' avec/" < i.-e.^^), lat. Mm&iZ/c?/^ 'nombril' umhô -ônis
'bosse d'un bouclier', v.irl. imhliu, gén. imblenn {ce\t.*imbilôn-)
'nombril', v. h. a. naba ags. îiafu v. norr. no f moyen' v. h. a. na-
balo ags. nafela v. norr. nafle 'nombril', v. pruss. nabis 'moyeu,
nombril' Xtii.naba 'nombril'; 'i.-e.*onobh- (Hirt Abl. § 639). Cur-
- 703 —
tius'' 294. Fick I' 97. 276. 50.'). 11' 35. IIP 293. Brugiuaim
Grdr. IP, 1, 298. 3H4. 607. Etc.
hom. etc. ôpicp ut, -âKOç f., poster, m. 'raisin vert'; ôiacpaKÎZluj ''n'être
pas mûr, être acide; nioy. cueillir le raisin encore vert'; ôuqpa-
KÎç, -iboç f . 'cupule des glands employée en tannerie'. Mots f(»rmcs
sur un gr. *ô|aqpa < i.-e. *.HoidgUha : v. h. a. sanç/a 'épis qui
mûrissent'. Lagercrant/ KZ. 35, 285 sqq!
hom. poét. ôiucpiî f. Voix, voix divine, oracle' < i.-e.^soyg'.'Ita :
got. .sigr/wan v. norr. syngua ags. sinjan v. h. a. v. sax. singan
■"chanter' got. sdggws v. norr. sqngr ags. .srt«j à'Owj v. h. a. v. sax.
.^•ang 'chant'. Kluge' 427. Feist Grd. d. got. Etyni. 487. EW.
229. Noreen Abriss 14(5. Zupitza Gutt. 100.
hom. etc. ôvap n., seul. nom. -ace. sg. 'rêve', adv. 'en rêve': hom.
etc. ôveipoç m. -ov n., éol.ôvoipoç, crét. dvaipoç, gén. sg. ion. att.
ôveipaTOç pi. -ara 'rêve' : nriu. imiirj 'rêve' (Bartholomae Bli.
17, 103. 18, 34. IF. H '2i)S. Hubschmann Arm. Gr. l 420.
Meillet Esq. 29. 32; arm. conim. *rt»ôr- : ôvap = jéx.}iujp : têk-
iuap), alb. âdere 'rêve' {*anrio-. G. Meyer Alb. Spr. 11)
ép. oveiap, gén. ôveiaxoç, ])1. ôveiaian. 'utilité, profit, avantage'
doit être lu ôvriap, ôvriaioç, ôvriaia (*ôvr|-FaT-j. Voy. s. v, ôvî-
vrmi. Brugmann MU. II 225. Schulze Qu. ep. 226. '22S. Hoff-
mann Gr. I). Il 3,'54.
hom. etc. oveiboç n. 'reproche, blâme'; hom. etc. ôveibiZ^uu 'invec-
tiver' : got. naifcins 'diffamation' ga-naitjan 'diffamer' v. h. a.
neizzen 'tourmentcf , lett. tidtds 'haine' 7iîst et 7ifdét 'haïr', skr.
nid- nidâ nidâ nindâ 'raillerie, affront' nindafi zd wrt^r/ 'railler,
outrager' (Osthoff MU. IV 325. Perf. 395. Bartholomae Airan.
VVb. 1034), Rrm. (inicanem 'je maudis' (Pedcrsen KZ. 39,424;
-c- < -ds-).
hom. ôvOoç m. 'fiente, fumier' : m. !>. a. adel{e) 'coeuum, lutum'
ags. adel{a) 'immunditia, putor' (angl. addled eqg '(cuf pourri"),
i.-e. '^ondh- ''odh-. Lidén U.U. .\. 1894, p. 81. Torp chez Fick
IIP 10. Falk-Torp EW. s.v. aile.
hom. etc. ôvivrim, fut. ôvnauj 'être utile', moy. ôvivâ)nai, aor.
lùvriiuriv 'tirer profit de'; hom. att. 6vn(Jiç, -euuç, dor. ôvdaiç f.
'utilité'; hom. ôvr|ap n. 'profit' (voy. s.v. ôveiap); compar. *ovn-
"îujv, ntr. ôvriïov (Nie. Al. ()27), cf. dor. ôvdïov ms. ôvaiov)*
-- 704 —
âpeiov Hésych., ion. superl. ôvriiaxoç Me plus efficace', cf. aussi
tbess. ôvaïov GDI. 1333 (Schulze Qn. ep. 226 sqq.); R. ôvâ.
Etym. obscure. — Le groupe skr. nclfhdm 'refuge' nâfhatê
'chercher du secours' nathità-h "qui a besoin de secours' (et
luidh- dans nâdliamâna-h nadhitâ-h m/sens), v. norr. ndd f.
'grâce, pitié', pi. nddir 'repos, paix, calme' v. h. a. ginâda 'condes-
cendance, miséricorde, grâce' got. nipan 'secourir', v. irl. in-
-neuth 'opperior' ar-neutsa 'expecto' Ind-nide 'expectatio' (Fick
IP 191), de quoi Wackernagel Dehnungsges. 50, Solmsen KZ.
32, 288 sqq., Brugmann IF. XXIX 411 rapprochent ô-vi-vii-fii,
indique un i.-e. ^nèt[h)- 'soutenir' et s'exclut. — L'avis de Hirt
IF. XII 219 sq. (: skr. îîî nâyati zd nayeHi 'conduire, guider'
skr. ptc. wï^d7i, nlti-h 'conduite, manière d'agir' ati-nl 'î'àxvQ
avancer qn.', base 7ieiâ) ne convainc pas.
ovoKÎvbioç ni. 'ânier'. Voy. s, v. kîuu p. 462 sq.
ôvo|ua, -aïoç, dial. Ôvu|ua, honi. oùvojLia (par ail. métrique.
Schulze Qn. ep. 201 sqq. bibl.) n. 'nom'; ôvojuaivuj -àZiLu 'nom-
mer'; vuûvujuvoç àvuuvujuoç 'sans nom'; cf. lac. 'EvujuaKpaiibâç
Solmsen^ 19,45; flexion prim.è'vujua : ôvu|uaToç"? Qî.ûswndinan-
zdnânian- nqma?i- y.\^eYS.nainan-, Rrm.anun {*atiovm *anomn.
Meillet Esq. 26 sq.), gén. anuan 'nom', alb. enun {*enmen.
G. Meyer Alb. Spr. 94), lat. nômen ombr. nome numem, irl.
ainm n-, pi. anmann v. gall. anu, pi. enuein gall. mod. enu:
corn, lianow bret. mod. Jianô (Fick IP 33. Pedersen K. Spr.
I 46), got. namô v. norr. nafn n. v. h. a. v. sax. nmno ags. noma
m. (le degré long dans m. h. a. henuomen néerl. noemen 'nom-
mer'), V. slav. ^me tchèq.jinéno y.'gniss. emmens, ace. emnen;
i.-e. prob. '^'^jonômen-. Curtius^ 320. Bartholomae BB. 17, 132.
Hirt Abl. § 311. Brugmann Grdr. IP, 1, 234. Voy. le suiv.
hom. etc. ôvo|Liai 'injurier, outrager, blâmer'; ôvotôç 'méprisable'
(Pind.); ôvoTaZIuj 'injurier' (Hsd.) : lat. nota 'signe, marque, in-
dice; stigmate; signe d'écriture; fig. flétrissure' notô -are 'mar-
quer; — censurer, flétrir' (Fick P 99. 505), base onô (cf. Hirt
Abl. § 312, avec des rapprochements très douteux). Persson
Beitr. II 669 admet une alternance *o«ô- *om9- (ujvaTO P 25,
ovaTai* àTi|LidZ;eTai. f.ié|ucpeTai Hésych.) : *ono- (dvo|uai -oax) *no-
(lat. nota), cf. (avec Osthoff Perf. 394 n. 1) *oiio-d- '^no-d- dans
— 705 -
lioin.ôvoaTÔç I l()4,z(l nadant''msu\ta.ni' ^ j sky.prés.Yed.nf nd-afi
'birunei' (celui-ci est j)lus prob. ni-n-dati avec infixe nasal, R.
neid, voy. s. v. ôveiboç). — La parenté entre ôvo|ua et ôvo)uai
(dans Ihypothèse où *onô- aurait sif>nifi(' 'marf|uer rtiin si^nie:
— niar(|uc, signe', 6vo|Liai n'ayant gardé (jue le sens péjoratif,
cf. Fick II. ce. Walde^ s.vv. nomen nota) n'est pas certaine.
hom. etc. ôvoç m. Tme' (et bcp d'autres sens, voy. lexx.) est, avec
lat. {(.sinus, un emprunt (par la voie thraco-illyr.) à une Ig asia-
nique; l'bypothèse d'un emprunt sémitique est à écarter: voy.
Schrader chez Helin'- i:^.4. RL. l>06. Sprachvgl.^ H 53. 160 sq.
Selon Hrugniann IF. XXII 11*7 sqq. (bibl.) ôvoç est issu d'un
*boovoç dont la V'^ syll. fut sentie comme art., ou dissim. })ar
baplologie d'un '-'/lo hoonos Tâne' < *^o (>hono.s\ '-^ohonos est
assim. de ^a/ionos '-^a.sonos, cf. lat. asinus < *^/.s'o«o.s- (V), arni.
ê.v, gén. iso// 'âne'^).
boni. etc. ovuE, -uxoç m. 'ongle, griffe, serre; sabot d'un cheval
(Xén.); croc, etc.' : skr. naJchd-h -m yiakhàra-h -m ""ongle, clou'
pers. mod. nàxiin 'ongle', arm, elungn 'ongle, griffe, crochet
de fer' (le détail est ol)scur; voy. jMeillct MSL. X 280. Esq. 26.
Osthoff Et. Par. I 278 sqq.), lat. tim/tiis 'ongle, griffe, serre'
uufjula'oï\^]e, sabot', v.hA.iiif/eii {^emi-ijlna ^ m. '\x\.in<ia v. gall.
eyuin, v. b. a. naijal ags. /?œje/ v. norr. ikujI 'ongle' got. (ja-
■nagljan 'clouer' (germ. *najla-), v. slav. nogût'i lit. nagùtis
V. pruss. nagutis 'ongle' v. slav. noga v. pruss. nage 'pied' lit. na-
gà 'sabot' /^Àgr^s 'ongle, griffe', skr. d?Dgh ri-h "ytied' ; i.-e.*'7o"'"//'-
alternant avec '■■■'' j on oqh-ii le gr. est ambigu; il y a en lat. et en
celt. un u- snffixal. Cf. Curtius' 321 sq. Bezzenberger BB. 16,
207 s(|. Urugniann Ordr. 1- .ô96. 632. II-, 1,277. Pederscn
K. Spr. 1 107.
(dor.) ô£iva f. 'herse' Hésycli. : lat. occa 'herse\ gall. ocet oged
corn. ocef bret. mod. o^^erf 'herse' < Qe\t.*ok-efa — wh.si.egida
ags. ejepe 'herse' v. b. a. m. h. a. ecken 'herser', lit. akëczos ekeczos
lett. ezeschas f. pi. 'herse' lit. ak('ti ek'eti lett. ezét 'herser'
V. pruss. aketes f. pi. 'herse' (alternance balt. a- : e-. Bezzeu-
1) [Cet ôttraE grithi([ue est fragile; lire ninihntô ou nid,)ntij?
Voy. Bartholouiae Airan. Wb. s. v., col. 1088 (bibl.).]
2) Ce dernier rapprochement ne convainc pas.
45
- 706 —
berger BB. 23, 297), i.-e.*og- 'herse' : %Â- 'être aigu', voy. s. v.
cÎKaiva p. 32sq. Cf. Zupitza Gutt. 129 (bibl.). Bezzenberger
BB. 27, 173. Scbrader RL. 153. Persson Beitr. Il 724. Voy.
s. V. ôgùç.
posthom. ôHoç, -ouç ii. Vinaigre' (: ôHùç = eùpoç : eùpûç), cf. lat.
acêtum : aciès\ ôEaXiç, -iboç f. 'oseille' (Nie. Diosc.); ôEâXeioç
'à fruits acides' (Ath.); posthoni. ôEivriç, -ou 'aigre', subst. 'vin
aigri'; ôSiç, -iboç f. 'vase pour le vinaigre' (Aristoph.).
olxia (Tbéophr.) et ôHùr) (Archil. Eur. Théopbr.) f. 'bêtre; —
épieu, javelot' semble remonter à un prim. *ô(yK[e](J-, cf. alb.
ah 'hêtre' {*asJca-), arm. haçi 'frêne' {*askhio-), v. norr. aslr
ags. œsc Y. h. a. a/^c m. (ail. mod. esche f.) 'frêne' (germ. '^aski-)-^
les ]g slav. ital. celt. présupposent un *os-in-o-s -à -i-.ç; la forme
la plus anc. semble avoir été *o.s-i-.s-, cf. lit. iish lett. ûsis
'frêne', lett. gén. ûscha, v. pruss. icoasis et voy. s. v. àxepujïç
p. 107; bibl. complète chez Hoops Waldbâume 121.
ôEupeYm'â, ion. -iri f. 'aigreur d'estomac' (Hpc), -mv 'avoir des
aigreurs', -luObriç 'qui souffre d'aigreurs' < ôEijç + un élément
obscur; hypothèses chez Prellwitz'^ 333 (: pôxôoç m. 'bruit de
la mer'!) et Walde- 654 s. v. ringor (: lat. mcfô 'roter', i.-e.
*reg- : *r€ug-'^).
ôHùç -eîa -û 'aigu, pointu, tranchant; piquant, aigre, acide: vif,
rapide' ; ôHuvuj 'aiguillonner (Soph.) ; intr. s'aigrir' ; ôHÛTriç, -rjTOç f .
'pointe; acuité'. Voy. s. vv. ÔKpiç et ôEivâ.
hom. ÔTTa ace. f. 'voix'. Voy. s. v. eiroç p. 269.
hom. etc. ôirdujv, -dovoç (*-a-Fov-), ion. ÔTTéuuv (Hrdt.j m. f. 'com-
pagnon, compagne; suivant, -e'; hom. poét. ôiràZiuj, fut. ép.
ÔTrdacfa) 'faire suivre'; poét. ÔTTâbôç, ion. ÔTrribôç m. f. 'qui suit';
ép. ion. ÔTTnbeîv 'accompagner, suivre'. — Le rapport avec
€Tro|Liai 'suivre', dans l'hypothèse d'un gr. comm. *ôîrd < i.-e.
'^soqm f. 'action de suivre' (Fick P 141. Bezzenberger BB.
24, 321. Prellwitz- 333) est séduisant, l'absence d'esprit
rude s'expliquant dans ces mots hom. et ion, — Celui avec
•rrnbôv 'rame' (Prellwitz ^ 366) n'est pas plausible. — Celui avec
skr. ûpuoti 'atteindre' dpi-h 'compagnon', lat. *apiô *apere
'comprehendere vinculo' apiscor 'saisir, atteindre' (Brugmann
Ber. d. sachs. G. d. W, 1901, p.lOSn. Charpentier IF. XXV
— 707 —
247) est très douteux. — Faut-il couper ô- préf. + ^-^ttcxujv CPrell-
witz^ y>m. lîruginanii Ordr. IF, 1, 32l^)?
OTTri f. 'ouverture, trou'; hom. ttoXuuuttôç '(f'^ct) à noml)reuses
mailles' < i.-e. *oql'- '(viV, cf. v. slav. oc-i duel, s^^ ol-ti, gén.
ocese 'œil' lit. àkas (m. et devenu th. en -o-) 'trou dans la glace'
(autre avis sur àkas chez Bezzenberger BB. 21, 175). Voy.
s. vv. évÔTTai f. pi. ]). 257 et ôade. De là prob. ôrreaç, -aïoç n.
'alêne' Poil. (ÔTréaTi dat. Hrdt. IV 70 rétabli pour ùireaTi mss.;
voy. Hoffmann (îr. I). III 288), dim. ôrrriTiGV, ibiov Poil.
OTTi-Oe(v), ÔTnaee(v) 'de derrière'; ÔTncr|6o]Bevap n. 'dos de la
main' (Gai.); cp. oTTÎafcr uu, ion. att. ÔTiicruu 'en arrière; ensuite;
de retour, de nouveau' ') : ita\.*(>j>i dans lat.o/; {op- dans opcrio
opacus) 'contre, vers; à cause de' v. lat. aussi 'circura, juxta'
osq. iip op 'apud', lit. api- 'autour' apè 'circum, de', cf. le suiv.
et ôipé ôvpi- ÔTTuupâ; i.-e. *opi est en rappoi-t apoph. avec "^l'p'i
*pi, voy. s. V. èm em p. 2()4 sq.
poét. ÔTT ITT TÉ ùuj, mieux ÔTTiTTeùa) 'regarder autour de soi, regarder
bouche bée'; TrapBevoTrÎTTa voc. A 38,"). L'étym. de Brugmann
(Jrdr. II' 854. IF. XII 'M ( : &kr. iA-safè 'voir', i.-e. rcd. "^i-^-oq'J-:
ÔTT- par red., cf. ÔTT-uuTra i)our ^uurra, éb-r|bu)ç pour *nbiLç) est
mentionnée s.v. èvîTin p. 254. — Walde- 532 analyse '''ojti prép.
-{• *oql'-, cf. ôm-ee(v). — Kretschmer KZ. 31, 385 voyait dans
ÔTTïTT- < i.-e. *oqUi-oqU- une formation ])ar red. à la façim de
baibétWiu TTOiTTVÙuj )aoi|LiûXXa) etc.
hom. poét. ÔTT iç,-iboç f.'cliAtimcnt divin; — crainte respectueuse':
ÙTTiIo)uai 'vénérer: craindre'; pcistiiom. oTTibvoç 'respecté'. \o\.
s. V. èviTTi'i j). 254. — Autre avis clic/, F. de Saussure Mém. 1<>'.>,
cf. Hirt BB. 24, 231.
Iiom. att. ôttXiî f. 'corne, sabot des solipèdes', pnét. i)ostli(»m.
'sabot du bœuf et du porc' a pour sens prim. 'extrémité' selon
Osthoff MU. VI 334 sq.: voy. s. v. ÔTTXôrepoç.
hom. etc. ôttXov 'arme', sens ])rim. 'instrument, outil' < i.-e.
"^sop-Jo-m : ëTToi, voy. s.v. (bibl.), puis L. .Meyer KZ. 23, 74.
1) ômaau) <; *6TnTiuj, i.-e. * t-io-, cf. skr. <ipa ti/<t- 'postérité',
got. ni'pja- 'auTTevi^;' etc.; le a de oirioee provient aussi d'un f ;
ÔTTioBe : ÔTTiGe = skr. âvish/a : zd âris-t/a- 'notoire'. Brugmann Grdr.
II-, 2, 729 n. 2.
— 708 —
Sommer Gr. Lautsl. 99. — Le ra})port avec g-ot. wC'pna u. pi.
'armes' v.h.a. irâfan icclffan 'arme, glaive' (même dans l'hypo-
thèse d'une alternance *uèh-no-m > germ. *uépna- : *uop-lo-m,
Klnge^ 479) est à écarter. — De là ÔTiXirriç, -ou adj. m. 'armé',
subst. 'hoplite', hom.Ô7T\e(J6ai 'préparer pour soi' (voy. Solmsen
Unters. 90).
hom. poét. ÔTiXoTepoç, -xaioç. Selon Osthoff MU. VI 326 sqq.
ÔTiXôiepoç signifie '*qai se trouve plus vers la fin, d'où : venant
plus tard, plus jeune quant au temps', ÔTrXÔTaTOç 'le tout der-
nier', cf. ÙTrëp-OTrXo-ç 'excessif, th. ôttXo- 'extrémité' (voy. s.v.
ôrrXri), parent de got. spêdiza 'plus tardif spëdists 'dernier'
(ef. ?i\\.spdt), i.-e.*sopë- (> gr. ôtt- got. spè-); ingénieux, mais
peu sûr. — Autres avis chez Wackernagel Ai. Gr. I 211 et
Barone Boll. fil. class. XIII 283.
ô TT 6 ç m. 'suc de plantes' ; ÔTriZiuD'exprimer le suc' (Théophr. Diosc).
Deux hypothèses : cf. skr. àjj- 'eau' (p. ex. nom. -ace. pi. àpah
apdh, gén. pi. apdm) zd nom. sg. afs, aec. sg. apdtn, skr. dpa-
vant- 'aqueux' (: gr. ôttôêiç 'juteux'), v.pruss. ape 'fleuve' apît.s
'source' lit. iipé lett. upe 'eau' (u- < i.-e. *o-. Meillet Études
171) etc., voy. Walde^ s.v. amnis et cf. p. ex. Fick P 15 sq.
372. Brugmann Grdr. ID 317. IP, 1, 462. Johansson IF. IV
137 sq. PedersenKZ. 36,285. Wiedemann BB. 29, 312 sqq.
(spéc. 319); — ou cf. lit. pi. fiakaï v. pruss. sacl'is ]ett s ireJt'is
'résine' v. slav. sokû 'sève des arbres, jus des fruits', alb. (G.
Meyer Alb, Spr. 136. Pedersen 1. c.) gak 'beurre', i.-e. *sueq-
{*sijoq-uo-s?}, l'initiale h- (hoTTovTiuuv GDI. 1478 ayant disparu
par une influence ionienne (Solmsen Unters. 207 sq. Javlenija
6sq. Brugmann Grdr. IP, 1, 165); pour lat. sûcus 'suc' (i.-e.
*seuq-) voy. Walde^ s.v.
hom. etc. ÔTTTÔç 'rôti, grillé, cuit'; hom. etc. ôttiôv 'rôtir, griller,
faire cuire'; hom. ÔTTxaXéoç 'rôti'; ÔTTiavôç 'rôti' (Sotad. Arstt.);
att. ÔTTiàviov 'cuisine'. On ne va pas au delà d'une R. gr. ôtt. —
Arm. ephem gr. 'é\\)w 'cuire qc' (Hul)schmann Arm. Gr. I 446)
supposent i.-e. -phs-, cf. éqpOôç 'cuit' (Pedersen KZ. 38, 200.
39, 428) et sont à écarter. — Un ô- + "^'pqU-tô-s (Schrader RL.
439. Prellwitz^ 364 s.v. Ttécrauj, i.-e.^peqlHô) n'est pas plausible.
— 709 —
ÔTTuiuu ('Hom. gort. Pind.), att. ottôuj (cf. fut. ÔTrOcTei Ar. Acb. 255,
pf. i)ass. ùjTTuaiaai) 'prendre pour femme', ÔTTuiouai 'être épousée'
< *ÔTTOaiuj. Etym. obscure: cf. Scliulzc Qu. cp. 316. Sommer
Gr. Lautst. 77 sq. — Hypothèses de Frohde BB. 3, 18s({.
(: skr. pus i/a fi 'prospérer'), Fick BB. 14, 79. Wb. I^ 7. 360
(: skr. ûci/((fi 'trouver plaisir à, faire volontiers, être accou-
tumé à'), Bally MSL. XII 325, Ziramermanu BB. 29, 271, Me-
ringer IF. XVIII 208, Ehrlich KZ. 3s, 57 n. (déuom. d'un
*ÔTTû(T-, i.e.*opûs < '''opfints : skr.j?)?(.ç- Miomme'j; Walde- s.v.
uxor voit dans ôtt- la prép. ï.-c.*opi. — De la ÔTTuniTriç (g<>rt.
pi. ÔTTUiTiTaO m.'mari' (Hrnd. II 84), cf. àTTu(i)ôXar Y^TauriKÔTeç
llésycb., crét. ôttucTtuç.
pf. ÔTTuuTTa 'j'ai vu'; boni. ôttujtti'-| f. 'vue, action de voir, pi. les
yeux'. Voy. s. v. oaae.
boni. etc. ÔTTuOpâ, ion. -r| f. 'fin de l'été, saison des fruits: fruits
des arbres', cf. jueTÔTTuupov qpBivÔTTUjpov 'automne'. Selon Scbulze
Qu. ep. 475, ÔTTÛjpa, par son élément ôtt- •'cf. 6m6evi, indique
la saison qui suit *Tàv ôctpav, c.-à-d. tô 6époç; -lupâ < *ô[(y]apâ
parent de got. astins '6époç' v. h. n.araii arn 'moisson' v.norr.
nnu Ç'^aziiO) 'travail des cbamiis'; v. slav. y>.çr«? v, pruss. assanis
{*eseuh) 'automne': pour la formation cf. lit. nixarù : v. slav.
vesna 'été'. Cette étym. trouverait sa confirmation dans lac.
ÔTrdpâ ms. d'Alcman, (|ue Bergk a corrigé en ôrnûpâ. De lu
ion. att. ÔTTOjpiluu 'récolter les fruits', ép. ÔTTuupivôç (Scbulze
propose ÔTTiuaptvôç) 'de la fin de l'été'.
opâv (les!), ôpriiui Sappb.), ipf. éuùpuuv, pf. éôpâKa 'voir' dénom.
d'un subst. *Fopa, cf. ags. irava v. sax. v. b. a. irara 'attention',
puis got. nom. pi. warai 'circonspect' v. norr. rari- ags. ira'i-
V. sax. irar v. h. a. (/^îcflfr (= gr. *-Fopo-çi 'attentif, prudent'
m. b. a. wer (< v. h. a. *irari) 'prudence' got. irardja v. b. a.
warto (germ.^uardan-) -icards trart 'gardien', lat. rereor 'ob-
server craintivement, révérer, respecter, craindre', lett. we'riha
'attention', i. e. *uei-- 'voir, faire attention à, veiller sur': cf.
boni, tm ôpovTai 'ils veillent sur', boni. poét. oùpoç m. 'gardien',
att. qppoupôç (*TTpo-bopo ç^ m. 'gardien', att. 9poupd, ion. -r\ f.
'garde', dor. Tiud[F opoç (Pind.) ion. Tiui'iopoç (Hrdt.i att. ti-
)Liu)pôç 'protecteur; vengeur', ùjpà, ion.-ii f. 'souci, soin', 0upujpéç
- 710 —
et les composés cités s. v. p. 259, pOùpor ôcpGaXjaoi Hésycb.
Suid. Cf. p. ex. Curtius^ 346 sq. Fick P 541). Ill^ 392 sqq. —
Invoquant surtout oupoç (en tant que *aFop-Fo-ç) zd ha"rva-
'qui garde' {^s'^jer-uo-) \-àt.servos, Sommer Gr.Lautst. 112 sqq.
ramène ôpâv (en tant que *aFop-) lat. servô -are 'maintenir
intact, sauver' got. n-arai etc. lat. rereor à i.-e. *suer- *sey-
^iier-; doute justifié de Persson Beitr. I 549. — Ce *uer- (cf.
Fick P 130. Prelhvitz^ s. v. è'puaBai) se confond-il avec *uer-
'clore, tenir éloigné qc. de' dans lat. aperlo operiô?
ôpTâluu 'masser, pétrir'. Voy. s. v. èôpYr) p. 262.
postbom.ôpYavovMnstrument de travail'. Voy.s.v. è'pYOv p. 271sq.
att. ôpYOtç, -àboç (yiV) '(terre) grasse et fertile'; posthom. ôpYÔiv
'être plein de sève; bouillonner de désirs' : ôpYn.
posthom. ôpYn f. '*agitation intérieure qui gonfle ITime, senti-
ment; ressentiment, colère' = skr. firjâ 'plénitude de force',
i.-e. *ufgâ, cf. skr. ârj- m/sens, irl. ferg ferc 'colère'. Fick
11*273. Brugmann Grdr. P .554. 690. Il-', 1, 159. Pedersen
K. Spr. I 105. [Voy. Persson Beitr. Il 657 n. 3.] — Pour lat.
(Fick P 135. 555. IP 1. cit.) iirçjeO 'presser' (: got. icrilrin
'poursuivre') voy. Walde- 859 sq.
ion. att. ôpYitt n. pi. 'culte (secret) d'un dieu'. Voy. s. v. è'pYOv
p. 271 sq.
ôpYuia ou ôpYuid, ion. ép. ôpYuuî (th. en •ij,-e)^- -ti-s-), att. épigr.
ôpYuâ, poét. ôpÔYoïa (< *ôpéYuia par assim. voc.) f. 'brasse';
en compos. uupuY-, p. ex. beKuupuYOç. Cf. skr. rjû-h zd dr^zu-
'droit', gr. ôpÉYUj ôpÉYvCiui; voy. J. Scbmidt KZ. 32, 347 sqq.
Brugmann Grdr. H^ 1, 566. Persson Beitr. II 829. Ebrlicb
Unters. 151.
ôpb)i|Lia" x\ toXOttii tujv èpiuuv Hésycb. ; ôpbiKOV tôv xiTuuvicTKOV.
TTctpioi H. : lat. ordior 'ourdir, faire une trame, coumiencer,
entamer' ordô -iuis 'série, ordre', emprunts à la Ig des tisse-
rands. Prellwitzi 227. '-^335. Walde^ s. v.
hom. etc. ôpÉYw (boni. ptc. ôpeYvoç) 'tendre, étendre' = lat. l'egO
'diriger' (ê>v'(7ô 'élever, dresser'/)or;7(/ô 'étendre' et bcp d'autres,
voy. Walde ^ 647), cf. skr. fjyati rnjdti 's'étendre' zd MzayeHl
'diriger' skr. rdjistliah zd razista- 'le plus droit' skr. rjû-h
zd dt'^zu- 'droit' skr. irajjtjdfi 'diriger', v. irl. pf. reiaiij 'direxit'
— 711 —
êirqe 'resurreetio' rcn '*reg no-) 'empan, i)alme' ni. irl. é-/vVy////
'siiigo', got. iif-rakjau v. noir, re'kia v. h. a. recchen 'étendre,
allonger', russ. su-rdzina 'bon ordre' lit. rqéau razijti 'étendre'
isz-si-reéti 's'étendre' v. lit, ranszie.'^ lett. t-Nptts 's'étendre' ''cf.
pour la nasale skr. rnjdti, v. norr. raklr 'droit, svelte; liardi'
ags. rrtwc 'orgueilleux; insolent, brave' iii.b. a. nmk 'mince,
svelte'); ôpcKTOç = ht.rèctus (f secondaire) got. rai/its v.norr.
rétt)' ags. ri/if v. sax. v. h. a. recht 'droit', cf. zd ràsta- adj.
ppfp., V. irl. recht {^i-ektu-) gall. rhaith 'loi' bret. mod. re'iz
'ordre, loi, raison' gaul. Eectu-genus; i.-e.^orey- 'rendre droit:
être droit', f'iirtius^ 18ô. Fick I* 117. 299. Ô27. II' 231.
III' 333 sq. Zupitza Gutt. 198 (hibl.). Hirt Abl. § 740; voy.
aussi l'art. dptÎTU) \). 70. De là att. opeEiç. -eujç f. 'appétit',
opeYM" !'• ('• '/-<J rasman- 'ordre de bataille', iRt.regimen) 'pas',
ôpi-fvâaGui 's'allonger' (Ilsd. att. ; i<e). ôp-fuia f. (voy. s.v.), etc.
honi. ôpeaKuJoç, poét. ôpécTKGOç 'qui a son gîte dans les mon-
tagnes' < opoç + une forme fléchie de i.-e. *kel- 'être couché'
(s. v. Keî|aai p. 426).
att. ôpeûç m. 'mulet'. Voy. s. v. ôpoç m. 'frontière'.
ép. ôpexOeîv 'râler; se briser contre les rochers (mer): palpiter
de colère (c<i'ur)' : poxOeîv.
ôpeôç. dor. popeô- (*FopBô- *FopeF6-) 'droit, qui se dresse; eu
droite ligne; droit, correct, juste, loyal, réel' = skr. [v]iir(Jhvd-h
'debout, se dressant hors de', \.-G.*ijPclJujô .^. cf. akr. rdrdhafr
'élever, faire croître' (voy. J. Schmidt KZ. .'î2, 383), v. slav.
rodn 'naissance, race: dial. fruit', que Lidén Kiii halt-slav.
Aniautges. 21 scpi- rapproche de got. t/n irrisijands 'qui jxirtc des
fruits' V. norr. roskinii 'adulte, arrivé à l'âge mûr' f*ured .-iqiJ-),
V. slav. ratin 'matinal' pol. rano 'matin' {*ijrOdh-no-'^, i.-e.
*tj,eredfi- 'croître, monter': — à côté de quoi une R. sans n-
initial dans zd ,»r''()ir(i- 'haut' (v.pers. arduataïui- est à écarter,
cf. Hartholomae Airan.Wb. 1U3 iiibl.\ \i\{.(irduoH 'haut, élevé,
escarpé: difficile' (< i.-e.*/VMo-.s', cf. Niedermann IF. XV 1 19),
v. irl. lu-d 'haut' gaul. Arduenna, v.norr. ordtttjr 'escarpé',
V. slav. /-(/AYa 'je croîs' {<.*orsfq, \.-e.*ordli-f-o oi\ *ord t-ô:
cf. Lidén 1. cit. Hrugmann KVG. § 685. Persson Beitr. II 6ô7
— 712 —
11. o), [.-e.*eredh-, reap. ''erecl- ù^oy. s. v. ôpoeôvuu). Voy. le
suiv. ^).
ôp9poçiii/raube'(*Fop9po çjse rattache au préc, cf. ôpeaYopicTKOç
(Ath. IV 139b), lac. PopG- Hésych., dissim. de *ôp6paYopiaKoç
m. "cochon de lait' (Ath. IV 140 b, éîTei irpôç tôv ôpepov TTiTrpd-
(TKOVTai), cf. J. Schmidt KZ. 33,456 sq. Lidén Ein balt.-slav.
Anlautges. 23 sq. Persson Beitr. I 277 n. 3. De là ôp9pioç
ôpSplvôç "matinar, ôpOpeuuu 'être matinal'. — Le rapport avec
lat. ortus 'lever d'un astre' est caduc.
ôpÎYavov u., -oç m. et f. 'orig-an' (Aristoph. Arstt. Ath.; mss.
souv. -ei-), mot vrais, étranger, la plante étant originaire du N.
de l'Afrique. — Le rapport avec ôpoç n. 'montagne' et Yâvoç m.
'brillant, éclat', avec le sens de '*qui brille sur la montagne',
est fortuit et dû à l'étym. pop.
ôpivbiTç (dpToç) m. '(pain) à la farine de riz' (Soph. chez Ath.
III 110 e), cf. ôpivba* rjv oi ttoWoi ôpuZiav KaXoûcTi Phryn,,
opvla f. ôpuZiov 'riz' (Théophr.); emprunt à l'Orient, cf. skr. ri'ï-
lii-li pers. mod. Inrinj gurinj afghan vrizè 'riz'; la plante croît
à l'état sauvage en Cochinchine; cf. Hehn*' 485sqq. Schrader
RL. 668. Horn Npers. Et. n» 208. Uhlenbeck Ai. Spr. 300.
honi. ôptvuu, lesb. ôpîvvuu (*ôpi-viuj), aor. ujpïva ép. ôp-, aor. pass.
Lup{v6nv 'remuer, soulever' : lat. orlrl 'se lever' origô, puis skr.
rindti rinvati 'faire couler, faire courir, renvoyer' riyatê 'se
résoudre' raya-h 'courant, fleuve, course, hâte, impétuosité'
l'ina-h 'qui coule' rifi-h 'écoulement, effusion' rêtah n. 'effusion,
fleuve, semence', lat. rîvos 'ruisseau' {^'reiuo-s ou *>7M0-s)',
irl. rtan 'lac' gall. rhid 'semence' gaul. Rënos 'le Rhin' (Fick
II* 227) v.irl. riathor 'torrens' v.gall. reatir gaW.rhoiady 'chute
d'eau', ags. rip 'fleuve' (Pedersen K. Spr. 1 67 sq.), v. slav. rèka
'fleuve' izroj 'effusion de semence' siir'oj 'confluent' naroj 'afflu-
euce' roj 'essaim d'abeilles' rinqfi rijafi 'couler' (aussi 'heurter',
ce qui décèle, comme ôptvuj, le sens premier plus général de
'mettre en mouvement';, cf.J.Schmidt Voc.II 248 sqq. Osthoff MU.
IV 45. Persson Beitr. II 769, aussi germ. ^rtsan 'se mouvoir,
1) Persson 1. cit. partage l'avis de J. Schmidt 1. cit. (ôpeôç <
*Fap0Fo-ç i.-e. '■■nrdhuo-s par assira. voc.) et explique gr. ôpGôç : skr.
ûrdhvâ-h par l'alternance d'une base légère et d'une base lourde.
— 71.-; —
partie, de bas en liant ou inversement, d'où : monter, tomber' dans
got. un-(4s(in 'se lever' v. li. a. rtsmi 's élever; tomber' v. norr.
risaags. risan 's'élever' m. h. a. rî.sen 'se porter en avant, s'en-
courir, se séparer' (Uhlenbeck PlirB. oO, ;>l'.t. Pcrsson Beitr.
II 837 sq. j, V. slav. riîitq ristati 'eourir' lit. ristas 'rapide' riszczù
instr. 8g. 'au galop' etc. (Perssonl. cit.j, lat./r-niô (Persson Beitr.
I 281 sqq.); i.-e. *evei-, cf. *ereu- dans gr. ôpvO)m ("dans le cas
d'un infixe nasal, voy. s. v.) ôpoûuu, '-^'ei-fili- dans gr. ôpxeîcfeai,
élargiss. de *e/-- 'mouvement rapide; surgir" dans gr. è'peTO* dip-
juriOri, fut. ôpauu etc. (Persson Wzerw. 122 sq. Beitr. II 636 sq.
836 sqq. 894. Walde- s. vv. rlvus orior bibl.).
tragg. ôpKavri f. 'enceinte, clôture' : ëpKOç 'p. 281).
boni. etc. 6 pKoç m. 'serment', propr. 'ce qui enferme ou contraint':
boni. etc. ôpKioç 'protecteur des serments', -lov 'serment; gage
d'un serment; pi. convention, traité'; att. ôpKoûv, -iZ^eiv 'faire
prêter serment'; éTTÎopKOç adj. 'parjure ; <iui est un faux serment ;
qui ne doit pas être ratifié, vain K 332'; liora. etc. èTTiopKeîv
(delph. etc. écpiopKeîv par anticipation du son h-. Sommer Gr.
Lautst. 48 sqq. bibl.) 'faire un faux serment'; att. èTTiopKÎâ f.
'faux serment, parjure* : é'pKOç (p. 281).
opKuç, -Ovoç m. et ôpKOvoç, -ou m. 'un tbon'. Etym. obscure.
ôpiLievoç m. 'tige, pousse, trognon de cbou' (Ath. Hésycb.i, pi. -oi
et -a, appartient, avec ôpa|nvoç m. 'brandie') Nie. Antb.) et
arm. ann 'racine' à la famille de opàba^voç, voy. l'art, opoeuvuj
et p. ex. Persson Beitr. I 346 n. 1. II 6r)T ii. .1. 8.ô3. — Lat.
rânms 'brancbe' (Prellwitz* 336 avec doute) est à écarter
{<*u)-(idmo-s : râd/.i'. Walde- s. v. Persson Beitr. II 634).
boni. etc. opiui'i f. 'assaut, attaque, élan, impulsion, ardeur, zèle";
bom. etc. ôpiLiâv 'pousser, exciter: s'élancer'; att. àqpopiari f. point
de départ': att. ôp|ar|Tnpiov 'aiguillon: — camp retrancbé" : skr.
sdratl sisarfi 'couler, se bâter' etc., voy. s. v. ôpôç (autre avis
cbez Sommer (ir. Lautst. 133 n. ;ôpvû|m); à côté de i,-e. *ser-,
une forme *.n/v- dans bom. piûoiuai 'se bâter".
opiuïvoç (Atb.), -V (Tbéopbr.) 'sauge" : lat. scrcû 'sauver, (mmi-
server' serros 'esclave', zd har'far- 'protecteur" ■lui"rv<i- 'pro-
tégeant", gr. eïpepov ace. (voy. s. v. p. 227), etc., la plante devant
— 714 -
son nom à ses vertus curatives {Salvia officinâlu), cf. lat. sal-
via : salcos. Holthausen IF. XXV 153.
I. ôpuoç m. 'collier'; ôp)Liia (ï) f., ôp|ua66ç m. Voy. s. v. eïpuu L
p. 229.
II. liom. etc. ôp|uoç m. 'place où Ion amarre un navire, où l'on
jette l'ancre'; ion. att. ôpiueîv 'être à l'ancre'; hom. etc. ôpiuîZiuj
■"mettre à l'ancre'. Le rapport avec eïpuu I. "attacher' est au
moins aussi plausible que celui (Fick GGA. 1894, p. 242) avec
ôp)iir| f. 'élan' en tant que '*point de départ'; Tràvopiuoi Xi)uéveç
V 19Ô sont 'les ports où le débarquement est aisé par tous les
vents', autant que 'les ports d'où le départ est toujours aisé'.
ôpviç, -îOoç (gort. ace. ôvvl9a), dor. ïxoç (voy. Brugmann Grdr.
II-, 1,513), ace. aussi ôpviv, pi. ôpviBeç -aç, aussi ace. ôpveiç
ôpviç m. f. 'oiseau; coq, poule'; ôpveov (*ôpveiov) 'oiseau': got.
ara v. norr. qrn ara ags. earii v. h. a. aro arn 'aigle', lit. erèlis
arëlis èras aras y. pruss. arelie (1. arelis) lett. érglis v. slav.
orîlû 'aigle', corn. bret. er (= lit. èras) gall. eryr v. irl. ilar
'aigle' (dissim. de *eriiro-. Fick IP 39. Gramniont Dissim. 71.
Henry Bret. 115). Curtius-' 347 sq. Scbrader RL. 654. Robert
Les noms des oiseaux en gr.anc. (Neucbâtel 1911)13sqq. (bibl.).
dopvoç 'qui est sans oiseaux' ne prouve pas que l'initiale ait été
conson.; le rapport avec ôpvû|ui et son groupe est incertain;
Persson Beitr. II 765 n. 1 suppose qu'il y a eu dans le grec
contamination d'un th. en -n- et d'un th. en -éi-, soit ôpi- ( : ôpivuu)
+ ôp-v- ( : got. ara^ gén. arins).
ép. poét. 6pvO|Lii (et ôpvùuu), fut. ôpcTuu, aor. uupcra et ùjpopov 'faire
se lever', moy. ôpvu|Liai, fut. ôpoO|uai, aor. uup6|uiiv et )>. sg. uipTO
p. ex. E 590 impér. hom. ôpao ôpaeo ôpcfeu inf. hom. ôpBai ptc.
hom.ôpiuevoç, pf.ôpujpa 'se lever, s'élancer', forme access.ép. poét.
ôpéo|uai seul. prés, et ipf. ôpéovTO B 398. Y 212; ép. poét. Hpc.
ôpoùuj (*àpoua-) 'se lever vivement, s'élancer'. Le groupe repose
sur un i.e.*e>'-*ere- 'mettre en branle, exciter, élever; se mouvoir;
aussi : ondoyer, rouler des vagues, couler', cf. skr. drua-h adj.
'ondoyant, roulant des vagues', snbst. m. 'vague, flot, fleuve'
dnjah n. 'vague, flot, fleuve' (— gr. epvoç, voy. s. v. p. 283) zd
ar- '(se) mettre en branle', arm. y-arnem 'je me lève', gr. è'pcreo'
bieteipou Hésych.; Ipoyy ôpiunar) II., epeTO- ujp,uri6n H., ôpauu
— ( 1 o —
iJupaa -opTÔç (: ]Rt.ortus < i.-e.*rfô-s ou ^ortô-H) dans veopTOç
'nouvellement né' fSo])b.) BéopTOç 'céleste' (Pind.) TraXivopTGç
'denuo resurgens' (Escli. Ag. 154) ion. att. Koviopiôç ni. 'nuage
de poussière soulevée', puis got. <tr(i 'aigle' et les mots cités
s. V. ôpvlç, — V. norr. er)i {*arnia-j 'énergique, caj)able', — aussi
got, runs (th. runi-) 'course, courant' ga-nnis f. (th. runsi-)
'marché, rue', prirn. 'lieu où le peuple afflue' (germ. *runs- <
*)'ns- : skr, ârnas-) rinnan' Qownx , couler' {^rcnuO), slav. comm.
*roniti dans v. slav. iz-roniti 'effundere', caus. d'un *reno, gr.
epvoç n. 'jeune pousse' et ses congénères; — la hase est élargie
en *erei- dans gr. hom. ôpivuj l'voy. s. v.), — en *ei'tn- dans
ép. ôpéovTO ôpoûuu, skr. àrran- drcant- 'courant, se hâtant,
rapide' zd a^rva- a^rviint- 'rapide, brave' «"runci- 'sauvage,
cruel (animal)', v. norr. <>rr [^arua-) v. sax. arii ags. edru 'ra-
pide' ags. ârod 'énergique', puis lat. l'uô -ère au sens de '.se
précipiter', irl. ruatha r ' Sk^^iiui' gail. rhuthr 'impetus, insultus'
(*/'o?^<ro-),pol.rMWfl[c 'se précipiter avec bruit' y7<c^'mouvcment'
l'iichhi 'i)roehain, prompt' lit. rnsztis 'affairé, remuant' rnszètl
rusziditi 'être affairé' etc., suéd. rîisa 'se précipiter m. b. a.
ruseii 'faire du bruit, tempêter' rûsch 'ivresse' v. h. a. rose roscî
'expéditif ags. (Holthausen IF. XX 328) rèow 'excité, sauvage',
peut-être got. unnninari(j(jn.s 'àvrmepoç, immitis' i von Grien-
berger Unters. 228) etc. ; — pour gr. ôpvûMi, tandis que Brug-
mann Grdr. IP 970. 981. 1007. lOlô. 1434. P 475. 478. (;r.
Gr.' 88. 29<» pose i.-e. *nieumi, PersscTn Beitr. II iiô7 n. 3. nie
que gr. op o\ puissent procéder de i.-e. /• / et se rallie à l'avis
de J. Schmidt KZ. 32, 383, p(»ur qui op oX sont modifiés de ap
aX (>• /; sous l'influence d'un u subséquent opvi'ui : skr. ntôfi,
CTTÔpvûiui : strnâti); ôp- se serait propagé par analogie, fut. ôpcTiu
etc.; de plus, là où Brugmann voit un suffixe -iieu-, Perssou
voit un in fixe v inséré dans une forme de la baseeyvw') ivoy.
ôpivo) sub fin.), soit donc *rn-eu nii, cf. skr. rnoti 's'élever, se
mouvoir' nivdt'i w) f^Qw^aruavd h 'ondoyant. r(»nhint des vagues;
vague, flot, mer", j)uis zd «/•■'«« 'lutte, concours", \.\i.n. t-rnust
m. h. a. crncsf 'lutte, sérieux m., rigueur' ags. eoniosf 'sérieux m..
1) [Cf. déjà Pei-ssoii W/.orw. lJ-2 n. 4 (^bihl.). 14:> n. 1.]
— TIG —
ardeur, empressement, zèle'; sur l'ensemble voy. Walde- s. vv.
orior ruô (bibl.) et surtout, en dernier lieu, Persson Beitr. I
284 sq. II 738. 767 sqq. et passim ; voy. aussi l'art. ôpoGôvuu.
ôpopoç m. 'ers' ou 'vesce'. Voy. s. v. èpépivOoç p. 273. — ôpo-
P«TXn ("PaTKri -pàKxr)) f- 'orobauche', plante qui étouffe la
vesce (: ctYXuJ.)
ép. poét. ôpoBuvuu 'exciter'; ôpôba,uvoç m. 'branche' (Théophr.
Luc. Nie.) ; cf. g-r. èpéGuu -ilw (p. 273 sq.), puis zd dr^dica- et
ses congénères cités à l'art. ôpGôç, avec alb. (G. Meyer Alb.
Spr. 367. Alb. St. III 29. 79) rit {^rdh- ou ^rd-) 'j'accroîs,
j'amplifie, j'élève; je croîs'; skr. ardh- {rdhciti rdhuôti) 'pros-
pérer, réussir' est parent de ce groupe ou de gr.d\9o|Liai 'croître,
être guéri' (s. v. àXbaivuj p. 41). Persson Beitr. I 276 sq. 346.
II 636 sq. 657 n. 3. 767 sqq. (bibl.) M.
ép. ôpo|uai 'faire bonne garde'. Voy. s. v. ôpâv.
hom. etc. ôpôç m. 'petit-lait; sérosité' = skr. sard-h adj. 'liquide' :
skr. shartisdrati 'Gouler" sârma-h']e fait de couler' sirà 'fleuve'
(mais skr. «ff>*âf 7m. 'étang' = gr. ëXoç, voy.s.v.p. 246), ]at.sem'm
'partie aqueuse du lait caillé, petit-lait' (autre avis chez Brug-
mann Ber. d. sachs. G. d. W. 1897, p. 20 : skv.ksaram 'eau'
Jcsarati 'couler' etc.), celt. Sarnus nom de fleuve (Curtius"^ 349.
Fick P 140. 562. IP 291), lett. sirt 'rôder, razzier' s'ira men-
dicité ambulante' (Prellwitz^ s. v. ôpjuri); i.-e. Her- 'couler'. La
forme oùpoç (Nie. Anth.) a été forgée pour les besoins du vers
d'après les rapports ôpoç 'borne' : ion. oupoç, et ôpoç n. 'mon-
tagne' : ion. oupoç. — Véd. ira 'suc' (Wackernagel Ai. Gr. I 24)
est à écarter (: âv-aXioç àXbaivuu).
att. ôpoç, corcyr. hopFoç ôp^oç, hér. ôpoç, ion. oupoç, crét. ujpoç,
Théra oùpoç m. '*sillon, d'où : frontière/ < gr. comm.*FopFo-ç :
lat. nrvus 'circuitus civitatis' amb-urvâre 'entourer d'un sillon
frontière' osq. uruvù 'frontière', ital. *urvo- < *u^ruo- 'sillon',
cf. *Fepùuu 'tirer' (p. 286 sq.). De là hom. oùpeûç (*ôpFeûç),
att. ôpeuç m. '*qui trace le sillon, d'où : mulet'. Schulze Qu.
ep. 407. 517. LE. 549 n. 1. Walde^ s. vv. iirmis vervactum.
1) [Ehrlich Unters. 130 tire ôpauvoç (voy. s. v. ôpuevoç p. 713)
de *ôpa6|nvoç et voit dans ôpôbauvoç une assim. de *ôpaba]uvoç.]
— 717 —
att. opoç, ion.oùpoç, dor. uùpoç seul. Tlirocr.) n. montagne' : prob.
skr. rsvci-k 'haut', i. e. '''er- *or- '(s'jélancer' : ôpvvpn. Joliansson
KZ. :U), 419(l)ibl.). G. Meyei-"^ 13(5. Biugmann Grdr. II-, 1, 205.
Persson Beitr. Il 769 n. Voy. s. v. oppoç. De là opeioç 'de
montagne', ôpeivôç 'montagneux; -aid', ôpeÎTriç m. 'montagnard',
ôpeidç, -ûboç f. 'montagnarde', 'Opeairiç. — L'absence de F-
fait écarter le groupe skr. rdr.pnan- n. 'hauteur, sommet' etc.,
à quoi appartient gr. é'pjaa II. 'écueil' (p. 2x2).
ép. poét. ôpoùo) 'se dresser'. Voy. s. v. 6pvO(ni.
boni. att. ÔP090Ç m. 'roseau; toit'; boni. att\ opocpi'i f. 'tnit d'une
maison'. Voy. s. v. èpeqpuu p. 277.
ôpiniE, -riKOç (Hom. Hsd.), dor. ôonaE, lesb. opiràE m. 'rejeton,
rameau'. Etym. indiquée s. v. âpirri f. 'faux' p. 81. Selon Schro-
der IF. XVU 462sq(|. XVIII 527, le sens de 'couper' dérive
des mots du groupe qui désignent la faux, laquelle a dû son
nom à sa forme courbe, soit donc i.-e. *serp- 'courber', identique
à *S('rp- 'ramper, se tortiller' ( : lat. serpù gr. ëpirai etc. p. 283);
Bechtel Glotta I 73 sq. rattache même directement opTrrifc à
epTTuu, mais en tant que ce verbe a pris le sens élargi de 'se
mouvoir'.
ôppoç m. 'croupion (Aristoph.), sacrum', prim. 'extrémité proémi-
nente' <C i-e. "^orso-s = v. h. a. ars ags. ears (angl. arseï 'le
derrière' v.norr.rt/*sn/56' 'anus', cf. v.irl. err 'queue' {*ersa. Cur-
tius^ 349. Fick II' 41. Pedersen K. Spr. I 83), arm. <»\ ord.
pi. or-/ih (tli. en -/-) 'fesses, la partie inl'érieure" (/• < rs. Bugge
Beitr. 2;>. Htibschmann Arm.Gr. I 482); le mot est parent de
ôpoç, oùpoi, ôpaoGùpri, cf. Joliansson KZ. 30. 420. Peterssou IF.
XXIV 273. Persson Beitr. II 709 n.
att. ôppujbeîv 'redouter'; att. ôppiubiâ f. 'frayeur': oppuubeujç*
éjucpôpiuç Hésych. Voy. s. v. ion. àppuubéuj p. 82 sq. ').
bom. ôpcroBôpri f. prob. 'porte à laquelle on accède par des mar-
ches' (sur gén. ôpcroBupiiç Séiii. fr. 17 voy. Scbul/e C^Hi. ep. 5
n. 1). Cf. skr. rsvd-/i 'liant" + ion. eûpr) (Frohde BB. 3, 19 sqq.
1) [Ehrlii'li Untcrs. 54 conteste li-tyin. de Solmson et recon-
struit un th. 'àpao- 'déserteur', d'où *ùpplù^^l(; 'enclin à déserter':
*àpao- serait parent de hom. ëppiu 'fuir' (pour Iei|uel d'autre part
on a su|)posé un prés. ^Fepoiui: voy. s. v. p. 2S4).l
— 718 —
Curtius^ 739. Peisson BB. 19, 273); Sclmlze op. cit. 506
sig-nale eipeOùptT ôpaoeûpa Hésycli. et rappelle les gloses
èpeio epcreo epaj] relevées s. v. ôpvO)ui.
ôpcToXoTTOç 'batailleur, turbulent' (Anacr.); ôpcroXorceLieiv, -OTceîv
'assaillir, tourmenter'. Étym. obscure; cf. Frôhde BB. 3, 24.
2U 222
ôpiaXiç, -iboç f. 'petit oiseau; jeune animal' (Nie); ôpTaXixoç
m. -ixeûç ni. 'poussin, poulet, jeune oiseau ; jeune animal' : ôpviç
et(?) ôpvO|ui.
opTuE, -uKOç gramm. et -utoç m. (f.) 'caille', cf. yôpTuE c.-à-d.
FépTuS Hésych.; textes et légendes chez Thompson Greek birds
123sqq. Cf. ûw. vartaTca h vârtïka 'caille'; doit sa voyelle
-u- à d'autres noms d'oiseaux comme ïpuE paî^uE (Curtius^ 349.
Brugmann Grdr. IP, 1, 491. 505. 511. 605. Robert Les noms
des oiseaux en gr. anc. 24 sq.); le rapport supposé avec skr.
vdrtatè 'se tourner' lat. vertô est diversement expliqué et de
façon peu convaincante. De là ion. 'OpruYÎri f, '*l'île des cailles',
ancien nom de Délos
ôpûa f. 'boyau' (Epich. chez Ath. IX 366 a. b. ; cf. Hésych. s. v.).
Persson Beitr. II 774 attribue au mot le sens premier de 'trou,
passage' et le rattache au groupe cité s. v. hom. oùpoç. — Dès
lors lat. «>'iv/?<^^ 'saindoux' (Fick*I436. Walde^ s. v.) s'en éloigne
par trop pour le sens, même dans l'analyse qu'en propose Pers-
son Beitr. I 291 n. 4.
opuZ;a f., -ov n. 'riz' (Théophr.), Voy. s. v. ôpivbriç.
ép. ôpufiaTboç m. 'grand bruit', cf. ôpuTiuàbeç- Oôpupoi Hésych.
Formation obscure; Kretschmer KZ. 38, 135 songe à hom. ptc.
aor.èpuYovTa, voy. s. v. p. 285. Pour la finale, fréquente dans les
noms exprimant le bruit, cf. poî^boç KéXaboç XPOM^^OÇ^ skr. çdh-
da-h 'son, parole, mot' et voy. Brugmann Grdr. II-, 1, 467.
hom. etc. ôpûaauu, att. -ttuj, tardif ôpùxuu 'creuser, fouiller';
ôpuxrî ôpuYtî ôpuEiç, -euuç f. 'action de creuser'; ôpuYiua n. 'fosse;
galerie souterraine'; ôpuE, -uyoç m. 'pic de tailleur de pierres'
(Anth.). ôpùcrcTiu < *ôpuxLU)(cf.KaTa)puxriç E267 'enfoui en terre')
repose sur un ôpu- 'creuser', cf. spéc. hom. oùpôç < *ôpFo-ç (voy.
s. V.), puis lat. rUga 'ride', peut-être aussi arràyia f. 'galerie
d'une mine' (Plin., u à cause de ital. roggia) corrugus 'canal
— 719 -
(le lavage (mines/, et, avec un autre degré de la gntt., skr./«//-
cati 'arracher', lat. nincare 'sarcler', lett. rûk'ét 'fouiller, attiser
(le feuj, remuer (la terre/, skr. rûksâ-h Tude', v. h. a. rûh 'rude',
lit, raùla.s raùkszlaa 'ride' (prop, 'déchirure, sillon'). Persson
Beitr. I 291 et n. 4. II 840 (bibl. i.
liom, etc, ôpqpavôç -n -ôv adj. (-6ç f, Eur. Héc. 150) 'privé de
son père ou de son frère, orphelin'; ôpqpaviZieiv, -avoOv 'rendre
orphelin': cf, àpcpopôiai • èTrirpoTTOi opcpavûjv Hésych., opqpopo-
TÎa- éTTiTp6m-| II., ujpqpujcTev dipcpàviaev II. : arni. (Hubschmaun
Arm, Gr. I 482) i»-h, gén, orboy 'orphelin' <: i.-e. *orhho-s =
lat. orhus 'privé de' = gr. ôpqpo-, puis (Curtius'' 294 sq.) got,
arbi {*orbhio-) n, 'héritage', prim, 'bien délaissé' arbja \\\. 'héri-
tier' V. norr. arfr ags. jjrfe v, h. a, arbi erbi 'héritage' v. norr,
at'f'e V. h. a, arpeo erho 'héritier', v. irl. (Curtius'' 1. cit. Fick 11^
40, Pedersen K. Spr. 132, 118) orbe orbbe orpe 'hereditas'
co//^-«r?>(^ 'héritier, successeur' v, gall, (n-b-fjcn v. bret. l'rbien
Urien nom d'honinie gaul. Orbius ^Orhin/os don Orhhiinrus:
on y a joint skr, ârbha-h 'petit, faible, enfant', russ. rebjônok
'enfant' (*o/'ft//- : *erebh-), puis (voy.spéc, Pedersen KZ, 38,313)
v. slav. rabil 'valet' (en tant que *orbo-), arm, arbaneak 'ser-
viteur, collaborateur', mais ces deux derniers mots sont aussi
vrais, parents de got, arbaips 'travail, peine' (cf. Brngiuann IF.
XIX 384 sq,, bibl.); on peut douter si got. <iniis v. h. a. (nia)}u
'pauvre, malheureux' est parent de gr. opcpo- en tant (pic né de
germ. *arbnia-, i.-e. *orbli-7no- (Johansson PBrH. lô, 22.")) ou
apparenté à got. (irb<n}).<^\ autre étym. encore chez Kluge ' 23.
ôpqpvôç 'obscur'; opqpvn, dor. -à f. 'obscurité'; ôpcpvujbriÇ 'daj)-
parence sombre' (Ilpc.;; hom. opcpvaîoç 'obscur, noir nuit: cf.
russ. rjdbiiiôraja nocl. Kozwadowski Eos \'l 1 1 99 s(i(|. ' : v. n<«n .
itirpr 'brun' ags. eorp carp 'de couleur sombre, noirâtre" v. h. a.
t'r^/"l"uscus'igerm.*fr/>a- \nnw'''ri-ppa- < i.-c.*('rb/i nô-> v.norr.
larpe 'gelinotte' v. h. a. repu-huou suéd. rapp-hima 'perdrix'
b. ail. (Petersson IF. XXIV 273) erpel 'canard mâle', lett. irbe
dans inefclia-irbe 'gelinotte' laiika-i'rbe 'perdrix grise' m, bulg.
y>r<^/>/ 'perdrix' {*ère-ni-b/i-) v. slav. rrbû russ. rjabii 'moucheté'
russ. rjdbka 'perdrix' etc., i.-e. *èr('bh- ^ôrnb/i-. Persson Wzerw.
2l88q. (bibl.). Osthoff Et. Par. 1 78s(i. (bibl.). Ilirt Abl. i<ô71.
- 720 —
Berneker EVV. 217. 274sq. — Lat. rohusrohur 'cœur du chêne,
rouvre, etc.' (Osthoff op. cit. 71 sqq.) est rattaché par Rozwa-
dovvski 1. cit. ài.-e. *{e)reudli- (: èpuBpoç), cf. pol. nlzen {*vûd-
jenj'f) 'vif d'un arbre', -o- étant rural (cf. Ernout El. dial. 220).
— Autres avis sur ôpcpvoç chez Hirt IF. XII 226 {*orgVsn6 s :
eptpoç)!) et8cheftelowitzBB.28,293. 29,17 i*orgUhnô-.s : arm.
arju "brun foncé'),
ôpqpoç, att. ôpqpuuç m. 'cernier (poisson de mer. Ar. Guêp. 493.
Plat. Arstt.)' appartient au préc. selon Prellw^itz BB. 22, 101,
Osthoff Et. Par. I 79 (bibl.). — SUtterlin IF. XXIX 126 en
rapproche d'autre part ail. icnrfUn 'un poisson', i.-e. ^uerph-,
ôpxctjuoç m. 'chef, padiXevjç, fiYejaiûv Hésych.' (Hom. Esch.) a été
tenu pour un éolisme = *àpxa)uoç (*-7»mo-), cf. Kretschmer
KZ. 36, 268. Brugmann IF. XIV 7. KVG. § 390. Grdr. IP, 1,
226; voy. s. v. àpxoç p. 85; mais Bechtel BB. 30, 270, rap-
prochant ép. ôpxa|uoç àvbpijùv, ôpxa|ue Xâûjv de l'expression
ëpKOç 'Axaiûjv appliquée à Ajax, a prob. raison de rattacher
le mot au suiv. eu tant que 'rempart protecteur des hommes'.
hom.poét. ôpxaToç m. 'enclos d'arbres; parc, jardin', cf. ôpxà|un f.
Poil. VII 147, béot. att. épigr. 'Epxo^evoç > 'Opxo|Liev6ç (J.
Schmidt KZ. 32, 340); ôpxdç, -àboç adj. f. 'close' (Soph.), cf.
ôpxâç' TiepipoXoç, a\)xa(5'\a. Kai eîboç èXaiaç Hésych.; hom. etc.
ôpxoç m. 'rangée d'arbres ou de ceps'. Voy. s.v. hom. èpxatdo)
p. 287 et Bechtel BB. 30, 270 sq. (cf. le préc).
hom. etc. ôpxeîcrOai 'danser; tressauter' (act. ôpxeîv 'mettre en
mouvement' Ion chez Ath. I 21 a) ; hom. ôpxnc^TÔç, -ôoç f. 'danse'
(voy. Schwyzer IF. XXX 435 n. 1); hom. ôpxriCTTrip m., hom.
att. ôpxrjdTriç m. 'danseur'; ôpxilcTTpâ f. 'partie du théâtre où
le chœur évoluait' (Plat.); hellénist. ôpxnffTpia f. 'danseuse' :
skr. rghâydti 'trembler, se démener, tempêter' (Curtius Verb.-
I 332. 348. Brugmann Grdr. II> 1159. Reichelt BB. 27, 78;,
i.-e. *ergh-, élargiss. de *e;'- 'mouvement vif; sortir brusque-
ment de', voy. s. vv. ôpivou ôpvû|ui ôpoùuu. — Avis erroné chez
Frôhde BB. 10, 301.
1) [L'étym. de Hirt satisfait la phonétique (i.-e. *orqV-s-n6-s
> g r. *ôpTTav6-ç > ôpcpvô-ç) et vaut au moins la préc. au point de vue
sémantique.]
— 721 -
ôpxiXoç ou ôpxiXoç m. prob. 'trog-lodyte' (textes chez Thompson
Greek birds 126) se rattacherait selon Robert Les noms des
oiseaux en gr. anc. 128 à epxo|uai et supposerait un *dpxiç
'marcheur', cf. ipoxiXoç < Tpôxiç 'coureur'.
ôpxiç, gén. ion. -loç, att. -euuç m. 'testicule' : arni. orji-kh pi. 'testi-
cules' orji 'not castrated' nn-orji'jjiàvopx^ç, /d dr''2i duel 'testi-
cules', alb. herôf 'testicule' (pour *erôe), lit. eî-zilas 'étalon',
i.-e.*-gh-. Fick I* 369. G. Meyer Alb. Spr. 151. Hiibschmann
Arm. Gr. I 483. Hirt Abl. § 786. Brugiuanu Grdr. II-, 1, 168.
I. ôç, TÎ, ô pron. rel. < \.e.*io-s *i(l *iod = skr. }/dh yà yâd
zd yf) yâ yat 'lequel, qui', prob. phryg. (Fick BH. 29, 237)
loç 'qui' (seul cas transmis), v. slav. masc. i-zeJ<^(/o-ze etc., fém.
ja-ze jejq-ze etc., ueutr. je-ze jt^go ze q{q. /(^(jdc '\ovii(\ut Jakû
'qualis'^V/ //>•?< 'quantus'; *|"o-.5 apparaît aussi dans la f<»rme de
détermination de l'adj. en letto-slave, soit lit. jyew.s-/.ç 'le bon'
x.pvuss. pirma7in-ien -in 'le l^""' v.slav. dobrûji 'le bon';
V. slav. vino novo-je 'le nouveau vin' = '*le vin qui [est] non-
veau'; */o-.s' est un dérivé (morphème -o-) du th. déra. i.-e. */•
lat. /.S-. Brugmann Grdr. P 262. IF, 2, 347 (bibl.). Dem. 37.
Walde'- s. v. /.s- (bibl.;.
II. 6ç pron. déni, dans kui ôç, \\ b' ôç etc., ainsi (jue ôç faisant
fonction de relatif chez Hrdt. conjointement avec les formes
du dém. *to-, se ramène soit à *so-s (skr. sd-h), soit à *sio-s
(skr. syd-h v. pers. hya''). Brugmann Grdr. IP, 2, 320 s(j.
III. ôç (skr. srd-h) 'suus'. \'oy. s. v. ë p. 208.
ôcTioç 'ordonné on permis par la loi divine, sacré, saint'; ôaioOv
'sanctifier', ôaioç est dérivé d'un *sot<)-, cf. éiâ' dX^On. àfa9â
Hésych. éxàlw 'éprouver' dérivés d'un *sc'f6-, voy. s.vv. j). 291.
— Autre avis chez Klirlieli Z. iilg. Sprachgesch. 52 (*(TFo6io-ç:
èeoç neoç).
att. ocTui'i f. 'odeur'. \oy. s. v. hum. etc. objur).
ion. att. ôdTTpiov, ord. |)1. 'fruit à gousse' <. *o-sj) ri io- '*avec
l'enveloppe' : (JTreipov (*(y7T€piovi 'enveloppe', selon Ehrlich KZ.
39, 560 n. 2. Unters. 120sq.
ép. ocrera, att. (rare) ÔTta f. 'voix' < i.-c.*uoqiJij(\ voy. s. v. erroç
p. 269.
4G
— 722 —
ép. poét. ôcTcre (< *ÔKie) 'les deux yeux'; att. xpi-OTTiç, -iboç L
(att. *ÔTTe = ion. ôaae), dim. ipiôiTiov gramm. 'sorte de broche
«à trois yeux»'; ô|U)Lia n/œil' (< *ÔTT-)iia, i.-e.*oqu-m7i^ voy. s.v);
ép. ôcraojuai {*oqU-io-) Voir, voir en esprit, prévoir' (voy. s.v.);
fut. ôvpo)Liai 'je verrai', pf. ôirujTra; ÔTtri f. 'ouverture' (voy. s.v.);
lac. épid. ÔTTTi\(X)oç 'œil'; ô(pGaX)ii6ç m. 'œil' (voy. s. v.) : zd
ahcyâxsaye^nti 'ils surveillent' {*a^ivi-ax.s-. Brugmaun Ber. d.
sâchs.G. d.W. 1897, p. 35. Bartbolomae Airan.Wb. 310 sq),
arm. pi. açJch 'yeux' (< i.-e. duel *oqlH = v. slav. oci) sg. aJcn,
gén. alcan 'œil, ouverture, trou, maille, source' (Hiibschmann
Arm. Gr. I 413 sq.), lat. oculus 'œil', v. h.a. aici-zoraht 'mani-
festus' ags. iewan ywan éowan 'montrer' v. norr. qgur-stund
'moment' m.h.Si. z-ounen moy.-néerl. t-ônen 'montrer' (< *{a)t-
-a[j]u-n-. Osthoff PBrB. 8, 261 sq.), puis vrais, got. angô
V. h. a. ouga ags. e«je (angl. eye) v. norr. auga 'œil' ^) v.b.a.
augi-îcis 'publiée' got. and-augi 'ttpôcTujttov' and-augi-ha adv.
'rrappriaia', propr. 'en plein visage', v. slav. oTco, gén. ocesef
duel oci lit. aJàs v. pruss. ackis 'œil', alb. (? Pedersen KZ. 36,
318) sii 'œil', i.-e. *oqy'- 'œil; voir'; un i.-e. *6qy'- dans hom. eîç
iIiTraetc. (voy.s.v.)^). Curtius^463 sq. J.SchmidtPlur. 388sqq.
Osthoff Et. Par. I 218 sq. Brugmann Grdr. P 547. 613 sq.
IP, 1, 132. 173. 2, 202. Walde^ 536 sq.; voy. aussi les art.
hom. èvOÙTTa (p. 259), )iéTUJ7rov (p. 631), TrpoauuTTOV, ép. eùpûoTTâ
(p. 297), èvîîTri (p. 254), ÔTTïTtTeuiju, ôttiç etc. Pour l'élément *-o$l'-
1) Le détail de got. augô etc. n'est pas éclairci; voy. Zupitza
Giitt. 73 sq. (bibl.), Uhlenbeck Got. Spr.2 19 et bibl. (: skr. éhatè 'per-
cevoir', ce qui n'est pas préférable), Stokes KZ. 35, 151 sq. ( : irl. uag
'cavité, fosse', qui n'est qu'une graphie moy.-irl. pour v. irl. uad,
cf. Thurneysen IF. VI Anz. 196), Brugmann Grdr. I- 613 sq. Il-, 1,
309. 577. KVG. §258 (bibl.), Falk-Torp EW. 1417, Feist EW. 35 sq.,
Franck-van Wijk EW. 474.
2) Selon Brugmann Grdr. 12 790. IP, 1, 173 sq. béot. ôktoWoç
'œil', skr. dksi nom. ace. sg. 'œil' zd asi nom. ace. duel = skr. aksf
appartiendraient à une autre R. ou auraient subi l'influence d'une
autre K., et dénonoeraieut un i.-e. *okp-\ Grdr. II*, 1, 577, il sépa-
rerait béot. ÔKToXXoç des formes indo-iran., lesquelles seraient toutes
proches du th. en -es- de v. slav. oko, gén. ocese (skr. gén. sg. aksn-àh :
V. slav. oko = skr. çirsn-cHi : ciras-).
— 723 -
'ayant l'apparence de' dans f:;r. aiGon; infiXoij» etc., skr, (jhrtâcl f.
'graisseux' çvitlci f. 'brillant' (cf. YXauK-djqj et YXauK-uÙTTiç, eû-ûjn;
et eù-ûJTTiç, lat. afr- fer- vel- cel-ôx) voy. J. Schniidt Plur. 392.
Duvau MSL. VIII 256. Kretschmer Einl. 160.
ép. ôaaojaai {^oqU-io-} 'voir, voir en esprit, prévoir'; att. ôtt£Û-
ofitti 'présager; craindre'; att. ôxTeia f. 'divination'. Voy. s. v.
ôoae. — Le rapport avec got. «/«;■«?« 'vofuiZ^eiv' (th(( 'vovç ah/ua
'TTveûfia' (Fick 1' 13. 371. Zupitza Gutt. 72 sq. Prelhvitz^ 341 )
est incertain, -h- représentant i.e. -k-, alors qu'on attendrait
-fc-; cf. p. ex. Brugniann Grdr. IP, 1,240. Torp chez Fick
IIP 8. Feist EW. 9. Franck-van Wijk EW. 8; voy. s. v. ôkvoç I.
hom. ôffaoç et oooç, att. ôaoç 'qnantus' < *ôtio-, cf. lioin. TÔaaoç
Toaoç (*TOTio-) nàaaoç '^♦ttotio-j, lat. tôt toti-dem, skr. fdti'toV-,
th. pron. i.-e.*io- (: gr. ôç 'qui').
att. ô(JTaKÔç, dor. (Epich.) hellénist. àtJtaKÔç (voy. s. v. p. 90)
m. 'homard ou crustacé analogue' < }.-e.*osthid-qo-:skY.asthdn-
'os', cf. skr. au-àsthaka-h 'sans os'; bihl. chez Osthoff BB. 24,
157 sq. Voy. le suiy.
hora. ôaTéov (♦ÔŒTeiov. Brugmann Grdr. IP, 1, 157), att.ôcTTOÛv,
dor. (Théocr.) ôaiiov 'os, ossement' : skr. à-sthi, gén. asthnàh n.
zd a.st- asti- 'os', arni. oslr 'os' (bihl. chez Hlibsohniann Ami.
Gr. 1482; *ostw-er selon Meillet Esq. 14. 28; autre analyse
chez Pedersen K. Spr. I 85), alh. ast atife 'os' (G. Meyer Alb.
Spr. 19), lat. Ô.S', plus exact, oss, gén. o.v.«f/.s^, v. lat. aussi ossu
(pi. ossua) et ossuni, (voy. Walde " s. v. Stolz Lat. Gr. * 150 n.
5 bibl.); i. e. *o.sfh-, issu de *odth i selon Johansson IF. XIV
321, qui y rattache v. irl. odb 'nœud' gall. orfrf/* 'excroissance',
d'un i.-e. *od-hho- (voy. s. v. ôaqpùç\ gr. oloq 'branche' ôcTxoç
'jeune pousse', mais voy. s. vv. ^) L'hypothèse de llirt Abl.
§ 692, i.-e. *oqosth- (ôaiéûv < *oqsth- : v. slav. kostî 'os' lat.
cofita 'côte') est très douteuse. — A ce groupe appartiennent
ôcJTpaKOv ôaipeov ôaraKéç ôaipvjç àarpéffaXoç ôcrcpuç, voy. s.vv.
1) Porsson Beitr. 1 5'Jo ne peuM* pas cjue *usth- remonte à *od-th-,
le sens d' 'os' n'npparuissant nulle part dans *od-, et skr. -sth- {à$thi)
ne pouvant remonter à -tth- -dth-\ il attache une valeur au rapport
skr. dsthi gr. ôaT^ov : lat. conta v. slav. kostï, comme à d'autres où
apparaît une alternance gutt. 4- voy. : 0 -f voy.
— 724
posthora. ôcTipaKov 'coquille, écaille, carapace; tesson' piob.
d'un adj. *ôcrTpaKOç formé sur i.-e. *osthr- à côté de *osthn-,
cf. ôaTaKÔç. Osthoff BB. 24, 158 (bibl.). De là ô(TTpaKia)nôç m.
(Arstt.), ôcTTpaKiZiuj (Thuc); ôarpaKOÛv "briser en morceaux
(Esch.); rendre dur (Arstt.); pass. se couvrir d'une écaille dure
(Lycophr.)'.
oaTpeiov (Esch.), ôaipecv 'huître' : ôcTTéov ôarpaKOV.
ôcTTpiiaov 'étable' < *ô6Tpo- : v.sax. edor ags. eoc^or 'clôture, en-
clos' V. woYY. jaâarr 'bord, lisière' v. h. a. etar 'clôture clayon-
née, terre enclose, bordure', v. slav. odrû 'lit' russ. ôdrû 'couche,
échafaudage de planches' selon Bezzenberger BB. 27, 174; in-
certain.
ôaTpûç, -ûoç f., ôcTTpûâ f., ôaipuiç, -îboç f. 'sorte de hêtre au bois
dur et clair' < ^ôcrxpo-bpuç par haplologie; cf. ôcTxpeov ôaipaKOv
àffTpaYaXoç, formes avec -p-, à côté de ôcnéov (*ôaTeiov) ôaïa-
.KÔç (*ôaT^-K0-ç) + bpOç. Brugmann IF. XIX 399 (bibl.). Grdr.
ll\ 1, 581 n.
posthom. ô(J(ppaivo|uai, fut. ôcrqppri(To|uai, aor. ujacppô)nriv 'flairer,
sentir qc' < *ôt(J- : "^odes- 'odor' -f- '^'gUhr-, cf. aki'.jîghf-ati
'ils flairent' 3. sg-. jighra-fi ghrâ-ti ptc. ghrâtâ-h, i.-e. ^QUhra^-
'sentir'. Wackernagel KZ. 33, 43. Brugmann IF. VI 100 sqq.
Or. Gr.°' 258. Grdr. IF, 1, 88. 514. Wiedemann BB. 27, 242 sq.
Reichelt KZ. 39, 73. Etc. — Lat. fràgrô 'exhaler une odeur,
sentir' est écarté par Walde IF. XIX 101 sqq. Wb. ^ 312 (bibl.)
en tant que dénom. d'un *bhrâg-ro-s 'sentant' : m. h. a. hrœhen
'sentir', i.-e. %hrâg- 'sentir'.
ion. ait. ôacpuç, -uoç f. 'hanche'. Kretschmer KZ. 31, 332 a pro-
posé d'y voir un composé de ôar- 'os (: ôaiéûv) + qpû- := skr.
dhû-, cf. des composés skr. comme mayôhhuh 'qui ranime,
rafraîchissant'. — Selon Persson Beitr. I 415. II 717 ô- pour-
rait être le résidu de ôai- (cf. Kretschmer 1. cit.) et *aq)uç un
subst. 'gonflement', dépourvu du saff.*-f?- et parent de gr.èacpu-
buu)Liévoç 'gonflé (de mangeaille/,aqpubijùv laxupôçK.x.X. liésych.,
bia-aqpubuJaar aùEfjaai H. — La parenté du mot avec zd ascu-
'tittia', gall. asgœrn corn, ascorn 'os' (Hck BB. 16, 171, posant
i.-e. ''''osql'hû s; sur les mots celt. voy. Foy IF, VI 324) n'est
pas immédiate, -cp- en cette position ne pouvant être issu que
- 72:> -
d'une labiale indo-eur. — L'avis de Johansson BH. 18, 24 heurte
la phonétique. — V. irl. odh 'nœud dans un arbre' gall. oddf
'excroissance, bosse', qui en ont été rapprochés en tant qu'issus
de "^ùzhh- '^Pedersen Aspirationen i Irsk I [1897] 20. K. Spr.
I 32. Thurneysen IF. IX Anz. 46. Hdb. d. Alt-ir. I loi. Brug-
mann Gr. 6r. ^ 118), sont plus prob. nés de '^0(fbli-, cf. (? Lidéo
BB. 21, 111 sq.) lat. dial. offa 'morceau, bouchée' C^odhiun.
ôcTxoç m. (Ar. Ach. 997), ôaxn f- (Nie. Al. 109. Ath.) 'jeune
pousse, jeune branche'; aussi ûJCTxn iliaxoi ihaxo- Hésych. etc.
(qui peut être un i.-e.*o-2gh-o-). Etyni. et bibl. indiquées s. v.
hom. oloç I. — L'avis de Ilirt Abl. § 649 (i.-e. *ornoz{jho-
'pousse') est à écarter.
ÔTe, lesb. ôta 'lorsque' conj. < th. rcl. i.-e. */o- (voy. s. v. ôç '(|ui')
-f- suff. *-te-*fa\ cf. Brugmann Ordr. IF, 2, 7.^2.
ôtXoç ni. 'douleur' (Esch.); helléni.st. ôtXêîv ôiXeûeiv 'souffrir';
ÔT\r|)LiuJV' àGXioç Hésych. < ô- préf. (voy. s. v. p. 681) + *^e/.>-,
cf. "AiXâç TXfivai TeXamijv. Kretschmer KZ. 36, 268.
ÔTO^oç m. 'vacarme' (llsd. tra^'-g.); ÔTopeîv 'faire du I)ruit : faire
retentir' (Esch.) ; onomatopée, cf. ôtotoî cri de douleur, ùtotùZ^iu
'se lamenter'; pour l'élément po-ç cf. KÔvaPoç eôpupoç.
ÔTpaXéoç 'rapide, agile' ^Opp. Q. Sm.i, -aXe'uuç adv. (Hom. Hsd.);
hom. ÔTpripôç 'rapide', cf. Tpnpôv èXaqppov Hésych. ôrpa- < ô-
préf. + i--e.*^«/'-) : ÔTpôvtu. lîrugmanii (irdr. P311. Or.Gr. ^
42. DebrunnerIF. XXIII 12s(|. 31. -- L'avis de Zupit/.a KZ.
37, 406 (:lett. dfrs 'rapide') est à écarter.
hom. poct. ÔTpùvuj 'pousser, exciter, ))rcsser', iiioy. 'st^ hâter'
< *ô Tpu-v-iuu, c.-àd. ô préf. (voy. s. v. p. 681) -f- Tpu- : skr.
tcâratè 'se hâter', v. h. a. dir'ini 'je tourne rapidement' traiis.,
%k\'.tu)'àna h '(pii se hâte', gr. T[F]pa- ('•'Yi//--) dans ÔTpctXeoç,
i.-e. *fMer- *tur- (cf. xéipa-cTi : Tpu-cpâXeia : lit. l-efrcr)). Brug-
mann (irdr. F-^ 260. 272. 311. IF 9S1. H-, 2, 817.
où oÙK (oùx) oùxî 'non, ne pas'. Origine (>l»S(Mirc. — Le rapport
avec lat. hdud 'ne pas' (Osthol'f chez lliibschmann Vocalsyst.
191) est à écarter; voy. Walde* s. v. — Lut. (iii- (auferô),
skr. di-(( 'de haut en bas, etc.' ô-gfDnih 'solitaire', gr. au- laù-
-XcxTTeiv gl.) etc., cités s. v. aûiiuç p. 104, forment un autre
groupe. — Arm. oç 'ne pas' (Buggc KZ. 32, 31) n'est point
— 726 —
parent (HUbachmann Arm. Gr. I 481). — La parenté avec skr.
û 'et, aussi', où particule intensive devenant négative, cf. ix.pas
(Fowler The négatives of the indo-eur. languages. 1896, p. 14)
est toute problématique. — où-xi : skr. na-hi 'certes pas', cf.
vai-xi 'oui certes' s. v. vai. — Hom. où-kî pour *ou-ki (-ki = -xi,
i.-e. *qt^id avec délabialisatiou après u) est accentué d'après
où-xi; cf. Brugmann Gr. Gr.^ 117. 528 (bibl.). Grdr. IP, 1, 55.
2, 351. — oùbajuôç ord. pi. 'aucun, pas un' (Hrdt.) contient
-a)ao- < i.-e. *swmo-, voy. s. v. eîç p. 230 sq. — Pour hom.
poét. oÙTibavôç voy. s. v.
hom. tragg. oùbaç, gén. oubeoç n. 'sol, terre'; poét. oùbaîoç
'terrestre, souterrain'; aor. TTpoaoubiaai 'jeter par terre' (Hrdt.
V 92, 3) dor. èTtOTOÙbiHe' KaiépaXev èm y^v Hésych. Etym.
obscure; cf. Scbulze Qu. ep. 1 14 n. 1. — Johansson BB. 18, 44
rattache oùbaç à hom. oùboç m. 'seuil' et à ôbôç f. 'chemin';
voy. le suiv. — Scheftelowitz BB. 29, 27.44 évoque arm. (7efm
'sol' < i.-e. *ued-ino-, oùbaç étant selon lui issu de *F6baç, ce
qui ne se peut,
hom.oùbôç, att.épid.ôboç m. 'seuil', cf. dor. djbôv oùbôv Hésych.;
la forme de l'épopée pop. préhom. a été ôbFoç; on en a rap-
proché gr.ebacpoç n. 'sol' ôboç f. 'chemin', i.-e.*serf- *sod- (p. ex.
Johansson BB. 18, 44. Brugmann IF. XIII 85); la psilose en
att. et en dor. fait difficulté, cf. Solmsen KZ. 32, 286.
hom. etc. o ù 6 a p, -aTOç (*-w■^) n. 'mamelle, sein' : skr. ûdhar,
gén.ûdhn-ah n. 'mamelle', latûber -eris n. 'sein, mamelle, pis'
ûber -eris adj. 'riche, copieux, fécond, fertile' (voy. Walde-
s. V.), ags. ûder v. h.a. w^ar'mamelle' (et, avec apoph., v. norr.
iûgr 'mamelle' < *eud{u)r(a)-), lit. ûdriiti 'donner du lait'.
Curtius^ 260 sq. Osthoff MU. IV 101 n. (bibl.); th. en -r-l-n-
(Johansson Beitr. 1. BB. 18, 22), à côté de quoi, avec un autre
suff., V. slav. vym^ serb. vîme 'mamelle' (< *vydniq, ï.-e.^fidh-
-men-); i.-e.*Oudh- (Hirt Abl. § 101. Persson Beitr. II 689) :
*ûdh- : *ëudh- 'gonfler', cf. russ. ûdifi ûdèti 'gonfler'. — Pour
m. b. a.jeder v. fris, iac^er 'mamelle' voy. auj. Franck-van Wijk
EW. s. V. nier.
hom. oùXai, att. ôXai (*ôXFai) f. pi., hom. oùXô-xuiai (: xéuj) f-
pi. 'orge du sacrifice'; cf. syrac. ôXpdxviov (c.-à-d. ÔXF-) 'corbeille
— 727 —
contenant l'orge' (Dinol. fr. 13 Kaibel), arc. ôXoai (< *ô\eFâ-,
avec un autre degré du suff. et assim. vocal., cf. Meister Ber.
d.sàchs.G.d.W. 1899, p.l49sq. Brugmann Grdr. H-, 1,207).
Voy. s. V. è'\u|Lioç II. p. 246.
honi. oi)\a|u6ç ni. (le ton d'après Hrdn.; incertain à tout prendre,
cf. -aoT-ajjLÔç et TrXoK-aïuGç) 'troupe, multitude (de guerriers)'
est dû à un ail. métr., cf. -jôXajÀOç, (c.-à-d. *FôX-) • biuufiaoç
llcsycb.; i.-e. *Me/- 'presser' (: boni. eïXuu et eiXéoi I., voy. s. v.
p. 223 sq.). Solnisen Unters. 79 fbibl.). Persson Beitr. l 544.
boni. oûXe 'salut!' voc. de oùXoç, voy. s. v. att. ôXoç.
hom. att. oùXri f. 'cicatrice' < *FoXvâ ou *FoXaa : gall. ga-eli
corn, (/oltj bret. gouli 'plaie' (celt. *uel-i- ou '^uol-i-. Fick II*
285. Henry Bret. 139; autre avis chez Pedersen K. Spr. 1 157 :
V. irl. inna hiiillni 'les coups', \.-Q,.*gV-)^ lat. rolnus -eris 'bles-
sure' (^analyse ambiguë; voy. Walde^ s. v. bibl.j, pers. mod.
valana vàlàna 'blessure' (Horn Npers. Et. § 1075), i.-e. *m<"7-
'arracber, déchirer' (; lat.re//ô). Curtius^ ^>72; voy. .J.Schmidt
KZ. 32,386. — Pour ^k\'.vrand-h -m 'blessure' voy. auj. Persson
Beitr. I 277 sq.
lioiii. poét. ouXioç 'funeste'; hom. poét. oùXô)aevoç (= ôX6)aevoç
ptc. aor.) m/sens : ôXéaBai; il y eut ail. niétr. de la voy. initiale.
Schulze Qu. ep. 191 sqq. (spéc. 2UU). Briigniaiin IF. XI 266 sqq.
Voy. s. v. hom. ouXoç III. Ep. oùXoôç 'funeste' est né à l'époque
alexandrine par contamination de ôXoôç avec oùXoç ouXioç et
oùXô|aevoç. Brugmann op. cit. 269.
ion. att. oùXov, ord. pi. 'gencive'; oùXiç, -iboç f. m/sens. Rapport
probable avec eiXùuu (*FeXvuiu) 'enrouler, envelopper', i.-e.*ueJ-;
le détail est \)C\\ clair.
I. lu»m. oùXoç 'entier' < *,so/mo-s; voy. s. v. att. ôXoç.
II. liom. etc. oùXoç 'crépu, frisé, laineux, touffu' < *FoXvo-ç (ou
*FoXao-ç?) : skr. ùnid lat. làna {*i-hina) lit. v'diios pi. 'laine' etc.
cités s. V. Xfivoç p. 578 (bibl.); cf. p. ex. Brugmann Grdr. I- 293.
359. 418. 475. Il-, 1, 257. IF. XI 268. Persson Beitr. II 646;
Bacchyl. XVII 53 a fourni oùXioç (oùXiov GecrcraXàv xXauûb').
III. hom. ouXoç 'funeste, ôXéBpioç' E 461. 717. O 536. B 6 M, cf.
dor. tjuXoç Alcm. 55 B,'; ancien subst. = ôXeBpoç : ôXéaGai; la
1) B 6 (oùXov ôveipov) le sens n'est pas 'trompeur, décevant"
- 728 —
forme primitive est ambiguë (*ô\vo-ç? *ô\Fo-ç? *ôXaFo-ç?), cf.
Brugmann IF. XI 266 sqq. (bibl.).
IV. oûXoç m. 'gerbe; — hymne à Dèmètèr' (Atli. XIV 618 d)
< *FoXvo-ç ou *FoXao-ç; voy. les art. hom. etc.oùXoç II. 'crépu'
et ïouXoç p. 379.
hom. att. oûv, posthom. ion. aussi iJuv, lesb. béot. dor. iliv, thess.
ouv (< iJuv), particule postpositive, s'unissant à d'autres parti-
cules et à des pronoms, p. ex. Y oûv (toOv), Yàp ouv, h' ouv, àXX'
ouv, oÙK ouv (oÙKOÛv) ouKOuv, piX] OUV (|uâ)v), ôaiiç ouv (ôOTia-
oOv); sens premier : "en effet, en vérité, en réalité', avec rappel
de qc. d'antérieur, qui en est confirmé et que la particule ré-
sume; < *ôov ou *ôev; pour ion. iJuv, qui ne peut avoir cette
origine, Wackernagel KZ. 29, 127 croit à un transport de
l'o) de |uujv; pour Meister Die Mim. d. H. 867 oiv < r\ ouv, cf.
|uuùv < }xr\ ouv, avec perte du sens de fi dans la crase, cf. ri-e
n-è<*fi-Fe; voy. Brugmann Gr.Gr.^ §628 [* § 638], où sont
émises plusieurs hypothèses dont aucune n'est palmaire.
hom. att. (poét.) ouveKa 'à cause de quoi', k côté de ëvexa, est
né de combinaisons comme èKeivoûveKa < êkêivou ëveKa. Wacker-
nagel KZ. 28, 109 sqq. Brugmann Grdr. P 882. Gr.Gr.^ 140.
457. 562 sq. [* 615. 634. 648 sq.]
att. oùpd, ion. oùpiî f. 'queue; arrière-garde' < *ôpo"Fâ, cf. skr.
rs-vdh 'haut' et voy. les art. hom. ôpao-Gùpr) et att. ôppoç.
De là hom. oùpiaxoç m. 'hampe de la lance' avec fer pointu
pour planter l'arme en terre; oùpaxoç m. 'extrémité pointue,
pointe (Hpc); pi. barbes d'épi, àBépeç (El.)', cf. lat. urriincum
'partie inférieure de l'épi' (Varr.), prob. *i/'-ys-on-co- (Frohde
BB. 3, 20. 14, 101. 104. Walde-' s. v.).
ion. att. oùpavôç, lesb. ujpavoç, béot. ùjpavôç, dor. lac. ujpavoç
(ujpavictqpi Alcm. 59 B.^), ségest. oùpavoç m, 'ciel' < *ô-Fopavoç
(Kretschmer KZ. 31, 444); lesb. ôpavoç < *Fopavoç; plus anc.
prob. *ôFopFavoç et *FopFavoç (cf. Fierlinger KZ. 27, 475) :
&k\\Vâruna-h 'dieu du ciel nocturne^etc.'; voy.Solmsen Uuters.
(p. ex. Fick I^ 551, qui évoque lit. jn^i-vilti 'tromper'); B 8, au lieu
do ouXe ôveipe, avec un hiatus inexplicable, Brugmann 1. cit. propose
oùXi' oveipe.
— 729 -
297 sq. (bibl.). De là oùpavicTKOç m. 'ciel de lit, baldaquin;.
— palais buccal fcf. lit. dcinijùs 'ciel ; — palais' russ. neho
m /sens)'.
ion. att. oùpéuj -Où 'uriner' (< i.-e. *uorseio. Wackernagel KZ.
29, 129); oûpov (postverbal, 1. cit.) 'urine' (Hrdt. Hpc); oùpâvn
(Esch. Soph.) oùpo-bÔKri (Xén.) f. Vase de nuit'; oùpîâ f. 'un
oiseau aquati((ue' (Atb. IX 895 e). I.-e. *iier-s- 'arroser' /'aussi
'féconder', cf. akr.vfsan-'màle, lionnne, étalon' frsa-A 'taureau',
\at. verres 'verrat', lit. venssis 'veau', cités s.v. epOT) p. 284; est
attesté par gr. ëpari ép. èëpan f. 'rosée', skr. var.fâm 'pluie', etc.,
et est un élargiss. de *uer- dans m. irl. f<n'aim 'je verse' ferath
'humor' gall. çjweren 'liquanien' v. irl. hrôen 'goutte, pluie'
gall. gwirod 'potus' (Fick I' 131. H' 271; Lidén IF. XVIII
485 sq. y joint m. irl. fcrn l)rct. (/icern 'aune', alb. vePf 'popuhis
alba' en tant qu'arbres liydropliilcs?), lit. vêrdu v'irti jaillir,
bouillonner, cuire'ver«m^'source'lett. rtf«ca/*.s'tourl)ill()u" v. shiv.
izvoi'û 'source' vlrHi 'sourdre, jaillir, bouillonner, cuire' (von
der Osten-Sacken IF. XXIII 383 sq. bibl.j, prob. ag's. trwr
v. i^oxY.ver 'mer'; à côté de quoi i. e. sans doute *(e)Mé/'- 'eau'
dans skr. vàrvàri n. 'eau' zd vàr- 'pluie' vah'i- m. 'lac' (< i.-e.
*?<f>>*- selon Strcitbcrg IF. III 329 scj.) tokb. A u-ar 'eau', arni.
(Scbeftelowitz 1j1>. 29, 44 J7«// /''marécage, boue', lat.?7r/»rt 'urine'
ûrlnâri 'plonger sous Tcau' -ator 'plongeur' (voy. Waldc- 8(30
bibl.), v.norr. ?n- 'pluie fine' yra 'bruiner', \\i. jurés f. pi. 'la
mer, spéc. la nier Baltique' lett.J^r'a v.pruss.jVnvw f. ace. sg.
'nier' (j- peu clair) v.pruss. tcnrs 'étang' (*rtr.v; bibl. cbez Traut-
raann Apr, Sprd. 406) etc.; l'essentiel cbc/ f'urtins'' 35ii: cf.
Persson Wzerw. 85s(|.
hom. oùpoi m. pi. 'canaux' pcmr traîner les naviies du rivage à
la mer B 153 < *ôpFo- appartient à la base ereiuf 'arracher,
fouiller' attestée par skr. «/v/.v- 'blessé, blessure', gr. èpOcîi-xt'uuv
'qui fouille la terre' (voy. s. v. p. 286) ôpûa f. 'boyau' ôpùacfuu
'creuser' (voy. s. vv.), v. norr. <>rr 'cicatrice' (*arwiz-), lit. nr-
vas iirva 'trou (de souris, de taupe, etc.)'; voy. Persson lieitr.
I 290 sq. (bibl.). II 774. 840. — Le rapport avec véd. ûrvâ-h
'réservoir' (Schweizer IF. X 211 sq. Brugmann Grdr. IF, 1,
207) semble moins jilausiblc. — L'Iiypotlièse dun *FopaFo-
— 730 -
parent de v. norr. vqrr, gén. varrar {*uarsu-) "coup de rame'
(Frôhde BB. 20, 221 sq.) est à écarter.
fhoni.oûpov K35J. 6 124 'espace parcouru, distance', propr. 'lon-
gueur du sillon tracé (par un attelage de mules) jusqu'à l'arrêt
du tournant'; bicTKOu oûpa pi. ¥ 431 et bîcTKOupa pi. Y 523 'portée
du disque'. Un rapport avec boni, oùpoi (voy. s.v.), en partant
d'un sens premier 'sillon' (Frôhde BB. 20, 221 sq., cf. G. Meyer^
135) semble plausible, bien que l'analyse de Frobde doive être
modifiée. — Gr. ôpvO|Lii 'faire se lever, etc.' (Curtius''' 346),
ou gr. eùpuç 'large' (L. Meyer II 211 sq. Prelhvitz- 344) sont
à écarter.
'I. hom. poét. oijpoç m. 'vent favorable'; att. oupioç 'poussé par
un bon vent; favorable (vent)'; tragg. oùpiluu 'pousser à l'aide
d'un bon vent; seconder'. Etym. obscure. — Le rapport avec
gr. ôpvûm (Prellwitz^ 344 avec?) est peu clair; celui avec
â[F]riMi aupâ (Curtius^ 386 sq. L. Meyer II 210 sq.) heurte la
phonétique.
IL hom. poét. oijpoç m. 'gardien'. Voy. s.v. ôpâv.
III. ion. oûpoç m. 'frontière'. Voy. s.v. att. ôpoç.
IV. ion. oupoç n. 'montagne'. Voy. s. v. att. ôpoç.
don. att. oûç (< *ôoç, plus anc. *où(yoç, à côté de quoi dor. ion.
épigr. iLç < \.-e. *ô[u]s^)\ voy. Sommer Gr. Lautst. 15sqq.)
n. 'oreille' : irl. au ô, géu. aue (cf. gaul. Sti-ansia '*aux belles
oreilles', nom de femme) v. slav. îicJîo, gén. tisese 'oreille',
zd u8-i ntr. duel 'les deux oreilles' (i.-e. *i(s-ï) pers. mod. Jw^
(< aryen comm.* ans-), v. slav. iis-i ntr. duel lit. aus-i (devenu
fém.), gén. pi. aus-û, lat. aus-cultô 'écouter', i.-e. ^atis- '^tcs-
'oreille'; — cf., avec un élargiss. par -i-, zd instr. duel usi-hya
usi-dar^&rdm 'le fait de saisir par l'entendement', lat. aMr/sf.,
irl. auïb 'auribus' lit. aus}s f. lett. àuss f. v. pruss. âusins f.
1) A cet *ous- envisagé comme forme forte du th., G. Meyer
Alb. St. III 11 sq. Gr.Gr.3 434 (cf. Bugge BB. 18, 172) rattache alb.
■ves m. 'oreille' « *ôusi), gr. àiuqpûjeç 'à deux anses' (Théocr. I 28)
épigr. èvLubiov {*-ôusidio-m ; voy. d'aiitre part W. Petersen Greek
dim. in -lov 224) 'boucle d'oreille' dor. èEuupâbia" èvujxia Hésj'ch. ûJFaTa
Alcm., tandis que J. Schniidt Plur. 109. 406 (bibl.) croit, chez les
mots dor., à un transport de l'uj du nom. sg, ùjç.
— 731 —
ace. pi.; — avec un élargiss. par -o-, v. h.a. ôri m. h. a. œre
œr n. 'ouverture en forme d'oreille, ail. niod. O/^r'; — avec un
élargiss. par -^/-, ni.li.a. œse 'oreille, anse'; — avec morpbèine
nasal, liom. oùaTOç gén. sg. (*oîis-7}-t-\ oùaTa n. pi. = att. ùjtôç
(changement de ton amené par le nionosyllabisme du thème;
voy. aussi l'art. èpioûvioç < *-ou(Jv- p. 280) iLia, got.auso v.h.a.
ôra V. norr. eyra 'oreille', arm. unkn, gén. unkan 'oreille',
gr. iliKÎbeç • èvujTia Hésyeh. < *ôa-K0- \.-e,.*'ousidqo- (Osthoff
L.v. Patrubâny's 8pr. Abh. II 54 sq. 97. Et. Par. I 263). Cf.
CurtiusMO.3. Fick I* 370. IIU. III^ 7. Hrugmann Grdr. F 155.
193. 772. IF, 1, 173. 309. 519. 577. Walde^ s. v. (bibl.). Etc.;
pour une analyse ultérieure voy. auj. Persson Beitr. II 723 sq.
(bibl.). — Voy. s. vv. àKpoâc5"6ai ÙKOùeiv.
att. oùcrià, ion. oùairi f. 'essence, substance, être, existence ; biens,
fortune' est formé sur le fém. ouaa du ptc. prés. att. oiv, cf.
dor. èaaict f. 'oùcria' formé sur le fém. è'aaa du j)tc. prés. dor.
*r|ç, resp. *eiç, pi. fliér.) évTeç.
hom. oÙTduj -ûj et oÙTâ^uu, aor. 3. sg. outû fprés. *oiJTa-|ai, cf.
Brugmann-ThumbGr.Gr.' 325 bibl.) inf.oùTdfaev(ai) ptc. de sens
passif oiiTà|uevoç 'blesser'; âouxoç Z 536 àvoûxaTOç A 540 'non
blessé'. Etym. obscure; cf. Solmsen Unters. 249. 299.
hom. poét. oÙTibavoç '*de nul prix > lâche, faible, impuissant'
se décompose en où-Tib-avô-ç, -b représentant la finale du pron.
ntr.*Tib. HrugmannGrdr. IP1.S5. Gr.Gr.s 240 [^281]. Schulze
Qu. ep. 376. Charpentier KZ. 40, 445.
ouTOç auTti toOto 'celui-ci, celle-ci, ceci', outoç contient visible-
ment les trois éléments ô, la particule u (cf. v. pers. /i^/«r 'ille')
et qc. qui appartient au th. *to-, mais la faron dont ces éléments
se sont fondus en un mot n'est pas élucidée; voy. Brugmanu
Dem. 103 sqq. IF. XVIII Anz. 9s(|. (bibl.). Grdr. IP; 2, 344.
355. Pour att. oùroai voy. s. v. -i p. 362.
hom. att. ùcpeiXuj boni, (éol.) ôcpeXXuj crét. ôqprjXw (*FocpeXviJu')
'devoir, avdir une dette, être redevable de; — (aor. ép. ion.
ùjqpeXov) devoir, être obligé à, être tenu de' < préf. Fo- \: skr.
lira gr. au- lat. mt- irl. o iia v. pruss. au- v. slav. u, lat. vè-
gall. gui), cf. arc. Fo-cpXiiKoai [Fo]-(pXr|à(Ti fFo] -qpXr|0i, -f un
élément obscur; le rapport souvent proposé (depuis Bezzen-
— 732 —
berger BB. 16, 253) avec gr. téXGoç (en tant que *eé\eoç)'
Xpe'oç Hésych. (voy. s. v.) et avec la famille de got.fra-gildan
'rembourser' gild 'qpôpoç, impôt' se heurte à des difficultés pho-
nétiques; cf. Osthoff IF. IV 269 (bibl.). Brugmann IF. XXIX
241 sqq. 412 (bibl.). — ôqpXicf Kotvuu, fut. ôcpXriauj, aor. ujcpXiiaa
et iLqpXov 'être débiteur d'une amende (att.); se faire accuser
de'; ôcpXriiaa n. -Oiç f. 'dette'.
hom. att. ôcpeXoç u. seul. nom. et ace. 'utilité, avantage, profit'
abstrait d'un adj. *ô-(peXo- < préf. ô- (i.-e. *o) 'près de, avec'
+ subst.*(peXo- = skr. plidla-m 'fruit, succès, gain, avantage';
sens premier 'où il y a gain'; de là aussi ôcpeXriç adj. dans bri-
ILiuuqpeXriç àvuucpeXriç TioXuuDcpeXuJç etc., cf. hom. 'OcpeXécTTiiç et
att.ubqpeXeia f. 'aide, assistance, secours' ujcpeXeîv 'aider, secourir'
(voy. s. vv.), dont l'ib- n'est autre que l'ail, de la composition
étendu à des mots simples (cf. p. ex. iiveKriç p. 325), cf. encore
hom. oiKuuqDeXiri f. H 223 'soins de la famille' (< adj. *ô-(peXo-
ou *ôqpeXio-); — hom. ôcpéXXuu IL 'faire grossir, gonfler,
enfler; accroître' < *ô-(peXiuj : skr. phalati 'se condenser,
s'épaissir, cailler', \.-Q.*phel- alternant avec'^'hheJ- (: Xai.foUis
'outre de cuir, soufflet de forge, etc.', v. h. a. halJo 'ballot' etc.,
gr. qpaXXôç m., voy. s. v.) 'gonfler'; le grec ne permet plus la
différenciation, et l'alternance ne surprend pas dans une R.
d'origine onomatopéique: cf. Brugmann IF. XXIX 410 sqq.
(bibl.); ôcpeX)Lia n. I 'avantage' (Soph.). — L'étym. de Pedersen
KZ. 39, 336 (: arm. y-aceUini 'j'accroîs') est à écarter.
ôcpéXXiu III. 'balayer' (Hippon.); ôcpeXiaa n. II. 'balai' (Hippon.);
ôqpeXTpov KotXXuvTpov Hésych.; ôqpeXxpeuuu 'balayer' (Lycophr.
1 165) : 'Axm.avelum 'je balaye', i.-e. -?>/*-. Pedersen KZ. 39, 336.
hom. att. etc. ôqpGaX^oç m. 'œil' < *ÔTTa eaX|uo-ç; *ÔTTa- < th.
'■-oqV(e)s-, cf. V. slav. oko gén. ocese 'œil' etc. (voy. s. v. oaoe)]
*0aX,u6-ç : BàXafioç 6aXâ|uri (p. 331); le sens premier a dû être
'prunelle'. Brugmann Ber. d. sachs. G. d. W. 1897, p. 32 sqq.
(bibl.). Gr.Gr.^ 127 [M 49].
honi.etc. ôcpiç, gén. ion.-ioç att.-euuç m. 'serpent' < i.-e.*ogVhi-s:
arm. iz, instr. iziw 'vipère' < i.-e. *ègVhi-s selon Hiibschmaun
Arm. Gr. I 450, Brugmann Grdr. P 132. 592. 634. IF, 1, 169,
Meillet Esq. 51 ; skr. dhi-h zd azi-s 'serpent' peuvent représenter
— 733 -
i.-c. *eghi- (^ ^r. è'xiç, voy. s. v. p.3U2^ *og/u- *egUhl- '^ogUhi-
et même *idg{U)hi-. D'autre j)art Pedersen KZ. ;)9, 4u4. K.Spr.
I 09 identifie arm. iz à gv. l\\c„ i.-e.*eghi-.s, et gr. ôqpiç à arm.
atrj, gén. rt/rj7 'serpent', \.-e.*ogh-ui-s. — Tout rapport avec
V. h. a. ('(jide/isa etc. (ail. mod. eidechse) 'lézard' (Kluge" 1U8.
Zupitza Gutt. 99) est incertain, la famille germ. étant très ob-
scure; voy. en dernier lieu Franck-van Wijk EW. s.v. hagedis.
ôcpviç* uvviç.dpOTpov ('soc de charrue') llésycb.') <\.-e.'^uogUhui-s
= V. pruss. (Bezzenberger BB. 12, 168) wagnis 'contre de
charrue', cf. norv. dial. vagsne {y.uonwaiigsni) y.h.a.waga7îfio
h\t. vomis {*ro.nni-s, i.-e.*iingvhs)ui-s; bibl. chez Brugmann
Grdr. I- 591 et Walde^ bôS; autre analyse chez Siitterlin IF.
XXIX 128), gén. vômeria 'soc' (sur quoi Ion refit un nom.
vômer); cf. aussi lit. vdgis, gén. rdgio 'cheville', v. h.a. )recki
ags. ive(\ï V. uorr. veggr 'coin' (*U({j[u\ia-). I>ugge liB. 3, 121.
Fick BB. 12, 162. Zupitza Gutt. 101. Etc. — Gr. uvviç (et
uvvri) est, eu tant que né de *ÛTaviç, parent de m. b. a. suade
'faux', ou ap])arenté à ôcpviç dans l'hypothèse d'un th. *Fo0e(T-
avec 9 < gi'h; cf. Brugmann Grdr. 11'-^, 1, 288.
boni, ôqppa 'aussi longtemps que, jusqu'à ce que' est dissini. de
*lio-(ppa < th. rel. *io- + *-(ppaT, qui se rattache à cpep- 'se
mouvoir en avant, viser en avant'; cf. Fick 1' 492. Brugmann
KVG. § 910 et n.-O. [Voy. Add.J
hom. etc. ôcppûç, ace. ôcppOv, gén. ôcppOoç (dat. pi. ôcppûcri pour
*ô(ppûai) f. 'sourcil; gravité, majesté, emphase, orgueil; hauteur
escarpée, montagne abrupte' : skr. hhrn-h, ace. sg. hhi-HV-am
dat. 8g. bJintr-(\ zd hrrat- pers. mod. i(hrft bru i v. pers. dans
(i((u-hrnra- fLuPpûaç) macéd. à[3povJFeç ( = ôqppûeç ; à dégager
de àppoÛTeçMésych., cf. KretschnierEinI.287)'') ul.hrùdd gén.
1) La glose ôqiaTa' beoi^ioi àpôxpuiv. 'AKapvâveç Hésycli. n'est
pas claire; essai (i'iiiterprétation chez Merinyer IF. XVII 132.
2) (Selon P'.lirlich Unteis. 41 ôqppa et TÔqppa sont issus des adv.
instr. *6(pi ^TÔqpi ) f)o: leur ternie uctiielle est due à une loi d'ahrége-
nienl rythmique.]
3) [Meillet Aper(,'u d'une hist. de la \g. }i;r. 53 maintient àppoûxeç
eu raison de la forme âppoTeq attestée par ailleurs et du suff. •^
de zd duel brrdtbi/tpn et v. irl. brâail.]
— 734 -
duel, ags. bru v. norr. bnln, lit. hruvis v. slav. brûvî (modifié
d'un nom. *bry d'après les cas obliques) ohrûvî 'sourcil' (Cur-
tius^ 295) V. pruss. wubri 'cil' (par métathèse pour *bruwi'^ cf.
J. Schmidt KZ. 32, 330. Kritik 79. Trautmann Apr. Sprd.
XVII. 466); un degré d'apopbonie i.-e.%hrèu- est dénoncé par
V. norr. brâ {ï.-e.*bhréua) 'cil' ags. brcéw v. h. a. brâwa 'sourcil';
pour le rapport i.-e. *obhru- {*ob]irèu-) : *bhru- voy. Osthoff
MU. IV 217. KretschmerKZ. 31,336. J. Schmidt 11. ce. Solmsen
KZ. 34, 549. Hirt Abl. § 840. On y joint aussi gaul. briva
'pont' < *bhrëud (Bezzenberger chez Fick IF 184. Brugmaun
Grdr. IP, 1, 137. 210) et dès lors v. norr. bt'u bryggia v. sax.
bruygia v. h. a. brucka ags. bi'ycj 'pont' (Noreen Abriss 153.
Osthoff Et. Par. I 151 u. bibl.), v. slav. brûvûno russ. brevnô
'boKOç, poutre' (cf. Berneker EW. 91 sq. bibl.). — Persson Beitr.
I 17 sq. II 750 sq. pense que le sens de 'sourcil' est dérivé du
sens de 'bord, arête' et invoque le sens de 'hauteur escarpée'
de gr. ôcppûç, cf. v. norr. brun 'sourcil' et 'arête, bord escarpé',
à quoi il joint lit. briaunà 'arête, dos du couteau, bord d'un
chaudron, quille du navire', en écartant le groupe des mots
signifiant 'pont'; i.-e.*bhr-û- 'bord, arête' serait un élargiss. de
*bher- 'élévation, bord, arête, pointe, etc.', cf. le rapport %her- :
*bhr-û- 'brillant, beau' dans lit. beras 'brun' : v. h. a. brun gr.
cppûvoç cppuvri 1).
hom. ôxa 'tout à fait, beaucoup' devant un superl. ; hom. è'Eoxa
m/sens; cp. poét. è'Eoxoç 'supérieur'; ôxupôç 'fortifié, solide'
(ôxa : ôxu-pôç = Taxa : Taxûç) et autres mots issus de *sogh-,
degré fléchi de *segh- 's'emparer de, tenir'. Voy. s. v. è'xuj
p. 302 sq.
posthom. ôxeîv I. 'voiturer'. Voy. s. v. ôxoç.
hom. posthom. ôxeîv II. 'contenir; tenir; supporter, souffrir'.
Voy. l'art, è'xu) p. 302 sq. sub fin.
1) L'emploi sûrement métaphorique de lat. superciliicm au
sens de 'partie saillante, sommet, cime, haut, pointe; — butte, émi-
nence, tertre, mamelon' me paraît donner tort à Persson; cf. super-
cilium tumuli Liv. XXXIV 29, 11; stare infimo supercilio 'à la saillie
inférieure' id; sup. clivosi tramitis Virg'. 'montagne sourcilleuse';
sup. quoddam excelsum nacti Hirt. 'ayant trouvé une butte élevée'.-
- 735 —
ion. att. ôxeTÔç m. 'aqueduc'; ion. att. ôxereùai 'dériver par un^
conduit' < i.-e. '^uefjh- 'conduire', voy. s. v. ôxoç.
ion. att. ôxeûuj 'couvrir, saillir'; ôxeuinç, -où m. 'étalon' (Diosc);
ôxeiâ (Xén.j oxn (Arat.) f. 'action de saillir' : &V.v.sâliatê 'venir
à bout de, se rendre maître de', \.-e.*se()h- (: è'xoij. Prellwitz-
346. — Véd. uksdti 'répandre: arroser' (L. Meyer I 527; voy.
s. V. uTPÔç) est à rejeter.
hom. ôxOeîv (aor. ptc. ox6riaaç, ind. 3. pi. ujxOriaav) 'être affligé
ou indigné' : ex6oç (p. 302)?
honi. etc. ôx6n f. ord. pi. 'rive escarpée; falaise, colline'; posthom.
ôxOoç m. m/sens. Etym. obscure; voy. Fick BB. 29, 238.
ôxOoipoç ni. 'frange ou bordure d'une tuni(iue'(Aristopb.Phérécr.).
Etym. obscure.
hom. ôxXeîv I. 'remuer, mouvoir'; boni. poét. ôxXituj 'soulever
avec un levier, faire mouvoir avec peine, force ou violence';
ôxXeûç (: \ . wow . vagi 'faux-entrait' norv. niod. i-açjJ 'perchoir';
cf. lat. rectis 'levier' : vchô)' luoxXôç. (Tipôcpi-fE. beff|i6ç Hésych.
< i.-e. *ue()h- 'faire mouvoir', voy. s. v. ôxoç.
posthom. ôxXoç m. 'foule; populace; embarras' (cf. lat. turba);
posthom. ôxXeîv II. 'tourmenter'; ion. att. ôxXrjpôç 'importun'.
Etym. obscure. — Pour got. agis 'aiaxpoç' ags. ej/e 'importun'
(Fick l* 367. IIP 9. Prellwitz- 347; cf. v. irl. ail 'injure' <
*agli- avec a- indo-eur.) voy. Wiedemann BB. 28, 50 sq.
ôxoç n., ord. pi. ôxea 'char' (Hom. Pind.), avec o- par influence
du masc. ôxoç et du verbe dérivé oxeî(î6ai; le prim. *exoç
(*Fexoç) dans (dial.?) Ç-x^Gcpiv ctpiuacriv Hésych.; ôxoç m. 'vélii-
cule (dp^iÔTUJV ôxoi Eur. Ph. 1190), char, navire'; posthom.
ôxeîv 'voiturer'; hom. etc. ôxeicOai 'se faire jiorter : pampbyl.
FexeTo» 'qu'il amène' GDI. 1267, 24, cypr. aor. tFeEe 'il offrit'
Hoffmann Gr. D. I n*' 66, 2; hom. Yctinoxoç dor. Yctiàoxoç (Pind.)
lac. FaiâFoxoç GDI. 4416, 9 épitb. de Poséidon 'qui véhicule
la terre' ; skr. vdhati 'traîner sur un char, porter, amener, etc.'
zd vaza'ti 'charrier, etc.' = lat. vehd pf. véxl 'porter, transporter,
traîner, tirer, charrier, voiturer' (=gr. *Féxiu, qui tomba en
désuétude quand il devint riiomonyme de exoi < *aéx^ 'tenir')
rehis 'charretée" rectis 'levier' cehuulum {= skr. valut rani)
orabr. arveitu arsueitu anieitu 'advebito', got. ga-wigan
736
"mouvoir, secouer' v. norr. vega ags. ivejan 'mouvoir' v. h. a.
loegan 'se mouvoir' wnovv. vagn \.h.a..îcaga7i {i.-e.*uogh-no-)
"voiture' got. wêgs 'tempête, pi. vagues' v. norr. vdgr 'mer'
ags. «cœj V. h. a. ivclg 'eau agitée, vague' ( : skr. vàliâ-h 'l'action
de conduire; bête de somme, bête de trait, char') got icigs
v. norr. vegr ags. wej v.b.a. weg 'chemin' got. wagjan ags.
wecjan v. h. a. weggen 'mouvoir' v. h. a. wâga 'balance', v. slav.
■vezq vesti 'vehere' vozû 'char' ceslo (*uegh-slo-m) 'rame' voziti
'conduire' Wi.vezh vèsztî 'charrier' (=skr. vdhati etc.) vezhnas
'char' vèzè 'ornière', v. irl. fën gall. gwaiu 'sorte de char'
{*uegno-) gall. am-wain 'circumducere' ar-wain 'ducere' cy-
-icain 'vehere' gaul. covinnus {-in-) 'char de guerre' v. \Y\.fet'ht
(*Mefc-^« 'charroi') 'voyage, fois' goW. gwaith 'fois' (Fick 11*266.
flenry Bret. s. v. gwéach), alb. vjeû 'je vole, je dérobe' (selon
•G. Meyer Alb, Spr. 474; parent de v. slav. redq 'je mène' selon
Pedersen KZ. 36, 335 i)); i.-Q.*iiegh- 'conduire, charrier'. Cf.
Curtius^ 192sq. Fick P 127. 311. 546. III* 382sq. Walde^'
812 sq. (^bibl). M. van Blankenstein Unters. 70sq. Etc.
ôx^poç 'fortifié, solide'. Voy. s. vv. éxupôç p. 3U2 et ôxa.
hom. poét. *6\\), ace. ôira gén. ôrrôç dat. ôm f. 'voix; parole, lan-
gage'< *Fovjj, i.-e.*iioqU:s, voy. s. v. è'-rroç p. 269; hom. Fôip
est refait d'après FéTioç Femew, cf. Brugmann Gr. Gr.^ 39 [^46]
(bibl.).
hom. posthom. ôipë, éol. ôn^i (Hoffmann Gr. D. II 385 sq.) 'tard;
tardivement, trop tard; le soir', eu compos. ôijji-; ôujioç 'tardif,
comp. ôv|JiaiTepoç (influencé par TraXai-iepoç). à\\ié ôvpi sont
formés sur un *ôiiJ = lat. ops- ombr. os- < *ops-, élargi par le
même -6' adverbial que lat. ahs : «6; cf. ôtti- dans ôm-Gev ÔTTiaôe
ÔTTÎauj (voy. s. vv.) lat. ob- op- et voy. l'art. ÔTTubpâ.
ôiyeiovTeç m. pi. 'désirant voir' H 37 < ôqjei iévieç 'allant pour
voir'; point de départ des désidératifs en -aeiuu selon Wacker-
nagel KZ. 28, 141 sqq. et Brugmann Grdr. 11^ 1266, cf. Magnien
Le futur grec (1912) II 299 sq. Brugmann-Thumb Gr.Gr.*
382. 461 2).
1) Pedersen K. Spr. 1 59 rattache néanmoins alb. vjeO au groupe
susdit.
2) [Selon Ehrlich Unters. 97 -eiovx- < *-eiaovT- est un ptc. pa-
737 —
hom. etc. ôijjov 'tout ce (lui se mange avec le pain, partie, viande
et poisson (cf. ôiycipiov 'petit plat de poisson' > gr. niod. ^Jâpl
"poisson'); friandise; assaisonnement' < préf. 6- 'tout près de,
avec' (voy, s. v.) + un ])arcnt de uiaiuôç m. 'bouchée'. Schulze
Qu. ep. 498 sq. Bruginann Grdr. IP, 2, 817.
n.
att. TràYOç m. 'glaçon'; Trà-foç n. seul. dat. pi. Trdfeai 'gelée'
(Arstt.); liom.etc.TTdYoç m. 'pointe de rocher, montagne, colline':
TTa-reTÔç m, 'gelée, glace' (Pind. Hpc. Xén.) ; hom. etc. Tiâxvn f.
(< *TTaKavâ *TTaY-0'vâ) 'gelée blanche, givre; sang coagulé'
Œsch. Ag. 1512i; posthom. TtâYn f. 'filet de chasse; piège':
Trafic, -iboç f. 'rets, filet' (Ar. Ois. 527); TTOtYioç 'fixe, ferme,
solide'; TraKToOv'assujettir; fermer; calfater solidement'; TrdKTUJV,
-(juvoç m. 'nacelle démontable' (Strab.) sont tous i)areuts de nriY-
vu|ui 'fixer en enfonçant, — en rendant conii)act', i.-e. "^'pdy-
*pag-, voy. s. v.
Trâfoupoç m. sorte de crustacé, 'poupart ou crabe tourteau?' (Ar.
Cav. OOG. Arstt.), propr. 'à queue dure' < Ttâfoç m. '*tout ob-
jet durci' + oùpd 'queue'.
"hom. i)oét. TTÛYX'J 'tout à fait' i)0urrait être un "^'ttûv-xi icf. boni.
fi-Xi dor. â-xi, vaixi, où-xi, skr. ht zd zt particule intensive
< i.-e. *<//?/) modifié d'après Tiàv-u. Brugmann-Tliunib Gr.(Jr.'
300. 630.
TrâOvi"! f. est la Fornie phonétitpic supi)lantéc par att. (pârvii chez
Hom., sens prim. 'l'endroit de l'écurie, de l'étable, oîi la bète
est attachée, d'où : crèche, mangeoire, râtelier' < i.-e. *hh)jdh-
-nd : véd. badhiuifi {"^'b/indh-) 'lier' etc., gaul. benna {^bhend/i-
-na) 'chariot en osier, banne' gall.?>e?i« 'voiture' {\\om- ^ot.bansts
'grange' v. norr. bass 'case d'étable' ags. bas 'étable' et bcp
l'eut lU' skr. is "clu-icher'; le l*""" luemltre contient des tli. en -ti- :
ônieiovTe; <[ *ànTi , ef. ovjmç «C *onTtç, tuinlÎHaeiaiv (Tluie. VIII .")G, 3)
<;*(JuTi-, cf. (3àaiç < *t^dTi<;.]
47
— 738 —
d'autres voy. Johansson IF. XIX 114 sqq. bibl. et Feist EW.
s. V.), i.-e. *bhendh- 'lier' (Lidén BB. 21, 110 bibl. Solmsen KZ
42, 219); voy. s. v. Tteîaina. De cpdTvri sont issus cparvoûv 'con-
struire en forme de lambris', cpàxvuuiaa, -aïoç n. ord. pi. 'lambris
d'un plafond' (Eseb. fr. 78 N 2.).
7Tâ9oç n. Voy. s. v. irévGoç; ion. att. TcdGri f. 'état passif; souf-
france'; posthom. TTaeniua, -aïoç n. ord. pi. 'maladie; disposition
pbysique ou morale, passion; événement, accident'.
dor. (admis en att.) Traidv, -dvoç m., ion. Trairîiuv, att. naidiv, -lùvoç
(propr. *TTaiiJÙv, -ûùvoç, avec nivellement du ton d'après xe\ixd}y
Xeijauuv -ujvoç), gr. comm. *-aFu)v '*le Frappeur, *celui qui par
son coup magique guérit les maladies', épithète d'Apollon; de
là 'chant débutant par if) irairiujv', cf. Te Deum, premiers mots
du cantique Te Deum laudamus,,et iiiTtairiujv H^-mn. à ApoU.
500. 517 'chant' en l'honneur du dieu appelé MnTrauîujv au
vers 272; *TTaiâFov- est formé sur *TTaîFa ou *TTaFlà (?) 'coup' :
TTaiuu ïrapper' (voy.s.v.). Schvvyzer IF. XXX445sq. — L'étym.
de Baunack Stud. I 154 est caduque. — De là att. Traiûviruj
'chanter un péan'.
TranrdXri f. 'folle farine' (Ar. Nuées 260. 262) contient un red.
irai-, cf. y.s\RV.pe-pelû 'cendre' (du type TÉ-Tavoç) ; naairâXii f.
'fig. un brin' (Ar. Guêp. 91) < [aJTra-cfTTdXri avec chute de a-
dans le red. *aTTa-, cf. ko aKuX^dtia < *Ke-aK- lat. quisquiliae
< *que-squ-, Ka-ffKdvbiE; voy. s.v. irdXri. Brugmann Grdr. I- 727.
IP, 1, 128. 129. Brugmann-ThumbGr.Gr.^ 158. 207. Solmsen
KZ. 38, 444.
hom. TTanraXoeiç, -eacJa soit 'âpre, impraticable', soit 'crevassé,
riche en replis, écueils et ravines', épithète de montagnes, de
chemins, d'îles rocheuses; Ta TraÎTraXa 'lieux raboteux, rocail-
leux' (Call.); buaTTaiTiaXoç 'rocailleux (Archil. Nie); — l'i^le,
hérissé (Xdxvn Opp.)'i); Fick KZ. 44, 148 sq. adopte^pour irai-
uaXéeiç le sens de 'riche en plis', cf. ttoXûtttuxoç "\b^, i)Our
TToXu-TTCxiTTaXoç, épithète des Phéniciens 0 418, le sens de 'ttoXù-
TpoTToç, *qui se tourne en bcp de sens, souple, artificieux';
1) Ces sens ne peuvent convenir à buairaiTraXa KÛnaxa Bacchyl.
V 26; Jurenka traduit "hochbrandende Wogeu', c.-à-d. 'flots se bri-
sant en haute masse'; Nairn conjecture buOTréi-icpeXa ou buaTté^TTeXa.
— 739 —
Hésychius a TraiTrûXXeiv aeieiv (irai- red., cf.baibaXoçbaibâWoi),
intensif de TrâXXuj 'secouer, tirer au sort' fCurtius Verb.^ 1308.
Debrunner IF. XXI 89), mais le rapport de nàWuj à la fois avec
TTÔXoç m. 'pivot' (i.-e. *qUel- 'tourner'!) et TrXe'Kuu 'tresser' (Fick
1. cit.; est inadmissible; voy. s. vv.
TTaîç, voc. TTaî, gcn. Tiaibôç pi. iraiboiv dor. Traibûjv ni. f. 'enfant'
< (hom. lesb. béot.) ttuiç TtaFib- : att. épigr. Trauç (Kretschmer
Gr.Vas. ]88sq. bibl.; ttouç est mal attesté et inutilisable/ gcn.
TTttuoç (cypr. gén. OiXo-naFoç), nom. cypr. iraç (cf. cypr. birraç
'ayant deux enfants' (Thumb Gr. D. 294. 378 ; sur la quantité
de l'a voy. Solmsen IF. XXXI 471 n. 1), ^\<.\\pota-h potal:a-h
'petit d'animal' pittnl-h '■'■'jnitlo-) vA j)ui) m- v.])erH.pHif'a- 'fils,
enfant', oscj. ])U-klu- 'enfant' lat. puer 'enfant' (*pû{ii)ero-s.
Solmsen op. cit. 477) pûlhis 'jeune animal' ^^pul-clo-s dim.
d'un *pii-lo-s : germ. *fii-lan. Solmsen op. cit. 474, écartant
'^put-slo-s) putus 'garçon' (par n- selon Solmsen op. cit. 474),
v. irl. Hcùthne 'puerperium' v, gall. iitoîaidou 'natales' (< celt.
*[p]aiitan/fl *\p](iuf<)IaJcto-. Fick II-» 53. Stokes BP>. 23, 45.
Solmsen op. cit. 473 sq.) *), v. slav. jyûfa pûtkci 'oiseau' pûti.stî
'petit oiseau' lit. putfjfis 'jeune animal, jeune oiseau' (ternie
d'affection) XaXX.pufns 'oiseau' (pour lit. ^j<//?frt.f '<cuf, testicule'
voy. Persson lieitr. 1 244 n. 1), cf. Curtius^ 287. Fick I^ 84.
383; Solmsen IF. XXXI 470 sqq. y ajoute gr. dial. TTuuTaXoç,
att. TTuuTUJvn, TTuuTaxibai (dénie tégéate), Wx. paù-ksztis 'oiseau',
gr. naO-poç et son groupe (idée 'petit, peu considérable, peu';
voy. s. V.), got. /"///-v 'oiseau' (germ. "'/r^j/rt^); i.-e. */)(>(w)-
(ttuùXoç, voy. s. v.) : '^pàu- (irauç Tiaîç) : *pit-, cf. Solmsen KZ.
37,14. Walde-' ()20sq. fbibl.). Persson 1. cit. (bibl.j. Delà
att. TTaibeûuu 'élever', rraibiov -dpiov -icJKOç dim., bom. etc. Tiaib-
v6ç m. 'jeune garçon; adj. enfantin (Esch.)', -rraibid f. 'jeu', bom.
etc. TTai^uu, éol. Traiabuu, fut. att. naicroiLtai (voy. Kubner-Blass^
II 508) 'jouer, plaisanter, se jouer de' ; Traifviov 'jouet', Trarfviâ,
ion. -iii f. 'jeu', boni. cpiXo TiaifULuv 'enjoué' iji 134.
boni. ép. TTaïqpdcîauj seul. prés, et ipf. 'regarder rapidement ou
sauvagement tout autour, se mouvoir rapidement, palpiter' (prim.
1) Gall. n-yr 'ncpos, neptis' (Fick II-* 5.3) serait l'empiunt lat.
hêrès selon Thurneysea chez Solmsen op. cit. p. 478 n. 1.
— 740 -
'étinceler, scintiller') < red. Ttai- + i.-e. ^ghuaqV-io, cf. bia-
<pâacreiv biacpaiveiv Hésych., qpuuvp" qpâoç H., lat. fax facula
'torche' facétus 'd'esprit délicat, de bon goût' ('*brillant', d'un
lat. *facère 'briller, luire', voy. Walde ^ s. v.), lit. évàké 'lumière,
cierge', i.-e. *gJiuôqU- *ghudqU- 'luire'. Frohde BB. 7, 123 sq.
Fick-Bezzenberger BB. 8, 331. Johansson Beitr. 76 sq. — Lut.
focus 'foyer' (Fick 1. cit.) est à écarter en raison de son voca-
lisme (voy. Walde - s. v.) ; lat. faciès 'forme extérieure, figure,
visage' est parent de faciô (Ostboff Archiv f. Religionswiss.
VIII 64sq. et n., bibl). — L'avis de Scheftelowitz BB. 28,290
(: arm. hoc 'flamme', i.-e. *bhak-) n'est pas préférable. — Autre
avis encore chez Wood a^ 106.
posthom. TTaiuj, béot. Ttriuj Hérodien, fut. naiauu et irairicriu, aor.
è'îraïaa pass. eTtaicrBriv 'frapper' = lat. paviô ïre 'battre', cf.
lat. depuvere 'caedere' Paul. Fest. pavîmentum 'aire battue',
lit. pia?/fi 'couper, faucher, abattre'^ji«AZ«s 'scie' selon Curtius*^
1>68, Hirt Abl. § 408, Schwyzer IF. XXX 443 sq., celui-ci in-
voquant cypr, uaFiiu (R. Meister Abh. d. sachs. G. d. W. 1909,
p. 309) et jugeant quel'aor. ênaucra (supplanté par l'analogique
€TTaiaa) a servi de base à TraOuu (voy. s. v.); d'autre part Ebr-
hch Unters. 99 pense que cypr. iraFuju 'brûler' est né de *TTa-
Feaiuu : att. TTâvoç m. 'torche' < *TTaFe{T-vô-ç et (cf. Sommer Gr,
Lautst. 78) qu'un prim. *TTai(Ju} (cf. TrTai[(j]u)) est parent de lit.
paisyti 'battre l'orge, eu détacher les grains' v. slav. pîchati
{*pis-) 'frapper', lat. pinsô 'broyer, piler, tasser, battre'.
TTaXdOri f. 'gâteau plat de fruits conservés et pressés' (Hrdt.
IV 23. Théophr.); iraXàôiov -àmov -aGiç f. dim. Voy. s. v. -rra-
Xàiar). — Étym. sém. (bibl. chez Lewy Fremdvv. 77) improbable.
— Tentative de Prellwitz^ 348 sq. (pour à-auàXaQoç voy. auj.
Solmsen Rh. M. 60, 498. Beitr. 1 20 n. 1).
hom. etc. TtàXai 'autrefois'; hom. etc. iraXaiôç 'ancien, âgé, vieux',
comp. TtaXaiTepoç sup. -Taroç. Ancien locatif avec -ai < -ai, cf.
0riPai-Yevr|ç ; cf. gr. ifîXe 'loin' (*çi< , voy. s. v.), skr. caramâ-h
'dernier, extrême', gall. pell a f 'extrême'.
hom. etc. TraXaiuu, éol. irdXaiiui (Hoffmann Gr. D. II 421. 576),
béot. TTaXiiuj, aor. pass. TraXaiaBiivai (-aiuj est peu clair, cf.
- 741 —
Brugmann-Thiimb Gr.Gr.* 355 rem. 3) 'lutter'; liom. etc.TrâXn f.
'lutte (d'athlètes/; TrdXaicriaa, -aïoç n. 'lutte; stratagème"; hom.
etc. TTaXaicTuiç, -où m. 'lutteur; rival; fourbe'; TraXaicTTpâ f.
Étym. ambiguë; rapport possible avec v.li.a. luohni ags. félan
V. sax. gifolian 'sentir' (pour v. norr. fâlma 'tâter' voy. s. v.
■n(\^\x\l\xi), v. siav. palici 'pouce' russ. pdlec 'doigt', lat. paJpô
(avec red. brisé : gr. ipn^ci^ctv 'tâter'; lat. poJlex 'pouce' est am-
bigu, voy.Walde^ s. v.), i.-c.*spèl- ^spdl- 'toucher brièvement,
tirailler' (cf.Walde^ s.x.palpO), — ou bien avec gr. TrâXXiu 'se-
couer' et son groupe. — Autre avis encore cliez Wiedemann
BB. 28, 21.
hom. etc. iraXâiuii f. 'paume de la main, d'où : main; acte de
force; art, moyen, expédient' : lat. pahna (*plnia) 'paume,
patte d'oie, la pale de la rame, andouiller aplati et palmé,
palme f.' palmus 'palme m.', v. irl. linn {^'plina) v. corn. Jof
gall. llaw 'main', ags. v. sax. fohn 'plat de la main' v. h. a. foJma
'main' {*phna. Brugmann Grdr. P 481) et, avec un suff. -;?-
au lieu de -m- (J. Schmidt Kritik 106. 127 sq. [et Bru^amann
Grdr. II-, 1, 245] a cru à tort à un *TTaXauva; cf. Solmsen
Beitr. 147 n. 2) akr. pani-h 'main; sabot' (i.e. •//?-) zd (Bar-
tholomae Airan.Wb. 895) par^nct- 'creux de la main'. Curtius^
268. Pcrsson Wzerw. 10. Beitr. II ()96. 746. 76U. Walde^ s.v.;
cf. ensuite gr. TraXa-aiiî iraXâ-Gn ireXaTOç TteXavoç etc., voy.
s. vv., i.-e.'^pela- (IiirtAbl.§ 284) 'étendre; large, plat; aplatir
l)ar pression ou percussion'. De là (ion.) TraXauvaîoç 'meurtrier;
vengeur du sang répandu', ép. poét. aTrâXaiavoç ' '-sans mains
pour se défendre, impuissant; ^-'qu'on ne i)cut secourir, mau-
vais, pervers, blâmable' (tous deux formés sur un *TTaXâ)Lauv
'*dont la caractéristique est la TiaXâiuri')? àTiâXaiaoç 'àui'ixavoç,
impuissant; misérable (Hsd. Pind.)', bucT- eu- nup-TTâXa.uoç
(formés directement sur 7TaXâ|Lir|> oi^ influencés par ce mot; cf.
vujvu|uvoç II. : vujvuiuoç Od. d'après ôvoua et voy. Solmsen
Beitr. I 15. 4() sqq. KZ. 42,213 l)ibl.\ TiaXainiç, -iboç f. 'àcnrâ-
Xa£, taupe' (Alex. Trall.i', TrâXauiç* tcxvîtiiç Tiapà toîç ZaXa-
f.iivioiç Ilésyc'h.
hom. TiaXâaaoïaai 'tirer au sort'; TraXaxn' àpxn, Xfiîiç, fjoîpa,
Yeved Hésycb., cf. Nie. Th. 449 : ttc/Xoç 'sort', voy. s. v. ttôXXuj.
- 742 —
hom. TraXdffaai (*TraXaKiuu), fut. inf. -aEé|uev, plqpf. pass. TreTrà-
XttKTO 'éclabousser' < ^p^l^Tc- : gr. rraXKÔç' uriXoç Hésycli., lit.
pélkè 'tourbière, marais, bourbier' lett.^eZ^e "bourbier' v. pruss.
pelky 'marais' lett. pldzis 'marais', i.-e. *pelâ^q-, élargiss. de
*pel{e)- *pelë- *pelu- 'couler, nager' (: ^]s.\'. p)alvaldm 'étang,
marais', lat. palû-d- : gr. TTXé[F]uj etc.). Persson Beitr. I 237
(bibl.). II 878 ^). — Lagercrantz Z. gr. Lautgesch. 67 identifie
à tort TraXàcTcruu et uXàooiX). — De là iraXaYiuôç m. 'souillure'
(Esch.), è)LiTTaXàacro|aai pass. 's'empêtrer' (Hrdt. Thuc. Elien),
cf. fr. semhourher^ è)U7TaXdY)iiaTa* ai èiuTrXoKai Hésych.
att. TTaXacrrri (cf. Meisterhans-Schwyzer^ 18; iraXaicTTri par in-
fluence de TTaXaiuj 'lutter', cf. G. Meyer^ 176) 'plat de la main,
paume, largeur de quatre doigts'. Voy. s. v. TraXà)uri. — Lit.
plasztakà 'plat de la main' (Fick BB. 3, 162. Prellwitz ^ 349)
est un parent éloigné, étant congénère de gr. irXdS f. 'surface
plane', i.-e. *plaq- *phq- {*pelâq-), élargiss. de *pela-.
TraXeûuj 'attirer au moyen d'appeaux' (Ar. Ois. 1083. 1087);
TTttXeÛTpia (ôpviç) 'oiseau servant d'appeau' (Arstt.); TiaXeuDiç,
-oO m. 'oiseleur' Hésych. Rapport conjectural (nié par Uhlen-
beck Ai. Spr. 61) d'un prim. *qUll- avec skr. Txûtam 'piège'
{■t'<-lt-. von Bradke KZ. 34, 156 sqq.; mais lat. calumnia
est à écarter, cf. Walde- s. v.)
I. hom. etc. TrâXri f. 'lutte (d'athlètes)'. Voy. s. v. TraXaiuj.
IL TtàXri f. 'farine très fine (Hpc; TidXrma n. Nie. Al. 551); toute
poussière fine, poussier de charbon' : gr. Trai-TrdXri Tra-aTrdXn
(voy. s. vv.) ttôXtoç m. 'bouillie', lat. (Curtius^ 288) polîeii et
pollis -inis {-II- < -In- par nivellement d'une flexion *polen
*polnes) 'farine très fine, folle farine' polenta 'orge mondé'
pulvis -eris 'poussière' {*pol-ui-s ou -eu-is -ou-is) puis -tis 'purée'
{*pelfis ou *p>l-ti-s ou *polto s ^ ttôXtoç ou emprunt grec),
skr. (Uhlenbeck Ai. Spr. 159) pâlala-m 'grains de sésame
écrasés, bouillie, saleté', gall. idw 'favilla' {*pôluen selon Fick
11-^ 53) m. irl. littiu (gén. litten) gall. lllth 'soupe à la farine,
pulmentuni' (dérivé de *litfo- < précelt. ^plt-nô-. Stokes IF.
II 173. Fick IP 57. 252), v. pruss. pelanne f. lit. pelenaï m. pi.
1) ■nà\KQ<:, — Vit. pàlszas 'terne, pâle'; \\\.. pélkè -.Wi. pMkai^ 'gris'
selon Schulze SB. d. preuss. Ak. d. W. Phil.-hist. Kl. 1910, p.788sq.
- 743 —
lett. pelni 'cendre' (et v. pruss. pelanno lit. pdènè 'foyer'.
iSolmsen KZ. 38, 443 sq.), cf. aussi hom. etc. TraXuvuj 'délayer
de la farine d'orge', ^kv.pinyâka-h -m {*pdl-n-) 'gâteau à l'huile'
fLagercrantz Z. gr. Lautgcscli. 65 sq. Lidén Stud. 87 sq. ;
KeXavoç est prob. apparenté ailleurs); voy. Walde^ .595 sq.
(bibl. et critique des avis divergents). Persson Beitr. II 806 n.2.
hom. etc. TrâXiv 'en sens inverse, en arrière; à l'opposé; à son
tour, de nouveau' ace. adv. (cf. bÎKriv /iàiriv x^PiV) de *TTaXi-ç,
i.-c. *ql(el- 'tourner' (: TréXoinai ttôXoç) '^rotation, tour, conver-
sion', devenu adv. dans des formules comme TràXiv levai, xuJpeîv,
TpéTTÊiv, bibovai, où il était ace. du contenu, cf. réXcrov àpoùpriç
N 707 '^endroit du guéret où la charrue fait demi-tour' et peut-
être TéXoç n. {*queles-) 'but, terme', c.-à-d. '*endroit où l'on
fait demi-tour, dans la course ou le labour'; cf. hom. TraXiuuEiç f.
'retour offensif de fuyards', c.-à-d. *TTaXï-[F]iujEiç : hom. iuuKri,
ace. iuÙKa 'poursuite' (voy. s. v. p. 388). Solmsen BPhW. 1906,
col. 755. Beitr. I 157 sqq.
hom. TraXîv-opaoç 'qui s'élance en arrière, qui recule'. Voy.
s. V. à^)^oppoç p. 109 sq. et cf. auj. Solmsen Beitr. 1 245. Persson
Beitr. II 837 n. 1.
hom. TTaXXttKiç, -iboç f. TtaXXaKri f. ('Hrdt. Ar. GuOp. 1353) 'con-
cubine'; dor. TTCxXXâE, ion. (tardif) ndXXriE 'àvrinaiç, )aeXXeqpr|Poç;
PouTTaiç' ; TTdXXâç, -avTOç m. 'véoç' ; TraXXétKiov • jueipâKiov Hésych. ;
TTaXXaKÔç 'amasius' Hésych. Phot.; TTaXXàç, -àboç f. épithète
d'Athéna; 'prêtresse vierge (Strab./; TTaXXàbiov 'statue de
Pallas (Hrdt. Ar. Ach. 547; voy. W. Petersen Grcek dim. in
-lov 102. 108); siège du tribunal des èqpéTai'. L'idée commune
à tous ces mots est 'jeune homme, jeune fille, jeune femme,
KoOpoç, Koùpri KÔpri'; TraXXaKÎç n'avait rien de péjoratif, mais
l'étym. de Fick BB. 22, 125 sq. (et Brugmann-Thumb Gr.Gr."»
86; TTttXXdç < *TTaXv-, th. *TTaX€v- i.-e. ^p^Vjon- v. h.a. foJo
'poulain' : gr. ttujXoç) est cadu(jue si ttûj-Xoç (voy. s. v. rraîç)
contient i.-e. R./Jôf?/]. — L'étym. des anciens (TTaXXdç : TrdXXeiv)
est à rejeter. — V. slav. clovèlû 'homme' (Bezzenberger-Fick
BB. 6, 237. Bezzenberger BB. 16, 249) est à écarter i Frohdc
BB. 17, 308. Berneker EW. 141). — On a évoqué hébr.^//-
Jeges plleqes 'concubine; — amant' aram. ptlaqfû p''laqta\
— 744 —
A. Miiller BB. 1, 295 et Uhlenbeck PBrB. 27, 124 tiennent
le mot hébr. et gr. iiaXXaKiç -r| pour des emprunts asianiques;
Lewy Freradw. 66 sq. et Wiedemann BB. 2S, 26 sq. voient
dans le mot hébr. un emprunt grec, et Wiedemann rattache
à tort les mots g-r. et lat. pellex (sic) à lat. pellis 'peau', en
rappelant lat. scor-tum 'peau, cuir > courtisane'; Walde^ 553
tient à la fois gr. TraXXaKÎç -\] et l-àt. 2}aelex pour des emprunts
hébraïques.
hom. etc. TràXXu), aor. act. inf. TtnXai (^iraXcTai) ptc. à)u-TreTTâXuûv
r 335 moy. ind. TràXio (^TraXaio Ml se heurta') 'agiter, balancer,
remuer (KXripouç), brandir; intr. bondir; moy. s'élancer, bondir
de joie (cœur), trembler (de crainte)'; iràXoç m. 'sort' (Hrdt.
tragg.); TiaXTÔç 'lancé', TtaXTÔv 'trait, javelot' (Esch. Xén.);
TTaX|uôç m. 'secousse, palpitation, pulsation'; hom. è^xécr-iraXoç
B 131 'qui brandit la lance' : TieXeiuiZiuj iroXeiaoç (voy. s. vv.),
peut-être v. slay. plachû 'effroi' n\ss. polôch 'bruit, tumulte'. —
Lat. peîlô 'battre, frapper, choquer, repousser, chasser' (Cur-
tius^ 268. Hirt Hdb.^ 240) est à écarter; voy. s.v. dTteXXa
p. 68, Solmsen Beitr. 1 18 sq., Walde^ s. v. — Lat. vallus 'van,
vannette' (dim. de vannus) èvallere 'vanner, rejeter en vannant'
(Fick BB. 16, 282) sont à rejeter; cf. Walde-' s. v.^).
TràX|uûç, -û(b)oç m. 'roi' (Hippon. Lycophr.); TTàX|aOç nom d'un
Troyen N 792. Emprunt asianique; cf. Dindorf Lex. Aesch.
s.v. W. Aly De Aeschyli copia verb. 17 sq.
hom. etc. TTà|UTTdv 'tout à fait', composé itératif. Brugmaun Grdr.
IP, 1, 5. 57.
7T a |a TTi'i b r) V (Théognis; tragg.), irajUTTribov, -oviç Théognost. 'tout
à fait'; cf. ion. eiuTtriç dor. è'|UTTâç (Pind. tragg.) è'iUTTâv (Pind.;.
6|UTTâ Pind. innovation d'après luéYCt )aàXa tipéjua etc.) 'de toute
manière, toutefois'; ces formes, ainsi que ttccç, contiennent un
TTâ- (< *hjâ-) attesté par dor. TTdaaa0ai 'acquérir de l'autorité
sur' att. TTa|LiTTr|aiâ f. 'pleine propriété' (tragg. Ar. Eccl. 868)
ion. att. KÛpoç n. 'autorité, puissance; sanction', skr. çàvas-
'force'.
1) [iTàWuj : arm. halaceni 'je poursuis, je chasse' (Meillet 11
avril '13; voy. aussi Hiibschmann Arm. Gr. I 462 bibl.)?]
- 745 -
TTaiacpaivuj 'être tout brillant' (Honi. Hsd.), à côté de quoi ptc.
prés. ép. TTttiaqpavoujv, -ôuucJa; formations intensives, avec répé-
tition de toute la R. {*bha-)] la nasale est d'origine suffixale
coiimie dans cpaivuu < *(pa-via) (Bruf,nïïanu Grdr. II' 847. Brug-
njann-Thunib Gr.Gr.* 303. 348j; mais Tiaïaqpariç Traucpeffriç
'tout brillant' (tragg.) contiennent irav- 'tout'.
iraiLiqpaXâv 'jeter de tous côtés des regards effarés' (Hippon.
Anacr.) : qpaXôç* XeuKOç Hésych., qpaXûver XafiTTpùv€i H.
TTÛvOrip, -npoç m. 'guépard' (Hrdt. Xén. Arstt.); on conjecture
une origine indienne et l'on évoque skr. pundanka-h m. gramm.
'tigre' ('*le jaunâtre'), cf. Ublenbeck Ai. Spr. 169. Schrader
RL. 610 sq.
TTâvôç m. 'torcbe' (Escb. Ag. 284. Eur.); l'analyse d'Ebrlich
Unters. 99 (*TraFecr-v6-ç, voy. s. v. Ttaiiu) rend caduque une ob-
jection de J. Sclimidt KZ. 26, 16 (emploi d'un prétendu do-
risme TTâvôç dans le dialogue) au groupement de Fiek KZ.
18, 416 : got. fon (gén. funins) v. norr. funi v. pruss. ^rt7j;îo
'feu'; voy. s. v. TrOp.
hom. iravaubi);] (Tracraubiri Ap. Rb., att. Traaaubiot Xén.) 'avec
toute l'impétuosité possible, en toute bâte', dat. avec sens instr.
d'un subst. perdu ^'f] Travaubir], cf. att. Tiavaubi -rraacrubi 'avec
toutes les forces réunies, entièrement' Ttacraubôv 'tous ensemble'
(Nonn.) < TTavT- -(- au- (aeùiu è'acruTo) 'pousser'; voy. s. v. ép.
èTTacrcrÙTepoç p. 2()3 (l)ibl.) et Brugmann Grdr. II-, 2, TOô.
dor. TTavTâ (Pind. tragg. bér., cf. Brugmann Grdr. II-, 2, 705),
att. TTâvTii (instr. sg. d'après ttti laÙTii. Brugmann op. cit. 366.
674. 713) 'partdUt'; TravTaxi] -xôGev -xô0i -xoî -xôcre -xoû -xtùç
(Brugmann-Tbiunl) Gr.CJr.' 298 i; irâvToae i^Brugiuann-Tliuml)
op. cit. 297) 'partout"; TtdvTOTe 'en tout temps'; bom. etc. irav-
Toîoç (d'après ttoîoç toîoç àXXoîoç) 'divers, varié'; TravrobaTTÔç
(d'après àXXobarrôç, voy. s. v. p. 4(>) 'de tout pays, etc.; multi-
forme' : TTÔÇ.
att. TTÛvu 'tout à t'ait, très, fort' {: ntr. Ttàv) semble contenir la
particule i.-c. *u qui a été reconnue dans outoç. Brugmauii-
Tbumb Gr.Gr.' 300; bibl. ancienne cbez Brugmann TotaL
63 sq. ; voy. s. v. irâYXu.
— 746 —
TrdH adv. 'bien! parfait! (Hrnd. VII 114); silence! assez! (Diph.)',
nom. sg. pétrifié d'un nom-rac. tiré du th. TidY- : rrriYvC'iLii tt€-
iTTiTouç iraYeiç TraKToOv, cf. d-TraE etc. Meister Die Mim. d. H.
748 sq.
iraTraî 'ah! oh!', cri de douleur (tragg.), d'étonneraent (Hrdt.
Plat.); cf. papai p. 111 et hom. iL ttôttoi.
voc. TTaiTiTâ l 57, gén. -ou m. ""papa', mot enfantin (cf. Trarrip);
cf. TraTTaç* iraipôç uTTOKopicrjua; hom. ■na-n-nàloj "appeler père ou
papa'; ion. att. TramTOç m. 'aïeul', irpÔTrairTroç ra, TraTTir-eTri-
TTaiTTTOç m. 'bisaïeul'; îraTTTTiâç, voc. -a, gén. -ou m., -ibiov 'cher
petit papa' (Aristoph.) ; voy. Delbriick Verwandtschaftsnamen
448. 475. Brugmann Grdr. IP, 1, 44. 101. 127. Walde^ s.v.
papa pappa.
'hom. poét. TraTTTaîvuj, aor. ép. TràîTTrivev ptc. iraTTiavaiç (Pind.),
et TTaTTTaXâcreai (Lycophr.) 'regarder de tous côtés; chercher
des yeux avec crainte; regarder'; cf. (éol.) irenTrivaç' irepi-
pXevpà|Lievoç Hésych.; formation par red. d'un th. obscur, cf.
aussi cypr. ijUTràTaov (*è)Li-TTaTâ(Jov) • èVPXevpov. TTétqpioi H., cypr.
îvKaTTaTaov* èYKardpXeipov H. (cf. Hoffmann BB. 15, 49. Gr.
D. I 116. 203). — Skr. cal's- 'apparaître, voir' (Bezzenberger
BB. 16, 254. Fick BB. 18, 134) est à écarter; voy. s.v. xéKiuap.
iraTrûpoç m. f. 'papyrus (Théophr.); toile fine; papier'. Origine
étrangère et obscure; voy. Schrader RL. 613.
TTapà Tiàpa adv. 'auprès'; prép. 'le long de; vers; au-delà de:
contrairement à; en comparaison de; durant; à cause de; à
(telle chose) près, ace; auprès de, dat. ; d'auprès de, de la
part de, gén.; -rrapa- préverbe 'auprès; vers; le long de; contre';
dial. Tràp -rrap- = lat.jjor- got.faûr 'le long de', i.-e. *pr'^ Ttapà
est prob. une formation nouvelle d'après d'autres prép. en -a
(cf. bià d'après )aeTà). Osthoff IF. VIII 2 (bibl.). Brugmann
KVG. §610,5. GiintherIF.XX37sqq.62. Brugmann-Tluimb
Gr.Gr.* § 512 (bibl.). — Ion. att. irapai (cyrén. TTapai-paTâ
gén.) est un dat., i.-e.^jn'rai. cf. lat. prae osq. pr ai^r^e- ombr.
pre pre, i.-e. *prai. Giinther IF. XX 36. Brugmann Grdr.
m, 2, 703. 864. 880. [Ehrlich Unters. 6 sqq.]
TtapabeicToç m. ''parc(Xén.) ; paradis (Spt. NT.)', emprunt iranien,
cf. zd pah'i-daëza- m., au pi. 'enceinte circulaire' (= gr. *TT€pi-
— 747 —
-Toixoç ni.); cf. p. ex. Hiibschmann Arm. Gr. I 229. Iloru Npers.
Et. no279. Bartholoniae Airan. Wb. 86.').
•rrapbaKoç (ion. iropbaKOç) 'humide' (Ar. Paix 1148); TrapbaKiJùv*
biûfpujv Hésych. : lett. purdul'l 'mucus nasal' selon Persson
Beitr. I 229. II 887 n. 1. 946; bibl. ancienne chez Osthoff IF.
VIII 10 sq. — h^i.pnltum 'pré' (Curtius'' 537) et \?iLs2mrcus
'sale', lit. purvaï 'boue' (Lidén Stud. 93 sq.) sont à écarter.
honi. etc. ndpbaXiç, géu. ion. -loç att. -euuç f., aussi Tiopb-; Tiàp-
boç m. 'i)anthcre' (Kl.); Kupn^o-frâpbaXiç f. 'girafe', emprunts
à un aryen *parcla- {*prda-), cf. skr. pfdâku-h m. gramm.
'tigre, panthère (*le bigarré)'. Vanicek Fremdw. 42. Chlen-
beck Ai. 8pr. 174.
ion. TTapriïov, att. Trapeid (hom. touj. pi. Trapeiaî) lesb. Trapaùct f.
'joue' < *TTapau(y-tâ avec ail. de *«î<.s- en '^nus- dans la compo-
sition; *rtM.9- {*dus-) est en rapport apoph. avec *o(u)s- dans
• lat. o.s skr. ûh dsi/àni 'bouche' skr. ôsfha-h 'lèvre', v. norr. ôss
lit. {istà 'embouchure d'un fleuve', dor. ach. oiFara j)!. 'oreilles',
etc., voy. s. vv. oùç aiâ. J. Schmidt Plur. 4U7 n. Hoffmann
Gr. D. II 428 sq. Walde^ s. v. os.
hom. TTapr|opoç, dor. Trapdopoç (Esch.) Trâpâpoç (Théocr. XV 8)
'*attelé à côté; subst. m. cheval de volée ou de main (cf. Tiapâ-
(Teipoç, (Jeipaqpopoç); étendu à côté, hors du chemin; fig. qui a
l'esprit égaré' : deipo) p. If) sep
hom. TTapGev-OTTÎTTa voc. A 385; voy. s. v. ÔTTi7r(T)€Ûa) p. 7<i7.
TTapBévoç f. 'vierge, jeune fille'; Hrugmann Hcr. d. siichs. G. d.
W. 1906, p. 172sq(|. (bibl. et criti<pie des avis antérieurs) y voit
un composé TTap-6€voç ayant eu le sens de '*gonflcment des
formes corporelles, *plénitude et épanouissement physiques', i.-e.
*gl'?U'n- 'être gonflé, être copieux', attesté par gr. eùGéveia etc.,
voy. s. V. p. 294.
att. Trdpvov|/, béot. lesb. TT6pvoi|/, -ottoç m. 'une sauterelle; une
gucpe', cf. TTdpvoi|;' dKpiboç eîboç, o'i bè peXiaaaç dfpiaç Suid.,
Kdpvuuip nom propre, Kopyoïp = ndpvovp chez les (Etéens
(Strab.), KopviÛTnbeç- KuûvuuKeç Hésych. Etym. douteuse; 8oIm-
sen Javlenija 3 croit à la dissim. dialectale d'un ^qUrnoql'-. —
Les rapports avec skr. Ix/rna-h 'endommagé', v. slav. Irûuû
'courtaude' i^Solniseu 1. cit.) ou avec v.h.a. lto)'n(U 'frelon' (Kopv-
- 748 —
<*k['s-n-. Bally Bull. Soc. Ling. n*^49 p. 212sqq.) ne con-
vainquent pas.
TTdpoç 'avant, devant; auparavant, autrefois' < i.-e. *pp'os =
skr. purdh zd parô 'devant', gén.-abl. d'un nom-rac. "^per- *pr-
exprimant l'exécution d'un mouvement en avant, cf. skr.j9»ra
'avant, autrefois' (instr.), got. faûr et faûra 'avant', lat. por-
ipoUiceor porrîgo), v. irl. ar air 'près de, devant'; voy. s. v.
Trépi. — Tràpoi9e(v) 'en avant; auparavant'; ép. Trapoîiepoç 'qui
est plus en avant'.
TTCiç, fém. TTâcra crét. thess. Travffa arg. dTtavaa lesb. Trmaa (*TTav-
Tia), ntr. ion. att. ttSv (à côté de â-rrâv TTpÔTrâv [att. aussi aiTâv]
d'après masc. irâç) 'tout', appartient prob. au groupe dor. Trd-
aaaGai, att. -naïUTTriaiâ f., ion. att. KÛpoç n.; i.-e. *kuânt-\ voy.
le suiv. et l'art iraïuTTribriv. Brugmann Total. 23. 35. 53. 60
(bibl.). Grdr. II^, 1, 460. Brugmann-Thumb Gr.Gr.^ 261. 631 ;
voy. aussi Persson Beitr. I 193 n. 1 (bibl.). — L'adverbial nav-
(rrav-aioXoç Trav-OcTTaTOç Tiàv-aocpoç Tràja-TrpujTOç) devint le syno-
nyme de TtavT-o- et fut dès lors employé dans un sens adjectif,
p. ex. Ttav-vûxioç TTàv-bri)Lioç TTâ)u-|urivoç TTav-eXXriveç et -rravoûp-
Yoç 'rusé, trompeur' d'après KaKoOp^oç c.-à-d. *KaKO FepYOç.
Brugmann-Thumb op. cit. 202.
dor. aor. rracracrOai, pf. TréTTâjLiai 'avoir en sa puissance, posséder';
dor. Trdjua n. 'Kifi^a, bien, possession', cf. béot, irTrajuaTa GDI.
488, 164 et passim (et GiOTnTâcTTGç ruvoTTTTàaToç, qui montrent
le TTTT- attendu < *îiii-), locr. TtâfiaTO-cpaYeiaTai 'être confisqué'
yevoç èxeTTâ)uov 'descendance a3^ant droit d'héritage', éol. ttoXu-
TrdjLiuuv A 433 'opulent'; att. TTajurrricriâ f. etc. (voy. s. v. TTa^i-
irribriv), è'KTTâ)aov dKXrjpuuxov Hésych., i^■nà\x^^^ ou -ovi ' TraTpoûxqj
H., TTâfiuJxoç* KÛpioç H., TTajuuJxiujv KeKTr|f.iévoç H., hér. èîTâfiUJxn
TTâiauuxei, èTTiTTâ^iaTiba" inv éTTÎKXiipov H., corc. még. è|UTTâ(Jiç
arc. ivTTâcTiç béot. èTTiraaiç f. 'acquisition'. Brugmann Total.
62 (bibl. et critique des avis antérieurs) voit dans ira-, plus anc.
TTTrâ- un i.-e. *Â-Mâ- (R. îceu keua kû 'gonfler' = keu kû 'être
creux', cf. gr. koîXoç etc., voy. s. v.), cf. skr. çvatrâ-h 'qui fait
prospérer, puissant' çvdi/afi 'gonfler, devenir fort, puissant'
çâvah n. 'force, puissance' çilnd-h 'gonflé', gr. kûuj kuiî) KO)na
KÛpoç etc., voy. s. vv. et l'art, prée.; cf. aussi Persson Beitr. I
- 749 —
124. 192sqq. — On ne peut croire avec, J. Schiiiidt Plur. 411 sq.,
Hoffmann Gr. D. II 503, Hirt IF. XVII 390, à l'identité de
TTTTa- TTâ- et de KTri- ; voy. l'art. KToto^ai p. ô23sq. et spéc. la note.
irà^KCç* Trr|X6ç Hésycli. Etyni. obscure. — Sont à écarter:
v.slav. (Fick KZ. 18, 416. Wb. l-' 143) pêfiiikû Wi.pèsl-os pi.
'sable'; — skr. (Lagercrantz Z. gr. Lautgesch. 72 sq.) Tcaccha-h
'rive, marécage', qui est moy.-skr. < haksa-h 'creux de l'ais-
selle, etc.' (: lat. co.rrt 'hanche') selon Uhlenbeck Ai.S])r. 38; —
gr. aTTaTiXii f. 'fiente liquide' TiriXoç m. 'boue', \?ii.squahiH 'sale'
(Walde- S.V.), qui au surplus n'ont prob. point de parenté entre
eux; voy. s. vv.
îracTTràXTi f. Voy. s. v. TrairrâXi-i.
bora. etc. TidacraXoç, néo-att. irâTTaXoç m. (et TrâcTCfaE, -ûkoç m.
Ar. Acb. 763) 'clou, cheville, pieu, piquet' <*TTaKiaXo-ç, cf. gr.
TTriaao) att. TTriTTUJ 'rrriYVuiui', skr. pàça-h 'lacet', lat. paciscor
etc. ^;«/m.s' 'poteau' {'^j^ncslo-s) dim. paxillus; \.-c.*pâk'- *palc- :
*pâg- *j9«^- 'assujettir, fixer, assembler'; voy. s. v. irriYvOiai.
boni. etc. Trâaauu, att. ttcxttuj (Ar. Nuées 912. 1330), fut. Tràauj,
aor. è'iraaa pass. è7Tda9nv 'répandre'. L'identité avec lat. qiKitio
'secouer, agiter, ébranler' {qu- et tt- *tttt- < i.e. *qii-\ cf. en-
suite v.b.a. scuften v.sax.sJcuildian 'secouer, ébranler' v.norr.
/ios5^^ 'jeter en l'air', lit. /.7<^éY/ 'secouer'; bibl. chez Walde- s. v.),
proposée par Bezzenberger BH. 16,249sq., Fick BB. 16,282,
Bechtel Hptpr. 354, Solmsen KZ. 33, 299, est formellement
possible et le sens seul pourrait y contredire; cf. Persson Beitr.
1 530 et voy. s. V. niiv ').
1) Lagercrantz Z. <;r. Lautj'esch. 70 sqq. a voulu distinguer
un iràoou» sii>-niriant, non 'répandi-e', mais 'enduire de, graisser, Trotter
de' et issu d'un *nuKUii, i.-e. *J>t-iq-i('> : skr. pauka- m. n. 'boue, ordure,
excrément, argile détrempée; — onguent', v. h. a. f'ûMi fûcht 'humide*
(germ. *fuh>/-tu-), — et un Ttaa- 'broder', cf. ëTraaaev ènoiKiXXev uqpaivev
Hésycli , év . . . èTraaae èvéîraaoev 'intexebat' X 441. V 1"26, ce iraa- étant
appareiUé ;\ Trrivoç' (icpaaiua H. (en tant que *TT«a-vo- : v. h. a. faxo fasa
aj^s. /tt'.s 'fil, frange'), mais irrivoç a une autre étym ; riiypotiièse d'un
uax-, i.-e. *pnt , contenu dans énaaoe, est plus vraisemblable, voy.
s. V. TTÛTo; II. L'idée d'un jirés. nàaau) 'enduire' <C*Plâq (ô, avec
un th. nue- servant à former les autres temps, ne convainc pas (cf.
Brugmann Gr.dr.^ 571), mais Solmsen IF. XXXI 490 sq. a criti(iué
à tort la séparation des deux verbes.
— 750 —
ion. TraaTaç, -àboç f. Vestibule; portique, colonnade' < *TTap-
aiab-, forme collatérale de Trapaaiâç, -àboç f. (: Trapicrirmi) 'pi-
lastre, aute; pi. galerie formée de pilastres, portique, vesti-
bule', cf. skr. pr-sthd-m 'sommet' zd par-.Hi-s f. 'dos', m. b. a.
vor-st 'faîte du toit', peut-être aussi lat. po.vfiv {*por-sti-s''H2à-
sant saillie') 'poteau, jambage de porte'; cf. aussi irapTabeç*
à|aTreXoi Hésych. (c.-à-d. tuùv à)U7TéXuuv ai aucTrâbeç; forme prob.
lac, cf. SolmsenBeitr.1 11). Cf. Meister Die Mim. d.H.714sqq.
Osthoff IF.VIII lsqq.(bibl.). Solmsen Beitr. 1 2 sqq. IF. XXXI
485 sqq. — Est à séparer du suiv.
tardif -rracTToç m. 'rideau, couverture; — chambre nuptiale, lit
nuptial' est le ptc. de Trdaaeiv 'broder, TTOïKÎXXeiv' (voy. Tart.
Trào'cya) et la note), soit donc selon moi un i.-e. *pnt-tô-s (voy.
s. V. TTaToçII.) et cf. xpucrÔTraaToç 'brodé d'or' (Esch, Hrdt.) Kaià-
TtaaToç 'bigarré, TTeTTOlKlX^évoç' (Ar. Cav. 968. 502); cf. auj.
Solmsen Beitr. I 4 n. 2. IF. XXXI 485 sqq. (bibl.) ^). — L'idée
d'un *Trap-crTÔ-ç (Meister Die Mim. d. H. 714 sqq.) et dune pa-
renté avec TTaaxàç f. est à écarter.
Tràaxuu 'souffrir'. Voy. s. v. névQoç.
boni. etc. TraTaYOç m. 'bruit de deux corps qui s'entrechoquent,
clapotement (de l'eau 0 9), fracas, cliquetis' ; TraraYeiv 'faire
du bruit; clapoter (eau); retentir'; -rraTcxaauj, fut. -Euu 'battre
avec bruit, frapper; iutr. palpiter (cœur) H 216. N 282'; TraiàH
adv. 'en frappant' (Ar. Ois. 1258; nom. sg. pétrifié, cf. Meister
Die Mim. d. H. 749). Prob. onomatopée. — Le rapport avec lat.
quatiô 'secouer, ébranler' et son groupe (voy. s. v. Trdaauu), pro-
posé par Bersu Gutt. 144 et, avec doute, par Zupitza Gutt. 56,
est phonétiquement possible (tt- *tttt- < '^qu-), mais n'est pas
recommandé par le sens; cf. Persson Beitr. I 530. — Got.Tvapô
'écume' Jvapian 'écumer', skr. Jcvathati 'bouillir' (Zupitza 1. cit.)
sont plutôt parents de lat. câseus 'fromage', v. slav. Jcvasil 'fer-
mentum' Jcyselti 'amer' 7>-i/snqti 'devenir sur' (Pedersen IF. V 37
bibl.).
TTaTavri f. 'assiette, plat' (-ôt Sophr. fr. 13 K.) < *TTeTdvri d'après
J. Schmidt KZ. 32, 355 sqq. (d'où lat. patina) appartient au
groupe TTeTavvOjui TTiTvrnui néiaOjJia TcéiaGoç TréTaXov iréTaXoç.
1) Modifiez dans ce sens ce qui est dit s. v. £uot6ç p. 680.
— 761 -
■najéojxui (Hrdt.j, fut. -rruaovTai (Esch.), aor. liom. uàa(ajaaQaï
'manger'; hom. ânaaTOç 'qui est à jeun' : got. fôdjan v. b. a.
fuattan v.norr./'^'^a 'nourrir' v. h.â.fuotar -àgs-fodor v. norr.
/oc?/' 'nourriture, fourrage' v.h.n. fatungaloun-A^é' ags.fosfor
(i.-c.*j)âMro-) v.norr./o.v6' n. 'éducation' (Curtius^ -^Oj, peut-
être irl. as {i.-e.*pat-to-) 'croissance' usai m 'je croîs' (Strachan
IF. TI 370. Stokes KZ. 40, 244), arni. haç 'pain' fi.-c. *pdt-fi-s
selon Pedersen KZ. 39, 432), élargiss. par -t- fi.-e. *p</^ *p<>t-)
de la R. attestée par \3ii.pascô (ou -«-? Voy. Walde^ s. v.) pf.
^dt7 'faire paître', dép.'paître'j9rt/>M/Mm (*pa-clhlom)' fourragé'
pastor j)ilnis, niessap. Tiavôç 'pain', v.irl. ain-ches 'fisciua fcor-
bcillc à pain)' (Fick II* 12j, v. slav. jxisq {^pûsJcO) pasti 'faire
paître'; i.-e. *pa- 'manger, se nourrir; faire manger, paître le
bétail', proi)r. */9^/(i)- d'après Solnisen KZ. 29, 108 n. Hiibscb-
manu IF. XI Anz.ô4, à cause de irl. ithid 'il mange' ith v. gall.
it (•< celt. *[p]i-tu-s) 'grain, blé', skr. pità-h zd pifu-s 'nourri-
ture, mets', V. slav. piitati 'nourrir' lit.pêtûs m. pi. '(repas de) midi'
(bibl. cbez Ostboff Suppl. 50 sq.). — Gr. ttOùu u. 'troupeau',
TToi|ariv m. 'berger' et leur groupe se ramènent à un i.-e. *^j';/-
'garder, protéger' distinct du susdit '^pai-; cf. spéc. Ostboff
1. cit.
TTaxrip, gén. Traipéç, ace. Traiépa m. 'père' = &kY. pifdr- 'uoiii.
jiité) zd pitar- (à côté de quoi p"ta p"tar-dm pôrôi et ta, cf.
Ostboff Et. Par. 1 225 bibl.) v. pers. nom. pitcl arm. (Htibsch-
niann Arm. Gr. I 463) liufir (gén. haicr < *p9tr6s, nom. pi.
hat'kh < ^prfter-es) \at. pater {g(^n. patris) osq. patir (oml)r.
Ju-pater voc.) v.irl. atJii)' (gén. athar; gaul. Ateronius nom
jirojtre d'Iionnne) got. fadai- v. b. a. fater ags. fœder v. n<irr.
fader 'j)èrc', i.-e. *pàtér-, nom. sg. *2)<)fi-:{r), formé sur l'épel
enfantin *papa. Curtius^ 269 sq. Fick H 77. 255. 469. 11^ 8.
III' 227. Brugmann Grdr. P 170. 507. Il-', 1, 333. Etc. La
parenté (Curtius 1. eit. Fick I' 77. 255. Etc.) de i.-e. *pr)ti' r)
avec skr.^;rt^/ 'protéger' etc. {i.-e.*2)ô{i)-, voy. s. vv. ttûju TTOijaiiv)
est à écaiter. De là TTÛTpioç 'paternel' — lat. patriu.^ skr.
pif)\i/(h/r, — TTc'tTpujç, gén. -uj[FJoç m. 'oncle paternel' : lat. pa-
tnios skr. pif rri/(i -h zd fiVri/a- {(i.-ii-d.\p]fr)rrf/a-) v. b. a. /'</-
tureo (gcrm. ^faduntia-) 'frère du ])èrc", arm. //((iri-ai/ 'beau-
— 752 —
père'; — ôiaoTTâTuup, ôiuoTràipioç 'du même père' : v. pers. hama-
-pitar- y.uoYY.saiiffedi'mlsens, cf. skr. tvdf-jiitdr-ah pl/t'ayant
pour père'; — ion. ép. Ttàipri, att.-â f.'patrie'; TTaTpiç,-iboç adj.f.
^des ancêtres, de la patrie' (trag-g.), subst. f. hom. att. 'patrie'
(: lat.^rt^rM f.); cf. encore \at. projjrhis ^'^pro-ptrio-s, propr.
'avitus patritus' (Schulze LE. 111); — Traxpuiôç m. 'beau-père'
(épigr. Eust.) est analogique de lariipuid f. 'belle-mère'.
I. TiàTOç m. 'chemin battu'; iraieiv 'fouler aux pieds'. Voy. s. v,
TTÔVTOÇ.
II. TiàTOç (n.)' èvbu^ia xfiç "Hpaç Hésych., cf. Call. fr. 495, <
*pn-t-, R. [s]pen 'filer', cf. got. spiiman; irl. êfim 'je vêts'(La-
gercrantz Z. gr. Lautgesch. 71. Marstrauder IF. XX 352 sq.)
est ambigu, car il peut être parent de skr. âtka-h zd aôTca-
atka- (e.-à-d. adl^a- m.) 'vêtement', att. dixo^ai 'ourdir une
trame', alb. ent int 'tisser', voy. s. v. p. 98 sq. et Brugmann
Grdr. Il-, 1, 476. Cf. l'art. Tràacruu et la note.
hom. etc. Tiaupoç 'en petit nombre; petit, court' = lat. parvos
'petit' pai'um 'trop peu' {^parvom ntr.), si le rapport phonéti-
que est celui de gr. veûpov : lat. nervos, cf. Thurueyseu IF.
XXI 177 ^); cf. \at.2)C(uper {<'^pau[o]- -{-*pai'Os '.pariô parô,
litt. 'qui g'agne peu') 'pauvre' paucus ord. pi. 'peu nombreux'
pauJlus paulus 'petit, faible, peu considérable' {*paur[o]lo-s.
Thurneysen l.cit. Stolz Lat. Gr.^ 142 n. 2), got. fawai pl.'ôXi-
Yoi' V. h. a. fao fô (fôh = prob. lat. paucus) ags. féa (angl. pi.
few) v.norr./'^n-'peu' (Curtius^ 270 sq.); le groupe est parent de
gr.Tiauç TiaF-ib- (Fick IP 153. P 470. Solmsen IF. XXXI 483),
voy. s. V. iraîç. — V. irl. ôthad ûathacl 'chose isolée, isolement'
(Fick IP avec doute. Foy Zeitschr. f. kelt. Phil. III 266) est
rattaché par Thurneysen Hdb. d. Air. I 38 à v.norr. rr?<cfr 'vide'
du groupe étudié s. v. auTuuç p. 104.
TTaîio) 'faire cesser', intr. 'cesser, g en.', moy, Traûojiai 'cesser,
s'abstenir de'; att. TraOXâ f. (voy. Solmsen Beitr. I 262 sq.) 'ces-
sation, repos, fin'; hom. irauauuXiî f. 'repos' B 386. Le rapport
souvent admis (Curtius-^ 270 sq. Etc.) avec rraûpoç (voy. l'art.
1) Contesté par Persson Beitr. II 820 sqq., qui sépare veOpov
•et nervos, Traûpoç et parvos.
- 753 -
préc.) est très douteux. — Selon Sehwyzer IF. XXX 443 sq.
TTaùuj a été refait sur l'aor. éiruvau de Ttaiuj cypr. TTaiFuu 'frap-
per'; TTaùuj Tivd Tivoç a signifié '*j 'écarte, en frappant, qn. de
qc.', mais cette étym. ne vaut qu'en tant que celle même de
TTaiuj s'impose; voy, s. v. — Solmsen IF. XXXI 483 évoque
V. pruss. pausto 'sauvage' v. slav. pustû 'désert' pustiti russ.
pustitî puskdtt 'laisser, lâcher, etc.' slov. niod. piist 'carnavd'
deJopust 'veille d'une fête, repos' ('?).
TraqpXâZiiu 'être en ébullition; fig. bouillonner de colère; bre-
douiller'; TrdqpXaaiaa n. 'bruit de l'eau qui bouillonne; fig. pi.
paroles ronflantes' : qpXebujv, -ovoç 'bavard' (^voy. s. v.), cf. pour
le red. spécial Y.a-\Kàl\xy 'clapoter' pa-PpdZ^uj 'strider (cigale/.
Brugmann Grdr. IF 1085. Persson Beitr. II 879. — L'analyse
de Fick P 475 (nacp- < *pmph- : rre'iaqpiH f. 'pustule') ne con-
vainc pas.
hom. etc. uâxvii f. 'gelée blanche, givre; — sang coagulé' <
*TTaKcrvâ *TTaT-crva : aor. pass. ira-frivai, voy. s. v. Trrifvûm. De
là hom. etc. iraxvoûv 'figer; pass. se figer, se contracter'.
TTttxûç -€îa -V 'épais, gros, fort; ojtulent, riche', compar. hom.
Txâaauuv (voy. Osthoff MU. VI 53 sqq. bibl.) sup. hom.ndxicrToç;
TTdxoç, -ouç n. 'épaisseur, embonpoint'; hom. TrdxeToç 'épais'
vp lin. 0 187; posthom. TraxûvLu 'rendre épais; fig. rendre lourd'.
TTttxûç = skr. bahâ-h (compar. hâjilijan, sup. hâhistha-h : hq-
hmjati 'fortifier, accroître') 'épais, abondant, nombreux', i.-e.
*hhn(jhn-s, cf. skr. hahuJdh 'épais, touffu' = ttoxuXôç daus-ûjç
adv. 'grossièrement' (Arstt.) 7a\ hqzah- n. bqsnic- m. 'hauteur,
profondeur', v. norr. hingr 'tas' v.h.a. hungo 'bulbns'(bibl. chez
Osthoff Et. Par. I 57), lett. (Prelhvitz BB. 21, 286) hifs 'gros,
épais' {'^bheftghti-s) htsinns 'épaisseur' (lit. hingùs 'superbe',
épith. du cheval, présente une vélaire); — arm. hdzuni 'nom-
breux' est ambigu et prob. étranger à ce groupe, voy. Hllbsch-
mann Arm. Gr. I 426 sq. (bibl.). — hat. pingids 'gras' (Bezzcn-
berger BB. 12, 241. Fick I' 87. 484) est parent de gr. TriueXtî f.
'graisse', en tant qu'issu de ♦/;i/H-g[?/o-(Brugmann IF. IX 340sqq.).
— L'hypothèse de lat. pinguis gr. iraxvjç nés d'un i. e. *pùghû-
alternant avec un i.-e. *hnghû- dans skr. hahû-h fThurneysen
IF. XXII Auz. 65) ne convainc pas.
48
— 754 —
lesb. béot. arc. arg. crét. Théra Trebà 'après, avec, laeià' est un
instr. devenu prcp. et tiré du degré ireb- ( : ttoûç, géu. -rrob-ôç),
cf. Txelàç hér. RKaxi-Treboç, lat. pedi-sequos i*pedà-. Schulze
Qu. ep. 497 u. 6. Johansson IF. III 199), arm.y-et 'après' loc.
de het 'trace'. Osthoff Perf. 574 (bibl.).
hom. etc. Ttébri f. ord. pi. 'entrave'; hom. etc. Trebâv 'entraver';
TTébuuv, -ujvoç m. 'esclave souvent entravé' : lat. pedica 'lien,
lacet' compës -edis 'entrave' expédia impedlô, v. h. a. fezzera
ags. fêter v. norr. fioturr 'entrave de fer'. Curtius ^ 245. Fick I*
474. III'^ 226. Du sens de 'lien pour les pieds' {*ped- 'pied')
l'indo-eur. déjà a passé au sens de 'lien' en général. — V. h. a.
fezzil 'lien pour fixer et maintenir le glaive' est plutôt parent
de lat.^«^rô {*pdd-) 'accomplir', sens prim. 'saisir avec succès' :
v.h.a. fazzôn 'saisir', selon Walde^ 566. 569. — La parenté de
V. irl. edenn gall. eiddew 'lierre' (en tant que < celt. '^[p]ed-
enno- '*plante qui enlace'. Fick II^28sq. Henry Bret. 173
s. V. iliô) est fort peu sûre.
hom. etc. TrébïXov 'semelle, sandale attachée sous le pied' : ttouç.
irébov 'sol, terre' : skr.^j«c?«w 'pas, trace, lieu, place' zd^rt(5rt-'pas,
trace', arm. het, gén.hetoi/ 'trace', orabr. p e r u m persom-e 'Trébov,
solum', Y. non', f et 'pas', m. irl. inad 'lieu' {*eni-pedo-. Pedersen
K. 8pr. I 91, qui y joint m. irl. ed 'intervalle' gaul. candetuni
pour ^cantedum 'spatium centum pedum'), i.-e. *pedo-m, cf.
lat. peda 'vestigium humanum' Paul. Fest.-, le degré long dans
\it. pédà 'trace du pied' (voy. s. v. Trribov). De là -rrebiov 'plaine',
•liuTieboç '*qui repose sur le sol, ferme, solide; continu', att.
è|UTTeboûv 'fixer solidement, affermir'. Voy. s. v. ttoûç^).
■nélaï. '(dor.) pied ; cheville du pied; extrémité (du timon) Q 272;
lisière, frange' < *7Teb-ia : ttoùç, cf. skr. pâdya-h 'concernant
le pied' pddycl 'coup de pied' zd pa'ôya- 'pied', lat. acu-pedms
'coureur agile' Fest. {acu- : gr. iùkù-ttouç, lat. ôcior), v. norr.
fit (i.-e. *pedï) 'la peau qui se trouve entre les griffes' norv.
dial. fjorfit '"^quadrupède > lézard' (: leTpàTre^oç), cf. aussi
1) Lat. oppidum "place forte; barrière du cirque' (voy. les essais
-antérieurs chez \YaIde- 543) est auj. expliqué par Kretschmer Glotta
IV 304 comme étant 'id quod pedibus obost' (ob + pedês), mais op-
pidô adv. < o6 = ètri + *pedom 'sol', cf. èiuTreboç.
— 7Ô5 —
lit. lengvapèdis '*aux pieds légers > soiiruois' (Bugge BB. 3,
117. Torp chez Fick III^ 226. Falk-Torp EW. 209); hom.
etc. ireZiôç 'pédestre, qui va à pied, soldat de pied' < *7Teb-i6-ç
adj. composé de neb- + -i6- 'allant', i.-e. *ei- *i-, cf. eim 'ibo'
et lat. pedes -iti.s (avec i.-e. '•'•^-^) 'piéton' selon Scliulze LE.
435 n. 3 et Brugmann IF. XVII 355. Grdr. 11^ 1, 145. 183.
TTeî (ttî est abusif) nom formé à nouveau par les Grecs, cf. £eî
qpeî xei K^ieî.
hom. etc. ttci 6 uu(aor. hom. iT€Tn9eîv,d 'où f ut. TreTTiBricTuu) 'persuader;
séduire; apaiser; intr. fpf. TreTTOiOa, pqpf. 1. pi. boni. èTTeTTi6|Liev)
se fier; moy. (aor. èttiGôihtiv) se laisser persuader, obéir''); att.
TTeiBoû, -oOç f. 'persuasion; docilité'; ion. att. TTiBavoç 'qui trouve
créance; crédule; docile'; hom. etc. niaTÔç 'digne de foi, sûr,
fidèle ; qui a foi'; ion. att. mouç, -loç -eujç f. 'foi'; ion. att. niff-
Teûu) 'se confier à, croire à; confier Tivi xi'; hom. etc. ttkttoûv
'lier par une promesse; pass. être assuré; moy, se porter garant ;
s'assurer la fidélité'; hom. èv TreicTr) u 23 'dans l'obéissance'
(*TTei6-(J-, cf. eù-Tr€i6r|ç lat. ftdus u. foedu.s. J. Schmidt Plur.
379. Brugmann Grdr. IF, 1, 541. Solmsen P.citr. I 239). Cf.
hit fidô {i.'C.*bheidhô) 'se fier à' ftdus 'fidèle, sûr' fidacia
'confiance' fîdës 'foi' fîdus (Enn.) foedus -eris 'alliance' (Cur-
tius'"' 261) ombr. comhifia- 'mandare, nuntiare' {*com-fifia-).
alb. hê 'serment' ( < ^hede, alb. comm. *haida préall). *h7t(>ida.
G.Meyer Alb. Spr. 30) biiit 'je persuade' hindem 'je consens à"
(Brugmann Grdr. P 536). — Les rapports proposés avec got.?>e/-
dan V. h. a. bltan v. norr. hi'da 'attendre' (Fick P 699. I' 490.
Buggc Curtius' Stud. IV 338 sq.), — puis got. hidjan v. h. a.
hittan v. norr. h'idia 'prier' (Osthoff PBrB. 8, 140 sqq. Zupitza
Gutt. 31), — enfin got. haîdjan v. h.a. heitten (Fick, Bugge
U. ce.) v. slav. hî'diti 'contraindre' ( : skr. hadhatè 'serrer, presser,
contraindre', i.-e. *hJîèidh-) pèchent sous le rapport du sens ou
de la phonétique; voy. Walde- 289 sq. Feist EW. s. vv. Falk-
Torp EW. s. V, hie. Franck-van Wijk EW, s. vv, heiden hidden.
1) En fait, il faut partir de irei^oMoi, dont ttcOuj, aor. {Treicra
est le factitif à la manière grecque.
- 756 —
impér. prés. 2. pi. hom. TrelKeie 'cardez (la laine)' cr 316 est un
ail. métr. pour TréKere, voy. s. v. TréKU). L. Meyer Vgl. Gr. P 822.
Schulze Qu. ep. 223 (bibl.)^).
ion. V. att. neivri, néo-att. Treîvd f. (voy. Solmsen Beitr. I 254 sq.)
'faim'; hom. att. etc. Tteivriv 'avoir faim'; TteivaXéoç 'affamé*
(0pp. Plut.) ; ion. YeuuTreivriç 'pauvre en terres' (Hrdt.). La diph-
tongue de lac. TreivâvTi 3. pi. (Xén. HG. I, 1, 23) ferait croire
à un i.e. *pëi- (cf. pour la phonétique att. 9oivr| : inf. 9ijùa9ai,
\.-e.*dhôi-), cf. *p9- dans lat. patior 'souffrir' (? Walde^ s. v.);
*pè{i)- peut être élargi en *pê-n- dans lat. pênûria 'manque'
paene 'presque; tout à fait' paenitëre 'se repentir de, regretter'
(Prellwitz^ 356; la graphie correcte est vrais, pén-, cf. Walde
1. cit.), gr. îiiravià f. 'insuffisance' (Anth.), irl. itu (gén. itad)
'soif, sécheresse' (< celt. ^[p]êntotdt-. Fick IP 32), cf. *spên-
*spdn- dans gr.cTTràviç f. 'manque, rareté' (Solmsen Beitr. I 157).
— Pour l'étym. de Treivnv proposée par Schulze KZ. 29, 269.
Qu. ep. 368 voy. l'art, biqja p. 192.
TTeîpâ, éol. Tréppd (*7T6piâ) f. 'épreuve, expérience, essai'; êjurrei-
poç 'qui a l'expérience de; prudent, habile'; èjaTreipiâ f. 'expé-
rience'; Tieipâv, hom. etc. -àCeiv 'essayer, tenter'; Treipairiç, -ou
m. 'pirate (*qui s'attaque aux vaisseaux)'; èjUTTepriç (Soph.) è)a-
Trepa|uoç (Call. Anth.) 'è'iuTTeipoç' : irl. iarraim 'je cherche' erud
'crainte' (< celt. ^[p'ieratu-) gall. erch (< celt. ^\p]erTio-s) er-
chyll 'terrible', v. norr. ferîigr 'monstrueux' v. h. a. fâra 'em-
bûches, artifice, action de guetter, péril' ags. fœr 'danger (sou-
dain), attaque' v. norr. /«r 'malheur' (th. germ.*/eî*rt-) got. fêrja
'espion' (p. ex. Fick IP 17. 39. IIP 230), i.-e. *per- 'tendre
vers un but' (cf. Treipuj), élargi en *perêi- 'pénétrer mentalement,
éprouver' (Hirt Abl. § 548; voy. aussi Wiedemann BB. 28, 48)
dans Isit. perlculum 'essai, épreuve; dâugef perltus 'expéri-
menté' experior 'essayer' etc. (Walde ^ 576 sq. Persson Beitr.
II 738), V. britt. arianos 'émissaire, espion' irl. aire 'vigilance'
airim 'je veille' (Fick IP 17), peut-être got. fraisan 'essayer'
1) ireÎKUJ (p. ex. Curtius^ 163. Veitch'* 518. Kûhner-Blass^II 511;
encore utilisé par Petersson IF. XXIV 266, Franck-van Wijk EW. 725)
est un mythe; Hsd. Trav. 775, au lieu de ôiç TreÎKeiv, Schulze 1. cit.
lit. ôïç ireK^iiev.
— iOi —
V. 11. a. freimn 'être en danger, être effrayé' v. norr. freista
'tenter' got. fraistiibni "tentation' (sur les diverses étyni. de ce
groupe gerni. voy. p. ex. Feist EW. 86. Franck-van Wijk EW.
761 sq.).
hom. Treîpap (*TTep-F/'-) pind. Treîpaç, gén. TTeipaioç (*TTep-F»-T-)
gén. pi. lesb. TreppàTuuv (Alcée), att. Trépaç, -aTOç n. 'terme, ex-
trémité, fin, but'; boni, àîreipujv, -ovoç 'infini', cf. (att.) àîrépova'
TTcpaç |nfi è'xovTa Hésycb.; iroXuTTeipuJv 'immense' (Hymn. à Dèm.
297); bom. Treipaivoi, att. nepaivuj 'accomplir' : skr. pdr-van-
'nœud, membre, section' j;«/'-?^.s- 'nœud, articulation, etc.' ^),
i.-e.*^er- ( : -rreipuj rrôpoç TTop0|a6ç rrepâv etc.), bibl. chez Collitz
BB. 10, 60 u. 1. Scbulzc Qu. ep. 116 sq. Brugraann Grdr. IP,
1, 320. 579. Persson Beitr. II 641 ^;.
bom. (Tieipivç), ace. TreipivGaf. 'banne' o 131. Q 190. Mot peut-
être prébell. (Fiek Vorgr. Ortsn. 154). — Meringer KZ. 40,
228 a conjecturé un i.-e. *peri-uendh- '*tordu tout autour', in-
fluencé par des noms en -iv9-, cf. véd. tricandhuni- '(cliar) avec
caisse pour trois personnes'. — Autres bypotbèses cbez Prell-
witz^ 356.
bom. poét. TT e i p uu, ptc. pf. pass. ireTTapiaévoç 'traverser, trans-
percer' = v. slav. na-perjq -periti 'transpercer', cf. bom. etc.
TTepôvri f. 'ardillon, agrafe' Trepovdv 'percer avec une agrafe'
TTÔpnri f. 'agrafe' (voy. s. v.) nopoç m. 'passage; fig. voie, moyen,
expédient, ressource' âiTopoç 'inl'rancbissaijle; impraticable, em-
barrassant; embarrassé' TTopi^uu 'donner le passage à ; procurer,
fournir' TTopeùiu 'faire ]iasser, transporter; moy. aller, marcber'
Trop9)Li6ç m. 'trajet pai- eau' (voy. s. v.) Treîpa f. 'épreuve' (voy.
s. v.) etc., skr. par- (subj. aor. 3. sg. pdrsat) pîparti caus. pû-
rdi/afi 'faire traverser, faire franebir' zd par-, arm. (lliibscb-
mann Arm. Gr. I 467) heriun 'poinçon', alb. (G. Mcyer Alb.
1) Sur rélarg'iss. par le morphème -es- do tli. en -ru- voy. Meillet
MSL. XV 261.
2) Schulze Qxi. ep. lOS s^. interprète TTeipt'ivavre ptc. aor. x l"»-
15>2 par 'fixer par un noeud' et TTeiparu u 51. 162. 179. Hymn. à Apoil.
129 par 'niruds', mais en distinguant deux subst. et deux verbes
homonymes, ce qui ne s'impose pas; cf. aussi Johansson BB. 18, 45
(bibi.).
— 758 -
Spr. 35. Alb. St. III 31) aor. pr ura pruva 'j'apportai, je con-
duisis', lat. porta 'porte de y'ûle' portiis 'porte de maison (XII
tables), port' angiportus 'passage étroit, ruelle' (< i.-e. *pr-tu-
'passage' dans zd parHu- pdsu- 'passage, entrée, porte, gué,
pont', gall. l'hyd v. corn, ricl v. bret. rit 'gué' gaul. Augusto-ri-
tum, V. h. a. furt 'gué', cf. *per-tu- dans v. norr. fiqrdr 'baie')
porto {*po7'ito fréq. de *pore6, i.-e. *poréiô = skr. pardyatï)
'porter'^ got.faran 'marcher, cheminer' farjan 'aller (en bateau),
voguer' v\ h. a. etc. faran 'aller (en bateau, en voiture)' v.sax.
fôrian v. h. a. fuorran fuoren 'faire avancer, conduire' ags.
féran 'aller, marcher, naviguer, voyager' v. norr, farmr 'car-
gaison' V. h. a. farm 'barque', russ. poromû 'bac, bateau de pas-
sage' V. slav. na-periti (voy. plus haut) perq pirati 'voler' pa-
riti 'voler, planer' (spécialisation de sens d'après pero 'plume')
porjq prati 'découper', aussi arm. (Scheftelowitz BB. 29, 21)
Ao/-<^ 'parcouru, fréquenté' Aoi'rfrt» farscn aller'; i.-e.*^er- 'achè-
vement d'un mouvement en avant; pénétrer jusqu'à' (voy. encore
s. vv. TTepi TTapà etc.). Cf. Curtius^ 272 sq. Fick I^ 81. 475 sq.
11^38. IIF 229 sq. Reichelt BB. 26, 233 sqq. Walde^ 602
(bibl.). Persson Beitr. II 641. Etc.
hom.etc. Treîaïaa, -aïoç n. 'cable, amarre de navire' < *TxevQ-a^a,
i.-e.*bhendh- 'lier', cf. TrevGepôç (voy. s.v.), skr. badhnâfi i*hh?idh-,
plus tard aussi handhati, voy. Meillet MSL. XVII 194) zd band-
'lier', thrac. Pevb- 'lier' (cf. Kretschmer Eini. 236), lat. offen-
dimentum offendix 'nœud pour attacher les brides du bonnet
pontifical', got. bindan v. norr. binda ags. biîidan v. h. a. bintan
'lier' got. and-bundnan 'XuBfivai', lit. bendras 'compagnon' ban-
da 'troupeau de bétail' (Curtius^ 261), m. irl. buinne bunne
{*bondia) 'lien' (Stokes BB. 23, 49); — nàajua n. 'pédoncule'
Hésych. pour *7Ta9)iia, i.-e. ^bhndhimi : -nelaixa = x^iua irôua
6é|ua : xev}ia TTuùjua àvà-eri|iia ; TTé(J|ua n. 'pédoncule' H. semble
concilier Tràaïua et *Txeva}j.a, cf. Brugmann IP^. XI 104 sq. Voy.
l'art. TràGvn.
TréKOç,-ouç n. gramm. 'toison' au point de vue formel — lat.jyecus
-oris n. 'bétail', cf. \-dt. pecic -Us pecus -udis 'bétail' ombr. ^e-
quo 'pecua', ûu-.pdçu paçû n. paçû-h m. =^ lùpasit-s 'bétail',
got. faihu 'fortune, argent' (cf. lat. pecûnla) v. h. a. fihu fehu
— 759 —
V. norr. fé ags. feoh 'bétail', lit. (emprunt gerra. selon Schnlze
KZ. 40, 412 n. 2) pél-us v, pruss. peclai 'bétail', i.-e. *peku-
'l'animal domestique utile par sa toison, spéc. le mouton' : gr.
TTÊKuj ttêktOù. Fick I* 78. 473. III* 225; bibl. chez Osthoff Et.
Par. 1215 sqq. Walde'^568.
hom. poét. TTÉKai (= lit. peszù), att. neKTéuj -Où (Aristopb.) 'peigner,
tondre' ; tté'koç n. 'toison' (voy. s. v.j ; hom. poét. ttôkoç m. 'toison ;
flocon de laine'; -noviilix) 'tondre' (Théocr.) : gr. KTeiç i^pkten-]
voy. s.v. p. 524 et auj. Persson Beitr. II 613 n. 2), \?i\.. p>ecien
-inis 'peigne' pedo pf. pexî 'peigner' pexus 'laineux' ombr.
petenata 'pectinatara, en forme de peigne', v. h. a. fahs 'poil'
V. norr. fax 'crinière' fd'v 'mouton', lit. peszù pèsztl 'arracher,
tirer par les cheveux, tirailler, cueillir' (Curtius^ 163 sq.), skr.
palxsman-\\. 'ciW paJcsmald-h 'pourvu de longs cils, aux longs
poils' zd pasna- 'paupière' pers. mod.pasm 'laine' (Fick I* 473.
Bartholomae Airan. Wb. 885 bibl.), arni. asr, gén. asu 'laine
de mouton, toison' asv-el 'laineux' (Iliibschmann Arm. flr. I
421 sq. Pedersen KZ. 36, 98. Osthoff Et. Par. 1 217; i.-e.
"■'ly'ku-) yaini 'sourcils' {*paJxsna. Lidén Arm. St. 27 sq.), ags.
fihl 'pannus' (Zupitza Gutt. 189 bibl.). Voy. l'art, préc.
hom. etc. iréXaf oç, -€oç -ouç n. 'la pleine mer', litt. '*la surface
unie de la mer, lat. aeqiior'' : lat. plaga f. 'filet de chasse, cou-
verture, rideau {phKjida 'pan d'une toge, feuille de papier'); —
contrée, région', sens prim. 'étalé à plat', ags. flôc 'flet, Pleuro-
nectes flesus' x.h.a.flah {-hh) moy.-néerl. vlac 'plat, plan, uni',
i.-e. *p{e)ld-g- 'étaler à plat' (d'où aussi hér. TrXafoç n. 'côté',
TrXà-fioç 'qui présente le flanc, transversal; oblique'), élargiss.
de *peîa- dans lat. phinus etc. (voy. s. v. iréXavoç), à côté
de quoi un ï.-e*p{e)lâ-q- dans TrXâE TrXaKepôç, voy. s. vv. Cf.
Persson Wzerw. 22. 220. Beitr. I 200 ').
neXavoç m. 'gâteau de sacrifice; (dor.) monnaie mince et plate,
obole (voy. 8oImsen KZ. 42, 213 et n. 1)' a été rapproché de
lat. pJiimis 'plal, uni. plan' — lit. plôna.-< 'mince', cf. lit. plônè
1) Kretsclimer Glotta I 16 sq. (bibl."! voit clans TTeXaafoi un jiriin.
*TT£\a(-a-Koi '*hjibitants do la plaiiu>, du pays plat la plaine du Pénée
en Thessalie)' <C ireXafoç '♦surface plane'.
- 760 —
'gâteau' plôju pléti 'frapper du plat des mains, claquer' j^^à-
ninti 'aplanir' lett. plat 'étendre une couche mince' v. pruss.
plonis lett. ^/dw5 'aire' (autres parents letto-slaves chez Persson
Beitr. II 746), gaul. Mediolânum i^plâno-) '*au milieu de la
plaine' v. irl. lâr gall. llawr 'solum, fundus, area' = ags. flôr
'plancher' m. h. a. vluor 'champ ensemencé, plaine' (Fick I*
477. 111*249)^) v.irl, latliar {*[p]lâtro-) 'expositio, dispositio'
m. irl. lâfhair {*[2)]lâtrl-) 'extension' (Fick IV 236), i.-e.*pelâ-
'étendre; large, plat; aussi : aplatir par pression ou par coup' (voy.
s. vv. TraXàBri TTaXà|uri TTaXàairi), élargi en *pelaq- dans gr. TtXâE
etc., en *pelag- dans TréXaYOç; voy. aussi les art. TrXri(T(Tuj TiXaTÛç
TrXd9avov TiXàiavoç. — D'autre part, Persson Beitr. II 748 n. 1,
notant que le mot gr. désignait tout liquide épaissi (sang, huile,
miel, chassie) et spéc. une pâte de farine plus ou moins liquide,
qu'on jetait dans la flamme comme offrande ou qu'on versait
comme une sorte de libation (Esch. Cho. 91), rattacherait né-
Xavoç (TTcXa- < '^peU-) à lett. pïlém {*pelê-) 'goutte' pilét 'dé-
goutter' lit. joiZwjj^Z^i 'verser', i.-e.*^eZê- 'verser, q.ovXqv' :*peleu-
dans gr. TrXéuu. — Le rapport avec gr. ttôXtoç m. 'purée', lat.
pollen 'fine farine' (Lagercrantz Z. gr. Lautgesch. 65. Lidén
Stud. 87 sq.) n'est guère plausible.
TteXâpYoç m. 'cigogne (*au plumage gris et blanc [EM. 659, 7].
Aristoph. Plat. Arstt.)'; dim. TreXàpTibeoç, -éuuç m. (Aristoph.
Plut.); voy. Thompson Greek birds 127 sqq. Robert Les noms
des oiseaux en gr. anc. 47 sq. ; Kretschmer Glotta IV 294 sq.
explique la longueur de l'a par une contraction : *7TeXaapY0ç
< *TTeXaF-apY0ç, soit *TTeXaF6ç 'noirâtre' ( : lit. paîvas v. slav.
plavii V. h. a. falo falawèr 'pâle', gr. *TreXiFéç *ttoXiF6ç, voy.
s. V. att. TTeXiTvoç) + otpTOç 'blanc'.
hom. poét. TTÉXaç (^pela-s) 'près'; tragg. ireXdGuj 's'approcher';
ireXdluu, éol. rrXdZia) (Hoffmann Gr. D. II 284), aor. poét. ne-
XdcTcrai 's'approcher; trans. (poét.) faire approcher'; ireXaTtiç,
1) A v.irl. lâr = m. h. a. vluor a pu répondre un lat. *plÔ7'0-
supplanté par fundus, mais conservé dans le dénom. explora 'explorer,
battre le pays', avec un vocalisme ô assuré par arm. (Pedersen K. Spr.
I 48 sq.) Irik 'side-pavement, footway' (avec chute régulière d'un
-M-); voy. Cuny Mélanges Havet 85 sqq.
— 761 -
-OU m. 'qui s'approche; voisin de; mercenaire'; TiiXvaiaai (*pel-)
's'approcher' (Hora. Hsd.); TrXriaiov, dor. irXâTiov adv. 'près,
proche'; ion. dîrXriToç (Hrdt.) dor. dîrXâTOç (Pind.) 'inabordable,
terrible'. I.-e. *pelâ- 's'approcher' (Hirt Abl. § 284). Lobeck
(cf. Curtius'' 278) a attribué au groupe le sens prim. de 'heurter
qc., atteindre', cf. rreXaae x6ovi M 194 'il jeta par terre' ôbOvr)cri
îreXôt^eiv E 766 'jeter dans la souffrance' (d'où Frohde BB.3,308
et Pederscn IF. II 301 ont évoqué, prob. à tort, lat. pellô
'heurter', cf. Walde^ s. v.); dans l'affirmative i.-e. *2Je7(Z- 's'ap-
procher serait identique à *pela- 'étendre, etc.; aplatir, frap-
per' (voy. s. vv. TréXavoç TrXrjcrcTu)) ; voy. aussi Persson Beitr.
II 746 n. 3 (: \Q,ii. pli'jùs plitts 'se soulever avec violence').
TiéXeGoç m. (Aristoph.). Voy. s. v. aTtéXeGoç.
hom. épigr. TréXeOpov, j. ion. att. TrXéGpov 'journal de terre; me-
sure de longueur et de surface, plèthre', cf. TtXfiGpov eîboç
f^iÉTpou Hésych.; hom. à-TréXeBpoç 'immense' ov A 354 'au loin'.
Etym. peu claire; cf. peut-être i.-e. *pelé- 'remplir', zd frâni-
'abondance, foule' (< ar. comm.*j);Y/>?/-, \.-(i.*pie)leni-). Pers-
son Beitr. II ^SiS^d (bibl.). Voy. aussi Ehrlich Unters. 151.
TTéXeia f. et TieXeiâç, -dboç f. 'pigeon sauvage (Hom. tragg.);
biset (Arstt.)'; voy. Thompson Greek birds 120 sqq. Robert
Les noms des oiseaux en gr. anc. 48 sqq.; l'oiseau doit son
nom à la couleur grisâtre de son plumage; voy. s. v. att. Tie-
XlTVÔÇ.
TiéXeiai et TreXeidbeçf. pi. 'prêtresses du sanctuaire de Do-
done', cf. dial. TieXeioç m. 'vieillard' Hésych.; sens prim. '*tètes
grises, chenues'; voy. le préc.
TTcXeKâv, -civoç m. 'pélican' ''Arstt.); TreXeRÔç, -âvTOç m. 'pivert'
(Ar. Ois. 884. 1155; TreXeKàv chez Hésych.); TieXeKÎvoç m. 'pé-
lican (Ar. Ois. 884); — coronille (plante; cf. les gl. relevées
par Kretschmer Einl. 106 n. 3); — queue d'aronde' : ireXeKuç.
iréXeKuç, gén. ion. -eoç att. -euuç m. 'hache' : skr. paraçû-h ^ par-
(;u-h) m. 'hache', emprunt à l'Orient, cf. babyl.-assyr. pihj(2qi(
sumér. haï ag 'hRchc" (bibl. chez Kretschmer Einl. 105 sq. et
Lewy Frcmdw. 178). — Le rapport TreXeKuç : got. fiJhan 'ca-
cher (Uhlenbeck Ai. Spr. 156. Got. Spr.- 44 sq.) est à écarter.
— De là hom. ixeXeKKàuj (*TT€X6KFâuu -Kudiu) posthom. TreXeKàv
— 762 -
(par influence de TréXeKuç. Osthoff BB. 24, 154) 'tailler avec
la hache'; hom. TréXeKKOv (*TTé\eKFo-v) 'manche de hache'; rre-
XeKÎZiuu 'décapiter'.
ép. -neXeiÀiliX), aor. ineXéiixïa 'mouvoir avec violence, secouer,
ébranler, faire trembler; aor. pass. être repoussé avec force';
TToXeiuoç, ép. TTTÔX- (cf.TTToXeiuaîoç) m.'combat, bataille (Hom.);
guerre (att.)'. Cf. got. us- filma 'effrayé' v. norr. fehnsfîdlr 'ef-
frayé' felmtr 'effroi' fàlma 'tâtonner' (Fick P 478. IIl^ 236.
Uhlenbeck Got. Spr.^ 160), v.slav.p7«c^?7(*2JoZso-) 'chancelant,
craintif plachû poplachà 'terreur' (Solmsen PBrB. 27, 364sq.);
voy. s. V. TràXXuu.
att, TTeXiTvoç, ion. poét. Ig comra. TreXibvôç (par influence de
ÔTTibvôç otXaTtabvôç |uaKebv6ç etc. Brugmann Grdr. IP, \, 283
n. 1) 'livide'; ttêXioç (*TTeXi-Fo-ç) 'livide, plombé; sombre'; ireX-
Xôç (*TTeXvo-ç) 'noirâtre, noir'; hom. etc. ttoXiôç (*TroXi-Fo-ç)
'gris'; TTiXvov qpaiôv. KuTrpioi Hésych. {^pel-n6-)\ hom. etc. ttê-
Xeia et -rreXeiàç, -àboç f. 'pigeon ramier' (: ]Rt. paJumhus -hés
'ramier, pigeon à cravate' < *p°l-on-hho-, v. pruss. poalis 'pi-
geon'); dial. iréXeioç 'vieillard' Hésych.; macéd. TtéXXriç 'reqppuO-
briç' H. : skr. paUtà-h (féau. Yéd.jJdlilxm < i.-e. ^pelitnî — gr.
coram.*TTeXiTvia, qui a pu modifier un *TTeXiT6-ç = skr. paUtd-h
en -rreXiTVoç. Brugmann Grdr. IP, 1,215 bibl. 413) 'gris, chenu',
lat. palleô 'être pâle' (< *paUo-s 'pâle, jaunâtre' < *p°lno-s
ou *p'^Iso-s; bibl. chez Walde^ s. v.) pull us 'malpropre, noir,
foncé' {^piilno-s < *p^''l-no-s) phimbtim 'plomb' (? *pl-on-bho-
selon Persson Beitr. I 33 n. 2), v. irl. lïath gall. Uicyd'gris' (<
*plei-t-o-s. Fick IP241. Henry Bret.190. Persson Beitr. 1 180)
irl. Il 'couleur, éclat' gall. lliw 'color' (< celt. *[p]Uuos- selon
Persson 1. cit.), v.norr. /oZr ags. fealo v.h.R.falo {i.-e*pol-iio-)
'terne, pâle', v. slav. plavû {*polvu) 'blanc' pelesû 'gris' Wt. pal-
vas 'jaune pâle' pdlszas'\)î\\çi' /)eZe 'souris' pelëtVmo\9\v'' pilkas
'gris' (Curtius^ 271), arm. alikh pi. i*p^liio-) 'flots; barbe
blanche, chevelure blanche' alevor 'gris' (Hiibschraann Arm.
Gr. I 412. Meillet IF. XXII Anz. 16 sq.), skr. pàndà-h 'blan-
châtre, jaune, blême' pâfala-h 'rouge pâle' (Lidén Stud. 90);
voy. aussi Holthausen IF. XXV 150.
763 —
I. néWa- XiBoç Hésych. <*né\aa : skr. pasand-h pasyàin'])icYre,
roche' (<*^;ars- i.-c.*/?eZ.s--j, v.b.a. /"eZ/.v /"e/zsa 'rocher' v.norr.
fiall 'montagne' (i.-e. *pelsô-m, ou germ. *felpa- ou *felna- :
V. h.a. /"eZiZ v. slav. ^o/Je 'champ'?), irl. aU, gén. a«7/e (*-/«-)
'pierre, écueir. Fick P 88. 479. II^ 20. IIP 237. J. Schmidt
KZ. 32, 387. Bruginanu Grdr. P 430. 469. 744. IP, 1, 542.
Pedersen K. Spr. I 85. Persson Beitr. I 228.
hom. ])oét. II. TTéXXa f. 'vase à traire le lait' TT 642; TreXXîç, -iboç
f. m/sens (Hippon. chez Ath. XI 495 c-d), cf. neXXiç- XeKÛvn
Hésych. <*TTeXia *TTeXFia *TTr|XFia selon Schulze Qu. ep. 83 sq. :
TTeXÎKn f. 'coupe de bois', dim. TreXixvr) f., hom. TrnXnE, -nKoç f.
'casque', skr. pâhicl 'sorte de vase' pali/am'sac à blé' ' ?; pallah
'grand réservoir pour le grain' (?), lat. pëluis 'bassin, chaudron',
x.uovv.full ags. /w//. 'coupe' (i.-e. *pl-nô-m ou *pl-l6-m. Holt-
hausen IF. XXV 152), v. slav. pohï 'vase à puiser'. Curtius^
271. Fick P 83. 478. IIP 235. Walde-571. M. van Blanken-
stein Unters. 46 sq. Le groupe, (pion a fait remonter à i.-e.
*pel- 'remplir' (Fick I^ 11. ce), s'apparente peut-être mieux à
lat. pelUa (voy. s. v. -néXjia), en tant que désignant prim. des
récipients en cuir, cf. Schrader KZ. 30, 480. Sprachvgl.- 378 n.
RL. 469. Wiedemann BB. 28, 26.
TréXXùTpov 'courroie enroulée autour du pied' (Esch.) < *TTeb-
(voy. s. v. TTOÛç) -j- *FXO-Tpo-v : eiXûuu (voy. s. v. p. 224 sq.).
Schul/.e Qu. ep. 317. 336. Solmseu Unters. 233.
TTéX)aa,-aToç n. 'plante des pieds; semelle d'une chaussure': v. fris.
fihnene 'peau' ags./f7///e/? 'pellicule', puis, reposant sur *jJ(V«o-
-ml -ni- (peut-être de*/jeZ/»«o- etc.) gr. TtéXXâç ace. pi. 'peaux'
Poil. X 57 TTcXXo-pdqpoç 'pellarius', lat. peUin v.h.a. fel (germ.
*felna-) gén. f elles ags. fell v. norr. -fiall 'peau' got. prûts-fill
'lèpre'; cf. encore gr. èpuairreXaç n. (p. ^'S^S), èTTÎnXooç (p. 267),
dîTeXoç n. (? Voy. s. v. p. ^S), iréXTri f., TrénXoç m. Curtius^ 271.
Schrader KZ. .30, 479 sqq. Fickr'478. IiP2;'.5s(i. J.Schmidt
Kritikl02. Brugmann Grdr. P 129. IP, 1,261. Ilirt Abl. §621.
Persson Beitr. I 225 sqq. II 750. — Selon Lidén BB. 21, 95
ce groupe est apparenté à la famille de v.h.a. spalfan 'fendre',
i.-e. '^sp{h)el \ l'idée jircinière est plutôt celle de 'couvrir', i.-e.
*pel-.
— 7G4 —
TTéXTri f. 'petit bouclier léger'; 7TdX|nr|- Yéppov Hésych. {*pl-ma).
Appartiennent prob. au groupe TréX)aa n., lat. pellis-, cf. pour
le sens lat. scûtum 'bouclier'' : gr. Okvtoç, kùtoç lat. c^i^is 'peau'.
Schrader KZ. 30,480(bibl.). — TréXiti f. 'perche, lance' (Xén.
An. 1 10, 12) est rattaché par Siitterlin IF. XXIX 126 à v.h.a.
scaltan "pousser' v. sax. scaldan 'pousser un bateau' v. h. a
scalta m. h. a. schalte 'perche pour pousser les bateaux' (?).
hom. etc. iréXuu et moy. TréXo|Liai (éolisme), aor. è'TrXe M 11 (v. 1.
fjev) êirXeTO 'se mouvoir, Isit.versari; devenir'; crét. TeXo)uai 'è'cro-
)Liai'; ptc. aor. Trepi-TiXôjuevoç "entourant (âffiu Z 220); accomplis-
sant son évolution (èviauTÔç a 16)'; ptc. prés. irepi-TeXXoiaevoç
(è'Toç, èviauToç, ùjpâ) m/sens (Hom. Soph. Ar. Ois. 696); -ndXiv
(voy. s. V.); ttoXoç m. 'pivot, pôle, axe du monde; voûte céleste;
orbite d'une étoile; — terre retournée, labourée (Xén. Éc.
XVIII 8); etc.'; ttoXêijuu intr. 'se mouvoir (Kaià âcTTu x 223)',
trans. 'retourner (la terre. Soph.)'; iroXeîv 'retourner (la terre.
Hsd.); — tourner autour de'; hom. poét. TTuuXeîffôai 'aller et
venir, venir souvent, fréquenter, lat. t^r^ctri' ; aiTTÔXoç m. (*aiY-
-TToXo-ç) pouKÔXoçm. dtjuqpÎTroXoç m. (voy. s.vv.); GeoKoXeîv 'être
attaché à un culte' (Plat.) ; hom. poét. teXéGo) 'être, se trouver' :
skr. cdrati 'se mouvoir, aller, marcher, se conduire, procéder,
etc.' zd caraHi 'versatur' carâna- n. 'guéret' skr. dlvâ-Jcard-h
'soleil' ('*qui circule le jour') v.pers.^ari^'ara 'soigne!' {^-qUol-.
Meillet MSL. XIV 190), lat. colô {<*qHelô = skr. cdmfi gr.
TréXuu) 's'occuper de, exploiter, cultiver; fréquenter un lieu, s'y
tenir {incolô 'habiter' incola 'habitant'); entretenir; honorer'
inquiUnus 'locataire, habitant' JExquilioe f. pi. 'demeures si-
tuées au dehors', v. slav. AoZo (th. en -es-, contamination de
*qUeles- et de '■'qVolo-. Meillet Études 357 sq.) 'roue' [koléno lit.
kelgs 'genou' sont ambigus, voy. s. v. kûjXov p. 543) v. pruss.
Icelan 'roue', v. norr. huel 'roue', red. dans skr. ca-Jcrà-h -m
'roue', etc. (voy. s. v. kûkXoç p. 531); i.-e.*5'l'e/- 'tourner autour
de qc; versari, être en mouvement, aller et venir (> séjourner,
demeurer, être), tourner autour de qn. (avec sollicitude), etc.'
Curtius-' 470. Collitz BB. 5, 101 sq. Fick ¥ 25. 184. 386 (con-
fusion de *ql'el- et de *geZ- 's'élever'!). IIP 116 sq. Walde ^
177 sq. (bibl.).
— 765 —
hom. TréXuup n. 'monstre'; hom. néXuupov m, sens; liom. -rréXujpoç
hom. tra^g. TreXuOpioç 'monstrueux', éolisnies, cf. reXujp ' ttêXûj-
piov, ^aKpov, jLiéTa Hésych., TeXuOpioç* laéraç, TreXuûpioç, épigr.
TeXujpiov Meniphis. TréXoip et TéXaip sont dissini. de i.-(i.*qUerOr :
*qiter cfs dans gr. répuç n. "prodige, monstre' (voy. s. v.). Ostboff
Archiv f. Religionsvviss. VIII 51 sqq. (bibl.)-
hom. etc. Tré.UTTuu, pf. -néTXoacpu 'envoyer; congédier: escorter';
hom. etc. TTOiaTroç m. 'conducteur, guide, compagnon; garde;
émissaire'; TTOiuTTri f. 'envoi; retour dans h\ patrie, voyage; es-
corte; procession religieuse'; hom. att. TTOinTreûç, -éouç m. 'con-
ducteur; qui fait partie d'une procession'; TTOiiTreOuj 'escorter,
guider; mener en procession; intr. marclier en pompe'. Etyni.
obscure. — Fick BB. 18, 137 suppose un rapport avec lit. kà-
kinfi 'faire parvenir' l-ankà làlii 'atteindre, parvenir' ('?).
TTé^qpiE, -îTOç f. 'souffle, tourbillon; pustule; goutte (d"eau, de
sang)'; ireiucpiç, -iboç f. (Lycophr.); 7T0)a(p6ç m. 'bulle, bouton,
pustule (Hpc); — ombon de bouclier (Hésych.)'. Le groupe
pourrait reposer sur un i.-e. *h(h)a^mh{h)-, onomatopée expri-
mant l'idée de 'gonfler', cf. pe'iapiE et son groupe p. 118, puis
8\ay.coïnm.*bqbûlî dans YUSS.niïC.hubuHa 'goutte de pluie' russ.
mod.hi(hlil-{%ahtil-ikû) 'craquelin' pet.-russ.&«6^ 'petit abcès'
buben 'nabot' serb. bubùljka 'pustule; nœud; tas de terre;
sorte de prune' bùban 'sorte de fève' bûbla 'boule' slov. bobljciti
'lancer des bulles (eau)' \.Q\\è(\.boubel bublina'hwWG, d'eau', etc.,
cf. Chlenbeck PBrB. 18, 238. Berneker EW. 78 sq.; pour gr.
KoiaqpôXuE f. 'bulle d'eau' voy. s.v. — On a aussi rattaché neu-
(piE à lit. pampstù pampfi 'bouffir' lett. petnpt pampt pumpt
""gonfler' v. slav.jwq/j/î 'nombril', arm. pJui ni phusf 'vessie'; voy.
Prclhvitz- 360. Walde^ s.v. pampinus. Persson Beitr. I 26Ssq.
[T€|aq)pnbujv, -ôvoç f. 'sorte de guêpe' (Nie.) : skr. banibh(ira-h
'abeille' (plutôt ici que s. v. pô)aPoç) bhambhanVi 'mouche'
gramm.; la R. non redoublée dans arm. boi-, gén. boi-oi/ 'bour-
don, frelon' (Meillet M8L. XI 391), i.-e.*bh{e)rP- 'être en mou-
vement, bruire, bouillir, etc.' (cf. s.v. qppeap <*(ppn-Fap). Pers-
son Wzcrw. 20s(|. 68. Orammont Dissim. 181. Le mot rime
avec àvGpnbLÛv et Tev0pr|bujv. — Autre avis chez Ehrlich Un-
ters. 143 (tb.*TT€|a(ppo- 'aiguillon' : lat. /"oz-rtrc 'percer', gr.cpâpoç
— 76G -
"charrue', propr. 'qui taille', i.-e.*bhe7'-). — Lit. himhalas birh-
bilas 'bousier; taon' lett. bimbals bambals 'scarabée' (Meillet
1. cit. Prellwitz - 360) ont été cités à propos de p6|Lipoç m.
p. 126.
thess. TrevécTTai m. pi. 'serfs attachés à la g-lèbe'. Solmsen Beitr.
I 20, séparant le mot de *TTévoç ttovoç irévriç etc., le rattache
à \2ii. penus -ori.s "1 intérieur (du temple de Vesta)'^e/?es'chez'
penitus'k l'intérieur; jusqu'au fond' penàtês, sens prim. '*gens
occupés dans la maison, esclaves', mais le mot n'est peut-être
pas grec, cf. Fick Hatt. u. Dan. 32, qui rappelle les TTevécfTai
illyriens et les 'ATtevéaTai apuliens (désinence illyr. -éaïai),
Walde^ 573 et Frànkel KZ. 43, 193 n. 1 (bibl.).
Tiévriç, -TiTOç 'pauvre'. Voy. s. v. Trévoiuai.
hom. etc. TrevGepôç m. '*qui a contracté un lien de famille par
mariage, beau-père; beau-frère (Eur. El. 1286)' : skr. bândhu-h
'parent', i.-e. *bhendh-\ voy. l'art, ireîcriua. TrevBepoç pour*Trev-
Ge'poç d'après hom. eKupôç (*ëKupoç = ^\i\\qvâçura-h), lui-même
accentué d'après eKupd. Brugmaun-Thumb Gr.Gr.* 675.
hom. etc. rrévGoç, -eoç -ouç n. (< *qVé7ith-os, avec tt- pour t-
après aor. TraBeîv) 'douleur, affliction; deuil; malheur'; post-
hom. TTCtGoç, -eoç -ouç n, (: TraGeîv) 'épreuve, expérience, infor-
tune; passion'; hom. etc. Trâaxtu (< *7TaTaxuj i.-e. ^qUntshhô
*ql(nth-skd; él. irdaKUJ analogique des formes en aKUj), fut. Ttei-
aouai (<*7TevT-(J- *qUentsh- ^q>Jentli-s-\ tt- d'après aor. TraBeîv
pf. rréTTOvGa), aor. CTtaBov (*qUnfh-), pf. TréTtovGa (syrac. Tré-
TToaxa) ptc. f. ép. TreTraGuîa 'souffrir, éprouver, endurer' : lit.
kenczù kèsti 'endurer, souffrir' pa-kantà 'patience' éëm-Jcintis
'supportant l'hiver' lett. fïm-zms {*-Jcents-ia-, i.-e. *qVenfh-s-)
'verdure d'hiver, pyrole', y. ir\. cëssaini (*qlienfh-s-) 'je souffre'.
Fick BB. 8, 331. 16, 281. Wb. P 383. IP 77 sq. Brugmann
Ber. d. siichs. G. d.W. 1895, p. 37 n. 1. Grdr. P 405. 589. etc.
— Pour TTevGeuç TevGeûç voy. s. v. xévGriç.
hom. etc. Trévoiiiai seul. prés, et ipf. 'travailler péniblement: ac-
complir, préparer; être pauvre'; hom. etc. ttôvoç m. 'peine, fa-
tigue, travail fatigant; souffrance physique ou morale'; hom.
etc. TTOveîv (aor. ion. èTrôveaa concilie *èTTéveaa et èTTÔvncra.
Friinkel KZ. 43, 193 sqq.) 'se fatiguer; souffrir; trans. accom-
- TG7 -
plir avec effort; affliger; moy. faire effort; traus. venir à bout
de'; TTOvripôç '(iiii est en mauvais état, défectueux; méchant,
pervers; pénible'; posthom. névriç, -nTOç '*qui travaille pour
vivre, indigent'; hom. etc. Treviâ, iou.-ir| f/pauvreté, indigence';
hom. etc. nevixpôç (ij 'pauvre'. On en a rapproché lit. ^mw
pînti 'tresser' pdntis 'corde' v. slav. ^iïnq pqti 'tendre', v. h. a.
ags. spannan 'tendre' et (pour la filière sémantique voy. Lidén
IF. XIX 332 sq.) got. v.h.a. etc. spinnan'ï'\\Q.v (Curtius^271sq.
Hirt Abl. § 328), arm. (Pedersen KZ. 39, 414) henum 'je tisse,
je couds ensemble' y-enum 'je m'appuie des épaules ou des
mains à qc.', Trévoinai ayant dû signifier '*je me tends, je tends
mes forces' et ttôvoç '*tension'; i.-e. *{s)pen-, cf. aussi Persson
Beitr. I 411 sqq. — V.irl. indêin 'enclume' est ambigu {*ndhi-
■poni- selon Pedersen K. 8pr. I 114; — celt. *ande-bni-, i.-e.
*gUhen- 'frapper' selon Fickll* 15; — ce\t.*ande-uen-i-'*coutre
quoi on frappe', i.-e. *ufiri- : zd vanaHi 'battre, frapper', got.
wunds 'blessé' etc. selon Thurncysen chez Osthof f IF. IV 274 sq.).
— Le rapport avec skr. dpuah n. 'richesse, possession', gr.
ôiaTTvn f. 'fruits de la terre', dans l'hypothèse d'un i.-e. '^epen-
'travailler' (Hirt Abl. § 688. Reichelt KZ. 39, 72) ne convainc
pas. — Autre avis encore chez Fick P 383.
Tiévre, éol. Txi\xi\^, pamphyl. TTcbe 'cinq' < i.-e. ^péidql^e = skr.
pânca YÂpanca pers. mod.^rt??/tokh.B^i^' arm.(Hubschmann
Arm.Gr. I 467. Pedersen KZ. 39, 395 sq.) hing (Jtnge-tasa)}
'quinze') \a,t (juinqiie (< ital. conim. *Â-«twA-Me < "^peuT^ue par
assim.; î est secondaire; osco-ombr.*2î07«jje, cf. osq.pumperias
ombr. p u m péri a s'*quincuriae') gaul. TTeiaTTebouXa 'TrevTâqjuXXov'
v.irl. cô/c v.'^aW.pimp corn. pijnip bret. mod.2)enip{< celt.comm.
*kueiàlxU(> < ^^'pehykue) got. /inif v. h. a. fini/' /in f v. norr. /innn
fim, cf. Vit. 2)enl} (fera, penkios) v. slav. pejî (= skr.7;fl?aA-//-/2
collectif; avec -^<-A•^ d'après l'ordinal), alb.^je.^f guèg.pese
(< *pe)jktia selon G. Meyer Alb. Spr. 329, mais < "^pei^que
avec .s'<A- par influence de la voy. palatale subséquente selon
Pedersen KZ. 36, 3U7); en compos. ttêviê-, p. ex. TrevTe-TÛXav-
Toç, etnevTa-, p.ex.TrevTà-TTnxuç Trevra-KÔCTioi dor.TrevTa-KaTioi.
nevia- d'après Teipa-, tTTTa-, éva tvvea-, béKa-; — irevTtjùpoXov,
TTevTaç à côté des phonéti(]ues neiUTnûpoXov, TreiaTrâç: — att.
— 768 —
dor. etc. TrevTriKOVTa'ôO' : akY.paficâ-çâf-, arm. ymm ; — TiépinToç,
gort.TTevTOç (♦-rreviToç, mais TrevTOç Amorgos d'après irévre) '5®'<
i.-e*pe}dqVto-s — lat. qulntus {osco-omhr *ponto-, cf. osq. P ù n -
tiis TTojUTTTieç 'Quintius' osq. pomtis 'quinquies' ombr. puntes
'quiniones') got. fimfta- en compos. v. h. a. finfto v. sax. fifto
V. DOIT. fim{m)te lit. pefiktas v. slav. pqtû, cf. zd patdtahva- n.
'la 5^ partie', puis skr, pancathâ-h et (plus ord.) pancamâ-h
(d'après saptamd-h), v. irl. côiced gall. pimphet, alb. i-pésets
i-pests '5®'; pour zd puxôa- et v. h. a. fmifto voy. Brugmann
Grdr. IP, 2 §52 rem. (bibl.). Cf. Curtius^ 464 sq. G. Meyer»
§401. Brugmann Grdr. P 116 etc. IP, 2, 17. 55 (bibl.) ^).
rréoç n. Verge' (Ar. Acb. 158) = skr. pdsah n. m/sens < i.-e.
*pés-os : TTÔaGri f. m/sens, cf. skr. pas- f. 'région pubienne',
m.h.a.visel riselUn 'pénis' y.norr.fosull ags.fœsl v.h.a. fasel
'descendance', tchèq. (Prusik KZ. 35, 601 sq.) o-pesJca "prae-
putium' peskjj o-pesly 'honteux, impudique' péchovy 'étalon'
péckur 'utérus'. Curtius^ 272. Fick P 83. 479 (mais IIP 242
m. h. a. visel : TTTiaauu lat. pinsô). Osthoff Et. Par. I 264. —
Lat. ^êm'i' 'queue ; ord. membre viril' {<.*pes-7ii-s selon Curtius
etc.) est peut-être à écarter, en tant qu'issu de *pend-sni-s :
pendeô, voy. Walde^ s. v. — hit. pisù pisti 'coire cum femina'
(Curtius etc.) est prob. parent de lat. pinsô, voy. s. v. TTxiaauj.
TTeTiapeîv inf. aor. 'montrer, èvbeîHai, crriiLifîvai' (Pind.); ireTra-
peûaijuov euqppaarov, (Taqpéç Hésych. : lat. j^âreô 'paraître, ap-
paraître; être évident; — paraître sur l'ordre de qn., obéir'.
Vanicek Lat. Spr.^ 159. Walde^ s. v. — Gr. Tropeîv aor. 'pro-
curer, fournir' (Noreen Abriss 60 sq.) est à écarter.
lié ire pi, gén, ion. -loç (Théophr.) att. -eiuç (Plut.) n., aussi tté-
Tiepiç, -iboç m. (Eub. El. Nie.) 'poivre'; Tréîrepiç, -iboç f. 'poivrier'
1) On rattache ord. à i.-e. *joe?aç-*e got. figgrs v. norr. finqr
ags. finjer v. h. a. v. sax. fingar 'doigt' « germ. comm. '*finjura-z,
i.-e. *petdqU7^ô-s), cf. arm. (Meillet MSL. IX 157) hingei'-ord '5e*, irl.
côicer 'nombre de cinq'; on y joint aussi (F. de Saussure MSL.
VII 93) V. h. a. fûst ags. fyst (■< germ. comm. *furdxsti-z) = v. slav.
p^stï « i.-e. *piaqy'sti-s) 'poing' (lit. kiimsté 'poing' < *kunipstè
*pu'tdkstiê pour *purdkstis serait un emprunt germ., cf. Brugmann
Grdr. IP, 1, 438).
— 769 —
('Philostr.). Emprunt :i rOricnt, cf. skr. jy/ppaJt f. 'baie, ^rrain
(le poivre, piper loi]f5'Uin' pippaJa-m 'haie' pippala-h 'ficus re-
ligiosa'. Uhlenbeck Ai. Spr. 167. Schrader KL. 618 sqq. —
Lat. piijer -erin est l'emprunt grec.
hom. etc. tté-ttXoç (red.) m. 'vêtement de femme; étoffe tissée
servant à recouvrir' : ]?it. paH a 'mauté' {*païnâ: autre avis chez
Walde^ s. v. : *par[u]lû < gr. qpdpoç 'manteau'), v. norr. feh/r
(th. faîdi-) 'a cloak, esp. one linod with fur', gaul. Icnna Jinna
v.'w\.lenn gall.//f^7«'manteau'(*2?/-»-); cf. ensuite ^kv.patdla-m
'vêtement, couverture, voile, membrane, etc.', lat. ^jeWw 'peau',
germ.*/e//rr (*pelno) dans got.prûf.s-fill 'lèpre', lit. pléné 'fine
pellicule du corps', etc., voy. s. v. TTéXjaa. Perssou Beitr. I
225 sqq. (bibl.). — Autre avis chez Prellvvitz- 362 et Fick
KZ. 44, 148 sq. (i.-e. *2Je/- 'plier', cf. bmXôoç p. 190, TrXéKiu).
hom. etc. TreTTVûaBai pf. 'avoir du sens, de rintelligence k 49.5,
être intelligent Q 377; — être animé, lf\v (Polyb.)'; hom. du-
TTvO(T0ai à|Li7TVu9fivai fàva-) 'revenir à la conscience'; hom. tte-
TrvOfLiévoç (cf. iTOiTTVÔuj) 'se remuant, (mentalement) actif, intel-
ligent'; ttvOtôç* èVqppujv, aiûcppujv Ilésycli.; rTvOTaYopâç (cypr.,
cf. Hoffmann Gr. D. I 282) cf. TrenvûiLieva Tràvi' aTopeûeiç t3,ô2
< R. TTVû 'être conscient, être en pleine possession de ses for-
ces intellectuelles, voeîv, (ppoveîv' k séparer de TTvé'Fjuui selon
Schul/.e Qn. ep. o22s(iq., mais ttivOd'i ttivùtôç dTTivvjaaeiv sont
à détacher de ce groupe, voy. s. vv.
ép. iréTTpuuTai pf. 'il est marqué par le destin'. Voy. s. v. TTopeîv.
ireTTiJuv, voc. -ov, gén. -ovoç, fém. TreTreipa (d'après Triuuv TTÎeipa;
sur le fém. on créa tardivement un masc. TreTreipoç, voy.Fraukcl
KZ. 43, 216 sq.), compar. TreTraiTepoç, superl. -Taroç 'cuit par
le soleil, mûr; fig. doux, aimable; efféminé, mou''): TreTraivo»
'faire milrir; inlr. mûrir'; att. TTÔTiavov 'galette'; ttctitôç 'cuit,
(pion peut faire cuire' ( = skr.^^rtA'^a-^ \-ài.corfns, \.-i}.*peqUfosy
cf. gull. poefJi 'chaud' bret. niod.;;ort^ 'cuit' < cc\t. H- ijoJctjf os);
Tiéaauj, att. TréiTiu 'cuire qc; fig. digérer' (<.\.-e.*peql'io : skr.
pdci/afe intr. 'cuire, mûrir') et tt€tttiju i^peqVto, cf. Prugmanu-
1) L'ohsfur skr. pt'ikah 'tout jeune, .«simple, sot' (Bloomfielfl
Ani. J. Pli. VI 42 sq. Mansion Gutt. 222) est k l'-carter.
49
— 770 -
Thumb Gr. Gr."^ 343j, fut. Tréqjuu {: akr. pak'stjati), aor. TTéqjai
(: skr. svihj. pdksaf, lat. pf. coxl)\ Tréijjiç, -euuç f. 'cuisson' (: skr.
paJcti-h 'cuisson, mets cuit', lat. cocti-ô{n)')\ TréTTTpia f. 'cuisi-
nière' (cf. skr. j;«A'^ar- 'celui qui cuit', \?d. coctor); Tre'iLi^a n.
'gâteau, pi. friandises'; àpTo-KÔTroç m. 'boulanger' (voy. p. 84
s. V. âpxoç et la note). Cf. skr. pâcati zd pacaHi 'cuire, cuire
au four, rôtir' = lat. coquû 'cuire' (< *quequ6, i.-e. ^j^eqVO,
avec assira.) = w.&Isly. peJcq lit. (avec métathèse) kepù 'je cuis
au four, je rôtis' = alb. (G. Meyer Alb. Spr. 341) pjek 'je cuis
au four, je rôtis; je mûris (fruits)'; cf. aussi skr. j?aArt-d-^ 'cuit,
mûr', gaW.pojJio'yes'phir'ix' corn. peber 'pistor' bret. mod. ^î6ï
'cuire' (< britt. '^pepô celt. ^kuekuô, avec assim., i.-e. *peqUô.
Curtius^ 465 sq.), lat. jpopîwa 'auberge' (emprunt osco ombr. =
coquîna), ags. â-fijen 'rôti' (gerui. */ïjio = gr. Tiéaauu, i.-e.
*peqiH6. Lidén IF. XVllI 412 sq.), tokb. B pepaksii 'cuit'.
rrèp : Tiepi = ÙTièp : skr. updri; il faut partir des sens 'complète-
ment, extrêmement, très', que irepi possède dès l'époque indo-
eur., p. ex. dans irepi TTi^TrXriiui Trepi-TiXriô'l's. cf. \sit. per-qtiain
per-videô per-magnus\ Tièp sert à insister sur le sens du mot
précédent, p. ex. |uàXa Tiep, ôç rrep 'qui justement', àxvûinevôç
TTÊp 'bien qu'affligé'. Brugmann KVG. §841. Brugmann-Thumb
Gr. Gr.^ § 622.
irépa 'au delà de', compar. TrepaiTépuu 'plus loin'; TrepaÎTepoç 'qui
va au delà de' (Pind.), adv. -ov 'plus que' (Piud.); TrépâGev, ion.
-rj- 'd'au delà'; irepaioç 'situé au delà'; Ttepaioûv 'transporter
au delà (d'un fleuve ou d'une mer)'; — îrépâv, ion. -riv 'au delà
de, de l'autre côté; vis-à-vis'; Trj TrepaTr) (yri) 'vers le couchant'
tp 243. Ttépâ instr. est peut-être identique à skr. para zd para
"au loin, arrière!'; Trépàv ace. sg. est peut-être le parent immé-
diat de \sit. pei'jjeram'dc travers, par mégaide' {per-\-*peram
''au delà du but'; autre hypothèse chez Walde^ s. v.): cf. aussi
skr. paràh zd para nom. sg. masc. 'au loin, arrière! au delà de'
skr. param nom. sg. u. 'au delà de, après' = osq.^erM?M'sine';
ce sont des cas pétrifiés d'un adj. *pe7-o-s (Brugmann Grdr. IP,
2, 687. 713. 872. 873), i.-e. *per- (: skr. piparti), voy. s. vv.
Treipuj TTÉpi etc.; cf. en outre arm. (Hubschmann Arm.Gr. 1 466)
Jiei'i 'éloigné', \Rt.perendie''ày\QS-dema\n'' pei'egre 'à l'étranger',
— 771 —
V. irl. (Fick II"* 37. Pedersen K.Spr. 191) ire 'iilterior', v. norr.
fiarr Sigs.feor{r) v. h.a./er 'lointain' got.fairra v.noir. fiarre
ags. feor v. h. a. ferro adv. 'loin'.
att. Ttépaç n. 'terme'. Voy. s. v. boni, neîpap.
TrépbiE, -iKOç m. on f. 'perdrix' (Archil. Epich. Sopli.), rrripiE*
TTe'pbiE. KpfÎTeç Hésycli., ainsi nommée d'après le bruit que fait
lOiseau en s'élevant; le mot a été rattacbé secondairement à
TTepbo|Liai 'péter', cf. \i\\.. pêdîcâre < *pezd-; cf. p. ex. Curtius^
24G. Scbrader RL. 654. Brugmaun Grdr. Il-, 1, 496.
7Tepbo)aai, aor. è'rrapbov (errpabe Suid.), pf. TreTTopba (Aristopb.)
'péter'; iropbiî f. (Ar. Nuées 394) îiôpbriaiç f. fHpc.j 'pet' : skr.
pardatè gramm. 'péter' zd pdr^ôdn 'ils pètent', alb. (G. Meyer
Alb.Spr. 342) pjer&'je pète', v.h.a.ferzan îigs. feortati v.norr.
fréta '\ie\er\ Wi.pèrdzu pérsti \ett. pir du 2)irst'\)QteY' Vit. pirdis
*pet' 8\ov.prdeil russ. perdèti 'péter' (Curtius" 246. Bloomfield
IF. IV 75 sq.), gall. rhech 'pet' (< celt. *rikka *rit-ka, i.-e.
*prdM. Ostboff Zeitscbr. f. celt. Pbil. VI 396), i.-e. *perd-,
à côté de quoi un synonyme *pezd- attesté par lat. pèdô gr.
Pbeuu (p. 117), mais Persson Beitr. II 598 (bibl.) précise la
nuance entre les significations et nie tout rapport entre les
deux R.
iiom. poét. TTépôuu, aor. êirpaBov eirepaa, pf. TréTTopôa 'dévaster,
détruire, ruiner'; hom. etc. TTop0eîv 'saccager, piller' : skwbardh-
-alah 'taillant, rasant' hardhaka-h 'cbarpentier' véd. çatd-
■bradhi2a-h 'aux cent pointes de métal' (?), peut-être lat. (dial.)
forfe.v 'ciseaux' (voy.Walde^ s. v.), i.-e.'^bheredh-, élargiss. de
*bher- dans lat. ferîre forâre (Curtius^ 298. Fick P 90. 491.
Persson Wzerw. 4.'). Hirt Abl. § 59.Ô). — V. b.a. barta v.sax.
barda v. norr. barda 'liaebe' (germ. *bardù}, puis got. -baûrd
(fôtu-baûrd 'ÙTTOTTÔbiov') v.li.a. m. b.a. bort 'bord' v.sax. bord
'l)lancbe' ags. bord 'plancbe, bouclier, table' (i.-c. *bhrdh-),
nxsu.bërdo 'peigne de tisserand' {ï.e.*b}irdho-ni 'pointe, arête')
v.slav. 6r/(/o 'colline' etc. (Ubienbeck Ai.Spr. 187. 193. PBrB.
30, 276. Hirt 1. cit. Reicbelt KZ. 39, 35. Petersson IF. XXIV
41), irl. (Pedersen K.Spr. I 113") brot v. corn, bras bret. broud
'aiguillon' forment un autre groupe, cf. Berneker E\V. 118sq.
— 772 -
TTC pi né pi (sur irèp pour -rrepi voy. Giinther IF. XX 50 sq. 62. 65.
Kretschmer Glotta I 37 sq. Jacobsohn KZ. 42, 278; -rrep' de-
vant voy. en cypr. paraphyl. dial. du N.-W.; nep devant cons.
en outre en lac. crét. él. lesb.) adv. 'tout autour; fig. par-dessus
tout', prép. 'autour de; au sujet de, en vue de; au-dessus de,
g en.; — autour de, auprès de; au sujet de, à cause de, dat.;
— autour de; au bord de: contre; dans la région de; vers
(irepi XOxvuuv dqpàç Hrdt.), environ; en vue de; à l'égard de,
a ce.'; en conipos. 'autour; retour au point de départ (-rrepiépxo-
|uai); par dessus (TrepiPioûv 'survivre' TrepiYiTvoiLiai 'surpasser');
tout à fait (TrepiKttWriç 'très beau', cf. lat. permagmis, v. irl.
er-chosmil 'persirailis', Mi. perdaùg 'trop', -rrepioiba 'je sais très
bien' : skr. pari vid- 'savoir exactement', lat. pervideôY < i.-e.
*2;eri (resp. *per) = skr. pari adv. 'tout autour', prép. 'autour
de, a ce.; de, hors de, loin de, abl.' zd pah'i v.pers. jJffi'it/
'autour de, par-dessus, loin de; adv. devant, auparavant', alb.
(G. Meyer Alb. Spr. 332) per 'pour, à cause de, ace; loin de,
gén.', lat. jjer 'par, à travers, au-dessus de, le long de; pen-
dant; par le moyen de', v. irl. er- préf. intensif (voy. plus haut)
irl. air- gaul. are- préverbe v.irl. ('h)ir- (= Trepi) dans Mress
'foi' (R. stha) hir-naigde 'prière' hir-chre 'ruine' (Pedersen K.
Spr. I 91), got.^fair- y.h.n. fîr- far- particule inséparable (i.-e.
*péri dans ags. fyr-îcif v. sax. firiwif v. h. a. firi-icizzi 'désir-
de savoir'), lit. j?ef 'à travers' y.alsiv.jjrè- russ. pere-'k travers,
pardessusun espace' (slav. comni.*jDe/'); locatifs d'un th. cons.
*per-, d'une R. jjer exprimant l'exécution d'un mouvement en
avant ou d'un effort dirigé vers un but précis et attestée par
skr. piparfi 'faire traverser' etc. ( : Tieipiu Ttôpoç); cf. Curtius^
268 sq. 274. Fick P 81. 476. 11*37. 111^230 sq. Reichelt BB.
26, 223 sqq. Brugmann KVG. § 610. Brugmann-Thumb Gr.
Gr.-^ §513. Walde^ 574. Du même thème dérivent gr. irépâ
'ultra' et son groupe (voy. s. v.); de la même R. {*per- *pr- *pr-)
i.-e. *prô (gr. irpô îrpuj-) *pretl *proti (npÔTi TrpoTi irpôç éol.
TTpèç) *prai (lat. prae) ^prres *prros (îràpoç) *pr (irdp irap-
lat.por-; voy. s. v. Ttàpa napà). De là ion. att. TrépiH adv. 'tout
autour', prép. 'autour de' (ancien nom. sg. Brugmann-Thumb
Gr. Gr.'* 207, 241), posthom. -rrepKJaôç, att. -ttôç (<-k-io-) 'qui
— 773 —
dépasse la mesure, excessif, superflu, qui reste', voy s.v. ènia-
aai p. 267 (bibl.; et Brngniann-Tliunib op. cit. 193. 241.
lioiu. TTepi-àYvuTai {6y\i) TT 78 '(la voix) retentit autour, est ré-
pétée par l'écho', prob. 'se brise' (*?œ(vv^i). — Fick 1* 124 y
voit un ])arcnt de skr. rcujnû-h m. 'son, appel' lambigu selon
Uhlenbeck Ai. Spr. 267), lat. vâgio -ire 'vagir', lit. (Hoffmann
chez He///enberi2:er BB. 27, 152) v6grauti'yA'^u\ i.-e. *uag-
(lat. a lit. o seraient au degré long).
irepirineKTeîv 'être mécontent de'(Hrdt.), dénon).d'un*à-)LieKTO-ç
'non satisfait', i.-e. *megh- dans skr. mahd-h 'fête' mahlyâté 'se
réjouir', lit. megstii megitii viëgti 'faire plaisir à'. Prelhvitz
BB. 24, 215 sq. Giintert IF. XXX 91 sq.
TTéplvoç (se. TTÔpoç, c.-à-d. anepinaTiKÔç Trôpoçi m. et Ttepivaiov
'périnée'; -rrepivaioi fsc. irôpoi) m. pl. 'les muscles du périnée';
sens prem. 'qui fait évacuer, qui fait jaillir' < Trepi + *ivo-
(*ivvo- *ia-vo-) ; îvduj -éuu -ôuu (p. 376), cf. ÙTrép-ïvo-ç 'vidé à l'ex-
cès, épuisé'. R. Meister KZ. 32, 139 sqq. (textes).
hom. TTepippiTbi'iç (-rptib) 'allant en chancelant' x 84, cf. pabivoç
éol. Ppdbivoç (Sapph.i 'soui)le, flexible; agile, svelte' éol. Ppa-
baviZiei" piTTÎIei. Tivdaaei Hésych. pabavi^eiar Tivâaaeiai H.
pabavârai" TiXavâtai H. : véd. dvradanta 'ils fléchissaient',
got. wraton 'aller, voyager' icratôdus 'voyage' v. norr. ruta
'voyager, atteindre, trouver' v. h. a. ràzi 'rapax, vagans', lit.
randù ràsti 'trouver'; i.-c. *urad-. Trautmann BB. 29, 308sq.
(bibl.).
TrepiaKcXi'iç 'dur; fig. sec, aride; opiniâtre'. V^oy. s. v. aKeXXuj.
TTepiaTepd f. 'colombe, pigeon', emprunt sém. perach-Istar
'oiseau d'Istar'. Assmann Philologus 66, 312 sq.
poét. TTepiiùaioç 'excessif; très fort, très grand', adv. -lov A 359.
TT 203, dérivé d'un *TT€pio- : Tiépi, cf. èTuOcrioç : âiôç. Brugmann
Grdr. IF, 1, 164. — Autre avis chez Prelhvitz- 363.
7T€pKv6ç 'noirâtre, bleuâtre', sens prim. 'moucheté, tacheté', subst.
m. 'sorte d'aigle' Q .315 sq. (voy. Kobcrt Les noms d'oiseaux
en gr. anc. 51 sqq.); irépKOÇ 'moucheté, sombre, noir' (Anth.),
subst. m. 'épervier' (.\rstt.); TrepKÔTTTepoç m. 'vautour des
agneaux, gypaète', litt. '(oiseau) aux ailes foncées': TrepKii f.
TTcpKÎç, -iboç f. 'perche (poisson i', cf. peut-être un red. dans
— 774 —
■nàupaï, -aKOç m. 'un poisson du lac Prasias' (Hrdt. ; voy. Fick
BB. 29, 235) ; TrepKoiZiuj, -aîvuu 'devenir noir, se colorer en foncé';
— TtpôH, gén. TTpoKÔç f. (et irpoKâç, -ctboç f. Hymn. à Aphr. 71)
'faon de biche, — ou chevreuil' (Hom. Arstt.), cf. TrpÔKaç* èXd-
cpouç Hésych. TTpÔKvri et TrpeKVÔv TroïKiXôxpoov èXacpov H.; —
TrpuûH, seul. pi. TTpiîjKeç f. 'gouttes de rosée' (-pou- < i.-e. -f-); cf.
TTpaKVÔv liéXavaH., puis skr.^/'çwi-/* 'tacheté, moucheté' (Cur-
tius'* 274 sq.), v. irl. eî'c (= -rrepKvôç selon Pedersen K. 8pr. I
126) 'bigarré, rouge' gall. erch 'sombre, foncé' irl. mod. earc
orc 'saumon', v.h.a. forliana ags. /or«(e) 'truite'^) suéd./'«>'nrt
'un poisson' (Lidén Uppsalastudier 92) v. norr. fiqrsungr 'tra-
chinus draeo' (< i.-e. ^^perîcsidqo-)^ ligur. Porcobera nom de
fleuve (Olsen KZ. 39, 607 sqq.), prob. lat. pulc{h)er 'beau' (<
*polkro-s *pelkro-s dissim. de *pevJt-ro-s, 'bigarré' et 'beau'
s'équivalant chez les primitifs; cf. Schweizer KZ. 1, 155. Walde-
s. V.), i -e. ^perîc- ""preîc- 'bigarré'. Fick P 86. 485. IP 40. 111*
244sq. Zupitza Gutt. 190(bibl.). Brugmann Grdr. P463. 477.
IP, 1, 2Ô5. Hirt Abl. § 593. Persson Beitr. II 875 n. 2; voy.
aussi Walde^ s. vv. fariô porcus IL spargo.
hom. poét. TtépviTiui seul. prés, et ipf., TTepàuu -lî), aor. ép. (è)TTé-
paaoa 'exporter et vendre'; cf. TTiTrpdaKUj et Trpdacruu; TtepOù est
au fond identique à -rrepiî) 'passer à travers, traverser'; voy.
s. vv. et p. ex. Persson Beitr. II 641. 688. 746 n. 3.
hom. etc. irepôvri f. 'ardillon, agrafe, fibule'. Voy. s. v. Treipuj.
hellénist. TrépTrepoç 'fanfaron, vain'(Pol.); irepTrepeùoiuai 'user
d'insolence' (Cor. I 13, 4). Persson Beitr. I 269 ne croit pas à
un emprunt \at.perpe}'am'de travers' (Prellwitz- 363. Walde^
577 bibl.), mais évoque lit. parpti 'bouffir' purpti 'se bour-
soufler' pa-pui'pes 'gonflé, boursouflé, fier'.
att. TTépuai(v), dor. TrépuTi(ç) adv. 'l'an passé' < i.-e. *per-uti =
arm. heru v. irl. on hurid 'ab anno priore' m. irl. inn uraid
m. h. a. vert v. norr. fîord m/sens; cf. skr. partit {i.-G. '^pei'-ut)
m/sens; cf. aussi got. fa îrneis ags. /V/r« v.h.a. /?r»i 'vieux', lit.
pérnai 'l'an passé'; *per- gr.Tiep- : nkv.pdra-h 'qui est au delà,
1) Mais v.h.a. forha "pin commun' (Fick V 485) : lat. quercus
'chêne' < *perqVu-s. Hirt IF. I 479
— 1 (.» —
plus loin' gr. -népâ Tiépâv Ttepaioç l'voy. s. vv.}; * iifi *îit gr. -ut-
est la forme réduite de *uet- gr. Fer- dans Fêtoç èTOç n. 'année';
cf. encore alb. parvjét 'il y a deux ans': *peruti *pemf sont
des loc. sg. ou des ace. sg., voy. Brugmann Grdr. IP, 2, 708;
— att. TTepucTivôç 'de l'année précédente'. Curtius^ 275. Fick
I* 81. 476. IP 37 sq. IIP 231. Hiibschniann Arm. Gr. I 467.
Pedersen K. Spr. I 90.
TTécTKGç n. 'écorce' (Nie. Th. ô49j; àneaKiiç 'non recouvert, nu'
('Hoph.) < *7reK-crK-oç : ttckcç n. 'toison' (Vaniëek Gr.-lat. et.Wb.
1404. Prellwitz2 364j.
boni. etc. Ttecraôç, att. ireTTÔç m. 'jeton'; Txeaoôv, seul. pi. Treaad
'échiquier' (Sopli. l'r. .^81 D.); Trecraeiâ, att. -tt- f. 'sorte de tric-
trac'; TTeaaeùuj, att. -tt- jouer ce jeu'. Étym. obscure, sém.
(aram. plsà ou p/ssû 'pierre, tablette') pour Lewy Frenidw.
159 sq. (bibl.). — SkY.kltavâ-h' joueur, trompeur' prâUr. l-attci
'dé' (Lagercrantz Z. gr. Lautgescb. 42 sq.) font difficulté au
point de vue phonétique.
ion. Trécrcruj, att. TréTTuu 'cuire'. Voy, s. v. TréTToiv.
boni. etc. TTeTàvvD)Lii, fut. TTeTÔtauu att. ttêtijù, pf. pass. TréTTTauai,
aussi prés. TTÎTvrmi (Hom. Pind. Anth.; \.-Q.*pef-) et ttîtvuj i Hsd.
Boucl. 291 1 'déployer, ouvrir'; TréTaXov, ion. ttétiiXov 'feuille
(déplante); lame ou plaque de métal'; TtéTaXoç, ion. -ri- 'étendu
et plat; développé' (Anth.); TréTacroç m. 'chapeau à large bord',
f. 'parasol des ombellifères' (Théophr.); iraxàvr] f. (voy. s. v.) :
lat. pafeô (*jJ''^) 'être ouvert' patnhis 'ouvert, béant, large' osq.
pat[it] 'patet'etc. lat. ;)rt^e>v/ 'coupe du sacrifice'. v.gall.(Fick
II' 27. Pedersen K. Spr. 1 132) etejn gl. 'instita' m. gall. adaued
pi. 'fils' gall. mod. edeu 'fil, fil retors' gaél. aitheamh {*pa-
temû) 'tour (mesure de longueur = 4 aunes)', got. i von Grien-
berger Unters. 65) fapa m. h. a. vade 'clôture, haie' ('étendre
les bras > entourer'] v. h. a. fadam 'fil' ('*autant de fil qu'on
en peut mesurer les bras étendus') v.sax./'rt^/jwo*-'les bras éten-
dus, embrassement' ags. f'œpm m/sens et 'giron; protection;
brasse, toise' [m^\. fathoni) v.norr. fadmr 'embrassement; fil'
V. h. a. fedelf/oîd ags. ijoldfeU 'feuilles d'or' ( : TTeTaXov\ lit.
(Prellwit/- 364. Solmsen lioitr. I 197 n. 2 pctf/s 'éi)aule'
V. pruss. pette 'épaule' peffis 'pelle à feu', zd paihina- 'large'
- 776 -
(? Voy. Baitbolomae Airan.Wb. 843); i.-e. *jjetd- '(s') étendre,
(se) déployer'. Curtius^ 211. Fick P473. IIP 226. Walde^
565 (bibl.). Franck-van Wijk EW. s. v. vadem.
TTÉTaupov et (Aristopb. Tbéoer.) iréTeupov 'percboir, jucboir;
balancier des funambules; tréteau'. Sens prim. '*appareil de
vol' : Trexa- TteTe- Voler' (cf. dXeupov 'farine' : àXe- 'moudre').
Persson Beitr. II 825 n. 7 (bibl.).
TTéiaxvov 'coupe évasée' : Tteia- dans Treiàaaai TreTTTacJBai etc.,
dor. Traxavâ, Trdxaxvov cTKeOoç XoTrabîuj èjuqpepéç Hésyeb.; voy.
Solmsen KZ. 42, 212sq.
hom. etc. Ttéxoinai, fut. TTxriaojuai, aor. èîTxojuriv inf. Kxéaôai, plus
tard è'iTxriv inf. Trxfjvai ptc. TTxdç "voler'; hom. diKu-Tréxnç 'au vol
rapide'; hom. ttoxvî f. "vol, essor'; att. Troxrivôç, dor. -â-'ailé';
irexerivôç (Hom.) Ttexeivôç (Théogn. Hrdt.) 'qui peut voler'; tto-
xâaGai TTuuxdcrGai TTOxeîaGai {:&kY.pafâijati zd pat a y eHr voler' )
'voler, voltiger'; 7TUJxri)ua u. 'vol, essor' (pi. Esch.) : skr. j?a^«^z
(aor. apaptat) 'voler, tomber' pâtman- 'vol' zd pata'ti 'voler,
se hâter' v. pers. ud-a-patata 'il s'éleva', lat. prae-pes -peti.s
'qui vole rapidement' ^e«wa 'aile' (*2>e^wâ; voy. auj. Stolz Lat.
Gr.* 144), V. irl. (Fick IP 27) en v. gall. etn 'oiseau' (*pef-no-)
V. gall. hedant 'volant', v. h. a. fethdhûh fettûh (pp <.pn) ail.
mod. fitticli 'aile'; i.-e. *pet- 'voler', identique à *2^e^ 'tomber';
voy. s. vv. TriTTTuu Tixepôv -rrxépuE.
hom. etc. Tréxpa, ion. -r| f. 'rocher, roche'; hom. etc. Tréxpoç m.
'pierre'. L'absence de formes contenant -o- ne permet pas de
poser un i.-e. ^qUetra "^qUetro-s, qui serait parent de lat. (Fick
BB. 3, 166) tri-quetî'us 'triangulaire' (lequel est issu de *^*v-
-qUadro-s : v. norr. liuatr v. h. a. {h)(caz 'aigu'; voy. AValde -
s. V.); — v.norr. Jiuedra 'femina gigas' ('géant' = 'moutagne\
Johansson Beitr. 2sqq. Noreen Abriss 195. Zupitza Gutt. 58.
Mansion Gutt. 48. 219) est aussi à écarter; voy. Persson Beitr.
I 272 n. 2.
hom. etc. 7Teû6o)uai et TTuv0àvo|iiai, fut. Tteiiaoïuai, aor. èiruGô-
\xx\\, pf. TréTTuainai 's'informer de, apprendre en sinformant'; ttéu-
Griv, -fivoç m. 'espion' (voy. Solmseu Beitr. I 143); rreuGuu, -oOç
f. (Esch.), TTÙaxiç, -euuç f. ( : skr. huddhi-h f. 'intelligence'),
Tieûaiç, eujç f. 'information, question'; ireuaxripioç 'd'interroga-
— t t i —
tion' (Eur. : skr. hôddhci "conuaisseuf); boni. â-TTeu9riç i : zd
haoôah- 'perception') hom.etc.d-TTUO'TOç (: skv.buddhd-f/ évclUé,
reconnu, etc.'; 'inconnu; ignorant de' : skr. bodhati "s'éveiller,
reprendre connaissance, remarquer, reconnaître' gâtli./>f/of/rt/?^ô
Taisant attention à' skr. hodhdyati 'éveiller, instruire, commu-
niquer' zd haoôayeHi 'faire connaître' skr. budhâh 's'éveillant.
sensé' bûdhyatè "s'éveiller, percevoir, reconnaître' zd fra-hûi-
ôyaninô 's'éveillant', irl. buide 'remerciement (•'"reconnaissance;'
ro-bud 'avertissement' gall. bodd 'volonté libre, assentiment',
v.b.a. biotan v.uorr. blôda ags. 6eofZ«rt 'offrir' got. ana-biudaîi
'ordonner' fanr-biudan 'interdire' \gç.\m.*beudanan 'manifester
sa volonté ou son désir'), v.slav. bljudq bJjusti ( — skr. bodhati,
i.-e. *blieîidhô) 'observer' lit. (degré -o-) baudzà baùsti 'répri-
mander' bdùdkcwa 'corvée' v.slav. bûzdq budèti 'veiller' (< i.-e.
*b/md/i-) ht. biideti 'yeiWer' biindù 6«.v^/ 'éveiller' \.^\sL\.buzdq
btiditi' éwQiW^x' lit.&«i<rfm<rexciter, éveiller l'envie de' v.pruss.
etbaudinfs 'ressuscité' v. slav. biidrû lit. budvùs 'vigilant' ( : zd
zaPni-budra- 'veillant attentivement'); i.-e. *6/?e»(^/i- 's'éveiller,
percevoir'. Curtius ■ 201 S(i. Fick P 89. 49U. IP IbU. IIl^
274 sq. Meillet ALSL. XIV 354. 360. Berneker EW. 64. 96 sq.
1U5. 106 sq.
ép. TT€UKebav6ç 'funeste'. Voy. .s. v. liom. fcxe-ireuKéç p. o'.il et
Solmsen Beitr. I 257.
boni. etc. TreÛKri f. 'pin maritime' : Wx.pnazis v.pruss. peuse v.b.a.
fiuhta m. irl. ochtacJi 'pin'; voy. s. v. bom. èxe-neuKeç p. 301.
aor. TTCcpveîv 'frapper'. Voy. s. v. 6eivui p. 336.
TT»ÎTuvov'rue, Rutagraveolen8'(Ar.Guêp.480. Tbéopbr. Diosc.).
Cf. au point de vue formel lat. pagina 'bande du liber du pa-
pyrus, feuille de papier', i.-e.*^j«(/- (TTtÎYvûini); p. ex. l'rellwitz-
365. Walde-'5.53.
bom. etc. TtriT^, dor. TTâYcx f. 'source'; tardif TrnïâZiuj 'sourdre;
épaucber', dor.TTâTadaaôai 'baigner dans la source sacrée' GDI.
1588; TTîÎYacroç, dor. TTctY-. Etym. inconnue. — Hypotbèses
cbez Havet MSL. VI 117, L. Meyer II b2b, Prellwitz* 365.
boni. etc. ttityvOiui 'kiiyvôlu Ilpc. Xén.; TTiîcJCfuj att. TiriTTuu <
*TTaKLLu), fut. TTî'iEuj dor. TraEuu, aor. pass. tTTCXYnv 'ficber, en-
foncer; empaler, embrocber; fixer en assemblant, ajuster, cou-
- 778
struire; fixer en rendant compact, faire coaguler, faire geler;
— intr. (pf. TTÉTTriTa) s'enfoncer; se fixer; être congelé'; irriKTÔç
'fiché, planté; compact'; TiriKTiç, -iboç f. '*objet formé par as-
semblage, harpe, etc.'; mvflLia, -aïoç n. 'toute chose fixée ou
ajustée'; hom. 'nTiT6ç''*compact > solide; gros, énorme (KÛiaa)';
hom. TTîiTuXiç, -iboç adj. f. 'glacial'; irnEiç, -euuç f. 'action d'em-
boîter; congélation'; att.TrdYOç m. 'glaçon' et bcp d'autres (voy.
s. V. p. 737). I. Q.*pàg-, alternant (sans différence appréciable,
malgré Meringer IF. XXI 311 sq.) avec *pàk- 'fixer, assujettir'
dans skr. pajrd-h 'solide' (? Voy. Uhlenbeck Ai.Spr. s.v. Brug-
mann IF. IX 349 u.) pàç-, instr. pi. padhhih 'corde' pàça-h
'lacet' pâçdyatl 'lier' zd pas- 'lier' fsâbîs 'avec des liens', lat.
pangô (pour la nasale cf. got. etc. fâhan 'prendre' et skr. pan-
jan('m'ca^e'),-ptpep}gl(*pe-pàgï\pêgJpa7iœlso'atsec,oïidai\Yes)
'ficher, fixer' pagina (voy. s. v. TiriYavov) pàgus '*associatioii,
communauté rurale, village, canton' compagês 'assemblage,
jointure, eraboîture' pâx -cis 'paix' (ombr.^ase 'pace') ^Jrtc?5cor,
■^î.pactus sum 'faire une convention avec qn., s'arranger, con-
venir' palîis {^paxlo-s) 'poteau', m. irl. ail 'agréable' (< celt.
*[j}]âgli-. Strachan BB. 20, 24) âge 'membre' i^pâgio-) gall.
aelod 'membre' {^paglatu-. Znpit/a BB, 25, 91) v.irl. accai d.
sg.'lien, chaîne' {*pag-ni-. Stokes IF. II 168; voy. aussi Thnr-
neysen Hdb. d. Air. 1 103), got. fagrs 'convenable' v. h. a. fagar
V. norr. fagr 'beau' (germ. *fa;^rd-z, cf. ombr. pacrer pi. 'pro-
pitii', i\\.pacri-) got.fuUa-fahjan'conteuter; servir' ga-fahrjan
'préparer' ags. ^e-fé^an v. sax. fôgian v. h. a. fuogan 'assem-
bler, réunir, joindre' v. h. a. ^«-/flgr 'satisfait' /a^/ww^a 'acquies-
cement' got.fûhan {gtxm.^faidyanaïi) v.norr./V< ags./ow v.h.a.
fâhan 'prendre, saisir' v. h. a. fali 'compartiment' ail. mod. ein-
fach 'simple' (: gr. â-rrag, voy. p. 67) ags./œc 'espace de temps'
etc., slov. ^a2 russ. ^<7^« 'rainure' slov. paz 'cloison (d'ais),
cloisonnage'. Curtins^ 267 sq. Fick V 11. 471. III* 224 sq.
Walde- 551 sq. (bibl.). A un i.-e. *pëk- *pôk- se rattachent
peut-être lit. pûsziu piiszti 'orner', arm. hesum'je tisse' hesk
\ie\V
boni. TriTbov 'pale de la rame'; hom. etc. mibàXiov 'gouvernail';
att. TTnbâv 'bondir'; att. irnbima n,, criç f., -9|iiôç (Hpc.) 'bond;
- 779 —
pulsation'; contiennent le degré lonp: (ï.-c.*pêcl-) de '^ped- étu-
dié s. vv. TTébri ■néla Trebov ttoùç; cf. lit. pédà 'trace du pied,
vestige' pësczas (^pëd-tioa) 'à pied' pèdinii -'{ti 'aller lentement,
marcher doucement' pédùju -ûti 'faire des marches', lat. j;ê.'î
'pied'. Curtius^ 245. M. van Blankenstein Unters. 45.
TtriXajLiiJç, -ùboç ^iç, -iboç) f. 'un thon' (Soph. Arstt. Ath.). Étym.
obscure, vrais, préhell. — Le rapport avec TiriXôç ni. 'boue' est
fortuit.
boni. TTrjXi-it, -riKOç f. 'casque'. Voy. s. v. ireWa 11.
att. irriXÎKOç 'de quelle grandeur? de quel Age?' : TnXiKOç 'aussi
âgé', soit i.-e. *qUci-li-l-o-.s *ta-Ul:os (th. jiron. *qUo- *to-)\ cf.
lat. qudlis tûlis, v. slav. JcoUJciï 'quantus' tolik'u 'tantus' ( : kolî
'quantum' folî 'tantum'); voy. s. vv. fiXÎKOç fiXiE ^p. 320 sq.) et
TriXÎKOç. — Autre analyse chez Wood KZ. 45, 1)5.
ion. att. TTr|X6ç, dur. uaXôç (syrac. f. selon Phryn. p. 55 L.; innis
TÔ) TTâXû) 8ophr. fr. ;î2 K.) ni. 'boue, fange; lie de vin; argile,
mortier, limon'; TiriXivoç 'd'argile, de torchis'; att. TrpoTrnXaKÎLuj
'*couvrir de boue; outrager'. Elym. ambiguë. Meillet M8L.
XIII 291 sq. Études 418 en rapproche v. slav. Ay/^^ï 'boue' (<
i.-e. '•■'q-ûlo-s), lat. squdlus 'sale', gr. oicrTruijTri f. etc. (voy. s. v.
p. 693). avis auquel se rallierait Berneker EW. 476; \at. squahis
fait difficulté par son sens et celui de squaleo 'avoir une sur-
face rugueuse'. — D'autre part Schulze SB. d. prcuss. Ak. d.
W. 1910, pp. 788. 793 identifie v. slav. kaJû et skr. adj. lala-
'noir', cf. gr. KiiXiç lat. cclllgô, et rattache TiriXôç {*j)alsô s? à
la R. de ]at . jJtdJ eô " être pale' (voy. l'art. neXirvôç). — Un gr.
comm.*TTaaX6ç apparenté à TràffKOç m/sens (SommerGr. Lautst.
74; voy. s. v. p. 749) ne convainc pas. — Le rapjiort avec lat.
/>^7//7.s- 'marais', i^kv. jxiJra/d-fii 'étang' Curtins-'' 275. Lidén
1)H. 21, 93. Lagercrantz Z. gr. Lautgesch. ôiS) est désuet.
ép. tragg. TTfiua, -atoç n. 'épreuve, souffrance, malheur; fléau';
boni. etc. TTinuaivoi 'causer un dommage à'; poét. Tirmôvii f. ttiv
uocTÙvn f. 'Ttiiiaa'; poét. TTr|uujv, -ovoç 'nuisible'; hom. etc. àirn-
laujv'sain et sauf; inoffensif; propice'; hom. etc. Triipôç 'estropié;
aveugle; hébété': âniipoç 'valide' flîrdt.); ànopiiç 'intact' i Ap.
Rh.); posthom. TaXaiTTuupoç 'malheureux, misérable: fatigant,
pénible' : skr. papa h 'mauvais' pdpnidn- m. 'malheur, dom-
— 780 —
mage, péché' {*pû-p- avec red. brisé, cf. Fiôhde BB. 1, 197.
VVackernagel KZ. 30, 293 sqq.) piyati 'injurier, outrager', got.
fijan V. iiorr. fiâ ags. feojan féon v. b.a. fièn 'haïr' got. faiayi
'blâmer' (Ficii P 80. 475. IIP 240), arm. Mvand 'faible, ma-
lade' {*pëmantô-s? Bugge KZ. 32, 15. 71. IF. I 453. Brug-
maun Grdr. P 403.510); i.-e.*^ê/- : *pz- 'être hostile, léser' V-
— Lat. pêjor 'pire' est à écarter; lat. patior 'souffrir' {*pdt-,
élargiss. par -t- de la forme réduite *pd-) pourrait appartenir
au groupe, malgré Walde'' s. v. (voy. s. v. Treivri).
TTfjv Ttri Ktti Trfiv ém toû KaTàiTaacTe Kai KaxaTràacyeiv Hésych.;
épid. èîTiTTriv qpapiuaKOV GDI. 3339, 119. I.-e. *^Mé-, dont la
forme réduite "^qua- est élargie par -t- dans lat. quatio = gr.
Trdcrauj, voy. s. v. Cf. aussi TrriTea- miupa Hésych., irniiTar
TTiTÛpivoi âptoi. AâKuuveç H. — Autre avis chez Lagercrantz
Z. gr. Lautgesch. 72.
7Tr|vé\onj, dor. -â-, gén. -ottoç m. (Alcée etc.) 'sorte de canard
ou d'oie sauvage' (Thompson Greek birds 147 sq.). Étym. in-
connue. De là hom. TTrjvéXeaiç nom d'un chef béotien, hom.
TTiTveXoTTeia posthom. TTriveXÔTni dor. TTaveXoTTâ; voy. Solmsen
KZ. 42, 232 sq. (bibl.).
TTfivoç* uqpacTiua Hésych.; Tirivr) f. 'tissu' H.; hom. etc. uriviov
'fil roulé sur le fuseau; trame, tissu, toile'; att. irrivicr.uan.'tissu';
7Tr|ViZ;o)Liai, dor. 3. sg.TTâviabeTai(Théocr.) 'tisser'; •rTr|vmç,-iboç,
dor. -â- f. 'la tisseuse', épith. d'Athèna : got. fana m. 'morceau
d'étoffe, suaire' ags. fana v. h. a. fano 'drap, drapeau' (> fr.
fanon fanio7i) y.uon'.gunn-fani ags. ;îi{p fana \.\\.?i..giindfano
'drapeau' (> fr. gon fanon ital. gonfalone), v. slav. o-pona 'ri-
deau' ponjaim 'étoffe de lin, mantelet', \iii. pannus 'morceau
d'étoffe, pièce, lambeau' {X-ài.pâmis'tû de trame' est emprunté),
peut-être (Fick IP 32) m. irl. anart 'vêtement de lin' inar 'tu-
nique'; i.-e. *^j«;z- (: *jje»â-?) 'morceau d'étoffe', en rapport
1) Gr. TTf||ua peut être formé directement sur *pè{i)-\ riivpo-
thèse de Wackernagel 1. cit. (i.-e. *pëj)-m7ï > gr. comin. ^iirmiua >
irfliua) ne convainc pas; cf. Persson Beitr. II 619. Brugmann-Thumb
Gr.Gr.4 § 123 rem. 2. — Persson Beitr. II 821 groupe gr. trripôç lat.
pë-nûria gr. r)TTav(â (vov. s. v. ireivn) lat. parvos 'petit' {*paruo-s
*pd-ru- ou *pd-ro-) (?).
— 781 -
probable avec *(s)pen- 'filer'. Curtius'' 275 sq. Fick P 471 sq.
Walde- Ô59 (bibl.)- — Autre avis chez Lagercrantz Z. gr.
Lautgesch. 70 sqq. (voy. l'art. Trâacruj et la note).
7Tr|6ç (Hom. Hsd.), dor. Txâàç n'Iiéocr.) m. 'parent ])ar alliance'
< i.-e. *pasô-s- = lat, *p(lro- d-dufi pdric/da {iVoii parricida)
'meurtrier d'un proche'; cf. TrrioaOvri f. 'alliance' (Ap. Rh.),
TTâOùrar auYïeveîç Hésych. (Frohde BB. 8, 164). — Dor. -nd-
oaodai 'posséder' {*ku-) est à écarter.
hora. etc. TT»'ipâ, ion. -r| f. 'besace, sac de cuir': Tiripivon -iç,-îvoçf.
'scrotum' (Nie). Étym. inconnue.
TTripôç 'estropié'. Voy. s. v. Trfjua.
hom. etc. Trflxuç, -euuç, éol. dor. ttûxuç ni. 'coude, avant-bras;
coudée' < i.-e. *bhdghîi-s, cf. skr. hahû-h 'bras, membre anté-
rieur' zd ?>^7£^?/.s' 'bras' (arm. hazuk est un emprunt iran. Hubsch-
niann Arm. Gr. 1 114)tokli. A^o/i'e?» 'bras', v. norr. fto_^;- ags.?>r;j
\.\\.-à.huog 'jointure, épaule'. Curtius-' 195 (bibl.).
TTÎap (*TrîFap) n. seul, nora.-acc. sg. 'graisse' (Hom. IIpc); hom.
etc. TTÎuuv, f. Trieipa, n. ttîov 'gras: fertile; al)ondant, rifho,
opulent', conipar. moTepoç, superl. TTiÔTaTOç; ttîov 'graisse'
(Hpc); TTîaivuj, fut. TTiavOù 'engraisser'; TTiaaiaa n. (Esch.) maa-
|Li6ç m. (El.) 'engrais'; mepôç irlapôç (cf. Brugmann Grdr. IP,
1, H55 n. Brugmann-Thumb Gr. Gr.* § 203 rem. 1) 'gras, etc.'
(TTÎaXoç TTiaXeoç Hpc); ion. att. TTi)ueXr| f. 'graisse' : skr. plva
(th. pivan-), f. ph-arl (= Triuuv. f. rrieipa i.-e. '^piueria) 'gonflé,
plein, gras' pivah n. zd ptrah- 'lard, graisse' ^kw jytvarâ-h ( =
TTïepôç) 'gras' (Curtius^ 276; voy. Mcillet MSL. XV 261), lat.
pin guis 'gras' {*pîmgUo-, cf.m|ae\r|. Brugmann IF. IX346sqq.;
pour lat. oplnnis 'gras, bien nourri; fécond' voy, Walde- 541
bibl.), puis V. norr. feitr m. h. a. n^iz 'gras' (voy. s. v, mbOuj);
i.-e. *pôi- *pi- ( identique, selon Persson Wzerw. 233, à *^jt>/- *pi-
étudié s. V. TTivuu) 'être gonflé; jaillir (liquides, graisse, suc)'
attesté encore i)nr skr. pdi/afc'cU-e gonflé; faire gonfler' pind-h
'gras, épais' pipi/àst f. 'gonflée, riche en lait' /.d-pijyi/û.st-'nm
allaite' skr. ^;///r</// et pgâyatë zd prwrto'Y/ 'être gonflé' skr.
pdi/ah n. 'sue, eau, lait' zd pai/ah- 'lait' zd paèman- 'lait ma-
ternel' skr. péfvalj 'bouc, bélier, mouton; sens prim. *gras'
péru h pèrû-h 'qui fait gonfler', puis (J. Schmidt Kritik 104 S(|.
— 782 -
Wiedemaun BB. 28, 39) v.non: feima 'jeune fille' s.ga. fœrntie
'jeune femme' v. sax. fêmea 'femme enceinte' norv. mod. fêl
'crème'. Voy. s. v. îtItuç.
TTÎYTcxXoç m. 'un lézard' Hésycb. Voy. s. v. ttoikîXoç.
TTïbùuj seul. prés, et ipf. 'sourdre, jaillir' (Plut.), moy. 3. sg. ttî-
bOeTai (Nie.) m/sens; bom. etc. irîbaE, -aKoç f. 'source'; bom.
TTïbrieiç A 183 'ricbe en sources'; bom. TToXuTTibaH, -anoç 'aux
sources nombreuses'; bom. poét. mcfoç n., seul, nom.-acc. pi.
Triaea (*7Tlb-a-ea-) 'lieux humides, prairies' : v. norr. feitr m. b.a.
velz 'gras' (germ. *faifa) v. b. a. feizzen 'nourrir' ptc. v. b. a.
feizzit > ail. mod. feist 'gras', v. irl. (Stokes BB. 19, 73. Foy
IF. VI 325) esc 'eau' {^pld-skâ) gall. uisc {*peid-sJca)', i.-e.*^jM-,
élargiss. de *pî- étudié s. v. rriap. Fick P 482. IIP 241 . Frobde
BB. 21, 191.
hom. att. TTiéZluj, dor. iriàZiuj (Tbéocr.; sur e : a voy. Brugmann-
Tbumb Gr. Gr.-* § 50 rem. 2 et bibl.) 'presser, serrer, étreiudre';
îTie(J)Lia n. Ttiecriç f. -meaiuôç m. 'pression', l.-e. *pi-S[e)-d' 's'as-
seoir sur qc' (voy. s. v. lloiiai p. 216 sq.) dans skr. piddyati
{*pi-zd-) 'presser, opprimer, tourmenter' pîdà f. 'pression, dou-
leur', cf. (vouRozwadovvski IF.V355sq. bibl.) letto-slav. comm.
*pei-zdâ 'séant' = v. pruss. peisda 'derrière' russ. pizdd pol.
pizda 'pudendum muliebre', d'où l'emprunt lit. pyzdà] *pi- et
*pei- préverbes sont des formes de *ep^ *opl *epei ^ojjei, voy.
s. vv. TTTuxn TTivuTÔç ct cf. J. Scbmidt KZ. 26,23 (bibl.). Brug-
mann Grdr. V 449. IP 8. 1077. IP, 2, 839 sq. Ostboff PBrB.
18, 243 sqq. — Skr. pinâsti zd pis- lat. pinsô 'piler' (Fick P
146. P 472. 482. Curtius^ 498. Prellvvitz^ 368) sont à écarter
(: gr. TTTiaauj); voy. aussi Sommer Gr. Lautst. 75.
TTÎGriKOç, dor. -ôtKOç (suf f . -âg-o-) m. 'singe' (Aristopb. Plat. Arstt.);
TriOriE, -riKOç m. (Naz.), Tri0uuv, -ujvoç m. 'singe' (Pind.), dérivés d'un
*Tn6o ç < *(pi9- i.e. *bhidh- : lat. foedus 'laid, repoussant, bi-
deux' (Solmsen Rb. M. 53, 141. Brugmann Grdr. Il-, 1, 499),
lit. 6rtzsà 'effroi' 6«m^s 'effrayant, abominable' (*6aic?-5-) v.slav.
hésu (*héd-sû) 'baijuujv' (Pedersen IF. V 41 . Berneker E W. 56),
l'animal devant son nom à sa laideur.
bom. etc. ttIGoç (*qpi6G ç i.-e. %hidh-) m. 'jarre'; ion. mGdKvri
(lac. TTicràKvâ Hésycb.) f . ion. még. TTiedtKviov 'tonnelet' (att. 91-
783
bàKvn par métatbèse de l'aspiration-, voy. Solmsen KZ. 42,
219 sq.) : lat. (Fick KZ. 22, 105. Curtius^ 261; fidèlia Sais-
seau de terre, pot' {<c*fides-lo-, cf. pioh. fiscus 'corbeille tres-
sée' < *bhidh-sJw-s, fiscina lu/sens; voy. Walde^ s. v.j, isl.
(Bug-ge BB. 3, 97) bida 'pot à beurre' norv. dial. bidne 'petit
vase'. L'analyse ultérieure est pure bypotbèse; cf. Walde^ s. v.
fidêlia.
boni. etc. iriKpôç (ï) 'piquant, aigu, amer, aigre, perçant; âpre,
dur^ cruel'; TTiKpaivuu 'rendre amer; fig. aigrir'. TnKpôç = v.slav.
pïstrû 'bigarré' (str- < -«>•-), i -e.pikrô-s, cf. skr.^(ç«ïrtailler
(la viande), bien découper' (Meillet Études 403. Brugmann
Grdr. IP, 1, M^) piçdam 'vase en bois' (Petersson IF. XX1\^
266), et les mots groupés s. v. TroïKiXoç; '\.-Q.*peik- 'tailler, en-
tailler, inciser'.
hom. TTÎXvauai 's'approcber'. Voy. s. v. TreXaç.
TTÎXoç m. 'feutre (K 265); bonnet, cbaussure, tapis de feutre',
prob. < *TTiXao-ç : lat. pilleus -um 'bonnet de feutre' (< *pilsô-s
adj. dérivé d'un coll. ntr. *pilos : pilus 'poil'). — V. b. a. filz
ags. felt 'feutre' (< i.-e. *peldo-s 'battu, foulé', R. peld : v.b.a.
ana-falz ags. an-filte 'enclume'j sont à écarter; cf. J. Scbmidt
KZ. 32, 387 sq. (bibl.); v.slav. pliistï 'feutre' est ambigu (: gr.
TTÎXoç. Scbmidt 1. cit., ou : v. b. a. fîlz).
TTl)deXri f. 'graisse'. Voy. s. v. map.
hom. att. TTiiuTTXrmi (et irijiTrXàveTai I 679 *), TTiiuTTXâuj -ûj Hpc,
-euu Hsd.), inf. TTiuTrXdvai, fut. ttXi'](Jlu, aor. pass. ép. 3. sg. ttXtîto
(.'se remplit') 3. pi. ttXtîvto 'remplir; fig. rassasier, combler'; —
hom. etc. TrXrjeuu 'être plein; se remplir, s'enfler'; TTXfi6oç, eoç
-ouç n., ion. irXriGijç, -ôoç, -uî f. 'foule'; ttXjtGûuu 'être plein; se
multiplier'; ion. irXriôuOpri f. 'plénitude; surabondance'; nepi-
irXnôriç 'très peuplé' < lupin o 405); — irXiîpriç 'plein'; TiXripoûv
'remplir': TrXiipÔTnç, -ttitoç f. 'plénitude' (Gall.); — TiXtiaiar) f.
'flux' (Hsd.); att. TrXricr)aovti f. 'plénitude, satiété'; TiX^îamoç 'qui
rassasie'; — ttXcoç -dt -ov, ion. ép. TiXeioç, att. ttXé'luç -a -luv
1) hom. TrifiTrXdveTai est l'élargiss. d'un *nnT\àviu issu de -niTrXjiui
-iri-irXainev -TTÎtiXaiiai comme laxdvu) de YoTrim \'OTa^€v ÏOTajiai ; TriiiTrXàvuu
à son tour a provoque hom. TTiLnrXniii pour iriirXriiii. Bruginann-
Thumb Gr.Gr.-» 336.
— 784 —
{*plè-io-s) 'plein, rempli, rassasié' (hom. TrXéov seul, u 355, TiXér]
TrXëujç Hrdt. I 178. 194); eompar. fde rroXuç) ttXéujv m. f.,
■rrXéov n., TiXeiujv TiXeîov 'plus nombreux, plus grand' (voy. s. v.),
superl. TrXeîaTOç (voy. s.v.); — att. ttgXijç m., iroXûn., TToXXr) f.
'nombreux' (voy. s. v.). I-e. *pelè- 'être plein; remplir' dans
skr. pïparti (piprmdh) prnàti prnôti 'remplir, rassasier, nour-
rir, combler de cadeaux' puryatê 'se remplir', à côté de quoi
une forme prcl- dans aor. dprclt pf. papràu ptc. pratd-h 'rem-
pli', arm. U, gén. lioy {*plë-io-s — hom. TiXeîoç att. TrXéuuç) 'plein'
lir, instr. Iriv 'plénitude' hium {Hintim), aor. 3. sg. e-li-ç, 'je
remplis' (Hlibschmann Arm. Gr. I 452), alb. pl'ot 'plein {^pJèto-
— lat. -plëtus skr. prâtd-h. G. Meyer Alb. Spr. 345), lat. -pleô
-plêre [plentur Fest.) 'emplir' v. lat. eœplènunt 'expient' lat.
plënus 'plein' (= ombr. plener abl. pi. 'plenis' zd -frâna- [en
corapos.] 'plénitude'; cf. v.irl. lînaim 'je remplis' et \.-Q.*plno-s
*pïno-s dans got. fnlls v.h.a./bZ [gén. folles] v.norr.fullr skr.
pûrndh vA pdv^na- lit. pflnas v.sIrv. plûnû serh. iJiin v.irl.
IclJi v.g-àW.Iaun 'plein') plêhës plèbs 'foule' {*plëdh : TTXfjeoç
TrXnOôç; bibl. chez Walde- 591) eompar. plus -ris superl.
plUrimus plêrlque 'la plupart' manipulus 'poignée, etc.'
{*maniplos '*remplissant la main'; pour \a.t. pôpulus voy. auj.
Brngmann IF. XXVIII 3*77 : dor. ctTreXXa, \nt.p)ell6), vArl.lia
'plus, plures' com-alnaim 'je remplis' lin 'numerus, pars' gall.
Z^M)«/r 'entier' (: irXripo-), v. norr. eompar. fleire 'more' superl.
fiestr 'most' v. norr. folk ags. v. h. a. foie 'troupe, peuple', lit.
pilù pïlti 'verser, remplir' (v. ûax. plem^ 'tribu' < *pledmen- :
plodû 'fruit' selon Brugmaun Grdr. P 718. Il"'', 1, 236 et Von-
drâk Vgl. slav. Gr. I 279. 490). Curtius^ 277. 281. Fick P
82. 251 sq. 485 sqq. IP 41 sq. III^ 235. Persson Beitr. II 749.
Voy. s. V. ttXoûtgç.
hom. etc. tt î la tt p rm i (impér. TTijUTrpii Eur. Ion 527. 974; — ipf.
èîTi^TTpâç Eur. Ion 1293) et *TTprîeaj (ipf. èvéTTprieov I 589), fut.
Trpr'iauu, aor. è'Ttpriaa 'brûler, incendier; faire jaillir; souffler,
gonfler en soufflant'; irpribiOv, -ôvoçf. 'inflammation'; irprmaîvuj
'souffler avec violence' (Ar. Nuées 336); TTprmovâv 'faire rage*
(Hrnd. VI 8); TipT^àç, -àboç f. 'un thon (*fougueux)'; ion. att.
Tipriainp, -fjpoç m. 'ouragan accompagné d'éclairs et de la
— 785 —
foudre', adj. '(vent) qui souffle eu tempête' (Hsd.); Poû-TTpri(JTiç,
-iboç ou -euuç f. 'enfle-ba'uf (insecte;. l.-e.*pere- *perè- 'jaillir
(feu; — fluide visqueux); bouillir; mugir (vent), souffler'; cf.
V. slav. j}ara 'fumée, vapeur' russ. ^;)v//"suer, s'échauffer, s'en-
flammer' (J.Sclimidt Voc. II 271 ; v.pruss. /J6/*e Sapeur chaude'
est un emprunt i)ol.), m. b. a. vraclem vratem 'fumée, souffle'
v.suéd. fradha 'écume, fluide visqueux qui jaillit, bave', à
côté de quoi une base en -u- dans skr. f/-;;rw 'jaillir dans tous
les sens' prôthati 's'ébrouer (cheval), souffler bru3'amment'
apa prutJi 'enlever en soufflant' pra-pruth 'souffler dessus',
V. norr. frauâ froda 'écume, mousse' v. suéd. frodhu ags. â-
-frèopaii 'écumer'; ces bases sont en rapport avec i.-c.*sp{hjer-
*sp{h)erè- dans skr.^yjhurdfi gr. aTraipuj et cTTreipuj (voy. s.vv.)
etc.; voy. Persson Beitr. II 87.Ô n. '2. — Arm. ei-cun (aor. ei-açi)
'bouillonner, bouillir' (Scheftelowitz BB. 29, 33 sq.) est appa-
renté par Lidén Arm. St. 84 sq. à lat. errâre (i.-e. *er.s'«-).
hom. etc. irivaE, aKOç m. 'planche, ais; assiette (priin. en bois);
tablette; tableau, etc.' : skr. piiull-am 'bâton, massue', v. slav,
pÏDÏ 'tronc d arbre'. Fick I' 83. 482.
TTiv(v)ri et Trivvû (TTÎva gramm.) f. (voy. Solmsen Beitr. I 255)
'pinne marine', coquillage pourvu d'un byssus long et soyeux;
TTivviKÔv (s.-e. è'piov) 'byssus ou lin marin'. Mot prob. médit. —
Le rapport avec Ut. p'niti v. slav. pe.ti 'tresser' (Prellvvitz- 369)
est très douteux, ces mots remontant à un i.-e. *(s)pe)i-.
TTivoç m. 'crasse'. Voy. s. v. oianuLJTri p. G9.'î.
hom. poét. rr i V u T 6 ç 'sage, prudent'; hom. rrivuTn, doi'. lAntli.)
TTivuTotç (par haplologic pour *TTivuTo-TaT-ç. Brugmann Grdr.
I- 8()(). Il-, 1, 452) f. 'sagesse'; Tiivuaiç" aûvtaiç Ilésych.: tti-
vu.uéviiv (TuvÉTriv Hésych. A l'étym. qu'il proposait Grdr. Il'
1012 (*ttFi vu- : viirrioç < *vr|TTFio , vn-Trû-Tio-ç, skr. pumïii
'purifier, éclaircir'), Brugmann IF. XIX 213 sq. XXX 372.
Grdr. Il-, 2, 839 préfère l'hypothèse d'un m-, forme réduite
de éîTi (cf. TTi-éluj) + -vuto ç ajiparenté à v6[Floç 'esi)rit', cf.
fcTTi-voeîv 'penser à (jC.', et (?) à gort. vuvaiaai 'pouvoir'.
TTivu), éol. TTiûvLU, fut. (auc. subj.i Tciouai, aor. eniov impér. ttîGi
éol. TTLÙ9i, pf. TTfcTTUJKa uioy. TTeTTOLiai 'boire'; ttlôuq, -aroç n. et
TTÔiLia n. 'boisson, potion'; ttôtoç m. ttocJiç, -eiuç 1. 'actic>n de
r.o
— 786 —
boire, boisson'; TtoTiiaoç 'potable'; ttotiiç, -ou adj. 'grand buveur'
(superl. TTOTiaTaxoç Ar. Ois. 735 1; TTOirip, -ripoç m. ttotiîpiov
'coupe'; TTÎvov 'boisson fermentée'; mmCKVJ, fut. Tiiauj 'donner
à boire'; Triarpâ f, Vase à boire' : skr. jyàti 'boire' pâi/âijati
'donner à boire à qn.' panam 'boisson' p~dd-h 'bu; ayant bu',
alb. (G. Meyer Alb. Spr, 336) pi 'boire', lat. pôtus -fis 'boisson'
pôtus 'ayant bu' (= lit. ^«ia 'orgie'; cf. d'autres degrés cbez
skr.jjifd II gr. TTOTÔç) pô.çcrt 'breuvage aigre' pôculumi^'^pô-tlo-m
= û^Y.pàtram 'vase à boire') 'coupe' jpô^or 'buveur' ( : ûw.pâtar-
pâtc'ir-] un autre degré chez gr. oivottotiip TTOit'ipiov) pôtio 'ac-
tion de boire, boisson' (: gr. djUTTuuTiç 'reflux', voy. s. v. p. 56;
d'autres degrés chez skr. plti-h 'boisson' gr. irôaiç), v. irl. ol
'boisson, action de boire' {^potlo-m. Fick IP 46) m. irl. an 'vase
à boire' (Fick 1. cit. avec doute; autres rapports peu sûrs cliez
Stokes KZ. 41, 388), v. slav. piti 'boire' pivo 'boisson' poja 'je
donne à boire' (sur v.tchèq.^ja/?o,srivresse' voy. von der Osteu-
Sacken IF. XXII 314 bibl.), lit. pûta 'orgie' penas 'lait' {pycas
v. pruss. piwis peico 'bière' sont des emprunts slav.) v. pruss.
pofit 'boire'; cf. encore le prés. red. skr. pihati 'boire' = lat.
6/^0 (assim. de *plbo), v. irl. ibid 'buvez' v. gall. iben 'bibimus'
corn, ecaf 'bibo' bret. euaff, skr. 3. pi. pipaté, falisq. pipafô
'bibam'; i.-e. *po«- : *po[i]- : *pl^ (Scbulze KZ. 27, 420 sq.). Cur-
tius' 280. Fick P 84. 482, Frohde BB. 21, 191. Walde-^ 88sq.
Voy. s. V. TTÎap.
TTÎTTOÇ ou TriTTTTOÇ m. 'oisillon'; TTITTIJÛ, -OOÇ f. (aussi TTlTTa iriTTOÇ TTÎ-
TTpâ mss.) 'pic' (Tbonipson Greek birds 148); TrnT(Tr)iZ:uu 'piailler'
(Ar. Ois. 307), formations onomatopéiques par red., cf. skr.
pippcikù 'un ohenvC pijjjjtl'a-h '(prob.) un oiseau', \-Ai. plpilûre
p'i pire pi pare 'piauler', ail. mod. (b. 'a\\.) piepen 'piauler', lit.
pypti 'piauler, siffler' (emprunt ?) tcbèq. piptèti 'piauler' (Va-
niôek Lat. Spr.- 169. Fick I* 83 sq.); cf. encore arm. bïbem
'piauler' (Bugge KZ. 32, 31. Hiibscbmann Arm. Gr. 14291. alb.
bïbe 'dinde; jeune oiseau aquatique' (G.I^Ieyer Alb.Spr. 34sq.),
gr. TTÎqpiTS (Arstt.) TTicpaXXîç Hésycb. 'un oiseau' (Vanicek l.cit.).
TTiTTpdaKUJ, ion. -r\-, fut. Trepdau) att. irepû), aor. èîTepacra, pf. i\i-
TipâKa 'transporter pour vendre; pass. Ctre vendu'. Voy. s. vv.
TTëpvniui Ttepuj.
- 787 —
TrÎTTTUJ (pour "'ttÏ-tctuu d'après piTTTO)), fut. ion. Treaeo|nai (*neTeo|aai)
att. TTeaoû|uai, aor. eirecrov dor. lesb. eireTOv, })f. ■aéixTWKU ptc.
ép. TTÉTTTnuJç att. TTeTTTuûç, -lîJToç 'toiuber'; tragg. TriTvoi m/sens;
àiTTUjç, -ÛJTOÇ (Tiiid.j dor. cpigr. àTTTiiç (xan Herwerden Lex.
suppl.- s. V.) 'ne tombant pas, non cxpo.sé à choir'; néaoç (gén.
TTéaouç < *TreT.oç) n. 'cadavre'; tragg. Tréaima att. cpigr. ttc-
atJU|ua(vo3^Brug^lann-TllU^lb Gr.Gr.-* 1 18 n.l) 'chute'; TTTiJù|aan.
TTiOùaiç f. 'chute'; TTpoTreTtîç -eç 'qui tombe en avant; qui se
penche en avant; enclin; fougueux'; eùneTriç 'qui tombe bien,
heureux (dé); facile' : skr. prapat- 'se précipiter', alb. (G.Meyer
Alb. Spr. .333 sq.) pFrpjt'ta 'escarpe, à pic', \-A{.p(d6 'aller droit
sur ([C, chercher à atteindre' nnpetus 'clan, attarpie', ni. irl.
e.9s/m (*^e^.vô) 'je demande, je désire'; i.-e. '•7>e^ 'tomber', iden-
ticpie à *pet- 'voler'; voy. s. vv. TTÉTOiuai TTOiaïaôç.
Tricjoç m.'pois'(Aristoph.Tlicophr.). Origine obscure, prob. étran-
gère (thraco-phryg.?j; voy. Boisacq MISL. XVII 08. — Gr.Tiepi-
Tri(T)LiaTa pi. 'marc de raisin' TTTÎaai 'monder de l'orge' ('Curtius''
2T6. Brugmann Ber. d. sachs. G. d. W. 1899, p. 185j sont à
écarter. — hix\.p'isu}u 'pois' (et non jûsinn) est l'emprunt grec;
voy. Walde- s. v.
hom. TTÎaoç, seul. \)\. Tiicrea n. 'lieux humides, prairie'. Voy. s.v.
TrîbÙUD.
hom. etc. iriacra. att. TTÎTia f. 'poix' < *TTiKia : lut. pi.r, gén.^^/V/.s-
v. slav. jj/A7« picllil lit. ptkis 'poix' (v. h. a. peh 'poix' est em-
prunté). Curtius'' 164. Le mot est apparenté aux groupes TTÎap
et TTÎTUÇ.
TTKJTÔç 'fidèle'. Voy. s. v. ireOuj.
TTJauYTOç m. 'cordonnier' (Sapph.); ttictûytiov 'échoppe de cor-
donnier'; cf. TTe'aauuTTTOv aKuieîov Hésych., TreaffÙTTTii * (Tku-
T€Ùpia H. Étym. obscure. — Le rapport avec Kaaaduj 'resse-
meler'(Hoffmann Gr. D. II 245) est à écarter; sur Kacraûoi voy.
aiij. Ehrlich l'ntcrs. 53 (KaiTÙç < *KaTiuç *kntiu-s : irl. (uimi
gall. mod. ceiin 'corium, cutis, pellis' v. britt. C'unoccnni <
""•'kenf-no-f v. norr. //i«7i^/ 'nicndjrane' .s•A•//^7^ 'peau' '?). — La
présence d'un *ped- 'semelle' (: v. slav. podûsu'a 'semelle'.
Prellwitz^ 211) est problématique.
— 7h8 —
boni. etc. TTÎauvoç 'qui se confie à' < *7Ti(To-cruvo-ç, d'un *Tn(yo ç
'confiance' (: ireiGiu), qui s'est perdu + -auvo-, i.-e. '^-tuuo-.
Lagercrantz Z. gr. Lautgesch. 123. Brugmann Grdr. IP, 1, 284.
éol. iTiaupeç '4'. Voy. s. v. léaaapeç.
poét. TTiTvriiui ''étendre'. Voy. s. v. TTeTOVvû|ui,
tragg. TTÎTvuu 'tomber'. Voy. s. v. ttÎtttuj.
TTiTTaKiov 'feuille de tablette à écrire, billet, étiquette; emplâtre'
< att. TTiTTa, voy. s. v. Triacra.
tragg. TrÎTuXoç m. 'mouvement violent, gesticulation, spéc. coup
de rame; grêle de coups, choc d'épées; sanglots; bruit du vin
qu'on verse"; TriTuXeûuu 'se trémousser' (Ar. Guêp. 678); ttitu-
XiZiuj 'verser avec bruit (Hpc); battre l'air de ses mains', ttit-
< '^'jJet- '• lat. petulans 'emporté, insolent, lascif petulcus 'qui
frappe de ses cornes' (: Xai. ])etô), i.-e. '^pet- dans ■niTO\xa\ et
TTÎTTTUJ (Fick P 659. Curtius'' 712) ? Ou ttit- < *ttttit- *qidt-,
forme réduite de *quë[iyt-, cf. '^qm-t- dans TTdaauu lat. quafiô ?
TTiTîJpov ord. pi. 'son; dartre farineuse'; cf. TTriiea* TTitupaHésych.,
TrriTÎTar TTiTÙpivoi âpioi. AdKuuveç. ttit- et Trrii- pourraient repré-
senter deux degrés de i.-G.'^qiiè[i]-t-, cf. *quë[i]- dans Trfîv,*çw^-^
dans TTacrcJuu lat. quatiô; cf. Fick BB. 18, 137; voy. le préc. et
Tliumb KZ. 36, 180.
boni. etc. ttituç, -uoç f. 'pin'; dial, du Pamir pit 'pin', formes
bypocoristiques de composés comme skr. pitu-daru-h 'une sorte
de pin', propr. 'arbre {dâru : bôpu bpûç) à résine' < i.-e. ^'pïfu-
'résine, suc', lat. pituîta 'mucus, pituite' (Kretscbmer KZ. 31,
328); lat. plnus; -us et -ï 'pin' est ambigu {'^ptt[s]iw-s, resp.
*pif[!^]7ni-s d'après le tb. perdu *p/fîi-,'^, ou '^jjicsuo-s apparenté
à lat. plx 'poix'; bibl. cbez Walde'^ s. v.); alb. ^isf 'pin, bois
résineux, torcbe' est également ambigu, voy. G.Meyer Alb.Spr.
340. Alb. St. III 30; i.-e. *pUu- se rattacbe à ^pol- étudié s. vv.
TTÎap et TTivuj. — Skv. pitîi-h 'suc, nourriture' et son groupe re-
montent à un i.-e. *pâi-, voy. s. v. TraieiaGai.
TTicpaûcrKU) 'faire luire; faire voir'. Voy. s. v. qpàoç.
■■■"TTicppi-iiui inf. èa-TTiqppdvai, fut. -qppiîauu, aor. eiaqppnvar eîaâEai,
èveTKeîv Hésycb. : skr. hi-hhar-ti 'porter', 2. du. hi-hhr-fhak :
cpépuu. Brugmann IF. XII 153. Scbwyzer IF. XXIII 309.
bom. etc. ttîuuv, f. TTieipa, n. ttîov 'gras'. Voy. s. v. TTÎap.
- 789 —
TrXâfioç ^jui présente le liane, transversal; oblique', cf. tù
TTXâfia 'les côtés, les flancs' (Xén.); TrXafioûv, -àleiv 'placer de
côté'. Étym. indiquée s. v. TréXafoç. — Autre avis chez Sut-
terlin IF. XXIX 124.
TiXâboç n. 'humidité' (Hpc.); nXabapôç 'humide, aqueux; mou,
flasque; fade' (Hpc.); TiXabâv 'être humide, mou' (Hpc. Ap.Rh.):
\Qit. peldu peJdét 'nager' j)e]dét/s 'se baigner' p(ddil-'is 'flaque
{d'cRuY jjJedék.scIia 'qc. qui s'est répandu au dehors' pUdbidt
'se baigner' (i.-e. *peld- *pld-), puis lat. palus ûdis 'marais'
(Lidén Stud. 49), v.h.a. jiiozan 'couler', lit. plaudzu plausfi
'laver' pln^tuplndaii pJi'iHti'ï\oiiÇ:\'\ déborder' lett.^j/"^// 'inon-
dation, flux' phidét 'nager à la surface' etc., élargiss. par -d-
de i.-e. '^pel{e\- '''pelé- '^'peht- 'couler, nager' (Bezzenberger BB.
27, ITf). Persson Beitr. I 58. II 878 bibl. 892. 895), — ou,
moins prob., irXab- < *plnd-, i.-e. *plend- forme nasalisée, cf.
irl. leml 'liquamen' liud 'cervisia' lind linn 'eau, étang' etc.
(Bezzenberger chez Fick II* 248. Persson Beitr. II 878 n. 4).
• — Skr. Ididyati 'devenir humide' (Frôlide Blî. 8, 162. Char-
pentier KZ. 40, 437 sq.) est à écarter.
hom. etc. TT X d Z: uu (*7TXavzbuj *TrXa-fTiuj), fut. TrXâ-fEuj, aor. pass.
èTTXd-fXÔ'lv 'frapper (KaGùirepGev 'd'en haut' O 259), écarter du
droit chemin, faire errer cà et là; fig. dérouter; pass. s'égarer,
errer'; ép. poét. TiXa^KTÔç 'errant, instable; qui a l'esprit égaré'
(cf. TtXaYKTai TiéTpai ou TIXa^Kiaî — ZuiUTrXrifûibeç ou Kudveai
'les roches contre quoi tout se brise') : lat. plauifo, pf. planj-ï
'frapper avec bruit; se frapjjcr la poitrine (en signe de deuil);
])ass. être désolé' planctus -us m. 'action de frapper avec bruit
(partie, en signe de deuil)', ags. flacor' y o\ant (flèche/, cf. Fick
1* 485; pour les autres congénères voy. s. v. TrXqaauj.
TTXdôavov'plateau rond pour faire le pain ou la pâtisserie' (Tbéocr.
Nie.) : v.h.a. flado 'gâteau de sacrifice' m. h. a. vlade 'gâteau
large et mince', aussi m. h. a. rluoder'ïlct, IMeuronectesflesus';
i.-e, *ph)f{h)- */)/<Vi,//i- 'être plat'; voy. s. v. ttXûtoç.
tragg. TrXdGuj, aor. de forme pass., de sens intr. énXaGiiv 's'ap-
l)rocher' : rreXdGiu; voy. s. v. rreXaç.
att. irXaiaiov 'rectangle ou carré long' : lit. af-si-pla/tau "^je me
déploie, *je m'étale, je fais mes embarras, je me vante' (^Prell-
— 790 —
witz- 372); la R. est prob. une variante de celle contenue dans
gr. TrXaTÙç "large' et sou groupe; cf. une autre variante dans
lat. plautus 'large, plat, aux pieds plats' pélign. Plcmties, selon
Persson Beitr. II 878.
TiXaKepoç 'large'; etc. Voy. s. v. TxXàï.
att. TiXàvoç ni. nXàvri f. 'course errante'; TrXâvoç -ov adj. 'errant,
vagabond; qui égare (Théocr.)'; TiXavâv 'écarter du droit che-
min, égarer; raoy. errer sans but Y 321'; TrXâvriç, -iitoç m. f.
'errant (nXàvriTcç àaiépeç Xéu. Méni. IV 7, 5 'planètes', cf.
otTrXaveîç 'étoiles fixes')'. I.-e. "^peJâ- 'frapper'; voy. pour le
sens TrXâZ^u).
postboni. TrXdE, -kôç f. 'toute surface large et plate, plaine, sur-
face de la mer; plateau d'une montagne, plate-forme (dune
tour), dalle'; TrXaKcpoç 'large' (? Théocr. VII 18 vulg. W.M.;
uXoKepôç 'tressé' al.); uXàKivoç 'formé de plaques de marbre'
(Anth.); TTXttKÔeiç adj. 'plat', subst. TrXaKÔeiç (Anth.) et TTXaKoOç
(àpTOç. Ar. Ach. 1125) 'gâteau plat' (> lat. placenta)\ irXaKUJ-
hr\ç 'aplati; couvert de croûtes, rugueux'; TrXaKÎç f. 'lit de fleurs'
Hésych. : \^i. plancus Fest. 'qui a les pieds très plats' {pJanca
'ais, planche, madrier' Pall. est prob. un emprunt grec; voy.
Walde^ 588)^), v. irl. lecc (gaul. Hlcca, i.-e.*plq nà) 'dalle de
pierre' gall. llêcJi 'lapis, scandula, tabula saxea' (Stokes cité
par Zupitza Gutt. 130), lit. plasztal-à 'le plat de la main'
plâJcszczas'plsit' (voy. d'autre part Brugmann Grdr. IF, 1, 480.
Persson Beitr. II 561 n.) leit. p)h(l'f 'devenir plat' ^^7«A'« 'bouse
de vache' plâlans'])\at' (sur v.slav. pIosl-û'lni-gQ' voy. Meillet
Etudes 332 : ^pleths ko- : skr.pràthah zd fm&ô'largem', avec
qq contamination ?), v. h. a. fliioh m. h. a. vluo 'rocher escarpé'
(germ. '^flOyi- i.-e.'^plaq-) ags. stânes flôh 'gleba silicis' v.norr.
paga augl. fiag{-stone) 'carreau de brique glacée, dalle'; i.-e.
"^plûq- {*pelàq-) 'large, plat', à côté de quoi *pelâg- dans gr.
TTéXaYOç et son groupe, est un élargiss. de '^j^elâ- dans gr. Tré-
1) Aussi lat. ]}laceû 'plaire, être ag-réable; propr. être uni',
cf. placidus 'plat, uni, lisse (sens encore transparent dans les con-
structions avec aqua., amnis^ mare), tranquille, calme, paisible (cf.
ital. j)i<^i-iio : lat. plânus), clément' plâcâre 'aplanir {aequora, severi-
tatem frontis), adoucir, apaiser'. Walde^ 587. Persson Beitr. I 231.
— 7D1 -
Xavoç et son groupe; cf. aiKssi gr. TrXd^ai et att. TTXdvoç. Cur-
tiiis'^ 1G5. Fick P 486. IIF 250. Persson Beitr. I 228. 238
(: V. non-, flô [^jloho] lett. plnzi pi. 'couclie', i.-e. ^pJoq-}. 877.
-TrXûaioç. Voy. s, v. bmXâaioç p. 190.
postliom. TrXdcJauj (un gr. connu. *TTXa6 luj a été influencé par
les formes verbales en -aauj < -x-iuj comme Tapdaauj : rapaxri ;
voy.Brugiuann-TlunnbGr.Cir.'* 119rem.8),fut.àva-TTX(icC(Ju(Hpc.),
aor. ÊTrXaaa (TiXâacre llstl. Trav. 70), pf. moy. et pass. TiéTrXa-
(5\.w.\, aor. ])ass. èTrXdaOnv, adj. vcrh. TiXaaToç ""faronner, mo-
deler (terre, argile, cire); fig. feindre, simuler' : -TTXa9oç dans
att. KopoTiXàGoç m. 'modeleur de poupées' TTiiXoTrXdeoç m. 'po-
, tier' etc. (Lag-ercrautz Z. gr. Lautgesch. 68 sq. bibl.); de là
TTXdo"|Lia n. 'ouvrage modelé, figure', TrXàairiç, -ou m. 'modeleur',
è|a TTXdacTLU 'enduire', euTiXaaTÔv (Hpc.) è'uTrXaaipov (Diosc.) 'em-
plâtre'. — L'idée que prés. irXdaauu, en tant ([ue né de '•■TTXaK-iuj,
i.-e. */>/g-, est parent de skr. prc- prnâMi ptc. prlid-li 'mé-
langer' (cf. plutôt \ii{. prope < *proqu- et jit'ojciniu.s? Voy.
Walde-s. V.) et que TiXaG- des autres formes est dissim. de
*cpXae- < i.-e. ''''h/thjdh- : got. etc. hlandan 'mélanger' (Lager-
crant/, op. cit. 60 s<i(|.) ne convainc pas. Pour gr. TrXdGavov
voy. s. V.
ait. TrXd(JTiYE, -iffoç, ion. TrXiîaTrfï (Gal.j f. '(plateau de) ba-
lance; co(|uille d'huître; éclisse' appartient au groupe étudié
s. V. TTttXdimi p. 741; i.c. *^fV<î- 'large, plat'. — Sur le prétendu
TrXdarrfE 'fouet' chez Escb. Clio. 290 voy. Diudorf Lex. Aescli.
s. V.
nXcxTa f 1] f. Luv, -iJùvoç m. 'cli(iuette'; TiXataYeiv 'claquer' (Théocr.
Bion AntU.); TrXaTaTuiJViov 'feuille du pavot ou de l'anémone'
(cf. Théocr. XI 07). Onomatopée (cf. Tidiayoç p. 750), avec
influence du groupe TrXdiii TrXdioç.
TrXdni, dor. -a f. 'pale de la rame (aussi TrXdTiYî Hésycli.), d'où
poét. vaisseau', aussi 'omoplate' Poil., cf. uu|i07TXdTii f. ord. pi.
'.scapulae'; — att. TrXdiavoç m. 'platane' (arbre à rameaux éta-
lés) '); TrXaTaiLiujv, ûjvoç m, 'surface plane' (: skv. prathimàn-
m. 'largeur, extension'; : TrXdxoç.
1) Je doute ([ii'il faille voir avec Ostlinff Kt. Par. 1 194 àq<].
- 792 —
(dor.) TrXâTiç, -iboç f. '"épouse, (.'ompagne' (Ar. Ach. 132) : ueXct-
Tiiç neXàluj irXricrioç.
ion. att. TTXàTOç, -eoç -ouç n. nargenr' (pour *TTXéTOç d'après TrXa-
TÛç) = skr. pmthah zd fraDo (frai)ah-) 'largeur, exteusiou',
cf. gall. llèd 'largeur'; TiXaTÛç -eîa (ion. -éa) -v 'large' < i.-e.
*plt{h)eu- = skr. prthû-h zd par^êu- 'large', cf. lit. pJatùs (<
i.-e. *p]ôtu-) 'large', puis skr. ^jr^My/ f. 'la terre' ('*la large' :
gr. TTXdTam TTXaTÉiai), gân\. Letaria m.irl.Letha v.gall. JJtau
(> Llydaw) 'la Bretagne continentale' (fém. formé sur un niasc.
'^plt{h)d-uo s\ cf. Brugmann Grdr. IF, 1, 213), âgs-folde v.sax.
folda 'terre, sol' v. norr. /b/^? 'plaine, terre'; cf. aussi skr. /;)■«'-
fhati 'étenàrG" prâthatè 's'éteuûre', arm. (Hiibscliraanu Arm.
Gr. I 451. Brugmann Grdr. P 457. 462. 510. Pedersen KZ.
39, 388. K.Spr. 1 43) laf/n 'large' (i.-e.*j9/^), lat. planta 'plante
du pied', V. irl. lethaim 'j'étends, j'élargis' gall. Uedu bret. le-
daff 'étendre' gaul. Utano- irl. lethau gall. litan (> IJtjdan)
V. bret. litan (celt. Hit-ano-, i.-e. */J/^) 'large' v. irl. leithe {^ple-
tiâ) 'épaule', lit. pïantù plàsti 's'élargir' iszplesti 'prendre ses
aises, se carrer' w .^\2i\ . plesna {*pletsuà) 'plante du pied' pleste
(*pletiom) 'épaule, dos'; cf. enfin avec une autre dentale,
V. norr. fiatr v. h. a. flaz 'uni, plat' v. norr. ags. fiet v. sax. fietti
'sol' Y.h.a.fiazza 'paume de la main', irl. lat {^platn-. Stokes
IF. II 173) 'pied'; i.-e. *plet(h)- : *^?ft^ : *plët- : *pl6t- 'large,
plat'; voy. s. vv. TiXriacruj TrXaTri uXàiavoç TiXâBavov. Curtius''
278. Fick I-* 86. 259. 485. IP 246 sq. III* 251. Solmsen Beitr.
I 197 sq. Walde^ 589. Etc.
att. TrXaTUYiZiuj 'battre l'eau de ses ailes (oie; cf. Pbot. s. v.);
fig. faire du patbos'. Cf. l'art, TiXaTayn.
TiXaiûç 'salé, acre, dXjuupôç' (Ilrdt. Arstt.) : skr. patii-h 'âpre,
piquant, salé' dans tri-patu 'les trois matières salées', forme
moy.-ind. <'^pratu-*plafu', cf. skr. patati 'se fendre, crever'
et voy. s. V. anàXal. Fick P 149. Frobde BB. 3, 130. 5, 287.
Fortunatov BB. 6, 217. Persson Beitr. I 418.
TTXeidbeç (hom. TTXriïàbeç par ail. métr. Schulze Qu. ep. 174 sq.)
f. pi. 'les Pléiades' est une forme influencée par l'adj. TrXëoç
(bibl.) dans -oto-ç de ion. TTXaxâvicTTOç m. 'platane' (Hom. Hrdt.) et
de àKa[p]-aTO-ç 'érable' un ptc. *.S'tô-s de i.-e. *.sê- 'semer'.
— 793 —
ou plus vrais, par le vcrb. ttXéuu, et modifiée dans sa finale
d'après Tûbeç; ai TTeXeiâbeç (Alcni.), ai TteXeiai par influence
de TréXeiai 'colombes'; \.-e.*pIeuii-, cf. zd pao*ryaê'nijos ace.
pi. d'un th. Un\\.-in-{*paruiininl-) 'une constellation' pers. mod.
parv/n afghan pérrtwt! héloutchij^jrtwrrtr kurdcy^e/ro?/ 'les Pléi-
ades', \.c.*pelui-s, mots parents de lat.jt?M/fis 'poussière' (voy.
s. V. TiâXri). Bartholoniae IF. XXXI Sôsqq. ^bibl.) ').
hellénist.TTXeiujv,iJJvoç 111. 'durée dune année, année' (Hsd.Trav.
(317 est altéré) : TTi^TTXr|)m?
TrXéKUj 'tresser'; TrXéfiua, -aïoç n. -rrXéKOç, -ouç n. irXÔKavov 'ouvrage
tressé'; ttXokiî f. 'action de tresser; tissu; intrigue'; ttXôkoç ni.
TrXoKaMOç ni. ttXôx.uoç ni. ("•'ttXokO'iuoç) 'boucle de cheveux' : skr.
praçna-h 'ouvrage tressé, corbeille', VàX.plko «re 'plier, ployer'
(pour *2j/erô, abstrait des composés e.v- ini-plicô), v.slav.p/ef<x
(-^ < -A:^? ou analogique de meta : mesti etc.? ou < i.-e.
*pl-et- parallèle à *pl-ek- selon Meillet Études 180?), int pi est i
'tresser'; un élargiss. par ^ dans lat./;/ecfô x.norr.fétta v.h.a.
Pehtan 'tresser' got. dat. pi. jlahtOm 'TrXéYMacriv'; i.-e. ^'pJch-
est un élargiss. de '^pcJ- 'jilier' dans got. falpan gr. biTraXtoç
biTTXàaioç bmXooç (voy. s.vv. p. 190 bibl., et cf. encore irl. ait
'junctura, artus' selon Pcdcrsen K. Spr. I 01).
ion. att. TrXeoveKieîv 'avoir une plus grande part; être supé-
rieur; abs. être âpre au gain (Hrdt.)'; TtXeovéKTriç, -ou 'cupide;
arrogant; qui profite de ses avantages sur'; TrXeoveEiâ, ion.-ri f.
'avantage, supériorité; superflu; cupidité' < TrXéov + éKTÔç
'([u'on peut avoir' (: ëxuu)-
boni. etc. nXeûiaïuv, ovoç (TTveûjmuv jiar étyiii. jiop., cf. TTveuj
TTveûaai 'sonfflei-, respirer'; ni. 'pouuioiT : \à\. pulnm v. slav.
plttsfa pljusta 11. pi. lit. plaàcz/di m. pi. Ictt. planschi m. pi.
V. pruss. pîautl f. 'poumon' (Curtius'' 279 sq. Meillet Etudes
392); l'analyse de \at puImO est ambiguë, voy. Walde- 62.'i
(bibl.); Persson Heitr. II 892 voit auj. dans pulmô un *pelni0n- :
"^pleuniôn- = skr. xânna-li : v. norr. sfraiimr 'fleuve': i.-e.
'^pel{c')-*pelé- : "'■'pieu- 'couler, nager, etc.', l'organe étant '*cc-
1) l'i'ist Kultur, Ausl)r('itiing iind Hcrkuiift il. Indog. (1913)
p. 570 sq. ne rroit pus à l'orifrino indocnr. do ce groupi"; r.irgunien-
tation fait défaut.
— 794 —
lui qui flotte' (plus lég-er que l'eau). — Skr. Idinnan- ni.ii. 'le
poumon droit' (Fick F 31. 395) n'est pas clair, le 7t- faisant
difficulté {^pl—m- diss. en M— m-?).
hom. etc. TrXeupôv ord. pi. 'côté, flanc'; rcXeupd, ion. -l'i f. ord. pi.
'côte; côté, flanc'. Etyni. obscure. — L"l)yi)otlièse d'un i.-e.
*qUleuro- 'côté', attesté par v. norr. lilfjr ags. hléor (angl. leer)
'joue' (F. de Saussure Mém. 132. Bezzenberg-er BB. 16, 257.
Fick V 395, BB. 18, 136) est à écarter, les mots germ. remon-
tant à un germ. comm. ^yjeiiza-, i.-e. *kleMs', cf. zd sraoki-
V. slav. sluchû 'ouïe' (Zupitza Gutt. 54). — Un rapport avec
ttX6ij|uujv (Prellwitz^ 374 sq.) se justifie mal.
hom. etc. irXéuj, fut. TrXeiJC7o|uai TrXeuaoO|uai, aor. eîrXeuaa 'navi-
guer, voguer'; ion, ttXôoç, att, ttXoûç m. 'navigation'; ion. att.
ttXoîov 'navire' : û^w pJdvafë 'nager, naviguer' (sur ûw.plavatè
'sauter, chanceler, planer, voler' < prâvatê 'bondir, se hâter',
i.-e. ^preu-, voy. Osthoff Et. Par. I 337), lat. 2J^uit 'il pleut'
{pluô est abstrait de composés pour ^plovô = gr. ^irXéFuj),
v.slav. plovqpluti 'couler;, naviguer' lit, plduju plduti 'baigner',
V. h. a. flouicen fewan ir-flaicên 'baigner, laver', puis (i.-e,
■''pJeii-d-) v.norr. fJiâfa ags. fléotan v. h.a. fliozan 'couler', lit.
plaudzii lett. plan fcJm'jelnve'' \it. plilstu 23li(d((ît ptliisfrîlotter;
déborder'; voy. les art, ttXuvuj ttXuuuj TiXàboç ttoXùç ttXoûtoç etc.;
i.-e. *2^el€u- 'verser, couler' [skr, palvalam 'étang, marais', lat.
palû-d- 'marais', arm. Tieliim 'je verse') : *pele- (lit. pilii pUti
'verser' lett. pilét 'dégoutter'). Curtius-'' 279, Persson Wzerw.
131. Beitr, I 58, 289, 555. 749.
hom. ttXêujv -rrXeiuuv, TrXéov TtXeîov, éol. dor. ttX)Îluv (i.-e.*jj7é/6'o«-)
'plus nombreux', sert de compar. à ttoXuç; hom. pi. irXéeç (ace.
TiXéaç), crét. TrXieç < *pJèis-es {-is-, cf. lat. magis, étant la
forme réduite du suff de compar. -ios-) ; arc.TTAOZ 'plus' est am-
bigu; att. TrXeîv peut être modifié d'un *TTXeîç d'après la finale
de irXéov et ce *7tX€îç être issu d'un ^plêis (voy. Wackernagel
Verm. Beitr. 18 sqq.); uXeîuuv a pris sou ei de uXeiatoç ou de
l'antipodique lueioiv (i.-e. *mei- */wi- 'diminuer'), cf. Osthoff MU.
VI310sq. Giintert IF.XXVI143sq,; superhTrXeîaTOç <*^;/ë/s-
-to-s, cf. zd sâisfa- {ï.-e.'^qyiêisfo-) 'très réjouissant'. Cf. skr.
prâyah adv. 'la plupart du temps' -/Afràyah- 'plus nombreux',
— 7!)ô —
siibst. n. 'surplus, abondance' iiU\)Cv\.frr!ësta-(hn\ov{iù(m., v.irl.
lia i*2)lêis) 'i)lus' V. i^all. Jimis 'multitudo', v. norr. fleire flestr
(germ. */?rt/.v-) 'more, niost' (innovations d'après viei7'e mestr);
pour lat. p/ws -ris plûrintu.s voy. Waldc ^ s. v. fljibl.). Stolz Lat.
Gr.^ 232 (bibl.); i.-c. '^'pele-, voy. s. v. TriiuTTXriiai. lirui^niann
Grdr. Il-, 2, 554 sqq. Brugmann-Tliunib Gr.Gr> 247 (bil)l. et
critique des avis divergents).
att. TrXéoiç, lioni. TrXeîoç, ion. TrXeoç '"plein' < *pJè-io-.s = arm. //,
gén. /io// "plein' (Hiibscbniann Arni.Gr. 1452), cf.skr.;;râ//ë;?«
prayaçah '\)0\\x la i)lupart, ordinairement'; voy. s.v. TTiuTiXriui.
TiXriTil f- 'coup'. Voy. s.v. nXiiCTCfuj.
7tXii9oç n. 'foule', etc. Voy. s.v. iriiaTrXnMi.
TrXfma- TrXiîpuuiua Hésycli. IMiot.; cf. Bruginann Grdr. H-, 1,244.
att. TTXrmiaeXjîç '*qui est ou fait une fausse note, défectueux,
mauvais' (opp. è)Li)LieXriç); att. TTXii)a|aeXeîv 'commettre une faute
par négligence'; att. TrXimiaéXeia f. 'faute' < ttX/iv + MtXoç.
liom. ion. ttXj'ulivii f. 'moyeu', proj)i\ 'le i)lciii de la roue' : niu-
ttXiiui.
TrXtiiaupiç, -iboç f. TrXi'iuupa (--''juLipia) f. 'flux'. ttXii- est en rap-
l)()rt apopbonique avec ■•7>/ô- dans gr. ttXôiuu (voy. s.v.) got./Ze-
dna 'flux'; les anciens l'expliquaient ])ar ttXiiv, d'où la graphie
TrXriiup-; pour -pupiç pùpa voy. s. v. cp. pùpopai p. G52.
ion. att. ttXi'iv, dor. ttXcxv adv. et prép. 'excepté', anc. ace. fém.
sg. dun iiom-rac. *TTXâ-, cf. bom. epTrXiiv 'tout auprès de' TtXr)-
aiov TTeXa(; 'près' (voy. s. v. p. 760); a dû signifier 'à peu près',
d'où 'à côté' et 'en dehors de', cf. Tiapà 'à côté, le long de, en
dehors de'; ttXiiv tivoç (gén.-abl.) 'prope ab aliqua re'. Brug-
mann Grdr. IF, 2, 683. P.rugmann Thumb Gr. Gr.^ 294. 523.
600. 633 sq. 650.
TiXripriç 'plein'. Voy. s.v. TriiinXiipi.
boni. etc. TrXriffioç 'proche, voisin'; TiXriaîov, dor.TTX(XTiov(Tbcocr.)
adv. 'près, proche'. Voy. s. v. neXaç.
boni. etc. TrXî'iaaiu (^TrXaKiuj), att. ttXi'ittlu (^inf. pass.èKTrXtÎYVuaSai
Thuc.\ fut. ttXiîïiu. pf. TTeTiXiiX" TTeirXriYa, aor. pass. irXaYnvai
'frapper, blesser'; ttXîiyï'i, dor. ttXuyci (> \-Ai. pJaga) f. 'coup':
tragg. TrXfvfpa, -aïoç n. 'coup'; TrXfiKTpov 'objet pour l'rappor :
])leetre; ergot; pointe de lance; pagaie, etc.'; ttXtikttiç, -ou adj.
-- 796 —
'batailleur'; tiXiiktiZ^uj 'étonner, abasourdir' : \at. phingO, pf.
planxî 'frapper avec bruit; se frapper la poitrine (eu signe de
deuil); pass. être désolé' (voy. s. v. TrXà^uu) planctus -fis m.
'action de frapper avec bruit (partie, en signe de deuil)', got.
faifiokun 'èKOTTxovTo' v. h.a. fiuohhon (ptc. far-flîiohhan 'ma-
lignus') 'maudire' fJnoh 'malédiction, imprécation' (ags. flôctm
'battre des mains'; autres rapports très douteux chez Holtbausen
IF. XVII 295), lit. plahù plàJ:ti 'battre, fouetter' plôl-is 'coup
de werga'' ploJcas 'plancher' v.slav.^j/rtc^ [*plal'iq) plaliati'&e
frapper la poitrine, se plaindre' (Curtius-'' 277 sq. Fick P 486.
IIP 250. Zupitza Gutt. 214), m.irl. lên {^plalmo-)^ gén. leoin
'plainte, mélancolie' (Fick IP 237) lëssaim 'je bats violemment'
{*plang.sô. StokesIF. XXII336); voy. l'art. bmXaE p.l90; i.-e.
'''plâq- *plâg 'frapper', à côté de quoi -^plëq- '^plêg- dans lit.
plëkiu pîëJdi 'battre, bâtonner, clifitier corporellement' p>îégà
'coups de bâton', lat. plëcfô 'frapper, punir' (voy. Walde- s. v.
Persson Beitr. I 230 sq.); pour v.b.a. fleccho 'macula' (Fick P
486) voy. Franck-van Wijk EW. s. v. r/efc; i.-e. *29/ftg- 'frapper'
est prob., en tant qu" 'aplatir, écraser', un élargiss. de "^pelâ-
(voy. l'art. iréXavoç).
])ostliom. ion. att. ttXîvBgç f. (d'après TréTpâ. Brugmann Grdr.
IP, 2, 95) 'brique (ord. brique cuite)'; TrXivBeùuu 'mouler en
forme de briques; construire en briques'; irXivGeîov 'briqueterie'.
Selon Trautmann Germ. Lautges. 50 ttXIvBoç a remplacé un
*TTXivboç : ags. (cf. Lidén Stud. 18 sq. bibl.) fiint m. 'caillou,
pierre à feu", sens prim. 'éclat de pierre', i.-e. (Scbroder Zeit-
schr. f. dtscb. Phil. 37, 394 sqq.) *spli{n)d- 'fendre'. — Skr.
phula-li pinda-m 'masse ronde, boule, pelote, bouton, glèbe'
(Frobde BB. 10, 298 sq. Bartbolomae IF. III 172. 175) est à
écarter {<^*pdl-7ido- : gr. ttoXtoç m. selon Lidcu Stud. 87). —
lÀt. plijtà X^ii.pUte w.^\?iy. plinûta plita 'tuile' sont l'emprunt
grec. — L'hypothèse d'une origine non indo-eur. n'est pas
exclue.
hom. TTXiaaojuai 'écarter les jambes pour marcher, d'où : avoir
bonne allure (mules)' Z 318; posthom. bm-TrXicrauu 'écarter for-
tement les jambes'; èK-TTXicro"o)Liai 's'élargir (blessure. Hpc.)';
TrXixdç, -dboç f. 'entre-deux des cuisses'; irXiYiua, -aïoç n. irXiE f.
— 797 —
'pas'; à|Licpi-TT\iH adv. 'avec les jambes écartées' ''Sopli.j. Selon
Ostlioff xMU. VI 21 sq(i. (bil)I.) TrXicra'oiaai pourrait être un *-n\\cf-
aouai < *TTXiTX-io-|Liai < i.e. *pli}j(jh-iô = v. irl. l'ingim 'je
saute' uiui serait à séparer, contre R. Schniidt IF. I 48 sq., de
gr. èXacppôç got. le'ihts v. li.a. gi-linf/an); ■■pUhxjh-io serait né
d'un plus anc. *hlwgh-io, cf. le pf. v. irl. m. irl. lebledng v. irl.
fovru-lehlangtar gl. 'subsiluerunt' (Ze&/i-<*7^/e-6Z-), puis 3.sg.
subj. sigmat. lias 'prosiliat' {-la- < -ei-) v.irl. Uimm gall. Uam
corn, lam bret. lamia 'saut'. — Autre avis chez Pedersen K.
Spr. I 84 ( : skr. plëhatê 'aller, se mouvoir', irl. sliasat 'cuisse'
sli.ss gall. ystljjs \*spJif/h-sfu-] 'cAté', altern. i.-e. *.sy)- : *j)-).
ttXoîov 'navire'; ttXôoç -oOç ni. 'navigation'. Voy. s. v. nXéuu,
nXÔKaiaoç m. 'boucle de cheveux'; etc. Voy. s. v. TrXéKUJ.
boni. etc. ttXoûtoç ni. 'richesse'; tiXcûctioç, lac. ttXoùtioç EM.
'riche'; TrXouTeîv 'être riche' : gr.TToXûç 'nombreux', skr. yurù h
'nombreux, riche', etc.; ce groupe ne se sépare pas de la famille
de gr. TiXeuj Xixi.pJuô skr.plâcdtè 'nager, etc.' plut d -h 'nageant
dans ou sur, inondé, submergé, arrosé de', etc., i.-c. "^pt^h-u-
'verser, couler; abondance, plénitude' : ^peJê- (gr.TTiuTrXtiui lat.
plëiuis etc.); voy. Persson V\^/er\v. 2:îl. Heitr. I 202. II T4Ssq.
Brugmann Grdr. P 195. 11^ 1,27. llirt Abl. §530.
boni. etc. ttXùvuj (*ttXuv-iuj), fut. ttXûvûj, i)f. pass. TTéTrXu)aai, aor.
pass. èTrXùBnv 'laver'; ttXutôç 'lavé, nettoyé' (= skr. phitd-Ji
'nageant, submergé'); nXùaiç, -eiuç f. 'lessivage' { = skr. plufiJi
'débordement, inondation'); TrXùiaa, -aïoç n. (et TrXûaua mss.
Phot.) 'eau sale; infusion'; ttXuvôç m. 'auge pour laver'. I.-e.
*fj?«-, forme réduite de '^pleii-, voy. s. v. ttXéuj. — Pour arm.
Itianam, aor. luaçi, 'je lave' voy. Hiibschmanu Arm.Gr. 1454.
Pedersen KZ. :\S, 196. Schcftelowitz BB. 29, 19. 48.
ép. ion. ttXûjuj, aor.è'irXujv, ion. att.irXujiZLU 'naviguer' (hom.baKpu
TrXiOeiv 'fondre en larmes' t 122); ion. att. ttXuutôç 'flottant; (pli
nage; navigable'; att. ttXlùïihoç 'propre à la navigation' : got.
flôdus 'iTOTaïaôç' v. norr. /I6d ags. flikl v. h. a. /lot finot 'flot,
inondation, déluge' v. iwrv. /Jôa ags. //f>;r<n/ couler, nager", i.-e.
"^plu^u)-. alternant avec '-plciu}- dansgr. TTXîi!ai,|n)upa, voy. s.v.;
*pîê{u)- ct*pÎ0{u)- sont les degrés longs de'^ph'u- (TtXéuu) *phm-
— 798 -
(ttXôoç), voy. s. vv. — Pour lat. plôrô 'pleurer bruyamment'
voy. Wal(le2 593. Persson Beitr. II 805 n. 1.
TTvéuj (liom. TTveio) par ail. métr, Scliulze Qu. ep. 276), aor. inf.
TTveûcTai 'souffler; respirer'; TTV£0)ua, -atoç n. 'souffle, vent: ha-
leine'; TTVori, ion. cp. TTVOiri, dor. TTVOid (Pind.) nvod (Eur. Or.
145) f. 'souffle; haleine; son léger; exhalaison'. On en rap-
proche V. h. a. fnelian m. h. a. phnehen 'respirer, souffler
bruyamment, haleter' v. h. n. fnâhtente 'respirant bruyamment'
m. h. a. plinulit 'respiration bruyante'; le détail phonétique est
peu clair. Voy. le suiv. — Pour hom. etc. TreirvOcjeai et ttoi-
TTVÛuu voy. s. vv.
posthom. TTviTUJ, aor. pass. è-rrvÎYriv 'étrangler, étouffer, suffoquer
(trans.)'; ttviE, -îtôç f. TTVÎYiua n. ttvIt)liôç m. 'étouffemenl'; ttvî-
Yoç n. 'chaleur étouffante'; ttvïyiiPÔÇ 'étouffant, d'où : étroit,
resserré'; TTvïTeûç,-€uuç m.'étouffoir'. On en a rapproché le groupe
préc. et gall. ?2//c/î 'languor, tabès' nychdod 'phthisis' bret. »ec-'/i
'*suffocation; chagrin' (Fick IP 190sq. Henry Bret. 209), v.slav.
paciti .ç^'inflari', v.norr./*'îrt-'^<^''i*espirer bruyamment' ags.fncést
'haleine, souffle' v. h. a. fnaslcazzen 'haleter' v. norr. fntjsa 'ha-
leter' ags. fnéosan 'éternuer' (Fick BB. 7, 95. \Vb. P 483.
Bechtel BB. 10, 286. Bally MSL. XII 328); le détail phoné-
tique est peu clair; les mots gerni. semblent eu tout ou en
partie remonter à des R. i.-e. avec initiale *qn- et avoir été in-
fluencés par un groupe à initiale ^pn- ; voy. Zupitza Gutt. 8 sq.
Torp chez Fick III^ 244 sq. Falk-Torp EW. s. v. fmjse.
TTvûg, gén. TTuKVÔç (poster. TIvukôç par nivellement) f. 'Pnyx'.
lieu d'Athènes où se tenaient les assemblées cfu peuple; nom
prob. pi-éhell. — Le rapport avec ttukvôç 'dru, serré' ne me con-
vainc pas. — Sur la flexion voy. Brugmann MU. II 169. Grdr.
IP 301. Fick BB. 21, 278. Brugmann-Thumb Gr. Gr.^ 60 sq.
att. TTÔâ, ép. ion. TToir), dor. TToia f. 'herbe, gazon; verdure; été'
< *TroiFa = lit. peva 'prairie'. Schulze Qu. ep. 45 n. 2. Pers-
son BB. 19, 257. Wiedemann BB. 28, 41. 29, 315.
ion. att. TTobaTTÔç 'de quel pays?' < irob- i.-e. *ql'od- (pron. utr.)
+ -aTT0ç i.-e. ^-idqV'O-s; voy. s. v. àWob-aTTÔç p. 46 (bibl).
att. iTobo-KàK(K)r| f. 'entrave pour les pieds'. Voy. s. v. KaKaXa
gl. p. 394.
— Tî)9 —
TTÔGev 'd'où?' et autres dérivés du pron. interr. tto-, iiouv. ion.
KO-, p. ex. lioni. TTÔGi lioni. att. ttoû 'oùV, ttoî Vers oùV ^liom.
TTÔae 'vers où?' [ae < -Te| : goi. hap Jvad 'vers où?'», dor. ira
att. mî 'par où?', ttOùç 'comment?', noTe ttoîoç TTÔrepoç Tiôaoç
tt6(Jtoç (voy. s. vv.), gén. sg. liom. têo att. toû'tîvoç', crét.TÊÎov
TTOÎov llésycli. I.-e. th. '^qVo- *qUe-, *qva-, cf. skr. Ici h M 'qui?'
zd /lô, gén. gfitli. /.Y/%rt et cahi/â, îèm.kn, v. pers. Ay(.v[-c/î/J, —
arm. o 'qui?', indéf. o-IJi [o-mn) 'quiconque qui', voy. Pedersen
KZ. 39, 384 s(j({., — alb. Ixe {*(/Uo>n) '(|uem?': .<?/ 'comment',
peut être issu de ^'qVei, voy. Pedersen KZ.3<), 317, — lat. qu/
qiiô quod, qua\ osq. pui ond)r. poi etc., — irl. c'ia gall. inrij
'qui? quoi?' < Huel; *q>Jod (lat. quod gr. TTob- dans TTobaTTÔç,
voy. 6. V.) dans irl. cote 'quid est?'; irl. nech, gén. neich 'aliquis'
<i*ne-qVo-s ; irl. câ-di (gén. fàkh) v. ^&\\.pau-p 'quivis' < *A-wrt-
ou *TxUô-, — got. Iras 'qui?' gén. his v.h.a. hirefi 'de qui?', ntr.
got. Iva v.li.a. lucaz 'quoi?', f. got. ko, — lit. ÂY/^'qui?', f. Ixù,
v. pruss. Av/.s' m. la n., adv. lit. laï l(ù-p v. pruss. kaigi 'com-
ment ?' ; V. slav. kn-fo 'qui ?', gén. ce-so, ki/jt '(jui, ttoîoç ?', n. kojc,
f. l-fija] voy. s. V. xe. Curtius'' 4G6 sq. Brugmann Grdr. IF, 2,
348 sq.
7t69oç m. 'désir'. Voy. s. v. aor. inf. GecrcracrOai p. 342.
arg. plioc. locr. ttoi 'irpoTi, ttoti' ace. dat. gén.; épid. ttoiGêuév
delph. TToiTaaaoj -rroiKecpaXaiov TToiTpoTTioç (nom de mois) béot.
TTOibiKOç; le rapport avec lett. j)i 'près de' (Fick BB. 7, 94) est
douteux; bibl. des nombreux essais d'interprétation chez Brug-
niann Cirdr.II-,2,S4U. P>rugmnnn-Thuml)(;r.(îr.'* §;')].") sub lin.
TTOieîv, aor. arg. béot. èrTOiFiiae lac. arg. éTT0iFr|//e arg. TTOiFqcravç
'faire, fabri(|uer, exécuter, confectionner; créer, produire; agir,
être efficace; posthom. (depuis Hrdt.) composer un poème';
TToiiiiuan. 'ouvrage manuel(IIrdt'i; poème( Plat.)'; TToiricriç.-eujçf.
'confection (Hrdt.); att. œuvre poétique'; TTOiriT)îç,-oû m. 'auteur,
créateur, législateur (Plat.); artisan Xén. Plat.i: poète (depuis
Hsd. et Piud.)"; dénom. d'un *ttoi-F6-ç 'construisant, faisant', cf.
ùpTOTTOiôç m. 'boulanger' : skr. c'iuutt cii//<ifi 'disposer par cou-
ches, ranger; rassembler, entasser; assembler, construire' cdi/a h
'monceau' A«//a// '*masse > corps' VAlkdq- caye'ti ci)ira'ti 'choi-
sir' (avec fl 'séparer'), v. slav. cinu (vrais, th. eu -/;-) 'ordou-
— 800 —
nance, série, rang' ciniti 'ordonner, ranger, former' pet. russ.
Icojû Icojitij 'ourdir, machiner qc. de mal', cf. cpovov ttoiêiv et
voy. Berneker EW. 156 sq. 538; i.-e. *qlioi . Brugmann Ber.
d. sâchs. G. d. W. 1889, p. 36sqq. Jobansson IF. II 28. Ost-
hoff BB. 24, 119 (bibl). Hirt IF. XII 231 sq. Meringer IF.
XVII 155.
hora. etc. ttoikiXoç 'bigarré; brodé; couvert de ciselures; fig.
varié; changeant; artificieux'; TTOïKiXXuj ""broder; ciseler; rendre
divers ou varié' : skr. piçdti 'orner, parer; aussi : tailler (la
viande), bien découper' ^éç«/? n. et pèva-h m. 'forme, couleur,
etc.' pëcalâ-h 'orné' zd paèsa- m. paësah- n. 'ornement, parure'
V. pers. ni-piètanaly 'écrire', ags. fdh f'cij v. h. a. fêh 'bigarré'
got. filu-fàihs 'très bigairé, multiple' (cf. sUr.^jwM-j^éçrt/i 'multi-
forme'), V. slav. pïstvû (*pîs-ro-, voy. s. v. ttikpoç) 'bigarré' pï-
stragii 'truite'^?Vqjj«,s'«^i 'écrire' \\t. pësziù pëszti'mcis,t\', des-
siner, écrire' v. pruss. joe/i-a^' 'il écrit', puis ûu-. piçdidga-h'vow-
geâtre, brunâtre' jjiça-^ 'daim', lit.(Zupitza Gutt. \^^) païszas
'tache de suie' pëszà 'suie' et (Bezzenberger BB. 27, 176) Isz-
-pa'iszau 'adumbro, primas lineas duco', i.-e. *peiJi-, à côté de
quoi *peig- 'bigarrer, peindre, orner' dans $,kr. pifîjdra-h' d'un
jaune rougeâtre' pmgah pintgald-h 'brun rouge' p'wktë gramm.
'peindre', lat.j:}i?ir/ô 'peindre; brodera l'aiguille', gr.TTiYTa^oÇiii-
'un lézard' Hésych. iriYTav veôcraiov. 'Ajuepiaç. -fXauKÔvH., peut-
être aussi v.h.a. fînclio 'pinson' (Fick P 78. 472. 482. Franck-
van Wijk EW. 744); i.-e. ^pe'ik- paraît avoir eu le sens de
'tailler, entailler, inciser', voy. s. v. iriKpôç; le dessin incisé n'a
l)as nécessairement, chez les Indoeur., précédé la peinture,
comme le pensait Curtius^ 164 sq., mais les deux significations
sont plutôt fondées sur l'emploi de la R. pour désigner le ta-
touage (Hirt Indog. Il 723); il n'y a pas lieu de distinguer avec
Bezzenberger 1. cit. deux li. pour 'peindre; bigarré' et 'inciser,
piquer'; cf. aussi Walde^ 583 sq, ; '^peik- 'rayer' est peut-être
parallèle à */ye?/Â;-, voy. s. v. ncoKebavoç (Persson Wzerw. 191).
hora. etc. iroiiLiriv, -évoç m. 'berger' : \itp)ëmi7, géu. pëmeùs 'pas-
toureau' (: skr. pdî/ii-h 'gardien, protecteur', gr. ttuju 'trou-
peau', voy. s. v.); hom. etc. 7To(|uvri f., posthom. TToi|uviov 'trou-
peau'; hom. etc. iroijuaîvo) 'faire paître; nourrir, élever; intr.
- 801 —
être pâtre'; TTOi|udvujp 'pasteur d'hommes' fEseb. Pers. 241) est
formé sur TTOi)nfiv àvbpOùv, cf. hom. TTOi|Lir)v Xâujv (Brugmaun
Grdr. 11^ 1, 100).
lioni. etc. TTOivri f. 'expiation, rançon, chAtinient' (d'où l'emprunt
lat. poena) ^ zd l'aena- 'punition, représailles, vengeance',
V. slav. cèna 'Ti|uri, honneur, i)rix', i.-e. *qUoina Vengeance, pu-
nition > prix fixé pour l'expiation du méfait > prix en géné-
ral, valeur > honneur', cf. lit. Jxaitié Valeur, prix' pun-lainu
'à demi-prix'; i.-e. ^qUei- dans skr. ctujatè Venger, punir', gr.
TÎvuu Tijurî (voy. s. vv.) ; sont douteux : irl. cin, gén. cmad{*qinat-)
'dette' cain 'emenda i. c. dainni reparatio' (*r/o/?î2-), v. pruss. er-
-l-lnlnt 'affranchir' ( Fick H' .")8j; cf. Fick I' 'MQ. Berneker
EW. 124 (bibl.). 469. — liom. etc. cÎTroiva n. pi. 'rançon, ex-
l)iation, rémunération' < *âTT0 rroiva /Prellwitz BB. 23, 251),
cf . àîTÔTiaiç f. 'paiement en retour'; aTTOivâv 'exiger une rançon',
àTTOivô-biKoç 'qui venge justement' (Eur.); hom. poét. vrinoivoç
'impuni; non vengé; ])rivé de'.
TTOÎoç '(|ualis' got. haiira 'comme' vrais, de '■''(/l^ôino- < *ql'o-()iuo-
'de (|U('llc sorte', cf. skr. f/w?'-f^tv/- 'de mauvaise sorte, méchant',
Toîoç (iXXoîoç ô)aoîoç, lat. -iros dans festîvos 'qui a la nature
d'un f'estum, agréable, aimable, charmant', lit. per-eivù pér-
-cirix 'vagabond', skr. èva-li 'marche, manière d'agir, mœurs',
v. b.a. èica 'loi, mariage', i.-e. *ei- 'aller'. Schulze LE. 435
n.3. Brugmann IF. XVII 369sqq. Grdr. \\\ 1, 79. 207.—
Autre avis chez Ehrlich Unters. 77 ittoîoç < *t/>ioiios = lat.
quojiix cNJiis).
TTOiTTvuuu, aor. èTTOÎTTvuaa 's'empresser, être diligent, actif (Hom.);
trans. prendre un soin diligent de', formation intensive avec
red., cf. zd t7/ê-c7^'?-f«- nom d'un lac, litt. '*d'un bhuu* qui scin-
tille' (Bartholomae IF. IV Anz. 13); voy. s. v. neKvOaGai.
p(»stli()iii. TTOiqpùcTaai 'souf!'lcr avec force; être essoufflé; trans.
goiil'Icr ))ar s(»n souffle; effrayer (Sophr. p. liV.) K.V, formation
intensive avec red.. voy. s. v. qpOaa.
liom. etc. TTÔKOç m. 'toison: l'Ioron de laine'. \'(»y. s. v. rréKO).
TTÔXeiLioç m. 'condjat (Ilom.j; guerre (att.)'. Voy. s. v. TieXeuiZuj;
pour TTToX- -^ '^piiol' (y Jacobsohn KZ. 42, 2(54 sqq.) voy. s. v.
TTÔXlÇ.
— 802 —
TToXiôç 'gris'. Voy. s. v. ttéXiivôç.
TTÔXiç, gén. ion. dor. -loç att. -euuç f., poét. cypr. tttôXiç (tliess.
àpxiTToXiapxevToç gén. sg., oi xToXiapxoi GDI. 1330) 'ville; cité,
état, démocvatie' (pour la flexion voy. Brugraann-Thumb Gr.
Gr.* passimj; dim. TToXixvri, -xviov; ép. nToXieGpov 'place forte';
TToXÎTriç, -ou, dor. TToXidrâç ion. -riTr|ç m. 'citoyen'; gort. èKç àX-
XoTToXiâç 'de l'étranger'; dor. TToXidoxoç (Pind.) lac. noXiâxoç
ép. TToXirjoxoç (Ap. Rb.; th. TToXm-) 'ttoXioOxoç, qui protège la
ville' : skr.^rh- f. {pûr-stipûr-am pur-à, i.-e. *pî- *pll-) pûra-m
puri-h 'bourg, forteresse' (Curtius^ 281), Wi.pïlis lett^Hs 'ci-
tadelle' (Fick BB. 5, 167 sq. Wb. P 82, qui rattacbe à tort
Tr(T)6Xiç en tant que *qVolis à gr. iréXoiuai lat. colô inquillmis)\
on conjecture un rapport avec TTuXri f. 'porte' (voy. s. v,). Jacob-
sobn KZ. 42, 264 sqq. (bibl.), spéc. 273, pose un i.-e.*puoli-s
> gr. comni. *7tFoXiç, qui aurait évolué en *Tr^oXiç > tttôXiç
d'une part, et se serait dissim. d'autre part en ttôXiç (ttF : X >
TT : X); la question reste ouverte.
TTÔXoç m. 'pivot'. Voy. s. v. TTe'Xojuai.
ttoXtoç m. 'bouillie'. Voy. s. v. ttoiXti II.
TToXuç TToXXri TToXû 'nombrcux' : skr. purû-Ji zd po"ru- v. pers.
paru- 'nombreux' (< i.-e. *pllu-), lit. ^nlus 'plein, ricbe' (Les-
kien Bild. ini Lit. 248), v. irl. Ml got. filu v. norr. fiol- (en
compos.) ags. fêla {feala feola feolu) v. b. a. filu filo 'nom-
breux' (< i.-e*2jelu-); voy. s.v. TTi|UTrXri|ui; on suppose que ttoXô
fut tout d'abord subst.; quand il fut devenu adj. et complété
par les formes ttoXuç ttoXûv (cf. luéya : luéyaç juéYav), on lui ad-
joignit TToXXô- TToXXd- pour parfaire le paradigme (cf. jueTaXo-) ;
ttoXli < i.-e. ^polu = ags. feala, ou est modifié de *TraXu =
akr. puni d'après ttoXXô-; pi. ttoXXoî < *TroXio- *TroXFio- créé
sur le fém. *'rToXFiâ < i.-e. ^plum- : skr. f. pûrvi 'multa'; cf.
Brugmann Grdr. P 272. IP, 1, 177. 214. — L'avis de Thur-
neysen IF. XXI 176 (ttoXXo- < *t:oXuXo- par baplologie) est à
écarter, cf. Brugmann-Tbumb Gr.Gr.' 53 n.2. — Pour le com-
par. TrXéuuv TrXeiuuv voy. s. v. ^).
1) Hom. iTou\u- par ail. métrique; voy. Schulze Qu. ep. -144 sqq.
— Ion. att. TTouAviTTOuç, dor. ttuûXuttoç (ou ttuiXûttoç. Epicli. 61. 124 K.;
aussi ion. Sémonid. fr. 29), TroA.ÙTTOuç depuis Arstt., ttûjXuhj (Diphil.
- 808 —
TToXcpôç 111. ord. pi. 'sorte de nouilles' (Aristoph.); TToXqpo-qpâKri f.
'plat de nouilles et de lentilles' Poil. VII 61. Fick I' 480 rap-
pelle TrXecpîç" cfricTajuiç Hésycli. (?). — hoX. pulpa 'chair des
animaux, des fruits', lui-niOnie d'origine obscure, est à écarter;
voy. Walde^ s. v.
TTO)UTnî f. 'envoi, etc.' Voy. s. v. TréjUTToi.
TTOiuqpôXuH, -uYOç f. 'bulle d'eau' (Hpc. Plat. Arstt.). Persson
Beitr. I 58. II 879 suppose une base bheleiigV hhohugU, d'où
(P + Z) *hhoIug- dans 7T0|u cpôXuY-, (Z + P) *bhleugl'- dans lat.
*-flovO fluô 'couler', (Z+Z) *bhlug- dans gr. oivô-qpXuE 'ivre de
vin' lat. confliigPs pi. 'confluent' pf. flii.ri, cf. gr. cpXuKTÎç qpXuK-
Taiva f. 'pustule' qpXùZluu -Huj 'sourdre'. Voy. s. v. qpXéip.
TTOiaqpôç m. 'bulle'. Voy. s. v. TrëucpiE.
TTovoç m. 'peine'. Voy. s. v. irévoiuai.
hom. poét. (rare en prose att.) ttôvtoç m. 'haute mer', cf. hom.
uYpà KéXeu9a, pind. ttovtou KéXeuGoi; ttôvtioç 'maritime'; ttov-
Txliu 'plonger qc. dans la mer'; ttoitoç m. i^pnto-s) 'chemin
battu'; TTaTeîv 'fouler aux pieds' : skr. pdiithfih face, xéd.pân-
tham, instr. ^^.pdthà \)\.pathihhih) 'sentier, clieniin' pathna f.
'chemin' pdthi/a-h 'profitable', litt. 'approprié à la route' pâ-
thah n. 'lieu, place' (: m. irl. aitt ait 'lieu, place' en tant que
'■^pùthni- selon Pedersen K.Spr. I 161j 7Â pauta pal)- (instr.
sg.paf^a) y.i[>eYS. paâiin ace. 'sentier, chemin' (pour la flexion
des mots aryens voy. Bezzenberger KZ. 42, 384), arm. Mm
'gué, chemin' (*ponf-. Hubsehmann Arm.Gr. I 468 sq.), lat.
po7is -tis 'pont' (ancien th. en -o- = ttôvtoç? Voy. Walde- 598),
v. slav. pqtî V. pruss. pintis 'chemin' (Curtius ''' 270) ; \.-e*pei)t{h)-
'venir, aller', attesté aussi par v. irl. co»-(5frr^'assequuntur', got.
finpan v. uorr. /inmt v. h. a. (indan 'trouver' (cf. pour le sens
lat. in-venlre) v. h. a. f'eud{e)o 'piéton' fitnden 'se hâter'; pour
gr. àTrdxn voy. s. v. p. 67 et auj. Fick KZ. 41, 199.
att. TTOTravov {*qiJO(/yinw-iii) 'galette'. Voy. s. v. ttéttiuv.
Siphn. chez Ath. VIII. 'i56e) m. 'poulpe' semble modifié par voie d'étym.
pop. d'après tto\ùç et ttoûç; cf. Schuize op. cit. 446 n. 7. — Arm. i/olor
'beaucoup de' Ç^poloni- selon Bugge KZ. 32, 22. Meiliet MSL. VIII
280 n. 2) est ambio-u; voy Hiibschmann IF. X Anz. 48. Pedersen
KZ. 38, 209. 39, 371 [*i-/iolov : holoc "mouvement circulaire'?).
- 804 —
hom. iJu TTOTTOi 'oh! ab!'. Voy. s. v. TraTtaî.
TTOîTTTÛZiuj 'faire claquer la langue' (TroTTiruabév inf. Tbéoer. V 7,
TroTTTTuXidabu) Théocr. V 89 'siffler'). Onomatopée.
hom. etc. aor. TTopeîv ''*faire que qe parvienne à qn ou qq part,
procurer, fournir'; pass. pf. 3. sg. ép. TréTrpujTai 'il est donné (à
qn) par le sort', ptc. nenpwixévoç 'marqué par le destin'; Trôpoç
m. 'passage; etc.'. Voy. s. v. Treiptu.
hom. etc. nopGeîv 'saccager'. Voy. s. v. irépGiu.
hom. etc. îTop6|u6ç C^-dhmo-) m. 'trajet par eau; lieu où l'on
passe l'eau, détroit'; hom. etc. TTopG)Lieijç, -éujç m. 'nocher, ba-
telier'; TTop9|U€Îov, ion. -riïov 'détroit (Hrdt.); barque (Hrdt.
Xén.); prix du passage (Call., pi. Luc); etc.'. Voy. s.v. ireipuj.
hom. poét. TTÔpiç, -loç f. 'jeune génisse, fig. jeune fille'; hom. poét.
TTÔpTiç,-ioç f. 'jeune génisse; fig. jeune fille; m. fig.jeune garçon
(Esch.)'; hom. TiôpTaE, dat. -aKi f. 'génisse' P 4 : %k\'. pï-fJiuka-h
'enfant, veau, petit d'animal', arm. (Htibsebmann Arm. Gr.
1 483) orth, gén. ortlui 'veau', gall. (Fick IP 40) erthyJ "ani-
mal né avant terme', v.h.a. far far ro ags. fearr v. norr. farre
'(jeune) taureau' (germ. ^farzan-) m. h. a. verse 'génisse' (Cur-
tius'^ 282. Fick P 476. 480. IIP 235), v. slav. zapriitûkû 'œuf
nain' tchèq. spratek Veau né avant terme' pet.-russ. ri/portoJc
'avortement' (Bezzeuberger chez Fick IP I. cit.)^); le groupe
se rattache à la R. de lat. pariô 'enfanter', lit. periii 'je couve'
pèras 'couvée des abeilles'; des rapports sémantiques tels que
lat. ferô : ail. geharen 'enfanter', ail. tragen 'porter' : friichtig
'enceinte' font supposer que *per- 'enfanter' est identique à
*per- 'apporter, produire, donner en partage à' dans gr. aor.
TTopeîv (voy. s. v.), hom. pf. TréTrpuuTai (i.-e.*pf-) 'il est mar-
qué par le destin', lat. jjars -fis ii.-e.*pf-ti-) 'i^sirt" portiô 'por-
tion', irl. raiiu gall. rhann bret. mod. rann 'partie' (Fick IP
227. Henry Bret. 230. Pedersen K. Spr. I 52, lequel pose i.-e.
]) Sikr. prthîika-li est écarté par Brugmaun Ber. d. sachs. G.
d.W. 1906, p. 173; on ne peut pourtant le séparer de Hrm. orth, gén.
orthu] tous deux ont i.-e. -th-, qui est un phonème rare; la coïn-
cidence a son i^rix; — got. frasfs 'vnîanV est ambigai (voy. les ten-
tatives chez Feist EW. 87 sq.).
— 805 —
*pf.snci), skr. (Hirt Abl. § 235) pûrtd-in 'salaire'; cf. Curtius,
Fickll. ce, Walde2 562.
hom. TTÔpKTiç, -ou 'goupille' fixant le fer de la lance au bois
Z320. 0 495. Wiedeniann BB. 28, 17 sqq. cherche à grouper
sous un i.-e. *perk- 'enclore' skr. pdrçu-h 'cdte\ couteau re-
courbé, faucille' zd pdr^su- 'côte, côté' ossète fars 'côté, con-
trée, endroit', gr. TTÔpKriç, lat compescô 'refréner' {^'comparc-
-.s'cô; l'a fait difficulté; voy.Walde^ s. v.), ^oi. fairkus'moiïdt'
(sens prim. '*corps, enveloppe' ?) v. norr. fiqr ags. feorh v. h. a.
ferah 'vie' (admis par Torp chez Fick III* 234; le groupe germ.
n'a pas d'étym. sûre selon FeistEW. 74), v. slav. yjrrt.vi 'arfieoç'
prûstû \it.2)iPs2ta.s 'doigt' (voy. Meillet Etudes 302).
att.TTopKoç m. 'nasse de pêcheur', A été rattaché au préc. ; Wiede-
niann Bl>. 28, 17 n. l'en détache pour le rapprocher à tort
de lat. Parca '*la Fileuse' ( : KXuuôuû), mais l'arca i^'parica :
\?it. pariô) est prim. 'la déesse de la naissance', cf. Walde-
561 (bibl.).
TTÔpvr) f. 'meretrix'; TTÔpvoç m, 'débauché'; TTopveûuj 'faire métier
de pro8titué(e)'; etc. : hom. poét. Trépviiim 'exporter et vendre',
v. irl. rewm {*[p]rinami) 'je vends'; voy. sur ce mot F. de
Saussure Mél.Nicole511 n.2. Meillet Dial.indo-eur.68. Pcrsson
Beitr. II 687 sq.
TTÔpTiri f. 'agrafe' (Hom.Eur.); TTopTiâv 'agrafer' (Esch.); TrôpTTâE,
-âKoç m. 'poignée de bouclier; partie du frontal d'un chevaP :
TTCipUJ.
TTÔpauj (Pind.) > att. TTÔppuj 'en avant (avec idée de lieu ou de
temps); loin; tard' = lat. /jorro 'en avant; désormais; puis' pré-
nest porôd-^ se rattache à i.-e. ^per-, voy. s. v. irpô (Curtius''
283 sq.; l'idée d'un lat. *porerô, bibl. chez Osthotl" Et. Par. I
44, n'est pas préférable). — Hom. poét. TTopcrùviu, fut. -ôvuj 'pré-
parer; accomplir; honorer'; Tropaaivuu 'iirocurer; prendre soin
de; honorer'.
TrôpxaE, TTÔpiiç f. 'génisse'. Voy. s. v. nôpiç.
posthom. TT0pq)ijpâ, ion. n f. 'lo jiourpre (coquillage. Arstt.); la
l)<nir))re (Esch.; chez Hom. qpoïviE)'; hom. Tropqpûpeoç adj. de
couleur, épithète de cpàpoç x^ctîva bÎTrXaE piVfea TàntiTeç acpaîpa
aî|Lia, mais aussi de Kv^ia ciXç vecpéXii Gâvaioç. On a rattaché le
— 806 —
mot à hom. TTopqpôpuj 'se soulever en bouillonnaut' (voy. le suiv.);
l'idée (le mouvement rapide des flots s'identifierait à celle de
l'éclat, du scintillement, du chatoiement de la couleur (bibl.
chez Curtius'' 303), ce qui ne convainc guère; une origine sém.
est probable, bien qu'ignorée (cf. Schrader RL. 644; une hy-
pothèse très douteuse chez Lewy Fremdvv. 128), et le mot au
surplus a pu être influencé dans sa forme par TTopqpupuu; sur la
pourpre voy. Saglio IV, 1, 769 sqq. (bibl.).
TT o p qp û p uj (*-(pùpiuu) 'se soulever en bouillonnant (mer tempé-
tueuse H 16); être agité, inquiet (cœur b 427 etc.); trans. rouler
dans son esprit, méditer (Q. Sra. Ap. Rh.); moy. briller (mer.
Anth.); posthom. (par influence du sens de TTopqpûpâ) s'empour-
prer (Théocr. V 124)' : slw. jâr-bhurlti "se démener, tressaillir,
trembler', avec red, intensif (Curtius'' 303. Brugmann Grdr.
IP 847. Windisch Ber. d. sâchs. Ges. d. W. 1891, p. 198 sq.
Berneker EW. 103. Persson Beitr. II 785 n. 3); v. s. v. cpùpuu.
arc. cypr. tt o ç 'dor. ttoti, att. irpôç' < i.-e. *pos = lit. pas 'près
de', lat. ombr. osq.pos-^ 'après' {*pos-fi d'après ante àvTi. Ost-
hotï' Perf. 531). Kretschmer Glotta I 55.
TTÔcrGri f. 'membre viril' (Aristoph.). Voy. s. v. ttéoç. — Le rap-
port avec lat. coda (cauda) 'queue' (Havet MSL. V 444. Thnr-
neysen KZ. 28, 157) est à écarter.
TTÔdiç, -loç m. 'époux' < i.-e. *pôti-s = skr. pdti-h 'maître, pos-
sesseur, époux' zd paHis m/sens lat. potis 'qui peut, puissant',
cf. XïiX.hospes -pitis 'hôte'' {<.*hosti-potis), got. brûp-faps: (-fapi^
<^i.-e.*2)ôti-s)'îiRncé^hu7ida-faps''c,entimoi\',\\tpaffspàts'éY>ou's.^
vësz-pat{i)s 'maître souverain', alb. (G. Meyer Alb. Spr. 324) pata
pcdse 'j'avais'; voy. s. vv. irÔTvm beanÔTriç. Curtius^ 282 sq. —
Arm. hay, pi. haijJch 'Arménien' (cf. Brugmann Grdr. P 153.
513. 649) est à écarter; voy. Uhlenbeck Ai. Spr. 154.
TTÔaiç, -euuç f. 'boisson'. Voy. s. v. ttivuu.
lesb. TToaaoç (hom. Tioacrfiiuap 'en combien de jours?' Q 657),
att. TTÔcJoç (ion. KÔaoç Hrdt.) 'quantus'?' <*ttotio-, par passage
de i.-e. *qV'oti dans la flexion des th. en -o-; cf. skr. Jidti lat.
quoi 'combien'?' < i.-e. *qUoti, zd ëciHi [*qUeti) bret. jjet 'com-
bien?' (< celt. '^Jcueti- ou *kueto-. Fick IP 61. Henry Bret.
221), th. pron. i.-e. ^qUo- (voy. s. v. rrôGev), cf. hom. ôcrcroç ôaoç
— 807 —
p. 723. — Hom. att. TTÔaioç 'en quel nombre V' < *TToa;ajoaTOç;
l'accent d'après ttôctoç fcf. tto\Xo(Tt6ç ôXrfoaToç xî^ioatôç).
Brugmann Class. Phil. II 208 sq. Grdr. IF, 2, 63.
TTOTaivioç 'récent, nouveau, frais; extraordinaire' iPind. Baccliyi.
tragg-.) mot dorien (?) selon Eust. et Pliot. 'TrpôcTqpaToç'; Zona-
ras cite un adv. TToraivi. Etym. obscure. — Avis très douteux
chez Prellvvit/2 381, erroné chez Fick BB. 3, 162. Wb. P 479.
hom. att. TTOTaiaoç, lesb. TTÔiaiaoç m. 'fleuve, rivière', sens prim.
'eau qui se précipite', cf. gr. èiTTâiuriv, skr. fut. patisydti pf.
{véd.)p((j)tiina inf. pdtitum i^io,. patitdh etc., zd tata- (*ptûfa-)
'■toml)ant (eau de pluie)', ï.-c.*pet(ï- 'se mouvoir rapidement, se
précii)iter, voler, tomber', à côté de quoi i.-e. *pef- *pete- dans
^kx: pàt-man- gr. TTéioinai (èTTxôiariv) Ttrepàv TTTépuE, voy. s.vv.
Fick V 473. Persson Beitr. II 654. 686 '). — L avis dEhrlich
KZ. 40, 359 n. ( : TToTeibcxFuuv ttôvtoç, i.-e. *qU-) est à écarter.
hom. poét. TTOTctcrGai TTOieicrBai 'voler, voltiger'. Voy. s. v. ttc-
Toiaai.
TTOxe (dor. TTOKa avec un autre suff.j 'quand?'; TTOiè, lesb. irÔTa,
ion. (Hrdt.) KOiè 'quelquefois, une fois par hasard, un jour;
autrefois, jadis', i.-e. ih. '^qUo- (voy. s. v. ttôGêv); cf. Brugmann
Grdr. IF, 2, 732. 734. Brugmann-Tliumb Gr.Gr.'» 297. 556. —
TTOTè après des interrogatifs et -Trie dans hom. li-TiTe en dif-
fèrent; TTOTè : lit. put 'précisément' (tèn-pàt 'précisément là'
prë-pàt vandens 'tout près de Teau'; -tttê : peut-être lat. miJii-
•pte sîiâ-pte etc., si ce lat. -pte n'est pas le produit d'une syn-
cope (voy. Walde- 620): cf. Kretschmer KZ. 31, 365. Brug-
mann-ThumbGr.Gr.4 629.
hom. att. TTorepoç, ion. (Hrdt.) Koiepoç 'leciucl des deux', forma-
tion comparative avec suff. i.-e.*-^'/„/'o- du th. pron. ■''ql'o- {\oy.
s. V. 7TÔ6ev) : skr. katard-h zd kafani- 'lequel des deux', osq.
pi'itereipid loc. sg. 'in utrocpie' ombr. podruhpei adv. 'utro-
que' (pour lat. uter, qui est ambigu, voy. Brugmann Grdr. IF,
2, 350 bibl. Walde- S63), got. Iviipar v. norr. hudrr ags. hicœ-
per (v. h. a. Jncedar) 'lequel des deux', lit. knfn'itt 'lequel des
1) Pers-son op. fit. 686 sqq. critique la théorie F. de Saussiure-
Meillet de la oliute de i.-e. -3- après une syll. à vocalisme o.
— 808 —
deux' V. slav. kotoril Jcoferû 'lequel'; le superl. dans skr.kata-
màh 'lequel entre plusieurs'.
dor. béot. hom. ttotI 'irpôç' : zd ijaHî v. i>ers. pafiy Vers, près
de; loin de, hors de'; voy. Brugraann KVG. § 612. Grdr. II-,
2, 790. Brugmann-Thumb Gr.Gr.'' §515 (bibl.).
hom. poét. TTOTiuoç m. 'sort fatal, mort; poster, sort, destinée':
TTÎTTTiu, cf. lat. câsus : cadô.
hom. etc. TrÔTvm (i.-e. -id), -âç f. 'maîtresse, souveraine' = skr.
pdtnl zd paênî- m /sens : gr. Tioaiç = skr. pdti-h 'maître', cf.
V. lit. weschpatni {vëszpatni) 'maîtresse souveraine'; TiÔTvâ
seul. nom. et voc. sg. (e 215. v 391. u 61. Hymn. à Dèm. 118)
vaut TTOTVia; voy. Brugmann-Thumb Gr. Gr.* 259 (bibl.).
Ttoùç, gén. TTobôç m. 'pied; — écoute'; le nom. sg. prim. est con-
servé dans dor. ttuuç Hésych.; le rapport avec nom. sg. ttoç (cf.
lac. TTÔp' 7T0ÙÇ H.) et att. ttoûç n'est pas éclairci; voy. Brug-
mann Ber. d. sàchs. G. d. W. 1897, p. 188 sqq. (ttouç : 71056? =
aidç : (JTdvTOç = Oeiç : 6évT0ç = bouc : bôvToç etc.), Sommer
Gr. Lautst. 16 sq. (ttoûç devrait son ou à oûç 'oreille'; non con-
vaincant), Jacobsohn D. Lit.-Ztg. 190G, col. 671, Ehrlich KZ,
39, 560 (ttoûç : TToacri = *xnP • Xep<?î); fTob- est le degré fléchi
de i.-e. *ped-, voy. s. vv. Trebà néh^ TTébiXov Trébov néla TTeloç
Tiribôv è'TTi-pb-ai; cî. skr. pdf, a,cc. pddam, gén.paddh 7ApâÔajn
pathyas [-ca) tokh. A pe, arm. (Htibschmann Arm. Gr. I 482)
pi. otkli (nom. sg. otn, gén. otin), lat. pês, gén. pedis 'pied'
(ombr. du-purs-us 'bipedibus', i.-e ^pôd-), got. fôftis v. norr.
fôtr ags. fôt (nom. pi. fét v. norr. fétr < germ. *fot-iz) v. h. a.
fiioz 'pied' (v.norr. fet 'pas') ; got. th. fôtu- est abstrait de l'ace.
sg.fôfu {<.i.-G.*p6dm), du dat. pi. fôhim {^pôdmmis), de l'ace.
^\. fôtuns {*pôd7is)\ i.-e. ^ped- '^pôd-, sg. nom. *pëfs ^pôfs, gén.
*pedés *podés, ace. *pédm *podm; l'essentiel chez Curtius"^
245 sq. Fick P 79. 250. 474. IP 28. IIP 225 sq. Brugmann
Grdr. IP, 1, 131. De là dim. TTobiCKOç m. TTobîov -àpiov; tto-
beîov TTÔbeiov 'grosse bande de toile pour les pieds, lat. pedaley:,
TTobeoJv, -mvoç m. 'patte tenant à une peau de bête' (Théocr.);
TTobÔTiiç, -TiiTOç f. 'qualité d'un être muni de pieds' (Arstt.); tto-
buuTÔç 'tendu au moyen d'écoutes' (Lycophr.) ; Ttôbujjua n. 'plan-
cher'; TTobmîoç 'long ou large d'un pied'; TTobiZiu) 'assujettir les
— 809 —
pieds avec des entraves' (Xén.); ct-TTOuç, -TToboç 'dépourvu de
pieds'; Tpi-TTOuç, hom. Tpmoç X 164 'qui a trois pieds; subst.
m. trépied'; crKiianouç (*crKi)iTro-7rouç) m. Mit de repos'; hom.
KpaTaÎTTOuç pind. Kaprai- gort. KapxaiTTOç i^senti comme ntr. à
côté de TTUJç nom. msc.j, voy. p. 51(J n. 1 ; èfLiTTÔbioç 'qui en-
trave', voy. s. V. p. 248; etc.
TTpà)uoç m. n'est qu'une leçon douteuse, quoique ])hon. admis-
sible (= got. f'ruma lit. pirmas 'premier', i.-e. '^'prmo-s), chez
Ar. Thesm. 50 pour Trp6|uoç; voy. s. v.
dor. TTpdv 'avant-hier'. V^oy. s. v. att. irpuOriv.
TTpâoç (*TTpâiFo-ç) irpâov, pi. Tipâoi TTpdouç irpûa, et npôûç (ion.
TTpnuç, gr. connu. *TTpâiu-ç) Trpaeîa irpaO 'doux', eompar. Trpâo-
repoç superl. irpâÔTatoç; att. irpotÔTriç, -ttitoç f. 'douceur'; irpâ-
uvuj, ion. TTpTiuvuj (0) 'adoucir, apaiser; apprivoiser'; TTpeu)aevi'-|ç,
-oOç 'bienveillant' (Esch. Eur. ; ionisme < *7Tpriu-)aevriç : i^évoç) :
skr. prêmàn- {*prdl-) 'amour, faveur' pr'mâti 'réjouir' priyà-
yâtë 'se lier d'amitié avec qn.' { = got.frij6n a.gH. fréon 'aimer',
v.slav.^ry'rtfrprovidere, curare') j;r/^r/-^ 'contenté, aimé, cher'
(= V. norr. fridr 'joli, beau') zd fr/mi'fi 'aimer, louer', v. irl.
(Fick 11^ 233) riar 'volonté, désir', got. frijônds ags. fri'ond
V. h. a. f'rhint 'ami', v. slav. prijatelû 'ami' prijasm 'amour';
'\.-Q.*pra'i- : *prai- : *prî- 'aimer, ménager'. Curtius ' 283. Brug-
mann Grdr. P 173. 499. IP, 1, 224. 397. Osthoff Archiv f. ReU-
gionsvviss. VII 412.
hom. poét. TTpaTTiç, -iboç f. ord. pi. 'diaphnigme; esprit, cœur,
âme; intelligence' < i.-e. *qiJrp- : ags. n/id/irif v. fris, niidref
'diaphragme' (Ilavet MSL. VI 18, Wiedemaun BB. 28, 5; doute
de Brugmann IF. XXVIII 363) v.h.a. (//Y/v/'ventre, bas-ventre,
matrice' ags. /i?*//" 'matrice; intérieur du corps; estomac' (germ.
'^yj'efaz'^'yrefiz-, \.e.*q(li)repes-; doute de Torp chez Fick III'
1U3), skr. instr. l'rpâ 'forme, beauté' zd ace. kàhrp-am 'forme,
corps' m. pers. Tx-arp 'corps', lat. corpus -oris 'corps' (< i.-e.
*q'Jrp-es-: voy. Walde- s. v.; jiour gr. KÔauoç [Brugmann IF.
XXVIII 358 sqq.] voy. p. 501 et n. 1), m. irl. ov 'corps' (< i.-e.
*q'Jrpe.^-- selon Stokes chez Fick II' 97 et KZ. ;î6, 275?), peut-
être arm. ororain 'ventre; matrice; vein' {<i.-e.*qi'rop-)i-h,
cf. Lidén Arm. St. 22 sq.); i.-e. *qUrep- {^querep-) semble un
— «10 —
élargiss. de i.e. *qUer- 'former' dans skr. karôti krnôti zd
kdr^naoHi 'faire' skr. karman- 'action, acte', lit. kuriù kùrti
'bâtir' V. pruss. kûra 3. sg. prêt, 'il construisit' v. slav. ki'ûcî
'faber'etc, peut-être v.slav. crévo (^qUeruo-) 'ventre, entrailles'
(autre avis chez Berneker EW. 150 sq.) v. pruss. kèrmens 'corps'
(voy.Trautmann Apr. Sprd. 356 bibl.). — Gr.iTpéTTU) 'se faire re-
marquer, etc.' (Fick P 30. Brug-mann-Thumb Gr. Gr.* 133) est
à écarter; voy. s. v. — V. slav. krasa 'beauté' (Fick 1, cit.) est
apparenté vrais, ailleurs; voy. Berneker EW. 607 sq. — V. irl.
criith 'forme' gall. pryd 'apparence, forme' (< i.-e. ^qUr-tu-s)
n'appartiennent pas au groupe; voy.Osthoff Archiv f.Religions-
wiss. VIII 63 sqq. (bibl.) et s. v. xépaç.
îTpdcTov 'poireau'; *Txàpaov dans le nom de montagne TTappâaiov
(Brugmann Grdr. P 744) = hàt.porrum 'poireau', i.-e. *prs-o-m
(Curtius^ 433, Walde^ 601 bibl.); le -cr- intervocalique a été
rétabli d'après le doublet *TTàpaov.
hom. etc. TTpdaauu, att. réc. TrpdxTuj, ion. TrprjCTffuu (gort. irpâb-
be99ai "npàTjeaQax'), fut. irpdEuj, pf. Tré-rrpâxa iréTrpâYa (celui-ci
analogique de TiâY- etc. Osthoff Perf. 294) 'aller à travers, par-
courir (d\a KéXeuGov ôbov); achever, exécuter, accomplir, faire'
< *TTpâ-K0-, cf. delph. TipâKoç 'mis à l'amende' : Trépa Ttepâv.
L. Meyer KZ. 22, 61 sqq. De là TipâHiç, -euuç f. 'action'; delph.
TTpàKTiiuoç 'mis à l'amende'; TipâYlua n. 'affaire'; etc.
7T p é |u V o V 'souche' = v. irl. crann gall. prenn 'souche d'arbre'
bret. mod. prenn 'bois en œuvre', i.-e. *quremno-m. Stokes
chez Brugmann Grdr. I- 375 sq. 589. — Le rapport avec gr.
Kpdvoç {*qrno-s) 'cornouiller' (Bezzenberger chez Fick IP 63.
Henry Bret. 227) est erroné.
hom. etc. TTpéTTuu 'se faire remarquer, se distinguer; avoir l'air
de; avoir qq rapport avec, convenir à', impers. TipÉTrei 'il con-
vient'; -TTpeTTriç 'excellens' dans dpi- bia- êk- eu- |ueTa-TTpeTrr|ç :
y.h. 'd. fuï'hen 'nettoyer, balayer', propr. 'faire tomber sous les
yeux, donner une apparence' (> ï\. fourbir) m. h. a. vu7'be 'pu-
rification; étoile filante' (Holthausen KZ.28,284), arm. eretcim
'je deviens visible, j'apparais, je me montre' erewak 'forme,
image, signe' ères (ord. pi, ereskh}'ïsice, visage' ij^pi'eps-. Meillet
MSL. VII 165. Pedersen KZ. 39, 363. K. Spr. 1 93), v.irl. richt
— Hll —
' ï orme' gaW.rhif/t ""inanière, apparence; enibi yon'(i.-e.*^;/7jfî<-.v.
OsthoffIF. VlII42sq(i. Et. Par. 1234). — hat corpu.i 'corps'
est à écarter; voy, s. v. TipaTriç. — L'avis de Bréal REtg:r.
XXI (1908), p. llSsqq. est à écarter.
TTpécrpuç adj. seul. ni. Vieux, âgé fsubst. 'vieillard'); respectable,
précieux, cher', subst. seul. pi. oi irpécipeiç (th. ^--TrpeaPnF- dans
TTpeaPneç Hsd. Boncl. 245 Gottl., dat. TTpeapeOcTi Lvcophr. 1056,
tliess. gén. irpea^eiouv, du. Trpecrpfi Aristoj)h. Fr. 495 D.) ""les an-
ciens, d'où : les chefs; envoyés, députés, amliassadeurs'; superl.
poét. irpéapKJTOç; honi. -npio^à f. 'vénérable'; ép. poét. Tipéa-
peipa m/sens (fém. d'un th. en uen- Trpe'apujv < *TTpe(JT-'wuJV,
auj. attesté à Chios; cf. TTi[F]uuv : TTi[F]eipa et voy. Friinkel IF.
XXVIII 249); TTpecrpeiâ f. 'ancienneté, droit d'aînesse; — dé-
putation, ambassade'; Trpeapeîov, ion. -iVt'ov 'privilège (de 1 âgej,
marque d'honneur 0 289, legs à un fils aîné'; npecrpeûuj intr.
'être plus âgé; être plus respectable', trans. 'respecter': — intr.
'être député', trans. 'négocier comme député'; irpea^euTiiç, -ou
ni. (rare au pi., oùl'on emploie ord. Tipécrpeiç^ 'député''); irped-
pÙTiiç, -ou m. 'irpécrpuç'; Tipécr^oç, -ouç n. 'objet de respect'
(Esch.); Kaià Tipéa^iv 'par droit d'ancienneté'. -{3- semble issu
de -gl'u- dans Trpëapû th. *TTpecrpiiF- irpëcrpicTTOç, tandis qu'il y
a eu délabialisation du groupe -g'Ju- dans erét. *TTpeafuç >
TrpeiYuç^); cf. skr. ptirô- gava- h 'qui marche devant, guide',
prim. 'taureau conducteur (d'un attelage de bœufs)'; *7Tpea- :
irâpoç = skr. jmràli 'devant', cf. v.h.a. frisf 'délai' (<*p)-ef!-
-stha 'être en perspective'. Brugmann IF. XIII 164 bibl. ;
*-g%iëu- : *gVôu- dans poûç = skr. gàû-h; crét. TrpeaTeuTâç etc.
béot. TrpiaYeieç ion. etc. irpëa^uç sont dus à des nivellements;
cf. Bez/.enberger liB, 4,;345. Ostholf IF. XIX 227 sqq. Blooni-
1) [Frâiikel Nom. ay. II G4 sqq.]
2) Formes dialectales : béot. irpiOTeieç (^irpeiOflCs) 1^1 , thess.
irpeiopeiâç gén. sg. (avec i secondaire devant z + cons.). crét. conipar.
TTpeiTiuv (avec y •I'U lieu de Z d'après irpeiTuç ot superl. irpeifiaTOs)
■iTpe0Ye<JTâç irpCYTeuxâç (YY < ^Y) nperfeuTâç (.irpeiOYeuxâç et TrpiiY"3To;,
celui-ci attesté aussi à Cos, sont de valeur douteuse), arg. irpeaYeâv
'irpcopeiav' ; voy. entre autres Kieckers Die lok. Verschiedeiih. im
Dial. Kretas p. 39. Brause Lautl. der Uret. Dial. Vu. IT.Tsriq. Ehr-
lich Z. idg-. Sprachgesch. 16 sq.
— 812 —
field Am. J. of Ph. 29, 78 sqq. Brugmann-Thurab Gr.Gr.'^ 51.
150. 246. etc. Ehrlich Unters. 134 sq.
TrpiTYopuuv, -uJvoç m. 'jabot des oiseaux' (Aristoph.) < upô -f-
aYeipuu, litt. 'lieu d'accumulation avant (la digestion)', <ey/Qa
TTpoaOpoiZleTai r\ rpocpri» Poil. II 204; cf. Solmsen Rh.M.ôS, 153.
*îTpri9uj (ipf. èvéTTpri6ov I 589) 'brûler'; etc. Voy. s. v. iriiuTrpriMi.
ion. TTpiTvriç -éç, att. Tipâvriç (Xén.; TTprjvfiç depuis Arstt.) 'qui
penche en avant'; TTpnviZ^uj 'se précipiter' (sur irpâvôç Hésycb.
voy. Solmsen Stud. 97). Contient irpô 'en avant', mais le dé-
tail est peu clair; le rapport (Fick P 142) n'est pas immédiat
avec skr. prarandh 'penché, en pente rapide' et lat. promis
'penché en aYanV {^jyrôd-no-s on*prô-no-s ou^proue nos; voy.
Walde'^ 616). — On ne peut grouper le mot avec àTiriviiç irpo-
(JTivriç (Solmsen 1. cit.), si ceux-ci sont apparentés à got. aiists
'faveur' (voy. p. 69); or un th. nominal *dvo- *rïvo- 'visage' : skr.
*dna-h (cf. ânanam'honche, visage'), qui serait commun à ces
trois mots, n'est pas possible en grec, ânanam contenant la
voy. gunée de âniti 'respirer' (: gr. àvefioç). — L'hypothèse
d'un *TTpâ-vo- tiré d'un adv. *TTpâ : Trpuû-ïoç (Persson Stud. et.
10) est en l'air; celle d'un suff. -vr|ç : R. nés dans gr. véo|Liai
vaio|uai etc. (Flensburg Stud. I 46 sqq.) ne l'est pas moins. —
Autre avis encore chez Lambert Etude sur le dial. éol. (1903)
p. 63.
ép. TTpîiuuv, -ôjvoç (-ôvoç Nie), TTpeuuv, -ôvoç (Anth.), hom. att.
TTpwv, gén. TTpûiVoç, dat. TrpiîJvi m., pi. hom. irpuOcveç 'montagne,
cap, promontoire'. Se rattache à irpô 'en avant', mais le détail
est obscur; skr. pravanàm 'versant, penchant, gouffre' (Prell-
witz^ 387) n'est pas un parent immédiat. — Un avis chez
Lambert Etude sur le dial. éol. 63 (*TrpiTa-FuJv, cf. TipiViov irpô-
Tepov Hésych.).
TTpiâTTOç, ion. TTpiriTTOç m. 'Priape', dieu des jardins et de la
fécondité. Osthotï' Archiv f. Religionswiss. VII 412 sqq. (bibl.
et critique des avis antérieurs) suppose un TTpi-[A]âTro ç '^celui
qui a par devant un *âTTO-ç'; -npi- < i.-e. *7jn 'devant' (voy. s. v.
TTpiv), *d7T0-ç 'pénis' : lat. sôpiô 'pénis' prôsâpia ié.s'progenies',
skr. sâpa-h 'peuis' sâjxii/anf- 'futuens'; conjectural. — Je croi-
rais tout autant à une origine asianique.
— 813 —
hom. att. TrpiaaGai 'acheter' < i.-e.'^qi'ri- : skr. R. kray kriuiifi
'acheter' pers. iiiod. (Horn Npers. Et. § 482) yaridan 'acheter',
v.riiss. krînuti /Lremtf/ 'acheter' v.lit. krieno 'pretiuin pro spon-
sis' lett. krinis 'cadeau à la fiancée' (Bezzenberg:er BB. 12, 78
bibl.), V. irl. crenim 'j'achète' crtthkl 'eiuax' ^^all. prt/nu corn.
prenne et perna bret.mod./jre/m 'acheter' (eelt.*A:M/7-w«-. Fick
P 30. II' 60 sq. Henry Bret. 227).
Trpiv (TTpîv, honi. aussi Trpivj adv. 'auparavant', prcp. avec le géu.
'avant' (d'après TTpô et depuis Pind.i, conj. 'avant que' a pu
prendre son -v de rantipodi(iue vû-v vO-v, à moins que ce -v ne
soit un suff. adverbial commun aux deux mots; irpi- est l'indo-
eur. *pri 'avant, devant', cf. pclign. pritroine 'en avant, plus
loin, protinus' pristafalacirix 'antistita' *prl- dans lit. pi'n-
'devant, près' en compos. ( prf/hut'iH 'partie antérieure de la
maison, vestibule', etc.), cf. lit. pri-, préverbe 'vers, près de,
etc.' {pri-hëgu 'je fuis vers'; v. slav. pri 'près de' est ambigu
[= \it. prë lat.^rae ou = lit. pry- lat. prl-]). Osthotï" Archiv f.
Relig'ionswiss. VII 416 sq. fbibl.i. Crét. Trpeiv locr. cppiv sont
peu clairs. Sur les emplois de npiv voy. Brugmann-Tliunib Gr.
Gr.4 496. 523. 598 sq. 634. 678.
TTpîvoç f. 'chtMie vert, yeuse; houx' (Ilsd. Aristo|»h. Théo])hr.);
Tipivivoç 'd'yeuse'; irpivinbiiç 'dur ou fort comme l'yeuse'. Etym.
obscure. — Le rapport avec Trpiiu 'scier' ne se justifie pas. —
V.irl. crann 'arbre' (Pedersen K.Spr. I 44, qui suppose un i.-e.
*qyrs)io-, et dans le grec un pi- conditionné par .s- subséquent,
d'a])rès la théorie improbable de 'riiurneyscn KZ. 3U, 351 sqq.)
remonte en fait à un *qi'remno- = gr. Tipeiavov, voy. s v.; sur
Va voy. Tliuriioyscn lldb. d. Air. 147; v.pruss. Avr.swrt/? v.slav.
crûnd skr. krsnâ-h 'noir' sont à écarter (< i.-e. '^qrs-uo : lit.
kérszafi 'taché de blanc et de noir' kirszlf/s suéd. norv, Iian'
[germ. *ynrzi(-] 'thymalle (poisson)'); lat. quernus 'de chêne'
ne se sépare pas de qucrciis {*perql'u-si.
ion. att. TTptuj 'scier; faire grincer'; ion. att. Trpiuuv. -ovoç m. 'scie';
irpîaiiia, -aroç n. 'sciure de bois; prisme': rrpicTTriç. -ou m. 'scie
(poisson. Arstt.j': alb. /<;•/.<• 'corrompre, briser, détruire' (i. Meyer
Alb. .Spr 353; le sens premier de TTpi[a]Lu aurait été 'mettre en
pièces'); cf. ensuite Tieipiu Trepctiu -lû Trepévri et '\.e.*perêi- {Voy.
— 814 -
S. V. TTeîpa), entendu ici dans son sens matériel (Persson Beitr.
II 738).
TT p ô 'devant, avant' ; att. îrpuj-TTépucyi "deux, ans auparavant' -^i.-e.
'^pro *prô 'en avant' dans skr. jjm- [prâ-pra : gr. npo-irpô 'tou-
jours eu avant') zd fvâfra- frâ- v. pers. fra- \?i\.. prô- prô- prô
osq.pru- pru omhr. pro pru- -per (< *-2)r *-pr6) irl. ro- gall.
ry- g-aul. ro- got. fra- v. li. a. fir- ail. mod. ver- lit. pra- prô-
\.&\?(,v. pro- pra- russ. ^ro; voy. s. v. irepi sub fin. Curtius-''
283 sq. Brugmann Grdr. IP, 2, 873 sqq. (bibl.). Brugmann-
Thurab Gr, Gr.* § 514. Voy. s. vv. TipÔKa TTpô|uoç irpÔTepoç etc.
att. TT p 6 a p 0 V 'cratère de bois' (Pampbile chez Ath. XI 4U.5 a)
< TTpô + àpuuu.
boni. etc. TipépaTOV ord. pi., dat. hétérocl. irpôpaai '*ce qui
marche en avant (-n-popaivei), bétail; att. brebis, moutons; fig.
débonnaire' ^).
TrpopocTKiç, -iboç f. '*moyen de fournir la nourriture (Trpo +
pôaKU)), trompe (d'éléphant; de mouche. Arstt.); pi. les deux
longs tentacules de la seiche'.
irpoiE, gén. -rrpoiKoç f. (Arcad. ; irpoîE TtpoÎKOç Hdn.; ion. irpoil
EM.) 'don, présent'; att. ace. irpoÎKa (cf. biupeàv) 'en présent,
c.-à-d. gratuitement'; Trpoïacroiaai 'demander un don, mendier'
(Arehil.); hom. TipoÏKiriç, -ou m. 'mendiant' < Trpô + R» siq 'ten-
dre la main'; voy. s. vv. ïkuj iKéiriç.
TTpOKa 'aussitôt' (Hrdt.), nom. pi. pétrifié d'un adj.*7TpoKO-ç, i.-e.
*pro-qo- 'dirigé en avant', cf. lat. reciprocus prim. 'dirigé en
arrière et en avant' (< *re-co- + *pro-co-) procerës, gén. v.lat.
procum 'les premiers citoyens; têtes de poutres faisant saillie'
(voy. Walde^ 613 sq.), v. slav. prokû v. russ. proëî 'qui reste'.
Osthoft" IF. VIII 42 sqq. (bibl.). Solmsen KZ. 35, 472 sq.
TTpo^rl0rlç -éç 'qui s'inquiète d'avance (Soph.); prévoyant (Thuc.)';
7Tpo)uri6eia, dor. -â-, ion. -iri f. 'prévoyance; prévenance'; TTpo-
)iir|6e\jç, -éujç; 'ETTi)uri6euç, -éuuç; TTpojuriBeûç, dor. -â-, -éuuç 'pré-
voyant, prudent' (Esch. Suppl. 700). Un *|ufi9oç, dor. nâGoç n.
'souci', '\.-Q.*ma-dli-os me semble présenter vis-à-vis de |uev9j'ipri
1) [Dat. irpôpaai indique qu'il s'ag-it d'un th. upo-Pa-T-; le pi.
irpôpaTO TrpopÔTUjv était ambigu; le sg\ TipôpaTOv a été fait après coup.]
— 815 —
'souci' Hésycli., i.-e. *men-dh- (voy. p. 626 sq.) la même alter-
nance que p. ex. *gUâ- : ^gUem-, *uâ- : *uen-, cf. p. 96 n. 1.
honi. TTpo^vncJTÎvoi cp 230, -ai \ 233 'l'un après l'autre', expres-
sion (Irrivée de l'usage ancien, lors de la demande en mariage
(*TTpo|avricrTeiâj, de présenter, à l'internicdiaire iormulant la
demande, l'une après l'autre plusieurs femmes avant la véri-
table nvricfin (voy. s. v. lavâaGai II. p. 641 sq.); cf. Hoffmann
Rh. M. 56, 474 sq.
Trp6|uoç adj. 'qui est au premier rang' (Hom.), suhst. m. 'clicf
(tragg.) : got. fram-aldr.s ""avancé en âge', ombr. p i- n m u m
promoin 'primnm', i.-e. *j)ro-nio-; cf. *pr-mo- dans got. fnoi/a
ags. forma v. sax. forma lit. ph'mas Me premier', puis cf. lat.
prandium 'déjeuner' {<* prâm-[e\d-iio-7n, '\.-Q.*pf-m-)\ le suff.
-ma- aussi dans lat. prlmus {*prî.s'-tno-!i) pélign. prismu nom.
sg. 'prima', qui, comme prlscus et prlstinus, est sorti d'une
formation comparative {*pri-is-) en corrélation avec jrrior
{*pri-i6s). Cf. p. ex. Curtius^ 283 sq. Brugmann Grdr. IP 4()T.
IP, 2, 226.
tragg. irpovoiTTTÎç -eç 'qui jjcnche en avant; fig. enclin à'; poét.
TTpovujTTioç 'qui se trouve au dehors', litt. 'appartenant au côté
farade de la maison'; tô -ov 'vestibule' (Eur. Hipp. 374); vevtu-
TiriTar TeTaTteîvujTai Hésych. On a supposé un rapport avec
vnVcTTa' êcJxaTa, KaTuOiara H., hom. vei69ev (*vei-FoO 'du fond
de' (voy. s. v. veiôç p. 660), p. ex. Brugmann Grdr. IF, 2, 861 ;
voy. d'autre part s. v. và-rni j). 656. — Ehrlich Unters. 126 sq.
(cf. Eust.) admet un *TTpo evuuTTiîç *TTpoevuLJTTioç évoluant en
*TTpevuj- par élision de la voy. de TTpô devant l'initiale voca-
lique, puis en Trpovuu- sous l'influence de npô ; la glose d'Hésycb.
n'en est pas éclairée.
TipôS, gén. TTpOKÔç f., TTpOKâç, -ûboç f. 'faon'. Voy. s. v. TtepKvôç.
TTpÔÇ. Voy. s. V. TTpOTl.
postbom. TtpoadvTiiç 'escarpé; pénible; hostile' < irpôç -|- dvia
dvT»-|v (p. 64).
iou.att.Trp6(T6e(v\ még. TipodOe, arg.è.uirpocrGe, dor.lesb.TtpôcrGa,
hér. èuTTpoaGa (crét. TipoGGa, dclph. TTpoaia) adv. 'en avant;
auparavant', prép. avec g en. 'devant, avant' : hom. Tipéa^djuj
(ion. att. TTpôcTuu) adv. et prép. 'en avant' < *7Tp0Tiuj, i.-e. *-f-io-,
- 816 -
cf. skr. âpa-tya- 'postérité', got. ni-pja- '(TuxYevriç' etc.; le a de
TTpoaGe provient aussi d'un t\ cf. ÔTTi-ee(vj ÔTria9e(v) ÔTTia(ajUj
p. 707. Schulze KZ. 40, 414 n. 1. Brugmaun Grdr. IP, 2, 729
n. 2. — Selon Kretschmer Glotta I 55 (cf. Ehrlich Unters. 37
n. 1) TTp6a6e contient un adv. *7Tpôç 'en avant', qui est en rap-
port apophon. avec Ttàpoç comme \at. prae avec gr. Ttapai: le
parallélisme ci-dessus indiqué s'en trouverait rompu; en outre,
TTpoaGe se rencontre dans des domaines qui ne connaissent que
TTOTi ou TTÔç; voj. aussi Jacobsohn KZ. 42, 280.
irpôaqpaToç 'frais, récent, nouveau', cf. irpoaqpaTOV tô àpiioiç
Yiv6|uevov,véov,veap6v Hésych. A cause de Q 757 on a proposé
(depuis Phot. glosant par veuucTTi àvr)pri)uévoç) le sens de 'fraîche-
ment tué', soit TrpocT-cpaToç < i.-t.^guhn-tô-s, cf. Geivuj et qpôvoç
(p. ex, Fick P 415. Prellwitz^ 264); le sens de 'à qui l'on
adresserait encore la parole, lat. affahilis% cf. Tipôcrcpriiui (p. ex.
Ameis-Hentze. Autenrieth-Kaegi. Prellwitz- 385 sq.) n'est pas
préférable; irpocrqpaTOç < TTpo- + *0'q)aTéç, oii acp- représente
un groupe initial pql'h-, alternant avec qi'ph-, qui a été l'ini-
tiale de bom. 99dvuj, att. cpGdvuu < *cpGavFuu, lequel est du reste
isolé; cf. Brugraann Grdr. P 792. Brugmann-Thumb Gr. Gr>
158. — Autre avis encore chez Wiedemann BB. 27, 195 ('ent-
gegengliinzend', i.-e. *bhé- 'briller').
TTpoTaivi (otTr. eip. construit comme prép. avec gén. = Trpô Eur.
Rbès. 512), béot. TipoT^vi adv. 'auparavant' < Trpô Tai (loc, se.
a|uepai) -|- -vi (particule, cf. arc. tuuvi gén. sg.) '*avant ce jour'
selon R. Meister Ber. d. sachs. G. d. W. 1904, p. 9 du t. à p.,
Giinther IF. XX 149, Buck Gr. D. 101; conjectural. — Selon
Brugmann Grdr. H-, 1, 284 n. Tipoiaivi supposerait un *TTpo-
xaivoç (cf. à^iiaGi : ctfiiaGoç), issu d'un *TTpoTav lo ç contenant
'■^-tnno- (: *-f]w-), morphème d'adv. et d'adj. temporels, cf. skr.
pra-tnà-h 'd'autrefois, vieux' et voy. l'art. ènrieTavôç p. 264.
De là irpoiaiviov TiaXaiôv Hésych.
TTpÔTepoç 'premier de deux' : zd fyatai-a- 'le précédent' skr.^>'a-
fardm adv. 'plus loin'; voy. s. v. irpô; cf. skr. prâ-fàr 'tôt, le
matin', osq. pruter 'prius' < *prô-ter.
bom. TrpoTi et irpôç, (béot. Trpo^iKOVTa,) ion. att. éol. irpôç adv.
'à côté, en outre', prép. 'vers, contre, jusqu'à, eu vue de, con
— 817 -
cernant, en comparaison de, ace; — à côté de, contre; outre,
dat. ; — du côté de; de la part de; au nom de, g eu.', en eom-
pos. 'vers; près de; en outre' < i.-e. *proti Vis-à-vis de, à ren-
contre de, contre', cf. skr. prâti 'à la rencontre de, vers'; Trpôç
semble être dû à la phonétique syntactique et être né de *7TpoTi
devant initiale vocalique (Tipocr-eTiGeTOv : skr. prâfi/ adhattam,
puis cf. TrpôauuTTOV 'visage' < *ttpotiuuttov i -e. *pi'oti6q>Jo-m :
skr. prattkam 'visage' < i.-e. *proffql'o-/ii. Elirlicli Unters.
34 sq.) ; à Trpofi se rattache crét. TTopii, cf. le rapport 7Tpô(T((j)uj :
■nôpcfvj TTÔppuu, à côté de quoi un éol. TTpèç granini. et pamphyl.
TrepT-ebuuKe < *TTpeTi • lett. preW 'contre' ace. g en.; cf. encore
lat. pretium '*réquivalent qui s'oppose à qe., valeur, prix' (bibl.
chez Walde^ 611), v.slav. proticû 'en face de, vis-à-vis de' et
voy. l'art. Trep\ sub fin. Cf. Brugmann KVG. §610,2. Brug-
mann-Thumb Gr. Gr.'* §ôl5 (bibl. et critique des avis diver-
gents). Ehrlich op. cit. 28 sqq.
TTpoûpvri f. 'prunier' (Tliéoplir. Diosc); Trpoûiavov 'prune' (Gai.).
Etyni. obscure, prob. asianique; cf. Hehn" ^3G9 sqq. Schrader
RL. 629.
TTpoucreXeîv 'outrager' (Escb. Aristoph.). Etyni. inconnue; voy.
Dindorf Lex. Aesch. s. v.
boni. poét. TTpôqppuuv, -ovoç 'bienveillant, bien disposé pour' <
TTpô -j- qppnv, voy. s.v. ; un fém. hom. TTpôqppacTffa représente un
*q)p»-Tia, cf. (lat. pi. i)ind. att. épigr. qppaaiv (*qpp//-ai) et eù-
9paivuj 'réjouir' (*-qpp;M.uuj ; cf. llepcreqpôvri : TTepaécpuacra (*-qp«-
Tia, \.-e.*gUh)j- : ^i^Uken- 'tuer', voy. s. vv. Geîviu qpôvoç).
TTpoxâvri, dor. -à f. 'prétexte' (Call.); Trpoxaivuu- TTpoqpacri2:o|nai
Eust. < TTpÔ + x«îvuj.
npôxeipoç -ov 'qui est sous la main (-npô xeipûjv); qui se pré-
sente de soi-même (à l'esprit); simple, naturel; — ayant la
main tendue > scrviable'.
TTpôxvu adv. 'à genoux I ô7U; entièrement O 46U. £ G9\ Sehni
Brugmann Gr.Gr.^ôTl npôxvu cp 4GU. t G9 se rattache à xvaùai
'racler, enlever en rongeant', skr. A-.s;/M-'frottcr. aiguiser', TTpôxvu
ôXéaai ti ayant signifié 'causer la perte d'un objet en l'usant
complètement par le frottement'; mais TTpôxvu I ÔTO était prim.
îrpÔTVu ( : tôvu \). 153 sq.); si le sens de TTpôxvu 'par une usure
52
— 818 —
complète' s'est réduit déjà dans la \g artificielle de l'épopée à
'complètement, iravTeXujç', TrpÔTVu, archaïque comme Trpoxvu,
a pu se confondre avec lui; — conjectural.
TTpoxuùvai f. pi. 'les bancbes' (Archipp. chez Poil. Il 183). Etym.
obscure; le mot semble avoir été influencé par Koxwvri f. 'pé-
rinée' (<*Kax-ujvâ, voy. p. 505).
hom. 7Tpû\éeç,-éa)v m. pi. 'fantassins lourdement armés'; cf. cypr.
(et Call.) TTpûXiç f. 'danse armée, pyrrbique' (voy. Hoffmann
Gr. D. I 123), (lac. ou béot.) TrpouXéar -neloxç ÔTrXiiaiç Hésycb.
Etym. obscure. — Tout rapport avec lat. proelkim 'combat'
(Bréal MSL, XV 346. van Herwerden Lex. suppl.^ s. v.) doit
être écarté '). — V. pruss. (Fick BB. 26, 235) ûlint {*icalint)
'lutter' est parent de tchèq. vdleti 'faire la guerre à qn.' vàll'a
'guerre', ags. icôl 'peste' v. h. a. icuol 'défaite' v. norr. voir m.
'les cadavres sur le cbamp de bataille' (Berneker IF. IX 360)
et s'exclut.
hom. TrpuiLivôç 'qui est au bout' (irp- Ppaxiuuv 'le haut du bras',
Trpupvôv aKÉXoç 'le haut de la jambe', 7Tpu|uvri YXiJÙ(J(Ja 'la racine
de la langue', Trpu)LiviT uXii 'bois à la racine'), superl. -ôiaToç;
subst. TTpujLivôv, pi. (Pind.) irpuuvà 'bout inférieur'; ion. att.
TTpi))uvr|j puis att. Tipùpvâ f. (voy. Solmsen Beitr. 1 254) 'poupe'
est né de irpupvri vr|Oç H 383 (de là hom. etc. irpûiavriBev adv.
'du côté de la poupe', irpuiuvriTriç, ou adj. 'de la poupe', Trpu|u-
vrîaia n. pi. 'amarres'), irpuiavôç se rattache à i.-e. *pe)'-, abon-
damment représenté dans les adv. et prép. de lieu (skr. pdra-
'ulterior'etc, voy. s.v, irepi); pour le vocalisme cf. bia-irpûcioç
'pénétrant' (p. 185), irpûiaviç, hom. Treipaxa 'extrémités' <*TTep-
-F-aia; pour la dérivation cf. skr. ni-mnâh 'situé bas' ni-mnâm
'profondeur, terrain bas' : ni 'en bas'; v. slav. li-ûma 'gouver-
nail, arrière du navire' russ. kormd 'puppis' (Pedersen Aspira-
tionen i Irsk 194 sq.) sont à écarter, étant vrais, parents de gr.
Koppôç m. 'tronc d'arbre; bûche; rame' (Koppôç vauTiKÔç Eur.
Hél. 1601). Persson Beitr. 1 172. — Gr. 7Tpe>vov 'souche' (*ç«r-)
est à écarter.
1) Osthoff rattachait \at. proelium à v. slav. vojî 'gnevrier';
rétvni. est restée inédite.
— 819 —
posthom. TTpÛTaviç, -euuç /^bom. TTpÙTUviç nom propre E 678),
lesb. (Hoffmanu Gr. D. II 36o sq.) irpoTaviç (att. épigr. irpora-
v€ia TTpoTaveuuj, cf. Meisterhans-Schwyzer^ 24) m/chef, maître;
prytane' semble tout proche parent de att. TipoTaivi (voy. s.v.);
pour TTpu- cf. TTpu|Liv6ç ct bia-TTpOaioç ; voy. Brugmann Grdr. Il-,
1, 284 n.
hom. TTpuuî, att. irpiii adv. 'le matin; de bonne heure; trop tôt' =
V. h. a. f'nio 'tôt', i.-e. *prôu}j cf. skr. prûtdr 'de bon matin';
ion. TTpiLïoç, att. TTpuJoç 'matinal; précoce'' = v.h.a./'/v^o/ m. h. a.
vrûeje 'matinal'; compar. irpiuaiTepoç (d'après TraXairepoç);
hom. att. Tcpiuriv (*TTpuuFiâv), dor. Trpubav npôuv Tipâv (Théocr.;
*Trpa)Fâv) 'avant-hier; tout récemment' ace. sg. pétrifié, se. fijué-
pûv; hom. etc. TTpcuiZà (pi. n.) adv. 'avant-hier'; voy. s. v. upô.
Curtius'- 283 sq. Brugmann Grdr. P 147. II-, 1, 164. Hirt IF.
XXI 165.
TrpujKTOç m. 'anus' (Aristoph.) : arni. erastan-kh pi. 'le derrière',
dérivé à"mi*erast *prast- < \.-e,.*pràkto- ou *prfcto-. Bugge
Beitr. 12 sq. Hiibschmann Arra. Gr. I 443. Brugmann Grdr.
P 477. 510. 564.
hom. att. TrpuOv, gén. rrpûJvoç m. 'montagne, etc.' Voy. s. v. ép.
TTpriwv.
*TTpuOE, seul. pi. TTpuJKeç f. 'gouttes de rosée' (Call. Théocr.) Voy.
s. V, TT€pKv6ç.
att. TTpujpa (ion. npiupii d'après l'antipodique TTpû|uvii f. 'poupe'.
Solmsen IF. XI Anz. 88 s(i. Beitr. I 187 sq.) f. 'proue' < *TTpuj-
Faipa *TTpujFapia, i.-e. ^pruria, dérivé de *pf'UOs {skr. jjiirrd-h
v.slav. jii'àcù) 'antérieur', Schul/e Qu. ep. 4S6s(|. — Lai.prora
'proue' est l'emitrunt grec; l)ibl. chez Walde- 617 sq.
hom. att. etc. TrpûToç (thess. ttpoutoç\ dor. bcot. Tipàroç 'pre-
mier'; superl. hom. ttpiûticttoç. L'origine de npiu- irpâ- n'est
pas élucidée; -to- est vrais, le même élément que celui de Tpi-
Toç TÊTapToç; Tipuu- TTpa- se rattachent au grouite de mots qui,
parents de skY.prà- gr. irpô »kv. puni got. faûra 'avant', signi-
fient 'premier'; l'idée d'un *TTpiuF-aT0-ç formé sur un *TTpajFo-ç
< i -e.*pruo-.s = skr. parra-h 'le précédent' zd pa"rLUi- v.pers.
paruva- 'prior', v. slav. prâvu alb. i-pare 'primus' (Brugmann
— 820 —
Grdr. P 244. I- 294. 474. 843) rencontre des difficultés phoné-
tiques, cf. Eulenburg- IF. XV 142; un *TTpoFo-ç < i. e.^jrro-uo-s
(cf. V. sax. frao got. frauj a 'maître' et gr. 7Tp6-|uo-ç ombr.^9>-o-
i)wm lit. pirmas 'premier'), développé en *TTpoFaTo-ç (Brug-
mann KVG. p. 777) expliquerait att. TrpujTOç, mais non dor.
béot. irpâTOç, car oa > uu partout: Osthoff MU. VI 79 et Hirt
Hdb.^ 447 ramènent irpOÙTOç à *Trpo-aTO-ç (cf. UTr-aro-ç) et Hirt
verrait dans TrpâTOç un i.-e. *pPto-s avec le même degré que
skr. pûrva-h pârrt/a-h, ce qui ne convaincra guère; bibl. chez
Brugmann Grdr. IP, 2, 52 et Brugmann-Thumb Gr.Gr.^ 249.
posthom. TTTaîuj, aor. pass. èîTiaiaOriv intr. 'se heurter contre;
broncher, échouer', trans. 'heurter; renverser'; TTTaî(T)ua, -aïoç n.
"méprise; défaite' : hom. iGu-TTiiiuv (|ue\lri) O 169 '(lance) qui
vole en droite ligne' (le 2^ î peut être dû à un ail. métrique),
TTTÎXov 'plume légère, duvet', peut-être (cf. Walde^s. v.) lat.
vespertîliô 'chauve-souris' en tant que '^vesp[e]ro-[p\tlliô '*qui
voltige le soir'; élargiss. par -i- de i.-e. *pet{e)- *petà- 'se pré-
cipiter, voler, tomber'. Persson Beitr. II 825 (bibl.)-
*7TTàH, ace. TTTaKa 'poltron'. Voy. s. v. Ttioîâ.
7TT(xpvu|uai (Xén.) et hom. etc. TTTaipuu, fut. TTTapuj 'éternuer';
ion. att. TTiapiuoç m., iTTopoç (Arcad.) m. 'éternuement' : lat. ster-
nuô 'éternuer', v. irl. sreod gall. ystrew et treic 'éternuement'
(celt. ''[p]streu-ô 'j'éternue'. Fick IP 314. Foy IF. VI 322.
Henry Bret. 255 s. v. stréfîa), arm.^A/'??çem 'j'éternue' (Peder-
sen KZ. 39, 428); i.-e. *psfer- onomatopée.
TTTéXâç (îTiëXoç Hésych.) m. 'sanglier' (Lycophr. 833); TTieXéa"
aûç ÙTTÔ AaKUJVUJV Hésych. Etyra. obscure. — Lit. liaùlé et
kuilf/s 'cochon' (Fick P 392) est à écarter. — Skr. l'irih m.
'sanglier' (Prellwitz - 388), non attesté, est peu clair, cf. Uhlen-
beck Ai. Spr. 54.
hom. etc. rrreXéôt, ion. -ér|, épid. TreXeâ GDI. 3325, 44 f. 'orme,
Ulmus campestris L.' : v. h. a. fehva felaica 'saule' (Prellwitz
1. cit.), ossète fcirice 'aune' (Kretschmer KZ. 31, 427), lat. pô-
pulus 'peuplier' i^ptôptol- ou, si gr. ttt- est secondaire, *pô'pol-\
voy. Walde^ s. V.); le groupe, désignant surtout des arbres
aimant un soi aqueux, serait apparenté à lat. palus lit. pélTiè
— 821 —
fikr. pal vahlni 'marais' selon Lidéii IF. XVIII 4.'-!6; l'initiale
TTT- fait difficulté; l'hypothèse d'un \.e.*puel- ^Jacobsohn KZ.
42, 472sq.; voy. l'art. ttôXiç sub fin.) ne convainc pas. — Lat.
tilia {Helià : m. irl. telle 'tilleul'. Fick II' 131) 'tilleul' est à
écarter (bibl. chez Walde^ s.v.). — Xuw.theli 'orme' est l'em-
prunt grec (HUbschmann Arm. Gr. I 375. 449j dénoncé par -l-
et non un parent de TTieXéâ, comme le veut Pedersen KZ. 39,
342.
TTTépiç, acc. TTTépiv (Théocr.j, nom. pi. TiTépeiç f. 'fougère': tite-
pôv 'plume d'aile'; cf. pour la sémantique v. h. a. far{a)n ags.
fearn 'fougère', germ.*/Wrwa- = skr. parnâ-m 'plume, feuille'.
ion. att. TTTepvii, tardif TTTépvû (voy. Solmsen Beitr. I 253 sq.) f.
'talon'< ♦rriripcrvâ : lat.^erwa {^përsnâ) 'cuisse (avec la jambe);
cuis.se de derrière, jaml)on', got. fairzna v. b. franc, fersna
V. h. a. fersana ags. fiersn (^fersni-) 'talon', zd pâsna- n. skr.
pârsni-h {parmi) f. 'talon' (Curtius^ 498. Fick I* 81 sq. 254.
476. III' 234 sq.), i.-e. prob. *ptër-sncl -snî- -sno-\ l'idée d'une
initiale i.-e. *pu- (Jacobsohn KZ. 42, 275) ne convainc pas;
l'analyse ultérieure ( : TTTepôv) est incertaine.
hom. etc. tttcpôv 'aile, plume d'aile'; hom. etc. TTTépuE, -utoç f.
'aile'. TTTepôv = v. slav. pero 'plume' (J. Schmidt Plur. 174sqq.
Kretschmer KZ. 31, 427; autre avis chez Meillet Etudes 238,
pour qui ^îero :\\i.spat-nas'sà\f, nageoire', skr.prtrwa'w 'plume',
v.h.a./'rtr/î'fougère'), cf. zd fraptàr^-Jat- 'oiscAvC, \Rt.propfer-
i-o.s' 'irpoTTETiiç' (*p)'o-pte)'g-îjo-s selonWalde^ s.v. -^ voy. d'autre
part Persson Beitr. II 888 n. 3), puis skr. ^jflïra-/» 'aile, plume',
gr. ÙTTO-TTeTpibiuuv ôveipuuv 'rêves ailés' (Alcm.), lat. accipiter
'autour, faucon' i voy. Waldc- s. v.), \.^i\\\. eteriuu, \)\. atar
'volucres''(celt.*[/>J(?^ro-«. Fick 11' 28. Pedersen K.Spr. 1 9Usq.),
V. 1). franc, fethera 'penna' v. h. a. fedara ags. feder v. uorr. fiçd)'
'aile, plume' (germ. '^féprO, i.-e. *petnt), soit i.-e, *pef{e)-v- et
'^p{<')te-r-:i cf. aussi skr. ^rt^rtra-// 'volant, fugitif, puis, avec
morphème -n-, hit. peima 'aile, plume' {^petna. Stolz Lat.Gr.'
144 bibl. Persson Beitr. II 655), irl. en 'oiseau' {eeh.*[p]efno-s)
etc.; dérivés en -y-j-n- (cf. .lohausson Beitr. 1 S(|. BB. 18, 12)
de i.-Q.'^'pet{e}- 'voler' (voy.s.v.TTéTOiuaii; cf. encore avm.fhrçiin
'je vole' thev 'aile' fholh 'poumon' thethec 'léger' (Bugge KZ.
- 822 —
32, 40. Pedersen KZ. 39, 343. 348. Lidén Arm. St. 114 sq.
Osthoff MU. VI 18) 1).
TTTfiiua, -aroç n. 'vol' Suid.; TTTficTiç, -euuç f. Vol' (Esch. Arstt.);
TTTîivôç, dor.-â- 'qui vole' : TiéTOiuai (p. 776), i.-e. ^petieY'^petâ-.
hom. etc. TTiriacruu 'se blottir'. Voy. s. v. TTToiâ.
TTTiXov 'plume légère, duvet'. Voy. s. v. TTTaiuu. — \j2iX. pïlus
'poil' (Prellwitz^ 389) est à écarter. — Lett. spïlira spilga 'li-
naigTCtte, ériophore' spilwens 'oreiller' (Prellwitz^ 1. cit.) sont
vrais, parents de lat. pulvlnus 'coussin'.
TTTicrcra), att. tttîttuj, aor. è'TTTÏcra, pf. pass. eujxaixai 'piler, mon-
der de l'orge ou du grain; broyer, concasser'; TTTicfiaa n. 'orge
mondé'; TTiiaiç f. TTTiajLiôç m. 'action de piler'; uTiadvii f. 'orge
mondé; tisane d'orge mondé'; TrepimainaTa pi. 'marc de raisin'
(dissim. de *TTepi-TTTi(J|uaTa. Sommer Gr.Lautst. 75 sq. Jacob-
sohn KZ. 42, 276). TTTÎcîffuj < *TTTiaT-îuu a pu supplanter un
*TTTlvuj < *TTTivcruu OU *TTTiv(Tiuj ct sc joindre à è'TTTÏaa TmcjGiîvai
è'TTTiaiLiai d'après l'analogie de èWïaàjuriv : XiacTo^ai (Xit-), è'TracTa
TTaaGfjvai TTéTracTiuai : Ttàcrauj (îrax-), ou bien se créer immédia-
tement sur XlaaoïLiai îrdaauu; bibl. chez Brugmann-Thumb Gr.
Gr.^ 353. Cf. skr. pindsfi 'broyer' pistâ-h 'moulu' pisfd-m 'fa-
rine' zd pisant- 'broyant, moulant', lat. pinsô -ère 'broyer, piler'
plsô -ère plsô -are 'piler' pistor 'celui qui pile le grain ; bou-
langer' ( : skr. pëstar- 'celui qui broie') pïla {*pins-la) 'mortier'
pïlum pîstillum 'pilon' ^«.sô 'mortier' ombr. pistu 'pistum', lit.
paisyti 'monder (de l'orge)' v. slav. pichati {pïsq p'ichajq)
'heurter' (voy. aussi s. v. Traïuu) pîseno 'farine' pïsemca 'froment'
slov. pesta pol. piasta 'pilon' et prob. lit. 2Ji''^ù pisfi 'coire cum
femina', v.h.a. fesa 'balle du blé' (Curtius^ 276 sq. 498. Fick
P 78. 248 sq. 472) m.b.a. «se/ 'pilon' m. h. a. vise/ 'pénis' (Torp
chez Fick 111*242. Franck-van Wijk EW.742sq.); \.-e*p{t)eis-.
— Gr. TTicroç m. 'pois' est à écarter; voy. s. v. p. 787 ^).
Ig comm. TTToiâ, ion. TTToiri (att. *TTT6â) f. 'épouvante, effroi' <
*TTTUjFia, cf. Lèto TÎTibâ, Apollon TTtujoç (scol. de Lycophr. 265.
1) TTTepûoao|Liai 'battre des ailes' remonte à un th. *TTTep-uK-,
comme XaTâoauu à un th. *\aT-aK-. Debrunner IF. XXI 240.
2) Sur la technique du ?>?6-^o?' voy. Meringer Die Werkzeuge
der 2>mse/*e-Reihe und ihre Namen (Worter und Sachen, 1. 1).
— 823 —
Preller-Robert Gr. Myth. I 236 ii. 1;; 7TTo(i)eîv ^éol. aor. imà-
âaev Sapplî.) 'terrifier; frapper d'un transport de passion', pass.
TTTo(i)eîa6ai faor.èTTTod0riçEur.) "être frappé d'effroi, d'un trans-
port de passion'; tttuj- est le degré fléchi de TTTà- dans hom.
ptc. pf. TTeTTTriuOç -uJTeç H 354. x 362 's'étant blotti' aor. 3. du.
KaTa-TTTiÎTriv 0 136; ma- 'se mouvoir vers le bas, vers le sol, se
mettre en peloton, se blottir', puis 'être abattu, craintif est un
élargiss. de '■'pet- 'se mouvoir à travers un espace, voler, tom-
ber' (TréTO)uai TiiiTTa)) ; cf. des élargiss. de *ptd- *pta- *pt6- dans
hom. etc. nx^Gaw (*TTTaK-iuu; éol. ipf. eTTTû^ov Alcée fr. 27 par
innovation analogique), fut. TTiriHai (aor. è'TTTnEa dor. è'TTTâEa qqf
avec sens trans. 'effrayer'), aor. ptc. KaTa-TtTÛKuuv (Esch. Eum.
252) 'se blottir', *TTTà£, ace. TriciKa 'poltron' (Esch. Ag. 137),
hom. etc. ttiiûE, gén. tttujkôç 'timide; subst. m. lièvre; fugitif,
TTTuuKÛç, -ûboç f. 'qui se blottit de peur, peureuse' (Hom. Ki)igr.
VIII 2), hom. poét. TTTÛjaauu (*TTTa)(TKiuj, cf. TTTUJdKâîluj A 372)
'se blottir de frayeur, être épouvanté, mendier', ép. etc. tttujxôç
'*(|ui se blottit, *humble, pauvre, mendiant', att. TTTuuxeia, ion.
-ilîq f. 'mendicité', hom. etc. tttuuxêûuj 'mendier'; voy. aussi s. v.
TTTÔpuu. Cf. Brugmann MU. I 16sqq. Osthoff Perf. 312. Fers-
son Wzerw. 14. 210. Beitr. I 429 n. 1. G. iMeyer^ 345. — Le
rapport avec arm. thalh-çi-7n, aor. fhdJi'heai/ 'je me cache'
(Bugge KZ. 32, 39 sq. Brugmann Grdr. I- 511), très douteux
selon Iltibschmann Arm. Gr. I 448 sq., est possible selon Pe-
dersen KZ. 39, 342 sq. — L'analyse ci-dessus rend précaire le
rapport gr. TTToiâ : lat. (Frohde KZ. 22, 259. Pedersen IF. II
287) pavère {*pouère) 'avoir peur', m. irl. (Stokes BB. 23, 44)
ûafh 'effroi, effrayant' gall. uthr 'effrayant' corn, ufh euth
'effroi'. — Autre avis non plausible chez Frohde BB. l,33Usq.
— Le rapport gr. -TtTâKÛJv : lat. taceô 'se taire' (F. de Saussure
Mém. 285) est à écarter.
hom. etc. irrépSoç m. jeune pousse, jeune branche; fig. rejeton;
action de pousser (Hsd. Trav. 421 V. Brugmann Ber. d. sacbs.
G. d. W. 1906, p. 174 suppose un prim. *TTi-op9o-ç (cf. tttux-<
*7Ti-ux- s.v. TTTUxri) sc rattachant à \.-G.*en>ihh)- 'croître, mon-
ter' attesté par zd ^r'àira- 'haut', lat. ardiios 'haut' etc. voy.
le groupe s. v. ôpeôç p. TU snb fin.).
- 824 -
hom. poét. TTTÛov, att. Trréov gramm. 'pelle à vanner, van'. Le
rapprochement avec v. h.a. fowen {*fawjan) ui.h. a. vœwen
'cribler', skr. pâvatè punàti 'pm'iîier^ pdvaiia-m' crible, filtre'
etc. (Prellwitz* 266. ^389) satisfait la sémantique, mais l'ini-
tiale TTT- fait difficulté; voy. aussi Jacobsohn KZ. 42, 275 n. 2.
TTTupoj (*TTTÛpiuj) 'effrayer*, pass. s'effrayer'; tttuptikôç 'qui
s'effraie facilement'; irTÛpiua n. tttup|u6ç m. gramm. 'consterna-
tion'. Appartient au groupe Trioiâ, voy. s. v.; cf. p. ex. Persson
Beitr. I 429 n. 1. — Lat. (Walter KZ. 12, 409. Bugge KZ.
20,37. Curtius^ 706. Brugmann Grdr. P 454. WaldeMSS.
Stolz Lat.Gr.* 130. Brugmann-Thumb Gr.Gr.* 99) con-sternàre
'troubler, épouvanter' (dans l'hypothèse d'un *pster- ou ^pstur-)
est à écarter. — Zd fsar^ ma- 'houté' (Meillet MSL. XI 315 sq.)
est obscur.
TTTUxn f. et *tttijH, gén. tttuxoç f. 'pli d'une étoffe; cuir ou lame
de métal recouvrant un bouclier; tablette pour écrire; repli ou
anfractuosité d'une montagne'; TTiûcrdJu, fut, tttuHuj 'plier; re-
plier, recourber'. Selon Brugmann Grdr. P p. XLV. 277. 11=',
2, 839 TTTux- < *Tri-ux- : skr. py-ûksna- 'étui pour le bois de l'arc'
(i.-e. *e^/ *pi 'là-dessus'), cf. ûhati 'glisser, effleurer'. — Selon
Meillet Notes d'étym. gr. 8 sqq. IF. V 333 ttt- est dissim. de
*(p9- : ^kv.hhnj- got.biugau \ . ?,\a.y . gûnqti gyhati 'plier', etc.;
même avis chez Pedersen Materiaiy i prace 1 170, cf. Briickner
KZ. 42, 333; sur les mots letto-slav. voy. Berneker EW. 366 sq.
De là 7TTUKT10V (Grég. Naz.), ttuktiov (Anth.) et ttuktiç, -iboç f.
(Anth.; dissim. de tttukt) 'tablettes à écrire'.
hom. etc. tttûoi {*[s\piû-iô), fut. Triôauj et TTTU(Jo|uai 'cracher';
TTTuaXov TTTÙeXov 'salive'; TrûTiZiuj (dissim. de *TrTDTiZ;uu) 'cracher
souvent'; cf. ipûiier ttiùêi Hésych. et lat. spuô got. xpeiican
V. norr. spyia ags. v. h. a. v. sax. spîwan lit. spiduju spiduti
V. slav. pljujq {*spjujq) pljïvati 'cracher' (Curtius-' 285); si
l'on y joint skr. stMvati 'cracher', arm. (Hubschmann Arm. St.
1 31. Arm.Gr. 1 449 sq. Bugge KZ. 32, 39) thManem'je crache'
fhukh, gén. thJcoy 'salive', il devient malaisé d'établir et peut-
être vain (cf. Persson Beitr. I 270) de chercher une forme uni-
que indo-eur. {*pstm- *psteieuà^- ou *sptiû- ^spteieua'^- ? Voy.
Johansson IF. XIV 327. Pedersen KZ. 39, 342. Franck-van
— 825 -
Wijk EW. 654); le groupe est d'origine ononiatopéique. Voy.
8. vv. (TîaXoç (èTTi-)cp6ijZ;uL),
7TTUJ|ua n. TTTÔxTiç f. 'chute'. Voy. s. v. irirrTUj.
hom. etc. tttuuE, géii. ittuukôç 'timide, peureux; fuyard'; lioni. etc.
TTTuûacTuj 'se blottir de frayeur; mendier'; hom. etc. tttujxoç '*qui
se blottit ou se cache, *humble; pauvre, mendiant'. Contiennent
des élargiss. de tttuj-, degré fléchi de Tria- dans hom. ptc. pf.
TTeiTTriajç, voy. l'art. TTToia.
att. TTÛavoç m. 'fève'. Voy. s. v. KÛainoç p. 526, spéc. 527 n. 1.
TTÛap, gén. TTÛaTOç n. 'colostre'. Voy. s. v. ttùôç.
TTûxri f. 'fesse'; KaXXi-Trûfoç 'aux belles fesses'. Le sens premier
semble avoir été 'gonflement' icf. skr. pûtaa gr. ttùvvoçj, cf.
skr. pûga-h 'monceau, foule, troupe, réunion', prop. 'boule, pe-
lote' punja-h 'monceau, boule, masse' etc., lett.jjrtî/_(7(r coussin',
pl.'coUier (de cheval)'; i.-e.*peîig-'^pug-. Persson Beitr. I24:4sq.
(bibl. et critique des avis divergents). — L'avis de Holthausen
IF. XX 329 (ttùyii '*la partie saillante du corps' : TTUYian ttuyuOv
TTÛE \at. punç/ô 'piquer' etc., cf. ail. mod. steiss 'le derrière' :
sfossen got. sfautan 'pousser, heurter'; n'est pas préférable. —
Avis non convaincant de Bally MSL. XII 325.
TTUY^JÎ f, 'poing'; TTUfuOv, -ovoç f. 'coudée'. Voy. s. v. ttOE.
hom. (t553; voy. Schulze Qu. ej). 468) att. ttôêXoç (tardif épigr,
TTuaXoç, cf. TTÛaXoç' fi àcrâmvGoç. fj XdpvaS Hésych.) f. 'auge,
mangeoire; baignoire; sarcophage' est dissim. de *TrXOeXoç :
ttXùvuj 'laver'. L. Mcyer Vgl. Gr. I 526. Curtius-*^ 279.
hom. etc. 7tu9)lu']v, -évoç m. 'fond; souche (d'arbre): pied (dune
montagne); racine (d'un nombre)' < *(pu0)ar|v; TTÙvbaE, -aKOç m.
'fond d'un vase' (au lieu de *qpuvbaH d'après TTu6|m'ivi. Skr.
budhnd-h 'sol, base, pied (d'un arbre), etc.", gr. ttu6|uiîv, v.h.a.
bodam 'sol' (germ. *lmdina) remontent à un i.-e.*bhe(idh-'^
l'alternance des suff. -mo- et -ho- est vrais, indo-eur. et tous
deux remontent à un -ni no- qui est en rapport apoph. avec
-nien- dans gr. ttuButtv iJ. Schiiiidt Krit. li>4i; cf., avec infixe
nasal, zd bûna- m. 'fond, sol, i)r()tondeur' (< aryen */>/»;</?'"'«</-.
Bartholomae Airan. Wb. 968 sq.), gr. TTÛvbaE, ]i\t./'undiislond,
base' irl. bond 'plante du pied'; — ags. botni 'fond' suppose i.e.
*bheiid-; — gr. Pu96ç ion. Puaaôç m. 'profondeur (de la mer)'
— 826 —
s'expliquent par i.-e. *heudh- ; — cf. en outre got. diups v. h. a.
^/o/"profond', lit. c/w/>?/s 'profond, creux' dùgnas {-^om'* diibyias)
'fond' v.slav. dûhrV\'a,\m dûno 'sol, base', gaul. c?w&/20- 'monde'
g'all. dwfn irl. domain fudumain (celt. *duhni-) 'profond', qui
supposent au choix "^dheubli- *deubh- ou *dheub-, puis v.slav.
dupïnû dupîû 'creux' dupuka 'trou', m. h. a. ^oèervallon, gorge',
qui s'expliquent par *dheup- ou *dheuph-, enfin arm. andunkh
'abîme' {*dhu7idh- assira. de %hundh-'})\ voy. surtout Vendryes
MSL. XVIII 305 sqq. (bibl.).
hom. TruKa adv. 'dru, serré I 588; solidement; fig. prudemment,
sagement; avec soin E 70'; bom. etc. TTUKaZiuj 'couvrir d'une
chose drue; envelopper; fermer; caler {vr\a XiGoicTi Hsd. Trav.
624)'; hom. ttukivôç (cf. ép. TTUKi-|uribiiç 'prudent'. Wackernagel
Verm. Beitr. 11) et hom. att. ttukvoç 'dru, serré; épais, dense,
compact, fréquent; fig. avisé'. G. Meyer Alb. Spr. 356. Alb. St.
III 13 en rapproche alb.^»;"^ 'je baise' = 'j'embrasse, j'entoure
fermement' i^pukô). — Gr. ttùE et son groupe sont de toute
façon à écarter.
TTUKTIOV etc. Voy. s. V. TTTUXIÎ-
TTuXri f., au sg. 'battant d'une porte'(Hrdt.), au pi. hom. etc. 'porte;
isthme, détroit, canal'; att. TruXuupôç, hom. TruXduupôç (cf. ujpâ
*Fu}pâ f. 'soin'), ion. iruXeupôç m. (voy. Schulze Qu. ep. 19) 'por-
tier'. Ou a conjecturé un rapport avec ttoXiç f. 'ville' (voy. s. v.),
en invoquant surtout skr. gôpura-m {*pllo-) 'porte de ville' (cf.
Fick BB. 5, 167 sq.), ce qui ne satisfait pas la phonétique. —
Le rapport (Curtius^ 715) avec gr. ttôXoç m. 'pivot' (ï.-e.*qHeî')
est à rejeter.
TrûXiTTÊÇ* ai èv Trj ëbpa xpîxeç. Kal l'ouXoi, pôcrxpuxoi, kIkivvoi
Hésych. : irl. idcJia 'barbe' nl-fota ^à la longue barbe' Ulaid
'les gens de l'Ulster' gaul. Tri-ulatti 'MaKpoTtuuYUJveç', skr. pu-
laka-h 'le hérissement des poils sur le corps' pulasti-h 'portant
les cheveux plats' (Bezzenberger-Fick BB. 6, 239. Fick I^ 487.
IP 55. Pedersen K. Spr. 1 47). — Lat.p//^*.s• 'poil' est à écarter;
. voy. Walde2 583.
TT û |u a T 0 ç 'qui est au bout, dernier' : skr. pûnar 'de nouveau',
v.h.a. fona fou v. sax. fana fan 'de'; *pu- est le degré réduit
de i.-e. *«_2JM attesté par arc. cypr. lesb. thess. àiru 'àrrô'. J.
- 827 —
Schmidt KZ. 26, 24. Biigge 15B. 14, (58; hil)!. récente chez
Brugmann Grdr. IP, 2, 736. 806. — Gr. ttûvvoç et TTû-fri ^Bez-
zenberger BB. 27, 176 sq.) .semblent devoir être écarté.s: voy.
s. vv.
TTÛvbaH m. 'l'ond d un vase'. Voy. s. v. ttu6,uiiv.
TTuv9âvo|aai 's'informer de'. Voy. s. v. Treû6o)Liai.
TTÛVVOÇ" ô TTpujKTÔç Hésych. < *TTUT(yvo-ç : skr. ptîiau m. duel
(gramm.) Mes fesses', puis skr. puppitta-h {t pour t) 'enflure du
palais et de la gencive', '\.-G.*peut- '-piU- dans lit. puczh pùsti
'souffler' pùsti 's'enfler, gonfler', etc.; Trouviâ^eiv TraibiKoîç
\pv\0Qu\. TTOÛviov T«P ô boKTVjXioç Hésych. contient peut-être
une forme plus simple *pu- 'ou '^'pou); cf. Brugmann Grdr. P
752. II-, 1, 265. Persson Beitr. I 243 sqq. — L'avis de Bally
M8L. XII 324 sq. ne convainc pas.
hom. etc. ttûE adv. (nom. sg. pétrifié, cf. ttùE* TTUfiaiî Hésych. et
voy. R. Meister Die Mim. d. H. 748 sq.) 'avec le poing'; hom.
etc. TTUY|ur|, dor. -d f. 'poing; pugilat'; ttuyuûv, -ôvoç f. 'coudée';
TTu-f-|LiâxoÇ •"• '^l)Ugiliste' (Hom. Pind.); ttùktiiç, -ou m. m/sens
(Pind. Soph. Plat.) : lat. piKjnus 'poing' pugno -are 'combattre'
^i<</iZ 'pugiliste' (Curtius'' 286); l'idée fondamentale du groupe
est 'le poing fermé pour la boxe, le médius faisant saillie', d'où
le rapport avec lat. j9///?7ô 'piquer' j9«_7/ô 'poignard' (Fick I*
482. Walde2 621sq. Holthausen IF. XX 329), i.-e. V'.'/- 'P»"
quer', alternant avec *peuk- dans gr. TreuKebavoç èxe-TT€UKi'iç
TT€\JKr| etc. — Critique des rapports incertains ou erronés chez
Walde- I. cit.; pour v. h. a. /ï(sf v. slav. p^sfJ 'poing' voy. plus
haut s. V. TTévTÊ p. 768 n. 1 et F'ranck-van Wijk EW. s. v. vidsf.
TT ù t 0 ç f. 'buis' (Arstt. Théophr.). Origine étrangère (thraco-
phryg. ?); voy. Boisacq MSL. XVII 58 sq. — Ni le rapport
avec TTeÛKri f. 'pin', ni celui avec tttlktctuj 'plier, replier, recinir-
ber' (Hehn" 573), ni celui avec uwa adv. 'dru, serré' ttukvôç
adj., TTÛ^oç étant '*lc bois dur' (Brugmann Ber. d. siichs. G. d.
W. 1899, p. 211), ne sont convaincants. — De là hom. ttûEivoç
'de buis' Q 269, tardif ttuîîç, -iboç f. 'l)oîte en l)uis\
rroov, et ttôoç -eoç (Hpc. i n. 'pus'; ttlmi f. et TTuiiaiç f. 'consomption
pulmonaire': TTuoOv'fairesup|)urcr'Eust., pass. TTuoûa6ai(Arstt.);
bittTTueîv 'suppurer' (llpc.j; hom. etc. Tro6uj, fut. TTÙauj 'faire
— 828 —
pourrir; pass. se putréfier'; TTûBebuûv, -ôvoç f. 'putréfaction'
(Nie., au pi.) : skr. piii/afi 'se putréfier, sentir' = zd puyeHi 'se
gâter' skr. pûya-h -m'sanie, \)us' pûti-h 'pourri, puant' zdpûtay-
'corruption', arm. (Hiibschmann Arm. Gr. I 468) hu 'sang puru-
lent', lat. pus, gén. pûris (i.-e. *pû-s-) 'pus' pûteô 'pourrir' (dé-
nom, d'un *putos) pûter putris -e 'pourri', m. irl. (Fick II* 54)
othar {*[p]utro-s) 'un malade' othar-Uge 'lit de malade; lieu de
sépulture' othrach 'fumier', v. norr. fûenn 'pourri' fûe 'putré-
faction' fûna 'pourrir' feyia 'laisser aller à sa ruine', lit. puvù
pûti 'pourrir' pûdau pûdyti 'faire pourrir', puis got. fûls v.norr.
fi'dl ags. fâl v.h.a. fût 'pourri' (morphème i.-e. -lo-), lit. pûliai
pi. 'pus' piaulai pi. 'bois pourri'; \. e*pû-. Curtius" 286. Fick
P 83. 256. 483. IIP 242. La R. est d'origine onomatopéique.
ttOôç m., TTuap, géu. TTuaxoç n., irOexiâ (ttOtiôI) f. 'colostrum (lait
épais)'. Le groupe semble distinct du préc.et peut se rattacher
à i.-e. *peus- *pûs- 'gonfler', attesté entre autres par skr. jJ^'i?-
i/ati {pôsati pusnâti) 'prospérer, faire prospérer, entretenir',
V. û'àN. puchati 'souffler' o-puchnqti'Q.TdXev' russ.^^^?îî/J 'luxu-
riant, exubérant, riche', etc. — V.h.a. hiost ags. ôeos^ 'the first
milk of a cow after calving, fr. mouille' (Bugge PBrB. 12,
421 sq.) se rattachent à i.-e.*&^?<«- 'gonfler'; cf. Persson Beitr.
I 259 n. 3.
boni. etc. Ttûp, gén. irùpôç n. 'feu' : arm. (Hiibschmann Arm. Gr.
1 469) hur, gén. hroy {^pûr-o-) 'torche', tokh. A^or'feu', ombr.
pir leu' pu)'om-e 'in ignem', irl. (Stokes BB. 21, 123) «r 'feu',
v.norr. (poét.) fûrr 'feu' {*fûri-), tchéq. pyr pyr 'o^ewàvo. ar-
dente', puis v.h.a. fuir finr v. sax. fini' ags. fyr 'feu' (< germ.
'^fu[u]ir[a]-) ; got. fôn (gén. funins) 'feu' (voy. s. v. TTâvôç p. 745)
suppose un th. *pd{u)-n-, cf. skr. ^«t'awa-^ 'purifiant ; feu'^jrt-
vakâ-li {*-i?qo-) 'pur, clair, purifiant; feu', arm. hn-oç 'fourneau';
le groupe se rattache à i.-e. *peuâ^- : *pû- 'purifier', cf. skr.
punâti (^«y«iê) 'clarifier, purifier', lat.^rr/'«,ç'pur'(voy.Walde^
s. V.), v.h.a. foicen 'cribler le grain'. Curtius'' 286 sq. Fick I*
483. IIP 243. Hirt Abl. § 407. Persson Beitr. II 677. Franck-
van Wijk EW. s. V. vuur. De là hom. etc. Ttupd, ion. -)'i f. 'bû-
cher', TTupiâ f. 'bain de vapeur", TTuptxriç, -ou adj. m. 'de feu',
TTÙpivoç 'ardent'; nupeûç m. 'incendiaire' Hésych., -rrupoûv 'brû-
— 829 —
1er', TTupeTÔç m. 'fièvre', Tiupaéç m. 'torche allumée', Tiuppéç,
poét. TTupcrôç (*TTupaFo-ç. Solmsen Beitr. I 13; cf. cor. TTupFoç
nom d'un cheval GDI. 3119 h) 'd'un rou^e de feu, roux', etc. —
Gr. TTÛïp est un mythe (^Wackernagel IF. II 149sqq.).
TTOpa)Li{ç, -iboç f. 'pyramide'(Hrdt.). Origine étrangère. — L'avis
de Carra de Vaux Actes du XIV^ congr. des or. (1905) II, 4,
57 sq. est à écarter.
honi. etc. ttûptoç m. 'tour, f.; enceinte garnie de tours; citadelle,
rempart'; cf. TTepYa/aov '*citadelle' {■nép'{a\xu Tpoiaç Stcsich. fr.
28). Est prob. un emprunt (asianique?); cf. qpûpKoç* teîxoç
Hésych. — Got. baûrgs 'ville' v. h. a. hurg 'ville, château-fort'
ne sont pas des parents immédiats; voy. Fick Vorgr. Ortsn. 16.
Feist EW. s. V. (bihl.;. Kultur 384 n. 1 (bibl.).
hom. etc. TTùpôç m., souv. pi., dor. (TTTûpôç (voy. van Herwerden
Lex. suppl.^ s. V.) 'blé, froment; grain de blé'; rrùpnv, -fivoç m.
'noyau, pépin ou grain d'un fruit'; biôa-Tiupoç -ov 'fruit pareil
à la griotte'; hom. nupvov 'pain de froment' : lit. pûrai m. pi.
'froment semé en automne' lett. p?<r'i 'froment' v. \}n\^?,.pHre f.
'brome, Bromus secalinus L.' v. slav. pifro 'far, milium' serb.
y;l/* 'sorte de blé' slov. mod.p/ra'épeautre' tchè<i. /)///• rua?,.}) y rej
'chiendent ordinaire, Triticum repens', ags. fijrs 'lolium', skr.
^M /•«-// 'gâteau'. Curtins ' 287. IIoops Waldbaume 344. Solm-
sen Beitr. I 125 sq. (bibl.).
ttOt(Z;uu. Voy. s. v. tttûuj.
TTuiivii f. 'bouteille clissée' Poil.; TTUTivaîoç adj. (Ar. Ois. 798),
Étyni. obscure; i)eutêtre y eut-il assim. de l'initiale sonore à
la médiane sourde, cf. puTÎvri' Xâfuvoç x] à|aiç. TapavTÎvoi
Hésych.; cf. Solmsen IF. XXX 41. — ttutîvoç m. 'un poisson'
prob. ainsi dénommé d'après sa forme.
TTuu, ion. Kuu, instr. '*par dessus un espace de temps' dans ou irai
'pas encore; d'aucune fa(,'on, pas du tout', att. où ttiûttotê (dor.
TTuO-TTOKa Épich., lac. iTr|-TT0Ka, cf. got./rè instr. 'à qui, avec (|ui,
avec quoi, etc.') 'jamais', i.-e. th. *qiJo-. Brugmann Grdr. 11-,
2, 188. 365. 714. 716.
posthom. TTiÛYUJV, -ujvoç m.'barbe'<TTiu-, cf. lit. j)(> prép.+ -fLuv :
gr. fevuç 'mâchoire inférieure', lat. (jeiia Joue', litt. '*co ([ui est
— 830 -
(levaut le menton ou qui tient au menton', selon Reiehelt BB.
26, 225 (•?).
ion. att. TTLuXeîv "vendre'; dor. TiuuXd (Sophr.), att. iruuXri gramm.
f /vente'; TruuXriç, -ou m/vendenr'(Ar, Cav. 131. 133); TTuuXricriç,
-etuç f. Vente' (Xén.); TroiXriTriç, -où m. '*vendeur; magistrat
athénien'; ion. épigr. aiTOTTuuXiç aYopr) : v. h, a. /a?i (i.-e. -è-)
'qui est à vendre' v. norr. fcdr (i.-e. -e-) m/sens, lit. pelnyti
"gagner' peinas 'gain: mérite' v. slav. plénû "butin', irl at-rô-
-illi "meref, skr. pànatë {^prnatë < *pl-n-) "acheter, troquer'
pana-h 'enjeu' ;ï.-e.'^'p)el-. Frôhde BB. 16,209. 17,308. Fick
I^ 42. IIP 237. Osthoft' BB. 24, 211. M. van Blankeustein
Unters. 47. Persson Beitr. I 516.
hom. poét. TTuuXeîaOai "aller et venir'. Voy. s. v. TréXo|uai.
hom. etc. ttujXoç m. f. "poulain, pouliche; jeune animal; poét. jeune
fille (cf. bd|uaXiç )u6axoç irôpTiç), jeune garçon'; lat. pûJJus
"jeune animal; jeune coq', got. fula w.h.si. folo y. norr. foie
(germ. ^fulan-) m. v. norr. fyl {*fulia-) n. "poulain' (Curtius ^
287), i.-e. *pô{u)- : *p^î-, voy. s. v. iraîç p. 739 (bibl.). — Le
groupement de ces mêmes mots avec alb. peVe {*pôlnû) "ju-
ment' pjel i^pelô) "je procrée, je mets au monde' (G. Meyer Alb.
St. III 30. 38), i.-e. *pel-, semble devoir être écarté.
dor. TTuûXuTTOç m. "poulpe', etc. Voy. s. v. ttoXûç p. 802 n. 1.
I. att. TTÛj|ua, -ttToç n. "boisson, potion; eau potable'. Voy. s. v.
TTIVUJ.
JI. hom. etc. iruJiua, -atoç n. "couvercle'; cf. gr. ttûjO "troupeau'
Troi|uriv "berger' (voy. s. v.), ûiwpâti zd pâHi "protéger, garder'
skr. pdtra-m "réservoir', got. fôdr n. "Oiikt), fourreau' ags. fôd-
det- fôdor v.h.a. {fedar-)fôtar "étui, gaîne'; i.-e. *^<5(i)- "pro-
téger'.
TTuJpoç m. "tuf (Théophr.); concrétion (Hpc. Arstt.)'; Txujpivoç "de
tuf; TTUjpoûv "rendre calleux; pass. se durcir; fig. s'endurcir;
devenir aveugle'. Etym. obscure.
ttlDç, ion. (Hrdt.) kijùç "comment', adv. formé sur le th. interr.
*qUo-, voy. s. v. Tr66ev.
hom. poét. TTuuTdcrBai "s'envoler'; TTuuTi'ieiç "qui vole' (Nonn.).
Voy. s. V. néioixai p. 776.
831
ttOùO, gén. TTuO[i|e[F|oç, \A. inbeu n. 'trijupeaii de montons' iHom.
Hsd.). Cf. skr. pCiyâ-h 'gardien, protecteur', et voy. s. vv. ttoi-
|.triv TTÛ))aa II.
P.
honi. trag-g. pà 'donc, certes' < i.-e. *>• = lit. //• 'et, aussi'. Voy.
s. V. âpa p. V2.
pd (Alcm. Sopli. Ion; pd est un mythe), ép. peîa (c.-à-d. pfia) péa,
col. Ppâ'facilement'-c^Fpâ a]a, sans parenté en dehors du grec;
pd90|uoç '='=au cœur facile ou léger; nonchalant; facile'<*Fpâcri-;
compar. att. pduuv liom. prjÎTepoç, siiperl. att. pâcrroç hom. pifi-
TttToç; att. pdiZo) 'aller mieux', cf. Ppdïbber pdilei diro vôaou.
'HXeîoi Hésych.; att. pdbioç, ion. pr|îbioç 'facile', adv. éol. Ppâï-
bioiç. Cf. Wackernagel Verm. Beitr. 11 sqq.
hom. etc. pdpboç f. 'baguette, verge; ligne, strie, raie'. Dans le
cas d'un suff. -bo- (cf. Solmscn Heitr. I 6U) le p est ambigu et
représente i.-c. h ou p {*urb- ou *urp-), cf. lit. virbas 'rameau,
scion, verge' et les n)ots cités s.v. pâjuvoç (<*pap-vo-ç, i.e.^urb-
-no-t>), ou gr. paTriç,-iboç f. 'baguette, bâton' et congénères, cf.
Persson Beitr. 1 499; — un i.-e.*urb-io-s est aussi possible
{-bi-> -pb- : -pi- > -ttt-)-
ion. pttTn (Hpc.) f., hellénist. pa-fdç, -dboç f. 'fente, crevasse';
pdfbiiv adv. 'avec véhémence"; pa^baioç 'véhément, impétueux' :
priYVUMi, i.-c. *urëij- "^iiràg-.
pdbainvoç m. 'jeune branche, rejeton' (Nie); pdbiE, -ikoç m
'branche, rameau' (Nie); hom. etc. pila, lesb. Ppiaba EM. f.
{*uredia) 'racine' : lat. rcldi.v -n-is 'racine' nituus {*urûdnio-s)
'branche' prob. >"rtr//«6- 'baguette, piquet, etc.'(voy.Walde-s. v.),
gall. gicreiddi/n 'radix, stirps', corn, (/rueiten m. hrct. gruizifenn
'racine' {*urdio-) irl. frèm 'racine' {*ijrdniu-. Fick II' 1*86.
Henry Bret. 144) gaW. gicri/sgen 'i)ran(lie' [*urds/ict. Foy IF.
VI 32o\ got. ir<(ûrfs 'racine' ags. iri/rf 'herbe, racine" v. h. a.
«•Mrz'herbe, plante' m. h. a. irurz aussi 'racine" v.norr. /nV 'herbe"
{germ.*uurfi-y i. e*urd/- ou *urdi-) v. norr. rôt 'racine' (germ.
— 832 —
"^urôt-i-, \.-e.*urcld-), puis germ.*?ofi- dans got. aûrti-gards
■jardin' ags. ortjeard Verger' got aûrtja 'jardinier' v.h.a. or-
zôn gl/excolere' (voy. Lidén Ein balt.-slav. Anlautges. 23 n. 1.
Uhlenbeck Got. Spr.^ 20. Feist E W. 37 sq.) ; i.-e. *urûd- *urdd-
's'élever, croître', synonyme de *uer{e)dh- dans skr. vdrdhatè
(voy. s. V. ôp9ôç p. 711), tous deux élargiss. de *uer- 's'élever',
ef. aussi *uers- attesté par ion. att. ëp)ua n. 'écueil' et son groupe
(p. 282). ^
pabivoç, éol. Ppàbivoç (Sapph.) "souple, flexible'; etc. Voy. s. v.
bom. TTepippnbriç p. 778 et auj. Persson Beitr. I 501 ^j.
pâloj 'aboyer' (Crat.), comme àpdiuj; voy. s. v. dpapoç p. 72 sq.
hom. poét. pa9d)uiYH, -iTïoç f. 'goutte d'eau; grains de poussière
qui vole'; paQa}iilw 'éclabousser' (0pp. Nonn.); pa6aaaô|U6voi •
paiv6|uevoi Pbot. Hésych.; pa9|uiZ;ea9ar paivecrGai H.; paGaive-
Tar paiveTtti, Ppéxerai H. < i.-e. *ur?idh-, cf. *urnd- dans hom.
èppàbaTai èppàbaio, ^urendh- et *urend- étant des élargiss. de
*uren- attesté par gr. paivuu (voy. s. v.) paviç. Solmsen KZ.
37, 590 sqq.
paGaTTûYi^uj 'donner un coup de pied au derrière' (Ar. Cav. 796;
poG- Suid.; poGoîTûYicr)u6ç m. Th. M.) < *paGaYO-TrûYlZ;u), cf.
pdtGaYOç* xàpaxoç, fjxoç, Gépupoç, ipôcpoç Hésych. (voy. s. v.
poGoç) et TTùYri f. Ehrlich Z, idg. Spracbgesch. 7.
paipéç 'tortu, cagneux' (Archil. chez Poil. II 193. Arstt. Nie.
Lycophr.) est parent de got. wraiqs 'aKoXiôç, tortu' (Aufrecht
KZ. 12, 400. Fick IIP 308. I* 135. 555), — ou de lit. sralgé
'escargot' sraigis '(serpent) aveugle, anguis' (Solmsen KZ. 34,
552); paipôç wraiqs ont été ramenés à un i.-e. *uraigUo-s ou
*m'diguo-s (Brugmann Grdr. P 189sq. 330. 610); tcraiqs peut
cependant (cf. Persson Beitr. I 502 n. 1) être issu d'un ^uroig-
-uo-s avec u suffixal, et pai^ôç contenir un p issu d'un g -{■ u,
*PP étant simplifié après la diphtongue; on voudrait rattacher
1) Les formes hom. ^oôavôç 'chancelant' X 576 (texte discuté)
et ^obctvri f. 'KpÔKri' (Batr., mais ^abàvri Hésych.) ne sauraient se con-
cilier avec un i.-e *urad- supposé par Trautmann BB. 29, 308 sq.,
ou *uerâd- proposé (comme alternative) par Franck-van Wijk EW.
s.y.wroeten; il semble qu'il faille partir de *?<er-rf- *wre-rf-, élargiss.
de *uer- 'tourner', cf. i.-e. *iier-t- *îjre-t- s. v. ^ardvri.
— 833 —
les deux mots à i.-e. ^iireifj- (voy. s. v. poiKÔç), cf. zd ^'rvizô-
-ma'dtja- 'serrant le milieu du corps, la taille' '''"n-izaHi 'serrer
avec un cordon' fBezzen berger BB. 1 , 254. Bartholomae Airan.
Wb. 1546); la voy. a du grec fait qq difficulté \}.
hora. poét. paivou, fut. pavuj, aor. è'ppava (Eur.) 'asperger, arro-
ser'; paviç, -iboç f. 'goutte d'eau'; pâ)aa n. 'aspersion', paiviu <
i.-e. '^urn-iô, cf. slav. comm. roniti 'laisser tomber, faire que
qc. touche terre' (russ. ronîtî 7^^*77 'abattre du bois' etc. iz-ron'dî
al'èzji 'verser des larmes'), i.-e. *uren-, élargi en *urend- dans
bom. pf. èppâbaTai pqpf. éppâboTo aor. act. irapér. pdacraTe
(pab- < *urnd-^ ou produits de l'analogie, cf. Brugmann Gr.
Gr. •'' 358. '*409), en ''^iirendh- dans pa9-â|uiTH et son groupe
(voy. S.V.). Solnisen KZ. 37, f)90sqq. — L'avis d'Osthoff Perf.
457 sqq. (bibi.; paivuu < *pab-viuj : âpbiu àpbeùuu 'arroser'; est
à écarter.
bom. poét. paiuu (*pai(y-iu ou *paia-iLU), aor. pass. èppaia6riv 'briser;
détruire'; boni. poét. paiatrip, -fipoç m. ff. Z 477) 'marteau';
Kuvo(p)paicrTriç m. 'tique, lat. riclnus' (p 300. Arstt.); bom. 60-
luopaïcTTriç 'qui détruit la vie'. Le rapport (Pedersen IF. V 79)
avec skr. rîsi/ati rêsati 'être lésé; éprouver un dommage; —
endonmiager' zd raês- 'faire du tort; éprouver un dommage'
n'est pas immédiat, le grec ayant dû perdre une cons. initiale;
cf. Lidén Ein i)alt.-slav. Anlautges. 11. Persson Beitr. I 335
n. 1.
hom, etc. pâKOç, éol. PpÔKOç n. 'haillon: ride (Ar. PI. 1065)'; pa-
Koûv 'mettre en pièces; rider'; (éol.i PpdKaXov pÔTraXovHésych.;
(éol.) PpaKeTOV (par dissim.de p— p)" bpéTravov. KXabeuxripiov H.
= pàKeTpov Poil. < i.-e. *ijr-q- : skr. vrlnâ-h 'déchiré, fendu,
abattu' {\\\\\.-e.'^'u)'-qnô-s est aussi plausible qu'un skr. conmî.
*vi'sk-, avec chute de .s- devant k -|- c(»ns., admis par Wacker-
nagel Aind.Gr. 1 270) vrçcâti {*cr-k-sl-)' déchirer, fendre, etc.'
L')'dçcana-ïi {*rrask-yqm abat, qui coupe, qui tranche' iCurtius^
160), slav. *fer-sk- dans slov. créfikniti 'se briser avec fracas,
éclater' vréskati 'se fendre', *vor-sJc- dans v.slav. vraska 'puTÎç,
ruga' (Fick I' 135); élargiss. de 'i.-e.'^uer-^uerê- dans alb.ywrf f.
1) [Voy. P\ de Saussure Festschrilt V.Tliomsen (19r2\ '202sqq.l
53
— 834 —
'blessure' (*uor-nà), skr. vranâ-h -m 'blessure' (*ureno-), peut-
être slav. comm. *vorna 'trou, ouverture' daus russ. vorond
'jaumière' pol. ivrona 'ouverture' (Persson Beitr. 1 278 sq.)-
paKTOÎ" cpàpaYTÊÇ- Tréipai. x«pàbpai Hésych. ; paKTÔç adj. 'rocail-
leux' (Lyeophr.); pdiKipia f. 'perche à battre les arbres fruitiers'
Poil. paKToç semble être un ptc. en -tôç formé sur la R. de
priYvOm; F. de Saussure Mém. 17 n. 2 en rapproche skr. sraMi-h
'pointe, coin', à quoi Bartholomae Airan. Wb. 1637 ajoute zd
sraxtay- Oraxtay- 'coin, côté'; la gutt. indo-iran. est ambiguë;
si elle procède d'un i.-e. -g^-, il est très probable que srakti-h
sraxtay- sont parents de pdiiTai ' cpàpaYTCÇ- x^pà^pai. T^cpupai
H., cf. Mansion Gutt. 65 sq. — Lat. amfrâctus 'sinueux' (les
mêmes, en tant que < *ambi-sraJcto-) esta écarter; voy.Walde^
s. v.
pâ)uvoç f. 'nerprun épineux, Rhamnuspaliurus L.'(Eup.Théophr.
Diosc.) < *papvo-ç, i.-e. ^urhno-s : lit. virbas 'rameau, scion,
verge' verbà 'pousse, verge, baguette de saule ou de bouleau'
virbalas 'aiguillon, bâton mince, aiguille à tricoter' lett. wirbs
icirbens 'petite canne, etc.' v. slav. vrCiba 'salix' russ. rérba
'branche de saule', lat. verbèna (*uerbes-nci) ord. pi. verbênae
'herbes et rameaux sacrés' verber- {verberis -e -a) ]>ropr. 'ba-
guette', puis 'coup avec une baguette', th. *ve7'bes , cf. sub-
-verbustus prob. 'coquin, peudard'; l'idée première du groupe
a été 'flexible', resp. 'tourné, entrelacé'; i.-e. *uerb- 'tourner',
cf. lit. virbinis 'lacet' v. pruss. tci7'be 'corde' russ. vorôba 'sim-
bleau' vorôby 'retordoir, dévidoir', v. norr. verpa 'ourdir un
tissu' v. sax. warp v. h.a. t«ar/"chaîne d'un tissu' ags. icearp
m/sens et 'branche flexible pour tresser' got. wairpan 'jeter'
(avec la même évolution sémantique que lat. torquêre 'tordre ;
lancer [un projectile après l'avoir brandij'); une forme nasalisée
dans gr. pé|upuu (voy. s. v.); *uer-b- est un des multiples élar-
giss. de *uer- 'tourner', cf. *ue)p- *urep- 'ployer, tourner; filer,
coudre' (lit. vePpti 'filer', gr. péttuj pàTiTuu parriç etc.), "^uer-t-
*M/*e-^(gr.paT(xvri), *Mer-£Z-*Mi'ec?-(gr.pabivôç), *uey-g' *ure-g-
(skr. varj' vrnâkti 'tourner', lat. vergô- 'tourner, incliner, pen-
cher vers', V. slav. vrîiga^ rrcsti 'jeter'), *uer-gh- (lett. icevft
'tourner') ; cf , ensuite des formes nasalisées, ^ureidg- (ags. icrinde
— 835 —
'ride', lit. rengti-s 'se baisser lourdement'^, *urengh-(got. irruggo
Maeet', etc.); à côté de *uer-, une hase *îi{e)rel- *url- semble
attestée par *ureit- (v. norr. rida v.h.a. ridfni lit. rëczù rësti
'tourner'), *ureiTc (gv. poiKÔç piKVÔç), *urip- ^gr. piiy pïTiri piîTTUj);
cf. surtout Persson Beitr. I 497 sqq. (bibl.); voy. aussi l'art,
pàpboç. — L'hypothèse (Brugmann Ber. d. sachs. G. d.W. 1897,
p. 27) d'un gr. comm. *paPvo-ç < \.-Q.'^ui'gU-no-s ( : skr. n-jinâ-h
'tortu') est à écarter, skr, vrndl'fi 'tourner' procédant de *uerg-
parallèle à *uerh-\ cf. Persson op. cit. I 502.
att. pd)ucpoç, -ouç n. 'bec crochu des oiseaux de proie'; païaqpri f.
'couteau recourbé' (Polyb.); païaqpîç, iboç f. 'hache recourbée'
(Héron); ça\x(çaLo\xa\ 'avoir un bec' Phot. Hésycli.; pa)av|;ôv
Ka)Li7Tii\ov, pXaicrov H. (voy. Solmsen IF. XXXI 463). paiacp- est
peut-être dû à une contamination de peuqp- dans pe'jacpoç* tô
(5-x6\xa. \\ piç H. et de paqp- (paqpiî pacpiç), d'un i.-e. *uerbh-
parallèle à *uerp- *urep- *uerb- 'ployer, tourner' (voy. s. v.
pà)nvoç); cf. Persson Beitr. I 499 n. 2.
paviç, -iboç f. 'goutte de pluie'. Voy. s. v. paivuu.
att. pdE, gén. paYÔç f. 'grain de raisin'; par anal. 'i)aie de cer-
taines plantes; — petite araignée venimeuse (qpaXdffiov/: pâ-
filw 'cueillir des grains de raisin' (Théocr.); puûS, gén. poi-fôç f.
(m. Sept.) 'grain de raisin; — cpaXàfTiov'. La flexion pdE, gén.
pûTÔç peut avoir, à la suite d'une action analogique, remplacé
une flexion pûE, gén. *pâK6ç (cf. ôpTuE -uk-oç : -uf-oç, XâiaS
-ttY-oç : lat. Jatex -ic-is) : lat. racèmus 'grappe de raisin, baie,
grain' (bibl. chez OsthotV 3IU. V 66 sq.); ces mots sont prob.
préindo-eur. et méditerranéens; cf. Meillet MSL. XV 163. —
Lat. fragum 'fraise' est à écarter {*frdgro-ni : f'rclgrdre 'ex-
haler une odeur'. Osthott' 1. cit. Walde- s. v.).
paTTÎç, -iboç f. 'baguette, bâton (Eust.) ; aiguille (Épich. fr. 138 K ,
cf. fr. 51)'; panilvj 'frapper avec une baguette; frapper au vi-
sage'; hom. poét. xpûcTÔ-(p)paTTiç, -iboç 'à la baguette d'or'; hom.
etc. pÔTTttXov 'massue'; pÔTiTpov, épid. poTTTOv (U)I. 334U, 41
(par dissim., cf. ôupiuTov 3325, 304 : 0ûpujTpov) 'bâton d'un
piège (Ai'chiM; marteau de porte'; porrriov KXeibiov Hésych.;
hom. KaXaûpoiy (voy. s.v. p. 397); hom. *puji|;, pi. puÙTreç f. (de-
gré long fléchi) 'branches flexibles pouvant être tressées, brous-
- 836 —
sailles'; hom. (ion.) puuTrriïov "lieu couvert de broussailles' : v.norr.
or/" m. h. a. seîisen-ioorp ail. mod. dial. worh 'manche de faux'
(germ. ^unrba-, i.-e. ^urp6-\ cf. Bugge BB. 3, 106), Mi.vàrpa
'épi', gT. pàpboç f. 'baguette' (si le mot procède de *urp-do-s\
voy. s. V.), peut-être lat. veprès pi. 'buisson épineux' (en tant
que dissim. de *vreprès. Persson Beitr. 1 499) ; i.-e.*Merj?- *urep-
'tourner', l'idée du groupe étant 'branche (flexible), buisson';
voy. s. V. pàjLivoç. — Lat. verpa 'membre viril' n'est pas clair;
voy. Walde - s. v. — Cf. les art. pànTO) péîTuj.
hom. etc. pdirTiJU (i.-e. ^urp-iô), aor. èppaqja, aor. pass. èppàcpriv
'coudre; fig. arranger ou composer un chant (àoibriv Hsd., cf.
paqjLubôçra.), ourdir ou tramer de méchants desseins'; hom. etc.
paqpiî f. 'couture: suture' (cp par influence analogique, ou d'un
i.-e. *uerbh- parallèle à *uerp-; cf. Persson Beitr. 1 499 n. 2);
paqpiç, -îboç f. (à côté de paTriç, voy. s. v.) 'aiguille, poinçon' :
lit. verpiii verpti 'filer' varpstë 'axe autour duquel qc. tourne'
varpstè et varpstis 'fuseau' lett. werpata 'sommet, vertex' wer-
puts 'tournant, vire-vire' werpels icirpuls 'tourbillon (de vent),
rafale' icirpeles 'action de tourner un traîneau sur la glace' lit.
vîrpiu virpéfi et virpu virpti 'vaciller, trembler', (skr. vârpah
n. 'ruse', propr. 'trame'?), i. e. ^uerp- *urep- 'ployer, fléchir,
tourner' et 'filer, coudre'. Schrader KZ. 30,481. Meringer IF.
XVII 157. Persson Beitr. I 498 sqq. ; voy. s. vv. paTiiç péiru)
pàjuvoç. — Lat. sarciô 'ravauder, rapiécer' (Bugge KZ. 20, 32.
F. de Saussure Mém. 58. Bersu Gutt. 128) est à écarter; voy.
s. V. ëpKOç p. 281.
paTTuç et pdcpuç, -uoç f.'rave' (cf. Ath. 1X369 b. 371c); pdqpavoçf.,
paqpdvri f. 'radis; att. chou'; paqpaviç, -îboç f. 'radis' : lat. râpum
râpa 'rave' (alb. repe 'rave' est un emprunt lat., — ou slav. ;
cf. G. Meyer Alb. Spr. 363) rapistrum 'rave sauvage' râpina
'(coUect.) les raves ; champ de raves' ( : lit. ropënà 'champ de
raves'), v. h. a. ruoha râha v. slav. répa lit. rôpè 'rave' (Cur-
tius^ 350); cf. aussi gall. erfin 'grosse betterave' bret. mod.
irvin 'navet' (celt. ^arhmo- par métathèse pour *>Y/&-mo-. Fick
II-* 19. Henry Bret. 174); le groupe est très ancien et les rap-
ports phonétiques sont peu clairs; des emprunts sont en jeu;
— 837 —
les mots ont voyagé et leur route est mal connue; cf. Schrader
RL. 441 sq. 684. Feist Kultur 189.
pdcrauj, att. pdTTuu (èinp- crup-), aor. è'ppaEa èppàxOriv 'heurter,
frapper, battre'; att. pâxîâ, ion. pnxîn f- 'f'»^ de ''^ nier se bri-
sant contre les rochers; bord de la mer formé de rochers, de
falaises; bruit, tumulte'; ion. (Solmsen Beitr. 1 1C3) pi'iacruj
(1571. Hymn. à ApoU. 516), att. pctTTUj 'frapper le sol du pied';
att. KUTa(p)pdKTriç, -ou adj. 'qui .se ])récipite, qui tombe', subst.
'chute d'eau, cataracte; herse d'un pont, d'une porte de ville;
écluse; oiseau de mer qui fond sur sa proie', ion. KaTa(p)pr|KTr|ç
(Ilrdt. VII 26) fleuve de Phrygie : v. slav. u-raziti 'percutere'
tchèq. rdz russ. razû 'coup', i.-e. *iiragh- *m'9yh-. Lidén Eiu
balt.-slav. Anlautges. 25.
*paTàvri f. 'cuiller à pot', cf. (dor.) paTavav Topûvriv Hésych.,
PpaTcivav Topùvnv. 'HXeîoi H. < i.-e. *urf- : skr. vdrtatê zd
rar^t- 'se tourner', lat. rer^ô 'tourner', \v\. adhai-taigiiir adhar-
taigim 'adversor', got. icairpan v. norr. verda ags. iceordan
V. h. a. icerdan 'devenir', prim. 'se tourner', v. slav. vrûtt't} lit.
verczù versti 'tourner' (('urtius^ 587. FicU I^ 550;; Fick KZ.
42,290 y joint poiapia* Topùviov H., (piil accentue pOTapia en
tant que pi. ntr. ; i.-e. *uer-t- '^uret- 'tourner' est un élargi-ss.
de *uer-, voy. s. v. pd)avoç.
pàcpavoç f., pacpdvn f. 'radis; att. chou'. Voy. s. v. pdiruç.
att. paxôç (pdxoç), ion. pnxôç (Ilrdt.; éuppnxoç Nie, pnxt^^nÇ
Nie.) f. 'l)uisson d'épines, l)roussailles; haie d'épines: olivier
sauvage (à Trézcne)'; pdxiç, -loç, att. -eujç f. 'épine dorsale:
crête de montagne, etc.'; paxîîla) 'briser l'épine dorsale, dnii :
faire ])érir (tragg.): faire le fanfaron' : v.irl. fi-acc i^iu'àfjh-na.
Fick II* 287) 'aiguille', lit. ràzas i^urafjho-) 'scion sec et sans
feuilles; chaume, éteule; mancheà balai; fourehon' rai/s 'étcule'
tri-ràéis'k trois fourchons'; i.-e.*«rf?r/^-*</>v/y/t- 'piquer'. Lidén
Ein balt.-slav, Anlautges. 15. Solmsen Heitr. I 162 sq.
att. pÉYKuj (péfX^)> fut. pÉY^wj'ionfler; souffler avec force (cheval,
dauphin)'; pCTKOç n., pe f-iÇ f- 'ronflement' (Hpc.) : v. irl. .sren-
nini gl. 'sterto' {*srei}k-na-mi), ])uis peut-être v. irl. si'On 'nez'
ga\\. ffi'oen moy. -bret. froiui bret. mod./Vo« 'narine' {*sroknâ.
Fick IP 318. Henry Bret. 126. Pederseu K. Spr. I 82). — Lat.
— 838 —
ringor {^rengôr) 'ouvrir la bouche et grincer des dents', v.slav.
r^gnqti 'hiscere' sont à écarter; voy. Walde- 654 (bibl.). —
Lat. rancens rancidus 'putréfié, rance' (Zupitza KZ. 36, 59)
est inexpliqué (Walde ^ 641). — Voy. l'art, pù^xoç.
hom. etc. I. péluj, fut. péEuu 'faire'. Voy. s. v. è'pYOv p. 271.
IL péluj, aor. inf. péHai "teindre'; pa^eûç et pOTeûç m. gramm.
"teinturier'; péxiua n. 'étoffe teinte' (Ibyc); \pvao-pajéç,' xpucro-
Paqpéç Hésych. (sur l'alternance e : a voy. Persson Beitr. I 138) :
skr. rdjyati 'se colorer, rougir'; cf. avec vo}'. longue hom. px\-
Yoç (: péyoç Anacr. fr. 138) n. 'étoffe teinte', priYeûç' paqpeûç
Hésych. : skr. raga-h. m. 'coloration, couleur, rougeur, etc.*
(Curtius'^ 185sq.); péZioi suppose un i.-e. ^si'eg-iô (alternance
*Kr- : *r-); le groupe gr. è'pepoç n., skr. râjaJi n., etc. (Fick I*
117. 526. Uhlenbeck Ai. Spr. 243. Mansion Gutt. 231. 248.
Prellwitz ^ 396) est à écarter pour la forme (i.-e. -gV-) et pour
le sens; cf. Meillet MSL. XIII 38.
pé9oç n. 'membre (au pi. TT 856. X 68. 362); visage, air, aspect
(Soph. Eur. Théocr.)'. Étym. inconnue.
posthom. pé)Lipo)uai 'tournoyer, s'agiter tout autour, errer çà et
là'; pô)Lipoç, att. pu|upoç m. 'mouvement circulaire, tournoiement
(Pind.); toupie, etc.' : m. b. a. wrimpen wrempen 'contracter
(le visage)' wrempich 'distortus, contourné, tordu, froncé' néerl.
wrimpen wrempen 'distorquëre', i.-e. *uremb-, forme nasalisée
de *uerb- ^ureT)-, voy. s. v. pàjavoç et Persson Beitr. I 498. —
L'hypothèse d'un pé|upo|uai : skr-i^rwa/c^?' 'tourner'< 'i.-Qj^uergU-
(Frôhde KZ. 22, 255. Brugmann Ber. d. sâchs. G. d.W. 1897,
p. 27) est à écarter, d'autant que vrnàkti procède, non de
*liergU-, mais de *uerg--^ cf. Persson op. cit. 502.
hom. etc. péTTuu, ipf. èppeTTOv intr. 'penclier, s'incliner, s'abaisser;
fig. pencher pour; être enclin à', trans. 'faire pencher, d'où
(pass.) pencher (Esch. Suppl. 405)'; posthom. poinî f. 'inclinai-
son; impulsion (d'une balance); fig. moment critique'; att. àvii-
-ppoTTOç 'qui fait contrepoids'; éTepo-ppemiç 'qui incline d'un
côté' (Hpc. Esch.). péTTUJ < *FpeTTuu, i.-e. *uerp- "^urep- 'fléchir,
tourner'; cf. les art. paTiiç pd-rmu pàpboç pà)Livoç (bibl.). — Pour
lat. repens 'soudain' (Curtius ^ 350), alb. vrap 'marche rapide,
course' (G. Meyer Alb. Spr. 478) voy. Walde ^ s. v.
— 839 —
hom. etc. péuu (*crpeFa)), fut. peû(J0)aai, aor. inf. pufivai 'couler' =
skr. srdvati 'couler'; boni. etc. pôoç (cypr. poFoç Hoffmann Gr.
D. I n° 135, 19), att. poûç m. 'courant d'un fleuve; courant d'iiu-
meurs' : iîWr.srava-h 'écoulement', v.slav. ostrovû 'île' l'^autour
de quoi il y a courant'); lioni. etc. por| (corc, dat. pi. p//oFai(Ji
'flots' GDI. 3189) f. 'écoulement d'un liquide, courant d'un
fleuve' : skr. grm-*rrtr^ f. 'torrent', lit. sravà f. 'flux'; postlioni.
puTÔç 'qui coule' = skr. srutd-h m/sens, cf. lit, srutà f, 'purin';
hom. etc. irepi-ppuTOç 'baigné de tous côtés' = ^^SA'.parisrutah;
postbom. peO)aa n. 'écoulement, flux' : v. irl. sriiaim (celt. comm.
*.s-rô-mew) 'fleuve' v.bret,.v^ ;•?</// gl. 'copia (lactisi', v.li.a. .9fro?<m
ags. stréam v. norr. sfraiDiir 'fleuve' (gerra. *.sfranma-, i.-e,
'■''srou-mo-), tbrac. ZTpù|uujv nom d'un fleuve (morpbème -men-)
Iipûiari nom de ville, Ictt. straume 'fleuve' (morpbème -ma-)
pol. strumien 'ruisseau'; postbom, pûcJiç, -euuç f, 'écoulement':
skr. snitîh 'flux', peut-être arm. «rw 'canal' {*si'ii-tî-s? Bugge
IF. 1451 sq,; voy. Iliibscbmann Arm. Gr, I 420 sq.); pudç, -ctboç
'qui coule'; pùaE, -otKOç nj. 'torrent'; pùbriv, bom. pubôv adv.
'avec affluence'; àKaXappeÎTriç 'qui coule doucement' (Hom.),
PaGoppeirriç 'au courant profond' (Hom. Hsd.), èOppeÎTriç 'au
cours abondant' (Hom, Hsd. -pe[Fjé-Tr|ç étant possible dans
l'épopée) : ski: sravdt- 'rivière'; ion. pée9pov, att. peîGpov 'cou-
rant d'un fleuve (pi. B461. Z;3l7); lit d'un fleuve' (voy, Persson
Beitr, II 662 bibl.); la vo3\ Iong:ue dans bom. pujouai 'se mou-
voir rapidement, s'empresser', skr. caus. snivaijiitl va côté de
sravayati) -svûva-h m, 'écoulement', lit. s[t)rovè 'fleuve' Ictt.
stnUce a 'fleuve'; cf. encore skr, srôtah n, v. pers. rautah-
pers. mod. rôcl 'fleuve', Rrm. orof/duem aroganem 'j'arrose' (<
i.-e. *nrou- selon Bug^^e 1, cit,), irl. sruth (gén. srotha) 'fleuve'
gall. ffrwd v, corn, frot (gl. 'alveus') bret, froud 'torrent'
{^firu-tu-s), lit. .sraviù sravefi 'couler par gouttes' v.slav, sfnija
'fleuve' (p. ex. Curtius^ 352 sq. Fick I' 151. 338. 576 sq. II'
318. IIP 502 sq.); i.-e. *s{e)reu- est un élargiss. de *ser{e)- dans
skr. sdrafi sinarti gr.ôputî (p. 7 13), cf. Persson Wzerw. lOOsq.
Beitr. 1 bS. 458. Meillet MSL. XVI 242 sq, Voy, s,v, pue^ôç. —
Pour \a.t. Rôma (d'origine étrusque) voy,Scbulze LE, 579 sqq. —
Lat. nros 'ruisseau' est à écarter (voy. s.v. bom. ôpivuu p. 7 12).
-- 840 —
bom. etc. prjYvOiai, fut. priEuu (crét. 3. pi. pr|KaovTi;, aor. pass.
èppàYriv, pf. au sens pass. èppujYa (pte. fém. hér. èppriYeia; —
aussi un prés, pricrauu, prose tardive priTTuu, distinct de ion.
pr\00{x), att. pdiTUJ cité s. v. pàcrcTuj) 'briser'; att. piîEiç, lesb.
FpfjHiç (Alcée) f. 'déchirure'; bom. puuH, gén. piuYoç f. 'fente,
couloir étroit'; puuYri f., puuY|uri f., puuYiuoç m., bom. etc. pujxMÔç
(avec -xiu- < -Ka|u-. Brugmann Grdr. II-, 1, 251) m. 'fente, cre-
vasse'; bom. etc. puuYaXéoç 'décbiré'; bm-ppuuH, -ûjyoç 'escarpé'
(Eur, IT. 262); bom. etc. priYiutv, -îvoç f. 'ligne de brisants';
ion. paY»! f. etc. (voy. s.v.) : arm. ergic-uçanem 'priYVujui' (Math.
VII 6; erg- < *^r- < *Mr-), lit. reziu râizau rêszti 'fendre,
érafler', i.-e.*u}'ëg-*urôg-*urdg- CMeïUet MSL. X281. Pedersen
KZ. 39, 344. Lidén Arm. St. 101. 112; autre avis chez Schef-
telowitz BB. 28, 295. 310. 29, 54). — M.b.a. néerl. icraJc 'gâté,
défectueux', subst. n. 'débris (d'un vaisseau)' (p. ex. Brugmaun
Grdr. P 174. Persson Wzerw. 19. Brugmanu-Tbumb Gr.Gr.*
46) semble apparenté ailleurs; voy. Franck-van Wijk EW. 8C4.
bom. pfiYOç n. 'étoffe teinte'. Voy. s.v. péZ^uu IL — Autre avis
chez Marstrander IF. XXII 334.
pfi|ua n., pfîaiç f., pr'iTUjp m., prjxpâ f. Voy. s.v. eïpo) IL p. 229 sq.
*priv m. f. 'agneau'; gén. privoç, ace. priva (Nie), dat pi. pii-
veaoi (Ap. Rh.) sont hystérogènes et formés sur le composé
bom. TToXijppriv; voy. s.v. att. àprjv, gén. àpvôç p. 77. — De
là ion. priviKoç 'd'agneau' (Hpc), prjviE, -ikoç f. 'peau d'agneau'
(Hpc).
ion. I. pricrauu, att. pdTTuu 'frapper le sol du pied'. Voy. s.v.pàaauu.
IL piiaauu, tardif phttuj 'briser' pour priYvO)ui d'après priS- etc.
Voy. s. V. priYvùiui.
priTivri f. 'résine' (Hpc. Arstt. Théophr. Nie); pte. pf. pass. eppii-
Tïvuu|aévoç 'mélangé de résine' (KripuuTi'i. Hpc). Lat. résina est
un emprunt au grec; lat. 7'asis 'une poix brute pulvérisée, que l'on
mêle au vin' (Colum.) doit être l'emprunt gr.*pà(Jiç < *sra-ti s,
en rapport apoph. avec priiivri (cf. Walde- 642); un rapport
de *srë- *sr9- avec *ser{e)- '^'■s{e)i-eu- 'couler' est prob.
bom.etc.pÎYOç n. 'froid, gelée; frisson de la fièvre' < i.-e.*srlges-
= \dii.frlgus-on.i u. 'froidure'; bom.etc.pîYOÛv,-ujv 'frissonner';
bom. etc. pîYeîv, pf. au sens d'un prés. èppiYa 'frissonner (de
— 841 —
froid, de crainte)' : lat. frigeO 'avoir froid, gclev' frtgidus' froid,
adj.' (Curtius'' 351. Collitz BB. 3, 322 sq.), \ett. strêgele 'glaçon'
lit. strëgti (*srê[i]r/-; 'se congeler' (Bezzenberger-Fick BB. 6,
240); '\.-&.*srêig- *s)'ig-. — Slov. mod. srèz 'gelée, glace' îles
mêmes) semble devoir être écarté; on attendrait '^.'itréé; Meillet
chez Niedermauu IF. XVIII Anz. 78 rattache sréz < *8erz
à arni. sahi 'glace'; voy. encore l'avis de Walde- s. v. frlgeô.
— h-ài.rlgeô 'être raide' est prob. à écarter; voy. Walde- s.v.
(bibl.).
hom. etc. pila f. 'racine'. Voy. s.v. pctbauvoç.
posthom. piKVÔç 'ployé, tordu, contracté, ratatiné' — m. h. a. rie,
gén. rickes m. 'cou' ('*flexible'j < germ. comm. *urikkd-z <
*un;^nd-z, i.-e. *u7'eik- 'tourner'; cf. Lidén Eiu balt.-slav. An-
lautges. ôsqq., spéc. 8 et voy. l'art. poiKÔç.
hom. poét. p{)Lt(pa "'rapidement, vivement'; piiuiqpaXéoç 'rapide'
Suid. EM. Hrdn. : v. h. a. ringi 'levis' gi-ringo adv. 'expedite',
lit. rètigfis 's'efforcer, se mettre en devoir de faire qc' pa-
ranghs 'souple' (-/'««(/«(^ 'actif, dispos' rangst iis' ^vom\)i, hâtif"
(Bezzenberger BB. 4, 354; bibl. ultérieure chez Osthoff MU.
VI 16 sq.); Solmsen Beitr. I 214 sq. croit ici au changement
de e en i devant nas. gutt. + gutt., \.-c.^ure)dgUh-\ cf. Elirlicli
Z. idg. Sprachgesch. 16.
pivri f. 'lime (Xén. Arstt.; pivi'i en ce sens selon Hrdn.); ange
(s(|uale dont la peau rugueuse [cf. TpâxubepuuuvEpich.] .'servait
à polir le bois et le marbre. Epich. fr. ÔO K. Arstt.; hellénist.
pîva, cf. Solmsen Beitr. I 2.55)' < '^un-ncl : ags.icritan 'graver,
dessiner peindre, écrire' v.sax. icritan m.b.a. «r>vfe« 'déchirer,
écrire, dessiner'; *w>v- *urîd- sont des élargiss. de *uer- dans
ail), rare (*uor-n(î} skr. varnd-h -m 'blessure' (voy. s. v. pÔKOç i.
Brugmann Grdr. IP lur)2. Persson W/crw. lUf). Beitr. II 842.
Voy. le suiv. — Lat. serra 'scie' (en tant que ^sersa : pivq
< *s,.rsnâ. Schrader RL. ()V)9) est à écarter: voy. Walde- s.v.
hom.etc. plvôç f., poster, m. 'peau; bouclier de cuir' < *urf-no-s.
cf. (éol.) Ypîvoç- bépua llé.sych,, c.-à-d. Fpîvoç, hom. raXaûplvoç
'porteur du bouclier; intrépide' (voy. s.v.) : v.sax. icritan 'dé-
chirci' cité à l'art, préc; cf. pour la sémanti(jue gr bepua :
bépuj, lat. itcorfHin : v. li.a. sceraii gr. Keipiu, etc. Brugmann
— 842 —
Grdr. IP 1052. Persson Wzerw. 105. — L'avis deThurueysen
KZ. 31, 352 (*Fpiv6ç < *urznô-s : skr. vfsan- 'taureau') est à
écarter.
hom.p 10 v(*Fpi(Jov) 'sommet de montagne; promontoire': v.b. franc.
icrisil 'gigas' v. sax. icrisillk 'gigantesque' v. h. a. riso v. norr.
rise 'géant'; i.-e. *u)'is- *ureis-, élargiss. de *wer- (gr. àeîpuj
'soulever', phryg. ôpou* âvoi?); cf. *wer-s- dans ion. att. ëpiua n.
'écueil' et son groupe (p. 282), *uer{e)dh- 'croître, monter' s.v.
ôpôéç; cf. Persson Wzervr. 86. 224.
pÎTToç, -eoç n. 'claie, natte' (Hrdt.). Voy. s.v. pïvjj.
hom. etc. pitttuj (*FpîTr-iuu) et plTtiéo) -Où 'jeter, lancer; intr. se
jeter'; pîTrià^uj 'jeter souvent, agiter en tous sens'; pîTiri, dor.
pîTrd (Pind.) f. 'mouvement tournant, impulsion, jet'; plTiiç,
-iboç f. 'éventail; soufflet (pour attiser le feu)'; pxmlw 'éventer,
ventiler; attiser' < *unp-, élargiss. de *u{e)rei- ^iirî- 'tourner',
voy. s.v. pà)Livoç; l'évolution sémantique est celle de got. wair-
pan {Hier-h-) '^imprimer un mouvement circulaire, *brandir,
lancer'. Persson Wzerw. 165. Beitr. I 502 sq.
hom. etc. piç, gén. pïvoç f. 'nez; museau, mufle, groin'; pi. ai
pîveç 'les narines' (Hom.Hsd.Soph.) < i.-e.*srez-*s)7-, élargiss.
de *ser- dans skr. sdrati sisarti 'couler', voy. s. v. ôpjLiri p. 713;
cf. G. Meyer3 237.
pi(TK0ç m. 'coffre' (Antiphane). Selon Thumb Die gr. Spr. im
Zeitalter des Hellenismus (1901), p. 119. 141 emprunt galate,
par l'intermédiaire du phrygien, qui change u en /, cf. v. irl.
rûsc 'écorce, corbeille faite d'écorce' gall. rliisg 'écorce' ('cf.
Fick Spracheinheit 415); lat. riscus est l'emprunt grec. — En
tant que mot grec, Persson Beitr. I 344 (bibl.) tirerait pidKOç
de *FpiK-aK0-ç (cf. biaKOç : bmeîv), \.-Q,.*iireik- \iHk- (voy. s.vv.
poiKÔç piKVoç), p. ex. dans lit. riszù {*iiriko-) riszH 'lier' ryszys
'lien' lett. risu rist 'lien' v. pruss. rêist 'lier ensemble, joindre,
unir'; sens premier 'tressé', cf. lat. vldulus {*ueid-) 'corbeille
tressée' : vieô {*ij,ei-) 'tresser'.
plu;, gén. pïTTÔç f., ion. pÎTTOç, -eoç n. (Hrdt.), pÎTioç m. (Diosc.)
'natte, claie (faite de jeunes rameaux)' < *urlp- (voy. l'art.
piTTTUj) élargiss. de ^ij,{e)rei- *iirî' 'tourner', voy. s. v. pàjuvoç
et cf. Persson Beitr. I 502.
— S4.S —
pobdvri f. ^KpÔKii'; etc. Voy. l'art, pabivôç et la uote.
pobov (Hymn. à Dèm. Théogu. Piiid. Hrdt. att.), éol. ppôbov
gramm. (*Fpobov; lioni. pobéeiç adj., pobo-bâKxuXoç) 'rose' est
un emprunt à l'Orient, cf. pers. mod. gui 'v. pers. *iVY/r^),
arm. (emprunt) tard 'rose' < iran.*i7'£/«-, i--e.''Mrc/^o- 'arbuste
épineux, épine' = ags. woi-d 'arbuste épineux' norv. ni(Ml. or
'groseillier' lat. ruJms (d. skr. vrka-h : gr. Xùkgç lat. hipux^
doute de Persson Beitr. II 951) 'ronce, mûrier sauvage'; cf.
ensuite lat. (rclna) ruhèfa 'crapaud' (mhè- < *urdhè-), lit. varie
{*vardlè) lett. icarde 'grenouille'. Schulze SB. der preuss. Ak.
d.W. 1910, p. 806sqq. (bibl.). — Lt\t.rosa est l'emprunt grec
{■8- < -b- = -^-); voy. Walde- s. v.
poét. pôeoç m. 'bruit des vagues'; liom. etc. pôBioç e 412
'bruyant (KÛ)aa)'; cf. TTopouç àXi-pp69ouç 'vias maris strcpentis'
(Escb. Pers. 367) : v. slav. strada 'xo ù-fpôv' tcbèq. Htred 'miel'
(J. Schmidt Voc. II 282 sq.), v. corn, stret gl. 'latex' m. corn.
streijth 'fleuve' (Fick II* 318. Pedersen K. Spr. 1 82), cf. v. b. a.
stredan (i.•e.*iTe^) 'tournoyer; bouillonner'; ï.c.*sredh- ^sref-
sont des élargiss. de *ser- dans skr. sîsarti sdrafi 'couler', gr.
ôpiiiTÎ f. (p. 713), cf. Persson VVzerw. 46. 165.
poîpboç {*-gfjdo-.s) m. 'bruit retentissant' (8opb. Aristojjb.); boni,
etc. poipbeîv 'grincer, siffler ; trans. agiter avec bruit'; — boni. etc.
poîiloç i*-gnio-s) m. 'sifflement (d'un trait, d'une flûte, du vent,
etc.)'; boni. etc. poi2:€Îv 'grincer, siffler'. Onomatopée.
poiKÔç 'cagneux (Arcbil.), courbe' = lit. m/sz^/.ç 'paralysé' néerl.
wreeg 'inflexible' zd "rvaèsa- 'tourbillon (dans leaui, tournant
(du cbemin)', i.-e. *uroiko- 'tourné, courbé', cf. m. b. a. icric/i
'contourné, tordu' i*ureiîco-), zd "rvisi/e'fi 'se tourner' (*«/-/Â--),
V. b. a. (Persson Wzerw. lOô) r/ha 'sura, poples, locus corrigiae'
ags. wrîon irréon, prêt, icrdh 'envelopper, couvrir' etc., lett.
ristu (^urik-sto-) 'je m'adapte' lit. riszù {*uriko-) 'je lie' ri/ksté
'baguette' et bcp d'autres; voy. s. v. piKvôç et cf. Lidén Ein
balt.-slav. Anlautges. ôsqq. (bibl.), spéc. 11 sq. Hiibscbmann
IF. XI200sqq. Holtbausen IF. XXV 151. Torp cbez Fick
IIP 417 sq. Persson Beitr. I 344. 345. 501. 507; voy. aussi
Tart. paipôç; i.-e. '^ureik- *urik- 'tourner, lier' est un élargiss.
de *u{e)rei- 'tourner', voy. s. v. pctuvoç.
- 844 —
p6|upoç,att.pû|Lipoç m. 'mouvement circulaire'. Voy. s v. pé)LiPo)aai.
p6|Lioç (pô)aoH ms.)" (JKiLXriE èv EùXoiç Hésych. < *Fpo|Lxo-ç : lat.
vermis {*vormis *urmis : béot. Fap)ui-xoç n.pr. Brugraann KVG.
§ 309) 'ver', got. waûrms v. norr. ormr ag-s. Kyrm v.h.a. v.sax.
wurm Ver, serpent' (Fick P 556. IIP 415), v. russ. rermie
n. coll. '*vers, insectes, àKpîbeç' pet.-russ. vermjânyj 'rouge'
(< v. slav. "^vïrmï Ver'), v. pruss. icormyan urminan warmun
{*vûrm-) 'rouge', cf. fr. vermeil (Zubaty IF. VI 155 sq.); pour
(les mots celt. de même R. et de sens analogue en d'autres for-
mations voy. Stokes BB. 23, 56 sq., Henry Bret. s. v. grech'^
sur lat. varui-i 'petit bouton sur le visage' = lit. viras 'grain de
ladrerie' voy. Walde''^ 808 (bibl.); i.-e. ^uer- 'tourner, se tor-
tiller' (cf. l'art. ëX|Liiç p. 245).
hom. etc. pÔTraXov 'massue'; etc. Voy. s. v. pamç.
poTtri f. 'inclinaison'. Voy. s. v. péTTuu.
tardif poùcrioç pouaaîoç 'roux'. Emprunt lat. russus russeus
(Persson Wzerw. 238 n. 3 bibl.). De là pouaiZiuu 'être roussâtre'.
att. pocpeîv, ion. puqj- (pocpeiv EM., cf. poniôç 'pocpriTOç' Gai.)
'absorber, avaler, engloutir'; pocpriiua, ion. pùcp- n. 'bouillie' <
i.-e.*srohh- : lat. sorheô (*srhh-) 'avaler', m. irl. srub 'museau'
{*sncbu-. Fick II* 318), lit. srehiù srèbià srèpti 'avaler' siirhiù
surpti 'téter' lett. surhju surbt 'avaler' strebju strebt 'avaler,
manger à la cuiller' streba 'qc. à avaler; homme ivre' v. slav.
srûbatl 'avaler' (Curtius^ 295. Fick P 576), arm, m-bi 'je bus'
arb 'orgie' {*s)'bh-. Hiibscbmann Arm. Gr. I 423), alb. g'erp
{*serbJw) 'j'avale' g'erbs f. 'goutte' (G. Meyer Alb. Spr. 139),
i.-e.*se7'bh-*sreb]i- {tf^siirbh- *srubh-). — Pour néerl. sIo7'pen
slurpen ail. raod. schliirfen 'avaler' (Hirt PBrB. 22, 236) voy.
auj. Franck-van Wijk EW. s. v.
poxQoç m. 'bruit des vagues qui se brisent' (Nie. Lycopbr.); hom.
pox9eîv 'gronder (vagues)'; cf. ép. ôpexOeîv p. 711. Le groupe,
prob. d'origine onomatopéique, semble isolé. — Lat. ringor
'ouvrir la bouche et grincer des dents', y.&\a.v.regnqti 'hiscere';
— V. h. a. rahho 'arrière-bouche, gueule' ( : ags. hracca 'gorge');
— gr.ôHupeYMÎôt f. 'aigreur' (p. 706); — ^k\'.vfjiati (ou bfjiafi?)
'barrir'; — arm. (Scheftelowitz BB. 28, 311) vrnjel 'hennir'
sont à écarter.
— 845 —
pua 5, -ûKOç ni. 'torrent'; etc. Voy. s. v. pëuj.
éol. pupôv 'èniKaïuTTëç' EM. appartient à i.-e. *Mer6- 'tourner', cf.
pà|Livoç pé)LiPo)uai poupoç (et pour le vocalisme pûinpoç). Persson
Beitr. I 498 n. 1.
pû-fxoç n. 'groin; bec d'oiseau; museau de chien'. Le rapproche-
ment avec arm. i-ngun-kh vdiigun-lh \)\. 'narines, nez' ferait
conclure à un ï.-e.*sru)agh-, si le mot arm. n'était suspect d'em-
prunt (cf. Hiibschmann Arm. Gr. I 486 sq.); à tout prendre -u-
fait difficulté et ne favorise pas le rapport (p. ex. Curtius^
504. Niedermann è und î im Lat. 28. Zupitza KZ. 36, 59)
avec péTKLU (pcçx^) 'ouvrir la bouche et grincer des dents'. —
Gr. ôpùacTuj 'creuser, fouiller' (Frohde KZ. 22, 267) est à écarter.
pvleiv puZieîv 'gronder comme un chien irrité'. Voy. s. v. hom.
ptc. aor. èpu-fôvTa p. 285.
att. puGiuôç, ion. pucJMéç (voy. Brugmaun Grdr. II-, 1, 23. 2b2)
m. 'mouvement réglé et mesuré; mesure, cadence, rythme':
pëuj 'couler', i.-e. *sreu-, le sens du mot ayant été emprunté au
mouvement régulier des flots de la nier. Curtius^ 3.53.
puKàvri f. 'rabot, varlope' (Anth.); puKaviruu gl. 'raboter : lat.
runcô -are 'tarder" runcô -Oniii 'sarcloir' (Curtius^ 529), skr.
/?n7m^/ 'arracher, écosser' Jnncanam 'arrachement' (voy. d'autre
part Fortunatov Archiv f. slav. Phil. 11, 572, Uhlenbcck KZ.
39, 260, pour qui skr. /- < i.-e. /- : v. slav. liflo lit. lUnl-a>i lett.
lûTcs V. pruss. lunkan 'liber'j, irl. riicht 'porc' (*rul'to-. Fick
II' 2.35); le mot grec a dû perdre une cous, initiale; voy. s. v.
ôpùcrcjuj p. 718sq. — Lat. runchia (plus vrais, que -lua) f.
'rabot' est l'emprunt grec avec influence de ruucâre (Osthoff
Perf. 618 sq. Walde^ 663sq.\
I. p0^a i*FpO-) n. 'corde d'un arc (Escli.); portée d'un trait iXén.)';
pô^n f- 'impetus'; pû)aôç m. 'timon; sillon, traînée, queue 'de
comète)'; hom. etc. pùaiov '*ce qui est saisi et emporté : butin;
gage; repré.'îaillcs'; (JùTrip, -fjpoç m. 'tireur d'arc (Od.); pi. traits
d'un attelage TT 475, brides ou guides de clievar: pÙTuup, -opoç
m. 'tireur d'arc' (Ar. Th. 108); pûid n. pi. 'rênes' i^Hsd.); -
iiom. pucfTâluj 'traîner rà et là pour outrager' [*un<-s-to-.
Pers.son Beitr. I 328); hom. puaiaKTuç, -ooç f. a 224 'violence'.
Voy. s. V. épûuj p. 286 sq.
— 846 —
tragg. II. pO|ua (*FpO-) n. 'abri, refuge'; pôcnoç 'qui protège, qui
sauve' (Eseb. Suppl. 150), xà puma 'délivrance' (Escb. Suppl.
314); pii)TUjp,-opoç 'sauveur, libérateur' (Escb. Septc. Tb. 318);
poaiTToXiç, -eujç m, f. 'protecteur de la cité' (Escb. Sept c. Tb.
\28) : bom. poét. ion. pùo|uai (D, génér. û), inf. prés. bom. pOaGai,
ipf. itér. 2. sg. bom. pûŒKeu, fut. pû(yo|iai 'protéger, sauver,
garder, tenir ferme, retenir' < *urU-, hsL&euerâ^îi 'protéger';
voy. s. V. bom. prés. inf. epu(T0ai p. 285 sq.
postbom. pÛTTOç m. (bom. pÛTia n, pi. l 93) 'crasse, saleté; pi.
cire à cacbeter (Ar. Lys. 1200)'; puTtdv 'être sale' (Hom. Ar.
Ois. 1282); punoOv (Hom. Hpc), puTraivuj (Xén.) 'salir'; puirapôç
'sale; fig. trivial'; pÙTroç, -eoç n. 'petit-lait' (Hpc); pùimu 'net-
toyer, moy. se moucber' < *srup-, prob. élargiss. de *sreu-
*s)'u- 'couler', cf. pour le sens les parents éloignés skr. -srâva-h
{*-srôuo-s) 'suppuration', lit. sravà {*srouà) 'saignement' sra-
'iiëti 's'écouler par gouttelettes, suinter (suc, sang)'. Prelhvitz^
276 sq. -'402.
bom. etc. pOaoç 'renfrogné, ridé' : pOiôç 'tiré' (Solmsen IF. XXXI
463); pûcTaivuu 'rider'. Voy. s. v. puTÎç. — Le rapport avec lit.
raiikas 'ride' rukti 'se rider' (Scbrader KZ. 30, 481. Mar-
strander lE. XX 347 n. 2) est à écarter.
pûTri f. 'rue, mÎYavov (plante amère)'. Ostboff MU. V76sqq.
a supposé un •px\m.*srû-tà : \?it.rûmex-icîs 'oseille' (d'un adj.
*ni-mo-s 'sur, amer', doublet sans s- d'un *srumo-s) : v. b.a. sûr
ags. sûr V. norr. sûrr 'sur', v. slav. syriï 'cru' lit. sûras 'salé',
gr. ital. *srû- et germ. letto-slav. *sûr- se groupant sous un
i.-e. ^sij,er- ^sur- (d'où *sru-)\ conjectural, cf. Walde- 662 sq.
att. pûTiç, -iboç (éol. PpuTibeç pi. EM.) f. 'ride'; puTiboOv (Hpc.
Arstt. Tbéophr. Diosc), puTÎZiuj gl. 'rider' < *urû- (cf. "^urù-
dans pûTÔç 'tiré' pûo'oç 'ridé') : base uera^u 'tirer'; voj. l'art.
épùuu p. 286 sq. — L'bypotbèse d'un puxiç issu d'un *rut- alter-
nant avec *u)'t- (i.-e. *ueret-, cf. skr. varti-h 'cbose roulée'),
émise par Marstrander IF. XX 346 sq., se beurte tout d'abord
à la forme éolienue.
postbom. puTOç 'qui coule'; puiov 'rbyton'; pùcTiç, -euuç f. 'écoule-
ment'. Voy. s. V. péuj.
— 847 —
pô) (Ar. Th. 781) innovation grecque, en face de liébr. rê^: cf.
laûj plus ancien que uû.
tardif puûeujv, -uuvoç m., ord. pi. 'les narines, le nez', cf. puOeuveç"
juuKTfipeç Ilésycli., peut contenir le degré long fléchi de *sredJt-
(élargiss. de *ivr- 'couler') attesté par p60oç et son groupe; cf.
l'étym. de pîç f. 'nez' et voy. J. Sebmidt Voc. Il 283.
posthom.puuvvO|ui (d'après loOvvûm, cf. Brugniann-Thunib Gr.Gr.*
338 bibl.j, aor. pass. èppubaGriv 'fortifier; pass. être fort'; att.
piLjuri f. 'force'; ion. att. pujjaaXéoç 'fort, robuste'; pajaippiov
TTavop)ur|Tr|piov ('stimulant') Phot.; pûcTTaE, -aKoç m. 'appui,
.su])port'; puupoç • acpobpôç Hésych.; â-ppuuaTOç 'faible, malade'.
Etym. peu claire. — On a évoqué hom. pûj0|uai (*.s/*ô«-; 'sagiter
avec force, s'empresser' (G.Meyer BB. 1, 223. Gr.Gr.» 237)? -
Lat. (dial.) rôhiir -oris (Curtius^ 353) signifie tout d'abord
'cœur du chêne' et appartient vrais. ki.-e.*{e)i-eudh-(srÀpvQp6ç),
voy. s.v. ôpopvôç p. 719 sq. — Sont de même à écarter les avis
de Petr BB. 21, 213 (gr. comm. *Fpuu9-vû-m : skr. vrddhanf-
ûrdhrâh 'grand, puissant' [sic]) et de Prclhvitz- 402 ( : gr. pd-
baiavoç m. 'jeune branche', — ou pdbioç 'facile';.
boni. [)(bo}xa\{*srOu-) 's'agiter avec force, s'empresser'. Voy.s.vv.
ôp)nn péuu.
I. pâ)S, gén. puuTÔÇ t- ("•• Sept.) 'grain de raisin; — cpaXdffiov
(cf. Lehmann Zcitschr, f. celt. Phil. 6, 436 n. 3)'. Voy. s.v. att.
pdE.
II. hom. pojE, gén. puu-fôç f, 'fente, couloir étroit': puu-fr| f. 'fente';
etc. Voy. s. v. priYvu)ai.
pûJTTOç m. 'pacotille'. Etym. obscure. — Hom. pûjTreç f. pi. voy.
le suiv.) et lat. sarpo -ère 'tailler' (Friihde KZ. 22, 2(58) sont
également à écarter.
hom. *pLÙip, pi. pûjTTeç f. 'branches flexibles'; ion. ptuTTiViov, a-u
pi. -a 'lieu couvert de buissons' O 559. E 473 < *urôp- (Persson
Wzcrw. 53. 1G5. 219 n.3. BB. 19, 26G. Schrader KZ. .30,481.
Bezzcnberger BB. 23, 309. Wiedemann BB. 28,54); voy. s.v.
paixiç. — La-LsarpO -ère 'tailler, émonder' sdrmen sarinentunt
(Frolide KZ. 22, 268), — ou lat. repo -ère lit. rèpliôti lett. rapt
'ramper' (S\. van Blankensteiu Unters. 52. 112i sont à écarter.
— 848
még\ crà 'Tiva, quac?' n. pi. < *Kia, i.-e. *qyid, cf. ion. a-dcra att.
à-TTa 'iivd', tb. ^You.*qlH- : zd ci[-ca], lat. quia 'que, parce que'
(chez Név. quianam 'pourquoi') ; voy. s. v. xiç.
(TaPaKÔç 'qui a qq organe atteint' (Hpc. ; mot chiote selon Hésycli.);
lapàKTiiç, -ou m. '*le briseur' (divinité malfaisante qui brisait
les vases d'argile des potiers. Hom. Ep. XIV 9). Étym. ob-
scure. — M. h. a. swacJi 'mauvais, médiocre, pauvre, faible'
(Prellwitz^ 403), lui-même peu clair (cf. Torp chez Fick IIP
545. Franck- van Wijk EW. 832) est à écarter. — V. slav. cha-
biti 'corrompre' (Matzenauer Listy filol. 7, 217) est obscur; cf.
Berneker E W. 380 sq.
adpavov 'serviette de toilette' (Clém.). Emprunt à l'Orient, cf.
arab. sabanijjat 'étoffe fabriquée à Saban (près Bagdad)'; bibl.
chez Lewy Fremdw. 127.
tragg. etc. aà-^x] f. 'équipement, bagage; armure; poster, bât,
selle'; adYiua n. m/sens. Voy. s. v. aàiTO). — Le tardif (TotYoç m.
'saie, sayon' (Prellwitz ^ 403) est l'emprunt lat. sagum, lui-même
emprunt gaulois; voy. Walde^ s. v. (bibl.).
(TaTiîviT f. 'seine'; cTaYriveùiu 'pêcher à la seine'; oa-fxç' nr]ç>a
Hésych.; aaYOupov Y'jPTO'Qiov H. Rapport possible (eu tant
que *aF?aY-) avec skr. svdjatê 'enlacer de ses replis'; cf. Prell-
witz'^ 403.
aà9ri f. 'îTÔaGri' (Ar. Lys. 1119); {Jâ0ujv, -uuvoç m. 'TtôaGuuv'; àvbpo-
crdBuJV -adGriç gramm. épith. de Priape. oa- < *tu7i-, voy. s.v.
cTaivuu. — Étym. non plausible de Fick BB. 28, 108 (*TT-(Ja- :
TTÔcrGi'i).
posthom. craGpôç 'pourri; fêlé; de mauvais aloi'; aàQpai' cpGeip
Hésych. : ipaOupôç 'fragile, friable' (Fick BB. 16, 292. 26, 114).
aaivuj (*crav-iuj, i.-e. *tmi-io), aor. è'crriva dor. è'crâva (Piud. 01.
IV 4) 'remuer la queue en signe de joie (Od.); flatter, caresser
(Pind. tragg.)' : lit. tvistu tvinaù tvinti 'enfler, grossir (eau)'
tvànas 'flux' lett. tvans tvana 'vapeur, fumée' lit. tvanùs 'qui
déborde facilement' tvainytis 'gonfler'; le grec a pu posséder
un *aiîv < i.e.*^Me« 'pénis, phallus' : *<«^*<eMâ^- 'gonfler' (voy.
— 849 —
S. vv. adoç aûJoç lauç TuXri etc.;; cf. Solmsen IF. XXX 38 sqq.
(bibl., avec essai d'explication de nombreuses gl. à initiale ffa-).
I. tragg. aaipuj, fut. aapûj, aor. è'aripa 'balayer'; aâpov et aâpoç
m. 'balai; balayures'; crâpuaia ii. pi. 'balayures' (Rhintbou fr.
25 K.); aapoûv 'balayer', craipuj peut être né d'un \.-e.*su)-io,
aâpoç d'un *surro-H, cf. cfupiu 'traîner, tirer' i Fick BB. 5, 167.
G. Meyer Alb. 8t. III 53 sqq.), qui procéderait d'un *su**r-iO]
i.-e.*suer- est élargi en *mer-hh- dans gr.aûpqpoç n. CTupcperôç
m. 'balayures', got. af-sicairhan 'effacer', etc., cf. Persson
Wzerw. 55. — Phonétiquement, aaîpuj pourrait aussi remonter
à un i.-e.*/'«r-iô,(yopuj valant alors *fu^r-iô (Hirt Abl. § 23 admet
un aôpuu < ''fur-iô, mais cf. (Tdoç < *fij,9-uo-s : i\)\r\ tûXoç). —
Il est très douteux (jue aaipuu soit un doublet (Fick BB. 26, 115)
de vjjaipuu 'effleurer, raser'. — Lat.srtWô (srt>Tï(5) 'sarcler' (p. ex.
Osthoff ^[U. IV 359. Bcrneker IF. VIII 198) est à écarter
(: skr. sfui 'faucille', puis lat. sarpo 'tailler'i; voy.AValde- s.v.
II. *(TaipLU 'ouvrir la bouche', })f. au sens d'un prés, aéaripa,
ptc. aearipLuç dor. (JecTâpuuç ép. fém. aeaâpuîa 'ricaner, rire
d'un air railleur; s'ouvrir (plaie)'; crdp.ua n. 'crevasse du sol'
EM.; afjparE, -a-ffoç f. 'caverne'. Etyra. inconnue.
aÛKKOç, att. adKiK)oç m. 'étoffe grossière de poil de chèvre,
manteau grossier; cilice; sac (Hrdt. Aristopli.); filtre' < hébr.-
l)lién. mq (pour ^saqq) 'étoffe de i)oil, sac, cilice'; bibl. chez
Lewy Fremdw. .s7.
ion. att. adKOç, -eoç -ouç n. 'bouclier' < *TFaK0ç : skr. tvdk f.
'peau, écorce' hiraiii/d-fi-dcas- 'ayant une peau d'or', voy. s.v.
adTTuu; hom. craKéa-TraXoç 'qui brandit son bouclier', tragg.
(TaKea -cpôpoç 'porteur d'un bouclier', cpepe-affaKnç < Hsd."» m/sens.
Kuhn KZ. 15, 399. Frolide KZ. 22, 203. — Autre avis chez
Ehrlich Z. idg. Sprachgesch. 68 n. (adKOç '*le puissant' : skr.
tvdksah n. 'vigueur', lat. faxns 'if); à écarter.
(TdKxap, -apoç n. (Gai.), (JÔKxapi n. (Arr.), crdKxapiç f. (Diosc),
adKxapov'Diosc.) 'sucre' < pâli attlhluirri = skr.^'<//'A7//v/ 'gra-
vier, galet; sucre' (cf. l'art. KpÔKii KpOKdXiT p..')19 ; voy. Schra-
der RL. 998 s<i(i.
54
— 850 —
craXa)Lidvbpâ f. 'salamandre' (Arstt. Théopbr.). Solmsen IF.
XXX 40 y verrait un composé de *aâ\r\ f. 'queue' (le 2*^ élé-
ment est obscur), à moins que le mot ne soit étranger.
aa\à(|u)Pri f. 'trou, ouverture pour la fumée' (Sopb. Lycopbr.).
Selon Solmsen IF. XXX 42 ce sens serait dérivé de *celui de
YuvaiKeîov aiboîov, cra-\à(|u)Pri = r\ ty\v cràGriv (voy. s. v.) \a|u-
pdvei, cf. XaXajupuu et ZaXajupàç, noms d'Apbrodite, peut-être
ioniens, puis attribués aux Asiates (?). — Autre étym. cbez
G. Meyer Alb. St. III 53 : v. norr. suœla 'fumée épaisse' ags.
forswœlan "brûler', lit. svïlti 'brûler sans flamme, couver' (mots
parents de âXéâ eïXri éXàvri iîXioç créXaç). — Etym. sém. cbez
Lewy Fremdw. 96.
att. (TaXoç n. 'agitation (du sol, des flots)'; craXeîaGai 'sauter'
(Archil. 102 B.*); craXeûuj 'secouer, ébranler; intr. être agité;
être à l'ancre'; (dor.) cràXâ f. 'agitation' (Escb.); CaXdiluu 'être
agité, se lamenter'; aàXaE, -aKOç m. {aaka^ï. Hésycb.) 'crible
de mineur' Poil.; (JaXaKuuv, -uuvoç '*qui se secoue en marcbant,
fanfaron' (cf. Solmsen IF. XXX 40 sq.); aaXaKuuvi^^uu, -iZiojuai,
-euojLiai gramm.'fanfaronuer'; (TaXdaao) (*-kiuj) 'secouer, ébranler,
agiter'; aaXaYeî" xapâcTaei Hésycb. ; bom.KOVi'craaXoç m. 'nuage
de poussière' (sur att. KOVÎcraXoç [KOViaXôi Tbéra] 'pballus;
danse pballique' voy. Solmsen 1. cit.). Persson Beitr. I 484
voit dans cràXoç un i.-e. Hudlos ou Huelos : irl. tuile {*fulio-)
'flux', Isit.tuUms; (*hil-?î-) 'liquide jaillissant en arc', ags.je-(f^?/
'breeze, air' v. norr. flmhol-pul 'einer der aus dem Brunnen
Hvergelmer eutspriugenden Flusse', i.-e. *teu- *teua^- Hû-
'gonfler' (voy. p. ex. s. v. xùXri). — Il n'y a pas lieu de rattacber
avec Fick BB. 26, 115 adXoç (TaXeûai à qjàXXiu. — Lat. saZwm
'pleine mer', v. b. a. swelJan 'gonfler' (Curtius^ 372) sont à
écarter.
cfâXirri f. (Epicb. fr. 63 K.), aàXiTriç, -ou m. (Arcbipp.), (TapTiri f.
(Arstt.) 'saupe (poisson de mer)'. Etym. obscure; mot méditerr. ?
(îàXTTiYH f. (Arstt. HA. V 9, 5) semble un produit de l'étym. pop.
boni. etc. aàXTTiYS, -iTTOç f. (*aFaXTT-) 'trompette droite'; bom.etc.
aaXiriZ^uu, aor. èaàXTn(T)Ha 'sonner de la trompette'; att. aaX-
7ti(t)ktiîç, -oû m. 'un trompette' : lit. (Curtiiis^ 287) szvilpiù
— 851 —
szmlpti lett. sicelpt 'siffler' (i.-e. *ksul[)-), à quoi Zupitza BB.
25, 95 ajoute ags. hicilpe 'un oiseau de mer' (hw- < *ksu-).
(jajiPvjKri (Arstt.; la\x- Hésych.) f. 'sambyque ''voy. Saglio s. v.
l>ira III, 2, p. 1449) ; pont volant (machine de siège)'. Emprunt
asiatique; aram. sahb'''kà (Daniel III 5 dir. eip.) étant suspect
d'emprunt grec (A. Muller BB. 1,297), Lewy Fremdw. 161 sq.
(bibl.) évoque hébr. .s^hahcl 'grille'.
(jâ^oç f. 'dune' (Strab.). En tant que mot grec, Persson Beitr.
1 47 1 y verrait un i.-G*fud-tiio-s : lat. tauni 'tumeur' (\.-e.^fUr}-/iui),
base teuà^ 'gonfler', cf. corc. tv^oç 'tvj)hPoç', lat. fuiiiuJii^!-, Tà-
laoç Xdjuri noms d'îles seraient des synonymes de v. norr. hahi/r
et holmi 'éminence, petite colline' et 'îlot' m. b. a. holm 'île flu-
viale' (i.-e. *qe]e- 's'élever'; voy. l'art. koXuuvoç p. 487 sq.). —
oa}x- est d'origine sém. pour certains, lélège pour Fick Vorgr.
Ortsn. 54. 112.
crâv nom dor. du sigma (Hrdt.); emprunt sém., cf. hébr. tiin. —
aa|ii-qp6pàç, -ou m. '(cheval) marqué d'un aâv ou C (Ar. Cav.
603 etc.), cf. KOTTTTaTÎâç s. v. KÔTTTra ]). 492; auum signe numé-
rique '900'.
aâvbaXov, éol. (Sapph.) aà|uPaXov 'sandale de bois' (Ilymn. à
Herm. 79. 83. 139). Emprunt asiati(jue, cf. pers. mod. sandal
'soulier'. Vaniëek Fremdw. 47 (bibl.). Schrader RL. 740.
(TavbapÛKri, -âxr\ f. 'arsenic rouge; couleur rouge (pron en ex-
trait' (Hpc. Arstt.). Emprunt asiatique, cf. skr. cdiidra-rm/d-
'ayant l'éclat de la lune' (pour candrd-h voy. l'art. KÛvbapoç
p. 405) selon Uhlenbeck PBrB. 19, 327 sqq. Ai. Spr. %i. 335.
(TâvbuE, -UKOç (Diosc), aàvbiE, -ikoç (Str.) f. 'vermillon, incarnat'.
Emprunt asiatique, cf. skr. sindurain 'vermillon' i^détym. ob-
scure).
aavîç, -iboç f. 'poteau (araupôç Hésych., tô becTiuuJTiKÔv ïûXov
rhot.; Hrdt. Aristoph.) ; planche épaisse, ais, poutre qp 51. x 174;
pi. hom. battants de porte I 583. p 344 etc.; att. ord. pi. table"
< i.-e. *tun-, voy. s. v. craivu) et cf. le rapport (pâXafï : qpaXXôç
qpâXriç, \.-e.*bh(d- 'gonfler'; cf. Solmsen IF. XXX 46 sq. (Itibl.).
— Lit. szànas 'côté du corps' russ. sdni 'traîneau' (Zupitza
BB. 2b, 93) et lat. fiduila (Schwyzer KZ. 37, 149; ital. ^^7/^^
— 852 -
< '^tcdflâ, ou *tlafia i.-e. *tl9clMa; voy. Walde^ s. v. et l'art,
TiiXiâ) sont à écarter.
a d vv â ç, -ou (Cratinos), aavviuuv, -uuvoç ( Arrien), (Javvopoç
(Rbinthon) m. 'imbécile, sot', cf. Zdvvriç Xavvaîoç XavviuuvXàv-
vioç Xavvupiujv Xavvu) noms de personnes. Selon Solmsen IF.
XXX 38 sqq. (bibl.) le groupe remonte à cràwiov aiboîov
Hésycb., celui qui est caractérisé par le crdvviov étant en même
temps l'imbécile, le niais, le bouffon, cf. l'emprunt lat. sanna f.
'grimace' sanniô "bouffon', puis (Javvdbaç • xdç dYpiaç aÎY«ç
Hésych., qui suppose un *(jdvvâç ou *aàvvoç ou *advvujv 'bouc'j
(Tdvviov (vv est le red. bypocoristique connu) remonte à i.-e.
'^tu{i-, cf. *ar)v < i.-e. *fuê7i s. v. craivuu.
advTaXov 'santal'. Voy. s. v. Kdvbapoç p. 405.
crdoç (*crdFoç, cf. cypr. ZaFo-KXeFriç), compar. crauuTepoç (Hom.
Xén. Théocr.), ion.att.cTÛJOç (>iou.a6oç, cf. Hoffmann Gr. D.
III 281. 510. 524) aOùç 'sain et sauf, intact, bien conservé; sûr'
< *TFaFoç {*fua-ijo-s) *tFul)-Fo-ç : skr. tavîti 'être fort, avoir
la puissance' tuvistama-h 'le plus fort', got. picastipa 'sécurité';
i.-e. *teucV''- 'gonfler'; voy. s. vv. aûÙKOç xaCç TÛXr] etc. Prell-
witz 1279. 311. H05. 446. Brugmann Total. 49 n.2. 55. Grdr.
IP, 1, 202. — De là ion. auuea Hoffmann op. cit. n° 1 16 (Priène)
ace. m. sg. d'un adj. *crujFiîç = *crODFoç influencé par utu'iç
(Solmsen IF. XI Auz. 89) ; hom. cra[F]6uj (voy. Eulenburg IF.
XV 191), hom. att. aûj^LU (*(JujiIa)), fut. auuaiu att. épigr. aiuu)
(c.-à-d. CTujûj) 'sauver, conserver'; auDirip, -fîpoç adj. 'qui sauve
(tragg.); subst. m. sauveur, libérateur'; cruuTripioç 'qui sauve;
pass. sauvé (Sopb.)'; auuTripiâ, ion. -ir| f. 'salut'; cTuùcTTpa n. pi.
'offi'ande aux dieux pour une guérison' (Hrdt.), cf. aauucTTpeiv
'deo dedicare alqd pro sainte' GDI. 1660; cruL)(ppuuv,-ovoç < aaà-
-cppajv(0462. Phocyl. Bacchyi.) 'sain d'esprit, sensé, prudent,
sage'; gort. cTuj-|LieXeç 'aux membres intacts' GDI. 4998^^; pour
Zu)- Zuui- Zuua- luucri- Zuut- Zuuto- etc. dans des noms propres
voy. Fick-Bechtel Personenn.^ 257-261.
a a TT p 6 ç 'pourri, moisi, gâté' (Hpc. att.) ; crr|TTuu, dor. crdTruj (Bacchyi.)
'faire tomber en pourriture; corrompre'; pass. aor. èddmiv, pf.
aécrriTTa 'se putréfier, pourrir, se gâter'; (Tfiv|;iç, -euuç f. 'putré-
faction'; Oï]^), -TTÔç f. 'ulcère' (Hpc); m. f. 'serpent venimeux' :
- 853 -
skr. kyaku- n. 'champignon', i.-e.^qiâql'- *qidql'-. Lidtn Stiul.
51 sq. (bibl.;; le traitement ^qi- > a- étant ionien, att. auTipéç
est emprunté. — Autre avis chez Zupitza BB. 25, 92 sq. ( : lit.
szùpti 'pourrir, intr.', i. e. *Â-.s'm-;,
<yà7T(peipoç f. 'saphir' (Théophr.Diosc). Emprunt sém., cf. hébr.
scqjplr, celui-ci emprunt indien < skr. çaniprit/a-m 'saphir',
litt. 'aimé de la planète Saturne {çani-h)\ A. Muller BB. 1, 281.
<TapTàvr| f., -(ç, -iboç f. 'corbeille'; cf. (att.) Tap-fâvai* TrXoKai,
(Juvbéaeiç, Tiébai Ilésych. : IW.ti-eriîi tvért'i 'enclore', i.-c'-'fijer-
*tur-. Kogel PBrB. 7, 191.
aapbàvioç 'railleur, ironique, sardonique ('aapbaviov lueibiâv
u 302 'sourire avec une amertume railieu.se'/, tardif -ôvioç par
influence de lapbôvioç 'sarde', lapbuû f. 'Sardaigne', dans la
croyance que ce rire ressemblait à l'effet grimaçant produit
par l'ingestion de la plante sarde appelée adpbiov par Hésych.,
(Tapbâvii par Tzetzès, 'ranunculus Sardoils'; auphùlixjv lueTÙ
îTiKpiaç YeXûjv Phot. : gall. chicarddu (cf. corn. Jucerfhin moy.-
hret. hue>-zin)'Yh-c, vb.', i.-e.*sijard- selon Zupitza BB. 25,96.
— On a souvent évoqué, depuis scol. Plat. Rép. 337 a, le ptc.
pf. creariptûç de aaîpuj IL; voy. Phot. Hésych. s. v. lapbôvioç
TéXuuç, Liddell-Scott s. v. crapbdvioç.
aàpbiov 'cornaline: sarde' (Plat.Théophr.i: aapb-évuE, -uxoç m.
'sardoine'. Origine étrangère ; cf. lâpbeiç f. pi. 'Sardes (Lydie)'?
— Autre hypothèse chez Lewy Fremdw. 57 sqq. (bibl.).
(Tapbûjv, -ovoç f. Poil. Hésych., dim. -ôviov au pi. (Xén. Cyu.
VI 9) 'bord supérieur d'un filet de chasse' : pf. aéo^pu (voy.
s. V. aaîpuu IL) selon Fick GGA. 1894, p. 225 (?).
<JapKdz:m 'dépecer en tiraillant comme font les chiens (Ar. Paix
482) ou en broutant comme les heri)ivores (Hpc. )' : oàpl (vov.
l'art, suiv.). Les sens de 'se mordre les lèvres de rage' (Gai.),
d'où 'parler amèrement, ricaner, eipa)veûea9ai luer" èTTiaupuoû
Tivoç' (Stob.) ne semblent pas inconciliables avec le préc. —
Hoffmann BB. 25, 1(»6 a vu dans aapKdciu 'railler' crapKaauôç
m. 'raillerie' un i.-e. *tijrq-, forme réduite de *tuerq- 'tirer de
travers, défigurer i)ar des contorsions' attesté par ^ot.pirairhs
{gcrm.*pijeryji-j adj. 'en co\iirc' pirairhei 'colère' v. norr. Jmerr
'transversal, qui se met en travers, qui fait obstacle' etc.:
— 854 —
ingénieux, mais conjectural; sur le groupe germ. voy. Uhlen-
beck Got. Spr.^ 153. Feist EW. 283 (bibl.). Torp chez Fick
IIP 197. Falk-Torp EW. s. v. tver. Franck- van Wijk EW. s. v.
dwars.
adpE, gén. (TapKÔç f. 'chair; pi. morceaux de chair ou de viande'
< *TFapK-, i.-e.*furJc-, cf. zd d^war^s- 'tailler' selon von Bradke
ZDMG. 40, 352. De là aapY.àl\M (voy. l'art, préc), adpKivoç
'de chair, charnu', crapKOÛv 'rendre charnu' (Hpc), cràpKuuiua n.
'excroissance de chair', aapKOcpaYOç 'carnivore; (Xi6oç) qui con-
sume la chair'. Éol. crûpKeç pi. gl. est phonétiquement issu de
Hurîc- selon Hirt Hdb.- 122; il doit son a- au lieu du t- attendu
à l'influence de càpH selon Brugmann Grdr. 1-311; je poserais
plutôt un i.-e. *tij,^rk-.
aaTivri f. 'char de combat' (Hymn. à Aphr. 13. Eur. Hél. 1311);
cf. aàTiWa* TrXeiàç tô âaTpov Hésych. (par confusion avec le
'Chariot'). Emprunt phryg,, cf. arm. sayl 'chariot' (th. en -?-;
arm.-phryg. ^satilia). Lidén Comm. phil. in hon. J. Paulson
(Gôteborg 1905) 159 sqq.
(jaipaTTiiç, -ou (Xén.), èHaipàmiç (Théop.), EaipaTtriç Hésych.
(cf. Schulze KZ. 33, 216), éol. ffabpaTrâç GDI. 304a 18 (Por-
doselena), ion. èEaiTpaTrnç 5493b 32 (Milet) < v. pers. xsad'a-
-pâvan- 'regni tutor' {xsad'''a- 'imperium, regnum' [= skr.
Jcsatrd-m, voy. s. v. KTàojuai p.523sq.] + pà{y)- 'garder, pro-
téger' [= skr. pâti, voy. s. vv. Troiinriv TruJiua II. ttuju]); aarpa-
Tteiâ, ion. (Hrdt.) -riîri f. 'satrapie'; (TaTpaTreûuj, èHcfaTpaTTeiiuj
Michel 804 (Tralles), èEaiGpaTreuuj GDI. 5753 b 32 (Mylasa)
'être satrape'. Cf. Vanicek Fremdvv. 47. Hoffmann Gr. D. III
270. 423. 564. Bechtel GDI. III, 2, p. 759 (bibl).
aÛTTo), ion. adacTuj (Hpc), fut. ion. crdauj (Hpc), aor. èaaEa
ion. è'craaa (Hpc), pqpf. 3. pi. ion. èaecràxaTO (Hrdt.) 'équiper,
armer; approvisionner, bourrer, farcir'; cf. gort. auvecrabbi}
(= (TuveKaaiTi]; gort. prés, aabbuu comme Trpâbbuu) GDI. 4991
III 13 auvecraaKaai ibd. 16; aaKtôç 'bourré, pressé' (Antiphane).
(jàiTuj < *craKiuj i.-e.*tîiidq-i6 : ht.tviùJcti'enûer" tvankùs'loiwd
(en parlant du temps)', i.-e. Huerdq-, forme nasalisée de Hueq-
dans skr. tvanalti gl. 'presser'. Bezzenberger BB. 12, 240.
Fick V 63. 64. 449. III^ 196. Zupitza Gutt. 141. Vendryes
- 855 —
MSL. XIII 62sqq. I.-e. '^tue(id)q- est un élargiss. de Heucl'^-
'gonfler'. Voy. s. vv. aÛKOç crriKÔç (Tuukôç et acifri (avec t secon-
daire). — V. h. a. dwingan 'contraindre, opprimer' (les mêmes)
remonte plutôt à un i.-e*tueri()h-, cf.zd dwqz- dicqzJaHi 'tomber
dans la détresse' < ar. tomw\.*tuanz;^ha-, \.-(i.'^titengh-sk{h)o\
v.b. a. dûlian 'presser, opprimer' devrait son -h- à son synonyme
germ. conmi. '^'prlyan {got. prelhan)\ cf. Bartholomae Airan.
Wb. 798 (bibl.).
aÛTupoç m. 'satyre' (Hsd. tragg.)- Solmsen IF. XXX^Osqq.
prête au mot le sens de 'cui membrum turget' et y voit un ou-
< i.-e. *tun- : *ar\v < \.-e.Huën 'pénis' (voy. s.vv. (Jaivuu ad9ri)
+ -Tupoç, cf. TiTupoç m. 'bouc, satyre' (-1- par ail. niétr.), i.-e.
*fu- ^teuœ^- 'être gonflé, turgescent' (voy. s. vv. tùXii tûXoç
corc. tO|hoç ion, att. tÛ)uPoç Tupôç TaOpoç).
(JaûXoç 'se tortillant, se dandinant, vacillant (Hymn. à Ilerm.
28); d'allure efféminée'; aauXoûcrBai (Eur. Luc), crauXoTTpuuKTiâv
(Ar. Guêp. 1173) 'tortiller des hanches'; — aaûpoç ni. 'lézard'
(Hrdt. Hpc. Arstt.); craùpâ, ion. -x\ f. 'lézard (Hrdt. Escb. Arstt.);
verge (Anth.)'^); — crauvôç 'efféminé, mou' Hésycb.; — aau-
Kpôç 'délicat, léger' II.; aauKpÔTTOuç 'aux pieds délicats' H.;
aauxiuoç 'gâté; mou; pourri; faible' H. a- est le résidu de ip-,
cf. vjjauKpôç 'remuant, agile, leste'; voy. Solmsen Beitr. 1 133sq.
— V. slav. HuUjî 'KO)Liv|i6Tepoç' suliti sq 'cpvoxovaQai' lit. szuînas
'excellent, magnifique' 5z</rt?i«,s- 'valeureux' (Zupitza BB. 25,93)
sont à écarter.
boni. ion. etc. (JaupuuTiîp, -fipoç m. Voy. s. v. (JuiXiiv.
boni. etc. cràqp a 'clairement, manifestement; franchement'; (Jaqpiîç,
-éç 'clair, manifeste, évident; véritable, sûr' (Hymn. à Herm.
2U8. att.); tragg. aaqprjvnç, -£ç, dor. -àviîç (Pind.) m 'sens; cra-
qpriviîuu 'indiquer clairement'; craqpiÎTuup m. 'devin véridique'
Hésycb. Etym. inconnue; cf. Brugmann IF. XVI 502sq. Solm-
sen IF. XXX 37. — Prellwitz BB. 22, 81 sqq. Wb.- 406 voit
dans cra- < *TFa- un élément intensif se rattachant à 'i.-e*feijd^-
'être fort, se gonfler' (: adoç TaOç etc.); *tuà-bhâ 'très lumi-
1) Solmsen Beitr. I 132 a tort de vouloir (iistin*;uer un aavpâ
'*tuyau > ver<»-e' (qui serait parent de oaupiuTi'ip etc., voy. s.v. aaiXrjv)
de oaOpâ 'lézard'; la métaphore n'a rien qui surprenne.
— 856 -
neusement' contiendrait une forme réduite de *bhë- 'lumière;
luire, éclairer, briller' (: q)d[F]oç n. cpaîvuu etc.). — L'hypothèse
d'un (Taqp- < ^dliuahh- : lat. faber 'artisan' (Osthoff PBrB. 13,
422) est à écarter; cf. Brugmann IF. XVI 499 sq. et voy.Walde^
s. V. — Lat. sapiô 'goûter, etc.' (p. ex. encore J. Schmidt KZ.
32, 371) est aussi à rejeter.
(Jaxvôç 'amolli' (Gai.), cf. (Taxvôv àcrOeveç. xaûvov Hésych.,
contient le degré réduit de la R. de (KaTa-)atjuxuj 'écraser' (i.-e.
-d- : -Ô-). Bezzenberger BB. 5, 315. Fick BB. 26, 115.
ion. aduL), seul. iud. prés. 3. pi. (J<b6\ (Hrdt.) = (att.) tûj EM.,
ion. aiiGuu (Hpc.) 'tamiser'. Voy. s. v. att. bia-TTctaj -Où p. 185.
hora. etc. apévvO)Lii, -om (a remplacé un plus anc. ion.-att. *Z!ei-
vDjai, c.-à-d. *zbeivO|Lii < i.-e. *zgl(esneu-mi, tout proche de
leivaiuev a^évvujuev Hésych.), fut. a^éauj, aor. inf. o^éaaai
I 678. TT 621, aor. intr. êaBriv (a été fait sur la 2" pers. èaPnç
selon Hirt IF. XII 211. Abl. § 733; autre avis chez Brugmann
Gr.Gr.3 283. ^326 : i.-e.*2gii-è- à côté de '^zgli-es-\ pf. moy.
èapeaiuai 'éteindre; pass. s'éteindre, se sécher, se dessécher;
apaiser, calmer'; -p- au lieu de -h- attendu d'après inf. aor. ion.
(jpOùcTai (cf. Hrnd. V 39); hom. etc. à-o^œjoç 'inextinguible'.
Cf. lit. gestù gesaù gèsti 's'éteindre' gesaîi gesijti 'éteindre'
V. slav. gasq gasiti (*gUôs-) 's'éteindre' u-gasiti 'o^éoa\ u-gas-
nqti îi-gasati'a^évvvoQai îi-zasùi^gVës-YeîÏYo'i' zasitreîÎYRyef'^
i.-e. *{z)gliës- *(%l'ôs-. Brugmann MU. I 19sqq. (bibl.). IF.
I 501 sqq. (bibl.). Grdr. I- 590. iMeillet iMSL. XIV 338. Ber-
neker EW. 295. M. van Blankenstein Uuters. 22. 1 14. — Brug-
mann croit à un élargiss. de *segU- dans lat. sëgnis 'lent, traî-
nard', mais voy. l'art, ép. rJKa p. 317 et Walde^ s. v. — v*!?kr.
jdsatëjasyati 'être épuisé' J«.çâ?/rt/i 'éteindre, épuiser' (Pedersen
IF. V 47, Hirt 11. ce.) doit, à cause de zd zali- 'délaisser' {fra-
zahïf), être ramené à une R. parallèle avec g {*ges-). — Got.
qistjan (et fra- us-) 'àTToXéaai' qisteins 'ôXe9poç' v.h.a. quisten
'anéantir' sont ambigus ( : lit. gèsti gr. apévvû^i. Pedersen IF.
V 47 ; — ou : lit. geiidù gèsti 'se casser'. Brugmann IF. VI 103.
von Grienberger Unters. 172; — ou : lit. gaisztà galszti 'dis-
paraître, périr', p. ex. Torp chez Fick IIP 63).
— 857 —
aépo) Tact. seul. prés, et ipf.), aé^oyiui lioiii. 'craindre Hes dieux)',
postliom. 'vénérer, honorer (les dieux/; aeniôç 'digne d'être
honoré' (Esch. = skr. fi/akfd-7i pte.); eeo-ffëTTTuup, -opoç m.
'adorateur de la divinité' > Eur. Hipp. 1364 = skr. fi/aliar-j-
oé^aç, pi. (Tép)i n. honi. 'crainte, ])udeur', posthom. 'sainteté,
majesté'; (Tepdruu (Clém.), honi. aor. ae^âaaaxo Z 167. 417 'il
crai<init pieusement': tardif crepaaioç 'vénérable, auguste'; tragg.
pind. aepi^uj 'vénérer'; eùaepnç, -ëç 'pieux'; ae^vôç (*ae^voq,
i.-e.*tiegl'-no-s) 'vénérable, auguste, saint: grave, majestueux,
imposant; fier, hautain, orgueilleux (cf. aopapôçj; splendide'
(litt. 'ce dont on s'écarte par respect'): ao^eiv '*faire reculer'
(voy. s. V.). aëpuj propr. 'reculer devant qu.' = skr. f//âjat/
'abandonner, lâcher, renoncer à, épargner', cf. tycijah n. 'aban-
don, danger', i.-e. ^fieg'j-. Brugmanu KZ. 2ô, 301 sqq. (bibl.).
Grdr. 1-275. 590. 661. — Lat. paveô 'avoir peur' ^en tant
que *tuaglieiô. Jacobsohn Phil. 67, 512 u. 93. KZ. 42, 275 n.2)
est à écarter; voy. l'art. TTioiâ sub fin.
att. aeipd, ép. ion. aeipj'i f. 'corde, chaîne, lasso' prob. < i.-e.
Hueria : lit. tveriù ti-érti 'saisir, enclore'; creipaîoç, aeipaçôpoç,
Trapd-(yeipoç(ÏTTTTOç) 'funalis equus'; cf. crepibeç • aeipai et(jepi<ç>-
ruj(JT»îp Hésych. et voy. s. v. aopôç f. 'urne funéraire'. Hezzen-
berger BB. 12, 240. Solmsen Beitr. I 127. — Avis non plau-
sible chez Reichelt BB. 26, 270.
(Teipioç 'brillant, ardent (néXioç àcTTtîp daTpov kûuuv: ô leîpioç 'la
canicule'j'; aeipivoç 'de la canicule'; aeipoOv 'dessécher' i Hpc);
cf. ae(p aeipôç • ô nXioç Km creipioç 8uid. Gr. comm.*aeia-po- :
(Teiuj pf. pass. aë-aeia-Tai, voy. le suiv. — Autre avis chez Fick
Vorgr. Ortsn. 132. — A ce groupe Solmsen Beitr. I 126 sqq.
(bibl.) rattache hom. Zeipnv, -fivoç f. en tant que '*celle qui
manifeste son pouvoir dans l'ardeur du soleil à l'heure de
midi' (y».
hom. etc. aduj (ptc. èTTi-aaeiiuv 0 2;)U. ptc. aor. Gp^ïKinv aiôviu
Xaiinv Anacr. fr. 47 B.^), pf. aëaeiKa d'après lut. aeiauu aor.
ecreiaa, pf. pass. aëcreiffpai'secouer, agiter, ébranler : fig. troubler ;
intr. s'agiter' < i.-e. ^tijeis-ô = skr. tvèsami gramm. 'être for-
tement agité, bouleversé', cf. tcisdti tvist/afi 'être fortement
agité, excité; étiuceler, briller' tvesd-7i 'impétueux, étiucelant,
- 858 —
brillant', lit. tvisTceti 'vaciller fflamme), éclairer, intr.' (Trohde
KZ. 22, 263. Solmsen KZ. 29, 98. Brugmann Grdr. IP 1020.
1021), i.-e. *tueis-, élargiss. de ^tuei- dans zd êway- (Bartho-
loniae Airan. Wb. 794) 'éveiller la crainte'. De là aeîaina n.
'secousse', ion. att. aeia|u6ç (pour *crei|Li6ç, cf. Brugmann Grdr.
II-, 1,242. 247) m. 'ébranlement, commotion', cfeîaTpov 'sistre',
att, aeicr-dxOem f. 'décharge d'un fardeau'.
hom. etc. aéXaç, gén. poét. créXaoç n. 'éclat, lumière, lueur bril-
lante'; (JeXaYeîv intr. 'briller' (0pp.), -eîcrOai pass. 'briller; brûler'
(cf. skr. svargd-h 'ciel; céleste'; voy. Persson Beitr. II 579
bibl.); ion. att. creXrjvri, dor. creXdvâ, éol. (TeXdvvâ (*(yeXaa-vâ) f.
'lune'; aéXaxoç, -ouç n. 'poisson à peau cartilagineuse, phospho-
rescent' (Hpc. Arstt.). (îéXaç < *aFeX-, i.-e. *suel- 'ardëre'
(*Jcsuel- avec Solmsen Unters. 209 n. 2?); cf. zd x^ar^nah-
(iran, comra. *hu- < i.-e. *su-) 'éclat, majesté' et les mots cités
s. vv. dXéâ p. 41, eïXîi p. 223, éXdvr) p. 237, nXioç p. 321.
hom. etc. aéXïvov 'ache ou persil'; TieTpo-créXîvov 'persil sauvage'
(Diosc). Sommer Gr. Lautst. 111 sq. y voit un i.-e.*suel- 'rou-
ler, enrouler', parallèle à *«e?- dans eiXéuu II. (p. 224) etc., et
notamment dans ëXivoç m. 'rameau de la vigne, sarment', cf.
l'épithète TToXÙYvajUTrTOç chez Théocr. VII 68; on lui compare
les boucles de cheveux ([Théocr.] XX 23); on en fait des cou-
ronnes (Pind. Isthm. II 16)C?).
(TeXiç, -iboç f. 'planche; ord. pi. planches ou bancs de rameurs;
sièges au théâtre (gramm.); fig. lignes d'un écrit, page, feuille;
livre' : créX|ua, voy. le suiv.
aéX)Lia, -ttTOç n. 'charpente, poutrage, échafaudage, spéc. pont
d'un navire; pi. bancs de rameurs (tragg.); poét. siège, trône
(des dieux. Esch. Ag. 183); poutre (Strab. V 222)'; hom. èii-
-(TaeX|uoç 'pourvu de bons bancs de rameurs'; cf. eXiuaTa* . . .
cravibuu^aTa Hésych., creX|uiç* . . . Kai xd kpiot H., creX|uiJÙv cra-
vîbujv H. aéX|ua < i.-e. ^suel-mn, cf. (J. Schmidt Voc. II 78.
Kretsehmer KZ. 31, 422) v. h. a. sicelli m. h. a. sicelle 'poutre,
racinal, dormant, seuil' ags. syll 'foundation beam or plank'
V. norr. suill syll 'racinal' etc., puis (i.-e. *s- alternant avec *su-)
ags. selma sealma v. sax. selmo 'bois de lit', lat. (selon Persson
Beitr. I 379 sqq. bibl.) solium {*sol-io-) 'siège, trône; cuve,
— 859 —
baignoire; cercueil', lit. s'dis ('^'sl-io-) 'crèche' sUé (*.sV-/ë-) 'auge,
auge à cochons' lett. sile 'crèche, auge' lit. sdlas 'banc' \); cf.
encore f Persson 1. cit.) un i.-e. *seul- *sotd- dans got. sauls
V. h. a. sûl ags. sj/l v. norr. sûl sida 'colonne'; '\.-ç,.*iieiiel- 'pièce
de bois, poutre, objet qui en est tiré', et prob. *kseueï- en raison
du groupe letto-slav. mentionné à l'art. Eij\ov p. 679 n. 1.
ae^ibcxXiç, -iboç et eoiç f. 'fleur de farine' (Hpc. Aristoph.).
Semble, avec lat. simila (*A'em-) m/sens, un emprunt à une Ig
méditerranéenne. En tant qu'indo-eur., ces mots pourraient
contenir un sem- < *bhs-em- (: v|juu)liôç), cf.*?>/j«,v- 'broyer, moudre';
voy. Walde^ s. v. (bibl.).
a€|uvôç {^tiegU-no-s) 'vénérable, etc.'; aeiiivoTiiç, -Tr|TOç f. 'gra-
vité, majesté'; aefivoûv 'rendre imposant' (Hrdt.); aeiavùvuu 'van-
ter, célébrer'. Voy. s. v. aé^uj.
aépiç, -iboç f. 'une chicorée' (Epich. fr. KH K. Diosc); créplcpoç
et -lov 'absinthe marine'. Ktyni. obscure. — Une hypothèse
chez Prelhvitz^ 408.
aépcpoç m. 'petit insecte ailé, cousin ou moucheron' (Aristoph.);
cf. (JÙpqpoç* ôripibiov laïKpov, ôttgÎov èinniç ('tipule'). On a vu
dans crépqpoç un gr. comin.*TFep(po-ç dissim. de *9Fepcpo-ç, i.-e.
*d/iuerg'Jho-s : v. norr. duergr ags. diceorj v. h. a. ftcerg 'nain'
(von Bradke ZDMG. 40, 352. Holthausen PBrB. 11, .554), irl.
denjnat 'puce' (Zupitza BB. 25, 100. Pedersen K.Spr. I 109);
le rapport sémantitjue ne satisfait guère (le groupe gerni. est
peut-être parent de skr. dhcarah f. 'démon'); de plus la co-
existence de aépiqpoç m. -iqpr| f, 'mante (insecte)' semble indi(iuer
que -qp- est suf fixai (i.-e. *-hho-s; cf. Brugmann Grdr. II-, 1,
388). — L'avis de G.Meycr Alb. Spr. III 55 (^crepcpoç '*suceur' :
lat. sorhêo alb. gevp {*serhhô\ 'j'avale'; voy. s. v. poqpeîv) est
à écarter.
pf. (Técrripa, ptc. aeaiipiûç. Voy, s. v. aaipuu II.
1) Persson y ajoute skr. sdrah n. 'auge, seau, bassin' (le seus
de 'réservoir, étang, lac' étant dérivé du préc, k moins qu'il n'y ait
intrusion d'un autre mot se rattachant à skr. sar- 'couler') saraka-
m. n. 'écuelle, coupe': voy. d'autre part sur ces mots l'art. éXoç n.
p. 246 et n. 1.
— 860 —
ion. aeûxXov (Batr. Hpc.),, att. TeÛTXov 'bette ou poirée'. Étym.
inconnue; cf. Solmsen Beitr. I 190 sq.; l'alternance a- : t- révèle
un *(ja- : *TT- reposant prob. sur *A'i'-.
hom. oevix), aor. ép. è-aaeu[(j|a aeûa (opt. ôie acTeûaiTO P 463)
moy. ép. è'-acruTO aùxo, cf. aù6r èX6é Hésycli., pf. pass. èacfu-
|Liai 'mettre en mouvement rapide, chasser devant soi, pour-
suivre, pousser en avant; faire jaillir (aijia E 208)'; moy.-pass.
(moy. ind. prés. 3. sg. aeÛTai Sopb. Tr. 645 est atbématique;
cf. Brugmann-Tliumb Gr.Gr.^ §§ 315 rem. 322) boni, tragg.
's'élancer, se précipiter, cbercber à atteindre', ptc. pf. éaau-
luévoç (et £(yaù)aevoç) 'impétueux, impatient de'; tragg-. aÙTo-
crauToç 'qui s'élance de soi-même'; croOç (*a6oç) m. 'élan, impé-
tuosité'; att. aoû)Liai aoOiai < (JooOiuai aooÛTai (*ao[F]6o|nai)
'se bâter'; ad)0|Liai 's'élancer' (Ap.Rb.); auui'v èEop)uiiH.; *aoéuL),
ipf. 3. sg. (Tôei (valant crcrôei. Baecbyl. XVI 90) 'pousser', cf.
èaaoïmévov Te9opupii|nevov, ujp|uii|uévov H.; poét. bopu-aaéoç
'qui brandit la lance'; ép. Xào-aaôoç 'qui pousse le peuple au
combat'; io6Y\ai' feKxéai (e.-à-d. *ii-ar\a\) H. (semble attester
l'existence d'un aor.^è-acJiiFa. Brugmann-Tbumbop. cit. p. 322);
hom.èni (Tauurpov (voy.s.v. p. 267). aeùuu <*creu-(T-uj (-.ç- déter-
minatif. Brugmann-Tbumb op. cit. p. 323) : skr. cydvatë {cya-
vatï) 'se mettre eu mouvement, s'en aller, s'éloigner' gâtb.
s{y)araHê 'se mettre en marcbe' v. pers. aèiyavom 'je marchai'
skr. cyâutnâm 'ébranlement, entreprise' zd syao&na- 'manière
d'agir, procédé, action' (Wackernagel KZ. 25, 276 sq. bibl.),
arm. ç^( 'départ' (= skr. cyuti-h, i.-e.'^qiufi- 'mouvement') çcem
'je pars' aor. (prés, ertham) çogay 'j'allai' (\.-Q.*qloij, . Hiibscb-
mann Arm. Gr. I 485 sq. Meillet Esq. 29. 102); i.-e. ^qieu-,
qui peut être un élargiss. (cf. avec infixe nasal Kîveîv Kivuiuai
< *qt-7i-eu-) de ^gé/- *qî- *qi- étudiés s. v. boni, kiuu p. 462 sq. ;
voy. aussi les art. att. Teu|Lujù|uai att. Teuxàla).
ion. (JiîGuu (Hpc.) 'tamiser'. Voy. s. v. att. bia-Tiàuj -ûù p. 185.
boni. etc. or\K6ç, dor. crâKoç m. 'lieu clos, parc d'animaux, etc.;
enceinte sacrée'; ar|KàZ;uj 'parquer' (Hom. Xén.); cfriKxç, -iboç f.
'femme esclave'; dor. aâKtTâç m. 'agneau nourri dans la bergerie'
(Théocr.). Le dor. aâKÔç interdit de voir (avec Vendryes MSL.
XIII 62sqq.) dans aiiKÔç le degré allongé de i.-e.*tueq- attesté
— 861 —
par skr. tvauakti 'presser'; il faut vrais, partir (ruii i.-e.*fuâq-
(degré fléchi *tij6q- dans gr. (Jujkoç 'ferme'), parallèle à *fue)3q-
dans gr. crâTToi (*tu7dq-iô) etc. ^). — V. h. a. siceiqa 'troupeau
de bœufs, ferme d'élevage, laiterie avec pacage' (Bugge BB.
14, 66 j est H écarter.
arjKUJiaa, -UToç n. "poids: contrepoids; fig. rémunération'; (TriKOÛv
'peser'. Rapport sémantique peu clair C[)rob. 'presser > peser')
avec crr|KÔç (voy. l'art, préc).
hom. etc. afma, dor. aà\ÀU u. 'signe de reconnaissance; signe d'en
liant, augure, présage; signe indiquant une sépulture, tombeau;
signe figuratif, signe d'écriture'; béot. Xàuixoç nom propre;
darmoç, dor. béot. (GDI. 489, 46j àaâiioç, 'dépourvu de signe';
hom. etc. armaivu), fut. avû) 'marquer d'un signe; sceller; faire
un signal, donner un ordre; révéler; intr. se manifester'; hom.
poét. (Jr|M«VTUjp, -opoç m. '*qui donne le signal, d'où : maître,
chef; cocher; berger; — messager'; cnmeîov 'signe, marque
distinctive; signal'. af\ixa < i.-c. ^dhicl-mn = skr. dhijCima
'pensée', cf. skr. dhi/àti d/if/dj/ati 'réfléchir à' d'ullujê 'j'observe,
je perçois, je pense' etc. Brugmann (irdr. IP .348. 955. 1^ 1U91.
Ber. d. siiehs. G. d. W. 1895, p. 48 n. I. Lagercrantz Z. gr.
Lautgesch. 56 sq. -).
ion. (Tiîiuepov, att. nîuepov 'aujourd'hui' < ^Kiâuepov, i.-e. *Àv'o-
'celui-ci' {*ke dans kcivoç è-Keî Keî-Ge 'là-bas'j + iiuépâ. Brug-
mann Grdr. IP 769. Il-, 1, 103. 2, 321. Bcr. d. siiehs. G. d.W.
1895, p. 48 n. 1 ; voy. s. v. (JfiTeç.
ariTTÎa f. 'sèche': aniriu: cf. Frankel Xoiii. ag. Il 174 n. 1 sub fin.
ajÎTTUJ 'faire toml)cr ou pourriture'; etc. Voy. s. v. cran-pôç.
arip. gén. cTiipôç m. 'ver à soie (Paus.); pi. étoffe de soie (Clém.)';
Irip. gén. Irjpôç m., ord. pi. oi Zfipeç 'les Sères', peuple d'Asie;
aripiKÔç 'de soie', tô CTiipiKÔv 'robe de soie'. Emprunt à lOrieut;
1) Cf. *ff^'' il :*(]'•' em-, *nâ- •.*ijen-, *mâ ith- : 'men-dh- (s. v. irpo-
lurieriç p. 814 sq.).
2) Voy. aussi auj. Persson Beitr. II 700. TOT, qui note les alter-
nances suivantes : i.-e. *dhâ- 'voir' dans zcl Ci-di-àâ'ti 'considérer' dâOa-
'perspicace' etc.; — *dhâi-*dhdi- *dhî- da,ns skr. dhi-h t., ncc. dhii/arn
et tout le groupe cité s. v. att. Qéâ p. 3:3.") sub fin., plus iir. afiua; —
i.-e. *dhûu- *dhdH- dans gr. *9âFû>syrac. Qaâ att. 9éâ, Gaûua.
— 862 —
selon Sehrader RL. 757 sqq. (s. v. Seide) (TiipiKÔv répondrait
à une forme mandchoue sirghé 'soie'; Xfipeç et aiîp en auraient
été déduits par étym. pop. (?).
Gr\pajl, -aYTOç f. 'crevasse'. Voy. s. v. (Taipuu II.
or]ç m. 'mite' < *tuè[i]-s-^ gén. pi. créuuv (Ar. Lys. 731), ace. pi.
oéaç (Luc.) peuvent remonter à *tuêiôm Huèi-ns ou à Huei-ôm
Huei-ns; gén. sg. récent (JriToç, pi. crfiTeç etc. sont dus à l'ana-
logie (de là ar|Tâv Suid. "manger [en parlant des mites]' (JriTÔ-
^puuTOç -KOTTOç "maugé des mites'); un élargiss. par -n- dans
aivo|uai {*fuî-n-io-; voy. s. v.) 'endommager'; une forme sans
-u- dans lat. tinea Ver rongeur, teigne, mite'; voy. Niedermann
é und î im Lat. 110. Lagercrantz Z. gr.Lautgesch. 121. Ciardi-
Dupré gr. (TÎvo|uai : lat. tinea (1911), p. 1-4 (bibl,). — Autres
avis chez Solmsen KZ. 35, 476 sqq. {*ti-ês : v. slav. tîJja 'mite')
et Walde- 780. — Étym. sém. chez Lewy Fremdw. 16 sq. et
Scheftelowitz BB. 28, 289.
or]Gàpi\] f. 'sésame (plante)'; (Tricrajuov (Hpc. att.), dor. crdaa|uov
(Alcm.), lac. épigr. aâajaov 'tige ou fruit du sésame; — (aussi
crriaajuoç m. Théophr.) sésame'. Emprunt à l'Orient; cf. aram.
sûms^mâ 'sésame'; bibl. chez Lewy Fremdw. 28 sq.
ion. afireç, dor. (Tâieç (cf. Hésych. s. v. et Cauer Del.^ 198, 10
= Michel 552 Gela), att. TfjTeç 'cette année' < *KiâFeTeç d'après
ion. criijuepov att. xriiuepov < *Kiâ|uepov ; ancien ace. (et non loc.
avec Johansson BB. 18, 5). Brugraann Ber. d. sàchs. G. d.W.
1901, p. 101. 105. Grdr. IF, 2, 179. De là ion. anieioç att.
Ti^TÊioç, att. TrjTivoç dor. crdiivoç gramm., ion. ariT-àv-ioç crri-
xdveioç arjTttvuubriç (Gai.) 'de cette année'.
hom. etc. aGévoç, -eoç -ouç n. 'force, vigueur' < i.-e. *2gi'henos :
skr. sagTi7iôti 'être à la hauteur de qc, prendre qc. sur soi, se
charger de'. Bolling Am. J. of Ph. 21, 315 sq. Brugmann Ber.
d. siichs. G. d.W. 1906, p. 176 n. 1. De là tragg. aBévuu (seul,
prés, et ipf.) 'être fort', hom. etc. cr9evap6ç 'fort, puissant' (peut-
être d'après ppmpôç), lesb. IGeveiaç GDL 307. — Autre avis
chez Sommer Gr. Lautst. 65 sqq.
att. aiâYUJV, -ovoç, ion. cririTtuv (Hpc.) f. 'mâchoire' : vptu), aor.
ipîcrai 'nourrir de bouillie, hjuujuiIuu; iroTiZiuu; moy. mâcher'. Fick
BB. 26. 115.
— 863 —
(jiaXov, ion. aieXov 'salive, bave; mucosité, morve'; cf. cypr.
*(Jiuj 'cracher' aor. criai (*cri-aai)* iiTÙaai (cod. TTTfjcJai). TTdcpioi
Hésych. (Kretschmer KZ. 31, 419); a- est le résidu d'un groupe
consonantique malaisé à reconstruire; cf. p. ex. ijJiJTTer ixTvei
H., TTTÙuu I èTTi-)cp6ijZ:uj, arm. t/tulh'anVive', lat. S2)u0 got. speiican
'cracher', skr. stlin-ati ksivati (Dhâtup.) 'cracher'; cf. Persson
Beitr. I 270 et voy. s. v. tttùuu. — L'hypothèse d'un i.-e. "^tui-
(R-^^rfondre') et d'une parenté avec aiuXoç m. 'graisse' (Lidéu
IF. XIX 351 bibl.) n'est pas préférable.
hom.aiaXoç m. 'porc gras', aûç aiaXoç I 2U8. E41 ^). Selon Ost-
hoff MU. IV 356 sqq. (bibl.) aiaXoç serait un dim. < *aF-i-aXo-ç
(suff. -10- + suff. -aXo-), cf. aiKtt" ùç. ActKiuveç Hésych., got.
swein {*su-îno-) 'porc', v. slav. sv-inû 'suillus' sv-inija 'sus'; voy.
aussi Kretschmer KZ. 31, 382. — Lidén IF. XIX 352 rattache
(jiaXoç m. 'graisse' (Hpc), comme aiaXov 'salive' (voy. le préc),
à i.-e. */m/- 'fondre' dans ix^^i. pic/nau 'devenir mou, diminuer,
dépérir, fondre' (*tut- étant un élargiss. de *fdu; degré réduit
*tû- 'fondre'; voy. s. v. TrjKuu) et ne sépare pas aiaXoç 'porc
gras' de aiaXoç 'graisse'; cette parenté au moins reste douteuse.
hom. aîYCxXoeiç 'luisant, brillant'; aiYaXoûv 'rendre lisse, polir'
gramm.; veo-aÎTCiXoç 'qui brille d'un éclat récent' (Pind.). Etym.
obscure. — Gr. aiaXoç m. 'graisse' (bibl. chez Curtius^ 615, —
v.sax..v?r///// 'brillaut, clair' (Fick P580), — got. sicikns 'pur'
(Bezzenberger BB. 4, 354) doivent être écartés ; autre avis en-
core chez Prelhvitz^ 411.
hom. etc. aïYi'l, dor. -d (Pind.) f. 'silence'; hom. etc. aî-fâv 'se
taire'; ion. att. aiTiiXôç, dor. -àXôç 'silencieux'; cf. pifa (c.-à-d.
Fixa) • aiiÛTTa Hésych. (Kretschmer KZ. 31 , 47U). ainî < *aFrfâ,
i.-e. *sulg- ou *.sy7^-, à côté de quoi un i.-e. *-'<U{q- ou '^sijik-
dans x.h.a. siclfjên sig&. sicijian 'se taire'; cf. Persson BB.
19, 263 sqq. (bibl.); voy. s. v. aujunâv.
aixXoç (Xén.), aÎKXoç m. 'sicle (monnaie persane, éphésienue ou
juive)'. Emi)runt sém., cf. hébr. seqel 'poids'. — ai-fXai 'pen-
dants d'oreille' Poil. Hésych. no peut guère désigner que des
1) Cf. (ivi'ip tittoiXeû;, ïpnE KipKo;;, aûç Kctirpio; etc.
- 864 ~
monnaies asiatiques utilisées comme parure; cf. Lewy Fremdw.
118 sq.
aibx] et (Cali.) ai^bn f. 'grenadier; grenade'; cf. ti}x^ai' poiai.
AioXeîç Hésycl). Mot étranger, phryg. ou carien selon Hebn''
234 ; Pott EF.2 IV 8 1 a rappelé pers. mod. sëb 'pomum, malum (?)';
alb. sege f. 'grenade; grenadier' (G. Meyer Alb. Spr. 401) est
aussi emprunté; voy. Sclirader chez Hehn^ 239 sq. RL. 305 sq.
boni. etc. aibiTpoç, dor. -â- (Pind.) m. 'fer; épée, pointe de flècbe,
bacbe, faux'. Origine inconnue; voy. les bypotbèses cbez Scbra-
der RL. 173 sqq. (bibl.) ou Hirt Indogerm. II 686. — Oude
.zido 'fer' (Tomaschek Zeitscbr. f. or. Pbil. I 125) est prob. un
emprunt grec; cf. Feist Kultur 200. 404.
bom. etc. oiluj, aor. è'criHa "grésiller'; (JiTluôç m. 'sifflement'; (JÎEiç,
-eujç f. 'grésillement'. Onomatopée.
aÎKivviç, -iboç f. 'danse des satyres en l'bonueur de Dionysos'.
Voy. s. V. KrjKiuj p. 447.
aÎKuç, -uoç m.(Alcée. Diosc.) et aiKuoç,-ou m. 'concombre'; aïKiiâ,
ion. -iT f. 'citrouille, potiron ou melon; courge ou calebasse; —
ventouse'; ctikuûjv, -ujvoç m. 'plant de concombres', cf. Xikuuuv,
nom indigène Zckuûjv, cf. épigr. ZeKuuuvioi pi. GDI. 3167, mon-
naies ZE[ku(juviujv] 3169, aeKOÛa" (JiKÛaHésycb. Emprunts prob.
thraco-pbryg. (Hirt IF. II 149 n. Kretscbmer KZ. 31, 335), cf.
KÛKuov KUKUiZa 'concombre' H., puis lat. cucuniis -eris 'concom-
bre', V. slav. tyky 'courge', autres emprunts d'origine incertaine;
voy. Hebnc 304sqq. Scbrader RL. 483 sqq. Walde- 206. Feist
Kultur 525.
(JiKxôç 'dégoûté, délicat, difficile pour la nourriture' (Arstt.Plut.),
d'après Pbot. aussi 'aKiwiririç'; criKxaivuj 'prendre en aversion';
cTiKxdZiaj 'provoquer le dégoût', ptc. (JiKxaZIôfievoç • aKuuTTTÔiaevoç
Hésycb. aïKxôç avec red. péjoratif a pour sens prim. 'qui re-
chigne'; *ai-x6ç est apparenté à cri-^oç et *aî-\6ç (voy. s. v.
aiXXoçj selon Solmsen IF. XXX 6 sq.
dor. aïXâ-, Ig comm. aîXr|TTopbeîv (Sopbr. fr. 164 K. Poseid. cbez
Ath. V 212 d) 'péter au nez de qn. en signe de raillerie' < *(TIX6ç
'moqueur' (voy. s. v. criXXoç) + Trépbouai Tropbri. Solmsen IF.
XXX 8. — Autre avis cbez Lagercrantz Sertum pbilol. C. F.
Jobansson oblatum (1910), p. 121.
— 865 —
ion. att. ZiXnvôç (et non Xei-), niég;. mess. etc. lîXavoç m. 'Si-
lène' < *cn\oç (= (Tîjuoç) ou *cri\d se. piç + suff. -âv6ç = lat.
■anus (cL ÙK^rivoç : ùkixy] etc.) = 'pourvu d'un nez camus'. .Solm-
scn IF. XXX 1 1 sqq. — Lagercrantz y a vu un emprunt tbraco-
phryg. *aiXâvoç, th. a\\-, i.-e. Vcél-, voy. s. v. kîîXujv p. 449.
(JiWoç m. 'poème railleur; raillerie, reproche injurieux', litt.*(JiX-
Xôç adj. 'moqueur' = 'qui rechigne' 'j; cnXXaiveiv fllrnd. I 19)
aiXXoOv 'se moquer de'; àvâ-criXXoç 'qui porte les cheveux rele-
vés en toupet'; àvd-diXXov 'toupet'. aiXXoç *aiXX6ç, avec red.
de cons. qui implique diminution ou détérioration : *aiX6ç (> lat.
sihis) = juiKKÔç : MîKÔç; cf. (Jl-)a6ç. Solmsen IF. XXX 4 sqq. —
Autres avis chez Lagercrantz Z. gr. Lautgesch. 121 (: v. slav.
tîliti 'corrumpere'; voy. s. v. a\vo\xai) et Prelhvitz- 412. [Voy.
Add]
aiXXu^oç m. 'bande de parchemin attachée à un livre et portant
le titre et le nom de l'auteur' (cf. Cic. Att. IV 5); (yiX(X)uPov
'chardon comestible' (Diosc); aiXXuPa pi. 'Oûcravoi, franges'
Poil. Etym. obscure.
aiXoupoç m. 'silure', grand poisson à queue fortement cambrée
en dedans; cf. le groupe ctïjuôç *crîX6ç etc. -+- oùpd f. 'queue',
selon Solmsen IF. XXX 9 sqq.; pour i cf. lîuaiv Zîjaujvibiiç et
aipoç, (Jl- et ai- représentant les degrés R et Z de *su(ii-.
(jiXcpii f. 'blatte; mite (des livres. Anth.; en ce sens TiXq)r| chez
Luc.)'; -qpri < i.-e. *-W/rî peut être le suff. formatif de noms
d'animaux; criX- tiX- semblent révéler une initiale *fui- (cf. ar\ç
'mite' < *fuè[i]'S':'): le détail est obscur. — Le rapport avec
vjiiXôç 'nu' (Sturtevant Class. Phil. VI 200 sq.^ ne convainc pas
et n'expli(|uerait pa^i TiXcpn-
aiXqpiov 'silphium' (plante africaine non identifiée, cf. Saglio
IV, 2, 1337 sqq. \ Emprunt, avec lat. sirpe 'laserpitium' icf.
Walde ^ s. v.) à une langue non indo-eur.
aiupXoç m., -ov n. 'ruche'; aiu^Xeôuj 'amasser dans une ruche'.
Etym. inconnue.
ion. att. etc. (Jiiiioç '(|ui a le nez camus, camard; railleur: ren-
foncé, déprimé,creux; montueux'; cn.uoOv 'rendre camus; recour-
ir Sur l'adj. oiWcç 'louche' chez Lucien voy. Solmsen IF. XXX G
n. 1 (corr. prob. IWôç).
55
— 866 —
ber'; àiro- èTTi-ai)aoûv 'manœuvrer de côté eu demi-cercle' (Thuc.
Xén.) : V. h. a. swïnan v. norr. .suina 'décroître, s'écrouler,
s'affaisser (en parlant de montagnes)'. Persson BB. 19, 264
n. 2. Beitr. I 382 (bibl.). Solmsen IF. XXX 3 sq.
hellénist. cTivâTTi, -euuç et (TivâTTu, -uoç, ion. criviiTTi aiviiiru n.,
aivrjTTUç, ace. -uv m. 'moutarde'. Voy. s. v, att. vûttu p. 657.
(Jivbujv, -évoç f. 'lin (Hrdt. Thuc); poster, aussi : coton' (cf. Sa-
glio IV, 2, 1346). Emprunt à l'Orient; avis et bibl. chez Lewy
Fremdw. 84 sq.
ecclés. (Jiviov 'crible'; mviàZiuu 'trier' (NT.). Origine inconnue;
étyni, sém. chez Lewy Fremdw. 110. — G. Meyer Alb. St.
III 42 sq. a proposé de lire ariviov, apparenté à ion. aâuj Or\Qi)j
'tamiser' (?).
hom. etc. crtvo|uai 'endommager, gâter, abîmer; piller; blesser;
faire périr; nuire'; aîvoç n. 'lésion; ruine, infortune'; à-CTivriç,
-éç'non endommagé; non blessé'; criviç, -iboç 'dévastateur'; hom.
aiviriç m. 'pillard, rapace' ; aivapôç 'endommagé'; (Jivà|uiupoç
'nuisible; vorace' (pour -)Liuupoç : v. irl. inàr 'grand' voy. s. v.
hom. i6-|uujpoi p. 378). aîvojuai < *aiv-io-, i.-e.^tui-n- : lat. tinea
(bibl. s. V. arjç); la parenté ultérieure est douteuse : ags. ptcinaii
'dépérir, fondre' est apparenté ailleurs par Lidén (voy. s. v.
aiaXoç m. 'graisse'), et v. irl. tinaid'evRue&ciV (rattaché à ags.
pîoinan par Torp chez Fick III ^197, Falk-Torp EVV. s. v. tvine
II, Zupitza KZ. 37, 393^ est rattaché par Brugmann Grdr. I-
589. 791. 793, Pedersen K. Spr. I 89, Thurneysen Hdb. d. Air.
1 112 à gr. hom. cp9ivuj 'se consumer', skr. l'sinôti 'anéantir' (?).
att. alpôç, Ig comm. cJipôç (cf. aeipôç creipcjudcrTiiç mss.) m. 'fosse
pour conserver le blé, silo; louvière', sens prim. 'dépression' :
aïjaôç *o"ï\ôç etc. Solmsen IF. XXX 11 , pour î voy. s. v. 0\-
Xoupoç.
aicrupà (Aristoph.) et aiaupvâ (Esch.; voy. Solmsen Beitr. I 259)
f., aiaupvoç m., -ov n. Hésych., oiavq H. 'sayon de poil'. Étym.
inconnue i thraco-phryg. '?).
hoin. etc. aÎTOç m., pi. o\ra (Hrdt. att.) 'blé ; aliments solides, nour-
riture; att. pension alimentaire'; aixiov, ord. pi. 'blé; pain; ali-
ments solides'; (JItêîv 'nourrir', moy. 'se nourrir'; aîTiipôç 'de
blé' (Hpc.), là aîTiipà 'les céréales' (Théophr.); att. amipéaiov
— 867 —
'fournitures eu vivres ou eu argent, (Voii : solde'. Origiue ob-
scure. — (TÎTOÇ < *H^lTOç : ^)l^x) 'broyer' ^)[E, gén. vj/ixôç lu. f,
'miette' selon Prelhvitz M12 et Fick BB. 28, 108. — Wiede-
niann BB. 27, 213 u. y voit un emprunt, cf. v. slav. zito 'fruc-
tus' bulg. etc. zito 'blé' v. pruss. geijttjs geits 'pain' (: gall.
bwyd 'le manger' irl. hiathaim 'je nourris', i.-e. *rjUei- 'vivre'.
Pedersen K.Spr. I 58), mais cr- s'explique mal. — Selon G. Meyer
Alb. St. III 51 n. 2 aîxoç < *sultos est emprunté à une Ig sa-
tdm, cf. got. haiteis v. h. a. iceizzi ireizi 'froment' (< i.-e.
*Â:Meic?- alternant avec '''kueif-?)., ingénieux; — l'idée d'un
(îÎTOç dialectal issu d'un *TiT0ç ' i.-e. '^ku/fo-ft : got. haiteis
(llirt Indogerni. II 654; heurte la phonétique grecque.
cri T Tri f- 'grimpereau' (Arstt.). Etym. inconnue.
aixTupoç m.'écuelle de terre' (Anti))hane chez Ath. IV 169f. i; —
(TiTTuPiî f. 'vêtement de cuir' Hésycb.; aÎTiupov 'petite peau,
morceau de cuir' Aread. Phot. Etym. obscure: cf. aicJupoi (sic)'
Kpoaaoi" ijuàvieç Phot., puis aiXXuPa pi. 'eûaavoi, franges' Poil.
(voy. s. V. criXXuPoç); il semble (|u'il y ait eu contamination de
deux groupes de mots.
aiqp X6ç 'débile; affamé'; bom. CTicpXoûv 'estropier' Z 142; aiqpXoç
m. 'moquerie' (Lycophr. ) < i.-e. "^tiji-hh- : alvoMai 'endommager'
< i.-e. *tui-ii-io-?
(JiqpveOç, -€ujç m. 'taupe' (Lycophr. i: aiqpuuv, en tant (|ue '*creu-
sant des galeries'; cf. p. ex, Walde^ s. v. t/hia. Solmsen Beitr.
I 40.
aicpuuv, -uuvoç m. 'siphon pour pomper un liquide (Hippon.);
trompe des insectes suceurs; conduite d'eau; engin à feu; etc.';
(TKpuJviZiuj 'pomper (le vin) à l'aide d'un siphon' (Ar. Th. 557);
cf.mqpvôç- Kcvôç Hésych., (Tiqpvûer kevoî II. aiqp- < i.-e.*/////;//- :
lat. tibia '*os creux, *tige creuse, d'où : tibia et flûte' < "^7///-
h/i/a selon Walde^ 778 (bibl.); doute de Pers.son Beitr. II 9.33.
boni. etc. cTiLUTn'i f. 'silence'; hom. etc. aiuuTxâv intr. '.se taire',
trans. 'taire'. Le détail est ol)scur: un Ovon- dans biaaujTrdcro-
\xax Pind. 01. Xlll 91, aeaujTTauevov Isthm.I()3, euaiuTria- fiJu-
xia Hésych.: on conjecture un rapport avec g(tt. sireilmn 'ces-
ser' I i.-e. *suq}-, parallèle à *.y///;y- dans gr. cri-fn, à '^suik- dans
v.h.a. 6'/f/(yê» 'se taire') v. h. a. ///-.%•//• //ifô// 'se taire'; cf. Pcrssou
— 868 —
BB. 19,265. Franck-van Wijk EW. s. v. zicicJiten 'céder'; soit
donc un gr.*(yFi-aFujTr- et *aFuaTr-, degré fléchi d'un \.-e.*sua^i-p-:
*sul-p- degré réduit ; cf. i.-e. *.mê{i)- *suô{i)- dans v. h. a. suona
'réconciliation' norv. dia). svaaiia 'faire s'apaiser, se calmer'?
hom. etc. aKàZluu, seul. prés, et ipf. 'boiter' < i.-e. "^skng-iô : skr.
khdîijati 'boiter', v. norr, skakkr 'tors, de travers, boiteux'
V. h. a. hinkan 'boiter'. Fick BB. 6,214. Solmsen Beitr. 1215.
Persson Beitr. I 156.
hom. etc. aKai[F]ôç 'situé à gauche; occidental; de mauvais pré-
sage, funeste; gauche, maladroit, ignorant'= X^tscaevos m/sens
(morphème d'adj. -mo-, cf. Xaiôç = lat. laevos)'^ (TKaioiriç, -iriTOç
f. 'gaucherie' = lat. scaevifcls m/sens; cf. lit. l'aire 'main gau-
che', puis irl. moû. ci otach 'gaucher' ciotân ciotâg 'la gauche'
gall. chivith 'gauche' (altern. k- : si'-. Foy IF. VI 317. Peder-
sen K. Spr. I 77), m. h. a. schief schiec 'de travers' (? schief <
germ.*çA-ê/- selon Brugraann Grdr. 1-207, Torp chez Fick IIP
464; < germ. *5A;aiB- < i.-e.*sqoibh- ou *sqoip- selon Franck-
van Wijk EW. s. V. sclieef)\ i.-e, "^sqêi- : *sqdi-.
hom. poét. (TKttipuu, seul. prés, et ipf. 'bondir'; voy. s. v. KopbaE
p. 494. aKotpoç n. EM., crKap0|u6ç m. 'saut, bond, élan'; aKdpoç
m. 'scare (poisson de mer, litt. 'bondissant')'; àcTKapîç, -iboç
(aKttpiç Hésych.) f. 'ver intestinal' (: lit. skeris, dim. sherèlis 'sau-
terelle', ags. sec,je-scére m/sens. Lehmann KZ.41,393); otaKa-
piluj 'sauter, bondir' (bibl. s. v. p. 87 ; à- prothétique est auj.
confirmé par Solmsen Beitr. I 20 n. 1): hom. etc. (iKipTâv 'sau-
ter' (voy. s. V.).
(TKaXTivôç 'boiteux; qui penche d'un côté; tortueux, oblique'.
Voy. s. V. aKÉXoç.
(jKàXXu) {'^'sq/-iô) 'fouir, sarcler'; aKaXiç, -iboç f. 'sarcloir, hoyau';
aKttXeùç, -éuuç m. 'celui qui sarcle' (Xén.) ; cTKaXeiJuu 'fouir, fouil-
ler; tisonner'; cTKàXeuBpov 'pelle, houe'; aKaX|u6ç m. 'tolet' (voy.
s. V.) : arm. çelum 'je fends' (Meillet MSL. X 281), alb. liai' s
{*sqoliâ) 'écaille, éclat' hole 'mince, tendre' (G. Meyer Alb. Spr.
145 sq.), irl. scailim 'je disperse, je déploie, je sépare' scailt
'fente', v. norr. skilia 'tendre, diviser' sJcalm 'glaive, fourchon'
(: thrac. cTKàXiuri 'glaive, coutelas') got. sl'ilja 'boucher, subst.'
V. h. a. scala ags. scealic 'gousse, écale' got. sl'alja 'Képa)noç,
— 869 —
tuile' V. norr. sltel ag-s. scieU 'coquille, écaille' v. norr. al-dl
V. 11. a. Hccda 'coupe à boire' v. h. a. acolla (gerni. *.skuln-, i.-e.
*sql-n-) 'sole' et bcp d'autres, lit. skeliù skélti 'fendre' sl-((hï
'éclat de bois' v. slav. slala 'pierre, rocher' skoJtka 'ostreuin'
(: lat. sUiqua 'silique, cosse' dissim. de ''sciliqua ^.sceliqua) etc.:
à côté de quoi des formes sans .v- : gr. KeXeïç" àEivn Hésych.,
KÔXoç 'tronqué' (voy. s. v. p. 486), v. slav. kolja 'je pique, je
tue, j'abats' etc. ; \.-Q.*{K)qeI- *sqela- 'fendre', parallèle à *{s)qer-
(gr. Keipiu, V. h. a. sceran, lit. skirti etc.; cf. v. prnss. kahnus
'bâton' : ^r. Kopiaôç etc.). Cf. p. ex. Persson KZ. 33, 284 sqq.
Beitr. I 1T() (bibl.j. Zupitza Gutt. 152 (bibl.). Voy. s. vv. a^à-
Xoiy crKÔXoijj aKuùXoç ^ i.
aKttXiLtôç m. 'tolet' : v. Ii. a. .scaliii 'navis', russ. cl^lnû 'barque;
navette de tisserand' baut-sorb. culm àolnica m/sens (barque
= tronc creusé), i)uis néerl. schalm 'lattes couvrant les écou-
tilles' V. norr. skahn 'one part of a cloveu thing' skalma-tré 'a
cleft tree'; à côté de <iuoi des formes sans s- : ags. helma angl.
helm 'poignée, nianclic, timon, gouvernail' v. norr. hialm-vqlr
'timon' m. h. a. lialnie halm helm 'poignée, manche' m. b. a. holm
'traverse, quille', v. pruss. kahnus 'bâton' lit. kélmas 'souche
d'arbre' lett. zelms 'souche'; i.-e. *{ft)qeJ- *sqeJa- 'fendre'; voy.
s. V. (îKàXXuu et cf. Persson Beitr. I 174sqq. (bibl.). 383,n.l. 646.
att. (TKàXoijj, OTTOç m. 'taupe', litt. 'l'animal fouisseur'; cf. boni,
etc. (TKÔXoijj, -OTTOÇ m. 'bois pointu, pieu, pal', VàX.scalpo {^sq^Jp-)
'tailler, couper, gratter, creuser' sculpO 'tailler, graver, ciseler'
(né de scuJpo dans la compos.), v. h. a. scelicd m. h. a. f>chelfe
'siliqua, putamen'(Curtius^ 166) v.norr. skidlfugs.scelfe scylfe
'scamnum, tabulatum'; à côté de quoi des formes sans .<- : skr.
klptd-h 'ordonné; taillé (^cheveux ou ongles i' kâlputê 'être or-
donné, réparti' kalpdi/afl 'mettre en ordre, répartir' zd hu-kcn"-
pta- 'bien formé', got. luilbs v. norr. InUfr v. li. a. halp 'demi',
litt. 'partagé'; i.-e. *{s)qele-p- là côté de (|Uui *y(/Ie-iii j>- dans
lit. skh'iiipih sklempti 'jiolir par la taille"; est un élargiss. de
1) Solmsi'n Beitr. I 197 n. 2 rattache avec vrais, à ce groupe
v. h. a. scultarra scultirra agfs. sculdor suéd. skuldra 'épaule', cl-
pour le sens lat. scapula 'épaule', sens prini. 'héciie, pelle' : gr. OKci-
iTTUj 'creuser'.
— 870 -
*sqele- dans gr. (TKdWuu. Persson Wzenv. 52. KZ. 33, 289
(bibl.). Beitr. II 803.
aKa|Lipôç 'courbé, tortii' : gaul. Camho-dûnum "♦le coteau courbe'
etc. V. irl. camm g-all. etc. cam 'courbe, adj.' (Fick 11-^ 78 sq.
Henry Bret. 51. Pedersen K. Spr. I 119. 185), suéd. skunipa
's'esquiver à petits pas, s'en aller clopin-clopant' ail. humpen
'boiter' (Persson Beitr. I 156).
CTKàvbaXov 'piège placé sur le chemin, pierre d'achoppement'
(Spt. NT.) ; cTKavbàXriGpov 'détente d'un piège' : skr. skândati
'bondir, sauter, jaillir' â-skandati 'assaillir', \&.t.scandô 'monter,
s'élever' irl. ro sescaind pf. 'il sauta' prés, t^cendim 'je saute'
sceinm 'saut' gall. cij-chici/nnu 'to start' (-e- secondaire en celt.
selon R. Schmidt IF. I 75 ; alternance -an- : -en- selon Peder-
sen K. Spr. I 77). Curtius^ 166. Fick 1-^566. Osthoff Et.
Par. I 355 sq.
aKttTTepbeiJuj 'railler, injurier' (Hippon.). Selon Poil. IX 116
Phot. Hésych. cTKaTrépba f. est un jeu où deux jeunes gens, le
dos tourné, cherchent à se hisser mutuellement au moyen d'un
câble (dxoiviov) traversant une poutre; Frohde BB. 17, 309 a
rattaché le mot à (Tkûjtttuj 'railler' et évoqué le très obscur
m. h. a. schavernac 'niche, farce, mauvais tour' ; Osthoff BB.
29, 267 sqq. (bibl.) pense que aKaTtépba pourrait désigner le
câble lui-même; cTKaTTepbeûuj vaudrait biacrôpuu 'ridiculiser' (cf.
Xoibopou|uevoç Kai bmaùpuuv Dém. 288, 17), cf. ail. durchziehen
aufziehen 'railler, mystifier, berner'. (?) — Autre avis chez
Fay Class. Rev. 20, 254.
CTKàTTTUJ 'creuser'; dial. occ. (JKaTreTOç, hom. ion. KaireTOç f. 'creux,
fosse, fossé, tombe'; cTKaTrdvri f. 'bêche; action de creuser': OKa-
TTaveûç, -éujç (cf. KaTiaveiiç) m. 'crKaqpeûç' : lat. scapuJa 'épaule'
ombr. scapla ace. 'épaule, côté postérieur', sens prim. 'bêche,
pelle', V. slav. Tcopati 'creuser' vûkopati 'inhumer' v. pruss. en-
l'opts 'inhumé' lit. kapôti lett, kapât 'hacher menu' lit. kàpas
'tertre funéraire' lett. kaps 'tombeau' lit. kapJys 'hache' (voy.
s. v.KàTTrjXoç p. 408), pers. mod. kclfad 'il creuse, il fend' s^kâfaà
'il fend', \.-G.*{s)qàp- 'creuser', selon Solmsen Beitr. I 196 sqq.;
le groupe aor. pass. èaKàqprjv (Hrdt. tragg.), cTKCxqpoç m. 'le mo-
ment de sarcler' (Hsd. Trav. 572), n. 'bêche' (Anth.), Kara-
— 871 —
-aKaqpri f. 'enfouissement, (roii : fosse pour une sépulture; sape,
mine, d'où : destruction', tardif aKaqpr) f. 'tombeau', aKaqpeûç m.
'laboureur, vigneron', cfKacpeîov 'bêche', cTKacpriTÔç m. 'fouille',
épigr. aKacpiâ f. 'fossé' devrait son cp à Tinfluence analogique
des synonymes eÛTTTuu èiûcpiiv Tciqpoç Tacpiî Taqpeûç raqpriiov;
voy. aussi l'art. KfiTTOç sub fin. p. 449 ').
cCKapîqpâcrGar Eûeiv. (TKameiv. TP^^eiv Ilésycb.; CTKapiqpeûeiv
'esquisser, faire qc légèrement ou négligemment' scol. Ar. Gren.
1497 ; aKctpicpoç m. 'style, esquisse' scol. Ar. 1. cit., 'Ho\ç. TPwqPH-
)Lii|Liri(Tiç àKpipfiç TUTTOu' H.; CTKaplqpKJpôç m., au pi. 'arguties' (Ar.
1, cit.) : lat. xcnhô 'creuser avec un style, dessiner dans, écrire'
(Vanicek Lat. 8pr.- ol(3j osq. scriftas nom. pi. 'scriptac' ombr.
screihtor 'scripti', m. irl. scripaim {*skrîbhnô. Stokes KZ. 41 ,
388) 'j'égratigne, je raye, je gratte'; le groupe germ, v. h. a,
scrlban etc. 'écrire' est l'emprunt latin; i.-e. *sqeribh- 'rayer'
est un élargiss. par le morphème -bh- de *sqerèi- *sqer-i- 'tailler,
couper' (cf. gr. Keipuu, lat. crêvî excrêmeiitum, gr. Kpri-ffépâ
p. 516), cf. *{s)qrï-p- dans lett. sli-ijydt 'inciser, rayer' (Prell-
witz - 414), V. norr. (h)rifa 'gratter dans' (Persson Wzerw. 168) ;
*sqerï- *sqrt- est un élargiss. de^sqer- {v. h. a. scf^ran etc.), qui
se rattache à *seq- (lat. secô); cf. Persson Wzerw. ôT. lUT. 168.
221. Beitr. II 843 n. 1. 863. 889.
CTKâqpri f., (JKaqpiç, -iboç f. 'auge, pétrin, baignoire, etc.'; aKacpiov
dim.; att. épigr. aKaqpeiov 'petite auge'; aKàqpaXoç" àviXjiTrip
Hésych.; aKdqpoç n. 'carène de navire; vaisseau'. Solmsen Beitr.
I 200 sq. détache ce groupe de aKcxTTTuj 'creuser' et le rattache,
sous un i.-e. '^sqâbh- *sqobh- 'racler, gratter' à lat. scabô 'gratter'
scabiés 'gale' scaber 'galeux' scobis 'limaille, sciure' scob'nui
'râpe' scamnum {'^scab-nom) 'banc, escabeau' ûhn.scab-eUum,
got. sJcaban 'Supâv' v. norr. .<il-afa ags. scafan v. h. a. skaban
skapan 'racler' v.norr. skaf'a 'racle' v.h.a. skaba'vahoV, v..<ilav.
1 ) La famille de okùtttuj ne se sépare pas nettement de celle
de OKéTrapvov. comme le pense Solmsen ; sur la possibilité de les réu-
nir voy. Persson Beitr. II 884. 93i> sq. D'autre part pers. mod. kâfaô
a -/■- qui repose sur -ph- • le qp de èoKdqpnv OKàcpoç etc. peut donc
représenter i.-e.-ph--, le -p- de v.slav. kopati est anibiii-u; cf. Meillet
Bull. Soc. Linft-. \\^ 57, p. 101.
■ — 872 —
skohlî 'radula' russ. sJiébelî 'racle', mais l'échauge sémantique
'racler, gratter' et "tailler' n'a rien qui surprenne (cf. p. ex. arm.
kherem 'je gratte' : gr, Keipai v, h. a. sceran 'tondre, tailler'),
soit donc *sqahh- 'racler, tailler' : '^sqaj)- (lit. skapoti 'racler,
tailler' etc.) : '^sqah- (v. sav. sTcap v. h. a. sl'af'vRse [creuséj' :
m. h. a. schîiofe 'vase à puiser, seau') : '^sqaph- (gr. èaKdqpr|v
cTKàqpoç, pers. mod. kàfaô)-^ ce sont divers élargiss. de *.sé'$-
'couper' (lat. secô); cf. Perssou Beitr. I 141 sq. II 940. Meillet
Bull. Soc. Ling. n^ôT, p. 101.
(TKebàvvDjui (et ép. Keh-), fut. (JKebdauu att. aKebuj 'répandre de
côté et d'autre; renvoyer de côté et d'autre, disperser' : lett.
schTiedéns 'éclat de bois' lit. Tiedëti 'crever, se fendre', m. b. a.
schateren 'déchirer avec bruit' (Zupitza Gutt. 152); aux formes
parallèles (îKibvri)Lii (Plut.), moy. hom. poét. (a)Kibvajuai répon-
dent lit. sTcêdéu 6'A:e5^i 'séparer, diviser; allonger (du lait avec
de l'eau)' ija-skysti 'se disperser' skëdrà 'éclat de bois' su-kides
'déguenillé' lett. scM^s^disperser' schUîdét schMst'se liquéfier'
schJadrs 'clair, peu consistant, fluide', cf. (TKibapôv dpaiov Hé-
sych.; cf. ensuite 0%^^ crxi^ct axivbdXajuoç aKivbdXajuoç, lat.
scîndô etc.; alternance après s- de la forte aspirée et de la
forte, cf. skr. skhadatè 'fendre' (Dhâtup.), gr. crxebiâ etc., i.-e.
*sqed- et '^sqhl-, élargiss. de *seq- (lat. secô). Persson Wzerw.
39. 176. Beitr. I 132. 148 sqq. (bibl.). 883.
(JK66p6ç 'exact, juste, parfait' (Hpc), dissim. de*axe-6po-ç : è'xuj;
voy. s. V. p. 302 sq.
(TKéXXuu, fut. CTKeXa), aor. èdKriXa 'faire sécher Y 191; intr. (aor.
eaKh-\v, pf. è'aKXriKa) se dessécher'; cTKeXicppôç 'desséché, dé-
charné'(Hpc); aKeXexôç 'desséché', subst. m. 'squelette', n. 'mo-
mie'; aKXrjcppôç 'mince et alerte' (Plat.) ; aKXripôç 'sec, dur; âpre;
acre; rigide'; dcTKeXriç, -éç 'desséché, épuisé k 463; opiniâtre;
adv. a 68'; att. Trepi-aKeXiiç 'très sec; aride; endurci'; TiepiaKé-
Xeia f. 'âpreté' : v.irl. scede 'maceries, miseria' (Stokes BB. 21,
136), suéd. skiiU 'maigre' b. ail. schal 'sec, aride' et, sans l'ini-
tiale s-, lett. A-«Z.y 'maigre' kalstu kalst 'deveniv sec', m. h. a. hel
'faible'; i.-e. ^sqelch. Cf. Ehrismann PBrB. 20, 63. Zupitza
Gutt. 153. Torp chez Fick IIP 459. Falk-Torp EW. s. v. helme.
— 873 -
— Lit. (U'u't Abl. § 301) szàltas 'froid, adj.' szditi 'geler' est
parent de skr. çiçiva-h Troid, adj.' ossète .s«/rf 'froidure'.
hom. etc. cTKéXoç, -eoç -ouç n. 'jambe', propr. 'courbure, cou-de-
pied'; (JKoXiôç 'oblique, tortueux'; aKaXrivéç 'boiteux, qui pen-
che d'un côté: tortueux, oblique': arm../'e^'storpiato, perverso,
pravo' (*sç'-. Bugge IF. I 447 sq.?), \Rt.sceJns n. 'méchanceté,
infamie, crime', v. h. a. scelah 'courbé, oblique, louche' ags.
sceoJh 'tors, oblique' v. norr. skialgr m/sens (Johansson PBrB.
14, 296 sqq.) *); i.-e. *sqele- 'ployer, courber' et, dans le do-
maine moral, 'pervers'; des groupes sans .?- initial s.vv. kuXXôç
p. 533, kOùXov p. 043.
hom. etc. aKénapvoç m. ou -ov 'hache; p. anal, sorte de ban-
dage (Hpc.)' : russ. sceijd 'éclat de bois' .scejydtï scepitl 'fendre'
V. slav. sl'opîcî 'eunuque' skopitl 'châtrer' lett. schJcêjJs 'lance,
pique' v.slav. stajjîi (< ^sJcè^Jû) slov. ,scap 'bâton', v.h.a. ham-
mêr 'mutilé, infirme' skammêr v. norr. skannnr 'court' (germ.
*;i;a6-ma- *sJ{abnid-, i.-e. *{s)qop-mô-s) v. h. a. hamal {*hamni-
/rt-) 'mutilé'; i.-e.*{s)qep-*{s)qop-''\s)qê2^'*(''^)Q'^P' 'tailler, cou-
per'. Curtius'* 153. Solmsen Beitr. I 209 sqq. Persson W/.erw.
58. 177. Beitr. I 141. Il 884; i.-e. '^fiqep- est un élargiss. par
morphème labial de *seqe- etc. 'couper, fendre' (: lat. secO);
voy. s. vv. (JKÔTTeXoç et kôtttoi.
hom. CKéjxaç, n. 'abri'; ion. att. aKéTTii f.'abri'; hom. aKCTTÛv att.
-àleiv 'abriter, protéger, couvrir'; hom. Trepi-crKenToç (cf. aKÉTTU)
Hpc.) 'abrité de tous côtés'. Bcrneker EW. 143 sq. (bibl.) sug-
gère un rapport avec russ. ùepécû tchèq. cepec pol. czepeh 'bon-
net' lit. kepùrè 'chapeau' lett. zepuve 'casquette, chapeau',
i.-e. *{s)qep-.
(TKéTTTOiiiai 'regarder attentivement, considérer, observer'; hom.
etc. aKOTToç m. f. 'qui observe; maître: protecteur; — m. but';
cTKOTTeîv 'observer; viser à; examiner'; att. aKOTTi'i f. 'observa-
toire; pi. action d'observer'; aKOiria, ion. -r) f. 'lieu d'observa-
tion, échauguette'; hom. ûkottiûIm 'épier, guetter'; (Jk£v|jiç, -euuç
f. 'examen, réflexion'; (JKe)nua n. 'examen' : skr. spdçati (Dhâ-
tup.) pdçyati 'voir' zd spasi/e'fi 'épier' skr. spdf zd S2)as- (: lat.
1) Pour l'étN m. de v. h. a. acultirra 'épaule' voy. p. 869 n. 1.
— 874 —
-spex) 'guetteur' iik.\'.spaça-h (: gr. ctkottôç) 'guetteur', alb. pase
aor. 'je vis' (G. Meyer Alb. Spr. 323 sq. ; -s- < -ko-\ p- peut être
né de *sp-), lat. speciô 'voir, regarder, contempler' spéculum
'miroir' ombr. speture 'speetori', v. h. a. apehôn 'guetter' v.
sax. v.h.a. spàhi 'intelligent, adroit' v. norr. spdr 'prophétique'
.s;^j« 'prophétiser; subst. prophétie'-, {.-Qr^speJc-. Curtius"' 168.
Torp chez Fick III^ 506; il y eut raétathèse dans le grec, cf.
en dernier lieu Hirt IF. XXI 172.
(îKépaqpoç- Xoibopia Hésych.; — crKep^oXoç* Xoibopoç H. Voy.
s. V. Ke'pTOjuoç p. 442. — Autres avis chez Fay Class. Rev. 20,
253 sq. (-qpoç 'speaking'; — aKep- : (TKUjp + '''gUol- : pàWuj).
posthom. aKeOoç, -ouç n. 'tout objet d'équipement (meuble, outil,
instrument, arme, agrès, harnais, etc.)', ord. pi.; ion. att. aKevr\
f. 'appareil, d'oii : vêtement; équipement; harnachement'; ion.
att. aKeudZ^uu, pass. pf. 3. pi. ècTKeuàb-aTai pqpf. -ato (Hrdt.)
'mettre en état, préparer, apprêter, appareiller, équiper'; att.
aKeuuupôç m. 'qui examine les bagages' (Crat.); att. CTKeuuupeî-
aBai 'explorer; manier, intriguer'. Etym. ambiguë. Prell-
witz-416 rapproche aKeOoç '*ce qui touche au déplacement' de
lit. szduju szâuti 'tirer (avec une arme à feu)' v. slav. sujq so-
vati 'miiterQ' {[.■e.*sJceu-iô), got. sl'ëu-jcm'bhoTzoïeîv'', puis (i.-e.
*sJceu-d-) V. h, a. sciozan v. sax. skeotan v. norr. siJciâta 'tirer',
\.-e.*skëu- '(se) mettre en branle' ^). — Zupitza Gutt. 122 évoque
avec plus de raison peut-être v. norr. hoyia ags. héjan 'exécu-
ter', V. slav. kutifi 'machinari' tchèq. pol. skutek 'action'; cf.
Berneker EW. 654. — L'avis de Curtius^ 169 (: aKÛTOç kûtoç
'peau') est à rejeter.
posthom. axrivri, dor. (TKâvd f. 'tente; cabane; échoppe; scène';
(JKfivoç, -ouç, dor. anâvoç 'tente ; fig. corps en tant qu'enveloppe
de l'âme'; aKivap n. 'corps' (Nie); cTKaiôç 'ombragé' (Nie. Thér.
1) Les mots germ. ne sont pas exempts d'ambiguïté : sur got,
skêwjan voy. Lorentz IF. VIII 91, Feist EW. 237, Franck-vau Wijk
EW. s. V. schooien; v. h. a. 6•c^oza« < germ. *skeutô 'je meus rapide-
ment' = alb. hexl 'je lance* (G. Meyer Alb. Spr. 150) peut aussi re-
monter à i.-e. *sqeudô : skr. skûndatê 's'élancer en avant, se hâter',
lit. skudrus 'prompt' v. slav. kydati 'lancer'; cf. Torp chez Fick III'*
467 sq. Franck- van Wijk EW. s. v. schieten.
— 875 —
660 ; i.-e. *skdi-io- ou *sÂ;-?i uo- : v. slav. .srnï 'ombre' < *sî\n-
-ni-s). (TKâvd < i.-e. *skâii)- dans skr. chàyà 'éclat, lumière,
ombre' etc. (voy. s. v. cTKid). Solmsen Unters. 278 n. 2.
hom. att. (JKfJTTTpov, pind. cTKâTTTOv (= ion. CTKfiTTTOV dans aKrj-
TTioûxoç 'qui porte un sceptre' cTKnTTTO-pdiauuv '(aigle) qui se pose
sur le sceptre' Sopli.) 'bâton'; aKÛTTOÇ' KXâboç Hcsycli.; aKâ-
TTaviov fi paKTripia. ctWoi aKiniuva H. = lioni. (JKriTrâviov, dini.
de aKriTTâv)! BA. 'bâton, sceptre'; hom. etc. (JKriTTTuj trans. 'ap-
puyer; lancer avec force', intr. 's'élancer avec force contre',
moy. intr. 's'appuyer sur', trans. 'faire retomber sur; prétexter,
feindre'; (anc. ptc.) aKr|TTTÔç m. 'orage soudain et violent, coup
de foudre'; cf. CTKaTroç" . . . Kai dv€|aoç ttoiôç H.); — ion. att.
aKtTTUJV, -uuvoç m. 'bâton' ^) ; 6K\)xu\xi ou cTKÎiaTTTUJ trans. 'appuyer;
lancer', intr. 's'élancer avec force'; att. aKiiairouç, -noboç m.
'KpdppaToç, lit de repos' (< *(JKi|H7Te-TT0uç) : lat. scOpus 'tronc,
tige d'une plante' (n'est pas un emprunt grec) scopa 'menue
branche; pi. balai' scôpius scôpiô 'grappe de raisin sans grains,
rafle' sclpiô 'bâton', v. h. a. v. sax. sl'aft ags. sceaft v. norr.
skapt 'perche, bois de lance, manche', i.-e. *skcl(i)p- : *.s7.-ô(/ip- :
*sJifp- 'bâton, menue branche'; cf. Solmsen Beitr. I 206 sqq.
(bibl.) 2).
cTKi-ipÎTTTuu 'appuyer fortement (Ap. Rh.); moy. s'appuyer \ 595.
p 19()' : V. norr. skorda 'appui, soutien de bois' skonfa 'ap-
puyer'; i.-e. *ski'r- *skr-. Persson Beitr. I 37^5 scj.
hom. etc. cTKid (*aKU-à) f. 'oml)re'; aKiepoç -apôç 'ombreux; ob-
scur': skr. chûi/à 'éclat, lumière, ombre' pers. mod. sdi/a 'ombre,
protection' (cf. gr. (JKrivri dor. cfKâvd 'tente'), alb. he 'ombre
(*^mVz*.s'Â;3i<z;cf. G.MeyerAlb.Spr. 149sq. Alb.St.III59. Solm-
sen Unters. 278 n. 2) v. sax. skinto ags. scitiui m. h. a. scheme
'ombre' v. norr. skinie 'éclat' got. skt^inia 'torche' v. h. a. schno
ags. sdnta 'éclat' (i.-e. *skî-mon) got. etc. skeinan 'luire, bril-
1) OKnTTUJv OKiiaiTUjv mss. sont des formes altérces sous l'influence
de OKi^TTTUJ aKfiiTTpov, OKÎiuTTTUj OKiiaTTouç. Solmsen Beitr. I 206.
2) Le sens d"ap|niycr' que Solmsen prête à la R. ne convient
(iu";i une formation dénoniinative de *sk<'tp 'bâton', telle ciue okt^tttu)
'user du bâton : coninio appui, — pour pousser, — U' brandir': cf.
Walde«685. Persson Beitr. II 941.
— 876 —
1er' g-ot. etc. skeirs 'clair' (siiff. -ro-, cf. gr. aKÎpov 'parasol')
V. norr. skœrr 'pur, clair', v. slav. sénï {*sJcdi-ni-s) 'ombre' sijati
sinqti 'briller, devenir clair'; i.-e. *sM{iy : ^skdi- : *sfcl-. Cur-
tius^ 168. Fick P 143. IIP 461 sq. Solmseu 1. cit. Persson
Beitr. II 700.
hom. etc. aKibvaiuai 'se disperser'. Voy. s. v. (jKebdvvD)Lii.
cTKiXXa f. 'scille (oig-non mariny : \y]. scellûn sceaUan gl. 'nu-
cleus'. Stokes BB. 21, 136 (?).
aKi|uâXiZ:uu 'montrer du doigt en faisant la nique, railler, insulter'
(Aristoph.) ; aKivGapiZiu) 'donner une chiquenaude sur le nez,
maltraiter' Hésych. Etym. obscure.
a K i |u p 6 ç 'aKttiupôç' scol. Ar. Nu. 254 ; cTKiiapàZiuj 'boiter' (Aristoph.) ;
Ki)LipàZ:er cfTpaYTÊ^exai ('traîner en longueur') Hésych.; 0K\\x'^â-
Zieiv Kai aKi)upàZ;eiv tô (JTpaYTeûeaOai (corr.) Phot., cf. H. s. v.
(ô- repris du synonyme ÔKXàZleiv) : v. norr. skeifr 'de travers'
lett. scJik'ibs m/sens scKk'ibt 'pencher de travers, perdre l'équi-
libre', i.-e. '^sqeïbli- ^sqi-m-h{li)-. Persson Beitr. I 156. Ehrlich
Z. idg. Sprachgesch. 15 sq. — L'avis de Solmsen Beitr. I 215
(i.-e. *sk.e)dgUo-s; i provoqué par nas. + gutt., mais cf. crKiipar
ÔKXàaai. 'Axaioi H.) est à écarter.
(yKi)LnT(T)uu 'aKr)TTTUj'. Voy. s. V. (JKfiTrTpov.
aKivaE, -aKOç 'agile; m. lièvre' (Nie). Etym. inconnue.
aKivbdXajuoç (Luc). cfKivbaXiuôç (Diosc), att. axivbàXaiaoç (Ar.
Nu. 130), ion. axivbaX|u6ç (Hpc.) m. 'écharde; fig. subtilité' :
(TKivbaipôç m. 'instrument de musique à 4 cordes'. Etym. ob-
scure.
aKivGôç m. 'plongeur' (Théophr.) : \it. sTcqstù sTcendaïi skèsfi 'se
noyer'; l-e.*sqendh-. Fick I* 566. Bechtel BB. 23, 250. Pers-
son Beitr. I 155 (lequel ne s'explique pas l'i du grec).
(TKÎoupoç m. 'écureuil', litt. 'qui se fait de l'ombre avec sa queue'
(cf. 0pp. Cyn. II 586 sqq.) < cTKid-|-oùpâ; cf. en dernier lieu
Solmsen IF. XXX 9. 10 n. 1. — Avis divergents chez Schra-
der BB. 15, 131 sqq. RL. 164 sq. (: v. h. a. scëri 'rapide') et
Much Zeitschr. f. dtsch. Alt. 42, 166 (-*Fepo- : ags. dciceorna,
germ. *aik-uerna- : v. slav. vèverica 'écureuil' lit. voverè 'écu-
reuil' vaïveris 'mâle du putois et de la martre'; bibl. du groupe
— 877 —
chezFalk-Torp E\V. 1454) ; à écarter. — Ehrlich Unters, 128sq.
(qui rattache gr. aiéXoupoç au groupe préc. en tant que dissim.
de *aiepoupoç, tli. ^FaiFepo-) ne s'explique pas l'élément -oupo-
(cf. KÎWoupoç, laôXoupoç 'un serpent'j.
ion. att. (TKiTTUJV, -ujvoç m. 'bâton*. Voy. s. v. (JKfJTrpov.
att. (TKipov 'parasol' blanc de prêtres et prêtresses: aKid 'ombre'
(voy. s. V.), cf. ital. omhrello. — V. h. a. scirm scerm 'para-
vent, écran, abri' Q^rellwitz- 418. Wood Indo-Eur. a^ §589b)
est à écarter i': skr.çdrman- 'auvent', ou : skr. ccirman- lat. co-
rium 'peau', i.-e. ^sqer- 'tailler'). — Etym. sém. chez Lewy
Fremdw. 54 sq.
(JKÎpGç (aKÎppoç) m. 'gypse, plâtre, XâTUTTri'; cTKÎpoç m. 'croûte de
fromage' (enduite de plâtre. Eup. Ar. Guêp. 925 v.L.); -ffi aKip-
pàç scol. Ar. 1. cit. Origine obscure. — Etym. sém. chez Lewy
Fremdw. 54 sq. — CTKippôç 'dur, endurci'; CTKippoç m., cTKippiâ
(JKipiâ f. 'tumeur dure, squirrhe'; (TKippoûa9ai 'se durcir'; lier.
cfKïpoç (fû; 'brousse'; cf. CTKeîpoç* aXcToç kui bpuuôç. OiXrjTctç
bè ifiv puTTiubri Ynv Hésych. Etym.? — Russ. cirel 'abcès' est
écarté par Berneker EW. 157.
hom. att. (JKipTdv 'sauter, bondir' : (TKaîpuj; sur -ip- voy. auj.
Persson Beitr. I 155.
ZKÎTàXoi m. pi. 'démons de l'impudeur' (Ar. Cav. 634 1 ; cjKiTàXiiluj
'avoir un désir passionné pour'. Etym.':'
ctkXiipôç 'sec, dur'. Voy. s. v. aKéXXuu.
aKXncppôç 'mince et alerte' (Plat.) : cfKeXiqppôç. Voy. s.v. aKéXXuu.
aKvîv|;, -iTTOç m. f. 'ver du bois'; etc. Voy. s.v. Kvii|; p. 477.
(îKOÎiTOç' fi èEoxn TÛJv EûXuuv, éqp' ujv eiaiv oi Képa|uoi Hésych.;
le sens, qui est celui de 'sablière, angl. tcaJl-pIate\ et non de
'tour à potier', rend hasardeux le rapprochement (p. ex. Prell-
witz» 290. -418. Zupitza Gutt. 156. Uhlenbeck Ai. Spr. s.v.
çêixilj. Torp chez Fick III' 464 sq. Falk-Torp EW. s.v. skice.
Franck-van ^Vijk s.v. schijf) avec v. h. a. ^r/ba 'disque, roue';
selon Solmsen Beitr. 1 209 (dont l'hypothèse sur le sens vrai
de aKoÎTToç est à écarter), le mot serait en rapport apoph. avec
lat. scôpa scOpius cités s. v. aKfiTrrpov.
ion. att. CTKoXiôç 'oblique, tortueux'. Voy. s.v. anéXoç.
— 878 —
(jKoXoTTaE, -aKOç m. 'bécasse, Scolopax rusticola L., ou courlis
cendré, Numenius arquatus L.' (Arstt.); le mot est peut-être
tiré de (TkôXgvi; 'pieu, pal', en raison du bec très long de l'oiseau
(cf. ital. hecacda, fr. hécasse), ou repose sur une étym. pop., cf.
àaKaXuOTTQç m. m/sens (Arstt.); cf. Robert Les noms des oiseaux
en gr. anc. 1 10.
(TKoXÔTrevbpa f. 'scolopendre'. Mot étranger selon Solmsen
Beitr. I 270.
hom. etc. ok6\o\\), -ottoç m. 'pieu; épine, écharde'. Etym. in-
diquée s. V. aKaXoip.
(TKoXoGpov 'tabouret'; dim.-9piov : (TkoXûtttuj ; cf. pour la filière
sémantique lat. scammim : scàbô s. v. aKaqpri.
(JKÔXujuoç m. (f.) 'artichaut' (Hsd. Trav. 582. Théopbr.). Étym.?
cTKoXinTTeiv ÈKTÎXXeiv. KoXoûeiv Hésych., et autres gloses (voy.
Debrunner IF. XXI 212) ; àtroo'KoXÙTrTUj 'châtrer' (Archil.Soph.) :
KoXoiJuu 'mutiler, tronquer' kôXoç 'mutilé', arm. çelum lit. skeliù
'je fends' etc. Curtius'^ 169. Meillet MSL. XVI 244.
aKoiuppoçm. 'maquereau' (> lat. scom&er). Le rapport avec
CTKOiuPpiaai • YOTT^cTai Hésych., y.sluv. skomati'géimr'skomîjati
"grogner' (Prellwitz- 419) m'échappe.
CKÔwla f. 'conyze' (Phérécr.). Voy. s. v. K6vuZ;a p. 491sq. et
auj. Persson Beitr. II 809 n. 2.
hom. etc. (TKOTreXoç m. 'rocher, écueil'. Solmsen Beitr. I 210
repousse le sens prim. de 'lieu d'observation' attribué au mot
depuis l'antiquité ( : (TKOîTid (Tkottoç (JKéTTTO)uaO et propose celui
de "rocher taillé à pic' (i.-c. *sqep- *sqop- 'tailler, couper'; voy.
s. V. aKéîTapvoç -ov), cf. B 394 sqq. |u 73 sqq.
(JKOTTÔç m. 'observateur, etc.; — but'; etc. Voy. s. v. (JKéTTT0)aai.
aKOpaKUuj 'envoyer aux corbeaux', c.-à-d. 'traiter avec mépris'
< (è)ç KopaKttç. — Autre avis chez Fay Class. Rev. 20, 253
(: (jKUjp -|- KÎbvajuai!).
aKopbivSaBai, -eîa9ai "s'étirer en bâillant; être agité' : KopbaH
p. 494.
(TKopbùXiT f. 'jeune thon' (Arstt.). Voy. s. v. KopbùXii p. 495.
ion. att. aKÔpobov et aKÔpbov 'ail' : alb. hurÔE hûôeye 'ail' selon
G.Meyer Alb.Spr. 154. Alb. St. III 59. — Skr. chpiatti char-
dayati 'vomir' (G. Meyer) est vrais, à écarter.
871) —
(JKOfjTTioç m. ^sco^pion (Esch. Sopli. Plat.j, scorpion de mer
(poisson. Arstt.); sorte d'ajonc (Théophr.); — scorpion (machine
de jet, d'où crKOpTriroi 'disperser'/ : ags.sceorfan 'gnaw; scarify'
scearfîan 'scrape, slired' v. h. a. scirhi 'tesson' scarhon 'couper
en morceaux' scvecOn 'incïdere', lett. schk'erpis 'contre du
tranche-gazon' schJc'erpét 'couper le gazon' schlc'erpele 'éclat
de bois' sclil'irpta 'brèche'; cf. le groupe de formes sans s-
8. vv. KapTTÔç KpiuTTiov; élargiss. par un morphème labial de
%s)qeïie)- %s)qerê- *{s)qeH- *(s)qeni- lcm\vG, couper'. Perssou
Beitr. II 861.
hom. etc. (Tkôtoç m., et ctkôtoç, -ouç n. 'ténèbres, obscurité'; att.
aKOTÊivôç 'ténébreux'; att. cjkôtioç 'ténébreux; furtif, secret';
(TKOToOv 'couvrir de ténèbres' (Soph.) : v. ir\. scàth 'ombre', got.
fil-adus ags. sceacht v. h. a. scafo 'ombre' (Curtius'^ 168. Fick
V 566. II* 308. III^ 449), alb. kof 'obscurité' (voy. G. Mever
Alb. Spr. 202).
CTKépaXov 'débris jeté de côté; excrément'; aKupaXi^uu 'mépriser'.
Etym.? — Un avis chez Thumb KZ. 36, 180 ( : lit. sl-uhùs -rùs
'alerte' skùbti 'se hâter', i.-e. ^sqiih- : got. af-sk'mhan 'pousser
de côté', i.-e. *squp-). — Étym. sém. chez Levvy Fremdw. 69.
hom. aKub|ja(vuj 'être irrité contre' Q 592; hom. GK\}lo\xa\ 's'ir-
riter'; aKuepôç (dissim.de*aKU(Tepoç < *(TKub-epo-ç. Schwyzer
KZ. 37, 149 sq.) 'sombre, triste, chagrin'; aKuepoiTrôç 'sonibre,
renfrogné'; aKuepd^uj 'être sombre, triste': \\L sTcaudùs 'dou-
loureux; violent' skùsti 'se fatiguer' 7j/7/.s-/.7/f7^///r(.s- 'fatigue ner-
veuse' skhncUu slnsH 'se plaindre de' lett. sltmdét 'envier qc.
à qn., gronder; se plaindre, bouder, être fâché' skceudét et
sl-a'iist 'envier'; i.-e. *squd-. liezzenberger-Fick BB. 6, 240.
CTKÛra f. 'rnf; aKu^:âv'Ctre eu rut' : (5nâU\- aK\)lù.. 'Axaioî Hésych.,
i.-e. ^sqyad- : '^sqinhid-. Brugmaun Gr.Gr.' 116. ■'137.
cTKuepôç 'sombre'. Voy. s. v. aKubfiaivuj.
hom.etc.(JK0XaE,-aKOç m. f. 'jeune chien; petit d'animal'. Persson
BB. 19, 275 sq. évoque norv. ahrcddru 'aboyer incessamment'
v. norr. i<J,unldr 'garritus, crepitus' skuoidra 'parler à vuix
haute' sl-uni 'vox, sonus, locpiela, sermo' s/cnnld 'parler à voix
haute, appeler', i.-e. *sq>jel- (au degré réduit dans (TKÛXaE. soit
''sql'ol.], cf. en outre (Prelhvitz ^ 291. =-'420) lit. .sA'aZ/A^/.y 'chien
— 880 —
de cbasse sans cesse aboyant' skàlyti 'aboyer continûment'; cf.
des formes sans s- initial dans v. norr. hiiellr v. b. a. hwel 'per-
çant (son)', lit. l:àlè 'cbienne' lalbà 'parole'. — Avis non plau-
sible chez Osthoff Et. Par. I 277 (aKÙXaE pour *crKo\aE d'après
KÛuuv Kuv- : m. irl. cuilèn 'catulus' gall. colicyn 'bantling, cub'
< celt. *1col-eino-). — Un gr. comm. *crKub-XaK- : gkvZoj 'gron-
der' (Schwyzer KZ. 37, 150) eût donné *aKu\\aK-, cf. lac. éXXd
'siège' < *éb-Xâ (= \a,t. sella), mais on expliquerait de la sorte
hom. iKÙXXâ ZKÙXXri et él. KuXXa* cTKiiXaE Hésycb.
aKÛXiov 'cbien de mer, lat. canicula (Arstt.) se sépare malai-
sément de (TKijXaE 'jeune chien' (cf. pour la sémantique aKÛXXa
[voy. l'art, préc] 'Kapxapiaç' Nie), bien que la substitution de
suff. ne s'explique guère ; cf. Petersen Greek dim. in -lov 10. —
Bersu Gutt. 144. 161 et Osthoff Et. Par. I 325 rattachent le
mot à lat. squalus 'squale, chien de mer', ce qui est phon. pos-
sible (i.-e. *sqUolio-m), même dans le cas très prob. de la pa-
renté du mot lat. avec v. norr. huali' 'baleine' m. h. a. icels
y. ipvuss. kalis 'silure', gr. àarraXoç* îxQûç Hésych. (Solmsen
Beitr. I 20 n. 1 bibl.).
CTKLiXXiu'écorcher, dépouiller' (Esch.)î aKÛX.uan. 'lambeau arraché'
(Anth.); ctkuXjuôç m. 'écorchement' (Anth.); KoaKuX)Lià'iia n. pi.
(voy. s. V. p. 500). Cf. m. h. a. schiel (th. *sqeulo-) 'éclat, mor-
ceau détaché ou arraché', lat. gef/5g?<///rte 'déchet, rebut, scories';
i.-e. ^sqeid- ^sqijel- '^squl-, remontant à un ^sqeuel-, élargiss.
de "^sqeue- *sqêu- *sqii-, voy. s. v. aKÙpoç et Persson Beitr. I
375. 575 1).
ctkûXov 'dépouille d'un ennemi tué', ord. pi. (Soph. Eur. Thuc);
ion. att. aKûXeùuu 'dépouiller un ennemi tué'; ctkuXov 'dépouille
d'un animal écorché, peau de bête' (Call.Nic.) ; (JkôXoç n. 'peau
de bête (Théocr. XXV 142. Anth.)-, écale (de noix. Nie.)'; hom.
èîTi-aKÔviov (voy. s. v. p. 267). Le groupe est apparenté à (Tkûtoç
KVJTOç (voy. s. vv.), i.-e. *{s)qeu- *{s)qeiiâ' *{s)qu- 'couvrir'.
1) Perssou (contre Walde) tient lat. quisquiliae, non pour un
emprunt, mais pour un parent du grec, contenant la forme *sqiiel-,
soit *que-squeliae.
— 881 —
hoin. etc. (Tkli|uvoç m. 'petit d'un animal, partie, lionceau Z319,
louveteau, etc.; jeune enfant (Eur. Andr. 1170)'. Mot obscur.
— Osthotï" Et. Par. I 274 le rapprocherait de OKvXaE, ce (|ui
n'est pas possible si aKÙXaE : norv..v^T^//f/rrt 'aboyer sans cesse',
\\t.f>-kaHkas 'chien de chasse aboyant'. — Un *aKub|uivoç '*jeuue
animal facilement irritable' : cfKubuaivuj 's'irriter' (Schwyzer
KZ. 37, 150) ne convainc pas.
(TKupBdXioç (\.-e.*s(/"rdh-)' veavîcTKOç Hcsych.; aKÛGpaE (l.aKup-
6aE)' laeîpaE; èqpriPoç H.; lac. Kupadvioç m. 'jeune homme' (Ar.
Lys. 983. 1248; lac. O" 9), cf. Kupcriov laeipcxKiov H. : lit. nu-
•skurdqs- 'arrêté dans sa croissance', skr. Jcrdhûh 'raccourci'
â-skrdhôijû-h 'non diminué'; i.-e. *sqerdh- est un élargiss. de
*.sY/er- 'couper'. Fick 1' 142. BB. 18, 143. Brugmann Grdr. P
726. Gr.Gr.' 09.
(T KÛ poç ((JKijpoç) m. 'éclats de pierre'scol. Pind. Py.V 93. Hésych. ;
cTKCipoûaOai 'être pavé' II., (JKùpuuTà ôboç 'via strata' (Pind. 1.
cit.); aKupujbriç 'pierreux' Eust. : Wi.lxiâuras lett. ^^/^nv'troué'
lit. skiaurè 'barque trouée servant de huche', v. suéd. skar
(^'sJt0i/rr) 'fragile' v.nori'.skor 'entaille' m.b.a. .schore 'déchi-
rure, rupture' néerl. scheur (*s7curi-) 'déchirure, crevasse, fente',
puis got. -sl-aûro v. h. a. scora 'pelle' m. h. a. schorn 'rassembler
en balayant' schilrn 'attiser le feu' ttclïmven 'écurer', etc., élar-
giss. par -r- d'un i.-e. ^sqeuc- *sqêu- *.squ- dans skr. sIk- (sl-((i(fi
al'unôti) au sens de 'tisonner' danta-skavanam 'action de se
curer les dents' etc.; un élargiss. par -t- dans lit. skutù .skùsfi
'racler, raser' ,s7i?Vfrt,s' 'petit morceau' skidtif i'crcte du coq, mor-
ceau d'étoffe' skvt'fas (< *sq(e)ue-f-) 'chiffon', cf. prob. Okv-
■xilex' aTtapàcraei Ilésych.; un i.-e.'^sqeijeJ-, d'oh*.sqei(I- *squel-,
au degré réduit *sqiil- dans (JkùXXuu, voy. s. v. et cf. Persson
Beitr. I 374 (bibl.).
(jKUTdXri, dor. -â f. 'bâton à gros bout', à Sparte 'scytale > dé-
pêche, message; etc.'; ion. att. etc. aKÙTaXov 'massue'; aKuiaXiç,
-iboç f. 'petit bâton, petite baguette (Hrdt.); etc.' Etym. obscure.
— Un avis chez Prelhvitz' 292. -420 (: lett. fchdufrs 'perche
sur quoi on sèche qc, on fume la viande', mais cf. \e\t.fchduf
'sécher qc' = lit. dkdutii.
— 882 —
hom. etc. (Jkûtoç, -eoç -ouç n. 'peau travaillée, cuir; lanière de
cuir, fouet'; att. aKùieûç, -éuuç m. 'ouvrier travaillant le cuir,
cordonnier'. I.-e. *sqeu-t- est un élargiss. de *sqeu- *sqeuâ-
'couvrir' attesté par skr. skuiiâti skunôti sTcmiti 'couvrir', gr.
aKÛXov etc. (voy. s. V.), lat. obscûrus 'sombré', m.irl. cûil {*kûJi-)
gall. cil ysgil "cachette' m. gall. (Osthoff Zeitsclir. f. celt. Phil.
VI 398 sqq.) eskit esgit 'calceus' gall. mod. esgid corn, eskit
e6'_^i.<? "soulier' {<.*ped-sJciito-), v. norr. skaunn 'bouclier' na.h.a.
schmne 'grange' v. h. a. sciir 'hangar' scûra saura 'grange'
V. norr, skiôl 'abri' skiôla 'baquet, cuveau' m. b. a. schûJ 'ca-
chette' V. norr. .?Mme 'obscur' et bcp d'autres (voy. p. ex. Torp
chez FickIlP465sq.; wxi'^sqeudh- dans got. sJcauda-raip ace.
'ifidç, courroie' v. norr. skaudir f. pi. 'fourreau du cheval'
sMôda 'a small skin-bag' m. h. a. schôte 'cosse' (cf., sans s-ini-
tial, gr. KeuBuu p. 444), lett. sl-aut 'embrasser' sJcnmt 'devenir
triste' lit. sJcûrà 'peau' lett. skura 'enveloppe, peau, écale',
arm. (Scheftelowitz BB. 28, 294. Meillet MSL. XVIII 377)
çlickh pi. 'plafond'; cf. le groupe sans .sMuitial s. v. kûtoç p.539sq.
Curtius^ 169. Osthotf MU. IV 159 sq. Fick P 142. 566. Perssou
Wzerw. 44 sq. Beitr. I 182 sqq. 420. — Lat. scûtum 'bouclier'
est ambigu (: ckOtoç, ou bien, en tant qu'issu de *sqoito-m :
m.irl. sciath gall. ijsgicijd 'bouclier', v.shw. stif il [^sqeito-s]
v.pruss. scaytan 'bouclier').
(JKÙqpoç m. 'vase à boire, tasse' (Hom. Alcm. Eur.); (TKÛqpoç, -eoç
-ouç n. m/sens (Epich. Eur.). On croirait volontiers (cf. Ciirtius^
715) à un rapport avec la famille de aKdTTTuu 'creuser' (voy.
p. 870sq.); l'u fait difficulté.
hom. etc. ctkûjXiiE, -t]koç m. 'ver; larve'; (îKuuXriKoOcrGai 'être in-
festé de vers' (Thcophr.); aKtju\iJ7TT0|uai 'recourber, rouler'
(Nie). aKiuX- est le degré long fléchi de i.-e. *sqeîe- 'ployer,
courber'; voy. s. v. aKéXoç p. 873.
hom. etc. (JkujXoç m. 'pieu, poteau; épine, piquant'; (TkôiXov 'ob-
stacle' (Spt.); aKuOXriE m. 'tas de blé battu sur l'aire' Hésych.
(TkuuX- ( : lit. Iculas 'poteau') est le degré long fléchi de i.-e.
'^(s)qel- *.9qehl- 'fendre' attesté par arm. çelum 'je fends', lit.
sJiélti 'fendre'; voy. s. v. CTKaXXuu p. 868 sq.
att. aKuuTTTUj 'railler'. Voy. s. v. aKuuvp.
— 883 -
(jKiJùp (aussi (TKÛjp?), gén. (JKaxôç n, 'excrément' ''Ar. Gren. 146) :
ukr. apa- (ica-.s]>:ai'ah "excréments', w.non'.slarn ags.sceani
'fumier', lat. (voy. Walde- s. v.) mûscerda 'crotte de souris"
Hucerda 'fumier de porc'. v.slav..s7,'flrçf/«:tToedus'(: skr. ch)-)jiatfi
chardayati 'vomir', m. irl. sceirdim 'je crache'; voy. spéc. Zu-
pitza KZ. 36, 64), i.-e. *sqer- 'séparer' (voy. les art. Kpiviu et
Keipuu). Curtins'' 167. Bezzenberger BB. 5, 311. J. Schmidt
Plur. 178. Persson Wzerw. 29 et passim. Bcitr. I 168 et pas-
sim. aKuJp a dû être un nom-rac, et cTKaTÔç etc. une innovation
grecque d'après le type ubaroç : ubuup, (jui se produisit peut-
être tout d'abord en des composés comme *|liO(Jkujp *poucrKujp
etc.; cette innovation est surtout aisée à concevoir, si le gr.
comm., à côté de KÔTrpoç, a connu un *k67tuup -aroç (cf. skr.
çdkrt çakndh\ KÔrrpoç : *K6Trujp = ubpoç : ubuup); cf. Brugmann
Grdr. IF, 1, 579. De là aKUjpia f. 'scorie' (Arstt.). — V. slav.
sl'vnina 'inquinamentum' (J. Schmidt Voc. II 30) est à écarter
(: \sLt. squorrôsus 'couvert de pustules, de boutons, galeux' se-
lon Persson Beitr. I 532).
hom. etc. avnb\\) (KiLip Arstt.), gén. aKUJTTÔç m. '*oiseau moqueur,
hibou brachyote (? Voy. Thompson Greek birds 155 sq. Ost-
hotr BB. 29, 259 sqq. bibl.); danse moqueuse'; att. (Jkuutttlu
(*crKUJTT-ia)) 'railler'; att aKoimna, -aïoç n. 'raillerie'; (JkuOtttiiç,
-ou m. 'railleur' EM. Suid.; cTKuuTraXéoç 'railleur' llrdn. Osthotl
I. cit. cherche à dégager un ï.-e.'^sloup-, dont les (\egYés*sJi',)ifp-
{*sJcaîib-) et *sJci(p- {*shd)-) seraient représentés par v. norr.
alaup 'raillerie, outrage' (dénom. skeypa 'railler') skop msens
V. h. a. 5co^/"ludibrium' m. h. a. scliumpe 'femme galante' ('*qui
plaisante'); m. h. a. .sc/mw^>/' 'injure, outrage' x.h.a. sciniph
m. h. a. ,<ft7?m?/)/"railleric, etc.' seraient dus à des innovations
analogiciues partant d'un prés.germ. Oiiv.*skunip6{i.-e.*skHnibo),
\)vét.*skamp, supplanté par un prés, ^skimpô; au même groupe
appartiendraient Kupiîvaiç- ^XauEi Hésych., crét.K6MPa( = *Kuu-
Pa; voy. plus haut p. 534 n. 1 • Kopiûvri IL: le tout est conjec-
tural; voy. pour les mots gerni. Franck-van Wijk EW. 587 sq.
(JiaàpuTboç f. 'émeraudc'. Voy. s. v. laâpafboç p. 609.
(TliiapaYeîv, -iZieiv (aiaapàaaeivEM., luapdcraeivErotien'i 'gronder,
retentir fortement (mer, tonnerre, etc. Ilom. Ilsd.V; cf. a^âpa-
- 884 -
Yoç 111. litt. 'le grondant' ou 'le bruyant', nuin d'une divinité in-
férieure (Hom. Ép. XIV 9). Onomatopée. — Pour {a)\xàpa^va
f. 'fouet' voy. p. 609.
a |Li a p { ç, -iboç f . 'picarel' (Épich. 29. 60 K. Arstt.). Étym. inconnue.
(TjuepbaXéoç 'terrible, effrayant à voir ou à entendre' (Hom.
Hsd.): CTjuepbvoç m/scns (Hom. Esch.); sens prim. 'importun,
désagréable' : v. b. a. smerzan 'faire souffrir' smerzo smerza
'souffrance' ags. smeart angl. smart 'cuisant, douloureux, vif,
aigu', lat. mordeô 'mordre'. Ebel KZ. 7,227. Curtius-^ 692sq.
Pour des rapports ultérieurs, p. ex. skr. mrdnâti mdrdati mar-
dayati 'écraser, broyer, mettre en miettes' zd mar^d- 'corrom-
pre, anéantir', lat. mor&ws 'maladie', etc., '\.-t.*smerd- {ci.*mer-
'frotter, broyer, mettre en miettes, consumer' dans skr. mrnâti
'broyer, écraser, fracasser', gr.jaapaivuu, voy. s. v. p. 610), voy.
Persson Beitr. I 213 sqq. (bibl.). II 945.
ion. att. criLiriv, aor. cr|ufîcrai; hom. etc. crjurixeiv, aor. 6\xr\ï.a\ 'frotter,
nettoyer'; ajuiuxeiv 'broyer' (Ar. Paix 1309); (5\ir\kr\f.^ 6\xr\\xa\}.
'a\xx\^\ia, substance pour dégraisser'; hom. etc. a\x<hh\t, -ittoç
f. 'meurtrissure'; (J|uuuç et (5\x\hvy\ f. gramm. 'coup de vent, ra-
fale'. I.-e. "^smêi- 'frotter; user par le frottement, triturer,
broyer'. Persson Wzerw. 11.65. 155 sq. 182; voy. s.vv.ff^îKpôç
cr|uî\r| (J)Liiv6oç; pour lat. macula 'tache' (Persson 11. ce), qui
est ambigu, voy, Walde^ 452 sq.; la même évolution séman-
tique dans got. hismeitan 'oindre, èTTixpieiv' ags. smitan 'en-
duire, barbouiller, souiller' (angl. sw^ïe 'frapper') v.h.a. smîzan
'frotter, enduire' (ail. schmeissen 'jeter, lancer, battre, frapper'),
lett. smaidit 'flatter', cf. p. ex. Torp chez Fick IIP 530. Falk-
Torp EW. s. V. smîde. Franck-van Wijk EW. s. v. smijten ^).
(Tjufivoç, -eoç -ouç, dor. (Théocr.) afiâvoç n. 'essaim d'abeilles
(Esch.), — ou de guêpes (Ar. Guêp. 425); ruche (Hsd. Plat.
Arstt.)'; (Jfifivar tujv jueXiaaujv ol Kripoboxoi, fÎTOi ai GfiKai Hé-
sych. Partant du sens de '*rassemblement', Johansson BB. 13,
119 y voit une forme ^smâ- apparentée au groupe étudié s. v.
eîç {*sem-s) 'un' et assez proche de skr. sama-nd-h 'pareil, le
1) [Bezzenberg-er KZ 42, 192 verrait dans gr. *a|Liâ- le résidu
de *stmâ- : lett. stûstit {*stainstit) 'heurter', got. stamms 'bèg'ue' v. h. a.
stum 'muet' stemmen 'arrêter les progrès de qc' etc. (?)]
— 885 —
même, de même nature, commun', got. samaiia v. li. a. saman
'ensemble', irl. samain (celt. ^'samani- '■*rassemblement') 'temps
de la fête de Tara', i.-e. '-'semé- 'unité; identité; parité; le fait
d'être ensemble' (?)').
(T|ifiprfH, -iTToç f. 'poil dur et hérissé' (Lycophr. Poil.), cf. laripifE*
oÎKavGa Yevo)aévn èv toîç èpîoiç tujv TTpujpàTUJV Hésycli. Etym. ?
(T|Lir|piv9oç (Plat.), )ar|p- f. 'fil uu 804; lifiçne à pêc-lier i Ar. Th. 9o5.
Anth.)'. o- étant inorganique, |Linpiv6oç peut contenir le degré
long de i.-e. *mer- 'tresser, lier' (cf. |iiép|Ltîç, -iGoç f. 'fil' k 23,
|U€p|ui0n f.'fil' Agatharque chez Phot.), dont un élargiss.*mey(^^/?-
semble attesté par v. slav. mrèàa 'filet', gr. ppôxoç m. 'lacet'
(voy. s. V. p. 135); cf. Petersson IF. XXIII 3S9. Charpentier
IF. XXIX 398; le même degré *niêr- dans hom. poét. nnpûuj,
-0|uiai 'rouler, enrouler; tramer, ourdir fUsd.): intr. s'enrouler
(Théocr. I 29, où laapéeTai aj)paraît dès lors comme un hypcr-
dorisme)'.
att. (hom. P 757 dir. eip.) cTiuîKpôç, ion. att. jnîKpoç (voy. s. v.
p. 638) 'petit' : v. h. a. snuihi 'petit, peu considérable, bas'
V. norr. smâr 'petif v. h. a. mnâhen 'rapetisser, amoindrir' ail.
mod. schmahen 'insulter, outrager' schmach 'ignominie' v. h. a.
gisniahteôn 'diminuer (de volume), décroître' (Fick P 835), lat.
mica 'parcelle, miette' niicidus 'minime' (J. Schmidt Voc. 1 108) ;
i.-e. *smê{i)Ji- *smi7c , élargiss. de *.<fmfï/- 'réduire en menus mor-
ceaux', cf. Persson Wzcrw. 11. 7fi. 119. 180. Ilirt Abl. §96;
voy. s. vv. 0\x\h^ a)Liiv9oç a\xf\v.
CTiLiîXaE, v.att. fxiXat, -qkoç f. (m.Théophr.) en Arcadie 'arbre de
l'espèce Trpîvoç'; — = apîXoç luîXoç m. 'if, lat. ^aa;M6-'(Plat.); —
(KriTiaîa) 'haricot commun, Phaseolus vulgaris L.' (Diosc); —
(ipaxeîa) 'liseron épineux' 'tragg. eomm). Etym. "r* — Rapport
hypothétique avec le suiv.
att. (T^iXti f. 'ciseau de sculpteur ; lancette; tranchet; serpe': att.
apïvûn et a)nlvùç f. 'hoyau' < i.-e. *snièi- *smi- 'tailler', dont
un élargiss. apparaît dans germ. ^snttp-, cf. got. aiza-stnipa
'XCiXKeùç' = V. norr. sm'idi- 'ouvrier du bois ou <lu nu't;ir v. h. a.
1) [Be///enber<>er KZ. 42, 192 conjecture nu prini. *stm- : irl.
\s\tainun 'trunciis', v. h. a. stam 'souche' (voy. s. v. 0ti^|.iujv), le.s 'ruches
de bois' {'Klotzbeuten') ayant At«^ les plus primitives.]
smid ""forgeron' (sens prim. '"coupeur, tendeur') smîda 'métal,
parure métallique' smeidar 'artifex', puis (i.-e. *mid- > germ.
"^mit-) got. maitan v.norr. meita v.h.a. meizan 'tailler' v.norr.
meitill v. h. a. me^^^Z 'ciseau' (Persson "Wzerw. 11. 76. 119.
Brugmann IF. VI 93); cf. encore (Fick II-^ 216. Henry Bret.
198) V. irl. menad gall. mynawyd bret. mod. ménaoued 'alêne'
( ce\t*7ninau-eto-), puis (Bezzenberger cbezFickIP205, Henry
Bret. 199) v.slav. mec?? 'cuivre' médarjî 'forgeron', v.irl. mêinn
'métal' gall. mwyn 'métal brut'. Voy. s. vv. (JjulKpôç cr|Liîv9oç
(5\xr\v.
cTjulvBoç m. 'souris' (Esch.); (T|Liiv9a (voy. Solmsen Beitr. I 266).
ô KaroïKibioç |uûç Hésycb.; (JmîÇ* MÛç H. < i.-e. *smêi- *smï-
'user par le frottement, triturer, broyer, réduire en petits frag-
ments, émietter', cf. cr|ut\ri ajuïvuri (Persson Wzerw. 119. 181
n.3. 213 n.l). Vit. smîlius' frïaud; index' (pour la filière séman-
tique cf. gr. Xixavoç : Xeixuu et voy. Niedermann BB. 26, 231 sq.)
smaïlùs 'pointu; friand' lett.sm^2ews'muzerainnoir'(Prellwitz^
293. 2 422).
cr)Lioi6ç ou ajuoîoç, inoioç, aiuuôç gramm. 'maussade'. Etym.
obscure. — Hypothèse chez Prellwitz^ 422.
ainû piç, -iboç f. 'émeri' (Diosc); {<3)\x\)Çi\hu 'oindre de parfums';
luûpov 'huile ou essence parfumée'. crjuup-<i.-e.*sm''>'- : *smer-
'enduire' dans got. smairpr 'graisse' v. norr. sm'iqr 'graisse,
beurre' ags.smeon^ v. h. a. .ymero 'graisse' y.iioxwsmyria v.h.a.
i<imrwen 'oindre' (puis got. smarna f.'cTKÛpaXov', v. û-àv.smradil
\\X.smardvè 'puanteur' lit. smirsti 'se mettre à puer' et peut-être
lat. merda, voy. Walde^ s.v.), v.irl. smir, gén.smera 'moelle'
gaul. Smerius SmertuUus, lit. smarsas smarstvas smarstè
'graisse à cuisiner'. Curtius-^ 714. Fick I^ 575. IP 317. IIP
527. Voy. aussi s. v. ép. laopûaauu p. 645.
ion. (j|uûpvr|, hellénist. ajuûpvâ f. 'myrrhe'. Voy. s.v. jniippâ p. 652.
(JiLiOpoç m. 'une anguille' (Arstt.V, luOpoç m/sens (Ath. VII312f.;
selon Plin. HN. IX 39 Littré 'le mâle de la murène'); {a)\x\i-
paiva f . 'murène'. Étym. "?
hom. poét. (îiaôxu) 'cuire à l'étouffée; fig. consumer' : arm. mux,
gén. ?»a"o;/ 'fumée' (Bugge KZ. 32, 20. Meillet MSL. VIII 294),
v. irl. mûcli gall. micg 'fumée' (Fick IP 218. Pederseu K. Spr.
— 887 —
I 122. 185), \.-e.*{s)mûq/i-; cl'. *.siiiug- C^smetig- *smoug-) dans
aor. pass. cfinûYfivai (Luc), sigs.smocian(geYm*smuJcOn) m.b.a.
smoken 'fumer' ags. srnoca 'fumée' et, avec apoph., m. h. a.
sinouch ags. smiec (*.s7n«z/^/-)'f"raée, vapeur' \.\\çç,r\.sinuucken
a.gs.sméocan {*sineukan)'fmueY% peut-être ht.smàugiu s7nih(gti
'étrangler' russ. smûglyj 'bruni, au teint l)run' (Zupitza Gutt.
166 bibl.;.
aiaujbiE, -iTfoç f. 'contusion'. Voy. s. v. o\xx\v.
aiauuxw 'broyer'. Voy. s. v. crjuriv.
aopeîv '*faire reculer, pousser devant soi ; mouvoir vivement;
intr. s'avancer fièrement' = skr. ti/âjài/afi 'ordonner à fin.
d'abandonner qc.'; cropapoç 'impétueux; hautain, arrogant';
aopàç, -àboç f. 'lascif; o6^r\ f. 'queue de cheval"; àvacjôpn f.
'trouble, tumulte'. Voy. s. v. aépuu.
crôXoiKOç 'qui parle mal; gauche, maladroit, grossier 'Xcn.)';
aoXoïKi^o) 'parler mal' (lirdt.). Le rapi>ort avec ZôXoi. ville de
Cilicie (Strab. XIV 2, 28) n'est pas tout à fait sûr.
hom. crôXoç m. 'masse de fer, sorte de disque'. Étyni. obscure;
a- < ='tF- y
(Joiaqpôç 'spongieux, poreux; creux, sourd (voix)' (Hpc.Arstt. i <
i.-e. *suouihho- --= germ. '^suamba- dans v. h. a. sirmnp (-6) m.
'éponge'; ci'.germ.*suampu-{i.-e.*suom-b2i-) dans y.uovr.. '^itopp)'
'champignon, boule', germ. *suainma- dans got. swannn ace.
sg. 'éponge'; à ce groupe appartiennent aussi vrais, angl.
sM?a;»_29 'marais' westph. sïcrt^n^Jew 'monter et descendre' (se dit
d'un sol marécageux); m.h.a. .s'?/m^j/"marais' (= v.norr. so^^j^r
'boule', norv. dial. aussi 'éponge, champignon') peut être en
rapport apoph. avec germ. *suampi(-; arm. (Scheftelowitz BB.
29,47) A-^ame/» 'j'exprime, je filtre' est ambigu; cf. Kulin KZ.
4, 17. Curtius"^ 380. Torp chez Fick III' 549. Falk-Torp E\V.
1209. Franck-van Wijk EW. 8o;>. Persson Beitr. I 189 n. —
Voy. l'art. arrÔYTOÇ aqpôfTOç.
I. ion. crooç 'sain et sauf. Voy. s. v. oàoç, p. 852.
II. *(t6oç > (Toûç m. 'élan'. Voy. s. v. hom. (Jeûuu p. 860.
aopéXXn f. 'vieux sarcophage' (sobriquet d'un vieillard décrépit.
Aristoph.) : (Jopôç f. 'urne'; la lin du mot est peu claire.
— 888 —
liom. etc. aopoç f. 'urne funéraire; cercueil; fig. vieille femme
décrépite' < i.-e. Huorô-s : lit. tveriù tvérti 'saisir, enclore'
tvârtas 'clôture' ap-tvaras 'clôture'; voy. s. v. att, (Jeipd p. 857.
Schulze KZ. 28, 280. Bezzenberger BB. 12, 240. - Sur lat.
paries 'muraille' < Huariet- selon Sommer Lat. L.- u. FI. 227)
voy. auj. Persson Beitr. I 472 sqq.
(t6ç, CTri, (Tov (*tFo- *TFâ-) 'ton, tien'. Voy. s. v. (Jù.
att. aoûjuai 'se hâter'. Voy. s. v. hom. creuuj p. 860.
croOcTov 'lis' (Ath. XII 513 f.). Emprunt sém., cf. hébr. sûsan
'lis'; bibl. chez Lewy Fremdvv. 48 sq.
aoqpôç 'habile; prudent, sage; instruit; rusé'; crocpiâ, ion. -iri f.
'habileté manuelle; savoir, science; sagesse'; croqpiZiuu 'rendre
sage ou habile', moy. 'agir ou parler en sophiste; imaginer ha-
bilement qc.'. Brugmann IF. XVI 499 sqq. (bibl. et critique des
avis antérieurs) ramène (Joqpôç à un i.e- *tuogUhâ-s 'qui voit
clair, intelligent', cf. èTri-dCocpoç GDI. 4706, 199 et passim
(Théra) 'inspecteur, surveillant', oéavcpoç' TiavoOpYOç Hésych.,
lt-(Jucpoç, hom. à aùcpriXoç 'irrespectueux' (voy. s. v. p. 92sq.),
lat. tuor {in-, oh-, con-tuor) tueor 'avoir Fceil sur qc, le garder
des yeux, veiller sur, protéger' (ce dernier rapport est très
douteux, cf. Walde^ s. v.). — Lat. /"«fte/- 'artisan' (Osthoff PBrB.
13, 422; est parent de v. slav. dobrû 'bon', v. h. a. fapfar 'im-
portant' angl. dapper 'éveillé ; leste'), — lat. sapiens 'intelli-
gent, sage' (encore chez J. Schmidt KZ. 32, 371), — hébr.
souph 'alvéole de miel' (Bréal MSL. XI 117sq.), — i.e. Hua-
-bh-ôs 'puissant en lumière, en intelligence' (Prellwitz BB. 22,
86), — ipécper beboiKev, èvTpéTrei. XuTreî. cppovTiZiei Hésych.,
àipeqpéç" àcppôvTicTTov H., ànjecpéuuv àfieXuJv H. (Fick BB. 26,
114 sqq. 2'f^. 107 sq.) sont à écarter.
cTirâbiS, -ïKOç f. 'branche arrachée' (Nie. Al. 528, avec â pour le
mètre; cf. ion. (TTrabiZia), aor. ptc. (TirabiSaç 'arracher' Hrdt. V
2h), partie, 'branche de palmier arrachée avec ses fruits'; —
CTTTâbujv, -ovToç et -luvoç m. 'eunuque' : (TiTâuu 'tirer'.
(TTTdGri f. 'battoir ou lourde palette en bois (pour serrer les fils
de trame); pale de la rame (Lycophr.); omoplate (Hpc.); épée
à extrémité large et plate; tige de palmier (Hrdt.)'; arraGâv
'serrer le tissu avec la (JTràGri ; fig. gaspiller, se livre à des
— 889 —
excès; — rogner': aixaQilyy) 'remuer avec la spatule'; (îTTaGivriç,
-ou m. 'daguet' Eust. : v. sax. sjoado ags. spadu 'bêche', i.-e.
*spê{ï)- *9pd- 'étendre' (voy. s, v. (TTiibriç). Persson Beitr. 1 197.
405 sqq. — Les avis de Meringer Stellung des bosn. Hauses etc.
103 sq. (GuâQr\ < i.-e. *.sp)idh- : lat. sponda 'bois de lit', v.slav,
spqdû 'modius' moy.-néerl. fat span 'vaisseau de bois à anse,
une mesure' dan. spand 'seau', le sens général étant 'fait de
planches') et de Falk-Torp EW. 1110 (cTTràGri v. sax. spado <
, i.-e. *.9/9ê- *s^9- 'fendre') ne sont pas plausibles.
cTTTaipuj ('seul, prés.) ') 'palpiter, se trémousser, se débattre' <
*(JTTap-iuj i.-e. '^sprio = lit. spir-iù (inf. spirti lett. spert) 'je
pousse du pied', cf. skr. sphurât'i (i.-e. *sphrrê-) 'pousser du
pied, fouler, marcher sur, bondir, tressaillir, trembler, se dé-
battre' sphûra-h 'tremblant' visphàritam 'lancement' zd spa-
ra'fi 'aller, fouler du pied', lat. spernô pf. xprëvi 'repousser,
rejeter, mépriser, dédaigner', irl. .sv/r(*.s7>e/•e^) 'talon' ace. duel
di phei'id gall. jf'er 'talus, malleolus' ( Fick II"* 300. Pedersen
K. Spr. I 75), ags. speornan v.norr. nperiui 'repousser du pied'
v.h.a. fiispirnit 'il heurte, il trébuche' ags. v.sax. v.li.a. spur-
nan 'pousser du pied' v.h.a. spornon 'p(»usser du talon' v.norr.
sporna 'heurter' spyrna m/sens v. h. a. etc. sporo 'éperon', lit.
spdrdt/ti 'frapper continûment des pieds' (Curtius^ 287 sq.)
w.^niss.sperclan 'éminence du gros orteiT (Fick H' 300); une
forme sans .s-initial dans v. slav. perq plrati 'fouler' bl.-russ.
pori/-per-('' 'expulser'^); cf. encore gr. acpaîpa aqpupàç CTTTupâç
1) Cf. àanuipui da-rrapiLui p. S'.), dont l'a- protlu'ti<|iu' devant o-f-
cons. est auj. confirmé par Solnisen Beitr. 1 21.
2) Voy. Lidén Arm. St. 87 s'iq., iioui- qui la base est identi<iiie
à i.-e. *per- 'battre' dans irl. orn {*por-no-) 'massacre, destruction',
v. slav. pïrja pîréti 'combattre' serb. p'èrêm pràti 'laver' lit. pcriù perfi
'baigner qn.', a.\h. ijr-e.t 'j'abats avec une haclie, je coupe', nrw.hari
e-har aor. Ç^'prr-) de harkanem 'je bats, j'abats, j'atteins, je tue. je
lèse' (i.-e. *per(j- aussi dans irl. ort/(a]id 'il bat, tue, lèse', peut-être
aussi dans véd. pavjânya-h 'dieu du tonnerre et de la pluie' [autre
avis chez Hirt IF. I 479 sqq.: lit. perkûnas 'tonnerre, dieu du ton-
nerre', lat. quercus 'chêne', v.h.a. f'oraha 'pin'J; cf. avec .s- v.norr.
spark <C i.-e. '^\'<j>oi'go- 'pcdis impulsio'), skr. pri- prt-anâ zd p^r't-
pa.sanâ- 'lutte'.
— 890 —
(jTTupaOoç (yqpupôv crqpOpa; i.-e. *sp{h)er- *,sp{h)erë- 'tension,
élasticité, mouvement brusque (partie, avec les pieds), mouve-
ment violent en gén.', cf. Persson Beitr. Il 644 sq. et voy. s. v.
aTteipo).
OTxàXaï, -aKOç f. (Arstt.) et m. (El.), aussi àGTxakaï (Arstt. 0pp.)
crcpdXaE (Paus.j àcrqpà\aH (Babr.) "taupe'; cf. crcpaXdaaeiv xé-
laveiv. KevTeîv Hésych. àanàXaQoç, 'genêt épineux' (signifiant
propr., comme arraXaE, "qui tiraille, qui arrache') dcriraXov
(Jkûtoç h. (JTTaXijacreTai • (JTrapàacreTai. xapdtacJeTai H. (JTTÔXm*
là TrapaTiXXô|ueva èpibia ànà tujv dKeXinv tujv Tipopâtijuv H.
aîràXaOpov Poli, ou (TTrdXauGpov Phot. 'perche à brasser, tison-
nier' att. (TTToXàç, -àboç f. 'peau travaillée; vêtement de peau',
lat. spoUun/ 'dépouille d'un animal, peau, armure enlevée', skr.
sphat- {*spel-t-) sphut- phal- phat- 'fendre, se fendre, crever'
phcUakam 'morceau de bois fendu' (voy. s. vv. aqpéXaç (jqpaXôç)
patati 'se fendre, crever' patayati'iQnà\'Q, briser, déchirer' (cf.
aussi skr. patu-h 'âpre, piquant, salé', gr. TiXaiuç 'salé, acre'
p. 792), V. h. a. spaltan 'fendre', v. slav. plévq pléti 'sarcler'
plévelû 'mauvaise herbe' lit. spàliai m. pi. 'déchets de lin', éol.
(jTTaXiç att. ijiaXiç f. 'ciseaux' et bcp d'autres; i.-e. *sp{h)el{e)-
*sp{h)elâ^- 'fendre, faire voler en éclats, écorcher, arracher, etc.'
Solraseu Rh.M. 60, 497 sqq. BPhW. 1906, col. 725. Beitr. I 21.
Persson Beitr. 1418. 605. 803 sqq. 844 ^j. — Le rapport entre
*.s'geZ- ((TKdXXuj aKaXovp) et '^spel- (a-rraXaE) est fortuit.
att. (jTrdviç, -euuç (dat. ion. (Tiràvi Hrdt.) f. 'rareté, insuffisance';
ion. att. andvioç 'rare'; OTxavilw 'être rare, manquer de'; airavoç
'glabre'. Voy. s. v.ion. v, att. Treivii (p. 756) létym. deSolrasen-).
1) Solmsen Rh. M. 1. cit. y joint hom. Teixeoi [*a]TTXflTa voc. 'des-
ti'ucteur de remparts' et hom. baairXfîTK; (voy. s. v. p. 167) en tant
que 'tirant avec violence' (Erinys), étym. contre lesquelles ne pré-
valent pas les avis de Frjinkel Glotta I 278. Nom. ag\ I 42 et n. 2 et
Havers KZ. 43, 243 sq.
2) Persson Beitr. I 397 n. 1 pense que airôviç pourrait se rat-
tacher à *spë- *spd- 'tendre', en invoquant les sens de lett. spile spilis
'cheville de bois, fiche, fourchette de bois pour la pêche à l'écre-
visse, frein pour les chevaux; fig-. nécessité, détresse, embarras'
spkle 'besoin, manque', véd. vispitchn en tant que "gêne, détresse',
— 891 —
aTTàvo ç m. 'bûchette, torche' < *(JTTavFo-ç, i.-e. ^spdnuo-s : v. h. a.
npân ags. npôn 'éclat de bois' (gerni. *spêim-z). Brugniann
Grdr. IP, 1, 200; i.-e. *sj){h)ê-, voy. s. v. acpr|v et Persson Heitr. I
404 sqq.
(TTTapàacruj f-aauu prob. aualo^qque pour -Zuu, cf. Debrimner IF.
XXI 224), att. -TTuu 'déchirer; iiitr. palpiter'; (JTTctpa-fua n. ord.
pi. 'lambeau'; anapaf^ôç m. 'déchirement; convulsioir : v.n(»rr.
spiorr (*sperrô) 'lambeau' (Torp chez Fick III'* .ôl(J. Falk Torp
EW. 1125 s.v.spjœre), -àrm. pheiih 'morceau arraché' i-rth <
rkt-) selon Persson Beitr. I 418 (bibl.). 869 n. 1; i.-e.*xperég-,
élargiss. de *s{;pK)er{e)- 'fendre, tailler', cf. *sp1ierëg- s. v. aqpapa-
YeîaGai.
posthom. anaoYâv {*anap'{eiv dans ptc. prés. ép. fém. (TTTap-feO(Ja
Q. Sm.) 'être gonflé (de sève, de lait, d'humeur; — de désir, de
passion, etc.'; anap-fai' ôp-fai. ôp.uailJésych.; CTTTopYaî' èpe6ic5")Liol
eiç t6 TÊKeîv H . ; àaTTÛpaYOç, att. àcrcpâpaYOç m.'aspergc ; tige nais-
sante, jeune pousse' : lett. sprégstu spréqt 'craquer, éclater' lit.
sprôçj.sfu sprégtrbom'^connev^sp7-agù spragè'fi 'craquer,germer,
bourgeonner' isz-.sprogas '\ioi\sse' spitrgas 'bouton', zd xpaVya-
'barbe (d'une flèche/ /'/7y-«;;(/;'^;'</- 'pousse' i^Fick PÔT3) et bcp
d'autres; i.-e. ^sjjereg-, alternant â\(ic*spherèg-, voy. s. v. aqpa-
paYeîcT6ai; le sens de 'répandre, asperger' api)araît dans lat.
spargO, lit. (Xiedermann IF. XIX Anz. oô) sparginti 'répandre
du sel dans un liquide' lett, spurgt 'faire jaillir de l'eau de la
bouche' spridfindt 'pleuvoir, jaillir tout autour, etc.' sprêgdt
'jaillir; crépiter'; le sens de 'mouvement vif, rapide' dans v. norr.
sparlr et .sprcùk'r 'rapide, vif, agile', lett..vp/yv/,s- spirgfs 'frais,
vif, sain' etc.; voy. en dernier lieu Persson Beitr. 1 417 s(i. II
8(i8s(|. ibil)l. ' .
0TTâpYUJ {^'■'<pr(j-\, aor. '.\. \)\. andptav 'Hymn. à Ap. \'2\ 'riuiuiiil-
lotter'; (JTrâpfavov 'lange pour les enfants'; (TTrapYavoûv'cuMuail-
cf. i)our la siMiiaiiliiiiU' loti. s]>nisfs '[)iiict', ôtaii; fig. eiiibanas' :
sprifchic '.j(^ ttMids'.
1) Franck-van Wijk EW. s. v. i-rek juge tiè.s incertain le rap-
port OTTapYàv : gnt. -/'riks v. Ii. a. f'reh v. norr. frekr 'avide', gall. rhe-
ut/dil 'libertinage' C[p]>'(i!fL'^'^ admis p. ex. par Torp chez Fick III*
24f), Falk-Torp EW. 270, Forster Euj;l. St. :î9. 330.
- 892 —
lotter'; *.sj}erg- est nue forme élargie de *sper- *pher- attesté
par gv. (JTTeîpa f. 'enroulement' (voy. s. v.) (JTTeîpGv 'bande de
toile pour envelopper', &rm. pharem pharim 'j'entoure, j'em-
brasse'; cf. lit. sprlngsfù springti 'étrangler' intr. (en avalant)
sprengëti 'étrangler' intr. sprangùs 'qui étrangle' lett. sprangdt
î-sprangât 'enfermer' î-sprandfét 'presser, comprimer, pincer'
sa-sjjrang a 'cordon pour lier ensemble' sa-sprangât 'lacer, bou-
cler, resserrer'. Persson Beitr. I 386. 418. 847. 870 n. 2.
aTrapvoç 'clairsemé, rare'; aTrapvoTToXioç • ôXitottôXioç Hésych.:
(JTreipuu. — Lat. parvos parum (Fick P 571) sont à écarter,
voy. s. V. uaûpoç p. 752; sur v. h. a. spar 'économe' (Fick
1. cit. Frobde BB. 21, 192) voy. Pedersen KZ. 39, 411 sq.
(jTrdpoç m. 'spare ou brème de mer' (Epicb. 54 K. Arstt.) serait,
selon Peisson Beitr, I 473 n. 3, avec lat. sparus sparulus^ un
emploi métaphorique d'un *.spr)'o- 'perche' (lat. sparus -uni
'javelot') parent de v. h. a. v.sax. sper ags. spere v. norr. spiqr{r)
sparr 'lance, dard, javelot'.
(jTTàpToç m. 'sparte'; (TTràpTr) f., aTtapiov 'corde tressée avec du
sparte' : aTreîpa f. 'enroulement; filet, cordage' cf-rrupiç, -iboç
(ion. (Jcpupiç Hpc.) f. 'corbeille ou panier tressé' cTTTupibiov dim.,
lit. spartas 'lien' spirà 'boulette'. Curtius^ 503. Fick P 572.
Persson Beitr. II 870 n. 2. Lat. sporta 'corbeille tressée' est,
par la voie étrusque, l'emprunt gr. ace. aixuplba selon Schulze
SB. d. preuss. Ak. d. W. 1905, p. 709. — Prellwitzi 295 sq.
^424 sq. et Persson KZ. 33, 293 sq. ont cru dégager un i.-e.
*sper- 'être filamenteux; éfaufiler, tresser', à quoi ils rattachent
en outre lett. spurstu spurt spurût 'éfaufiler' spurs 'nageoire ;
fibre', v. norr. spordr 'queue de poisson' ags. feai-n (voy. sur
ce mot lart. TTTCpôv p. 821) 'fougère'.
aTTâidYTriç, -ou m. 'hérisson de mer'. Etym. inconnue. — Le
rapport avec l'obscur lat. squâma 'écaille' (Mansion Gutt. 216)
est à écarter.
airaTaXôç 'sensuel, débauché; luxuriant'(Anth.);aTTaTàXr|f. "mol-
lesse, luxe; parure' (Anth.j; aîraTaXoOv 'vivre dans les délices'
(Spt.). Etym. obscure. — Prellwitz^ 425 admettrait une dissim.
(pour *crTraXTaX6ç) et un rapport avec v. h. a. spïldan 'dissiper'
(= ags. spildiin 'to waste, destroy', i.-e. *s;peZ- 'fendre, arracher' ;
— 893 —
cf. p. ex. Torp chez P^ick III* 511, Persson Beitr. II 803 sq.
et l'art. aTrdtXaH p. 89^1) ; la sémantique ne s'y prête guère.
aTraTÎXri f. 'excrément li(|uide' rHpc. Aristopb.). Voy. s. v. oi-
-(TTTuÛTri p. 693; -xiXri : TiXâv 'avoir le flux de ventre'.
hom. etc. cTTràuj OtxG) (j^'sprf-sô? ou ^sprt-iô'^ Voy. auj. Brugmanu
Grdr. 11^,3, 1, 342 n. 1 l)ihl.), aor. hom. êcTTracra'a, pi'. é'aTraaiaai
'tirer, tirer hors, tirer k soi, absorber; tirailler, arracher de force,
luxer; occasionner des mouvements nerveux'; (JTTaafjôç m. 'spas-
me, convulsion'; (5nâ(5\xa. \\. 'rupture de fibre musculaire; lam-
beau; spasme'; (JrrâTOç n. 'peau' (bépiaa • ctkûtoç llésycb. =
'*arraché'); o-aaj'xl^x' tûjv (a)TraTéujv é'XKei, tûjv bep|uâTiuv, tiLv
titGôjv h.; aTTabuuv. -ôvoç f. 'tiraillement, spasme'; arg'. CTTrâ-
biov 'champ de course' ( = '*étendu dans le sens de la longueur';
pour le -b- de dérivation cf. airibriç); (J-rrâeri f. (voy. s. v.)^);
TTapa-aTTOtç, -dboç f. 'rejeton qu'on transplante' (Théopbr.) : lat.
spatiuiii 'espace comme extension en longueur et largeur, dis-
tance, grandeur, étendue, carrière; espace de temps, durée, etc.',
V. h. a. spdfi 'tard' got. *spédi- compar. spêcUza 'plus tardif
su])erl. spPclists 'dernier' 2) m, h. a. spdn 'dissension, querelle,
la.t.co»ife/?/'/ô'v.h.a..s7Jrt«rn?'sollicitare,illiccre,etc.'m.b.a..s7;«»e/î
'attirer, exciter' (prés. *spf)-nô) v. h. a. spansf gi-spanst 'attrait,
impulsion' v. h. a. spaniian {*spr)-nuo-) 'tendere, intendere. etc.'
m.\\.?i.spannen 'étendre, tendre; intr. s'étendre, être tendu, être
dans l'attente impatiente, etc.' m. h. a. «prt»- w»e.«f 'tension, tension
réciproque, querelle, désaccord' v. h. a. spanna m. h. a. sponue
(> anc. fr. espau) 'empan, palme' néerl. .<?/>«; 'crampe; éparvin'
(cf. (îTTabuOv) bas- ail. néerl. sptdfen 'rejaillii' tvuy. d'autre part
Franck-van Wijk EW. s. v.); i.-e.*.s;^ê- *spà- 'tendre', à côté de
quoi un synonyme *{s)pen- ^{s)pon- dans lat. spons 'impulsion'
{sponte mi'd etc.), got. v. h. a. etc. spinnan 'filer' (= 'tendre,
étirer le fil'; ^spen-uo-, cf. zd spànvat -. spcl- 'proficere') v. norr.
spune 'filage' et les mots cités s. v. irévouai \^. 766 sq., —
*{s)pend- *fipond-, rcsp. *spe7}dh- *spondh- dans lat. sponda
1) Persson Beitr. I HîH ajoute ici anàZei' okvZù. 'Axaioi Ht''sych.
(cf. anaoyiôc. Av. Lys. 845). où Fici< BB. 18. i:W et Brugmann-Thumb
Gr. Gr."* 137 (voy. s. v. aKvla p. 879) ont vu nu -tt- issu de -t]'-'-.
2) Voy. s. V. hom. ÔTiXôrepoç p. 708.
894
'bois de lit, propr. entrait' animum despondeO 'perdre courage
(^détendre)', lit. spéndzu spésti 'tendre des pièges' spandyti
'tendre' v. slav. npqdû 'modius ; propr. empan', skr. spandyà
'cordon, corde', lat. pendô 'pendre, peser' pe»f/eô 'être pendu',
V. slav. ^çcZl 'empan'; voy. s. v. crcpabdZiuj. Cf. en dernier lieu
Persson Beitr. I 394 sqq. 411 sqq. II 569 sq. 953.
aiteîpa (*(T7T6p-m) f. 'enroulement, spirale; filet, cordage, veine
du bois, etc.'; {j-rreipâv 'rouler en spirales'; att. (JTreipâ)Lia, ion.
-i-||Lia n. 'replis d'un serpent; fig. évolution; — lange (cf. aTrdp-
Yavovj' ; bom. etc. CTreîpov 'tissu, vêtement, pi. haillons; linceul ;
voile de navire'; cTTreipaiâ f. 'spirée, Spiraea ulmaria L.' : arm.
pliarem pliarim 'j'entoure, j'embrasse', i.e. ^.^jer- : ^pTier-.
Scheftelowitz BB. 29, 36. Persson Beitr. I 386. Voy. s. vv.
(TTTdpTOÇ (TTràpYuu.
bom. etc, aTteipuj, fut. (J-rrepix), pf. ècTTrapKa, aor. pass. ècT-rràpiiv,
adj. verb. aTrapiôç 'semer; ensemencer; disséminer'; airépiua n.
'semence, grain, germe'; cTTrépaboç, -ouç n. 'semence' (Nie);
aTTopdf.,crTT6poç m. 'ensemencement'; cf7Topdç,-dboç m.f. 'épars';
aTTopdbriv 'çà et là'. On a supposé (Curtius^ 288. Torp chez
Fick III^ 517. Persson Beitr. I 419) que crireipu) appartient à
la souche de skr. sphurdti gr. (JTraipuj (voy. s. v.) lat. spernô,
soit qu'il note le mouvement de la main dans l'ensemencement,
soit que le sens de 'semer' procède du sens de 'faire aller et
venir, faire se disperser'; cf. m. h. a. sprclt 'jaillissement' ail.
mod. sprulien 'jaillir; faire jaillir' (v.h.a. ^spnioen, i.-e. *sprô-
alternant avec ^sprè-), arm, pliarat 'éparpillé, séparé, etc'
(Bugge Beitr. 20) splirem 'je disperse' 5|)/iir 'disséminé, étendu'
sphirkh 'dispersion' (bibl. chez Hubschmann Arm. Gr. 1 494;
voy. auj. Persson Beitr. 1 418. 419 n. 2), \.-e.'''spih)er' *sp(h)erê--^
— cf. une base en -/- dans ûw.pharpliaraycdè 'se mouvoir vio-
lemment de ci de là', gr. acppiaî* dTreiXaî, ôpYCxi Hésych., irl.
(Fick II''^301) .sj'ëim srëdim'je lance', v. b. a. prêt, .-^preiz m. h. a.
sprlzen 'voler en éclats' v. h. a. m. b. a. spreiten 'étendre', lit.
spraînas 'fixe, hypermétrope (œil; propr. 'large ouvert')'; —
une base en -ti- dans v. b. a. sprhi (gén. spriuwes) 'balle (du
blé, qui s'éparpille)' m. h. a. sprœiren m. néerl. spraeîen (=got.
"^sprëwjan) 'jaillir; faire jaillir, répandre', gall. (Fick \.Q\i.)ff}'au
- 895 —
'fluor, flux us, profluvium', lett. spranjd.s spraut/s'^'élexer, lever
(intr., semence, etc.j' et bcp d'autre»; voy. auj. Perssoii Britr.
II644sq. 789 sq. 851 et les art. cr-rrapTâv crcpapafeîv, puisfi.-e.
*perk- *prek-) TiepKVoç npôE pi. npuJKeç.
(a)TTé\e9oç m. 'fiente' (Aristopli.); ùaTTéXeGoç ni. 'fumier de porc'
Poil.; (TTréWriHr (JneXéGoiç lIésych.;TTeXXîa* (JTréXeôoi II. Origine
inconnue. — Etym. sém. (aram. zehel 'fumier') chez Lcwy
Fremdw. 69.
liom. etc. aTiévbuj, fut. aTreiaw, pf. pass. êarreiai^ai 'verser en
forme de libation ; gort. promettre ; moy. consacrer par une
libation fun traité), conclure un arrangement'; cTTTOvbr) f. 'libation;
pi. traité, alliance, convention; trêve' : lat. spondeô pf. apopundi
'promettre solennellement, s'engager à, garantir' sponsa 'fiancée'
respondeo 'promettre en retour; répondre'. Vanicek Lat. 8pr.-
308. Mcringcr Worter u. Saclien I 177 s(|.
(TTréoç n. 'antre'. Voy. s. v. amiXaiov.
iiom. etc. airépxuJ trans. 'pousser rapidement', intr. et pass. 'se
précipiter, se hâter ((JTrepxoiaevoç 'pressé, rajiide, impétueux'-;
fig. s'emporter, s'irriter'; cnrepxvôç 'rapide, impétueux (Ilsd.
Esch.); violent (mal. Hpc.)'; aTTépYbrjv • tppiuinévuuç Hésycli.;
hom. à-arrepxéç 'avec ardeur' : skr. sprUaifati 'désirer' zd n-
-i^pav'z- {a-spr)r''zatd) 'être appliqué', i.-e. *sper-gh- 'idée d'élan,
de hâte', élargiss. de ''^sp(Ji)ere- étudié s. v. (JTraipuj. Curtius"'
195. Perssou Wzorw. 27. Beitr. II S71.
nom. etc. a Treébuj 'presser, hâter; rechercher avec empressement;
intr. se hâter; s'efforcer'; aTTOubiî f.'hâte, empressement; effort;
zèle, ardeur; brigue; sérieux, gravité'; (JTTOubdZluj 's'empresser,
prendre parti pour'; cfTTOubaîoç 'empressé, diligent, etc.' : lit.
.spiidinti 'se hâter, s'enfuir', alb. (G. Meyer Alb. Spr. 'dbl)pu}}e
(th. *spi(d-'na-) 'affaire', l'idée de hâte et d'effort zélé étant
proche de celle de tension, de pression exprimée par h&it.'^spattd-
dans Ut. spdudlu /^pâxsfi 'presser' sjjaudd 'presse' spaustùids
spausturè 'presse, pressoir', cf. peut-être gr. anoébaE • àXeipi-
Pavoç Hésych., lit. paspudé'ti'se tourmenter, se fatiguer'; *.s;/;e« d-
est un élargiss. de '^spèu- '^spû- (skr. sjjhavdi/ati 'engraisser,
trans., faire se distendre', gr. è0(pubuu|Lievoç 'gonflé de nian-
geaille'), parallèle à *.s'/j<5i- *sp/-, voy. l'art. aTTibrjç. Persson
— 896 —
Wzerw. 144. 290. Beitr. I 415. Fick BB. 29, 197 sq. — Arm.
phoyth, géu. pJmthoy 'zèle' (Hiibschiiiann Arni.Gr. 1501) fait
difficulté par son -th- (Meillet MSL. X 277. Pedersen KZ. 38,
200. Persson Beitr. I 415 n. 1). — Lat. studeô est apparenté
ailleurs; voy. Walde^ s. v.
amîXaiov 'antre, caverne' (Plat.); (TTrfiXuTE, -uttoç f. m/sens
(Arstt. Théocr.); cf. boni. cTTréoç (gén. aTreiouç c.à-d. cfTreîoç,
dat. (5Tir\\, dat. pi. amneacri; cf. Brngmann IF. IX 159sqq. bibl.)
n. m/sens. On a supposé un rapport avec v. slav.^ëcTjî/rrbulla'
pnchati Ventilare' pachû 'odor', gall. ffun {*sposnâ? Fick IP
302; voy. aussi Foy IF. VI 320) 'balitus, anhelitus, spiritus'^),
i.-e. *(s)pës- 'souffler', élargi par -d- dans lat. pëdô {^pezdo)
^v. pbéw {*bzd-es-ô); cf. pour la sémantique àvtpov : âveinoç.
Persson Wzerw. 199. Walde^ 731 (bibl.).
bom. aiTibriç, -éoç 'étendu, long' A 754; OTribioç m/sens (Escb.)
aiTibôBev 'juaKpoBev' (Antim.); cr7TiZ;uj 'èKTeivuu' scol. Ar. Guêp.
18. Eust.; *aTnb- 'tractus' dans ace. pi. éXedTTibaç (*éXecr-(rTrib-)
'lieux marécageux' (Ap. Rb. I 1266); ambvôv ttukvôv, cruvexéç,
TrerrriYoç Hésycb. ; ambôev ' . . . ttukvôv H. : lat. spissus {*spids-o-)
'étendu, partie, dans le temps, long, lent, tardif, pénible', lett.
spîfchu spîft 'presser' spaids 'presse' spaidit 'presser, serrer' lit.
pri-spekzù -52?é'?si«"enlacer étroitement qc' su-speiczù spelsfi
'étreindre en enlaçant' spëczù spësti 'essaimer' spintù spisfi'se
former en essaim'; i.-e. *spëi- *spdi- *spî- {*sph-) 'tendre, éten-
dre, étirer (morphème -d- : -dh- dans OmQaiir], voy. s. v.); voy.
les art. CTTràiu cTTrdBri acpibn. Persson Beitr. I 386 sqq. (bibl.).
420 n. 1.
ameaiuri f. 'empan' (Hrdt. Plat.) : (TTribriç 'étendu' (alternance
-dh- : -d-, cf. àXbaivuu : âX6o|uai, luéXbuu : |uaX0aKÔç ; le -6- de déri-
vation aussi dans onàQx] et (TTTiGiai gl., voy. s. v. (JttiXoç); cf.
en dernier lieu Persson Beitr. I 394 sqq.
cTTiiXoç f. et bom. etc. cririXàç, -àboç f. 'écueil, récif : m. b. a. spïl
m. 'pointe (de lance)' m. b. a. spîle 'brochette' ail. dial. speil
'éclat de bois' v. norr. spila f. 'morceau de bois étroit et mince'
1) [Gall. ffun <; *spoisn- : lat. spiro < *speis-o. Jones A Welsh
grammar (1913), p. 143.]
- 897 —
(germ. *spt-la- *spf-Iô{n)-), tchèq. spile "pointe, bois pointu' lett.
spile .spiHs'QhQ\i\\e on fourchette de bois', puis lat. f!2)/)ia 'épine'
sptnus 'buisson épineux, prunellier' splca -n.s -uni 'épi' ( : lett.
spUds 'baïonnette', néerl. .sy>/e 'cheville' < gerni. *xpr/0 n)-, i.-e.
*spiqa-. Franck-van WijkEW. G44) spiculum 'dard, pointe d un
trait, flèche' secespita 'couteau de sacrifice' (< ^sece- *seces-,
cf. secô + *spi-fd 'instrument pointu pour couper'j, m. b. a.
fijnr 'pointe, surtout de chaumes et de tiges d'herbe, épi' ags.
sjjir 'tige de roseau' v. norr. .spira 'tige, canal, tronc d'arbre
de faible épaisseur' (gcrm. *spï-ra- *spi-i'6(n)-) m. h. a. spidel
spedel ail. (liai, spndel 'éclat de bois' (germ. *sj)hj)l<i-) v. sax.
spenula .spineli( 'boucle, épingle à cheveux' v. h. a. spemila etc.
'acus, aeus crinalis, fibula, etc.' m. h. a. .s^^eceZ 'épingle' ail. mod.
sjnlle {*spi)}Ie) 'fuseau' m. h. a. spilHiic spinlinc 'petite prune
jaune' v. h. a. m. h. a. sp'iz 'broche' ags. spitu 'broche' v. h. a.
■spizzi 'pointu' (i.-e. *^pid-) etc. v. h. a. speiliha ags. spàca
'rayon, rais' m. h. a. splcher 'clou' ags. spicinij 'pointe, clou'
v. norr. spikr 'clou' (germ.^.s-prt/A-- *sp/l--) etc.. Ut.. spifiiJi/.s 'étoile
au front des bêtes' spifnà 'ardillon' {zolè i^ii) spcujleis '(plante
à) piquants' lett. spailes pi. 'bâtons fendus à un bout pour pincer'
spdifjlis et .spaigle 'fourchette à écrevisses' etc., gr. (TTTiôiar
aaviîreç veuuç Ilésych.; cf. sans s- initial lat. pinna C^pitnâ)
'créneau de muraille' (:lit. .^pitnù 'ardillon') pdum 'javelot',
tous dérivés de \.-Q,.*.spei- *.spi- 'être pointu', spécialisation de
*.<;pei- *.^pî- 'étendre, étirer'. Cf. Persson Wzerw. 191 (^bibl.l
Beitr. I 407 sqij. (l)ibl.). Torp chez Fick 111' r)12 sc]. Walde-
s. v. piinxi (bibl.).
(TttîXoç aTTÎXoç m. 'tache, saleté'; aTriXoûv 'souiller'. Voy. lart.
Ol-(jTTUL)Tr| f. p. 693.
hom. ait. cfTTivSrip, -npoç m. 'étincelle'; aTTiv6dpuE, -ufoç f. m/sens
(.\p. Rh.); 0TTiv0apiç, -iboç f. m sens (Hymii. à Ap. -?(i4 : j)ont-
être aussi nom d'un oiseau; voy. en dernier lieu Robert Les
noms des oiseaux en gr. anc. (î4 S(|.) : lit. spi-ftn sp/sfi 'briller,
étinceler' spindzu spindefi 'briller" lett. sp/du sp'nlêt 'briller'
Zupit/a KZ. 36,(51); lett. tipùdrs 'luisant, brillant' (Bechtel
llH. 23, 200), issu d un *.s/)^;»rfr<f.v, s'expliiiuerait par un passage
do la série -/'- dans la .série -e-, cf. Tersson Beitr. I 156. —
67
— 898 —
Niedermanu IF. XXVI 58 sq. voit dans (JTTivGrip et lat. scin-
tilla deux dissimilations d'un préindo-eur. (méditerr.) *stint{h)-.
anivoç 'maigre' : irl. -sëiw {*.spei-mi-, *spëi-mi') 'exilis, macer'
sêime 'minceur, maigreur' (Fick 11^290), i.-e.'^spëi- ^spî- "éten-
dre, étirer (cf. skr. tanû-h lat. tenuis 'mince, etc.' : i.-e. Hen-
skr. tanôti gr. Teivuu 'tendre'}. A une R. élargie par -Ti- -g- se
ramènent anxKavov aTiâviov Hésyeh., (Jttiyvov luiKpôv, ppaxO
H., cf. suéd. dial. spîkjin 'mince, fluet, maigre (terre)' etc.,
puis suéd. dial. 5^mA(e) 'personne fluette' etc.; ce groupe peut
être tout proche du suiv., cf. Persson Beitr. I 402 sqq.
aTTivoç m. ({Juiva (TmvGiov a-rriTTOç cfmJYTCtç TTiYTaç Hésyeh.)
'pinson' (Aristoph. El.); 6-n\La (*crTriYia ou *(TîriYYlot) f. 'pinson'
(Soph. Arstt.); (JTriZ;iTr|ç, -ou m. 'mésange grande-charbonnière.
Parus major L.'; crm^iâç, -ou m. 'épervier, Accipiter nisus L.'
(Arstt.) ; ôpo-CTTTiZ^oç m. 'pinson de montagne' (Arstt.) : suéd.
dial. spink etc. v. h. a. fincho ags. fine 'pinson' (p. ex. Torp
chez Fick III* 241 sq.); on admet ord. l'onomatopée, mais *>ipi-
'pépier', au rebours de *pi-, n'est pas sûrement attesté, et omlvj
'pépier' (^cnTiYlu) ou *0'ttiyy1<JJ) peut être une formation secondaire
au sens de 'pépier comme un pinson'; pour lett. spidfu spiijt
'strider (souris)' cf. lit. spengia spenJcti 'tinter (oreilles)'; cririvoç
'petit oiseau' est peut-être l'adj. airivoç 'maigre' érigé en subst.;
voy. dans ce sens Persson Beitr. 1402 sqq. — Un rapport de v.h.a.
fincho etc. avec \îit.pingô 'peindre, broder', skr. pi^àga-h piïd-
gald-Ji 'brun rouge' (puis irl. êcne 'saumon', gr. TTiYYa^oÇ '»»
lézard', voy. s. v. ttoikîXoç p. 800) a été proposé par Fick P
78. 472. 482, Franck-van Wijk EW. 744, mais obligerait à
séparer suéd. spink de v. h. a. fincho, car il n'est pas de trace
d'un i.-e. '^'speiJc- 'bigarrer'.
(TTrXribôç m. (aTiXribiu f. Hésyeh.) 'cendre' (Nie. Lycophr.) : véd.
vi-spul-itdgakd-h 'projetant des étincelles' (à côté de ri-sphtil-
hdga-h sphidhdga-h 'étincelle'), ann. phaiphaiim phalphim 'je
W\\\e' phayl 'éclat' {*phalg-. Bugge Beitr. 19. 34), lat. splendeo
'briller' (l'existence de lit. splendzu splendèti 'luire' n'est pas
sûre), irl. less 'lumière' i^plentto- *plend-to- selon Strachan
BB. 14, 313), lett. spulgût 'briller, étinceler'. Persson BB. 19,
— 899 —
258 sqq. Beitr. 1 419. II 960; voy. aussi Johansson IF. II 43,
Zupitza KZ. 36, 61. 65. 73 et Walde IF. XXV 165.
posthom. aTiXriv (*aTTXriYx), gén. aîtXrivôç (par influence du nom.)
m. 'rate'; liora. etc. aTrXdfxvov, ord. pi. 'viscère' (ne doit pas
être séparé du préc, malgré Meiliet Etudes 17u) : ^kw phhân-
zd spdv^zan- arm. phaycaln {* pliai gl en- '^ Voy. Meiliet 1. cit.)
lat. lien irl. nelg moy.-bret. felc'h (*spelgha) v. slav, slèzena
lit. hluznîs V. pruss. hlusne 'rate' fCurtius'' 288 sq.); les rapports
phon. sont peu clairs; voy. Wackernagel Ai. Gr. I 19. Bartlio-
lomae WfklPh. 1897, col. 621. Pedersen KZ. 38, 402 sq. Rei-
chelt KZ. 39, 13 (bibl ). Walde IF. XXV 160 sqq. Per.sson
Beitr. II 906 n. 1. Vendryes MSL. XVIII 310. — V.b.a. milzi
'rate' (Petersson IF. XXIII 158 sqq.) est à écarter.
ff-rrXTiviov 'bandage pour les plaies' (Hpc. Pbilém.) est le dim.
du préc, lequel est employé dans le m/sens par Hpc. 745: cf.
Petersen Greek dim. in -lov 68.
hom. etc. ctttôtyoç, att. aussi (Tqp-, m. 'éponge; glande' : prob.
arm. sun<i sunk 'éponge, cbêne liège, pierre ponce' 'Bugge
KZ. 32, 65. Pedersen KZ. 38, 2U0. 39, 422). — V. slav. (jqlm
'éponge' lit. gumhas 'éminence. loupe, excroissance sur un corps
organique' (Pedersen Mat. i prace I 165 sqq.) semblent devoir
être écartés; cf. Berneker EW. 340. — Lat. fungu.s 'cbam-
pignon' est l'emprunt grec; cf. Walde^^ s. v. (bibl.i. — V. h. a.
swamb 'éponge' (< i.-e. '^sgU{h)ombho-, avec métathèse de
*spJiuo)âgo- et -bh- < />A- dans le voisinage d'une nasale, .*<elon
Pedersen 1. cit.; même rai)procliement dans ui^ autre analvse
chez Luft KZ. 36, 147) a été apparenté plus haut à aojuqpôç. —
Autres rapports encore chez Prelhvitz* 428.
hom. etc. aTTobôç f. 'cendre; poussière; scorie'; boni. etc. airobid,
ion.-iri f. m/sens; cTTToboûv 'réduire en cendres' ^ Hpc); anobiZieiv
'cuire sous la cendre' (Plat.); airobeîv '♦réduire en cendres,
détruire, broyer'. Etym. inconnue. — Avis non plausible clicz
Bréal :\ISL. XV 343.
att. cfTToXâç.-âboçf. 'peau travaillée: vêtement de peau; cuirasse'.
Voy.s. V. aTtâXat. - Il n'y a pas lieu de distinguer avec Solmsen
Rb.M. 60,497s(iq. deux airoXciç, dont l'un serait un doublet de
(jToXâç, lequel est apparenté ailleurs; cf. Persson Heitr. 1 803 n.5.
— 900 -
(jTrovbûXri. att. acpovb- f. 'un coléoptère (V)' (Ar. Paix 1077 [-0 ].
Arstt. Théoplir.) semble être en rapport qlcq avec le suiv. —
Prellwitz^ 428 évoque lett. apindele 'un taon' spindét 'tinter;
pleurer-, bourdonner' (?).
ion.etlg'comm. aTTÔvbuXoç^att. acpôvb- m/vertèbre; articulation
de la queue du scorpion (Nie. Th. 797; fém.); crête épineuse
sur la tête du KecTTpeûç; tambour de colonne; fusaïole, etc.' Voy.
s. V. aqpabàCuu.
CTTTop fiXoç ni. "moineau' (Ar. Ois. 300), cf. (cr)TrépYOu\oç * ôpvi-
0àpiov ttYpiov Hésycb. et TTupTiiriç m. (Gai., voy. Thompson
Greek birds 158 sq.) : m. b. a. sperJce sperch{e) 'moineau',
V. pruss. spurglis 'moineau' .spergla-wanaq (lisez -icanagis)
'épervier' (prim. 'autour des moineaux'); cf. ensuite (T-rrapâ-
mov ôpveov èjuqpepèç aipouGm H., got. sparwa y. uon\ sporr
ags. spearwa v. h. a. sparo (germ. *sparua{n)-) 'moineau' v. b. a.
sprà 'étourneau', corn, fi'au bret. mod. fraô 'corneille grise'
(ce\t.*.s[p]rau-o-), lat.j9rtrr« 'orfraie' ombr. parf a m ^jar/W 'par-
ram' {*paresà)\ le sens de 'moineau' recouvre peut-être celui
de '*qui sautille', cf. cmaipuj (Hoffmann BB. 21, 140; Brug-
manu IF. XIII IbO n. propose celui de '*qui gratte la terre'); le
sens de 'moucheté', cf . (TTreîpuj, n'est pas plus sûr. Cf. J. Schmidt
KZ. 22, 316 sq. Curtius5 697. FickIP317. IlI^ôlOsq. Robert
Les noms des oiseaux en gr. anc. 25 sq. (bibl.). Voy. s. v. njdp.
cfTnjpaGoç m. ou f. (Ttùp- Nie.) 'crotte de chèvre ou de brebis'
(Hpc. Diosc); cnrupdç, att. crcpupdç, -dboç f. m/sens; fig. 'pilule'
(Hpc.) < *sp{hyr- : acpaîpa f. 'balle' {*sphr-ia), lit. aviû spirà
'crottin de brebis' i : inf. spirtl, voy. s. vv. (Tiraipa) (Tqpaîpa); cf.
en dernier lieu Persson Beitr. I 417. II 755.
<y7Tupiç, ion. acpupiç (Hpc), -iboç f. {^sp{hfrid-) 'corbeille ou
panier tressé'. Voy. s. v. CTTrâpioç.
posthora.cTTaTwVj-ôvoç f. 'goutte qui découle'; (TiàTeç f. pi. m/sens
(Ap. Rh.); hom. etc. oiai^, fut. CTTàHuu, aor. pass. inf. (TTaYnvai
'distiller, faire couler; intr. dégoutter'; cfTaKTÔç'qui coule goutte
k goutte', aTttKTri (scil. Koviâ) f. 'lessive de cendres', (scil. èXaiâ)
'huile de myrrhe'; (TTaKTa n. pi. prob. 'filtres' : lat. sfagmim
■'eau stagnante, étang, lac, marais' (Persson Wzerw. 23. Frohde
BB. 21, 198. Brugmann Grdr. IP, 1, 262 bibl.), v. bret. staer
— 901 -
bret. niod, .ster 'rivière' (*stag-ra-. Fick 11-* 312. Henry Bret.
253) gall. taen 'conspersio' {*ta(j-nâ-. Stracban BB. 14, 316.
Stokes chez Fick II* 121 et BB. 21, 126 sq.). — L'hypothèse
d'un gr. cTTar- < '^stidq- et d'un rapport avec v. norr. stolkua
'se mouvoir soudain, jaillir, crever' (Fick 1' 569) est à écarter.
(TTabiov ([)\. aiâhiox Hrdt. Théocr. att.épigr.j 'champ de course,
carrière; stade'; la forme ancienne est arj^. arrâbiov, voy. s. v.
(TTràuj; oxàbiov peut être par influence de aiâbioç 'stable, ferme,
fixe' ('distance fixe?'); cf. Prell\vitz2 429. Persson Beitr, 1395
n. 1.
aiâbioç 'stable, ferme, fixe, raide. immobile'; — CTTaôepôç 'stable,
ferme, solide, inmiobile': ajàQyix] f. 'cordeau, etc., \&t.anftissi.i;
araeiLiôç lord. pi. aTaôiaâ) m. 'étable, gîte; bergerie, etc.; rési-
dence; étape; — pilier; — poids; balance' : l'airmi.
att, (TTaBevjuu 'rôtir, faire frire'. Etym. inconnue.
aTaiç on aTOÎç, gén. aiaiTÔç n. 'pâte de farine de froment; —
axeap'. Voy. s. v. arëap.
posthom. cTTaXàaauj, att. -ttuj i tardif ataXàv, -âZeiv) 'verser
goutte à goutte; intr. dégoutter'; aîâXafiaa n. 'goutte'; ara-
\a-(ixàç m. 'écoulement goutte à goutte'; (TràXOE f. (leçon prob.)
'aTaXttTiuôç' Zon ; vcoaiâXOE 'veobaKpuTOç' Hésych. : gr. téXua
n. 'eau stagnante, marais; boue, vase; mortier', puis (Be/.zen-
berger chez Fick II"* 312) m. bret. staut bret. mod. sfaof 'urine"
{*staJfo-\ voy. pourtant Henry Bret. 252 bibl.), augl..ç^«/f' 'urine'
to stale 'uriner' m. b. a. st((I 'urine (des chevaux)' m. b. a. ail.
mod. staUen 'uriner' (restreint aux chevaux par as.sociation
avec staJl 'stabulum'), lit. teléu tel et i 'uriner' (Persson Beitr. I
467 sq.).
(jTàXiE, -iKOç f. (Théocr.), criaXiç, -iboç f. Hésych. 'pieu retenant
les filets de chasse' peuvent être rattachés autant à \.-e.'^sf[h)a-,
en tant que *st{h)r*-l-, qu'à i.-e. *st{h<el-. en tant que **'^i,/?V/-:
cf. V. slav. sto/â '6pôvoç, cTKaïuviov' etc. et voy. Persson Beitr.
1 423 n. 4. Il 578 u. 1.
araïaîv- m. (hom. axainîveaai e 252 par -ï- est isolé et peut-être
très ancien; cf. Brugmann Ordr. 11-, 1, 315 n. 1 ) au pi. 'allon-
ges verticales' supi)(>rt;uit le plancher des châteaux 'ÏKpia: cf.
Cartault La trière ath. 48 sq.) : latTiMi.
— 902 -
ion. att, (JTd|Livoç m. 'cruche à vin' : ïcntim ari'iiuujv ; cf. ensuite
v.h.â.stanta 'tonneau à fermenter', lit. sfatiné {-tyné) 'grande
cuve de bois' (p. ex. Curtius-^ 211 sq. Brugmann Grdr. P686.
IF, 1, 231. Falk-Torp EW. 1148).
aràaiç, -euuç f. trans, 'action de poser debout', intr. 'action de se
tenir, d'où: stabilité, fixité; place, lieu; position; — action de se
lever, d'où : soulèvement, révolte, différend, lutte (cf. OTaaiâlijj'se
révolter', araaiujTriç, -ou m. 'factieux')' — skr. sthiti-h 'la station
debout', got. staps (germ. *stadi-) v.b.a. stat ags. stede v. norr.
stadr 'place', cf. lat. statiô élargi de *stati- (cf. stàtim 'sur le
champ'), i.-e. *sthd-H-s\ cf. i.-e. "^stha-ti-s dans zd staHi- 'sta-
tion debout, état', \.ûdi,\. postati 'détermination'; (JTaiôç 'sta-
tionnaire; stagnant; raide' = skr. sthitâ-h etc., voy. s. v. ïcTTriiai
p. 384; (JTaTiKÔç 'astringent; — propre à peser'; aiàaiiuoç, -ov
'sédentaire; massif; ferme; constant; grave'.
axairip, -fipoç m. 'statère (poids et monnaie)' : skr. sthàtar- m.
'conducteur' ('*celui qui se tient là debout') stliâtf n. 'ce qui
est debout', lat. Stator, i.-e. *sthà-, voy. s. v. l'airiiLii p. 384.
hom. etc. axaupoç m. 'pieu; pal; croix' : lat. -staurâre, v. norr.
staurr 'poteau', i.-e. *sfhau- *st1iû- 'être debout', attesté encore
par skr. sthavard-h 'qui est debout, qui s'arrête, immobile,
ferme, stable', ags. stôw 'place' stôwian 'retenir', lit. stovà
'place, lieu de séjour' stôvis 'état' stovus 'stagnant, constant'
stôviu stovëti 'être debout' stâunu m/sens lett. stâws 'qui est
debout, droit, escarpé' stâirét 'être debout, rester' v. slav. sta-
viti 'statuere, constituere', skr. sthûna 'poteau, pilier, colonne'
(avec moy.-skr. -n- < -n-. J. Schmidt KZ. 32, 385) zd stûna-
stuna- 'colonne', gr. (Ttûuj o)uai, pf. êcTTûKa 'être en érection'
(la doctrine d'Osthoff MU. IV xii est à rejeter) criûiua n. 'erectio
pénis' (JtOXoç m. 'colonne' aTÙpaE, -aKOç ra. 'bout d'une lance,
aaupujTrip; lance, pique', skr. sthûrà-h 'compact, épais, large,
pesant, grand' sthûld-h m/sens, aussi 'grossier, sot' zd stûra-
'volumineux, fort, rude' stûi- stvi- (= stuvi-) en compos. =
stûra-, arm. stuar 'épais' (*«^^m-; voy. Hiibschmann Arm. Gr.
I 493), germ. *stûr- p. ex. dans v. suéd. stûr 'grand' (à côté
de sfô)') styras 'faire le fanfaron' v. h. a. stûri 'fort, imposant,
fier' bas-ail. sMr'grand, fort, lourd ; opiniâtre, maussade, grossier,
— 90::; -
revêclie', cf. aussi skr. ni-sthura-h 'rude, dur, inculte, au c<jeur
dur, qui profère de dures paroles' ni-sthûrin- 'inculte, grossier',
V. norr. stûi-a 'abattement, chagrin' (sens premier 'iiuniobilité,
raideur') suéd. niod. ntûra "regarder fixement', lett. .stars 'opi-
niâtre', puis skr. su-sthû adv. 'bien' anu-sthû anu-sthuyd 'aussi-
tôt' (cf. lett. stdicu 'soudain'), lat. prae-stû (archaïque à côté
à^prae-stô), lit. at-stii adv. 'loin', v. norr. stiid stod 'étai, étan-
çon, soutien' ags. studu .studu 'poteau', lctt.s^//^e stuta 'support ;
verge, scion, etc'; voy. aussi s. v. cttvjttoç; à côté de i.-e. *sthdu-
*sthû- se rencontre un *.sf(tu- *stû- 'se condenser' p. ex. dans
f^kr.ghrta-stâvali ace. pi. 'gouttes de i)eurre ïoiuW prf/i/i-st((-
'ayant une large tresse' stû/xcl 'touffe ule cheveux), flocon (de
laine ou de poils), tresse', puis (élargiss. par -p-) .stupa-h 'toupet,
panache, sommet de la tète, etc.' .s-^m^«-^ 'toupet'; cf. le pa-
rallélisme "^'sfhiii- *.stht- 'être debout' et *st(u- "^stiii- *sti- 'se
condenser' sous l'art, atéâp; cf. enfin un i.-e. *stheii- dans gr.
axeûiLiai et son groupe; *.sthini- *sthâi- *stheu- etc. sont des élar-
gissements de *sfhâ- dans ï(JTr|ui. Cf. Curtius'' 212 S(|., Fick I*
147. 335. 567 sq., Ill' 493 sq., Brugmann IF. VI 98, Rcichelt
KZ. 39, 43 sqq. (bibl.), Walde * s. v. restaura (bibl.), et surtout
Persson Wzerw. 141 sq. 17s n. 3. Beitr. II 713 sqcj. Voy. aussi
l'art, arod.
tardif aTaqpiç, -iboç f. 'raisin sec, raisiné'; aiacpiboûv 'faire sécher
des raisins'. Voy. s. v. àaiacpiç p. 90 sub fin.
hom. etc. aiaqpuXi'i f. 'gra])pc de raisin; luette' < i.-e. "^stmhh-,
cf. (JieiacpuXa n. pi. 'marc d'olives; marc de raisin', véd. sta
hhuyân stahlmyâinàna-h 'restant en place, se refusant à bouger'
V. pcrs. stahnra 'résiste, révolte-toi' {hu\o-\Yîiu.*sfabh(iu-. Meillct
Journ. as. XVIII [191 IJ, p. 637 sq.) et voy. s.v. àcrxe^qpriç p. 91.
hom. crracpûXri f. 'plomb du niveau, fil à plomb' B 765 diffère
du préc.parracceut et n'en est prob. qu'un emploi métaphorique
basé sur la ressemblance du plomb avec un grain de raisin (cf.
Curtius ' 213. L. Meyer I V 1 .32. Prelhvitz - i^9. 430). — .sdirader
Sprachvgl.- 315 (non repris dans') tirerait le mot d'un i.-e.
*stagUh- (il faudrait tout d'abord supposer un i.-e. '^stag'Jha
> gr. *(JTa(pa, car gt'h > x devant u) : lat. stagnuni 'alliage
d'argent et de plomb: plus tard : étaiu', gall. i/staen 'étain'
— 904 —
(celt. *.stagno--^ le mot lat. est suspect d'emprunt celt., cf. Fick
IP312. Walde^s.v.).
hom. etc. Oiàxix;, -ùoç (dcrtaxuç B 148. Hrdt. avec à- prothé-
tique) m. 'épi'; a- est prob. issu d'un -p-, soit i.-e. *stei3gh-
'être pointu, piquant', cf. ags. sthjan (angl. fo sting) v. noir.
stinga 'piquer' got. us-stagg (1. us-stigg) impér. 'è'EeXe' et peut-
être V. h. a. stanga v. norr. stong "bâton, piquet, percbe' (g-erm.
*staw;^ô-) ag'S. sten^ {*sta}dji) néerl. steng {*sta')3ji6[ny) m /sens
Y.h.'d. sfe7igil 'tige'; la R. non nasalisée stegh- apparaîtrait
dans att. (Ttôxoç (voy. s. v.j, lit. stàgaras stegerys 'longue tige
séchée' lett. stéga stégs "longue percbe, long bâton, pique' slov.
stozje stezje "percbe, piquet' (les mots letto slav. peuvent aussi
remonter à i.-e. '^steg- : v. norr. stiaki < germ. *.^te]can- 'poteau,
percbe', arm. thahn 'gourdin', lat. tignum < *teg-no- 'poutre',
cf. Lidén IF. XVIII 498 sqq.); voy. Fick P .569. III^ 481 sq.
Falk-Torp EW. llôUsq. Franck- van Wijk EW. s.\. sfang.
att. (Tréap, gén. boni. aréâToç (divssyllab. qp 178. 183) n. 'graisse,
lard, suif; — levain = (Jraiç' < *(JTiiiap *aTâiap (Scbulze KZ.
27, 427. Solmsen KZ. 34, 7sq.) : zd >^t(l{y)- m. 'monceau, masse'
(Bartbolomae Airan. Wb. 1605) skr. stiyâ 'eau stagnante' styâ-
yatè 'se figer, se cailler, se durcir' ptc. i^tyâna-h ' caiWé' stïn/à-h
'pesant, lourd' vi-stiinin- 'se condensant', v. norr. stim 'effort,
lutte' m.h.Bi. stltn steim 'tumulte, presse' got. «frtm* v. norr.
steiim ags. stdn v. b.a. stein 'pierre', v. slav. sténa 'mur' stèniuû
'rocbeux', puis gr. (Txiâ f. aTÎov 'petit caillou' aiiXii aTÎqpoç
aTiq)p6ç (JTtpri aiei^uj aTi^apôç et leurs groupes respectifs (voy.
s. vv.), bom.(Becbtel KZ. 45, 225sq.) otYXi <?tîvoç 'qui est serré
contre qn'; i.e.*s^ft/- : *sfeiâ- *stia- *sti- 'se condenser', à côté
de quoi *sthâi- dans skr. stluiyin- 'demeurant coi', irl. -tau 'je
suis' {*sthaiô), lit. stôjûs y.&Vàv.stajq 'je me place' : *sthû- dans
gr.ïcTTriiLii. Fick IM44.333.568. III*489sq. PerssonWzerw.il 6.
Beitr. II700sq. 712sq. Walde^s.v.sfë^ô (bibl.)i). — On a rat-
tacbé(DanielssonGr. u. et. St. 152 etn. 2. Jobansson BB. 18,50)
1) Brug-mann Ber. d. sachs. G. d.W. 1913, p. 202 n. 2 maintient
contre Solmsen etc. le rapport (MIT. II 225. Grdr. lU 343) axéâp :
s]w. sthâvard-h 'qui se tient debout, immobile': la parenté n'.est pas
immédiate; voy. s. v. OTaupôç.
— 905 —
à(JT£(xp ^r.OTaiq ou (Ttaîç, gén.aTaiTÔç n/pâte de farine de fro-
ment ( Hrdt Hpc. Arstt.) ; — aréap (Hpc.j', mais sfait- n est proh
qu'une métathèse de ^taist- sous l'influence de aiéàp, qui n'est
point son parent; cf. dès lors v. irl. tôis-renn tais gall. toes
bret. niod. ^ôas'pâte', v. slav. tèsto 'pâte', v.b.a. theiamo deismo
2igii. pœ.sma (sni- < -sfm-) 'levain'; cf. Rozwadowski Quaest.
gr. et etym. I 34 sq. Lidén IF. XIX 353. Pederseu K. 8])!.
I Ô().
posthoni. cTTé^uu 'couvrir; protéger; renfermer; résister à' = skr.
sthagati g\3i\\\Vi\A Q,ï .sthaga jjdtlf i^oww'w jCAch^v'' \ cf. aiéYOç -ouç
n.'abri, toit, maison' hom.etc.Té-fOç n. 'toit, chambre, salle; de-
meure' (JTéYri (TéTn) f- 'toit, maison; etc.' (> lat. steya 'tillac'
Plaut.) aTe-favoç act. 'qui couvre; imperméable; discret', pass.
'couvert; bouché' axefvôç '(|ui couvre: — couvert, abrité; res-
serré; compact' (: irl. tlug gall. corn, tew bret. mod. téô 'gros,
épais' < celt. *teg-uo-, v. non.pi/lkr v. h. a. dicchi 'gros') areK-
TiKÔç 'imperméable', lat. tegô -ère 'couvrir' tegulum 'toiture'
teges -efis 'couverture, natte' fègula 'tuile' tectum 'toit' toga
'toge' ombr. tehteï-im 'tegimentuni, tcctorium', v. irl. feg terh
(= Te'YOç) v. gall. tig 'maison' v. bret. hou-tig 'étal)le à vaches
V. irl. tuige 'stramen' gall. to 'toit' v. irl. tuigim -tugim {*togéiô)
'je couvre' coindgim (con-nd-teghn) 'architector, construo' pf.
3. sg. coii-rotdig 'exstruxit' etc. Fick IP 126 sq.), v. norr.
pak ags. pœc v. h. a. dah 'toit' v. h. a. decch{i)u 'je couvre', lit.
stegti 'couvrir un toit' stôgas 'toit' stekfojis 'couvreur' v. slav.
ostegn 'vestis' sfogn 'amas', i.-e. *st(h)ëg 'couvrir'. Curtius''
186. Fick I' 147. :^ii^. UV 176. Zupitza Gutt. 169. - Lavis
de Meringer IF. XVII l;')6s(|. XVIII 26.ôsqq., attribuant à un
\.-e.'^st(h)eg<) le sens de 'fabri(iuer un toit «le chaume, un man-
teau de i)aille, une corde de paille', à un *.nYi// logo-.v le sens de
'tas de paille' ne convainc pas.
ép. poét. aieipaj (seul. prés, et ipf.) 'fouler aux pieds: fouler
pour rendre solide, dur, compact; fouler un chemin, le par-
courir'; aTOiPn f. 'bourre, i)ouchon, (pe'ujç"; aTOx^àlw 'enta.sser':
ion.att.cTTipoç -ou m. 'chemin battu'; (JTipâç.-âboçf. 'lit d'herbe,
de paille, etc.; gîte'; hom. etc. aTitSapôç 'fouK', serré, compact
> fort, robuste; ferme'; aiiTTioç 'foulé > solide"; hom. crTi^n f-
— 906 —
'gelée blanche' : lit. sfaihus 'fort, vaillant' sta?bisl'\wtea.\\' staï-
biai pi. 'os de la jambe, tibias' v. slav. sfîblî stîblo 'tige' stïhlïje
'Ka\d)Liri' lett. stïba 'bâton', lat. tïMa 'os antérieur de la jambe,
tibia ; flûte' (Persson Wzerw. 193 bibl. ; autre avis sur lat. tïhia
chez Walde^ s. v., voy. l'art, crîcpuuv), arra. stèp 'force, contrainte ;
— fréquent ; adv. souvent' .^tipaw stipow 'zélé, empressé' sfipem
'j'astreins' (Bugge KZ. 32, 61. Meillet MSL. IX 154), i.-e.
*steib-] cf. *steibh- dans ion. att. axicpoç -€oç -ouç n. 'masse
compacte (d'hommes, de navires)' (TTicppôç 'foulé, serré, compact
> fort, robuste', skr. stibhi-h 'panicule', et *steq)- dans lat.
stipef^ -itis 'tronc, souche, bloc' stipô -are 'serrer, condenser,
entasser', v. norr. stifr ags. 5f//"raide', lit. stipfi 'se raidir' sfi-
prùs 'fort, puissant' (p. ex. Kretschmer KZ. 31, 383. Persson
Wzerw. 178 sq.), tous élargiss. de *stià{iy *steia- '(se) condenser' ;
voy. s. V. (Tréâp. — L'avis de Fick BB. 6, 215. Wb. P 568 (i.-e.
*steiglf- : lit. stingstu stingau 'cailler' lett. st'mgt 'devenir com-
pact' stingrs 'raide' [qui demeurent des parents éloignés du
groupe]) est à écarter. — Macbain An etym. dict. of the Gael.
lang.^ s. V. taobh et Pedersen K.Spr. 1 1 16 rattachent au groupe
ci-dessus v.irl. tôïb gall. corn, tu 'côté' (en tant que nés de celt.
'^toïbes)^ que Lidén Arm. St. 31 apparente, en tant qu'issus de
celt. ^toigUes-, à arm. thèkn, gén. thikan 'épaule', pi. thikunkh
'dos' (i.-e. *toigU-no-) et que Joues A Welsh grammar 422 dé-
clare obscurs.
I. hom. etc. crieipa (*crTep-ia-, crreipoç adj. f. Eur. Audr. 711) f.
'vache stérile, brehaigne, fi oItokoç Hésych.'; cnépiqpoç 'solide,
ferme, dur; stérile': skr. sfaii-h '(vache) stérile ou qui n'a pas
vêlé', arm. s^er; 'infécond' i^sterdhio-\ voy. Hiibschmann Arm.
Gr. I 492 sq. Pedersen KZ. 38, 224. Scheftelowitz BB. 29,
31 sq.; cf. isl. stirtla < ^sterd- 'vache stérile'. Persson Beitr.
I 435), alb. stjers 'agneau; jeune vache' (G. Meyer Alb. Spr.
416 sq.), lat. sferUis 'stérile, infécond', got. stairô f. 'stérile'
V. h. a. stero 'bélier' m. h. a. sterTce stirke 'juvenca' ags. sft/ric
= *stierc 'veau'; i.-e. *ster- 'être raide'; voy. s. v. (îTepeôç.
Curtius^ 213 sq. Fick P 146. 570. 111*486. Persson Beitr.
I428sq. 431.
II. att. cTte tpa, hom. dat. sg. cneipri A 482 f. 'étrave. Km tô èEéxov
— 907 —
Tfiç TTpuupaç EûXov Kaxà ifiv TpoTTiv Hésych.'. Cf. v. h. a. storro
m. h. a. storre 'tronc d'arbre, bloc de bois', puis les mots rele-
vés à l'art, préc. Persson Beitr. I 374. 428.
aieixuj (Honi. Hrdt), aor. è'atixov 's'avancer, aller'; lioni. poét.
*aTig, gén. cTTixoç, pi. aTÎxeç -aç f. 'ran^^ ran^rée'; att. (Ttixoç
m. 'rang-ée, lig-ne (de soldats, darl)res, etc.); ligne d'écriture,
vers'; hom.ŒTixâcrGai 's'avancer en ligne (soldats, navires, etc.)';
ion. att. (JTOÎxoçni. 'rang, rangée'; (JTOixâç, -dboç adj. f. 'aligné';
(TTOix6îov''marclie (d'où : ombre sur un cadran solaire. Ar. Eccl.
652); sol (*ce sur quoi Ton marche;, surface terrestre; base,
fondement, élément; appui, soutien, signe du zodiaque, etc.' (cf.
pâaiç : Paivo) et voy. pour la sémantique Lagercrantz Elementum
I = K. Hum. Vet. Samf. i Uppsala XI 1 [191 1], p. 3sqq., spéc.
^"i ^(\.):Q\i\'. stighnôti 'monter' ati-sthigham inf. 'dépasser', alb.
.v^e/l•(*s<e//-^t)''passage, entrée, chemin, raie de la chevelure'(<i.-e.
'^stoigJio-s = gr. cttoîxoç. G.Meyer Alb. Spr. 41ô), v.irl. tfagu
ice\t*sfeig-) 'je marche, je vais' ^ec/j^'adventus, aditio, itio'gall,
taifh 'iter' {ce\t. '^tik-t ci; sur le groupe celt. voy. Osthoff Zeitscbr.
f. celt. Phil. VI 414-32), got. .stelgan {— (Jtêîxuj) v. norr. sfiga
a^s.stijan v. h. a. atigan 'monter' v. h. a. steg m. 'passerelle' got.
staiga v. h. a. steiga f. 'sentier, chemin', lit. sf^igr^ 'soudainement'
sfaigi/fi-ft 'se hâter' lett..s-^e«V///,s''se hâter' staigdt 'aller, marcher'
.stiga 'sentier' v. slav. stignqti 'venir (|(i part' stïdza .stlza 'sen-
tier' stîgna 'rue'; i.-e. *sfei({h . Curtius° 195. Fick I' 144.
Ô68. II* 124. \U* 491 sq. — Pour lat. resfighim 'trace du pied,
pas' voy. Walde- s. v.
OTeXeà, ion. -n ï. 'manche de cognée': etc. Voy. le suiv.
aieXXuj (*(TT6X-iuj), fut. cfTeXeoi -uj, aor. lesb. èaxeXXa (Hoffmann
Gr. D.II 317) att. tCTTeiXa. pf. t'aioXa gramm. et eaiaXKa d'après
pf. moy. ê(JTaX)aai, aor. pass. tcnâXriv, sens premier : 'mettre en
place, en ordre, en état, mettre sur pied', d'où trans. 'équiper,
préparer; habiller, vêtir; mander; amener, emmener; envoyer:
amener à soi (hom. (Tt. icriia 'earguer les voiles')', intr. 'aller,
partir', moy. 's'équiper; se vêtir; aller; earguer: — mander':
atoXoç m. 'action de s'équiper, de se mettre en marche, trajet,
voyage, expédition militaire; troupe équipée, armée, flotte; —
étrave, perche d'aviron, cheville, clou, partie charnue de la
- 908 —
queue'; ion. att. OTo\r\ ï. 'équipement, ajustement; vêtement;
armement; expédition'; ion. att. axoXiZiaj 'appareiller, équiper,
vêtir'; ti'âgg. (TtgXiliôç m. "action de s'équiper'; axàXiajxa u.,
-|uôç ni. %'êtement'; att. (TtgXiç, -iboç f. Vêtement, robe, pli';
aTaXxiKÔç 'astringent' (Arstt. Diosc.) ; etc. : skr. sfhdlam stliali
'éminence, haut plateau, payssec, continent, etc.', arm. (Pedersen
KZ. 39, 427) sfeicanem, aor. 3. sg. {e)steic 'je crée', alb. (G. Meyer
Alb.Spr. 416. Alb. St. III 58) stjel {*sfe]nô) 'j'enroule', v.pruss.
stallif 'être debout' lett. stalts 'imposant, majestueux' v. slav.
ateJjq sfïlati 'étendre' (.stoJû '0p6voç, dKaïuviov' ? Voy. Meillet
Études 420) ^), i.-e. tsthel- 'se tenir debout, se tenir immobile,
se dresser, etc.', élargiss. de *sthâ- dans ïcTTriiLii etc.; cf. en
outre skr. sfhânâ-h {^sthalnu s\ — ou, avec n- moy.-skr. < -n-,
R. sthcl-?) 'qui se tient debout, immobile; subst. tronc d'arbre,
cheville, poteau', gr. (JTeXed, ion. -ri f., tardif cTTeXeôv 'nmucbe
de cognée' (ép. aTeiXeùi areiXeiàv avec ail. métr. dans la 1*^ syll.,
cf. Schulze Qu. ep. 175 sq.) att. aieXeéç, épigr. aussi aieXeioç
(Meisterhans-Schwyzer^ p. 43) m/sens EM., aussi 'rouleau pour
étendre la pâte' aiéXexoç -eoç -ouç n. 'tronc, tige (Pind. Hrdt.
att.); fig. bûche, lourdaud' lesb. thess. cTTaXXâ i^sfh/tiâ) dor.
axdXâ ion. att. OTr]Kr\ f. 'colonne', ^) arm. (Bugge KZ. 32, 43)
.stein 'branche, rejeton, tronc, tige' (th. en -n-, pi. sfeluiikh),
lat. stolô -ônis 'rejeton, surgeon; fig. bûche, lourdaud' sfultiis
et stoUdus 'sot', ags. sfela (th. en -n-) 'manche' v. norr. stielr
(th. stelu-) 'the binder part' (cf. ctoXoç en tant que 'partie
charnue de la queue'), lett. stuJms 'tronc d'arbre, membre du
corps humain, bras, jambe' etc. Cf. Curtius ^ 212, Peisson
Wzerw. 63, puis Zubaty SB. d. bôhm. G. d. W. 1895, n« XVI
p. 21 sq., SchrtklerIF. XVIII 509 sqq., Persson Beitr. I 422 sqq.,
travaux où sont relevés de nombreux élargiss. auxquels le grec
ne participe pas. — Les gloses col. cnreXXàiLievar crTeiXd)Lievai
1) V. h. a. stellen 'poser' est un dérivé de v. h. a. stall (gén.
stalles) in. 'place; étable, écurie' <C g'erm. *stactla-, i.-e. *Hthd-dhlo-
(cf. lat. stahulum) ou *sth9-tlô-; cf. Sievers IF. IV 337 sq.
2) V. h. a. stollo 'support, poteau' s'explique par i.-e. *.sthl-7i-
cf. OTaWâ) ou (vo.y. Sievers IF. IV 338 sq.) par germ. *stu-dl-.
— 90!» —
Hésych., (TiroXeîaa." aiaXeicra H., etc. ne suffisent pas pour qu'on
ramène cnéXXuj et son i^roupe ù un i.-e. *.s-qvel-.
(JTe'uPuu 'secouer en piétinant, fouler aux pieds, maltraiter'; (Tieu-
pdZieiv (aor. inf. -àEax EM.) • Xoibopeîv, xXeudZleiv Hésych.: dcr-
Te'iiiPaKTOç 'daTCuopriç' : v. Ii. a. stinupfOn moy.-néerl. stanipen
x.woyy. stappa 'frapper du pied, piler^ Itroyer'; alternance i.-c.
*sten/h- : *.stembh- dans à(TTe|uqpr|ç (voy. s. v. j). 91 et bibl.) axé}!-
cpuXov etc., puis arôiuqpGç m. 'emphase' atô^cpaE, -âKOç 'empha-
tique' (Ar. Nu. 1367) aïoiucpâluj 'user de grands mots' fAr.
Guep. 721); la R. non nasalisée *sfeh- dans cttôPoç (m. ) • Xoibopia,
ôveiboç Hésych,, 'jactance' (Lycophr.) cTTopeîv EM. -ùleiv H.
'KttKoXoYeîv' crTopacf]uâTuuv Xoibopiûjv H.
(jTt'iucpuXov, ord. |)l. -a 'marc dolivcs, — de raisin". \'oy. le préc.
et l'art, àareincpriç p iU (bihl.).
att. arevoç, ion.areivôç, éol.aTevvoçgramm. (*(yTev-Fo-ç) 'étroit';
hom. aieivoç, -eoç n. 'lieu étroit, resserré; ïi^. { = att. (Jxévoç,
-ouç Esch. Eum. 520) anxiété, angoisse'; ép. ion. (TTeiviu (= att.
*crTévuj inusité) 'rendre étroit, rétrécir, resserrer' ; ép.ion. cTTeivuj-
TTÔç, att. (Ttév- 'étroit, resserré; suhst. f. rue étroite: étroit
sentier; défilé; détroit; vaisseau du corps'; aTtvufpoç 'étroit":
iTevLi-KXripoç (Hrdt. IX()4; alternance -u- : -uo-); arâver \(j>Te(-
vexai. au)apépu(TTai Hésych. Pasdéquivalent certain. — \^norr.
•sfinnr 'raide, ferme, dur, fort' = ags. .sNp ni/sens ip. ex. Torj)
chez Fick IIl«4Sl. Falk-Torp EW. 1168) s'en écartent par
le sens; pour skr. sfchia-Ji, arm. stin (Falk-Torp 1. cit. voy.
s. V. aTriGoç. — (Tall. ^iy??o 'vallon' fHenry Hret. s. v. fntoi'i) est
obscur, cf. Jones A Welsh gran.mar 1«)8.
hdui. etc. arévu) (ion. aielvoi < i. e. '^sfeii (o = v. slav. stenjaj
'gémir' = skr. stânati [sfdnifi sfaïKli/nti) 'tonner, gronder,
mugir, bruire', cf. gall sei7iio 'sonare'.s-fl/// 'sonus', v. norr. sft/nin
ags. stunian moy.-néerl. sfènen 'gémir', v. slav. stenjq stenafi
lit. stenh sfeiieti 'soupirer'; cf., sans .s- initial, skr. fihti/ati
'bruire, sonner, tonner' ( = éol. Tévvei • arevei, PpùxeTai Hésych..
i. e. *fen-io-) fauf/N/i 'bruyant, se déchaînant avec fracas' pers.
mod. tuminr afgh. tdua 'tonnerre', lat tonure 'tonner' fouitm
-us 'tonnerre', gaul. Tauaros nom de rivière f*la bruyante'),
ags. punian 'tonner' (voy. Holthausen IF. XVII 294) punor
— 910 —
V. b. a. donar 'tonnerre' v.norr. pôrr "le dieu du tonnerre' (gerni.
*punra-)\ i.-e. *(s)ten- "bruire'; — hom. etc. aievdxu) -ilw tragg.
a^evàl^)J "gémir' (cf. v. norr. stanka "gémir' ags. stenecian
"haleter'), aTevayiaôç m. (îTévaYiua n. "gémissement', hom. Itév-
Tuup E 785, hom. etc. axôvoç m. "gémissement' (cf. skr. stand-h
dans abhistand-h "mugissements', russ. stônû "gémissement',
irl. son "son', v. norr. stynr "gémissement' ags. jestun "bruit,
tourbillon'), hom. àxà-cTTOvoç ('AjuqpiTpiTri) |u 97, hom. poét.
aTovaxtî f. "gémissement', hom. poét. (Jiovaxeîv "gémir', hom.
poét. arovôeiç (ace. f. sg. CTTOvoFecrav GDI. 3189 inscr. métr. de
Corcyre). Curtius^ 213. Fiek I* 59. 145. 442. 569. IF 312.
HP 178.481.
aiepTàvoç ' KÔTrpiuv Hésych. Voy. s. v. Tap^avov.
aTépTw, pf. êaxopTa "aimer, chérir; se contenter de, se résigner
à'-, (TTépYnôpov "cotylet (plante; litt. *philtre); tragg. amour';
aTopfri f. "tendresse' : v. irl. serc gall. serch "amour' bret. serc'h
m.f."concubinaire, concubine'; alternance indo-eur. g : k. Stokes
BB. 23, 58. KZ. 35, 596. 37, 258. Henry Bret. 245. Pedersen
K. Spr. I 78. 186.
hom. att. (JTepeôç, att. aussi aTeppôç ( < aiepeôç) "solide, ferme,
dur; opiniâtre; cruel'; dTÉpicpoç (JTepéjuvioç "solide, ferme, dur' :
irl. seirt {*sterti-) "force' gall. set'th "raide, fixe', ags. stierne
"sévère, austère, \-\^\à.Q.^^oi.and-staûrran "murmurer (*s'opposer
à)' V. h. a. sforrên "s'élever avec raideur' m. h. a. starren "se
raidir' (Curtius'^ 213. Fick IP 313. IIP 485sq. Persson Wzerw.
63 etc. Beitr. I 428 sqq. II 786 sq. 889); i.-e. ""ster- "être raide',
qui a prob. qq rapport avec *st{h)â- "être debout'; voy. les art.
aTeîpa 1. II, CTTripiluj, aiôpOuYS, aiprivriç, cTxpKpvôç, xépvaH.
hom. etc. atepéaj -ûù (att. axepicTKUj seul, prés., pass. (7xepo)uai),
fut. axepriauD et (Esch.) crxepOù, aor. èffxépricra et (v 262) -eaa,
aor. pass. ptc. cfxepeiç (Eur.) "priver, spolier' : m. irl. .serbh
"larcin, vol' {*steruâ. Stokes BB. 19, 109), got. stilan v.norr.
stela V. h. a. ags. sfelan "voler' (pour germ. ^steran, avec in-
fluence de ^lelan "cacher', cf. ail. mod. stehlen tmd Jiehlen,
selon Osthoff PBrB. 13, 460 sq.; voy. aussi Ublenbeck PBrB.
30, 310). — Autre avis (à part m. irl. .serhh) chez Prelhvitz^
433.
- 911
hora. etc. axépvov 'partie large et plate qui forme le devant de
la poitrine, sternum, poitrine, poitrail'; poét. eùpù-arepvoç 'à
la large poitrine, au large sein (Taîa, oùpavôç, etc.j'. Cf. les
formations par -n- skr. stir-nd-h 'répandu, épandu', gall. .sani
f. 'stratum, pavimentum', v. h. a. stirna ïrons' '^dérivation par
-{i)ia-) ags. .sfeornede adj. 'frontosus', v. shiv. afrcma l'slav.
comm. *storna) 'côté, endroit' v. pruss. strannay f. pi. 'reins'
Wi.strëno.s f. pi. 'reins, croix' (Herneker Preuss. Spr. 324; voy.
aussi Trautujann Apr. Sprd. 4.^9j; i.-e. ""ster-, voy. s. v. aTÔpvùm.
Fick P 5H9. II' >}13. Ostlioff Zeitscbr. f. celt. Pbil. VI 41.;.
Brugmann (îrdr. 11^, 1, 257.
bom. etc. (JTepoTriî f. 'éclair'. Voy. s. v. àaipânn p. 92.
CTépcpoç, -eoç (Ap. Rb. Lycopbr.; Tepqpoç Nie.) n. 'peau forte,
cuir'; dor. arpécpoç m/sens Hésycb.; cf. (JiépcpviGv cfKXnpôv,
aTepeov H., irl. ussarb {*ud-sferbha) 'mort, f.', i.-e. 'sferbh-,
élargiss. de *st\h)er- 'être raide', cf. aTepi(poç arpKpvôç et voy.
l'art. aTcpeoç; cf. aussi 'i.-e. *sferhh-, ou *sferp- -. lat. forjJeo
-ère 'être engourdi', v. slav. u-trûpHi lit. tirpstù tirpti 'se
raidir') v. uorr. stiatfr 'qui a la boucbe dure (cbevalj' .sfiarfe
'tétanos' stirfe7in 'entêté' sfarf'pemc, effort' v. b.a. sferban
ags. sfeorfan 'mourir (*devenir rigide)' etc. Voy. Walter KZ.
12, 411. Curtius'^ 213 sq. Persson Wzerw. .57. 185. Beitr.
I 437 sqq. Noreen Abriss ^9. Torp cbez Fick III' 487. Franck-
van Wijk EW. s. v. st en-en.
boni. poét. cTTeÛMai seul. prés, et ipf. 'se tenir debout \ 584;
affirmer, j)réteudre, promettre' : got. .stiurjan 'étai)lir' v. b. a!
stiura 'support, gouvernail, etc.' stiiu-i 'fort, imposant, fier'
(Brugmann IF. VI 98), i.-e. ^stheu-, parallèle à "^sthau- dans
(JTaupôç, voy. s. V. et Persson Beitr. II 714sq. (bibl.,.
bom. etc. aiecpin 'répandre autour, entourer, ceindre: postbom.
couronner'; tragg.(TTe(poç,ouçn.'couronue,guirlan(le; libation';
aiecpavoç m. 'cercle d'une armée N 736; enceinte d'une ville;
couronne'; boni. etc. aTeqpdvn i"- Vebord dun casque: bandeau,
diadème; cornicbe d'un rocber; enceinte de tours; etc.': bom!
etc. (Txeqpavoûv 'ceindre, entourer: couronner'. Le sens de ces
mots rend très douteux le rapport ^ Zubaty SB. d. bobm. G. d.
W. 1895, n» XVI p. 14.sq.) avec lit..s-^e/,M//,^'moyeu^'. Mt.stobas
- 912 -
^idole' lett. stebe "mât' stahs "pilier, poteau' etc.; got. nom. pi.
'^staheis dat. pi. stabim "tù (TToixeîa', qui ont été mieux à propos
relevés s. v. àcriejucpriç p. 91; balt. h- est au surplus ambigu
(i.-e. -h ou -hh-).
hom, etc. (TttiGoç, -eoç -ouç (airiOéujv è'Euj Pind. fr. 218) n. "poi-
trine; partie charnue de la main ou du pied; banc de sable'.
Détail phonétique peu clair; le mot est tout proche du groupe
(JTriviov (JTiiBoç Hésych., airivia n. pi. "fête ath. en l'honneur
de Dèmètèr', skr. stdna-h "poitrine féminine, tétin, mamelon'
zd fstâna- {^pi^tàna-) pers. mod. pistân {*p9stdna) "poitrine
féminine', sirm.stin, gén.stean (vocalisme obscur; voy. Hiibsch-
mann Arm. Gr. I 493) m/sens; à côté de "^{p).stèn- un *spê7i-
dans lit. spênys "tétine; luette', v.norr. spene ags.spana v. h.a.
spunne "tétin, trayon" etc.; cf. p. ex. Uhlenbeck Ai. Spr. 342.
ion att. arriXri f. "colonne'. Voy. s. v. axéXXuu.
(TTriiaujv, -ovoç m. "chaîne du métier vertical des tisserands' (Hsd.
Aristoph. Plat.) : lat. stâmen -inis m/sens, R. sthd- (Curtius'^
211); cf. au point de vue formel skr.Mthàman- "lieu de séjour,
force', got. stôma "uTTÔCTTacTiç, substance', lit. stomtt "stature,
taille' russ. dial. (Pogodin, voy. IF. XXI Anz. 106) stamik
"une sorte de colonne de bois'; cf., avec un autre degré, m. irl.
(Fick II* 312) samaigim "pono' gall. sef'yll corn. seveU "stare'.
hom. etc. cTTripiZiuj, fut. -lEuj "appuyer; intr. s'appuyer, se fixer";
(TTfîpiTH, -iTTOç f. "appui, support'; axfipa * xà Xi9iva TTp66upa
Hésych. : axepeoç, (Jxeîpa "étrave' (voy. s. vv.). Curtius'' 213
Persson Beitr. I 373 sq. — Gr. (JKripÎTTxuj "appuyer' (Fick BB.
16, 284) est à écarter; voy. s. v.
(Txiâ f. cTxîov "petit caillou'; ttoXûcjxïoç "caillouteux' (Call. Nie).
Voy. s. V. axéôtp.
hom. (Txîpri f. "gelée blanche'. Voy. s.v. axeipuu (pour la séman-
tique cf. iraTOç Tràxvri : TTr|YVû|ai).
axipi n., {Jxifi)Lii n., (Jximaiç, -iboç et -euuç f. "noir d'antimoine'
< ég. stm dém. stim, cf. copt. CGHM CTHM; bibl. chez Lewy
Fremdw. 247 n.
ffxipoç m. "chemin battu'; crxipapoç 'foulé'; etc. Voy. s.v. axeipuu.
posthom. axiZia) (*(yxiY-iu;j, fut. cfxiHuu "piquer ; tatouer; marquer au
fer rouge'; crxiYiua u. "piqûre ; tatouage; moucheture'; (JxiTluri f.,
— 913 -
ariYliôç (Escb.) ni. 'piqûre': att,aTi-f|LiaTiciç, -ou, iou.iiiç, -euu m.,
axifwv, -uuvoç 111. 'esclave marqué au fer'; aiifeùç, -éoiç ni. "ta-
toueur'; (TTiKTÔç 'pointillé, tacheté' : lat. in-.stîgo -are 'pousser,
exciter, animer', prim. 'picpier, aifruillonner' in-sfinguô -ère
m/sens etc. onibr. a n s t i n t u 'distin^uito' (*-.sfmry^^or/), got.
Mtiks m. (?) ags. stice v. h. a. .stih{h) 'point' ags. .stician 'piquer;
intr. rester fixé' (v. h. a. stehhan v. sax. stekan 'piquer' remon-
tent prob. à un gerni. connu. *stek- ''^stak- parallèle à *stik-;
i.-e. *steg- ^-stog-, d'où peut-être luss. stegâU 'piquer, fouetter',
que d'aucuns rattachent directement à *stig), lit. stingù stigaù
sVigti 'rester tran(|uillement qq part' lett. st'igf 's'enfoncer'-, des
formes sans ,s- initial <lans skr. téjate 'être aigu' fejdi/ati 'ai-
guiser' tiktd-h 'aigu, amer' ^ij7?»d-^ 'pointu, aigu' têjah n. '*pointe
(le la flamme, éclat; énergie' zd taeya- taêza- adj. 'aigu', subst.
m. 'tranchant' tiyra- v. pers. tigra- 'pointu' zd tlyns pers. mod.
tir 'iv?ài\ V. gall. tigoni 'naevi' (Curtius'^ 214 sq. Fick I' 144.
221. 569. IIP 490 sq. Franck-van Wijk F\V. s. v. steken), i.-e.
*{s)teig- *{s)fig-, élargiss. d'un *stei- *sti-, à quoi remontent
lat. s^^^^<s 'pieu; poinçon, style' {*.sti-h-) sf innd us ''aïgniWon',
zd {s)taêra- 'pic, sommet d'une montagne' (*s^o/-/o-. Lidén IF.
XIX .322 sqq...
boni. etc. (TTÎXpuj 'briller, resplendir'; att. aiiX^ii f. "lampe' (cf.
llésych. s. V.); hom. etc. cttiXttvôç 'brillant': v. irl. sell 'œil'
sellaim'ie regarde' gall. inf. si/llu corn, .s-////// bret. sellout (celt.
*stil[p]n-). Fickll'Hi:;. Henry Hret. 24ô. Pedcrscn K. Spr. I
78 sq.
aiiXii f. 'goutte d'eau' (Ar. Guêp. 2i;> contient la forme réduite
'■'sf't- de i.-e. *sfiâ(i^- *stei(i- 'se condenser" étudié s. v. aiéàp;
cf. le degré *stt- dans lat. stirl(( 'goutte qui pend, glaçon' ' dini.
sfîlla 'goutte'), V. uorr. (Persson BB. 19, 283) sfirHr 'stiffness
in the eyes', lit. sti/ros àki/s 'yeux fixes' .s-tyrstù stt/rfi 'se rai-
dir, se congeler' stijrmi sfi/rofi 'être là raide et lourd'.
ion. att. CTTÎcpoç, -eoç -ouç n. 'masse compacte'; (TTiqppôç 'foulé;
serré, compact'. Voy. s. v. aieipiu.
(jTixoç 111. 'rangée, ligne'. Voy. s. v. aieixLu.
att. axXeYf iç> -^hoç f. 'racl(»ir, strigile, curette longue à bord
mousse; sorte de tiare'. Ktym. obscure; formes multiples : att.
58
— 914 —
épigT. aieXTTiç, (TtêXtiç (Polyb.; cf. (TTe\Y(cr|uaTa n. pi. 'sueur
ou crasse enlevée par la (TTXeYïiç' Lycophr.), cttXiytiç (Délos),
(TTpeYTÎÇ (Héraclid.), (Tiep-fiç (H'^ s.ehr. Artémid.); voy.Kretsch-
raer KZ. 33, 472 sq. Brugmann IF. XXX 375. — Lat. stngilis
'étrille' (Curtius^ 380. Persson Wzerw. 185. Fick GGA. 1894,
p. 246) est à écarter ( : stringô -ère 'effleurer, etc.'; cf. Walde*
s. V.); lat. tergô -ère fergeô -ère 'essuyer, frotter' (Petr BB. 18,
284. Sutterlin IF. IV 96. Walde^ 774) est aussi à écarter, en
raison de l'époque très basse où criepTiç est attesté et parce
que vrais, tergô < ital. Hrîgô; cf. Ostboff MU. IV 1 sq. Brug-
raann 1. cit.
att. aïod, à côté de cïToid (Ar.Eccl. 676.684.686), éol. cfTuuiaGDI,
273, 2. Il f. 'portique ou galerie à colonnade; etc.'; aTuu'ibiov
dira.; (JTuuiKÔç 'de l'école du Portique'. Gr. comm. *(yTUjF-iâ
'*série de colonnes' procède d'un *(TtujF-6-ç 'une colonne' (i.-e.
*sthôu- : *sthdu- : *sthû-) et est dès lors parent de skr. sthûnâ
'pilier' gr. (JtûXoç et des mots relevés s. v. araupoç; cf. L.
Meyer IV 269. Reicbelf KZ. 39, 43 sq.; le degré '^sthôiui-
aussi dans aïOùjuiE' boKiç EuXlvri Hésych., cf. Solmsen Beitr.
I 131.
(TTÔpoç m. 'jactance' (Lycopbr.), Voy. s. v. aiejuPa).
ion. att. aroixoç m. 'rang, rangée'. Voy. s. v. cTTeîxuu.
(îTÔXoç m. 'action de s'équiper; etc.' Voy. s. v. (JréXXa).
bom. etc. aià^a, -aïoç (éol. cTTu.ua Tbéocr, XXIX 25; cf. Hoff-
mann Gr. D. II 402) n. 'boucbe; face, front d'une armée; pointe
(d'une arme 0 389), trancliant ; emboucbure, etc.' : zd staman- m.
'gueule (du cbien)', gall. safn 'mâcboire' corn, sfefenic 'palais'
moy.-bret.-s^rt/frt hret.mod. staon g-dW. i/stefaig v.hYetisfomid
'palais' (celt.*s^om«-. Fick II'*312. Henry Bret. 252. Pederseu
K.Spr. 178. JonesA Welsbgramniarl09. 149),gotstibna{germ.
comm. -bn- < -mn- ; vocalisme -e-) ags. stefn v.fris. st/fne' voix'
(par influence des cas obliques *sfimin- etc. naquirent v. b. a.
stimna v. sax. stemna ags. stemn 'voix', d'où v. b. a. stimma
V. sax. stemma. Brugmann Grdr. P 383; autre avis cbez Falk-
Torp EVV. s. V. stemme T.). De là (JTO|aoOv 'fermer la boucbe
à, museler; — déboueber, ouvrir; — aiguiser; tremper (le fer)',
0"T6|uuu)aa n. 'emboucbure (Escb.) ; — trempe d'une arme; fig.
— 915 —
vigueur'. — Les avis de Petersson IF. XX 368. XXIII 386 sq.
sont à écarter.
CTTÔiuaxoç m. 'gorge f 292. P 47; col de la vessie, de l'utérus
l'Hpc.)'; après Arstt. 'orifice de l'estomac', d'où : 'estomac' :
cTTÔiLia; -axo- < i.-e. -ngho- = germ. -maja- (Brugmann Grdr.
IP, 1, 486. 513); cf. pour la sémantique irl. mén 'bouche' gall.
itiin 'lèvre' bret. min 'museau' f^celt. *mêkno- ou ^mèknd) :
V. h. a. mago 'estomac' (alternance i.-e. ê : d. Pedersen K. >Spr.
I 125).
(jTÔiucpoç m. 'emphase'. Voy. s. v. (JTé)apuj.
aTÔvuE, -uxoç m. 'extrémité des ongles ou des griffes (0pp.;;
pointe ou tranchant (d'une pierre, d'un rocher); pl. ciseaux
(Anth.)', cf. aiôvuxeç" xà eiç ôEù XrjYOvxa, Kai xà ctKpa xOùv
ovùxujv Hésych., crxôvuErKépaai H. Fick I^ 569 (cf. Sutterlin
IF. XXV 70, qui admet une alternance i.-e. *stemcgh- : *sferdgfi-)
a conjecturé un rapport avec (Txaxuç m. 'épi' (en tant que né
de*stpgh-), v.norr. sfhiga 'piquer, etc.; le détail fait difficulté.
(Txopeoç* Yct^voTTOiôç Hésych., aussi 'planchette' ( = eaxûpa)
recevant le xpÙTiavov ou tourniquet, dans l'allumage du feu :
(TxôpvO|Lti.
<Jxôp6uY5, -uYTOç m. ou f. 'pointe, spéc. défense de sanglier
(Lycophr.), andouiller (8oph. Anth.), promontoire (Lycophr.)';
ax6p9r|* xô ôEù xoû bôpaxoç, Km éîTibopaxiç. I.-e. *.sfherdh-
iv. Dorr. stirdr 'raide, dur, sévère' stord 'tige verte' peuvent
remonter à i.-e. *stherdh- ou *sthert-} est uu élargiss. de '^sfher-,
voy. s. vv. (Jxeîpa I. II. crxepeôç : cf. germ. *stert- < i.-e. *stherd-
dans V. h. a. m. h. a. sterz ags. steort v. norr. stertr 'queue'
m. h. a. starzeii sterzen 's'élever avec raideur; diriger avec
raideur vers le haut' v. norr. sterta 'tendre, raidir' sfirfla 'dresser'
upp-stertr 'altier, fier, hautain' et (degré réduit) m. h. a. stiirzd
'trognon' et bc]) d'autres, lett. sfersfe {^sterdte) 'ranchc (c.-à-d.
pieu qui soutient les ridelles d'une charrette)'; cf., sans .s- initial,
lit. tursas (*turfs- *trds-) 'le derrière', irl. (Zupitza BB. 2b,
97 sq.) fan- ['^'torfs-) 'partie postérieure, queue', norv. dial. fort
'croupion'. Curtius-' 213 sq. Fick l* 570. Ill» 487. Falk-Torp
EW. s. V. sfjert. Franck-van Wijk EW. s. v. staaH. Persson
Beitr. I 433 sqq.
- 916 -
ion. att. (JTopvùiui (seul. prés, et ipf.: aiopv- < *aTujpv-, i.-e.
*i>tf-n- selon Brugmann Grdr. P 474), hom. etc. (JTopévvû|ui ^)
(fut, axopéauj, pf. pass. éaropeaiuai) 'étendre; joncher, tapisser;
aplanir', posthom. aTpuuvvO|ui -) et tardif aTpuuvvûuj (fut. (TTpuuauu,
pf. pass. êaipuiiuai) 'étendre (un tapis, etc. Plat. Plut.)'^);
(JipuJTÔç 'étendu ; recouvert de choses étendues (tapis, étoffes,
etc. ; i.-e. *st['fô-s = lat. stratus zd star^ta- 'couvert', cf. skr.
stlrud-h 'répandu, épandu'; ou i.-e. '^strô-, degré fléchi d'un
*st(e)rê- selon Persson Beitr. Il 631 n.2 ?)'; crtpujiLia n. 'ce qu'on
étend (lit, couverture, tapis, etc.)'; (TTpuuinvri, dor. -d f. 'couche;
couverture de lit; toison (Pind. f : skr. strnôti strnâti 'étendre,
épandre' stdrlman- 'extension, dispersion' stlrnd-h strta-h ptc.
'répandu, étendu' zd star- 'sternere' stdr^naoHi 'sternit', alb.
strin 'j'étends' {*strniô. G. Meyer Alb. Spr. 418. Alb. St.
III 78), lat. sterno -ère strûvi 'étendre; aplanir; joncher,
tapisser; terrasser, renverser' stràmen 'paille étendue à terre,
litière' stragës 'action de renverser, ruine; défaite, carnage'
sfrâgulus 'qu'on étend, dont on enveloppe' struO -ère 'élever en
entassant couche sur couche', mAr\. fo-sernaim 'j'étends' srath
'rivage, vallée' gaW. ystrad v. hret. ist7'at 'plaine' bref. mod.
strâd 'fond' (celt. *sfra-to-) gall. sarn 'stratum, pavimentum'
ystarn 'ephippium' (i -e. -f-\ avec i.-e. -er-'. bret mod. stem
'cadre, châssis, etc.') v. bret. strouis gl. 'stravi' (Fick IV 313.
Henry Bret. 253. 255. Osthoff Zeitschr. f. celt. Phil. VI 412
et n. 1. Pedersen K. Spr. I 52. 81), got. straiijan v.norr. strà
ags. stréowian v.h. a. strawjan strewen 'répandre' v.h.a. strào
'litière' hetti-streuui 'lectisternium' v. norr. strqnd ags. strand
'bord, rivage' etc., v.slav. -stiro, -strèti 'sternere'; \.-Q,.^sterà^{u)-.
Curtius^215sq. Fick P 146. 333. 569. IIP 485. 502. Persson
Beitr. I 448 sqq. II 643 sq. 787 sq. Voy. s. vv. cTTépvov aiparôç.
— Pour gr. ùdTrip voy. s. v. p. 91.
1) Le prés, n'est pas hom.: il a été refait sur aor. èotdpeaa
pf. pass. èaTÔpeaiuai d'après le rapport p. ex. de riiaqpi-eaa -eaïuai à
à|aqpiévvO|ni. Brugriiann-Thumb Gr. Gr.* 338 (^bibl.).
2) aTpiJbvvO|ui a été refait d'après Z;ujvv0|ui (cf. OTpûjaai : Z^golx).
Brug-mann-Thumb loc. cit.
8) Pf. éol. èoTÔpoTai vrais. < *èaTapaTUi. Brugraann Grdr. 1-
418; voy. d'autre part Hoffmann Gr, D. II 585.
— 917 -
(Trop X «2e IV eiç ariKoùç KaxaKXeieiv tù Po(JKrî|aaTa Hésych.;
(TTopxâduu" auYKXeiauu H. : russ. sfroga et o.stroya "garde, f.'
o.s•<ro_7^< 'prison' strogij 'sévère, dur'; le groupe est apparenté
à (TTepeôç. Zubaty SB. d. bohm. G. d. W. 1895, n» XVI p. 29.
att. aroxoç ni. 'but visé; conjecture'; OTOxàloiim 'viser; fig.
avoir en vue; tendre à, reciiereher; conjecturer'. Voy. s. v.
(TTàxuç.
(JTpapôç 'tordu'. Voy. s. v. (TTpepXôç.
ajç)àfï,géT\. aipaYToçt". 'goutte exprimée' (Arstt. Mén.); cTTpafTÔç
'exprimé goutte à goutte'; aTpafYeùo)aarfaire des détours, traîner
en longueur'; (JTpaYfâXn f. 'lacet, cordon; fig. anxiété'; (TipaY-
YaXiç, -iboç f. 'lacet, cordon'; aipOTTaXoCv 'tordre, étrangler'
(> lat. sfram/iihf); à-aoo'TÇ)aTfo.\il[X) 'étrangler'; ion. att.
(JTpOYTÛXoç (avec o pour a devant u selon J. Sciiraidt KZ. 32,
H81) : m. irl. srengim 'je tire^ je traîne' irl. iiiod. sreangaim
'je lie, je traîne, je tiraille' sreang 'corde' (Znpitza Gutt. IsOsq.
KZ. 36, 6U. Pedersen K. Spr. I 81), lett. stringt 'se raidir, se
dessécher' ('*se contracter';, i.-e. *streidg- *); les mots celt. et
lett. peuvent aussi remonter à la variante ^streidgh- dans v.norr.
strengr ags. stren;^ v. h. a. straiic (germ. *strardji- > 'corde'
V. norr, strangr 'violent, inflexible, sévère, rigoureux, rude'
V. 11. a. strangi 'fort, puissant, valeureux, dur, rude, inexorable'
(germ. *strau;^a- '^atrcm^^ia-, sens prini. '*tendu, raide'/; cf.
*st{h)ereg- 'être raide' dans germ. *sfarka- 'fort' germ. occ.
*straka- *stralJca- 'raide', tous élargiss. de i.-e. *st{Ii)er- 'être
raide'; voy. s. v. aTepeoç. Cf. Curtius'' 380 sq. Fick V .ôTO.
.071. III' 498 s(i. Persson Beitr. I 400 n. 1. Il Sm n. 1. 867
n. 1.
poét. (TTpâTTTUj 'lancer des éclairs' (Sopli. Ap. Illi.). Vuy. s. v.
àarpàîTri p. 92.
1) Selon Fick 1' 570. 571, Walde-' s. v., Franck-van Wijk EW.
s. v. strijken, etc. lat. stringô « *strengô, avec i analogique dans
ptc. strictus) 'serrer, resserrer, coiiiprinier, presser' est à distinguer
de stringù 'effleurer; cueillir; dégainer' ( : g"r. arpiTs 11.^; Persson
Beitr. II .S67 n. 1 veut concilier les sens en partant d'un unique
*st{e)ring- parallèle à *st{e)reng-.
— 918 —
hom. etc. arpatôç, éol. cripôioç, béot. aipoi- (Hoffmann Gr. D.
II 357 sq.) m. "troupe, foule, peuple (Pind. tragg.) ; division
du peuple, armée' (cf. crét. (TTapTOç [< CTipaTÔç par métathèse]
'févoç, lat. gens', cTTapTOi • ai tàgeiç toû TTXri6ouç Hésych.) < i.-e.
*strt6-s (= skr. strta-h 'répandu, épandu'), ptc. érigé en subst.
de R. ster- 'étendre' (voy. s. v. (JTopvûiui) ; cf. en dernier lieu
Persson Beitr. I 451 sq. (bibl.). 644. 787. — On a vu dans
CTipaTÔç, en tant qu'issu de *sfrntâ-s, un proche parent de irl.
(VVindisch IF. III 80sqq.) frë^ 'troupeau' {Hrento-m), v. slav.
(Zupitza KZ. 36, 55) trqtû 'agmen' {*tronto-s), qui sont en fait
tout proches de norv.,çfrmc? 'rang, troupe' (Persson op. cit. 1448),
mais éol. aipÔTOç indique bien un -pa- < -r- (Solmsen Glotta
I 78 sq), et la parenté n'est pas immédiate. — De là (Tiparid,
ion. -ri f. 'armée; troupe; expédition militaire', (JTpaTeiâ, ion.
-ilîri f. 'expédition militaire', cfTpaxeuai 'servir comme soldat,
faire campagne', hom. aipaidaGai (ipf. ècTTpaTouivTOJ 'être
campé', aipaTiubiriç, -ou m. 'soldat', cTTpaTÔ-Trebov 'le sol sur
lequel campe une armée, campement, camp ; troupe campée', etc.
ion. att. (TTpepXoç 'tortu; courbe; louche; fig. rusé; pervers';
ion. att. aipepXoOv 'tordre'; cTTpépXri f. 'cabestan; instrument
de torture'; cTipôpoç m. 'tourbillon, tournoiement' (Esch.); arpo-
PlXoç m. 'toupie; tourbillon, ouragan; pirouette; pomme de
pin, etc.'; cripopiXôç adj. 'qui tournoie en spirale' (Anth.); dipo-
peîv 'faire tourner en tous sens; fig. agiter, bouleverser'; (Tipa-
P6ç {*strh-) 'tordu, tors; louche'; cripàpriXoç f. 'coquillage'; cripà-
Pujv, -uuvoç m. 'louche' (Zxpàpujv, IrpaPaH); cripôiupoç m. 'tour-
billon; toupie Z413; fuseau; coquillage; pomme de pin'. I.-e.
*streb- 'tourner, tordre', à côté de quoi *strebh- dans (Txpécpuu,
voy. s. V.; voy. aussi l'art, àcripàpr) p. 91. Pour lat. (ombr.)
sfï'ëhula -ôrum, aussi -a -ae f. 'chair des cuisses des victimes'
voy. Walde^ s. v. (bibl.).
hom. aipeÛTOiuai (seul. prés, et ipf.) 's'exténuer, se consumer,
dépérir'; axpeuYebuuv, -ovoç f. 'strangurie' (Nie). Le sens pre-
mier étant '*s'user par le frottement', cf. v.norr. striûlxa 'passer
la main sur, frotter, essuyer' v. h. a. striihhôn 'broncher, tré-
bucher', lett. strûgains 'rayé' v. slav. struéq strûgati 'radere,
tondëre', i.-e. *st7'eug- (parallèle à *streig- dans gr. OTpiy^, lat.
- 919 —
■itriga 'antlain'j, clargiss. par -g- d'un *st{e))'eu- 'étendre, etc.',
voy. 8. V. cTTopvûiai. J. Schmidt Voc. I 161. Bezzenberger BB.
4, 350 sq. Fick P 571. Ill^ 503. Persson Wzerw. 185. Beitr.
II 867. Meillct MSL. XIV 363.
(J T p é 9 uu, pi". è'cTTpoqpa, pf . pass. êaTpa|U)aai trans.'tourner ; retourner ;
enrouler; tordre; fig. méditer', intr. 'se tourner; se détourner';
CTTpévjJiç, -euuç f. 'évolution' (Arstt.); (jTpé|Li)Lia n. 'luxation ''Hpc.
Déni.j; colique (Diosc.)'; axpoqpri f. 'action de tourner'; lioui.etc.
cripôqpoç m. 'cordon, lacet; — colique'; ajpàcpxfl, -Tfoç ni. (f.)
'pivot, gond de porte; vertèbre'; hom. etc. aTpoqpdXiYH, -ittoç f.
'tourbillon ^de poussière); tour, circuit; etc.'; (JTpocpeûç, -éuuç
m. 'gond de porte'. I.-e, *strehh-, alternant avec *sfreh- dans
(JTpepXôç, voy. s. v.
axpri vrjç, -éç et aiprivôç 'aigu, perçant (bruit)', cf. Hésych. s.vv.
arprivéç aipnvév; (jTpfivoç, -eoç -ouç n. 'orgueil, insolence';
aTpnvoç ni. 'désir violent'; aTpiivôcpuuvoç 'à la voix rude'; (JTpn-
vi)Z;uj 'barrir' ; cTTpriviâv 'être orgueilleux ; vivre dans la mollesse':
lat. sfrênuos (cf. pour le th. en -ti- cfTprivùZiuu) 'diligent, em-
pressé, agissant, vaillant', gall./r/?i f. 'peine, combat' {*[s\trènâ),
v. norr. s-tridr strid 'strong, hard, stubborn, harsh, severe' ags.
stijnie 'sévère; sérieux, dur, etc.' norv.. sterra 's'évertuer' etc.,
lett. sfarigs ^diligent' v. pruss. stilrnairi.'ik'nn 'sérieux, subst.'
russ. starât'isja 'se donner de la peine, s'appliquer à'; i.-e.
*sterèi- 'se manifester avec énergie, sérieux, rudesse, force',
élargiss. de *ster- dans axepeoç etc. (voy. s. v.). J. Schmidt
Voc. II 352. Fick II' 137. 111 ■ ôul. Persson Wzerw. i>24 n.
Beitr. I 429. 732. 787. Walde^ 743 sq.
I. Ojpiyt, gén. atpiYYoç f., aussi drpit, aiXiE, cf. aTpÎYXoç"... oi
bè vuKTOKÔpaKtt Hésych. 'un oiseau nocturne, hibou, effraie (V)':
lat. strix, gén. strigis 'strige, hibou', i.-e. '^strei-(j- 'siffler,
rendre un son vibrant', à côté de (|Uoi *{s)frei-d- dans gr. Tpiluu
lat. strideô.
II. ffTpÎY^ (ou (TipiS), gén. (TipiYYÔç f. 'cannelure, sillon, ligne,
raie' : lat. stringô 'effleurer, raser, toucher légèrement, etc.'
sfriga 'andain; sillon, ligne' sfrigilis \4rille', v. h. a. sfrihhan
ags. strican v. norr. stri'/kua 'frotter' got. .'itriks v. h. a. stricli
'trait, ligne', v. slav. sfrigq strièti 'toudëre' v. pruss. sfrigli
— 920 —
"chardon'; i.-e.*streig; élargiss. de *sf(e)rêi- ou *sf(e)m- dans
V. h. a. strîmo 'raie', lat. .<itria 'rainure, cannelure, raie, strie';
voy. s. V. (JxpeÛYOïuai. Fick Wb.^ 54. F 570 sq. IIP 500 sq.
Frôhde BB. 7, 122. Petr BB. 18, 284. Persson Beitr. II 787
n. 2. 832. 866 sq.
aTpiqpv6ç'dur,ferme'(Hpc. Plut.) < i.-e. *.str-i-bh- {d.*st€r-i-hh-
dans (TTépicpoç, *ster-hh- dans cTTépqpoç) : moy. -bas-ail. et bas-ail.
mod. stref (strif) 'raide' moy.-néerl. strècen 's'efforcer, s'op-
poser à, résister à' m. h. a. streben 's'efforcer, tâcher, lutter; se
mouvoir vers un but; se dresser, etc.' (germ. *stnbôn; cf. le
degré *sfreihh- dans v. néerl. strijven 'faire effort, combattre').
Fick 1^571. III^ 501. Persson Beitr. I 442. 865. Voy. s. v.
(TTpÛCpVOÇ.
(Tipôpoç m. 'tourbillon'. Voy. s. v. aipe^Xoç.
arpOTToXoç 'rond, arrondi; trapu'. Voy. s. v. (TTpotYH.
arpoiLiPoç m. 'tourbillon; toupie £ 413; etc.' Voy. s.v. aipe^Xôç.
CTipouSôç, att. (JTpoûBoç g-ramm. (sur ce double accent voy.
Bally Mél. F. de Saussure 11 n. 2. 28) m. (f. B311. 317)
'moineau, Passer domesticus L.', m. et f. 'autruche, Struthio
camelus L.' (dans ce sens aussi hellénist. crTpou6oKd)nr|\oç f.).
On a supposé un gr. comm.*(TTpou(J6oç(?) : Y.h.?i.drosca (germ.
*p7'aus]^6) ngs. d)'ae.<^ce {*pi'auskan-) prisce pryssce g\. angl.
thrush {*prûsMcm-ygYiye,\ puis Ut.strâzdos lett.strafds v. pruss.
tresde v. norv. prostr {*prastuz) lat. turdus (dial. pour Hordiis
< *ti-zdo-s. Ernout El. dial. 62) 'grive', irl. friiid trod {^trozdi-.
Fick W 139) gall. dnidwij 'étourneau', russ. drozdû (d- pour
f- par anticipation du mode d'articulation exigé pour la syll.
subséquente. Solmsen KZ. 37, 579) moy.-bulg. drozgù 'grive',
Sig8. pyôs-tle {*pi'amstalôn-) 'grive'; le vocalisme radical fait
difficulté et les sens diffèrent; cf. Solmsen IF. XIII 138 sq.
(bibl.). Berneker EW. 227sq. Walde^ 799. Robert Les noms
des oiseaux en gr. anc. 26sqq. (bibl.). 119 sq. — cfTpoOç' ô
(JTpouGéç Hésych, est vrais, une création secondaire; autre avis
chez Fick KZ. 42, 291.
posthom. arpDqpvôç 'd'une saveur acre, acerbe; fig. âpre, morose;
rigide (Hpc.)'; axpùcpvÔTriç, -rriTOç f. 'saveur acre; caractère
morose' : v. h. a. strûhèn m. h. a. strûben 'être hérissé (poils,
— 921 —
plumes); traiis. hérisser'; i.-e. *sfreubh- *xfrubh-, parallèle à
*sfreibh- *strihh- (voy. s. v. (TTpiqpvôç); cf. '^streup- ^strùp- dans
V. slav. strûpïtû 'asperitas' strûpïtinû 'Tpaxûç' strupû 'blessure',
puis V. sax. sfrûf 'hérissé' moy.-néerl. .sfrM/" (prégerm. *strûp-
ou *.strûbh-) 'hérissé, rude, inégal, non uni; 'en parlant de per-
sonnes:) rude, sévère, brusque', etc.; *sfreubh- ^streup- sont
des élargiss. de *sfreu-, lui-même élargi de *.ster- 'être raide'.
Persson Wzerw. 185. Heitr. I 445 sq. 11 X&b. h^t. strfuna
'goître, scrofules' est ambigu dans le détail li. e. "^strûbh-ina,
cf. V. norr. stnipi striûpi 'gorge', selon Petersson IF. XXIV
266 sq.; i.-e. ^strûd-md, cf. v. sax. strota 'tuba, guttur' moy.-
angl. fif.rûten stronten 'swell out, lat. furç/êre' etc., selon Persson
Heitr. 1 444), mais sa j)arenté avec notre groupe n'est pas dou-
teuse.
(jTpùxvoç m f., ov 'solanum'. Etyni. inconnue.
(jTpuOvvO)Lii 'étendre'. Voy. s. v. (TTÔpvOiai.
hom. etc. atpujqpâv 'tourner et retourner', -âcr6ai 'se tourner de
ci de là, lat. versàri'. Présente le degré long fléchi de i.-e.
'-^sfrebh- dans (TTpéqpuu (voy. s. v.). M. van Blankenstcin Cnters.
62. 11 f).
hom. etc. atu-feiv, aor. èaTÙfriaa (è'aTuta caus. 'rendre odieux'
\ .502 1 è'cTTUYOv 'haïr, avoir en horreur, ciaindre'; axù-foç, ouç
n. 'haine, objet de haine' (Esch.) ; hom. poét. (JTu-f€p6ç 'haïssable,
odieux, horrible'; cttutvôç act. 'qui hait', pass. 'odieux: triste';
(JtûE, gén. (Jtu fôç f. 'froid glacial, frisson (au pi. ; cf. ZtûE
source d'Arcadie, llrdt. Strab. Pans., fleuve des enfers, Hom.
etc.); objet horrible, monstre': i^jeuai-cTTuE '(pii hait le men-
songe': lit. sfiiffstu sfiUjfi 'se dresser (p. ex. des oreilles du
lièvre)' (Hirt IF. XII 197) russ. iftti/gntif/ xtiigmiU 'se congeler',
i.-e. *.s'^//(y- 'être raide', élargiss. de *st{h)u- dans gr. (Jtuuj; on
en a rapproché en outre le groupe suiv., où l'irradiation est
somme toute différente (voy. Znpitza Gutt. 28. Torp chez Fick
IIP 494; doute chez Franck-van Wijk EW. s.v. .stuiken), skr.
tujdti 'pousser, heurter', suéd. stuka 'vaincre' norv. sfatilui
'pousser, heurter' ail. mérid. stauchen 'pousser du pied' v. norr.
sfolkr ags. sfocc 'poutre, scuiche' v. h. a. sfor 'bâton', irl. fiidt/
'hache' tuagaini 'je frappe de la hache' tocht 'part, morceau'.
- 922 -
ion. att. arOXoç m. ""colonre; fig. soutien, appui'. Voy. s. v.
araupoç.
(JTÛ7T0Ç, -eoç -ouç n. 'souche, bâton (*branche ou troue abattu)';
aTvnâle\' PpovTct. ipocpeî. dj6eî Hésycb.; aTToaTUTrà^uj "chasser
à coups de bâton' (Archil.) : V. noiT. s^m/)' 'souche' (germ. *sf^75a-2),
lett. stu2}s sfupe stnpure "souche, balai usé' stupas pl.g'racines
des plumes; petites baguettes' (p. ex. Uhlenbeck Ai. Spr. s. v.
stupd-h. Wood «^ § 576 c. Torp chez Fick IIP 496. Falk-
Torp EW. 1187 sq. Walde- 747. Peisson Wzerw. 90. Beitr.
II 714 et n. 1); i.-e. *{s)tup- 'frapper, heurter' dans skr. pra-
-stumpati gr. tùtttuj ; voy. aussi Tart. (TTiicpuu,
CTTÛTTTrri f. 'filasse, étoupe'; aTÙTrmvoç adj.; aTUTTireiov 'paquet
d'étoupe,étoupe'(Hrdt.Xén.);(JTi)TTTTaE,-âKOçm.'(TTUTTTTeiOTTLuXTiç'.
On en rapproche (?) skr. stupd-h 'toupet, touffe de cheveux'
stûpa-h 'toupet, sommet, cime, tête' et (avec un autre déterm.)
stiika 'touffe (de cheveux, de poils), flocon, tresse, natte', cf.
une forme plus brève dans skr. prthustu-h 'ayant un large
toupet'. Curtius^ 216. Prellwitz^ 439. — Lat. stuppa stûpa
'étoupe' (les mêmes) est l'emprunt grec; voy. Walde- s. v.
I. att. (TTijpaE, -aKOç m. 'bout d'une lance, craupujTrip; lance,
pique'. Voy. s. v. cTTaupôç.
II. (TTupaS, -«Koç m. (f.) 'résine dont est fait l'encens (Arstt.
Théophr.); arbre qui la produit (Hrdt.)'. Emprunt sém., cf.
hébr. son 'résine du lentisque et du térébinthe', avec influence
du préc. ; bibl. chez Lewy Fremdw. 41 sq.
tragg. (TTuqpeXôçet aiuqpXôç 'ferme, fort, dur; astringent; cruel';
aiuqpeXîZiu), aor. 3. sg. (TxucpéXiHe H 261 'frapper fortement; ren-
verser ; chasser ; maltraiter'. I .-e . *stu-hh- est parallèle à *[s)tu-p-
dans skr. p)r a -stumpati gr. tûtttlu lut. sfupnim etc., k*(s)tu-h-
dans lat. tituhô etc., à *stu-g- dans skr. tujdti etc. (voy. l'art.
aTUYeîv), à *{s)tu-d- dans lat. tundô 'battre' gr. Tubeuç Tuvbd-
peujç etc., à *{s)tu-m- dans lit. stumiù stùmti 'pousser' skr.
tômdra- m. u. 'javelot', tous élargiss. de *st(h)û- (: *sthâu- ou
*stheu-)', bibl. chez Walde ^ s. v. stuprum.
aTÙqjuj 'resserrer, contracter (Hpc), spéc. par une saveur astrin-
gente (Anth.); intr. avoir une saveur acre, acerbe'; ai\)}x\xa. n.
'astringent'; aTÛqjiç, -eujç f. 'contraction; emploi d'un mordant';
— 923 -
(JtOtttikôç 'astring-ent'; cTTUTriripiâ, ion. -x] (scil. -fn) f. 'alim'
iHrdt. Hpc); aiOcpôç ''aTûcpvoç cTTùqppéç) 'acre, aoerl)e, astrin-
gent'; (JTû)av6ç (;*(JTU(p^vo-ç) 'ferme, solide' Arcad. Hésycli. I.-e.
*stû-hh- est l'élargiss. d'un *st(h)au- *st{h)û- 'se condenser' 'cf.
skr. sfûkâ stupdli etc. cités s. v. (JTÛTTTrri); voy. l'art, araupôç
sub fin.
arinx), -0)aai, pf, èaiûKa 'être en érection'. Voy. s. v. (TTaupôç.
att. aTuj)nvjXoç, {-m, -ov 'babillard; qui parle agréablement': atuLi-
MÙXXuj (seul, prés.j 'babiller'; aTUJ^u\lâ, ion. ■)-[ f. 'babil'. Pré-
sente le degré long fléchi de i.-e. *steju- attesté par gr. oxôjjia
Q. 'bouche', got.sfibna (*stemnd) 'voix' etc.; le sens de 'mugis-
sant' attribué à véd. stàmûh n'est pas sûr. Curtius'' 215.
Uhlenbeck Ai. Spr. ,S43sq. L. Meyer IV 158. M. van Blanken-
stein Unters. 61.
boni. j. ion. att. au lavec cr- provenant des cas oblicjues où il est
issu de tu-), dor. tO (béot. toùv avec ou = «, hom. Tuvri lac.
Toûvn d'après ètujv [béot. iôjv] èfijûvii')) 'tu, toi'. I.-e.*f?< ta dans
zd ta enclitique (à coté de quoi depuis l'époque aryenne *tuv-
-dni dans skr. f(u)vdm zd tûtn gâth. tf^m v. pers. tuvam, inno-
vation d'après ahdm 'je'), arm. du (cf. Pedersen KZ. 38, 232sq.
o9, 388;, alb. ti i:Hi(. G. Meyer Alb. Spr. 43u. Pedersen KZ.
36, 282), lat. tû, irl. tu-ssu hi-sso et tû (i.-e. *fa ou *fu), got.
pu (quantité ?) v. h. a. du du v. sax. thû v. norr. pâ pu po, lit.
ta {i.G.*tù ou *^?<),v.pruss.^o« (ou = «) v.slav. tt/; — ace. hom.
j. ion. att. lesb. oé (*TFé) dor. T€ (i.-e. *fe) -') et tû (nom. en fonc-
tion d'ace); l)éot. tîv (aussi Théocr.; -î- selon des gramni. an-
ciens) est peu clair; — gén.bom.aeîo '*tF€îo) aéo creO att. ctgû,
dor. Téo (Alcm.) reû (Théocr.) xiuu (Rhinthon), aussi dor. reoç,
cf. Téop- aoO. KpfiTeç Hésych., leûç (Épich. Théocr.^ tiujç
(Rhinthon); — dat. (Joi (*tFoi = skr.tvé) dor. toî. et un eucli-
ti(iue hom. j. ion. lesb. (> att. toi 'certes") toi = skr. dat. fê;
tIv (Théocr. Pind.), hom. Teiv (*TeFiv). tar. Tivn; — adj. poss.
hom. ion. att. aôç, hom. lesb. dor. teôç béot. tiôç 'ton. tien'
1) [Peut-être aussi la nasale est-elle ancienne, cf. skr. tvàm.]
2) Sur crét. tF^ tiré de Tpt- ai. Kp. Hésvcli. vov. Brugniann
Thunib Gr.Gr.-» 49.
— 924 —
< i.-e. *tuo-s Heuo-s : skr. tvàh gâth. êuxi- alb. i'i-t 'ton', ace.
tent, lat. tovos {— Teôç) tuos osq. tuvai'tuae' ombr. touer
tuer 'tui' fuua tua 'tua', lit. tcwas 'ton'. Osthoff MU. IV 268 sqq.
G. Meyer^ 504sqq. (bibl.). Brugmann Grdr. IP, 2, 403 sqq.
410 sqq. (bibl.). Brugmann-Thumb Gr.Gr.'* 286 sqq. (bibl.j.
(TùKdiaivov 'nuire'; aûKà)aîvoç m. et f. 'mûrier'. Emprunt sém..
cf. hébr. siqmà (aram. pi. slq^mln) 'mûrier', avec influence de
aÛKov; bibl. chez Lewy Fremdw. 23.
hom. etc. crû ko v, béot. tûkov (Strattis) 'figue; excroissance aux
paupières, à l'anus; parties de la femme'; aûKéâ, ion. aOKéri
> (JOkh f. 'figuier; résine du pin; fie'; aOKivoç 'de figuier; fig.
inutile'; aûKaZiuj 'cueillir des figues'; aùKaXiç, -iboç f. 'becfigue,
\?ii.ftceduJa. aÛKOV, Vàt.ftms (Hirt Indog. II 568), ?^\•m.tllU2
'figue' (Meillet MSL. XV 163) sont vrais, des emprunts indé-
pendants à une même Ig médit. ; sur le figuier voy. Hehn "^ 94sqq.
560 sq. (bibl.). Schrader RL. 236 sqq.
att. (JùKOcpâvTriç, -ou m. 'dénonciateur; coquin'. Selon CookClass.
Rev. 1907, p. 133sqq. (cf. déjà Sittl Gebàrden der Gr. u. Rom.
103, n. 1, et auj. Riffer IF. XXX 388 sqq.) le sens prim. est
'celui qui montre la figue', en tant que faisant le geste apo-
tropéique décrit par Ovide Fast. V 433, cf. ital. far le fiche
fr. faire la figue à qn etc. \ le 'sycopbante' serait celui qui par
ce geste signale qn comme malfaiteur. — Autres avis chez
S. Reinach RÉtgr. XIX 335 sqq. et P. Girard RÉtgr XX 1 43 sqq.
(textes).
aûXov, seul. pi. 'dépouille d'un temple; nantissement, gage': aùXii
f. seul. pi. 'dépouille d'un temple; droit de saisie'; ép. croXâv
(él. opt. ffOXaiTi GDI. 1153, 6 de *croXâ)iii), ép. (JûXeOeiv, poét.
et dial. (delph. etc.) aûXeîv (voy. Brugmann-Thumb Gr.Gr.'' 354)
'ôter, tirer de; dépouiller, piller'; cf. ipf. è-oav\\a' àqpdpei.K.T. X.
Hésych.; uXotiar tcrtepriBri. à-rréeavev H. Etym. obscure; cf.
Kretschraer KZ. 31, 422.
(Tùv 'avec'. Voy. s. v. att. Eùv p. 680.
hora. (Juv-eoxiLioç m. 'jointure' Z 465. Analyse ambiguë (i.-e.
*segh- 'tenir', cf. auv-oxn f. m/sens et voy. l'art, è'xuj sub fin.,
— ou, moins prob., malgré G. Meyer^ 165, *uegh- 'conduire',
voy. s. V. ôxoç n.).
- !>2f) —
aùppâ adv. 'pêle-mêle'; aùppr) F. 'confusion': auppriveùç 'turbu-
lent'. Voy. s. V. TÛppri-
houi. etc. aûpifE, -irroç f. 'tuyau, etc.'; (JùpiZiuu, att. -îttuj, dor.
-icrbuj, fut. aupiEo|uai 'jouer de la flûte champêtre; siffler': av-
pvfm 11- et aoprfiuéç m. 'sifflement'. Voy. s. v. duuXriv.
(Jûpixoç m. 'panier, corbeille' f Alexis;; aupiaKOç m. m/sens Hé-
sych., citant aussi un ùpiaKOç. Étym. obscure.
(Jupuj, fut. (Jûpûj 'traîner, tirer, charrier': aûpMa n. 'robe traînante;
tresse pendante; litière, fumier, etc.'; aup^ôç m. 'traînée (de
pluie, de grêle balayée par le vent), averse; action de se traîner :
purgation': crupiuaiot, ion. -n f. 'plante purgative, raifort; \mv-
gation'; (TÛpTriç, ou m. 'corde pour tirer; j)oulie': crùpiiç, -iboç f.
'Syrte, banc de sable' (en tant (juc 'tourbillon entraînant les
vaisseaux' .selon von Wilamowitz chez Timothée Pers. 99); —
aûpqpoç n. (TupcpeTÙç m. 'balayures'; att. crûpqpaE, -aKOç m. 'fig.
ramassis de gens, populace'. Voy. s. v. craipai I.
hom. etc. aOç, gén. aOoç m. f. 'porc, truie; sanglier, laie". On
hésite à séparer aOç de hom. etc. ùç et de son groupe, en y voyant
avec Bezzenberger-Fick BB. 6, 286 et Hechtel BH. lu, 287 un
i. e. *qiûs : lit. kiaùlé lett. zûka 'porc'; selon Osthoff MU. IV
O.06 sqq. un i.-e. *sûs gén. *su6s > gr. ûç gén. *aF6ç *a(SÔç a
provoqué par nivellement une double flexion ùç voç et aOç cfuôç,
mais un gén. *«Md.s- n'est pas admissible et l'avis est caduc:
Lidén IF. XIX 3ô2 u. 2 suggère que le maintien de cr pourrait
être dû à Texpression constante hom. crûç aiaXoç porc gras';
rien de certain; y aurait il emprunt à une Ig parlée au nord de
la (irèceV
0û(pap n. indécl. 'peau ridée; dépouille des reptiles; pellicule sur
le lait". On en a rapproché lat. sûber 'liège' (Fick IP 258),
qui pourrait être l'emprunt grec (cf. Frr.hde BB. 14, 88); la
présence de gr. a- nest expliquée ni par G. Meyer Alb. St. III
54 ni par Johansson IF. III 237 sq.
hom. auqpeioç ffuqpeôç m., auqpoç m. (Lycophr.) 'porcherie'. Le
rapport de *-(peFioç etc. avec gr. qpûuj 'produire, etc.', i.-e. %hû-
{*hheua-) 'être, devenir, naître, croître, etc.' (Prellwitz BB. '2'2,
108) n'est i)as sûr.
- 926 —
CTuxvoç 'compact, fréquent, nombreux, abondant; continu, de
longue durée' < *TVJK-avo-ç (Brugmann Grdr. P 311; pour
-XV- < -K(Jv- cf. F. de Saussure MSL. VII 90 sq. Walde KZ.
34, 477 sq. ; pour au- < *tu cf. Brugmann Ber. d. sâchs. G. d.
W. 1901, p. 91 sqq.); i.-e. *tnq- est le degré réduit de Hueq-
(skr. tvanàkti gl. 'presser' pra-tvalisâna-h 'très fort, actif),
nasalisé en Hueidq- dans gr. aàxTUJ {Hut^q-iô), voy. s. v.
postbom. (Jq)abdz:uj 's'agiter convulsivement; bondir; fig. tré-
pigner de désir' procède d'un *(j(pwb-, cf. skr. spandatè -ti 'tres-
saillir, bouger de place, etc.' spanda-h 'tressaillement, mouve-
ment' snâyu-spanda-li 'pulsation' spandanà-h 'tressaillant, etc.;
m. un arbre', gr. crcpevbôvri f. 'fronde' crcpévbajuvoç f. 'érable'
(jqpôvbuXoç arrovb- 'vertèbre, etc.' (voy. s. v.), — ou bien d'un
^sphdd- (ou *sphed- avec assini. vocalique ?), cf. (Tcpebavôç et
aqpobpôç 'violent, impétueux'; pour i.-e. *sp{h)end- 'teuàre, tirer,
tressaillir' voy. l'art, anàw sub fin. Cf. en dernier lieu Persson
Beitr. I 401. 413 sqq. II 588.
boni. etc. cfcpàZ^uu (*cr9aY-iuj), néo-att. acpàTTuu (d'après qppaTToi.
Brugmann Grdr. IP 1073), fut. (TcpàHuu 'égorger une victime';
aqpafri f. 'égorgemeut; blessure; gorge, spéc. endroit de la
gorge où l'on frappe la victime'; cTcpatioç ''qui se fait par
égorgement (Sopb.); mortel (Hpc.)'; crqpâYiov 'sacrifice (Eur.);
victime' ; aqpaYeûç, -éuuç m. 'meurtrier ; glaive du sacrifice (tragg.)'.
Cf. peut-être bav. spacken 'heurter la pointe d'un œuf contre
celle d'un autre, jusqu'à ce que l'une d'elles se brise' Spacker
'choc avec une chose pointue'; vocalisme -a- parallèle à -i- dans
souab. spicken 'heurter les pointes des œufs' ail. dial. spi{c)ken
'piquer', puis le groupe gr. arriXoç (nriXàç 'écueil', lat. splna
splca etc., voy. p.896sq. (Persson Beitr. I 410 n. 1). Voy. s.v.
qpàaTCtvov. — Pour v. h. a. spahha m. h. a. spache 'menu bois
sec' (Prellwitz^ 442) voy. Zupitza Gutt. 1G2. Persson Beitr. I
396 n. 2.
hom. etc. crcpaîpa, ion. acpaîpri {*sphr-) f. 'balle pour jouer;
sphère, etc.'; acpaipoûv 'arrondir; boutonner, moucheter'. V^oy.
s. vv. (JTTaipai crqpupdç acpupôv. — Zd shar^na- 'rond' (Bartho-
lomae IF. X 199. Airan. Wb. 1587. Brugmann KVG. § 255.
Gr.Gr.* 133) obligerait à poser un i.-e.*sqUher- *sqVhr- (aryen
— 927 -
*5/(;^fw«-) improbable ; Persson Beitr. 1417 n. 1 rattache le mot
zd à la famille de gr. aKaipuu 'bondir, danser (*se mouvoir
en rondj', lit, skrëti "(sej mouvoir en cercle', i.-e. *sqer- *sqoi'-
*s-q(e)i'ei-.
acpÛKeXoç m. 'mouvement convulsif, spasme douloureux; fig.
tourmente, tempête (tragg.); — gangrène, carie (Hpc.)'; (TqpaKe-
XiZiuj 'éprouver de vives douleurs avec convulsions; fig. être
anxieux ; — se gangrener'. On peut admettre un i.-e. *sp{hiak-
*sp(h)dg-, cf. ail. dial. spachten 'éprouver une tension des veines'
Spachen Spachten 'tension des veines, des muscles'; *spdl'-
*.<ipdg- sont des élargiss. de i.-e. *spë- *.^p9- 'tendre' '^voy. s. v.
aTTCtuj); pour l'alternance *.v/)^- : *sp- cf. p. ex. gr. acpabdluj : skr.
spandatë, gr. aqpôvbuXoç : (TTTÔvbuXoç, (TTraipuu : (jqpaîpa acpupôv.
Persson Beitr. 1 .^96. 416 sqq.
(jqpàKoç m. 'sauge, Salvia L.', plante culinaire et médicinale (Aris-
toph.Tliéophr.), prob. dénommée d'après ses propriétés astrin-
gentes, cf. (TqpaKeXoç et voy. Solmsen Beitr. I .ô.
lîom. etc. aqpàXXu), fut. acpaXô) 'faire tomber, al)attre, renverser;
faire chanceler; faire chavirer; fig. abattre; pass. échouer,
subir un échec; — induire en erreur, égarer; pass. se faire
illusion'; aqpâXina n. 'chute, faux ))as; fig. malheur, revers,
erreur'; acpaXepôç 'vacillant; fig. inconstant; peu sûr'; àcfcpaXiiç
'ferme, solide; sûr'; àacpàXeia f. 'stabilité; sûreté'. Si cTq)- < i.-e.
*sqijh-, cf. skr. skha/ati -fè 'trébucher, faire fausse route'
(Fick I' 143. 567), arm. sjcal 'erreur, manque; défectueux'
sxaîak 'titubant (dans l'ivresse)' sxalem sxalhn 'se tromper de
route, broncher, pécher' (Hubschmann Arm. St. I 49. Arm.
Gr. I 490 sq.). — La parente de crcpdXXuu avec v. h. a. fdUdn
'tomber' {-In-}, lit. pâlu pùlfi 'tomber' iCnrtius^ r»72 sq.j, arm.
pinti 'éboulement' (Meillet MSL. VIII 294) est plus contestée.
— Pour lat. f((Ho 'tromper' voy. s. v. qpnXôç.
aqpaXôç m. 'entraves de bois pour les prisonniers' (Ki)ieh. fr.
148 K.; voy. Hésych. s. v.). Voy. s. v. aqpeXaç.
hom. acpapttYeîaGai 'regorger, être débordant, éclater, pétiller';
acpapaYÎZiuj 'soulever avec bruit' (Ilsd.^: acpâpafoç m. 'éclate-
ment' gramm. i ad j. ^apu- Pind., èpiaqpâpcrfoç Hynni. à Herm. i :
skr. sphurjdfi 'éclater, faire du l)ruit'. lit. sprdgefi 'craquer'
— 928 —
spùrgas '"bouton, pousse, etc.', lat. spargô ''répaudre, asperger',
V. norr. spraka 'pétiller' v. sax. sprekan ags. sprecan v. h. a.
sprehhan 'parler', gall. (Fick II* 317) ffrec 'garrulitas' (celt.
*s[p]reg-nâ) ffraetli 'eloquens, disertus' (celt. *s[p]rakto-s, i.-e.
*sphrdU-) v.irl. (Fick IP 18. Pedersen K. Spr. I 104) arg
"goutte' gall. eira (th. en -io-) corn, irch > er bret. erdh 'neige'
(celt. *[p]«rgo- *[p\argio-)\ i.-e. ^'sijherëf!-, voy. s. v. anap'^âv.
(Jqpebavôç 'violent, impétueux' (Anth. Nie), hom.-6v adv.; ion.
att. cfqpobpôç m/sens, hora. -ûùç adv. u 124. I.-e. *splied-., na-
salisé en *sphend- dans (T(pevbôvii f . 'fronde (Archil.) ; bandage
(Hom. Hpc.)' cfcpévbaïuvoç f. 'érable' (Tbéophr.); voy. s. v. crcpa-
hàlw. — Sur \iit.fu7ida 'fronde' voy. auj. Persson Beitr. 1414
n. 1 (bibl.).
CTcpeîç, ntr. aqpéa 'eux', pi. du pron. pers. de la Supers., employé
tant comme dém, ('aÙTol') que comme réfléchi ('éauTÛùv') ; gén.
aqpijùv, ép. ion. crcpéuuv aqpeiuuv; dat. a(pi(yi(v), ép. ion. poét. (Jcpi(v)
acp'; ace. att. crqpâç, ép. ion. poét. ocpéaç cTcpâç encl. E 567 aqpè
ffcp' ((Jcpiv et (Tqpè parfois aussi employés comme sg.); duel ép.
(yqpLué (TqpuJÏv; adj. poss. crqpéTepoç (daprès fnuéxepoç ujuéTepoç)
ép. aqpoç 'leur' (rarement 'son', parfois 'mon, notre; ton, votre');
(JcpexepiZiojuai 's'approprier, usurper'. Ces formes avec aqp-
semblent parties de (Tcpi et dqpiv; (S- était le degré réduit de *st'-
dans lat. si-bi v. slav. se-bé, -qpi et -qpiv étaient les suff. casuels;
aqp- fut senti comme élément thématique (crcpi (Jqpiv : â|U|ui u|li|lii,
à}x\xiv u|Li|uiv etc.) et l'on créa acpè d'après |uè et a|Li|ne, puis
(Tqpeîç etc. d'après les formes pluralisées fifieîç ujueîç etc.; cf.
Brugmann-Thumb Gr.Gr."^ 288 sqq. et bibl. ^). — On a vu aussi
dans acp- un *zbh-, degré réduit de *.sebli- dans skr. sabhd
'lignage' got. ,<iibja 'parenté' etc., cf. Jobansson IF. II 5 sqq.,
Lidén Stud. 54 sq., Solmsen Unters. 197 sqq.
(JqpéXaç, dat.(r9é\aï(Ap.Rh.)0'qpé\a(Nic.), pi. ace. (jqpéXap231 n.
'escabeau, banc; bloc de bois creux'; crqpaXoç m. 'entraves de
bois pour les prisonniers' : lett. spals 'manche, poignée', got.
spilda 'tablette à écrire' v. norr. spiald 'tablette carrée' m. h. a.
1) Pour lac. qpiv, éol. âaqpi âoqpe, „syrac." \\ii vjjîv voy. Brug-
mann-Thumb op. cit. s. vv. (bibl.).
— 929 —
spelte 'morceau de bois tendu, outil de tisserand', akr. 2)hdlakam
'planche, latte, tablette, damier, piédestal, banc de bois, etc.',
V. norr. fiol 'planche' {*phela), v. slav. polica 'planche' slav.
comm. *o-pelnû dans tchèq. ophni opîin 'ranche' etc., gall.
f/Iochen 'éclat de bois' i'^sphloq-n-. Jones A Welsli gramniar
143); i.-e. '^{s)phd- *{s)phel-t- 'fendre'. Cf. p. ex. Brugmann
Grdr. P 653. Uhlenbeck Ai. 8pr. 183. Persson Beitr. I 174.
418. Voy. s. vv. anùXaE \\)u\\ç.
G(pY]V, gén. (Jqprivôç m. 'coin'; aqprjvoûv 'fendre avec un coin;
coincer; boucher' : skr. sphjjd-h 'éclat de bois (taillé en forme
de couteau)', \.\ioxv.spdnnspônn\.h.3i.span {geYm.*spèjm-2)
'éclat de bois' ags. spôn 'copeau, éclat' m. h. a. spdf 'éclat';
i.-e. *sp{h)êi- (voy. s. vv. onàQr\ crrribriç cTTrâvoç), à côté de quoi
(Fick IP 306. Pedersen K. Spr. I 75. Jones A Welsh granimar
143) un i.-e. *sp{h)endh- dans irl. so7in 'pieu' v. gall. f/'oiiii
'bâton' {*spondh-). Cf. Fick P 150. 574. III^ 505. Beehtel
llptpr. 190. Solmsen Beitr. I 129. Persson Beitr. I405sqq.
hom. etc. aqpriE, gén. dqprjKÔç, dor. (Tcpdt, gén. aqpûKÔç (Tliéocr.)
m. 'guêpe'; hom. etc. crqpriKoûv 'serrer ou amincir par le milieu
à la façon du corps de la guêpe (ttXoxiuoi xpvaâ) èdqpriKtuvTO
P 52); serrer; fermer, boucher'; (TqpiiKiObiiç 'semblable à une
guêpe, élancé, svelte'; acpriKid f., ocpr]K{bv, -uùvoç m. 'guêpier';
aqpriKÎaKoç m. 'pieu; chevron (d'un comble)'. Etym. incertaine.
Selon Solmsen Beitr. ï 129 et n. 1, le (Tcp-dE devrait son nom à
la forme en coin des deux sections de son corps et serait parent
du préc. ; pour le suff. -dA(o)-, se greffant sur un prim. *aqp-oç,
cf. eûvvàH XàppâH laûpiuàî -r\l etc. — Persson Beitr. I 396 u. 1
rattacherait (JcpdE en tant qu' '*animal dont le corps est serré'
à acpdKeXoç {'^sphA--, degré réduit de *s2)Jtèl:-), en supp(»sant
une alternance i.-e.*sphal:- : *sphêl'-. — L'hypothèse d'un *zhhit-
-Tx-s '*animal vivant en famille, en essaim', avec *2bh- en tant
que degré réduit de '^'scb/i- dans skr. sabhd 'lignage' got. sibjd
'parenté' (Baunack Stud. I 28. Johanssou IF. II 6) n'est qu'in-
génieuse. — Pour V. h. a. spanga 'verrou' (Prelhvitz * 309.- 444.
Zupitza Gutt. 210. Torp chez Fick III^ 508) voy. auj. Persson
Beitr. I 414. Franck-van Wijk KW. 640. — Pour irl. bech
'abeille' voy. Pedersen K. Spr. I 88. 537. — Les rapports avec
59
— 930 —
lat. vespa 'guêpe' etc. (Curtius^ 382) ou lat. fucus 'bourdon'
(J. Schmidt KZ. 22, 314) sont faux; voy. Walde^ s. vv.
posthom. (^(piYTUj, fut. aqpiYSuu 'étreindre'; (TqpifKtrip, -f|poç m.
Mien; sphincter'; aqpix.ua n. 'nœud'; XqpnH, gén. ZqpiYïôç f.,
béot. 0ÎE, ace. OÎKa (voy. Meister Gr. D. I 267) f. 'Sphinx'.
(jqpiTT- est peut-être une forme nasalisée de hi R. attestée par
lett. spaiglis spaigle 'fourchette pour prendre l'écrevisse',
V. h. a. speihha 'rayon, rais' v. norr. spiJcr 'clou' (cités s. v. Gm-
Xoç), soit i.-e. *sphëig- *sphdig- *spMg-, à côté de quoi *sp(h)i-d-
dans gr. (JTribriç, *sp{h)i-dh- dans gr. (îTTi9a|Lir| etc. (voy. s. vv.);
cf. Frôhde BB. 21, 325. Persson Beitr. I 399 sq. 408 sq. —
Irl. sën 'filet' {celt. *s[p]igno- selon Stokes BB. 19, 108) n'est
pas clair.
att. (TopoYTOç m. 'éponge'. Voy. s. v. aTTÔYïoç.
ion. att. (Jcpobpôç 'violent'. Voy. s. v. crqpebavoç.
att. (TcpovbûXri f. 'un coléoptère (?)'. Voy. s. v. (TTTOvb-.
att. (TcpôvbuXoç m. 'vertèbre'. Voy. s. v. Onôvh-.
acppâTÎÇ) -î^oÇj poster, -iboç, ion. (JqpprjYiç f. 'sceau; empreinte;
pierre gravée'. Étym. obscure. — Partant de l'idée de 'briser,
décacheter', Prellwitz- 444 évoque lit. sproga 'fente' lett.
spi'âdfe 'boucle, agrafe, cadenas' et la famille de cfcpapaYeîaeai.
(jqppiYctv 'être gonflé de suc, de sève (Hpc); être dans toute sa
force (att.); désirer ardemment'; aqppiYOç, -ouç n. 'abondance
de suc'; cTcppiYavôç 'plein de force' (Hpc.) : norv. dial. sprîlja
'étendre, écarter', intr. 'être étendu, être gonflé de, se dilater'
sprïkjen 'gonflé, éveillé et plein de vie' suéd. dial. spriko
'étendre', d'une base en -i- alternant avec *sp{h}erè- dans aqpa-
paYeîa6ai et son groupe. Bugge KZ. 20, 40. Persson Beitr. II
871 etn.2. 916 (bibl.).
*(3'cpuboOv, ptc. pf. pass. ècrqpubuujLiévGç 'gonfler (de mangeaille),
gaver'; aqpubiîjv laxupoç, eûpuucrTOç, (JkXiipoç Hésych.; bm-crqpu-
bûàaar a\)ïr\Oai H. : skr. sphcwayati 'engraisser, fortifier,
accroître' sphâvayitar- 'engraisseur', ags. spôican 'prospérer';
i.-e. ^sphëu- *sphû; parallèle à *sphëi- *sphî- 'tendre, étendre,
étirer' (voy. s. v. arribriç). Persson Beitr. 1 414 sq. II 717; voy.
aussi l'art, ôaqpûç p. 724 sq.
— 931 —
aqpuZluj, fut. (TqpiJEuj 'battre avec force, être agite ou élevé ('pouls.
Plat. Arstt.); avoir la fièvre (Théocr. XI 71); faire effort vers
qc-, èm Ti'; ocpvçyLÔç m., aqpùEiç, -euuç f. 'pulsation' (d'après
quoi un crqpvjTTei Ml désire' Dion Chrys., propr. 'il est agité');
àacpuKTeîv 'avoir le pouls insensible' (Diosc). crcpuY-i.-e. *sphug-
semble être une variante à vocalisme -u- parallèle à \.-Q.'^sp{li)9g-
dans ail. dial. spachten 'éprouver une tension des veines' (voy.
s. V. (TqpotKeXoç), à ^sp(h)ig- dans le groupe cité s. v. crqpîrfuj;
cf. arni. pliolth, gén, phutoi/ 'zèle' {^pheuqto- *p1iouqto- selon
Persson Beitr. I 415) V — Pour X^it. puTcstét 'battre (cœur)',
m. h. a. puchen 'battre' (Prellwitz^ 444) voy. auj. Persson
Beitr. I :>64.
att. (Jqpupdç, -âboç f. (Ar. Paix 790). Voy. s. v. (TirupaGoç.
ion. aqpupiç, -iboç f. 'corbeille' (Hpc). Voy. s. v. aiTupiç.
boni, crqpupôvn. 'cbeville du pied; talon' : skr. sphiiràti (i.-e.
*si)h)ré-) 'pousser du pied, fouler, etc.', v. h. a. spui-i-haJz 'boi-
teux, litt. paralysé de la cheville' sporo v. norr. spore 'éperon'
etc., cf. p. ex. Brugmann Cirdr. P 403 sq. 516. 689. 70U. 716
et voy. l'art. (JTTaipuu. De là boni. etc. aqpûpa (*(j(pûp-ia; f.
'marteau', (Tcpûpaiva ((TqpOp- Strattis) f. 'muge ou mulet, att. kêct-
Tpâ' (poisson ainsi dénommé d'après sa forme), crçup-iiXaioç
'travaillé au marteau; compact, serré, ferme, solide'.
ffcpuJï et aqpiu, gén. dat. acpûïv et ctçlùv 'vous deux'; adj. poss.
ép. ff(pijuÎTepoç. Peu clair; bibl. chez Brugmann-Tbumb Gr.Gr.^
289.
axabuOv, -ôvoç (axw^iJJV Arstt.) f. 'larve d abeille ou de guêpe;
cellule pour les larves d'abeille; rayon de miel ou de cire'.
Rapport possible, bien que peu clair (sens premier '*qui doit
s'ouvrir, éclore'?), avec le suiv.; cf. Prellwitz^ 310.- 445. L.
Meyer IV 194 sq.
posthom. axàlyyi (ipf. ecTxiJUv Ar. Nuées 409, inf Kaxa-crxâv Hpc),
fut. axâcTuj '1. ouvrir en coupant, inciser; 2. laisser tomber,
laisser pendre, fig. relâcher, arrêter' '); (Tx«criç, -euuç f. 'incision,
saignée; action de lâcher'; G\ài(5\xa. n., axaaiuôç m. 'incision';
1) Avec L. Mej'er IV 194, je vois mal comment le sens 2) peut
se concilier avec le sens 1); peut-être s'agit-il de verbes homonymes,
dont le 2^1 serait sans étvmou.
— 9B2 —
(JXacrTripià f. 'corde servant de barrière aux courses du stade;
corde de poulie'; axacTTi'ipiov '*ce qui sert à ouvrir, et, par
suite, à fermer, d'où : lancette, bistouri ; verrou' : skr, chyàti
'couper' ptc. chata-h cMtci-h caus. cJiclyâyati (Fick V 143. 567;
zd m- sya- 'défendre qn' fra-sâna- n. 'destruction, anéantisse-
ment'? Voy. Bartbolomae Airan. Wb. 1001. 1569), lat. sciô
-ïre 'avoir appris par expérience, savoir' (en partant de l'idée
de 'séparer, distinguer, discerner' au sens abstrait; cf. le sens
concret conservé dans dësâscô 'se détacher de qn') sclscô
'*décider (par un vote), c.-à-d. résoudre, décréter' (cf. Walde-
s. vv., bibl.), V. irl. sclan 'couteau' gall. ysgien 'sabre' (Fick II*
309; mais m. bret. squeigaff bret. mod. slcéja 'tailler, couper'
< *sTcidiô selon Loth Rev. celt. XX 354), v. norr. skeggia
{*skoia) 'hache' sJceina 'blesser légèrement' (Trautmann Germ.
Lautges. 48), i.-e. *sh(h)ëi-\ rapport probable avec lat, secô
v. slav. sèkq 'je coupe' et leur famille; pour l'alternance entre
palatale et vélaire et entre forte aspirée et forte cf. skr. chindtfi
'fendre', gr. (TKibvriiui oxiZix), lit. skêdéu 'je sépare', etc.; cf.
Persson Wzerw. 39. Beitr. II 826 n.2. 884 n. 1. Hirt Abl. §443.
axaXiç, -iboç f. 'pieu fourchu pour soutenir des filets de chasse'
(Xén. Poil.) ; axaXibuu)Lia n. 'pieu fourchu' Poil. Selon Nieder-
mann IF. XV 104 sqq. i^bibl.), i.-e. *skhll-id- attesterait une
forme sîcliel- parallèle à *ghel- 'couper' dans lit. éirklès pi.
'ciseaux', lat. furcida 'étançon' (tous deux reposant sur un *ghr-
-tlo- dissim. de *ghl-tlo-; lat. furca 'bois fourchu' serait une
formation rétrograde, furcida ayant été senti comme dimin.),
got. gilpa 'faucille' (reposant sur un ^ghel-to- dissim. diverse-
ment de *ghel-tlo-), skr. halâh hald-m 'charrue', arm. jlem 'je
trace des sillons, je laboure'.
axébriv 'lentement'. Voy. s. v. è'xuj p. 302 sq.
hom. etc. axebiâ, ion.-r) f. 'radeau, d'où poét. embarcation, na-
vire; pont volant (Esch. Hrdt.); échafaudage mobile'. Prob.
fém. de crxébioç (s.-e. vaOç ou yécpupa) en tant que '*construction
légère et faite à la hâte'. — Autre hypothèse, mal étayée, chez
Persson Beitr. I 149. 420. II 883 u. 2. — (Jxe^in f- 'crampon'
(Philon de Byz.): aor. ax^iv 'tenir' (Jxebôv.
— 933 —
honi. ax^^àv '*en tenant à, d'où : proche, près; à peu près, pres-
que (Plat. Sopli. Déni.)'; liora. axeboGev 'de près, d'auprès;
près'; axébioç 'proche, qui sert à combattre de près (PéXri Esch.
Ch. 162); du moment même, imprévu, improvisé, fait à la hâte';
hom. (Jx^^î^v adv. (ace. ï. ion.) 'de près'; hom. aùrocrxebôv '.sur
le lieu même, de près'; aÙToaxébioç dans aÙTOCîxeÎJÎr) MÎ^«i X£Îp«Ç
0 510, aÙTOcrxebinv M 192 'comminus', il aiixocfxebiriÇ -(Jx^^îo^
'd'improvisation'; aijToaxebidZ;uj 'improviser' : aor. axeîv, voy.
s. V. è'xoj p. .■)02 sq.
att. (Txevb u X)i f. prob. 'tenaille'; dim. (TKevbû\iov. Etyni. obscure:
bibl. des essais chez Niedermann IF. XV lOHsq., qui évoque,
sans convaincre, v. pruss. scrundus pi. 'ciseaux' (eu tant quissu
de *scundrus\ voy. au j. Trautmann Apr.Sprd.s.v.), et rattache-
rait *sqend- *sqhend- à '^ghend- (alternance des gutt.) 'saisir'
dans lat. prehendo gr. xctvbâvuu etc.
(JX^PÔÇ 'continens'. Voy. s. v. hom. etc. èTTiffxepiu p. 268.
hom. etc. crxéTXioç 'capable d'endurer, inlassable, ferme, déter-
miné K 164; mauvais, terrible, cruel; intr. (att.) malheureux,
misérable' : aor. (îxeîv, voy. s. v. è'xuu p. 302 sq.
(JXnMa n. 'manière d'être, forme, figure, extérieur; maintien';
a\i(5\c„ -eujç f. intr. 'manière d'être, caractère, nature; trans.
action de retenir'. Voy. s. v. è'xuu p. 302 sq.
ion. att. ax'xlyxi 'fendre, séparer en fendant, partager en deux';
aXKîTÔç adj. verb. (= skr. à-chitfa-h) 'fendu, séparé; divisible';
hom. etc exila., ion. -i-) f., hellénist. (TxibaE, -aKOç m. 'éclat de
bois'; att.axivbaXjLiôçcrxivbciXaiaoç ilg comm.aKivb- jm. 'écliarde;
fig. subtilité'; àvaaxivbuXeûuu 'empaler' (Plat.); (Jxîba (ace.)*
(JXiboç aivbovoç. TTHYMOt (Lpr)-) Hésych.; (Jxîboç' ifiv ÙTTÔaxicriv
H. : skr. chid- chinâtii chintfc 'couper, fendre' caus. chêdai/ati
chidnih 'troué' chidrânt 'trou' cheda-h 'tranche' zd ara-JiisiAyaf
(Burg KZ. 29, 358-371) 'il aurait détruit', arm. çtim 's'ar-
racher (la peau avec les onglesV i*çif-i-ni. Meillet MSL. VIII
296), lat. ftclndô ])f. scid/ 'fendre', v. norr. sJxita ags. scifan
V. h. a. scizan 'cacare' (cf. skr. apa-skara ft gr. cfKiJùp v. norr.
skarn, i.-e. ^.s'çcr- 'fendre, séparer' i, lit. skedzu sl-esfi 'séparer'
slëdrà 'éclat de bois' lett. skâida 'éclat' (sur v. slav. cèditi
'filtrer' voy. Pedersen IF. V 73. Berueker EW. 122 sq.), irl.
- 934 —
cëis ga\\. cwy S 'sillon' (celt. *keitH- <^1ceid-f-. Jones A Welsh
grammar 127; autre avis chez Fick IP 76 : iRt.caedô) m.bret.
squeigaff {woy. s. v. axàluj); '\.-t.*sTc{h)id- *sq{h)id' 'fendre,
séparer', à côté de quoi *sk(h)it- *sq(h)it- dans got. skdidan
ags. scéadan v. h. a. sceidan (ptc. M-sceitan) 'séparer' v. h. a.
sclt 'bûche' (sur v. slav. cisti citafi 'compter, lire' voy. Berneker
EW. 174sq. ; sur v. slav. cqstî 'partie' voy. le même 155)^); cf.
encore v. irl. sclath 'omoplate, aile, nageoire' i*s7ceit-o-) gall.
ysgwydd corn, scuid bret. mod. skoaz 'épaule' {^skeid-â. Fick
IF 309. Henry Bret. 242) ; voy. l'art. aKebàvvûMi p. 872. Cf.
Curtius^ 247. Osthoff MU. IV .S24sqq. Fick V 143. 332.567.
IIP463sq. ZupitzaGutt.l50sq.(bibl.). Brugmann IF. VI92sq.
hom. etc. axoîvoç m. ou f. 'jonc; natte ou corde de jonc; mesure
au cordeau, arpent'. Etym. obscure. — Pour lit. szënas v. slav.
séno 'foin' (Lidén Uppsalastudier tillegnade S. Bugge p. 94, y
joignant gr. cTxîvoç f. 'lentisque'. Hirt BB. 24, 252) voy. l'art.
Koivàgl. p. 481. — hsd. fûnis ' Q,OYàe, câble' (en tant que né de
*gUhoim-s. Prellwitz2 446. BréalMSL. XV 137) est à écarter;
voy. l'art. 0ujjui(y)H p. 361. — Pour lit. geinis 'corde ou câble
que les chasseurs d'abeilles sauvages jettent sur l'arbre pour
s'y hisser' lett. dfeinis 'échelle de corde' (Prellwitz- 1. cit.) voy.
Walde^ s. v. filum.
posthom. (JxoXri f. 'arrêt, repos, loisir (Pind. Hrdt. att.); occu-
pation d'un homme de loisir, occupation studieuse, entretien
savant, étude, lieu d'étude; — relâche, trêve (tragg. Plat.); —
inaction, lenteur, paresse (tragg.)'; axoXdZiuu 'être oisif; con-
sacrer son loisir à'; axoXaîoç 'qui agit à loisir; calme'; àcrxoXiâ
f. 'manque de loisir; occupation, affaire'. Voy. l'art, è'xuj sub fin.
hom. auuKÔç (oxyton) Y 72 'ferme, adj.' (i.-e. Huôq-o-s) est en
rapport apoph. avec crriKÔç m. 'endroit fermé, enclos'. Pour le
sens et l'étym. voy. G. Meyer Alb. St. III b2, Vendryes MSL.
XIII 62 sqq. et l'art. ariKÔç p. 860 sq. — Le rapport avec i.-e.
Heua^- 'gonfler' (en tant qu'issu de ^tuô-qo-s. Prellwitz' 311.-
446. Hirt Abl. § 401) est dès lors à écarter.
1) Gall. cimydu 'vomir' (Pederseii K. Spr. I 77) est rattaché
par Jones A Welsh grammar 143 à i.-e. *speieu-^ lat. spuô 'cracher'-
— 935 —
auuXiîv, -nvoç m. x-aDal, conduit, tuyau (ArcLil. Hrdt. Hpc.;;
solen ^coquillage. Épich. fr. 42, 7 K. Sophr. fr. 24 K. etc.)'.
Écartant Tétym. d'Ehrismann PBrB. 20, 60 (*TFujX-riv- i.-e.
^tiiùl- : V. h. a. doJa [g-erm. *puula-] 'tuyau, cloaque', R. tuel-),
>S()lmsen Beitr. I 129 sqq. (bibl.j tient le X pour un élément
suffixal et (rapport apopb. i.-e. ou : û) évoque aûp rf£, -iffoç f.
'tuyau, spéc. p. ex. flûte, étui de pique T 387, écrou d'un gond
(Parméu.j, moyeu de roue (tragg.)', diiu. d'un *cru-poç ou *(J0-
-pov ou *crO-pâ; cf. le degré dît dans hom. ion. etc. aaupujTrip,
-fîpoç m. 'bout inférieur (tul)ulaire) de la lance', dérivé d'un
*craupoOv 'pourvoir d'un tuyau', cf. ptc. aaupuuTOÎç bôpacri 'lances
pourvues d'un aaup-' Hésycb. et (tragg. j (JaupoppiÔèç è'-fxoç' êk
Toû (TaupujTfipoç papù H.*), puis aauviov 'javelot; verge (Cra-
tinos)', dim. d'un *(Jau-voç *aau-vov *aau-và; pas de parenté
convaincante en debors du grec; lit. szlhrés 'prêle' i^'ksur-.
Zupitza BB. 25, 93) beurte la pbonétique par son û; lit. kiduras
pra-kiùr^s 'troué' (Bezzenberger BB. 13, 299) est de même à
écarter.
(jOùina, -aroç n. 'corps' \>xo\i. <.Hu6innt- (Frobde BB. 14, 108)
gonflement', i.-e. *teuà''- 'gonfler, enfler' dans aôioç (*tFuj-Fo-ç)
adoç (*TFa-Fo-ç) laOç TÛXri etc., voy. s. vv.; lat. tômentum 'rem-
bourrage' n'est pas le correspondant immédiat, mais procède
de *touementom et présente un autre degré de la même base
(Solmsen Stud. 90 sq.).
aûjoinai 's'élancer' (Ap. Rb.). Voy. s. v. bom. creûuu p. 800.
CTujTT- ((jeaujTTaïaÊVOV Pind., etc.). Voy. s. v. ffiujTTr) p. 867.
aujpéç m. 'tas, monceau de blé (Hsd. Hrdt.), de bois iXén.), etc.'
< '^tuo-ro-s, [.■e.*feud'''- 'gonfler' (voy s. v. aûjua); lat. o/>-^«/-ô
'boucber' repose sur un *ta-ro-s 'formé en balle ou en pelote;
— masse compacte', qui présente un autre degré de la base;
cf. Solmsen IF. XXVI 113sq. De là auOpaKOç m. 'cabas de
figues ou de dattes'. — Le rapport de auupôç, eu tant qu'issu
de *fuOr-o-.s, avec gr. aopôç f. 'urne funéraire', lit. tcérti 'saisir,
enclore' est condamné par Solmsen 1. cit.
1) oauptuTi'ip et oùpiYS sont aussi rapprochés par Tersson Boitr.
I 38.") dans une analyse différente (:lit. sziùri's).
- 936 —
ion. att. (Jûùç 'sain et sauf; hom. att. (TujZ^uj, ép. aiLuu 'sauver'; etc.
Voy. s. V. aàoç p. 852.
ion. (Tuûxu) (Nie. Th. 590. 696. Hésych.; Kaia- Hrdt. IV 75) =
vjjuûxw 'broyer', i.-e.*bhsâ-*hhs6-, cf. skr.ft^r/.s"- 'broyer, mâcher'
ipsàfi bdbJiasti); cf. Kretschmer KZ. 31, 420; pour o- : y\)- cf.
ZaTTqpuu : M^àîrcpiu cyrén. Yaqpujv GDI. 4833,M^a(piç Yaqpibai dèrae
attique, Yuuqpiç; cf. Fick BB. 26, 115. Voy. l'art, adxvoç.
T.
xaYTri f. (làYTOç, -ouç n., xaTxiaaiç, -eiuç f.) 'odeur de rance; —
ulcère (Hpc.)'; Ta^TOÇ 'rance' (Géop.); TaYïi^uu 'devenir rance
(Géop.); avoir des ulcères (Aét.)'. xaYT- est une forme nasa-
lisée de i.-e.*{s)têg- *{s)t9Ç]- dans isl. stœTcr 'puant' norv. dial.
stœk 'amer, rance' stœk 'odeur stœkja 'puer'. Torp chez Fick
IIP 480. — Pour v. h. a. stincan 'puer' (Curtius^ 218. Kluge^
444), 'wX.tôcht 'puanteur' (*^o)a(/-fo-) voy. auj. Franck-van Wijk
EW. s. V. stinken.
att. xafiivov 'poêle à frire', issu par déplacement réciproque de
ion. att. xriTcivov : ags. peccan 'brûler' pœcele "torche' v. h. a.
dahhazzan 'jeter des flammes', i.-e. Hêg-. Bezzenberg-er-Fick
BB. 6,237 sq. Fick P 439. IIin75sq. SolmsenUnters.44sq.—
Lat. taeda 'torche' (Fick II. ce.) est à écarter; voy. Walde- s.v.
xâYoç m. 'chef, commandant (trag-g.)i chef suprême en temps
de guerre (en Thessalie selon Xén. Hell. VI, mais répig:raphie
thess. ne fournit que le sens d"archonte de la cité', cf. Hoff-
mann Gr. D. I 283. II 227)'; à Delphes 'curateur, administra-
teur'; xotTeiJUJ 'commander, diriger, conduire (thess. Xén.);
moy. se donner un chef (Esch.)'; xâYeîv 'commander à' (Esch.
Pars. 764). Voy. s. v. xacrcriu.
xttYupi n. indécl. 'un petit morceau, une miette', cf. \x\\hï xaYupi
'pas même un peu, pas le moins du monde' (Eup.); xaYÙpm*
xà èXàxicTxa, xà xuxovxa Hésych. Etym. obscure.
posthom. X ai via f. 'bandelette, ruban, ceinture, bandage, ban-
derole, etc.', formé sur un adj. *xaiv6ç 'étroit' < *xaviô-ç i.-e.
*tn-iô-s : xeivo).
— 987 -
TaKepôç 'fondant'; xâKuuveç ni. pi. Voy. s. v. Tr|KUJ.
hom. poét. Ta\a-[F epYÔç '(jui supporte le travail, infatigable;
pénible (0pp.)'; TaXa-KÔpbioç 'au cœur patient (Hsd.); infortuné
(Soph.)'; boni. laXa-Treipioç 'qui a subi bcp d'épreuves'; raXa-
TrevOriç 'qui supporte une affliction' e 222-^ TaXd-qppuuv, -ovoç
'TaXaaicppuuv' N300; raXaôç 'xXriiuujv' (Ar. Ois. 687). Voy. s. v.
TttXàaaai.
TaXai-îTujpoç 'malheureux, misérable (tragg. Pind. Plat.); act.
fatigant, pénible'; ion. att. xaXaiTTUJpeîv intr. 'être malbeureux,
souffrir', trans. 'rendre malheureux, faire souffrir; pass. souf-
frir, peiner' (cf. Brugmann-Tliumb Gr.Gr.' 357j: att. xaXai-
TTUjpiâ, ion. -r| f. 'peine, fatigue, misère'; cf. TaXai-)aévriç B865,
TaXai-(ppuuv, -ovoç 'endurci à la peine' (Soph. Eur.), xaXaai-qppoiv,
-ovoç 'à l'âme courageuse' (Hom. Hsd. Théocr.); voy. s. v. xa-
Xàaaai; pour- Ttuupoç cf. Ttujpeîv Kribeûeiv, TrevGeîv Hésycb., naipfi-
crar XuTrfjdai H., TTuupiixiJç- xaXamuupia, nevGoç H., TiLÛpoç" ô xa-
XaiTTUjpoç H. : hom. etc. nripôç 'estropié, etc.'s.v. iifiiLia p.TT^sq.,
— ou bien (cf. M. van Blankenstein Unters. 48. Persson Beitr.
II 673, dans l'hypothèse, proposée par Friinkel KZ. 42, 125 n. 4,
d'un th. -TTUjpo- 'peine, danger') v. h. a. fâra 'danger' ags. /Vér
'danger, attaque' v. norr. fdr 'dommage, détresse, hostilité, fléau'
(germ. *fera-, i.-e. ^përo-) got. f(^rja 'personne apostée', groupe
mentionné s. v. Treîpa p. 756.
hom. etc. xâXavxa n. pi. 'les plateaux d'une balance, la balance',
sg. xdXavxov 0 393 et pi. 'poids indétcnuiné, somme pesée en
or ou en argent ; i)oids légal de 6U mines i à Athènes i ; talent (d'ar-
gent ou d'or)'; xâXavxa est tout d'abord le pi. de xàXav, gén. xd-
Xavxoç, ntr. de xdXâç; sg. xdXavxov par hétéroclise (Kretschmer
Glotta ni 26() sqq. Solmsen IF. XXXI 497 sqq.); de là hom.
dxdXavxoç 'égal en poids, égal ou semblable à', 'AxaXdvxri f.
(Hsd.)'*égale à un homme, virile', cf. hom. dvxidveipa (Kretsch-
mer 1. cit.).
hom. etc. xdXapoç m. '*ol)jet pour porter, corbeille; clayon ou
éclisse à fromages; cage à poules': xaXdcrcrai xXiivai.
hom. poét. (rare en prose att.) xdXâç, xdXaiva, xdXav, gén. xdXav-
xoç (Hippon.) et xdXavoç -aivr|ç '(jui supporte des maux, malheu-
reux, infortuné; (en parlant de choses) pénible, affligeant' : xa-
— 938 —
Xàaaai TXfîvai ; ancien ptc. prés, influencé par }xé\aç -aiva -av
(Solmsen IF. XXXI 499 sq.)
att. TaXaaiâ f. 'travail de la laine, métier de fileuse'; TaXâcrioç
'qui concerne l'art de filer' (Xén.); TaXaaioupYÔç 'qui file la
laine', -oupYiâ f . 'laXadia'. Ces mots supposent un *TaXàTriç m.
'qui se donne de la peine', le travail de la laine étant le labeur
par excellence pour les femmes de l'antiquité grecque; cf. pour
la sémantique v. slav. stradati 'souffrir, endurer' : russ. (rural)
straddtï 'exécuter les travaux pénibles de la campagne' strdd-
nïk 'campagnard, paysan' strddnica 'ouvrière agricole' etc. ; cf.
Solmsen IF. XXXI 503 sqq. (bibl.).
ép. aor. laXàooai et ép. tragg. xXfivai (TXrnaevaiQ.Sm.Théocr. ;
dor. èiXâv) ptc. xXdç xXâaa, fut. ép. tragg. et prose tard. TXriao-
|Liai, dor. xXdaoïaai (Pind.), pf. ép. xéTXdjuev u 311 etc. impér.
TéiXàei E 382 ptc. xeTXnuîa u 23 -oxoç E 873. v 447 'prendre
sur soi, se charger de, supporter, souffrir (moralement)'. Cf. xe-
Xdcrcrai • xoXjafiaai, xXfjvai Hésych., xàXâç (voy. s. v.), iroXii-xXâç
'qui souffre ou a souffert bcp (Hom.) ; très patient «(Soph.)',
hom. "A-xXâç, -avxoç m., xaXa- xaXai- xaXacJi- en compos. (voy.
s. vv. xaXa epYÔç xaXaûpîvoç xaXai-TTUJpoç), xaXaôç (Ar. Ois. 687)
hom. etc. xXrnauuv (dor. xXajuujv), -ovoç 'qui supporte patiemment;
infortuné, misérable ; qui prend sur soi, entreprenant, hardi',
xdXavxa n. pi. xdXapoç m. xaXaaiâ f. xeXajuuûv ra. TdvxaXoç m.
xôX^iri f. (voy. s. vv.), puis skr. tuld f. 'balance' tulayati 'soule-
ver, peser' {tUna-h 'carquois' est écarté par Bartholomae IF.
III 186 sqq. IF. XII Anz. 28 et rapproché de v. slav. tulû [i.-e.
Hou-lo-] 'carquois'), lat. toJlô -ère {*tlnô), pf. sustulî 'lever, éle-
ver, soulever, relever' v. lat. tulere 'porter' pf. tetull class.
tuU {defet'ô) ptc. làtus {Hlâfos^gr. xXiixôç dor. xXâx6ç = gall.
fZaw-fZ 'pauvre'. FickIP130) toUô toUênô 'levier, bascule pour
puiser de l'eau, etc.' tolerô -are 'supporter, endurer, souffrir,
résister à', v. irl. tlen[a)id 'il dérobe' [Hlnà- : lat. tollit < *toï-
ne-ti, prim. Hl-ne-. Strachan Rev. celt. 28, 196. Thurneysen
Hdb. d. Air. 1 333. Brugmann Grdr. IF, 3, 302; autre avis chez
Pederseu K. Spr. II 649 ; pour v. irl. -talla -tella 'il dérobe' voy.
Thurneysen op. cit. I 49. Pedersen op. cit. II 511) v. irl. tailm
'fronde' gall. telm 'lacet' bret. mod. talin 'fronde' (: gr. xeXainujv
- 939 -
selon Pedersen K. Spr. I 169. 178), got. Jmlan v. noir, pola
ags.polian v. b.a. dolen 'euclurer, souffrir', prim. 'porter', lett.
iz-tilt 'supporter, endurer', arni. (Pedersen KZ. 39, 354. Sehef-
telowitz BB. 29, 22) tholuni 'je permets, je supporte'; i.-e.
Hela- 'porter, soulever, supporter'. Curtius'' 220 sq. Fick P
61. 444. IIP 188. Voy. l'art. têUuj I.
hom. raXaûpivoç 'porteur du bouclier, d'ofi : intrépide, valeu-
reux' < Ta\a- (voy. s. v. raXâcTCTai) + *Fpîvoç, cf. (éol.) TPÎvoç
(e.à-d. F-j* bép|ua Hcsycli., lioiii. etc. pivôç f., poster, ni. 'peau;
bouclier de cuir'. Voy. s, v. p. 841 sq.
TÔXiç, -iboç f. 'jeune fille nubile' (Sopb. Ant. 629 [chœur]); xfiXiç,
-euuç, ion. -loç f. 'fenugrec' (Hpc. Tlicopbr.j; TrjXivoç adj.; Tr]-
Xiiriç oîvoç m.; hom. etc. rriXeGdv 'pousser avec force, être luxu-
riant, abondant, vigoureux' : lat. tâlea 'petit pieu, petit picjuet;
l)Outure, branche, scion' talla (selon Ernout El. dial. 235 dial. <)
falia 'peau d'oignon' (prob. identique à taleu, cf. spéc. TfjXiç),
lit. at{t)ôlas 'regain' talôkas 'adulte, nubile' (Bezzenberger-Fick
BB. 6, 238. Fick I' 440; mais v. slav. faJiJi tal'tja 'rameau
vert' est selon Leskien IF. XIX 207 l'emprunt gr. 6aXXiov :
GaXXôç), skr. tala-h 'palmier vinifère' tuli 'un certain arbre'
(Uhlenbeck Ai. Spr. 112); l'idée première est 'pousser, ver-
doyer'. — On a vu dans tûXiç un emprunt sémitique et rappelé
aram. TaXiGa (Marc V 41) 'jeune fille' .syr. fTiDa 'ancilla'; le
rapport est prob. fortuit et n'explique pas la longueur de l'a;
pour Moller Idg.-scm.Wb. 52 il y a parenté et non emprunt.
hom. etc. lainiaç (ion. Tajuiiiç), -ou m. 'économe, intendant: di-
recteur, ordonnateur, arliitre' : hom. etc. tainiâ, ion. -\\ f. 'femme
de charge, intendante' (voy. Brugmauu Grdr. IP, 2, 99. Gr. Gr.»
420); att. raïaiéîov 'cellier, grenier, office; trésor public'; Ta-
meOuj 'être intendant; administrer'. Fick I' 442 y voit un xan-
< i.-e. */,);/^ en rapport apoph. avec "^tcm- dans xriueXeîv
'prendre soin de' (voy. s. v.) — Le rapport avec Te'iuvuj 'couper'
(en tant que '*cclui qui coupe, (jui fait les parts'. Curtius^221)
n'est pas justifié ])ar l'emploi des mots; cf. aussi L. Meyer
II 781 sq.
xâuiaoçf. 'présure' (Tliéocr. Nie): xaiaiaivnç xOpôç m. 'fromage
préparé avec de la présure'. Fick BB. 28, 108 rappelle yaXax-
— 940 —
juôv • Xdxavov ccypiov Hésych., dont l'hypocoristique est yâ^iov
'gaillet jaune' (< -{àXa + téilivuj 'couper', cf. fr. 'caille-lait'), cf.
aussi axileiv tô YdXa 7aire cailler le lait' (Diosc.) axicTtôv Ya^a
Mait caillé' (Diosc.) (Txicriç toû xàXaKTGç "séparation du lait qui
caille' (Orib.). — Autre avis chez Prellwitz ^ 313 (^448 comme
alternative) et Brugmann Ber. d. sâchs. G. d. W. 1899, p. 188
(: skr. tàmyati 's'engourdir, s'évanouir, s'épuiser', caus. tama-
yati {*tmm-), tamisïcl f. 'qui oppresse, qui stupéfie', lat. temê-
tum 'breuvage capiteux' têmulentus 'ivre' abstëmius 'sobre',
ail. mod. damisch 'pris de vertige', etc., l'idée fondamentale
étant 'obscurité, obscurcissement de l'esprit, ténèbres').
att. Tdv ou xâv voc. dans il) Tav ou (Hrdu) uu râv (p. ex. Aristoph.
Plat. Dém.) est né de l'abrègement de ai idXav. Kretschmer
Glotta I 58.
hom. poét. xavaoç 'allongé'. Voy. s. v. Tavu-.
laveîai f. pi. 'longues poutres, solives' (Théophr.), fém. d'unadj.
*Tavijç = skr. tanû-h 'mince' conservé en compos. ; voy. l'art.
Tavu-,
hom. TttvriXeYiîÇ épitbète de sens et d'origine peu clairs (Gavà-
Toio 0 70. M 00. X 171), où Bezzenberger BB. 4, 358 sq. (bibl.)
voit une forme réduite de R. ten- 'tendre' (cf. ôxe Te Zeùç Xai-
Xarra Teîvr) TT 365) + un parent de àXé^o) àXeieivôç dXTOç (voy.
p. 92), cf. bucniXeYnç; sens : 'qui provoque ou propage la dou-
leur, le chagrin'. — La trad. 'qui couche ou abat tout du long'
est à rejeter, *XéYUJ au sens de 'coucher' étant un mythe (pour
aor. êXeEa voy. s. v. Xe'xoç p. 574).
TttvGapûZia) dans TavGapuaToi m. pi. 'qu'on peut ébranler (Théop.
com.); èKTav9apij(Z!)uj • Tpé)auj Hésych.; Tav6aXûZ;er Tpé|uei. Auu-
pieîç. 01 bè aTTaîpei H. (cf. Debrunner IF. XXI 266). Redouble-
ment intensif; on en a rapproché la glose TOi6opûcraeiv (relevée
à l'art. Toveopiiluu), puis (Fick BB. 3, 163. Grammont Dissim.
180) V. slav. drûgati 'trembler' lit. drvgys 'fièvre' etc., ce qui
n'est pas sûr.
hom. etc.TdvTaXoç m. 'Tantale', nom tiré par redoublement in-
tensif (TttVTttX- dissim. de *TaX-TaX-) de i.-e. *feZ«- (*#//-, cf. Tà-
XavTOv) 'supporter' ; cf. TavTaXeûiJu -\i\x) 'TaXavTeOiu', TavTaXoOcr-
6ai pass. 'être balancé, lancé' (Soph. Ant. 1.34).
— 941 -
Ta vu- p. ex. dans boni. xavù-fXujacroç 'à la langue allongée' hom.
Tttvu-YXujxiv 'à hi i)ointe allongée' Tavù-bpo)aoç 'agile' (Esch.)
hom. Tavu-r|Kriç 'à longue pointe' Tavù-6piS 'aux longs poils'
(Hsd.) boni. Tavû-TreTiXoç 'à la longue robe' poét. xavvj-TTTepoç
-TTiepuYOç -TTTépuE 'aux longues ailes' etc.; boni. poét. xavaôç
-6v 'allongé, long' bom. Tava-r|Kriç 'allongé et aigu' xavaé-beipoç
'au long cou' (Aristopb.) boni. xavaû-TTOuç 'aux jambes longues
et grêles' Tava-uqpriç 'd'un tissu fin (Sopli.) etc. : skr. fanû-fi
(féni. tanvi) 'mince, élancé, faible, peu important', lat. tennis
'mince, délié, fin, ténu, fluet, grêle, étroit' V), v.irl. tanci corn.
tanow gall. teneu bret. tanaô tanav 'mince', v. b.a. dunni v.
non-, punnr i-im-<-nu) 'mince', v. slav. tlniikû (et f'inïkû\
avec une autre assim. vocalique ttinûlû russ. tônhij) 'mince'
(= skr. tànuka-h m/sens) lit. dial. fenvas 'svelte' (avec le voca-
lisme du compar. et passage dans la flexion des tb. en -o-) lett.
fnos 'mince'; voy. s. v. Teivuu. Curtius^ 217. Fick I* 58 sq. 223.
442. IP 128. IIP 178.
boni. poét. Tavûuj (*Tàvû)ai), fut. TavvjoucTi qp 174 'tendre', pass.
o. sg. TàvuTai P 393 (atbématique) — skr. tami-fé < *tnnu-j
R. ten- 'tendre' (voy. s.v. Teivuuj; xavu- s'est étendu aux autres
temps, p. ex. aor. èxdvucrcra pf. pass. xexàvucrxai, par suite du
rapport qui s'établit entre xâvuxai xavOo) et eipu)aevai èpûuu
'tirer' (aor. epûaaai pf. pass. eïpuaxai). Brugmann-Tliuinb Gr.Gr.'*
337.
postbom. xaTTÊivoç 'bas; bumble, modeste; abject, vil; abaissé,
bumilié', sens premier : '*pressé' : v. norr. pefia 'fouler' pôf
'a beating or tbickening of clotb ; a wearisonie, endless struggle'
pôfe 'feutre', R. tap- 'presser'. Fick I' ôO. 439. Torp cbcz
Fick III* 180. Falk-Torp EW. 1250 s.v. tave. — Le rapport
avec skr. tâpafi (avec v'i- et sani-) 'serrer, presser' (les mêmes)
est douteux pour Ublenbeck Ai. Spr. 108.
1) Lat. tenuis repose plutôt sur *tiinû-s que sur le féni. *tenijî
de i.-e. *tenu-s, ou bien tennis = gr. xavafFJôç avec passage dans la
flexion des th. en -i- selon Brugmann Grdr. 11^, 1, 214:: d'autre part,
selon Hirt Hdb.-^ 164, tenuit; contiendrait le degré normal et xavaôç
serait né de *TevaFoç par assim. d'e ;\ l'a subséquent dans l'atonie.
— 942 —
hom. etc. TOtirriç, -îitoç m., aussi att. Tarriç, -iboç f. (Xén.) et
att.bàmç,-iboç f. (Aristopb.Phérécr.Xén.) 'tapis, couverture'*).
Emprunt prob. à riranien (Schrader KZ. 30, 484. RL. 863),
cf. selon Lidén IF. XIX 331 sqq. (bibl.). 361 sqq. (bibl). Arm.
St. 44 sq. pers. mod. tàftan et tcihlôan 'tourner; filer', intr. 'se
tourner; être tourmenté, etc.' d'un causatif vieil 'wsM.Hàpaya'
refait sur un th. Hap- < i.-e. Hmp- : R. temp- 'tendre' (pour
la filière sémantique cf. p. ex. g-ot. spinnan 'filer' lit. pniti
'tresser' : ail. mod. spannen v. slav. pqti 'tendre'), cf. lit. tempiù
tempti 'tendre par traction' timpstù timpti 's'allonger' timpa
'tendon' temptyva 'corde d'un arc' v. slav. tqtwa 'corde, tendon'
russ. Am\. tepsti 'tendre, raidir', \. norr. {pamhr) fém.pomh
'gonflée, grosse, enceinte' pçmb (gei'm.'^pambô-) 'estomac tendu,
gonflé', \sit. tempus -07ns 'temps' ('^étendue') femp-Zwwz 'espace'
templa -ôrum 'solives placées horizontalement sur des chevrons',
arm. tliamb '*coussin rembourré > selle ; chair tendre des mem-
bres des animaux' (< \.-Q.'-^tmpa- = lit. timpa 'tendon'), i.-e.
Hemp- étant un élargiss. de ^ten- 'tendre' (voy. s. v. Teivuu i.
De là àjucpi-idîTriç m. àiuqpi-xaTriç f. àjucpi-xaTTOç m. 'tapis laineux
des deux côtés'.
xàpavboç m. 'renne' (Arstt. Théophr. El.). Emprunt à une Ig
du nord-est ; sur le renne voy. Sarauw Das Rentier in Europa
zu den Zeiten Alexanders u. Csesars (Ssertryk af mindeskrift
for Jap. Steenstrup. Kob. 1913).
hom. etc. Tapàaauu, att. -dxiuj 'troubler'; ion. att. xapaxri f. 'trouble,
désordre'. Voy. s. v. Gpdcrcruj p. 350.
hom. etc. xàp^oç, -eoç -ouç n. 'effroi; crainte; respect (Esch.)';
hom. etc. xapPeîv 's'effrayer'; poét.xapPaXéoç 'timide, craintif; —
terrible (Nonn.)' : skr.^a>7«fi 'menacer, outrager', lat. torvos%2iW-
vage, farouche, sombre, menaçant' (se dit d'abord de l'œil et du
regard) ; i.-e. Hergu- HrgU-. Curtius^ 480. Fick P 60. 443. III*
182. Meillet MSL.XIli216(bibl.) — V. mn-.piarka 'to quarrel,
wrangle'^iarA;» f . 'a quarrel' SLgs.pracian 'craindre', ayant i.-e.^
et non gU, sont à écarter.
1) Sur ces formes multiples voy. Frankel KZ. 43, 206 sq.
- 943 —
xàp-favov Vin sur' ou 'vin éventé'; Tap-favoOaôai 'être éventé',
cf. rap-faiveiv Tapâ(y(Jeiv Hésycli. : v. norr. 7j/-eÀ-/l-)* (prégerni.
*tregno-, ou *trekno-, voy. plus bas) m. h. a. drec -ckes 'ex-
créments', gall. ^roe^A 'lessive, urine' (Q.ç\t*troktcl. Fick H* 138),
peut-être lat. tardif troja 'truie' C^trog-ia ''^bête vivant d'or-
dures, de lavure'. Sommer IF. XI 91. Solmsen KZ. 37, 23),
prob. aussi ion. att. ipûE, gén. TpuYOç f. 'vin doux; piquette,
marc; lie de vin et d'huile, sédiment' (i.-e. Hr^g-), cf. Fick I*
447. IIP 189; cf. ensuite gr. crrepTâvoç" KÔTTpuuv H. (Persson
Beitr. I 456 et n. 1 y voit des adj. ou noms d'agent au sens
d"homme sale'), i.-e. E. (s)f(e)reg-, à côté de quoi '^(ii)ter{e)l'-
dans lit. tersziù ter.szti 'souiller, envaser les prairies' tirsztu
tirszti 's'épaissir' tirsztas 'épais, trouble' trisziu triszti 'fumer
la terre' triszfas 'fumé' frisziman 'fumure', lat. sterciifi -oris
'excréments, fumier, scorie'; cf. des formes nasalisées dans gall.
trwnc 'urine, lie' bret. stronk 'excrément humain', lit. trqszai
'toute chose qui se gâte' frqsza 'bourbe' trqsztù 'se gâter' (Persson
op. cit. I 454 sqq. bibl.).
posthom. (ion. att.) xâpïxoç, -eoç -ouç ii. et oç, -ou m. 'salaison
ou conserve, viande ou poissons salés ou fumés; momie (Hrdt.
IX 120)'; ion. att. Tapïxeûuj 'saler, faire des conserves: em-
baumer un corps (Hrdt.), changer en momie, d'où : exténuer,
consumer (de chagrin, de vieillesse)'. Etym. obscure; voy. s. v.
Tapxûu). — Arm. tarex 'un poisson du lac Van (que l'on pré-
pare comme le hareng)', syr. târïya 'poisson salé' sont l'emprunt
grec (Hiibsehniann Arm. Gr, I 383. 518).
xapiaucfauu {Hrm-) 'effrayer' (Lycophr.), cf. xapiuvjEaaGar cpopii-
Gfivai Hésych., à-xdpuuKxoç 'aq)oPoç' (Nie. Euph. Hésych. EM.j :
gr. xpéiauj, lat. tremù, etc. Persson Beitr. II 572 n. 1 (bibl.).
xdpTTri f. 'grande corbeille, panier, manne' Poil.; xapTrdvri f. (Arr.),
xapTToç m. Poil, m/sens peuvent être des formes attiques (ion.
*(yapTT-) remontant à un x.-aJ^tur-p-, élargiss. de *tuer- dans lit.
tveriii tvérti 'enclore' ( voy. s.v. att. aeipd p. 857); cf.lélargiss.
*fui'-g- dans ion. aap-fâvx], att. xapY- p. 853 (Fick GGA. 1894,
p. 24(i).
hom. etc. xapaôç, att. xappôç m., pi. xapaoi et (rare) xapcrd 'claie
(pour sécher ou égoutter i 219), clayon, natte; entrelacement
— 944 —
de racines (Théophr.); toute surface large et plate, plat du pied
(Hom. Hrdt,), d'où : pied (Auacr.), plat de la rame (Hrdt.),
d'où : rame (Eur.), et collect. la rangée de rames d'un côté du
navire (Thuc), surface plane de l'aile déployée, d'où: aile;
rangée de dents d'une scie; rangée de cils, paupière' ; xapcroûaôai,
att. xapp- 's'entrelacer en forme de claie; être penné; être garni
d'une rangée de rames'; (Tùviappoç 'entrelacé' (Théophr.); auv-
Tappoôv 'couvrir de plantes dont les lianes s'enchevêtrent'
(Théophr.); Tpamd (ion. Tupmri; Tepmd Julien) f. 'claie (pour
sécher les figues); âXuuç (Soph.)' : v. h. a. darra m. h. a. ail. mod.
clarre (germ. *parz6-, i.-e. ^torsà-) 'four à sécher, touraille'
suéd. tarre 'séchoir' (Fick P 444. IIl^ 183), arm. thar 'juchoir;
perche pour suspendre qc' (i.-e. *trsâ, ou *trsiâ = Tpaaid.
Lidén Arm. St. 45 sq.) ; i.-e. *ters- 'sécher', voy. s. v. Tép(J0)Liai.
hom. Tapqpoç, dat. pi. Tapcpedi n. 'fourré, hallier' E 555. 0 606;
hom. (xapqpuç, employé en fonction de fém. Esch. Sept 535),
pi. Tapcpéeç, -emi, -éa 'épais', adv. lapcpéa 'fréquemment, sou-
vent'. Voy. s. V. 6p6)LiPoç p. 353.
hom.iapxvj 10 'enterrer, inhumer'; à-TOtpxûTOç 'non enseveli' (Pseudo-
Phocyl. Lycophr.); cf. Tapxdviov èvTdqpiov Hésych. Étym.
obscure. — On a cru à une parenté avec posthom. xdpîxoç,
-eûuu, p. ex. Curtius^ 729, Helbig Épopée hom. 70 sq., Sittterlin
IF. XXV 72; les Grecs de l'époque préhomérique auraient fait
précéder l'inhumation d'un embaumement.
idaiç, -euuç f. 'tension, extension' = skr. fati-h 'série, troupe,
sacrifice', lat. -tenti- dans intentiô 'tension, effort', i.-e *t)jti-,
à côté de quoi *tent}- dans skr. tànfi-h 'lacet, corde, série'.
posthom. Tàaao), att. idiTO), fut. xdHuu, aor. pass. èxdTiiv, adj.
verb. TaKTÔç 'ranger, assigner une place ; ordonner, fixer, déter-
miner' (prés. Tdcrauu prob. par influence analogique, cf. Osthoff
Perf. 297, plutôt qu'issu d'un *TaK- parallèle à la^-, avec De-
brunner IF. XXI 216); idïn f. 'ordre de bataille' (Ar. Lys. 105);
xdYiua n. 'corps de troupes ; ordre, prescription' ; TdEiç, -eujç f . 'bon
ordre; ordonnance; poste, rang; fixation d'une taxe'; laKTiKÔç
'qui concerne l'arrangement; tacticien'. TâY6çm.'chef'(voy.s. v.)
ferait poser R. xâY- : Tây- 'disposer, régler, ordonner', à quoi
Bezzenberger BB. 12, 240 compare lit. pa-togùs 'convenable,
- 945 -
décent, euiaKioç' = Ictt. patàgs 'commode' lit. su-tôgti 'se lier
par une promesse, s'engager'. — L'hypothèse diin TâTÔç abrégé
de (non-ion.) cfTparâYÔç ""général' (Fick P 442; est très dou-
teuse: v.lat. ^owc/eo -^'/v'nosse, scire'osq. tangi nûd 'sententiâ',
got pagJcjan 'penser' fdans l'hypothèse d'un gr. Taff|vai < i.-e.
*fl3g-. Fick 1. cit.) sont à écarter, comme aussi (Siitterlin BB.
17, 165, posant Tâaffo) < '•ï/aÂ/ô) v. norr. poét. Jiengill 'roi,
prince' ags. poét. pengel 'prince'.
TâTaXiZiuj 'blande conipello, adulor, suppalpor' (Hrnd. III 77.
VII 86) est formé sur tûtû, mot câlin d'un fils à sa mère
(Hrnd. III 79), cf. voc. laii d'une servante à sa maîtresse (Hrnd.
V 69) ; voy. s. v. xeTTa.
raO emprunt sém., cf. hébr. fâtr.
hom. etc. Taûpoç m. 'taureau; pénis (Crat.)' = lat. tauriis osq.
Taupo)u 'taurum' ombr. toru turuf 'taures', cf. v. slav. furù lit.
tauras (gén. pi. taurin) 'aurochs' v. pruss. tmiris 'bison' zd
staora- 'grand bétail (chameau, cheval, bœuf, âne/, puis vrais.
got. sf'nir V. h. a. stior ags. stéor 'taureau' v. uorr. pion- nécrl.
limb. deiir 'taureau', i.-e. *{s)tturo- ''^'(.s)tduro-; cf. aussi gaul.
tiO'vos irl. tarh gall. tanc 'taureau' (celt. Haruo-, modifié de
"^tauro- d'après *ueruâ > irl. /'eyft 'vache' (Vendrycs MvSL. XII
40 sqq.). — Assyr. sûru hébr. sôr arara. tôm ont fait douter
de l'origine indo-eur. ; il y aurait eu emprunt sém., ou emprunt,
par les Indo-eur. et les Sém., à un 3*^ groupe linguisti(iuc. Cf.
Curtius^' 218. Fick II* 123. Walde-' 764 (bibl.). Franck-van
Wijk E\V. s. v. stier. Feist Kultur 411. — Le rai)port connu
avec les dérivés de R. téu- {feud-^'-), tels que raûç skr. fdufi
tàmra-h lat. tumeô (Fick I' 445. Brugmann IF. VI 98. Grdr.
IP, 1,353. Solmsen IF. XXX 35j, est naturellement subordonné
à Torigine indo-eur. de Taûpoç et écarte les formes à initiale si-.
TaOç* lué-faç. ttoXûç Ilésych. li.-e. *tàu-û-s); TauCfaç- ueYaXûvaç,
TrXeovdaaç H. : skr. fac/ti tauH 'être fort, avoir la puissance,
pouvoir' tavâh 'fort' facisfania h 'le plus fort' tc(ris7n('ni 'fort,
|)uissant' farisâ-Ii 'fort' fdrisf f. 'force, impétuosité' furi- (en
compos.) 'très, fort' 7a\ frtr- 'potentem esse' iavah- n. 'pouvoir,
force' tdvlsh 'force physique', irl. f^o 'force', goX.pnsundi v. mtrr.
pûsund i\gê. pi'isend v. h. a. diisinif 'mille' (voy. en dernier lieu
(iO
— 5)46 —
Brugmann Grclr. IP, 2, 47 sqq. bibl.) v. norr. piô ags. péoh
V. h. a. dioh 'cuisse', v. slav. ttjtl 'devenir gras' tukû 'graisse'
lit. fùMi 'devenir gras' tâukas ^morceau de graisse' taul-aï m.
pi. 'le gras' tvhiti 'gonfler' tvànas 'inondation, flot' et bcp
d'autres; i.-e *teuâ^-*tëu-*tû- "être gonflé, turgescent, regorger
de\ Curtius-' 226. Fick P 61. 226. 445. Il* 131. IIP 185 sq.
Brugmann Total. 54 (bibl.). Voy. s. vv. cràoç crujiua TeuTa)uibiiç
TÛXr) TÛXoç corc. tûjlioç ion. att. tÛ|uPoç adtTupoç laûpoç.
boni. etc. xàcpoç m. 'funérailles, sépulture, cérémonies (jeux ou
repas) funèbres; tombeau'; ion. att. xaqpri f. 'ensevelissement,
sépulture; lieu ou frais de sépulture'. Voy. s. v. 0dTTTUJ p. 334.
hom. ràqpoç n. (seul, nom.) 'stupeur'. Voy. s. v. 6à|upoç p. 333.
hom. etc. xàqppoç f. 'fosse, fossé'. Voy. s. v. edîTTUj p. 334.
hom. etc. laxûç, -eîa, -\j 'vite, rapide'; hom. etc. taxa adv. 'promp-
tement, vite, aussitôt; att. aisément, vraisemblablement, peut-
être'; hom. etc. làxoç, -eoç -ouç n. 'vitesse'. Etym. obscure:
prob. laxûç < i.-e. '"'dhTpgh-û-s, R. dhaidgh-. — V. slav. ne-dagû
'faiblesse, maladie' pol. dqzyc 'faire effort' lit. danginti-s 'se
rendre qq part', R. dengh-, aussi attestée par skr. daghnôti
'atteindre' (Bezzenberger BB. 12, 241) sont à écarter; cf.
Berneker EW. 217 sq. Osthoff MU. VI 49 sq. (bibl.). — Com-
par. ion. Gdcrcrujv, att. GdTTuuv < *0dYX-luJV ; Osthoff op. cit. 46 sqq.
(bibl.) repousse l'hypothèse de Lagercrantz Z. gr. Lautgesch.
33 sqq. et Brugmann Grdr. IP, 1, 558 quant à la brévité de
l'a en ionien; — superl. xdxicTTOç.
att. xaiûç (xaiLç selon Tryphon chez Ath. IX 397 e), -d), pi. tau),
acc.xauùç, et xaujveç xaujffi xauJvaç m. 'paon'; xauuveioç 'de paon'
(Luc). Est, avec lat. pài-ô -ônis et pavus, un emprunt à
l'Orient, sans qu'on puisse préciser, mais là même le nom repose
sur l'onomatopée; voy. VValde^ s. v. — Etym. sém. chez Lewy
Fremdvv. 10 sq.
xè enclit. 'et' < i.-e. ^q^e = skr. ca zd ëa v. pers. ècl lat. que
v.irl.-c^(w«-c^'nepas') got.-^(Mi-/i'non' < *nl-k>i = lat.«e-ç«e;
sur got. -h -uJi voy. auj. Brugmann IF. XXXIII 173 sqq.)
phryg. KÊ 'et' (selon Kretschmer Wiener Ztschr. f. d. K. d.
Morg. XIII 359); appartient au th. pron. qVo- qVe- (Curtius'^
487. Fick P 20. 179 sq. 378. IP 62. IIP 114. Walde- 631
— 947 —
bibl.); sur ses emplois eu grec voy. Brugmaun-Tliiuiib Gr. Gr.^
§ 603 (bibl.). — Dans tôte 'alors', ôie 'quand', lesb. ÔTa, dor.
TOKa ÔKa, le 2^ élément n'est pas la particule rè, mais un suff.,
cf. boni, ôre Te; voy. lirugmann-TJiumh op. cit. § 2H7, 2. 3.
posthom. TÉTTUJ, fut. TeT^ui 'mouiller, bumecter; faire fondre,
amollir, pass. fig. se laisser fléchir': lat. tingo fplus anc. fingiiô,
lui-même modifié d'un *tengO d'après unijuô unxî), pf. t'inxi
'tremper, mouiller, baig-ner, teindre', v. h. a. thunkôn dunkon
'plonger, tremper, immerger', i.-c. *teîag- 'mouiller'. Curtius^
219. Fick I' 442. III' 187. Zupitza Gutt. 214.
hom. etc. Té^oç , -eoç ouç n. 'toit, etc.'. Voy. s. v. aié-fuj p. 9u5.
boni. etc. pf. TéGrina 'je suis saisi de stupeur ou d'admiration'.
Voy. s. V. ed)aPoç j). 333.
dor. TeGiLiôç (lac. arg. BeGiaoç GDI. 4598. 3342) m. 'BecJnôç' f Pind.);
dor. Té0)Liioç (locr. ee0)Liiov GDI. 1478) 'GécTiaioç' (Piud. Call. 0pp.).
Voy. s. V. ôecTfaoç p. 342.
boni. etc. leivo), fut. revu), aor. ëieiva, pf. moy. xéTaïuai {'■^te-fn-)
d'après quoi pf. act. leTaKa, adj. verb. Taioç (=skr. tatâ-Ji
lat. fentu.s) 'tendre; étendre, déployer; intr. tendre vers, .se
diriger vers; se rapprocher de'; boni. poét. Tiraivuj, aor. èTÎTiiva
'tendre; étendre, allonger; tirer'; Tàvu)aai 's'efforcer' P 393,
boni. etc. xavùuj 'tendre' (voy. s. v.); Tavu- en compos., boni,
poét. Tavaoç 'allongé, long' (voy.s. v.); laveîm f. pi. 'longues
poutres' (voy. s. v.); xaiviâ f. 'bandelette' (voy. s. v.) ; xdaiç, -euuç
f. 'tension' (voy. s. v.); tôvgç m. 'corde, cordage; sangle de
lit; — tension; intensité, force, vigueur; mode musical, ton' (ce
dernier sens par absorption d'un mot apparenté à lat. tondre
gr. (TTévuj p. 909 sq.); hom. etc. levinv, -ovtoç m. 'tendon,
muscle allongé'; posthom. à-Tevr|ç(prob.ionisme, avec à- < *ttni- ;
voy. Solmsen Beitr. I 21 sqq.) 'fortement tendu, fixe, attentif;
droit, direct; ferme, fort, inflexible; qui s'attache fortement à
(lierre. Soph.)'; eiXi-xevriç 'qui s'allonge en spirale (plante.
Théocr. XIII 42)'; Teiavôç 'étendu, allongé, long; rigide (Hpc. i';
TÊTavoç m. 'tension ou rigidité d'un membre (Aristopb,); téta-
nos (Hpc. Plat. Arstt.)':skr. tanuti (pf. fafaïui moy. tatne)
'tendre, s'étendre, durer' tâïi- f. (?) 'extension, prolongation,
propagation, descendance' tdna-h 'descendant' tdna-iu tdnà
— 94b —
"descendance' tûnah 'fil, ton' tdnti-h "lacet, corde, série' tan-
tu-h "fil, corde, etc.' (: v. irl. têt gall. tant < *tnta "corde') tan-
tra-m "métier à tisser; chaîne d'un tissu; fig. règle' (= zd ^ta-
&ra- pers. niod. tar "fil': pour la filière "tendre — filer' cf.
V, s\a,v.2}eti "tendre' : got. spinnan "filer' et voy. Lidén IF. XIX
332 sq.) zd tan- tanao'ti "étendre' pers. mod. tanïôan 'tourner;
filer', alb. ndhi "j'étends, je tire, je tends la corde d'un instru-
ment' (jHeniô — Teîvuu. G. Meyer Alb. Spr. 299), lat. feneo
'tenir' v. lat. pf. tetinï ( : skr. tafané) ombr. tenitu 'teneto' (cf.
Walde- 772) lat. ténor -ùris "cours non interrompu, marche
continue' teyius -ôris "corde, lacet, filet' tendô (pf . teienclî "ten-
dre, étendre' ombr. an-dendu antentu < *^ewfZ[e]fôf/ "inten-
dito, imponito' (cf. skr. tandafè "se relâcher, se lasser' tandrci
ta7idrt "épuisement, relâchement, détente' selon Uhlenbeck Ai.
Spr. 108; i.-e. Hen-d-, prés, eu -d-, cf. Brug-mann Grdr. Il-, 3,
378) etc., V. bret. tinfiit 'sparsit' v. irl. tan [Hana) "temps' gaul.
Teni-genonia (*te?ii-s "tendre, adj.'), got. -panjan v. uorr. penia
ags. penian pennan v. h. a. denen dennen "étendre' v. norr.
pimill "the edge-rope of a net' etc., v. slav. teneto "corde' lit.
ftstu tinaù finti 'gonfler' (propr. 'être tendu', base tenê-, cf.
V. h. a. donen "s'étendre', lat. teiieô au sens intr. de "subsister,
se maintenir, durer, tenir', propr. "être tendu'. Persson Beitr. I
341 sq. II 648) tàna>< "enflure' lett. tinu tît 'tresser, tordre, en-
rouler' lit. tifiklas "filet' etc.; i.-e. *few- "tendre'. Curtius""
217 sq. Fick P 58 sq. 223. 442. IP 128. IIP 178.
reîpea seul. pi. Z 485, leipecriv Hymn. hom. VII 7 "signes célestes,
constellations' par ail. métrique, cf. éol. xepéuuv Alcée fr. 155 B^. :
skr. tara f. "étoile', qui ne se sépare pas de véd. târah pi.
'étoiles', gr. àcrrrip âcTxpov. Curtius'' 206. Schulze Qu. ep. 177.
205. Flensburg Stud. I 14 sq. 37. Osthoff Archiv f. Religions-
wiss. VIII 11 sq. — Tépaç (voy. s. v.) Teipeaiâç sont à écarter.
hom. poét. Te i p uu (*Tepiuu ; seul. prés, et ipf .) 'user, épuiser, accabler' ;
boni. etc. xépeTpov'tarière' ; xepiibuuv, -ôvoç f . 'taret' ( Ar. Cav. 1 308.
Théophr.); hom. etc. xépriv 'tendre' (voy. s.v.); xépuç, 'faible'
Hésych. (voy. s.v.) ; xôp^oç m. 'écrou, etc.' (voy. s.v.); xôpvoç m.
'tour' (voy. s.v.); xopoç 'perçant' (voy. s.v.); hom. poét. aor.
Topeîv 'percer' (voy. s.v.); *xixpr||ui Tixpâw-ô), fut.xpriauj (Hrdt.
- 949 -
Aristoph. Xén.), hom. etc. TÉTpaivoi aor. (è jéipriva -âva'percer,
trouer'; Tpfî)Liau. 'trou'; hom. etc. xpriTÔç 'troué, percé'; bom.etc.
TiTpuj(JKUJ 'blesser' (voy. s. v.i; tpâvriç 'perçant' (voy. s. v.); etc.
Cf. skr. turci-h 'lésé, blessé' àtiira-h 'malade', lat. fera (pf. tr'ivl
d'une base teri-) 'broyer, piler, écraser' terebra 'foret, vrille,
tarière' teres -etls 'arrondi, fait au tour, poli' formes -itis 'taret',
irl. tarathar gall. taradr 'terebra' v. bret. (Pederseu Rev. celt.
34, 449 bibl.) foreusit 'attrivit' gall. treiris 'il frappa', v. b. a.
drâen ags. prdican 'tourner' v. h. a. drdt ags. prœd v. norr.
pt'ddr 'fil' (germ. *predu- '*le tordu'; — &gs. pearl 'sévère;
grave', qu'évocpie Holtliausen ]F. XX 3:^3, est ambigu i, v. slav.
flrq trèti 'user' lit. trinu trinti 'user' lett. trtds ''-franfas^ i.-e.
{*fron-to-) 'pierre à aiguiser', arm. ('? Pedersen KZ. 39, 371)
threm 'je pétris la pâte'; i. e. ^ter- *fere- et *terê- (> germ.
'"^pre-) *terd 'user, percer', prob. identicpie à "^ter- 'se frayer un
passage à travers, parvenir au delà de' dans skr. fdrafl 'tra-
verser' ptc. tlrnd-h 'ayant franchi' farman- gr. repiaa (voy. s. v.)
hit. terminus trdre etc.; un élargiss. par -d- dans skr. fardafi
gramm. 'fendre, percer' pf. fatdrda et fn/dtfi tardinan- trou,
ouverture, fente', lit. t rendit frendëfi 'être mangé des mites ou
des vers'. Curtius'' 2'22 scj. Fick I* ô9 sq. 224 sq. 443. W
123. Iir^ 181. 189. Flensburg Stud. I passim. Persson Beitr.
II 639 sq. 776 sq.
boni. TeixecJiTTXiÎTa voc. 'destructeur de remparts' E 31. 455.
Voy. p. 890 n. 1 .
hom. etc. xeîxoç, -eoç -ouç n. 'mur ^dargile); fortification, fort,
place forte'; reixi^uu (ion. leixeuj Hrdt.) 'construire un mur;
fortifier'; hom. Teixiôeiç 'entouré de remparts' B .559. 64(), cf.
Teixioûaaa près Milct (Thuc); — hom. etc. toîxoç m. 'mur de
maison; paroi d'un navire, bord' : skr. c?ë/^r^/< didia-in \'or\)s'
dèhi 'remblai, digue, rempart' rf(^/im/' {'S.sg.dégdhi pour '^dédhi\
voy. aussi Meillet IF. XVIU 419 sq.) 'enduire, cimenter, luter'
zd -daëzai/e'ti 'entasser' ( — skr. dehai/dfi caus.i u~-daèza-
'amoncellement' pa'ri-dcu'za- m., au pi. 'enceinte circulaire'
(>gr. Tiapâbeicroç m., voy. s. v. p. 746 s(j.) v. pers. didu- 'forti-
fication' pers. mod. dii dêz 'chàteau-fort', arni. d'izunel 'ijxa-
epoiZieaear dêz 'tas' (Hiibschmann Arm.Gr. I 439), thrac.-biZoç
— 950 —
-bila 'forteresse' (p. ex. Kretschraer Einl. 230), lat. fingô
'façonner, modeler' figura Terme façonnée, corps, figure, con-
figuration, etc.' figulus 'potier' osq. f e i h ù s s 'muros', got.panwia
digandin 'tuj TrXàaavTi' gadigis 'TiXà^jua, chose formée, œuvre'
daig.s v. norr. de'ig (n.) ags. o?aj v. h. a. teig 'pâte' got. digrei
'dbpÔTriç, abondance' v. norr. digr 'stout, big', v. russ. déza
'huche' {*déz-ià, i.-e. *dhoigh-ia) lit. diéti dëéti diéti 'battre,
bâtonner' (propr. 'frotter') lett. difét 'faire la première offre,
décider qn (par des propos flatteurs) à prendre qc' (propr.
'enduire') v. slav. ztdati 'bâtir' zidû 'Teîxoç' lit. éëdzu éësti 'for-
mer' (d'un *gheidh- né par métathèse de *dheigh-. Hirt BB. 24,
255), i.-e. *dheig]i- 'enduire, luter, pétrir, modeler en argile';
bibl. s. V. BiTïàvuu p. 346.
TÉK^ap, hom. TÉKjuujp n. indécl. (voy. J. Schmidt Plur. 193 sqq.)
'signe, d'où : borne pour servir de but ou désigne, terme, fin; —
signe de reconnaissance ou de garantie, gage; indice; symp-
tôme (Hpc.)'; TeKjuaipuu, aor. èTéK|LiriP« 'déterminer, fixer', moy.
TCKjuaipofAai, fut. TeK)aapoO|uai 'fixer, décider, assigner; désigner
exactement; reconnaître à un signe, conjecturer'; posthom.
TeK|uripiov 'signe de reconnaissance, indice, symptôme; marque,
témoignage, preuve'. TéK|uap < *TeKa|aap ^) i.-e.^qVeJcs-meii- : zd
casman- 'œir caëaHe 'enseigner' skr. cdks-atè "ils voient'; i.-e.
'^qUeks- est un élargiss. de ^qUe^jg- ^qVô^jg- dans skr. Txàcatè
'apparaître, briller, luire' zd âkasat 'il aperçut', v. slav. Jcaèq
kazatl 'montrer, avertir qn de qc' u l'azû 'otTrôbeiHiç'. Brug-
mann Grdr. P 592. 660. IF. XII 30. Berneker EW. 497 sq.
TÉ Kvov 'enfant' : v. norr. pegn 'thane, franklin, freeman, etc.' ags.
7jej(e)w /jé^w 'servant, attendant, etc.; thane; poét. vvarrior, hero,
man' v. h. a. degan m. h. a. degen 'enfant (mâle), serviteur, guer-
rier, héros' (germ. *pe^nd-z), skr. tdkma n. gramm. 'descendant,
enfant', i.-e. *^eg-; voy. s. v. tîktuu, aor. têkêiv.
hom. etc. téktujv, -ovoç m. 'ouvrier du bois, charpentier; arti-
san' = skr. fdlcsan- 'charpentier' zd takin- 'créateur', cf. skr.
tdJcsati tàsti ( < *tèkp-ti) 'charpenter, fabriquer' ^«s f ar-'charpeu-
1) On objectera ttXoxmôç m. 'boucle de cheveux' < *Tr\oK-a,uo-ç;
voy. sur ce point Brugmann-Tliumb Gr Gr.^ 114.
— 951 —
tiei' zcUfl.v- 'tailler (avec le couteau ou la liachej' tasa- 'baclie',
lat. texô 'tisser; tresser, entrelacer, faire, construire' (phonéti-
quement = skr. tàksati et a pu arriver à son sens dominant de
'tisser' par al)Sorption d'un mot appartenant à un autre groupe;
cf.Walde- 778), v.'wX.tal 'doloire' {Hôhslo-HokpJo-; voy. Ost-
hoff IF. IV 288. Foy IF. VI 330. Pedersen K. Spr. I 85;
autre avis chez Brugmann Ber. d. silchs. G. d. W. 1897, p. 19),
V. h. a. dehsala 'hache' dahs 'blaireau' igerm. ^paysa- '*con-
structeur') m. h. a. dehsen 'broyer du lin', lit. ta.szyti 'tailler'
V. slav. tesati 'caedere' tesla 'hache' tesû 'poutre' (Curtius"^
219 sq.), i.-e. "^teîcp- 'mettre en œuvre, charpenter, hacher'
(Kretschmer KZ. 31, 432. Brugniann Grdr. I- 79U. Osthoff
IF. VllI 29. Pedersen K. Spr. 1 89 sq.). De là fém. TÉKiaiva
BA. < *TeKT/?-ia : skr. ^r//.-.sw f., TeKxaivuj 'travailler le bois;
construire; machiner', hom. etc. TÉxvri f. 'art, industrie, habi-
leté manuelle; moyen, expédient' (*T€K(yvâ, c.-à-d.*TeK/>va; cf.
Thurneyseu KZ. 28, 157 n. 3. F. de Saussure MSL. VII 90 sq.
G. Meyer3 284 sq. Brugmann-Tliuml) Gr.Gr.^ 114).
hom. etc. xeXaiuujv, -Oùvoç m. [*teL>-) 'bandoulière soutenant
l'épée et le bouclier; bandage de cuir i)Our une plaie P 290;
l)andelette de momie (Hrdt.); — fdans les colonies mégariennes
du Pont-Euxin) base de stèle, d'oîi : stèle (cf. Solmsen Beitr. I
74 sqq.); figure d'hounne supportant une corniche (Vitr., cf.
ctTXavTÊÇ m. pi. Ath. Vitr.)'. Voy. l'art. laXâcrcJai iXiivai.
hom. poét. TeXéGuj 'être, se trouver' {*qi'el-). Voy. s. v. hom. etc.
TieXuj, moy. TréXo|Liai p. 7(54.
réXGoç, -eoç u. 'impôt, tribut', cf. léXBoç' xpéoç, Hésych., ne
semble pas se séparer de téXoç n. 'i)aiement, taxe, droit de
douane', cf. âx-6oç : ctx-oç. Osthoff IF. IV 2(38 sq. (bibl.). —
On y a vu un *0eX6oç parent de got. fra-gild an 'rembourser'
(jiJd 'q)6poç, impôt' v. h. a. (jelfan v. norr. gialda ags. ;^ieldau
'payer', irl. qeU 'gage' ticlla'nn 'je promets' 'autre avis sur les
mots irl. chez Thurneyseu cité par Osthoff loc. cit.), v. slav.
zlédq zlèsti (élasti) 'être redevable, payer' lit. (jeliàti 'coûter,
valoir' (les mots letto- slav. sont en fait des emiirunts germ.),
cf. Fick BB. (), 212. U), 290. Wb. 1' 416. II' 1 13. IIl^ 131 sq.
Bezzenberger BB. 1(5, 253; les difficultés phonétiques rendent
- 952 -
précaire le rapport téXGoç : got. -gihlan. Pour g-r. ô(pei\uu voy. s. v.
p. 731 sq.
TÉ \ X i ç (ace. xéXXiv Epich. 43. 1 14 K.) f. et gén. xeXXivriç (Sopat.)
f. (nom. -îvâ ou -tvri) "telline, Eiqpûbpiov (coquillage)'. Etym.
obscure. — Un avis non probant chez Stokes BB. 19, 89.
I. xéXXu), aor. è'ieiXa intr. 's'élever' (en parlant des astres) dans
àva- èHava-iéXXeiv, èTTixéXXeaBai, ÙTiepxeiXaç ô nXioç (Hrdt. III
104), trans. 'imposer' dans èvxéXXeiv -ea9ai, èTTixéXXeiv -eaGai
'enjoindre à, commander' doit appartenir au groupe gr. aor.
xaXàcrcrai xXfivai, i.-e. *teld- 'soulever, lever, etc.'. De là boni,
etc. dvaxôXri f. 'lever du soleil, de la lune, des astres'. Curtius''
221. Vanicek Gr.-lat. etym.Wb. I 294.
II. xéXXo) 'accomplir' (Pind. 01. II 77), ptc. prés. irepi-xeXXô-
l^ievoç (èxoç, èvmuxôç, ûjpâ, Hom. Soph. Ar. Ois. 696; cf. xeXXo-
luévou è'xouç Ap. Rh.) 'accomplissant son évolution' (cf. ptc. aor.
TTepi-TTX6)Lievoç a 16) procèdent de i.-e. *qi'el- 'tourner'; voy. s. v.
hom. etc. TréXuu -o)aai p. 764.
ion. att. xéX|Lia, -axoç n. 'eau stagnante, marais; boue, vase; mor-
tier'; xeX|uiç, -îvoç m. 'boue, vase' Hésych- EM. Voy. s. v.
cfxaXdcrauD.
I. hom. etc. xéXoç, -eoç -ouç n. 'but, terme, fin; résultat, consé-
quence' < i.-e. *qUeIes- prob. '^endroit où l'on fait demi-tour
dans la course ou le labour', cf. hom. xéXffov (àpoLipi-|ç, veioîo),
voy. s. V. (bibl.); i. e. *qVel- 'tourner' (:skr. cdrat'i hom. etc.
TréXuu -Ojuai p. 764). De là hom. etc. xeXeîv 'accomplir, exé-
cuter, réaliser, achever', hom. xéXeioç posthom. xéXeioç xéXeoç
crét. xeXrjoç > xeXeuuç Cos (gr. comm. *xeXea-Fo-ç) 'terminé,
achevé, accompli, complet, mûr, adulte', hom. xeXrieiç posthom.
xeXéeiç (*xeXe(y-Fevx-) 'parfait; qui se réalise, couronné de succès',
xeXexiî f. 'cérémonie d'initiation, célébration de mystères' (Hrdt.
att.), hom. etc. xeXeuxiî f. 'accomplissement; achèvement, fin',
hom. etc. xeXeuxdv 'finir, achever, réaliser; intr. prendre fin,
mourir, périr'. Voy. s. v. xfiXe.
II. xéXoç, -eoç -ouç n. 'troupe, corps, compagnie' (Hom. Hrdt.
Thuc.) < i.-e. *(fJ'eles- : skr. kûla-m (i.-e. ^^qUllo-) 'troupeau,
essaim, famille', v. irl. cl((nd 'descendance, génération, clan'
gall. mod. plant 'liberi, filii, parvuli', lit. kiltis lett. ziJts 'gêné-
— 95:^ -
ration' v. slav. (-eljadl 'famille'. Fick BH. 8, o31. 16, 282.
Bezzenberger BB. 10,245. BiugJiianii Grdr. 1M60. (3U5. Hirt
BB. 24, 253. — Dor.àTréXXai gl. est à écarter, voy. p. 78, Solm-
sen Beitr. I 18 sq. et Briigrnann IF. XXVIIl 377; kXôvoç m.
'niouvenient tumultueux, poussée' a i.-e. *ql-, voy. s. v. ]). 472.
III. liom. etc. TéXoç, -eoç -ouç n. 'paiement, taxe, droit de douane,
impôt, charge, frais'; TéX9oç, -eoç n. (voy. s. v.); eù-xeXriç 'qui
coûte peu; simple, frugal; commun, vulgaire'; TToXu-reXriç 'coû-
teux; dépensier'; à-ieXriç 'exempt d'impôts ou de charges' (di-
stinct de à-TeXrjç 'incomplet'); aTéXeia, ion. àTcXiri f. 'exemption
d'impôts'. Le groupe semble bien procéder de i.-e. *YÉ'?(â)- 'sup-
porter, soulever, lever, etc.' (laor. raXâaaai TXfïvai); cf. pour
le sens qpôpoç m. 'taxe, tribut, impôt' : qpépuj, i.-e. *bîier-.
Curtius>' 211. Vaniëek Gr.-lat. etyra. Wb. I 294.
hom. réXcrov (dpoûpriç N 707. Z 544, veioîo Z 547) '"^Tndroit du
guéret où la charrue fait demi-tour, extrémité d'nn champ,
borne, limite' semble parent de tcXoç n. 'bi't, terme' et de ttôXiv
'en sens inverse', voy. s. v. p. 743; cf. leXaaç" CTTpoqpdç. têXti,
TiepaTa Hésych.; i.-e. *ql'el- 'tourner' (l'analyse du groupe -Xcr-
n'est pas claire), cf. Prclhvit//- 4.54 (bibl.). Fick P>B. 29, (i.
Solmsen BPhW. 19U6, col. 755. Beitr. I 157. — L étyni. qui
rapproche reXcrov de skr. lu rsû-h f.'sillon, fossé' Â'y.vrtV/ 'labourer'
Jiârsati 'tracer des sillons' 'AdJxOrsa- m. n. 'sillon, etc.' //ro-.'^v/'V/
'tracer des sillons dans' (DelbrUck KZ. 16. 273. .1. Schmidt
KZ. 25, 89. 32, 386 sq. Barthoh.mae IF. III 17s bibl. IX
276 sq. Noreen IF. IV 323. Hirt BB. 24, 248. Uhlcnl)eck Ai.
Spr. 47. Scheftelowit/, BB. 29, 14. 49. Brugmann-Thuml)
Gr.Gr."* 141) est compromise par tchè(|. nira 'ligne' haut-sorb.
cara 'sillon; trait, ligne : jjercée. allée de chasse' tclicMi. vieux i
crcJia 'ligne' (<.*clrr/i(( i.-e. *7;*.s'â), mots (pli j)rouveraient
que Vf aryen est aussi indo-eui.; cf. Berneker EU'. l.")6; voy.
aussi Lidén Blandadc sprakhist. bidrag I 21. — Autres avis,
non plausibles, chez Charpentier KZ.4U, 467 (*TeXcraov<*TeX9-io-
*0€X-B-io- : V. norr. dœld 'petite vallée' < i.-e. '^dhol-dh-ià, mais
cf. Tttxûç : GûcTcrujv) et Niedermann IF. XXVI 45 sq. (TeXffov <
*quel.'<o-m par niétathèsc de "^suelqo-m : lat. .svJc».^ 'sillon' <
'^snelqo-s).
~ 954 -
TéjLivovTa" à|uéXYOVTa (au seus tardif de 'extraire eu pressant;
sucer') Hésycb.; è'xeiuev fjiueXTev H. < i.-e. *qUem- : skr. (â-)
câmati camanti câmta- "humer' camasd-h "coupe à boire' pers.
mod. cam 'le manger' camîôan "boire' Team "palais' (i.-e. '^'qVôm-.
Fick BB. 28, 108), ar m. Jchim-lh pi., gén. A7?m«-ç "gorge; palais
buccal' (i.-e. ^qUêmâ-), isl. mod. hvéma (v. norr. *hudma germ.
''■'/uèm-) "avaler, engloutir' hvôma f. "œsophage, gosier' (Lidéu
Arm. St. 19 sq. bibl.).
att. Té|uvuj (plus récent que) hom. j. ion. dor. Tà|uvuj (pour *Ta-VLU
< Hm-nù avec \x repris de hom. prés, xeiuei N 707, fut. xeiiiuj,
aor. êiaïuov, t6|uoç, to|uiî, etc.), aor. è'iaïuov et è'T6|uov, pf. xéi-
ILiriKa, adj. verb. x|urix6ç 'couper, fendre'; ■x\xr\-^\}ô, éol. x|adYuj
(Balbilla), aor. pass. 3. pi. xjudYev TT 374 'couper'; att. x)Lificriç,
-euuç f. "coupure, section, division'; xo|u6ç "coupant'; xojuoç m.
'partie, part, portion; tome, volume'; xo,uri f. "coupure'; ion.
att. xé|Liaxoç, eoç -ouç n. "tranche de poisson salé'; hom. etc.
xéjuevoç, -eoç -ouç n. "portion de territoire qu'on réservait aux
chefs, enclos servant de résidence; portion de territoire, avec
un autel ou un temple, consacrée à une divinité' : v. slav. Uiiq
{Hmno) tqtl 'scindere' v. russ. flmetï 'il frappe' ( : aor. è'xa|uov,
i.-e. *tmm-), m. irl. (Fick II"* 122) tamnaim "je mutile'; bibl.
complète chez Osthoff IF. V 323 sq.; voy. aussi Hoffmann
Gr. D. III 233 sq.; cf. ensuite lat. aestumô "évaluer', en tant
(|ue formé sur un *als-feina "*eoupe-bronze' (: xé|aaxoç. F. de
Saussure Mélanges L. Havet 468). Voy. s. v. xévbuu.
xévaYOç, -eoç -ouç n."eau basse, bas-fond humide et vaseux'(Pind.
Hrdt. Théocr. Arstt.); xevaYÎZ^uu "avoir peu d'eau, être vaseux' :
lett. tîgas (Hingas) "dépression entre deux bas-fonds' selon
Prellwitz 1 31 8. Hbb, BezzenbergerBB. 18, 2iM. — L-àtstag7inm
"eau stagnante' (Niedermann IF. XIX Anz. 35) est à écarter. —
Véd. tâjdk "soudainement' (Neisser BB. 19, 289. Hirt Abl.
§ 323) est inexpliqué.
xévbuu (seul. prés. Hsd. Trav. 524) "ronger, manger par gour-
mandise' (une forme att. xév6uu par influence de xévBiiç m.
"gourmand'). Cf. lat. tondeô, pf. fofondl "tondre, raser, couper'
(Curtius^ 221. Osthoff IF. V 300 bibl), v. irl. ro-s-teind "il
coupa' ro-tluinnsetar "ils taillèrent en pièces' temm gall. corn.
— î>,in —
tam bret. mod. tainin "Diorceau, fragment' i*fe7îd-smen-. Fick
11-* 129), m. h. a. sfimz 'court' < Karsten [IF. XV Anz. lUo.
XVII Anz. 75]j; *tend- est un élargiss. de *tem- 'couper' dans
T£)Livuj. Persson Wzerw. 47. Brugniann (irdr. IP, '6, 376. —
Lit. Idndu l'dsfi 'mordre' (Fick BB. 8, 331. Solnisen KZ. ;>4,
547. Pedersen K. Spr. I 160) est à écarter; voy. aussi Berneker
EW. 155 8. V. cestt.
att. lëvBiiç, -ou m. 'gourmand'; revOeiâ f. 'gourmandise': TevGeùuu
'être gourmand'. .Solmsen KZ. 34, 544s(i(|- y a joint ion. Tev-
Oeijç (Hécatée selon Phot.) héot. TTev0€Ùç Ci.-e. ^quendh-} et a
vu dans lat. condio -ire 'confire, acconmioder, assaisonner' un
■"q'Jondfii- 'friandise', d'où un sens premier 'préparer des frian-
dises'; Walde- s. v. préfère le rapport connu condire : co7idére,
eu partant du sens de 'mettre dedans' (avec influence de salière
sallh-c 'saler', favc'n-e 'fourrer, farcir'). Prob. faut-il voir dans
TÉv6nç (TTevSeùç ne se séparant i)as de Me-fa-TrevOiiç rTevOecri-
Xeia : tté'vBoç rraBeiv Tràaxuj) un élargiss. par -dli- de "^tem-
'('()uper' dans Të|uvuj: voy. le i)réc. et cf. Curtius'' 221. Persson
Wzerw. 47.
TevGpi'ivri f. 'guêpe' (Nie); Tev9prib(juv, -ôvoç m. 'sorte de guêpe'
(Arstt. Nie.). Voy. s. vv. àv6pribûjv àvBpi'iVîi (p. 63), epéo|uui
(p. 351 et n. 1), TTe|Licppi-|ba)v (p. 765). — Elirlicli Unters. 143
rattache revOpribuûv. en tant que dissim. de *Tep-9pn- et ayant
signifié '*|)onrvu d un aiguillon', à xepôpov 'pointe' (voy. s. v.),
en rappelant TeBpiibujv Tipoipeûç Hésycb. (dissim. de *Tep-9pr|-).
boni. etc. révujv, -ovtoç m. 'tendon, muscle allongé'. Voy. s. v.
Teivuu.
lépaiavov (*Tepap-vo-v) et lépeiuvGV (parassim. de la à le anté-
cédent. J. Scbmidt KZ. '?,2, 393), touj. au pi. -a 'maison, de-
meure' (Eur.) : lat. frabs et frabes 'poutre' taberna 'écboppe,
cabane'(dissim.de*//7/^)é'r«^^ Solmsen KZ.38,456) onibr.^/vw???^
'tahornacubr frcbcif 'vorsatur' osq. t r î i bi'i m {^frcbom) 'domum,
acdificium', v. gall. trcb 'demeure' v. irl. atreba 'il possède,
il habite' gaul. A-frebafes 'possessores' v. irl. di-thrub gall. di-
dref 'désert, ermitage', ags. porp prop -prep 'tarm, estate ;
village', lit. trobù 'bâtiment'; i.-c. ^ffirb- {^freb- par influence
analogique) idée de 'poutre, bâtiment fait de poutres, habitation'.
- 95tj -
Fick BB. 1, 171. Wb. P 447. IP 10. 137. IIP ]90sq. Kretseh-
iner Einl. 118. Brugmann Deui. 52. Persson Beitr. I 138 sq. —
La filière sémantique proposée par Meringer IF. XVIII 2l5sqq.
'essarter (v.slav. trèhlti 'pnrgare'), essart (germ. *purpa-), tailler
le bois, façonner une poutre, bâtir, habiter' ne s'impose pas.
T 6 p â |u uu V, -ovoç {*terà-, base terè-) 'tendre, facile à cuire'
(Théopbr.); à-Tepà)uujv 'cru, dur'; boni. etc. àrépajuvoç 'cru, dur
(eau. Hpc); qui ne se laisse pas attendrir, implacable'. Voy.
s. V. xëpiiv.
hom. etc. répaç, pi. bom. répaa, g-én. sg. tépeoç (Hrdt.; et Tépa-
Toç (par passage dans la flexion des th. en -t) n. 'signe extra-
ordinaire, présage effrayant, prodige: monstre; toute chose
prodigieuse' < i.-e. *qUer-ds, cf. hom. (éol.) TréXuup n. 'monstre'
(dissim. de i.-e. ^qUerôr, voy. s. v. p. 765), puis, en prêtant à
Tépaç un sens prim. de '*charme, *acte magique', skr. a-çcarija-h
'rare, merveilleux'(?), y.noxwskars (germ.*s/var5«-«) 'monstre;
géante' sl-eisa (got. '^skarsjon-) 'géante' .^kyrse (germ. *sl'ur-
sia-u, i.-e. *.'^qursio-tn.) 'mauvais présage, fantôme, apparition
effrayante', lit. 7ce7r(s (i.-e. *qUero-s) 'charme' keriù keveti 'en-
sorceler, jeter un mauvais sort à qn' v. slav. carû cara 'charme,
sort'; i.-e. *{s)qlter- 'faire, agir' (skr. l-piôHkarôti), aussi 'jeter
un charme ou un sort sur qn', cf. skr. Jcdrtra-m 'charme' etc.
Osthoff Archiv f. Religionswiss. VIII 51 sqq. (bibl.).
repexilix) 'siffler, vibrer'. Onomatopée.
hom. etc. Tépeipov 'tarière'; repribûjv, -ovoç f. 'taref. Voy. s. v.
Teipuu.
hom. etc. xépriv tépeiva lépev '*qui s'use vite par le frottement,
tendre, frêle, délicat, doux, délicieux'; cf. Tépu' daGevéç, Xeiriôv
Hésych. (voy. s. v.) xepdiaujv, -ovoç 'tendre' (voy. s. v.), sabin
fet-eno- 'mollis' peut-être lat. fewf^r 'tendre' (en tant que modifié
de ^tereno- sous l'influence de teîiuis), skr. tdruna-h 'jeune,
tendre' zd ta"runa- 'jeune; garçon' ossète tarin 'garçon', arm.
(Scheftelovvitz BB. 29, 23) tkarm 'jeune, frais, vert'; cf. aussi
skr. tarna-li 'jeune animal, veau' et son groupe s. v. rôpvoç, et
tpavôv éEajLiriviaîov TTpôpaTov Hésych. (Flensburg Stud. I 89).
Voy. l'art. Teipoj.
957 —
Tepepeiâ t 'tour de charlatan, hâblerie, jouglerie; arû:utie'; Tcp-
epeOo^ai 'parler ou a^ir en charlatan, mentir'. Formation par
redoublement; t-LTovepûç/^dissim. de ='Top-epOçrq)uuvrilIé.-5ych.
epéo^ai 'pousser de -rands cris' Tove(o;pûruj 'faire entendre un
bruit confus'. Brugmann Grdr. II» 90. IP, ], I2s.
Tép0pov 'extrémité de la vergue (Gai.); partie supérieure, ex-
trémité (Empéd.); fig. le plus haut degré (Hpc); terme, mort
(Eur.)'; Tépepioi m. pi. iKâXuueç) 'bras de vergue' (Ar. Cav. 44Uj ;
TepGpujTnp m- 'poste du îrpijupeuç ('gardien de l'avant')' Hé.sych.;
xeepribwv (*T€p-epr!-j- -rrpujpeiiç 11. : xepMa lep^iuv, nkv.tdrafi etc.
— Selon Ehriich L'nters. 143 lép-ep-o-v 'pointe' contient xep-
comme syll. de red. et un élément parent de lit. durià dàrti
'piquer', ags. darop v. h. a. tart 'javelot', et aussi de gr. 0pîvaE
en tant que 'pelle de bois à vanner à cinq fourclions', sens
premier '*pointu' i autre étym. s. v. p. :-ir)2) epivia- djaTreXoç év
KpiÎTii Hésych. Gpîov 'feuille de figuier' (XeTTTôepïoç Xic. Th.
873; autre étym. s. v. p. 3ô2); voy. Tevepnbiûv s. v. Tevepiîvr).
hom. etc. Tep^a, -atoç n. 'but, extrémité, terme, fin; supériorité,
pouvoir suprême'; rép^iuv, ovoç m. 'terme, limite; fin' (tragg.);
TépMioç 'final' (Soph.) : Ui.termen (= lép^a) -inis f.ermô{=7ép-
mwv) term'nms 'borne, limite, ligne de démarcation: terme, fin,
but' (prim. 'poteau-frontière', cf. Meringer IF. XXI 291), osq.
teremuiss 'terminibus' ombr. teminom-e 'ad terminum', skr.
tdrman- gramm. 'pointe du poteau du sacrifice' sufdrnian-
'passant bien de l'autre côté'; i.-e. '^feiia)- 'passer par-dessus
ou à travers, franchir, atteindre un but situé au delà de qc.',
cf. encore skr. fdrafi {t/rdti titarti t/ri/ati tarufè) 'traverser,
franchir, vaincre, surmonter, sauver' tamntd-h 'mer' tirdh = /A
tara 'à travers, par-dessus, au delà = irl. for 'trans' skr. fira-m
'rivage, bord' tirthd-m 'gué, abreuvoir' zd tar- 'se frayer un
passage', gr. Tepepov (voy. s. v.i, lat. intrare e.rfrûi-e frans
(bibl. chez Walde- 789) = ond»r. traftrahaf) gall. ira 'trans'
v. irl. tria gall. troi > /yvr// corn, dre bret. dré 'à travers', got.
pairh v. h. a. dur{H)h ag».purh 'à travers' ( i. e. *ter-qUe ^fr-q'Je,
cf. skr. tiraç-cd instr. [*frros-qijê' zd tartu^-ca : skr. firt/di'ic-
'qui est de travers'. Thumb KZ. 30, 198 sqq.) v. norr. >-om/'
'bord' V. h. a. drimi 'borne, limite" i cf. aussi Noreen Abriss 102).
— 958 —
Curtins-^ 222. Fick P 59 sq. 224 sq. 444. 11^ 129. III'^ 181.
Walde=* 774sq. Voy. l'art, xeipuu.
xépiuivGoç, plus tard Tepépiv9oç (Tpé|uï9oç Nie. Th. 844) par
dissim. (|li — v > p — v) f. 'térébinthe' (Hpc. Arstt. Théopbr.;,
mot préhellénique, cf. p. ex. Kretschmer Eiul. 402 (bibl.). Fick
Vorgr. Ortsnamen 153.
Tep)Lii6eiç, -eacra (àcniç, xitluv TT 803. t 242. Hsd. Trav. 537),
génér. interprété par 'qui descend jusqu'aux pieds, TTobi'ipriç'
( : xépiuioç, voy. s. v. tépiua), a pour Johansson Grek. xepiuioeiç
dans Commentationes philol. in honorem J. Paulson (1905) le
sens de 'garni de cuir' et procède d'un *Tep|uioç, resp. *Tep)aa
(i.-e. ^q'Uernm) = skr. cârma zd car^ma 'peau, cuir' etc. ; ingé-
nieux, mais très douteux, car les mots aryens contiennent plutôt
i.-e. *çer- et appartiennent à la famille de gr. Keipuu (voy. s. v.
p. 427) lat. cormm 'cuir'; pour lat. (emprunt gaul.)^ftr»2rt 'petit
bouclier rond', v. norr. liuarmr 'paupière' voy. Walde - s. v. et
d'autre part Torp chez Fick IIP 116, Falk-Torp EW. 497 sq.
s. V. karm.
TÉ pvag'tige du cardon', cf. TépvaKa- Tfjç KdKTOu toû cpuioû KauXôv
Hésych.:skr. tfna-m 'herbe, brin d'herbe', irl. train în (d\m
^tràno-) 'petit brin d'herbe', got. paûrnus v. norr. ags. porn
V. h. a. dorn 'épine' (i.-e. *trnu-), v. slav. trînû 'épine' lett. firdji
'feuilles sèches de pois', peut-être lat. furio 'jeune pousse,
rejeton, tendron', irl. tuirenn {*tori-) 'froment', cf. Persson
Beitr. I 430 (bibl.); i.-e. *ter-, variante de *ster- 's'ériger, se
dresser, être raide'; voy. s. v. (TTepeôç p. 910. — Le groupe
(moins gr. lépvaE) a été par ailleurs rattaché à i.-e.*ter- 'percer',
cf. p. ex. Fick P 60. 443. Franck-van Wijk EW. s. v. cloorn.
hom. etc. lépTrui 'rassasier, réjouir, charmer', moy. Tép7T0|uai 'se
réjouir'; Tepirvôç 'réjouissant'; hom. TepTriuXri f. posthom. Tépipiç,
-euuç f. 'rassasiement, plénitude; jouissance'; Tep-rriKépauvoç épi-
thète de Zeus 'dont la foudre fait la joie' (Hom. Hsd. : voy.
Beehtel Glotta I 74 sq. bibl.; le sens de 'qui lance la foudre',
en tant que *TpeTTi-, défendu par G. Meyer Curtius' Stud. VII
180 sq. est à écarter). Cf. skr. ffpi/ati trpnôti trmpàfi tar-
pati 'se rassasier, se satisfaire' frptî-h trpti-h 'contentement,
satiété' zd érafôa- 'rassasié, satisfait', got. prafsfjan 'consoler'.
- 959
lit. tarpMà taî-ptl 'prospérer' tarpà 'prospérité, croissance^
V. priiss. en-terpo 'il est utile' en-terpen -on 'utile'; i.-e. Herep .
Curtius^ 224. F. de Saussure MSL. VII >^3sq(j. Fick I' 61.
225. 443. III « 191. Meriugcr IF. XVIII 226.
hom. Tépcro)Liai, aor. èiépanv 'se sécher', tardif xépcTuj 'faire
sécher' (Théocr. Nie): Tepcraiviu, aor. ép. 3. sg. répcrrive 'faire
sécher, étancher' n 529, pass. 'se dessécher' ( Ap. Rh.); hom.
etc. Tttpaôç, att. lappôç m. 'claie, etc.' (voy.s. v.); Tpaaîâ f.
'claie' (voy. s. v. Tupcrôçj : skr. tfsyati 'avoir soif, être altéré'
tarsah trsml 'soif, désir' ti-sû-h 'avide de qc' (= zd tarèii-
got. paàrsus v. iiorr. purr ags. pyrre v. h. a. durri 'sec') zd
tarsna- ra. 'soif, arm. thammim thar.samim 'je me flétris' (bibl.
chez Lidén Arm. St. 46 n. 1) eniét 'sécheresse' (< *trast, i.-e.
Hri^ti-\ cf. Hubschmann Arm. Gr. I 442. Hrugmaun Grdr. l-
462), alb. ter 'je fais sécher à l'air' tenue 'exposé au soleil'
s-tras c-ù-d. tras 'je me sèche' (G. Meyer Alb. Spr. 427), lat.
torreo 'faire sécher, griller' {""tors- = skr.caus.^flr*-rt>/^i 'faire
souffrir de la soif, faire languir' v. h. a. derran 'faire sécher, torré-
fier' V. mrr.perra 'sécher') torris 'tisou ardent' v. lat. tornis 'tor-
ridus' lat.^^'rm'terre'osq. teer[iim]terûm 'territorium' feras
'terrae'(ital.*#er.s'rt -oni < *fêr.m -om; bibl. chez Walde* 775^,
v.irl. tart ((lelf-tarsto-, i.-e.*t)-sto-) 'soif tir 'sec' tn-im 'sec' tn-
'domaine' {*têros, th. neutr. eu -es-) v. gall. corn. v. bref, tir
'tellus', got. (japairsangapaûrsnan v. noir. ponm 'se dessécher'
V. h.a. dorren m/sens got. paûrajan 'avoir soif v. h. a. durst
ags.purst pyrst (germ. *purs-ti-) 'soif got. paûrstei v. norr.
porste 'soif; i.-e.*^er.9- {-s- prim. élargiss. verbal, cf. plus haut
*fêr-e.s'- > v. irl. tîr) 'être sec'. Curtius' 224 .sq. Fick I' 61.
225. 444. Il* 130. II1-» 183. — Pour hom. eeiXÔTrebov voy. s. v.
p. 336 (étym. très douteuse de Sommer; cf. aussi auj. Ehrlich
Unters. 144).
Tëpuç, -uoç adj.. cf. lépu- daGeveç, Xcittôv Hésych., prim. subst.
sur quoi Ion fit répueç ÏTnroi 'chevaux harassés' H. ^ Hrugmanu
Grdr. IF, 1, \)i2)\ repOvnç' TeTpl^^€voç ôvoç. Kai -fepujv, i'i
buaavdXnTTTOç Te'puiv H.; Tepû(TK€T0- éTeipeTO H.: skr. târuna-h
'tendre, jeune, jeune homme' zd tauruna- 'jeune; gardon' ossète
tarin 'garçon' (voy. s. v. Te'pnv); cf. ensuite ipùciKer Tpûxei,
— 960 —
Eripaivei H. xpujuj (*TpujFuj) 'aiguilloiiuer' ipaûjua n. 'blessure'
Tpùo) Tpûxuu 'user par le frottement', lit, truniù trunëti 'pourrir'
(c.-à-d. 'être usé par le frottement, se désag-réger'j trtiszlxù
truszkëti {*t7'u-sk-, cf. TepûaKuu TpOaKuu) 'craquer ^bois que l'on
brise), grincer (sable)' triùszMmi 'je broie' v. slav. troi-q truti
'user, épuiser' tryjq irt/ti 'terere'; i.-e. *terîi- (cf. skr. tarutè
'traverser' tûrvati 'dompter, vaincre; sauver' zd ta^rvayeHi
'surmonter'), cf. Herî- s. v. rpî^uu, "^terië)- dans gr. xepàiuujv
xeipuu lat. terô etc. Persson Beitr. II 640. 735. 777 (bibl.).
Voy. s. V. (xTeipi'iç p. 9ô.
lépqpoç, -eoç n. (Nie). Voy. s. v. aiépcpoç p. 911.
Tépxvoç, -eoç-ouç (Maxiraus) et Tpéxvoç (Anth.) n. "jeune pousse,
branche'; cypr. repxvya pi. 'fruits' (Hoffmann Gr. D. 1 286) : skr.
di'âJxsa-'de. raisin' i^'dhrâgzha- i.-e. *drëghso-) dràksd f. 'grappe
de raisin ; vigne', v. irl. rferc'baie, sorte de fruit' {i.-e.^'dhergh^loS-)
driss 'ronce' {*dhrgh-s-i-) draigen 'prunellier' gall.rfrae;? 'ronce'
bret. mod. dréan 'épine, arête' (j^dhr'^gh-ino-), lit. dvlgnés pi.
j'usquiame noire', i.e. '^'dhergh--^ voy. Vendryes MSL. XIII
406 sqq. (bibl.). — Pour russ. déren tchèq. drin 'cornouiller'
(Pedersen K. Spr. I 97) voy. Berneker EW. s. v. *dernn. —
Les avis de Prellwitz KZ. 42, 386 et de Niedermann IF. XXVI
46 sq. sont à écarter.
liom. xéaaapeç, -a, att. léxTapeç, béot. TrexTapeç (-a- d'après
boni. xérpaTOç et Te'iapTOçj, ion. arc. hellénist. Téaaepeç (-e-
prob. par assim. vocalique), dor. dial. occ. lÉTopeç (i.e. *qUe-
fuor-, avec un -t-, au lieu de -tt- ou -aa-, issu de formes comme
loc. TÊTpaai chez Pind.), hom. (éol.) iriaupeç, lesb. -rrécraupeç
(i.-e. ^'qUetur-\ -(Ta- d'après xécrcapeç) 'quatre': loc. Tétpaai,
TCxpaKoaioi '400', reTpd-KUKXoç procèdent de *T€TFpa-, i.-e.
^qUetur- (pour ipà-Tcela f, voy. s. v.). Cf. skr. catvàrah m.
(ace. catûrah) catvàri n. zd cadwârô, gén. caturqm pers.
mod. cahâr, arm. çorkh, ace. cors (Hitbscbmann Arm. Gr. I
485 bibl. Pedersen KZ. 39, 396), lat. quaftuor (devenu iudécl.
d'après quinque etc.) osq. petora (nom.-acc. n. Festus) ombr.
petur-, gaul. petor- irl. cethir v. gall. petguar gall. mod. ped-
war corn, peswar bret. mod. pévar (v. brit. TTexouapia nom de
ville), got. fidwôr {fidnr-) v. norr. fiôrer ags. féoicer [fiper-)
— 961 -
V. sax. fiuwar fior v. h. a. feor fior, lit. letur) hetveri v. 8lav.
cetjjre cetvero; la décl. indo-eur. a proh. été nom. *qUetuor-es
j^én. *qUetur-ôm ace. *qV'etur-ns loc. *f/Uetur:su; bibl. chez
Brugmann Grdr. II-, 2, 1 2 et Bruginann-Thumb C4r,Gr.^ §235. —
Honi. att. TÊxapTOç 'quatrième' 'cf. att. loc. léTTapai) est modifié
de hom. TÉTpaTOç (*TeTFpa-, i.-e. *qVetur- = lit. ketvi?taf()\ -t-
aussi pour -tF- dans ^tétoptoç, d'où TeTopTaîoç (Tliéocr.); voy.
aussi l'art. TpucpdXeia; — att. xexTapdKovTa ion. xeacrepâKovTa
béot. TTÉTTapaKOVTa arg. TeiapaKOvra dor. delph. ion. leTpuû-
KOVTtt (TETpa)- < i.-e. ^quetuf- = lat. quadrd-gintd) '40'; —
TeipaRTÛç, -ûoç f. 'le nombre quaternaire' est dérivé de reipaxa
adv. 'en quatre' ou de *TeTpaK0- à la manière des abstraits ver-
baux comme àpTÙç dpTraKivjç ' Brugmann-Tliumb op. cit. p. 254) ;
— hom. TeipaxOà (:bix6â ipixOd) att. xéipaxa (Plat. : bix«
Tpixa) 'en (piatre', leipaEéç ( ; ion. biEoç TpiEôç) 'qnadrui)le'
(Arstt. < *TeTpax6-io-).
hom. xeTaYiûv ptc. aor. d'un th. Taf- 'prendre, saisir A 5'Jl. 0
23 : lat. tango, pf. fetigî {*tetagai) 'toucher' (Curtius-^ 218), ags.
paccian 'toucher doucement, caresser' (ZupitzaGutt. 216), i.-e.
*fêg' : *^f?ry-. — Alb. 7icloi} ndoôem 'je me trouve justement, par
hasard' est ambigu (G. Meyer Alb. Spr. 301).
pf. TETiiiiLiai (Hom. Hsd.), ptc. TeTiriÛJç, -ôtoç et TÊiirnaévoç 'être
abattu, triste, inquiet'. Le rapport (sens premier '*être rendu
silencieux par intimidation on par un déplaisir, un froissement')
avec lat. qnics -efis 'repos' (F. de Saussure MSL. VII 8(i sq.
Brugraann Grdr. IP 964. 1226. Meillet MSL. XIII 41. Hirt
Hdb.2 204), got. heila 'temps, heure' ags. hiril v. h. a. {h)iclla
'temps', prim. 'temps de repos' v. norr. huila 'lit de repos',
v. slav. pocifi 'reposer' poloj'i 'repos', zd kVtis 'joie' v. i)ers.
fiyâtls 'bien-être' (= lat. quiês) skr. (Osthoff MU. IV 151 sq.)
cirah ciriih '(pli dure iongtenips', i.-e. *q'Je{ë- *<il'i{i è- 'reposer'
est séduisant. — Skr. cdyati 'percevoir, observer, avoir crainte,
avoir souci' (Schulze KZ. 27, 425) est à écarter (voy. s. v. in-
peîv), comme aussi l'hypothèse (Osthoff Perf. 369 sq. 578) d'un
gr. *Tia (i.-e. *q'Jis-it} f. 'souci': lat. cura (i.-e. *q>Jo/.'i-(i) 'souci',
R. qlieis' 'avoir du souci'.
61
— 962 —
hoDi. poét. Teiiueîv 'atteindre, rencontrer, trouver; obtenir du sort,
avoir en partage (Hsd.)', aor. redoublé du type è-ire-qpvo-v
(Curtius Verb. IF42. Kiihner-Blass^ II 550. Brugmann Tliumb
Gr.Gr. ^ 333. 545), R. tem-, sans autre parenté certaine. —
Gr. TTÔTiaoç m, 'sort' (F. de Saussure Mém. 74; R. pet-, voy. s. v.
p. 808), — gr. TÉKiLiap n. 'signe' (Fick BB. 1, 59; R.tefcp-, voy.
s. V.), — V. slav. ceta 'réunion, troupe' (J. Scbmidt KZ. 25, 139;
cf. lat. caterva irl. cethern 'troupe'. Bezzenberger BB. 16, 240)
sont à écarter.
bom. etc. TeTpaivuu 'percer', Voy. s. v. leipu).
TÉTpaE, ayoç ou -aKOç m. f. 'pintade' (voy. Tbompson Greek
birds 168); TeTpàZiuu 'glousser'; léipiE f. oiseau non identifié;
TeTpàbuuv • ôpveôv ti. 'AXKaîoç Hésyeb. : xeTpaîov ôpvieâpiov xi.
AÔKuuveç H.; Teipdujv ôpviç rroioç ('pintade' ebez Suét. Cal.
XXII, 'petit tétras' et 'coq de bruyère' cbez Plin. HN.) Cf. skr.
thtira-h tiffiri-h t'dfiri-h 'perdrix' méd. Téiapoç xaTÛpaç 'faisan'
pers. mod. faôaru 'faisan', lat. fetrbuiîre tetrissitdre 'barboter,
caqueter (canard)', v. norr. pidurr 'coq de bruyère', v. slav.
tetrècl 'faisan' (cf.Torbiornsson LM. II 87) tetrja 'poule faisane'
lit. teterva v. pruss. tatarwis 'petite poule de bruyère' lit.
#è^e7'«m«.9 'petit tétras' f/y^flra.§ 'dindon. Fick 1*58.441.111*1 84.
Onomatopée; cf. le parent éloigné lat. turtur 'tourterelle' (voy.
Walde - s. v.).
Teipeiaaivuu seul. prés, et ipf. 'frissonner' (Hpc. Aristopb.);
térpoiLioç m. gramm. 'Tp6)aoç' : ipeum.
Téiia m. voc. A 412, xaiâ (Anth.) m. 'père!': skr. tatà-h 'père'
tata-h 'père, fils, cbéri', alb. tate 'père', lat. tata 'père (dans la
Ig enfantine); nourricier', corn, tat 'père' liendat 'grand-père',
v. b. a. todo 'père' toto 'parrain', tchèq. etc. tâta 'père' v. slav.
teta 'tante' lit. tètis 'père' tètytis 'petit père' tetà 'tante' v. pruss.
thetis 'grand-père'; mots enfantins (correspondants asianiques
cbez Kretscbmer Einl, 348 sqq.). Curtius^ 225. Delbriick Ver-
waudtscbaftsnamen 448 sqq. Voy. l'art. ccTia p. 98. — L'avis
de J. Scbmidt KZ. 25, 34 (cf. Kretscbmer KZ. 31,424; t- < *i?^:
i.-e. '^pctter-) est à écarter.
bom. etc. TéiTiE, -rfoç m. 'cigale'. Onomatopée (*TeTTï).
— 963 —
TeuGiç, -iboç ou -îboç f. (Aristoph. Arstt.), TeûBoç, -ou et xeueôç,
-où III. (Arstt.) ''seiche ou calmar'. Etym. obscure.
att. Teu|iUJ|Liai 'fabriquer' (Aiitim.); att. xeuTâ^uj 's'occuper lonj^-
teiiips d'une mOnie chose, y insister (Phérécr.); s'appliquer à
qc. (Plat./. Att. T-<<*TT- \.-e.*qi', cf. skr. cijav- ciju- 'mettre
en mouvement' et voy. l'art, hom. aeOuu p. 860. Bezzenberger-
Fick BB. 6, 236. Wackernagel KZ. 28, 121. Brugmann Grdr.
P 362.'^ 274. G. iMeyer Alb. St. 111 52. Lagcrcrantz Z. gr.
Lautg. 58 sqq.
att. Teuxàîuj. Voy. le prcc.
hom. TeuTttiuîbriç, -âo 'AflBoç, fils de Teurainiaç (lecpicl est né
par haplologie syllabi(|ue de *T€UTa-Ta|aiaç selon Prellwitz KZ.
45, 159)'B843;TeuTiaTT\oç(voy.p.69Tn.l j. Le l*^*" élément semble
être ri.-e.*^eî*^r/ 'peuple', cf. osq. toiFto touto 'civitas, populus'
tiivtiks ombr. totnm tu ta ace. sg., gaul. Teuto- en des noms
propres v. irl. tûath 'peuple' gall. tûd 'pays', got.pluda v. norr.
piôd ags. péod v. b. a. diota diot v. sax. thioda 'peuple', lit.
Tautà 'haut pays, Allemagne' lett. tduta 'peuple' v. pruss.
tmito 'pays' (pour v. slav. ètuzdi et tuzdl 'étranger' voy. Meillet
Études 175 et Trautmann Apr. Sprd. 446 sq.); cf. p. ex. Fick
1' 445. IV 131. IIP 185 et voy, s. v. tqOç.
hom. etc. teOxuj, fut. xeùHuu, aor. è'reuEa hom. leiuKeiv muy. Teiû-
KOVTO TeiuKe'aôai (avec k secondaire, cf. Osthoff Perf. 304 sqq.),
pf. hom. leTÉUXujç (sens passif |u 423) TéiuKiai (3. pi. TeTeûxaiai
N 22) 'fabriquer, faire, préparer, construire; fa^;onner; apprêter
(un repas); créer, produire, faire naître, provocpier; mettre en
tel état'; TeOxoç,-€oç-ouç n. '^ustensile, *instrument', d'où hom.
pi. 'armes, armure; agrès de navire', posthom. sg. ou pi. 'vase' :
irl. dûan 'poème' (i.-e. *dhughnâ. .Strachan BB. 2U, Ki bibl.)
diud 'just, proper' (celt. "^'diiglo-. Strachan BB. 2U, 29 , prob.
got. daug (v. norr. inf. duga prés, dugi) ags. déaj v. sax. dOg
V. h. a. touc 'il est convenable, utile', pol. dnéi/ russ. dûzij
d'iizij "fort, robuste' lit. daùg 'beaucoup' ^ propr. 'bien';, i.-e.
*dhei(gh- 'rendre propre ou apte à (|C., rendre conforme au but';
voy. s. vv. TÛxq TUfxctVLu; bibl. ancienne chez Osthoff 1. cit.
Téqppa, ion. -q f- 'cendre' < *0e(ppa i.e. '^dhe<j"h-rd (Collitz BB.
3, 321), cf. SeTTTavéç' untôfievoç Hésych. (= lit. dèkfinas 'qui
— 964 -
doit être brûlé' dektiné ''qc. de brûlé, brandevin') et skr. dâhati
'brûler' pte. dagdhâ-h caus. dâhayafi zd dazaHi m/sens skr.
dàha-h Mncendie, forte chaleur' ni-daghd-h "chaleur, été', alb.
djel- 'je brûle' {*deg6. G. Meyer Alb. Spr. 69; autres formes
chez Pedersen KZ. 36, 323 sq.), lat. favilla 'cendre brûlante'
{*fovilla. Frobde BB. 3, 15. Tburneysen KZ. 28, 159. Solnisen
KZ. 37, 4) foveô 'réchauffer' (i.-e. *dhogVhei6) fûmes 'matière
inflammable' (Frohde BB. 16, 216) et sans doute fehris 'fièvre'
(i.-e. *dheguhri-s. Collitz loc. cit. Frohde BB. 21, 327 sqq.),
irl. daig 'feu' gall. deifio bret. dévi 'brûler' (Fick IP 140.
Pedersen K. Spr. I 108. II 508; cf. plus haut p. 163 n. 2), lit.
degù = V. slav. zegq 'je brûle' (intr. ; z- < g--, g- pour d- par
assim. Brugmanu Grdr. P 542; voy. aussi Meillet MSL. XIV
334 sq.) lit. dàgas dagà 'temps de la moisson' v. pruss. dagis
'été' lett. (Prellwitz BB. 21, 163 u. 1) dagîis 'amadou', puis
peut-être (si germ. -j- peut remonter à i.-e. -guh-) got. dags
(germ. *da;^a-z, i.-e. *dhogUJio-s) v. norr. dagr ags. dœj v. h. a.
fag 'jour', c.-à-d. 'temps où le soleil brûle' ^), i.-e. *dhegVh-
'brûler'. De là xeqppôç 'gris cendré'. — Si l'on fait abstraction
de 0e7TTavôç, le rapport xéqppâ < *teps-râ : skr. tdpah n. 'cha-
leur'lat. ^epor 'tiédeur' osq. te f ûrûm'sacrificium' ombr. tefnt-to
'ex rogo' (< Hesro- Heps-ro-) irl. tes 'chaleur' (< *feps-tu-.
Fick IP 124 sq.) v. slav. topiti 'chauffer' tophï 'chaud' (Curtius'^
501 sq.) est une alternative défendable.
hom. etc. léxvri f. 'art'. Voy. s. v. téktiuv.
att. hom. léujç, hom. xeîuuç et xeioç (à corriger en Tfjoç), dor. xâç
'tamdiu' < gr. comm. *xâ-Foç:skr. fâvaf ace. sg. n. employé
comme adv. de *tâ-vanf- 'tantus' < th. de pron. dém. i.-e.*^o- -f
morphèmes -ues- -uent- (Brugmann Gidr. IP, 1, 465. Gr.Gr. ^
615); voy. s. v. ëiuç II. p. 305.
hom. xfi 'tiens, prends' = lit. tè m/sens [Hë), contient vrais, le th.
de pron. dém. *^o-; Sophron fr. 156 K. a créé un pi. xfixe à
1) Antre avis chez J. Schinidt Plur. 149. 151. 215 sq. 319,
Pedersen KZ. 32, 250. 36, 324, Noreen Abriss 209, Falk-Torp EW. 133,
qui, rappelant v. norr. dégr 'jour on nuit' dégn 'jour et nuit', évo-
quent skr. âhar âhan- zd gén. pi. asnom, th. azan- 'jour', en sup-
posant une alternance dh- : 0-.
— 965 —
quoi se peuvent comparer des créations comme beûie pi. à coté
(le beûpo, gr. niod. vâie à côté de va 'tiens, vois', v. slav. nate
pi. à côté de na 'tiens, voilà'; bihl. cliez Brugmann-Thurab
Gr.Gr.'' 616.
ion. att. Tr|f avov 'poêle à frire'. Voy. Tart. Tupivov.
att. TrjGri (parfois Tri6r|) f. 'grand'mère'; att. tiiGîç, -iboç f. 'tante'.
Voy. l'art, eeîoç p. 337.
Tfi6oç, -eoç, pi. -ea n. 'huître' TT 747; iriGua, -uujv pi. 'ascidies'
(mollusque. Arstt.). Étym. obscure.
hom. etc. Tr|Kuu, dor. tcxkuj, fut. TrjEuj, pf. au sens intr. TtiriKa,
pass. fut. TaKriŒOjuai aor. èiÛKriv 'faire fondre; au pass. se liqué-
fier, fondre, se consumer, dépérir'; TriKebuOv, -ôvoç f. 'licpié-
faction; putréfaction; dépérissement X 201; remède contre
l'obésité (Hpc.j'; xaKepôç 'fondant, mou, tendre (en parlant
d'aliments cuits) ; humide, mouillé, d'où : languissant; act. dissol-
vant (Hpc.)'; TctKUJveç m. pi. sorte de 'saucisse' ou de 'rissole'
Poil. VI 53. TOK- est l'élargiss. par -k- de K. f<i- tai- {tai- tî-)
'rendre liquide, faire fondre, humecter; intr. couler, fondre, se
dissoudre, disparaître' attestée par lat. fâhes [*-hIi-, voy. s. v.
TÎqpoç) 'fonte, licpiéfaction; consomption, dépérissement' frtÔM//^
'liquide corrompu, sanie, etc.', irl. fam 'tabès' gall. tawdd
'liquefactus' toddi 'liquescere', ossète fhai/iin {*t<îio-i 'dégeler,
fondre', v. slav. fajq tajati 'dégeler, fondre, se dissoudre' talû
'fondu, liquide'; cf. aussi v. norr. pidv i.-e. *tito-i 'licpiefactus,
libre de glace, non ^eW pida 'dégeler, intr. ou trans., fondre
(neige et glacej', — puis arm. iMeillet MSL. IX l.")4. Pedersen
KZ. 39, 371) thanam, aor. thaçi 'arroser, humecter', intr. laor.
thdçai/) 'devenir humide', ixgs.pdn (i.-e. *t.n-no-} 'humide; pays
\\\\\\m\(i' p(énaii 'humecter' />//^rt/? 'devenir humide''), — gr.
TiXoç m. 'selle liquide' et son groupe (voy. s. v.), — gr. tîcpoç
{*ti-bh) n. 'marais' et son groupe (voy. s. v.); — à côté de i.-e.
*t(l{i)- Hdi- *fî- est attesté un *^/(«V *f.n(- "^fû- p. ex. par v. norr.
1) Pers.son Beitr. I 463 y .joint lat. finea 'mite' en tant (|ue
reposant sur un *finr[i]o-, tV'ni. *tinei^l)â- 'qui concerne la pourriture'
issu d'un *ti-no- ou *fi-nâ- 'décomposition, putréfaction' (suff. -fjo-),
puis v. irl. tinaid 'evanescit' (voy. s. v. oïvouai p. S66) et, sou.s ré-
serve, gr. af\c, m. 'mite' en tant que *tiii(; (voy. s. v. p. 862).
— 966 -
peyr 'dégel' ^a {^paicô-) 'terre dépourvue de neige, non gelée'
ags. pawian "dégeler' v. h. a. douuen deuuen 'dégeler, fondre'
etc., et (d'un *tuî- qui est peut-être une contamination de *tâu-
*tû- + ^'tai- Ht-) ags. picinan 's'amollir (abcès), diminuer, dé-
périr' pwœnan 'emollire, irrigare' v. suéd. thiclna 'tabescere,
lauguere'; cf. Persson Beitr. I 462-69 (bibl.). II 709 sq.
xfjXe, éol. TtrjXui (béot. TTeiXe-axpoTibâç) adv. 'loin, au loin' (Hom.
Hsd.), prép. avec gén. 'loin de' (Hom. Pind.); hom. poét. xriXo-
ee(v) 'de loin'; iriXoBi 'au loin' (Hom. Théocr.); xriXôcre 'loin'
(avec mouv. Hom. Eur.); tîiXoû (Hom. Hsd. Eur. Aristoph.),
comp. TîiXoTépuj (Hpc), superl. TriXoTaiLu (Hom.); bom. iriXe-
baTTÔç 'd'un pays lointain; situé au loin' (d'après TiobaTTÔç àXXo-
baiTÔç). Cf. gall. corn. bret. pell 'loin' (i.-e. *ql'el-s-o-, cf. gr.
TéXoç 'fin' : *5'MêZ-. Pedersen K. Spr. I 128. Jones A Welsh
grammar 127. 137) et voy. s. vv. iràXai TéXoç I.
hom. TiiXeGâv 'être verdoyant, luxuriant, vigoureux (végétation)'.
Voy. s. V. TâXiç.
I. Tr|Xiâ f. 'table de boulanger; plancher pour combats de coqs
ou de cailles; planche fermant un trou de cheminée; table à
dés' : skr. tala- m. n. 'surface plane, plat de la main, plante du
pied' fâlu 'palais buccal' tûlyah (i.-e. HI-) 'égal, droit', arm.
thaï 'contrée, district' fhalar'de terre; vaisseau de terre' thaiem
'j'enterre' (sens premier : 'sol terrestre', cf. Scheftelowitz BB. 29,
22), lat.^eZZws -M W6'f. 'terre' ^rtÔM^a 'planche, ais,table,tableau,etc.'
ombr. t af 1 e 'in tabula' {\{?à.^tafla dissim. de *flaflû,i.-e.*fld-dhlcl.
Brugmann Ber. d. sàchs. G. d. W. 1906, p. 165), irl. fala?n,
gén. talman 'terre' (cf. skr. talima-m 'aire, parterre, plancher')
tul faul 'front, face antérieure, élévation' gall. corn. bret. tâî
'front' (Fick IP 124. Henry Bret. 258. Pedersen K. Spr. I
132; cf. gaul. Casd- Duhno-tàîos), v. non. pile 'cloison d'ais'
pilia 'planche, banc de rameur' (> fr. tïllac) ags.pel 'planche'
V. h. a. dili dïlla 'planche', lit. tilès pi. {*filiê- i.-e. *t/-) 'plan-
ches couvrant le fond de la h^rqné' pàtaJ as, pi. -ai 'lit' lett.
tilinât telindt 'étendre à plat' tïlât tiUit 'étendre à plat; être
étendu' (i.-e. Hll-. Zubaty Archiv f. slav. Philol. XVI 417)
v. pruss. talus 'plancher' v. slav. tilo 'pavimentum' t'dja 'sol'
télo 'simulacrum, columna, tentorium, corpus, aetas' en tant que
— 967 —
'♦planche taillée en idole, d'où : forme corporelle' f Lewv PBrB.
32, 137); i.-e. *fela- *fele- 'étendre à plat; planche', à côté de
de quoi *stela- '^stele- dans v. slav. stelja sftlati 'étendre', Lit.
stiâfa stlatta 'barciiie plus large que profonde' Fest. latm
(*.stlato-s) 'large' lâtus -eris i^stldes-) 'côté', irl. sliss gall.
jjffthjs 'côté' {*stl-tio).s-). Cf. Fick I^ 61. 226. III* IH:] s^.
JohanssonlF. Mil 16()sq. Brugmann op. cit. 164 sqq. Persson
Beitr. I 40. 198 sqq. 310. Walde- s. vv.
II. att. TiiXîâ, Ig comm. ariXiâ BA. f. 'cercle d'un crible': cf. ion.
aj'ieuu 'tamiser' att. bia-xTâv 'tamiser' l'p. 185), i.-e. *tF-.
hom. TiiXÎKOç 'aussi âgé' = prâkrit farisa- 'un tel' selon Bartho-
lomae IF. III 160, Wackernagel Aind. Gr. I p. XXI. mais
tarisa- semble bien reposer sur fddfça-, cf. véd. tadi-q-. Vov.
s. V. TTiiXÎKOç p. 779.
TfjXiç, -eujç f. 'fenugrec' (Hpc. Théophr.). Voy. s. v. tûXiç.
hom. TiiXÔTÊToç épithète de sens et d "origine obscurs, ord. tra-
duite par 'qui est dans la fleur de la jeunesse' (selon d'autres :
'tendrement aimé, chéri' et 'né au loin, lointain'), ironiquement
'enfant gâté' N 470. — ^kwcâmh 'agréable, bienvenu, aimable'
(Bezzenberger BB. 16, 240. Hirt BB. 24, 248. Prellwitz^ 460)
a un ->•- indo-eur., cf. Walde '^ s. v. cdnis. — Autres avis non
convaincants chez Bury BB. 18, 293, Fick BB. 21, 281 sq.,
Bechtel BB. 22, 282; voy. s. v. hom. àrpÙYeToç p. 98.
TtmeXeîv 'prendre soin de' (Eur.); TimeXtîç 'soigneux'; tnuéXeia
uiueXiQ TrméXn f. 'soin, attention'. Fick I* 442 y voit un
rapport avec raïuiâç m. 'économe, intendant' {^tëm : *f^m- 'faire
attention à qc.'). lit. temytis 'retenir exactement qc, se graver
dans la mémoire'. — Pour lat. fimeô 'craindre' voy. Walde- 779.
att. uî.uepov 'aujourd'hui'. Voy. s. v. ion. (Jrmepov p. 861.
ép. poét. Tiiiaoç, dor. TÛfaoç 'alors, en ce moment'; cf. ion. et poét.
rjiioç, dor. û)aoç 'lor.'^iiue'. L'esprit doux de fiuoç auoç et le sens de
Tfmoç 'aujourd'hui' chez Ap.Kh. I V252, ainsi que de thess. (GDI.
345, 44) Tâ)uov 'aujourd'hui' ou ntr. 'le(i|>à(pi(j^iai d'aujourd'hui',
font supposer un rapport avec rj.uap niaepâ : dans rninoç se trouve
le th. prou.*^o-, et il est vrais, (pie c'est une ancienne formation
parallèle à hom. Tv\oq (atr. rëiuç dor. tûç, gr. comm. *Ta-Foç)
'aussi longtemps que' et (juo sa finale -uoç est avec skr. -niant-
— 968 —
dans le même rapport que la finale -Foç de *TâFoç avec skr.
-vant- de tàvat m/sens ; il y aurait donc eu contamination de
mots d'origine différente; cf. Brugmann-Thumb Gr.Gr. * 235.
61f) (bibl.).
dor. TÎ^voç 'celui-là' (Épicb.Théocr.), formation spécifiquement
dorienne < particule pronominale *Te (tb. dém. *fo-) + pron.
*è'voç (voy. s. vv. è'vrj èKeîvoç) sur le modèle de Kfivoç ; puis
Tocrafivoç (Tbéocr. I 54. III 51) fait sur ttîvgç comme xoaaoû-
Toç sur ouTOç. Brugmann Dem. 90 sq. (bibl.). Grdr. II-, 2, 323.
Gr.Gr.^ § 281 rem. (bibl.).
TTipeîv "avoir la garde de, veiller sur, observer, épier; pratiquer
l'observance de'; iripôç m. 'qui veille sur' (Esch. Suppl. 248) :
v.slav.cfl/a 'j'attends, j'espère' (*kéjq. Brugmann Grdr. P592),
skr. câijati 'percevoir, observer, avoir crainte, avoir souci'
(Zubat}> Archiv f. slav. Philol. XVI 386. Meillet MSL. XIII 39)
càra-h 'explorateur, émissaire'; \.-e.*qUè-.
TiiTâv gramm. 'priver de', pass. (dor. TâTdjjLievoç Pind.) 'manquer
de -, souffrir de privation'; irirri • àiTopia, èvbeia, cnépricjiç Hésych. ;
iriier aTrdvei H. : skr. sfènd-Ji et {s)tayû-h 'voleur' stéyam 'vol'
zd tâyu- 'voleur' taya- 'vol', v. irl. tâid = v. slav. tat'i 'voleur'
v. slav. tajq tajiti 'cacher' taj 'secret', i.-e. *{s)fai- 'cacher,
voler, faire perdre secrètement qc. à qn'. Fick P 144. 332 sq.
11^ 122. — Lat. mustëla 'belette' (en tant que *mus-têJa 'Mause-
dieb'. Schrader BB. 15, 130. Sprachvgl.^ 581 n.3. 3164) est
obscur; voy. Walde^ s. v.
att. Tvireç 'cette année'. Voy. s. v. ion. 0\\Teç p. 862.
hom. Tr|u(jioç, dor. xâiicnoç (Alcm. Bacchyl.) 'décevant, trom-
peur, vain, inutile' a été formé sur un subst. fém. *Ta[i]u-Tâ-
'volerie' ou sur un *Ta[i]u-ç = skr. tâyû-h 'voleur'; voy. l'art.
xriTciv. xaûcriiuov ladxaiov Hésych. peut être un xâu(Ji)Liov. Cf.
Ludwig KZ. 10, 449. Brugmann IF. XI 105 sq.
xidpâf. et xidpâç, -ou, ion. (Hrdt.) xiiipriç, -eiu m. 'tiare', coiffure
asiatique; voy. Saglio s. v. tiara. Mot emprunté; l'original est
perdu. — L'hypothèse d'un changement phrygien de « en i
(R. tu-, cf. gr. xûXoç m. 'bosse, protubérance', lat. tutidus 'coif-
fure à l'usage des flamines et de leurs femmes'. Fick Sprach-
einbeit 415. Thumb Die gr. Spr. im Zeitalter des Hellenismus
— 969 —
141) est conjecturale. — Une autre étyra. de Fick BB. 8, 331.
16, 282 est à écarter.
TiPnv, -fjvoç m. 'trépied' (Lycoplir. 1104. Hésycli. EM.; rpi^nv
Arc. Hrdn. à tort). Mot i)eut-ctre ionien, emprunt à une Ig
étrangère; cf. Solmsen Beitr. I 142.
TÎTpiç, gcn. -loç et -iboç, ace, ))1. TÎTpeiç m. ï. 'tigre, tigresse'.
Emprunt iran., cf. zd tiyri- 'trait' tiyrd- 'pointu, acéré' cités
s. V. aTiln) (Varron LL. V 20 § 100).
TiGaipuûaauu 'construire des rayons (abeilles) v 106; couver
(poules. Nie); féconder (Lycophr.)'. Mot obscur, que Johansson
Beitr. 75 n. 1 tire d'un adj. *Ti-0aiPoç, i.-e. *dhaih-, cf. '^(//triiih-
dans 6r|Pri' kiPujtiov Hésych. (sens premier : 'réunion' ou 'éta-
blissement', puis 'domicile, nid, etc.') Gfjpai etc., mais 0)'iPri ou
Oi^ri (Sept.) f. 'corbeille tressée' et 9ipujvoç" kiPujtôç. KuTrpioi H.
sont vrais, des emprunts sém., cf. hébr. fèbâ 'coffre' (bibl. chez
Lewy Fremdw. 100).
posthom. rxQaoôç -6v 'apprivoisé, privé, domestirpio, traitable';
Ti96ç m/sens (^Arat.j; TiGaaeûuj'apprivoiser,cultiver'; Ti9âç,-dboç
f. (ôpviç) '(poule) apprivoisée' (Antb.). iiGacrôç, comme TiGr|vr|
TiiGn f. 'nourrice' titGôç m. 'bout de sein', est tiré par redouble-
ment de R. Gri" 'téter' (Gricraio GriXn etc.), cf. au.ssi TiGaivo)iai
'allaiter' (Luc); le mot a dû être prim. subst., accentué *TiGacroç,
au sens de 'nourrisson', et n'est devenu oxyton qu'une fois adj.
Cf. Brugmann Ber. d. siichs. G. d. W. 189Î), p. 217.
TÎGnMi, fut. BiîcTuj, a<»r. eGiiKa pi. è'Geinev, pf. att.TtGeiKU, aor. pass.
èiéGiiv 'poser, placer; déi)oscr, mettre de eùté; mettre dans tel
état; poser en principe; établir, i)r()duire, créer' : skr. ddd/ulfi
zd daôa'tl 'placer' v. pers. ipt. adadd, arm. dnem (aor. act. l.sg.
edi) 'je place' {^dinem < ^dhè-no-. Hiibsclimaun Arm. Gr. I
439. Brugmann Grdr. Il-, 3, 315), lat. ah-dô condo credo
(: skr. çrdd-dadhdfi 'avoir confiance, croire', v. irl. crefiin gall.
credn 'je crois') pcrdo facio (élargiss. par ■/.-, soit *dh>>-l:-\
pf. fêc\l\ =■ gr. |è']GnK[a], cf. pliryg. ab-baKei [Ramsay KZ. 28,
385], gr. Gt'iKn f. 'boîte', skr. dhâkd-lj 'réservoir'), gall. pf. dede
'posuit', ags. don v. sax. don v. b. a. tuon 'faire', v. slav. dèjq
deèdq, mi.dèti Ut.denii dedh, inf. detl 'poser'; \.-e.*dhê-*dha-
*dh6- 'poser, placer'. De là Geua n. "'"ce ([U'on pose, somme
— 970 —
d'argent déposée; thème' (voy. s. v. 6é|uiçj, Gédiç, -euuç f. 'actiou
de poser' (voy. s. v. p. 342), Oeaiuôç m. 'statut' (voy. s.v. p,342),
9é|uiç 'statut' (voy. s. v. p. 338), hom. Geuoûv (voy. s. v. p. 338),
poét. 6é)Lie6Xa pi. n. '"fondations' (voy. s.v. p. 338 et auj. Persson
Beitr. II 573 sq., R. 6e)Li-, née de la fusion de Ge- avec un mor-
phème -m-, cf. Géjua Gé|uiç Ge.juoOv), ion. Guuri att. épigr. Guuâ f.
'châtiment' (voy. s. v. p. 360), Goujuoç m. 'monceau' (voy. s. v.
p. 361), Ga|ud 'fréquemment' (voy. s. v. p. 332 sq.), él. (Tuv-Grivai
pi. 'traité' (: skr. dhâna-m 'réservoir', v. h. a. gi-tcln 'fait', i.-e.
th. ^dhèno-) etc. Cf. Curtius^ 254 sq. Fick I* 73 sq. 245 sq.
465. IP 143. IIP 197 sq. et la bibl. de chaque art.
hom. etc. xiGrivr), dor. (Pind.) TiGrivâ f. 'nourrice'; TiGrivôç -6v
'qui allaite'; TiGr|veîv -eîaGai 'allaiter; nourrir, élever, soigner,
cultiver'. Voy. s. v. GfjcrGai p. 345. titGii f. 'nourrice', titGôç m.
'bout de sein', iiiGeuiu 'être nourrice ; allaiter' contiennent la
cons. redoublée caractéristique des hypoeoristiques et mots
enfantins; cf. Brugmann-Thumb Gr.Gr.^ §§120 rem. (bibl.). 168.
TiGû|uà\oç m. (pi. -a u. Anth.) 'euphorbe', formation par red.,
du type TiGrivri (Brugmann Grdr. IP, 1, 129 sq.), sans qu'on
aille au delà.
hom. etc. tiktiju (< *ti-tkuj), fut.TéHo|uai et léEuj, aor. è'TeKOV, pf.
léTOKa 'enfanter; engendrer; mettre bas; créer, produire'; hom.
poét. TÉKOç, -eoç -ouç n. 'enfant; petit d'un animal; fig. pro-
duit, rejeton'; hom. etc. tôkoç m. 'enfantement; enfant, rejeton,
race, postérité; petit d'un animal, frai d'un poisson; produit
d'un champ; produit de l'argent prêté, intérêts, revenu'; tokîZIuj
'prêter à intérêts'; iCKeiiç, -éuuç m. 'père; mère; pi. parents';
ion. èîTiTeE, ace. -xeKa 'près d'accoucher'. Voy. l'art, térvov.
T îX oç m. 'selle liquide' Poil. ; TïXdv 'avoir le flux de ventre' (Hippon.) ;
TiXriiua n. 'tîXoç' EM. : gall. tail {*failo-) 'stercus, fimus' bret.
teil 'fumier', v. slav. tilja 'putréfaction' russ. fija 'pourriture,
rouille; mite, puceron' v. slav. f'iJêti 'se putréfier'; cf. aussi
v. h. a. theisJc deisk 'stercus, fimus, rudera', lit. tiira'i 'marais
envahi par l'herbe, steppe, bruyère' lett. tîrelis 'marais grand
et profond' lit. ftjfras- tyrè 'bouillie' v.slav. timèno timènije 'IXuç,
lutum' haut-sorb. fi/mjo tijmjeiîa 'marais' v.slav. tina 'pôppopoç,
lutum', lat. (selon Holthausen IF. XXV 153) tlnui< 'laurier-tin
— 971 —
(à graines purgatives)'; i.-e. *//- *t,)i- : *tàiij- 'rendre liquide;
intr. couler'; voy. s. v. iriKUJ.
TÎXXo), aor. eriXa 'cpiler; effeuiller; fig. harceler': liXina n. 'poil
épilé; charpie': Ti\o"iç, -euuç f. 'épilation'. Étym. obscure. —
Le rapport avec lat. c/Z/o 'mouvoir' (Fick HH. 16, 2^Si heurte
la phonétique et la sémantique. — Lat. t/tillô 'chatouiller' re-
pose vrais, sur l'onomatopée; voy. Walde- 8. V. — hat. v«^llo
'arracher' (Bersu Gutt. 1) < i.-e. *uelsO, R. uel- 'briser, tirer
avec violence'.
hom. etc. Tï)uri f. 'évaluation, estimation, valeur, prix ; — honneur,
estime; marque d'honneur, dignité; — autorité, magistrature;
— châtiment, vengeance E 70. 117'; Tljaâv 'fixer le prix dune
chose; estimer un délit, évaluer la peine; — honorer'; hom.
Tî)nr|eiç (tîjutîç I 605, ace. Tlufivra Z 47.0», -rjcffcra ('pami)hyl.
TîjaâFeaa), -fiev, dor. Tiiadeiç (Pind.j 'digne de i)rix, précieux,
honoré'; hom. etc. Tiiaioç 'de grand prix; fig. précieux, cher,
honoré; honorable (rang, place)'; hom. etc. â-Tî)aoç 'de peu de
prix: sans compensation; impuni; — déshonoré'. Voy. l'art, tûu.
att.Tï)LiiJupôç (< *Tï|U(jt-opoç, bil)l. chez Hrugmann-Tliumb Gr.Gr.*
196), dor. Ti|ad[F]opoç, ion. xïimîopoç 'protecteur, défenseur;
vengeur'; Tijuujpeîv 'j)rotéger, secourir; tirer vengeance pour qn,
procurer satisfaction à qn', -eîaBai 'punir, .se venger'. Cf. le
préc. et voy. s. v. ôpâv p. 709 sq.
hom. etc. Tivâcrcfuj, fut. rivdEuj 'secouer, agiter; ébranler': ti-
vdKTUjp, -opoç (Soph.) et fém. TivaKTeipa (Esch.) 'qui él)rnnle';
tardif Tiva-finôç m., livaYina n. 'ébranlement'. Etym. obscure. —
Le rapport avec àKÎvafua n. 'secousse' EM. (voy. lart. àKîvaKiiç
j). .35) et d'autre part avec Imm. kîuj 'aller' hom. Kivuuai 'se
mettre en mouvement, partir' Kiveîv 'mouvoir' (Fick BB. 16, i'82)
se heurte à la phonétique.
Tiv66ç 'chaud, i)rfdant'(Lycophr.): riveaXéoç m/sens(Nic.Nonn.).
Etym. inconnue.
hom. livuu, att. T'ivuj (*TivFuu). aussi têîvuui dans t-rét, impér.
àTTOTcivuTUJ, fut. Ttiauj fcypr. Txeiaeii, aor. eT€i(Ta (thess. inf.
TTEiaai impér. rreiauTou, béot. TTOT-aTTO-TTiaaTUJ, cf. lesl). TTeicri-
biKà), pf. TÊTeiKa, pf. pass. XÉTeiauai 'payer, acquitter: expier',
mny. Tivo)nai(î) etTcivuiLiai 'se l'aire rembourser; châtier, punir';
— 972 —
hom. etc. licfiç, -loç -eujç f. 'paiement, d'où : châtiment, puni-
tion, vengeance; rémunération'. Voy. l'art, tîuj.
hom. tragg. TiTCTe 'pourquoi enfin?' Voy. s. v. ttôtê p. 807.
xiç (thess. kiç él. xip cypr. criç arc. [Mantinée] aiç), ntr. xi, gén.
xivoç 'qui? lequel, laquelle, quelle chose?'; xiç, xi, gén. xivôç
'un quelconque, un certain, quelqu'un, quelque' < i.-e. ^qUi-s
*qUi-d = lat. quis quid 'qui? quoi?' osq. pis pid 'quis quid'
ombr. sve-pis 'si qu'is^ pi fi 'quos', cf. skr. cit (= gr. *xib) zd
cit V. pers. ciy particule enclit. généralisatrice zd cis 'qui?' skr.
kim 'quoi?' nd-Mh (avec k pour c) 'personne', arm. -ç = skr. cit
dans in-ç 'quelque chose' ^), puis, avec perte de *qV-,i{2-iy quoi?'',
instr. i-v 'par quoi, avec quoi' (bibl. chez Brugmann Grdr. II-,
2, 349), irl. cid 'quoi?', got. hi-Jeiks ags. hicilc 'de quelle na-
ture?', V. slav. cî-to 'quid'; pour l'alb. voy. Pedersen KZ. 36,
309. 315 sqq. (à-ï 'comment?'): ace. *xiv < i.-e. *qyi-ni est de-
venu xivà xiva prob. d'après êva : ëvç (eiç) ëv, et sur xivà xiva
l'on créa xivôç xivoç etc.; pour még. aà 'xiva, quae?' voy. s. v.
p. 848; pour gr. à-oaa att. âxxa pi. n. voy. s. v. ion. âcrcra att.
àxxa p. 90. Cf. p. ex. Curtius'^ 489 sq. G. Meyer ^ 260. 528 sq.
(bibl.). Brugmann Grdr. IP, 2, 142. 278. 348 sq. 357.
hom. etc. X i X a i V tu 'tendre ; étendre, allonger ; tirer'. Voy. s. v. xeivoi.
xixavoç f. 'chaux (Arstt.); plâtre, gypse (Hrdt.) ; marbre (Luc.)';
cf. xéxavoç* Kovia. xpi(J|Lia. aa^eaxoç Hésych. Etym. obscure. —
Un avis chez Fick BB. 16, 282.
xix6r| f. 'nourrice'; xix66ç m. 'bout de sein'. Voy. s. v. xiBi'ivii.
xixpâv, fut. xpricJuj 'trouer, percer' (Hrdt. Aristoph. Xén.): xpfî)ia
n. 'trou'. Voy. s. v. xeipuu.
xixpuûaKO), fut. xpuOauu 'blesser, endommager'; xpuGoi (*xptjuFuj)
'aiguillonner' qp 293; xpaûjua, ion. xpuj|Lia (Hrdt.) dor. xpOùjua
(Pseudo-Théocr. XXI 50) n. 'blessure; fig. déroute'; dor. xpuujuâ
f. 'blessure' (Pind. Py. IV 271); xpuJaiç, -loç -euuç f. 'blessure'
(Hpc. Arstt. Plut.). Voy. s. v. xépuç. Selon Brugmann Grdr. P
246. I- 477. Gr.Gr.' 103 xpuu- remonte à i.-e. *fp-, cf. skr.
prà-fûrfi-h 'action de subjuguer, lutte'; il est aussi vrais, que
xpuj- procède de *t{e))'6u-, cï.tni.- dans gr.xpôu) 'user' lit. fnrnëti
1) [Selon Meillet arm.-î' représente un pi. neutr., cf. g'r. -aaa -tto.]
— 973 —
'pourrir' etc., "^trdii- dans gr. Tpaû)Lia-, cf. Hirt Abl. i? 474.
Persson Beitr. II 734 n. 735. 777. 831. 891.
TiTupî^uj OU TiTTuP- 'lat. Tf/cflôô fperdrixj ; piailler (liirondelle,
etc.)'. Onomatopée, cf. skr. tittihha-li 'un oiseau, Parra jacaua',
lett. titilbis tltilbite 'chevalier' lit. tUvikas 'bécasse'. Fick I^ 63.
TÎTupoç (-Î- par ail. métr. ; xi- est un red.) m. 'bouc (scol. Théocr.
III 2, aussi TiTupiç Phot.), satyre ; lac. sonnailler (Serv. Virg.
Egl. I 1;; singe à courte queue (Tliéophr./. \'oy. s. v. adtupoç
p. 855.
T i TU aKO)uai 'faire, préparer, Tcûxuj; — viser,cberclier à atteindre,
Tu-fXttvuu' < *Ti-TUK-aK0- (cf . TeTÙaKÊTG ' KaTeaKeudZieTG Hésycb.) :
aor. red. hom. teiuKeiv moy. têtOkovio TeTUKé(J6ai (avec k se-
condaire, cf. Osthoff Perf. 304 sqq.). Voy. s. vv. Teùxoi TUfxâvuj
Tûxn.
TîTuO, -oOç f. 'aurore, d'où : jour (Call.); soleil (Lycophr.)'; prob.
TlTdv, -âvoç, ion. Titiîv, -fîvoç ni. 'dieu solaire' : lit. tUnagas
'pierre à fusil, silex', lat. tifio -onis 'tison, brandon'? Fick I"*
(52. — Pour skr. tithi tlthl-h 'un temps de la révolution lunaire'
et fithd-h gramm. 'feu' (Fick loc. cit.) voy. Zubaty IF. XIX
370sqq. Kielhorn IF. XX 228.
TÎqpoç, -eoç -ouç n. 'marais' (Théocr. Ap. Rh. Lycophr.) < i.-e.
'""tl-bh-, cf. TÎ-Xoç m. (voy. s. v.) et pour le morphème -bh- lat.
tdbês 'liquéfaction' tâbum 'liquide corrompu'; i.-e.'^f/- :*filh
'rendre liquide; intr. couler'. Persson Beitr. I 464. II ô(i6. 7U9.
893.
ép. poét. Tiuj (-Ï- chez Hom. au prés, et à l'ipf., -i- chez les poètes
att. ; prés. arc. t€1(ju, formation nouvelle d'après Teiffuu eTeicra),
fut. ép. TicTa), aor. ép. cTicra, ptc. pf. pass. ép. TeTi)aévoç 'estimer,
évaluer, honorer'; hom. rivai, att. tÎvuj 'payer, etc.' (voy. s. v.);
hom. etc. Tim'i f. 'évaluation, etc.' (voy. s. v.). I.-e. '^q'Jei- 'avoir
une crainte respectueuse pour, honorer, estimer, évaluer; j>nnir',
prim. 'faire attention à qc.', cf. skr. cikéti cinofi 'percevoir'
câi/afi 'vénérer' cat/û-h 'qui témoigne de la vénération' c(it/afè
'venger, punir' dpaciti-h 'rémunération' (< i.-e.*q>Jifi-s =
gr. TÎaiç) zd A'rt//- prés, cikai/- 'rendre qc. à qn, payer une
amende; punir; venger qn' cif}ai/- f. 'expiation' cii'Ul- f. 'péni-
tence, amende, expiation, punition'. Fick I^ 24. .'>79. Walde^
— 974 -
8. V. caerimônia. Voy. les art. Tioivri p. 801 et àiHyu p. 96. —
Schuize Qu. ep. 355 a voulu distinguer un i.-e. *qUêi- "avoir
une crainte respectueuse pour, honorer' (skr. câyati gr. tîuj)
et un ^quel- 'payer; punir, venger' (skr. cdyatê).
hom. etc. t\it)liujv, -ov, gén. TXrmovoç "patient, etc.' Voy. s.v.
TaXdcraai.
TjariY^ 'couper, fendre'; T)Liir)(Jiç, -euuç f. "action de couper'. Voy.
s. V. Té|LlVtJU.
th. dém. To- Ta- dans ace. tov, Tr|v dor. xdv, tô (*Tob) = skr. ta-
ta- dans tàm tàm tâcl etc. zd tdin tâm taf, cf. arm. -d (p. ex.
tër-d "le maître que voici, toi le maître' ay-d "celui-ci') da
"celui-ci' doijn "le même' {*to- aussi dans the e-the "que, quand'),
alb. Jce-tâ "hoc' {*-tod), lat. is-tnm is-tam istud tam "si' {^tâm
ace. f. sg.) v. lat. topper "cito, fortasse, celeriter, temere' {*fod
per), irl. -d dans ua-d "ab eo' ua-di "ab ea' ua-dib "ab eis', got.
pana pô (ace.) pat-a n. etc. v. h. a. der diu daz v. norr. pat,
lit. tàs ta taï v. slav. tu ta to, i.-e. th. pron. dém. *to- "^ta-. Cf.
en dernier lieu Brugmann Grdr. II-', 2, 313 (bibl.). Gr.Gr.^ §279.
Voy. les art. léuuç ifi TfjiLioç TriXiKOç.
hom. j. ion. lesb. (> att. toi "certes') toi "tibi' = skr. dat. tê. Voy.
s.v. au; bibl. de toi en tant que particule chez Bruguiann-
Thumb Gr.Gr.* § 602.
hom. etc. Toiyoç m. "mur de maison'. Voy. s. v. Teîxoç.
hom. etc. TÔKOç m. "enfantement, etc.'; tokîZ^uu "prêter à intérêts'.
Voy. s. V. tIktuu.
posthom. (mais cf. hom. ToXiurieiç) TÔXiur] Phryn. BA., dor. TÔX|Liâ
(Pind.), ToXiLiâ (innovation postverbale, cf. Yévva : Yevvâv, biaiTâ :
biaiTccv etc. Solmsen Beitr. I 266 ; autre avis chez Meillet Notes
6 sqq. : TÔX)aâ < *ToX)uia) f. "hardiesse, résolution; audace: acte
audacieux'; hom. etc. ToXfidv "oser'; hom. etc. ToX|aiîeiç "cou-
rageux, patient; hardi, audacieux'. Voy. s. v. TaXdaaai, R.teJâ-.
— L'analyse de Prellwitz^ 463 est à écarter; voy. Solmsen
1. cit.; cf. aussi Meillet Dial. indo-eur. 68 sq. et Persson Beitr.
II 687. 689.
ToXÙTrri f. "quenouillée' (Soph.Aristopb.); toXuttêvjuu "enrouler ou
pelotonner de la laine autour d'une quenouille (Aristoph.), d'où :
faire patiemment ou péniblement (irôXeiiiov Z 86. a 238. 5490);
— 975 —
machiner, tramer, ourdir (bôXouç t 137/. Etym, (jl»scure. —
Avignon plausibles chez Curtius^ 221, FickGGA. 1894, p. 247,
E. Lewy KZ. 40, 420, Siitterlin IF. XXIX 125.
TOv6opvjZ:uj (TOvGpù^uuHrnd.Opp.) 'faire entendre un bruit confus,
gronder, murmurer' ;T0v6pi')ç-(pujvriIIésycli. Voy.s.v.6peo)aai. —
TOiOopùaaeiv aeieiv H., TOieopÛKTpia' r\ toùç ceia^ioùç rroioGaa
H. contiennent un autre redoublement et une R. prob. différente ;
cf. V. slav. ch'ugati drûzatl 'trembler' lit. drug/'/s 'fièvre' v. pru.ss.
drogis {*drugis) 'roseau' (Fick [•'468), m.h.a.^wj-c 'chancelle-
ment, clmte' ail. mod. forlein 'clianceler' (Persson Wzerw. 223.
Zupitza Gutt. 169)? Voy. l'art. TavQapvlw.
hom. etc. tôHgv 'arc', pi. 'l'arc et les flèches' ou 'l'arc seul' ou
'les flèches seules'; hom. etc. ToEôiriç, -ou m. 'archer'; hom. etc.
ToHeûuu, hom. xotàlojjLax 'tirer de l'arc'. Le fait que toEov ne
signifie jamais 'if et lat. ^fta-î<.v jamais 'arc', ainsi que la diffé-
rence de genre et de vocalisme rendent précaire le rapport
connu, en faveur duquel on a invo(iué v. norr. /'/r 'if et 'arc'
dlinr 'orme; poét. arc', m.irl. Ibhar 'if; arc' (Schrader BB. 15,
284 sqq. RL. 162 sq. Hirt IF. I 482); taxus, de par son voca-
lisme, ne peut guère être rapproché de lat. fe.i-o (autre étym.
non plausible s. v. adKOç p. 849), et toEov, de par son conso-
nantisme, ne peut remonter à R. teÀ'l)- attestée parréKTiJuv (voy.
s. v.).
posthom. TÔTTOç m. 'lieu, endroit, place, emplacement; pays, ter-
ritoire, localité; méd. partie malade; endroit d un ouvrage;
sujet d'un discours, etc.'; TOTtdZiuj 'conjecturer, chercher à com-
prendre ou à deviner'; tottêiov, ion. (Call.) -r|ïov 'cordage, câble,
ord. pi. agrès d'un navire'. Etym. ambiguë. Osthoff IF. VI II 23
pose un ï.-e.*fo(/iJo-s et dégage une R. teqU- 's'étendre, étendre',
à quoi il ramène lat. porticus 'galerie à colonnes' (eu tant (|ue
né de \.-e.*pr-feq'J-ii-ti ou */)y'-ft)</«-/;-,s' '*avant-corps, ^partie
saillante', mais voy. Walde=^ s. v.), lit. teîikà frA7/ 's'étendre';
Pedersen K. 8pr. I 129 rapproche irl. foick doich gall. tehfig
'vraisemblable' irl. etoich gall. annliebi/g 'invraisemblable' de
gr. TOTTiKÔç 'qui concerne le lieu' d-TOTioç '*qui n'est pas en
son lieu et place, extraordinaire, étrange, insolite'. — Bezzeu-
berger BB. 27, 1 7S évoque lit. tà/)fi 'devenir" pri-tapti 'atteindre.
- 976 —
apprendre à connaître, éprouver' lett. tapt 'devenir, arriver,
advenir' tapigs 'un esprit capable' pa-tcfpt 'parvenir; avoir du
loisir' jJttfapas '\o'mr' etc., âgs.pafian '*faire place à, consentir
à, permettre, tolérer, supporter' (cf. pour la sémantique ail.
einrdumen gestatten angl. allow < fr. allouer lat. ad-locâre,
gr. éTTi-xujpeîv'se retirer devant, céder la place à, concéder qc.
à qn' et voy. Holthausen IF. XX 323) ; le rapport sémantique
entre le grec et le baltique n'est pas clair.
TopTOç m. 'vautour' (Call. Lycophr.) : v. norr. storkr ags. store
V. h. a. storali 'cigogne' (gerra. *stm'Jca-2 i.-e. *sti-go-s '*oiseau
puissant'. FickP570. IIF487. ZupitzaGutt.216. BB.25,103);
à la même base sfereg- (élargiss. de *st(h)er- dans crxepeoç)
appartiennent v. norr. .sterhr 'fort' {*starTcu-) storhinn 'caillé,
figé'.
TopbùXov (Nie), -i)\iov(Diosc.) 'une ombellifère' : norv.^orf dial.
turt{é) 'une plante montagnarde, Sonchus alpinus' (v. norr.
*])urt{a)), Her-d- étant une variante de *st{h)er-d- (v. norr.
stertr 'queue'), à côté de quoi *st{h)er-dh- dans gr. CTÔpQv^E
(voy. s. V. p. 915). Lidén Stud. 17. Falk-Torp EW. 1275.
Franck van Wijk EW. 655 sq.
hom. poét. *Topéuu -uù (ptc. àvTiTopeOvia Hymn. à Herm. 283),
aor. Topeîv (Tétopev êipuDaev Hésych., TeTÔpri" Tpû)(T);i H.) xo-
priffai, ptc. pf. lexopriiuévoç, fut. ant. TCTopriauj 'percer, trouer;
fig. faire retentir d'une voix perçante; graver, Topeûiu (Arat.
Antb.)' : reipaj.
TÔpiuoç m. 'trou pour un pivot (écrou, moyeu, etc. Hrdt.); tenon,
tourillon'; rôpfid f. (ace. xôpiuâv Lycopbr. 262; modifié de rôpiuri
gramm. d'après toXiuti TÔX|Liâ. Solmsen Beitr. I 266 sq.) 'borne
que tournent les chars dans la carrière' : xeipuu, cf. xépexpov
xepribiOv xépmxjv xpu|uri etc.; formellement xôpiuoç = v. norr.
parmr v. b. a. dar{a)m (germ. *parma-z) 'intestin', propr. 'pas-
sage', voy. s. V. xpà|aiç.
xopvoç m. 'tour, instrument de tourneur (Théogn. Hrdt. att.);
mouvement circulaire (Escb. Arstt.)'; xôpovoç* xopvoç. Tapav-
xîvoi Hésych., cf. lac. xopoveuxoç 7 fois dans l'édit de Dio-
clétien trouvé à Gerontbrai (Sehulze KZ. 33, 124 sq.): xopov
\i0(oKO7r)iKÔv (TKeOoç H., xopoç- èpTaXeîov cppeiupuxiKÔv H.;
— 977 -
Tpôva ■ à-fâ\|uaTa, n pduiaaTa àvGiva H. ? Flensburfj Stud. I 86j :
KUK\o-Tep)îç 'an oiidi, rond, circulaire' (Honi. Hrdt.), lat. teres
-etis 'fait au tour', etc., voy. s. v. Teipuu. De là att. Topvevjuu
'travailler au tour, tourner, tracer au compas', TÔpveujaa n. 'co-
peau', Topvi(JKOç m. 'compas', liom. lopvoOaOai 'donner une
forme arrondie à' W 25'). e 249. — Lit. fnrnas 'serviteur', qui
est formellement identifia avec rôpvoç par Prellwitz ' 325. -465
et Brugmann IT. XIX ;)S2 (avec le sens prim. de '*qui court
tout autour') est tenu par Wiedemann BB. 27,224sq. et Persson
Beitr. H 640 n. 3. 687 S(i . en tant (pie '*jeune homme', pour
identi(|ue à skr. /"rt/'^rt-// q\. tai'nahd-Jv 'jeune animal, veau',
arm. thohi, gén. f/iorin 'petit fils" {*forn<»), qui du reste pro-
cèdent par une irradiation différente de la même K, fer-, voy.
s. v. lepiiv. — Irl. thtiiii-th'n'int 'ministro" 'Brugmann 1. cit.) est
analysé tout autrement par Thurneysen lidb. d. Air. I 416 et
Pedersen K. Spr. II § 797 s. v. reth- 'courir'.
postbom. Topôç 'per^'ant, pénétrant (vue, voixj, clair'; Topeûç,
-eujç m. 'burin, ciseau: vrille'; Topeià f. 'ciselure'; Topeùuj 'ciseler'
(cf. v.bret./ojv^ftvY'attrivit'. Pedersen Kev.celt. 34,449» : leipai.
TO()vivii (-C- Antli.) f. 'cuiller à jxtt, lat. ///(7/(7<//y' l'Aristoph. Plat.);
Topuvo) (Ar. Cav. 1172) et -âuu -îù (ni)c.) 'écraser avec une to-
piivif : V. norr. puant hyrill ags. ptrœre pirirel v. h. a. dicir'd
m. b. a. hcir{e)l 'moulinet' v. b. a. direrau 'tourner, remuer' ags.
â-pweran 'remuer'; i.-c. *fuer-, en rapport apopb. avec *t}'ù-
'remuer, brouiller', cf. aussi lat./>v^^/ 'cuiller à pot', skr. trâratê
-t'i 'se bâter" zd i'licâs(t- t'\vi{u.''ù'hjdrf(i-i 'bâtil" skr. titranijâti
'se hâter", gr. ÔTpuvuu 'pousser', moy. 'se hâter' (voy. s. v. p. 725)
(TùpPii att. TÙpt^iT f. 'dé.sordre' i voy. s. v.), cf Fick BB. ], 335.
Wb. 1' 449. III' 196 s(i. mais gr. xûpoç m. 'fromage" est à
écarter, voy. s. v.); à côté de *tuer- un *stuer- dans agfi.stt/rion
'(se) mouvoir' v. b.a. sioren 'ravager' v. norr. stormr v. h a.
.s7wrm 'tempête' ( Ebrismann PBrB. 2U, 47); pour TopOvn, Persson
Beitr. I 122 n. 5 croit à une alternance *^Mrr- *///or- : *7o/--;
*Tupi>vn (Fick BB. 1,335. Frobde BB. 14, 107) est à écarter; —
Topuvn < ^Tepuvn ou *Tapiivti selon J. Sebmidt KZ. 32, .'»51,
353. 384 dans lliypotlièsc d'une parenté avec Teipuj Teperpov
(même avis chez Hirt Hdb.* 165).
G2
- 978 —
éol. aor. TÔffffai 'nanciscor; vcrsor vel siim fortuito', ptc. TÔacraiç
(Pind.). Voy. s. v. aor. ÈTriTÔcrcraiç p. 268.
boni, TÔacroç et t6(Toç, att. tôctoç 'tantus' < *totio-, tli. pion.
i.-e.*^o-; voy. s. v. honi.ôaaoç p. 723. — Toacrfîvoç (Théocr.)
est une innovation créée sur dor. Tf)voç d'après le rapport oûtoç :
Toao'oÛTOç. Brug-mann Dem. 91.
TÔxe, dor. él. TOKa 'alors', th. pron. i.-e.*to- + suff. -t€ et -Ka sur
-Ktt voy. Brug-niann-Tliumb Gr.Gr.'' § 297, 3 (bibl.).
liom. TÔqppa . . . ôqppa 'pendant tout le temps que, jusqu'au mo-
ment où'; Toqppa (seul) 'sur ces entrefaites' y 303. 0 540. P 79
etc., poét. poster, 'jusqu'à ce que, tandis que; de telle sorte
que'; th. pron. i.-e. *to , voy. s. v. hom. ôcppa p. 733 et n. 2:
-qppa : tokh. A -prc dans Txtipre 'quand', cf. tokh. A tâ-par-lcq
'maintenant' selon Smith «Tocharisch» (1911) p. 10.
hom. etc. TpaYOç m. 'bouc; odeur de bouc; puberté (Hpc), lubri-
cité (Luc); un petit poisson de mer, mâle de la inaiviç (Arstt.);
sorte d'épong-e; gruau d'épeautre (Diosc); mess, olivier sau-
vag-e, èpîveoç; etc.' Prob., en tant que '*rongeur', contient xpaY-,
degré réduit de ipuJY- dans TpuÛYuo 'ronger (cf. aor. TpaYCÎv.
Pott EF.2 III 471. Krctschmer KZ. 38, 136. Persson Beitr.
II 778 n. 1 j. — Autres avis : gr. comm.*TTTpaYO-ç < i.e.*qUtr-(j- :
V. norr. liuedurr 'bélier' : gr. Trétpâ f. 'rocher', cf. ail. sfeinhovk
suéd. stenbocJc (Johansson Beitr. 7, mais TiéTpâ n'a pas d'éty-
mon); — - R.tuerg- : lat. turgeô 'être gonflé' ou R. terg- : v.norr.
prelir 'force, vaillance' (Fruhde BB. 21, 198); — cf. lat. tardif
troja 'truie', v. norr. preM-y 'excréments' (Sommer IF. XI 91 :
voy. s. V. xdpYavov). De là TpdtYeioç TpaYcoç 'de bouc', TpaYâv
'muer de voix; être stérile, pousser en feuilles (vigne)', Tpafxlw
'sentir le bouc (Diosc); muer de voix (Hpc. Arstt.)'; voy. le
suiv.
att. TpttYUJbôç '*qui chante déguisé en bouc'; att. xpaYUJbiâ f.
'*chant d'honnnes déguisés en boucs > tragédie' : Tpdfoç +
ujbiî. — L'avis de Gray The Classical Quarterly VI (1912)
60sqq. (*TpaY0- 'puissant, hardi, terrible' : v. norr.preJcr'ïovce,
courage, vaillance', v.irl. trêu 'fort' [*treg-no-] m.h'].ti'esf> 'ba-
taille' [^treg-sfu-], base fereg- 'puissant, hardi, etc.') est à écarter,
cf. Boisacq Rev. Univ. Brux. XVII (1911-12) 503 sqq. - De
— 979 —
là TpafiKÔç 'tragique; grave, majentueux, patlirtique" cf. kuu-
^iKÔç : Kuuiaujbiâ;.
Tpâ)Liiç f. (Tpdiari f. Hippon.) 'périnée' (Archil. Aristoph. Luc),
cf. Hésycl). s. V. ('tô Tpfîina Tfjç ebpaç. ô ôppoç. Tivèç evtepov.
ktX.'; < \.-e.*f)'tni- : v.uorr.Jjormr 'àgH.jjedrm wh.A.darUdin
'intestin', propr. 'passajçe' (gcrni. *l)arma-z — gr. xôpiioç, voy.
s. V.), cf. Fick I' 443. Flensburg Stud. l 68sqq. Torp chez
Fick III"* 182), puis \ .'\x\. dridmm, gén. drommo 'dos' gall.
frum 'ridge, back' biet. (idrén adv. 'derrière' 'Pedcrsen K.Spi-.
I 170), i.-e. *ter- s. v. leipu).
Tpàvriç, -e'ç Taussi ipâvôç) 'perçant, pénétrant, d'où : clair, net'
(Sopli.): \&.{.-fnlre dans infrarc e.rfrcdnoit ( \ï\au.},got.prOpjan
'exercer' (pour la sémantique cf. lat. trttus 'exercé'), v. slav.
tnitifl 'ahi^umerc'; i.e. *tra-, alternant avec les degrés ''^yê-
*f>vy- de \r htiac terê- rHer- dans Teipuu, voy. s. v.). Perssoa
Beitr. II 778.
liora. etc. Tpârrela f. 'table' semble né par baplologic syll. de
*TeTpa-7r€Z;ai'cF.àpYup6- KuavÔTreZ^a-j-Trela <*-TTebîa: ]iit. ped-en/,.
cf. att. épigr. TapTr|,u6piov pour Terapin- et (TeTyTÛpuuv (oiPoXàiv
(Araphis chez Ath. VI 224 e); il est inutile de recourir avec
.1. Schniidt KZ. 25, 47, Jobansson Beitr. 7, Brugniann-Tliunib
Gr.Gr.* 2r)0 à un i. e. ^ql'tur- '4'; ipa- devint obscur et on lui
substitua Tpi- dans béot. TpiiTeîa Hésych. (cf. TpiaKeXeîç Tpd-
TTcZai Gratin, fr. 301 K., ipiTTOuç TpâîreZia Aristoph. fr. 530 K.);
les tables mycéniennes semblent avoir été des tables brisées,
cf. ép. Tttvueiv xpaTTC^av, telles les tables à 4 pieds croisés des
Hétéens de la Syrie sept, chez Perrot Hist. de l'art dans Tant.
IV 556 fig. 280; dans béot. Tpe-rrebba TpCTrebbiTaç rpe- est issu
de Tpa- par assim. à le subséquent (J. Schmidt KZ. 32, 366 sq.)
ou de Tpi- par influence de p sur i (Schulze GGA. 1897, p. 904.
Brugmann-Thumb op. cit. 84); voy. Solmsen BFhW. 1906,
col. 759 sq.
TpaTteîv (dor.TpaTTfiv XTivoTrareiv Hésych.) 'fouler le raisin'(Hom.
Hsd.); TpttTTriTÔç' ô oîvoç H.; (poét.) TpoiréovTO- èîTciTouv H.;
OivoTp6Troif.pl.'(livinitésj)rotcctricesdelaviticnlture'(Lyco])lir. ;
cf. Fick BB. 28, lU6sq.) : skr. trprd-h irpdla-h 'inquiet, «jui
se hâte', lat. trepldux 'qui trépigne, soit par hâte et empresse-
— 980 —
ment, soit par crainte; agite, affairé, inquiet' trepidô -are 'tré-
pigner (de hâte ou de crainte)', v.sax. thrabôn 'trotter', v.slav.
ti'epetatV tremere' trepati" pal^are" lit. trepstu ^re^^^' 'trépigner'
trepenti trepsëti 'trépigner' isz-trypti 'faire sortir en foulant'
tripsëti {trip- — ipaTT-, i.-e.*frp-) 'piétiner sur' v. pruss. traiyt
'fouler' ertreppa 3. pi. ind. 'ils transgressent' bulg. trepja
'frapper à mort' fropotja 'trépigner' blanc-russ. trop 'voie'
russ. toi'opû 'hâte, vent de tempête' toropitî 'accélérer' toro-
pétï 'se hâter'; i.-e. *t{e)rep-, cf., avec d'autres morphèmes,
*t(e)re-'m-fi.y.Tpé}Aw,'^t{e)re-s-s.\.TÇ)é[a]{]j. Fick P447. III* 191.
Walde^ 789 sq. (bibl.). Trautmann Apr. Sprd. 450 (bibl.).
Franck- van Wijk EW. s. v. draven. Voy. l'art, àrparrôç p. 97.
xpaTTri 2, -riKOç m. 'pieu; lance' (Lycophr.), aussi att. épigr. (-377)
xpaqprjE 'plat-bord'; cf. Tpà-rrriKr bôpaTi Hésych., Tpdqpr|S* xâpaL
cTKÔXovy. è'vioi bè TÔ bôpu. ctWoi tô ifiç v€ujç x^î^oç H., (éol.V)
TpÔTTiiE m. 'poignée de la rame, rame' H., (éol.) tpôcpnH' X«P«2,
(JKoXoip H. — Le rapport avec Tpéiruj 'tourner' n'est pas évi-
dent, et l'alternance tt : qp ne s'explique guère. — Lat. trahs
et trahês 'poutre' (Fick I' 447) est à écarter (voy. s. v. xépainvov),
— Autre avis non plausible chez Meringer IF. XXI 312.
att. Tpaaid f. 'claie pour sécher les figues'. Voy. s. v. rapcToç.
ion. att. TpauXôç 'qui a un défaut de parole, qui bégaie, qui
balbutie'; att. TpauXiZ^uj 'bégayer'; TpauXi(j|i6ç m. 'bégaiement'
(Hpc). La dérivation d'un *Tpa[(T]ùç = skr. trsti-h 'se jetant
violemment sur, avide, altéré' = got. paûrsus 'sec' (germ.
*])urzu- ; voy. s. v. xépcroiaai p, 959), cf. véd. trstd-h 'rauque',
\.-e.B,.ters- (Kluge'^ s. v. diirr. Wackernagel Verm. Beitr. 16sq.)
demeure douteuse; cf. Brugmann-Thumb Gr.Gr.* 144.
Tpaû|aa, ion. dor. xpiiiua n. 'blessure'. Voy. s. v. xixpuûcTKiu.
att. épigr. xpacpriS, -riKOç m. Voy. s. v. xpàrrriS.
posthom. ion. ait. xpàxn^oç ^- 'nuque, cou' a été rapproché par
Zupitza Gutt. 50 en tant que '*soutien de la tête, *colonne,
*pilier, etc.' de v. slav. drqgii 'SûXov, f ustis' vû-drqéiti 'TTinvùvai',
v. norr. drangr 'rocher qui se dresse isolément' drengr 'grosse
souche', irl. (Fick IP 156) drinqim gall. dringo 'monter, grim-
per'; incertain. — Got. dragan v. h. a. tragan 'porter' (Prell-
vvitz^ 466) sont écartés par la sémantique, étant parents de
— [)H1 —
ags. drajan (aiigl. to draw) v. norr. druiia 'tirer' (cf. peut-être
lat. trahô 'tirer' < *d[/?]r5^/tô; voy. Waldc^ s. v.), lett. dragdt
'arracher', i.-e. *dheragh- 'traîner sur le sol': pour zd draén'te
V. slav. driizati 'tenir' voy. l'art. bpcit(j(To,uai p. 198sqJj. — Le
rapport Tpdxn^oç : Tpoxôç 'roue'(PedersenIF. V 56) veut s'étayer
du rapport lat. coîlum 'cou' : v. slav. holo 'rone', qui est caduc.
Tpaxuç (ion. Tpnx-); -eî", -û 'rude, raboteux, rocailleux: âpre,
hérissé; houleux; rauquc' appartient à la fauiille de Qpdaooj
'troubler', R.dhMgh-. Bezzenberger BB. 4,320. Fick BP,. 12,
162. Stokes BB. 25, 255 (: irl. draifje 'roughness, rudcness').
honj. att. xpeîç (aussi en fonction d'ace.) lesb. Tpfiç gort. rpeeç
n». f. 'trois' < {.■(i.*treies = skr. frdij-ah zd l'h'ni/O arni. crcJch
(gén.m-ç, ïnsiv. erivlh. HUbschmann Arm.Gr. I 444) alb.Aré
(G. Meyer Alb. Spr. 435^ lat. frêf! osq. tris v. irl. tri genn.
*prlz igoi.*pf€is y.uorr. pr il- ) lit. f)\gs v. slav. trije 'trois';
Tpia n. = lat. tria onibr. triia got, prija, cf. véd. tri alb. ^>v f.
(prim. ntr., i.-e. *trl) lat. trl-gintâ v. slav. tri lit. fri/Uka '13';
gén. TpiûJv = lat. triuni\ loc. ipiai (xpioîai Hippon. : rpiiùv =
\vjK0iai : XÛKUJv) : skr. loc. tri-sû v. slav. loc. trl-chà; ace. ipiç
(< i.-e. *trins = got. prins skr. frin arin. eris onibr, trif i fait
fonction de nom. en lier. béot. delph.; gort. xpiivç est refait
sur *Tpivç avec insertion de li de rpiuùv ipiai; i.-c. *tri 'trois',
cf. aussi gr. ipi ttouç : skr. tripâd- lat. tri-pês 2Lgs. pri-f'éte
'à trois pieds', arni. ere-ani 'âgé de trois ans', gaul. tri (jaranua
'à trois grues', Wi.tri-kôjia 'qui a trois pieds ; m. trépied' v.slav.
tri-zahû 'trident', gr. tpiç 'trois fois' ^ skr. trih zd Dris lat. ter
(ferr Plaut. < *ter.s Hris), cf. v.uovv. Jiriscar v. Ii. a. driror
'trois fois', gr. ipiciaôç néo att. ipiTTÔç 'triple" '■ *Tpix-ioç :
Tpixa 'en trois parties') ion. Tpi£6ç (< *Tpix6io-ç : Tpix6d;, gr.
TpÎTOç > lesb. TépToç 'troisième' : /d Dritija- (skr. trt/i/ali) got.
prldja v. h.a. dritto lat. tertius [*tritio-s) gall. frt/di/dd etc.;
ipiTUTOç (Hom. Eur. Ap. Rh.) est formé sur rpiroç d'après le-
Tpatoç €ÏvaT0ç beKaioç; hom. att. lesb. TpicTKaibeKo 'treize' j)eut
1) Phonétiquenii'iit, Tpux- t'st dissim de *epax . «lui est ambigu
et pont procéder de i.-e. *iJhrytgh- (hypothèse de Zupitza) ou de
*dhrs<fh- (degré réduit [Z + R] d'une base dherâgh) ou de *dfir(jfi-.
d'un *d/i€regh- : zd drazaHe (aryen *<lhra<)h-) v. slav. drfizaii.
— y82 —
contenir ace. ipiç, mais aussi la forme parallèle autécousonan-
tiqiie Tpïç; TpidtKOVTa ion. Tpir|KOVTa 'trente' vrais, pour xpia-
avec ail. de a d'après Terpaj-Kovia irevTri-KGVTa ; inversement
xpidKOVTa dans l'épopée tardive d'après TCO'cTapdKOVTa ; xpia-
Koaioi ion.xpiriKoaiGi dor.xpiâKaxioi 'trois cents' (pour *xpi-Kaxioi
ou pour *xpîtt Kttxà). Cf. p. ex. Curtius^ 226. G. Meyer^ § 399.
Brugmann Grdr. Il-', 2 §§ 6. 38. Gr.Gr.* §§ 234. 244. 246.
bom. etc. xpé|uuu seul. prés, et ipf. 'trembler' = lat. fremô 'trem-
bler'; ion. att. xp6|Lioç m. 'tremblement'; bom. poét. xpo|Lieîv
'trembler'; xpo|uep6ç 'tremblant; — terrible' (Eur.); bom. etc.
àT()é}Àa(ç) adv. 'sans bouger; doucement, lentement'; àxpeinriç
'immobile, calme'. Cf. alb. tosq. tremp = guèg. trem 'je m'ef-
fraie' (G. Meyer Alb. 8pr. 436. Alb. St. III 65. Rrugmann
Grdr. P 908), v. sax. thrimmau '*remuer vivement, sauter'
got. pramstei 'sauterelle', lit. tinmù 'je tremble' lett. tremju
tremt 'chasser, faire fuir' pet.-russ. traîut'ity 'trembler', i.-e.
*f{e)re7H', à côté de quoi *t{e)res- dans skr. trdsati gr. xpéuu
(voy. s. V.), ^t\e)rep- dans lat. frepidus gr. xpanâv (voy. s. v.);
V. slav. ti'çsq 'je secoue' est une contamination de *tres- et de
Hrem- (cf. got. pramstei)\ *t{e)rem.' *t{e)res- *f{e)rep- sont
des élargiss. de *^er- 'trembler' dans skr. taralâ-h 'palpitant,
tremblant, inconstant'. Persson Wzerw. 51. 68. Beitr. II 556.
572. 584. Voy. l'art. xapjuûcrcTuj.
boni. etc. xpéîtuj, dor. ion. xpàTTuu, aor. èxpaTTOV pass. èxpâirriv,
pf. xéxpoqpa pass. xéxpa|U)uai 'tourner'; xpoTTiî f. 'tour, conversion,
évolution; fuite; révolution, changement'; xpÔTioç n>. 'tour, di-
rection, tournure, manière, mode, mœurs, etc.'; hom.etc.xpÔTTiç,
-loç -eujç -iboç f. 'quille, carène; fondement' (Solmsen Beitr.
I 160); xpoTTÔç m. h 782. 6 53, xpoTTouxrip, -fipoç m. auj. 'estrope
d'aviron, ersieau'; €i)xpà7TeXoç'*qui se tourne facilement, souple;
fourbe' : skr. tràpafë 'avoir honte, être confus' trapa 'pudeur,
boute, confusion' ('être confus' = 'se détourner'. Curtius''468.
Fick l* 63. 447), v. lat. trepit 'vertit' lat. prob. turpis 'repous-
sant, hideux, honteux' {Hrpis < Hrpio- '*dont il faut se dé-
tourner'; -ur- dial. pour -or- selon Ernout VA. dial. 241), irl.
mod. uir-threana propr. 'fuseau' (en tant que né de *frep-na
selon Stokcs KZ. 36, 274); i.-e.*frej)- 'tourner'.
— 983 —
Loin. etc. ipécpuj, dor. ipûcpoi, fut. Gpéijjuj, aur. è'6pev|ia, pf. lé-
Tpocpa aor. pass. ètpàqpnv 'rendre gras, eugraisser, nourrir', éj).
aor. èTpaqpov 'être nourri, croître' E 555. <t> 279'; ion. att. Tpoqpôç
'qui nourrit', subst. f. 'nourrice': ion. att. Tpoqpri f. 'nourriture;
pass. nourrisson (tragg.)'; Tpoqpeùç, -éujç m. 'celui qui élève,
qui prend soin de' '^tragg. Plat.); att. ep€|j)aa u. 'nourrisson';
ôpeTTTiip, -npoç m. '(|ui nourrit, ([ui élève' (Antli. Nonn.i; honj,
GpéîTTpa n. pi. 'soins aux parents en échange de ceux qu'on a
reçus d'eux' A 478. P 302; ép. bio-Tpeqpnç, -€oç 'nourrisson de
Zeus'. Le verbe est identique à tpéqpuj 'épaissir, rendre com-
pact, faire cailler' (llom. Théocr.), boni. Tp€(pea9ai pf. xeipo-
(pévai 'se coaguler, être compact' étudié s. v. 9p6)aPoç p. 353
(bibl).
lium. etc. Tpe'xuj, dor. Tpdxo), fut. àTTO■9péîo^al (Ar. Nuées 1005)
dor. 9paE€ÎTai Hésycb. 9peEuj (Lycopbr.;, aor. poét. (rare) êGpeta
'c(»urir'; boni. etc. ipoxoç ni. 'roue' (nombreux sens dérivésy;
ipôxoç m. 'course (Hjic.;; carrière jiour la course (Eur.)'; ipéxiç
ni. 'coureur, messager' (Escli.): ipoxiXoç m. 'roitelet; pluvier
d'Egypte'; boni. ôXooirpoxoç (voy. s. v. p. 698i : v. irl. droc/t
'roue' (cgM. *drogo-n. Fick W 156. Pedersen K. Spr. 197);
\ctt. drâsf \ï{. 2)a-dro,szf rcQurir vite'rHcz/enbcrger GGA. 1898,
p. 555) procèdent d'un \.-q. *dliregh- i^palatalc;; aim. durgn
(gén. drç/an) 'tour de potier' i\.-o.*dhyOgh- ou *dhorgh-; voy.
Hlibscbinann Arm. Gr. I 44U bibl. Pedersen KZ. 39, 345 sq.)
indiquerait une vélaire; gr. et celt. laissent la question indécise').
— Got. Ijragjaii ags. prd'jan 'courir' 7>''''J cours du temps'
(Curtius'' 196) semblent remonter à un i.-e. *//•<?</-, cf. v. norr.
]))'<L>IÎ {^prâyjla-) v. b.a. drigirvahC (? Voy.nrugmann IF. XIX
382. Trautmann BB. 3(1, :î:;0. Torp chez Fick III' 190. Falk-
Torp EW. 1293 s. v. trœl I.), v. slav. fruhû 'course' slov. mod.
tn-ati 'conrn, y.ivl.frrn (cclt.*/reA-.s//o-.s l'hardi" //ver 'rapide";
— irl. trog 'enfants' v. gall. fro (celt. *trogo-) 'versio, gyrus'
froi 'vertere, volvcre' gall. mod. froed 'pied' et irl. traig ,gén.
traiged) 'pied' gall. traed \)\. 'pieds" gnul. rertrdf/us 'lévrier",
1) l'our ann. darnam, aor. darjay 'je me retourne.' (R. arni.
darj-y i.-*i.*dhi\gh) et alb. près. </rcâ (th.dr'eô-, i.-e.*drcgh-), nor. droà a
(o<ê) 'faire tourner, tordre, filer' voy. Lidén Arm. St. 101 sqq. (Itibl.).
— 984 —
serb. trâç) 'trace du pied, vestige; descendants' décèlent un
ï.e.HregJi- (Pedersen K.Spr. 139, 187); alternances indo eur.
tant à l'initiale (^ : dh-) qu'à la finale; voy. aussi Walde- s.v.
trahô (bibl.)-
Tpéuj, aor. ép. ipécrcrai 'trembler de peur, s'enfuir; traus. trembler
devant, redouter' < i.-e. '^tréso = skr. tmsafi 'trembler', cf.
skr. trastd-h 'tremblant' (: a-Tpeatoç 'intrépide' tragg., cf. zd
tarsta- < aryen *tr.sta- 'timidus') zd tdr^saHi (i.-e. Hrskéti.
Brugmann Grdr. II-, 3, 351 sq.) v. pers. tarsathj 'craindre' zd
ih'â'idhai/e'f/ 'effrayer', gr. èiepaev ècpôpricTev Hésycb. xpripujv
(voy. plus bas), lat. terreo {^terselô) 'effrayer' terror 'effroi'
ombr. tursitu 'terreto, fugato', m. irl. farrach (ce\t.*tarsâko-)
'craintif, ags.prœs 'frange', ht.friszù {i.e.^trsJcÔ) 'je tremble'
(pour V. slav. tresq voy. lart. Tpé^uj); cf. Curtius" 225. Fick
IP 123. IIP 191. Brugmann Grdr. P 457; i.-e.*^emy- {'^fres-
*ter.s-) 'trembler', parallèle à '^t(e)re)n- *;(e)>vp-; voy. l'art,
précité.
TpfiiLia, -aToç u. 'trou, ouverture, orifice'. Voy. s. vv. Tiipâv et
TeipuD.
Tpripuuv, -u)voç m. f. 'craintif, timide (néXeia Hom., KÉTTcpoç Ar.
Paix 10(57); subst. f. colombe (Lycophr.)' < *Tpdcr-piuv : aor.
ép. Tpéaam Tvoy. s. v. Tpéuj), cf. Hésycb. s. v, Pott BB. 8, 45;
pour le degré trs- cf. zd tar^saH'i 'craindre', m. irl. tarrach
'craintif. Brugmann Grdr.IM66.457. 751. Gr.Gr.M25.n46.—
Pour (ion.) Tpiipov èXaqppôv. beiXôv. laxu Hésycb. (le sens de
beiXoç ne convient qu'à un Tpiipôç < *Tpaa-po-ç : aor. ipecrdai),
. (dor.) TpapoV laxô (c.-à-d. ipâpôv), xapov raxO (c.-à-d. Tàpôv
avec cliute de p par dissim.) voy. s. v. ôipaXéoç p. 725 et Brug-
mann IF. XIX 382.
xpiâlw (ÙTTO- scol. d'Escb.) et Tpidcrcyuu xpiàiTiu EM. Zonar.
'vaincre en trois assauts'; xpiaKiiip, -fipoç ni. 'vainqueur (en
trois assauts)' (Escb.'i; ipiaYMÔç m. 'victoire après trois assauts'
(Ion); àipiaKTOç 'invincible' (Escb.); àn-oipidEai Poil. Hésycb.;
cf. rpml^x) 'tripler', xpeîç xpîa 'trois'.
boni. etc. ipiaiva f. 'trident; outil du laboureur à trois fourcbons'
< *Tpiavia (Sebulze Qu. ep. 177 n. 4); l'analyse ultérieure est
l)eu claire. — L'étym. de Brugmann IF. III 259sqq. (ipi- + aïviu
— Î).S5 —
< *sainO) est rendue caduque par lavis de Solrasen sur aïvoi,
voy. s.v. p. 26. — Ehrlich Unters. 70 n.l pose gr.eomm.*Tpiavia
< *Tpi-i/Ma et compare ])Our la forme lat. triens'tievii < *fri-hif-.
Tpipuu, fut. Tpiij/uD, aor. pass ëîpîpriv "frotter, triturer, broyer,
user par le frottemenf ; Tpipr) f. 'action d'user; pratique con-
sommce; retard, délai, lenteur'; Tpîpoç f. (m.; 'chemin frcHpienté;
— action d'user; longue pratique; fréquentation; retard'. Le p
n'est pas clair: bibl. des essais d'explication chez Persson Beitr.
II 776 et n. 4; cf. lat. pf. tr/ct de fera 'user' i)tc. tri-tus clHri-
iiientiuii 'action d'enlever en frottant; fig. donnnage' friticum
'froment' tribulum 'machine à battre le blé' inter-trlgô 'écor-
chure' trîô 'bœuf de labour', tokh. B (Lévi-Meillet Journ. as.
1911, II, 146) tetritcH 'écrasé'; i.e.haseteri- (voy. s.v. reipiu),
sur quoi repose aussi skr. tari- dans tartarîti intens. taritum
tarîsdni -taritdr- tàr/i/as- '(|ui pénètre facilement'. Curtins^
222 sq. Persson W/erw. 16. 104. 162. Beitr. loc. cit. — On
en a aussi rapproché ^ot.prisl-an v. h. a. dreslan nix^. p(0'scan
y.snvd. pris/xd 'battre (en grange), égrener', dont l'analyse est
encore discutée; voy. Fiek BB. 7,9ô. Wb. P448. Thurneysen
KZ. 30, 352. Walde» s. v. fero (bibl.). Franck-van Wijk KW.
s.v. dorschen. Persson Beitr. II 662 n. 1. 776 n. 4.
ait. Tpî'fXii, dor. TpifXâ (Epich. Sophr.), hellénist. xpifXa (cf.
Solmsen Beitr. 1 260) f. 'mulet de mer ou rouget'. Etym. obscure.
liom. etc. TpiZiuu, pf. TtTprfa 'pousser un petit cri aigu; grincer';
ipiTluôç (Arstt.), Tpia)a6ç(Théophr.; innovation d'après Tpi21ai)ni.
'petit cri aigu"; cf. cttpitE, gén. arpiYYÔç f. 'oiseau nocturne'
(voy. s.v. p. 919); ).-c.*{s)fre/-g-, à côté de (pioi "^sfrei-d- dans
lat. sti'ldeo 'rendre un son aigu'.
Tpi-r|pnç, -€ç 'à trois rangs de rauies', subst. f. 'trièio". \'oy. s. v.
èp€Tr]ç p. 276.
xpiKTÛç (Soplir.), att. ipiTTÛç, -ùoç (att. épigr. TpiTT0j)a < *TpiT-
ToFia. Meisterhans-.Sclnvyzer^ 57. lUl; cf. aussi delph. TpiK-
Ttuav KTiuâv ace. GDI. 2501, 34 'holocauste de trois victimes',
où TpiKieuâ est adj.^ f. 'le nombre trois ^Naz.); sacrifice de trois
victimes; att. tiers d'une tribu' est formé au moyen du suff. -^m-
sur Tpixa 'en trois parties' ou sur *TpiK0 à la faron des abs-
traits verbaux comme àprûç ùpTraxTÙç. att. ipiTiOç étant in-
— 086 —
fliiencé par ipiTiôç, et xpiiûç Hésyeh. par TpiTOç. Brngmanu
Grdr. IP, 1, 446 sq.
Tpiopxoç m. et rpiôpxriç, ou m. 'busard' fTliompson Greek birds
170) semble modifié par étym. pop. (xpi- + ôpxiç, cf. xpiôpxnç
adj. 'à trois testicules, d'où : lascif. Timée chez Polyb. XII
15, 2).
att. TpiOTiiç, -iboç f aussi xpiÔTTiiç m. Phot. EM., ipiOTiiç Poli.
Hésyeh.) f. nom d'une broeiie, litt. 'à trois yeux'. Voy. s.v. ôcrcre
p. 722.
xpîç 'trois fois'; rpiioç 'troisième'; etc. Voy. s.v. xpeîç.
TpixuDV, -uuvoç m. 'Triton' : v.irl. triafh, gén. trethcm 'mer\ Win-
discb PBrB. 4,268. Osthoff MU. IV 195. Fick IP 137. Brug-
mann Grdr. IP, 1, 298. Pedersen K. Spr. I 179. — Sur ép.
TpixoYéveia épith. d'Athéna voy. Schulze Qu. ep. 177 sq.
ép. xpixaîKeç adj. m. pi. 'à trois clans, xpiqpuXoi', épithète des
Doriens (x 177. Hsd. fr. 8 Rz.; cf. B 655. 668. Pind. 01. VII
74sqq.), procéderait, par adaptation au mètre, d'un *xpixâKÉÇ ')
contracté de *xpixâFeiK€ç < xpixa 'en trois' + *FeiK- i.-e.*ueik-
'tribu, clan' : (F)oiKabe 'à la maison' oÎkoç dial. Foikoç (voy. s.v.
p.689sq.); cf. Fick BB. 3, 168, Osthoff MU. IV 210, Schulze
Qu. ep. 178 sqq., Meillet Aperçu 99. — Les sens de 'à la che-»
vclure flottante' (6piE, gén. xpixôç + àiaauj) ou de 'marchant
à l'ennemi eu trois divisions' (xpixa + aicf(Tuj) sont à rejeter.
'dor. xpÔTTCtXiç, -iboç f, 'béOpLï], botte (cTKOpôbaiv. Ar. Ach. 813)' :
xpéTTU); cf. xpoTTaXîIer axpéqpei Hésyeh., xpoTTa\i(J|u6ç • |aexa-
poXn H.
boni. etc. xpôrriç f. 'quille'. Voy. s.v. xpÉTiiu.
att. xpocpaXiç, -iboç f. 'lait caillé'; xpoqpiç 'bien nourri'; etc. Voy.
s. vv. ep6|upoç p. 353, xpécpuj p. 983.
boni. etc. xpoxôç m, 'roue'; etc. Voy. s. v. xpéxuu p. 983sq.
xpuT^I f- 'vendange (Hymn. à Ap. 55): sécheresse (Nie.)'; hom.
etc. xpuTctv 'récolter, moissonner, vendanger'; att. xpiiyrixoç (ou
-6ç) m. 'récolte; époque de la récolte'; xpuYrixrip, -fipoç m. 'ven-
dangeur' (Hsd. Boucl. 293: -0- par ail. métr.V, xpuYeî* Eripaivei
1) Cette forme, qui ne saurait être que tardive, n'est évidem-
ment admissible que si Schulze a eu raison de tenir le vers hom.
pour interpolé et le fra;: ment hésiodiciue pour peu probant.
— 9«7 —
Hésycl).; TpuffKer . . . EriP«ivei H.; biaTpùfioç ai '.'A'J 'mùrissaut
en toute saison'. Étyni. obscure. — Le rapport avec ngs.dr^je
'sec' moy.-néerl. drôghe 'sec' v. norr draugr 'souche desséchée'
v.h.a. trocl'un 'sec' (Bugge HB. o, lOU sq. bibl.) est à écarter.
rpÛYOïîTOç m. 'filtre pour clarifier le vin' (Aristoph.) < rpùE,
gén. Tpufôç f. 'vin nouveau' + (éol. ion.'?) omo- < i.-e.*.soipo-,
contenant le degré fléchi de R. seip- dans serb. .v//;/Y/ 'bruiner',
ags. sif'e v. h. a. sib 'crible', parallèle à '-'seUj- dans ags. s/pian
'tomber goutte à goutte, suinter'; cf. i.-c. *seiq- s. v. ion. ÏK.udç
(p. 370), ï.-e.*.seig'J- s. v. poét. eïpuu (p. 211) i. Fick BH. 7,270.
L. Meyer II 837.
boni. etc. rpùZ^iu ((JTpùIuj Erotieu), aor. èipuSa 'gronder, mur-
murer; gazouiller, babiller; roucouler'; Tpù-fiûv, -6voç f. 'tour-
terelle'. Onouiatopée; cf. une R. j)arallèle ts)trei-i/- s. v. rpi^uj
et d'autres formations onomatopéi(|ues s. v. TCTpaE.
TpuiîXri f. on TpuriXriç m. 'cuiller à pot', cf. Tpur|Xiç' Zuu)ir|pu(Jiç
Hésyeh., formes tardives et grécisées de lat. truella avec in-
fluence de Tpûuu 'user i)ar le frottement' et de l'élément -r|\r| de
noms d'outils comme tvr]h] 'racle' KuuPnXrj 'aiguille'. Osthoff
Et. Par. I 167 (bibl.i.
Tpû)na n., Tpujiri f., Tpu)LiaXid f. 'trou'') < i.-e. '^trû- (lit. trinièti
'pourrir') : *trni- dans repuç, voy. s. v. p. 909 sq. — L'analyse
de Wackernagel KZ. 'M), 290 i*TpOTTfiû) est à écarter.
ion. att. TQvt, gén. Tpufoç f. 'vin doux; etc.'; àTTOTpufiluu 'clari-
fier du vin'. V^oy. s. v. lâpfavov p. 943.
boni. etc. iponâv 'percer, trouer'; TpuTrn f. 'trou' (Antli.); rpu-
TTiiiua n. 'trou': boni. etc. TpÙTravov 'tarière; trépan; tourniquet' :
lit. frupi( frupcfi 's'émietter' frupùii 'cassant, fragile' v. slav.
#>•«/;;■> 'membrnm, corpus, truncus, venter, vulnus. cadavcr' fni-
jj/m 'creux', i.-e. '^'frù-p-: voy. s. vv. TpO|ua xpum Ttpuç et en
dernier lieu l'ersson Bcitr. Il 8.Ô8.
att. TpuTÛvii (suff. -finio-. Brugmann Grdr. II-, 1. 269 > f. 'ba-
lance, tréliuchet"^- lat. frût'ina: le sens premier est fourni par
1^ Oïl attribue à Tpuuti h' sous lij^uvé di- vieux routier' chez
Ar. Nuées 448; la filière sémantique est moins claire nuon «e le
<lit; cf. van Leeuwcn ad 1.
— 988 —
le scol. de Perse I 7 7 o r a m e n , iutra quod linum vel lingua,
de quo examinatio est'; cf. Tpûuu lépuç reipiu.
TpucpdXeia (scil. Kopuç) f. 'casque' (Honi. Hsd.) < *tttpu-, i.-e.
^'qlHru- (: Téaaapeç) -f cpàXo-ç ''*à 4 qpàXoi ou saillies' (voy. s. v.
cpàXoç) ^), cf. hom. TeipàqpaXoç; pour i.e. *qU{e)tru- '4' cf. zd
ca&ru- (en couipos.), lat. quculni-ipès), gaul. j^efru- dans Fe-
tnicorius pefi'udecainetos'H'^'. Fick BB. l,64sq. Brugmann
Grdr. IP 471. P 260. 885. IP, 2, 15. Osthoff Et. Par. I 165 n.
(bibl.).
hom. etc. T p û qp 0 ç n. 'morceau'; ipucpr) f. 'mollesse'; etc. Voy.
s. V. 9pi)TTTa) p. 354.
hom. etc. Tpuxuu, fut. -Huu'user, consumer, épuiser, ruiner'; tragg.
TpOxoç, -ouç n. 'haillon'; TpOx»ipôç 'usé, déchiré' (Eur.) : irl.
trôg trûag gall. moy.-bret. tyu 'misérable' selon Pedersen K.
Spr. I 101 (? ti'ôg etc. : gr. crTpeÛYOjuai 's'exténuer', cf. gaul.
Trougillus Trogus selon TLurneysen Hdb. d. Air. I 38, 130);
voy. s. V. Tépuç; un morphème guttural aussi dans lit. trûkstu
tràkti lett. trûM 'se déchirer en deux' lit. tnllis 'déchirure'.
ion. att. Tpûuu 'user par le frottement, consumer, épuiser'; xpO-
advujp, -opoç 'qui épuise l'homme' (Sopli.); Tpùai-Pioç 'qui rend
la vie pénible' ( Aristoph.) : v.slav. frt/jq ^r/y^/'terere'; cf.xpuxuu
et voy. s. V. xépuç.
hom. etc. xpuuYUJ, fut. xpuuEoiuai, aor. (en compos.) -éxpaYOV 'ron-
ger, brouter; manger des aliments crus'; xpuuYcxXm ord.pl. 'fri-
andises, dessert'; xpiuKxôç 'que l'on peut croquer', xpujKxà pi.
'friandises'; xpa)Kxriç,-ou m.'*qui croque; vorace,rapace, escroc'
S 289. 0 41G; xpuÛYXr) f. 'trou'; xpuuYXo-bûxriç, -ou m. 'qui ha-
bite dans des trous (Arstt.); troglodyte ou roitelet'; xpuuYXixriç,
-ou m. prob. 'roitelet'; xptuH, gén. xpiuYÔÇ m. 'charançon; xpiÛYXr)
Hésych.'; xpuuEava (aussi xpaûEava Phérécr. chez Suid. <
*trdu-?) pi. 'brindilles'; xpujSaXXiç, -iboç f. 'charançon'. I.-e.
"^tiejro-g- *trà-g-, à côté de quoi *terà-g- ou Her-g- dans got.
pairko 'trou', Hf-g- ou *t)'-g- dans néerl. diirl- dork 'seniine'
ags. pyr{e)l {*pijrhili 'trou' v. h. a. derk durhil 'troué', tous
1) Schiilze Qu. ep. 4(53 sq. pense qu'il faut partir d'un ntr.
*TÔ qpàXoc;; Reichelt KZ. 43, 101 ne croit pas l'hypothèse nécessaire,
le morphème fèni. -eia < *-eaia avant foisonné chez Homère.
— 980 —
clargiss. par morphème guttural de */er(e)- *terê- 'percer, user,
forer'; voy. l'art. Tcipuu et en dernier lieu Persson Beitr. II 778
et n. 1. 858.
liom. TpuuTTâv 'tourner, iiifiécliir; moy. se détourner' : TpéTToi.
hom. Tpujxâv 'courir' : Tpe'xuj.
Tpûjuj 'aiguillonner' qp 293. Voy. s. v. TiTpûiCTKuu.
dor. TÛPapiç, aec. -iv m. 'persil ecmfit dans du vinaigre' Poil. VI
71. Fick BB. 22, 5<J. 6*.» identifie avec ce mot lû^apiç, nom
de lieu et de source une étym. sém. chez Lewy Frenidw. 207
n. 1), en rappelant ZeXivoOç : aéXivov 'ache'; le mot demeure
obscur; cf. Brugmann Ber. d. siichs. 0. d. W. 1901, p. 9.ô.
hom. etc. TUYXÔtvuu, fut, TeûEoiaai, aor. è'tuxov ép. tTÙxncra, |)f.
TeTÙxHKa 'atteindre; rencontrer par hasard: réussir; obtenir',
intr. 'se trouver par hasard': posthom. tôxh f. 'fortune, sort,
bonheur ou malheur' : irl. focad m. gall. ti/iighet gall. mod. fi/n-
grerf 'chance' bret. mod. ^>/> /, y/ rfw/' 'fatalité, prédestination', i.-e.
■qh- selon Pedersen K. Spr. I 151 ; dès lors, le rapport souvent
invoqué avec Teùxuj 'fabriquer' (i.-e. *dheugh-) et son groupe,
et que la sémantique ne favorise pas. est à écarter; — le raj)-
port avec skr. dôgâhi' traire, tirer avantage de' (Bezzenberger
BB. 16. 247. Hirt Hdb.'' 500» nest pas plus probable.
Tuî- iJLibe, KpiÎTeç, lesb. Tuî-be (Sappli. ) 'ici', formation analogique
d'après loc. *ttuï (cf. crét. ô-ttuO d'un \.-Q.*tfUâ 'où' (tt-. au lieu
du K- attendu, d'après les dérivés du th. tto-), cf. véd. Lu zd kfi
'où?' skr. hûtra zd kui'}râ 'où? vers où?' etc., ombr. pufe pufe
osq. piif'\\bi' etc.; par addition de la désinence adverbiale -ç
et le passage de ui médial à u naquirent nûç (Sophr.j rhod.
ô-TTûç arg. uç delph. tvbOç etc. Brugmann-Thumb Gr.Gr.^ 58
(bibl.j.
TÛKOç m. 'pic OU marteau de tailleur de i)ierre8 (Eur.); hache
d'armes (llrdt.)'; tukîZ^uj 'tailler' (XiBouç Ar. Ois. IKhS); TUKÛvri
(Tuiàvn llésych.) f, 'fléau' : v. irl. toll 'creux' toll (gén. fiiiU)
'trou' gall. mod. twirformncn {*tuq-slo-), v.slav. istûktiafi'eï-
fodere' tûkalo 'cuspis' -tykati 'heurter', v. h. a. dûhen ags. pffn
péon 'pousser, presser' v.b. franc, he-thûiren 'deprimere', i.-e.
'^'ftiq- (éventuellement *fuq'J-, cf. Franek-van Wijk E\V. s. v.
dutcen). Curtius'' 219 sq. Fick I' 446. Il' IIU. Brugmann
— 990 —
Ber. (1. siielis. G. d. W. 1897, p. 19. — Autre avis chez SUt-
terlin BB. 17, 166.
postbom. TuXoç m. 'cal, durillon; nœud d'un bâton; cheville de
bois, pieu; (v. att. selon Poil. II 176) pénis'; postbom. TuXn (-0-
Antb.) f. 'callosité; coussin, matelas'; tuXoûv 'rendre calleux;
garnir de clous (Hrdt.); durcir'; luXicrau) 'rouler, envelopper'
(Lycopbr.); — corc. tùilioç, ion. att. xûiapoç m. 'tertre' (voy. s.v.):
skr. tûlam 'aigrette, coton', v. slav. tylû 'nuque (*gonflement)'
lit. tûlas 'tant de' (prini. subst. 'masse') v. pruss. tîdan 'beau-
coup', y.noYv. polir 'arbre, cheville de bois' Rgs. pol 'cheville'
haut-ail. dollfuss 'pied enflé', puis skr. tûmra-h 'gonflé, replet,
obèse' véd. tûtuma-h 'fécond, puissant' zd Huma- 'replet' (Bar-
tholomae Airan. Wb. 655), lat. tûmeô 'être enflé' ttimidus^^XiîW
fuinulus 'tertre' l*tumelo-s : v. norr. pumall 'pouce'. Osthoff
MU. IV 125), gall. <it'/"aceroissenient' tyfii 'croître' bret. tun
{<C*tum) 'colline', a^s. puma v. h. a. dûmo 'pouce' ags. pymel
'poucier', v. slav. tijjq tt/ti 'iriaiveaGai, pinguescere' etc., i.-e.
*feMrt■^■-*^^ï- 'gonfler'; cf. un élargiss. par -A-, &oit'^teu{d)l'-*tû-l;-
dans gaul. -lat. ^Mccrt 'KardtXuiua ZiuujuoO' tûcëttini tuccëtum'RY^iid
Gallos Cisalpinos bubula dicitur, condimentis quibusdam cras-
sis oblita ac macerata; et ideo toto anno durât', ombr. toco
'tuc(c)as', V. slav. tuîcû 'graisse' lit. taulcaî 'graisse' tdiikas 'pe-
tit morceau de graisse' tunkù tiikti 'devenir gras' lett. f«As 'en-
flure'^mA'^ 'gonfler' V. pruss. iJ«?<A'/s 'graisse', v. noir. />/o ags.
péoh v. h. a. dioli 'cuisse', zd Haosa- m. 'cuisse' (Bartholomae
Airan. Wb. 1822), m. ïû.tôn gall. ^m {<Hûqnâ. FickIMo4.
Pedersen K.Spr. I 125. Jones A Welsh grammar 165) 'podex':
cf. ensuite gr. ffûjoç (*tFuj Fo-ç) crdoç (*TFa-Fo-ç i aOùjua cTuupôç
xaûç Tûpoç etc. Cf. p. ex. Curtius^ 226. Fick P 61 sq. 445.
IHM85sq. Hirt Abl. §401. Wfilde^ s.v. tumeô (hihl). Solm-
sen IF. XXVI 113 sq. XXX 3d sqq. Persson Beitr. II 551.
I. ion. att. TÙ|LiPoç ni. 'tertre, tumulns, tombeau'; corc. tD)lioç m.
GDI. 3186. 3190 m/sens. 11 n'est pas sûr que tùiuPoç et m.irl,
tomm 'petite colline' soient identiques à skr. tuwga-h 'voûté,
haut; subst. m. éminence, montagne' en tant qu'issus de i.-e.
*tu-nigno- (cf. Frohde BB. 3, 133 n. Fick 1^62. IH 135. Ost-
hoif MU. V 86 n. 2. IF. IV 266 bibl. BB. 2], 154. Brugmann
— 991 -
Grdr. P 090. IP, 1, âOC. Lagercrantz Z. gr. Lautgesch. 124.
Hirt Abl. § 401); tû^Poç et tomm peuvent procéder de *tiim-
•b{h)0-f cf. *tii-bh- dans gr. TÛqpn lat. tûher wwoxw pu fa etc.:
TuuP- : *tuhh- comme KÔpujupoç : KÔpuqpoç Kopuqpr) etc. ; cf. PVobde
l.cit. Ehriicb Z. idg. Spracligeseh. 77. Solmsen IF. XXX 34
II. 2. Persson Beitr. II 584 ii. 1 ; voy. aussi Pedersen K. Spr. I
109.
II. TÛ|Lipoç, dans -fepovTu TVJ)apov (Eur. Méd. 1209; cf. Héracl.
167 et uj TVJ)LiPf. Ar. Lys. 372) = TUjuPoTépuuv èaxaTÔTnpwç kui
TTapriXXttYiuevoç xr) biavoia Hésych,; cf. TrapTeTÙ|uPer irapaqppo-
veî, fiiaûpiriKev H. tùihPoç < i.-e. ^tanib- est proche parent de
arm. fhmhir (i.-e. -mp-) 'boisson stupéfiante' cité s. v. tOtttud,
selon Pedersen KZ. 39, 363 (contre J. Scbmidt Kritik 65, qui
évoquait gr. Tûqpo-fepujv [voy. s. v. Tiiqpuj] et got. dumhs'mwQt').
TÛMTTavov (Ilrdt. Eur. Aristopb. etc.), TÛrravov (Hymn. buni.
XIII .3. Escb. etc.) 'tambour, tambourin' (i.-e. -//no-); Tuiaîia-
\\Im 'battre du tambour (pass. marcher au son du tambour);
frapper; bâtonner'. Voy. s. v. tûtttuj.
Tuvvôç 'petit, tout enfant' (Tbéocr. Call.r, tuvvoûtoç, -o 'tantil-
lus' (Aristopb.). Etym. inconnue; un avis chez Johansson IF.
XIV 320 n.; le red. a prob. une valeur liypocoristiquc, cf.
Solmsen Rh. M. 06, 503 sq. IF. XXX 6. Le rapport avec boni,
etc. TUTÔéç m/sens demeure obscur.
tùvtXoç m. 'bouc, gâchis' (Mén.) : lit. tc/stii fv'nifi 'enfler, monter
(se dit de l'eau dans les fleuves, lacs, etc./ <f«/?«s 'inondation'
tuntas' tYou\)C, foule' fimtais'en tas', i.-e, *tu ii- *tu-n- *tu-en-,
élargiss. de*fe?/<?-^- *^«- 'gonfler' (voy. s.v. tùXoç) .selon Persson
Beitr. I 480. H 568.
liom. etc. TVJTTTuu, fut. TunTpauj, aor. t'iuTTOv èiunia, aor. pass.
èTÛmiv 'frapper, battre: blesser; heurter, fouler'; tûttoç m.'coup;
empreinte (en creux ou en relief); forme, figure, image. tyi)e,
modèle; contour, ébauche, etc.'; tuttoûv 'marquer d'une em-
preinte'; TUTTâç, -âboç f. 'marteau'; tutth f., TÛmaa n. 'coup';
TÛ(|u)TTavov 'tambour' (voy. s. v.) : skr. prastumpati gramm. à
côté de ([uoi l'on cite fôpati tu pdf i tûmpati tum pâtit 'frapper,
heurter', arm. (Meillet MSL. IX 15-1 n.; t/nnbir 'boisson stupé-
fiante'(voy. s.v. TÛiLipoç II. ///////>re/'obstupefieri\ liW.stupnnu
— 992 —
'déshonneur; spéc. attentat à la pudeur', priai, 'correction in-
fligée à qn pour des actes déshonorants' sfw^jeô'être engourdi,
frappe de stupeur', v. h.a. stoharùn 'obstupere', v. slav. tûpatl
'palpitare' tnpûtH 'strepitus' hlpûtati 'palpitare, calcare' lett.
staiipe 'traces de chevaux (dans la neige, etc.}', puis gr. axO-
TTOç n. aTuqpeXôç (JiuqpeXiZiuj et leur groupe (voy. s. vv. p. 922
bibl.).
Tupavvoç ni. (f. 'princesse' Eur.) 'maître absolu; tyran, despote;
— roitelet (Arstt.); adj. royal'; Tupavv(ç,-iboç f. 'pouvoir despo-
tique, tyrannie (depuis Archil.); souveraineté (Pind.)'; att. xu-
pavveîv 'exercer un pouvoir souverain'. Il se peut que xùpavvoç
soit phrygien; les étym. proposées sont conjecturales (lit. ^«é'rm
tvérti lett. twért 'saisir'. Bez.zenberger BB. 17, 222. 27, 182
avec doute; — skr. turanyûh 'rapide, zélé' ou turvànih' (\wi
dompte, victorieux' tûrvafi 'subjuguer'. Prellvvitz- 471); voy.
Saglio s.v. — Pour Koipavoç, qui est étranger au groiipe, voy.
s. V. p. 482.
.att. xùpPri, ion. et Ig comra. crvjppr] lexx. f. 'désordre, confusion,
tumulte'; att. xûppâ, Ig comm. aùppd lexx. 'pêle-mêle'; avp^r\-
vevjç m. (Gratin, chez Suid.), crupPnvoç lexx. 'turbulent' : lat.
turba 'trouble, tumulte causé par une foule, désordre, confu-
sion; vacarme; foule, cohue' ^mj-ôô -m/*" 'tourbillon; trouble;
toupie; mouvement circulaire', y.novr.porp 'foule de personnes'
ptjrpa 'serrer, presser' pyvpask 'se rassembler en foule' suiss.
c?oî-/"visite, réunion, assemblée' (Bugge BB. 3,112; mais pour
germ. ^purpa- 'village' voy. s. v. xépaïuvov p. 955), puis lat.
turma 'tas, essaim ; escadron', ags.pi'i/ni 'foule, troupe bruyante'
v.norr.^r^mr 'vacarme', i.-e*fuer- {*tur- Hrii-) 'remuer, brouiller' ;
voy. s. V. xopôvr).
hom. etc. xOpôç m. 'fromage'; xOpeûuj (et xûpôv xûpfidai Alcm.)
'faire cailler en fromage; fig. remuer, brouiller (Dém.); ma-
chiner, comploter'; xOpoûv 'réduire en fromage, faire cailler;
brouiller' : zd tû^ri- n. 'lait devenu caséeux, petit-lait'; cf. de
nombreux hypocoristiques en Tùp- (au sens de 'gonflé, turges-
cent' ou de 'lascif, luxurieux', tels TopiXXoç TOpuuv Tûpiuvibaç
Tùpuj etc.), puis xixupoç (voy. s.v.) Tixûôç crâxupoç (voy. s.v.);
-cf. lat. th. fûro- 'formé en balle ou en pelote; — masse corn-
— 99M —
pacte' (laus obtura re-f?7/-6 'boucher, huiirrcr, remplir' turundu
'pelote de pâte pour engraisser les oies; charpie pour blessures'
furioi?) 'jeuue pousse, rejeton, tendron' (voy. d'autre part l'art.
Te'pvaE p. 958) tiirgeô ("?) 'ctre gonflé' (d'un adj. *tfirigo-K ?
.Selon Persson Beitr. I 4o2 lat. far(/ê- <*fr(jè-, '\.-e.R.{s)ferij-
'se raidir'')); i.-e.*fîi- *teuâ^- 'gonfler, enfler'; cf. aûjoç (*tFuj-
-Fo-ç) crâoç (*TFa-Fo-ç) Gûjjàu (Juupôç raûç tûXoç tùXit et voy.
.Solniseu IF. XXM 112 sqq. XXX :Usqq. (bibl.).
TÛpaiç, -loç f. 'tour, f.' '^Pind. Xén.); cf. TÛpcroç* t6 ev uijjei
oiKobÔMnMtt Hôsych., lûppiç- TTÛp-fOç, eTtaXEiç, Trpouaxûjv H.;
emprunts à l'Asie mineure: cf. prob. Tuppnvôç "•Tupanvôç)
'Etrusque', c.-à d. '^constructeur de tours'; lat. turris 'tour'
o.s(|. tiurri 'turrim' sont l'emprunt grec; voy. Fick Vorgr. Orts-
namen lOU s(|. Waldc- s. v. 'bibl.). — Autre avis clie/, Moller
Idg.-sem. Wb. 2r)6.
boni. etc. tutGôç, -6v 'petit, tout enfant' (tutGov 'ppeqpoç, Tiaibiov'
GDI HBTi, adv. hom. tutBôv 'un peu', liom. Tureâ 'en petits
morceaux'. Le red. semble avoir une valeur hypocoristique,
cf. Solmsen Rli. M. 56, 5u:î sq. IF. XXX G: Persson P>eitr. I
45 n. bibl.) pose un prim. ""UUnidho-s, (ju'il ia])pruclie de ags.
dott 'speck, head of boil" angl. dot 'grumeau, tache 'd'encre ou
de couleur)', ce dernier mot s'appliquant aussi à un petit en-
fant (cf. bas-ail. diitte néerl. dot je 'cher petit enfant'), d'un
prégerm.*rf/iMf?//-//-, qu'il apparente à gr.9Li(y((îiavoç m. 'frange',
lett. dufcha (i.-e. ^dhndJiia) 'botte (de paille, de foin)': très
douteux; voy. Franck-van Wijk KW. s. v. dot.
TUTuO' r\ f\a\)E Hésych. Onomatopée: cf. Plaut. Mén. (153 sq. rin
(idferri )iocfn<nn, quiic 'tu tu'' usquc dicat tihi?, lit. tut/i(i 'cor-
ner' tutlys 'huppe', puis gr. toOtiç' ô Kocrcruqpoç H., Taûiaaoç"
1) Pcissoii I. cit. lait remarquer tiuo, devant r -'- cous., o et
u alternent .souvent en latin sans qu'on voie clairement pourquoi;
pour ur <C '• il invoque tardas -^ *frz</o-.'< : v. norr. pmstr: l'argument
ne porte \y,\i. tnrdus étant vrais, dialectal (voy. s. v. orpouGôs ji. 920);
€t l'on en dira autant de ursus <i*rk})Os, de funuis <J*(j'Jfir-no-s,
de furca, abstrait de f'urcula ■<.*gfi>'-tlo-\ voy. Ernout El. dial. 61.
— L'hypotlïèse d'un ailj. *tiiri(/o-s est d'autre part condamnée par
Persson Beitr. II 954.
(13
— 994 —
ôpviç TTOiôç H., TauTÉaç' aùXàç ^e-fâXaç H., v. uovr. piéta ags.
péotan aor.-yrés. ])ûfa7i v. h. a. rfio^rt» 'résonner, bruire' got.
puthaûrn' trompette, oà\mfE\ FickP446. IIP186sq. Walde*
s. vv. tundo tussis (bibl.).
TÛcpri f. 'typha ou massette, plante aquatique dont on bourre les
coussins et les lits' (Théophr.) : lat. tuher 'tumeur, bosse, truffe'
it. tar-tufo -tufolo 'truffe' (avec -f- osco-ombr.), \ . \\o\'\' . pûfa
'éminence sur le sol, petite colline' haut-ail. diippel 'tumeur';
le sens de 'touffe, buisson' apparaît dans lat. tufa 'aigrette (de
plumes) employée comme insigne militaire', cf. alb.f^^/e'branche
feuillue, bouquet, épais feuillage, touffe, etc.', gr. méd. Toûcpa
'panache' gr. mod. loûcpa 'faisceau, aigrette', sard. tuvu 'buis-
son d'épines' fr. touffe esp. tufo 'toupet, aigrette' #m/o5 'boucles
de cheveux qui couvrent les oreilles' ital. tufazzolo 'papillote',
les mots romans remontant à un lat. pop. tuf- (-/"- comme dans
\i. tartufo)\ cf. ensuite ags. J^^^/"tuf t, banner' je-^??/"leafy,
luxuriant' 7j«/^ 'a place full of bushes'^^/VZ 'a bush, a thicket,
a leafy plant' etc.; i.-e. R. tû-hli- 'gonfler', élargiss. de *teua^-
*tû- (voy. s. V. TÙXoç). Persson Beitr. 1 482 sq. (bibl.). 566.
hom. etc. TuqpXoç (dissim. de *6ucpX6ç) 'aveugle; sans issue,
fermé; indistinct, obscur'; ion. att. TucpXoûv 'aveugler; priver
de l'usage d'un sens ou d'un organe'; TucpXuOqj, -ûùttoç 'aveugle'
Arcad.; xucpXÛJTTUJ 'être aveugle, être insensible' (sur -uOttud
voy. Brugmann-Thumb Gr.Gr.-* 359 bibl.) : got. dmifs {-h-)
'sourd, stupide' v.norr. daufr ags. déaf v. h. a. toup (6) 'insen-
sible, sourd, insensé' <germ.*6?«M5rt-, v.irl. dub {*dhubh-) gall.
dub > du corn, duw > du bret. mod. diî 'noir' gaul. Dubis
nom de rivière 'le Doubs (*rivière noire)', gotdumbs ags.dumb
v.norr. dumbr 'mueV v.b.a. tumb 'muet, stupide, insensé, sourd'
< germ. *dumba- 'couvert d'un brouillard, trouble, sombre,
muet'^), puis got. (Iiraiwa-)diibô v. norr. dûfa ags. dûfe v.h.a.
fûba 'pigeon' (ainsi nommé d'après sa couleur; cf. TteXeia : ttê-
Xiôç p. 761 sq., lat. columba : KeXaivôç p. 430, skr. kapôtah
'd'un gris bleuâtre; subst. pigeon', v.slav. </o/({62ï 'pigeon' : russ.
golubôj 'h\t\x\ etc.); i.-e. *dhubh-, voy. l'art, xôqpuj. Curtius^
1) Torp chez Fick IIl^ 201 rattache ce dernier groupe à suéd.
dial. dimha 's'élever en forme de vapeur', skr. dhâmati 'souffler'.
— 995 —
228. Fick 11^ 153. III* 209 sq. Brugmaiin Gidr. l-' 108. Pe-
(lersen K. Spr. I 116. Persson Beitr. II 567. 850; voy. aussi
Berneker EW. s. v. dohn 'bëvbpov, arbre'.
TÙcpor acpfiVÉç Hésycli. < i.-e. *dhubho- 'coin, cheville' a été
rapproché de ri), b. a. dovicke néerl. deiwik 'tampon, bonde'
V. h.a. ((ji)tuhila {()i)fuhUi 'tampon, cheville' Tcf. ail. mod. dôhel
'goujon') nioy. -néerl. dovel 'bonde' angl. doiceJ-piu cheville'
suéd. did)h 'cheville, bonde' norv. dohh 'cheville de fer d'un
traîneau' tyrol. tupp,t 'grand morceau de bois' (germ. "^dul-
< i.-e. *dhup- ou *d/nif>Jt- vrais, 'frajiper', cf. fris. or. duhhen
'heurter, battre' ags. dnhbian 'armer chevalier' v. norr. diihha
'armer, équiper'); i.-e. *dhubh- (-p-) peut être un élargiss. de
*dhû- 'être animé d'un mouvement violent' (voy. s. v. GOuj
's'élancer avec impétuosité' p. 360). Cf. Fick BB. 12, 162. 17,
322 sq. Wb. F 466 scj. III' 210. Franck-van Wijk EW. s. v.
deuvik.
posthora. TÔqpuu (dissim. de^Buqpuu), aor. Oûipai Suid. Hésych., aor.
pass. èTTi-Tucpi^ (Ar. Lys. 221 sq.) 'faire fumer; pass. fig. couver,
s'allumer lentement; — enfumer; stupéfier, hébéter; incendier,
brûler'; Tûcpoûv 'remplir de fumée, spéc. aveugler des fumées
de l'orgueil, rendre fou', pf. TeTuqpiJÙa0ai 'être aveuglé, affolé,
fou'; TÛqpoçm.'fumée; fig. fumée de l'orgueil; torpeur, stupeur
(Hpc.)'; Tûcpiûç, -LU (décl. att.) m. et Tû(pû)v, -uùvoç m. 'tourbillon
de vent, trombe d'eau, ouragan'; TOcpiùv, -iJùvoç (ép. ace. Tû-
cpdova Hymn. à Ap. .■>06. 352. Hsd. Tliéog. 306), ép.TûqpujeiJÇ.
-éoç, -éï, et TOqpuOç, -Où (Pind. Esch. Aristoph.; ace. -û Hrdt.
III 5) m. 'Typhon'; Tûqpebdjv, -ôvoç f. 'embrasement'; Tûqpebavôç,
-oO m. 'vieil imbécile' ( Ar. Guêp. 1364); Tuqpo-fe'puuv, -ovtoç m.
m/sens (Ar. Nuées 008. Lys. 335). L-e. *dhà-bh- (voy. l'art.
TucpXôç) : *dh((- dans skr. dhûmà-h lat. fûmus lit. diïmai 'fu-
mée' lett. damais 'de couleur .sombre, brun foncé' difmjsch
'brun foncé, brun noirâtre' etc. (voy. s. v. Ou|j6ç p. 3.5() sq.^, cf.,
avec une autre labiale, skr. dhupa-h 'parfums', v. h. a. tûrar
tûbar 'niais, insensé'.
TÛx'l f. 'fortune', Voy. 1 art. TUfxotvuj.
postliom. TiuGâilu), fut. -dcJo^ai 'se moquer de, railler"; Ti.ueaau6ç
m., Ti.u0eia f. 'mo(iuerie, raillerie'; OiuTâZier è|.iTTai21ei, x^Ê^«<^fi
— 996 —
Hésycli. Etym. obscure. — Pour hom. àiâaOaXoç 'follement
orgueilleux' (Bezzenberger BB. 5, 315. Fick BB. 9, 316) voy.
auj. Prelhvitz KZ. 42, 88 fétym. du reste très douteuse); pour
m. b. a. (Bezzenberger 1, cit.) tad<d 'tache, tache sur la peau,
défaut' (ail. mod. 'blâme') voy. p. ex. Kluge^ s. v. Falk-Torp
EW. s. V. daddel II. — Un avis chez MôUer Idg.-sem.Wb, 57.
247.
Y.
uaiva f. 'hyène (Hrdt. Arstt.); une sole (aussi ùaiviç, -iboç f.
Épieh. fr. 65 K.)'. Dérivé de uç, gén. ûôç m. f. 'pore, truie';
pour le suff. cf. Xéaiva bpdKaiva XÙKaiva 6éaiva, puis (noms
appartenant à la faune maritime) luupaiva aqpDpaiva txi'^awa.
cpiÛKaiva (pâWaiva (Osthotf Et. Par. I 328).
hom. etc. uàKiv6oç m. ou f. 'jacinthe' procède d'un *FaKiv9oç
(cf. BaKivGioç nom d'un mois crétois) transposé dans un dial.
ion.; le mot est préhellénique (cf. Ficlc Vorgr. Ortsnamen
153 sq.); le rapport (Dohring chez Brugmann Grdr. IP 237 n.)
avec \2iX.juvenciis gQt.juggs'jeimé' skr. yy^^^•rtÇrt-/? 'juvénile' est
caduc; hàt. vacclnium 'vaciet' est l'emprunt grec influencé par
vacca vacclnus. Kretschmer Wiener Eranos (1909), p. 1 18 sqq.
uaXoç, tardif ueXoç f. prim. 'toute pierre transparente (albâtre
chez Hrdt. III 24, cristal); ambre, résine, gomme, etc.', poster,
'verre (Plat.; xuTf] Xî6oç chez Hrdt.); lentille de verre, miroir
ardent'; ùdXeoç, ùâXivoç 'de verre'; ùaXoeibriç, -eiç, -uubriç 'vi-
treux', vako- semble répoudre à l'élément snalo- "pierre trans-
parente ou qc. de pareil' du nom scythe, c.-à-d. nord-européen,
de l'ambre sualiternicum (Plin. HN. 37, 33); pour la confusion
des mots pour 'verre' et 'ambre' cf. germ. qJësum ags. jZo?)*
'ambre' : v.h.a.(//rt.s' v.norr.^/er 'verre'; cf.WeiseBB. 12,159sq.
Schrader RL. 74. 297 (autre avis sur suali- ['. ags. sn:elan%r\\-
1er sans flamme'] chez Bessel cité par Weisc 1. cit., et Kogel
IF. IV 316). — Le rapport de (jaXoç en tant que '*goutte de
pluie' avec uei ùexoç (Sonne KZ. 12, 359. Curtius"^ 395) ne
convainc pas.
— 997 —
i)P6ç adj. 'bossu' (Hpc. Tiiéocr.); ùpoç ui. 'bosse' (Arstt.). Etym.
inconnue. — Skr. î(bjâti'd(;\mmcY, accabler' (Kubn KZ. 24,99),
— got. iup 'vers le haut' v. h. a. ûf ail. mod. au f etc. (th. pré-
^erm* euh- *ûh- alternant avec *eup- dans i.-e.*upo. Prelhvitz*
473) sont à écarter; ôtym. séni. chez Lewy Fremdvv. 71.
honi. etc. Gppiç, -loç -eoç -euuç f. 'insolence, orgueil; fougue, ar-
deur excessive; outrage, injure, sévices'; boni. etc. ùppi2uj''Ctre
présomptueux; se démener d'une manière effrénée ânes et
chevaux. Hrdt. Xén.); se conduire avec violence ou orgueil à
l'égard de qn; trans. maltraiter, outrager'; hom. etc. ùppiarriç,
-DÛ m. 'violent, fougueux, emporté', ù- semble être la prép. ù
(ou v) 'èm' dans cypr. ù tuxû = èm Tv\ri, ùeuEa)nevoç = èneu-
Eâ^evoç, Oxîipuiv gén. sg. = èTrixeipou (i.-e. fiiaôoû), rbod.'Yqpu-
Xibâç Tbâ)aoç, béot. loucTTpoToç, vrais, parente de uff-ipixeç
v<5-Tx\r]l uaiepoç et de skr. t'id 'en haut, vers le haut'; le 2** élé-
ment est parent de Ppiapôç ppuÎTTuoç (voy. s. vv. p. 133); cf.
Bugge BB. 14, 63. Hrugmann-Thumb Gr.Gr.-» .517 (bibl.). —
Skr. ugrâ-h 'violent' (Bezzenberger BB. 2, lôô) est à écarter:
voy. l'art. auEui p. 101 ').
cypr. UYTÊMOç* (JuWapjî. ZaXaiaivioi Hésych. Voy. s. v. buiii.aor.
TévTO p. 144.
ion. att. ÙYn'lç 'sain. l)ien j)ortant'; ùfieia f. 'santé"; ùf leivôç 'sain'.
ÙYiriç < \.-e*sH-g'Jiies '■''vivant bien' (u- = skr. su- zd hu- v. pers.
''il- 'bien, très' v. irl. su- ,so-); voy. s. vv. pioç et biaiia. Cf.
F. de Saussure MSL. VI 161 S(i. VII 89 sq.; voy. aussi Wackcr-
nagel Dehnungsges. 4. Zubaty KZ. 31, 55 n. 1. - Pour skr.
ugrâ-h 'puissant, violent' (Curtius'' 187) voy. 1 art. aùEui p. 101.
hom. etc. ÙTpôç 'humide; liquide; souple'; ion. att. ÙTpÔTnç, -iFOç
f. 'humidité; mollesse'; ûfpâZiuu 'être humide' Hpc.^; ùfpuOaauu,
seul. prés, 'être humide' (Esch.); uTpaivuu 'humecter" : v. norr.
rokr, ace. ro/./r^/«'humidc' roAv/rt 'humidité', \î\\. Uvidus{udu!i)
'humide' «ifo/'-or/.v 'humidité' /7i-<'.s'c<5 'devenir moite' ûvens\\.-v.
'^ûg'Jê ) 'moite' umeO -ère 'être humide' umor-oris 'humeur, li-
quide, fluide' (< &ûj.*ùiuus*ûgL(:'im<t-s), irl.fùal [ï.-c.*uog'J-Io-)
V ùppiç, -i^oç f. 'un rapace noi-tunu'" (>st pcut-i-tre corrompii:
cf. 'JMiompson (îreok birds 174.
— 99.S —
'urine', puis skr. î/Zi'.s«ïi 'arroser' zd vaxè- 'jaillir (se dit de l'eau
et du feu)' skr. uksân- zd uxsan- 'taureau' (i.-e. *tiq'^-sen- '*fé-
condateur') gall. ijch 'bœuf, got. auhsa v. h. a. ohso ags. oœa
Y.norr.oxe'bœi\r:ï.-e.*uegU- ^'uogV-*ûgy^. Ourtius^ 187; bibl.
ultérieure chez Zupitza Gutt. 95.
tardif iibeîv (aussi ubeiv gramm.) 'chanter, célébrer (Call. Nie);
pass. se nommer (Ap.Rh.)'; cf.ubriç' (Juvêtoç, f\ Troir|Tr|çHésych.
Voy. l'art, aùbi'i p. 99.
hom. etc. ubpoç m. 'serpent d'eau, hydre'; ubpâ, ion.(Hsd.)ubpr|f.
m/sens; è'vubpiç, -loç (Hrdt.), èvubpiç, -iboç (Arstt.) f. 'loutre' :
skr. udrd-h 'animal aquatique' zd udra- 'loutre', v. norr. otr
V. h. a. oftar 'loutre'; i.-e. fi- dans v. slav. vydra lit. ûdra lett.
ûdr.s 'loutre'; lat. lutra 'loutre' modifié d'un ^iitrcl < *udni
vrais, par influence de lutuin 'boue, bourbe' (Thurneysen KZ.
32, 563); dérivés de i.-e. *nder- : ubuup. Curtius'' 248. Bar-
tbolomaeBB. 15, 32.
hom. etc. ubiup, gcu. ubaTOç (a < n) n. 'eau' : skr. uddn- (gén.
udndh loc. udàn) nom.-acc. udal'd-ni 'eau'^), arm. get 'cours
d'eau' (i.e. '^lœdo-. Hiibschmann Arm. Gr. I 434), lat. unda
'onde, flot, vague' ombr. une abl. 'aquâ' {<i*udn-e) nom.-acc.
utur (= ubiup), V. irl. usce uisce 'eau' (< ^utslciâ : skr. ûtsa-h
'source' = m. irl. os 'eau'; cf. uboç -eoç n. [Hsd.] 'eau'. Fick
11^ 268), got. watô -ins v.h.a. icazzar ags. icœter v.uorr. va fn
'eau' ags. icœfr 'hum'iàHé' v.norr. ro7rm/sens, v.pruss.t<»f?.!?m.
i€unda7i u/ean' Vit. vandû -eus iiamog.undîl lett.îidens v.slav.
roda 'eau'; sur alb. uje f. 'eau' {^udn-iiâ selon G. Meyer Alb.
Spr. 456, Brugmann Grdr. P 377 sq.) voy. Pedersen KZ.36,339
(i.-e.*î<d); phryg. Pebu'eau'est suspect (cf. Solmsen KZ. 34, 71).
I.-e. *wec^- *ud- avec sutï. '/„, cf. J. Schmidt Plur. 172sqq. Pe-
dersen KZ. 32, 240 sqq.; cf. skr. iindtti undati 'arroser'. Cur-
tius''248sq. Fick I' 128.311.546. IIP 384. Brugmann Grdr.
I- 107. 141. 687. II-, 1,310. Une forme plus pleine *eued- est
1) I.-e. "ndii- prob. encore dans hom. 'A\oa-ù6vri f. **flots de
la nier' (Joliansson Beitr. 117 sq.), cf. prob. aussi KaX-ubiûv KaXûbvâ
> Ka\û,uvâ Kô\u6voç ci KaXûbvioi (Hrdt. VII 99) > épigr. Ka\0|uvioi
et voy. JedlieUa MSL. VIII 447 sq.
— 991) —
dénoncée par skr. odati f. 'qui sourd, qui bouillonne' ôdnwn- n.
'vagues, flots' àdand-m 'purée de grains cuits au lait' zd aoda-
'source' (Joliansson IF. I 61. Hirt Abl. § 662. Keichelt KZ.
39,68); pour l'analyse ultérieure i*eue-d- élargi de *euè-, etc.)
voy. Joliansson Beitr. 117 sq. Walde- s. v. iinda (bibl.). Cf.
ensuite ion. dvubpoç 'privé d'eau' ( : skr. aniidrd-h), ùbapriç
ubaXéoç ubapôç 'aqueux' (suff, -rro- alternant avec -ro- de
àvubpoç selon Hrugmann Grdr. II' 170. P456; autre avis chez
Hirt Abl. p. 174), ùbpaivuj 'arroser' (Hom. Eur.), ubepoç ni.
ubpiun;, -uuTTOç 111. 'liydropisie' (Hpe. Arstt.), ùbepaivuj 'être hy-
dropique' (Hpc), ubpoç ubpà (voy. l'art, préc), att. ùbpiâ f.
'vase à eau, hydrie' (: lat. uter gén. utriH < *î<d/7- 'outre'. Tliurn-
eysen KZ. 32, 563).
hom. ÙÊTÔç m. 'forte pluie' {'\.-ç,*si'm-etô-s, cf. vîqp-eToç: pour les
exemples de û- voy. .Scliulze Qu. ep. 330 sq); Oei 'il pleut' i Hsd.
Hrdt.), hom. etc. uuj 'faire pleuvoir' {\.-Q.'^m-iO) : al b..s7 'pluie'
(i.-e. *5«-. G. Meyer Alb. 8pr. 405. Alb. St. III 43), tokli. H
sice>ie''\)\mG'' suwam 'pleuvcnt' (Lévi-Meillet Journ. as. 1912,
I, 115sq.), puis skr. su- sunôti zd hunao'ti 'pressurer' skr. sd-
vana-m 'pressurage (du soma)' sômali zd haoma- 'soma', m. irl.
sùth 'lait' (Stokes BH. 19, 112), v. h.a. sou ags. xéair 'sève',
lit. sulù 'sève (de bouleau)'; cf. des élargiss. '\.Q,.*seuq-t{ *seug
dans lat. sûcus 'suc, sève* sûgô'sucer\ x.norr.si'iga Rgs.sujau
et sûcan v. h. a. sûgan 'sucer', lett. siizu sdkt 'sucer' v. pruss.
suge f. 'pluie', i.-c. *seup- ^scuh- dans skr. supa-h 'bouillon,
soupe', agi>. .si'qyan x.non-. sûjmi v, h. a. .s«/Vfw 'hunier, boire',
v.slav. susati {*sup-s-) 'sucer'; etc. Curtius^ 395. Fick l* 141.
329. 559. 505. Il' 305. III* 441. 443. 444 sq. Persson Wzervv.
8sq. 176. Walde^ s. V. 6MC«s (bibl.;. — Avis divergent chez
Bezzeuberger BB. 27, 145.
att. OeXoç (aussi uaeXoç uaXoç gramni.) ni. 'propos futile, bali-
verne'; ueXeîv 'radoter' (Ar. Nu. 783) : vei 'il pleut' (K. su-, suff.
•d/do-). Persson Wzerw. 8sq. Solmsen Untcrs. 268. Brugmann
Grdr. IP, 1, 379. — Autre avis chez L. .Meyer II 161.
lac. uiuç, gort. uiuç gén. uieTjoç pi. uîeeç uiuvç (i.-e. *.<?<-/</-), ion.
att. uiûç (boni. gén. u'ieoç) et uiôç m. 'fils'; en ion. att. ui ap-
paraît tantôt comme long, tantôt comme bref, cf. les graphies
— 1000 —
ùûç ù6ç; dans hom. gén. uîoç (*uiF-oç) loc. uîi pi. uîeç etc. la
P syll. est toujours longue (i.-e. *5wm-; cf. youvôç < *yovF-6ç :
Yovu); on ne sait si att. épigr. nom. Jwç (Yl^ s. av. J.-C.) est
contracté de ùûç ou est né d'une formation nouvelle '''uïç pro-
voquée par gén. hom. uîoç (Brugmann Grdr. P 270 sq. Gr.Gr.*
41). Cf. tokh. B sojja 'fils', arm. usb' 'fils' (élargiss. sous l'in-
fluence de dustr 'fille'. Lévi-Meillet Journ. as. 101^, I, llBj,
puis (avec un autre suff.) i.-e. *sii-7iH-s 'fils' dans skr. sûmi-h
zd hunu-à got. sumia ags. v. b. a. sunu v. norr. siinr lit. sûnùs
V. slav. sijnû, puis skr. sutâ-h 'fils', v.irl. suth (*su-ti() 'fétus' :
skr. sùtë (sâufi) sùyatè {sfujati) savati 'procréer, enfanter' zd
hav- Imnaml 'j'enfante' (Curtius° 395); le sens premier de i.-e.
^sÛ7îîis est 'naissance' (cf. l&t.fëtus, gr. yôvoç, got. haiu\ avec
la même évolution sémantique); — hom. muuvoç m. 'petit-fils'
<*sî(iô[u]-no-s; voy. Brugmann IF. XVII 483-91 (bibl.). Grdr.
IP, 1, 224. 290.
hom. ûXaKÔ)Liuupoç (0 par ail. métr., cf. Schulze Qu. ep. 180 sq.)
'aux aboiements puissants'. Voy. le suiv., et pour -|Liujpo-ç l'art.
èYXecJÎjmupoç p. 214.
hom. poét. ùXâv (ûXdaKeiv Esch. Suppl. 877?) 'aboyer'; *uXaE,
-ttKOç 'aboyeur' (= Ht/lax Virg. B. VIII 107); uXaTM» "•» ûXa-
Yiaôç m., ûXaK»î f. 'aboiement'; ùXdcrcjeiv ùXaKTeîv 'aboyer'. Voy.
s. v. ôXoXûZiuj.
I. hom. etc. OXn f. 'bois sur pied; bois coupé ou tombé, bois à
brûler, bois de construction; fig. matière'; hom. uXrîeiç, att.
ûXujbiiç I. 'boisé'; hom. etc. ûXo-Toiaoç m. 'bûcheron'. Bibl. des
essais antérieurs chez Zachariae KZ. 34, 4.Ô3 sq., pour qui ùXt)
est isolé. Persson Beitr. I 383 n. rattacherait *s('(I- au groupe
cité en note s. v. EûXov p. 679 (cf. lart. aéX)ua p. 858 sq.). —
Lat.sî7was/7ra 'forêt' demeure obscur; voy.Walde- s. v. (bibl.)
et Persson 1. cit. {^kseJîta ?).
II. CiXn f. 'boue' (Hrnd. III 51), cf. uXiiv tô KaeîZ;ov toû oïvou ii
ToO ubuTOç Phot.; uXubbriç II. 'plein de lie, bourbeux' (Plut.);
ûXiluu 'filtrer, clarifier' (Plut. Diosc. Gratin, chez Poil.); ùXicfTiîp,
-fjpoç m., uXicTTiipiov, iXicTipiov 'filtre, chausse' : skr. sûra-h
'boisson enivrante' sûrâ 'brandevin' zd liurd- 'koumis' = lit.
.^idà 'sève (de bouleau)', R. seu- .s?ï- (skr. sunôti 'pressurer');
— lOOl —
voy. s. V. ÙÊTÔç et l'rellwit/. ' 353. ^474 sq. Wootl Aiii. .1. Pli.
XXI 181 sq.
uXXoç m, 'serpent d'eau; — ichiieumon'prob. < *ùb-Xo-ç : ùbpoç
= lac. éXXd : ëbpa. Brugmann (îrdr. P 529. Gr.Gr.^ 126.
ion. att. u)aeîç ''vous'. Flexion : nom. lesb. u)u)aeç dor. ù|aéç béot.
oi))Lieç sont l'ace, lesb. etc. ù)i)a€ élargi par -ç d'après les nom. pi.
nominaux en-ç; ion.att.ûueîç *jueeç prob. d'après gcn.uue'uuv;
— ace. lesb. ù)H)ae béot. où^ie dor. v\xé sans suff. casuel: par in-
novation ion.ù)aëaç att. u|uâç; — gén. hom. ufieiiuv ion. 0)aéujv
att. ujuOjv lesb. Ù|U)li£uuv dor. ujnéiuv crét. 0)aiujv béot. oùjjujuv: —
loc. lesb. bom. Ù)li)hiv et v^pn dor. umv ù)niv ion. att. ùjaiv uuîv
hom. Oiniv; th. *us»}e- < *ii.'>'sm(e}-, *((s- étant le degré réduit
de i.-e. *uès *uôs 'vous' dans skr. vah (encl.j zd vo, aec. pi. là
— \iit. vos, a.\h. jf( (Pedersen KZ. 36, 103), v. slav. i-i/ vasii
vamû vnnii, du. ra v.pruss. pi. icans: skr. ace. i/u.s^mdn zd abl.
ymmat ont un /y- repris du nom. skr. nûijdiii zd yûzdm gâth»
i/ûs {cL got. Jûs, Ut.jùs v.pruss. ioûs; i.-e. *iu-). Possessif :
lesb. omaoç dor. u)aoç; ion. att. u|uéTepoç. Cf. p. ex. G. Meyer^
513s(iq.(bibl.). Brugmann Grdr. IP-^, 2, 378-427 (bibl.). Gr.Gr.^
286 sqq. (bibl.). Att. uiiebanôç 'de votre pays' < *ua,ueb- i.-e.
*usmed- + -aTTOç i.-e. '^-hK/Uo-s: bibl. s. v. ùXXobaTTÔç. — ^ "v.
l'art. HMÊiç p. 323 s(i.
I. û)Lir|v (0), -évoç m. 'membrane, pellicule' (Arstt. Tliéophr.),
propr. 'petit lien', prob. < i.-e. *,siumen- : skr. si/uman- 'lien'
si/iitd-h 'cousu', v. b. a. siuJa 'aiguille', v. slav. siti [*siu-) lit.
siûfi lett. schiH 'coudre', lat. .siiO 'coudre' (voy. Waldc- s. v.
bibl.; *seu- < *.s7eî/-); i.-e. base sieud'-. Cf. Pott ^V. i (Il 2.
Brugmann Curtius' Stud. IX 2hiS. Grdr. I- 273. 749.
II. û )a îî V dans i)\x^v uuriv, û)uriv ouevai' ùj, ùunv Où 'Y)utvai€ (i>
bref, parfois allongé métriquement dans l'hexamètre hellénist.)^
cri ])oussé aux noces, n'a rien k faire avec le préc, mais est
parent de u)livoç; les anciens médecins ont ignoré ou méconnu
l'hymen virginal; le dieu Hj/ntên est une création de la poésie
romaine; cf. P. Maas Philol. 66, 090 sqq. — Le rapport avec
skr. A7///m(/«- 'lien' etc. (p. ex. Ostboft" MU. IV 139 bibl.l, puis
skr. st/al(i /j v. slav. .sitrî etc. 'frère de la femme' (Wiedemana
BB. 27, 21 2 1 est donc caduc.
— 1002 —
hom. etc. ujuvoç m. 'cbant, hymne; chant nuptial (Soph.); chant
de deuil (Esch.)' est parent de u)Lir|v II. (voy. s. v.); i)|livoç : ùjuriv
-évoç = \\fivr] : Xi|Lir|v -évoç. — Les rapports connus avec uqprj
uqpaîvuj, en tant que né de *ùcp-vo-ç ''*tissu de chants' (Doder-
lein. Aufrecht KZ. 4, 274 sqq. Ehrlich Rh.M. 62, 321 sqq.) ou
avec \j|ur|v I. 'membrane', skr. syûman- 'lien' etc. en tant que
'*Liedgefiige' (Brugmann Curtius' Stud. IX 256. Grdr. P 273.
749. IP, 1,244) sont caducs. — Le rapport avec ùbeîv 'chan-
ter' (*ub|uô-ç oxyton! W. Schmid Eh. M. 61,480) exclurait
u|uiîv II. — Skr. sîi-mnd-h ""well disposed' (Burnouf. Wood Am.
J. Ph. 21, 181) est de même à écarter. — Skr. R. u- unÔtra\^-
peler (?)' (Fick IP 53 sq.) est inexpliqué.
tardif u vvri (ace. pi. uvvaç Esop. f. 33) f., cf. Hésych. s. v., et
uviç (ù) uvviç f. 'soc de charrue'. Etym. incertaine; peut-être
gr. comni. '^ùiavi-ç est-il parent de m. b. a. sicade 'faux, f.' (cf.
Brugmann Gr.Gr.» 191. ^224 et voy. l'art, ôcpviç p. 733)^). —
La parenté avec ôcpviç (Brugmann Grdr. IP', 1, 288) est con-
testable. — Autres hypothèses encore chez Curtius''' 382 (: uç
'porc', avec Plut. Banq. IV 5, 2), Fick KZ. 22, 106 (: \Rt.v07nis
'soc'). BB. 12, 162 (: lit. tisnis 'chardon'), Bezzenberger BB.
27, 178 (: vaaôç, voy. s. v.), Brugmann IF. XXVIII 366 sqq.
(ù- < *siï- : uç i.-e. '-'sus 'porc' + un élément *5m- rappelant le
vaste groupe germ. signifiant 'groin' ou 'nez', soit bas-ail. snûs
m.h.a.snût ail. mod. sclinnuze 'groin', cf. irl.socc 'groin; soc').
hom. etc. urrap n. indécl. 'vision réelle, réalité', adv. 'en état de
veille, en réalité, en fait', s'oppose à ôvap n. 'songe pendant
le sommeil'. Etym. obscure; une hypothèse chez Prellwitz ^
333 sq. 'M75; cf. Johansson BB. 14, 163.
hom. etc. uftaxoç 'le plus haut, suprême; le dernier', innovation
pour *ijTrajao-ç = skr. npamâ-li zd up?wa-, cf. hom. )uécrcraToç
pour *)aecraa)uo-ç = skr. madhyawd-h, -aTOç étant abstrait de
TCTpaToç è'vaToç bÉKatoç. Brugmann KVG. § 390. Grdr. II-,
1 , 226. Gr.Gr.* 238.
hom. pf. \jTT-€|aviîiuuKe X 491 'il tient la tête penchée' semble
modifié tardivement d'un ÙTT€i|aii|aûKe ou ijTT€|i|Lir|)uOKe métrique-
1) [Voy. d'autre part l'art, zicad chez Franck-van Wijk E\V.]
— 1003 —
ment allongé pour ÙTT-e^-rmôKe; cf. Scliulze Qu. ep. 266 sqq.
Voy. s. V. TÎiLiiJUj [). 32Ô.
oTiep ÙTTèp aclv. et prép. avec ace. 'par-dessus, par delà', avec
g en. 'au-dessus de; pour, dans Tintérêt de'') : skr. xpdri zd
upah'i v.pers. upariu 'en haut, par-dessus', lat. s-uper (cf. .siih
s. V. UTTO ÙTTÔ) ombr. super 'super', gaul. ver- irl. for for- (<
Hi\p\er) gall. (jor- 'par-dessus, sur', v. li. a. uhir v. norr. nfir
<gcrm.*iiberi) j::ot. iifar 'au-dessus de, au delà de': \. Q.*uper{i)
'au-dessus', dérivé de *upo, voy. s. v. une. De là uTtepoç ni.
(aussi -ov) 'pilon' ÙTrépâ liom. -n f. 'cordage supérieur', skr.
i'( para-Il 'plus proche' zd npara- 'supérieur', lat. superus 'qui
est en haut' osq. supruis 'superis', ags. uferra {-ra — got.-iza)
'supérieur' got. ufarô adv. 'au-dessus'. Curtius^ 289 sq. Fick
P 18. 178. 374. III* 31. Hrugniann KVG. § 592. Grdr. II-,
2, 906 sq. Gr.Gr.' §517.
honi. ÙTtepberiç, seul. ace. sg. uTrepbea > -béû 'cf. Hrugmann-
Thumb Gr.Gr.' 68) P 330 'très insuffisant': beo)nai. — Le .sens
de 'intrépide' (béoç n. 'crainte'i est à écarter.
pusthoni. ÙTTepr|(pavoç (a- Pind. Bacchyl.) 'fier, orgueilleux,
méprisant; magnifi(pie'; att. uirepricpaviâ f. 'fierté'; honi. etc.
ÙTTCpnqpaveîv 'être fier; traiter avec dédain'. Selon Hrugmanu
Ber. d. sàchs. G. d. W. 1901, p. 104 (bibl.) le mot est parent
de ùîTepqpiuXoç < *ÙTTep-cpF-ia\o-ç 'insolent'; -)]- est dû à l'in-
fluence de composés tels que ÙTiep-rivaip -r|vopeiuv ùnep-riveiuoç;
])our *-qpF-avo-ç cf. TriBavôç arecpavoç etc. — Autre avis chez
Prellwitz- 476.
vjTTépîvoç 'vidé, épuisé, affaibli' (Hpc. Arstt. : îvâv îveîv (voy.
s. V. p. 376 ).
hom. poét. ÛTrépoTiXoç 'excessif. Voy. s. v. ÔTrXôiepoç p. 70S.
hom. poét. ÙTTepqpiaXoç 'excessif, orgueilleux, arrogant'< *ÙTT€p-
-cpF-iaXo-ç, cf. uTTcpqpunç 'qui croît démesurément, extraordi-
naire, merveilleux' et lat. superbus C^-hhij-o-s) supcrbia -ire,
K. bh((- [bheua- b/ieijr-) 'être'. Osthoff MU. IV 358 n. [hM.);
1) Hom. ûireip n'e.st qu'une, notation i^raijhique do la forme
ÙTTfcp avec ail. uiétr. ; pauipli. ùirup est peut être modifié sous l'in-
fliience de rràp; — dat.-loc. dans arc. uoxouevoi l'intp to tu:, jxoXiq^
è\ei)6epi<;i.
— 1004 —
voy. s.v. uTiepriqpavoç, — Autres avis chez Bechtel Hptpr. 146
et Prellwitz BB. 22, 111. Wb.^ 476.
ÙTTepiba, ion, (Hom. Hpc.) -x] f. 'partie supérieure de la bouche^
palais'; uTrepuîjov, ion. (Hom.) -luïov 'étage supérieur' < *ÙTTep-
-ujff-m, -lov, i.-e. *d[u]s- 'boucbe' (: lat. os gén. ôris etc.; voy.
s.v. ion, TTapriïov p. 747); cf. Scbrader KZ. 30, 484 0?)- —
Autre analyse cbez Fiek 11^284 (: ga\\. goreu'oipiimus' <C gor-
'super'), mais voy. Jones A Welsb grammar 246. — Selon Rei-
cbelt KZ. 43, 107 *uTT€puuFioç : ■■'ÙTrepuj-Fo-ç = bora. TTpu)[F]ioç :
*TTpuj-Fo ç; conjectural.
ÙTtrivri f. class. 'moustacbe', poster. 'barbe' Vi: ÙTinvriTriç, -ou adj,
m. 'moustacbu (Hom.); barbu (bouc. Antb. V^I 32)'. ùrcrivri <
imô + un élément obscur; pour la difficulté d'y voir un tb.
nominal *avo- *iivo- 'visage' parent de &kr. *ana-Ji 'bouche' (Cur-
tius'' 305 sq.) voy. l'art, ion. irprivriç p. 812. — Jobausson BB.
14, 172 groupe àîra-vriç Trpo(Tâ-vr|ç iiirri-vri et y voit des dérivés
de formes casuelles tirées de prép.; non convaincant. — Skr.
vâpati, ptc. upta-h "raser' (Fick BB. 1, 64) est à écarter.
hom. etc. uttvoç m. 'sommeil' < i.-e. '^sup-no-.s = v. slav. swwîf
alb. gumi' 'sommeil' (-m- < -mn- < -pn-. G. Meyer Alb. Spr.
142. Alb. St. III 44); cf. i.-e. *suepn(>- ou ^suopno- dans skr.
Si;flyj?ift-/^ 'sommeil, rêve' /.d .x-''«/"«rt- 'sommeil', arm.A7??</?, gén.
Txhnoy 'sommeil' ^Hubscbmann Arm. Gr. I 504; \.-ç^.*suopno-s
selon Meillet MSL. XIII 373 et Pedersen KZ. 39, 350), lat.
somnus '.sommeil', v. irl. sûan gall. hûn bret. hûn 'sommeil'
{\.-Q.*suopno-s), V. non'. sue fn ags..s'M5r^/M 'sommeil, rêve' v.sax.
sweban 'rêve' (germ. *suebna- < i.-e. *sue2)n6-); lit. sàpnas^
'rêve' combinerait ^'supnas — y.slRv.suml et'^'svapna-s (? Brug-
mann Grdr. P 340); *s«^- est le degré réduit de ^siiep- dans
skr. svdpiti svdpati 'dormir, s'endormir' (cf. suptd-h 'endormi')
zdœ'fl^- 'dormir', lat. sopor 'profond sommeil' (*sicepôs) sôpiô-
'endormir, assoupir' (voy. ]\leillet loc. cit.), irl. foaid 'il dort'
{*suô[p]-), V. norr. sofa 'dormir' suepa 'endormir, apaiser' sofa
'tuer solennellement' 5^^cé/V^ 'endormir' v.li.a. -sicebhen 'sopire',.
1) Sui" les sens du mot voy. Willeins Bull. Acad. Belg. Cl. d,
L. 1S99, no 2, p. 29sqq. du tiré à part. Zacher fépaç pp. 229-248.
— 1005 —
cf. v.slav. sûpafi (prés. sûpJjo) -sypati'àownn-'^ cf. encore gr.
âunvoç "privé de sommeil' : skr. asvapnd-h zd ax^'afyia- lat. in-
somni.s, gv. èvÙTTviov 'rêve' : lat. somnium 'songe' = skr. svd-
pnxfarti "vision de rêve', v. slav. stinije m/sens, gall. anhunedd
'insomnia', gr. ùirvaXtoç ÛTTvnXôç ÙTTvripôç 'endormi, somnolent'
ÛTTVoOv (ptc. ace. |)1. vmvuûovTaç par ail. niétr. Q 344, e 48)
'dormir ÛTTvujaauj att. -ttuj 'sommeiller'. Cf. Cnrtius'^ 289. Fick
1^ 158. :î41. .ôTy. II-» :325. III' 548.
î3 TT o adv. 'dessous, en dessous', ùttô (ép. poét. uTiai, d'où liom.
uTrai9a 'en dessous; de côté, obliquement; prép. en se détour-
nant de'; él. lesb. Orra d'après Kaià, àvà etc.; /iuttu GDI.52G9)
l)rép. avec ace. 'sous, au bas de, au pied de: à l'approcbe de;
avec accompagnement de', avec dat.-loc. 'sous; sous la cku-
duitc de, avec accompagucnient de', avec gén.-abl. 'de des-
sous', avec le g en. vrai 'sous; par le fait de, par; avec accom-
pagnement de' : skr. âpa 'de dessous par ici', prép. et prév.
'vers, en s'approcbant de' zd upa v. pers. upa avec aec. 'vers',
avec loc. 'près de', lat. suh 'sous' (< *\e\l-s-Hpo. Ostboff MU.
IV 266, o\\*\a]ts iipo'^iald-^-s-. Brugmann KVG. ij 592?j .s-m.n-
{*Hup-s) os*!. ^^^ ombr. su, irl./b gall. qo- gaul. vo- {Vo-retus
Vo-f/Iantiionesi 'sous' {<.*uj)\o), got. «/"'sous' v. b.a. «//"'sur'
(pour û cf. v.slav. vt/sol-û 'haut' < *ûps-oko) oha 'eu haut';
i.-e. *iq)o prim. 'de dessous vers qc.'. Cf. p. ex. Curtius'' 29U.
Brugmann KVG. § 592. Grdr. IF, 2 §§ 718-720. Gr.Gr.* §518
fbibl.). Giinther IF. XX 159 sqq. V^oy. s. vv. ÙTrèp uipi.
uTTÔPpuxa adv. 'suus l'eau' (Hom. Hrdt.). Voy. s. v. Ppûxioç
p. 136.
ÙTTÙfu iioç '(|ui est sous la main'. Voy. s. v. feTfûn l). 211.
ÙTTÔbpa adv. 'en regardant en dessous' (Hom. Hsd.i < *-bpaK
ntr. (: bépK0)aai, voy. s. v. p. 178), cf. skr. ahar-drq- 'contem-
plant le jour' apa-drq- f. 'regard, coup d'œil', mais *-bpaK-T-
est également possible; uTrobpdE (Call. Nie.) n'a été créé que
tard d'après des formes connue àva-fiiï 'pêle-mêle' (forme de
nom.): cf. Brugmaim Grdr. 1- 904 ibibl.). Il-, 1, H.'i. 424.
2, 689.
ÔTToXâïç, -iboç f. 'motteux'. Voy. s. v. boni. Xâaç p. 546 sq.
— 1006 —
ion. att. uTTTioç 'renversé en arrière, couché sur le dos; qui tombe
à la renverse; plat, uni (pays)': lat. s u pin us ']^enehé en arrière,
couché sur le dos' (Curtius^ 290), ir\.fôen bret. c'houen 'couché
sur le dos' (celt. *sîi[p]-ino-. Fick II* 54. 305. Stokes BB.
21, 123) : Ù7TÔ ÙTièp. — Lat. supô-âre 'jeter', v. slav. sûpq 'je
répands' (p. ex. Henry Bret. 170) sont à écarter.
upaH, -ttKOç m. 'souris' (Nie.) < *.surak- : lat. sôrex -icis 'souris'
< *suôraJc-; cf. ensuite lat. susurrus 'sifflement, murmure,
chuchotement' susurra -are 'murmurer, bourdonner, etc.', élar-
giss. par -s- ou (mieux) renforcement onomatopéique de con-
sonne de i.-e. *suer- *sur{r)- 'bourdonner, etc.' dans skr. svdrati
'bruire' svard-h svàrah 'son, voix', v. slav. svirati 'siffler' (né
de *siHr-) lit. surmà 'sifflet, chalumeau', ail. mod. surren 'bour-
donner' schwirren 'rendre un son vibrant; siffler, bourdonner',
gall. chwymti 'gronder' v. irl. sibrase {^si-suerâm) 'modulabor'
sirecM i^suêrekta)" mè\où\Q\ Curtius^ 354. Fick IP 323. Ost-
hoff BB. 24,212. Walde^s. vv. (bibl.); l'identité de ""suer-
'bourdonner' avec *suer- 'dire' (lat. sermô 'entretien', v. norr.
suara 'répondre', etc.; voy. s. v. épjuriveuç p. 282 sq.) n'est pas
très sûre.
upxn f. 'terrine' (Aristoph.) : lat. urna {*urc-nà. Brugmann Grdr.
P 371. P 668; le rapport avec lat. ûrô en tant que 'vase de
terre cuite' est à écarter) 'urne' urceus 'cruche' ombr. urna-
sier 'urnariis'; lat. orca 'tonne' est vrais, l'emprunt grec; ces
mots pourraient être d'anciens emprunts phéniciens, cf. hébr.
'araq 'terre' (Keller Volksetym. 48; voy, Levvy Fremdw. 102
bibl.); V. slav. vrûèî 'cruche' (Bezzenberger BB. 27, 178) est
l'emprunt got. aàrkeis 'cruche', lui même emprunt latin; cf.
Walde -' 859.
hom. etc. ûç, gén. ûôç, ace. ûv m. 'porc ou sanglier', f. 'truie ou
laie' = lat. sus, gén. suis 'porc' ombr. si f ace. pi. (< ^sù-f)
'sues' si m (<*sm-w) 'suem', zd 7if<-'porc, truie', alb. (G. Meyer
Alb. Spr. 90) ûi 'porc', cf. skr. sûlardh 'sanglier, porc' (,1e
m/suff", -/>•- dans lat. sucul-a -us, v. gall. hiicc 'sus' corn, hoch
'porcus' V. irl. soccsâil 'loligo', ags. suju 'truie', cf. Fick IP
305 sq. Brugmann Grdr. IP, 1, 483), tokh. B suwo, v. h.a. su
ags. su V. norr. si/r 'truie'; — tardif uïvoç 'de porc, propre au
- 1007 —
porc, sale' : lat. .suiniifi 'de porc' = got. sweln v. h. a. swln ags.
.swin V. non. 5Mm 'porc', v.slav. .s•^•^rt^t'(le porc', cf. aussi v.slav.
s-rinija 'porc'. Curtius-^ .381 sq. Fick I» 141. .*3.32. .565. III» 442.
On rattache ord. i.-e. *sa-s 'sanglier' au groupe skr. sâ-h 'pro-
créateur' gr. u'iôç 'fils' (voy. s. v.), le porc devant son nom à sa
fécondité; Walde- s. v. y verrait un parent de lat. sûcus 'suc',
etc., en raison de la prédilection de la bête pour le bourbier;
selon d'autres (Bopp, Pictet, etc.) il y aurait onomatopée. —
Pour gr. aûç voy. s. v.
ôainîvi dat. B 863. 0 56, ùauivri f. 'combat, mêlée' (Hom. Hsd.)
< i.-e.*?'«(ZA.s-, degré réduit de '■ieudh-s- dans zd i/aosti ( < i.-e.
*ieusti-*ieîidh-s-ti-) 'agilité, activité' yaoza'ti v.pers. yaudatit/
's'émouvoir', cf. i.-e. "^'ieudh- dans skr. ijùt jjûdh- m. 'combat-
tant', f. 'lutte, bataille' ijihlhijati ijodhati 'combattre' zd //«vl-
/ye'Vi 'combattre' skr. i/udlimali 'belli(|ueux; subst. m. combat-
tant' (cf. peut-être v.slav. ojiminû, pi. ojlmi 'guerrier' <o--f-
■^Jinlnio- = skr. !/udIimà-li. Loskien IF. XIX 39Hs(i. XXI 33Sj,
gall. corn. brct. iiid- 'lutte' (^'iudlio- ou *nidha-) en des noms
propres, p. ex. v. gall. lud-uertlt {nerf h 'valor'j; le sens de
'lutter' est une spécialisation de '(s')agiter d"un mouvement vio-
lent', cf. skr. ud-jjodhafi 'homWonnev; s'emporter de colère',
]sLt.JubeO {^ludli-eio) 'ordonner' (c.-à d. 'exciter à'j juha 'cri-
nière' ('*celle qui s'agite') jtibar 'lumière rayonnante, scintil-
lante', Vit. j II ndà JHsfi 'commencer à s'agiter' jiidù judèfi 'se
mouvoir en tremblant' jiidinu jkdintl 'secouer' jiidra 'rafale'
lett.jaîtrfrt 'force' pol. (Baudouin de Courtenay IF. XXI 196 sq.)
Judziv 'exciter à qc. de mal, soulever'. Cf. Curtius'^ 397. Fick
IF 224 sq. Ilirt Abl. § 463. Johansson IF. XIX 137.
u(îTTXri(T)H, -nTCT)»?» dor. van\â{f)t vanXàY^ç f. 'corde fermant
la carrière; piège d'oiseleur (Tbéocr.)'. Cf. ucTTpixeç Oarepoç
et skr. l'id 'vers le liant"; -TTXâ(Y)T- : TrXdluj ( *TTXaffluj j 'frapper';
ne pas conclure à un gr. *ùç = zd v. pers. lis 'vers le haut' <
*«</ -|- .V, car va- est abstrait des formes où -ç est issu en pré-
liell. de -d devant t- 8-; cf. Brugmann Ordr. H-, 2, 903. Brug-
mann Tliumb Gr.Clr.^ 516 sq. (bibl.).
(uaaaE, -aKOç) gén. pi. ùcrcrâKuuv m. 'aiboîov fuvaiKeîov' (Ar. Lys.
1001). Étym. inconnue: mot dial. ou emprunté? — Le rapport
— 1C08 —
avec lat. rûfjtna (: gr. *ùx-. Bezzenberger BB. 27, 178) est très
douteux,
voaàç m. 'javelot, le pilum romain' (Pol. Plut.). Pour Bechtel
BB.30, 271sq. emprunt carien, cf/Ycrcr- et-OaaajWoç éléments
de noms propres. — L'avis de Bezzenberger BB. 27, 178
(*ija9io-ç : V. sax. ord v. h. a. ort 'pointe', germ. '^'iizda-} est à
écarter.
vocfujnoç t'., -ov 'liysope (ou câprier?/, cf. ùcTujTTiç' ii aàjLiviJUXOç
('marjolaine') Hésycli. Emprunt sém., et. liébr. 'ê2ô?): bibl. chez
Lewy Fremdvv. 38.
iiaiépa, ion. -x] f. 'matrice', cf. ucftoç' ^aairip Hésycli. : skr. nd
'vers le haut', le ventre étant caractérisé par sa saillie, sa proé-
minence; cf. aussi skr. uddra-m 'ventre, embonpoint, etc.' an-
-iidara-h 'privé de ventre' zd îidarô-drqsa- 'l'ampant sur le
ventre', gr. ôbepoç" yacTTrip H. (<*ubepoç ou * Fôbepoç?), lat.
utérus '&Q\\\ ou ventre de la mère' {*udero-s)\ voy. Curtius^
228. Guntert IF. 27, 48. Brugmann Grdr. IP, 1,330. Walde^
s. v. (bibl.).
boni. etc. uaxepoç 'qui est derrière' = skr. ûttara-h 'supérieur,
de dessus; qui vient après; en plus', compar. formé sur ûd
'vers le haut'; hom. etc. ucriaxoç Me dernier' pour *ùaTa|uoç, cf.
skr. uttamd h 'suprême, extrême, supérieur, le plus beau' zd
ustdma- 'extrême, dernier'. Curtius'' 228. Brugmann Grdr. II-,
1, 227. 324. 11'^, 2, 903. Gr.Gr.^ 516 sq. Voy. l'art, u^piç.
xjcrxpiE, -ixoç (uarpi^E. -lYTOç 0pp.; aussi ucfSpiH) m. ou f. 'héris-
son, porc-épic(Hrdt. Arstt. Call.); pi. soies de porc, de sanglier
(Plat, com.)'; ùaipixiç, -iboç f., uaxpixoç m. 'fouet armé de
pointes pour les esclaves' (Aristoph. etc.). Pour ùa- cf. uffTepoç
ùaTépû uct-ttMiH (bibl.), skr. ûd 'vers le haut'; 0p(H, gén.xpixôç
f. 'poil, cheveu'.
iiqpri f. 'tissu (ord. au i)l., tragg. Plat.); toile d'araignée' (Arstt.);
uqpoç, -ouç n. 'tissu; toile d'araignée; filet'; hom. etc. ùqpaivuu
(3. pi. ùcpôujcTi ri 105) 'tisser, ourdir, machiner, tramer' : skr.
ûrna-vâhhi-h {*uëbh-) 'araignée' (litt.'qui tisse la laine') nbhnàfi
umbhâti unâpti 'tenir ensemble, couvrir' (avec dpa- et prd-
'lier') zd *td>da- ptc. pf. pass. dans uhdaëna- adj.'fait d'étotfe'
pers. mod. hâftan 'tisser', alb. ven 'je tisse' {*vehniô. G.Meyer
— 1009 —
Alb.Spr. 95), y.h.a.weban m.h.a.icehen 'tisser, ouvrer, tresser,
filer' ags. wefan v.norr. vefa (ptc. ofijin) 'tresser, tisser' v.norr.
kqngur-vâfa 'araignée' [*uèhh: Johansson IF. III 226) v.h.a.
weppiags.webb (^erm.*uab-ia-, \.-e*uobh-. Lidén IF. XIX 338)
V. h. a. ivuppe 'tissu' suéd. dial. ov 'trame' (germ. *ub-ia-. Lidén
1. cit.) ;i.-e.*Me6^-*Mo6^-*M6/î,- 'tisser' (Fick 1*547. 111*391); cf.
des bases parallèles *auedh- *audh- *uedh8.v. èeMoi (Add.)*aug-
*ueg- dans irl. uagini 'je cous' figun 'je tisse' skr. vàgurd i*uèg-)
'piège, filet pour prendre le gibier, fil' lat. i;^him {*vêgsîo-)
'voile, m. et ï: vèxillum (Lidén 8tud. 20sqq. Walde*814),
*au{e)- dans skr. inf. ôfum 'tisser' ptc. -idâ-h ûtah 'tressé, tissé,
cousu' lit. aukJè 'bande pour les pieds' lett. aukla 'cordon'
{*autlâ) V. pruss. auclo 'licou', *Me«- *ueié- dans skr. i-ânati
'tisser, tresser' lit. vejù vyti 'tordre, tourner' v. slav. vljq riti
'enrouler, tresser' lat. vieô 'tresser', tous élargiss. de *m^7- 'tres-
ser, tisser' dans skr. vâtavë 'tisser, tresser' vanam 'action de
tisser, de coudre ; tresse, natte' (gramm.) gr. rirpiov dor. aipiov
'chaîne d'un tissu' »); voy. en dernier lieu Franck-van Wijk
EW. s. V. wpven et Persson Beitr. Il (349 sqq. (bibl.).
vvpi adv.'en haut' (Hom. Hsd.); hom. v^^ov 01^661 \j\\iôae 'en haut';
honi. etc. ùvi/ôeev 'd'en haut'; ùvpiuuv conipar. 'plus haut' ( Pind.);
uipicTToç 'très haut'; ion. att. uijjgç, -eoç -ouç n. 'hauteur, éléva-
tion; cime'; hom. etc. ùipnXôç 'haut, élevé'. Cf. uiraToç 'le plus
haut', puis lat. suii {*sups) dans susqiie dèque 'de haut en bas',
irl. ôs uas (*oupsu) gall. uch corn, ugh bret. uc'h 'au-dessus'
irl. uasal {*oupselo-) gall. uchel corn, hulul bret. uchel gaul.
OuHeXXov -a Uœello-{dûnum) 'haut', v. slav. cysoM'hmi" (i.-e.
*ûpso-) : ÛTTèp ÛTTÔ (\oy. s. vv.), v.h.a. ûf> ail. auf\ etc. Ost-
hotiMU. IV 264 sqq. (bibl.). Duvau iMSL. VIII 256 sqq. Jo-
hansson BB. 18, 12. Pedeisen IF. V 57 sq. K. Spr. I 75. 93.
Brugmann Grdr. IP, 2, 912.
1) Modifiez daus ce sens l'art. fJTpiov p. 330.
U
— 1010 —
a>.
hom. etc. aor. cpateiv 'maiigei'; çayâç, gén. -â ou -où m. 'glouton'
(Crat.); qpaYebaiva f. 'chancre'; qpaYÔveç' aia^ôweç, yvàGoi Hé-
sych.; locr. TTâjuaToqpaYeiv 'brijueiieiv, bri)uoaioûv' : skr. bhdjati
-tê 'partager' bhdga-h 'dispensateur' (=zd baya- v. pers. haga-
'maître; dieu', gr. -cpdYOç) &7<a^f/-^ 'richesse, bonheur' hhdksati
'jouir de, consommer' zd haxta- 'donné en partage' haxsaHi
'distribuer', phryg. BaYaîoç* Zeùç OpÛYioç Hésycb. (Curtius''
297. Solmsen KZ.34,49. Wiedemann BB. 28, 13 contre Torp
IF. V 193 sq., qui rattache le mot à gr. qpriYÔç, lequel procède
de i.e. *bhàg-), v. slav. u-bogû ne-bogû 'non fortuné' bogatû
'riche' bogû 'dieu'; i.-e. *bhag- 'répartir'. Curtius^ 1. cit. Fick
P 87. 264. 487. Hirt Abl. § 762.
çcxYiXoç m. 'agneau ou chevreau en état d'être mangé' (Arstt.) :
qpaYeîv, cf. Théocr. I 6 xiM«P4J ^^ KaXôv Kpéaç, èffie k' àjuéXSriç.
Fick GG A. 1894, p. 247.
I. crét. qpaYpoç m. 'pierre à aiguiser, aKÔvn' (Simmias chez Ath.
VII 327 f.). Lidén Arm.St. 57 sqq. tient le mot pour identique
à arm. bark {\.-e.*bhag-ro- ou *bhdg-ro-) 'acide; acerbe, cruel,
etc.', prira. 'piquant, tranchant, affilé', cf. qpoEoç 'ôEuKeqpaXoç'
B 219; doute de Persson Beitr. II 930 (dissira. de*(ppaYpoç?).
— II. cpotYpoç m. 'un poisson'; cpaYUjpoç" îxOùç ttoiôç Hésych.
(dissim. de *cpaYpujpoç. Fick KZ. 43, 151), cpaYpuupioç (Strab.).
Il se peut que le poisson ait dû son nom à qq ressemblance de
forme avec qpaYpoç I. ; voy. Lidén 1. cit. — Gr. cpaYeîv est à
écarter dans les deux cas.
posthom. cpaibpôç (hom. tt^aîbpri X 321) 'brillant, serein, clair;
gai'; hom. etc. coaibifioç 'brillant, magnifique' (voy. l'art. XaBpôç
p. 549 sq.); qpaibpuvuu 'faire briller' (voy. Solmsen Rh. M. 54,
495 sq.) : lit. gèdras gaidrùs 'clair' (Fick BB. 2, 187 ; i.-e.*gVh-) ;
voy. l'art, qpaioç.
hom. etc. q)a{vuu (*(paviuj), fut. qpavuj, aor. è'qjriva pass. tqpàvriv
trans. 'faire paraître, rendre visible, montrer', intr. et moy.
'briller, paraître'; ion. att. cpavepôç 'visible, apparent, clair';
cpavri f. 'torche'; cpavTdZ^uj 'faire voir en apparence', moy. 'se
montrer, apparaître'; qpavTaaiâf. 'apparition; ostentation; idée;
— 1011 —
imagination', qpaivui — alb. guèg. hiij tosq. be)i 'je fais' ''propr.
'je fais paraître'; alb. comm. *banio. G.Meyer Alb.Spr. 23sq.),
cf. peut-être arni. hanani 'j'ouvre' (**je mets en lumière, je
montre'?), élargiss. de R. Wui- dans skr. hhdti 'luire, éclairer,
briller'; voy. Brugmann Grdr. P 173. 27U. II» 981. IF, 3, 306.
382.
ait. (paiôç 'brun, sombre'<*qpaiF6-ç ou *qpaicrô-ç (*(pai(TF6-ç selon
Schulze Qu. ep. 62), i.-e.*gV/i-, cf. qpaïKÔv XainTrpôv Hésycb.'),
lit. galsas et gai.^a 'lueur nocturne dans le ciel' lett. gaiss 'air,
temps', gr. cpaibpôç lit. gëdras gaidrùs 'clair' (lit. galsas etc.
peut aussi procéder de *gai[d -sa-); voy. Frolide BB. 3, 14.
Bezzenbcrger BB. 16, 249. Brugmann Grdr. 11^ 1, 201. 539.
ion. att. cpdtKeXoç ni. 'faisceau, botte, fagot'. Fick GGA. 1894,
p. 247 et Solnisen Beitr. I 7 n. 1 conjecturent, sous réserve, un
sens prini. de 'serré ensemble, lié ensemble' et un rapport avec
(jqpàKcXoç m. (voy. s. v. p. 927) V? — Lat. fascia 'bande' doit
être écarté. — Voy. s. v. cpâdKUjXoç.
ion. att. qpŒKÔç m. 'lentille, purée de lentilles; objet lenticulaire';
(paKf\ < qpaKea (Epicli. fr. 33 K.), ion. qpaKeri f. 'lentille (IIpc),
purée de lentilles (Aristoph.)' : alb. baOf {*hhaka) f. 'fève de
marais (Vicia faba)' haOiste {-isff suff. slav.) 'champ de fèves'.
G. Meyer Alb. Spr. 22; voy. aussi Persson Beitr. I 253 n. et
Walde^ s. y.faha (• dial. haba, \.s\Ry. bobû v.pruss./môo'fève';
cf. àpttKÔç : ôpopoç; emprunts à une source de l'Europe orien-
tale?). — Autre avis chez Fick BB. 29, 199.
qpdXaYï, «ytoç f.'gros morceau de bois rond, gros bâton (Hrdt.);
— rang en ordre de bataille, troupe rangée (Hom. Hsd.), front
d'une troupe (Xén.); armée (en marche ou campée); — pha-
lange; — att. faucheux'; qpdXaYïai f. pi. 'poutres rondes' (> lat.
pliai angae palangae ïr. palan palanche) : skr. bimrijau duel
'armons' (bibl. chez Johansson IF. II 23 sqq.), lat. suffhlmen
'sabot à enrayer, chien' (Fick BB. 1, 62; *sub-flà(/nien, i.-e.
"^bh/f/-, oi\*-/l(ingnten, ou*-//<///.s'///e«, ï.-c.^'bhlc)g-\ y.h.a.balcho
ags. 6ert/crt 'poutre' (germ. occ. *balkan-) v.norr. />/t//Av 'poutre'
(germ. sept. *bellcan-) ballcr bolkr 'nmr mitoyen' (germ. sept.
1) Autre avis sur fpaïKÔç (Sopli. fr. ICO:?) clioz Klnlicli Z. idjr-
Sprachgesch, 30 n.
— 1012 —
*haïku-) ags. holca 'gangway (of ship)' (germ. *bulkan-, i.-e.
*bhîg-)f lit. halzênas haléena 'poutre transversale' resp. 'longi-
tudinale (du traîneau)' lett bal/ïns bal fens "appui de charrue';
i.-e. *bheîa^g-, vrais, avec le sens concret de 'pièce de bois';
cf. aussi irl. 6Zo^ 'fragment'. Bezzenberger BB. 1,250. Zupitza
Gutt.196. Hirt Abl. § 288. Berneker EW. 70sq.(bibl.). Franck-
van Wijk EW. 30. Solmsen IF. XXX 45 sq.; pour une ana-
lyse ultérieure (: m. h. a. 6oZe 'planche épaisse', R.bhel{e)- bheîê-
'gonfler; gonflé, arrondi, épais, etc.') voy. Persson Beitr. II
849 n. (bibl.).
^pdXaiva f. 'phalène' (Nie. Th. 760). Osthoff Et. Par. I 329 sq.
songe à un *q)aeiXaiva < *q)a[F]e(j-X-aiva (th. cpaFeff- 'lumière')
ou à une dissim. de *(pâvaiva : att. qpâvoç (hom. ion. cpaeivôç)
'lumineux, clair'.
<p â \ K Ti ç, -ou m. 'contre-étrave' Poil. (voy. Cartault Trière ath.
34 sqq.) : lat. faix -cis (i.-e. -/-) 'faux' flectô 'courber'. Curtius^
169. Brugmann Grdr. P 479. — Autre avis chez Prellwitz-
481 (: cpàXaYE).
<pàXXaiva (seule forme correcte) f. 'baleine (Arstt.); tout animal
énorme et vorace, fig. (Ar. Guêp. 35. 39)'; qpdXXri f. 'baleine'
(Lycopbr.). Selon Osthoff Et. Par. I 321-336 (bibl. complète)
<pdXXaiva contient le suff. abstrait de Xéaiva bpaKaiva ZiuYaiva •
Poûç Gi'iXem Hésych. (: *Z;ùyujv) etc.; qpdXXri < *<paXiâ, i.-e.
^quhal-iâ ou *qvhdl-ia : v. norr. hualr ags. hicœl v. h. a. ical
welira 'baleine' m. h. a. wels v.pruss. ^«Zis 'silure', desquels est
vrais, parent (avec Lidén Uppsalastudier 91 sq. contre Osthoff
op. cit. I 324 sq.; voy. aussi Solmsen Beitr. I 21 n. 122 n.) lat.
squalus 'squale, chien de mer'; non convaincant; en outre, lat.
ballaena présente un b- là où l'on attendrait jj- (ou ph-) dans
le cas d'un emprunt grec; il semblerait, étant donné le rapport
lat. Bruges : Opvjyeç, qu'il y ait emprunt à une Ig balkanique,
où 6 < *bh vaut gr. 9, ce qui ruinerait l'hypothèse ci-dessus;
cf. Walde^ s. v. Persson Beitr. II 797 n. 5 (bibl,); il est vrais.
(cf. Persson 1. cit.) que qpdXXri est un fém. répondant au masc.
cpaXXôç avec le sens de 'masse arrondie', cf. m. h. a. buUich
bolch 'grand poisson, cabillaud', i.-e. *bheî{e)- *bhelè- 'gonfler'.
— 1013 —
(paXXoç m. 'membre viril' (Hrdt. Aristoph.;: cpâXriç, -r|TOç m.
m/sens (Aristoph.Théocr.); OaXXnv, -fivoç m. épithète de Bac-
chus (Paus. ; voy. Solmsen Beitr. 1117 sq.)- I-e. *bhl-no- : irl.
bail 'membre' (Fick II'* 163), hess. bille 'pénis' (Bezzenberger
BB. 19, 248), m. b. a. bulle 'taureau' (= gr. *(pdXXuuv 'pourvu
d'un grand qpaXXôç'. Sehulze KZ. 29, 263) ags. bulluc 'jenne
taureau' v.norr. hole 'taureau' v. suéd. bultn bol in 'gonflé' bulde
bolde byld 'gonflement, abcès' (Persson Beitr. II 796 sq.); i.-e.
*bhel(e)- *bheliê)- 'gonfler'. Voy. s. vv. qpâXafH qpdXXaiva qpXéui
qpXuuu OXeùç qpXôoç qpXibâv cpXévp qpùXXov etc. — Skr. phô.la-h
'soc de charrue' (: skr. jj/m/rt^/ 'crever', \.-Q*phel-'{t\\àrt\ SUt-
terlin IF. IV 104) est à écarter.
hom. cpdXoç m. 'saillie du casque, en forme de corne' (voy. Rei-
chel Hom.Waffen^ 98 sq. 107 sq.). Persson Beitr. II 757 n. 5
(bibl.) y joint les gloses d'Hésycli. qpaXôv tô dTepeàv KÙKXuujia
Toû ffTépvou. 01 bè TÔv lauupôv (laïupôç '*qui s'écarte de la direc-
tion'), qpaXuu9eiç' TraparpaTreiç, q^aXliTTer pujpaivei, puis hom.
(poXKÔç épithète de Thersite B 217 en tant que 'cagneux, qui
a les jambes courbes' (voy. s. v.), et rattache le tout à i.-e. R.
ghuel- attestée par skr. hvdratê hvdlati zd zbara'ti 'aller de
travers' zd zurah- v. pers. zûrah- 'tort, imposture', lett. firel'ii
ftcelt 'rouler, déplacer, renverser; courber' ficeltis 'se déplacer
lourdement, se rouler, tomber à la renverse', lit. évilti zvilûti
'balancer, bercer' (i.-e. *ghul-) v. slav. zûlû 'méchant' (i.-e.
*ghîd-; pour le sens cf. zd zûrah-). Voy. s. v. rpucpàXeia. De
là qpâXapa n. pi. 'bossettes de métal ornant ou reuforrant un
casque TT 105 (sg. qpâXapov 'extrémité supérieure et droite de
la tiare'. Esch. Pers. 661); poster, bossettes ou disques de métal
ornant le harnais des chevaux et des mules' (> lat. phalerae
f. pi.); voy. Helbig Épopée hom. 387 sqq. Reichel Hom.Waffen-
100. 108. Saglio IV, 1,425 sqq.
qpaXôç" XeuKÔç Hésych.; qpaXùvei* XaiiTrpûvei H.; cpdXavGov tto-
Xiov H.; qpaXiôç (*(paXi-F6-ç) 'elaif (Call.); cpaXiaaeTar XeuKai-
veiai. ciqppiîei H.; ion. att. 9aXaKp6ç 'chauve' (skr. Jchalati-h
'chauve [Osthoff Et. Par. I 327 n. bibl.] est à écarter) : skr.
bhala-m 'éclat; — front', alb. (G. Meyer Alb. Spr. 24) baie.
'front', V. pruss. batto (1. ballo) 'front' (Bezzenberger GGA. 1874,
— 1014 —
p. 1 237), gall. hal '(cheval) marqué au front d'une tache blanche'
bret. hal 'tache blanche au front des animaux domestiques'
(celt. n)al-o- %al-no- *balio: Fick II* 164. Henry Bret. 24),
angl. dial. bail 'cheval marqué en tête' moy.-angl. balled dan.
hœldet 'chauve', lit. hdltas {*bholdto-s) 'blanc' balsvas 'blan-
châtre' lett. bals 'blême': cf. ensuite ion. qpaXripôç (Nie.) dor.
q)aXâp6ç (Théocr.) 'tacheté de blanc' honi, cpaXripiéuuvTa {\vô\xo.ia
N 799) '(flots) crêtes d'écume' ion. qpaXripiç, -iboç, Ig comm.
(paXâpiç f. 'poule d'eau', v. h. a. belihha m. h. a. belche 'poule
d'eau', lat. fulic.a {*blioU-kâ) 'foulque', puis v. norr. bàl ags.
bœl 'flamme, bûcher' (i.-e. *bhêlo-), v. slav. béhï 'blanc', celt.
*6eZo- 'clair, brillant' dans gSin\. Belenos etc. (Fick 1. cit.); i.-e.
*bhelêi- et *bhelë- *bhele- *bhël- (cf. encore v. sax. bll 'couleur'
bliâi 'brillant, clair' germ. *bliua- 'plomb' etc.; — lat. flcivos
'blond', irl. ?;/« 'jaune', v.h.a. 6Zc7o'bleu'), élargiss. de i.-e. *6/irt-
'luire' (: skr. bJiâti 'luire'). Curtius^ 297. Fick I* 87. 488 sq.
III* 267. Persson Wzerw. 20. 109. Beitr. I 28 sq. 180. II 569 n.
731. 763. Hirt Abl. § 460. Berneker EW. 55 sq.
ion. qpàoç, gén. qpdeoç att. cpdouç, att. nom. contracté cpûùç (*cpd-
Foç, cf. pamphyl. qpàpoç; i.-G. *bhdu-es-), gén. hystérog. cpuuTÔç
(ép. nom. qpôujç prob. < qpd[F]oç -{- *qpuuç = skr. bhàli n. 'lumière'.
Brugmaun Grdr. IP, 1, 578 n. 1) n. 'lumière; lumière du regard,
pi. les yeux'; hom. *cpduj 'briller, apparaître' dans aor. 3. sg.
cpde t 502, fut. ant. 3. sg. ireqpriaeTai P 155; ptc. hom. poét.
(paé0ujv, -ovTOç 'brillant'; hom. qpaecri-iuppoTOç pind. cpauai-|uPpo-
Toç 'qui brille pour les mortels'; hom. poét. cpaeivuu seul. prés,
'briller' (*q)aFeav-iua) ; lesb. qpdevvoç (*qpaFe(J-vo-ç) ion. cpaeivoç
att. cpavoç (dor. Oarjvoç arc. Oarivâ) 'brillant'; hom. poét. tti-
(paùdKuu 'faire briller; faire voir, expliquer'; cpaûaiç, -eiuç f.
'lumière; fauxfeu'gramm.; qpauocpôpor AioXeî(;,iépeiaiHésych.;
<t>uj-, dial. Oau- (eypr. 0au-bct|uoç, hypocor. Oauoç Hiérapytna,
etc.), -(pdriç,-cpujv, dial.-qpduuv (Fick-Bechtel Personenn. 284 sq.).
Cf. skr. vi-bhàva-li vA-bhdvan- 'rayonnant' {\.-&.*bliâu-. Persson
Beitr. 1 117) ôM^z 'éclairer' bJiâti-h 'lumière' (i.-e.*6^«-) bhâs-
instr. bMsu u. (poster, f.) 'lumière, éclat, majesté, puissance'
su-bhà.s- 'ayant une belle lumière, éclairant bien' (i.-e. *bhôs-,
à quoi se rattachent (puOcTKer biaqpaûei H. bia-cpuj(JKU) 'commen-
— 1015 —
cer à briller' Hrdt. cpuuaTiîp" Oupiç 11., skr. bhà.sant- 'éclairant'
bhàsas- 'lumière') hhanû-h 'éclat, lumière, rayon, soleil' zd fra-
-îî^'^rbriller' (R. &«-; bibl. chez Bartholomae Airan.Wb. 952),
V. irl. hdn 'blanc', ags. bônian 'polir' m. h. a. hiienen bas-ail.
hfmen 'cirer, vernir' (Kluge'' 63). Curtius^ 296 sq. Brugmann
Grdr. IP, 1, 536. — Prellwitz BB. 22, 76 sqq. a voulu distin-
guer R. hhii- 'luire' et R. hhâ- 'dire'; Persson Beitr. II 569 u. 1
ne croit pas que l'existence dune R. hhè- soit démontrée et
admet (avec Curtius'' 1. cit.) l'identité de %hu- 'luire, briller'
et de *hhâ- 'rendre clair par des mots, annoncer"; voy. les art.
qpaXôç cpniLii.
posthom. qpdpaYE, -affoç f. 'ravin'. Voy. s. v. cpâpoç.
(papéipâ, ion. ■r\ f. 'carquois' < i.-e. %h)Te- -. th. hhere- dans skr.
hhdrati gr. cpépere qpépe-rpov 'brancard' éol. qpepe-va f. 'dot';
voy. en dernier lieu Persson Beitr. II 661.
(papKJç, -îboç f. 'ride (de vieillesse. Soph.)', cf. q)opK6v . . . pucrôv
('ridé') Hésych., puis lat. frico -are 'frotter, frictionner' (autre
avis chez Walde- s. v. /"r/ô, i.-e. *mr-), lit. hvdukiù hraùkti
'gratter, essuyer, frotter' brûlis 'trait' brùJcszniis 'trait, raie'
etc. lett. berfchii 'je frotte, j'écure' lit. breziu 'je gratte' et la
famille de gr.cpàpaoç n. 'morceau'; \.-G.*bhei'{e)- 'H)hei'i- ''bheru-
'frotter, user en frottant, gratter' et 'broyer, émietter'; voy. en
dernier lieu Persson Beitr. II (589 n. 781 sqq. 859 sq.
boni. etc. qpdpiaaKov 'charme, philtre magique, drogue, remède,
poison'; qpapfjaKÔç m. 'magicien, sorcier, empoisonneur; celui
((u'on immole en expiation des fautes dune ville (Hippon. Ari-
stoph.), d'où : scélérat''); qpapiuâaauj, att. -ttuj 'travailler dU
1) [Partant de TrapeiaqpdpaKToç = TrapaKCKomutvoç. Uavers IF. XXV
.375-392 dérive qpdpiiaKov d'un 'q)cip,ua n. 'coup', et celui-ci de R. hher-
'frapper', cf. lit. bnriù, de .sorte que qpctp.uuKov aurait siiinifié 'ce qui
concerne un coup démoniaque ou qui est employé comme moyen
curatif contre pareil coup', étant donnée la croyance populaire fort
répandue que des maladies sont causées par des coups de démons
et f^-uéries de même. Kretschmer Glotta III 338 sq. objecte que cpùp-
laoKov dans l'épopée désig-ne toujours une substance, herbe, onfiuent,
boisson ou aiitre matière, mais non l'action de guérir, de charmer,
d'empoisonner; l'étym. de llavers n'ajoute qu'une possibilité en
face d'autres, p. ex. la dérivation de (pépw. (pépua '(luod terra fert'.
— 1016 -
altérer à l'aide d'une drogue', qpapina- prob. < i.-e.th.*6^?'meM-,
cf. lit. hmnù bùrti lett. hur'u burt 'charmer' (Osthoff BB. 24,
144 sqq., avec bibl. complète); cpapiiaKÔç pourrait représenter
un *qpap)aaKiK6ç (Brugmann Grdr. IP, 1, 485); autre avis chez
Osthoff 1. cit.
hom. cpâpoç, att. qpapoç, -eoç -ouç (cpâpéeffffi Hsd. Trav. 198) n.
'pièce de toile; toile à voile; linceul; manteau' < *qpapFoç i.-e.
*bhr-uos : lit. burva 'une pièce de vêtement' lett. burwes biiras
pi. 'petites voiles' (Bezzenberger BB. 1, 244 n. Lidén Stud. 24
bibl.), gr. qpàpar iiqpmveiv. irXéKeiv Hésych, cpopiiôç m. 'corbeille
tressée, couverture tressée, natte'; i.e. *6^er- 'tisser, tresser'
(Schulze Qu. ep. 110 sqq.).
(pàpoç, -eoç -ouç n. 'charrue, labourage'; â-qpapoç 'àqpàpujTOç*
(Call.); poûqpapov rfiv eùàpOTOV f?\v. qpâpoç yàp f[ àpoaiç Hé-
sych. ; qpapdv 'labourer' dans ép. cpapôiucTi — qpapiLffi (Call.) ;
aor. qpàpaai 'axiaai' EM.; posthom. qpdpafH, -axToç f. 'ravin,
précipice; falaise'; qpàpcroç, -eoç -ouç n. 'morceau arraché' (voy.
s. V.) : zd bâra- 'tranchant, m.' {tizi-bâra- 'au tranchant affilé'),
arm. èeran 'bouche' (propr. 'trou, ouverture') -bir {L-e.*bhëro-)
dans getna-bir erkra-bir holabir 'fouillant le sol' br-em 'je
déterre, je creuse, je détruis' br-iç 'pioche' (Scheftelowitz BB.
29, 37 sq.), alb. br^j tosq. bren 'je ronge' brime 'trou' (en tant
qu'issu de *bhrma. G. Meyer Alb. Spr. 37. Alb. St. III 78), lat.
forâre 'percer'( = v. h. a. borôn), irl. 6erw 'crevasse' berna m/sens
bernach 'crevassé' v. h. a. borOn ags. borian 'percer' v. norr.
bora 'trou' {auga-bora eyra-bora), lit. ôternà 'bouche' (cf. arm.
beran) slav. comm. *borna 'herse' (russ. boronà tchèq. brdna
etc.); i.-e. *bher{e)- 'frotter, user, gratter; broyer, émietter,
fendre; percer, tailler, etc.'; — cf. une base en -i- dans zd
brôi&ra- 'tranchant, m.' véd. bhrïnânti 'ils blessent' pers. mod.
burrldan 'tailler', lat. friâre 'broyer, concasser' frîvolus 'fra-
gile, de peu de prix' fricâre 'frotter', slav. comm. *brîjq *briti
dans russo-slav. eccl. btnju briti 'raser' v. slav. britva 'rasoir'
cf. b 229 sq. ; pour le vocalisme de qp^pfaa : qpdpiuaKOv qpapfiaKÔç cf. qpé-
peTpov : q)apéTpâ. — La long'ueur de la pénultième de cpapinaKÔç chez
Hippon. est uu mythe; cf. Klotz Glotta III 236 sqq.]
- 1017 —
etc. *bridû *bridûkû '*traDchant, sur, amer' dans v. slav. hri-
dûkû etc. (Berneker EW. 86. 94bibl.), moy.-néerl. hrîne néerl.
mod. brijn 'saumure, eau salée' (autre avis chez Franck-van
WijkEW. s. V., i.-e.*mn»o- alternant avec lat. marînus), puis
\3it.feriô -«/'«'frapper' v.norr.6eria'frapper'(i.-e.*6/ior-), v.slav.
borjq 'je lutte' et leur groupe; — une base en -u- dans skr.
ft^rtVt'flf/'mâcher, consommer' ('*émietter';zd6rt^"rirt-'mâcbant',
V. h. a. brôdi 'fragile' etc.; voy, eu dernier lieu Persson Beitr.
II 781 sqq. (bibl. et critique des avis antérieurs); cf. aussi
l'art. cpâpuYH.
ion. hellénist. qp dp croc, -eoç -ouç n. 'morceau arraché, portion,
fragment; quartier (d'une ville. Hrdt.)' < i.-e. *bhr-s-es- : irl.
6err 'court' &errrt/w 'tondeo' {*bher-s-), cf. *bhr-s-to-*bh resto-
dans irl. brissim je brise' {ri<r) v. h.a. brestan 'briser, arra-
cher; impers, manquer' 6>'î/s^'rupture, déchirement' ags.fter.9/a?i
V. norr. fire.v^a 'crever' etc.; *bhr-s- est un élargiss. de *bher-
*bhr- dans (pdpoç n. 'charrue' et son vaste groupe; cf. p. ex.
Persson Beitr. I 329. II 555.
hom. etc. cpdpuf^, -uïoç, tardif -uytoç (Nie.) m. f. 'gosier; pha-
rynx (Arstt.), trachée-artcre (Hpc.)' (-utE d'après XdpuTE. -uffoç) :
lat. frûmen 'gosier' {*frûgmen ou *frugsmen), v.norr. barke
'cou' {*bhorg-); le groupe repose sur i.-e. *bher- 'fendre' dans
gr. qpdpuu lat./brô (voy. s. v. qpdpoç); pour le sens cf. arm. herai)
lit. burnà '*fente>bouche'. Fick BB. 1,63. Johansson IF. II
24. Petersson IF. XXIII 403. Persson Beitr. II 888 et n. 4.
hom. etc. qpdcTTavov 'coutelas, épée; — glaïeul (Théophr.)';
(paafdveTar Hiqpei dvaipeîrai Ilésych. < *acpaT-cJK-avo- : aqpdZ!u>
(♦(jqpa-f-iuj) 'égorger'; étym. ancienne, cf. Prelhvitz^ 308. *483.
Fick BB. 29, 235. — Lat. /"«scv/m 'trident' (Fruhde BB. 1, 250),
— skr. khadgâ-h 'glaive' (Jacobi chez Bartholomae IF. XII
Anz. 28. Pedcrsen K. Spr. I 127) sont à écarter (sur ce dernier
mot voy. Vendryes Mél. F. de Saussure 309 sq.).
I. cpdaiç, -euuç f. 'accusation, information judiciaire; lever d'une
étoile'; qpàcTiaa, -aroç n. 'apparition, vision; monstre, prodige;
etc.' : qpaiviu -OMai.
II. cpdaiç, -euuç f. 'parole (Arstt.); déclaration (Kaxd-, dTTÔ-); bruit,
— 1018 -
rumeur'; hom. etc. cpàiiç f., géu. et dat. inusités au sg. et au
pi. 'bruit, rumeur; langage, discours': qpriiuî*).
<p à a K 0 ç m. "touffe de mousse pendant des chênes' (Théophr.)
< *(papcr-KO-ç = germ. *bars-Jca-z dans bas-ail. harsch "tran-
chant, âpre' (au propre et au fig.), cf. celt. *harso- dans v. irl.
barr corn. bret. barr "pointe, sommet; lance; touffe, toupet'=
germ. *barzn- dans v. uorr. barr 'aiguille de pin' Y.h.a..parrèn
"faire saillie', puis i.-e. *bhrs-ti-s dans skr. bhrsti-h "pointe, four-
ehon', V. norr. v. h. a. biirst ags. byrst "brosse', lat. fastigium
"pointe, sommet', i.-e. *bhares- %hars- *bhrs-; — ou *qpapcT-K0-ç
dérive de ion. hellénist. cpàpaoç -eoç -ouç n. "morceau arraché'.
Dans la P hypothèse cf. cpacTKdç, -âboç f. "sarcelle' (Arstt. Ath.
IX 395 d), qui serait ainsi dénommée d'après une touffe à la
tête ou au col (??); cf. Solmsen Beitr. I 5 sqq. (bibl.), mais la
forme n'est pas siire, cf. PacTKàç (Ar. Ois. 885) pocTKàç (Arstt.
HA. VIII 3, 593 b).
att. cpdcTKUjXoç m., dim, qpacTKuûXiov "sac pour vêtements, objets
en métal, etc.'. Le rapport avec qpaKeXoç m. "faisceau' est for-
tuit ; celui avec lat. fascia "bande, bandage, lien' /«sm 'faisceau'
doit être écarté; Solmsen Beitr. I 7 se demande si le mot n'a
pas signifié "peau poilue, non rasée', cf. nos chancelières, et
soupçonne un rapport avec qpàaKOç en tant que parent de v.irl.
barr^iQ., voy. s. v. ; pour le suff. cf. qpeibuuXoç d)aapTuuXôç, pour
l'accent ëbuuXov ébouXiov "siège' KÛPuuXov "kûPitov'.
att. qpaTvri f. "crèche'. Voy. s. v. TràBvri p. 737.
qpaûXoç "de qualité inférieure'. Voy. s. v. qpXaûpoç.
qpaûcTiTE, -iTTOç f. (Aristoph.), cpaOcTTiYE, -iTTOç f. Poil, "pustule':
qpujîç cpujç f. "pustule' {\.-(i.%h6u-) et qpOcyiTH f. 'tige creuse et
gonflée'; voy. l'art, cpûcra.
qpàn;, gén. qpapôç f. "pigeon sauvage' (Esch.), prob. parent de
qpâaaa, att. qpdTTa f . m/sens; cf. qpapo-TÛTTOç m, "autour' (Arstt.)
cpapo-KTÔvoç Hésych. qpaaao-KTÔvoç (0 238. Arstt.); -p- peut
être issu de -gV- alternant avec -qU- dans cpâcTffa < *(paKia ; on
ne va guère au delà. — Le rapport avec gr. àOeiuPoOaa' aKO-
1) En fait, qpdxiç, gén. cpdaioç (pdoeoç, s'est scindé en deux mots
par nivellement de paradigme; cf. Brugmann-Thiimb Gr-Gr.** 118.
— 1019 -
XaaTaivouaa ('(|ui se livre au libertiua^'e'j Hésycb., lu. b. a.
(jampen giimpen 'sauter' augl. tojump 'sauter' m. b.a. gïimpeJ
'bouvreuil' r/ampel gumpeJ 'farce, pièce burlesque', dans l'by-
potbèse d'un i.-e. *gVh('mh- 'sauter, bondir' : *g>jhmb- (> gr.
9ap-. Fick Hli. 16, 290 s(|. Wb. I' 410 s(|. Zupit/a Gutt. 22.
98) est conjectural.
hom. etc. qpe'Poiaai seul jtrés. et ipl. '.s"el'l'rayer', d'où 'fuir'; boni,
etc. cpôpoç m. 'fuite, crainte; act. cpouvantaiP; boni. etc. cpopeîv
'mettre en fuite; effrayer; pass. fuir; être effrayé'; qpopepôç
act. 'effrayant, terrible', pass. 'craintif, incpiiet': lit. bcffu hëgti
'courir, fuir' bégas bëgis 'com&c, fuite' v.slav. bêgii 'fuite' bégnq
bégnqti bêzq bèzntf 'courir, fuir' brsfro 'fuite'; i.-e. *bJiegl'-.
Fick BB. 6, 215. Wb. I^ 490. — Hirt Abl. § 077 et Keicbelt
KZ. 39, 46 posent un i.-c- hlniegu- et groupent sous un *bheijegl'-
(pépo)aai et qpeûfuu; ini])robable.
posthom. qpéTTOç, eoç -ouç n. 'éclat, lumière'; cpéffuj (scul.jjrés.
et ipf.) intr. 'briller', trans. 'faire briller', pass. 'briller (cpXoTÎ
Ar. Gren. 344)'. Le rapport cbcrcbé avec v. b.a. fiincho m. b.a.
viinke vanJx'e 'étincelle' (dont l'étym. est incertaine; voy. p. ex.
Franck-van Wijk EW. s.v. ronl-), puis (p. ex. rrellwitz' 484)
lit. .<f;;/?Ar7^'7/ 'briller' .s7;//?///.s- 'clairière' Ictt. sptn/dhm'C-flal, bril-
lant du vernis' etc. (skr. pàjah n. 'éclat, force, célérité' n'ap-
partient vrais, pas à ce groupe), dans Ibypotbèse d'une base
{s)p{Jt)et9g; est douteux. — Un avis improbable cbez Stokes
BB. 19, 71, Stracban BB. 20, 36 (-. irl. eig et è.sra Mune").
hom. etc. qpeiboiaai, aor. red. hom.TreqpibeaOarménager, épargner,
être économe de; éviter, se dispenser de': qpeibôç qpeibiuXôç 'mé-
nager, adj., pnicimonicux'-. boni. etc. qpeibuO. -ôoç -oûç f., boni.
qpeibtuXn r. 'ménagement, mesure; parcimonie', qpeib- < i.-e.
*bhekl- semi)le un élargiss. de i.-e. *bh('i- 'avoir peur, appré-
bcnder' dans skr. bJuii/aff v. slav. bojati se 'craindre', etc. (fi-
lière'craindro ménager'). Fick KZ. 41,201. Wood Cl. Pbil.
III 79. — Le rapport avec skr. bh'inâtti bh'dati Tendre' bhi-
dydtê 'être fendu', lat findô 'fendre', got. beitan v. b.a. blztin
v. norr. bita 'mordre*, le verbe grec ayant signifié '*se séparer
de qc.'(Prell\vit/' 341. -484. Hrugmann KVG.§221), soulève
des difficulté? sémanti(iues; cf. aussi Brugmann Grdr. II-,3, 118.
— 1020 —
qpeX-fûver otauveTeî, \Y]pi\ Hésyah. : skr. phalgû-h phalgvà-h
'faible, insignifiant' (Hoffmann BB. 18, 154), \it. paspilg^s\b\é)
pauvre eu paille', v. norr. spialk 'mince morceau de bois' ags.
spilc 'attelle'; i.-e. *{s)phelg-, élargiss. de *{s)phel- 'fendre'
(Persson BB. 19, 258).
qpeWeûç, -éuuç m. Hésych., yn cpeXXiç Poil, qpeXXia n. pi. (Xén.)
'terrain inégal, pierreux'; à qpeXriç 'non raboteux, uni (Aristoph.) ;
fig. simple, sans recherche'; th. qpeXXo- cpeXoa- au sens de'émi-
nence, inégalité', cf. v. norr. baie {*bholen-) 'émiuence le long
du rivage' (Persson Beitr. II 797 n. 3) et voy. l'art, suiv.
qpeXXoç m. 'écorce (qpXoiôç bévbpou Hésych.), liège (Pind. Esch.
Plat.); chêne-liège (Théophr., aussi qpeXXô-bpûç, -Ooç f.)'<*(peX-
-vo-ç sens P*" '*gonflement, *excroissance, *enveloppe épaisse',
R. qpeX- i.-e. *bhel- 'gonfler', qui exprime aussi l'idée d"émi-
nence', de 'qc. de rond, de bombé; — d'épais et de grand', cf.
gall.èaZ'éminence, sommet de montagne', y. non. baie {*bholen-)
'monticule' v.h.a. ballo balla {*bhol-n-) 'boule, balle, etc.' v.norr.
6o/Zr 'boule, balle, testicule' m.b.a. {ars-)bille 'fesse' suéd./b^a-
-bjàlle 'éminence charnue sous les orteils' {*bheî-n-), russ. bo-
lond (v.s\a.Y.*bolna) 'excroissance aux arbres', gr. cpoXiç, -iboçf.
'écaille de reptile' (cf. cpXôoç s.v. cpXéuj). Fick GGA. 1 894, p. 247.
Wb. IIP 266 sq. Lagercrantz chez Torbiornsson LM. I 71.
Persson Beitr. II 797.
ion. poét. cp é p p LU seul. prés. ipf. et plqpf. 3. sg. èTreqpopPei act.
'faire paître (Eur.), nourrir (Hymn. hom. Eur.), entretenir (oÎkov
Hsd.)', pass. 'paître, se repaître, se nourrir', moy. 'se nourrir
de'; ép. ion. poét. cpoppri, dor. -d f. 'pâturage, nourriture'; qpop-
pdç, -dboç 'nourricier, fécond (Soph.); qui va paître'; qpopPeid f.
'licou d'écurie' (Xén. Éq. V 1). I.-e. *bher-b-, cf. avec d'autres
déterm. skr. bhdrvati 'mâcher, dévorer' zd ba°"rva- 'mâchant'
et V. norr. bergia 'goûter' ags. bi/r{i)gan 'goûter, manger', cf.
Fick BB. 6, 215. Wb. I* 492 (mais irl. bairgen 'pain < *&/?«-
ragen- : lat. farrûgô 'mélange de divers grains' far 'épeautre'.
Pedersen K. Spr. I 101. II 25; autre bibl. chez Walde^ g. v.
fer{c)tum). — Lat. forbea gl. 'nourriture' est emprunté (*(pop-
Paia); lat. herba est d'origine inconnue et ne pourrait être pa-
rent que si son h- était dialectal; cf. Ernout El. dial. 179.
— 1021 -
cpepéapioç 'qui apporte la vie, uounicier' (Hymn. hom. Hsd.
Escb.) est modifié de *(pep€-pioç d'après èTrea-pôXoç i-ixéc-naXo^
'OpécT-pioç ôpea-Ktùoç etc., en face de èîTe-oç efxe-oç ôpe-oç etc.,
le a ayant été senti comme élément de composition; cf. Solm-
sen Unters. 20 sqq. (bibl.).
ép. (pepe-aaaKriç, -éç 'qui porte un bouclier' *-aa-<-tu-). Voy.
8. V. aàKoç p. 849.
hom. poét. snpcrl. (pepicjToç 'le meilleur ou excellent' = zd
ba'rista- 'le plus secourable', i.-e. R. bher- 'apporter, rapporter,
être productif (voy. s. v. (pépuu), cf. cpepiepov Kpeîaaov, ànà
Toû 9épeiv peXTiov Hésycb., (pôpl^oç• XuaiTeXnç etc., zd a'bî-
■ba'rista- 'le plus productif, le plus profitable'; le sens de 'bon'
dériva de celui de 'productif et évolua en 'excellent' en géné-
ral; cf., de la m/R. bher-, arm. bari adv. 'bien' barvokh 'buono,
ottimo', alb. mbarE 'bon, heureux' etc.; cf. Fick Wb. P 15b.
DelbriickIF.XIV46sqq. Persson Beitr. I 2ôsqq. (bibl.); même
avis, avec divergence quant au rapport sémantique entre (çi-
piaxoç et qpepeiv, chez Osthotf MU. VI 163 sqq. »). — Le rap-
port avec lit. géras 'bon' (qpe'piaToç étant éo 1. et issu de *gvher-.
Bezzenberger BB. 2, 191. Hirt PBrB. 23, 351 sq. Solmsen KZ.
34, 536 sqcj. etc.) est à écarter.
ion. att. qpepvtî f. 'ce qu'on apporte eu mariage, dot': alb. bars
(*6Aor«fl) f. 'fardeau', got. v.norr. \.h.n.bar7i ags.beorn (germ.
*barna- n., propr.ptc. pass. de*/>e/Y//? 'porter') 'enfaut'(G.Meyer
Alb.Spr. 28), lit. béruas'valcV lett. fte/-«.y 'enfant' (Bezzenberger
BB. 17, 221. Wiedemann BB. 27, 224); i.-e. R. bher- 'ferre'.
(pe'puj, seul. prés, et ipf .'porter' = skr. bhdrati {bharti = \&t.fert;
cf. hom. iinpér. 2. pi. qpepTe I 171 ; bibhdrti bibharfi) zd bara'fi
{v.pers.b(ir(i"tii/ 'ils portent') 'j)ortcr' arm. (Hiibschmann Arm.
Gr. I 429) berem 'je porte, j'apporte' (phryg. appepCT 'il ap-
porta'. Ramsay KZ. 28, 385) alb. (G. Meyer Alb. Spr. 35 sq.)
bie, 2. pi. birnl 'je conduis, j'apporte' lat, ferô ferre 'porter'
(ombr. fertu = 'ferto' fcrest 'fcret' vnlsq. ferom 'ferre'i v.irl.
1) Compar. qpépxepoç aurait supplanté éol. *(péppLuv = att. iou.
•qpeipiuv «Vp-iujv) ou g-r. *q)ep(u)v « *(pep-i[o]-u)v) sous l'influence
de ÛTT^pTepoç 'supérieur' et de son antipodique vépxepos 'inférieur';
sur qj^pxepoç on créa un superl. qpépTaroç.
- 1022 —
hiru 'je porte' (Thurneysen KZ. 44, 113 sq. Pedersen K. Spr.
II 463 sqq.) as-hiur 'je dis' (< ^eks-hherô) dobiur 'je donne'
gall. ci/meraf "je prends' (< *kom-hher-) got. hairan v. h. a.
beran ags. heran v. norr. 6era 'porter' v. slav. herq (inf . hïratt)
'rassembler, prendre' tchèq. heru hràtî 'prendre' (le sens ancien
de 'porter' est conservé dans v. slav. brème 'fardeau' : skr. bJidr-
man- 'le fait de porter; entretien; fardeau' = gr. cpépina n. 'en-
fant, rejeton; fruit de la terre', cf. arm. bern, gén. berin 'far-
deau'); i.-e.*6J^er(e)- 'porter, apporter', à côté de quoi une base
lourde bherë- {&kv.bTiaritram, etc., voy. l'art, f ut. qjpricruj) ; cf.
ensuite i.-e. *bhr-H- dans skr. bhrti-h 'le fait de porter, entre-
tien, subsistance, salaire, nourriture' zd -bsr^tis 'offre' lat. /"ors
'hasard' irl. brith 'naissance' got. gabaûrps v. h. a. giburt ags.
;^ebyrd (angl. birth) v. norr. burâr 'naissance', cf. aussi skr.
bhrfijà 'nourriture, soins' got. baûrpei v. h. a. burdl 'charge';
— i.-e. *6^r- dans hom. etc. bi-qppoç m., pi. bicppa n. (voy. s.v.
p. 191); — \.-Q.*blier{e)- dans qpépeipov hom. cpépipov 'civière,
brancard' (: lat. ferculum 'civière, plateau') ion. att. qpepvri éol.
cpépeva f. 'dot' (voy. s. v.); — i.-e.*bhrre- dans qpapéTpû f. 'car-
quois' (voy. s. V.); — i.-e. ^bhor- dans cpôpoç m. 'impôt' = skr.
bhâra-h m. 'gain, prix, butin; fardeau, masse, etc.' v. slav. sic-
-ftom'auvébpiov' (cf. lett. ôamèa?"*- 'monceau, masse', a\b. bafe
<*bhor7iâ 'fardeau', got. barn 'enfant' etc.), qpopôç'qui pousse'
= skr. -bhard- h vA-barô- arm. -rt-i;or 'portant, apportant' (XeuKO-
çôpoç : arm. lus-a-vor, cf. arm. lus-a-ber : lat. lûcifer), qpopd f.
'action déporter', cpopeîv 'porter', hom. etc. cpopioç m. 'fardeau,
charge, cargaison'; — le degré long fléchi dans cpuup m. = lat.
fur 'voleur' (voy. s.v.) hom. qpuupiaïuoç m. 'coffre' (voy. s.v.).
Cf. p. ex. Curtius5 299sq. Fick I^ 90 sq. 265 sq. 492. IH
169 sq. III^ 260 sq. Persson Beitr. II 642. 693.
hom. etc. qpeÛTw, fut. (peû2o)aai, aor. eqpuYOv, pf. TréqpeuYa 'fuir;
être exilé; être accusé ou défendeur'; cpuyii f. = lat. /m^« 'fuite';
qpUYaç, -âboç m. f. 'qui fuit; exilé; transfuge'; hom. qpùZia (*(pu-
Yia) f. 'angoisse, crainte'; hom. TiecpuZioTeç pi. 'eilVayés, en dé-
route' (modifié de irecpeuYÔTeç d'après cpLiZ;a. Solmsen Rh. M.
66, 140 sqq.) : lat. fugiô pf. fûgl 'fuir', skr. bJwjdfi 'courber,
ployer, éloigner en poussant' bhugnd-h 'courbé' bhûjah 'bras*
— 1023 —
('*courbure'; cf. pour le sens lat. lacertus) bhôga-h 'repli d im
serpent, anneau', irl. fîd-bocc 'arc de bois' (celt. *biil:ko-s <
*bugn6-s. Fick II* 180), v. norr. bmigr v. h.a. boug 'anneau'
got. biiigan v. h. a. biogan 'ployer' v. h. a. bougen ags. bûjan
'se plier, fuir' v. norr. bogenn 'courbé' v. h. a. bugo ags. 6oja
(angl. bow) v. norr. f)oge 'arc', lit. Inigstu bûgti 's'effrayer*
6rtM7/M.s' 'craintif bauglnti '^Vina fuir'; i.-e. *bheug-, à côté de
quoi pour le germ. *bheugh- ou *bheuq- (cf. v. h. a. buh'd 'col-
line', lit. buMùs 'rusé', prim. '*courbe'?). Cf. p. ex. Curtius'
189. Fick P 89. 263. 490. III* 273 sq. Walde^ s. v. (bibl.).
(péipaXoç m. 'étincelle de cendre chaude' (Aristopb. Arstt.);
cpeijjdXuE, -ufoç m. m/sens (Archil. Ar. Lys. 107); cpeijjaXoûv
'réduire en cendres' (Esch.). l.-e.*bhe-bhsfdo-s, à côté de quoi
qjôXoç m. 'fumée' (Escb.), boni. etc. qjoXoeiç 'fumant', q^eXôç"
aiGaXôç Hésycb. : skr.b?iàs-ma7i- 'cendre', i.-e. */>/?e.s- (skr. bd-
bhastï) 'écraser' ('cendre' = 'le pulvérisé') ou *bhefi- 'souffler'
('cendre' == 'qui tourbillonne') selon Persson Wzerw. 62. liH.
19, 258 n. 2 (bibl.).
hom. qpq 'comme' leçon de Zénodote B 144. E 499 : zd bu bii'hi
'vraiment, en effet', arm.ôrt particule emphatique (Hiibschmann
Arm. Gr. I 427 sq.), lit. bà 'mais oui, assurément' v. slav. bo
'car, en effet'; bibl. chez Brugniann-Thumb Gr.Gr.* ()30; cf.
Berneker EW. s. vv. slav. comm. *bo *b(i.
qpnïôç, dor. qpâfôç f. (d'après les nombreux noms d'arbres féiii.,
cf. Brugmann Grdr. Il*, 2, 95) 'chêne à glands comestibles" =
lAt./agus f. 'hêtre'; hom. qpriTivGç 'de chêne' = \sit. fagimis 'de
hêtre'; cf. v. norr. bôk v, h. a. buoJdia 'hêtre' got. bôka 'lettre'
(germ. sdva Bucenis Ces. B. G. VI 10 '*forêt de hêtres'. Hirt
IF. I 480), i.-e. '^blia{u)f/-; cf. ^bhaug- dans isl. mod. baukr
'boîte' &eî/A-i'hêtraie; hêtre' 6e//Avr 'tonnelier' Yuss.btizind dial.
biizù 'sureau', — *bhf(f/- dans kurd. hûz'nu orme' ags. ?)/a''*vase
de bois de hêtre, cruche, bouteille' u\. h. a. bûche?} bitichen'lcs.-
siver' pet.-russ. dial. bf/ze 'sureau', — *f>lnig- dans russ. dial.
bozil 'sureau' (v. slav. buky 'hêtre, lettre' est un emprunt au
germ. *boko). Bartholomae IF. IX 271 sq. Osthoff HB. 29,
249 sqq. vbibl.). Iloojjs Waldbiiume 126. — Phryg. Bafaîoç
'(priYLuvaîoç' (Torp IF. V 193) est à écarter à cause du g (et
— 1024 -
non g) et est emprunté au zd v.pers. haga- 'dieu' (Wiedemann
BB. 28, 13. Solmsen KZ. 34, 49). — Le rapport traditionnel
de qpnïôç avec qpa-feîv 'manger' (i.-e. *bhag-. Curtius^ 188 et
bep d'autres) est à écarter. — Le hêtre ne se rencontre pas
en Grèce ni à l'est de la ligne Konigsberg-Crimée.
q)fiXr|H, -rjKOç m. 'figue qui paraît mûre sans l'être' (Soph. Ari-
stoph.) : (pr|X6ç.
<pTi\6ç ou qpfiXoç 'trompeur, filou' (Mén.); qp^^^^nç, -où et qpriXr|-
Trjç, -ou m. 'trompeur, voleur' : prob. lat. fallô -ère 'tromper';
voy.Walde- s. v. (bibl.). — Tous autres rapports suggérés sont
très douteux ou erronés; russ. ?>rtZ«-m?<f? 'bavard' (Prellwitz *
487. Petr BB. 21,208) peut être un élargiss. de i.-e.*6Aâ- (gr.
cpriMOj cf. Berneker EW. 40; — hom. otTToqpuuXioç 'vain, déce-
vant' (Bezzenberger BB. 5, 318. Schrader KZ. 30, 466; voy.
s. V. p. 71) pourrait être parent de àîTocpeiv* àTTaifiaai Hésych.,
éol. = hom. aor. àiracpeîv 'tromper, décevoir'; voy. auj. Fick
KZ. 41, 198 sq.; — got. halwa-wèsei 'méchanceté' (Schrader
1. cit.) est dérivé d'un adj. halica- 'mauvais' (cf. v. norr. hql
ags. healii v.h.a. halo 'ruine, mal') dont la parenté est problé-
matique (voy. les avis nombreux chez Feist EW. 43); v. slav.
holî 'malade' doit en être écarté selon Berneker s. v. 71 (bibl.).
Voy. encore Ehrlich Z. idg. Sprachgesch. 28 sq. (gr. comm.
*(paX-vo-, i.-e. ^ghulno- : GéXyuj 'fasciner' < *ghuelgôj skr.
hvrnâti 'tromper', lat. fallô < "^ghulnô, hom. dTro-qpuùXioç).
q)ri)Lii, dor. cpct)ul 'dire'; hom. cpfjiuiç, -loç f. 'entretien, conversa-
tion; volonté; renommée'; hom. etc. cprmri, dor. ^à\iâ. f. 'aver-
tissement des dieux; bruit, rumeur, réputation' = lat./*àma; hom.
etc.qpdîiçf. 'bruit, rumeur' (voy.s.v. cpdcTiçII.); hom.etc.cpâcTKUj
'dire, déclarer; dire oui; croire'; hom. etc. qpuuvn, dor. cpujvd f.
'voix, parole, cri, langage' : arm. han, gén. hani 'Xôyoç' (i.-e.
*hhani-s — ags. hén v. norr. hôn hon 'prière') hay 'verbe, partie
du discours, pHina, XéEiç' {i.-e. *bhdti-s = gr. (pàjiç,. Bugge KZ.
32, 3. 13. Hiibschmann Arm.Gr. I 428), lat. /«n 'parler' fabula
'récit, histoire, bruit public' fâttim 'prédiction, arrêt des dieux'
fàteor 'avouer' fâs 'loi religieuse' osq. f a a m a t 'il offre en
vente' (Skutsch Glotta I 112sq.), v.h.a. ban 'ordve, défense'
bannan 'interdire, ordonner, inviter', skr. 6^d?2afi 'parler' (i.-e.
— 102Ô —
*bhen- :*bhû-. Persson Beitr. II 569); i.-e. */>/<«- 'parler'. C'iir-
tius^ 296. Fick V 88. 488. 489. IIP 256.
hom. att. cpTÎvri f. prob. 'vautour arrian, Vultur raouachus L.'
(bibl. chez Robert Les noms des oiseaux 39 sq.; < \.-e.*bh(hs-na
ou "^bhês-nà- : skr. bhàs-a-h \m oiseau de proie'; bibl. chez Ost-
hoflf Et. Par. I 246.
thess. <l)fipeç A 268. B 743 nom d'une i)opulation thess. monta-
gnarde et sauvage, cf. éol. (î>npeç' oi Keviaupoi Hésych. éol.
cpripia* Gripîa H. éol. cpripa* 6fjpa H. thess. épigr. qpeip (Hoffmann
Gr. D. II 498) = ion. att. Gtîp (i.-c. '^fjhuèr-), voy. s. v. p. 344.
hom. cpOàvuu, att. cpBàvuj (*cp6avFuj), fut. (p6riao|aai, aor. ê(p0r|v
t'(p9a(Ta 'arriver le premier; i)révenir, devancer; se hâter". I.-e.
*quph-; voy. l'art. TipôcrqpaTGç p. 816; le mot est isolé. — Le
rapport avec la famille de lat. spatimn '■es])aee', R. sp(h}è i)-
's'étendre, gonfler; avoir du succès' (Fick I' 148. (JGA. 1894,
p. 247. Kretsehmer KZ. 31, 439; voy. l'art. aTrâuu p. 893 sq.)
n'est pas plausible. L'initiale de ivaiâaOar irpOKaiaXaupâveiv
Hésych., \\ia-xx\aa\' Kpoemeiv H., ijjaévai' qi6âaai II. paraît
figurer une prononciation vulgaire fp-, avec changement des
occlusives en spirantes; cf. G. Meyer^ 346.
hom. etc. cp6éTT0|aai "parler; faire entendre un son (choses)';
qpOeYfJa n. 'voix, parole, langage; son musical'; hom. poét.
qpGoYTri f. 'voix'; hom. etc. cpGÔTTOç m. 'voix, parole, son'. l'as
de correspondant connu. — Lit. {mân uùsys) spenijia 'les
oreilles me tintent' lett. sphlfu sp/f/t 'pousser le cri de la souris'
(R. speug-) sont à écarter; cf. Kretsehmer KZ. 31, 439.
<pGeip, gén. qpGeipôç m. 'pou; tique du chien, Ixodes caninus =
KpÔTuuv; semence de ricin' (voy. Sarauw Das Rentier in Enropa
[1913, p. 13sq(i.j : qpGeipiu; cf. Kopiç 'punaise' : Keipuu. arm.
mluJcn 'punaise' : arm. nudem 'je broie' lat. moJo. Lidén Arm.
St. 82 sq. (bibl.).
ion. att. qpGeipuu, lesb. cpGtppuu, arc. (pGiipuj GDI. 1222, 17
(♦qpGep-iuj), dor. qpGaipuu (*q)G;'-iiJu), fut. qpGepiJù, aor.ecpGeipa pass.
èqpGâprjV, pf. è'qpGopa è'qpGapKa 'détruire, dévaster, ruiner; gâter:
pass. aller à sa i)crtc'; qpGôpoç m., qpGopd f. 'perdition, perte,
ruine'; au/Li-qpGeipuj 'détruire ensemble : dégrader les couleurs
de manière à les fondre' : skr. ksiirati 'couler, s'écouler, se
65
- 1026 —
perdre' Tcsàlayati "enlever en lavant' zd -^zar- égar- 'couler' vi-
-fzârayeHi 'faire déborder' (Kretschmer KZ. 31,431.434 bibl.
Brugraann Ber. d. sacbs. G. d. W. 1897, p. 20. Grdr. P 272.
428. etc. Wackernagel Ai.Gr. I 241), arm. Jur, gén.Jroy'eRu'
(L. von Patrubâny IF. X Anz. 49. Pedersen KZ. 38, 209) ; i.-e.
'^gUdhei--. — Pour lat, sérum "la partie aqueuse de qc.' (Briig-
mann II. ce.) voy. l'art, ôpôç m. p. 716; pour lat. .serê?m,'> "clair,^
serein, sec' (Brugmann 11. ce.) voy. l'art. Sripoç p. 678.
prés. *cp0iuj (*qp9i-iLu) 'périr, dépérir' (sans ex.), fut. et aor. ép.
poét. trans. q)9eiauu (àiro-cpGîcruj Sopb. Aj. 1027) qpGeîaa u 67
(àîT-écpGïcra Esch. Ag. 1454) "consumer'; pass. 'périr', aor. atliém.
è(p0î|Liriv cp9î)uevoç (voy. Kiibner-Blass^ II 562 sq.)^); qpGiTÔç
'consumé'; àcpBiTOç 'incorruptible'; ép. qpGiviu, att. piud. qpGîvo)
(*(pGivFiu) "périr'; ép. qpGïvuGiu intr. et trans.: qpGimç, -eiuç f.
■"dépérissement, extinction'; ^>Qô^'\ (*qp0oi-â) f. 'consomption';
bom. cpGeiaî-jLiPpoToç (d'après aor. q)Geîcrai) 'qui fait périr les
mortels' : skr. ksinàti hsinôtl (ksinu-mah : qpGivû-Guj) ksdyati
'anéantir' l-siydtê 'disparaître, prendre fin' Icsitd-h T^sînâ-h
'disparu' Tcsayà-h 'diminution, ruine, perte' (Brugmann KZ. 24,
262) Ji'siti-h 'disparition' (= gr. q)0icriç, lat. sitis 'soif. Kubn
KZ. 3, 77. Ostboff MU. IV 266 n.) zd œsayô inf. 'pour détruire'
xsi-, gén. xsyù f. 'détresse, misère' (Bartholomae ZDMG. 50,
721. Airan.Wb. 550 sq. 554), lat. sltus fis 'moisissure, rouille,
pourriture' (F. de Saussure MSL. VII 76. Prellwitz^ 344.
2 488 sq. Frôbde BB. 21, 329 sq. Brugmann Ber. d. sacbs. G.
d. W. 1897, p. 19); i.-e. *qnpei- *qypi- *qUpoi-. — Pour irl. U-
naid 'evanescit' (Brugmann 1. cit. Pedersen K. Spr. I 89) voy.
auj. Persson Beitr. I 463 cité s. v. xriKuu p. 965 et n.
ion. att. qpGovoç m. 'amoindrissement; dépréciation, malveillance,
jalousie, envie'; bom. etc. qpGoveîv 'envier'; ion. att. qpGovepôç
'envieux'; àqpGovoç 'abondant, copieux'; àqpGovîâ L'abondance':
zd a-^zOnvam7ia- 'qui ne s'amoindrit pas' (ms. pour a-yzanv-.
Bartbolomae Ar.Forscb. II 56. Airan.Wb, 50 sq.); \.-Q.*gUdlieii-
1) Subj. cp0ii;iç p 368 est un aor., dont l'ï est allongé métrique-
ment selon Sc-hulze Qu. ep. 358, cf. aor. tliém. ëcpôîev Z 446. — Bechtel
Lexil. 327 sq. veut lire avec Fick boni. qpGîaaot qpGiaaai qpGiaaî.uPpoToç
çQioarivuup.
- 1027 —
'amoindrir'. — Le rapport avec ttôGoç m. 'i.-e. R. guhedh-. Ost-
hoff MU. IV 374. Cuny R. Et. ane. XII 11) est à écarter; cf.
aussi Kretschnier KZ. 31, 431 sq.
cpidXri, Ig comm. qpie'Xr) f. 'cliaiulron V 270. GIB; urne funéraire
Y 243; posthoni. coupe"'; cpiaXoûv 'creuser en forme de coupe,
(bévbpa) déchausser (des arFjres)', Écartant l'étym. de Sommer
Or. Lautst. 71 ('bibl.; *Tri-craXâ < tti- 'ém' -|- éXeîv en tant que
'*récipient pour liquides"), Elirlich Unters. 14ô rappelle v. h.a.
hàen 'griller du pain' < germ. *hêiô, i.-e. R. hhei., cf. qpiapôç
'brillant' (?).
hom. etc. cpiXoç 'ami, aimé, chéri, cher; agréable', honi. aussi
'mon, ton, son, etc.', act. 'qui aime; bienveillant'; compar. cpi-
Xiujv T 3f)l. uu 268, hom. etc. qpiXTepoç (par haplologie pour
*(piXTO-Tepoç. Hoffmann Phil. 60, 17 sqq.; autre avis chez Ost-
hoff MU. VI 182 sqq.) qpiXaÎTepoç (Xén.); superl. çiXraTOç (dor.
cpivTaTOç) (piXaÎTaTOç (voy. Kiihner-Blass' I Ô61); qpiXeîv 'aimer;
baiser' (aor. èqpiXaio E 61 <piXaTO Y 304 impér. qpîXai E 117).
Etym. obscure. — Le rapport avec irl. fi/7'bon' gaiil. liil c<iisio
nom propre, v. h. a. h'dllch 'juste, équitable' m. h. a. /nchhilde
'banlieue'') v.h.a. biladi bilid l'image' {Fick II' 17ô" n'est pas
favorisé par la sémantique. — Lit. r/rt//^>.s'conipatissanf ' Eick
1. cit.) est inconciliable avec irl. />i/; cf. Osthotf IF. IV 264 sqq.
Zupitza Gutt. 31. — Autre avis (avec bibl. des tentatives an-
térieures) chez Johansson IF. II 7 (élargiss. du th. pron. acp-^
sens premier : 'appartenant à soi, aux siens, i)ropre'i.
cpiXùpa, ion. -ri f. 'tilleul'. Etym. douteuse chez Prelhvitz* 489
(: cpûXXov cpXoiôç, R. hhel- 'être turgescent'). Mot étranger?
Sur l'habitat de la cpiXùpa voy. Schradcr RL. rtOo.
qpijaôç m., pi. (pî)ad n. 'muselière'; qpîMoOv 'museler; attacher ai»
pilori', qpi- semble représenter une des formes de la base
bbeùv^'- étudiée dans le suiv. — Autre avis chez EhrlicL Z. idg.
Sprachgesch. 18. — Lat. fiscus 'corbeille tressée, etc.' (Prcll-
witz- 489) est ambigu; cf. Waldc- s v.
hom. etc. qp i t p 6 ç m. 'souche, tronc, pièce de bois' : aim. />//-
'grand bâton, rondin, massue' "^hifr . Hiiype IF. I 4^2, irl. he-
1) Voy. ;uij. sur eo mot Mcrin^^'-i'r IF. XVIII L'HJ .sq(i.
— 1028 —
nim (i.-e. *bhinûmi) 'je frappe, je coupe' prêt, ro-hi 'il frappa'
pass. ro-bifh ptc. hithe 'perculsus' moy.-bret. benaff 'je taille'
V. gall. et-bmarn 'lanio' gaul.-lat. bidubium 'falcastrum' (c.-à-d.
mdu-^ho\8'']-bmin > fr. dial. vouge 'serpe à long manche') irl.
biail (celt. *6emZ«-) gall. bwyelVcognée' gall. bidog 'couteau de
chasse, coutelas', v.h.a. blhal {germ. *bîpla-) n. 'cognée', à côté
de quoi v.h.a. bil v.sax. ags. bill (germ.*5/^/a-)n. 'hache d'ar-
mes', V. slav. bîjq &ifi 'frapper' bicVfoueV u-bojî 'meurtre'; i.e.
*bheia''- 'frapper'. F. de Saussure MSL. VI 247. Thurneysen
KZ. 31, 83sqq. Brugmann Grdr. P 527. 636. Osthofi IF. IV
273 sq. Sievers IF. IV 339.
att. qpÎTu n., qpÎTuiua n. 'rejeton, fils, descendant'; qpÎTuç, -uoç m.
'père' (Lycophr.); att. qpïTiJUj 'engendrer' < th. *cpFl-Tu-, i.-e.
*bhul-tî(- : lat. 2. sg. fis fitum, alb. bin 'je germe' (G. Meyer
Alb. Spr. 36), v. irl. b'm 'je suis' moy.-gall. bi/da fero^ bit 'esto',
ags. béo 'je suis' 2, sg. bis v. h. a. bis 'tu es' (^ est dû à la con-
tamination de *bhuîsi par *e,si), lit. 3. sg. biti bit 'erat' lett. bijic
'j'étais' V. slav. bimû 'que nous fussions' etc. ; i.-e. verbe %huiiô
*bhuïsi '^bhuîti, base bheuëi-\ cf. d'autre part skr. inf. bhdvitum
gér. bhiitvà (: bhâvati 'devenir, être'), lat. *futu- dans ftituô,
lit. supin &«^^( v.slav. &;/M v. slav. k-ft^fw-Zaî 'abondance'. Brug-
mann Grdr. P 294. 518. IP, 1,443. IF. III 225 sq. DasWesen
der lautl. Dissim. 169. Persson Beitr. II 743 n. 5.
*cp\âlM, aor. inf. qpXabeîv 'se déchirer avec bruit' (Esch. Ch.28)
< i.-e. *bhld- : lat. floccus {*bhlod-ko-s) 'flocon de laine, poil
d'une étoffe, brin' (W. Meyer KZ. 28, 172); au point de vue
morphologique, le mot est tout proche de iraqpXd^uj et cpXébuuv
{*bhled-)\ voy. s. vv. et cf. Persson Wzerw. 35 sq.
ion. att. qpXaOpoç 'mauvais, vain, frivole, chétif; vilain, laid;
désagréable à entendre'; cf. ion. att. qpaûXoç (dissim. de *qpXau-
-Xo-ç; cf. Grammont Dissim. 33 sq. bibl.) 'laid; méchant, mal-
veillant; défectueux; vil, etc.' : v.norr. blaudr ags. bléap 'crain-
tif V. h. a. bJôdi 'fragile, faible, craintif got. bJaupjan 'anéan-
tir', propr. 'affaiblir'; le groupe se rattache à gr. cpXûeiv cpXu-
èapôç (pXubâv, Cf. Fick P 497. IIP 287. Brugmann Grdr. P
455. Gr.Gr." 94.
— 102Î) —
ion. att. dor. cpXâuj cpXuù, aor. pass. èqpXdaeriv 'meurtrir, froisser,
broyer'. Voy. l'art. 9\âuj p. 347.
q)X€fuj 'enflammer, brûler, dessécher, etc.'; hom. poét. cpXeTeôui
seul. prés. 'brûler, consumer; être ardent'; cpXéffia n. 'embrase-
ment 03.37; inflammation; pituite'; qpXefuovri f. 'inflammation;
ardeur des passions; libertinage'; cpXeTupôç 'enflammé ^Hpc);
qui enflamme (comm.j'; çpXe-fûaç' àeTÔçtave6çHésych.(cf. Hsd.
Boucl. 134); cpXoE, gén. cpXofoç f. 'flamme'; cpXo-fuôç m. 'flamme';
liom. poét. qpXÔTeoç, poét. qpXofepôç'enflaiiMKé, ardent, resplendis-
sant' : lat. fla(jro 'brûler, être en feu' flamma 'flamme, feu'
fuliieù 'éclairer, lancer des éclairs' f'idrjo)' -oris 'l'cWw, foudre;
lueur, éclat' fulgur -uris 'éclair' f'ulmen 'foudre' osk. Flagiûi
Tulguratori', irl. UkM {*bhl€ff-tu-. Stokes IF. XII 186) 'lueur',
m.h.a.bîecken 'rendre visible; devenir visible' v.h.a. hlecchen
aussi 'briller à travers, éclairer' moy.-néerl. ft/flA-e» 'brûler', lit.
(Trautmann BB. 30, 328) hldcjnytis 's'éclaircir', skr. hliàrguh
'éclat' hhfgavah m. pi. 'demi-dieux découvreurs du feu', lett.
ftrt/_c/rt?i.s- 'blanchâtre'; \.-c.*hheleg- *hJileg- *hhelg-'hrï]k'i\ brûler',
élargiss. de H>hel{e)- *hhele- "^bheli- (voy. l'art. qpaXôç): cf. aussi
le groupe v.h.a. -hhhhan ags. hlican 'briller, luire' v.h.a. hl^'ih
'blême' hleihha 'rotengle', lit. blizgù blizgé'ti (^blig-zg-) 'scin-
tiller' bljikszth bli/kszti {*bl/g-sk-) 'blêmir' v.slav. blisfa bll'^tafi
'luire, éclairer' blêsl-ù 'éda.V {*blïg-.sl--*blèg-fik-) v. pruss. ?)//»f/î.v
'ablette'; à côté de *bheleg- se rencontrent les bases synonymes
bherey- bhereîc- hkerëf/- blwrek- étudiées s. v. qpopKÔç. Cf. Fick
I» 93. 26S. 497 sq. III' 284. Znjtitza Gutt. 19G. Hrugmann
Grdr. P 175. 493. 512. Walde^ 297 (bibl.). Berneker EW.
63 sq. (bibl.). Persson Bcitr. II 879 sq.
qpXébuuv, -ovoç m. f. 'bavard'; qpXebuuv, -ôvoç f. 'bavardage';
TTacpXà^LU 'être en ébullition' (voy. s. v. p. 753) : v. h. a. itz-ui'-
-pulzit'ç.hvi\\\i\ lett. hJdfchu blddu ^/a'/^bavarder'; \.-e.%heled-f
élargiss. de *hhe/{e)-; voy. l'art. qpXe'nj.
*(pX6iJ(ju seul, dans '^"TTepiqpXeOuu 'enflanmier tout autour"') (TCixeuuv
7TepiTT€qpX€U(J|LievLuv TTupi Hrdt. V 77) : TrepicpXiiuu 'roussir' lAr.
1) Sur le caractère hypothéti(jue de cette reconstruction voy
anj. Khrlidi Unters. 145 sq.
— 1030 —
Nuées 396). I.-e. *l)]ileu-s-, élargiss. de *6/<e?(e)- 'briller, brûler';
voy. s. vv. qpaXôç qpXeYuu etc.
ion. att. qpXéqj, gén. cpXe^ôç f. 'veine'; cpXepaZovTeç* PpûovTeç
Phot. I.-e. %hlegV'- : v. h. a. holca hulchunna 'buUa'; cf. en-
suite TTOju-cpôXuE -Yoç 'bulle d'eau' (voy. s. v. p. 803j qpXuKxîç
qpXiiKTaiva 'ampoule' oivô-cpXuT- 'ivre de vin' cpXûZiuu fut. -Huu
'sourdre', lat. pi. conflîlgès 'confluent' fluô i^'hhlougUO *b7deugl'ô)
pi.flîlxl 'couler' /?^7weï^ {'■'hhleicgU-s-men-) 'fleuve', élargiss. de
*-hliel{e)- *bhelë- *bheli- *bhelu- 'gonfler, souffler, déborder, se
répandre, couler', cf. çpXébuuv TraqpXdluu qpXibâv qpXubâv cpXoîapoç
et voy. en dernier lieu Perssou Beitr. I 54sqq. II 879. 931.
qp X é uu seul. prés, non contracté 'sourdre, couler en abondance,
déborder'; OXeûç (^-^OXrjuç) éphés. OXeouç (*0Xr|Foç) GDI. 5605
surnom de Dionysos comme dieu de la végétation; att, cpXéujç,
-uu, ion. (pXoOç m. 'roseau, jonc'; cpXôov ace. (Arat. 335) 'xriv
xXtJupÔT»iTa Ktti TÔ àvBoç tujv xapTrOùv' (Plut. Œ. mor. 683 f.) ;
qpXoiuj (•'"■qpXoFiuj) 'se distendre, être gonflé, être en fleur'; inrep-
-qpXoioç 'croissant abondamment' ou 'extrêmement juteux' (Em-
péd.); OXoîoç, 0Xoid surnoms de Dionysos, resp. de Corè,
comme divinités de la végétation; (pXoioç, qpXôoç, qpXoûç m.
'écorce'; cpXuuu 'sourdre, couler en abondance, laisser échapper
un flux de paroles; être riche en fruits, TToXuKapiTeîv (El.)' :
V. slav. bljujq bljwati (influencé par pljuja, pljïvati) 'cracher'
(cf. pour le sens gr. dtnocpXijeiv ànepeiiYeaBai Hésych.; Berue-
ker EW. 64 bibl.); i.-e. %lielu-, à côté de quoi *bheU- dans
cpXibâv (voy. s. V.) *bhel{ey *bhelë- dans cpdXTiç cpaXXôç aor.
éKqpXfjvai 'jaillir' qpeXXoç qpoXiç et bcp d'autres.
att. qp X l'i V aqpo ç m. 'sot bavardage, niaiserie; — sot bavard';
cpXiivaqpâv -aqpeîv cpXr|vùeiv qpXiivûaaeiv etc. 'radoter', cf. cpXii-
bijùvia" Xiipoûvia Hésych. : v. h. a. blasaii got. -blênan v. norr.
bJâsa 'souffler' v. h. a. blàst ags. bJést v. norr. bldstr 'bour-
rasque' (morphème -.<?-) v. h. a. blajan blàen ags. blàican (angl.
to blow) 'souffler, venter' (germ. *ÔZê-), lat. flô flàre 'souffler'
(< i.-e.*bhl- ou *bhela-, base parallèle k*bheU-? Cf. Persson
Beitr. II 800 bibl.) flèmina n. pi. 'enflure aux jambes, tumeur
sanguine' (voy. l'art. qpXi)aéXia n. pi.), norv. dial. bJoema 'am-
poule' v.h.a. bJaftara 'pustule, bulle' etc.; i.-e. *ft7t6'7(?- 'souffler,
— 1031 —
g-oiifler'5 voy. les art. cpXebujv cpXéoi. — Pour v. russ. helenii
'jusciuiame' voy. Bcrneker EW. 48.
cpXïd, ion. qpXîri f. ord. pl/jambage ou montant d'une porte p221;
montant d'une échelle (IIpc./ profède de i.-e. *hhelëi-''<:oui\er'',
cf. gr. cpâXafE. — Moy.-bulg. ha/canû 'stipcs, statua' (Prcllwitz ^
346. ^491) est vrais, un en)prnnt à l'Orient: cl". Berueker EW.
41 s. V.
éol. ion. qpXipuu seul. prés, 'serrer, comprimer, écraser'' procède
de i.-e.*bhU(jL'- ou *b/ihg-uo : gall. />///" 'catapulte, l,allistc': cf.
*bMfy- dans lat. fi/go -ère 'frapper, heurter', lett. Idaifit 'frap-
per, écraser, comprimer' tchc(|. pol. blizna 'cicatrice'. Fiek 11^
188. Waldc IF. XIX 104 scj. Bernekcr EW. s. vv. ^bVizna
*blizî -û.
(pXibdv'être suintant (»n ruisselant de graisse (Nie.); tomber en
pourriture (Nie), en loques fPlut.)', cf. eqpXibev bie'ppeev Hé-
sych., cpXibdver biappeî H., biaîreqpXoibev biaKéxuiai H., necpXoi-
bévar qpXuKTavoûaeai H., à-9Xoia)Liôç m. 'bave, écume' (voy.
s. V. p. 106 bibl.) : V. suéd. (Perssou lieitr. II 800. 879) blcma
norv. dial. bleimc 'ampoule' v. norr. blistra 'souffler, siffler' (à
côté de got. -blëscii/ v. norv. 'blasa, voy. l'art. cpXrivacpoç), lett.
hlifchu bJift blifchu blift 'sourdre, gonfler, engraisser, Ixmffir'
(? Prellwitz- 492: autre avis'chez Leskicn Abl. .321 s(|.i: cpXib-
est un élargiss. par -d- de '"'hkeli- 'gonfler, souffler, dél)order,
couler'; voy. les art. préc. — Pour serb. blthcim bl/hati 'dé-
border, cracher, avoir le flux de ventre' voy. Berneker EW.61.
<pXi)aéXia n. pi. 'crevasses saignantes aux pieds des chevaux'<
\.-e.*bhli-, forme réduite de *b/i{(')lêi-, cf., avec un autre degré
d'apophonie, lat. flomina n. pi. etc. s. v. cpXnvacpoç.
liom. poét. qpXoîcrpoç m. bruit sourd' (d'une masse d'hommes,
de la mer); hom. TToXOcpXoiapoç adj. 'retentissant'. Persson
Bcitr. II 879 conjecture un rapport avec v.norr. (cf. 1 art. cpXi-
bdv) blistra 'siffler' (-^0- d'après âpapoç KÔva^oç etc.?), élar-
giss. par -s- de *bfiel{e)- *bheh'- *bheli- ^bheJu- 'gonfler, souffler,
etc.' étudié s. vv. qpoXXôç qpâXiTç et bcp d'autres; cf. aussi
v.norr. blasa 'souffler, respirer fortement' nécrl. blui.sfer angl.
hluster blisfer 'ampoule, cloche. liuUc', serb. bl //"/-(/((fi 'couler
— 1032 —
avec bruit, bavarder sottement' etc. — L'hypothèse de gr.-ap-
< i.-e. -db- (qpXoîcrpoç : qpXoib-. Hirt Hdb.^ 246) se vérifie mal.
qpXoiou 'se distendre'; etc. Voy. l'art. qpXéuj.
qp X 6 |n 0 ç (qpXovoç) m., qpXoiuîç, -iboç f . 'molène ou verbascum',
plante dont les feuilles épaisses et laineuses servaient de mè-
ches de lampe; procède d'un thème *6^(e)/o- 'être turg-escent',
cf. l'art. qpûXXov et voy. Persson Beitr. II 799.
dor. cpXûaS, -âKOç m. 'bouffonnerie; — bouffon'; qpXûâpoç 'bavard ;
m. bavardage' (voy. Hatzidakis KZ. 36, 590 sq.) ; cpXuâpeîv,
ion. -ripeîv 'bavarder à tort et à travers'; qpXùoç m. 'bavardage'
(Archil.). Voy. qpXuuu s. v. qpXéuu et cf. pour le sens qpXébujv et
cpXrivacpoç, parents moins proches.
qpXubdv 'être moite, flasque' (Hpc); èKqpXuvbàveiv 'crever' (abcès) :
V. norr. blaufr 'trempé, mou', élargiss. par -d- de i.-e.*bh{e)îu- :
*bh{e)I{e)- '^bli{e)lê- *bh{e)li-; cf. les formations parallèles cpXé-
buuv 7TacpXàZ;uj qpXribiîJVTa gl. qpXibâv.
qpXuKTiç, -iboç f., cpXÙKTaiva f. 'ampoule'; cpXûZiuj 'sourdre'. Voy.
s. vv. cp\é^) cpÙYeBXov.
qpXùuu 'sourdre'. Voy. l'art. cpXéu).
posthom. poét. qpôpri f. 'boucle de cheveux; crinière de cheval;
touffe de feuillage, de fleurs' semble avoir été formé sur hom.
etc. qpopeîv hom. etc. q)épo)Liai d'après le rapport oà^r] f. 'queue
de cheval' : ao^eiv aépo|iiai.
hom. etc. qpôpoç m. 'fuite, crainte'. Voy. l'art. q)épo)aai.
cpoîpoç 'clair, brillant; épith. d'Apollon (Hom.)'; cpoi^àl^xi 'puri-
fier, nettoyer' (Call.Lycophr.); 90ipdv'purifier'(Théocr.); àcpoi-
PavToç 'souillé' (Esch.). Justi ZDMG. 49, 682. Namenb. 489 y
reconnaît une R. bheigU- : v. pers. %tgna- 'éclat' dans baga-
biijna- nom propre d'un Perse et 'Apiapi^vriç; cf. aussi Fick
BB. 28, 109; douteux, cf. Bartholomae Airan. Wb. 922. —
Pour une autre étym., également douteuse' (R.gi'^e/^?,'- 'brûler')
voy. l'art. Bi^pôç p. 346.
poét. (poivôç 'rouge de sang 17 159; sanguinaire, meurtrier' <
"^'qpovio-ç : (pôvoç 'meurtre'; ba-qpoivôç 'd'un rouge fauve (Hom.) ;
d'un rouge pourpre, sanglant (Esch.)'; bacpoiveôç m/sens (Hom.
Hsd.); hom. poét. 9o(vioç 'rouge de sang; sanglant; sanguinaire';
hom. poét. qpoivrjciç 'd'un rouge sombre'. — Le groupe qpoiviH
— 1033 -
OU qpoîvig, -iKoç 111. 'pourpre (dont la découverte et le plus an-
cien emploi étaient attribués aux OovviKeç, cf. A 141, Z 219.
y\) 201), adj. fféni. qpoiviaaa Pind. i rou^je foncé; — dattier, datte
(voy. Hehn"262sqq. ôTôsq. Selirader RL. 126sqq.); — unegra-
minée (Lolium perenne L.) ; — un instrument de musique (Hrdt.) ;
— l'oiseau phénix (Hsd. Hrdt.)', qpoiviacruu 'rougir de sang (oracle
chez Hrdt. VHI 77»; faire rougir de honte, pass. rougir de sang,
de coups de fouet' paraît procéder d'une contamination de cpoi-
v6ç 9oivioç ])ar un emprunt oriental, du reste mal défini; voy.
Perrot et Chipiez Hist. de l'art dans l'antiq. HT 12 n. 1 Hjibl.;
déformation du mot égyptien désignant les peuples de l'Arabie
et du golfe Persique ou pays de Pount). — Autre avis chez
I. Lévy Bull. Soc. Ling. n° 53, p. lOU (origine carienne; 4>oi-
vIkh f. 'Carie'). — Lat. Poenus 'Carthaginois' = gr. "^'Ooîvoç,
qui s'est perdu; lat. l'anicus < *J^oin-lco fi^).
hora. etc. qpoiTâv 'aller çà et là: fréquenter; venir périodirpie-
ment'; (poÎTOç m. 'égarement de l'esprit' lEsch.); poét. cpoirdç,
-âboç f. 'qui va et vient; égaré, insensé'; poét. cpoiiaXeoç '([ui
erre çà et là; insensé; trans. qui rend furieux' ( Debrunner IF.
XXIII 25). On en a rapproché, dans l'hypothèse d'un i.-e.
*(flhoif; lett. gaita 'marche' (Fick BB. 2, 187. Wb. P 397.
Bezzenberger-Fick BB. 0, 237. Bezzenberger BB. 16, 23s. Jo-
hansson Beitr. 70 n. 1), qui est ambigu f i.-e. *</'.' .)/7- : lat. [osco-
ombr.] haetô -ère 'aller'?). — Lat. haeto est à écarter, cf. Ost-
hoff BB. 24, 209 sq. Walde» s. v. — Wood Class. Phil. III 79
croit à une initiale i.-e. hh-. — |Voy. Add.j
<po\iç, -iboç f. 'écaille de reptile'. Voy. s. v. çeXXeûç.
hom. qjoÂKÔç 'cagneux',épithètedeThersiteB217 <\.-G.'R.ghuel-
's'éearter de la ligne droite'; voy. l'art cpâXoç. — Le rapport
avec \Ai.fiilx -cis 'faux' (Curtius^ 169) est caduc. — Celui avec
V. norr. sl'uihjr ags. sceolh v. h. a. scelah 'oblique' (Slitterlin BB.
17, 162) est de même à écarter.
L hom. etc.qpôvoç m. 'meurtre': hom. etc.qpovn f. tuerie, meurtre';
hom. etc. (poveOç, -e'uuç m. 'meurtrier'; ion. att. qpoveûuu 'tuer'.
I.-e. *yyhono-fi : 6eivuu 'tuer' < '^fi'Jhen-iO; voy. s. v. p. 336.
1) [Aly Glotta V 74 S(iq. et Bcclitel Lexil. 320 tirent dirocteniont
qpoivîK- de qpoivô-ç comme Ai0ïk€ç B 744 de aieô-ç.]
— 10S4 —
II. hora. qpôvoç (aïjuaToçTT 162) ni. 'abondance'. Voy. s. v. eùGé-
veia p. 294.
q)oH6ç 'pointu, ôguKé(pa\oç' épithète de Thersite B 219 < i.-e.
'■'"l)?iog-s-ô- : crét. (potYpoç m. 'pierre à aiguiser' etc. (voy. s. v.)
selon Lidéu Arm. St. 57 sqq. (bibl.). — V. h. a. icahs 'aigu'
(: skr. mç2 'hache'. Zupitza Gutt. 33. Brugmann Ber. d. sachs.
G. d, W. 1899, p. 216), — lat. convexus 'arrondi, voûté' (Fick
BB. 12, 161 ; cf. dëvexus suhvexus inf. velu. Thurneysen GGA.
1907, p. 806. Walde^ s. v.) sont à écarter.
boni. etc. cpop^jî 1'. 'pâturage'; etc. Voy. l'art, qpéppuj.
ion. att. (p 0 p t V r) f . 'couenne'. Persson Beitr. I 22 n. 2 rappelle
v.norr. &«rrt'flot; ondulation on bande rude à la surface dune
chose, p. ex. croûte d'un fromage', puis v. norr. bqrkr m. b. a.
horke 'écorce'; i.e. base bJier-, exprimant ici l'idée d'une sur-
face inégale, rude (cf. les groupements s. v. fasttgium p. ex.
chez Walde^).
qpopKÔç 'qui blanchit ou grisonne' (Lycophr.), cf. qDopKÔv XeuKÔv,
TToXiôv Hésych. : gall. (Fick IP 170) herth 'nitidus, pulcher',
got. (Fick P 91. 492. IIP264sq.) bairJits 'cVàïr, brillant' v.h.a.
beraht m. h. a. berht 'brillant' v. norr. biartr 'lumineux, clair'
ags. &eo>'^^ 'brillant, éclairé' (angl.&n^A^) m.h.a. 6re/<e«'luire
soudainement et fort, briller' ail. Bert- -bert -brecht en des noms
propres, lit. berszta '(le blé) commence à blanchir', skr. blirâ-
çatè 'flamboyer, luire' à côté de bhrâjati zd brûza'tl, lit. cqji/-
-brèszkis 'point du jour' brëkszta 'le jour point' v. slav. pro-
-brézgti 'crépuscule du matin', alb. (G. Meyer Alb. Spr. 27) barê
[barô-i) 'blanc; m. froment'; i.-e.'^bhereJc- *bhereg- 'luire, bril-
ler'; *bherek- est peut-être un élargiss. de "^bhere- 'brillant,
brun' dans v.h.a. bero 'ours', lit. bëras 'brun', cf. aussi v.slav.
?>?*oî?«* 'blanc, bigarré', gr. qpapûver \a|U7Tpûv€i H., v.h.a. m. h. a.
brun 'brillant, brun' (voy. s.v. cppovii); à côté de ^bhere-k-, une
base lourde bherëJc- bherè-g-, cf. les mots pour 'bouleau', skr.
bhfirja-h v.slav. b7'éza etc.; plusieurs formes peuvent se rat-
tacher à l'une ou à l'autre base; bibl. récente chez Berneker
EW. 85; voy. en dernier lieu Persson Beitr. I 35. II 689 et n.
Cf. l'art. cpXÉYUJ.
- 1035 —
liom. etc. cpépmft, -iffoç 1'. 'cithare"; liom. etc. qpopiniZuj seul,
prés, 'jouer de la cpôpiurrî' : skr. hhramarà-h "abeille', jjntpr.
'qui bourdonne', v.h.a. hnniio 'taon' (autre analyse s.v. ppe'inuj),
pol. (Bezzenberger BB. 27, 183) /j/-z?«/>r 'résonner, bourdonner'
V. slav. &rç.if/«// 'souare', i.-e. base bherem-; une l'orme plus
simple *bhe)-e' dans skr. ham-hharali 'abeille' haïuhharoli-lj
'mouche' et (red. brisé) lit. h'u-hti 'bourdonner'; voy. Berneker
EW. 94 sq. Franck-van Wijk EW. s.v. hrontnien. Persson
Beitr. I 36. 349 (bibl.). — Lat. fremo est ambigu (: qpôp.uiTE
selon Persson 11. ce.; voy. l'art, ppéiuuj p. 13i' et Walde*' s. v.).
ion. att. (popiaôç m. "(•orl)eillc; natte; vareuse; fascine'. \'oy.
8. v. hom. (pâpoç.
cpôpoç m. 'taxe, tribut, impôt; paiement"; qpopéç '(pii pousse, pro-
pice (vent); — fécond'; cpopd f. 'action de porter: intr. action
de se mouvoir; fig. production'; cpopeîv 'porter'. Voy. s.v. qpe'poi.
hom. etc. cpopùvuu 'mOlcr; barbouiller, salir': liom. etc. cpopùacfuj
'souiller, salir'; çopuTÔç m. 'mélange, ordures; liourbier des
porcs; paille d'emballage'; qpôpuç 'anu.s' Ilésych. Pers.son Beitr.
II 785 1). 3 rattache le groupe à i.-e. ^hhercu- *hheru- attesté
])ar gr. iropcpùpiu et cpupuu; voy. s. vv. et les art. qppe'ûp cppucta-
cJoiaai. — Rapport tout incertain avec russo-slav. eccl. hh-lof/à
hrùlogû 'latibulum' russ. berlôga 'caverne d'ours' scrb. l>r/o</
'porcherie' <*/;7Wo- 'litière, balayures, ordures, saleté", cf. Ber-
neker EW. 12U.
hom. etc. qppâloj, aor. é|). (é)TTécppabov 'faire comprendre, ex-
pliquer, indiquer par signe ou jiar la parole; énoncer, exposer;
moy. penser, réfléchir; ai)i)rendre; s'apercevoir de; veiller sur";
poét. qppabi'i f. 'connaissance, conseil; .sagesse'; qppabi'iç 'sage'
Q 354; (ppâbiauuv, -ovoç 'sage' TT 038; qppâaiç, -etuç i *q)pâcT(Tiç i f.
'clocution, langage"; qppaaTÛç, -Ooç f. 'réflexion' Hésych. Etym.
obscure. — Le th. qppab-, en tant (pie *(pp/;b-, a été souvent
rapproché de cppi'iv, th. qppev-, et participe dès lors à l'incerti-
tude qui règne sur la [)arenté de celui ci: voy. s. v.; — on tant
que *giJhrd-^ on lui a comparé le groupe vrais, l'ait de dispa-
rates skr. hfâdaft' 'résonner', got. iji-ctaii 'pleurer' v.h.a.
tjyn()~ai> 'adresser la paiolo à (pi, saluer'. — lit. ijinliti 'en-
— 1036 —
tendre' v. pruss. gerdaut 'dire'; bibl. et critique des avis anté-
rieurs, sans conclusion plausible, chez Wiedemann BB. 27,
236 sqq.
hora. etc. qppdcrcTuu (*q)paKiuu), pass. aor, èqjpdTtlv, aussi qppaTVûLii
(cpdpYvDiLii Hésych. EM.) 'serrer l'un contre l'autre, boucher, ob-
struer; barricader; garnir de défenseurs, protéger', cf. qpdp-
KTecr6ar tô cppaTteaGai Phot.-, cppaYjuoç m. 'action de boucher;
clôture, palissade'; qppâfiua, épid. cpapxjua i^-.smen-, cf. épid.
qpapHiç) n. 'clôture; arme défensive'; bpiJ-qp[p]aKT0ç m. (voy. s.v.
p. 203) : lat. farciô {ar < f) 'remplir, garnir, fourrer, farcir'
fartim 'en bourrant' frequens 'rempli de, peuplé, nombreux', lit.
brukù hriikti 'faire entrer par pression dans une fente, pousser'
hrimJiUs hruiiklys 'tortoir' v. slav. hrutû 'clou, coin' {^bruliû.
von der Osten-Sackeu IF. XXIII 380. Berneker EW. 90) lett.
hraTikti 'adjacent, joignant' (? ou : m. h. a. pfrengen 'opprimer'?),
irl. (Stokes KZ. 41,381) harc 'abondance'. Curtius^ 115.302.
Brugmann Grdr. P 479. IP 1072 sq. Hirt Abl. § 24 rem. 2.
Torp chez Fick IIP 279. — Autres avis chez Zupitza KZ.
36, 56 (qppdacTiu : lett. sprangàt 'enfermer', etc., mais voy. auj.
Persson Beitr. I 386. II 870 n. 2) et Wiedemann BB. 27, 231sqq.
(cppdacruu < i.-e. *bhrâk-iô, R. bhrefik- : bhreng- dans v. norr.
brekha m.b.a. ènw^" 'colline', dont en fait l'étym. est ambiguë;
[.-e.*mreftg-? Voy. Franck-van Wijk EW. 93).
att. qppdTuup, -opoçm,, att. qppdTrip, -epoç, dor. qppâTiip m. 'membre
d'une cppâTplâ' (sens modifié d'après les dérivés), cf. (ion.) (ppr|-
Tiip" dbeXqpôç Hésych.; hom. cppi'-iTpri f. 'trihii' : Bkr.bhyâtar-
zd bratar- dat. briidr-e v. pers. brata arra. (Hiibscbmann Arm.
Gr. 1442) elbayr (< i.-e. ^bhràtor ou *bhrcdêr\ e-prothétique;
-Ib- < bl- < br- par dissim.), gén. eibaicr (< i.-e. *bhrâfr6>i)
arm. vlâ (? G. Meyer Alb. St. III 36 ; le mot serait un hypoco-
ristique) lat. frafer fri-i 'frère' osq. f ratrùm ombr. f ratrum
frafroni 'f ratrum', v.irl. brûthir gall. pi. brodyr sg. brawd got.
brôpar wh. a. bi'uoder y. norr. brader v. slav. (voy. Berneker
EW. 82 bibl.) bratrii bratû [bratrlja 'confrérie' = (ppârpiâ, cf.
skr. bhrafrijam 'confrérie') v. pruss. brâti brote lit. brôlis lett.
brâlis 'hèrt' \it brote rël h 'petit frère'; i.-e. *6/ï}'âi^^r- 'frère'.
Curtius"^ 302 sq. Brugmann Grdr. 11^ 1, 334.
— 1037 —
çpéâp, -ûToç (*(ppfiFap, -àTOÇj, lioiii. pi. qpprjâTa (écrit à tort cppei-
aTtt) n. 'puits' < i.-e. th. ^bhrëun- : arin. alhiur (< *albiuar,
i.-e. *bh?'(mr = *(ppfiFap. Ilubscliiiianii Arni. Gr. I 415), j^a'n.
alber 'source'; le degré réduit '■blirun- daus got. brunna v.b.a.
hrunno ags. burna 'fontaine' (gerrn. *6yMWô *hrunen- *brunn-;
sur *bni)m- on refit ^brunno '^briuinen-, tandis (\\\Q,*briinn- lui-
même était délaissé; cf. J. SchmidtVoc. II 269sqq. bibl. Brug-
mann Grdr. IF, 1, 303. 310. 579); cf. encore m. irl. tipra, gén.
tiprat "source' (p. ex. Zimmer KZ. 30, 156; mot ambigu à l'ana-
lyse, cf. auj. Pedersen K. Spr. II 104, 4T8i. lit. bridiitis 'se
pousser violemment en avant' lUblenbeck Ai. Spr. 20^<; russ.
brujat' 'couler à flots, ruisseler' lett. hrauUgs 'exubérant, lascif
etc. (Berneker EW. 88. von der Osten-Sacken IF. XXIII 379);
i.-e. base bhereu- bhreu- bhrà-, abondamment attestée entre
autres par skr. bhurvcin- 'agitation (de l'eau)' bhi(rrà)n-h 'in-
quiet, remuant, agité', gr. cpapuiuôç • ToXpriPÔç, 6paaOç Hésycb.
(ppuàa(T0)aai 'frémir, s'agiter impatiemment, s'enorgueillir'.tlirace
ppOiov PpuTOç 'une bière d'orge', alb. hruni hrunn:'\c\i\h\\ lat.
fervô ferveô 'bouillonner' dê-frutum 'vin cuit', irl. berbuim 'je
cuis, je bous, je fonds' bruth 'ardeur, fureur' bruif/i 'cuis.son'
bruthe 'bouillon', v. li. a. briuiran ags. breowan 'brasser' ail. mod.
brodeln 'être en ébullition' v. norr. braiid ags. bréad v. h. a. bn>t
'pain' (préparé par fermentation) ; cf. p. ex. Persson Wzerw. 126.
163 sq. Beitr. I 332. Il 785. Fick V 91. 493. IIP 2S1. NValde»
s. vv. (bibl.).
bom. etc. cp p lî V, gén. qppevôç, dat. pi. att. épigr. piud. qppaai (*(pp»cJi)
> cppedi d'après cppéveç etc.. f. 'diaphragme (Plat, i ; mend)rane,
pi. viscères, entrailles (îlom.); poét. cœur, âme, pi. esprit, in-
telligence'. Etym. incertaine. — Hypothèses: TTOpqpupiu 'se sou-
lever en bouillonnant', skr. jcir-bhti rit l 'se démener, tressaillir'
bhurdti 'se mouvoir, tressaillir'etc. (voy. s. v.(pupLu\ cppnv avant
signifié '*le tressaillciiient,das Auf- und Ab/uckon', puis l'endroit
du corps humain où il se produit (c.-à-d. 'le diaphragme') et les
diverses ém(»tions. Brugmann Cnrtius' Stud. IX 376 n. (ir. Gr.''
85. Windisch Bcr. d. silchs. G. d. W. 1891, p. 198sq. Kieckers
IF. XXIII 363. — V.b.a. (jnin 'misère' ags. jn/w 'souci' v.norr.
(jniuf 'soujx.'on', i.-e. *<i'Jlir-. Fick P 417. Zupit/.a (iutt. 97.
— 1038 —
Briigmann Grdr. P 614. KVG. §258, 4. — Got. brunjô v.norr.
hrynla ags. hyrne v. h.a. brnnia prunna 'cuirasse' (en tant que
nés de i.e, %hrània-7i-), alb. bri brhle 'côte, sol escarpé, émi-
nence', i.-e. *hhre7i- 'entourer" (Wiedemann BB. 27, 236 sqq.,
bibl. et critique des avis antérieurs), mais got. etc. briinjo est
suspect d'emprunt celt., cf. irl. bruinne "poitrine' (Fick II* 184)
hm, gén. bro7in Ventre' (i.-e. *bhruson- *bhi'usn-) et alb. brine
est ambigu. — De là hom. etc. cppoveîv "penser', hom. etc. à-
-cppuuv, -ovoç 'insensé', hom, etc. irpôqppujv hom. fém. irpôcppacTcTa
'qui agit de bon cœur , hom. etc. aoj-cppuuv 'sage, prudent', hom.
etc. eu-qppaiVLu 'réjouir, charmer', qppaviZieivcTujqppoviZieivHésych.,
ion. att. qppovTiç, -iboç f. 'soin, souci, inquiétude'.
fut. -cppiiauu (bm- 'laisser passer', ck- 'porter au dehors', eio"- 'in-
troduire', eTreicr- 'introduire en outre'), aor. -qppfivai -qppeiç
-ëqppriaa -écppriaav subj.-cpprjCTri, prés.inf.-mqppdvai 'porter qc.qq
part' ^). Ces formes procèdent d'une base lourde bherê- 'porter,
apporter, etc.' (à côté de *bher- dans skr. bharti gr. cpépie etc. ;
voy. l'art, qpépiu) attestée par skr. bhantram 'bras' ('*ce avec
quoi l'on porte') bhdrlman- 'entretien, nourriture', h'Lbarn 'juge'
gall. barn 'jugement' (i.-e. -f) irl. brâth 'sentence', v. slav. bî-
yrt^/'rassembler, prendre' lit. bernas 'valeV ('*enfant') russ. be-
rémja serb. brème tchèq. brimé 'fardeau' russ. berëzaja serb.
br'èdja i^bherà-d-) 'enceinte, adj.'; voy, en dernier lieu Persson
Beitr. II 642 (bibl.). 687.
q)piK€ç' x«pctKeç Hésych. : v.norr. brîk f. uorv. dial. brîk 'planche,
paroi de planches, clôture', th. germ. *br/k(k)ô-, 'i.-t.%hriknâ-.
Persson Beitr. I 222.
(çç)\\xà(3(5o\xa\ 'flatum naribus emitto luxurians' (Hrdt. Théocr.);
qppiiaâvra/seus (0pp.) : V. norr. &nme 'feu', skr. J«>-6^wrë^rs'agiter
violemment'; i.e. %li{e)rei- *bhrî-, parallèle à *67^(e)re^^- *bhrû-
(voy. s. V. qppëâp), à %her{e)- dans skr. bhuràti zd bar- 's'agiter
1) A côté de ces formes grecques régulières en apparaissent
d'autres où l'on voit -i'r)|ui (avec préverbes) prendre à l'initiale qpp-
par suite de sa parente sémantique avec -iricppavai; ce sont aor.
-éqppriKa -écppevTO impér. -qppeç iiif. -qppéoGai, prés, -qppûiiui (Ar. Guêp. 125,
où ipf. èEecppio|nev mss. se corrige en èEeqppieiuev). Brugmann IF. XII
153 sq.
— 1039 —
violemment', lat. [ndum 'eau agitée' (voy. s. v. (pupiw). Persson
Beitr. II 747. 784.
hom. etc. cppiS, -ïkôç f. 'hérissement, frisson'; ion. att. cppiKn f.
'frisson'; hom. etc. cppiaffiju, att. qppiiTuj, pf. TrécppiKa 'se hérisser,
frissonner'. I.-c. "^hhnk-, sans parenté innnédiate; un rapport
éloigné probable avec le groupe skr. hhvs-ti-h 'pointe, arête,
coin', \a.t.fastï(/iiim(*f'arstf-iliiït.e, sommet', v.li.a. horsf bursf
ags. bi/rsf 'seta', etc. ; i.-e. *bher-s- (voy. s. v. cpâaKOç -, base hher-
'erigere'. — V. lat. frigo 'hérisser' {frigit saefas, scil. aper.
Accius tr. 44.3), puis lat. frigeô 'avoir froid' fOsthoff MU.
V 62 sqq.) sont à écarter [fng- < i.-e. *sri<j-, voy. s. v. pÎTOç
p. 840 sq.). — Pour russoslav. eccl. obrèzgnuti 'devenir sur^
voy. Berneker EW. 85 s. v. '^bréskû II.
tragg. qppoiiiiiGV 'prélude' <*TTpo-/<oi)aiov; voy.8.v.ùï|nn p.690sq.
tragg. qppoOboç. -r|, -ov (ou -oç, -ov) 'qui est en route, qui est
parti' < *TTpo-/iobo-ç, cf. irpô ôboû (é-fÉVOvro) A 382.
att. qp p 0 u p d, ion. -q f . 'garde, surveillance' < *7Tpo-^opâ ; att. cppou-
pôç m. 'gardien; pi. garnison' <*TTpo7jopo-ç; att.qjpoupeîvintr.
'monter la garde', trans. 'garder, veiller sur'. Voy.s. v. ôpâv
p. 709 sq.
cppudaaoïaai 'frémir, etc.' Cf. le parent éloigné qppl^âaao^al et
voy. 8. V. qppéâp. — L'avis de von derOsten-Sacken IF. XXVIII
148 sqq. (*TTpuffaK- : v. norr. frûsa 'resjjirer bruyamment, souf-
fler') est à écarter; cf. Persson Beitr. II 904,
qp p u r i X 0 ç m. 'un oiseau' (Ar. Ois. 763. 87o) : lat. fi-ingilla 'pinson'
frigô -ère 'vagir' friguttio -ire 'gazouiller; — bredouiller' />/-
gulô -are 'crier (choucas)', tchèq. (Niedcrmann BB. 25, 295.
Berneker EW. 119) brhel 'petit pivert' pol. bargiel 'mésange
à longue queue' russ. bergUzû 'chardonneret'; rapports voca-
liques peu clairs; peut-être y eut-il métathèse dans la suite vo-
cali(iue gr. lat. /' — n (Persson Beitr. II 860 n.2 1 ; von der Osten-
Sacken IF. XXVIII 150 sqq. rattache ce groupe au suivant. —
8kr. bhfyga-h bhrhtga 'une sorte d'abeille noire; la |)ic-grièche
à queue fourchue" peut être issu de "^bhr/nga/i et apparenté
à ^kr. bhr a ma ra-fi 'abeille' (Brugmann Grdr. Il-, 1, 508. Pers-
son 1. cit.).
— 1040 —
ion. att. qppô YUJ (tardif cppéiTiu) 7aire griller'; qppùKToç 'rôti, grillé;
subst. flambeau, torche'; ion. att. cppuYavov, ord. pi. 'menu bois
mort, broussailles'; cppÔYexpov 'poêlon pour griller l'orge'. Cf.,
avec un autre vocalisme, lat. frîgô -ère trans. 'griller, frire'
ombr. frehtu 'grillé' (Curtius^ 188), iran. '^hrij- *braij- dans
béloutchi hrijaq hrêjag 'griller, cuire au four' pers. mod. ha-
rèjan 'four' hiristan 'rôtir', puis véd. hhuraj- 'cuire', lit. hir-
gelas 'une bière légère' lett. hirga 'vapeur, fumée' v. pruss. au-
-hirgo 'restaurateur hirga-liarkis 'cuiller à pot', lat. ferctum
fertum 'gâteau sacré', i -e. ^hheru- : *hheri- : %he)'{e)- *hherè-
'bouillouner, bouillir, fermenter' (skr. bhrjjàti 'griller' ppfp.
6^r.ç.^a-A paraît procéder de *6/t/'2^-. Wackernagel Ai. Gr.1 162);
voy. s. V. cppéâp. Cf. Uhlenbeck Ai. Spr. 2(J5. Walde^ s. vv.
frlgô fertum (bibl.). Trautmanu Apr.Sprd.312. von derOsten-
Sacken IF. XXVIII 150 sqq. PerssonBeitr.il 860. — Irl.
hairgen gall. hara 'pain' < %haragen- : \sit fan'âgO (Pedersen
K. Spr. I 101) est à écarter.
<ppt)vri f., cppûvoç m. 'crapaud' : skr. bahhrû-Ji 'brun rougeâtre,
brun' (i.-e. *bhe-bhru-; pour la parenté ultérieure voy. p. ex.
Walde^ s. v. fîber), v. h. a. brun ags. brun v. norr. brûnn 'bril-
lant, brun', i.-e. %hrû- :*bher{ey 'brillant, brun' dans v. b.a.
bero ags. bera v. norr. biorn 'ours' ('*brun), lit. hëras lett. bérs
'brun', skr. bhalla-h {-II- < -ri-) 'ours', gr. cpâpn ' veqpéXai Hésycb.
cpapiivei' \a)aTrpûvei H., russo-slav. eccl. bronû 'blanc; bigarré'
(i.-e. *bhr-ono-. Lidéu Stud. 68. Berneker EW. 87 ; sur russo-
slav. eccl. brûlogii 'latibulum' voy. auj. Berneker EW. 120).
KuhnKZ. 1,206. Curtius^ 303 sq. Persson Beitr. I 18. Voy.
l'art. cpopKÔç. — L'avis de Sommer Gr. Lautst. 69 sqq. (i.-e.
*prusno- : v. h. a. /y-osc 'grenouille' < i.-e.*prus7co-s) est à écarter ;
cf. aussi Charpentier KZ. 40, 474, Ehrlich Unters. 145.
(pÛTÊÔ^^ov 'tumeur à l'aine' (Gai.) est dissim. de *cpXuT-e6Xov :
qpXÙKTaiva cpXuKTiç. Pott Et. Forsch. II- 778. Grammont Dis-
sim. 87.
hom. etc. qjÛKOç, -eoç -ouç n. 'fard rouge; algue qui le fournit;
algue en général'; hom. cpûKioeiç 'plein d'algues'; qpdKOÛv 'rem-
bourrer d'algues (Diod. Sic); farder en rouge (Plut.)'; cpûKriv,
-iivoç (voy. Solmsen Beitr. I 135) m., cpÛKriç, -ou m., qpÙKri f.,
— 1041 —
9ûKiç, -iboç f. 'poisson qui vit dans les al^^ies'. Emprunt sém.,
cf. héhr. pu k 'tard pour les yeux'; bibl. chez Lewy F'renidw.
47 sq. — Lat. fiicus est l'emprunt grec.
ion. qpuXttKÔç m. (Q 566. Hrdt.), boni. etc. qpùXaE, -aKOç m. 'garde,
gardien'; hom. etc. cpuXaKri f. 'garde, f.'; boni. etc. qpuXâaaoi,
att. -TToi 'veiller, monter la garde; trans. surveiller; guetter;
conserver'. Ital. hifolvo suppose un omiiro-saran. *hufulcus, à
côté de lat. hubulcus 'bouvier' (cf. sii-bulcuit 'porcher'), dont le
2^* membre répond k cpuXaKÔç; cf. Frolide BB. 19, 238 n. La-
gercrantz KZ. 37, 177 sqq. — Les avis de Fick BB. 1, 334 et
Schwyzer KZ. 37, 150 {ï.-c.*hhud-l- 'espion' : TreuGnv, R.bheudh-),
(le Fick Wb. P438 {:\\t.zviIgefi'vo\v'), de SUtterlin BB. 17, 166
(: V. h. a. pflegan 'soigner'), de Siitterlin IF. XXV 68 (: v. h. a.
hlic 'éclat, brillant, éclair des yeux') sont à écarter.
ion. att. (pu Xr| f. 'tribu; bataillon; escadron; espèce'; hom. etc.
qpûXov'race, tribu; genre, sorte'; cpuXéTtiç, -ou m. 'membre d'une
tribu' : V. h. a. hiir 'chambre' ags. hûr 'cabane, chambre' v. norr.
hûr 'magasin; appartement des femmes'; soit i.-e. *hhû-lo-
*bhfi-)'o- :*bJiôn-l- dans cpuuXeôç; */>/??<- *bluni- sont des formes
de la base bheud-, voy. l'art, qpùu).
ion. (puXÎT] f. ""olivier sauvage, — ou nerprun' e 477; cpuXÎKn ou
9iXuKr| f. 'un nerprun' (Théophr.). Etym. obscure. — Un avis
chez Hehn" 105 (i.-e. '^'bhu- : qpuTÔv qpùcriç etc.).
hom. etc. cpuXXov 'feuille' < i.-e. ^bh^i/io-m : lat. folitim < i.-e.
*hTilio m (ou *bholiom? Voy. Persson Beitr. I 143 n. 5), gaél.
(Fick II' 174) bile 'petite feuille, fleur' {cc\t. ^beliâ) gaul. BiXi-
vouvTia nom de plante (Diosc.) ; i.-e. *bhel(ey *bh{e)Iê- *bh{e)lô-
'souffler, gonfler, être turgescent; fleurir' (p. ex. lat. flèmina
n. pi. 'tumeur sanguine' floa 'fleur' foUis 'soufflet de forge',
V. h. a. blat 'feuille' bluoma 'fleur' ags. bJœd m. 'souffle' et 'abon-
dance, lat. ubertas' f. 'fleur, inni^bJéd f. 'fleur' = v.b.a. bJuot,
th. i.-c. *bhlofi-). Curtius-'301. Fick P 498. IIP 283 sq. Brug-
mann (îrdr. F 272. 454. Voy. l'art. qpaXXôç. — Pour des avis
divergents sur lat. foliimi voy. Walde- s. v. (bibl.).
ép. poét. cpùXoTTiç, -iboç, ace. -iv -iba f. 'tumulte, bataille; fig.
querelle, discorde'. Etym. inconnue. — Avis non plausibles
chez Curtius"' 276, Schrader RL. 800, Prelhvitz- 497.
6G
— 1042 —
hom. etc. qpopuu '*iuêler une chose humide à uue chose sèche,
délayer, détremper; pétrir'; cpùpbrjv 'pêle-mêle'; qpûpiaa n. 'or-
dure' (Nie. 0pp. j; qpup^iôç m. 'action de brouiller'; qpùpâv 'dé-
layer, détremper; pétrir'; cpùpôtiua n.'pâte de farine pétrie', qpûpuj
< *(pupiaj semble procéder de i.-e. *bhur-iô : skr. bhuràti (i.-e.
%hr-) 'se mouvoir rapidement, tressaillir, se débattre' zd bar-
'se mouvoir violemment', g-r. Tropqpupuu (voy s.v. p. 806), lat./'re-
tum 'eau agitée' fretâle 'poêle à frire' fermentum 'ferment, le-
vain', ags. beorma 'levure'; d'autres rapports (Uhlenbeck Ai.
Spr. 203) ne sont pas sûrs : lat./wrô 'être en délire' est ambigu
(voy. s. V. GoOpoç p. 349); pour v. slav. 6w/ya'\aî\anj' voy. auj.
Berneker EW. 103 et aussi Persson Beitr. II 785 n. 3; pet.-russ.
bûryty au sens de 'embrouiller; soulever, remuer' serait parent
de tpùpuu selon Berneker EW. s. v. '^burjq, mais le rapport phon.
est peu clair, -u- supposant une dipht. ancienne; pour v. norr.
byrr ags. byre fris. occ. bur 'vent favorable' voy. Torp chez
Fick IIP 261, Falk-Torp EW. 128 s.v. ber I. (: v. norr. bera
[= gr. qpépuj] au sens de 'faire avancer'); voy. les art. qpopôviu
cppéâp (ppuda(J0)Liai cppi)Lià(y(JO|uai.
hom. etc. cpOcra (i.-e. *phiitia), ion. cpucrri f. 'soufflet de forge;
souffle; bulle d'air'; hom. etc. qpOffâv 'souffler; gonfler qc.';
hom. etc. cpDaiâv 'respirer bruyamment'; cpûaiT^, -ittoç f. 'tige
creuse et gonflée (ail, oignon)' (Hpc. Théophr.); (pDaaX(\)iç,
-iboç f. 'bulle d'eau; une flûte (Ar. Lys. 1245); coqueret(Diosc.)';
(pvaKa f. 'cal' (scol. Ar .Guêp. 1 1 19) ; att. qpûcfKri f. 'gros intestin ;
boudin'; cpûaKuuv, -uuvoç 'ventru'. Cf. posthom. TTOiqpucrcruj 'souf-
fler avec force, etc.' (voy. s.v. p. 801), puis skr. 'phupphuTca-
raka-h gramm. '\i2i\ç,i^ni^ pupphula-h gramm.'flatuosité'/)^?^^-
phusa-h phuphusa-m 'poumon' pupphusa-h gramm. 'poumon,
capsule du nénuphar' JJ/^M^A•rtrôf^ 'souffler' (alternant avec pût-
■Tiarôtij cf. plus bas lit. piistl 'souffler'), arm. (Hubschmann
Arm. Gr. I 256. 502; bibl. ultérieure chez Persson Beitr. I 249)
pliukh 'souffle, vent, pet; pi. soufflet' jp/icew 'je souffle'^7/M«/«
'je me gonfle', pers. raod. paie 'le fait de souffler (pour allumer
le feu), soufflet' afghan pii pûk 'a puff, a blast, the act of blo-
\y\vig^ pukai 'a puff, inflating' etc.; i.-e. *pheu- *pMi- 'souffler,
gonfler', onomatopée alternant avec *peîi- *pou- *j9?1-; cf. les
— 1043 —
élargiss. *peiit- *pût- (lit. pucziù pùstl 'souffler' piità 'écume',
gr. TTÛvvoç < *TTUT(Jvo-ç, voy. s. V. p. 827), *peuh- *pûk- *peug-
*pû(j- Hit. pukné 'pustule' pulszJè 'bosse, trace d'un coup'
pûkszti "haleter, respirer bruyamment', gr. TTû-fn, vuy. s. v.
p. 825), *peiip- '^pûp- {\ett. paupt ' gonfhi'' jmps 'sein de femme',
lat. vulg. *puppa'mamG\on'}, *peus- *pûii- (skr. pii s ijatr croître,
prospérer', hii. 2ms{.s)îihi pustula, lit. pûslë 'bulle', norv. (liai.
f\)ijsa\;-'fausian]'ci\Uer, s'élever en fermentant', v.s\a,v.puchati
'souffler'); cf. Solmsen Beitr. 1 247 s((. Persson Beitr. I 241-
274 (bibl.).
qp\i)(Ja\oç m. 'un crapaud (Luc); un poisson (El.); un cétacérOpp.
El.)' : qpûaa qpOaâv.
liom. etc. (pvai-looç '(|ui produit l'épeautre'. Voy. l'art, leiax
f. pi. p. 307.
qpûuj, lesb. qpuiuu, aor. è'cpûcra trans. 'pousser, faire naître, faire
croître, produire', intr. 'naître' Z 149; (pûoiaai, aor. èqpOv, pf.
TTéqpûKa 'naître, croître'; hom. poét. qput'i, dor. cpud f. 'croissance;
nature, caractère'; hom. etc. cpùcTiç, -euuç f. 'nature'; ion. att.
(pû)iia, -aroç n. 'excroissance; tumeur, abcès'; lioui. etc. cpvTÔv
'végétal; rejeton, enfant'; ion. att. qpOXtî f., hom. cpOXov 'tribu'
(voy. s. vv.) : skr. hhdvati fut. Uhavisyati 'être, être là, arriver,
devenir, prospérer, etc.' zd v. pers. hav- etc. 'être, devenir' fzd
fui. hûsyeHi : gr. qpùouu, lit. bûsiu) pers. mod. inf. hûdan 'être'
skr. hhfiH-h hhtiti-h 'l'être, le devenir; bon état, prospérité' li.-e.
"^h/ndi-s = V. slav. -btjtt dans zabytt 'oubli' po-hiitl 'victoire':
cf. *bhîiti-s dans gr. qpûaiç, irl. hiiith 'être') bhûma n. 'terre,
monde, être' (=gr. qpû)Lia) bhûmù m. 'plénitude, foule, richesse'
bhùnd-h zd bûmiè v. \^ers. buniis pers. mod. 6<<w 'terre' skr.
bhutd-h zd buta- 'devenu, étant' (i.-e. '^bhatd-s, cf. lit. luifd n.
'été', V. norr. bnd ï. 'demeure'; puis *bhnt6- dans gr. qpuTÔv, irl.
l'O both 'on fut' bofh f. 'demeure, cabane' gall. bod 'habitation',
lit.?;<t^/.y 'habitation'. Brugmanniirdr. Il-, 1 ,o98), alb.(G.Meycr
AU). Spr. 51. ôôt biij {*bhunio) 'j'habite, je loue, je passe la
nuit' bnr {'-'blm-ro-) 'honnne', h\t. fut 'j'ai v{c fiitûrus ipf. -h((s
-bâiiius fut. -bo V. lat. subj. fudf osq. f'usf 'erit' et 'luerit' fu-
-fans'erant' etc. ombr./"?/.v/ 'erit' furent 'eriuit' etc. oscj. l'iin-
trei 'Creatrici, (îonetriei', irl. hoi 'fuit' Intd 'eiit' hof/i 'fiiliirus'
— 1044 —
gall. hod corn, hos bret. mod. hout 'être' (celt. *hîi-tà) irl. bûan
'qui dure' (: skr. bhïwana-m'' être, monde'), got. hauan 'habiter'
V. norr. bûa ags. btian v. h. a. bfiaii 'habiter, construire sur'
V. norr. byggua byggia 'louer' etc., lit. bûti 'être' prêt. 3. sg.
bùvo 'il fut' impér. biï-h 'sois' bûklà èftfcZe 'patrie, lieu de séjour'
V. slav. byti 'être, devenir, croître' feé'eras, erat' (: èqpûri) zabava
'séjour, occupation' etc.; i.-e. %heuâ- *bheuë- (cf. skr. bhâvi-
-tu-m) : *bhû- ( : *bhôu-) ; cf. Curtius ^ 304 sq. Fick P 92. 266 sq.
494. IP 179. IIP 272sq. etc. Voy. l'art, cpiru.
(puuYiu (Epich. fr. 151 K.; qpiLZiuu Hpc; cpiuZiuj 'Kaiuu' EM.; pass.
qpuuTvuTai Diosc), aor. èqpuuHa (è'qpuuaa) 'faire rôtir, faire griller';
qpuJYavov 'poêle à griller l'orge' Poil. : v.h.a. bahhan ags. bacan
v.norr.6«ZL'« 'cuire au four' (i.-e. *&Aogf^/o-, ou innovation germ.?)
v.h.a. bacchan m/sens (germ. *bakkô, i.-e. *bhognô). Cur-
tius-"^ 189.
ion. cpuuïbeç, att. cpuJbeç f. pi. 'ampoules par brûlure'; qpôa' è^av-
0)TfiaTa év xuJ aâj|uaTi Hésych. : lit. bûzè 'massue; battant du
fléau; tête d'aiguille' lett. bûfe baufe 'rondin, massue'; i.-e.
*bhôu- : *67^e^t- *67m- 'gonfler'. Fick P 494. Osthoff Suppl. 67.
Persson Beitr. I 465.
(puuKîi (Hom. Hrdt. Aristoph.) f. ; (pûÙKOç* kiittoç GaXdacTioç ô)uoioç
beXcpîvi Hésych.; qpuuKaiva f. 'marsouin' (Arstt.); cf. cpûaaXoç
cpuÙTiYH cpOùiJH, i.-e.*297i(9w- 'souffler' (onomatopée) ; voy. Fart.çûaa.
qpuuXeôç qpiuXeioç (pl.cpuuXeàNic.) m. 'tanière des bêtes sauvages';
cpuuXed ou cpuuXéâ f. m/sens (Arstt.) ; cpuuXeiâ f . 'séjour dans une
tanière'; qpuuXdç, -âboç f. 'qui habite dans des trous; — un co-
quillage'; (puuXiç, -iboç f. 'un poisson de mer qui s'enveloppe de
son écume' (Arstt.) ; (puuXeuu) 'se tapir dans un trou'. Gr. coram.
*(puuuXeoç (?) : V. norr. bol u. 'gîte (des hommes et des animaux)'
(i.-e. *bh6ulo- ? Vrais, distinct de bol 'demeure' < germ. *Sô/>Za-,
i.-e. %hôutlo-\ cf. V. sax. bôdlôs m. pi. 'maison et jardin; meu-
bles' néerl. boedel boel 'biens; héritage, succession' etc., lit.
bilklà biiMë "demeurey patrie'); cf. suéd. dial. &?/7yrt boJja 'petit
nid' {%idiOn), irl. 6rt/Ze 'demeure' (^balio-)\ i. e.%hôii-l-:*bhiil-
dans cpvlï] f. ; cf. p. ex. Brugmann Grdr. I"^ 204. 486. Osthoff
Suppl. 67 (bibl.). Falk-Torp EVV. 90 sq. Torp chez Fick IIP
— 1045 —
272 sq. Persson Beitr. I 107. 289. 677. Cf. la rime -fujXeôç
p. 159 sq.
bora. etc. qpuuvri f. Voix'. Voy. l'art. qpriMÎ- — L'hypothèse de Pe-
dersen KZ. 38, 403 (i.-e. *fjhuOnd : v, slav. ^vo)ih 'son') est à
écarter.
ion. att. cpuup, gén. qpoipôç m. 'voleur' = lat. fur, géu. fûris Vo-
leur' contient le degré long fléchi de R. hher-^ voy. l'art, qpe'puu
sub fin. Curtius'' 299-, bibl. ultérieure chez Walde- s. v. De là
cpiupd f. 'larcin' (ion.) cpiupriv bè xfiv èpeuvav Hésych. qpuupâv 'faire
des perquisitions; prendre sur le fait un voleur' Tiepiqpujpoç 'aisé
à découvrir' aÙTÔqpujpoç 'pris sur le fait' qpûjpioç 'qui provient d'un
vol; furtif cpuupiov 'preuve convaincante' cptupiauôç m. (voy. le
suiv.); cf. skr. hharâh 'fardeau, travail, joug' hhann- 'portant'
bhârman- 'table' hhnrayati caus. zd hàraija- itér., cf. p. ex.
M. van Blankenstein Unters. 10. 112.
lioni. poét. qpuupiaïaôç m. (f. Ap. Rh.) 'coffre pour serrer les vê-
tements'. Voy. le préc.
hom. poét. qpûjç, gén. cpujToç m., qqf. f. 'homme de haut rang;
être humain, homme ou femme; mortel P 98', thématiquement
identique à skr. bMs-; secondairement devenu th. en -t-; — ou
a été prim. '""hhô-f- ; voy. l'art, qpàoç. Brugmann Grdr. W, 1 , 536.
att. qpmç (contracté de cp(i[Fjoç), gén. qpuuiôç (avec passage dans
la flexion des th. en -^) n. 'lumière'; cpujTeivoç 'lumineux'; cpuj-
xiZiuj intr. 'jeter de la lumière'; trans. 'éclairer; instruire'; <t>ûj-
Tioç. Voy. l'art, qpàoç.
qpûjTiT?, -iTfoç f. (m-) 'fifre' (Plut. Ath.) < "^phùut- : qpOaa f.
'soufflet de forge' {*phûtia).
(pOùOE (et ttûjuyE, pi. ttiûuyy€Ç EM.) m. 'un héron, butor('?i'. Ono-
matopée {'^'phou- 'souffler'.).
X.
xâpo V KaiuTrûXov. axevôv llésych. On en a rapproché ht.hcijuus
'hameçon' en tant qu'issu de *Jiûbmo-ft ou *habsjuo-s] cf. aussi
Xaïaôv KauTTi'iXov H. (Curtius-'^ 198). — V. norr. (jdpa 'bâiller'
— 1046 —
(Fick BB. 17, 322) ne peut s'y rattacher eu raison du sens
(voy. l'art. x«ivuj). — V.h.a. hamo "perche; hameçon' est à
écarter; bibl. chez Walde^ 359 sq.
X et ^ uu (dans àva-, irapa-, Trpo-xâZiuj) 'écarter'; x«^o)Liai, fut. ép.
Xàacro|uai, aor. ép. xa(5(5à.\xr\v '"s'éloigner, se retirer' : &kr. jihltè
■"céder, aller' hîyatê 'être abandonné, rester en arrière', v. h. a.
gèn gân ags.jaw "aller'; \.-e.*ghè{i)- : *ghi- : *ghd- "abandonner,
céder', identique à *^Aéi- "hiare'; voy. s. v. hom. Kixavuu p. 461
(bibl.) et eu dernier lieu Persson Beitr. II 708 n. 5.
Xaivoj (prés, tardif refait sur) houi. etc. aor. è'xavov, pf. hom. etc.
au sens d'un prés. Kéxnva, dor. 3. pi. KexdvavTi (Sophr.fr. 25 K.)
"s'ouvrir, s'entr'ouvrir; ouvrir la bouche, la gueule ou le bec';
Xàvoç, -ouç n. Poil., xàcT|Lia n. "ouverture béante'; xctcr|uiî f. "bâil-
lement; bouche béante; sujet d'étonnement'; xavûeiv poâv Hé-
sych.; àxavriç "largement ouvert, béant, immense, infini' (à-
copulatif) : v. norr. gan "le fait d'ouvrir la gueule^ appel, cri'
gana "inhiare'; i.-e. ^ghâ- (à côté de ^ghè-) : *ghd-, cf. x^f^n
XâcTKUj et l'élargiss. par une labiale dans v. norr. gcqj "large ouver-
ture, chaos ; appel, cri' gapa "ouvrir la bouche, crier' ail. gaffen
"regarder bouche béante' etc.; cf. ensuite *ghèi- *ghî- dans skr.
vi-hdyas- "l'espace libre' v. slav. zéjq "hio' lat. Tiîscô "s'entr'-
ouvrir' etc., *ghëi(- *ghdu- dans v.h.a. giumo "palais' gr. xâoç
Xaûvoç etc.; voy. en dernier lieu Persson Beitr. 1 13 sq. II 708 ;
bibl. antérieure s. v. hom. Kixdvuj p. 461.
Xaîoç m. "houlette' (ace. Ap. Rh. IV 972) < l-e.*ghaiso- : gaul.
gaiso- 'jaculum' raïaaiai -oi v. irl. gae gall. gtcaew (pour gic-
voy. Pedersen K. Spr. I 96) gaide "pilatus', skr. hésah n. "trait'
(cf. aussi hèti-7i "arme de jet, trait'), v.h.a. j7ê/' ags.jdr v.norr.
^eirr"javelot'(germ.*jm2rt-), puis y.h.'d. geis{i)la'îovieV v.norr.
geisl geisle "the staff used by men sliding in snow shoes' etc.
ags. jdfZ "aiguillon de bouvier' lombard gaida 'fer de flèche'
glsil (i.-e. -ei-) "flèche', irl. grmZZam "je fouette', zd zaya- zaëna-
"arme' skr. hiiiôti Miwati hàyati "lancer, pousser vers' ptc.
hitâ-h; i.-e. *^^i- "lancer, pousser vers'. Kluge KZ. 26, 87. Fick
P 53. 217. 433. II* 104. IIP 120 sq. Zupitza Gutt. 202 (bibl.).
Walde KZ. 34, 488 sqq.
— 1047 —
boni. x«îp^> ^t)r. éxôpriv 'se réjouir, être joyeux"; att. x^P"^ f-
'joie, plaisir'; hom. etc. x«piÇ. -ifoç f. 'grâce extérieure; joie,
plaisir; — faveur, bienveillance, condescendanoe: — recon-
naissance'; x«pîeiÇ. -eaaa, -ev 'gracieux, agréable'; xap\lo\iai
'faire plaisir à'; hom. etc. X«PM« "• 'sujet de joie; réjouissance,
plaisir'; x^P^ôç 'dont on peut se réjouir', pi. n. xaptà 'sujets de
joie' (Archil.) : skr. hâri/ati (= xwîP'Ju) 'avoir pour agréable,
désirer' zd zara- 'effort, but', onibr. heriest osq. Jierest 'volet'
lat. horior horitor syncopé ^or/or 'encourager', v.h.a. ger'qm
désire' geron 'désirer' got. (faihu-)</aîrns v. norr. giani ags.
jeoni y. b. a. ^é^/7î 'désireux' got./yrt/rnyaw'désirer'; i.e.*^^^KÉ')-
*gherêi- 'désirer, vouloir, avoir envie', qui a pu en outre expri-
mer tout sentiment violent, même la colère, cf. dès lors (Pers-
son Bcitr. II 728sq.) skr. hiiras- 'rancune' /d zar-'îàQher' ppfp.
zar^ta-, gr. x^P"* OPTH Hésycli. hom. x«PMn f- 'ardeur belli-
queuse', puis C^gherêi- avec infixe nasalj skr. Jirndijdti hrnitê
hniii/afê 'garder rancune à'. Cf. Curtius'^ 198 sq. Fick V 54.
436. III'* 1:27 sq. Hirt Abl. §455. — Lit. //^Ve^/.s 'éprouver du
plaisir' (Curtius 1. cit.) russ. zarkij 'cupide' zdrif' 'éveiller le
désir, charmer' (Prusik KZ. 35, 59i?) sont à écarter. — Got.
(Bremer PBrB. 11, 280. Hirt PBrB. 23, 291. Abl. 1. cit., grf-
dus 'faim' grëdags' cupide' etc., v. irl.gror/e'faim'(? : \r\.goirt
v.slav. gonkû'Rmer^ selon Pedersen K. Spr. I 33), skv. gfdhi/ati
'être avide de', etc. procèdent de i.-e. *gher-dh- *gherê-dh-
(Persson Wzerw. 45. 96).
•boni. etc. xaîfri f. 'chevelure flottante; crinière' < i.-e. *g[^rti7â :
/d gaêsa- m. 'chevelure boudée', irl. mod. gaoisid 'crinis' f v. irl.
'^gilissit) m. irl. goiaideach 'criuitus' (i.-e. *ghaif-s-, forme syn-
copée d'un th. en -s-). Lidén IF. XIX 318 sq. (bibl. et criti(iue
des avis divergents). Charpentier KZ. 40, 472 sqq. (bibl. et
critique).
■faom. etc. xâXaZa f. 'grêle; ladrerie; etc.' (*xaXab-ia^ a été rap-
proché par Solmsen Archiv f. slav. Philol. 24, 579 de v. slav.
zlèdica slov. zlèd 'verglas' pet. -russ. ozeîeda 'pluie mêlée de
neige, glace sur les arbres' pol. zhdz 'verglas'; i.-e. *g/i- •).
1) Modifiez dans ce sen-s l'art. Y€\av6p6v <rl. p. 142.
— 1048 —
XaXdv (lesb. xô\aiO\ Aie. — att. xa\(bai), aor. èxâXadda (Hymn.
hom. 1 6) 'relâcher, détendre ; intr. se détendre' ; xà^^^cfiç,, -euuç f .,
Xà\aaixa n. 'relâchement'; xaXacJTiKoç 'propre à relâcher'; ion.
att. xaXapôç 'relâché, lâche, non serré; efféminé; souple'; hom.
poét. xaXî-cppuJV, -cppovoç 'léger d'esprit, irréfléchi'; xa^aî-nouç,
-TToboç 'boiteux' (Nie); lesb, âxoXoç 'sans repos' (Aie; voy.
Solmsen Rh. M. 55, 311). Soit un thème i.-e. *ghdlds- *ghdïd-
etc., qui semble se rattacher à la R. de x^-l^ -ojLiai; voy. s. v. —
Skr. hvrnâti hru7iâtl 'faire tomber, renverser, faire s'égarer'
hvàrati Iwâlati 'broncher, trébucher' (Fick Wb. P 82. Solm-
sen KZ. 29, 112) est à écarter.
XaXpàvr) f. 'galbanum' (suc résineux d'une plante ombellifère
de Syrie. Théophr.). Emprunt sém., cf. hébr. heîb^nà 'un aro-
mate'; bibl. chez Lewy Fremdvv. 45.
hom. etc. xaXeTTÔç 'difficile, malaisé, pénible; gênant; contraire
(vent 0 335); désagréable, malveillant'; hom. etc. x«XeTraiva>
'être rude, pénible, faire rage (vent E 309); se fâcher, s'irriter';
hom. etc. xctXëTTTuu 'chagriner, tourmenter; vexer'. Etym. obs-
cure. — Une hypothèse chez Prellwitz^ 501.
hom. etc. xaXlvoç, éol. xàXivvoç (Hoffmann Gr. D. II 484), pi.
-oi (qqf. poster, -à n.) m. 'frein, mors, bride; câble, amarre
(Eur.); etc.' : zd zar9^- 'tirer' (? Prellwitz^ 501). — Skr. Ma-
lîna- m. n. 'mors' est l'emprunt grec (Weber Beitr. hrg. von
Kuhn u. Schleicher 4, 278. Wackernagel Aind. Gr. I 115).
XdXiE, -iKOç m. f. 'petite pierre, caillou; moellon; pierre à chaux'.
Lat. calx -eu f. 'pierre à chaux, chaux vive ou éteinte' est
prob. l'emprunt grec, cf. ca//càre 'crépir avec la chaux' Fest.;
voy. Johansson KZ. 30, 439. Walde^ s. v. (bibl.). Sous un i.-e.
*{fi)q{Ji)eliq- *(s)q{h)lliq- (> th. x«Xik-) on groupe lat. silex
'caillou' (dissim. de *scUic-, plus anc. *.s'ceZic-), irl. (Stokes BB.
23, 59) scelic 'rocher' {^skelinJci-), v. slav. skoîïka 'ostreuni',
lat. (Fick BB. 8, 203) mliqua 'silique, cosse' (dissim. de *sci-
liquâ *sceJiqîtâ), R.sq{J})el- 'fendre, casser' (voy. l'art. (JKdXXu>
p. 868 sq.); puis (selon Pedersen KZ. 39, 422) arm. cellhem 'je
fends, je casse'; cf. encore (Fick Wb. IP 270. Johansson l.cit.
Hirt BB. 24, 282) v. slav. skala got. sJcalja Rlh.haVs cités s. v.
cTKâXXuj. — Pour gr. KàxXri? m. 'caillou de rivière', dim. d'un
- 1049 -
*KdxXo-ç où Prellwitz - 213. 501 veut voir uu led. de notre R.,
voy. s. V. p. 424.
xâXiç, -loç m. 'vin pur' (nij)pon.); att. xw^î-Kpotioç, ion. -Kpr|TOç
(Arehil.) "(vin) pur' (un compar, xctXiKpôiepoç Nie); àKpo-xôtXiE
'légèrement ivre' (Ap. Rb.). Cf. macéd. KdXiBoç* oîvoç Hésych.
(-9- fait difficulté en macéd.), thrac. li\a\' ô oîvoç H. (ce qui
indique une initiale i.-e. *(/h-). — Sabin *fciU- = gv. x«Xi-ç dans
ager Falernus f^Schrader KZ. 30, 484 sq.) est à écarter; sur
Falerii voy. Schulze LE. 564 sq.
hom. poét. x«Xi(ppujv. Voy. s. v. xaXûv.
boni. etc. xciXkôç m. 'cuivre; airain; objet travaille en cuivre ou
en airain, épée, casque, etc.; cbaudron; monnaie' : lit. gelèis
geleéis lett. dfelfè dselfis df'elefis v. pruss. gelso v. slav. zeli'zo
'fer' selon Fick P417, Scbrader RL. 173 sqtj. et bcp d'autres;
la parenté ne peut être immédiate, gr, -k- n'étant pas réfléchi
par letto-slav. z, resp. z (cf. F'eist Kultur 200); Kretscbmer
Einl. 167 n. 3, doutant de cette parenté, rapproche xcXkôç
'*métal rouge' (cf.xctXKÔv èpuBpév I 365j de x^Xkh X«Xxn KÛXxn f.
'murex, pourpre' (voy. s. v. KdXxn p. 400 sq.) et Persson Beitr. I
31 n. 2. II 792 n. 2 rattacherait ces mots à i. e. *^//e/- expri-
mant l'idée d"éclat' {: skr. hirani/ani got. gui p v.slav. zlato
'or', voy. s.v. xXujpôç), cf. notamment lit. zàlas 'rouge (bétail)',
gall. bret. gre// 'brun, brun rouge'. — xaXKOÛpâç m. 'qui est
familiarisé avec les armes d'airain' i Pind.) < x«Xkôç + ôap.
Bechtel KZ. 44, 125 sq.
XctXuijj, -u^oç m. 'acier' (tragg.) est identique au nom de peuple
XàXuPeç (aibnpoTÊKTOveç Esch. Prom. 715).
boni. etc. x«|aai dat. (i.-e. *///</«/«<//) 'à terre' (avec et sans mouv.) ;
ion. att. xa)aaiz;iiXoç 'qui vit sur terre; bas, rampant, vain' (l- <
*gUi- : pioç Iy\-. Scbulze Qu. ep. 244) ; hom. etc. xa^àle 'à terre'
(avec mouv.); ion. att. x^Mw^êv 'de dessus terre'; hom. poét.
Xa.uabiç 'à terre'; x«MnXôç 'qui est à terre, bas (Xén.); vulgaire
(Pind.)'; ion. att. veo-x,u6ç 'nouveau; étrange' (Wackernagel
KZ. 33, 1 sq.); Xa^ùvn f. épithète de Déméter : zd zaju- {zà
zqm; zama 'sur terre') 'terre', thraco-phryg. Z^eueXiu, d'où le-
fxéXâ -r) propr. 'la terre-mère', alb.fJt^ 'terre, pays' àemJF 'chenille',
lat. Imiiu dat. 'à terre' (d'où ^honw-s ImniKs) Iniviilis 'bas'
— 1050 -
V. lat. hemônem Fest. nêmô {*ne-hemô) hemôna 'huniana' homô
osq. bumuns 'bomines' ombr. homoniis''boniinibns' osq. bun-
-triis 'inferi' buntru ombr. butra hondra "infra' ombr. hon-
domiL 'ab infimo', got. qiuna v. norr. gume ags. ^uma v. b. a.
(jomo 'bomme' v. norr. Gymir nom d'un géant {^ghmmio-), lit.
zèmé \Q,ii. feme v.priiss. semme same 'terre' Mi.zëmas Xtii. fems
'bas' lett. f'eni 'sous' v. slav. zemlja 'terre' {*ghéml, gén. -iês
resp, -iâs) zmïja 'serpent' zmïjî 'dragon' {*gh{m)miio- 'bumilis')
lit. zmû {*ghmÔ\ pi. zniénés, d'un abstrait *zmo77é, v. pruss.
5r??w^zi 'personne' < "^ ghmo-n-) = v. pruss. .ç^»o^/'bomme' lit. imo-
-gîis 'homme' (peu clair); i.-e. *ghôm- *ghëm- *ghm- (resp.
*ghmm-), formes issues, par nivellement, des cas faibles gén.
*gdhmés dsit.*gdhmai mstr. *gdhmà, où -â- s'écrasait entre gh
et m ; cf. "^gdhem- *gdhÔm- *gdhm- ^gdhmm- dans gr. x^iJÛv
x6a|uaXôç etc. (voy. s. vv.); bibl. complète et critique des avis
divergents cbez Jobansson Xenia Lideniana (1912), p. 116sqq.
bom. etc. xavbdvuu, fut. x€Îcro)uai (*xevb-a-), aor. è'xabov (*xwb-),
pf. au sens d'un prés. Kéxovba (cf. Kiibner-Blass P 569) 'con-
tenir' : alb. g'm g' en guèg. g^j 'je trouve', pass. gmdem (G.
Meyer Alb. Spr. 140. Alb. St. III 10), lat. pre-liendô -ère 'saisir,
prendre' ^raerfa 'butin' {*p7'ai-}iedâ), v. irl. gataim 'je prends,
je vole' i*ghed-'nâ-mi) gall. genni 'contineri, comprebendi, capi'
{*ghnd-), got. bi-gitan v. norr. geta ags. he-^ietan v. b. a. pi-
-gezzan 'atteindre' v. norr. gâta 'conjecture, énigme', lit. pa-si-
-gendù -gèsti 'regretter' godùs 'cupide, avide' lett. at-gâdâti-s
'se souvenir', peut-être aussi gîdu 'je remarque, je perçois, j'ob-
serve'(*^e«c??t?) V. slav. ^«(^«y« gfrti^rt^z 'présumer, penser'; i.-e.
*ghe{n)d-. Curtius^ 196. Fick'l^ 415. IP 111. IIP 123. Zu-
pitza Gutt. 173. Falk-Torp EW. 292. 308. Pedersen K. Spr.
139.160. II 536. Berneker EW. 288 sq.
Xâoç (*xaFoç, i.-e.'^ghdu-es-), gén. xàeoç xàovç n. 'l'espace vide,
incommensurable (Hsd. etc.); atmosphère; poster, ouverture
béante, gouffre, abîme'; x«ûvoç 'ouvert, poreux, spongieux;
flasque, mou; vain'; xaûvaH, -ûkoç m. 'fanfaron' Hésych.; xctuvô-
-TTpujKTOç 'eùpù-TTpujKTOç' (Ar. Acb. 104); xauXi-ôbovT- 'muni de
dents saillantes' (Hsd. etc.) : v. b. a. goumo caumun {*ghdu-men-)
giumo {*ghêu-men') guomo v. norr. gômi' gôme {*ghô[u]-m-)
— 1051 —
'palais' (lit. gromMrys 'palais' \ett. gchnur.'i 'trachée-artère' <*gh-
vélaire; cf. Persson Beitr. I 117. 119) bas-ail. c/usl'e goske
'grande gaciile, bouche' m. h. a, giille 'bourbier, flaque d'eau'
m. b. a. gole goel 'marais' suéd. gol (th. *gtilja-) 'flaque d eau,
mare'; le sens de bourbier, flaque' est issu de celui de 'cavité',
cf. norv. dial. gyl 'fente, crevasse (des rochers)'; i.-e. *yhêu-
*ghô{u)- ^(jJidu- *()hiî- 'hiare'. Brugmann Grdr. P 174. 204.
Persson Beitr. I 59. 116sq. 709. Voy. les art. x«îvuj xnMH
Xipâç. — Pour lat. faux -cis 'gorge' voy. Walde* 278 (bibl.).
Xapdcrauj, néo-att. -ttuu 'aiguiser; entailler, fendre; écoreher;
empreindre, graver ; x«P"^) -«koç f. 'pieu ; — bouture d olivier',
m. 'camp retranché'; x^paxoûv 'soutenir avec des échalas; pa-
lissader'; xapaKTrip, -fipoç m. 'signe gravé, empreinte, marque,
caractère'; — hom. etc. xcpàbpà, ion.-n f". 'ravin, ravine, tor-
rent; rigole, défilé'; xapah{)\6ç, m. 'pluvier' (oiseau de ravin).
Soit i.-e. *g/irrà-, forme réduite de la base gherê{i)- 'gratter' :
i.-e. *fjher- (base légère) dans lit. keriù éerfi 'gratter' zarsti/ti
'gratter souvent' (Fick I' 435), *(/her- étant parallèle à *(jliei--
dans xépaboç etc. (voy. s. v.).
hoiii. etc. xâpiÇ» -itoç f. 'grâce extérieure'; etc. Voy. l'art, xaipui.
I. hom. X«PM^ f- ardeur belliqueuse'. Voy. l'art. xaip"J.
II. x«PMn f. 'ÊTTibopaiiç, la pointe supérieure de la lance'; cf. âr-
-XapjLioV àvuuqpepiî ttiv aix|Linv llésycb. I.-c. *(fher- '^ghieyrè-
'faire saillie', cf. xapîa* Pouvôç llésych., xo>pâç, -âboç f. 'qui
s'érige, proéminent; subst. écueil, récif (*xoipo-, i.-e.'^gJwrio-),
gall. gaiih 'promontorium, mous', m. h. a. gràf etc. 'arête (de
montagne)' pol. grot tchèq. Iirof 'pointe de flèche, javelot'; voy.
Persson Beitr. 1 223 (bibl.).
hom. poét. xapOTTÔç eu tant que signifiant 'aux yeux brillants'
(OTTÔç < R. oqV; voy. s. v. oaae p. 722 sq.) a été rapproché de
lit. éèriù één'fi 'luire' pa-idras -z'iâras 'lueur dans le ciel' ta-
ryjos 'charbons ardents' ziôra pa-ziôra 'lueur brillante dans le
ciel' ziorôti 'être embrasé' v. pruss. sari 'ardeur' v. slav. z'irjc{
zîrètl 'voir' zorû 'vue' zo7'Ja 'éclat' etc., v. h. a. grâo v. norr.
gràr 'gris', dans l'hypothèse d'une base gherè- 'luire , cf. p. ex.
Hirt BB. 24,244. Abl. § 214. Torp chez Fick IIP 142 sq. Falk-
Torp EW. s. v. graa. lirugmann Grdr. W-, 2, 817 ; selon Pers-
— 1052 —
son Beitr. I 129 le l^*" membre de xap-OTioç, adj. qui s'emploie
tout d'abord en parlant du regard du lion ardent à la lutte \ 611,
ne peut être séparé de xctîpu^ et de liom. x^PM'l f- 'ardeur belli-
queuse'^); \û. gryiandi 'crépuscule du matin' v. suéd. gry 'gri-
sonner' montrent que v. h. a. grâo procède d'une base ghrèii-
ghru-, et lit. ééréti v. slav. zîréti etc. ne se séparent pas de
lett. ficérs "étincelanf skr. jvarati 'être fiévreux' jvdiati 'brûler
clair', base guère-, au degré long guër-. — Pour lat. augur
voy. Walde^ s. v.
Xâpxriç, -ou m. 'feuille de papyrus; écrit, ouvrage; feuille de
métal' C>\si,t.charta). Origine inconnue, vrais, égyptienne.
xàffKuu seul. prés, et ipf. (i.-e. *§hd-sîco), plus tard supplanté par
Xaivuu 'bâiller; demeurer bouche béante'. Voy. l'art, xaivuj.
iiom. xciTeîv 'désirer vivement; avoir besoin de'. Voy. l'art.
*XnT0ç.
XauXi-obovT- 'muni de dents saillantes (Hsd.); m. défenses de
sanglier, d'hippopotame (Hrdt. Arstt.)'; x^ûvoç 'ouvert, etc.'
Voy. l'art. x«0Ç-
xébpoTca (ôcTTTpia) pi. n. 'fruits à gousse' (Arstt. Théophr. Nie;
Kebporra KépboTia Hésych.). Étym. obscure.
XéZiuj, f ut. xe(ToO)aai x€cro|uai, pf. en compos. -Ke'xoba 'aller à la
selle'; juuô-xob.ov 'crotte de souris' (Théophr.); xo^ifeueiv dîTO-
Traieiv Hésych.; xôbavov Tr]v ëbpav H. : skr. liddati 'aller à la
selle' zd zadah- 'podex' (Curtius'^ 199. Plck P53. 217) = arm.
je^ 'queue' {i.e.^ghédos-. Hiibschmann Arm. Gr. 1470), phryg.
Z:éTva- Trjv TtuXriv (? Solmsen KZ. 34, 70sq. bibl.), alb. ôjés
'caco' (th. ôied-. G. Meyer Alb. Spr. 86), irl. mod. gead 'le der-
YÏère'C^ghedtîâ-. Stokes IF. Il 170; ou emprunt ags.?), v.slav.
zadû 'dorsum' zadJ 'quae postica sunt' (? Zupitza Gutt. 201 ;
voy. Brugmann Grdr. IP, 2, 733; pour v.slav. za prép. 'der-
rière' voy. auj. Brugmann Grdr. IF 1. cit. et 846 sq.); i.-e.'^ghed-,
peut-être élargiss. de *ghë{ï)- ^ghà- 'hiare'. — La parenté de
v.norr. v. sax. gfa^ 'trou' ags. jert^ (angl. _^rt^e) 'ouverture, porte,
entrée' (Holthausen PBrB. 11, 553. Zupitza 1. cit. Falk Torp
EW. 302. Persson Beitr. II 599) est discutée; voy. p. ex. Solm-
1) [Même avis chez Bechtol Lexil. 332.]
— 1053 —
sen 1. cit. Uhleubeck Ai. 8pr. 357. Torp chez Fick III* 123.
Franck-van Wijk EW. 176.
hom. xein, dat. pi. x^eiaiç (Nie. Th. 79) f. 'trou de serpent' <
*XeFeia, i.-e. *yheueid = hit. (diah) fovea 'fosse, piège', i.-e, K.
gheu- 'verser' (gr. xéuJ etc., cf. ish raod. giôta 'fosse, excava-
tion' : V. norr. giôta 'verser'). FrOhde KZ. 18, 160. Bechtel
Ilptpr. 276. Bally MSL. XIII 18. Lidcn Arm. St. 93 sq. —
Arm. gog 'cavité, etc.' (Scheftelowitz BB. 28, 152. 29, 1(5. 43)
est à écarter.
hom. etc. xeî?^oç> -€oç -ouç, lesb. xtXXoç n. 'lèvre' < *xtXvoç,
cf . xeî^ùvri f. 'lèvre, mâchoire': v. norr. giçlnar f. pi. branchies,
mandibules' (germ.'^jeluïîôz). WhartonEt. gr. 132. 147. .Solm-
sen KZ. 29, 352. Osthoff IF. IV 276. — V. irl. hêl 'lèvre' (Sto-
kes BB. 9, 87) est à écarter.
hom. etc. x^î^ct, -aïoç n., xeiMLÛv, -ujvoç (i.-e. th. *ghei-vien-) m.
'tempête hivernale; hiver'; ion. att. xei^épioç 'orageux, plu-
vieux'; ion. att. xeiM€piv6ç 'hivernal' (: lat. h/hernus < *heim-
rinos)\ hora. etc. x\\x>v, gén. xiôvoç (pour *xio|i-oç d'après le
nom.) f. 'neige'; tragg. bûaxiMoç 'où le climat est dur; orageux,
violent'; Ta lueXàTXiMa 'les taches noires dans la neige' (Xéu.) :
Bkx.héman 'en hiver' hêmantâ-h 'hiver' hlinâ-h 'froidure, hiver'
himd-m 'neige' liîmcl f. 'hiver' /d zagan- zgam- 'hiver' zinia-
'gelée, hiver', arm. (Hiibschraann Arm. Gr. I 470 &q.)jiuu 'neige'
{*ghilôm = xi^v) jineini 'hiver' {^'jim-ern, cf. xe>Mepiv6ç i, alh.
(G. Meyer Alb. ISpr. 67) dinun, tosq. dinur 'hiver' i^alb. conim.
*deimen-, i.-e. *ghei-nien-), lat. hiems -mia'hivev^ blmu.s tri mus
{*ln- *tri-himo-s = skr. hinid-h) 'âgé de 2, 3 *hivers, ans', irl.
gem-red 'hiver' v. gall. gaein gall. mod. gauaf 'hiver' irl. (jam
'hiver' (modifié d'après sam 'été'. Brugmanu Grdr. IP, 1, 135.
Pedersen K. Spr. I ^iS) gaul. GiamiUus (Fick II* 104), lit.iëwà
lett. fima v. pruss. semo v. slav. zinni 'hiver' v. slav. trizimû
'âgé de 3 ans'; cf. gr. xî^apoç ni. 'chevreau', f. 'chevrette d'un
an'(voy. S.V.), v, norr. <7^m&r 'agneau dnn au'; i.-e. ^ghei- '^ghi-.
Curtius^ 201 sq. Fick I' 53. 218. 4.34. Brugmanu Grdr. I- 178.
343. 360. 412. 548. II-, 1, 135 sq. Hirt Abl. §559.
X6i)iapoç m. 'tampon de nable' (Hsd. Trav. 626). Prellwitz *
355. ^504 y voit un composé de *x€i- i. e. '^glici- : skr. lî. hi-
— 1054 —
{Mnôti hinvati hdyati) 'mettre en mouvement, pousser, etc.*
ptc. hitci-h zd zita- (voy. l'art, x^ioç) + )Liap- : lat. mare irl.
muir gall. more got. marei v. h.a. meri v. slav. morje 'mer'
lit. màrés pi. 'haff ; très douteux.
hom. poét. xei|Liàppooç -ouç 'formé ou grossi par les pluies d'orage
ou d'hiver; m. torrent' < x^ÎMct + i.-e.*srouo-s, R. sreu- 'cou-
ler'; voy. l'art, peo) p. 839.
ion. att. xeîp? ê'éu- X^ipoÇ; dat. pi. \epai, dor. gén. XHPÔç (Alcm.),
dat, hom. xepi 0 289. Y 182. Q 101, nom. pi. xépeç (Soph. Tr.
1089), ace. pi. xe'p«Ç (Pind. Hrdt.) éol. x^ppaç (Théoor.) gort.
Xnpctvç f. 'main', cf. delph. èKexripiâ, arc. lYKexnpiIKOi GDI, 1222,
12; hom. etc. X^PviH^, -vipoç f. 'eau lustrale'; eùxeptîç, -éç 'ma-
niable, facile'. Cf. ann. ace. jei-n 'main' >>i.-e.*^Ae/"-m, lequel
a provoqué le passage dans la décl. des th. en -ii-, d'où gén.
jerin etc. (nom. \)\.jer-Jch instr. sg.Je>'-6- duMSJerba-Jcal 'pris'.
HUbschmann Arm. Gr. 1 470. Brugraann Grdr. IP, 1, 138), alb.
dore 'main' (i.-e. ^ghëra. G. Meyer Alb. Spr. 72), tokh. A tsar
B sar 'main', i.-e. R. gher- 'saisir' attestée par skr, hdrati 'pren-
dre' zd â-zàra- 'oppression'; voy. s. vv. xopoç xôptoç. L'origine
des formes xeip X^ipôÇ (dor. XHPOç) est peu claire ; Wackernagel
KZ. 29, 134 part d'un th. \^p(5- (cf. eu- bucr-xepnç, skr. hdras-
'action de saisir, etc.'), gén.*xepaoç > *xep^ôç, d'où éol. xéppoç
dor. xnpôç ion- ^^^tt. x^ipôç; — Briigmauu Grdr. P 745 tirerait
Xeipoç de ^yjcpoï-, cf. gén. uîoç < *uiF-oç youvoç < *yovF-oç,
dat. pi. x^pc^î étant une innovation qui provoqua un dat. sg.
xepi; — Brugmann Grdr. IP, 1, 138 suppose qu'il y a eu en
gr., à côté de xep-> wn th. sans doute prim. ntr. xepi- (cf. les
noms des parties du corps comme ^-aus{i)- 'oreille' ^''oq_U{i)- 'œil',
d'où duel xeîpe < *xepie (cf. ôcrae), point de départ de la forme
thém. att. xeip- dor. xnp- et du nom. sg. att. xeip- — Autre avis
encore chez Ehrlich KZ. 39, 559 sq.
X6ipuj|uaKTpov 'essuie-main, serviette' < *xeip- "Ju^i^P^Tpov : ôjuôp-
fvum ôinôpHai 'essuyer' ô|uapHov àTTÔ)LiaHov Hésych. ; Ig comm.
XeipôjUttKTpov par étym. pop. d'après jadaauu 'pétrir'. Hoffmann
Gr. D. III 365.
hom. etc. xe^î^u^jv, -ôvoç, voc. oî f. 'hirondelle; exocet (Arstt.
El.)'. Voy. l'art. KÎxXr) p. 462.
1055
xeXuvn f. 'lèvre (Ar. Giiêp. 1083); mâchoire (El.)'. Voy. l'art.
XÊÎXoç.
xeXuç, -ûoçf. 'tortue (Ilymn. il Heriu. .33); lyre; sternum (Hpc.)';
XeXuOvri, éol. xeXùvâ (Sapph.) f. 'tortue'; x^Xeiov 'carapace de
tortue' (Nic.j; xeXeùç- KiBâpa Hésyeh. (prob. i.-e. *qlieUn-)]
XeXûviov xeXÛJViov H. ('écaille de tortue', xéXuov chez Plin.) :
V. slav, zelij 'tortue'; xeXuuvr) < i.-e. *ghel-Ou-na est en rapport
apoph. avec col. xeXuva < *(}hel-û-nil (Brugniann IF. XVII 487.
Grdr. IP, 1, 210); rapport prob. avec le groupe de mots signi-
fiant 'jaune, fauve, vert', p. ex. lit. g&îsvas 'jaunâtre' (Meillet
Études 11 268). Curtius-' 199; bibl. récente chez Persson Beitr.
II 735.
honi. xépaboç n. seul. ace. sg. (hér. gén. xap«beoç par assini. de
Te à Va subséquent) 'gravier, galets, cailloux roulés'; x^pâç,
-âboç f. m/sens (Pind. Sapph.); — xepixàç, -âboç f. 'caillou,
pierre de fronde (Pind. Esch. Eur.), quartier de roc (Lyc.),
pierre tumulaire (Anth.V ; xe'PMa " xâXiE Hésycb. ; hom. xepiiâbiov
'petite pierre'; xepMÔZiuu 'vider un champ de ses cailloux' Hé-
sych.; x^P^aarrip, -npoç adj. m. 'qui lance des pierres'. I.-e.
R. (jher- 'frotter, pulvériser' attestée par skr. (jhârsati 'frotter',
gr. xpaivuj 'effleurer' xptw 'oindre' xôvbpoç (^xpovbpoç; xepa^-
peut être issu dc^ghernd- comme de *ffherad-) m. 'grain' Kexxpoç
m.'millet'(dissira.de*s[/ier-5/jr-o-s;sens premier '*qui est broyé*,
cf. \[it.grànums.y. TÎTapTOv), \ni. ftD'fur 'son , Ut. gnrus'h-'iAhW
gurti '(s')éraietter'. — Lat. grandô -Inis 'grêle', v. slav. gradû
'grêle' (Brugmann Grdr. IP, 1, 468. 469) sont à écarter en raison
de leur parenté avec arm. l:arkut 'grêle' {Ha-l-nit, i.-e. *«jfl-
-(jrodo-. Meillet MSL. X 280); cf. Walde- s. v. Persson Beitr.
1 294.
hom. dat. x^pn'i 'inferiori', pi. xep'ieç, ace. sg. f. et ntr. pi. xe'peict
(Brugmann IF. IX lôGsqcj.); boni, xepeiuuv et xepeiÔTCpoç B248.
M 270, hom. att. xeîpujv et hom. ép. xeipÔTCpoç 'pire', supcrl. att.
xeipicTTOç 'le pire'; x^ipoùv xeipoûaGai 'soumettre' : skr. hra'icd-h
'moindre, court, petit' compar.///-rts/7/rt.v- superl. /«/v/.svV.f /?<?-// hrd-
safi 'décroître' (Frohde BB. 3, 5) zd z'^rahehls f. sg.'une moin-
dre, une plus faible' c skr. *hrds-'i}/as--ih. Bartholomae IF.
V 368 sq. Airan. Wi). 1703\ m. irl. gcn- (celt. *ge)'so-s) 'court'
— 1056 —
gall. gerran ^nain' (Fick 11^ 112. Foy IF. VI 333. Pedersen
K. Spr. 1 83), i.-e. *gheres- ^ghres- *ghers-, élargiss. de *gher-,
cf. V. irl. gair 'court' (celt. *gari-s) garait gairit 'brevis' m. irl.
gaire f. 'brièveté de la vie' (Stokes BB. 21, 125). Osthoff MU.
VI 188 sqq. (bibl. complète et critique des avis divergents).
L'analyse des formes gr. est malaisée; selon Osthoff op. cit.
Xeipuuv éol. \éppwv < ^x^Pi'JJV, x^îp^^TOç est une innovation
pour *xep-i(JT0-ç d'après xeîpwv; pour xeipôiepoç cf. hom. dcrao-
TÉpuj : âcTffov etc.; pour xeipoûv cf. èXâiTOÛv lueioOv etc.; x^Plï
Xépeia xéç)r\eç sont les restes du paradigme d'un th. en -ti-, soit
gr. comm. -^xepea-^- 'inferior'; x^peiu^v a son point de départ
dans le ntr. en -ov, ancien th. en -o-, soit donc *xépe(T-Fo-v :
skr. hrasvd-h; voy, aussi Brugmann-Thumb Gr. Gr.^246sq.
hom. x^pvfiTiç, -iboç f. '(femme) filant la laine et vivant du pro-
duit de son travail' M 433 < xep- 'main' + vfîv 'filer'; sont hy-
stérogènes les masc. x^pvriç, -titgç (Eur. El. 207) et xepvrjTâç
(Esch. Prom. 893 chœur) avec la signification affaiblie de 'vi-
vant du travail de ses mains'. Prellvvitz ^ 505. Friinkel Nomina
agentis 1 87. — Les avis de L. Meyer III 307 (: got. gairnjan
'désirer') et d'EhrlichKZ. 39, 560 (: gr. ôvivdvai) sont à écar-
ter. — Le rapport de x^P^nç en tant que 'besogneux' avec XP^
kIxphmi (p.ex.BrugmannGrdr.IP966; voy. s.v. KixpriMi p. 462)
est désuet.
hom. etc. xépvii|J, -iPoç f. 'eau pour les ablutions, eau lustrale';
hom. xépvipov 'bassin pour les ablutions' Q 304; hom. etc. xep-
viTTTOiuai 'se laver les mains; purifier avec l'eau lustrale' < xep-
(voy. s. V. xeîp) + i--e. *niglt- (voy. s. v. viZiou p. 670).
ép. ion. poét. x^pcroç, néo-att. x^PPOÇ 'sec, solide, dur; ferme,
continental; stérile'; xepcaîoç 'de terre ferme'; x^pcreueiv 'rester
en friche'; x^P^oûv 'rendre inculte'; — x^P' èxîvoç Hésych. :
skr. hdrsatë hfsyati 'devenir raide, se hérisser' zd zarstva-
'pierre' (Fick I"* 435), lat. horreô 'être hérissé, raide' hirsûtus
'velu, rude, hérissé' hirtus 'qui a des pointes, des aspérités,
rude' (voy. Walde^ s. vv, bibl.) Mspidus ' hérissé , raboteux'
(osco-ombr., formé sur un *hers-quo-s) ër gén. êris 'hérisson'
(prim. *hê7' = gr. xiîp); v. irl. garb gall. garw 'rude' bret. garu
'dur, cruel' (i.-e. *ghrsuo: Fick IP 107. Strachan KZ.33, 304.
- 1057 -
Foy IF. VI 322. Jones A Welsb grammar 132;, ags. jors^ 'gc-
nestade' (Ulilenheck PBiB. 26, 5(39), i.-e. ^gher- *fjheres- '.se
raidir, se hérisser'. — Gall. gartli 'promoutoire, montagne',
m. b. a. grat 'arête, barbe d'épi, épine dorsale, arête de mon-
tagne' gran grane 'barbe, arête' v. h. a. grana ngs.;^)-07m v. norr.
gron 'moustache', irl. grend 'moustache' gall. bret. graun 'ci-
lium, palpebra', à cause de leur parenté avec pol. grof tcbèq.
hrot (i.-c. "'glivàto-) 'pointe de flèche, javelot' v. slav. granî
'coin' pol. gmn 'coin, arête, frontière' (Solmsen KZ. 37, ô80)
procèdent d'une base parallèle nherê- (ghrê- (jhrO- ghrr>-)'fi\\Ye
saillie'; voy. s. vv. xoip«Ç X^PMH H-
hom. etc. x^t^, ipf- è'xeov, fut. xéw ép. x^^uj, aor. é'xea ép. è'xeua
XeOa, pf. KexÙKtt -)aai 'verser, répandre; laisser tomber'; att. xé-
Tpct f., xÛTpoç m. 'pot de terre': x^'^^ç m. 'suc, jus'; xvuôç, m.
'suc'; xûcTiç, -euuç f. 'effusion: abondance'; xûtXov 'eau pour se
baigner'; boni. etc. xutXoOv 'baigner d'huile'; x^TXdZiuj 'étendre'
(Ar. Guêp. 1213); X'JTÔç 'versé: fondu' = skr. hutd-h\ x^î^nv,
dor. xubdv'en versant; confusément'; xubaîoç 'répandu en foule,
commun, ordinaire, vulgaire'; xeû^a n. 'courant; libation; etc.'
= skr. hôman- 'libation', cf. phryg. Zeuiuàv tîiv ttiiyi'iv (p. ex.
Kretschmer Einl. 230); xôoç xoûç m. et f. 'terre amoncelée';
inf. xoûv, xuûvvujui -uuj 'amonceler de la terre, combler' ; ion. att.
XUJjaa n. 'terrassement'. Cf. akr.jidwfi 'verser dans le feu, sa-
crifier' hui/<ifë 'être versé, sacrifié' hotar- 'sacrificateur' (i-hufi-h
libation' (: gr. xûcriç) harana-m 'sacrifice' zd zaolh-a- 'libation'
zaotar- 'prêtre', -Arm. jawnem je consacre, j'offre' (Hubschmarn
Arm. Gr. I 469), alb. diile dite 'cire' (i.-e. *ghûlo- '*ce qui est
versé'. G. Meyer Alb. Spr. 78), lat. fa-tis 'aiguière' ffitilif 'fa-
cile à vider' exfûti 'effusi' Paul. Fest., \.-c.*g/teit- 'verser'; cf.
VélsirgiBS. *gheu-d- danslsit.fundo pf. /t/rf/ 'verser, faire couler,
disperser; étendre', got. g'intau -Ags.riéotan v. h. a. giozan 'ver-
ser' V. norr. giôfa jeter'. Curtius^ 204 sq. Fick I* 55. 221.
434 sq. 111*136. Zupitza Gutt. 203.
Xn^n, dor. xâXd f. 'pied fourchu, serre ou pince d'animal; pince
de chirurgien (Hpc.;; courbure d'un lieu' < i.-e. *ghd- 'hiare';
voy. les art. x»'mn xaivuu \àoç etc.
67
— 1058 —
hom. xn^ôç (aussi dor. Théocr. XVI 10?) m. 'coffre pour serrer
les vêtements, les objets précieux' < i.-e. *ghâ-, resp. *ghè-
'hiare'; voy. le préc. et cf. ApoU. Dysc. ''àirô Tfjç biacTTdaeujç
Tfiç KaTà Triv àvoiEiv Yivo|aévriç".
Xrmn f /came (coquillage. A rstt.); chème(Hpc,)', cf.xnMri' xâcTiuri.
Xnpa^îç Hésych.; hom. etc. xnP«MÔç m. (f.), pl.-d n. (Nie.) 'trou,
creux, cavité, tanière'; xapa^ôç* r\ Tf\q ^f\ç bidatacTiç Hésyeh.;
épicl. x'Jupâ f. 'orbite de l'œil' GDI. 3339, 76-, X'Î'POÇ na., x^J^pâ f.
'espace libre, intervalle, emplacement, place; pays, contrée*
(Solmsen Beitr, I 176); xr]kr\, dor. xdkâ f. (voy. s. v.); xâcTKUj
'bâiller; demeurer bouche béante'; xaivu), aor. è'xavov (voy.s.v.)
procèdent d'une base ghë- ghà- (degré fléchi ghô-, réduit ghd-),
cf. V. norr. gômr gôme v. h. a. guomo 'palais' i^gJiômen-) lit.
gomurys 'palais' lett. gdmurs 'trachée-artère' (procédant d'une
forme avec *<j[^-) v. norr. gmi 'le fait d'ouvrir la gueule' (cf.
Xdvoç 'cfTÔiua' chez les coram.) gana 'inhiare' etc. ; voy. les nrt.
Xotoç et xîpaç-
hom. etc. x^îv, gén. X'ivoç, dor. béot. xav (Epich. fr. 152 K. épid.
GDI. 3340, 133. Ar. Ach. 878) m. f. 'oie' : v. h. a. gam ags.
jos (jes pi. < *jans-iz) v. norr. gds 'oie', i.-e. th. cons. *ghans-
(cf. lit. gén. pi. êqs-ii); cf. ensuite skr. liqsâ-h m. has'i f. 'oie,
flamant' zd zdd zyâd 'oie', lat. anser -eris 'oie' {Vians er), irl.
géiss (celt. *gans-i-s) 'cygne', lit. éqsis lett. fûss v. pruss. satisg
'oie' (v. slav. gqs7 'oie' est vrais, un emprunt germ.; voy. Ber-
neker EW. 342 bibl); on a conjecturé un rapport avec la R.
de x«(Jkuj 'hiare', mais l'origine onomatopéique est plus pro-
bable, cf. m. h. a. gâgen ail. mod. ^«c^'erw 'cacarder'; cf. Tur-
tius5 200. FickP52.434. IP106. IIP 125. Brugmann Grdr.
IP, 1, 526 n. Robert Les noms des oiseaux 30sqq. (bibl.). —
Pour arm. sag 'oie' voy. l'art. KaOâH p. 422.
Xnp* èxîvoç Hésych. Voy. s. v. xépc^oç.
hom. etc. xnp«MÔç m. (f.) 'trou'; x>ipa)nîç, -iboç f. 'grand coquil-
lage, vrais, came'. Voy. s. v. \y\\\.r\.
Xfipoç 'dépouillé, vide'; ion. xnpi1> ^^^- XHpâ f. 'privée d'un pa-
rent, veuve'; hom. xnptûuj'être vide; être veuf ou veuve; rendre
veuf (Eur, Cycl. 440)'; hom. etc. xipoûv 'rendre vide, désert;
— 1059 —
priver; rendre veuf ou veuve; intr. être privé de; vivre dans le
veuvage'. Voy. s. v. *xnTOç.
XnpuJdTriç, -où, pi. -ai m. 'collatéraux qui héritent à défaut de
plus proche parent' (Hom. Hsd.;, litt. 'qui reçoit en propriété
ou en gérance le bien devenu vacant (tô xnpovj'; -uuaTriç est
formé sur *-uj-b-Tà Me fait de recevoir' : skr. il-tta- (i.-e. *-d-to-s
dans skr. dëcd-tta-h 'donné par les dieux', R. do- di-)\ soit
donc un i.-e. ^ghêrod- < '^ghêro- + o-d- : lat. hères edis 'hé-
ritier' < i. e. *ghèrëd- *(jhëi-o--\-è-d- 'qui reçoit l'héritage', cf.
skr. dftt/ddd-h \\m reçoit sa part d'héritage' c.-à-d. *dayd-
'part, part d'héritage' -f- â-da- 'qui reçoit' (</ dû- 'recevtdr', i.-e.
*ê *ô). Brugmann Album Kern29sqq. IF. XV 103. Grdr. II-,
1,79. 350. 396. 2, 816.
hom. etc.*xnT0ç, seul. dat.xnTÊÏxnTei n. 'manque, défaut'; x«tiç f.,
XÔToç n. m/sens; hom. etc. xateîv iZeiv 'avoir envie de'; hom.
etc. xnpoç 'dépouillé' (voy. s. v.); hom. etc. x^piç adv ot prép.
'séparément; sans, gén.; à part, à l'exception de, outre, gén.;
différemment' (voy. Solmsen Beitr. I174sqq.); x"Jpî^^ '^^-
parer' : skr. jdhdti 'abandonner, renoncer à' ptc. hiudli aban-
donné' zd za{y)- zaza'fi 'mittcre' (Curtius--' 20O. Persson Beitr.
H 708 n..ô); l'idée générale est celle de 'séparation, vide,
manque'; base yhë- fjhei- yhi- 'hiare'; voy. les art. xô^uj x«oç
Xn^ri xîp«Ç ''oni. kIxcxvuj (p. 461; bibl.).
hom. etc. xQaixuXôç, 'qui est à terre, i>as; fig. vil'. {'['. lat. hu-
milis 'bas, humble' et voy. lart. \Q6j\.
XOe'ç èxOeç (celui-ci d'après le rapport èk-^-vc: : kcîvoç. < î. .Meyer*
166) 'hier'; xôi^ôç (c.-à-d. x9i^î)ôç: i ';> > «.ilTicuIté, voy. Brug-
mann-Thuml) Gr. Gr.* 34. 84) xOi^ivôç xOeaivôç 'd'hier', yjdiq
loc. dépourvu de suff. (Brugmann-Thumb op. cit. 29;')) : skr.
hydh pers. mod. dl dig {d- < *gh-) lat. hère {*hesl) heri 'hier
lat. hesferniis 'd'hier', got. gistrodagis 'demain' ags. -^eosfra
V. h. a. gestaron 'hier' v. norr. / gwr v. suéd. i giir 'hier (Cur-
tius^ 201 ), alb. dje 'liior' {*ghes. G. Meyer Alb. Spr. 61>), v. irl.
in-dhe gall. doe v. corn, dog 'hier' (Stokes BB. 2.'), 256. Pe-
derscn K. 8pr. I 67. 89. 176; celt. *dèsi < \.e.*gdhiesei selon
Jones A Welsh grammar 102), cf. encore gall. etc. neithiicgr
'hier au soir'(Fick II* lOf). llenrv Bret. s. v. iieher: celt -iiokfi
— 1060 —
diéser- selon Jones 1. cit.) ; sur les difficultés de l'initiale voy.
Pederseu 11. ce. Sclirijnen KZ. 44, 20 sqq. Brugmanu-Tbumb
op. cit. 151 sq.
XÔÛJV (< *x0"Jju; le V a envahi les autres cas, cf. x\\hv < '''xi^l^;
eîç ëv gén. év6ç << *sem-), gén. xQovôç f. 'terre' < ï.-e.*gdhÔ7n-,
cf. x6a|ua\6ç (voy. s. v.) < i.-e. *gdhmm-, skr. ksâh RCcTcsà^n
loc. hsàml (*gdhém-i) gén. lismdli 'terre, sol', irl. (Pedersen K.
Spr. I 89) dû 'lieu' ace. don 'place' dat. dun ; — x^ovioç 'sou-
terrain' < *x9ô|uioç : skr. 'ksdmya-li 'qui se trouve dans le sol,
terrestre'. Voy. l'art xot|uai.
"XÎ n., plus exactement x^î (Meisterlians-Scliwyzer^ 6) nom d'un
signe ajouté par les Grecs à l'alphabet phénicien; de là xîâZiuu
'disposer en forme de X, c.-à-d. en croix', xiotcrjuan. xî«(y|u6ç m.
'disposition en croix'.
att. xî^pct n. pi. 'épis de froment grillés'. Etym. obscure.
att. xiî^ioi^); ion. xei^ioi; lac. xi^ioij béot. x^iî^ioi, lesb. thess.
XeWioi 'mille' < *x£cr^io- = skr. sa-hasriya- 'dix fois centuple' :
skr. sa-Jidsra-m zd hazaTdrdm 'un millier', i.-e. ^gheslo- (Cur-
tius^ 712); cf. aussi lat. mille 'mille' < *smî (: gr. jula, th.*,s'em-
'un'; voy. l'art, eîç p. 230 sqq.) + ^ghsll f., le composé étant
devenu neutre d'après ducentum trecentum etc. (Sommer IF.X
216 sqq. XI 323 sq.); la doctrine de Brugmann IF. XXI 10 sqq.
(bibl.). Grdr. II-, 2, 47 sq., selon qui sahdsram serait parent
•de skr. sâhah n. 'puissance, force, victoire', got. sigis 'victoire'
en tant qu'ayant signifié '*Krafthundert' et gr. comm. *xe(jXioi
procéderait de '-^i^^'e^nj-, lat. m/île de *smî-zghslî, ne s'impose
pas. Hom. èvveâ- beicà-xfeiXoi E 860. £ 148 doivent prob. être
lus èvvea- beKa-xeiXioi; lesb. xeXXriffTuç 'un millier' (: ion. épigr.
XïXiaaTuç, cf. \\k\ac, f. *xîXiàZ;uj, att. xiXioaTiiç f. Xén.) a un n
peu clair et n'est pas non plus un exemple sûr de *xeaXo-, i en
tant que i ayant pu ici aussi se perdre; voy. en dernier lieu
Brugmann-Thurab Gr.Gr.* § 247.
1) Analyse ambiguë; on a dit xi^ioi<C *xi<ï^'o* à, côté de x£Î^*oi
•<*X€oXioi, cf. x9i2:ôç : x9éç; l»ibl. chez Brugmann-Thumb Gr.Gr.^ 34;
selon Wackernagel IF. XXV 326 sqq. att. prim. *\l\\o\7> V-^^ox, cf.
att. MïXixioç V»î s. : MeiXixioç IVe s.
— lOCl -
ion. att. xî^ôç ni. 'fourrage vert'; x\\oùv 'mener au pré'; X'^^ûu)
'nourrir de fourrage' : arm. 677 suil sel, gén. sli èloy etc. 'ra-
meau, chaume', i.-e. *qh- selon Pedersen KZ. 39, 402 (?). —
.Sont à écarter : skr. (/hdfiafl zd gmaha'fi 'manger, dévorer'
fPrellwitz » 358. 25O8. L. .A[eyer III 339), — lat. /"êwîo// 'foin'
(voy. Walde- s. v.), — v. slav. sf^no lit. szênas 'foin' (voy. l'art.
Koivâ gl. p. 481).
X i M a p 0 ç m. 'chevreau', f. 'chevrette d'un au 'Théocr. I 5 ^i\.),
chèvre (Aristoph.)'; hom. etc. xÎMaipa f. 'jeune chèvre' : v.norr.
(jt/mbr 'agneau d'un an'; cf. pour le sens ail. dial. einicintfr
'chèvre d'un an' angl. t/rinter 'bête de deux ans', pour la forme
\Rt.himus 'âgé de deux ans (*hiver8/ < *bihhnos *dui-hiiiio-s,
skr. ^mrf-^ 'froidure, hiver', arm.y//ie/'n'hiver'<*J/*;>i-e/vi, gr.
bûa-xi^oç 'tempétueux' xei.uepioç xeiuepivôç. Curtius^ 202. Fick
F 765. I* 434. Voy. l'art. xeÎM«-
XÎ^ctXov (Hippon. Ar. Guêp. 1167), ximêtXh f. 'engelure', dissim.
de xÎM€6Xov -ôXii (Fick BB. 1, 65 sq. Solmsen Beitr. I 190; i
est bref, cf. Liddell and Scott s. v. Jacobsohu Phil. 67, 508) :
Xiuuv xei\Àa. — Autre avis chez Ehrlich KZ. 39, 568 (R. yheis-
'blesser' dans skr. h(.<tafi).
Xîpâç, -âboç f. 'fente, crevasse des pieds' (par i et non par ei;
pour le morphème -r- cf. xnP«MÔç); xipct^t'oç 'crevassé', cf. x>-
paXëouç* Toùç irôbaç KaxeipTacriuévouç (cf . Debrunner IF. XXIII
31); xîpÔTTob- 'aux pieds crevassés' procèdent d'une base en -/-,
soit *ghei- {*()hi-a- */////-ê- *()hf-) 'hiare', attestée par skr. ri-
-hâi/as- 'l'espace libre, l'atmosphère' (*///*^i-), v. slav. ^èja 'hio'
{*ghéi-), lat. hidre 's'entr'ouvrir, être béant, bâiller' (*//A/7rf-)
hiscere 's'entr'ouvrir, se fendre, s'entrebâiller', v. h. a. (jtfn gi-
nên (jeinon 'bâiller' ui-g'tnnan 'ouvrir, fendre' {*i)/iinij-) ags.
^iyian;^dnian 'yawn' j/;j«^''spacious' ;^m-ian 'sangloter' (cf. lat.
hïffcO) \. norr. (jina 'bâiller' gin 'gueule ouverte' ge'ime 'gouffre
marin' etc., lit. ziôju ziôti 'hiare' (*{jhia-) v.slav. zinqti m sens;
voy. en dernier lieu Persson Beitr. 1 318. II 696 sqq. 708 bibl.)
et les art. XHM'l xo!\VKy} x«oç etc.
hom. etc. xitujv, -lùvoç, ion. kiGiuv m, 'vêtement de dessous, tu-
nique'. Emprunt sém., cf. hél)r. A-7(>/ierjnstanc«>rps' ' bibl. chez
Lcwy Frenuhv. 82).
— 1062 —
XILUV; -ôvoç f. 'neige'. Voy. l'art, x^î^"-
hom. etc. x^aîva (*xXav-ia), ion. xXaivri f. Vêtement de dessus.,
manteau de laine épais et chaud; couverture'; ion. att. x^^viç,
-iboç f. 'manteau léger de laine fine'. Le rapport avec ion. att.
xXajuiJç, -uboç f. 'casaque' est très incertain, l'étym. obscure;
bibl. chez Brugmann-Thumb Gr.Gr.^ 90. — Avis non convain-
cants chez Prellwitz-' 509 et Petr BB. 21, 213. - Lat. laena
'manteau' est l'emprunt grec.
XXâpôç seul, dans xXâpôv YeXccv (Pind. Py. IX 38) 'Ttpocrrivèç Kai
fibu' pourrait procéder d'un i.-e. *gh]â- ou *ghl- et appartenir
au groupe étudié s. v. xXujpoç; cf. Persson Beitr. II 791 n. 3.
xXejuupôç dans xXejuupct* xXoav6oûvTa Hésych. : lit. ieZwm'plante,
jet', R. ghel- 'verdoyer, pousser' (voy. s. v. xXujpoç). Persson
Wzerw. 94. Beitr. I 15.
xXeuTi f. 'rire moqueur, risée; objet de moquerie'; xXeuotZiuj 'rail-
ler'; xXeuaaiâ f., xXeuacriuoç m., xXeûaaina n. 'raillerie' : v. norr.
gl^ (th.*ghleu-io-) ags. jZeo 'joie bruyante', lit. glaudas {*ghlou-
cZo-5) 'passe-temps' lett. glaudi glaudas 'caresses'', puis v.norr.
glaumr 'vivacité bruyante' ags. ;^léam 'vivacité, plaisanterie,
jeu' V. norr. gleyma 'être joyeux', lett. glaums glnms 'poli, lui-
sant; loyal; vrai, honorable' russ.^rZwwiw 'jeu, plaisanterie'; i.-e.
'^ghïeu-, élargiss. de *ghel-, qui est parallèle à *ghel-, voy. s. vv.
xXibri xXttu xXujpôç. Fick P 419. IIP 149 sq. Persson Wzerw.
69. 195 sq. Zupitza Gutt. 174. Falk-Torp EW. 332. Berneker
EW. 308. — Lat. lûdus 'jeu' (Hoffmann BB. 26, 137 sqq.) est
à écarter (arch. loidos, voy. l'art. Xoîbopoç).
xXfjboç m. 'boue, déchet'. Étym. obscure; voy. l'art. KaxXàZ^uu.
ion. att. x X i b r| f. 'mollesse, délicatesse'; xXibâv 'être mou, effé-
miné; tirer vanité de qc.'; xXibiûv, -Oùvoç m., xXibr||na n., xXîboç,
-ouçn. 'parure'; xXibavoç 'mou, efféminé'; KexXibôxa* àv6oûvTa
Hésych. ; xXiiu 'être sensuel, efféminé, dédaigneux' ; xXîapoç, -epoç
(*xXi-Fap-) 'tiède ; mou, efféminé'; xXiaivuu (i; gr. comm. *xXl Fav-
-luj) 'rendre tiède'; ptc. prés. ép. xXïôuuvti dat. sg. 'étant tiède'
(Nie.) : germ.*j//-(m-) dans m.h.a. glimen 'luire, briller' v.sax.
gllmo 'éclat' v. h. a.gîeimo gllmo 'ver luisant' ags.jZœ/H (*jlaimi-)
'éclat, splendeur, beauté' jZeo jZiec 'joie, musique' v.norr. glid
'briller' gl^ 'joie' etc., i.-e. ^ghU-d- dans v. h. a. gJlzan (ail.
— 1063 —
gleissen) v. sax. ghtan ags. rs^iteyiion v. noir, glita got. glit-
munjan 'briller'; cf. ensuite lit. zléjà 'crépuscule'; i.e. base
gheUl- (: skr. hàri-/j zd za'ri- 'jaune'), spécialisée en grec au
sens de 'cbaleur tiède, agréable, sensualité, apparat, etc.'; voy.
les art. x^on x^^PÔÇ ')•
ion. att. x^ôn f. 'verdure nouvelle, herbe naissante, gazon vert';
xXôoç (*xXoFo-ç; ni. 'couleur d'un vert tendre'; x^oâ^uj 'germer,
ctrc d'un vert tendre'; x>^oep6ç i*xXoF-epoç) 'd'un vert clair;
fig. qui est dans toute sa force, souple et agile (Tbéocr. XXVII
66)' < '\.-e.*fjMou-, cf. lat. hehos <dial. pour *holvos selon Er-
nout El. dial. 167) 'de couleur de miel, de couleur isabelle' Varr.,
V. h. a. v. sax. gelo ags. jeoZo 'jaune' (germ. *jelua- = lat. hel-
vos; cf. germ. *j«/^/- dans v. norr. gulr 'jaune'), lit. zehas'ver-
dâtre', \.-e.*gheluo-, variante apopbonique d'un *gheleu- *ghe-
loH-; cf. aussi pbryg. réXKia- Xâxûva Hésycb., v.sluv. zlakû
'herbe' et voy. lart. xXuJpôç.
ép. x^oûvriç, -ou adj. de sens incertain, épitbètc du sanglier;
m. 'sanglier, KÛirpoç' (Nie. 0pp.)- ^Sur les sens proposés voy.
Liddell and Scott s. v. Dindorf Lex. Aesch. s. v. — xXoûviç f.
'viridis seges' (sens incertain); voy. les mêmes s. v.; cf. prob.
xXouvôç- xpucrôç Hésyeh., lequel s'apparente à xXwpôç xXon
XÔXoç etc., i.-e. *gheî- 'être jaune' vxXoùviiç 'fulvus' V).
xXujpnîç, -Ï^OÇ adj. f. épitbète du rossignol. Prelhvitz Bursians
Jahresb. CVI (1900), p. 107. Wb.- 510 (bibl.) y voit un com-
posé de xXujpôç + *àFib- (: àeibuuj 'qui chante clair' et rappelle
épid. KaXaïç f. (voy. s. v.KaXXaiov) ; conjectural; ladj. ne signifie
prob. que 'verdâtre' (cf. Nie. Th. 8JS) ou 'jaunâtre', cf. xXujp-
-aûxnv épitbète du rossignol chez Simon, fr. ôG Bgk-Ililler.
bom. etc. xXujpôç 'dun vert clair; d'un jaune clair; pâle; — vert,
frais, récent' < i.-e. *///j/ô- ; ags. j/o/// jîômunj 'twilight' (ags.
1) Persson Beitr. II 793 rattache à ce groupe irl. <jlé glae 'bril-
lant' V. gall. gloiu Miquidum' gall. mod. gloew 'lui.sant, brillant'^ eu
tant qu'issus de i.-e. *///»///- (cf. quant au vocalisme Pedersen K.Spr.
167); Jones A Welsli granm.ar 130 y voit les représentants de i.-e.
*glei-uo-s *gloi-iio-s (pour -uo- cf. Fick II* 119. Thurneysen Hdb. d.
Air, 1121) : gr. tXoi[F]6; (cf. s. v. p. IfiO). — Lat. laetus 'gras, fécond,
fertile, joyeux' est ambigu; voy. Walde^ s. v.
— 1064 —
0 peut aussi provenir de ce, e) v. h. a. m. h. a. (jlnot 'ardeur,
charbons ardents' suéd. glos-ôqd 'qui a les yeux à fleur de tête'
norv. dial. (jlôs 'regard, vue, poisson à grands yeux' etc. isl. (r
prim. ou issu de z) glâr-etjgdr'anx yeux étineelants' glôra 'étin-
celer' etc.; "^glilô- est le degré fléchi de *ghlê- dans v. norr.
gldmr 'lune' (''*à face jaune') lat.-germ. gUsum 'ambre'; le de-
gré réduit *ghl9- dans isl. glana 's'éclairer (se dit du ciel)' glan
'éclat d'objets polis', gaul. Glana nom de rivière y.hYet.gJanet
gl. 'palliditate' irl. etc. glan ^pur': i.-e. *ghelè- (base lourde) :
*ghel{e)- 'éclat, couleur jaune ou verte; — chaleur, ardeur',
cf. skr. hiranya-m zd zaranya- got. giilp \ett.felts y.&ïsiv.zlato
russ. zôloto 'or' {*ghelfo- *gholto- *ghlfo-). pers. mod. zanl
'jaune', lit. geltas {*gh-) y.sl^y. zlîtû 'jaune' lit.ie'Z^z 'verdoyer'
v.slav. zelenic 'vert, xXwpôç' etc. Voy. les art. x\6r\ xXibri xôXoç
et en dernier lieu Persson Beitr. II 645. 790 sqq. — Pour lat.
flâvos 'blond' (: v. h.a. blâo 'bleu' < i.-e.*hMèuo-) fulvos 'fauve'
voy.Walde^ s.vv. — Pour lat. lûridus'\\y\à€' voy.auj. Persson
Beitr. I 302 sq. (: iMum 'gaude' < Hou-).
Xvauuj 'racler, enlever en rongeant, croquer des friandises' (p.
ex. Epich. fr. 164 K. Eur. Cycl. 358); xvaû|ua n. 'friandise';
Xvaupôç 'friand, délicat'; xvaucTTiKÔç 'friand, gourmand', i.-e.
*ghndii- (base ghnëu-), à côté de quoi ^ghn-eu- "^glin-ou- dans
hom. etc. xvooç x^oûç m. 'écume de la mer l 226; duvet, efflo-
rescence', xvori, ion. xvoir) f. 'écrou de fer au centre du moyeu'
(cf. les rimes kvooç kvoûç Kvôri); cf. v. norr. gnûa 'frotter' ags.
</»e«/>'niggardly' ^/nz'e/^e'scanty'etc. ; voy. l'art, xviei gl. (xvaOuu
: xviu) — ipaOuj : qjiuj). — Skr. Jcsnâuti 'aiguiser' Jcsnôtra-m
'pierre à aiguiser' ptc. Jcs7iutd-h, lat. novclciila 'rasoir' etc. (\.-e.
^qsneu-) sont à écarter; voy. l'art. Eôuu p. 680 sq. et cf. la hibl.
chez Persson Beitr. II 811 sqq.
Xvîer \\)aKàle\ (c.-à-d. 'se résout en parcelles'), OpÛTrei (l.rpûrrTei)
Hésych.; xviapuuTépa' xvouu[beaJTépa H. : y.h.a. g7nta)ilriciiY&'
ags. jnidan 'to rub, pulverize' m. h. a. ail. dial. gnlst gneist
'crasse de la peau, teigne' m. b. a. gnitte 'une sorte de petits
moucherons' isl. ^«/Y 'lente', v. slav. gniti 'tomber en poussière,
pourrir' \ett. gnide 'peau rude, rugueuse, encrassée' slav. (russ.
pol. etc.) gnida lett. gnida 'lente' etc., base ghnêi- ghm-, cf.
— 1065 —
ensuite v. li.a. gnayan v. norr. (jncKja etc. "'ronger' {*ghnê-gh-)j^
gr. xvauuj (voy. le préc.); cf. Torp chez Fick IIP 138. Pers-
son Beitr. I 95. II 811.
bom. etc. xvooç xvoûç m.; x^ôn» ioi^- Xvoin f. Voy. l'art, xvaûuj.
hom. etc. xôavoç, x^^voç (Hpc.) m. 'écheno de fondeur; creuset
de fondeur; moule d'argile'; xoétvn f. ' Ar. Th. 18) m/sens; x^J^i-
veuuu 'fondre dans le creuset; fabriquer avec un nirtal fondu' :
Xeuj.
hom. etc. xoiî f. 'libation'; xooç xoûç et xoeûç, gén. xot'iuç XQÛc,
pi. xôeç m- 'congé'; xôoç xoûç m. et f. 'terre amoncelée' : xévj.
hom. etc. xoîvit, -ikoç f. 'mesure de blé; écrou de fer au centre
du moyeu (aussi xoivîki] Mésycb.); entrave de fer (Aristoph.
Dém.)'. Etym. inconnue.
XOipâç, -dboç f. 'qui fait saillie'. Voy. l'art. X^PM'l H.
Xoîpoç m. 'côcbon, porc", en tant qu'issu de i.-e. */y/<oWo-.s '*le
gris', est rapproché par Persson Wzerw. 195. Beitr. I 3U4 n.
(bibl.) de v. norr. ^rm- 'cochon de lait' v. sax.m.h.a. gris 'grio'
(germ. *j;v.s'rt- 'gris'), base ghorê-i-, parallèle à '-'ghorè-ic- dans
V. norr. gràr v. b. a. grao ags. jrcéj (angl. grei/ grai/: germ.
*jrêua-, i.-e. *ghrèuo-) 'gris'; de là xoipâbeç f. pi. 'écrouelles'
(cf. pour le sens alb. siita 'glandes enflées': j9/'porc' [G.Meyer
Alb. Spr. 91], lat. scrofitia : scrofa 'truie"), att. xo'P'vn f. 'petit
coquillage' (dont les juges se servaient pour voter). — L'iden-
tité de xoîpoç avec alb. der 'porc' (G. Meyer Alb. Spr. 64) est
à écarter, r étant dès lors inexplicable ; cf. Pedcrsen KZ. 36,
333. 38, 392 sq.
XoXcxç,-âboç f. 'cavité du côté(Arstt.); pi. intestins A 526. O 181
(att. xoXXâbeç comm.V: att. \à\\l, -ikoç f. 'boyau", ord. pi. '\x\-
\)eii : Rgs. for-;^îen(b'{i)a)i 'dévorer', v.slav. :elodûkfi'çston\Ac\
ï.-e. *gheî-. Bezzenberger BB. 2, 154. Fick P 419. Brugmann
Grdr. IP, 1, 468.
att. xoXépà, ion. -ti f. 'choléra", mot ambigu (pour le suff. cf.
fif.i-e'pa), rattaché par Celse et d'autres à xoXi'i, par Alex, de
Tralles à xoXâç. — Hésych. cite un xoXe'pâ 'aujXriv, gouttière',
écrit ailleurs xoXe'bpâ.
hom. poét. xôXoç m. 'Itile; fig. colère, haine, rancune"; ion. att.
XoXjî f. 'bile, fiel; fig. colère'; xoXikôç 'bilieux': xoXâv 'être mé-
— 1066 —
lancolique; être irrité'; hom. poét. xoXoûv ^exciter la bile, ir-
riter; pass. s'irriter' : zd zûra- 'bile', v. h. a. v. sax. galla ags.
jealla v. norr. gaîl {-11- < -In-) 'bile', lat. fel, gén. fellis {-II- <^
•In-) 'bile, fiel' (/"- dialectal au lieu de h- attendu, cf. Ernout
El. dial. 163 bibl. Walde 2 s. v.), v.slav. zlîct 'xoXiî' lett fchu'lts
'bile', i.-e. '^ghel-, à côté de quoi *ghel- dans v. slav. élîcî russ.
zelèi 'bile'; la bile est dénommée d'après sa couleur, cf. v.h.a.
gelo lat. helvos 'jaune', lit. zelvas 'verdâtre' (cités s. v. x^ôti),
skr. hâri-h zd za'ri- 'jaunâtre', gall. gledd 'gazon vert' (i.-e.
*ghlei- ou *ghlii-. Fick II* 212) etc., puis (i.-e.*ghel-) v.slav.
élitû russ. zëlfyj lit. geîtas v. pruss. gelatynan (1. geltaynan)
lett. dfeltains 'jaune'. Curtius^ 203. Fick P 55. 219. 436.
m* 131.
rion. att. xôvbpoç m. 'grain (de sel, d'encens), spéc. gruau, tisane
de gruau; — cartilage' est dissim. de *xpovb-po-ç : ht. freiidô
'broyer, concasser; intr. grincer des dents', ags.jWwc?«w(angl.
to grind) 'moudre, aiguiser {7nid tôpum 'grincer des dents')'
aW. gnmd'sRhle' g ri7id' crotte'', lit. gréndu grésti 'frotter', gr.
Xpaivu) 'effleurer, enduire' (voy. s. v.); i.-e. *gheren-d- (en gr.
et en lat.) *gheren-dh- est un élargiss. de *gher- 'frotter, pul-
vériser' attesté p. ex. par gr. xépaboç xpîuu Kéyxpoç (voy* s. vv.).
ihom. etc. xop^H f» 'boyau; corde à boyau; pi. tripes; andouille,
boudin' : skr. hirâ 'veine' hira-h 'lien, ceinture', alb. zofs 'in-
testin, entrailles' (G. Meyer Alb. Spr. 486. Pedersen KZ. 36,
338; i.-e. *ghènm selon Solmsen KZ. 34, 2 sq.), lat. haru-spex
'devin qui consultait les entrailles' falisque haracna 'haruspex'
lat. hira 'le jéjunum' (*hêrâ-^ lat. t<Cê par influence sabine.
Solmsen 1. cit. Ernout El. dial. 27. 66) hïllae pi. 'les petits
intestins' hernia 'descente', v. norr. gorn (germ. *ja)v?ô-) 'in-
testin' pi. garnar 'entrailles' v. norr. v. h. a. garn ags. jearn
'fil' (gerui.*jrt/v?^-) ail. dial. garn 'le 2* estomac des ruminants',
lit. zdrna (= v. norr. gorn) 'intestin', peut-être arm. (Schefte-
lowitz BB. 2%, 298. 29, b2) jai- 'tourné, tordu'. Curtius^ 203.
Fick P 54. 436. IIP 129.
.Xopiov 'arrière-faix (Hpc. Arstt.); att. membrane remplie d'une
purée de miel et de lait; peau, cuir (Tbéocr. X 11)' procède de
i.-e. R.^^er- 'saisir, contenir, envelopper'; voy. s.vv. x^ip Xop-
— lOGT —
Toç. — Pour la question de savoir si lat. coriinn 'cuir' est pu
rement latin (R. [s]qer- 'couper', voy. s. v. Kcipuj p. 427) ou em
pruntc voy. Walde- s. v.
hom. etc. xopôç m. 'lieu où l'on danse; ronde, clweur de danse;
troupe, cercle, groupe de personnes; cliant exécuté par le
chœur'. FrOhde BB. 10, .301 (cf. Fick I* 435) tient pour pri-
mitif le sens de 'rangée, ordre', pour dérivés ceux de 'ronde,
danse' et 'troupe, comi)agnie' et rappelle lit. zàras 'allure', i.-e.
*ghoro-s 'rangée'; néanmoins, on peut croire avec Curtius'' 199
que le sens premier de xopôç est bien 'Tanzplatz', cf. 6 260,
donc '*espace délimité', cf. xôp-TO-ç etc., R. f/her- 'saisir, etc.;
enclore', i.-e- *ghoro-s ayant pu diversement évoluer quant au
sens dans les deux langues. — Le rapport avec lit. zirgas
'cheval, coursier' lett. /7'r^.s- 'cheval' v.prnss. .s'//v//,s- 'cheval en-
tier' lit. zergti 'écarquiller les Jambes' (Hirt BB. 24, 259; cf.
ail. mod. grageln m/sens. Zupitza Gutt. 178) ne convainc pas,
— Skr. ghûrnati 'chanceler' (L. Meyer III 307 sq.) est inex-
pli(|ué.
XÔpTOç m. 'enceinte d'une cour A 774, dune bergerie Q 640;
repaire de bcte féroce (Pind.); — fourrage, herbage (Hsd.Hrdt.
ait.)' = lat. /?o/-f;<.v 'enclos, jardin' osq. hurz ace. hiirtiim 'lior-
tus* v.irl.^/or^'seges' (celt.*^or^^-, i.-c.*gh<>rfo-i, cf. i^nU.gnrth
- 'fold or inclosure' bret. mod. garz 'haie' (celt. *gartcl-), lat. co-
^or*' -fi.s- 'cour fermée, cour de ferme, basse-cour; foule, bande,
troupe, escorte: cohorte' (< co- + i.-e. *ghrti-s), i.-e. *gh('r-
'prendre, saisir, embrasser, entourer, ceindre, enclore'; voy.
s. vv. xeip xopôç etc. De là xopTaZloi 'engraisser de fourrage ;
bourrer, rassasier'; euxoproç 'florissant (bétail. Arstt.); riche
en fourrage. Poil.' — Le groupe v.slav, ^^r</(/rt 'enceinte, ville;
jardin' (i.-e. *gh-), alb. gara garôi 'haie, clôture' (i.e. *Vj^-)
phryg. Bfitne-gordum et Mane-zordum 'ville de Manès', got.
gards{ï.-e.*g/ionlh/-)'o\KOç oiKÎa aùXiV garda [\.-e.*ghord*j„n-)
v.h.a. garto 'clos, enclos, jardin' v. norr. gardr {\.-e.*ghordho-)
'clôture, pièce de terre clôturée, enclos, lieu fortifié, cour, jar-
din' ags. ^eard 'clôture, enclos, demeure', lit. gardas 'lieu clô-
turé, parc' à côté de zardis, gén. zardzo 'grand pacage clôturé
(alternance i.-e. *«///- : *<///-) lett. fa'rdi dial. fardi pi. m;sens
— 1068 -
V. pruss. sardis 'clôture' (i.-e. *gli-) doit être distingué du pré-
cédent, bien qu'en dernière analyse il puisse y avoir une pa-
renté radicale; cf. Walde- s. v. cnhors (bibl.). Berneker EW.
s, V. *go)'dû (bibl.).
hom. inf. aor. *xpct[n^î'^ i"<^l- eXP«ov (èTiéxpaov) 'tomber sur, fon-
dre sur', cf. hom.Z;a-xpnnç'impétueux,violent'(<Z:a--j-*xpriF-riç;
voy. s.v. p. 307 bibl.), lat. in-gruô 'fondre violemment sur' con-
-gruô 'se rencontrer, se réunir', lit. griûvù gviiïti 's'écrouler,
tomber en ruine' griàuju griduti {*grêu-) trans. 'abattre', intr.
'tonner', i.-e. *ghrëii- ^ghrau- *(jhrà-.
Xpaivuu 'effleurer, raser; enduire, oindre; teindre, colorer; salir,
souiller (tragg-.)' < i.-e. *ghr7iiô, R. ghren- 'frotter', dont un
élargiss. *ghfen-dh- est attesté par lit. gréndu grésti ags.jrm-
dan etc. cités s. v. xovbpoç ^).
hom. fut. xpai(T|U)î(Ta), aor. è'xpaïaïuov (innovation d'après è'KTUTTOV
: KTUTTéo), è'TTiTVOV : TTiTvéuj, è'dTUYOV : aTOYéuu etc., ou plutôt pré-
térit d'un *xP«iO'|Li-iuD [cf. BépiUÊTe < *0epn-iuj], devenu aor. par
suite de l'existence de l'ipf. èxpaicTjueov ; cf. Brugmann-Thumb
Gr.Gr.^ 330 n. 1. 353) 'être utile, être secourable, porter se-
cours', dcnom. d'un *xP«i-0'|lio-Ç (-^i-) '■ XP^^^^^ XPn<^iÇ = fTTaî-
■apLa : TreTTTnûJç = Y^otivoi gl. : y^^voç.
*xpaijuj, subj. aor. xpaûcTi] E 138 (ipf. ève'xpaue 'asséner sur' Hrdt.
VI 75) 'effleurer, blesser légèrement'; cypr. xpauojiai xpauZ;o)nai
'confiner'; xp«ûcnç' â^Kupa luovôpoXoç Hésych. < i. e.* ghrdu-
'frotter' {hase gherëu-), à côté de quoi *ghreic- dans v.h.a. grioz
'grain de sable, sable, gravier' ags. jréot 'sable' v. norr. griot
'pierre, gravier'; cf. aussi lit. grûdas lett. grands 'grain' lit.
grûdzu grûsti lett. grûfchu grûft 'fouler, broyer' v. slav. gruda
'motte de terre, glèbe', gall. gro 'gravier' (*celt. *grâuis, i.-e.
1) Persson Wzerw. 72 sq. Beitr. I 293 n. 1 (bibl.) y joint v.norr.
grunnr m. (g'erm. *ji'U7ipii-, i.-e. *ghrntu-) 'the bottom of sea or
water (arena)' grunn n. 'endroit g'uéable' grund f. (germ. *jrundu-)
'chanip, terre' ail. Grund 'fond' {Meeres-grund, Wiesen- grund) etc.;
d'autres rattachent les mots germ. à lit. gramzdùs 'ayant un fort
tirant d'eau' lett. grimstu grbnt 'couler bas' {-m-t- > germ.-?i/^- -nd-)\
cf. Torp chez Fick IIl* 146. Falk-Torp EW. 352 sq. Franck-van Wijk
EW. s. V. grond.
— 10G9 —
*ghrOH-. FicklI^'llT. Ileury Biet. 145. Jones A Welsb graui-
mar 108) et bcp d'autres; cf. p. ex, Perssou Wzeiw. 124, 150.
ZupitzaGutt. lT6(bibl.j. Torp cbezFick III' 144s(i. Beineker
EW. 357. Voy. s. vv. x^paboç xP"Îvuj xpiuu etc. — L'avis de
Sommer Gr. Lautst. 73 sq. (xpaûuu < prés. *Kpauauj : Kpoûo)
'lieiirtcr'j n'est pas plausible.
XpeiuUo) (Hsd.;, boni. att. xPêMêtîZIuu, xpejueTâoi -ûj (Call.), XP^M^Ôo)
(0pp. Antb.)'beunir'; xpÔM«boç ni. 'craquement' Y 688; xpOMH*
. (pputtYMÔç Hésycb. ; XPÔ^OÇ ' H^ôqpoç noiôç ' o'i bè xpeuenafiôç H. ;
ion. att. xpeuTTTojaai 'cracber avec force'; xp^M^Ç'-Itoç m. (El.),
Xp6|uiç, -loç f. (Épicli. fr. 58 K. Arstt.) 'un poisson qui fait eu-
tendre ujCTirep -fpuXicTiaôv'; Xpéfar|ç Xpeuâç XpejuuXoç Xpéjuijuv
XpoiLiùXoç XpÔMuuv (Becbtel Spitznanieii 47 sq.) : zd t/rani- 'en-
trer en colère' ppfp. (jrtnita- {= ëkY.*(jhramita-. Hiibscbniann
IF. XI Anz. 47) pers. uiod. yaram 'colère', v. norr. gramr ags.
jrrtï« V. b. a. gram (germ. *jrama-) 'en colère' got. gramjan
'irapopTiZ^eiv, exciter' etc. v. norr. griminr ags. jrm v. h.-à.grvti
grlinmi (germ.*j)7mm«- < i.-e.*ijh)'eiiniô-)'e\\ colère' ags. jry-
mettan jre- 'roar, grunt; rage' v.li.a, gramizzôn 'fremere, ru-
gire', V. slav. gi-omû 'tonnerre' vûz-i/nmèti 'ppovTÛv, tonner'
lit. g)'umé)iti 'tonner dans le lointain' gnuhsti 'menacer' lett.
grima 'personne rude, niécbante' grcmff (Persson Beitr. 1 466)
'murmurer, gronder' grentfchd 'personne désagréable'; i.-e.
*gh)'em-'bnùre\ Curtius-' 203. Ostbotl" MF. V 94. Pers.sou
Wzerw. 68 sq. Bezzeuberger BB. 17, 216. 23,308. Zupitza
Gutt. 175 sq. Hirt BB. 24, 282. Brugmaun Grdr. 11^ 1, 468;
pour une analyse ultérieure voy. Persson Beitr. 1. cit. — Pour
lat. fremo voy. s. vv. Ppe'iauJ qpôpiarfî.
Xpéjuvy m. (gén. inconnu; xpCMpôç?) 'un poisson' (Arstt.) : v. b. a.
grbupo 'goujon' selon Holtbausen KZ. 28, 282.
boni. etc. XP'Î (s. -eut. eafi) 'il est besoin, il faut' est un ancien
subst. fém. signifiant 'nécessité', formé comme boni. o)Li6-KXti f.
(:att. KttXé-aai) et ^€a6-b^rl f. (: bé)Liu)), et apparenté au groupe
hom. dat. x^'P^i 'inferiori' compar. xtpeîuiv x^^P^Jv 'pire', skr.
hrdsati 'décroître', m. irl. gerr 'court' (i.-e. *gheres- *//^r^.*-
*ghern) v. irl. gair 'court', U.gher- idée de 'brièveté, manque,
besoin'; cf. Frôbde BB. 3, 5. Curtius •' 739; ipf. xpnv < XPn »>
— 1070 —
(puis avec augment analogique expnv), subj. xpri < xpr) ^, inf.
XPnvai < xpn eîvai, opt. xp^î^ < XP^Î eir] pour *xpiin attendu
(vrais, à cause de la confusion faite très tôt de rj et de ei; cf.
Brugmann-Tbumb Gr.Gr.^ 166 n.), fut. xpf\aTa\. < xpn ecTTai;
att. xpt^v, ion. xP^ôv n. 'nécessité, destinée' n'est autre que
l'ancien fém. XPI^J^ XP^^ (tb. en -ôi-), cf. xpioî àva^Kairi 0 57,
iitr. p. ex. A 606, accru d'un -v d'après béov KaXôv KctWiov
TTpocrfiKOv àvaYKaîov (Wackernagel Verm. Beitr. 52sqq., spéc.
60sqq. Frankel Glotta IV 29); — xP^^cii f*xpTl-lo-)iiai), inf.
att. ion. hér. xpY\aQai crét. xpn^Qcii 'ac. locr. xpr[OTa\, ptc. att.
XPÛ)|Lievoç ion. xpeu)|Lievoç rbod. xp€U|Lievoç delpb. xpei)aevoç, aor.
pass. 3. pi. èxpri(J9ticrav (Hrdt.), à côté de quoi un inf. xpneî<ï9otïj
cf. raég. iinpér. xp^eicrôuj GDI. 3052, 7 inf. él. xp^lIc^Tcti béot.
Xpeieicy9ri 'l. ép. poét. (pf. nexp^lcrGai Kexpnnévoç ind. prés,
poét. xpriç xpvi) avoir besoin de; 2. se servir de, faire usage de,
utiliser, avoir, posséder, avoir affaire avec, tirer parti de, etc.';
Xpr|îffKO|Liai 'se servir de' (Hrdt. III 117); xpnc^TÔç 'dont on peut
se servir; de bonne qualité, brave, etc.'; XP^M" "• 'cbose dont
on se sert, affaire; événement, occurrence; pi. bien, avoir, ar-
gent'; xpfJc^'Ç» ■€'JUÇ f- 'usage, emploi; commerce babituel: uti-
lité'; xp^o'iiuoç 'utile'; XP'IM^ f- 'désir, demande'; — att. xpéuuç
(*Xpri-Fecr-), ion. XP^OÇ (pour XP^^Ç d'après y^voç etc.), bom.
Xpeîoç c.-à-d. XPHOÇ "• besoin, dette', cf. crét. xpiîï« (*xprieoi) n.
pi. 'xP^MCtTa' Hésycb.; xP^<îTr|ç, -ou m. 'prêteur, créancier; —
débiteur'; tardif xpeu^crtriç. -ou m. 'débiteur (modifié de xp^c^Triç
d'après XPt^Ç- Frankel Glotta 1 276. Nomina agentis 1 183sq.);
att. xptîoç (*XPnf^ioç) 'qui a besoin de; qui est dans le besoin,
indigent'; att. xP^îôi (*xpriFiâ), ion. xP^^n (Tbéognis) f. 'besoin,
nécessité (cf. crét. XPIÎ"' Tievia Hésycb.); usage, emploi; pro-
fit'; ép. xPn^ XPÊ^ f- (voy. plus baut); hom. etc. XP^Q^^ (él.
Xpai(b)bcu, még. xp»J^^iaj, dor. surtout insulaire xpnlO^iJ^ 'GéXuj,
Poû\o|aai') 'manquer de, avoir besoin; demander, désirer'; —
Xpô), 3. sg. XPiQ (gi*- comm. *xpn-liJi^7 cf. bom. XP'Î^V 6 79) cau-
satif de xpû'MCHi 1- prêter, procurer, causer; moy. se faire prê-
ter, emprunter; 2. rendre un oracle, annoncer une volonté di-
vine ; pass. être annoncé par l'oracle; moy. se faire donner une
réponse d'un dieu, consulter un oracle' (cf. KÎxprmi, moy. KÎxpa-
— 1071 —
\iai p. 462); tragg. xPn2^uJ 'rendre un oracle'; xPHCfMÔç m. 'oracle,,
prédiction': xpn<^Tripioç 'qui concerne les oracles', subst.-ov'liea
où réside un oracle; oracle; victime offerte en sacrifice'; XPH"
(JTriç m., xpri<7TUL)p m. '^dvTiç' Hésycli.
hom. etc. xpîmtttuu, aor. pass. èxpÎMcp6r|v 'effleurer; moy. trans.
mener tout auprès, intr. s'approcher de' est un élargiss. de i.-e.
*ghi'-i- 'frotter'; voy. le suiv.
Xptuu (*xpicr-iuj), aor. pass.èxpicr6r|v 'effleurer, écorcher légèrement
(Esch.); frotter, oindre, enduire'; èfXpi<JJ 'piquer dans, injecter;
oindre'; XPÎM« (éol. xpiMM") et xP^cr^a n- 'onguent, parfum, es-
sence; huile; mortier'; XPÎcriÇ» -^^Ç f- 'onction'; xP'^Jtôç adj.
verb. 'oint', l.-e.*ghr-i-{s-), base gherêi- 'frotter', à côté de quoi
*gJierêu- (voy. s. v. *xpaûuu), *gheren- (voy. s. v. xpaîvan, *(jhe-
rend- (voy. s. v. xovbpoç), ^gher- (voy. s. v. xepaboç). Curtius^
204. Persson Wzerw. 103; voy. aussi l'art. KplGri p. ôlT et la
note. — Lat. friâre 'l)royer, concasser' frlvohis 'fragile, de
peu de prix' />/tYô*f 'Trotter, frictionner' (Walter KZ. 12, o86.
Curtius 1. cit.; bibl, ultérieure chez Osthoti" MU. V 107, qui
évoque skr. mriti/ati 'se désagréger', i.-e. *mrei-\ voy. l'art,
laapaiviu p. 610) procèdent d'une base hherid- (voy. l'art, cpd-
poç n.) selon Persson Wzerw. 2ST sc). Beitr. II 781 sq.
poét. xpoid (Esch. Eur.), ép. ion. xponî- att. xpôâ f. 'peau; teint;
surface'; xpoiZuj 'toucher légèrement la surface; teindre'; xPMJ^luu
(*XPuj[cr]-iiluj), pf. pass Kéxpijucriaai 'toucher la surface d'un corps;
teindre, colorer'; tardif xpwvvO|ai, -Oiu seul. prés, 'teindre, co-
lorer'; xpûJiaan.'peau; carnation; couleur'; xpi^iaoTi^uj 'colorer';
hom. etc. xp^ç (th. xpujcr-\ gén. xpwTÔç et xpoôç m. 'peau ; chair,
corps; carnation, teint' (ion. èv xpoï att. èv xptù KfipeaOai 'être
tondu au ras de la tête', par extension èv xpot èv xpûJ 'tout près
de' gén.). Gr. eomm. *xP'JuF là, i.-Q.'^qht'Oij-id contient le degré
fléchi de la base g/i'e rcu- 'frotter' dont *xP«ûuj a montré le
degré réduit *ghr<m-^ voy. s. v. et l'art, préc. ; xpiJÛç peut pro-
céder d'un *gJi{e) rôtis-; gén. XPOÔç pour *xpa[F|6ç, \.c.*ghrdu.'<-
■ôs, d'après le nom. (J. 8chmidt KZ. 32, 370 n.i.
XpÔMttboç m. 'cra(|uement' T 688. Voy. s. v. xpeM>^<u.
hom. etc. xpôvoç m. 'temps; âge; retard' est formé comme 0p-6-
vo-ç (i.-e. base dhera^-^ et k\-6vo-ç (: KéXriç KèXo)iai), soit donc
— lOTi^ —
j;r. K. x^P" i-'G. '^'gher-, saus qu'on puisse préciser avec certi-
tude {^'(jher- 'user'?). De là bom. etc. xpôvioç 'tardif; vieux;
qui se prolonge'; ion. att. xpoviZ;uj 'passer le temps; durer long-
temps; temporiser'.
hom. etc. x P o cr 6 ç m. 'or'. Emprunt sém., cf. phén.-bébr. Mrûz
= assyr. hurâsu 'or', aram. hara 'jaune'; bibl. cbez Lewy
Fremdw. 59 sqq.
^pâ)|ua n. 'peau; carnation; couleur'; etc. Voy. s. v. xpoia-
XuXoç m. 'suc; jus'; x^MÔç m. 'suc'; x^tXov 'eau pour se baigner'.
Voy. l'art, x^uj.
bom. etc. x^J^ôç 'boiteux'; xujXoûv 'rendre boiteux' (Hpc); bom.
etc. xuuXeùuj 'boiter; trans. estropier'. Le rapport avec arm. xel
'storpiato; perverso, pravo' (i.-e. *qh-. Bugge IF. I 448. Pe-
derseu KZ. 39, 394. Scbeftelowitz BB. 28, 291. 312. 29, 48.
61) n'est pas sûr; cf. l'art. cTKéXoç p. 873. — Skr. hvdratë zd
zbaraHi 'aller de travers', lit. pazulnus 'en biais' v. slav. zûlû
. mauvais' sont à écarter (i.-e. '"^ghueî-; or i.-e. *ghuôl6-s abouti-
rait à gr. *cpujXôç).
tardif x lu vv û |u i -uuu 'amonceler de la terre, combler', forme ac-
cessoire de *xoF6uj, verbe formé sur *xoFoç xôoç xoûç m. et f.
'terre amoncelée' (Scbulze KZ. 29, 365), inf. xoOv ptc. X"Jv
(Hrdt.), pf. KéxœaiLiai, aor. pass. èxuJCJeTiv (èxw6r| Cauer Del. ^
62, 30). Voy. s. v. x^wj.
Xtùvoç m. 'écheno de fondeur'. Voy. s. v. bom. etc. xôavoç.
bom. ép. x^O|uai 'être irrité, se fâcber'. Aristarque explique
Xuj6)Lievoç par au^xeofievoç {cf. \at.confîisus animo; xuû[Fj-0)aai
: xéiFj-uu = 7tXuj[F]-uj : TrXë[F]-u)), cf. Curtius'* 205. G. Meyer
BB. 1, 223, mais le sens 1^^ est peut-être celui de 'se laisser
entraîner', cf. lat. effundi. — Le rapport avec skr. ghôrà-h
'terrible', irl. gûre 'état douloureux, violence', got. gaurs 'af-
fligé, triste' x.h.a.gôrag 'pitoyable', ^tet. -rnss. zuryty 'affliger'
russ. zuritî 'gronder' (Bezzenberger BB. 5, 319; cf. Zupitza
Gutt. 172) n'est pas plus sûr.
Xuupîç adv. et prép. Voy. s. v. *xnToç.
Xôjpoç m., xwpâ. f. 'espace libre'; cf. le préc. et voy. l'art. XH^H*
— 1073 —
*1»".
HjdTbnç m. (cf. ArfUTTTiuj ipa-fbâvi Euboulos chez Atli. XV69Ûe)
et ipÛTbâç 111., aÛTbâç m. (cf. Hésycli. s. vv.) 'un onguent égyp-
tien'. Mot emprunte; cf. Kretscbmer KZ, 31, 423. Fiiinkel
Xoniina agcntis II 17.") n.
ijj a 9 â \ \ uu, aor. èipàôiiXa 'tâter, touclier ou gratter légèrement'
(Ilermipp. Plat, coni.) est un élargiss. de \\fa-, voy. s, v. lyfiv;
-àXXuj prob. par influence de ipdXXuu. Persson Wzerw. 47. 153
n. 1. Debrunner IF. XXI 91.
vijaBupéç 'fragile, frêle, mince; friable, cassant; qui cède sous la
pression'; v|ja6ap6ç (Ion) m/sens; vjjabupôv àa6eveç. luabapôv,
ipaBupôv Hésycb. nja6- est un élargiss. de \])a-, voy. s. v. \\}f\\.
ipaipaj 'toucber légèrement, effleurer, raser (Escb.); iutr. remuer
doucement, faire un bruit léger'. R. bhs-er--, voy. s. v. \\)f\\ et
Persson Wzerw. 62.
MJaio) "couper en menus morceaux'-, ijjaicTTÔç adj. verb., vjjaicTTÔv,
ord. pi. njaiatâ (scil. dXqpiTa, 7T€|U)aaTa ou TTÔTravai 'gâteau d'orge,
d'huile et de miel pour les sacrifices'; ijjaîajaa' aÎTOV ôXi-fOv
Hésych.; qjaivuvTeç* ipuuiaiZ^ovTeç H.; ipaivuaina" oXi-fOv H. i|/ai-
< i.-e. *b2hc}i- *bhsài-, forme réduite de *hlisi^i- dans ijjfiv, cf.
vpiuu \\)iE ijjiXôç. Persson Wzerw. 115. Beitr. II 826. 883.
vjjaKotç, -âboç (tardif M^CKotç) f. 'toute chose menue, grain, miette,
parcelle; goutte de pluie, petite pluie fine'; vjjaKâluu "tomber eu
pluie fine (Ar. Nuées 580); pass. être détrempé'; i^ÛRaXoç m.
et -ov 'nouveau-né d'un animal' (cf. les sens métaphoriques de
epar) et bpôaoç). vyaK- est un élargiss. par -k- de la R. attestée
par v|jfjv, voy. s. v.
vpaXàffffuu, att. -ttuj 'toucher' (El. Lycophr. Hésych.); àipdXaKTOç
'intactus, integer, ctipaucTTOç' (Cratès) : vpâXXuj.
att. ipàXiov 'gourmette, frein, mors; chaîne, lien'. Ktym. obscure
(: MJàXXu)?).
att. ipaXiç, -iboç f. 'ciseaux'. Voy. s. vv. onàXat aqpéXaç.
qjâXXuu 'tirer par secousses (è'6eipav Esch.); faire vibrer ^tôEou
veupâv Eur.), gratter un instrument à cordes'; ijjaXuôç m. 'ac-
tion de faire vibrer; air joué sur la lyre'; HJâXTi-|ç,-ou m.'joueur
de lyre'; vpâXTpia f. 'joueuse de lyre'; — liom. etc. ijiriXaqpàv
— 1074 —
'tâter, tâtonner; fig. flatter (un cheval)'. Le groupe a été rap-
proché de skr. â-sphalayati 'faire donner contre qc, heurter',
\^X. palpô -are 'palper, tâter, toucher, caresser' ^Ja^pwm 'action
de caresser avec la main' palpita -are 's'agiter, remuer, battre'
palpehra 'paupière' ('*qui bat, *qui tressaille'), v. h. a. fuolen
Sigs.félan \.ssi\. gif ôliaii 'tâter, toucher, sentir', \.s\a.v.palicî
'pouce'; i.-e. base {s)p{h)ël- {s)p{h)àl-; l'idée F* de la base a
été peut-être celle d'un mouvement de va-et-vient, et un rap-
port est possible avec les groupes repris s. vv. TràXXu) et -rreXe-
Mitiu (pp. 744. 7G2). Cf. Curtius'^ 730. Fick l* 148. 573. III*
236. Walde^ 556 sq. Franck-van Wijk EW. s. v. voelen.
hom. etc. ipd|ua0oç f. 'sable; dune' provient de la combinaison
de vjjctuiuoç + â)ua0oç; cf. d'autre part a.\x\xoç, f. 'sable' < â^a9oç
-f MjâMMOç. Kretschmer KZ. 31, 408. 420.
hom. etc. i|jd)Li|Lioç (*ipacp-|Lio-ç) f. (m. Archim.) 'sable'; vpaqpapôç
'cassant, fragile, frêle, friable, sablonneux'; — ion. att. vj^ncpoç,
dor. vpâqpoç f. 'petite pierre polie par le frottement de l'eau,
caillou' (voy. s. v.) : lat. sabulum sahulù -ônis 'sable à gros
grains' sahurra 'lest de gravier' (ital. *psaflo-m, i,-e. *bhii9-
Wilo-m)', cf. une évolution préhell. de Wu- en s- dans gr.d|ua9oç
V. norr. sandr 'sable' (i.-e. *hhs'9m(d)dho-)'^ i.-e. '^bhsà-hh- etc.
est parent de skr. bhas- 'concasser, pulvériser'; voy. les art.
\\)a\w vyripôç y\)Y\\. — Lat. liarëna sab. fasènâ 'sable' est prob.
parent de irl. ganem 'sable'; voy. Walde^ s. v.
vpdp, ion. et ép. vjjrip, gén. ipâpôç m. 'étourncau' (flexion prim.
prob. *v|jdpF-ç, ion. vprip : gén. *qjdpF-oç, ion. HJâpoç); poster. \^è.-
poç, MJâpôç, HJdpoç m. m/sens (voy. Robert Les noms des oi-
seaux 32 sqq. bibl.); H^ôpoç adj. 'd'un gris pommelé' (Ar. Nuées
1225. Arstt. El.). Cf. cTTiapaaiov 'passereau' et son groupe s.v.
(TTropTÎXoç p. 900.
ipauKpô-TTOuç, -TToboç ct vjjauKpo-TTobTiç, -OU 'aux pieds légers';
H^auKpôç gramm. 'remuant, agile, leste', sens l^»" 'effleurant,
rasant (la surface du sol)' : v|javjiu. Voy. l'art. aaûXoç p. 855. —
Lat. sm^dMS 'blessé' (Wood «^ § 276c) est très prob. à écarter;
voy. Walde^ p. v.
hom. etc. ipaouj, aor. pass. èH/aùaGriv 'effleurer, tâter, palper,
toucher, atteindre'. Le sens l®»" est 'frotter, gratter', cf. gr.
— 1075 —
Kvû|aa (tûjv baKTÛXujv), v.slav. kosnqti'touchcr' : cenati'^rRtter,
|)eijL,'ner, effleurer' etc. ''Persson Wzerw. 130. Beitr. II 826);
voy. l'art. \\)f\v.
ipacpapoç 'cassant, friable, etc.' Voy. l'art. ^Jâ^^oç.
ait. \\)é-fuj 'amoindrir, blâmer'; UJÔfOç m. 'blâme, reproche'; ipo-
•fepoç 'enclin à blâmer'; d-aeKTOç' àfaGôç. Tiapù 'PivTtuvi Tapav-
TÎvuj Ilésycb. ('irréprochable'; ^)- : 0-. Kret.sclimer KZ. .'51, 421.
Fick BB. 28, 107). Wood IF. XIII 119. a-" § 276a y voit un
clar^iss. de la R. attestée par skr. hdhhasti 'broyer, concasser,
pulvériser, etc.' psùti 'dévorer, bien mâcher', ce qui est vrais.,
et rappelle v. norr. salca 'blâmer, accuser, léser' .salcadr 'accusé'
got. sakan 'être querelleur, disputer; réprimander', ce qui est
douteux; voy. p. ex. Torp chez Fick IIP 423. Falk-Torp EW.
s. V. sag II. Franck-van Wijk EW. s. v. zaak. — Prelhvitz-
r)17sq. tire vpôfoç de l'interj. vpô 'fi!' (Soph.) et tient \\)i-^\x) pour
hystérogène.
hom. etc. ipebvôç'rare, clair-semé (cheveux, poils) 6 219; chauve'
contiendrait une forme réduite de R. hhes- (cf. vpnv), soit donc
i.-e. *bhs-> *bzh- -\- des éléments suffixaux; Solmscn Beitr. I
136 n. 2 pense qu'il y a corruption pour *njai-bv6ç ou *ijJi-bv6ç;
cf. HJiivoç ipiXôç.
vpéWiov (éol. (JTTéXXiov jj^ramm.) 'anneau p(»ur i)ariire, bracelet'
(Hrdt. Xén.). Étym. obscure.
vyeXXoç 'qui prononce mal; mal articulé, obscur, inintelligible
(Esch.)'; qjeXXîJ^u) 'mal prononcer; parler obscurément". Forma-
tion prob. onomatopéique.
hom. etc. vyeûbuu 'tromper; moy. mentir"; boni. etc. vjJÉÛboç n.
'mensonge, fausseté; invention poétique; fraude'; hom. etc.
vpeubriç, -éç (voy. Frânkel KZ. 43, 202 sqq. bibl.) 'menteur,
trompeur; faux, erroné; trompé lEur. I. A. 8ô2V: i|jubp6ç, vjJuGrjç
'mensonger" (morphèmes •(/■ -dh-); v^jeûarriç, ou m. 'menteur';
vyvjGoç n. 'mensonge'. Le rapport avec arm..s7// Taux, menson-
ger' (Bugge KZ. 32, 2.")sq. Osthott" Et. Par. I 2.'>3 sq.) est pos-
sible (cf. Meillet Esq.l8), quoique incertain pour Hiibschmaun
Arm.Gr. 1492 et caduc pour Tederscn IF. V61. - Celui avec
skr. ksôdafi 'broyer, concasser, etc.' ksùda-h 'farine, poussière'
ksôdah n. zd .rsao()ah- 'accroissement des eaux' skv.ksudrnh
— 1076 —
"^petit; commun, humble', v.slav. cJiudû 'i^etit\ insuffisant, mes-
quin, mauvais', dans l'hypothèse d'un i.-e.^qlts- (Pedersen 1. cit.;
en fait skr. Isudrd-h < i.-e. *qsudrà-, v.slav. chudii < i.e.
*qsoudo-), n'est pas plausible. — V.h.a. spottôn 'YàiWer^ (Fick
GGA. 1894, p. 248) est peu clair; cf. p. ex. Torp chez Fick
III^ 514. Franck-van Wijk EW. s. v. spot. — Lat. spurius
'bâtard' (Prellwitz^ 518) est à écarter; voy. Walde^ s. v.
vpéqpaç u., vpéqpoç u/obscurité'; vpecpapôç "sombre':; <|i€cpTiv6ç (mss.,
-evvoç Chr.) ''crKGTeivoç' (Pind.). Voy. l'art. Kvécpaç p. 475.
hom. etc. vjjriXacpâv 'tâter'. Voy. l'art. ijjàXXuj.
Hjriv, gén. iprivôç m.'gallinsecte' : skr. hdbhasti psàti, voy. le suiv.
— Skr. hhasana-h ou Wiasala-h 'abeille' (Fick P 92. Persson
Wzerw. 200 n. 1. G. Meyer^ 341) est à écarter; voy. Solmsen
Beitr. I 135 sq. (bibl.).
tjjfîv, prés. HJiîJ (*ijjr|iuj) 'gratter, racler, réduire en poussière; iutr.
s'en aller en poussière, se dissoudre (Soph.)': gr. vjjaiuu vpaiarôç
HJÎuj ipiE (base hhesëi-) vjjavjuj (base bhesèu-), skr. hdbhasti 3. pi.
bdpsatl {*-tjti) psàti 'broyer, mâcher, dévorer' (base bhese-)
bhdsman- 'cendre' (=irl.&om>/i 'bouchée, morceau') bhasifa-h
'réduit en cendres'; au même groupe appartiennent encore ^)^x<JJ
'racler, gratter, étriller, frictionner, user par le frottement,
flatter de la main', i|jfÎY|ua n. 'rognure, raclure', njrjKTpâ f. 'étrille'
{cï. ijjaKTrip" vpriKTpa Hésych., vj^àKiav t^v vpuuKxfiv \jiàlav H.),
ipdixuj 'broyer, émietter', hjûùxoç m. gramm. 'poussière, sable',
i|jujGiâ f. vjjuuBiov 'miette', hom. etc. m;iju|li6ç m. 'bouchée', hom.
etc. ô-v|jov (voy. s. v. p. 737), ipuupôç 'raboteux', lyuupâ f. 'gale',
vpujXôç 'circoncis' (Aristoph.), vprivoç (voy. le suiv.), hom. etc.
vjjîXôç 'ras' et d'autres (voy. les art, ipaGàXXiu ipaGupoç M;à|ua0oç
ipà|U|uoç M^n^poÇ etc.), v. h. a. bar ags. bœr v. norr. ben' (germ.
^baza-) 'nu' = lit. basas v. slav. bosû 'qui a les pieds nus', arm.
bok (*bhoso-go-) m/sens; voy. Fick I* 92. Brugmann MU. 118
et en dernier lieu Solmsen Beitr. I 135 sqq. Persson Beitr. II
655. 826 et n. 1.
vprivôç Hésych. Suid., dor. i|iav6ç 'qpaXaKpôç'; ipr|Xr|K6ç" tijùv
àXeKTpuôvoiv 01 voôoTévvai Hésych. Suid. ('coqs sans crête') <
i.-c. %zha-, cf. gr. y\)â.- \\sr\-, ^n)J-, \\)à- sous le préc.
- 1077 —
H>Tip6v' Eripôv Suid.; ,uea(a)6qjTipov fnniEripov Hésych. Voy. lart.
\\fr\v.
\\)r\caa. Zonar. Siiid., att. ijjf|TTa f. 'limande poisson plat du genre
plie, àpeau rugueuse); fig. sot, niais'. Rapport probable avec
iprix^iv U^^iv, cf. pour le sens ital. Ii7na fr. limande : lat. lima.
— Le rapport avec lat. squdtina 'squale, ange', dans l'hypo-
thèse d'un i.-e. *sqifat- : *qVsat- (Tick I* 566) n'est pas plus
sûr; je ne trouve du reste i)as de trace de dor. ii^ûaaa invoqué
par Fick 1. cit.
ion. att. ijjfïcpoç, dor. i{;d(poç, lesb. i|JâqpiYfc 'd'après XàïfE) f. 'cail-
lou; vote'. Voy. l'art. \)^(x\x\xoq,. Uc là vi^nqpî^uj 'compter avec
des cailloux, calculer; voter avec des cailloux; décider par un
vote'; hom. U^n^ki -î^oç f. 'caillou'; \\ir\^>\(5\ia, gort. i|Jâqpi|i|aa n.
'*décision votée au moyen de cailloux, décret"; qjr|cpoOv 'tra-
vailler en niosaïque'.
vyrix'J^^ 'racler'. Voy. l'art, \\iy\v.
lac. qjiàbbuu (= att. *<|jictJluj) 'jouer, s'ébattre' (Ar. Lys. 1304);
vpidf xctp«? TeXoiacTiaa, TraÎTVia Hésych. <-)n y a vu des formes
mutilées parentes de évpiâaôai 'jouer, s'amuser' i\\f'\â. f. 'badi-
nage' (voy. s. v. p. 30o sq.).
ijjîaGoç f. (m.), ion. qjieOoç f. 'natte de jonc". Ktym. obscure.
ép. MJiâç, pi. ipictbeç f. 'goutte'; HJiâîler vpaKcilei Hésych.; vjJÎaKa*
vpaKaba H.; q;iZ[o)aévr| " KXaiouaa H. < \.-^.*hzhi- (base hhexn-);
voy. s. vv. i|jiuu ijjfjv.
vyi0upôç 'qui gazouille; médisant'; nJiBupi^uu, dor. Théocr. liion)
-iabuu 'gazouiller; murmurer doucement; chuchoter de mauvais
propos'; ipi6ûpi(T)na n., -luôç m. 'murmure". Persson Wzerw. 200
n. 2 voit dans \\)-\Q- un élargiss. de i.-e. *ftr//- *&/*.s'-, forme ré-
duite de *hhes- dans skr. hhdfttra f. 'outre; soufflet" bâh/iasti
'souffler".
v|/ î X 6 ç 'dégarni de cheveux, de poils, déplumes, ras: nu; non
accompagné; unique"; vjJiXaE, -aKoç m. prul». 'imberbe"; ijuXcûv
'raser, épiler, pass. devenir ciiauve; dégarnir, déponiller'< i. e.
'^hzh/-, forme réduite de */>// <^W/-; voy. s. v. y^f\v.
ipivoiiai 'couler (fleur ou fruit de la vigne)"; vjJivâç, dboç f. 'vigne
dont la fleur ou le raisin coulent' cf. crivdç- n qpBapTiKn Hésych.)
contiennent un a issu de /^, cf. unaiç* ÙTnOXeia Hésych. (forme
— 1078 —
tardive pour cpGicnç), vpeîper qpBeipei IL, H^aTâffôai* TipoKara-
Xajupàveiv H. (: qpBàvuu), crét, ipivovTOç = qpGîvovTOç, crét. i|;i-
nevuj. Kretschmer KZ. 31,420.431.440. Glotta I 355. Brug-
mann Grdr. P 792. Gr.Gr.* 151. 674.
i^j i T T a K 0 ç , aÎTTaKoç, piTiaKoç (Ctés, vers — 400) m., nJiTxàKn,
aiTiàKri f. 'perroquet'. Mot étranger, d'origine imprécise; cf.
Schrader RL. 612 sq.
ipîuj 'déchirer ou couper en morceaux'; ipiE, gén. hjîxoç f. 'mie,
miette'; ^f\x^ f- m/sens; Yîx-àpTroE, -axoç m. 'Attrape-miettes
(Batr.) < i.e. *bzJit- "^bhsi-, forme réduite de *hh{e)sèi- : skr.
bdhhasti, gr. vprixu) ijjuûxiju etc.; voy. l'art, vpnv.
vj;6ai et ipoiaî f. pi. (aussi vjjuai mss., qui prob. doit être lu q;omi)
'muscles lombaires'. Étym. obscure; un avis chez Prellwitz
GGA. 1886, p. 764. Wb. I* 342.
v|i66oç" njwpa, àKaÔapcTîa Hésych. (voy. Dindorf Lex. Aesch. s.v.
Liddell-Scott s. V.); vyoBiov aiBaXuJbeç H.; ipoGôv |uéXav H.
v^;6Goç semble être un élargiss., parallèle à vjjoXoç m.'suie' (i.-e.
*bzh-oIo-s) de R. bhes- (skr. bhas- 'pulvériser'); voy. l'art. \\)r\v.
ipoXoç m. 'suie, fumée' (Esch.); ijJeXôç" aiGaXéç Hésych.; hom.
etc. i|JoX6eiç 'fumant; fumeux, noir; sale'. Voy. l'art. qpéqjaXoç.
^^ô(poç m. 'bruit, son; bavardage; emphase'; njoqpeîv 'faire du
bruit'; cf., avec d'autres éléments de dérivation, ijjôGoç' . . .
Gopu^oç Hésych., v|JoGàXXeiv ipoqpeîv. Étym. obscure. — L'ana-
lyse de Prellwitz- 520 ne convainc pas.
ipubpaH, -ttKoç m. 'bouton blanc (qu'on disait venir au nez ou à
la langue des menteurs)'; ipubpdKiov dim.; i4Jeûjua n. m/sens :
vpubpoç vpeùbuj; cf. Théocr. IX 30. XH 24.
vpûXXa {i.-e/''bzhulia %lisulia) f., dor. ipùXXoç m. 'puce' : v. slav.
blûclia (pol. pchla < *blcha, avec la même métathèse qu'en
gr.) lit. blusà lett. blusa 'puce' (i.-e. *bhhisâ. Curtius-'' 374),
afghan rraza 'puce' (< iran. %rusa. Hiibschmann Lit. Cbl.
1894, col. 792. J. Schmidt Kritik 29 n. 1). — Arm. hi, gén.
luoy 'puce' (Hiibschmann Arm. Gr. I 453) procède prob. d'un
arm. coram.*^ZM.sà : alb. pl'est 'puce' {<*pleus-t--^ cf. G. Meyer
Alb. Spr. 345. Pedersen KZ. 39, 347. Scheftelowitz BB. 29,
39). — Pour lat. pûlex -icis 'puce' voy. Walde ^ s. v. — V. h. a.
flôh ags. fléah v. norr. flô 'puce' sont à écarter (germ. *pîaux-
— lOT'J —
*plauyji{n)- : *pleu-/ancm "♦être animé d'un niouveuieut prompt,
*se hâter, *sauter', cf. ail. fliehen. Torp chez Fick IIP 105.s(i.
Franck-vau Wijk EW. s. v. dooi.
hom. etc. v|jOxuj 'souffler, respirer; rafraîchir (ptc. aor. pass. f,
vjjûYeîcra 'refroidie' Ar. Nuées 151); faire sécher'; hom. etc. v|/û-
Xoç, -eoç -ouç 11. 'souffle frais, fraîcheur, froid; hiver'; v|;Oxpô;
'froid; fig'. stérile, vain'; i|iOktiîp •"•> H^ûfeùç m. 'vase pour ra-
fraîchir le vin'; hom. etc. ^)vx^ *• souffle, souffle vital,, âme,
vie; papillon', ip- (éléments de dérivation peu clairs) pourrai:
procéder de i.-e. *h2h-*bh.s-, forme réduite de R. 6//e,y- 'souffler'
dans akr. bdbhasti II.] cf. v|i-ie-up6-ç. — Le rapport avec cpûcra
etc. (Curtius^ 509. 702), comme si \\)v- était né par métathèse
de R.67J^w- 'souffler', est improbable, cette forme de R. n'étaut
nulle part attestée.
vjjiu-. Voy. l'art, qjfiv.
o
lîi uj interj. 'o! oh!'; att. ùjZIuu seul. ])rés. 'crier oh!'; att. diiî 'holà!
hé'; UJÔTT, ÔTT sig-nal d'arrêt donné aux rameurs (Ar. Grcn. 18U.
208) : lat. u interj., got. m. h. a. etc. 0.
ma f. 'frange d'un vêtement; bord' ne se distingue pas de ujâ f.
'peau de brebis avec sa toison ; pagne' < *uûFia ( vrddhi) : ô[F]iç
f. 'brebis', cf. uuiar aKpai, c'axaia, laiTXujTai, Xé^vai Hésych.; le
rapport connu (Bezzciibergdr-Fick BIî. 6, 236) avec lat. Ora
'bord, rivage de la mer' (i.-c. *ô[«].s-rt), ags. âr 'bord' v. norr.
eyrr L'bord sablonneux dune rivière ou de la mer' est à écar-
ter; voy. Sommer (ir. Lautst. 18 s(i. 154 n. 1.
lac. (jbpd. Voy. s. v. oi'n p. 089.
hom. 'Qt^TÎn f- '*! île mystérieuse' : skr. guhati zd ijaoza'ti 'ca-
cher' (ùj- prép.l, selon von Fierlinger KZ. 27, 478 et n. (?? V^oy.
Uhlenbeck Ai.Spr. 81).
att. dibiî f. 'chant'. Voy. s. v. àeibuj p. 15.
hom. etc. lùbiç, -îvoç f. ord. pi. 'douleurs de rcntautement: souf-
france cruelle (pliysi(pie (tu iiKtrale,; fruit de renfantement. en-
— 1080 —
fant, rejeton'; hoin. etc. djbivuj (*ujbîviuj), fut. dibivô) et ibbivriao»
'enfanter avec douleur; éprouver une douleur violente; nourrir
dans son esprit'. Etym. inconnue. — Got. qainôn = v. norr.
Tcueina ags. cwdnicm 'pleurer, se plaindre' (Fick BB. 8, 331.
Bezzenberger BB. 16, 245. Falk-Torp EW. 606. Torp chez
Fick III4 63) est à écarter; cf. Thumb KZ. 36, 196 sq. Feist
EW. 210. — Y.8\a\.jazva 'blessure, entaille' jazviti 'blesser'
(en tant que < i.-e. '-ôgui-. Hoffmann BB. 21, 138) procèdent
d'un slav. comui. ^ézva, cf. v. pruss. eijsico f. (c.-à-d. *aizvo)
'blessure' lett. aifa 'fente dans la glace' etc., i.-e. *aHg{h)- et
n'ont que faire ici; cf. Fortunatov Archivf. slav. Philol. 12, 101.
Berneker EW. I 276 sq. Trautmann Apr. Sprd. 326.
îiom. etc. ibGeîv 'pousser'; ion. att. uj6ia|uôç m. 'mêlée, tumulte';
ujaiç, -eujç f. 'impulsion; heurt' : zd vadâya- 'repousser' (Bar-
tholomaeAiran.Wb. 1410) skr. rac^^- 'frapper, tuer' {Q.Vi\\%.vadha-
yati) vddhar- n. zd vadar- 'arme (pour frapper)' skr. vadhd-h
'arme (d'Indra)' zd vada- 'coin pour fendre le bois' skr. vddhri-h
'châtré' (: gr. èGpiç gl., voy. s. v. p. 219), gr. poét. è'vocriç f. 'se-
cousse'(*èv-Fo8-cri-ç; voy. s. V. p. 258); \.-e.*uedh-*uodh-*u6dh-
'frapper, heurter'. Curtius5 260. Fick P 129. Lagercrantz KZ.
35, 273.
hom. etc. ÙJKeavoç m. 'océan', c.-àd. 'la masse liquide qui coule
comme un fleuve autour de la terre'. On a voulu voir dans ib-
le corresp. de skr. d prép. 'vers, à; — hors de, loin de; — dans,
parmi' et rappelé skr. ûcdyàna-h 'celui qui entoure' (Benfey
GGA. 1860, p. 222. von Fierlinger KZ. 27, 478. Brugniann
Album Kern 29 n.l. Grdr. IP, 2, 817. IF. XXIX 241 n. 1.
Charpentier IF. XXVIH 160); conjectural; voy. Briickner KZ.
45, 110. Brugmann- Thumb Gr.Gr.* 519 n.
ujKiiaov 'basilic' (plante aromatique). Voy. s.v. ctKaiva I. p. 32 sq.
hom. etc. lÙKiiç, -eîa, -ij 'rapide, prompt, agile' = skr. àqû-h zd
âsu-s 'rapide', cf. v. gall. £Z/-«?tc''segnem' gall. mod. diog corn.
dioc 'piger' bret. mod. fZieA: 'paresseux" ; — compar. lukiujv sn-
perl. ujKiaToç : skr. âçîyCin âcistha-h zd âsyâ âsistô, lat. ôcior
ôcissimus; un degré réduit vrais, dans lat. acn-pedius 'coureur
agile' Fest. Cf. Curtius^ 131; bibl. ultérieure chez Osthoff IF.
YI 2 sq.
— 1081 —
ùjXevn f. 'coude" 'Hymn. à Herni. 3jss. tragg. ; tù\r|v, -tvoç nu
m/sens Suid. ; iù\eKpàvov(Hpc.Aistt.), ôXéKpavov (Ar. Paix 443)
'la pointe du coude' (dissira.de *djXev6-Kpâvov: pour lalternance
ÙjXé- ôXé- cf. plus bas arra. uln : oln et ^kv.ani-h : arutni-li; voy^
Brugraann Ber. d. sachs. G. d.W. 19ul, p.Slsqq. bibl.); ùjXXôv
(*djXvo-)' Tiiv Toû Ppaxiovoç Ka|UTrr|v Hésycli. Cf. lat. ulna (i.-e.
*o^e««) 'avant-bras, coude; aune', \.\x].u{i)len gall. fZ/« 'coude'
(i.-e. *ollna. Fick II'* 52. Tburneysen Hdb. d. Air. I 44. Pe-
dersen K.Spr. II 59), got. ahina (cor r. ait na) y.h.a.elina (i.e.
*olena) v. norr. aJin oln oln ags. eln 'aune', skr. aratni-h
'coude' zd aràOna- m. 'coude' *fra-ràthù- m. 'aune' pers. niod.
«rrtw-(*ar/<«-)'aune' (Bartholomae Airan.Wb. 196. 1021 bibl.),
alb. guèg. lam tosq. hvf 'avant-bras' (G. Meyer Alb. Spr. 233.
Alb. 8t. III 76. Pedersen KZ. 33, .544; cbute de la voyelle ini-
tiale), arm. (Lidéu Arm. Hi. 12Tsqq. bibl.) o/w, gén. olin 'ver-
tèbre dorsale; épine dorsale; moelle épinière; dos' (i.-e.*oZe»-)
«//?, gén. ulan (i.-e. ^o-") 'vertèbre dorsale, nuque, cou'. L'idée
première est celle de 'courbure', cf. f^kwani-Ii •'■'(irni-, \.-e.*olni-)
'partie de la jambe immédiatement au-dessus du genou: esse
(de l'essieu)' ârtnt 'crochet de l'arc' alaka-'houQ\c de cheveux'
«m/rt-/? 'courbé, bouclé, etc.', arm.(Bugge Beitr.3(). Lidén l.cit.)
aleln, gén. alelan 'arc; arc-en-ciel', v. slav. lanita 'joue' (slav.
comm. *olnifa. Torbiornsson LM. I ()8. Lidén 1. cit.); i.-e. R.
oie- Ole- 'courber"; cf. encore un élargiss. par-(/- <l:ins lit. dlkiiné
ell'ûné \ett.elk uns y. \)YUSîi. a IL- unis 'coude v.slav. /^//.v?// (slav.
comm. *ollûtî) russ. lôlof't 'coude, aune' etc. cités s. v. XâE
p. 555.
lùXiTTH f« 'ligne, sillon ou ride sur les paupières' Poli. II 67
pourrait reposer sur un *(.bXi- de suff. -ny- ayant une valeur
diminutive) : skr. dli- al/ f. 'trait, ligne', v. norr. dll m. (i.-e.
*ëlo-) 'rigole ou sillon dans le lit d'un fleuve, dépressidn entre
deux montagnes, bande le long du dos d'animaux": voy. Pers-
son Beitr. I 224 (bibl.).
*aiXE, ace. uuXKa f. 'sillon' N 7')7. CT 375. Voy. l'art. dXo£ aùXaE
p. 46.
hom. etc. iù)aoç m. 'épaule' ])rob. < i.-e. *o/nso- iKretschmer
Wiener Eranos 1909, p. 124 contre Solmsen KZ. 29, 62 sq.
— 1082 —
bihl. préconisant gr. comni. *iJj|acro-ç i.-e. *omso-) = skr. âsa-h
arm. us, gén. usotj (Hubsclmuinn Arm. Gr. I 484) got. ams m.
{^erm. *a77isa-) 'épaule'; cf. éol. èTTO|U|uâbioç 'placé sur l'épaule'
(Théocr.), lat. umerus 'épaule; paleron' ouibr. uze onse 'm
umero'. Curtius^ 339. Fick V 17. 369. III* 16 sq. — à\ii(Sw-
ibjuoTrXàTai Hésych. n'est pas grec.
hom. etc. uj|uôç 'cru; non mûr; fig. grossier; cruel' = skr. «md-A
'cru', cf. arni. hum (Hubscbmann Arm. Gr. I 468; m<o ou o)
irl. om gall. of (Fick IF 51. Pedersen KZ. 36, 85. K. Spr.
I 32) 'cru', puis lat. amarus 'amer', néerl. amper v. norr. apr
(*appr < ^ampra-z) v. suéd. amper 'sur, acide, amer, aigre'
V. b.a. ampfaro ags. ompre 'oseille' i^ampra- < * ambra- avec
insertion de 5), skr. «?«/«■/? 'sur' âwim-/« 'mangoustan' (Curtius^
338 sq. Ostboff MU. V 75. 124. Brugmann Grdr. IP, 1, 350),
alb. àm{h)el'e 'doux' (propr. 'ayant un goût piquant'. G. Meyer
Alb. Spr. 10). — Hom. etc. uj|uriaTriç, -où m. 'carnassier; cruel
Q 207' < uj|u6ç + R. èb- 'manger' : skr. dmâd--^ la contraction
est indo-eur. déjà.
hom. aivoç (*Fô(Jvo-ç) m. 'prix d'acbat'; ion. att. ùjvri, lesb. ôvvâ
(*Foavd. Kretscbmer Wiener Eranos 19u9, p. 123 sq.) f- 'achat,
emplette' (dial. occ. iLvà 'emptionis documentum'); ÙJveîcrBai
'acbeter', gort. ibvriv 'vendre' (Solmsen KZ. 32, 293) : skr. vas-
nâ-m (i.-e. *uesno-) 'prix d'achat' vasnayâti 'demander le prix
de qc.', &xm.gin, géïi.gnoy'])rix d'achat' ^>2em'j'achète'(Hubsch-
mann Arm. Gr. I 434. Pedersen KZ. 39, 414j, M.'^vèmis (i.-e.
*uesno-) seul. ace. vënum dat. vend modifié poster, en vënuï
'vente' (cf. rendô veneô). Curtius^ 322. Fick P 133.
att. ujôv (i.-e. *6uio-m), hellénist. uj6v, éol. ujïov (Sapph.), dor.
ujeov (Épich. fr. 152 K.) 'œuf, cf. uj^ea (c. à-d. uiFea)* rà ibà.
'ApYeîoi Hésych. Cf. lat. ôyom'œuf; les formes plur. de v.h.a.
ei ags. céj v. norr. egg got. de Crimée ada {d = got. ddj) 'œuf
révèlent un th. germ. '^ailas- ^'aiiiz- u. proche de v. slav.*(j)aje,
d'où ajïce 'œuf (bibl. chez Walde- s. v. ôvum et Berueker EW.
I 26); cf. aussi pers. mod. (Horn Np. Et. 103) yùya 'œuf; le
rapport de germ. '^a'daz- et v. slav. '\jaje avec arm.j?/, géu.
Juoy 'œuf est incertain (cf. Hiibschmann Arm. Gr. I 471. Pe-
•dersen KZ. 39, 406); irl. og gall. u-y 'œuf prêtent à controverse
- 1083 —
(o</ est reinpnint^aIl.[*ô/M-J selon Pedersen K.Spr. 16(5; Tliurn-
eysen IF. XX VI 2(5 admet un cclt. *i(gos- *ugrs- ; Joues A WelsU
Granimar 107 croit à un celt. *ùuion < '\.-ç.*ùuio-in : éol.ùjïov
att. lijôv). Rapport probable avec lat, avis f. skr. vih véh zd vi-
m. 'oiseau' etc., *ôu{i)o-m contenant le degré long vis-à-vis de
i.-e. *0Mf-5 'oiseau' (cf. Curtius^ 391. Fick 1*312. Kretscbmcr
KZ. 31, 456. Brugniann Grdr. IP, 1, 158. 170 et n. 1).
oipâ, ion. ùjpn (i.-e. *iora) f. 'période de temps; saison; temps
opportun': wpoç m. 'année; pi. annales'; aipioç ujpaîoç 'qui est
de (la) saison' : vA ijnr- n. 'année', got.jVr v.li.a. iar ags Jetfr
v. norr. «r 'année' igerm. *zVrrt- n.), v. slav. _;>//•« Xc\\ln\. jaro
'printemps' (Berneker EW. 1 446 sq.), puis lat. hormis 'de cette
année' {<i*hoiôrino-s, adj. tiré de *hô iôrO instr. 'en cette an-
née': v. b. a. /imro < *hiu jdru ail. mod. heuer; bibl. cbez
Walde- s. v.). Curtius^ 355. Fick I"* 1 12.522. 111*329. Brug-
mann Grdr. I- 279. 282. IP, 1, 159. 348. — L'analyse ulté-
rieure (i.-e. ===!>- 'aller': — ou *a/Vr- : *(iir- : */('/•-. J. Scbmidt
Plur. 216 n.) est conjecturale. — Tour gr. oTTuûpu f. voy. s. v
p. 709.
att. ùjpâ (Sopb.), ion. uupri f. 'soin, souci' (llsd. Hrdt.): ajpeûai
'prendre soin de' (Hsd.j. Voy. s. v. ôpâv p. 709 sq.
wpâKiâv 's'évanouir' (Aristopb.), d'un tb. iJupâK- 'pris de vertige,
évanoui', rcsp. 'vertige, syncope' : v.b.a. /ruor(ig{*-() hf)'i\-Yc^
V. sax. (cor/i/ /rorag ags. wér/j 'fatigué', et, sans le iiH»ri)licmc
-A-, V. norr. drar pi. 'fits of madness' (^tb. *uOrih) hofudorar
'delirium' nri- (tb. '^uOrio) 'mad, furious' etc., prob. ^^w iJupoç
àuupoç m. 'sommeil' (voy. s. v. p. 110). Persson Beitr. I 548 sq.
(bibl.).
u)puYn f. 'burlement', etc. Voy. le suiv. et l'art, boni. ptc. aor.
èpuTÔVTa p. 285.
iwpuopai 'burlcr, rugir; pousser des cris de douleur (Hidi. III
117), de joie (Hrdt. IV 75)'; ùjpObôv 'en burlant' (Xic.j : skr.
ràîiti rurdti ravati 'mugir, crier' niva-h rnvâtha-h 'mugisse-
ment, cris', lat. /-«mor 'rumeur, renommée, réputation', ags. ri/n
{ri/ncui) 'ru^'n, y.alàv. rer a /.v//// 'rugir' 'Curtius^ 356), i.-e.
*((^)m<- 'crier'; voy. l'art, bom. ptc. aor. èpuTÔvia p. 285; d»-
est l'interj. ùj selon Krctscbmer KZ. 38, 135 sq. (cf. ail. ireh-
— 1084 —
Magen), et l'adv. i.-e. *ô, skr. â (cf. skr. à ru- 'niagir contre,
crier contre') selon Bragmann Album Kern 30. KVG. § 593
rem. Grdr. IP, 2, 817. Gr.Gr.^ 519 sq.
I. ibç 'comme' \ i.-e. *iôf?, th. pron.*|o- (voy. l'art, ôç I. p. 721) :
skr. yàd abl. 'en tant que, comme', cf. i.-e.*|'ô dans zd yâ instr.
'que'; est parallèle pour la flexion et le sens premier du cas à
TÛJç 'ainsi' et à iLç wç 'ainsi', lequel procède du th. *so- (voy.
l'art, ô p. 681 sq.) et est parent de v. lat. sô-c 'ainsi'; cf. entre
autres emplois ujç péXTiaroç : skr. yàcchrëstà-h [yâd çr-) "le
meilleur possible'; à cet ibç se rattachent ujç te uJcTre, dor. iLte
(ujç Te : OJTÊ = iLç îuç 'ainsi' : uj-be 'ainsi'); cf. Brugmann-Thumb
Gr.Gr.*614.
II. UJÇ LÙç 'ainsi' << i.-e. *sô- + -,ç suf fixai : v.lat..9ô-c/ainsi'. Voy.
le préc.
III. hom. uj ç postpositif (Fuuç) 'comme', p. ex. F 2 ïcTav ôpviGeç
ûjç < *crFuu-ç (-Ç suffixal), i.-e.*sM<5 : v.h.a. .s^ô 'ainsi' (**'îC(5) got.
fiicê 'comme', osq. svai 'si', puis gr. comm. *aFob dans hom.
ÔTTi 'quoi que' locr. Foti att. ôtiç < *crF6b ti- hom. ôttttluç <
*aFôb TTuuç; cf. Brugmann-Thumb Gr.Gr.* 625 (bibl.; l'avis de
Wackernagel Beitr. z. gr. Akz. 19 : *Fuj-ç, i.-e. *mô en rapport
apoph. avec lat. re 'ou' gr. fj-fFje i.-e. *ue, cf. skr. va va, n'est
pas préférable).
IV. ib ç 'vers' (en parlant de personnes), p. ex. àqpÎKeio iLç TTep-
bÎKKav Kai èç li^v XaXKibiKrjv, cf. p 218. Selon Brugmann IF.
XIII 150 sqq. (bibl.). Grdr. IP, 2, 922 ancien instr. (*iaj- avec
a èqpeXK. ; i.-e. th. pron. *?'o-, voy. l'art, ôç I. p. 721), relatif de
iî)-be 'par cette voie, dans cette direction, vers ici' < *cruj-be
(= v. lat. sô-c 'ainsi') : ô fi < *ao *(yâ; sens premier 'vers où';
— doute chez Brugmann-Thumb Gr.Gr.^ 522 (ibç < ëujç dans
la proclise?).
LÙaxil f., ujcrxoç m. Voy. l'art, ôaxoç p. 725.
hom. etc. ÙJTeiXn, éol. (Hoffmann Gr. D. III 488) ibxéXXô. f. 'bles-
sure; pros. cicatrice' : PaiidZ^eiv pâXXeiv Hésych., lit. i-o^^« 'ul-
cère malin' lett. ivdts 'blessure', i.-e. base auô- 'léser'; vo}-.
Solmsen Unters. 298 sq. (bibl.). Havers KZ. 43, 231 et n. 1,
et l'art, dxri p. 96.
— 1085 —
ÙJTÔçetujToçnj. 'hibou, duc; fig. sot, imbécile'; ditiç, -iboç f.
■"outarde' : ouç 'oreille'.
att. djqpéXtia et (ïliuc. Eur. épigr.) ujqpeXîâ, ion. -ix] f. 'aide, as-
sistance, secours; utilité, avantage; pi. profits; butin': wqpeXeîv
'secourir; être utile'; att. iijq)é\i|Lioç,-oç (-i] Plat.), -ov'secourable,
utile'. Voy. Fart. ôqpeXoç p. 732.
att. etc. lijxpôç 'd'un jaune pâle'; tuxpoç n». 'couleur jaune ou pâle,
pâleur (Hom.); — ers, Lathyrus cicera L. (Arstt. Théophr.)';
ùjxpâv \ 529, ibxpiâv (Soph. Aristopb.) 'devenir jaune', ùjxpôç
= skr. -a-ghra h dans ci/-â-gJirà-h 'tigre' ''préf. gr. ùj- = skr. (î-
marque approximation du sens du 2"' membre; cf.akr. d-ntla-lt
'noirâtre' apinjara-h 'rougeâtre'; pour la valeur de li- cï.vy-èni
f. 'chatoyante' ci-citra-h 'bigarré'; voy. Persson Beitr. I 300
n. 4). — Brugmann Grdr. IP, 2, 817 groupe uu-xpôç et x^ponéç
'aux yeux brillants', v. h. a. grûo 'gris', lit. éévëti 'rayonner',
mais voy. les objections de Persson s. v. \açiOTiàq. — Véd.
âghrni-li 'aux rayons de feu' (von Fierlingcr KZ, 27, 478; est
à écarter (R. guher- : gr. Oepoç ôepiuôç, inconciliable avec le x
de lùxpôç).
ùj i|i f., ace. eiç uuTia (Hom, Hsd.) '(cil, visage', pi. iJuneç m. et (Plat.)
iJuTia n. < i.-e. ^ôq'J-\ voy. l'art, ép. ôaae p. 722 sq.
Additions et corrections').
ddoToç. Lisez: got. wunds 'blessé'.
àpdXrepoç. Voy. auj. Osthoff MU. VI 177 sqq. (bibl.; à-^éXTepoç 'pas
plus fort', d'où 'plus faible', cf. .skr. â-balïyâîi 'plus faible'.
èpXrixpôç. Voy. auj. Bechtel Glotta I 71 sq. Lexil. 4 (: att. juaXàxii ;
voy. s. V. p. 604): pour l'dt- prothétique voy. Wackernagel Glotta II 1.
âPpôç ôppuviu ont l'esprit rude. Prellwitz ^ 2 tieut l'adj. pour post-
verbal et admet l'étym. sémitique. — L. Meyer I 614 et Debrunner
GGA. 1910, p. 9 rattachent àPpôç 'in Jugendkraft strotzend, iippig'
à f\^r], soit un i.-e. *ldg^rù-s.
P. 3 1. 15 du bas lisez: Mytilène.
àfa- 'très': zd a.s (aryen *axs, i.-e. *m-) 'très': .uéya, gâth. wa^'très';
cf. Bartholoniae IF. IX 282 sq. Airan. Wb. s. vv.
GYa6 6ç. En fait le mot demeure obscur; voy. aussi Berneker EW.
s. V. godû. Voy. l'art. Griç p. 344 et n. 1 et l'add. s. v. — P. 5 1. 12
lisez: germ. *jô(faz. — P. 5 n. 1 le vulgarisme àKoGôv est sans râ-
leur étym.
àTÔXXu). Le déponent est plus ancien (B 452. e 176. etc.), signifie
'se glorifier, se réjouir' et est bcp plus fréquent que l'actif. —
Lisez : aù^riv i^Xîou.
àf avaKTéu). M. b. a. anJcen est parent de ÔYKâoeai, voy. s. v. p. 683.
— Lisez BB. 27, 144.
àfcxTTâuj <; *àYa-Tro- adj., R. pâ- 'garder, protéger', cf. *àYa-9F6-ç, se-
lon Brugmann IF. XIX 389.
àf auoç. iS'apparaît chez Hom. qu'au 4e et au 6e pied et n'est qu'une
forme métrique de *àyaFôc,\ cf. Schwyzer IF. XXX 430 sqq.
1) Les événements politiques, en entravant le service postai,
ne m'ont pas permis de connaître toute la production récente et de
donner à ces Additions l'ampleur qu'elles eussent comportée en temps
normîil. — Les deux premières feuilles, tirées tout d'abord à 750
exemplaires, ont été recomposées en vue d'un tirage plus fort, sans
que les épreuves m'en aient été soumises; dans les exemplaires de
la seconde série lisez p. 8 1.4: invoquée, 1. 24: deSau^sure; p. 16 1. 7
lisez: evXu).
— 1087 —
àT^iXoc. Le rapprochemfnt avec skr. àiàgii'a-h est incertain selon
Brugmann Grdr. IP, 1, 363.
àTCÎpuj. Solinsen Beitr. I 16 sqq. voit dans à- de àfeipiu dfopa etc.^
en face de lat. grex etc., un i.-e. *n-, forme réduite de *en 'dans';
la question de pareil à-<i*n-: *en n est pas tranchée; voy. Kret-
schmer Glotta V 305,
âTioç. Le gérondif skr. yàjya-h n'est enseigné que j)ar VOpadév»
et ydjiya-h est un mythe; cf. Debrunner GGA. 1910. p. 9.
df Kujv. Ajoutez: skr. a)^kiiçà-h 'crochet', lat. anus 'cercle, anneau;
anus' {*anc-no-. Frohde HB. 14, 97. 16, 194). — Ion. àYKoivri est
un mythe et a été faussement déduit de lioin. ufKoivriai: cf. De-
brunner op. cit. 10. — N. 1. àYKdaiv se trouve chez Oppien Hal.
II 315 et Straton Anth. XII 200, 3; cf. Debrunner op. cit. 10 et
voy. auj. Ehrlich Uiiters. 39 sq.
àfXaôç. Pour "A-fXaupoç voy. plus bas l'art, aùp-
dtïXïc;. Solmseu Beitr. I 223 pose un prim. *à-YXî9- '*reich an Knôll-
chen', avec h- intensif <; i.-e. *sm-: cf. dbeXqxàç àK6Xou6oç pour *à-
beXqpôç *d-K6Xoueo(; et àepôoç à côté de ûepôoç.
à-foOTÔç < *àf opOTO-ç : v. slav. grûstt 'poignée', gr. ÙTfipuj ÛTupiç.
Solmsen Beitr. I 1 sqq. (bibl.). — Un autre avis chez Ehrlich
Unters. 44 sq.
P. î) 1. 1 du bas lisez: zd azrâ-,
P. 10 1. 1 sq. lisez: v. irl. âv n. 'défaite' « celt. *agron) gall. aer 'ba-
taille, lutte' {<i*agra).
dfpôç. Le rapport souvent adnii.s entre ce mot et (ÏTUJ, et en la-
veur duquel on invoque l'exemple de m. h. a. trift 'pacage': v. h. a.
triban 'pousser', propr. 'Ort, wohin getriel)en wird' (Curtius •'* 171
bibl. Kluge " s. v. Trift) est révoqué en doute par Brugmann IF.
XVIII 132 n. 1. Grdr. Il 2, ], 354, pour qui i.-e. *agro-s '♦sol dont
on a pris possession (en vue de sa mise en valeur)': ÛTpâ, cf. Tac,
Germ. ch. 26 agri pro numéro cultorum . . , occupanfur; le sens de
■pacage' prêté à skr. ùjra-h n'est pas attesté et ne repose (|ue sur
l'étym.; cf. Bôhtlingk chez Hirt IF. XIII Anz. 10; voy. d'autre part
Keichelt KZ. 46. 309.
hom. etc. âfpiuOTiç (gén. -eiuç et par influence analogique -iboç)
'*Acker-, Feldzehrung' < ù-fpôç 4- *éOTiç, nom daction tiré de R.
ib- 'manger': cf. Prt-llwitz BB. 25, 314 n. 1. Wb.- Ck Fraiikel Xo-
mina agentis I 41 sc|.
ÔYoïa est la seule l'ornu' du sg. ; àïuià a été laussenient déduit du
pi. oxyton àfuiai et est à rayer; cf. Debrunner GGA. 1910, p. 10.
P. 11 1. 13 lisez: ÙY'^'JT'V
dbÎKri. Lisez: germ. *n<iii-lii. Voy. aussi Per.«-son Beitr. I 338. 11814.
àboXéoxnÇ-. L'étym. de Kretschmer *à6Fo- n'explique pas la Irn-
— 1088 -
g'ueiir attique de l'a-. L'explication par *dr)boXéaxiK est déjà
fournie par Wackernag-el KZ. 28, 131.
àbpôç. Berneker EW. I 455 sq. (après Fick I* 363) en rapproche
V. slav. jodro adv. 'raxû' (le sens de 'rapide' est issu de celui de
'fort'; de même got. *balps, adv. balpaba 'kithn, dreist': v. h. a.
adv. haldo m. h. a. halde 'kiihn > schnell, sogleich, bald') russo-
slav. eccl. jadro 'nucleus, testiculus', i.-e. '^iridro-.
■ôbpÔTTiç. Voy. auj. Bruginann Grdr. IP, 1, 418. 451 (cf. l'art. 5po-
Tnxa p. 201). Wackernagel GGN. 1909, p. 58 n. 1. Debrunner GGA.
1910, p. 10 sq.
d[F]€6\ov. Lat. praevidès pi. est attesté par la Lex agraria de Sp.
Thorius CIL. I 200 (ao -111).
deiptu L'avis de Bréal MSL. XV 149 sq. (: gr. ar)p, cf. ail. luften
'mettre en l'air, élever, lever') se heurte entre autres à aïpuj <^
*Fapia), comme à la longueur de l'a- dans arip. — A àeîpiu 'atta-
cher' Jokl Studien zur albanesischeu Etymologie und Wortbildung
(SB. d. Ak. d. Wiss. in Wien. Phil.-hist. Kl Bd. CLXVIII [1911])
p. 4 apparente en outre alb. avari 'ensemble' (subst. pétrifié '*Ver-
kopplung, *Aneinanderreihung' < rt- prép.-]--ra7'-i).
•ct2a. Lisez: att. àa^oXoc, 'suie'.
dri6uûv. Peut-être faut-il couper diri-bubv, cf. \i.\\h\xiv. Prelhvitz- 10
(bibl.). Brugmann Grdr. IF, 1, 467.
àGéXY^"- Voy. auj. Solmsen Beitr. I 9 n. 1 (àBéA&uu < '■'à6eXZiu, c-
à-d. *à9eAa&a) ■< *àGe\Y-/iJ'J *àQç.\gV'-nu-^ ion. àQiX-^w d'après à.uéÂYUJ?).
-àGepî^o). Persson Beitr. I 52 voit dans à- i.-e. *n- négatif; sens 'ne
pas estimer, mépriser', cf. skr. dhar- (vratdm) 'observer une loi';
non convaincant. — Giintert IF. XXVII 47 sq. se prononce avec
raison poiir la parenté avec skr. âdhara-h v. h. a. undero lat. in-
férus, i.-e. *ndhe.ro-\ le verbe a signiiié 'déclarer inférieui*'; cf.
HJ 174.
de ri p. Lisez: 'aphye'. — Voy. plus bas l'art. dvGpojiToi;.
dGpôoç. Lisez: dhr-uvâ-h.
atyiaXôç. Le pi. poét. aÎYeç 'Hots' pourrait n'être qu'un emploi
métaphorique de aïS 'chèvre', cf fr. moutons "petites vagues blan-
ches d'écume, semblables à des flocons de laine", la mer mou-
tonne, le ciel se 7noutonne, mer moutonneuse, etc.
«ÎYÎXwJviJ I. Cuny IF. XXVI 21 sqq. y voit un composé de aÎY- 'chêne'
et de -iXiuvj;: lat. ïlex 'yeuse'; il faut y reconnaître plutôt aiYi-4-
-XujviJ: XujTrîov XuÛTrn Xottôç 'pelure, écorce'; cf. Xujv|)* x^OM^ç Hésych.
et Plin. HN. XVI G, 13 (cité par Cuny): aegilops fert pannos
('toiles'. Littré I 573) arenfes . . . non in cortice modo, verum et e
ramis dependentes etc.; cf. Kretschmer Glotta III 335.
L'art. alYÎç doit précéder l'art. aÏYXr).
ctiYUTTiôç serait l'altération d'un ^àpYinriôç sous l'influence de a\^
— 10»9 —
chèvre' (ou uifmXioç 'espèce de cliouette", ou ai'fiyoç aifîeaXXo;
'mésange'?), le .sentiment populaire ayant voulu y trouver soit le
sens de 'vautour des chèvres' soit celui de 'oiseau qui se glisse
sous les chèvres' (aîfaç ou aîEiv ùiriuùv), cf. le nom de 'tette-chèvres\
j-'r. aÎToÔriAôç, lat. caprimulçjus, ail. Zlt^ijenvielker etc. donné à
l'enooulevent; *àpTUTnôç, avec v. pers. ùpftuqpiôç (à6puq)iô<; cod.)
'aigle' selon Hérodien et pers. mod. âluh 'aigle' {<.*ardufi/a), se-
rait une variante i.-e. -^rgu-piiôs de i.-e. *rgi-pil6s '*qui se meut
eu ligne droite' «*rgi- variante compositionnelle du prototype
de skr. rjû-h zd dr'^zii- 'droit' -f- -p^Vàs- < *p^ ^epi [skr. pi- api gr.
TTi- èTTi] + un dérivé de 11. ei- 'aller') attesté par siu-. rjipi/ti-li épi-
thète du faucon (cyènd h) zd dv'zifya- 'aigle' v. pers. *ardifya-
(dpEiqjoç- àcToç uapà TTép0ai<; Hésych.), arm. arcvi {*arci-vi) 'aigle';
cf. Brugmann IF. XVII 361 sqq. Grdr. II-, 1, 78; cf. en outre mac.
arfiTTOV|j 'àerô;' EM. et àpYiÔTTouç • deTÔç Hésycii. (Robert Les noms
des oiseaux 35 sqq.).
«iibouai. Pour lat. aestumO voy. lélym. de F. de Saussure s. v. att.
Téiavuj p. 9Ô4. vSur aibvjç, cf. Schultz aîbujç, diss. Kostock l'JlO, 111 pp.
aiéXoupoç est dissim. de *ai€poupo<;; le th. *FaiFepo- (tôt dissim. en
*aiFepo-) est apparenté à v. slav. 'véve7'a v. slov. réverica 'putois'
lit. valveris {vaivaras vaivarys) 'mâle du putois' ffywrr = lett. ivâ-
icem v. pruss. weicarc 'écxireuil', pers. mod. varvarah bulg. rer-
i:erica g'all. gicyicer bret. mod. yiviber gaél. feùray 'écureuil': la
syll. initiale (;'^^lai' *nô- *«e- *ni- *ner-) fait l'impression d'un red.;
l'animal était prob. désigné comme 'le mobile' (*-?/ero-: lit. r^riù
vérti 'ouvrir ou fermer'); le th. nou redoublé dans ags. dc-tceorna
V. norr. ikorne 'écureuil' (sur ces mots voy. l'art, Eichhonnhen
chez Hoops Keallex. d. germ. Altertumskunde 1522 bibl.;; lat. vi-
cerra 'furet' (voy. Walde ^ s. v. bibl.) est un emprunt; la variante
gr. aïXoupoç s'explique par *aïpoupoç, th. *Fai-Fpo-; la R. est ici au
degré réduit après le red.; cf. Ehrlich Unters. 128 sqq. (bibl.). Zu-
baty Sbornik prof. J. Krâlovi (Prague 1013) p. l.')l sq(|.: Ehrlich
verrait dans -oupo- un élément suftixal; Zubaly croit à l'influence,
l>ar étym. pop., de oùpà; voy. aussi l'art. OKioupoç p. 876 sq.
ui6iu. Lisez: aîeovp; -ovp < i.-e. *oqV-: gr. 6vyo|Liai, lat. oculua, skr.
yhrtàcl f. 'graisseux'. — Jokl Stud. 29 .sq. ajoute alb. guèg. ^/i'>
'ortie' g'uèg. {h)i^un tosq. hifiufF {h)iôffe 'amer'.
L'art. ai9uia doit précéder l'art. aïHuu. Robert Les noms des oiseaux
73 sqq. admet l'étym. de J. Schmidt, mais reconnaît que l'oiseau
n'est pas exactement déterminable.
aÎKXov. Assmann Phil. 67, 199 y voit un emprunt sém. - Li.«.ez:
*ÙKviov et ^KpaiTvioç.
uiyiaaxà. V'oy. Persson Beitr. 1 357 et u. 1 (bibl.; mot obscur),
«i.uiubiâ. Le mot ne signitie que 'agacement des dents'. Solmsen
69
— 1090 —
Beitr. I 25 sqq. (bibl.) part d'un *ai,u-u)bujv, supplanté par un plus
récent *aiu-ujboç 'qiii souffre des dents'; *ai,uo-ç : g-erm. "sairaz 'dou-
loureux' dans V. norr. sArr ag's. sdr v. h. a. sêr, *sairan n. 'dou-
leur' dans got. sair v. norr. sdr ('blessure') ag-s. sàr v. h. a. sêr,
V. irl. saeth 'douleur, maladie' ftaethar 'douleur, peine, travail';
pour l'alternance des morphèmes cf. skr. da.s-mà-h et das-rà-h
'qui opère des miracles' zd xrû-ma- et xrû-ra- 'horrible', gr. Xai-
f.iôç et Xï-pôç 'effronté' etc.
aÏLiujv. Un avis non probant chez Fay IF. XXVI 27-42. — P. 26, 1. 2
lisez : sêvâ.
aïviu. Voy. en dernier lieu Fick KZ. 42, 140 sq.
aipéuj est rattaché par Brugmann IF. XXXII 1 sqq. à g'r. ôpinri skr.
sisarti sdrati etc., sens premier: 'se mouvoir violemment vers'; dé-
nom, d'un *aîpa : skr. sirà sîrâ 'fleuve', lett. sira sir'a 'mendicité
ambulante', i.-e. *srr- *sf- 'affluence'.
aloa. Sur még*. aiaiiuvâTâç (-i- est pritn. ; ion. -u- par influence de la
labiale subséquente) voy. auj. Solmsen Beitr. I 36 sqq. Frankel
Nomina agentis I 172 sq. — P. 29 1. 8 lisez: Hirt Hdb. 163. 170.
aixéuu. L'objection concernant lett. aizinât est caduque, le évoluant
en z devant ^; cf. Bielenstein Lett. Spr. § 111 sq. Lett. Gr. § 66 sq.
âixâç. Jokl Stud. 32 ajoute alb. je f. 'permission' {*au-ia, i.-e. R.
aue- 'aimer').
alxuri- Voy. l'art. ïy&iç p. 365.
L ÔKaiva. L. 10 supprimez: âKvriaTiç, -loç f. 'échine d'un animal:
ortie' et voy. plus bas s. v. kvtîv.
P. 32 1. 4 du bas lisez: gaul. Axro-talus '*au g-rand front'.
ÔKaiva II. n'est qu'un emploi métaphorique de ÔKaiva I.; cf. les
emplois de g'r. KoiXaiaoç, lat. pertica fr. perche verge, v. h. a. riiota
ail. mod. Bitte néerl. roede roe ang-1. i^od yard, etc.; cf. Gothein
Jura curiae in Munchwilare, das alteste alemannische Weistum
(Ronn 1899) 6 sq. Solmsen BPhW. 1906, col. 756. Falk-Torp EW.
s. v. rode II.
dKapi^ç. Voy. auj. Solmsen Beitr. I 161 et l'art, ion. Kàp sub fin. —
Lisez: Keîpai.
âKaaxoç. Lisez: g'erm. *ê)iurnaz.
âKipoç. Un avis chez Moulton [IF. I Anz. 161] (: véd. ni-cira-h 'ca-
reful').
àKÔXoueoç. Lat. callis 'sentier' est à écarter; voy. l'art. KéXeuGoç.
dKoç. Ajoutez: ion. vr)K€OToç (gr. comm. *vâK-) 'incurable' <; ve-fàK-.
Brugmann IF. XXVIII 289 sqq. verrait dans dKoç un nom post-
verbal tiré de àK60|uai < à- = i.-e. *n- 'dans' + R. kes- 'couper':
KeàZiu K^apvov; sens '*incidere, èvTé|aveiv>>*traiter chirurgicalement,
^opérer > traiter médicalement, soigner, guérir'.
cypr. dtKooTu. Lisez: ^■^qostà.
— lOftl —
«Kpaïqpvriç. Vno, virfifule est iiulispensable après 1p mot: problé-
matiques.
P. 38 inséroz l'rart. v. att. riKpuxoXoç, ion. ÙKprixoXo; violemment
irrité' < *'iKpâT-xoXoç, soit un *àKpâ<;, gén *àKpâToç, à côté de d-Kpâ-
TO-ç 'immodéré, violent'; la forme plu.s jeune àKpôxoXoç est due à
l'influence, par étym. pop, de âKpoç; cf. Brugmann IF. XVII 8
(bibl.). Grdr. IP, 1, 87. Frankel Nomina agenti.s I 84 sqq.
àKpejuuûv. La réserve finale est à rayer; cf. Brugmann Grdr. Il-,
1, 241.
àKpïpnç. Lisez: got. and-hrxisknn. — La dernière liypothése est à
rayer.
àKxaîvuj. L'hypothèse est caduque, le j)tc. Ak^oc. étant à peine
attesté et le lien sémantique étant trop faible; cf. Debriinner IF.
XXI 66. GGA. 1910, p. 11.
à.Y.Tiâ. Sur V. h. a. attah atah attuh voy. auj. Cuny MSL XVI
î<28sq. (bibl.; affnh <^ germ. '*adu\az ^ ce.\t. *odukos, attah atah
= celt. *odokos, cf. gaul. odocos 'hièble' [Marcellus Burdigalensis
VII 13, p. 54], lat. ebuhnn 'hièble' [i.-e. *edh-lo], v. slav. j>/a v. pruss.
addJe lit. ègh' lett. pgle 'sapin' [i -e. *pdh-Iô]?}.
P. 40 1 1 lisez: 'iinxtnô.
àXaéç. Voy. l'art, hom. Xûiu p. 562 et n. 1. — Autre avis chez FJir-
lich KZ. 41, 800 (^àXaaôç 'blessé': R. Us- 'affaiblir, endommager',
cf. got. lasiirs 'faible' ags. Ii/so li/sic- bad, wrong'. lat. sublestus
[*-laf!tos] 'faible').
âXaOTOç (et non ùKaOTÔç). Voy. un avis non i)robant de l'rellwitz
BB. 13, 145 et Solmsen KZ. 34, 445. IP\ III 92 (dXaaToç "nicht ver-
gessend' àXdaruup '*der nicht vcrgessende, grollende': Xavedvea9ai
'oublier'; admis par Bechtel Lexil. 29); un autre d'Ehrlich KZ.
41, 299 sqq. (: dor. Xrîv 'éOéXeiv', i -e. R. les-), réfuté s v. p. 577sq.;
cf. Frankel Nomina agentis I 69 sq.
P. 42 1. 1 lisez: /oi'-siralan; — I. 7: àXià: ion. àXér]: - I. 10: (.•à et lA.
àXfeYu). Hermann IF. XXXV 171 voit dans à- le représentant de
i.-e. *n- 'dans', forme réduite de "<'»; sens premier 'ich achte auf;
il en sépare dX-foç. D'autre part lat. algeô algor algidiis, selon
Lidén Stud. 66, sont parents de i.sl. mod. flgur m. 'tourbillon de
neige; neige à demi fondue', i.-e. *nlffhes-; dX^oç et son groupe
^eraient dés lors isolés. — Jokl Stud. 71 y rattache alb. piok
piogu etc. 'négligent, lent' (plog- pour *pa-log-. cf. lat. neglegô;
pa 'sRns' = nec: alb. -l'og- <C *lèg-).
dXeioov. Cf. aussi gall. Uiant 'flnctus' bret. niod. lin 'pus* v. irl.
do-linim 'mano: polluceo' v. gall. linisanf 3. pi. prêt. gl. 'lavare*
(Fick II* 248 sq.), alb. l'uni iiimr l'ilmr fleuve' (*li-m-) lise ttute
'ruisseau' (Jokl Stud. 51 sq ) et voy. l'art hom etc. Xeipu) p. .564 sq.
àX^KTUjp dXfKTpuujv. L'étym. évidente de Kretschmer à été, propo-
— 1092 -
sée déjà par FicU Curtius' Stud. 1X169; cf. Bechtel Att. Fiauemi.
40 n. 2; voy. aussi Frankel Noinina agentis I 154 sqq.
P. 44 1. 3 lisez: riXiaîâ.
àXiYKioç. Lisez: ali{rà)q\ voy. Berneker EW. s. v. Hikû II.
é\\t. Si le mot, quoique attesté tai-divement, est grec, Walde'^ 25
suppose un rapport avec àXeîv 'moudre'; lat. alica serait alors
l'ace, grec.
âAiç. Solmsen Beitr. I 155 sqq. et Persson Beitr. I 544 et u. 3 (con-
tre Sommer) ne séparent pas le mot de v. slav. velî- 'très' velijî
velikû 'grand' russ. vâlomû 'en masse' vâlïmja 'en foule' etc , R.
nel- 'presser'. — Lisez: Ikovôv; — par la forme.
«XKri I., avec lat. alcê ou alcês, est un emprunt germ. *àlxiz tout
proche de v. norr. eUjr 'élan' (germ. *aîjiz, i.-e. *olkis)\ le groupe
est apparenté à gr. ê\a(poc; èWoç; cf. Osthoff Et. Par. I 319 (bibl.).
•à\\âç<; *àXXâ-FevT-(;, dérivé d'un achéo-dor. *àkKô. f., emprunt ital,,
cf. lat. âliiim. Kretsclimer Glotta I 323 sqq.
«A\o,Liai. Ajoutez: v. irl. tarmchossal 'transgression' dofuislim 1.
prés. sg. 'labo, elabor' (Fick II '^ 291 sq. Pedersen K. Spr. II § S16),
skr. ucchalati 'bondir' (moy.-skr. < *itd-salafi. Zachariae KZ. 33,
444 sqq.). — Lit. sel'éti est écarté par Osthoff BB. 22, 257; voy. l'art,
hom. eiAiTTobaç ace. pi, p. 223. — Voy. aussi Jacobsohn Der Aorist-
typus â\T0 und die Aspiration bei Homer (Phil. 67, 325 sqq. 481 sqq.).
^XTTviaToç. Wackernagel KZ. 43, 377 sq. lit chez Pind. Isthm. V
(IV) 12, au lieu dé âXirviOTOv (qui n'est qu'une conjecture ancienne
pour àvÊX-mOTOv), âXTiiOTOv, superl. de àX-rraXéoç dissim. en àpiraXéoç.
— Lisez *âXuvoç . . . êTraXTTVoç.
éXaoc,. Selon Curtius^ 356, Fick P 356 et Brugmann Grdr. Il-', 1,
540 sq., âXaoç ntr., supplantant un plus ancien th. *àXoo-, serait
parent, avec âX|ua (*àXa)Lia) 'bois sacré' (Lycophr.) de gr. dX9o|uai
'croître, guérir' àv-aX5nç 'qui ne croît pas; qui arrête la croissance',
V. suéd. aida 'chêne'; sur le traitement de Is devant voyelle cf.
Brugmann-Thumb Gr. Gr. i 141. On hésite pourtant à séparer le
mot de germ. *nalpuz, i.-e. *uol-tu-s; l'objection tirée de l'absence
de F- est caduque; il n'est même pas besoin de supposer avec
Meillet une alternance 0: u-, car un *FaXTFo- < i.-e. *«/<«o- se se-
rait dissim. de bonne heure en *àXTFo-; dès lors le mot grec ap-
partiendrait au groupe étudié s. v. Xàaioç p. 559. — V. slav. îésfî
est prob. issu de i.-e. *lêso-: ags. Idis, gén. lœsive f. 'pacage'; cf.
Lidén Blandade sprâkhist. bidrag 1 25 sq. — 'AXtiç, en tant qu'issu
de *alqV'i-s, est peut-être parent de got. alhs 'temple', lit. alkan
elkas 'bois sacré'; cf. Thumb KZ. 36, 188 et Wiedemann BB. 28. 26.
ép. àXuuri f., att. dXujç. Voy. Solmsen Unters. 109 sqq. (: é'Xoç).
dXiiTTiit. Ajoutez: gr. àXw-irôç m. 'renard; fourbe' âXtuirô-xpooç -xpouç
'de la couleur du renard' gramm.; àXuLiTrrir est posthom. et l'on est
— 1093 —
autorisé à poser un *Fa\u)TTi-|E: lit. làjytl f. {*i/lapi') Lit. rolpên rul-
pës {volpë-cula) f. 'renard'; cf. les mêmes variations apophoniques
chez gr. dtXuuqjôç 'blanc': v. slav. tebedï 'cygne/: v. h. a. albiz 'cyp-ne',
g'r. uXqpoç 'tache blanche; sur la peau'; lett. lapsa 'renard' montre
un .s- qui correspond bien à l'élargiss. /c du mot «rec: la variante
à initiale lup- <C *lifp- (cf. gr. Xûkoç laf.. lupii.s <C i.-e. "luqVo-s:
*iilqV'0-s; voy. s. v. p. 590 sq.) du celt. *luperno-s peut expliquer
aussi arm. aluês; forment un groupe A, part skr. lôpâçâ-h 'chacal'
{*laupêko-s) moy.-pers. rôpâs pers. mod rôbâh ossète robos 're-
nard', dont Vau peut être dû à l'inriuence, |)ar étym. pop., de skr.
lôpah 'rapt' lOptram 'butin'; cf. Schulze KZ. 45, 287 sq. (l)ibl.).
P. 48 insérez l'art, hom. etc. 'AinaJoiv, -ôvoç f. remonte A. un nom
de peuple iranien *hamazan- 'guerrier', cf. h^iaZaKàpav (: zd v. pers.
• kar- 'faire')' TToXe,ueîv. TT^paai Hésych. Lagercrantz Xenia Lide-
iiiana (1912), p. 270 sqq.; voy. ])lus bas s. v. luâxo.uai.
hom. duaiudKeToç. En fait, le sens et l'étym. restent obscurs: un
.nvis chez Bechtel Lexil. 34 (: hom. irepi-uriKeToç 'très long' hom.
MOKebvôç 'long'; que représente à-?); un autre chez Dobrunner
GGA. 1910, p. 12.
P. 49 1. 4 lisez : âiui I.
àuaXôç àMpXOç (P. 49. 51. 603 n. 1). Persson P.eitr. I 209 s(|q. dé-
fend contre Wackernagel la parenté de ces mots avec- iJoXaKÔç
(i|uaX6ijvuj pXabapôç, puis skr. malvd-h 'irréfléchi, fou, sot', v, h. a.
molaicên 'tabêre' (dénom. d'un th. ■^mhio-), lit. mafvimi mitlvinu
mulryjii 'je tourmente, je fatigue (un cheval)'.
«MoEa. Voy. Meringer KZ. 40,217-234. .Schenkl KZ. 40. 234-243. —
Lisez: v. isl. oxoll.
à\\àpâ. Voy. l'add. à l'art, auri I. — Lisez: gaul. titore . . . v. h. a.
mêri.
P. 50 insérez lart. hom. ùuapTt'i adv. 'en même temps', instr. d'un
^otuapTÔç 'coïncident' < «ua + K- à^-- Warkernauel NGG. 1902,
p. 742 n. 1. Brugmann Grdr. IP, 1. 29. Bechtel Lexil. 34 sq.
«fiapûaao). Lit. hreksta bri'ksti v. slav. brézgri sont apparentés ail-
leurs; voy. l'art. qpopKÔç p. 10-34, Berneker EW. s. v. *b7'êskû 1.,
Persson Beitr. I 34 sq. Pour got. b7'ah' voy. Persson Beitr. I 35 n. 1.
P. 51 insérez l'art. àuâaQai (cf. àiuiiaduevoç" auvaTafiûv Hésych. et
i 247) 'rassembler, entasser' (dans in- irpca- kqt- auv-auâo6ai) dérivé
de (iua dor. à\ià, cf. ail. sanwieln. Schulze Qu. ep. 365 sq. n. 3.
Solmsen Beitr. I 185.
àfjiéQvaTOC,. Il est plus prob. que le mot, d'origine étrangère, a
été modifié par voie d'étym. pop.
àueîpu). V. slav. mif/livfi ne signifie pas 'mobili.s', comme le veut
.Miklosich. mais 'clignotant' Pt doit être écarté; cf. Bt'rnekrr EW.
II 56 s. V. *jn /</>}. — Lisez: lit. miiînas.
— 1094 —
dt|ueîviuv. Osthoff MU. VI 303sqq. voit dans le ntr. d -)aei-vo-v 'nicht
minder, niclit gering-er; iiicht luiuder gut, uicht geringer anWert;
besser' un à- négatif + R. viei- 'diminuer', cf. |ue(ujv (p. 621 .sq.)
mvûGuu (p. 639 sq.). Lat. amoenus n'est pas clair; voy. Walde- s. v.
un avis chez Zimmermann KZ. 44, 368sq.; Brugniann-Thumb Gr.
Gr.* 246 admet sous réserve le rapport àfueivo- : lat. amoenus.
P. C2 insérez l'art, lioin. etc. diuevrivôç 'qui ne possède pas de luévo^
('force vitale'), sans consistance, vacillant, faible' < à- nég". + iLiévoç ;
pour la formation cf. Trexerivôç 'ailé' et lat. vetercmus\ cf. Brug-
mann Grdr. 11^, 1, 280. Bechtel Lexil. 37.
diuépYuu. Sur lat. margô voy. Walde- s. v.
P. 52 insérez l'art, à |u é p 5 tu II. (à|uépbuj I. s. v. à|nei'puj) 'aveugler
obscurcir, ternir' <i*à\xç.çilw, c.-à-d. *à,uepo5uj <*à|uepYiuj *à\xç.pg'U-hi} :
V. norr. mi/rkt' v. sax. mirki 'obscur' v. norr. myrkue 'obscurité'.
Frohde BB. 20, 215. Osthoff IF. VIII 12 n. 1. Lagercrantz Z. gr.
Lautgesch. 47 sqq. Thumb IF. XII Anz. 69 sq. Solmsen Beitr. 19.—
Persson Beitr. I 217 sqq. (bibl.) n'admet pourtant qu'un unique
àiaépôuu 'léser, endommager'; dt|ueipuj et àfuépbuj sont pour lui aj)-
parentés à skr. mrnàti mrndti, gr. juapaivuj, skr. mrdnàti mdrdati
etc., i.-e. *mer- *merd- 'frotter, broyer'. Voy. aussi Bechtel Lexil.
37 sq.
P. 52 1. 8 du bas lisez: àôç.
I. a Ml- Selon Solmsen Beitr. I 194 sqq. (bibl.) le sens vrai de à\xY\
(esprit imprécis) est "pelle, pioche'; celui de 'bpeTrctvri, faucille*
n'est pas attesté et n'a été proposé que pour expliquer à|uâv 'fau-
cher, moissonner' (: v. h. a. màen, lat. metere, v. irl. methel 'section
de moissonneurs'); à cet d|n)T se rattachent 6i-a|uâv 'fouiller; égra-
tig'ner; déchirer' et hom. poét. anàpd î. (esprit imprécis) 'fosse, ca-
nal, sillon' (Schulze Qu. ep. 365 sq. n. 3), puis èEaiLiâv -ajuâoGai au
sens de 'fouiller, arracher', v. slav. jama 'pôGuvoc;, fosse'.
II. â|uri. Solmsen Beitr. I 180 sqq. (bibl.) prouve que la g-raphie
correcte est â,uri (> lat. hama) âjuiç et dès lors évoque lit. semià
'je. puise' sc'mitis 'puisoir' (arm. aman 'vase', ambigu, peut y être
joint ou être proche de skr. tmiatram), R. sem- 'puiser*, identique
à *sem- 'ensemble', cf. gr. évç âjna à-, skr. sa-., lat. semel siniul etc.,
puis gr. à|uviov dvT\oç, voy. s. vv. — Lisez *aîn-lâ.
P. 53 1. 20 lisez: à)u6ei.
â}x\XXa. Les mots aryens contiennent R. «r-, assembler, réunir' et
ne tout comparables au gr. (jue pour le préf. — Le rapprochement
sémantique avec fr. 'se mesurer\ ail. Mensur est inopérant. —
Lisez: â|ui\\âo|Liai à|Lii\\nTiip. — Selon Charpentier KZ. 47, 182 sq.
d|Lii\Xa procède de i.-e. *sm-mil-iâ : att. ôf.iï\oç éol. ô,ui\\oç (*ô|uo-|uîX-),
skr. mildti:, sens premier: 'rencontre de bcp de gens'.
P. 54 1. 4 lisez: d|u|aa n. 'nœud'; — 1. 5 lisez: d|U|Lioç t'.
— 1095 —
à.uvîov. Solmsen Beitr. 1 183 tient le mot pour le dim. (psilose io-
nienne) d'un ^aiauuv 'coupe' = 'qui recueille"; àiaviov 'membrane qui
enveloppe le fœtus' (Kmpéd. chez Poil. II 223) est identique au
préc; voy. plus haut s. v. diuri II.: ci. aussi Wiedeniann BB. 29,
olBsq. (bibl.).
èv (iuoXTMJ (vuKTÔc;). L'existence de v. irl. viely 'mort' est des plus
douteuses: ce sens parait dû à une erreur de traduction; cf. \ en-
dryes R. Et. gr. 22 (1909), p. 198. — Berneker KW. II 74 rappro-
che le mot grec de slav. comm. *molzq *molziti, cf. russ. dial.
■moloéit' 's'assombrir (temps)',
di.uopf n- Voy. Thumb IF. XII Anz. 64. Persson Beitr. II 6.>7 et n. 3.
diLioToç. Selon Bechtel Lexil. 39, le contexte fournit pour hom. duo-
Tov adv. le sens de 'infatigablement', cf. gr. uùXoc uô\iç. lat. mâ-
les môlestus, V. h. a. viuoen, mais voy. s. vv.
P. ôfi 1. 14 du bas lisez: Hehn '■.
P. 57 n. 1 lisez: zd mâl)rdm\ — lit. mduduli.
éol. ctincpii V. A l'étym. indiquée il faut prob. préférer celle de Schulze
GGA. 1897, p. 909 n. 1, gr. comm. *à-fxFilv: sUr. aliu-li got. aijcjiru.s
'étroit' ('nu(iue', propr. place étroite'); voy. Solrasen Beitr. I 11^.
dt^cpi. Lisez: *mbhi, cf. v, h. a. lanhi, en rapport apoph. avec gr.
ÙM-cpî lat. anib etc.
à.uiuuov. L'art, est emprunté à Lewy Premdw. 37, mais voy. au.j.
Debrunner GGA. 1910, p. 13.
àvà. Lisez: lat. anhëlâre.
àvûfKï]. Il y a redoublement dans le mot grec. Lut. neccsse est à
détacher du groupe: voy. Brugmann Grdr. II-. 1, 37. Walde-s. v.:
dès lors un i.-e. *auk- suffit. — Lisez: Actu-merus.
FdvaE. Un avis chez Schwyzer Glotta VI 86 n. 1 (Fuva-:.skr. ranùti
'gagner', kt- nom d'agent: KTUJinai?).
P. 60 1. 6 lisez: dvâXiOKiu « *àva-Fa\ioKiu) et àvdXoiu, fut. àvâXiùouj,
et voy. Kiihner-Blass^ I, 2, 367. L. 6 du bas lisez: aùépuov. L. 3
du bas lisez: FeFabn jot» < *F/(€-F/ta6-. L. 2 du bas lisez: sciitlatt,
L. 1 du bas lisez: muideô. L'art, dor. àvâpiTÛ; doit précéder l'art.
àvap(p)ixâa8oi. L'art, att. dvappûuj doit précéder l'art. dvaOTaXuIiu.
(ivaoTaXùZiaj. Supprimez les quatre dernières lignes.
dvbdvu). Irl. sant est l'emprunt gall. chnant, pour lecjuel vuy. ladd.
à l'art, hom. etc. ^x^Foç.
P. (Il 1. 2 lisez: got. sùts. L. 13 lisez: uvbpaxvoç. L. 22 lisez: lat.
hâlâre.
dveu). Brufjmann Festschrift fiir \ ilh. Thomsen (.Lpz. r,U2) 1 sqq.
y voit l'instr., ou, si dveiu est plus correct, le dat. d'un adj. *dv-
cFo-ç 'nachlasseud, stilT de dviriMi: sens fondamental 'en silence';
Kretschmer Glotta \l 305 demande pourquoi ce n'est pas le nom.
qui est joint à eivai YevtoBiti iioOni. — Bechtel Lexil. 4n tient dvtiu
— 1096 —
])Our lin adv., dveqj poui* une graphie causée par l'obscuritt- du
mot, et adopte Tétym. de Bezzenbergei- indiquée p. 103 n. 1.
P. 02 1. 10 du bas lisez: ombr. nemis 'viris' nerf 'viros'. L. 4 du bas
lisez: àvaKuuxii.
ctvepujTTOc;. Selon Giintert SB. d. Heidelberg-ei- Ak. d. W. Phil.-hist.
Kl. 1915, 10. Abh. le mot a signifié '*qui a le visage (u)v|i) barbu,
hérissé', cf. àvGepeubv '*endroit garni de poils piquants > menton'
liom. etc. dvBépiE 'barbe d'épi' (^'àv9epo- 'barbe, chaume, piquant,
etc.') derip 'barbe d'épi' (i.-e. *'Q,thér- degré réduit) àvBpiaKoç 'cer-
feuil sauvage' àvOprivri 'frelon' (âv9p- 'aiguillon'; -i\vr\ est pris à
Teveprjvn 'frelon'). — P. 63 1. 15 lisez: *m.vep-iuTTOç.
à via. Lisez: skr. ànah n. Supprimez les deux lignes suivante?. In-
sérez l'art. diviYpôç 'impur' (Nie. 0pp. Anth.) avec renvoi à l'art.
Kvéqpaç sub fin.
P. (î4 1. 5 lisez: Autenrieth. L. 6 du bas lisez: gr. âaiç.
dvxXoç. Solmsen Beitr. 1 184sqq. tire âvrXoç (psilose ionienne) 'écope;
eau de mer; sentine; — tas de blé amassé dans l'aire (Nie. Anth.)'
d'un gr. comm. *cifa-0\o-ç : d|ua âuâaSai âuîç a\xY\, \?it. sentïna. lit. se-
miù sémti 'puiser' (lat. simpulum est un mythe; lisez simxnoium
et voy. Walde ~ s. v.).
dvTpov. Voy. Brugmann Grdr. IP, 1, ,329 .sq. (: ëvxepa pi.?).
P. 65 1. 12 du bas lisez: got. -ç- < -^-*- (i-C- *agV-es-î).
à-nakôc,. Pedersen KZ. 36, 28.0 rapprocherait le mot, en tant que re-
posant sur un i.-e. ^saqVo- ou *snaqi'o-, de v. slav. f<okiî 'suc' lit.
sakaï V. pruss. sackis lett. swek'is 'résine', alb. gak 'sang' (?).
duraroûpia. Forme prim. *sm-TTaTop-Fia ; cf. pour le 1er élément att.
6,uo-TrdTuup ôfao-TrdTpioç. pour le n du 2^ Trarpôiioç 'paternel' <C ttô-
xpuuç, gén. -aj[F]oc;, Schuize Qu. ep. 79 n. 3. Brugmann IF. IX 372.
Solmsen Beitr. I 23 n. 1.
diToqpôç. Voy. l'art, è'rronj p. 269.
dîTeWa. Solmsen Beitr. 1 ISsqq. voit dans le mot un ^n-pel-ia, où
* *»- est la foi'me réduite de *en 'dans' {?); il en rapproche, tout
comme moi, lat. pellô^ cf. Brugmann IF. XXVIII 377 sqq. sur Tétym,
de lat. populifs.
dTTiov. Je tiens contre Vendryes R. Et. gr. 1909, p. 198 et Walde -
s. v. pi7'um, que lat. jnrum -un <i *inso- est rustique et que les
mots gr. et lat. procèdent d'un médit. *ajyiHO-\ les hypothèses d'un
rapport de lat. ;:>«>«.».• avec R. pZ- pôi- 'être gonflé de qe., jaillir'
ou d'une parenté de gr. d-rrioç -ov avec ôttôç 'suc' ne sont pas plau-
sibles; cf. Boisacq Rev. Instr. pubi. en Belg. 1912, p. 1 sqq. (bibl.).
dTTXôoç. Lisez: biTrXôoç.
dîTO-Xai'iu). Ajoutez: gall. llaicen 'joyeux'. Lisez > gaul.
'AttôXXiuv, Ehrlich Z. idg. Sprachgesch. 32 sq. Unters. 129 rapproche
'A-rréXXiuv '*le brillant', de ttêXiôç 'blême' ttoXioç 'blanchâtre': douteux
— 1097 —
au point de. vue sémantique. — Autre avis encore chez .Meiinyer
IF. XVII 126 sq. (: lat. inqinllnus, R. qVel-); à écarter.
honi. diroqpujXioç. Un avis chez Fick KZ. 41, 198 sq. (cf. ÔTrocpeîv
(iTTaTrioai Hésych.; les mots seraient éoliens, cf diràTti); un autre
chez Ehrlich Z. idg-. Sprach^-esch. 29 sq. (*apo-f]hnôliio- '*qui s'écarte
fie la voie du V)on sens', K. ghijel-, cf. qpaXov... ^u»pôv H. qpàXoç*
. . . KUJcpôç H. qpn^oûv qpriXriTriç, lat. fallô).
âTTTuu. Voy. p. 270 n. 1. — Le mot est auj. rattaché parBrugrmann
IF. XXXII 319 sqq. (bihl. et critique des avis antérieurs) à skr.
yâhhaf.i 'futuit', v. slav.jW^^^ jeti cX jehati (cf. hom. dqpduj) 'futuere'.
i.-e. *iabh-, cf. oï(pat oiqpéai (ou olqpàiu) •< *6-i<p-.
att. dipa serait modifié de *(ipri d'après à-fopa X"pa selon Bru^mann-
Thiimb Gr. Gr.* 38. 48 (bibl.). — V. siav. 7-o/a : skr. rrafàm 'ordre,
etc.', g-r. ^riTÔç j^nTpâ *Fepéiu. Meillet MSL. IX 142. Lidén Ein balt-
slav. x\.nlautges. 20.
P. 75 i. 21 supprimez le?
apbtu àpbiaôç ont l'initiale longue (Schulze KZ. 44, 353); gr. comni.
*àFùpbiu (Kretschmer Glôtta III 294 sq.), cf. iiom. veoapbnç O 346
'fraîchement arrosé', serait parent de lett. icerdit 'jaillir' lit. versm?
'.source' (Ehrlich Z. idg*. Sprachgesch. 30s(|.).
hom. (ipr]. V. slav. jf'ar?7 'iratus' doit être définitivement écarté; \oy.
l'art. lujpôç p. 312 et Berneker F.\X . s. v. jarfi II. — Sur le groupe
voy. auj. Brugmann Grdr. II*, 1. 19.'. 531 et Walde- s. v. errû.
àpiÔLiôç. Ajoutez: v. irl. ron f. 'nombre' âram f. nomltre' (*ad-rlmâ).
P. 78 1. 5 lisez: skr. vfsanah. L. 8 lisez: hom. att. apiOTov et voy.
Liddell-Scott s. v., Debrunner GGA. 1910. p. 14.
<ipv€UT>ip. (ipveûiu propr. 'faire un saut de bouc' <; *(ipv€Û<; *àpav-
€ûç : âpanv 'mâle', cf. hom. àpvnôç (p. 79). Ehrlich KZ. 38, 64. 40, 360.
Brugmann Grdr. Il-, 1.205. Solmsen Beitr. I 8. Frankel Nomina
agentis I 9.
L art. dpoupa doit jirécéder l'art, àpôiu.
ôpôiu. Voy. Hiibschmann IF. XI Anz. 54 et Walde "^ s. v.
dtpTTÛLU). dpTTaXéoç est à détacher du groupe, est dissim. de *àXTra-
Xéoç (la forme correcte est donc. àXir-) et n'est autre que le positif
de dXTT-iOToç (voy. plus haut l'add. î\ l'art. âXTrviOToç) pour Wacker-
nagel chez Debrunner GGA. 1910, p. 14; cf Bechtel Lexil. 63.
dppnqpopoi. Voy. Debrunner GGA. 1910, p. 14 s(|.. Fick KZ. 43, 132 sq.
et Ehrlich Unters. 153.
ion dppujbéiu. Voy. s. v. att. ôppuubeîv p. 717 n. 1 et Ehrlich Unters. .'>4.
àpOPaXXoç. Voy. Frankel Glotta IV 35 (dpi'itu + pdXXui).
hom. inf. aor. daai. Selon Solmsen Beitr. 1 242 sq. éol. daô ion. d(Tr|
procède de gr. eomm. 'd-aô. i.-e. *.'Osâ, avec maintien ou rétablis-
sement par voie d'analogie (cf. ^6iTr-aâ *6oK-oâ etc.) de a inter-
vocalique.
— 1098 —
-àod)uiv9oç. Voy. aussi Fick Vorgr. Ortsiiamen 154 (préhellénique).
àaeX^r\c,. Selon Havers IF. XXVIII 194 202 le sens fondamental est
'fou'; emprunt béotien; soit donc *àBeXY'lÇ < ô- degré réduit de
èv-f-BéA,TUJ '*trapper', la folie résultant d'un coup frappé par une
puissance surnaturelle; le tout est conjectural; cf. Kret^chmer
Glotta V 305.
doiç est rapproché par Schulze SB. d. preuss. AU. d. VV. 1910. p. 793
de skr. dsi-ta-h, f. dsi-knl 'de couleur sombre, noir'; a-<^n- ovun-
comme dans skr. asi-h = lat. ensis; s subsiste en gr. après nas.
et liq. son., cf. baavc, : lat. densus, Trpàaov : lat. porrum.
àoKéu) serait le dénom. d'un nom d'agent *àaK6ç < i.-e. *7nksko-s
(cf. ôibdoKUJ <; *bi6aK-0KUJ, lat. jjoscô < *porc-scD) : v. h. a. mahhôn
'façonner, apprêter, mettre en ordre' selon Flensburg Festschrift
till K. F. Sëdervall (Lund 1912) p. 309 sqq.
àOKoç (*m-) serait parent de g"r. |LidaG\ii f. luàaGXriç m. 'lanière de
cuir' |nàa6\ri|ua n. 'cuir' selon Flensburg (voy. le préc).
P. 88, insérez l'art. à0KdjA.ia n. pi. 'fête en l'honneur de Dionysos,
pendant laquelle on sautait sur des outres graissées' (scol. Ar.
PI. 1129; cf. Saglio I, 1, 472 sq.)<C *àaKo-[a]a\ia : â\\o,uai. Wacker-
nagel GGN. 1902, p. 140.
P. 89 1. 15 lisez: OéoTTiç.
àoirdXaeoç. Voy. l'étym. de Solmsen s. v. airdXaE p. 890.
dOTTaXoç. Solmsen Beitr. 1 20 n. 1 (bibl.) y voit un d-aiTa\o; (d-
prothétique) parent de lat. squalus 'squale, chien de mer', v. norr.
hualr 'baleine' m. h. a. weLs 'silure', v. pruss. Jadis 'silure', i.-e.
*sql'- (?).
■àoTpdYaXoç. Voy. aussi Brugmann IF. XIX 399.
P. 92 lisez: dcTpairrî et voy. aussi J. Schmidt KZ. 32, 335 n. 1. —
L. 24 lisez: gall. ar-os. — L. 28 sur lat. vestibidum voy. p. 290 n. 1.
P. 93 1. 9 èiri-oaoqpoç n'est pas thess., mais a été fourni par Tépigra-
phie de Théra GDI. 4706 passim.
àTà/\uj.ivoç est préhellénique selon Solmsen Beitr. 1 64 n. 3.
àTâoQakoq. Prellwitz KZ. 42, 88 sqq. 44, 372 décompose le mot eu
préf. à- + red. Ta-+R. oOaX-: zd à-star- 'pécher' (?). — Havers KZ.
43, 242 y voit un composé, soit dTda6a\oç 'von der dni betâubt,
verblendet' (?).
ihom àTéjuPuu: zd kamhistam 'am wenigsten', i.-e. *aqVei7ibô selon
Ehrlich Z. idg. Sprachgesch. 32 sq.
àreviK. Solmsen Beitr. I 20 sq. voit dans d- i.-e. */i-, degré réduit
de *en, cf. èvrexaiaévoç m/sens (Hrdt.) èvTevéç (Ap. Eh.); pour pareil
d- voy. plus haut s. v. dYeîpiw.
ion. dxéujv. Voy. auj. Bechtel Lexil, 72 sq.
UT 11. Voy. Havers KZ. 43, 225-244.
■ctTiLiôç contient d- (*dFeT|uoç); cf. Brugniauu Grdr. II-, 1, 253.
- 1099 -
dTTO|.iui. Sur V. irl. etim étacli {èf- <C *//i -, \l. celt. (ui;j- couvrir")
voy. auj. Pederseu K. Spr. II Gâô.
aù9évTriç. Les sens de "rueurtrier' et de luaitre' s'expliquent par
le fait que deux mots d'orig-ine différente ont abouti à une mi-nie
forme, soit aù0évTri<; 'meurtrier' dissiin. de aÙTo-yevTr|ç, K. fj'J/ien-
'tuer' (cf. 6e(vuj q)ôvoc; et aÙToqpôvxJiç Kur. iMéd. 1269), et aùeévTn; <C
*aÙT-ëvTr|ç: auvévxjiç- auvepfôç Hésycii.: cf. Kretschmer Glotta III ^89
stjq.; sur ce mot voy. aussi Frànkel Nomina agentis I 237 sq(| et
Kretschmer Glotta IV 340.
aùXôç. Ajoutez: arm. id uli 'chemin' (Pedersen KZ. 39, 459).
P. 102. l'ersson IF. XXXV 199 sq. (bibl.) reconnaît un gr. aùp- 'eau*
dans èTTOùpouç: toùç x^iM^Ppouç TroTOiaoùç Hésych. âvuupoç 'à sec*
(se dit de ruisseaux (jui tarissent en été), ctfX-aupoç 'à l'eau claire'
Aûpâ "AYXaupoç 'Ay^aupiç nymphes des eaux etc., cf. v. norr. aurr
'li(iuide, eau' auroyr 'humide' etc. ags. éar 'mer', lit. jaurùs 'ma-
récageux'; aur- est apparenté à i.-e. R. nèr- 'eau' dans skr. vâr{i)
'eau' etc., dont un degré réduit apparaît dans lat. ûrlna, v. norr.
ûr 'pluie fine', lit. jura 'mer' etc.; l)ase antr-.
P. 10.'J 1. h lisez : sUr. usrdh.
aÙTÔç. Sur dor. aÛToaauToû etc. voy. auj. Friinkel IF. 28, 243 .sqq.
Brugmann-Thumb Gr. Gr.-* 202 ibibl.). Kretschmer Glotta V 300.
aÙTuuç. Jokl Stud. 31 ajoute alb. hut 'inutile, vain'.
aùxnv. Voy. Solmsen Beitr. I llbn. Iet2. Kol. av(pr]v est un my-
the pour Solmsen comme pour Ahrens, mais la criti<|ue de K. Mi-is-
ter 1. cit. n'en est pas entamée.
aùxiuôç. Voy, auj. Charpentier KZ. 47, 178 sqq. (i.-e. ''sauh-tmtd- ou
*iiaulc-smo-, cf. skr. .fàksmah 'fein, sclimal, tlùnn"; K. sau-K'- : .sati-.s-
dans aOoç <C *(Jaua-o-).
aîiai. Selon Giintert IF. XXXII 38G sq<j. (bibl.) lat. hauriû repré-
sente deux verbes d'origine différente et qui ont réagi l'un sur
l'autre; soit *auriô 'puiser' : gr. èE-aùiu v. norr. ausa (cf. dq)ùuj <
*à(p uo-u)) et *hôrië 'dévorer; jouir' : skr. (//uisati 'dévorer' zd i/au-
heifi "manger, ail. frcsseii'. lett. gôste 'régal, banquet'.
âqpevoç. V. irl. imbed <C celt. '^[p]imbeto-n *{p]iij(/nefu-n: lat. j/iii-
yuis, gr. TiîpeXri selon Brugmann IF. IX 351 sqq. Grdr. II-, 1,506
àq)iju». Giintert IF. XXXII 388 sqq, écarte l'étym. de Bezzenberger
et se prononce pour celle de Schuize: cf. (iq)uapôç' àTrâvTX>Tai<,
Suid. ; àqpùaoo) est un prés, refait sur aor. nqjuoaa, à côté duquel
|)rit place un aor. nouveau, en apparence régulier, ncpuaa.
P. lOJ) I. 1 lisez: alb. vi& vidi 'orme'.
âvjj-oppoç. Voy. auj. Bechtel Lexil. 79 sq.
paiôç. Le rapport avec lit. (Fick) gaînzti, admis récemment par
Wood KZ. 45, 64, est nié par Schul/.e Qu. ep. 61 n. 2 (<iui |>ostule
un *PaiaFô(;) et Kretschmer Glotta VI .'ÎOô.
— 1100 —
^aiT>T. Voy. aussi Thunil) Zeitschr. f. rltsch. Wortforschiing- VII
261 sqq.
pttKTripiâ. Voy. Fick BB. 29, 196 (^uk- : aor. *paKeîv pf. pépvjKa), mais
aussi Walde ^ s. v. hacuhun sub fin.
pfUavoç. Il est plus prob. que v. slav. zUza Cgelzâ) procède d'un
i.-e. *uh-, cf. arm. geij 'glans, glandula, tonsilla'; cf. Bugge KZ.
32, 5. Hubschmann Arm. Gr. i 433. Pedersen KZ 39, 361.
j3d\e. Voy. P. Diels KZ. 43, 190 sqq. Debrunner GGA. 1910, p. 15.
Kretsclimer Glotta III 162 (impér. aor. de pâWiu; filière sémantique
obscure). IV 348. Brug-mann-Thumb Gr. Gr.4 579 n. 1.
jSaXXîZiu. Voy. aussi Meister Die Mim. d. H. 727. Léo Her m. 43, 309.
Kretsclimer Glotta II 353.
pàvauooç. L'étym. de Brugmann est indiquée s. v. itiâvôç p. 608.
pôTTTiJu. Ajoutez: dor. pmTdZuj (Épich. 175K. Sophr, 114K.) par mé-
tathèse mécanique: éol. inf. pûiTTriv est une modification de pdirTiu
d'après &ÛTrTuu, qui lui-même est issu d'un croisement de Pùtitiu et
de bvw.
^dppapoç. Un avis chez Weidner Glotta IV 303 sq. (emprunt sém.-
babyi. barharii 'étranger').
^aaiXeùc,. Avis sans valeur chez Fay Class. Quarterly V 119 sqq. —
Autre avis chez Cuny R. Et. anc. XIV (1912) 262 sqq. (: hébr. ba'al).
iSâxpaxoç. Lat. vulg. bruscus 'rubeta' peut se ramener à i.-e.
'■^glh-ot-sko-s, avec traitement dialectal de gV-\ ion. ppôraxoç serait
dès lors ancien et le rapport avec le gerni. en serait renforcé: cf.
Ernout El. dial. 128.
Paupâu) signifie 'coire c. fem.'; cf. Meister Die :Mim. d. H. 860.
PbeXÛTTOiuai Voy. Kieckers IF. XXX 190 sqq. (: pbéuj, ce qui n'est
point neuf; cf. Kretschmer Glotta VI 305).
P&éuu procède de *p2béaiju, cf. pbéa^ia n. 'vent'.
3e\Tiu)v. Voy. en dernier lieu OsthofF MU. VI 176 sqq. (péXTepoç est
une modification de *PeXiujv d'après (péprepoç; att. PeXxîujv péXTiaxoç
sont issus du croisement de *peX{ujv et péXTepoç, de *péXiaTO<; et
t^éXTaxoç).
P. lU» 1. 2 lisez: v. sax. cot.
t^ipXoç. Pour l'alternance de i et de u cf. Kretschmer Gr. Vas. 119 sq.
(et Debrunner GGA. 1910, p. 15 bibl.): pipX(ov< pu^Xiov par assim.
fie u atone à i subséquent, de même Pit^Xio0>iKri < pu^X-; sur pûpXoç
on refit un pupxîov et un (îupXioeiiKn, et Pi^Xiov provoqua un pît^Xoç,
de sorte que la série des doublets est complète.
P. 119 ajoutez l'art. pîKoç m. 'amphore pour le vin (Hrdt. Xén.); vase
jiour boire (Ath.)'. Origine non sémitique, mais asianique, du reste
imprécise; cf. Solmsen Beitr. I 65 et n. 2 (bibl.).
^Xaïaôç. V. norr. Jdei.ss est apparenté à norv. dial. kleisa 'être collé*
et 'parler indistinctement', cf v. norr. klîna 'enduire', gr. yXoiôç
- 1101 —
etc. (voy. s. V.); lett. ylei^ts procède aussi de IL :jlei- 'enduire'; cf.
Perssoii Beitr. I BT sq.
P. 123 1. 24 lisez: lat. flùyitium.
pXÎTov. Persson Beitr. I 213 confirme le rajjport avec ail. melde
(i.-e. *mel) et voit dans '*)x\\- le degré réduit de i.-e. *m'\e)lê{i)-
*m.ll- (sUr. tnlàyati 'se flétrir', russ. mUju mlùtî 's'affaiblir') paral-
lèle à *)nlu- dans àjn^XOç.
pô|Lipvj£ repose sur un ancien emprunt i)erse: cf. Berneker EW. s. v.
*huma(ja (bibl.j.
BôOTTopoç. Autre avis cheii Fick BB. 22, 11.
pô0Tpuxoç. Persson Beitr. 1 125 sq. 316. 335 sq. pense que lat. ve-
spicês, skr. guspitd-h 'enchevêtré' ijuccha-h 'touffe', arni. kuç 'poi-
gnée' ('^rju-ak-) sont parents du mot grec, et aussi serb. yvodz
'forêt'; il faut partir de i.-e. *gnes- (et non *gVes ) : *gus .
pôTpuç. Persson Beiti-. I 316 n. 2 ramène le mot à un i.-e. *gne-t-
*gno-t- *gu-t.- (: v. h. a. chuadilia quedilla 'pustula, varix' ags. civi-
dele 'inflanied swelling-, boil'), élargiss. de "^gf-u- '*gù- dans yauXôç
•fOXioç YÙuXov '{o-ç-jvKoc, Tûpôç etc.
PoùBaXoç. Voy. auj. Persson Beitr. 1 38 sq.
pouKÔXoç. Ajoutez: Boukîojv nom propre, et: arin. A:t»//A.- 'petite fille
<.*gUouqVi-s 'pastourelle'; cf. Pedersen KZ. 40, 198. K. Spr. 154.
PoùXoiuai. Voy. auj. Kretschmer Glotta III 160 sqq. {*gVel-so- '^fjVol-
S0-) et Brugmann-Thumb Gr. Gr. •• 86 <*gUel-no- *;i'Jol-no-).
P. 131 1. 16 lisez: PpâOu. Autre avis chez Zupitza KZ. 36,55 (: (ipév-
eeiov 'huile odorante'j; non convaincant.
ppaxûç. Wackernagel GGA. 1910, p. 15 sq. défend le rapport Ppa-
xOç (i.-e. *mrgtiu-): lat. brevis (i.-e. *mregh-): got. yn-muûryjan,
cf. zd mdr'^zu-jîti- mdr^zu-jva- 'court'; voy. Persson Beitr. II rt29. —
Selon Berneker EW. I 109 sq. v.slav. bvûzn <[ i.-e. *bhrso-s: H. bhcrs-
'se hâter' dans lat. (Osthuff IF. V 291 sqq.) festlnô, irl. bras 'rapide'.
Pp^iutu. Pour V. h. a. bremo voy. l'art, çôpiai^î p. 1035. — Lisez: got.
gramjaii 'irriter'.
PpoTÔç. Voy. auj. Debrunner GGA. 1910, [•. 16 (éolisme pour *|ipa-
T6<;<Ci.-e.*î/ir<o-«) et Brugmann-Thumb Gr. Gr.* 88 (*npo-TÔ-ç comme
PÎO-TO-Ç).
3PÔT0Ç. Voy. Berneker EVV. I 88 s. v. *b)'ofi.
ppôxoç. Pour ndpuYvu gl. voy. s. v. p. 609.
t5pûxâo|L»ai. Ajoutez: Ppoûx^xoç" pôppupoç. pàrpaxov ôè Kùirpioi Hésych.
ppvix»o<; etc. Même doute chez Persson Beitr. I 37, pour qui lo
mots germ. appartiennent plutôt, avec arm. bark 'acre, amer', à la
famille de ail. brec/wn.
Ppuxu). Ajoutez: irl. brOn (celt. *brugno-s) 'chagrin' gall. brugn
"picotement' (Fick II* 187. Pedersen K. Spr. I 103}.
puBôç. Voy. lart. ttuBj-u'iv p. 825 sq.
— 1102 —
jlÛKxriç. Selon Cuiiy Mél. F. de Saussure 107 sqq. puKdvr) est un
etnpriint lat., dont le 1er élément est apparenté à bôs\ nié par
Stolz Lat Gr.* 722. — On rencontre v. slav. hitcela et btcela; Meil-
let MSL. XIV 362 sq. 476 sqq. se prononce pour slav. comm. *bi-
rela, qu'il apparente à irl. bech 'abeille' {^bhi-ko-. Fick II* 166. Sto-
kes KZ. 40, 245; autre avis chez Pedersen K. Spr. I 88. 537; cf.
aussi prob. lat. fucus 'faux-bourdon' •< *bhoi-qo-s), R. bhei-, conte-
nue aussi dans v. h. a. bini m. h. a. bine bin v. h. a. bïa ags. béo
V. suéd. bï 'abeille', lit. bit)s bité lett. bite v. pruss. bitte 'abeille'
(sur ce g-roupe voy. Johansson IF. III 225 sq.). Berneker EW. I 116
laisse la question ouverte.
YoiTT^iov. Solmsen Beitr. I 222 sq., dans l'hypothèse proposée par
L. Meyer, y joint Té\Tïç 'gousse d'ail' aYXï; (*â--fXï9-. avec à- inten-
sif), v. slav. zïly {éely) 'ulcus' bulg-. mod. éelka 'glande, tumeur'.
■fâïTpaiva. Le rapport avec YpâuJ Tpaîvuu est sûr; cf. Kretschmer
Einl. 207 n. 5. 'W. f. kl. Ph. 1907, col. 513. Frankel IF. XXII 398
n. 1. Solmsen Beitr. I 219 n. 1.
hom. Yair|oxoç. Voy. auj. Kretschmer Glotta V 303.
■fâXa. L'avis de Hirt donné en fin d'article (cf. aussi Hirt Hdb.'
§ 255) n'est pas plausible. — Le gr. comm. a possédé un ^y^ôkcç
>hom. T^ÔToç crét. kXùyoç (cf. Solmsen IF. XIX Anz. 31); Schwy-
zer IF. XXX 439 voit dans YÔXa << ^Y^oiIkt) une épenthèse; lat. lac
est vrais, dissim. de *glact-- l'avis d'EhrIich Z. idg. Sprachgesch.
64 sqq. {lac < *mlact : mulgeô) est improbable.
fapL^pôç. Voy. auj. Brugmann Grdr. II-, 1, 335.
YeXavbpôv. Voy. p. 1047 n. 1.
Y^Xyti n. pl- Un avis chez Solmsen Beitr. I 225.
YéXYîÇ- Voy, plus haut l'add. à l'art. yôTTXiov et Solmsen Beitr. I
223 sqq.
Yé)Liiu. Sur *gem- voy. auj. Persson Beitr. I 78 sqq.
Yépavoç. Voy. Solmsen Beitr. I 119 sq., qui y rattache un Ycpn'^ 'der
Krachzer' cité avec un sens faux par Hé.sych. — Lisez: inscr. du
musée de Cluny.
YEÙiu n'est sans doute qu'un partitif développé secondairement;
Yeûo|nai est prob. le substitut d'un athématique *geus-\ notez que
toutes les formes nominales gr. de la R. sont tirées de Y^Oonat,
p. ex. feûoxc, ne répond pas à skr. jiisti-h got. -kusts; cf. Meillet
Bull. Soc. Ling. n* 56 (1908) p. 38.
Yê(pûpa Jacobsohn Wôrter u. Sachen II 198 sq. apparente yéçpvpa
{*-{e(pvpia) '*chemin fait de rondins' à lat. vibia 'poutre' < i.-e.
*gnebh- {sequitur vâra vïbiam Aus.); le sens hom. est pourtant
'digue'; voy. Kretschmer Glotta IV 348.
n. Voy. Brugmann IF. XXIX 200. 209. Kretschmer Glotta V 307.
— Ion. Y^n e.st un mythe et a été faiissement déduit de formes
— 1103 -
plur. ion. et hellénist. comme feiJùv r^ûç; cf. Debrunner GGA. 1910,.
p. 10.
ff\pvc. Sur celt. (/air- 'crier' voy. auj. Pedor.sen K. .Spr. II § 736.
P. 147 1. 13 lisez: Walde.
fif 'fie. Voy. l'add. à l'art. •fOf[v\oc.
YifviùoKUJ. L. 5 du bas lisez: à^viûç, -iûtoç 'inconnu; qui ne con-
naît pas'. — P. 149 n, 1 dernière lig^ne, au lieu de KVG. lisez:
Gr. Gr. 3. — Dans le passage de fÎTvoiLiai à -nvoiuai, de -(ifywaKw à
•fîvOuoKUj l'action dissimilatrice du -f initial a aussi joué son rôle;
cf. Kretschmer Glotta II 348. Brujîmann-Thumb Gr. Gr.'» 126.
•fXcxqjiu. Sur la base gelehh- 'creuser' voy. auj. Persson Reitr. I 77.
fXoiôç. Jokl Stud. 66 ajoute alb. norriF nf'jomF ngl'omr 'humide,
frais, vert, tendre' nom 'j'humecte, j'arrose, j'abreuve des animaux'
{*glêmo; cf. surtout lit. gUma 'fluide visqueux'), R. glei-,
fXouTÔç. Jokl Stud. 24 joint au groupe alb. gogrCe 'boule, balle,
noix de galle' <^ *ya[ï\-gal-nâ.
TvùE contient peut-être le même élément -g- que m. h. a. kiioche
'os, nœud (d'une branche)' ags. *cmicel moy.-angl. kuokel 'articu-
lation, jointure', arm. cioïk-kh pi., gén. cng-aç 'genoux' (sg. cunr);
cf. Brugmann Grdr. H-, 1, .^10.
•fOTTÙXoç. Solmsen Beitr. I 213sq(|. coupe totï-ùXoç et l'apparente
à TÔYYPOç m. YOYTpiùvri f., v. norr. knkkr {*kankuz) 'a lump' snœ-
kqkkr 'a snow-ball', R. geng- ou geiàg-, puis î\ T'TTiç f- 'rave' (en.
tant que né de *YeTTÎç) TÔTfuJV lauupôç Hésych., lat. gingiva (très
douteux: cf. plutôt v. h. a. kiiitcan 'mâcher', R. gieu-, et voy.
Walde 2 s. v.). v. slav. *gnstu (russ. gustôj) 'épais, gros, compact'
(i.-e. *goàg-to- ou *gng-to-), v. j)russ. gunsin 'bosse' lit. gûzys gnn-
zys 'gésier, pomme d'Adam, tête du fémur; tête de chou" etc. (avec
vélaire lett. gungis 'excroissance' lit. gùnga 'bosse, boule, pelote').
TÔMq)o<;. Voy. auj. Persson Beitr. I SI et n. 2 (= skr. jàmbhn-h
v. slav. zabit, R. gemhh-, ou: lit. gemb('\ R. gevihh-?).
Tovu. l*our hom. \jvvr\ voy. l'art, spécial p. '66r).
YopTÔÇ. Ajoutez: arm. karcv 'dur' (Pedersen KZ. 39, 379).
TÔpTûpa. Autre avis chez Grammont Dissim. 17H.
ion. -fouvôç. Voy. Schulze Qu. ep. 120.
•fpàooç. Solmsen Beitr. 1 22H rattache le mot (*Tpaa-ao(; '*rongeurr
*mangeur', cf. TroXuTpctoç 'ircXuepÛToc;' < *-Tpoa-o-<;) ;\ la famille de
fpàii) 'ronger', cf. TpdtToç : TptûfuJ.
Tpaûç. Hom. fç>a\\\ est un mythe et a été faussement déduit de
■fpainç a 438: cf. Debrunner GGA. 1910, p. 10. — TpaîKfç 'uriT^pcç"
(Alcm. Soph): Tpof's Tpaîa avec influence de Ti'vaîtcec; (Brugmann
Grdr. II «, 1, 587).
:fpau). Att. dor. KpdaTiç contient une assimilation du type att. Me-
KaKXriç KXauKiuv; cf. Solmsen Beitr. I 223 sq.
— 1104 —
yùaXov. Selon Persson Beitr. I 538 sqq. lat. vola, avec vallua ral-
lum vallis, appartient à la môme R. iiel- (: skr. vdlati, arm. geliim,
gr. é'Xivoç é'\i2 éXiaauu eiXioauj è\u- eiXu-) que lat volvô valvae val-
volae; — arm. icalum procède de *golu-: irl. gil 'main' (th. *gelu-
ou ■geii-), v. h. a. klâica klôa 'griffe', i.-e. base gel- geleu-.
fùr\c,. Le terme teciinique qui traduit YÛrjç en tant que pièce courbe
de la charrue est 'âge' (Poitou) ou 'haie'; cf. Saglio I, 1,354. Meyer-
Lubke Rom. etym. Wb. n° 3984.
Tulov. Sur hom. à|i.iqpiYur|ei(; voy. auj. Prellwitz KZ. 46, 169 sqq. ('mit
Geschicklichkeit begabt' < *â]uqpiYÛri 'die Handlichkeit' àuqpifuoç
'iiandlich'). — Autre avis chez Hehn Kulturpfl. 1. Aufl. 402 et
Beclitel KZ. 45, 227 tq. Lexil. 40 (.'der zu beiden Seiten eiu Kruinm-
holz [t>J»1Ç] hat').
Tuiôç 'estropié' est une formation postverbale sur yuioûv, qui lui-
même s'est substitué à àTTO-Yuioûv. Stolz [IF. XX Auz. 86]. Brug-
mann Grdr. II 2, 1, 18.
jv}j.voc,. Voy. Grammont IF. XXV 371 (un i.-e. ^nogUmô-s, par une
série d'assimilations et de métalhèses, aboutit à y^iuvoç) et Kret-
schmer Glotta III 336 (pour qui gr. comm. *vuyiuôç passe directe-
ment par métathèse à 'Yuvf.iôç y^iuvôç). — Les avis de Mansiou
Gutt. 258 (yu|uv6ç séparé de lat. nûdus got. naqaps etc. et appa-
renté à V. h. a. chûmîg 'faible, malade, caduc' chûmo 'avec peine')
et de Bréal MSL. XV 150 (yujuivôç '*en membres': Yuîa n. pi.) sont
à rejeter.
Tuvr). Sur l'art, de Brugmann IF. XXII voy. Kretschraer Glotta
1 375.
YÛîTr). Voy. auj. Persson Beiti*. I 100-115.
YupYCtôoc;. Selon Solmsen Beitr. 1224 n. 1 *Yup-YP-a6o-(; serait une
forme redoublée de R. ge)'- 'rassembler', cf. jàpjapa y^PY^P" et,
pour le timbre de la voy. minimale, ctYupiç àYÛpTiK fupTUJv, lit. (jur-
gidys -e; *Yup-YP-â-6o-Ç serait un développement d'un *Yup-YP-uJv.
-YÛHioç: arm. ceph 'crépi d'un mur' {*gij,epso) selon Bugge Beitr. 21;
autre avis chez Jensen IF. XIV Anz. 49 n. 1 « sém. gass-, cf.
assyr. gassu syr. gessâ); le mot arabo-pers. ji6s invoqué par Muss-
Arnolt n'est autre que l'emprunt grec lui-même; cf. Pedersen KZ
39, 428.
YUjXeôç. Solmsen Beitr. I 217 et n. 2 repousse l'étym. de Fick Li-
dén et voit dans le mot le degré ^u)- : Yctu- Yû- YÛ-[F]- dans y^^J^ô;
YÛpôç YuaXov ^hx\c,.
ha-. Voy. Solmsen Rh. M. 60, 499 sqq.
baibaXoç. Jokl Stud. 12 ajoute alb. daloj 'je sépare, je divise'".
^ai|au)v. Mikkola Worter u. Sachen II 217, partant du sens de 'âme
humaine, ombre d'un mort' (Hsd. Esch.), apparente le mot à zd
daènâ- 'être intérieur' Ç^daimiiâ). — Ehrlich Z. idg. Sprachgesch.
— 1105 —
3.T rattache baîiauuv 'savant, habile' (Archil.) et ôa()Liiuv 'divinité'
(*ôaoi)auuv) à véd. dasrâ-h 'qui fait des miracles' (voy. l'art, bébae).
ôaicppujv. Le sens de 'fort' pour irl. dôi n'est quune hypothèse
de Stokes pour expliqui'r lûm dôi 'main droite*,
ôaiuj. Jokl Stud. 19 y ajoute alb. dune 'souffrance, violence, acte
nuisible; affront, offense' {*dus-n-) ôiin 'amer* (pour le sens cf.
V. slav. goriku 'amer': gorèti 'brûler') tosq. ders 'amer* {"^deu-no- :
V. sax. tiono ag's. téona 'tort', <^erni. *teiina-).
Ôô-Kvuj. Jokl Stud. 12 ajoute alb. guèg. dam tosq. darr 'pince, te-
naille' {*dak-n('i).
baTxùvr\. Sur baipiXriç voy. Solnisen IF. XXXI 4G1 scjq. Persson IF.
XXXV 214 n. 1.
P. 169 insérez l'art, bùpbu- juéXiaoa Hé.sych. avec red. brisé: skr.
dardurd-h 'g-renouille', irl. fo-dord 'voix bourdonnante' (cf. der-
drdhar 'il bruit') dordaim 'je brame' (cerf) gall. durdd 'sonitus,
cre])itus'; cf Brugmann Grdr. II 2, 1, 127.
bapbà-mw. Solmsen IF. XXXI 4G1 rattache le mot à bànm) et voit
dans bap- un redoublement qui ne laisse pas de surprendre; cf.
Persson IF. XXXV 213 sq.; voy. aussi Brugmann-Thumb Gr. Gr.*
303 n. 1.
hom. baOTTÀfiTiç. Voy. l'art. airàXat p. S90 n. 1.
baovc,. Schuize SB. d. preuss. Ak. d. W. 1910, p. 793 pense qu'en
grec .s- subsiste après nas. et liq. son. (cf. dciç: skr. âsifa-h, Trpdaov
= lat. porrum)\ i.-e. *dnsû-s.
ôàqpvri <C*dnbhnâ '*der dunkele', avec le degré réduit de la R. attes-
tée par hom. io-feveqpriç èvoqpepôç bvéa^oç, selon Ehrlich Z. idg.
Sprachgesch. 33 sq.; non convaincant. — Un avis chez Solmsen
Beitr. I 118 n. 1 (6auxiuô; thess. bauxvâ <C *î>auK-a,uo- *&aiiK-ovâ : baOKOç).
P. 1(>9 n. 2 dôel n'est pas v. irl., mais tout au plus irl.
ôeÎKvûui. Le sens de 'qu'il dise' pour v. irl. dodècha est douteux
et contesté. — Il n'y a pas lieu de songer à une M. deiy- pour
expliquer bébciYiuai belTMO-
P. 172 insérez l'art, beîoa f. 'fiente, boue': 6ciaaXëoç 'fangeux'; fibeio;
{h- intensif et chute de a intervoc.)* àKâGapxoç. KOupioi Hésych.
I.-e. *gyeidhia ou *gi'eidh-sâ : v. slav. zid-ftkû 'succosus'. Solmsen
Beitr. I 226 sq. (textes et bibl.). — L. 19 lisez: ôendç. — L. 4 du
bas lisez : 'trouver'.
èéK0|aai. Ajoutez: ion. att. KapâboKeîv 'faire attention' (<C KÔpà n.
'tête'+caus. *boK€îv 'faire recevoir, donner', jlitt. 'donner la tète';
cf. pour la métaphore skr. çrâddadhômi lat. crèdfi v. irl. crefitn
'croire').
ôéXTO. Pischel KZ. 41, 17Gsq(i. justifie par skr. trikônayu triangle
> vulve' l'étym. de Schuize.
béXjoc,. Solmsen BPhW. 1P06. col. 757 sq. se prononce pour une
70
— 1106 —
origine séni., mais voy. Schulze KZ. 45, 235. — Sur v. slav. dlanî
voy. aiij. Berneker EW. s. v. ■dolnï.
èé|Liviov. Pedersen K. Spr. I 107 sépare le mot de àé.uo) et le rat-
tache, avec Kpri&eiLivov, à béuj 'lier': irl. dmnnae est à écarter.
bevbiXXuu. Deux hypothèses chez Wood Class. Phil. IX (1914), p. 145
(contamination de deux verbes, bovéai + *b{\\iu, mais voy. Brug--
mann-Thumb Gr. Gr.4 303 n. 1) et Charpentier KZ. 47, 183 (^bev-
bi-X-oç avec red.: hom. béeXoç briXoç b^aTo, skr. didêti).
bevbpeov est la forme ancienne; bévbpea bevbpéujv, passant dans la
3e décl, provoquèrent bévbpeai et un sg". to bévbpoç; en att. '-'bev-
bpeov > bévbpov (cf. OTepeôç > axeppôç) ; cf. Debrunner GGA. 1910,
p. 17 (bibl.). — Quant à l'origine du mot, le plus vrais, est que
*b€vbpeFov est dissim. de *bep-bpeFo-v; cf. Grammont Dissim. 180.
épid. bevb pu ai est dissim. de ^bep-bpOuj.
befciôç. De beEiTepôç est tout proche u\. D éditer, gén. Dechtere nom
de femme (Fick 11^ 145. Brugmann Grdr. IP, 1, 324 sq.); gall. mod.
deheu 'droit' signifie aussi 'méridional' et désigne le sud.
ôeOpo. Une hypothèse chez Brugmann IF. XXIV 158 sqq. (*be-Fpob
*be-FpoT 'hierherwarts': lat, re- red- ital. *îire{d)-, R. ner- 'tour-
ner').
I, béuLJ 'lier'. Sur lat. redimiô voy. p. 515 n. 1. — Jokl Stud. 13 ajoute
alb. del 'tendon, veine' {*dô-lo- 'lien').
hom. biîv. Lat. dûrô 'durer, subsister' est le dénom. de dûrïis et
ne se distingue pas de dûrô 'durcir' (trans. et intr.); il doit être
écarté du groupe; cf. Persson Beitr. I 47 sqq.
hom. br\vj. Pedersen IF. V 47 en a rapproché v. slav. desq desiti
'trouver' (Berneker EW. I 188 préfère le rapport de desq avec
gr. béKO|Liai; voy. s. v. p. 172 sq.); Jokl Stud. 60 sq. y ajoute alb.
ndieh 'je me trouve' (*des-skô) ndes 'j'atteins'.
P. 183 1. 12 lisez: skr. pimidâmh.
biuKovoç. Voy. aussi Brugmann IF. XIX 386.
bibûOKuu. Voy. Schulze KZ. 43, 185 sqq. Ehrlich Z. idg. Sprachgesch.
35 sq. Kretschmer Glotta IV 349.
bîbuiLioç. Sur ce mot et àuqpibuinoç voy. Brugmann IF. XI 282 sq.
et n.
hiZa. Fick KZ. 42, 148 propose de changer l'ethnique AdKuuveç en
KaÙKUJvec;; cf. thrac. AiZoTeXmç nom propre (?),
bieûpaupoç. Tentatives nouvelles détym. chez Sturtevant Class,
Phil. V 330, Petersson IF. XXXIV 237 sq. et Charpentier IF. XXXV
248 sq.
P. 190 1. 1 la forme gaul. à restituer est '■dêvos, d'un précelt. *demos,
cf. Dévoua Dêvognâta *Dèvodûrum (latinisés en Dïv-).
bÎHiâj selon Solmsen Beitr. I 241, procède d'un '^bnr-aâ, cf. biv^l Esch.
Cho. 737 K.
— 1107 —
èoeinv (boGiujv Hrdn). Même avis chez Solmsen Beitr. I 137 sq.
ioXixôç. bôAixoç m. désigne aussi un 'haricot à longue cosse' (Théo-
phr). — Sommer Krit. Erlilut. zur lat. Laut- u. Formeni. (1914)
p. (Î8 maintient contre van VVijk IF. XXIIl o75 et Walde^ s. v.
les rapports longus: dlryhd-h : dlî/gn-^ l'objection tirée du celt. est
caduque: V. irl. long (âir. eip.) est l'emprunt latin. — Persson Beitr.
I 130 sqq. sépare de boXixôc; et de èv-beXexî^ç \a.t. indulgêre, auquel
attribue le sens premier de 'se relâcher, faiblir vis-à-vis de qn' et
qu'il décompose en ind- {cf. in d-olts etv..) + ulgê- « i.-e. *lgê-), cf.
*leg- Hegê- dans lett. legéns "lâche, douillet', irl. lace {Hagnô-s)
'lâche, faible' legaim 'je me dissous, je fonds', m. b. a. lak 'lâche'
etc. et *{s)lêg- dans gr. XfiTUJ KaTapôç et leur groupe.
P. 196 1. 2. Pedersen K. Spr. 1 167 sépare irl. damnae, qui nulle
part ne signifie spéc. 'bois de construction', de bijsw feÔMOç, et le
rattache à lat. damnum 'dépense' dam 'donner', mais damnum
procède de *dap-no-m, cf. l'art. baTrdvi^ p. 166 et Walde « s. v.
bàià, selon Solmsen Beitr. I 241, procède d'un *boK-aa.
oûXoç. Voy. Brugmann IF. XIX 386 sqq. MU. VI 365 sqq. (dor.
b(i}\oc.<*dôl *dôul n. 'activité'); doute de Kretschmer Glotta V
307 sq. — Lambertz Glotta VI 1-18 (bibl.) tient le mot pour un
emprunt caro-lydien.
bpâoooiuai. Il faut rapprocher de gr. hpÔTM" irl- mod. et gaél.
dream 'poignée (de gens), tribu' bret. dramm 'javelle, fagot' (celt.
*dreg-smo-. Fick II ' 199. Macbain Etym. dict. of the Gaelic lang.
s. V. Foy IF. VI 329. Henry Bret. 106. Pedersen K. Spr. I 87). —
Voy. Persson Beitr. I 51.
hom. 6pu|Lid. Sub fin. ajoutez un renvoi à Vart. hpoov.
fcùvaiLiai. Voy. Brugmann IF. XXX 371 sqq. Brugmann-Thurab Gr.
Gr.* 334 n. 1 (bibl.).
hom. éâvôç. Lisez: KZ. 31, 294. — Un avis non plau.sible chez Jo-
hansson KZ. 40, 533-544 (sens premier: 'seyant', i.-e. -êsâno- =
skr. âsànà-h 'assis', R. es- 'être assis'.
P. 209 n. 4. Voy. auj. Ernout El. dial. 114.
P. 210 1. 13 lisez: aûpiov.
P. 212 n. 2. Selon Thurneysen IF. XXI 176 sq. èfptvropa est une mo-
dification de *èTnTop« d'après aor. moy. éTpéoBai.
èfKovéuu. Voy. aussi Brugmann IF. XIX 386. — Persson Beitr. I
161 sq. en rapproche lat. cônârl 'faire effort' (cf. gr. TrujTdouai :
TTOTéoiLiat, xpiuTTÔu) : TpoTTtuj etc), Ictt. ziUs zistis 'combattre, lutter,
s'évertuer, tendre à qc.'. puis lat. (g)nâvos 'diligent, actif {*knauo-s),
dérivé par ■iw- de *<j{e)nâ- *q{o)nâ- 'faire effort'.
P. 215 1. 9 lisez: 'souffler'.
?î)vov. Jokl Stud. 95 sq. ajoute (sous réserve) alb. rige 'cadeau (de
noces, etc.)'<C*'•€(^^.
- 1108 —
eGeipa. Selon Charpentier KZ. 47, 180 sq. le mot procède de *àeeipa
(à- atone des cas obliques > è-) <[ i.-e. *iindh-er-iâ : gr. ïoveoc; <; i.-e.
*ui-tj07idh-o- etc.
P. 218 insérez l'art. èOiuoî" uoXXoî. &ea|Lio(. irXàKaiaoi Hésych. *Fee- :
skr. vtvadhd-h 'bâton de portefaix, palanclie', irl. feclan {*îied7ïâ)
'attelag-e, harnais' cobeden 'conjugatio' gall. gtcedd 'joug', got. ga-
îvidan 'joindre' v. h. a. icetan 'lier, mettre au joug', i -e. *uedh-
^lier' (voy. l'art, hom. etc. ÔGôvri). Fick I^ 129. II ^ 269. IIP 386.
Persson Wzerw. 43 sq. Beitr. I 510. II 650 et n. 4. Lagercrantz
KZ. 35, 273. Pedersen KZ. 39. 405 sq. K. Spr. II 516. Voy. l'art, ûqpri.
€ÏKooi. On a supposé de divers côtés que i.-e. *ni-{d)ktnti est dis-
sim. de *dnï-dkmtï; bibl. chez Sommer IF. XXX 404.
hom. elM-rtobaç. Ajoutez: v. irl. selige 'tortue' irl. mod. seilche
'escargot' i*iielikiâ. Bezzenberger chez Fick II' 292), alb. (M'igs)
sliqe 'serpent, couleuvre' {*s[£]lik. Jokl Stud. 77 sq.).
P. 230 I. 21. Sur ion. EipaqpiuijTriç autre avis chez Brugmann MU. II
239 sq., Solmsen Beitr. I 55, Frankel Nomina agentis II 208 n. 2
(*eïpaqpO(; : skr. fsàbhâ-h 'taureau').
èXacppôç. Voy. auj. Osthoff MU. VI p. 1-69 (i-e. *{e)ldgV'hro-s).
cXaxûç. Voy. auj. Osthoff MU. VI cité dans le préc.
poét. ë\6o|aai. M. van Blankenstein IF. XXIII 134 sq. rapproche
*èFé\bo|Liai de got. siciltan v. norr. suelta ags, siceltan 'mourir'
V. h. a. swélzan 'se consumer d'amour, languir' moy.-néerl. swel-
ten na 'regretter vivement qn'.
■èXéâ 'locustelle, phragmite ou rousserolle' est séparé par Robert
Les noms des oiseaux 37 de èXuOpioç oiseau ressemblant à Téchasse
blanche.
ëXe-foc,. En fait, arm. eiëgn ne signifie que 'roseau' et non 'flûte';
arm. i fait difficulté vis-à-vis de gr. X; l'étym. est précaire et le
mot grec demeure obscur.
^XéTXiJ^' Voy. auj. Osthoff MU. VI lOsqq. (bibl.: v. h. a. v. sax. la-
han etc.; voy. l'art, hom. XàoKUj p. 559 sub fin.).
P. 243 insérez l'art. èXeqpiTÎç, -iboç f. 'un poisson' (Hpc). Prob. assim.
de *àXeq)-: m. b. a. moy.-néerl. elft 'alose' : gr. ctXqpôç v. h. a. elhiz
etc. (p. 48); cf. Uhlenbeck PBrB. 26, 290.
L éXÎKii. FeXiKÛJv du nouveau papyrus de Corinna tranche la ques-
tion en faveur de l'étym. de Hoops; cf. Boisacq MSL. XVI 261
sqq. — Fick KZ. 44, 338 suppose qu'il y eut deux mots: éXÎKri :
lat. aalix et *FeX(Kâ : ags. welij.
■èXlvûu). Un avis chez Scheftelowitz IF. XXXIV 158 (: v. slav. lénu
'paresseux', mais voy. l'art. Xribeîv p. 576 et Berneker EW. s. v.).
€Xku). Ajoutez: v. irl. arosa27«m 'j'ouvre' (j^solqie/'o-. Vendryes MSL.
XV 360 sqq.).
P. 247 1. 15 att. è'uorfe ne représente pas plus que e'TuuYe une accen-
- 1109 —
tuation primitive; il s'agit dans les deux cas d'une transfoiinatiou
proprement att. déplus anciens *èTÛJ"fe *è.uoîf€; ef. \endryes -MSL.
XIII 221.
è|aéw. Lisez: lit. vémalaî; cf. von der Osten-Sacken IF, XXXI\' 272.
ép. êvapa. Schwyzer IF. XXX 440 sqq. rattache êvapa et ivjea (p. 258)
à R. sert- 'achever, mettre en état'; sens fondamental: 'objet fa-
briqué, ustensile', de là 'arme'. Voy. auj. Bechtel Lexil. 1-22 sq.
126. Sur èvapoqpôpoç voy. Solmsen Beitr. I 10 sq.
ëvbov. Vendryes MSL. XV S.ÎS sqq. rejette l'étym. de Meriu^'^'»" ^^
invoquant hom. èvbîva 'entrailles', pi. n. d'un adj. èvbîvoç (cf. 'iTX>-
OTivoç; ëvbîvoç des lexiques est incorrect), lat. endo indti, irl. inné
'intestin' (*en<ieo-); i.-e. *endo- *endl-. Objections de Bru^inann
Grdr. II 2, 2, 723 n. 1.
P. 251 1. 25 lisez: R. seiq .
€ve\oç. I.-e. *enelo-s pourrait être une métathèse de ^eleno-s: iKa-
(poç èUôç (p. 238;; cf. Niedermann IF. XVIII Anz. 78 sq.
évep 0 1 <; èv+-ero- '*die darinnen d. h. in der Erde sind, KUTax^ôvioi';
vépT€poi 'die unteren' doit (avec Bezzenberger) en être séparé;
èvépTcpoç est une contamination de è'vepoi et vépTcpoi; cf. Giiiitert
IF. XXVII 49.
é'vioi. Brugmann IF. XXVIII 355 sqq. Gr. Gr.* 284 n. 1 rattache
(avec Curtius^ 310) le mot à lv\\ 'le 3» jour' (voy. s. v.) èvo- 'celui-
là'; ëvioi |uèv . . . è'vioi bè 'ceux-ci . . . ceux-là; les uns ... les autres'
= Tivéç, ÔXÎYOl.
èvvéa. Voy. Ehrlich Z. idg'. Sprachg-esch. 36 sqq. (Ihypotlièse d'un
tétrasyllabique i.-e. *enenenen semble hardie) et Brugmann-Thumb
Gr. Gr.^ p. 251.
è'vooiç. Le rapport avec liieéuu est caduc selon K. Fr. W. Schniidt
KZ. 45, 234 n. 3; *èv-Fo6-Ti-(; eût donné *fvoOTi<; ; mais cf. tuaiç : djQéiy,
Treîaiç : ueiBiu etc.
évTÔç. èvTÔoGia pourrait devoir son 6 à êvToa6e et représenter un
plus ancien ^évTÔaxia : skr. anfastj/nm 'intestin'; cf. Vendryes H.
Et. g-r. 1910, p. 74.
poét. évToç. Voy. jilus haut s. v. ép. tvapa.
P. 2G0 1. 18 lisez: zd xsvas.
èEairîvriç vrais. <<*èE d-irPivriç 'ex improviso': vii-irûxioç etc.; cf. Ro-
zwadowski Rev. slavist. II 102 sq. Brugmann Grdr. II*, 2, 723.
ép. èiraooÛTepoç par haplologie de *èTr-av-ou-TÔ-Tepo<; selon Ehrlich
Rh. M. 63, 109.
èîTioùaioç. Debrunner Glotta IV 249s(iq. y voit une hypostase de
èiTÎ Ti'jv oùaav scil. j^uëpav destiné au jour actuel', répondant exac-
tement p. ex. à un èTiiuT^vioç (Pol.) 'destiné au mois courant". —
W. Schmid Glotta VI 28 sq. défend l'opinion traditionnelle portée
au texte.
— 1110 —
p. 267 1. 26 lisez: i.-e. '*qiô[u]-tro-.
hora. etc. èpépiveoç etc. Ajoutez: m. irl. orhaind 'grains' (Stokes
KZ. 37, 254. Pedersen K, Spr. I 109).
ëpe^oç. Jokl Stud. 21 y joint alb. e? m. err f. 'ob.scurité, ténèbres',
ti ef 'le jour baisse' < *er^-'-.
P. 276 1. 8 lisez: irl. «/•«, ace. araid 'cocher'.
P. 277 1. 6 du bas lisez: R. (e)rekph-.
liom. èpéuj. Voy. Solmsen Beitr. I 50.
Epïvus et èpiuûXri. Le renvoi à Sohnsen Beitr. II est à rayer, cette
œuvre étant restée inachevée. — Un avis nouveau chez Prellwitz
KZ. 47, 187 (: skr. R. 7ns risyati 'léser' rêsàyati 'punii*', soit i.-e.
*risniû-s 'qui est enclin à punir fréquemment).
èpioOvioç. Un avis chez Ehrlich Z. idg. Sprachgesch. 40sqq.; cf.
Kretschnier Glotta IV 350.
êpvoç. Voy. Trautmann BB. 29, 309 (: êpéaç- Ténva. 0ea0a\oî Hésych.,
V. norr. iarl 'a gentle, noble man, a warrior; a chief v. sax. erl
'homme').
èo6iiç dor. èoGaç (Pind.) est le produit de la contamination de sou
synonyme eoGoç par *éaTaç, issu de ^FeoTo-TciT- par haplologie
comme iroTr); de *TroTOTâT-; cf. Schwyzer IF. XXX 443.
^o\xoc, m. 'essaim' est pour *é-9|u6-ç: 'iiijui (cf. lat. examen < *ex-ag-
smen) pour Solmsen Beitr. I 138, Brugmann IF. XXVIII 354 sq.
et Persson Beitr. I 360.
ion. i(50r\v. Selon Solmsen Beitr. I 138 sqq. emprunt phryg'ien, cf.
skr. sdhatê 'dominer, être victorieux', got. sigis 'victoire', gr. è'xiw.
— Frankel Nomina agentis II 52 se prononce pour Ehrlich contre
Solmsen. — Selon Persson Beitr. I 358 sqq. tooi\v <C *oeTiriv 'con-
ducteur de l'essaim' (*èaoa *aeT\à) ■ v. irl. saithe Ç'^satiâ) g'all. Jiaid
'essaim', gr. 'iti|ui en tant qu'issu de *oi-ori-|ui-, i.-e. *sd-, degré ré-
duit de R. se-, réfléchi en celt. par *sa-, en gr. par *se- > é-, cf.
éaïuôc; ëoiç éxôç.
éOTÎâ. Buck IF. XXV 257 sqq. ne sépare pas le mot de lat. Venta
(R. nés- 'brûler'j et explique iariâ par l'influence de ïaxriiui. Voy.
encore Solmsen IF. XV Anz. 228. Beitr. I 214 (i- est né dans l'a-
tonie, cf. hora. èqpéoTioç àvéarioç : iaTiv)) et Hirt Hdb.^ 105 (i- < i.-e. e
atone, réduction de i.-e. é tonique).
hom. é'oTUjp. Pour Frankel Nomina agentis I 1 le mot est obscur
et rétym. de Sommer douteuse au i^oint de vue phonétique. —
Selon Ehrlich Unters. 147 ëaxujp et voraï. procèdent de *FeG-TUjp
*ûe-TaE : *Fuj0éa) 'pousser', v. h. a. ort 'pointe' (germ. comm. *uzdaz,
i.-e. *udh-to-s), ou got. gaividan 'lier' (la cheville étant envisagée
comme un lien).
èoxâpcî. Le rapport avec v. slav. iskra est nié par Berneker EW.
1 433 s. V.
— 1111 —
r. 290 n. 1. Sur lat. vestihulum nouvel avi> de Jacobsohn [Glotta
V 337] (: lat. verrere 'balayer' ?).
P. 21)6 1. 10 lifez: 1258.
cOpiOKUJ. Bruginann IF. XXX 376 sqq. pense que h- est emprunté
à un ou plusieurs synonymes (éXe'iv inéoeai etc.) et voit dans l'ini-
tiale un préf. i.-e. *é- comme dans è9éXu) nPaiôç: soit *e-ijro- -. irl.
•fûar\ base yei'ê^i); cf. v. slav. ohrpétq 'je trouve' obrqsta 'in-
ventio'.
eùxo).iai. \.\y\. tongu 'juro' est à écarter; son radical est tong-- cf.
auj. Pedersen K. Spr. II § 849.
hellcnist. êqprjXoç etc. Voy. Fick KZ. 45. 56 sq. {?).
P. 303 1. 17 lisez: Wzerw. 93.
2ô<poç Zocpepôç seraient nés selon Vendryes R. Et. gr. 1910, p. 74 de
*biôqpoç *bmqp6p6ç, modifications peut-être éoliennes de 6vôq)o; bvo-
qpepôç, cf. ace. pi. -avç > éol. -ai<;. Sur les mots-rimes niécpaç, : Kvé-
(paç, bvôqpoç : yvôcpoç : Zôcpoç, voy. auj. H; Giintert Ùber Keimwort-
bildungen im Arischen und Altgriechisclien (Heidelberg 1914)
112 sqq.
hom. 1. lïïa fja. Vendryes II. Et. gr. 1910, p. 74 en rapprocherait skr.
sasyâin 'moisson sur pied' zd hahi/a- 'i)lé', gall. liaidd bret. mod.
heiz 'orge'.
r\\aKà.TX]. Pour lat. colus voy. l'art. kXi06iu p. 473 et n.
rlXoç. L'analyse de Sommer est également critiquée par Perssou
Keitr. I 539 sq. — Selon Ehrlich Unters. 147 ^Xo; remonte à un i.-e.
*vlno s, R, nel- 'tourner' : lat. vallus, got. iroltis 'f)à^boç. — Selon
Hirt Hdb. 2 157. 215 fjVoç est né de *FaaXoç. i.-e. *>jalslo-s, avec
chute par dissim. du premier /.
hom. ^Xùaiov. La légende est préhell. (Cretoise) et défie tout éty-
mon: cf. Feist Kultur 322.
hom. i^voiji. Un avis encore chez Charpentier KZ. 40, 452 n. 2.
fiiTioç. Rozwadowski [Glotta IV 314] rapproche >ÏTnoç et vfiTTio: de
lat. pius; *ttFiioç : vriTrÙTioc v. slav. jiyiati 'scrutari' litt. 'tirer auclair';
iV comme dans rî-paiôç : Paiô;, skr. a, slav. ja- < t'-.
fÎTpiov. Voy. Bechtel Lexil. 130sqq. (: ÛTro^ai).
GàiLifioç. La le<,'on got. afdôbn 'q)i|jà)9iiTj' Luc IV 35 est sûre. cf.
Streitberg Die got. Bibel (1908), mais ce qui en rend l'utili.satioii
délicate, c'est l'existence d'un autre verbe afdumhnan (.impér. af-
dumbn 'ireqpîiuuuao' Marc W 39): cf. Vendryes R. Et. gr. 1912. p. 210.
eeiXôtrebov est à corriger en 9" eiXÔTreftov^ion. att. eïX)-| f. 'chaleur
solaire', cf. l'opposé âeiXa irebîa (Esch. fr. 334; il s'agit d'un irpôj-
ciXov iréôov). Bechtel Lexil. 110 sq.
9éXYUJ < i.-e. ' f/hijel-ijd : skr. hvrnàti 'tromper', lat. fallô <i i.-e. *ghul-
nô selon Ehrlich Z. idg. Sprachgesch. 29: très doiUeux. — Havers
IF. XXVIII 190 sqq. attribue au mot le sens premier de 'frapper',
— 1112 -
R. dhelgh- 'frapper', cf. ag-s. cZo/j dolh v. h. a. tolc 'blessure, ba-
lafre' (?).
P. 337 insérez l'art. 6eXe,u6ç (Esch. Suppl. 993 K.) adj. de sens et
d'origine obscurs; voy. Solmsen Beitr. I 63 et n. 2.
9é\u|Liva. Voy. aussi Solmsen Beitr. I 61 sqq.
eéuiç. Voy. Frankel Glotta IV 22-31.
Gévap. Voy. auj. Persson Beitr. I 39 sqq.
Gepoç. Jokl Stud. 21 y io'mt aXh. g at se 'charbon ardent' (*g?.'/^o?•-^^a).
Grip. Jokl Stud. 16 sq.^'ajoute alb. dorbsri f. 'troupeau' {dor- <C *ghnêr-
= 6r|p-; -heri: lit. huris 'tas, troupeau' lett. hûra 'tas, foule', skr.
bhûri-h 'riche, nombreux', i.-e. R. bhenâ- 'croître, devenir'.
ei'iç. Frankel Nomina ageutis I 87 n. 2 repousse l'étym. de Brug-
mann et tient le mot pour obscur.
hom. inf. 9^0601. Jokl Stud. 15 sq. ajoute alb. djads m. n. 'fromage'
{*de-dh-, forme redoublée du type Téxavoc; cf. skr. dàdhi n. 'lait
sur', V. pruss. dadan 'lait').
Bïç. Selon Persson Beitr. I 43 sq. un gr. comm. "■'•0F-ïv- (pour le suff.
cf. àKTÎç -îvoç -{Xnjyjiv- 6e\qptv- iLbîv- etc.) contient le degré réduit
de la base dhû-: m. néerl. dune ag's. diin etc., lit. dùja 'petit grain
de poussière'; — irl. dûn etc. est parent de v. norr. tûn 'enclos'
V. h. a. zûn etc. ; — skr. dhânvan- est à écarter.
0p{a|aPoç. Tentatives nouvelles chez Kretschmer BPhW. 1906. col.
56, Sturtevant Class. Phil. V 330 et Charpentier IF. XXXV 248 sq.
— Il convient de voir dans lat. triumphus un emprunt fait au
grec par l'intermédiaire de l'étrusque; cf. Walde ^ s. v. et Kret-
schmer Einl. in die Altertumsw. I 180.
P. 353 1. 11 lisez: TpoqpôevTa.
poét. 9p6va. Un avis encore chez Flensburg Stud. I 86.
P. 3o4 n. 1. Lett. drupt a été rapproché de gr. ôpùirToi s. v. p. 202:
il peut être aussi apparenté à gr. 9pùtttlu; ma note concernant
ce mot lette est caduque; cf. Persson Beitr. II 859 et n. 2.
90a(o)avo(; est formé sur *9uaaa < '■'9u9ia ^ lett. dufcha 'botte (de
paille)'; cf. Persson Beitr. I 45 sq. et voy. l'art. tut96ç p. 993.
9ujç (p. 347 s. v. att. Goiv»-) et p. 361). Je ne crois plus à l'étym. de
Frankel. *9ujF- '*éfrangleur': zd dav- (prêt. rao}'. le pers. du duel
dvaklî) 'serrer, opprimer', phryg. baoc, (c.-à-d. bôFoç) 'loup', cf.
bâoç" . . . ÙTTÔ 0puYû)v XÛKoç Hésych. (Kretschmer Einl. 221), lyd.
Kav baOXriç ('*étrangleur du chien' = KuvâYxn^ Hippon.; cf. Deecke
BB. 14, 189. Kretschmer op. cit. 388. Solmsen KZ. 34, 77 sqq. PiO-
zwadowski Mat. i prace II 344, lequel évoque le nom de ville illy-
rie.. Landâvia), v. slav. davlja daviti 'étrangler', got. nom. pi. af-
dauidai 'èaKu\|aévoi, vexati', thess. Zeuç OauXioç ('*étrangleur'. Solm-
sen Herm. 64, 286 sqq.); cf. Boisacq Rev. Instr. publ. en Belg. 1912,
p. 5 sqq. (bibl.).
— 1113 —
tragg-. ia\e|Lioç. Voy. Zacher IF. XVIII Anz. 86; il .s'a;^irait dua
thrène originaire de Phrygie.
ïau^oç. Tentatives nouvelles chez Sturtevant ("lass. Plui. V ;i29
(: (aivo) 'warrn, cheer'), Petersson IF. XXXIV 230 sq. et Cliarpen-
tier IF. XXXV 248 sq.
ïpavoç etc. Voy. Ciardi-Dupré cité par Solmsen Beitr. I 67 (: ei'Puj).
hom. Hpc. ibvôo|Liai. Même étym. chez Persson Beitr. I ÔIO sq.
{*ueid- *idd- élargiss. de *uei- *iil- 'tourner, lier, tresser' dans
skr. vdyati 'tresser, tisser', lit. vejù vyti lett. xciju ait etc.). Lat.
vldulus a l.
ion. îboç. Ajoutez: alb. dirss djerse 'sueur' i*scidrôt- : gi\ ibptiç.
Pedersen KZ. 86, 288. Jokl Stud. 92).
P. :î69 1. 14 lisez: KVG. § 710 n. 2.
ïeu.uPoç. Voy. auj. Petersson IF. XXXIV 23G et Charpentit-r IF.
XXXV 248.'
P. .'Î70 1. 1 lisez: honi. iBu-titiiuv.
ÏKpiov. Persson Beitr. I 384 fait les mêines raj)proclienients, mais
tient le sens de 'poutre' pour primitif. — L. 11, les formes letto-
slav. étant plur., lisez: 'mollets'.
P. 372 1. 8 du bas lisez: IXôeipa.
att. luâTiov. Selon Hirt Hdb." 90. 215 il faut admette un ■^ij.xmi.
— Ehrlich Unters. 147 n. 1 pense que i|LidTiov est phonétiquement
inconciliable avec eî|aa et procède d'un *Fî|aaT- <. *Fï|LiyT- : lat. vî-
men, 11. ijl- 'tresser'; cf. aussi aïûjv (gén. aiôvoç Bacchyl. X^'I 112)
"vestimentum quodcumque'.
ép. iv6oi\\o,uai. Selon Meillet I^tudes 179 sq. le mot gri-c. ainsi que
gaul. Vindo- gall. yuyn{ii) irl. jind 'blanc', procéderait de K. sijeid-
attestée par skr. çvindatè g*l. 'briller' (hypersanskritisme pour *srin-
datë), lit. svidtï svid'éti 'briller' scidùs 'brillant', lat. s'idus -eris
'astre, constellation'. — Lisez: irl. finnaim 'je trouve' gall. </iriiii
gwn 'je sais',
hom. ÏEaXoç est un emprunt asianiiiue selon Solmsen Beitr. 1 141
sq. (textes et bibl.) et Bechtel Lexil. 177 sq.
ioxéaipa. L'étym. d'Ehrlich est aussi révoqxiée en doute par Kret-
schmer Glotta IV 350.
ÎTTvôç. î^st identifié à v. h. a. ofan par Ostir Worter u. Saclien V
(1913) p. 217; i.-e. ^iieq-nô-s (germ. comm. -ijof'naz); « > i comme
dans OKÎbvriiui.
îpiç. Selon Bechtel 1. cit. le sens ancien est "arc-eu-ciel' et lancieune
graphie est eîpiç <r *Hei- 'tordre' : gr. *F€iT^Fa 'saule' *FiTuç = lat.
vitus] cf. les mots germ., plus proches du grec j)ar leur forma-
tion, ags. air 'ornement tordu' v. norr. rirr spirale, filigrane' siiéd.
mod. v'n'a 'tordre, rouler autour de*, lat. (celt.) viriae bracelets*;
cf. Kretschmer Glotta II 354 (bibl.). Bechtel Herm. 45, 617 sq. a
— 1114 —
depuis reconnu que eîpiç procède de *èFîpiç (cf. *èFiKO0i : ekoai),
cf. F^p^M sur la métope du temple de Thermon.
\aTr]|ui. Jokl Stud. 88 ajoute alb. tosq. storass 'debout' « *.s-i!ora3s
*stâ-7i-odîo- '^stâ-n-adio-).
ïxvoç. Le rapport l'xvoç : oïxo|uai est aussi proposé par Persson Beitr.
II 563 et n. 4.
i^jôv. Petersson IF. XXIII IGO sq. y voit un i.-e. *ibhso-s, R. ibh-
'ployer' : v. h. a. ebah 'liei-re' (germ. *ibaxa-z) ebuh 'sirnus' (i.e. *ibh9-
ko-6), lat. ibex 'bouquetin' ('*aux cornes recourbées'); très dou-
teux; cf. Walde^ s. v. — Persson Beitr. 1323 n. 2 ne croit pas que
lat. vinciô et vicia aient possédé une labiovélaire; il rattacherait
l'iiijjaç à g-ot. bi-îvaibjan 'enserrer, envelopper' tcaips 'couronne'
m. b. a wïp wïpe 'botte de paille', i.-e. *ueib- *ij,ïb-, autre élargiss.
de *nei- (base ueiè-)\ cf. aussi Wood Class. Phil. IX (1914) p. 150.
Kaidbdç. Le i-apport indiqué a pour auteur F. de Saussure Mém.
119.
P. 392 1. 3 du bas lisez: base sqerëi-,
Kolpoç Sur hom. Kaipoaéuuv (mss.) et Tavis d'Ehrlich voy. aussi
Kretschmer Glotta IV 351.
KotXxn Selon Holthausen IF. XX 322 KaXxaîvm < *x"^X- : ags. jai!j
'triste, sombre'.
KainTTiV Gaul. cambo- s'explique mieux par le rapprochement de
g-r. OKaïupôç ; vo}\ s. v. p. 870.
KâvBuuv est selon Vendryes R. Et. gr. 1912, p. 461 'l'animal courbé
sous le poids de ce qu'il porte', de *Kdiv0o<; 'courbure', cf. bpô.utuv
Képbtuv Kr)\ujv irôpbmv airdbujv etc.
Koirvôç. Jokl Stud. 34. 37 ajoute alb. kajyitem 'je respire pénible-
ment' (cf. lit. kûpûju), alb. comm. *k{ii)ap-, et kem k'em 'encens',
alb. comm, *k{n)ep-no- (cf. lit. kvepiù).
P. 413 I. 17 lisez: Kàpâvoç.
hom. KapKa(pu). Lat. carmen (dissim. de *canme7i : cand) est défi-
nitivement à écarter du groupe; cf. Brugmann Abh. d. sachs. G.
d. W. XXVII (1909) p. 155 n. 3. Solmsen IF. XXVI 102 sqq. (bibl.).
Sommer Lat. L.- u. FI. 2-3. Aufl. (1914) 213. — De v. h. a. hruom
V. norr. hei^ma skr. klrti-h gr. KripuH Jokl Stud. 41 rapproche alb.
guèg. kre7ne tosq. kremte 'jour de fête' (alb. comm. *krô-m-), en
proposant une base i.-e. qerô- (en place de *gerâ-).
hellénist. KâpraXoç. Jokl Stud. 42 ajoute alb. k'erùut 'cercle, dé-
vidoir').
KÔpuov. Le nom de ville Culard 'ville des concombres' (cf. gr. Zi-
Kuujv), auj. 'Grenoble', rend douteux le rapport indiqué avec les
formes celt.
Kaoauu). Selon Ehrlich Unters. 53 kottuç < *KaTiJÇ i.-e. *knt-:\r\.
ceinn 'enveloppe, écaille' gall. mod. ceim 'corium, cutis, pellis'
— 1115 —
V. brit. Cunocenni {*-kent-no-), v. riorr. hinna 'membrane' skinn
'peau' = V. h. a. skind (g-erm. ^skinpa-, i.-e. *skenfo-), puis gr. k€v-
TÉÎv piquer' KeOTÔç 'brodé'.
P. 423 insérez l'art, att. Kaûvoç m. 'lot échu par le sort; sort' <
*Kava-vo-c, : v. slav. kûsî 'sort' kfîsifi sp 'tirer au sort' pn'kûsiti 'ga-
gner au jeu de dés' selon Bezzenberger BB. 27, 171 n. 3: incer-
tain pour Berneker EW. I 672.
Kaûxn- ^0}'. auj. Persson Beitr. 1 119.
att. Kuxàlu). Lisez: avm. xaxankh 'rire bruyant'.
P. 424 1. 15 effacez: Ces mots semblent isolés.
hom. Kei|ni'-i\iov. Cf. peut-être tokb. A .semai petit bétail' (Feist
Kultur 147 n. 1).
KeXéovT€ç. A propos de KcXoi 'EûXa' Persson Beitr. I 175 rajtpelle
lit. skalà 'éclat de bois', v. h. a. fuazscal 'cheville de bois pour
entraver le pied', v. slav. kolfi 'pieu, poteau' slav. comm. *k(il-nica
dans haut-sorb. kionica 'ranche' etc., puis gr. aKakfiôç et son groupe
(p. 869), i.-e. '■■{s)Qel- 'fendre'.
KeXeôç. Bechtel KZ. 44. 357 évoque lit. kiilti 'battre en grange',
Aristote décrivant le pivert comme îuXokôttoç; peu sûr; le verbe
correspondant n'existe pas en grec; cf. Kretschmer Olotta V 309.
KëXuup 1. et II. Voy. Boisacq MSL. XVII 113 sqq.
KëpKoç. Selon Vendryes R. Kt. gr. 1912. ]^. 461 le mot KtpKOiipoç 'à
la q\U'ue en pointe' postule plutôt pour KépKoç le sens de 'objet
pointu, pointe'; c'est peut-être un mot à redoublement *KepKpo ;
dissini. en KépKOç.
P. 448 1. 3 lisez: ags. hol 'calomnie'.
KrjXuuv est selon Vendryes K. Kt. gr. 1912, p. 461 un simple dérivé
de KtiXov au sens de -rroaGri.
Ki^pût. Lat. cftdûceum doit plutôt son d au lieu de r à une in-
fluence des cas oi'i ?' dialectal répondait à un d latin: cf. Ven-
dryes MSL. XV 366. R. Et. gr. 1912, p. 461.
hom. KJTTiOeaaav. Voy. Bechtel Lexil. 195.
KiXXôç. Persson Beitr. I 169 sqq. rappelle skr. karka-lj lilanc' (i.-e.
*qol-qo-s), suiss. hebn 'tache blanche au front du bétail' suéd.
dial. hjalm 'bœuf ou cheval marqué en tête', puis gr. KeXaivo;
*qelnîo-s) et son gTOupe (p. 430); R. qel- i/ol-; -iX comme dan->
TTiXvôç 'gris' : ueXXôç treXiôç.
KÎvbûvoç. Vendryes R. Kt. gr. 1912. p. 461 sq. défend le rapport
avec Kïvelv. cf. au point de vue du sens lat. sollicifiis 'agité' et
'en périr.
mess. KÎqpoç n. '*baguette, *rameau pour tresser' : skr. çiphâ f. 'ra-
cine filamenteuse, baguette' (Petersson Glotta IV 298), lett. sipsna
'une forte baguette' lit. szipylus 'éclat de bois' (Endzelin KZ. 44.
58); i.-e. *kiph:
— 1116 —
KÎxP'TiLii. x^P^nç 'besogneux' est à écarter; voy. Tart. hom. x^P^htiç
p. 1056.
honi. KÎuj. V. irl. rochim est à écarter; c'est la forme prototonique
d'un verbe ro-aechhn ou vo-saigim (Thurneysen Hdb. d. Air. I
478. i79. Pedersen K. Spr. II 609).
KXoTOTreùuj. Essai infructueux de Laird Class. Pliil. IV 317 sqq.;
cf. Kretschmer Glotta III 336 sq.
kXuuPôç. Le rapport avec lat. cavea 'cage d'oiseau' (Niedermann
IF. XXVI 47 sq.) est phonétiquement inadmissible.
Kvf|KOç. L'ordre sémantique est l'inverse: kvvikôç 'roux', doù kvtî-
Koç 'safran',
att. inf. Kvf\v. Sur KvfiaTiç f. 'racloir A 640; épine dorsale k 161 (kot'
dKvi-jOTiv doit être lu Kaxà KvfjaTiv); ortie (âKvriOTiç à tort Nie. Th. 52)'
voy. Bechtel Glotta I 72 sq. Wackernagel Glotta II 1. Frankel
Glotta IV 41 sqq,
K6\as. Un avis chez Persson Beitr. I 158 sq. (v. norr. hôl 'louange,
flatterie', skr. câtu-h catû-h 'discours aimables, paroles flatteuses'
avec -t- <C -U-)-
ion. att. Ko\e6ç. La géminée -II- de l'emprunt culleus est un pro-
cédé graphique pour transcire -\- palatal du mot grec; dans *cm-
leus -l- aurait été prononcé comme vélaire.
KoA.eTpâv. Jokl Stud. 78 sq. ajoute alb. skel' 'je pose le pied, j'é-
crase du pied, je transgresse, je méprise' èkel'm ëk'el'm 'coup de
pied ou de sabot' skaV 'j'ensorcelle' (*sm-kol-nô, cf. lit. kulnîs
'talon'),
xoviç. Sur les mots évoqués dans l'art, voy. auj. Persson Beitr. I
94 sqq.
KÔTTiç. Même avis chez Persson Beitr. I 162 sq. (= 6 ÙJTOKOTrÙJv *is
qui aures obtundit').
KÔTTTUi. Jokl Stud. 69 ajoute alb. pje/c 'je touche, je rencontre, je
frappe' (par métathèse de *kep-, cf. p. ex. lit. kepùiv. slav. peA'a
'je cuis au four').
Koaaucpoç. Voy. Meillet MSL. XVIII 171 sq. (dissim. de ^Kovpuqpoç,
cf. KÔijJixoç V. slav. kosû 'merle', puis skr. çâpati 'maudire', cdb-
da-h 'bruit, son, voix', v. slav. sopq 'jouer de la flûte' sopïcï 'aù-
\)1T)1Ç').
Kôx^oç. Voy. Karl H. Meyer IF. XXXV 232 n. 1.
Kpt'vfJoç A 1C6. Hrnd. IV 46 a le sens primaire de 'bon à qc, utile'.
ion. Kpr)5e|Livov. L'étym. d'Ehrlich est contestée par Kretschmer
Glotta IV 336.
P. 510. Sur un Kpoiôç 'défectueux' voy. Solmsen IF. XXXI 466 sq.
et Persson IF. XXXV 200 sqq.
xubd^uj. Voy. auj. Persson Beitr. I 186 sqq. (i.-e. *qûd- *qeud-
*s-qild- 'crier > injurier', cf. v. suéd. dial. hiita 'appeler' norv. dial.
— 1117 —
huta 'crier, tempêter, contraindre par des menaces un chien à se
taire, traiter avec mépris').
Kuoôç. M. iri. cutho 'fosse' (1. 11) est plutôt remjnunt lat. piitens;
cf. Vendryes R. Et. «r. 1912, p. 462.
hellénist. Kucp6?>.\a n. pi, Voy. auj. Persson Beitr. I 195 sq. (: skr.
çvâbha- m. n. 'fente dans le sol, trou, fosse* pers. mod. siinbam
'je perce' <; iran. *sumbâmi = skr. *çumbhâ}in).
Kiûiaûç. Un avis chez Persson Beitr. I 159 s(|. (: lit. kamùlijs lett.
kamûlis 'pelote' russ. kovin 'masse arrondie' lit. kemazù kiviszfi
'boucher' [voy. l'art. KriMÔç p. 449] v. slav. cestn 'compact', peut-être
aussi g"r. kiLiuoç et KU)|uri).
Xa(€iv. On ne sait si à got. pf. lailôun correspond un inf. prés.
*laian ou *lauan\ prés, laia (Feist PBrB. 32, 5G9) ne peut en tout
cas procéder d'un i.-e. ''hrù, qui eût donné got. *laja ou *la<Ulja\
cf. Streitberg- Got. Elem. 3.-4. Aufl. 146 et n. 2.
Xaîov. Jokl Stud. 49 sq. ajoute alb. Z'e.v 'laine, cheveu' (*leii-s-) /"e/.^
'crinière' {*leii-t-).
att. XaKÎç. Jokl Stud. 46 n. 1 ajoute allt. l'akur 'nu' irkurr iikure
'peau, cuir, écorce d'arl)re, cosse'.
Xâ|upba. Psichari Rev. des et. juiv. 64. 1-29 condamne cette forme
et préconise Xdpba; doute de Kretschmer Glotta \l 307.
P. 554 1. 9 lisez: gr. mod. Xà|Liia.
hom. etc. XàE. Persson Beitr. I 151 sq. détache du groupe XiKepxi-
îleiv OKipTÔv, qu'il apparente à v. slav, likfi 'xopôç, xop^îo' likorali
'xopeùeiv', skr. rèkah 'grenouille ('*sauteuse')', mais Berneker E\V.
I 718 sq. tient likn pour l'emprunt got. laiks 'danse'.
XaTTÙdauj XaTcapôç. Jokl Stud. 48 en rapproche alb. l'aps 'je suis
fatigué, dégoûté'.
I. Xc^ripiç 'cosse' a été formé sur un adj. ^Xetiiipôç (*X€P€a-p-) lui-
même dérivé d'un ^Xé^oç ntr. : Xopôç; cf. Sclnvyzer Glotta V 196 sq.
II. Xepripiç 'lapin'. Voy. auj. Briick KZ. 46, 357 sq. (mot ligure.
XéiTuu. Jokl Stud. 46 ajoute alb. l'ape 'péritoine des bêtes de bou-
cherie' l'spïj 'je cisèle' l'ats 'petite hache' {*lap-tà).
XiTÛç. Wood KZ. 45, 65 apparente le mot i'i lett. lïgôt 'vaciller, se
mouvoir par bonds; pousser des cris de joie', got. laiks 'xopo;'
laikan 'OKipTnoai' (?).
XiTTOc;. Jokl Stud. 47 sq. ajoute alb. l'apFrM 'parole orduriére' ia-
parôs 'je souille, je pue' (l'ap-<i'*loip-, cf. surtout gr. Xnropôç).
P. 585 1. 14 sq. li.sez: lat. //7ô . , . lat. *Iif(l. — Voy. Wood KZ. 45, 65.
Xoîôc;. Jokl Stud. 50 en rapproche alb. l'engôr 'flexible' {: lit. leùkti
v. slav. lesti 'ployer').
P. 581) 1. 16 lisez: posthom.
hom. att. Xuiu. Jokl Stud. 44 sq. njoute alb. l'aj 'je paie (une dette)'
<i*laxi,-niô : >j:oX. laiis v. h. a. lôs got. fausjati.
~ 1118 —
uuhàv. Jokl Stud. 54 ajoute alb. maxf 'ci'ême' {*viadiù).
\ia\\)-\. Selon Charpentier KZ. 47, 181 sq. le mot, procédant de i.-e.
*mdi-na, est tout proche de skr. mlnâ-h {*mdi-no-) 'poisson', qu'il
sépare (contre Uhlenbeck Ai. Spr. 367) de ags. myti{w)e angl.
minnow 'véron'.
MÔpr). Jokl Stud. 53 ajoute alb. mar 'je prends, je reçois, je tiens'
(r < m).
II. |jaû\iç<i.-e. *smdu-, d'une base smêu- 'tailler' parallèle à *smëi^
dans att. a|ui\Ti?
|iidxo|uai. Lagercrantz Xenia Lideniana (1912) p. 278 suppose un
rapport avec iran. *maz- dans '' ha-mazaîi- 'guerrier'; voy. ci-des-
sus l'art. 'A|uaZujv.
P. 622 1. 5 lisez: juivûGuj.
Mé\âç. Jokl Stud. 8 sq. ajoute alb. bl'ozs 'suie; salive' {-zs suff. col-
lectif : gerra. oce. -tiaKii.-e. -dia); cf. pour le sens lat. suasum
'tache de suie sur un vêtement' <; *suarssom : sordês 'saleté', got.
swarts V. h. a. sicarz 'noir', et lat. saliva : v. h. a. salo 'de couleur
sombre, sale'.
luéXi. Schwyzer Glotta VI 84 sqq. voit dans \xiK\oaa, -ttu une haplo-
logie pour *|ue\i-Xixia 'Honigleckerin', cf. skr. madliu-Hh- nom.
niadhulit 'abeille',
hom. laéTaaoai. Un avis non convaincant chez Fraser Cl. R. XXIII
82 sq. (*|ueTa-s/i^m2, cf. dor. 'éaaaa < *€[0]aT-ia 'ouaa').
.uoXôPpiov. Cf. Aly deAeschyli copia verborum (Berol. 1906) p. 106
('Schmutzferkel' < |LioXuvuj-f*ôPpiov).
ép. uôpqpvoç. Voy. aussi Robert Les noms des oiseaux 46 sq.
P. G4Î) insérez l'art, .uûkoiv ouupôç. 6r||uujv Hésych.: v. norr. muge
(th. *mûken-) 'tas (de foin), masse (d'hommes)' ags. tm'tja 'tas'; cf.
Persson Beitr. I 221 sq.
|Liùp,uTit. Voy. van Wijk IF. XXXIII 367 sqq.
mJùXu. Voy. Henry Cl. R. XX 434 sqq.
hom. etc. véoinai. Sur l'avis de Meringer Worter u. Sachen I 168
sqq. voy. Kretschmer Glotta IIl 337. A ce groupe appartient aussi
hom. NéOTiJup -opoç '*der Riickkehrer, *der immer Wiederkehrende',
démon chthonien; cf. Kretschmer Glotta IV 308 sq. — Jokl Stud.
40 ajoute alb. Jaieietu 'je me rétablis, je me ranime' «.k- préf.-f
-nei- < *nes4-).
hom. etc. veOpov. Jokl Stud. 65 ajoute alb. nus 'fil' {;-nu-tio-; cf.
skr. snutd-h 'von der Sehne').
hom. etc. viîirioç. Voy. l'add. à l'art, nirioç.
vjîaoç. Solmsen Beitr. I 244 explique par l'analogie le maintien ou
le rétablissement de o intervocalique.
P. 673 insérez l'art. vuktoiXujvjj, -ujttoç 'qui ne peut voir la nuit'
(Hpc.) dissim. de ^vuKT-dvuuvt/ (: ôi4iO|uai ôirujTTa); devenu obscur de
— iiiy —
bonne, heure, le mot a r«!(,-u ensuite un sens diamétralement opposé
à celui qu'il tenait de son origine; cf. Bechtel KZ. 45, 229 sq.
vuOTÙZliu. Voy. Persson Beitr. I 328 n. 3.
att. vii). Sommer IF. XXX 403 sqq. voit dans honi. nom. vûji < *vuijFi
ane contamination dun plus ancien nom. *Fi = got. icit 'nous
deux' par l'ace, vub.
hom. viûpoTTi. Un avis chez Charpentier KZ. 40, 452 n. 2 (*vujipo- :
skr. nila-h 'bleu foncé'); un autre chez Bechtel Lexil. 238 {v\jjpo\\i
'Willen, Willenskraft blickend', cf. voipeî" èvepxeî Hé.sych., \H. 7iÔ7-as
'volonté' 7iôriu nor'éti 'vouloir' = gr. vujpelv).
posthom. va»x€\riç. Un avis chez Bechtel Lexil. 238 sq.
hom. ôap '*zusammengefugt, *verbunden mit, *intim verkehrend
mit' < préf. ô- = i.-e. *o 'avec'+R. ap- (dipapeîv âpnôç hp\iàZ^n âpBjaoç),
cf. bûu-apT-, selon Bruf^mann IF. XXVIII 293 sq.
hom. etc. ô^eXôç. Voy. Solmsen Beitr. I 111.
ôPpia. Voy. Aly de Aeschyli copia verborum (Berol. 1906) 105 sqq.
P. 083 1. 8 du bas lisez: m. b. a. anken gémir'.
hom. etc. ôbjur), Jokl Stud. 3 ajoute alb. amnze 'odeur, parfum; goût
amer' (alb. comm. *odmâ'\--ZF suff. dim.).
hom. etc. 6e6v»T. Voy. ci-dessus l'art, èôiuoi gl.
oiYvûjni oÏTiu. Brugniann IF. XXIX 238 sqq. renonce à postuler un
*6Fe(YUj et rappelle én-eÎTiu 'mettre en mouvement rapide, presser,
pousser'; soit donc *Fo- (préf.; voy. l'art. ôqpeiXuj p. 731 sq.) + e«T-
ou i-f-; -éuJYOV -éujta <C *iiFoiTov ''rîFoiEa.
hom. oi-Zvc, '*\vas sich zusamnien geyen einen steht, Bedrfingnis'<;
*ô-Fi-2:uç, R. sed: Schwyzcr Glotta V 197.
hom. etc. oÎkoç. Jokl Stud. ô sépare de ce groupe alb. vis 'lieu,
place', qu'il apparente à lit. vëtà lett. îvUa 'lieu, place' v. slav. ri-
iati 'habiter, séjourner'; alb. comm. *veit-io- ou *int-io-.
hom. ôïç. Un acc.pl. ôFivç Argos Glotta IV 319 sq.
oïcpiu. Brugmann IF. XXXIl 32(i dégage auj. de skr. i/tibhati v. slav.
jebati (cf. hom. àqpduj) un i.e. *iab/i- à cause de gr. cinTiu; voy.
l'add. à l'art, âimu.
è|LiîxeIv. Les formes correctes sont 6|aeixeiv 6ueix!-ia; cf. Solmsen IF.
XXXI 467 sqq.
ion. ép. ô)i(xXri- Sur alb. mje(,r)(jute voy. aiij. Jokl Slud. \)1 (: v. norr.
myrkr 'obscurité'),
hom. etc. ôveiboç. Les formes citées contiennent sans doute i.-e.
*iii (skr. ni zd «7, arm. ni- n- s. v. hom. etc. veioç p. 660^ 'nieder'
cf. Brugmann Grdr. II 2, 2, 861 et n. 1.
hom. etc. ùvîvqni. Voy. Brugmann IF. XXXV 94 sqq.
cJvona. Sur ëvu|aa (lac. 'EvuMavTiaèâç) voy. Bechtel KZ. 44, 354 sq.
ÔTruiu) est selon Brugmann IF. XXVIII 291 sqq. le dénom. d'un com-
posé *o-iTua- ou *ù-TTuao- '(jui soigne (le ménage) en mt"me temps'
- 11?0 -
ou 'qui est entretenu en même temps (dans la maison)' : skr. "pus-
'nourrir, entretenir, etc.'; le préf. comme dans ô-Z^uy^Ç ô-YâcTTUjp
ô-Trarpoç.
«pâv. JoklStud. 93 ajoute alb. w^e 'intelligent, sage, discret; hardi,
vaillant' {^-uritE: got. nom. pi. ïoarai, hom. è-rri ôpovTai etc.).
hom. ôpl'vuu. Jokl Stud. 74 sq. ajoute alb. guèg. rite 'humide' {*ri-
nste, cf. skr. rinàti v. slav. rinati), sens premier: 'fluide'.
ép. poét. ôpvû|ui. Jokl Stud. 32 sq. ajoute alb. jerm 'furieux, fré-
nétique'.
hom. etc. ôpôç. Jokl Stud. 28 ajoute alb. gize 'fromage; lait caillé'
{*ser-dia). — P. 716 1. 21 lisez: skr. ksârati.
ait. ôOTaKÔç. Schulze KZ. 43, 380 cite comme parallèle pâli affi-
thaco 'écrevisse', c.-à-d. 'chez qui l'os (skr. âsthï) remplit la fonc-
tion de la peau (skr. tvdk : gr. ocxkoç)'.
.ôaxoç. Un avis nouveau chez Scheftelowitz IF. XXXIV 144 sq.
(bibl.; i.-e. *ohgh- -\- ■iuii. -sk- : phi. azg 'branche', slav. comm.
*anzgh- tchèq. uzg 'nœud').
ion. att. oùpéuu -lù. Jokl Stud. 89 sq. 97 ajoute alb. sur 'j'urine' {s-
<C i.-e. *-S'W-; -u? <C*ur-n-, cf. lat. ûrlna v. norr. ûr lit. jures) surs
f, 'urine' (postverbal) vrsnclE 'pluie légère' (ptc. i.-e. en -ent- -ont-).
hom. ôcppa. Smith «Tocharisch» (Christiania 1911, p. 10) lui compare
tokh. A kupre 'wenn' (i.-e. th. pron. *qVo-).
P. 733 1. 9 du bas lisez: irl. hrûad.
hom. ép. TTaiq)d00uj. Jokl Stud. 18 joint au groupe alb. dukem 'je
luis, je parais, je brille, je suis vu' (R. au degré réduit).
TToipvonj. Sturtevant Class. Phil. VII 235-244 attribue au mot et
à ses variantes le sens d"animal nuisible', cf. KÔpviT 2rmiaHésyeh.
Kopôç' . . . qp0opà H. KÔpavvoc; • . . . ZiTiiuîa H.; en considération deTTap-
vâooôc, TTdpvriç TTdpvoiv etc. il tient le mot pour préhellénique.
P. 755 insérez l'art. iréZa II. f. 'petit filet de pêcheur' (0pp.) : lit. pe-
das 'gerbe de blé' lett. péda 'gerbe, brassée' v. slav. po-pasti 'sai-
sir' (Bezzenberger BB. 27, 175), v, h. a. faz 'récipient, tonneau,
vaisseau, etc.' ags. fœt v. norr. fat etc., lit. pudas lett. pûds 'pot',
skr. palla-h 'grand récipient pour les grains' {*padla-), i.-e. *ped-
*pod- au sens de 'saisir' (ail. fas.sen)-, cf. Persson Beitr. I 224 sq.
hom. poét. iréKuj. Jokl Stud. 68 sq. ajoute alb. piis 'affinoir; affi-
neuse' {*pek-lâ).
P. 760 1. 13 du bas lisez: Glotta III.
I. -néWa. Jokl Stud. 72 ajoute alb. tosq. popsl'e popel' guèg. popsV
'grand bloc de roche, grande pierre; masse informe, motte (de
ieYi-ey <C*pê-j)el-n- ou '^pà[l]-j)al-n, cf. serbo-slav. eccl. planina
'montagne' pet.-russ. polonina 'lieu stérile' (slav. comm. *pol-7i-:
sur ce groupe vo^^ Persson Beitr. I 227 sqq.), v. h. a. felis etc.
urépbiE. Charpentier KZ. 47, 175 sqq. sépare le mot de irépàouai et
— 1121 —
croit quo l'oiseau doit son nom k son jilumagf; (cf. v. h. a. repa-
huon s. V. ôpqpvô; p. 719 sq.), cf. l'emprunt aryen TrûpbaXiç i^p. 747),
R. per-d- prd- 'bigarré, tacheté', à côté de quoi "^per-k- dans irep-
Kvôç (p. 773 sq.), '*per-s- dans skr. pfsant- 'tacheté, bij^arré', v. norr.
fers 'chute d'eau', v. slav. prachû 'pulvis'.
irépTrepoç. Autre avis encore chez Haver.s IF. XX'VIII 202 n. 1
(sens premier 'toqué'; en rapport apoph. avec irtipô; 'estropié',
c.-à-d. 'atteint par le coup').
P. 7»3 1. 12 lisez: ttXoxuôç.
TrXéKuu. Jokl Stud. f)9 sq. ajoute alb. />/'«/' 'couverture de laine bi-
g'arrée' (pour pl'ah < *ploksqo-, cf. gr. ttXoxmôç <' *TTXoKa|io-(;, pl'e-
hurs etc. 'toile grossière, voile'.
hom. etc. -rrXéuj. Sur lat. vluit {*plmj,e- ou *plu-ie-) et arm. heluvi
Cpehiu-) voy. auj. Meillet MSL. XIX 178 sqq. Ajoutez: tokh. B
pletve 'bateau'.
TrXiooojLiai. Selon Prelhvitz KZ. 47, 188 le sens fondamental du
groupe est 'élargir une fente', cf. lit. pleikiù plelkti 'éventrer (le
poisson)', puis lett. plist 'crever' plîtét 'battre' (p. ex. firnus plltét
'écosser des pois'), élargi.ss. de i.-e. *pelâ- 'étaler à plat' dans Tié-
Xa^oç etc.
P. 800 1. 14 du bas. Pour gr. Ttiffaç et v. h. n. fincho voy. aussi l'art.
OTTivoç p. 898.
P. 801 sq. Sur l'alternance tt- : ttt- (irôXeinoç tttoX-, ttôXiç tttôXiç) voy.
encore Schrijnen KZ, 44, 17 sqq. et Kretschmer Glotta V 296.
TTÔXiç. Sur ép. TTToXîeepov un avis chez Schwyzer Glotta VI 86 (dis-
sira. de *TTToX{e6Xov '*Burg.sitz'; *ëeXov < *éeXov, i.-e. *sedhlom <
*sed-dhlo-m) — Jokl Stud 54 sq. ajoute au groupe alb. mbiil nibit
'je ferme, j'enferme' (''mpll-).
Trpâaov. Selon Schulze SB.'d. preuss. Ak. d. W. 1910, p. 7!»3 s sub-
siste en grec après nas. et liq. son. ; donc Tipâocv est bien iden-
tique à lat. porruvi (i.e. *prso-m), sans qu'il faille recourir à un
*TTàpaov ni à, l'obscur TTappôoiov.
TTpéapuç. Voy. auj. Scheftelowitz IF. XXXIV 156 sq. — Sur anép-
fvc,- TTpéoPuç Hésych. (lac.) irtprouv H. voy. Kretschmer Glotta V 301
(OTT^p-fUÇ < *TT^pOTU<; < TTpéOYUÇ).
hom. TrpoTi et irpôç. Voy. Hermann IF. XXXIV 327 sqq. {i.-^. *proti
et *pos sont seuls primitifs; *poti et pros sont dus à des conta-
minations).
irùeXo;. Un avis chez Masing [Glotta VI 30S].
hom. etc. iiiZn. Wood KZ 45, tiG dérive le mot de i.-e. ^yrùf/rt, R.
nrei-d- 'tourner' : bas- rhénan writen 'tourner' néerl. wrijten 'se
quereller' germ. *in'îtan 'tourner en frottant, etc.' (?V
P. M50 I. 10 lisez: skr. bhas .
• ne. Vov. Persson l'.eitr. I 463 n. 4 et l'art. TnKoi.
71
— 1122 —
P. 865 art. ion. att. SîXiivôç et art. oiXkoç. Kretschmer Glotta II 398.
IV 351 sq. voit dans XïXrivôç un dérivé de thrac. ZîKâ- 'vin' et cri-
tique les étym. de Lagercrantz et de Soimsen: aiWoç pourrait .
être un hypocoristique de Iï\i-|v6ç, cf. ôiovvOc;' 6 YVJvaiKÎaç ko! Trapd-
Qï]\vç, Hésych.: Aiôvûooç.
■0{)Lip\oç. Une conjecture chez Charpentier KZ, 47, 183 sq. (*ti|h-Xo- :
skr. timyati 'devenir calme, tranquille', R. stëi- 'se condenser').
hom. etc. aivo|uai. Voy. Persson Beitr. I 463 et l'art. Tir)Kiu p. 965.
OKÔToç OKOTeivôç. Voy. Frankel KZ. 43, 195 sqq. Kretschmer Glotta
lY 338.
aKupGâXioç. Lisez: â-skrdhdyu-h. Persson Beitr. I 164 sqq. ajoute
au groupe lat. cordus 'arrêté dans sa croissance'; R. sqerdh- :
sqerd-.
OKUTàXri. liozwadowski [Glotta II 356] rappelle lit. skutidê 'boite
en bois avec couvercle' (?).
aTTciXaE. Jokl Stud. 66 sq. 70 sq. ajoute alb. pal's 'côté', parti; classse,
section' {-In ) pl'is 'motte (de terre), glèbe' {^pli-tio- avec i pri-
maire ou *pl-tio-).
hom. etc. airévbuu. Voy. aussi Kretschmer Glotta III 338.
P. 901 1. 16 lisez: otoîç.
OTpdYS. Jokl Stud. 89 ajoute alb. Mrimgs 'section du parc où l'on
trait les chèvres' {*str'^g-).
I. aTpÎYE. Gr. TpiZw <.Hrigiô \ voy. s. v. p. 985.
hom. poét. xeipu). Jokl Stud. 17 sq. y joint alb. dre&, th. dreS- 'je
fais tourner, je tords, je file' {*tre-d{h)-, cf. v. h. a. drâf 'fil' c.à-d.
'*le tordu') guèg. nnrizs 'lange, maillot' {*n-dred-zs); un autre avis
sur dred- chez Lidén cité plus haut p. 983 n. 1.
Tpaireiv. Jokl Stud. 85 sqq. ajoute alb. stip stilp 'je pile, j'écrase
du pied, je broie' {*sm-trpô) pE7-t(i')up 'je mâche' strip 'je descends'
(ds-trip).
hom. etc. rpéxuj. Zd iidarô-drqsa- 'rampant sur le ventre' (serpent)
révèle une forme de R. i.e. threkh-, à quoi peut aussi se ramener
gr. Tpéxuj fut. Opétoiuai; cf. Bartholomae Airan. Wb. 387.
TÛpaiç. Au rapprochement de ce mot et de Tupprjvôç Kretschmer
Einl. in die Altertumsw. I 177 objecte que Tuparjvôç (supprimez
l'astérisque) contient le suff. -âno-, qui ailleurs ne forme que des
ethniques tirés de noms de lieux.
hom. etc. uç. Jokl Stud. 17 ajoute alb. dose 'truie' {*suâtià; sens pre-
mier: 'troupeau de porcs').
iiooàq < i.-e. *sudhw-s : lat. sudis 'pieu', skr. svâdhiti-h m. f. 'cou-
peret', i.-e. *snedh- *sndh- 'être affilé, pointu' selon Petersson
Glotta IV 298 sq.
hom. etc. qpoiTâv pourrait selon Brugmann IF. XXVIII 288 n. être
un composé de qpoi- = aryen comm. *bhai- adv. dans *bhai-.^aza-
— 1123 —
(skr. bhêsajd- zd baësaza- 'curatif j -f- le fréquentatif ixduu (iTiiT€ov
él. ptc. pf. èîT-av-iTûKiup GDI. 1172, 8, lat. itâre).
<pûuj. P. 1043 1. 6 du bas et sqq. ajoutez: alb. guù;;. ba7ie 'demeure,
séjour, maison à demi ruinée' (aih. coinm. *bho>jonà, cf. skr. bha-
vanam 'demeure, maison') bots 'terre, sol, monde, g'ens' {*bhtjâ-tâ
ou 'bhnê-tâ, cf. gv. qpun f. 'croissance'); cf. Jokl Stud. 6 s<jq.
Xeîjuapoç. Le mot est dérivé de x^îl^o 'mauvais temps' et signifie
litt. 'Schlecl)twetter!ipund'; on ne tirait le tampon de nabie qu'en
cas de gros temps, pour l'écoulement des eaux de pluie ou des
paquets de mer; le tampon s'enfonc;ait dans un trou ou dalot
nommé eùbiaioç, litt. 'Gutwetterlocli' (; eùbiâ eubioç p. 293). ex|)res-
sion précisément provoquée par son contraire xei^apoç: cf. Sommer
[IF. XXXVII Anz. 27 .sq.].
hom. xépaboç. Charpentier KZ. 43, 1<37 y voit un i.-e. *gher-n-cl-
(gh- palatal) : yerm. *jrumlu- (i.-e. '^ghr-ç-tu-) 'Grund*, zd zarstva-
'pierre' (?). — A\ix mots évoqués s. v. Jokl Stud. 25 joint alb.
grunds krundF krunde 'son, lat. furfur^ •< '^ghrnd- (-n- > -ru- >>
-un-); cf. surtout lit. gréndu gr'j.sti 'frotter'.
hom. etc. *xnToç. Pederson KZ. 38, 388 sq. K. S[ir. I 24. 139 sq. 185
en détache gr. xôtiç. qu'il apparente, en tant qu'issu de *(jhnti-,
c\ pol. chec 'envie' {*qhonfi-), arm. xand 'désir', gall. chivant
{^*sqh)jti), alternance i.-e. nqh- : qh-.
hom. inl. aor. *xpa[F]eîv. Charpentier IF. XXVIIl 153 maintient le
rapport avec lat. -griiô, écarte lit. griûti et rapproche du groupe
zd zrvan- zrûn- 'temps, moment, temps déterminé', R. ghrëii- ghrù-
igh- palatal) 'aller, aller vivement, se hâter'.
P. 1070 1. 9 sqcj La flexion ion. (et plus tard att.) de XP'Î'M"» avec
â au lieu de n, p ex. xpâxai pour xpnfai, est due à l'influence des
verbes en -àw, par suite de l'identité, après contraction, des les
pers. pi. en -Lu,u6ea. Inf. xpneîa0ai ne dérive i)as nécess. de tô
Xprjoç, mais rappelle les rapports bïvéuj : b'ivw, àïïvéïu : à-^'ivw etc., cf.
Brugmann-Thumb Gr. Gr. * § 375.
tbbiç. Wood KZ. 45, 65 coupe lij-biç, K. gi'î- 'presser, contraindre,
etc.': isl. mod. kveisa 'tranchées' dan. kvide 'détresse, tourment'
v. norr. kuide 'angoisse, crainte'.
hom. etc. d)9€lv. Sur poét. êvcoiç voy. ci-dessus s. v.
'